Trois preuves que pour Trump, le droit c’est de l’eau

Mis à jour : avr. 29

PAMPLEMOUSSE N°2 > ACTUALITÉ JURIDIQUE > ARTICLE 2

Pour Donald Trump, le droit c’est de l’eau. Pour arriver au pouvoir, et pour s'y maintenir, le président américain joue avec les règles de Droit. Tromperies conjugales, relations obscures avec la Russie, collusions et interférences, autant de malversations qui montrent que Donald et la loi, ça fait deux. 💦

Donald, une escort et les russes


Désolé Pamplemousse, cette partie exige une pastille « - 18 », on va parler prostitution, secret présidentiel et grand luxe.


L’histoire est simple, Donald informe sa femme qu’il a beaucoup de « wonderful work » à la Trump Tower et qu’elle n’a pas à s’inquiéter pour son dîner, il mangera un « petit poisson ».


Trump n’a pas menti, sauf que « Petit poisson » ou « Nastia Rybka » en russe, est le surnom d’Anastasia Vachoukevitch, une escort girl biélorusse à la chair tendre qui constituait le petit caviar adultérin de Donald dans la suite, le jacuzzi ou la Cadillac aux vitres fumées (ou au moins embuées par un Donald caliente).



Alors pour les moins avertis, une escort-girl n’est pas une femme bien musclée en charge d’escorter le Président dans ses déplacements. A la limite le bras musclé c’est celui de Donald et l’escort s’assure qu’il ne frappe que sous la ceinture.




Bref, Donald Trumpe sa femme et il ne veut pas que ça se sache. D’autant plus que « Petit poisson » menaçait de révéler des secrets sur le rôle de la Russie dans l’élection américaine.


D’abord condamnée pour « incitation à la prostitution », « Petit poisson » a été expulsée de Thaïlande après une année de détention pour avoir tenu des cours de « formation sexuelle » à Pattaya. « Petit poisson » a ensuite été enlevée par les services du FSB (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie) à l'aéroport de Moscou, où elle était en transit. Pendant sa détention, Nastia Rybka affirme disposer d’un enregistrement d'informations confidentielles concernant l'implication de Moscou et d’un milliardaire russe (Oleg Deripaska) dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 (bla bla bla bla pookie !). Oleg Deripaska était en effet proche de l'ex-directeur de campagne du président américain.


« Petit poisson » avait déclaré « Si les Etats-Unis m’offrent leur protection, je dirai tout » . Et devinez à qui des agents du FBI ont rendu visite ? Nasta Rybka avait ensuite ajouté « J’ai peur de retourner en Russie. Des choses bizarres peuvent arriver. » … Tu m’étonnes.


Aujourd’hui, « Petit poisson » (qui se décrit comme une “chasseuse d’oligarques”) est libre, Donald aussi. Il peut ainsi s'occuper des enjeux de la 5G dans un monde polarisé.


Quand Donald était sa propre œuvre caritative


La Fondation Trump a fait face à une série d’accusations embarrassantes, dont celles du Washington Post selon lequel le prétendant à la Maison Blanche n’a pas versé de dons à sa propre structure depuis 2008.


Parmi les irrégularités soulevées par le journal, l’achat par le milliardaire d’un portrait de lui-même pour 20 000 dollars (17 800 euros) alors qu’il était initialement réservé à des fins caritatives. Pourquoi donner aux pauvres quand on peut s’acheter soi-même !


Crédits : Enrique Acevedo/Univision News


Par la suite, Donald Trump a été condamné par un tribunal de New York, le 7 novembre 2019, à verser 2 millions de dollars (environ 1,8 million d’euros actuellement) de dommages et intérêts pour avoir utilisé la Trump Foundation comme instrument politique, dans le cadre d’un accord amiable.


En fait il semble que Donald attendait les dons des contributeurs et les utilisait pour mener sa best life. Si c’est pas caritatif ça !


Le procureur de l’Etat de New York avait alors dénoncé un mélange des genres entre politique et humanitaire (il est resté poli), alors que la fondation du président américain a été dissoute en 2018.

Donald ne serait-il pas Picsou ?

Le saviez-vous ?


  • Quelques jours après son élection en temps que Président, Donald Trump a accepté de payer 25 millions de dollars afin de mettre à terme 3 procès contre “Trump University”, faisant l’objet de pratiques d’affaires illégales

  • Peu après son élection, The Washington Post a découvert que Donald Trump aurait dépensé une somme de 11,3 millions de dollars en 1 mois, une somme prise sur l’argent public

Russiagate et procédure de destitution


Décidément, les relations russes de Donald lui ont encore causé des problèmes. Le monde veut savoir Donald, as-tu gagné les élections à la loyale ?

Dès le début de son mandat en 2017, les opposants de Donald ont fait valoir qu’il se serait livré à des activités passibles de destitution (dis wallah ?), notamment à la suite de ce qui a été appelé l’affaire du Russiagate.


Pour faire simple, l’affaire du Russiagate c’est des soupçons de collusion entre les membres de la campagne présidentielle et les russes, et des soupçons d’interférence du président dans le déroulement de l’enquête. Bref, en politique on appelle ça : la déontologie.

Par soucis du service public (ou pour arranger son dossier) Donald a fait limoger le directeur du FBI, James Corney, avant de tweeter « James Comey ferait mieux d’espérer qu'il n'y ait pas d'enregistrements de nos conversations avant de fuiter vers la presse ! ».


D’ailleurs, dans une lettre adressée au Congrès, James Comey confirme que le président américain lui aurait bien demandé « d'abandonner l'enquête sur son conseiller à la sécurité mêlé à l'affaire de l'ingérence russe dans l'élection ».

Pas sûr qu’on soit sur du licenciement pour cause réelle et sérieuse.


Heureusement la Justice américaine est indépendante et en 2019, le procureur spécial Robert Mueller fait état d’une ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 mais indique que son enquête n’a pas recueilli de preuves suffisantes pour établir une « collusion » entre la Russie et l’équipe de Donald Trump. Eh, pas vu pas pris non ? Bien joué Donald !


Si tout ça est vrai, elle est pas belle l’histoire ? Hier c’était la guerre froide, aujourd’hui c’est les russes qui aident les zétazuniens à avoir un Président intègre (lol).



Remy Dandan




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