5 techniques infaillibles anti-stress pour les étudiants en droit

Mis à jour : mai 12

PAMPLEMOUSSE 3 > LIFESTYLE > ARTICLE 18

Les étudiants en droit ont le plus souvent 2 amis qui les accompagnent tout ou partie de leurs études : un Code et le stress. Le stress est de deux sortes : le bon et le mauvais. Le mauvais est une réponse donnée par notre corps face à une situation particulière (révisions, partiels, oraux, soutenances de rapport de stage et de mémoire de recherche, candidatures en Master, entretiens, annonce des résultats). Résultat de ce stress négatif, des effets néfastes ressenti dans tout notre corps. Pour lutter contre ce stress, il existe 5 techniques infaillibles pour mieux le gérer. 🧘‍♀️

C'est quoi le stress ?

Le stress, on le connaît tous. Moteur pour certains, véritable frein pour d’autres, il engendre des conséquences importantes dans notre organisme.


Le stress intervient après la réception d’un stimulus extérieur qui nous « choque » de l’intérieur :


  • D’abord, notre rythme cardiaque s’emballe, notre tonus musculaire et notre taux de sucre dans le sang s’effondrent. Notre organisme tente alors de s’adapter et libère de l’adrénaline ce qui augmente le rythme et le débit de notre palpitant. A ce stade, la mémoire, la réflexion et la vision s’améliorent.


  • Ensuite, si le stimulus persiste, notre corps passe dans une phase de résistance. Il va alors sécréter d’autres hormones (endorphine, cortisol, dopamine, sérotonine et hormones sexuelles) afin d’apporter de l’énergie à notre corps. A ce stade, le stress est considéré comme un stimulant des plus bénéfiques pour l’organisme. Jusqu’ici donc, tout va bien…


  • En revanche, il arrive que le stimulus soit d’une telle brutalité que notre corps est incapable de s’y adapter. Les dépenses énergétiques sont trop importantes, nous passons alors dans la phase d’épuisement. Apparaissent alors la fatigue, les changements d’humeurs, la colère, voire même, la dépression.

La recette du stress ?


La perte de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté, l’égo menacé. Ces quatre éléments induisent une réponse de stress chez l’individu.


Les symptômes du stress ?


  • Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle ;

  • accélération de la respiration, augmentation de la température corporelle, dilatation des pupilles ;

  • problèmes digestifs (bouche sèche, dysfonctionnements de la vessie et des intestins) ;

  • baisse de la libido ;

  • maux de tête, vertige ;

  • perturbation du sommeil (insomnie), perte d’appétit ;

  • fatigue, irritabilité, agitation, indécision, anxiété, inquiétude, difficulté à se concentrer, tristesse, crise de larmes, isolement ;

  • ou encore : maladie de peau (ou « dermatoses inflammatoires » : psoriasis, dermatite atopique, pelade, vitiligo, dermatite séborrhéique, etc.).


Le « bon stress » est celui qui ne va causer que les deux premiers symptômes. C’est celui qui vous permet d’être efficace, concentré, le monde pourrait s’écrouler autour de vous en plein examen que vous resterez focus sur ta copie.


Le « mauvais stress », en revanche, paralyse et perturbe tout votre organisme, vous fait perdre tous vos moyens. Il faut alors apprendre à le gérer, le contrôler !


On vous propose donc quelques techniques pour lutter efficacement contre ce stress, pour l’apprivoiser tout le long de l’année :


Top 5 des techniques infaillibles pour combattre le stress :


1- Faire du sport régulièrement

  • Le yoga : née en Inde, cette pratique qu’on ne présente plus est des plus bénéfiques pour lutter contre le stress. Plus qu’un sport, le yoga est une véritable philosophie de vie et apporte un bienfait tant pour le corps que pour l’esprit. Le yoga mélange exercices de relaxation et de respiration et la méditation. Le principe est simple : durant une séance, on enchaine les postures plus ou moins complexes qu’il faut tenir pendant au moins une minute. Étirements, gainage… En plus de réduire le stress, le yoga permet d’affiner la silhouette et d’améliorer sa souplesse.


  • Les sports aquatiques : l’eau étant un excellent antistress, la natation est l’un des sports les plus relaxants qui soit. Quelques longueurs suffisent pour sortir de l’eau détendu et serein. De par sa nature répétitive, la natation permet un sentiment de « lâcher-prise », le cerveau se met sur pause pour se concentrer sur nos mouvements, sur nos sensations, ce qui permet d’oublier ponctuellement les ennuis du quotidien. De plus, pendant l’effort, le corps sécrète des endorphines (hormones du plaisir) provoquant une sensation générale de bien-être, d’apaisement et de zénitude. Enfin, la sensation de légèreté et l’apesanteur provoquée par l’eau permettent un relâchement physique et psychologique. Si la brasse ou le dos crawlé vous ennuient, vous pouvez opter pour d’autres sports aquatiques : aquarunning, aquabike, aquagym ou encore aquacrunch, les piscines et salles de sport ne manquent pas de propositions !


  • Le taï-chi : discipline corporelle d’origine chinoise, le taï-chi se pratique en répétant un ensemble de mouvements continus et circulaires, que l’on exécute avec lenteur et précision dans un ordre préétabli. Le taï-chi se pratique généralement mains et pieds nus, l’emplacement idéal étant en extérieur, sur l’herbe, dans un endroit calme. Sensation de liberté et de zénitude garantie. Puisqu’il vise à maintenir une bonne santé physique, mentale et spirituelle, le taï-chi est parfait pour apaiser l’esprit, lutter contre le stress et améliorer la concentration.


  • Le jogging : tous les joggeurs vous le diront, après avoir couru, on se sent plus détendu, l’esprit est vidé de sa colère et de son stress. On court à son rythme, le casque sur les oreilles ou admirant les paysages qui défilent. On se concentre sur chacun de nos pas. Après chaque séance, une bonne fatigue vous envahie, vous permettant de vus endormir plus rapidement et plus profondément. Pour pouvoir profiter pleinement des bienfaits de ce sport, l’idéal est de courir au moins 30 minutes plusieurs fois par semaine. En ville, en forêt ou sur la plage : profitez-en pour nettoyer sur votre passage #cleanwalker #plasticfree #planetlove #bonkarma



2- Pratiquer la musicothérapie pour soulager le stress et la nervosité de l’étudiant

La musique a de multiples effets positifs sur l’organisme, particulièrement en période de stress. Vous pouvez ainsi pratiquer la musicothérapie réceptive (en écoutant de la musique) ou la musicothérapie active (en « pratiquant » la musique : en chantant, fredonnant, ou en jouant d’un instrument).


La musicothérapie permet ainsi d’apaiser l’organisme, d’améliorer l’humeur et de stimuler la mémoire. Elle aide également à combattre l’insomnie, mais aussi à diminuer le rythme cardiaque, à baisser la tension artérielle ou à diminuer la fréquence respiratoire. Ces trois derniers facteurs qui augmentent justement en cas de stress.


La musicothérapie fonctionne comme un médicament contre le stress. Il faut d’abord trouver la musique qui vous permettra de vous détendre. Ensuite, trouver un endroit calme, vider son esprit, ne penser à rien, se concentrer entièrement sur le son. Vous pouvez également consulter un musicothérapeute pour trouver les sons qui vous correspondent le mieux.


3- Soigner son alimentation pour diminuer les effets su stress

Ou comment lutter contre le stress à coups de fourchette !


Le stress peut en effet être apaisé directement depuis notre estomac. Plusieurs aliments permettent cet effet :

  • Les aliments riches en tryptophane : d’après Manuel Villacorta, nutritionniste à San Francisco et porte-parole de l’Academy of Nutrition and Dietetics, « Le tryptophane est un précurseur de la sérotonine, et la sérotonine, qui est un neurotransmetteur, vous aide à ressentir le calme ». La dinde, le poulet, les bananes, le lait, l’avoine, le fromage, le soja, les noix, le beurre d’arachide et les graines de sésame sont quelques-uns des aliments à ajouter à votre liste de courses.


  • Les aliments riches en vitamine B : il existe une relation entre les vitamines B et l’humeur. Une carence en vitamines B telles que les vitamines B9 et B12 peut augmenter la sensibilité, et donc favoriser l’apparition des symptômes du stress. Ainsi, vous pouvez prendre un supplément de vitamines B ou consommer des aliments riches en vitamines B : ajoutez alors à votre liste le bœuf, le porc, le poulet, l’avocat, les légumes-feuilles (tels que l’asperge, le céleri, l’épinard, les choux, les salades), les légumineuses (tels que les fèves, les graines de soja, les haricots blancs et rouges, les lentilles, les pois), les oranges et autres agrumes, le riz, les noix et les œufs.


  • Les aliments riches en oméga-3 : la consommation de poissons gras comme le saumon, le thon, le hareng, le maquereau, les anchois et les sardines peut également aider à mieux gérer les situations stressantes.


  • Les aliments riches en protéines : les protéines contribuent à stimuler la production de la noradrénaline et la dopamine qui améliorent la vigilance, l’énergie mentale et le temps de réaction. Les bonnes sources de protéines comprennent le yogourt grec, le poisson, les viandes, le fromage, les œufs, les noix, les haricots, le soja et les lentilles.


  • D’autres aliments ont fait leurs preuves contre un état de stress : le curcuma, le quinoa ou encore le chocolat noir. Ce dernier, qui va également améliorer votre humeur en satisfaisant votre gourmandise, est en effet riche en magnésium. Le chocolat est un allié anti-stress, mais attention, le résultat « anti-stress » est obtenu avec des chocolats ayant un pourcentage de cacao élevé, cela exclu donc le chocolat blanc. Le résultat ne sera pas non plus le même avec n’importe quelles friandises chocolatées (ce serait un peu trop facile sinon).


Les aliments ne sont pas les seuls à être capables de favoriser la diminution du stress, les boissons le sont également : la camomille, le thé vert, et tout simplement l’eau sont aussi bénéfiques pour un organisme stressé. Il est en effet important de s’hydrater, l’idéal est de choisir une eau avec beaucoup de magnésium (Rozana, Hépar, Quézac, Badoit, Contrex et Courmayeur).


En revanche : si vous êtes sujet au stress, aux crises de panique, à l’insomnie, il est primordial de diminuer votre consommation d’excitants telle que la caféine, qui favorise la libération dans l’organisme de cortisol, l’hormone du stress. Cela vaut tout autant pour les consommateurs occasionnels qui se jettent sur le café pour obtenir un bref regain d’énergie : à proscrire pour éviter le stress !


Et attention, la caféine se cache dans d’autres boissons : sont également à éviter les boissons gazeuses au cola et les boissons énergisantes. Beaucoup de thés contiennent eux aussi de la caféine (ou théine), attention donc à la composition, privilégiez le thé vert qui contient quant-à-lui davantage de théanine.


4- Accepter de faire des pauses pour booster sa mémoire

Le stress peut aussi être causé par une surcharge de travail, par un cerveau fatigué qui va « énerver » l’organisme tout entier. Un cerveau fatigué, qu’est-ce que cela entraine ? Des troubles de la mémoire, ce qui, dans notre cas d’étudiant, est particulièrement problématique. Alors laissez votre cerveau se reposer, accordez-vous des temps de pauses. N’y voyez pas une perte de temps, mais au contraire un moyen d’améliorer votre mémoire. En effet, le cerveau a besoin d’un décrochage, mais cela ne signifie pas pour autant que le cerveau ne fait rien. La mémoire a besoin de temps de repos pour que les informations, stockées dans la mémoire à court terme, se consolident dans la mémoire à long terme. Mémoire dont vous avez essentiellement besoin pendant vos partiels !


Alors, ne culpabilisez pas de ne pas avoir le nez dans votre cours, mais acceptez de vous détendre. Le sommeil étant le temps de repos par excellence, ne négligez surtout pas vos nuits. Que vous dormiez paisiblement pendant 8 heures ou que vous dormiez à peine 3 heures par nuit à cause de votre stress, vous pouvez vous accorder une sieste. Eh oui, ce n’est pas réservé qu’aux enfants. Une sieste de 20-30 minutes maximum, à la mi-journée, pour permettre au cerveau de retenir tout ou partie des informations qu’il aura accumulées au cours de la matinée.


Détendez-vous devant l’épisode de votre série préférée, allumez votre console et calez-vous au fond de votre canapé, faites des travaux manuels (puzzle, mandalas anti-stress, poterie, bricolage, peinture, cuisine et pâtisserie), faites du sport, ou encore : faites l’amour ! La sexologue et psychologue Magali Croset-Calisto l’explique très bien dans son livre « Moins de stress grâce au sexe ».


5- Organiser son travail pour éviter de stresser

Dans nos études, il n’y a pas de secret. Pour être correctement préparé pour un partiel, il faut travailler. Et pour travailler, il faut s’organiser. L’organisation, l’organisation, l’organisation, il n’y a que ça qui fonctionne ! Si vous êtes sujet au stress, vous avez tout intérêt à organiser votre temps de travail. Décidez que telle plage horaire sera consacrée à telle matière, et mettez-le par écrit : investissez dans un semainier, il n’y a rien de mieux. De cette manière, vous visualiserez vos révisions sur une semaine complète et vous vous imposerez plus facilement un bon rythme de travail. Dans cette organisation, prévoyez des temps de pause (qui peuvent aller de quelques minutes à tout un week-end, bien entendu, ou une soirée complète) ainsi que vos heures de sommeil.


Les ennemis du stress sont l’imprévu et le retard. Pour éviter d’oublier un travail, ou de le préparer au dernier moment, organisez-vous !



Conseils bonus :

  • Éteindre son téléphone. Entre Instagram, Snapchat, Facebook, Twitter, Tiktok, Tinder, les conversations de groupes sur Messenger et WhatsApp et les actualités, vous passez clairement plus de temps sur votre téléphone que dans vos cours. En plus, c'est un coup à recevoir des mauvaises nouvelles. Alors pendant vos révisions, coupez votre portable et concentrez-vous. Vous verrez, vous nous remercierez.


  • Communiquer. C'est important de discuter de son stress pour trouver du réconfort, pour recevoir des paroles encourageantes. Si vous ressentez le besoin de parler, n'hésitez pas, ne gardez pas tout pour vous, videz votre sac. Les amis, la famille c'est fait pour ça. N’hésitez pas à en parler directement avec vos enseignants, ils peuvent être d’excellents conseils.

Ou sinon… vous pouvez arrêter vos études de Droit. C’est une option.

[En cas de nécessité : S.O.S Angoisse au 0 890 50 79 15, ou S.O.S Détresse au 0 890 50 43 77]


Marie Paris


CONCOURS DE LA POLICE : LES CONSEILS D'UN COMMISSAIRE ET PROFESSEUR EN DROIT PÉNAL

VIDÉO AVEC NOHOLITO



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