Comment ne pas regretter son choix de master juridique ?

Mis à jour : avr. 29

PAMPLEMOUSSE N°2 > ORIENTATION > ARTICLE 10

La période d’inscriptions en M2 juridique et donc de la sélection des étudiants est ouverte ? Alors la compétition est lancée ! Chaque année, le stress est à son comble pour des milliers d’étudiants en droit en quête d’une formation bac+5. Vais-je réussir à être pris quelque part ? À décrocher le Master 2 de mes rêves ? Ou vais-je finir sur le carreau ? Pour ne rien regretter quant à son choix de master juridique, nous vous donnons quelques conseils.🎓

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’un master ? C’est ce qui vous attend après la licence pardi, si vous n’êtes pas encore totalement écœuré du droit, s’il vous reste un peu de jus, une lueur d’espoir en la matière juridique.


Mais, qui dit master, dit spécialisation. Il faut donc se décider, acter de ce qu’on va devenir. On a beau savoir qu’un jour son choix viendra, on n’est jamais trop préparé. Personne ne vous avait dit que l’éventail de toutes les formations proposées vous donnerait le tournis.


Bordel, mais comment ne pas regretter son choix de master juridique ?


Choisissez bien votre Master 1, une année charnière pour votre M2


Là on se dit easy peasy lemon squeezy (soit, les doigts dans le nez citron pressé) : il est ouvert de droit aux étudiants qui ont réussi leur licence (sauf si l’établissement fixe des limites de capacités d’accueil).


Mais pas si izi pizi que ça : si en licence on vous demandait déjà de choisir des matières cohérentes avec un quelconque projet, imaginez un peu en master 1.

Cette année charnière du M1 sera l’occasion de donner une orientation à votre parcours d’apprenti juriste.


Ce n’est pas le moment de déconner : on peut vouloir découvrir une matière, mais pas 15.


Des choix logiques montreront que vous êtes un étudiant en droit réfléchi, ce qui ne pourra que vous servir au moment de candidater en master 2.


Le Master 2, posez-vous toutes les questions pour ne pas regretter


Préparez-vous car un combat s’ouvre à vous : se démarquer des autres étudiants.


Car oui, on ne peut jamais être sûr d’avoir un master 2. Ça ne veut pas dire pour autant que vos rêves s’en trouveront anéantis. Au contraire, ça peut être l’occasion de voir autre chose, le temps d’une année, d’enrichir son parcours d’expériences à faire valoir lors de candidatures futures.


Pour vous aider à faire le good choice dans le choice of your life, voici quelques tips.


Démarquez-vous par la cohérence de votre parcours et de votre projet


Toujours pas fixés sur la carrière rêvée ? Pas de panique ! Ce n’est pas parce qu’à 21 ans vous ne savez pas ce que vous voulez faire de votre vie que vous allez la rater.


À l’heure actuelle, la loi du marché est difficile à appréhender. Il faut être conscient que nous sommes de plus en plus nombreux à faire des études de sorte que ce qui va vraiment vous démarquer, c’est la cohérence de vos choix, les stages effectués mais aussi, votre personnalité.


L’idée c’est de vous poser les bonnes questions et d’être logique dans votre parcours et dans votre projet.

Pourquoi faites-vous du droit ? Quels sont les sujets qui vous intéressent ? Quelle profession vous attire ? Quel sera alors le M2 qui sera la clé vers votre avenir professionnel ?


Ainsi, vox choix doivent être cohérents entre eux (dès la L1 même ! À condition de savoir où vous allez). Si vous voulez faire de la RH, ça ne sert à rien de perdre du temps à postuler en pénal. Capice le principe ?


Pouvoir expliquer vos choix de matières, de stages, de formation, c’est montrer à un recruteur (que ce soit un directeur de master ou plus tard dans la vie pro) que vous n’êtes pas là par hasard, mais que vous êtes motivés et calibrés pour la voie empruntée. C’est pas mal pour commencer !


Conseil : Soyez curieux et sachez tout sur le M2 convoité


La priorité ce n’est pas de postuler à tous les masters réputés pour tenter de se faire mousser. Au mieux, faites votre short list. Au cas où, vous pouvez postuler à d’autres pour assurer vos arrières : mieux vaut trop que pas assez. Mais vous allez devoir investir plus de temps à postuler dans le(s) M2 de vos rêves, que pour les autres.


La meilleure façon de ne pas regretter son choix de master, c’est d’en connaître le contenu mais aussi de connaître les attentes de son directeur .

Écrire une belle lettre c’est pas une option mais bien que rédigée dans un français parfait, si le contenu ne correspond pas aux attentes, c’est dead.


Aussi, on vous conseille d’échanger si possible avec le directeur du master 2 de vos rêves, et de vous barrer de votre ville fêtiche (si nécessaire).



Conseil : Lancez-vous dans les mondanités pour augmenter vos chances d’être pris en M2


On parle ici de sorties aux portes ouvertes des Universités qui proposent le master convoité. Cette démarche présente plusieurs intérêts.


Déjà, vous allez prendre des renseignements auprès d’étudiants qui suivent ou ont suivi la formation. De vrais retours, de vraies expériences et peut être de vraies mises en garde.


Ensuite, ça va vous permettre d’avoir un regard concret sur ce qui est proposé par la formation.

Mieux, le Directeur de master sera là pour parler de son master. Il sera certainement accaparé par des dizaines d’étudiants en quête d’infos. La patience sera votre alliée, jeunes padawans.


Ce sera le moment de vous présenter et de poser vos questions : qu’est-ce qu’il attend des prochains étudiants (et donc d’une candidature, comment elle doit lui être présentée, etc…). Cela va vous permettre d’éviter pas mal de boulettes au moment de postuler et d’être le plus complet possible.


Et, si vous vous êtes bien fendu la poire avec lui avec des blagues juridiques de qualité, il se rappellera peut être de vous au moment de se décider.



La concurrence est féroce, il faut se renseigner, se montrer, s’intéresser. Bref, il faut se bouger.


Conseil : Sachez sortir de votre zone de confort pour trouver le bon M2


Des étudiants de la France entière vont convoiter votre master rêvé. Du coup, il faut convoiter le master rêvé dans la France entière.


C’est-à-dire : oui, il fait bon vivre à Strasbourg et maintenant, vous avez vos entrées à l’Happy Hours. Mais, il va falloir peut-être songer à quitter la ville. Et peut-être monter à Paris pour candidater éventuellement au MS Droit & Management International de l’ESCP ?

Le saviez-vous ?


  • 20 700 masters et 800 doctorats sont délivrés chaque année en droit (INSEE)

  • Ok GOOGLE, dis-moi quelles Universités proposent un master en Droit du contentieux.

Munissez vous de la liste des Universités, éplucher leurs plaquettes et voyez ce qu’elles proposent. Par exemple : dans telle Université, on a plus de partenariats avec des professionnels, dans telle autre, on a plus d’heures de cours.


Certes, cette démarche est fastidieuse.

Mais jouer à chifoumi pour choisir votre master semble être le meilleur moyen de le regretter.

  • Le mieux c’est quand même de savoir si vous souhaitez enseigner, passer des concours, vous orienter en entreprise, ou autre.

Des passerelles existent par la suite. Mais dans l’immédiat ça vous permettra d’orienter votre choix : vous aimeriez faire tel métier, ce secteur vous intéresse, du coup il vous faut faire telle formation qui se trouve dans telle université.


N’hésitez pas à squatter l’espace avenir de votre université, les salons d’orientation etc… le plus tôt possible.


  • On vous déconseille par contre de faire 50 000 candidatures de M2.

Cela va vous faire perdre du temps, mais cela vous empêchera surtout de vous concentrer sur les formations qui vous intéressent réellement.


Oubliez la technique du sur un malentendu ça peut marcher. Ce n’est pas la peine de gâcher du papier pour des « candidatures sécurité » si de toute façon vous ne comptez pas vous exiler.



Conseil : Demandez-vous ce que vous souhaitez faire après votre M2


La vérité c’est qu’il n’y a pas de différence majeure entre les masters recherche ou pro, si ce n’est le second semestre de la formation.


  • Vous souhaitez vous diriger vers une carrière d’enseignant-chercheur ? De professeur ?

Un master recherche sera recommandé puisqu’il est une étape obligatoire pour ceux qui veulent préparer un doctorat.


Il suppose un travail de recherche personnel, en plus de vos heures de cours et comporte des enseignements essentiellement théoriques. A la fin, vous rédigez un mémoire qu’il vous faudra soutenir devant un jury.

Par contre, la réciproque n’est pas vraie : s’engager dans une thèse sans être passé par la case mémoire, c’est quasi impossible.


  • Si vous êtes certains que vous ne vous lancerez pas dans le doctorat, préférez le master pro qui vous introduira dans le milieu professionnel auquel vous vous destinez.

En plus, il n’est pas à exclure qu’après votre stage, vous soyez embauché dans la structure d’accueil. JACKPOT.



Pour clore votre master professionnel, il vous faudra rédiger un rapport de stage dans lequel il ne s’agira pas de raconter vos journées style « arrivée à 9h, go à la machine à café », mais de travailler autour d’une problématique juridique rencontrée en stage.


A savoir, certaines spécialités proposent les deux options, de sorte que tout le monde est en cours ensemble au premier semestre, et ensuite chacun sa route, chacun son chemin : Jacques va en stage, Michel va à la bibliothèque.


CONCLUSION


Rien ne tombera tout cuit. Attention, ça va faire mal mais gardez en tête qu’aucune formation ne vous garantira un emploi : c’est à vous d’en faire quelque chose. On va vous donner les clés pour vous lancer, à vous de vous les approprier, de bosser pour réussir des concours ou de vous montrer motivés pour intégrer une société.


Avant de postuler, posez-vous les bonnes questions : dans quel secteur vous voulez exercer ? Quel métier vous voulez faire ? Quelle formation va vous permettre d’y arriver ?


Au niveau des débouchés, c’est sûr qu’un DJCE ouvrira plus de portes qu’un master ultra spécialisé type Droit de l’Homme ou Droit de la mer.

Mais si vous êtes sûrs et certains de vouloir bosser dans ce domaine, ce serait dommage de ne pas se lancer.


Il faut être réceptif aux difficultés d’un milieu, mais pas pour autant se décourager.

Le tout, c’est de pouvoir expliquer vos choix.


Vous verrez quand vous intégrerez le milieu professionnel qu’on en apprend encore beaucoup « sur le tas ». On ne peut pas se former à tout. Alors, réfléchissez à ce que vous envisagez, adaptez vos choix en fonction et rassurez-vous, rien n’est figé : se faire confiance, c’est la clé.


Aurore Lafond




À 2 SEMAINES DES PARTIELS : LES 3 CONSEILS DE DALLOZ


3 CABINETS D'AVOCATS QUI METTENT LE BIEN-ÊTRE AU CENTRE DE LEUR RH










Nos derniers posts

NOUS SUIVRE

  • Instagram
  • Facebook
  • Twitter
  • YouTube