18 conseils pour réussir les concours de police
La préparation et la réussite aux concours de police (officier et commissaire) peuvent s’avérer complexes pour un étudiant en droit. Organisation de travail, méthode, épreuves sportives… La responsable des formations police de la Prépa ISP nous donne 18 super conseils pour réussir au mieux la préparation et les épreuves des concours de police 👮🏼♀️.
Sommaire :
FAQ sur les concours de police
Conseil n° 1 : Ne pas remettre son choix en question
Une fois inscrit aux concours, ne doutez plus de votre choix !
Rentrer dans la police nationale peut s’avérer, pour certains candidats, être un véritable parcours semé d’embuches. Amis, familles, connaissances : nombreux sont ceux qui ne comprendront pas votre choix et qui ne cesseront de le remettre en question.
Peu importe, soyez sûr de vous et fier de votre décision ! Le métier de policier est un véritable métier-vocation, qui fait rêver petits et grands. Ne vous laissez pas saborder et restez concentré tout au long de votre préparation pour réussir le concours et accéder ainsi à l’un des plus beaux et passionnants métiers de la fonction publique.
Conseil n° 2 : Faire le meilleur master pour les concours de police

Les meilleurs masters pour les concours de police sont des masters très spécialisés et qui permettent de se préparer efficacement au métier.
Même si aucune mention n'est imposée, il est plutôt conseillé de suivre des masters qui couvrent les matières du programme, à savoir des masters avec du droit pénal général, de la procédure pénale, du droit administratif général, des libertés publiques et du droit de l'Union européenne.
Voici une liste non exhaustive de masters à intégrer pour préparer le concours de commissaire de police :
Master Sécurité intérieure, Lyon 3 ;
Master Droit pénal et sciences criminelles, parcours Police et sécurité intérieure, Pau ;
Master Droit pénal et sciences criminelles, parcours Sécurité intérieure, Aix-Marseille ;
Master Droit public, parcours Droit et stratégies de la sécurité, Paris Panthéon-Assas ;
Master Droit public, parcours Sécurité et défense, Paris Panthéon-Assas ;
Master Droit pénal approfondi, Nancy ;
Master Droit pénal et sciences criminelles, parcours Criminologie, Bordeaux.
Conseil n° 3 : Ne pas prendre le concours de police à la légère
Les concours d’officier et de commissaire de police sont parmi les concours les plus difficiles auxquels l’ISP prépare. Chaque année, les taux de réussite au niveau national oscillent entre 5 et 10 % selon les données officielles, c'est dire l'exigence du concours !
Nous sommes toujours étonnés de voir des candidats aller au concours les mains dans les poches et échouer par manque de préparation à ce concours difficile.
Ainsi, plus tôt vous commencez à réviser, mieux vous serez préparé. À l’ISP, nous prévoyons environ 6 mois de préparation, temps qui nous semble idéal pour s’assurer une véritable chance aux concours.

Ayez également en tête que connaître le programme (conseil n° 4) est nécessaire mais pas suffisant.
Comme dans tout concours, il faut être meilleur que les autres et donc travailler plus que les autres, s’entraîner plus que les autres, être plus motivé que les autres. Bref, donnez le meilleur de vous-même
Conseil n° 4 : Adopter un programme de travail
Au vu de l’exigence de ces concours de police, il est fortement conseillé de prendre au plus tôt de bonnes habitudes de travail, et de s’appliquer à une rigueur essentielle pour la réussite des épreuves.
Le meilleur moyen pour ne pas se noyer dans la charge de travail est de programmer un maximum. Une méthode efficace que nous recommandons à nos étudiants est d’attribuer à chaque jour de la semaine, une matière (ex. Lundi = pénal ; Mardi = public ; Mercredi = culture générale, etc.)
Il faut en faire de même pour les concours blancs, c’est-à-dire programmer à l’avance qu’à telle date, vous ferez telle épreuve en tel nombre d’heures.
Plus vous vous organisez et paramétrez vos révisions quasiment à l’heure prêt, moins vous réfléchirez à ce que vous devez faire et plus vous serez efficace.
Malgré un programme strict, il peut être difficile de rester concentré de longues heures durant. Pour pallier cela, forcez-vous lors de vos plages de révisions à mettre votre téléphone en mode avion, apprenez à vous concentrer sur votre travail sans vous faire polluer par l’extérieur. Soyez un professionnel en devenir.
Conseil n° 5 : Connaître le programme par cœur
La première des choses à faire pour réussir les concours de police est de maîtriser sur le bout des doigts le programme des matières juridiques annoncé par l’arrêté qui encadre les épreuves du concours.
Que ce soit pour les épreuves du concours d’officier ou du concours de commissaire, l’étendue du programme en droit pénal (général), procédure pénale et droit public est vaste et mérite une attention toute particulière.
Généralement, il faut entre 3 et 5 lectures pour assimiler le contenu de ce que nous lisons. Il n’y a pas de miracle, cela demande du travail. En parallèle de ces lectures,
nous conseillons à nos étudiants d’apprendre le plan de nos polycopiés juridiques par cœur.
Cela aide non seulement à faciliter le travail d’apprentissage des notions mais également à cibler immédiatement la question posée lors des épreuves.
Les épreuves d'admissibilité au concours externe de commissaire de police
L'admissibilité au concours externe de commissaire de police est composée de 5 épreuves écrites obligatoires :
1/ Une dissertation (composition) de culture générale, 5 heures, coefficient 4
2/ Un cas pratique à résoudre à partir d'un « dossier documentaire », 4 heures, coefficient 4 ;
3/ Une dissertation (composition) sur le droit administratif général et/ou les libertés publiques et/ou le droit de l'Union européenne, 3 heures, coefficient 4 ;
4/ Une dissertation (composition) sur le droit pénal et/ou la procédure pénale, 3 heures, coefficient 4 ;
5/ Des tests psychotechniques écrits et non notés, 2 h 30. Les résultats de ces tests sont ensuite transmis aux membres du jury de l'épreuve d'entretien de la phase d'admission.
Les épreuves d'admissibilité au concours externe d'officier de police
L'admissibilité au concours externe d'officier de police est composée de 5 épreuves :
1/ Une dissertation (composition) de culture générale, 4 heures, coefficient 4 ;
2/ Un cas pratique à résoudre à partir d'un « dossier documentaire », 4 heures, coefficient 4 ;
3/ Une dissertation (composition) sur le droit pénal et/ou la procédure pénale, 3 heures, coefficient 2 ;
4/ Une épreuve de questions à réponses courtes (QRC) au choix du candidat parmi plusieurs matières (droit administratif général et libertés publiques, mathématiques, informatique, histoire, géographie, économie et gestion, sciences et techniques des activités physiques et sportives), 4 questions maximum, 2 heures, coefficient 3 ;
5/ Des tests psychotechniques écrits et non notés, 2 h. Les résultats de ces tests sont ensuite transmis aux membres du jury de l'épreuve d'entretien de la phase d'admission.
Conseil n° 6 : Maîtriser la méthode des épreuves
Une fois le fond technique juridique appris, il est très vivement recommandé de maîtriser également la méthode des exercices demandés lors du concours de police.
Si certains exercices sont classiques et abordés dès l’Université (comme la dissertation en droit pénal ou l’épreuve de QRC en droit public), d’autres sont plus complexes, car nouveaux pour un étudiant.
Nous pensons bien sûr à la fameuse épreuve de note opérationnelle (qui mélange note de synthèse et résolutions de cas pratique à visées professionnelles) qui inquiète grand nombre de nos étudiants. Il faut dire que les sujets choisis sont des plus concrets : la note opérationnelle au concours de commissaire 2022 mettait les candidats dans la peau d’un commissaire confronté au mal être de ses effectifs !
Pour réussir cet exercice, il faut doubler la culture police d’une connaissance solide de la méthode. Et une méthodologie cela s’apprend ! À l’ISP, plus de 100 heures sont consacrées à la méthode !
Voici en quelques mots les attentes pour l’épreuve la plus originale qu’est celle du cas pratique sur dossier :
L’objectif est que vous dégagiez des propositions et solutions argumentées à partir d’un dossier documentaire à caractère administratif ;
Ainsi, après avoir lu attentivement le dossier documentaire, vous devez montrer votre capacité à vous projeter dans un cadre opérationnel (officier ou commissaire) et proposer des solutions à la commande posée et être capable d’argumenter la pertinence des solutions retenues ;
Vous devez organiser votre copie en plusieurs parties (2,3 ou plus) et il faut respecter les conditions de formalisme (l’en-tête et signature (grade + fonction) notamment) prévues dans l’énoncé.
Exemple de plan-type pour l’épreuve de cas pratique sur dossier :
Bilan / État des lieux / Éléments de contexte ;
Propositions / solutions.
Conseil n° 7 : S'entraîner régulièrement sur des annales du concours
Vous maîtrisez le programme et la méthode des épreuves du concours de police ? Super ! Il est maintenant temps de s’entraîner pour consolider vos acquis.
La clef pour réussir un concours de cette difficulté est de s'entraîner à toutes les épreuves (même celles qui vous semblent plus faciles) de manière régulière (faire la totalité des épreuves une fois par mois est un bon rythme) mais également de manière crescendo.
À l’ISP, nous proposons à nos élèves 5 concours blancs avec l’entièreté des épreuves, soit 25 concours blancs. L’idée est de faire les premiers concours blancs sans se mettre de pression, en ne respectant pas le temps imparti ou en s'aidant de supports documentaires. En revanche, il est important de réaliser les deux derniers concours blancs (la date du concours approchant) dans les conditions du concours.
Quant aux sujets sur lesquels vous devez vous entraîner, c’est facile ! Reprenez les sujets d’annales des concours de Police présents sur le site de l’ISP. Pour chacun de ces sujets, réfléchissez à la manière dont vous pourriez actualiser la problématique et le corrigé.
Conseil n° 8 : Travailler sa culture générale
Contrairement aux idées reçues, les concours d’officier et de commissaire de police ne sont pas simplement des concours de juristes ! La dissertation de culture générale, commune à tous les concours (externes, internes, officiers et commissaires) est une épreuve importante au coefficient élevé (coeff. 4).
S’il y a un programme clair et net annoncé pour les épreuves juridiques, ce n’est pas le cas pour la culture générale. Préparer cette épreuve peut donc apparaître relativement compliqué.
Voici 3 étapes pour réviser l'épreuve de culture générale :
Étape 1 : approfondir les thèmes fondamentaux et généralement abordés dans le concours en s’appuyant sur les annales (ex. : l’État, la démocratie, le travail, le pouvoir, etc.).
Étape 2 : suivre ses appétences personnelles. Vous adorez la géopolitique, l’économie, l’histoire ou encore les institutions politiques françaises ? C’est parfait ! Continuez et approfondissez ces sujets que vous aimez.
Étape 3 : soyez curieux ! La culture générale se travaille en continu et quotidiennement. Vous pouvez lire, vous poser des questions sur des sujets d’actualités, vous renseigner sur les personnalités historiques de votre ville, écouter les podcasts de l’ISP… La liste est infinie et chacun peut y trouver du plaisir.
Faites un break culture G avec les podcasts sur les sujets suivants :
Conseil n° 9 : Se tenir au courant de l’actualité
La maîtrise de l’actualité est très importante pour la réussite du concours, que ce soit pour l’épreuve de culture générale, de QRC ou pour le Grand Oral. En d’autres termes, aucune information importante, et ce jusqu’au dernier jour des épreuves, ne doit vous échapper.
Pour cela, rien ne sert de perdre votre temps avec la lecture d’un quotidien qui serait trop chronophage. Notre conseil est d’en revanche s’abonner à un hebdomadaire, un bon moyen de ne louper aucune information tout en prenant de la hauteur sur les sujets abordés.
Gardez également un œil attentif sur les actualités concernant les faits-divers et la police, ce seront toujours des questions à anticiper pour le grand oral.
Vous pouvez par exemple vous rendre régulièrement sur les sites policeetrealites.com et actu17.fr qui recensent toutes les infos concernant la police. À l’ISP, nous tenons nos élèves police informés de toutes les news les plus importantes concernant la police (nouvel équipement, actus juridiques, communiqués de la police nationale, etc.) via un groupe Facebook dédié à la promo.
Conseil n° 10 : S’abreuver de « culture police »
Il faut dès à présent que vous en connaissiez un maximum sur le milieu de la police, son organisation, ses forces et ses faiblesses, mais également sur les outils qui feront votre quotidien.
Sans parler de l’épreuve de QRC qui porte notamment sur l’organisation de la police et qui demande donc de bonnes connaissances à ce sujet,
trop d’élèves arrivent aux oraux tout en ayant aucune idée de la réalité du métier de policier.
Un tel cas de figure peut se révéler très agaçant pour le jury qui doute de la motivation de l’étudiant à rentrer dans le métier. Par exemple, si le jury vous demande le poids d’un SIG-Sauer (arme de service) ou le nombre de policiers en service, vous devez absolument être en mesure de donner une réponse dans le bon ordre de grandeur.
Pour être au courant du quotidien d’un policier, il est bien sûr intéressant de pouvoir effectuer un stage (conseil n° 18), que celui-ci soit en police nationale, municipale ou en gendarmerie.
Vous pouvez également vous rendre régulièrement sur les sites des différents syndicats qui mettent à votre disposition un certain nombre de dossiers sur les problématiques récentes auxquelles ils sont confrontés, mais également des documents chiffrés ou des documents techniques (légitime défense, maniement d’une arme, etc.) particulièrement intéressants.
Conseil n° 11 : Rester irréprochable !
Cette préconisation peut prêter à sourire, mais pourtant… Il faut que vous soyez un citoyen modèle !
Vous allez devenir policier et il est à ce titre évident que vous devez absolument avoir une attitude irréprochable vis-à-vis de la loi.
Ainsi, restez éloigné de toutes situations qui pourraient poser problèmes : bagarres, drogues, conduites dangereuses sur la route, prostitution… Tout cela est impensable pour un futur policier qui représentera à l’avenir à la fois l’ensemble du corps, mais également l’État dans son entièreté.
Évidemment, ce conseil vaut pour les conduites pénalement répréhensibles : il ne faut aucune mention incompatible avec l’exercice des fonctions dans le bulletin n° 2 du casier judiciaire.
Faites attention à votre conduite de manière générale et à tout ce qui pourrait vous être reproché lors de l’enquête de moralité.ÀA ce titre, faites le tri sur vos réseaux sociaux ! Googlez votre nom et vérifiez ce qui ressort !
Conseil n° 12 : Garder le mental
La préparation aux concours de police peut s’avérer être un véritable marathon : il faut tenir sur la durée, sans s’épuiser et tout en restant efficace.
L’objectif est de travailler, un maximum et tant que vous le pouvez. Même fatigué, il est plus efficace de travailler que de ne rien faire.
À l’ISP, nous proposons à nos étudiants un véritable soutien personnel. Les élèves ont notre numéro de portable et peuvent nous contacter à tout moment pour des questions d'organisation de travail mais également dans leurs petits moments de stress.
Du reste, il est important de se fixer « des carottes » qui viendront récompenser votre travail. Un week-end entre amis ou en famille, une semaine au ski, ou une escapade romantique… prévoyez de bons moments où vous vous autoriserez à ne pas travailler.
Conseil n° 13 : Prendre dès à présent une posture de « policier »
Force, stabilité, poigne, diplomatie, autorité, sens de l’honneur et du dévouement : voilà la posture qui doit être la vôtre et ce, même avant d’avoir été reçu aux concours.
D’une part, avoir cet état d’esprit lors de votre préparation vous aidera à garder votre calme face au stress et à parvenir avec aisance au bout de vos révisions.
D’autre part, il est très important que vous vous comportiez en futur policier lors de vos oraux. Il faut que le jury vous imagine dans la peau d’un officier ou d’un commissaire. Un élève pas assez sûr de lui ou au contraire trop impatient et orgueilleux ne pourra satisfaire les examinateurs.
Conseil n° 14 : Aborder les oraux comme des entretiens d’embauche
Grand oral, mise en situation individuelle ou collective, les oraux des concours police ne ressemblent en rien aux oraux techniques de l’Université. Votre savoir, le fond technique juridique que vous possédez, a été jugé lors des écrits.
Pour les oraux, le jury se place en tant que recruteur. En d’autres termes,
il veut savoir si vous allez faire un bon collègue ou non, donc soyez sympathique et avenant !
Que ce soit pour le Grand Oral ou pour les mises en situation, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, on vous demande uniquement de la pertinence et du bon sens, alors réfléchissez aux questions avant de répondre.
Lors des oraux ne soyez pas déstabilisé, il est fréquent que ces épreuves soient volontairement sportives avec un jury un peu agressif, restez calme et maître de vous.
Les épreuves d'admission au concours externe de commissaire de police
Outre les épreuves sportives, les candidats au concours externe de commissaire de police doivent passer 3 épreuves d'admission :
1/ Un entretien avec le jury, 40 minutes, coefficient 9 ;
2/ Une épreuve de mise en situation individuelle, 30 minutes de préparation, 30 minutes de présentation/échanges, coefficient 6 ;
3/ Une épreuve orale de langue étrangère, 20 minutes de préparation, 20 minutes de conversation, coefficient 2.
Les épreuves d'admission au concours externe d'officier de police
Outre les épreuves sportives, les candidats au concours externe d'officier police doivent passer 3 épreuves d'admission :
1/ Un entretien avec le jury, 40 minutes, coefficient 8 ;
2/ Une épreuve de mise en situation individuelle, 30 minutes de préparation, 30 minutes de présentation/échanges, coefficient 5 ;
3/ Une épreuve orale de langue étrangère, 15 minutes, coefficient 2.
Conseil n° 15 : Ne pas négliger le sport
Les entraînements sportifs et la bonne condition physique sont des éléments qui font partie intégrante du métier de policier.
Chaque année de nombreux candidats admissibles passent à côté du concours de leur rêve à cause des épreuves sportives. Les épreuves sportives peuvent surprendre par leur technicité. C’est d’ailleurs pour cela qu’à l’ISP, nous proposons à nos étudiants des entraînements sur un parcours similaire à celui du concours. Néanmoins, elles ne vous demandent pas d’être un sportif professionnel ! On vous explique en vidéo ⬇️
Pour réussir le sport, cela ne fait aucun doute : il vous faut de l’entraînement et ce, plusieurs mois avant le concours.
Conseils pour le PHM (Parcours d’Habilité Motrice) : une bonne condition physique et de bonnes ressources musculaires suffisent. Nous vous préconisons de viser une à deux séances de musculation par semaine en combinant dans votre routine des exercices polyarticulaires aux exercices d’isolation 🏋️♀️ ;
Conseils pour le TECR (Test d’Endurance Cardio-Respiratoire, appelé communément le Luc léger) : il faut vous entraîner sur du cardio. Commencez avec une sortie ou deux par semaine de course à pied, à vitesse modérée, avant de faire du fractionné à deux mois de l’épreuve 🏃🏼♀️.
Conseil n° 16 : Ne pas négliger la LV1
Pour les concours externes, l’oral en LV1 (allemand, anglais ou espagnol) est une épreuve obligatoire. Comme le sport, vous ne pouvez commencer à travailler la langue vivante le jour des résultats d’admissibilité. Il serait trop dommage d’avoir réussi toutes les étapes du concours pour finalement se faire recaler sur l’oral de langue.
Pour les étudiants ayant déjà un bon niveau, cela suffit, le jury ne vous demande pas d’être bilingue, mais simplement d’être capable de se présenter et de répondre à des questions relatives à un document. Contentez-vous de pratiquer la langue régulièrement, au moins une fois par semaine, pour ne pas perdre vos acquis.
Pour les novices dont la LV1 est le point faible, il est nécessaire de s'entraîner au minimum 15 minutes tous les jours : lire des articles ou des romans, écouter des podcasts, rédiger un texte de présentation et de motivation que vous répétez régulièrement, solliciter des amis autour de vous qui pourraient discuter dans la langue avec vous, bref, cherchez tous les moyens pour progresser efficacement en un minimum de temps.
Conseil n° 17 : Prenez le bon matériel pour le jour-J du concours
Pour réussir les concours d’officier ou de commissaire de police le jour J, pensez à prendre le Code pénal et celui de procédure pénale (non annotés) pour les épreuves de cas pratiques et/ou de dissertation.
Également, n’utilisez qu’un stylo (non effaçable) d’une seule couleur (bleu ou noir) dans la copie. Dès lors que plusieurs couleurs sont utilisées dans la même copie, cela est considéré par l’examinateur comme un « signe distinctif » et la copie ne sera pas prise en compte.
Conseil n° 18 : Faites des stages
Comme vu au point n° 14, les oraux sont abordés par le jury comme un entretien d’embauche.
Pour réussir cet exercice, rien de tel que d’avoir fait un stage au préalable ! Cela vous permettra :
de prouver votre motivation,
d’adopter de véritables réflexes opérationnels,
d'avoir une vraie connaissance du milieu policier le jour J.
Pour trouver un stage, il peut parfois suffire de frapper aux portes du commissariat de votre ville armé d’un CV et d’une lettre de motivation ! Les policiers sont généralement ravis, s’ils le peuvent, de vous faire découvrir leur métier.
Depuis peu, vous pouvez également rejoindre la réserve opérationnelle de la police nationale avec 90 jours de missions au maximum sur l’année ! Un bon moyen pour profiter d’une réelle expérience de terrain !
Questions fréquentes sur les concours de police
Quel diplôme faut-il pour passer le concours de commissaire de police ?
Un master ou un titre de niveau 7 est exigé pour le concours externe de commissaire de police. Aucune discipline n'est imposée : un master de droit, de science politique ou de gestion ouvre identiquement le concours, mais vous vous faciliterez les révisions si vous optez pour un master en droit pénal, procédure pénale ou encore en droit public. Le concours externe d'officier de police, lui, est accessible dès la licence.
Quelle est la différence entre officier et commissaire de police ?
Le commissaire appartient au corps de conception et de direction, l'officier au corps de commandement. Le premier exige un master, le second une licence. Leurs formations diffèrent aussi : 22 mois à l'ENSP de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or pour les commissaires, 18 mois à l'ENSOP de Cannes-Écluse pour les officiers.
Quelles sont les épreuves écrites du concours de commissaire de police ?
Quatre épreuves, toutes au coefficient 4 : une composition de culture générale de 5 heures, la résolution d'un cas pratique sur dossier documentaire de 4 heures, une composition de droit administratif général, libertés publiques ou droit de l'Union européenne de 3 heures, et une composition de droit pénal général ou procédure pénale de 3 heures. S'y ajoutent des tests psychotechniques non notés.
Le concours d'officier comporte-t-il une épreuve à option ?
Oui. Depuis 2024, l'admissibilité comprend une épreuve de questions à réponses courtes de 2 heures, coefficient 3, au choix parmi sept matières : droit administratif général et libertés publiques, mathématiques, informatique, histoire, géographie, économie et gestion, ou STAPS. Le choix est indiqué à l'inscription et devient irrévocable après la clôture.
Les épreuves sportives sont-elles éliminatoires au concours de police ?
Oui. Elles constituent une phase de pré-admission, intercalée entre les écrits et les oraux, au coefficient 3. Toute note inférieure à 7 sur 20 est éliminatoire. Deux ateliers : le parcours d'habileté motrice et le test d'évaluation de la capacité de récupération, dit test Luc Léger.
Quel niveau faut-il atteindre au test Luc Léger ?
Pour éviter l'élimination, il faut atteindre le palier de 4 minutes 15 pour les femmes et de 6 minutes 30 pour les hommes. Le parcours d'habileté motrice comporte dix ateliers enchaînés, dont le port d'un sac de 25 kg pour les femmes et 40 kg pour les hommes sur 20 mètres.
Combien de fois peut-on passer le concours de commissaire de police ?
Sans limite. Le décret n° 2021-334 du 26 mars 2021 a supprimé la limitation du nombre de présentations au concours externe de commissaire de police. Un échec ne ferme donc plus l'accès aux sessions suivantes, dans la limite de la condition d'âge de 45 ans.
Quelles langues peut-on choisir aux concours d'officier et de commissaire ?
Trois langues sont admises : l'allemand, l'anglais et l'espagnol. Le choix est indiqué au moment de l'inscription et devient irrévocable après la clôture des inscriptions. L'épreuve de langue est au coefficient 2 pour les deux concours.
Quels codes sont autorisés le jour des épreuves ?
Pour le concours d'officier de police, le Code pénal, le Code de procédure pénale et le Code de la sécurité intérieure sont autorisés, ainsi que les recueils de lois, mais uniquement pour la composition de droit pénal et procédure pénale. Pour le concours de commissaire de police, les mêmes codes et textes sont autorisés, pour la composition de droit pénal et procédure pénale, mais aussi pour le cas pratique. Seules les éditions commerciales reliées ou brochées sont admises. Le surlignage et le soulignage sont autorisés ; les post-it sont interdits, même vierges.
Un casier judiciaire peut-il empêcher de devenir policier ?
Oui. Le bulletin n° 2 du casier judiciaire ne doit comporter aucune mention incompatible avec l'exercice des fonctions. Une enquête administrative est menée avant la nomination, et l'agrément relève d'un arrêté préfectoral. Un refus d'agrément fait perdre le bénéfice du concours.
Un élève commissaire est-il rémunéré pendant sa formation ?
Oui. La rémunération débute dès l'entrée en école, avec un hébergement gratuit à l'ENSP. En contrepartie, la scolarité s'accompagne d'un engagement à servir de sept ans.
Quand s'inscrire au concours de police ?
Les inscriptions ouvrent généralement à la fin de l'été pour un concours se déroulant l'année suivante. Pour la session 2027, les inscriptions au concours externe de commissaire se clôturent le 19 octobre 2026. Les dates exactes figurent dans l'arrêté d'ouverture publié chaque année.

La Prépa ISP, prépa aux concours juridiques, depuis 1984, a aidé plus d’un millier de candidats à devenir officiers ou commissaires de police.



