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[ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out


Découvrez toutes les statistiques sur la qualité de vie et le bien-être des avocats ! Stress, rythme, sens au travail, discriminations et harcèlements, management et relations entre associés et collaborateurs, attentes des avocats, télétravail… Découvrez tous les chiffres sur la qualité de vie en cabinet d’avocats collectés grâce à la grande enquête de Pamplemousse Magazine réalisée auprès de 1 028 répondants, en partenariat avec Bordel de Droit et Dalloz. 🔎

avocats burn-out
 

Sommaire


 
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💡 8 chiffres à retenir :


▶️ Plus d’1 avocat sur 4 déclare arriver “assez souvent” ou “très souvent” au cabinet la boule au ventre ;

▶️ 64 % des collaborateurs pleurent au moins une fois par an ;

▶️ Plus d’1 avocat sur 3 a déjà vécu une forme de harcèlement au sein d’un cabinet ;

▶️ Plus d’1 avocat sur 5 a déjà été confronté à une forme de discrimination (45 % pour les femmes ayant connu un état de grossesse) ;

▶️ 69 % des collaborateurs estiment que leur cabinet ne met pas suffisamment d’actions en place pour améliorer le bien-être au travail ;

▶️ 52 % des avocats estiment avoir déjà été proches du burn-out à cause de la profession ;

▶️ 32 % des collaborateurs ressentent un manque de sens dans leur activité ;

▶️41 % des répondants n’estiment pas du tout ou pas vraiment avoir des relations saines avec leur manager.


Contexte de l’enquête


🎤 N.B. : cette enquête pointe du doigt un certain mal-être des collaborateurs ainsi que des cabinets dont l’ambiance et le management s'avèrent parfois toxiques. Évidemment, tous les avocats ne sont pas malheureux et frustrés dans leur pratique et tous les cabinets ne sont pas à mettre dans le même panier. Il existe des avocats heureux et épanouis et des cabinets où il fait bon travailler.


Ces derniers temps, de nombreux témoignages de collaborateurs, élèves-avocats et fonctions supports travaillant dans des cabinets d'avocats ont été publiés sur les réseaux sociaux et dans la presse, suscitant des interrogations sur les conditions de travail dans ce domaine.


À titre d’exemple, le compte Instagram “Balance ton cabinet d’avocats” s'est fait l'écho de multiples abus, pratiques toxiques, discriminations ou encore harcèlements relevés dans certains cabinets d’avocats, que ces derniers soient de petite ou de grande taille.

Aujourd'hui, beaucoup d’avocats quittent la robe après seulement quelques années d’exercice. Pamplemousse Magazine, en partenariat avec Dalloz et Bordel de Droit a donc voulu lever le voile sur les conditions d’exercice et le bien-être au travail dans les cabinets d’avocats.

🔈 Méthodologie de l’enquête : La collecte a été effectuée via un formulaire en ligne de 60 questions, sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter des communautés Pamplemousse Magazine, Dalloz, Bordel de Droit, Poney du Droit, Neurchi de Droit et via la newsletter de Pamplemousse Magazine.


🗓 Collecte effectuée courant mars 2023 auprès de 1 028 répondants (avocats collaborateurs ou individuels, avocats associés, juristes, élèves-avocats, fonctions support)


Panel des répondants :

  • 85 % de femmes ;

  • 15 % d’hommes ;

  • 47 % d’avocats collaborateurs ;

  • 22 % d’élève-avocats et stagiaires ;

  • 11 % d’avocats en exercice individuel ;

  • 7 % d’avocats associés ;

  • 5 % d’assistants juridiques en cabinet ;

  • 5 % de juristes en cabinet ;

  • 2 % d’avocats salariés ;

  • 1 % de recruteurs et fonctions supports.

Une étude pour améliorer les conditions de vie en cabinet d’avocats :


Sans vouloir jeter l’opprobre sur les uns ou sur les autres, cette grande enquête a pour objectif de collecter des milliers de données pour mieux comprendre ce qui se joue en cabinet, constater, faire réfléchir et permettre aux parties prenantes de trouver des solutions pour faire de la profession un monde meilleur.

Aujourd’hui encore, il reste quelques associés attachés aux pratiques d’un ancien temps et empreints d’un management “à l’ancienne”, exerçant sur leurs collaborateurs une pression extrême ayant pour finalité (directe ou indirecte) de fatiguer et de dégoûter les plus fragiles de la profession. Mais heureusement, de nombreux dirigeants (94 %) affirment qu’il leur appartient de mettre en place des actions pour améliorer le bien-être de leurs collaborateurs. Est-ce que cela est suivi pour autant des faits ?


Un avocat heureux est un avocat plus productif :


Les dirigeants des cabinets qui s’enquièrent du bien-être de leurs collaborateurs semblent avoir raison s’ils veulent continuer de développer de façon pérenne leur petite (ou grosse !) entreprise.


Les études sur la productivité des entreprises le montrent clairement : un travailleur heureux est plus productif qu’un travailleur malheureux. Quelques exemples :

  • Une étude menée par la Harvard Business Review a montré que les employés heureux sont en moyenne 31 % plus productifs que les employés mécontents (Source : Harvard Business Review, 2015) ;

  • L'Organisation Internationale du Travail (OIT) a montré que les entreprises qui investissent dans la santé et le bien-être de leurs employés constatent une augmentation de la productivité de 10 à 25 % (Source : Organisation Internationale du Travail, 2010) ;

  • Une étude menée par la London School of Economics a conclu que les travailleurs heureux et engagés sont en moyenne 12 % plus productifs que leurs collègues moins engagés et moins heureux (Source : London School of Economics, 2014).

Une révolution du bien-être en marche :


Cette enquête confirme aussi les attentes d’une nouvelle génération d’avocats entrant sur le marché du travail. Des besoins auxquels les recruteurs n’ont d’autre choix que de tenter de combler.


Plus d’équilibre entre une vie personnelle et professionnelle, plus de sens dans leurs missions, plus de mobilité, plus de liberté et flexibilité, moins de stress, plus de respect et d’écoute… Une partie des jeunes avocats n’ont assurément pas envie de sacrifier leur vie pour un cabinet dans lequel ils ne se sentent pas bien.


Heureusement, et malgré les problématiques qui sont les leurs (gestion du cabinet, charges, disponibilité immédiate requise, recrutement, gestion de la clientèle, rythme exigeant, management des équipes…), certains associés mettent déjà en place des actions pour améliorer le bien-être dans leur cabinet.


De cette étude découlent autant de chiffres qui sauront faire réfléchir toutes les parties prenantes afin de créer un nouveau monde dans lequel chacun pourra se sentir plus gagnant. C'est-à-dire celui d’un environnement de travail épanouissant et sain dans lequel chacun peut exprimer tout son talent, avec le sourire.


Voici quelques questions auxquelles nous avons voulu répondre :


➡️ Quels sont les facteurs de stress pour les avocats, qu’ils soient collaborateurs ou associés ?

➡️ Quels éléments les rendraient plus heureux ?

➡️ Quel est l’état actuel de santé mentale des avocats ?

➡️ Y a-t-il suffisamment d’actions mises en place pour améliorer la qualité de vie au travail ?

➡️ Y a-t-il réellement des abus et des discriminations en cabinet d’avocats ?

➡️ La maternité est-elle un frein à la carrière d’avocat ?

➡️ Quelle est la place du sens au travail pour la jeune génération ?

➡️ Pourquoi semble-t-il y avoir si peu de sanctions des abus ?


L’état de la qualité de vie en cabinet d’avocats


🧘 69 % des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail dans leur cabinet actuel (en comparaison, une enquête sur "Qualité de vie au travail en Europe" réalisée par Eurofound en 2020 relevait que 91 % des salariés interrogés se disaient satisfaits de leur qualité de vie au travail, tandis qu’une réalisée par OpinionWay révélait en 2021 que 64 % des salariés interrogés se disent satisfaits de leur qualité de vie au travail).


C’est donc, un peu plus d'un tiers des avocats (31 %) qui n’en est pas satisfaits (dont 20 % "pas vraiment" et 11 % "pas du tout").


Il est également intéressant de noter que 44 % des avocats ne recommanderaient pas leur cabinet actuel à un ami. Et que plus de la moitié des avocats interrogés (52 %) ont déclaré envisager de quitter leur profession avant l'âge de la retraite (34 % des avocats sondés ont indiqué ne pas savoir s'ils quitteraient ou non leur profession avant la retraite).


Les principaux facteurs de stress des avocats


😱 La question du stress en cabinet d’avocats est centrale quand il s’agit d'étudier le sujet de la qualité de vie au travail.


Pour preuve, seuls 3 % des avocats déclarent ne pas subir du tout de stress au sein du cabinet. En revanche, 85 % des sondés affirment subir un taux conséquent de stress dont plus d’1 sur 4 déclare en ressentir “beaucoup”.


Nous avons demandé aux avocats quels étaient les 3 facteurs qui génèrent le plus de stress pour eux :

  • La disponibilité immédiate requise (cité par 43 % des avocats) ;

  • Les horaires de travail/le rythme exigeant (41 %) ;

  • La technicité des dossiers (37 %).

Voici les autres facteurs de stress les plus cités :

  • La conciliation vie personnelle, vie professionnelle (35 %) ;

  • Le management (35 %) ;

  • Le harcèlement/comportement toxique de la part des collègues/managers (21 %) ;

  • Les objectifs élevés de facturation (19 %) ;

  • Le manque de libertés (17 %) ;

  • L’insécurité de l’emploi (16 %) ;

  • L’ambiance de travail au cabinet (16 %).

facteurs stress

Un métier qui demande d’être joignable à tout moment


La disponibilité immédiate requise est le facteur de stress le plus cité par ceux qui portent la robe (43 %).


Ces derniers sont en effet souvent soumis à des demandes urgentes et doivent se rendre disponibles à tout moment (que ce soit par email ou par téléphone, pour des clients parfois impatients et exigeants ou pour des collègues et managers).


Cette exigence de réactivité constante et immédiate, qui se prolonge souvent le soir et le week-end, peut entraîner une charge mentale importante et détériorer le bien-être des avocats.


Des avocats soumis à un rythme de travail soutenu


Les horaires de travail et le rythme exigeant sont cités par 41 % des avocats comme source principale de stress.


En effet, les avocats sont souvent soumis à des délais serrés et à des heures de travail très importantes, ce qui peut entraîner une fatigue physique et mentale considérable.

C’est d’ailleurs ce que confirme cette associée après avoir réalisé 10 ans de collaboration :


🎤 « C’est un métier extrêmement exigeant, dans lequel le client est roi. On ne compte pas ses heures à certaines périodes mais c’est inhérent au métier en lui-même (...). On sait qu’être avocat libéral demande plus de sacrifices que d’autres jobs ».


🎤 « Le rythme soutenu et aléatoire avec des horaires pouvant se prolonger tard dans la nuit est le principal obstacle au bien-être des avocats. Surtout quand on a le sentiment que la profession pourrait s'exercer autrement » ajoute un collaborateur.


3/4 des avocats travaillent entre 40 et 50 heures par semaine


La charge horaire est également reconnue par une grande partie de la profession comme étant une source de stress.


La moitié (50,1 %) des avocats affirment travailler entre 40 et 50 heures par semaine et 30 % entre 50 et 70 heures (16 % moins de 40 heures). Mais qu’en est-il selon les profils ?


Le nombre d’heures moyen travaillées par les avocats collaborateurs


  • 6 % des collaborateurs travaillent moins de 40 heures/semaine ;

  • 73 % travaillent entre 40 et 50 heures/semaine ;

  • 18 % des collaborateurs travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ;

  • 2 % travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ;

  • 1 % travaille plus de 90 heures/semaine.

Le nombre d’heures moyen travaillées par les élèves-avocats


  • 5 % des élèves-avocats travaillent moins de 40 heures/semaine ;

  • 86 % des élèves-avocats travaillent entre 40 heures et 50 heures/semaine ;

  • 7 % des élèves-avocats travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ;

  • 2 % des élèves-avocats travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ;

  • 0 % des élèves-avocats travaillent plus de 90 heures/semaine.

À noter que la nouvelle génération de praticiens du droit sont moins à dépasser la cinquantaine d’heures par semaine. Et ce, alors qu'il leur est souvent demandé de faire leurs preuves et donc d'enchaîner les heures.


Le nombre d’heures moyen travaillées par les associés


  • 7 % des associés travaillent moins de 40 heures/semaine ;

  • 49 % associés travaillent entre 40 et 50 heures/semaine ;

  • 37 % des associés travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ;

  • 3 % des associés travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ;

  • 4 % des associés travaillent plus de 90 heures/semaine.


Les associés sont donc ceux qui travaillent le plus puisque 44 % d’entre eux cumulent plus de 50 heures par semaine.


Alors, un bon avocat est-il destiné à ne pas compter ses heures ? 🙄


Pas forcément. En effet, le métier d’avocat est réputé pour son exigence, qu’il s’agisse de la charge de travail ou de la disponibilité. Pour autant, 3/4 des répondants considèrent qu’un bon avocat n’est pas nécessairement quelqu’un qui ne compte pas ses heures.


Dès lors, ce chiffre refléterait une prise de conscience croissante de l'importance d'une bonne qualité de vie au travail. Les professionnels du droit réalisent peut-être que travailler sans arrêt ne garantit pas automatiquement un travail de qualité supérieure (prenez des notes les pépins, c’est aussi valable pour votre façon d’étudier).


Il est également possible que cette opinion soit liée à un changement plus général dans la culture professionnelle, qui prend de plus en plus en compte l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les avocats peuvent avoir compris que travailler excessivement peut nuire à leur santé, à leur vie personnelle et à leur vie familiale, ce qui peut finalement nuire à leur efficacité.


La conciliation vie personnelle/vie professionnelle


La conciliation vie personnelle/vie professionnelle (35 %) est également un facteur qui génère beaucoup de stress chez les praticiens du droit. Près de la moitié d’entre eux (46 %) déclarent même qu’ils n’en sont pas satisfaits.


Le manque de libertés et d’équilibre au centre du débat


En réalité, cette conciliation peut être difficile à gérer lorsque les horaires de travail sont très exigeants et que la plupart des avocats culpabilisent de quitter le cabinet “trop tôt” (64 % des répondants déclarent se sentir mal à l’aise de quitter le cabinet avant 19h !).


🕊 Pour rééquilibrer la balance, 43 % des répondants ont cité qu’une liberté de travail plus importante (horaires, vacances…) les rendraient plus theureux. Ils sont à peu près autant (42 %) à déclarer qu’une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle les rendrait plus heureux dans l’exercice de leur profession.


🎤 « On nous vend la profession comme une passion, qui nécessite une disponibilité permanente (vous êtes avocats 24/24 et 7/7j). J'ai peur de perdre ma vie sociale et mon temps pour moi. Et même si je pense que le fond me plairait beaucoup plus qu'un poste de juriste en entreprise par exemple, les abus, les horaires extra étendus "normaux" (je fais 45h/semaine pour une convention prévue à 35h) et la charge mentale impliquée par la profession d'avocat m'en dégoûtent avant même d'y rentrer. Les avocats disent que les jeunes n'ont plus le sens des responsabilités, plus d'ambition, plus le sens entrepreneurial … Ça n'a rien à voir, je veux juste un travail qui me plaît, mais qui n'est pas toute ma vie. Et c'est normal  » indique une élève-avocate.


Un système de télétravail insatisfaisant


Un autre facteur d’épanouissement est cité par plus de 31 % des avocats : plus de flexibilité et d’autonomie. Et plus particulièrement, la “flexibilité sur le télétravail”, qui figure parmi les trois principales choses qui contribueraient à rendre plus heureux ceux qui portent la robe.


58 % des sondés estiment que le système mis en place par leur cabinet concernant le télétravail n’est pas du tout ou pas trop satisfaisant. Des règles plus claires et équitables, moins de “flicage”, plus de flexibilité, seraient des éléments qui sembleraient donc participer à un meilleur bien-être au travail.


La technicité des dossiers


En troisième position sur le podium des causes de stress, on retrouve la complexité des dossiers. 37 % des collaborateurs interrogés affirment se sentir anxieux face à la technicité de certains dossiers.


Et cela, peu importe qu’il s’agisse d’avocats exerçant à titre individuel ou de plus grandes structures. La technicité des dossiers est une source de pression pour plusieurs raisons :


  • Elle implique souvent la nécessité de produire, parfois sans bonne formation de la part du manager, un travail précis et complexe ;

  • Les délais sont serrés ;

  • La pression de facturation est élevée de la part des managers et des clients pour obtenir des résultats positifs.

 

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Le management et les relations associés/collaborateurs, point central du bien-être


🤝 Le management est l’un des sujets les plus essentiels quand il s’agit de mesurer la qualité de vie au bureau. Les témoignages reçus grâce à cette grande enquête et les différentes affaires portées en justice et rapportées par la presse semblent le prouver.

Le mauvais management comme facteur de stress


35 % des collaborateurs citent le management dans leur top 3 des facteurs les plus importants de stress.


🎤 « Personnellement, je constate plusieurs problèmes chez les avocats :

  • les avocats qui recrutent ne sont pas formés au management et estiment qu'ils n'en ont pas besoin ;

  • Ils ont aussi tendance à répéter les comportements (parfois inacceptables) qu'ils ont eux-mêmes subis quand ils étaient collaborateurs : le problème est que les mentalités ont changé depuis  » témoigne cet élève-avocat.

Des relations parfois toxiques


À en croire les chiffres de notre enquête, les relations entre les dirigeants de cabinets d’avocats et leurs collaborateurs et salariés (assistants, paralegals…) peuvent parfois être compliquées. De plus, la perception des relations diverge selon que l’on est collaborateur ou associé !


Par exemple, 41 % des répondants n’estiment pas du tout ou pas vraiment avoir des relations saines avec leur manager !

Pour mieux comprendre ces relations, on a donc demandé aux sondés de sélectionner un ou plusieurs sentiments se rapprochant le plus de ce qu’ils ressentent actuellement à l’égard de leurs supérieurs actuels :


➡️ 23 % des répondants avouent ressentir du mépris à l’égard de leurs supérieurs, soit plus d’1 sur 5.


➡️ Toutefois, 69 % des répondants ressentent de l’admiration ou de l’affection à l’égard de leurs supérieurs.


➡️ Enfin, il y a également ceux qui sont totalement indifférents à l’égard de leurs managers (23 %).


En revanche, côté associé, chiffre plutôt surprenant : 97 % des associés estiment avoir (“assez” ou “totalement”) des relations saines avec leurs collaborateurs ! Un chiffre qui suggère qu'ils se sentent globalement satisfaits de la qualité de leurs interactions avec leurs équipes.


enquete stress avocat

Un différentiel pouvant être dû à des facteurs tels que des différences dans la perception des relations ou des attentes respectives.


Voici l’exemple d’une pratique considérée comme abusive par une avocate et qui, forcément, détériore la perception qu’aurait cette dernière de ses relations avec son manager :


🎤 « Je vous donne trois exemples : on m'a demandé de justifier mes absences sur des périodes pourtant couvertes par des arrêts maladies ; j'étais enceinte mais je devais travailler même le dimanche ! Mon fils malade et hospitalisé n’empêchait pas mon boss de m’appeler tout en sachant que j'étais à l'hôpital. »


🎤 « À mon arrivée chez F…, l’associée m’a convoquée pour un déjeuner pour m’interdire de parler aux collaboratrices de Patrick XXX me les présentant comme toxiques… Il m’aura fallu quelques jours seulement pour comprendre la réalité de l’ambiance du Pôle social (...). Après avoir subi des intimidations et des humiliations quotidiennes, j’ai été mise au placard pendant des semaines. Sa collaboratrice a essayé de me faire craquer pendant des mois”. L’associée voulait que je me plie aux 4 volontés de cette dernière. (...) Je n’ai jamais été intégrée à cette équipe qu’elles formaient à deux, au point d’être exclue de leurs déjeuners et réunions d'équipe (...)  » peut-on lire dans un témoignage rapporté sur le compte Instagram “Balance ton cabinet d’avocats”.


Heureusement, il existe dans énormément de cabinets des ambiances conviviales loin des abus dénoncés dans certains médias, comme le témoigne d’ailleurs cette collaboratrice :


🎤 « Jusqu'à aujourd'hui, je pense avoir été un peu chanceuse car j'ai réussi à tomber dans des cabinets ou dans des équipes bienveillantes qui ont su respecter et me donner une bonne ambiance de travail. Cela a compensé, si je puis dire, la charge de travail importante et les attentes parfois très exigeantes des avocats. »


Des objectifs et une pression de facturation élevée


Près d’1 avocat sur 5 (19 %) est stressé par ses objectifs élevés de facturation. On l’a vu, les associés de leur côté placent comme facteur de stress n°2 le fait de rentabiliser le cabinet.


Résultat : une forte pression exercée par ces derniers sur leurs équipes et des objectifs difficilement atteignables. C’est aussi le cas des avocats exerçant à titre individuel, notamment ceux qui se lancent et qui doivent absolument trouver des clients afin de pouvoir vivre de leur exercice.

1 avocat sur 3 en manque de sens


Bien que la majorité des avocats interrogés (68 %) trouvent un certain niveau de sens dans leur travail, plus d'un tiers (32 %) d'entre eux ressentent, eux, un manque de sens dans leur activité.


Le problème : plusieurs études ont montré que le manque de sens au travail était associé à de l’insatisfaction professionnelle et pesait sur la santé mentale des travailleurs (Journal of Occupational Health Psychology, 2019 ; BMC Public Health, 2020, Journal of Business and Psychology, 2017).


Or, le sens au travail est un concept important pour la génération Z, qui valorise de plus en plus le bien-être dans le milieu professionnel.

 

💡Le saviez-vous ? Le sens au travail peut être défini comme la perception qu'à l'individu de son travail et de son rapport à celui-ci. Il repose sur son vécu de l'expérience réelle du travail ainsi que sur l'interprétation qu'il en fait.

 

Les raisons de ce manque de sens peuvent varier d'un individu à l'autre, mais cela peut être lié à plusieurs facteurs tels que :


  • L'écart entre les valeurs personnelles et les exigences professionnelles, l'insatisfaction à l'égard des tâches assignées ;

  • Le manque d'autonomie et de flexibilité dans la pratique (le manque de libertés est cité par 17 % des répondants dans les 3 facteurs de stress les plus importants) ;

  • Le manque de reconnaissance professionnelle (29 % ont cité ce point parmi les 3 choses qui les rendraient plus heureux au travail).

Alors que près d’un tiers des collaborateurs trouvent peu ou aucun sens dans leur travail, 97 % des avocats associés interrogés s’estiment tout à fait d’accord avec le fait qu’il faut donner du sens au travail de leurs équipes.


Pour autant, 1 associé sur 4 déclare qu’on donne trop de place à la question du sens dans le milieu.

🎤 « Concernant la “nouvelle génération”, je pense qu’on doit s’adapter dans une certaine mesure. C’est inhérent à la profession, si on veut de l’impact, si on veut du sens, si on veut moins de stress, je pense qu’il faut faire autre chose en fait », rapporte un avocat-associé.


Quelles solutions pour assainir les relations au sein des cabinets ?


Du feedback dans un esprit bienveillant et de progression commune


Un mauvais leadership se traduit souvent par un manque de communication, de transparence et de bienveillance.


Pourtant, et c’est l’une des révélations de cette étude, parmi les 3 principaux éléments qui rendraient plus heureux les avocats collaborateurs, plus d’1 collaborateur sur 5 cite des entretiens plus réguliers et transparents avec leur responsable.


🎤 « Très peu de feedback positif, feedback négatif régulier malgré nos demandes d'amélioration » regrette par exemple ce collaborateur.


Cela souligne l'importance d'un besoin de communication efficace et d'un feedback régulier entre les uns et les autres. L’objectif est simple : pouvoir parler en toute transparence et bienveillance des sujets importants liés au travail (la qualité du travail fourni, la bonne organisation, la gestion des clients, les compétences techniques, les attentes, etc.).


Cette communication doit avoir pour but de fournir des conseils afin d’assurer une progression au collaborateur, à l’élève-avocat ou à toute fonction support. Mais aussi d’apporter aux associés-managers les moyens pour mieux faire.


Chacun doit être ouvert aux commentaires et aux critiques constructives des uns et des autres dans le but d'améliorer la qualité des relations professionnelles et de créer un environnement de travail plus sain et plus productif (bon, c’est en tous cas ce qu’on pense chez Pamplemousse !).


Un besoin fort de reconnaissance du travail


Plus d’1 avocat sur 2 considère que son responsable n’apporte pas suffisamment de reconnaissance à son travail.

🎤 « La pression sur le travail était devenue insupportable, de même pour le manque constant de reconnaissance envers le travail accompli : jamais un merci, toujours des critiques du style “oui, c'est bien mais vous auriez pu faire mieux " » se désole cette collaboratrice. Une meilleure formation au management


78 % des collaborateurs estiment que leurs managers ne sont pas du tout ou pas vraiment bien formés aux techniques de management.


De leur côté, les associés sont plus nombreux (85 %) à penser qu’ils ne sont pas eux-mêmes bien formés au management. C’est ce que confirme le témoignage d’une dirigeante de cabinet :


🎤 « Je suis jeune associée et je prends conscience des difficultés de management ».


D’ailleurs, le management des équipes est cité comme cause principale de stress par 15 % des associés.


Résultat, des équipes qui ne s’épanouissent pas dans la profession, des associés anxieux et un turnover parfois extrêmement important pour les cabinets.


🎤 « Pour savoir si l’ambiance est toxique, je recommande de regarder simplement le turnover dans les cabinets. Quand vous avez des départs en masse, c’est souvent que l’associé en charge n’est pas facile à vivre ».


🎤 « Un mauvais management peut entraîner des problèmes de communication et de compréhension entre les différents niveaux hiérarchiques, ce qui peut nuire à la productivité, à l'engagement et au bien-être des collaborateurs.


🧔 « Par exemple, un manager mal formé à la psychologie aura certainement des difficultés à comprendre les besoins de ses collaborateurs, à communiquer efficacement sur les dossiers clients et les directives à suivre, à donner des feedbacks constructifs et à repérer puis résoudre d’éventuels conflits. Cela peut engendrer des frustrations et des ressentiments chez les collaborateurs, qui peuvent se sentir mal compris ou ignorés, et peut conduire à une détérioration générale des relations au sein du cabinet », commente Augustin Mercier, fondateur de Pamplemousse Magazine et conseiller en marque employeur.


🎤 « J'ai la chance d'avoir intégré récemment un cabinet sain et humain, mais il faut vraiment que la profession se rende compte de la difficulté du statut de collaborateur parisien, de la schizophrénie totale entrepreneuriat vs salariat et du management extrêmement toxique de certains associés (sans oublier les faits de harcèlement moral et sexuel encore bien trop nombreux et cachés sous le tapis) ».


🧔 « Il est utile de rappeler que tous les associés ne sont pas mauvais managers et qu’une partie a bien compris qu’ils seront bien plus épanouis eux-mêmes à développer leurs qualités d’écoute et faire progresser leurs troupes qu’à installer un climat de pression intenable au sein de leur entreprise » ajoute Augustin Mercier.


🎤 « Je suis dans un cabinet où je me sens très bien, il y a une très bonne ambiance entre associés et collaborateurs, ils mettent un point d’honneur à bien me former en m’emmenant partout, j’adore ! ».


Des avocats-associés, eux aussi, face à leurs problématiques


Quand on demande aux associés de sélectionner les 3 principaux facteurs de stress, voici les plus cités :


  • Les dépenses/charges du cabinet (cité par 72 % des associés) ;

  • Trouver des clients/rentabiliser le cabinet (63 %) ;

  • La disponibilité immédiate requise (45 %).


Voici les autres facteurs de stress cités (toujours intéressant pour aider les cabinets à progresser !) :


  • La conciliation vie pro/perso (34 %) ;

  • La difficulté de recrutement et la fidélisation des collaborateurs (28 %) ;

  • La technicité des dossiers (19 %) ;

  • Le management des équipes (15 %) ;

  • Les questions liées aux rétrocessions/rémunérations (12 %) ;

  • Les relations avec les associés (12 %).

Des associés pris par le développement de leur cabinet

Après avoir constaté précédemment un manque clair de formation aux techniques de management, il semblerait que la gestion globale du cabinet (citée par 72 % des associés comme l’une des 3 principales sources de stress), incluant la gestion des dépenses, la recherche de clients et le recrutement, semble constituer un obstacle supplémentaire à la mise en place d'actions pour améliorer la qualité de vie au travail.


Sans oublier que dans leur propre pratique de la profession, les associés font déjà face à une charge de travail importante.

La disponibilité immédiate requise est en effet citée par 45 % d’entre eux et la conciliation vie professionnelle/vie personnelle par 34 %, la technicité des dossiers par 18 %.


Un manque de volonté, ou de ressources ?

Ces éléments pourraient justifier un manque de ressources (en temps et en argent, notamment) pour des initiatives visant à améliorer le bien-être au travail.


🎤 « J’ai été collab’ plus de 10 ans dans de grosses machines. J’y ai tout appris, j’ai pris tout ce qu’il y avait à prendre en termes de technicité et d’expériences tout en sachant poser des limites ! Aujourd’hui, nous sommes 3 associés, 7 collab’ avec des envies de développement et en parallèle, j’ai eu 3 enfants. C’est possible en fait, il faut juste accepter que c’est un métier extrêmement exigeant, dans lequel le client est roi, qu’on ne compte pas ses heures à certaines périodes mais que c’est inhérent au métier en lui-même. On pourra toujours demander des témoignages sur tel ou tel cab’, telle ou telle équipe … On sait qu’être avocat libéral demande plus de sacrifices que d’autres jobs. Si on ne l’accepte pas, il faut changer de voie ! Et si on l’accepte, il faut regarder les femmes qui ont su parvenir à tout concilier ! », témoigne une avocate.

 

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Le cas du harcèlement et de la discrimination en cabinet d’avocats


🚫 Les discriminations et le harcèlement font partie des événements qui dégradent l’ambiance d’un cabinet et le bien-être au travail. Pire, certains professionnels du droit ressortent brisés de telles épreuves, ce qui peut dégoûter de la profession.


Face à cela, et malgré les campagnes de sensibilisation et quelques initiatives de certains (notamment à l’UJA avec SOS Collaborateurs) les institutions et instances mises en place (IEJ, écoles d’avocats, CNB, Ordre des avocats, barreaux, l’association Collectif Défense, commadhis, numéros verts…), mises en place semblent peiner à être crédibles, à libérer la parole des victimes et apporter des solutions efficaces.


1 avocat sur 3 harcelé


Plus d’1 avocat sur 3 (34 % pour être précis) a déjà vécu une forme de harcèlement au sein d’un cabinet (à 97 % du harcèlement moral et à 13 % du harcèlement sexuel) !


🎤 « Je travaille depuis plusieurs années dans un cabinet d’avocat. Au tout début, tout se passait très bien. Malheureusement, les choses ont vite changé, ma responsable a commencé à vouloir tout savoir de ma vie personnelle. Elle a un pouvoir pour rentrer dans la tête des gens et les faire très vite culpabiliser. Je suis en arrêt maladie pour dépression depuis plusieurs mois, j’ai subi pendant cet arrêt un harcèlement moral avec des appels téléphoniques tous les jours et des e-mails professionnels sur ma boîte personnelle » atteste une avocate.

1 avocat sur 5 confronté à une forme de discrimination


Les résultats de l’étude révèlent que plus d’1 avocat sur 5 a déjà été confronté à une forme de discrimination !


La plus importante est la discrimination sexiste, dénoncée par 84 % des avocats. Ont également été subies par les avocats :

  • 25 % de discrimination raciale ;

  • 17 % de discrimination physique ;

  • 4 % de discrimination homophobe.


Malheureusement, ces discriminations ne sont pas isolées, et il arrive que certains avocats en soient victimes de plusieurs.


La maternité, un frein à la carrière d’avocat


73,8 % des avocats considèrent que la maternité est un frein dans une carrière d’avocat. Les associés déclarent à 18% que le fait qu’une collaboratrice puisse tomber enceinte influe sur leur volonté de la recruter.


Parmi les avocates qui ont eu un enfant, près de la moitié (45 %) assure avoir subi une discrimination en lien avec leur maternité. Le chiffre augmente de quelques points (elles sont alors 54 %) quand on leur demande si elles ont déjà ressenti le fait que leur maternité posait un problème à leurs supérieurs.


Les recruteurs peuvent en effet craindre que les femmes ayant des enfants soient moins engagées dans leur travail ou moins disponibles pour travailler de longues heures en raison de leurs obligations familiales.


🎤 « Enceinte collaboratrice, ils me faisaient faire le tour des audiences. J’ai été alitée, car il existait un risque important de naissance prématurée. Mon conjoint allait chercher les dossiers au cabinet que je concluais allongée sur mon canapé. La veille de mon accouchement, j’ai tellement travaillé non-stop toute la journée assise que j’ai déclenché une phlébite. À mon retour de congé maternité, j’ai été privée de ma prime semestrielle “car bon, vous n’avez pas été productive”, alors que j’avais gagné un procès à plus de 300 000€… Puis, ce fut au tour de mes congés payés “car bon, vous avez été en arrêt” » peut-on lire sur le compte Instagram “Balance ton cabinet d’avocats”


🎤 « Un associé m’a lâché du jour au lendemain en apprenant que j’étais enceinte. Il a refusé de me payer ma clientèle que je lui avais pourtant vendu et m’a laissé 3 mois dont deux d’été pour embaucher et former deux collab’ avant mon congé mat’… j’ai été forcée de quitter la profession et de détruire mon cabinet pourtant monté toute seule à la sueur de mon front. Le bâtonnier ne m’a été d’aucune aide malgré mes appels au secours. J’ai dû aller plaider jusqu’à la veille de l’accouchement, alors que je devais rester alitée » témoigne une avocate.

Des comportements abusifs non dénoncés par peur des répercussions


Malgré ces chiffres qui semblent démesurés, peu sont ceux qui décident de se plaindre des faits de harcèlement et de discrimination devant la justice, les instances ou les organismes dédiés.


🎤 « L'ordre des avocats n'a jamais pris ma défense face à un boss qui me harcelait moralement et m'humiliait régulièrement » témoigne un avocat.


72 % des avocats harcelés n’ont pas dénoncé les faits


Parmi les nombreux avocats victimes de harcèlement, 72 % n’ont pas osé dénoncer les comportements déviants. Pourquoi ? 3 causes sont à l’origine de ce silence (plusieurs réponses possibles) :


1️⃣ le manque de confiance à l’égard des instances et groupes d’aide (55 %) ;

2️⃣ la peur de perdre son travail, des représailles ou de la hiérarchie (49 %) ;

3️⃣ la peur pour la réputation (48 %).


Ceux qui ont dénoncé les faits se sont quant à eux majoritairement confiés à leurs confrères/consœurs (81 %) ainsi qu’à leurs proches (78 %). 1 victime sur 4 (27 % pour être exact) a également fait le choix d’en parler à une institution (ordre des avocats, CNB, écoles…).


Quant à la justice, elle n’a été saisie que dans 3 % des cas.

🎤 « Lorsque j’ai débuté ma première collaboration chez F…, dans l’équipe de M. D… et A. N…, j’ai été victime de harcèlement. Il m’a fallu de nombreux mois pour réaliser que j’étais une victime, et encore aujourd’hui cette expérience impacte mon quotidien et mes relations professionnelles : difficulté à accepter les critiques, surréaction à certains événements anodins, hypersensibilité, crise d’angoisse sans raison. Le harcèlement laisse des traces sur les victimes alors même que les auteurs restent impunis. C’est à dégoûter de cette profession qui ferme les yeux sur ces comportements ».


🎤 « Chez XXX Partners [le nom du cabinet a été anonymisé, ndlr], toutes les autres collaboratrices ont été moralement harcelées par l’associé fondateur qui exerçait une pression morale sur nous à travers diverses formes. Aucun collaborateur n’est resté plus d’1,5 an dans ce cabinet à l’ambiance très toxique. Les quelques cas de signalisations aux institutions n'ont pas été condamnés ou très peu. Cela ruine la carrière d'un avocat junior et les seniors/associés en cause restent intouchables » dénonce cette avocate.

Seuls 15 % des avocats discriminés ont dénoncé les faits


Là aussi, face aux violences discriminatoires (sexistes, raciales, physiques, homophobes…), très peu d’avocats (15 %) ont décidé de porter l’affaire devant une juridiction ou une instance représentative.


Par exemple, l’ordre des avocats n’a été saisi que par 7 % des plaignants. La justice, elle, n’a été saisie là aussi que dans 3 % des cas.


Le silence des personnes discriminées s’explique par 3 causes principales (plusieurs réponses possibles) :


1️⃣ Peur de perdre son travail, peur des représailles, de la hiérarchie (46 %) ;

2️⃣ Manque de preuves (43 %) ;

3️⃣ Peur de ne pas être pris au sérieux (43 %).

​​

Des institutions non légitimes ou inefficaces ?


Sur les 72 % des victimes qui n’ont pas dénoncé les faits, c’est le manque de confiance envers ces instances et ces groupes d’aides qui est pointé du doigt (55 % concernant le harcèlement, 44 % au sujet de la discrimination).

enquete stress avocats

À en lire les nombreux témoignages reçus, il est notamment reproché à ces instances :


  • de ne pas placer la qualité de vie au travail comme sujet principal ;

  • d’être dirigées par des avocats dont le comportement est considéré comme abusif ;

  • de faire du copinage et d’étouffer certaines affaires (notamment si elles se déroulent dans de gros cabinets) ;

  • d’être composé de professionnels du droit de l’”ancien monde”.


En voici une sélection :


🎤 « L’Ordre ne fait pas son travail (harcèlement, congé mat., etc) parce qu’ils connaissent les avocats de leur tranche d’âge et ferment les yeux sur tout. L’Ordre base surtout sa pensée sur le fondement de “j’y suis passé, tu survivras” ».


🎤 « Monde d'entre soi où tout le monde se protège. De plus, vieilles mentalités, pour eux, les discriminations n'en sont pas ».


🎤 « Dans les petits barreaux, les associés sont souvent membres du conseil de l'ordre ou l'ont été. Ils ont donc des relations privilégiées, voire amicales, avec les instances censées s'occuper de ces problématiques. Il est quasiment impossible de les saisir et d'obtenir un traitement parfaitement impartial de la situation ».


🎤 « Les avocats se connaissent tous, tout le monde connaît au moins un membre du conseil de l’ordre ».


🎤 « Saisine de l’ordre par mon associée (attaquée la première pour avoir raison), elle n’avait aucun motif à mon encontre. 1re audience composition neutre de la DEC, je demande le renvoi, car arrêt maladie. 2e audience et là changement de la composition. Ce sont ses amies qui sont présentes. Je me fais humilier, invectiver, et on me demande de promettre de ne pas saisir la commadhis (ndrl : Commission Harcèlement et Discrimination) car je soutenais les harcèlements de mon associée à mon égard. Voilà l’ordre ! ».


🎤 « Les instances sont dirigées par des avocats-associés qui jouissent d’une vraie impunité » nous témoigne ce collaborateur. « Elles disposent d’un fort réseau et qui, par copinage, peut déboucher sur des représailles (raison citée par 49 % des plaignants qui ont décidé de ne pas en parler) contre le plaignant lui-même. Et ce, quand ce n’est pas l’un des dirigeants qui est accusé d’abus au sein de son propre cabinet ! ».


🎤 « Les associées de mon cabinet étaient très amies avec des MCO et des membres de l'UJA », indique cette avocate.


🎤 « J'ai été témoin de harcèlement MASSIF émanant d'un membre du conseil de l'Ordre chargé, notamment, de recueillir la parole des collaborateurs harcelés » rapporte un autre.


🎤 « J'ai été extrêmement malmenée quand j'étais collaboratrice et nos instances ne m'ont pas du tout épaulée (j'ai saisi le bâtonnier). Le conciliateur connaissait l'avocat collaborateur, le tutoyait et lui a fait la bise en début de réunion. Ils voulaient surtout étouffer le dossier. Je me suis installée à 2 ans de barre sans aucun client (je ne pouvais pas développer dans le cabinet où j'étais collaboratrice), car je ne me sentais pas capable de reprendre une collaboration ».


🎤 « La problématique du mal-être des collaborateurs est connue de tous et les ordres n’en ont jamais fait un sujet important », nous informe un autre.


🎤 « La ligne SOS collab’ de mon barreau est tenue par une consœur qui maltraite ses propres collab’ ».


🎤 « Les seules fois où j’ai tenté de faire valoir mes droits les plus basiques (ex. : refuser de rester jusqu’à 22h tous les soirs pour corriger un travail rendu bien plus tôt), je l’ai payé par la suite. Le licenciement n’a pas à être motivé, il n’y a pas de sanction. Chaque plainte à ses conséquences. On peut être licencié pour une simple mésentente, ou seulement par délit de faciès. Les instances censées nous protéger soutiennent ce système au nom de la protection du fameux statut de collaborateur libéral. Inacceptable ».


Aussi, 47 % des victimes indiquent avoir peur pour leur réputation, ne pas pouvoir rapporter suffisamment de preuves (40 %) ou être prises aux sérieux (39 %).


🎤 « Quitter ce monde est très compliqué : ils ne supportent pas qu’on les quitte et menacent de nous pourrir à nos futurs employeurs. Face à des associés, surtout s’ils ont une certaine réputation, nous sommes démunis » se désole ce collaborateur.


Les conséquences d’un stress démesuré


55 % des avocats pleurent plusieurs fois par an


😰 D’après les témoignages recueillis dans le cadre de cette enquête, le stress et la qualité de vie au travail dans les cabinets ont vraisemblablement des répercussions néfastes sur la qualité du sommeil et donc sur la fatigue ressentie par ces professionnels du droit.


Cette situation peut entraîner une gestion émotionnelle difficile, au point que plus de la moitié des avocats interrogés admettent pleurer plusieurs fois par an (parmi eux, 7,6 % sont des associés) :

  • 64 % des collaborateurs pleurent au moins une fois par an ;

  • 26 % des élèves-avocats pleurent au moins une fois par an.

Plus de la moitié des avocats proches du burn-out


Le burn-out, ou épuisement professionnel, est un problème de santé mentale de plus en plus préoccupant dans de nombreux secteurs professionnels, et le domaine juridique n’y échappe pas.

Plus de la moitié (52 %) des avocats estiment avoir déjà été proches du burn-out à cause de la profession.

Parmi eux, 56 % des répondants sont des collaborateurs, 29 % élèves-avocats (malgré le peu d’exercice engrangé) et 14 % sont des avocats associés et en exercice individuel.


Malgré les risques pour la santé mentale, 49 % des répondants n’arrivent “pas du tout” ou “pas vraiment” à se fixer des limites afin de se préserver. Ces résultats soulignent donc l'importance de prendre des mesures importantes pour prévenir le burn-out chez les avocats et améliorer leur bien-être.


Plus d’1 avocat sur 4 déclare d’ailleurs arriver “assez souvent” ou “très souvent” au cabinet la boule au ventre ! (45 % des répondants - soit près de la moitié ! - arrivent “parfois” au cabinet avec la boule au ventre - Ce sont donc seulement 28 % exactement qui affirment ne jamais arriver avec la boule au ventre…).

enquete stress avocats

Des symptômes physiques liés au stress


Malheureusement, et c’est l’une des autres révélations de cette étude, nombreux sont les avocats qui subissent les effets néfastes d’un surplus de stress, notamment physiques.

 

💡Le saviez-vous ? À dose faible ou normale, le stress, qui est une réponse naturelle de l'organisme face à une situation perçue comme menaçante ou difficile à gérer, peut être bénéfique pour améliorer la productivité.


Cependant, si le stress devient trop intense ou persiste sur une longue période, il peut avoir des effets négatifs sur la santé mentale et physique. Les effets les plus courants sont l'anxiété, la dépression, l'épuisement professionnel, la diminution des performances au travail, ainsi que des problèmes de santé tels que des troubles cardiovasculaires.

 

🎤 « Mon choix de changement de cabinet s'est fait après une période où le stress me faisait faire des malaises, des angoisses. J'ai dû prendre des antidépresseurs pour aller au cabinet » rapporte cet avocat qui, comme 78 % des avocats, a signalé avoir ressenti des symptômes physiques liés au stress causé par la profession.


Parmi les symptômes cités, la liste établie par les sondés, reçue par la Team Pamplemousse est d’une longueur à faire pâlir un praticien de santé !


Voici quelque-uns des symptômes les plus fréquents :

  • Des troubles dermatologiques : eczéma, problèmes de peau ;

  • Des troubles gastro-intestinaux : nausées, maux de ventre ;

  • Des troubles du sommeil : insomnie, cauchemars ;

  • Des troubles cardiovasculaires : vertiges, maux de tête, crises d'angoisse ;

  • Des troubles musculo-squelettiques : douleurs articulaires et musculaires au dos et au cou.


S'ajoutent à ces troubles la perte de poids, la transpiration excessive, le bruxisme, la perte de cheveux, la fatigue, l'irritabilité et même le développement de troubles anxieux paralysants.


Cette liste de symptômes souligne l'ampleur du problème du stress dans la profession juridique et met en évidence la nécessité de fournir des ressources pour aider les avocats à faire face aux pressions de leur métier.

🎤 « J'avais envie de me jeter sous le RER le matin quand j'allais au cabinet (que j'ai quitté depuis) » indique un avocat.


🎤 « La 1re année de collab’, j’ai perdu 10 kg, l’associée était au courant du stress causé par les dossiers (autonomie totale dès le 1er jour) », ajoute un autre.


Quelques pistes de solutions pour améliorer le bien-être en cabinet d’avocats


À travers cet article, diverses conclusions ont déjà pu être tirées pour améliorer le bien-être en cabinet. Par exemple, la connaissance des principaux facteurs de stress peut aider à les réduire. Aussi, l’expression des avocats quant à leurs souhaits peut aider à favoriser une meilleure prise en considération de leurs besoins.


Des avocats en demande d’actions en faveur du bien-être


Près de 69 % des collaborateurs estiment que leur cabinet ne met pas suffisamment d’actions en place pour améliorer le bien-être au travail.


Parmi ces répondants, plus de la moitié (50 %) sont de jeunes avocats ayant entre 0 et 5 ans d'expérience, ce qui montre que la nouvelle génération est plus sensible au bien-être.


Pourtant, la grande majorité des associés (88 %) est d'accord sur le fait qu'il faut s'adapter aux besoins des jeunes collaborateurs (12 % d'entre eux ne sont donc pas convaincus de l'importance de cet effort). Et 94 % d’entre eux pensent qu'il leur appartient (en partie ou totalement) de mettre en place des actions pour améliorer le bien-être de leurs collaborateurs.


Ainsi, bien que la majorité des associés soient conscients de la nécessité de s'adapter aux besoins de la nouvelle génération, il reste encore du travail à faire pour convaincre certains d'entre eux de l'importance de cet effort.


Ce qui rendrait plus heureux les avocats


Nous avons demandé aux collaborateurs, élèves-avocats, juristes en cabinet, assistants juridiques et fonctions supports quelles étaient les 3 principales choses qui les rendraient plus heureux au travail.


Ces résultats peuvent aider les cabinets d'avocats à déterminer les priorités pour améliorer le bien-être de leurs équipes et ainsi maintenir une bonne productivité. Voici leurs réponses, accompagnées par des pistes de solutions :

Position

Classement de ce qui rendrait plus heureux les avocats

Pourcentage

Pistes de solutions pour les cabinets

1

Une meilleure rémunération

45 %

Augmenter les salaires, proposer des primes ou des avantages supplémentaires, mettre en place des politiques de rémunération plus transparentes et équitables

2

Une plus grande liberté de travail

43 %

​Respecter le fait que les collaborateurs soient en libéral, laisser plus de libertés dans le développement de la clientèle personnelle, une plus grande marge de manœuvre sur la prise de jours OFF, accorder plus de confiance et d'autonomie

3

Une meilleure conciliation vie professionnelle/ personnelle

42 %

Encourager la prise de congés et le respect des temps de repos, moins de pression des résultats, des objectifs plus atteignables

4

Une plus grande flexibilité sur le travail

31 %

​Proposer des moyens de communication et d'organisation adaptés pour les télétravailleurs, clarifier les conditions de travail à distance, ne pas “fliquer” en télétravail, respecter le caractère libéral de la profession

5

Une meilleure reconnaissance/ valorisation de son travail

30 %

​Mettre en place des programmes de reconnaissance pour récompenser les résultats, offrir des opportunités de formation et de développement de compétences, offrir des opportunités de travail sur des dossiers intéressants

6

​Des entretiens plus réguliers et transparents avec son responsable

32 %

Mettre en place des réunions régulières pour discuter des objectifs et du développement professionnel, offrir des retours d'informations plus réguliers, clarifier les attentes et les responsabilités

7

​De meilleures perspectives d'évolutions

​18 %

​Offrir des opportunités de formation et de développement de compétences, proposer des plans de carrière clairs et accessibles

8

Une meilleure ambiance au cabinet

​ 17 %

​Encourager les activités sociales et de loisirs, organiser des événements pour renforcer l'esprit d'équipe, mettre en place des mesures pour prévenir et gérer les conflits internes, augmenter la transparence

9

Une répartition des tâches plus équilibrée

15 %

​Mettre en place des politiques de répartition des tâches plus équitables et transparentes, encourager la collaboration et le travail d'équipe, offrir des opportunités pour la formation et le développement de compétences

10

​Un meilleur environnement de travail

11 %

​Proposer des bureaux et des équipements de qualité, offrir des espaces de travail collaboratifs et inspirants, prendre en compte l'ergonomie et la santé au travail

11

​Des événements d'entreprises plus réguliers

​9 %

Organiser des événements de renforcement de l'esprit d'équipe, des conférences, des formations et des séminaires pour les employés

12

​Plus de sens au travail

​9 %

​Donner plus de feedback et de reconnaissance pour les projets importants et pour le travail accompli, clarifier les objectifs et les missions du cabinet pour donner une vision claire et un but commun, organiser des événements pour renforcer la culture d'entreprise, proposer des projets socialement responsables pour donner un sens plus profond à son travail

13

Une responsabilisation plus importante

8 %

​Offrir plus d'autonomie dans la prise de décision, impliquer les collaborateurs dans la stratégie du cabinet, donner plus de responsabilités pour gérer des projets clés, offrir des opportunités de développement de compétences en leadership, organiser des formations en soft skills pour aider les collaborateurs à mieux gérer leur temps et à prendre de meilleures décisions, encourager les collaborateurs à prendre des initiatives pour améliorer les processus internes et les résultats du cabinet, mettre en place des mécanismes de feedback pour encourager tout le staff à partager leurs idées et à prendre plus de responsabilités

Une meilleure rémunération


Parmi les 3 principaux éléments qui permettraient aux collaborateurs d’être plus heureux dans leur travail, c’est la rémunération qui est en tête ! 45 % des sondés aimeraient avoir une meilleure rémunération.


La question des rétrocessions est en effet un sujet récurrent quand on écoute les plaintes des collaborateurs.


🎤 « En tant que jeune avocat, la rétrocession est un sujet qui me stresse énormément, surtout vu le contexte actuel. C’est un sujet d’angoisse majeur ».


Voici ce qui fait débat au regard des témoignages reçus :


  • L’absence de grille salariale ou à l’opacité des rétrocessions (77,9 % des répondants trouvent qu’il n’y a pas du tout ou pas vraiment de transparence suffisante quant aux grilles de rémunérations) ;

  • La faiblesse des revenus comparativement à l’investissement réalisé en termes de charge de travail de charge mentale et de sacrifices (74 % des répondants considèrent que les revenus ne sont pas vraiment ou pas du tout en adéquation avec le temps et l’énergie consacrés) ;

  • Le manque de valorisation et de reconnaissance (29,5 % des collaborateurs cite ce point dans les 3 éléments qui les rendraient plus heureux au travail).

 

💡Le saviez-vous ? Le montant minimum de rétrocession d'honoraires applicable lors des première et deuxième années de collaboration libérale, a été fixé par l’UJA à 4 100 € H.T.

 

🎤 « Je suis dans un petit cabinet (outre moi, seulement un associé et 2 secrétaires). L’ambiance est très agréable et la charge de travail très acceptable. Le point faible est la rétrocession (1900 euros), qui m’oblige, si je veux augmenter mes revenus, à travailler beaucoup à côté » indique cet avocat situé en Moselle.


enquete solutions bonheur travail

Faut-il tuer le statut libéral ?


Et si le mal-être des avocats provenait du statut de collaborateur ? C’est en tout cas ce qu’il semble ressortir de plusieurs avis donnés au cours de cette enquête.


Face au salariat offrant des garanties de sécurité de l’emploi (notons que 15 % des collaborateurs et des avocats exerçant à titre individuel la citent comme facteur principal de stress), au niveau élevé de responsabilités et d’exigences demandé, ainsi qu’aux conditions de travail difficiles, de nombreux avocats souhaiteraient remettre en question le statut libéral.


L’incertitude et l’insécurité de l’emploi créent pour beaucoup un niveau de stress élevé quant à leur avenir professionnel et leur capacité à en vivre dignement et dans de bonnes conditions.


🎤 « Lorsqu’un collaborateur est libéral, il doit réellement avoir une maîtrise de son emploi du temps. Sinon, il doit être salarié si le cabinet ne souhaite pas lui apporter cette flexibilité. Il est tout à fait possible de développer sa clientèle en dehors des horaires de travail en étant avocat salarié désormais. En réalité, l’avocat libéral a rarement lieu d’être dans une grande majorité de cabinets (surtout parisiens). Il faut choisir, on ne peut pas imposer insécurité de l’emploi, absence de chômage ET inflexibilité » témoigne cet avocat collaborateur.


🎤 « Le statut de collaborateur est trop précaire par rapport à un salarié et cela fait toute la différence quand on a envie de stabilité (économique, affective, etc.) » ajoute une autre.


🎤 « Le manque de formation associé paradoxalement à une grande responsabilisation, l’instant d’après l’infantilisation, voire la condescendance : autant d’incohérences qui font qu’on ne sait plus ce qu’on attend de nous en tant que collaborateur ».


🎤 « L’incohérence entre le statut de collaborateur libéral et sa mise en œuvre dans le cabinet génère énormément de frustration pour tous. Des contrôles devraient être effectués et les abus sanctionnés ».


🎤 « La collaboration est devenue du salariat déguisé et les instances ne font rien pour lui redonner son sens premier ».


🎤 « Profession qui n’a rien de libéral : absence d’avantages, aucun temps pour développer sa clientèle, pressions sur les fiches de temps, peu de congés, beaucoup d’heures de travail jamais valorisées, management plus que toxique, pas de formation, difficulté à poser ses vacances, statut plus qu’instable et inacceptable. Perte de confiance, perte de sens.

Des professionnels du droit sans droits ».

Des candidats sensibles à la réputation et aux engagements sociétaux


Un marché tendu qui place le candidat en position de force


🔎 Le constat est simple : sur un marché tendu à la faveur des candidats (il y a plus d’offres d’emploi que de postulants), ces derniers sont de facto plus sélectifs. Et l’un des critères de choix pour un candidat porte sur le bien-être et la qualité de vie au travail du cabinet qui pourra l’accueillir.


« C'est réellement très compliqué de recruter et ensuite de pouvoir compter sur des collaborateurs investis, qui se préoccupent vraiment des dossiers. Je pensais que les plus gros challenges seraient d'ordre technique mais le recrutement/management des collaborateurs est un vrai sujet pour moi » nous avoue un associé.

Une obligation des cabinets de soigner leur marque employeur


74 % des sondés - qu’ils soient associés, collaborateurs, élèves-avocats, stagiaires et assistants - affirment que la marque employeur influe sur le recrutement et la fidélisation des collaborateurs !


De plus, 94 % des collaborateurs, élèves-avocats et juristes accordent assez ou beaucoup d’importance à la réputation des cabinets lorsqu’ils postulent.


D’où l’obligation de la part des recruteurs de faire attention aux cas de harcèlement, de discrimination et de pression extrême exercé par le management, etc.

 

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Résultat, une marque employeur mise à mal par une mauvaise réputation générée par divers facteurs :

  • Des conditions de travail difficiles ;

  • Des pratiques abusives ou toxiques (harcèlement moral, discriminations, conditions de travail compliquées) ;

  • Du mauvais management ;

  • Une communication inadéquate ou incohérente ;

  • Un manque de suivi des équipes ;

  • Un manque de libertés ;

  • Un manque d'engagement ou d'implication dans des causes sociales ou environnementales (42 % des élèves-avocats et collaborateurs accordent assez ou beaucoup d’importance aux engagements RSE et écologiques du cabinet quand ils postulent).


Les candidats recherchent des employeurs offrant un environnement de travail sain, stimulant et une culture d'entreprise positive. Les cabinets d'avocats doivent donc offrir ces avantages pour attirer et fidéliser les meilleurs talents.


Preuve en est, sur le compte Instagram “Balance ton cabinet d’avocats”, de nombreux candidats, qu’ils soient stagiaires, élèves-avocats ou collaborateurs, demandent régulièrement des retours d’expérience sur tel ou tel associé, tel ou tel département, ou tel ou tel cabinet avant de postuler.

Aujourd’hui, il n’est plus question pour beaucoup de mettre les pieds dans un cabinet offrant une ambiance de travail toxique.


Ces chiffres corroborent d’autres enquêtes sur le monde de l’entreprise en général. Par exemple, selon une enquête menée par le cabinet Deloitte, 83 % des candidats déclarent que la réputation d'un employeur en matière de bien-être et de qualité de vie au travail est un facteur important dans leur décision de postuler pour un poste (Source : Deloitte, 2021).


Cette enquête a été réalisée avec la participation de Lefebvre Dalloz Compétences.


 
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