Double licence droit : organisation, méthode, conseils
Vous avez décroché votre place en double licence droit : bonne nouvelle ! Mauvaise nouvelle : personne ne vous a expliqué comment mener deux méthodologies de front, quelle que soit la seconde discipline choisie. Organisation, méthode de travail, panorama des combinaisons possibles : on vous explique tout dans cet article, avec les éclairages de L'Écurie 1134 ⬇️.
Sommaire :
Qu'est-ce qu'une double licence droit ?
Différence entre double licence et bi-licence
Liste des doubles licences
Pourquoi la double licence est-elle difficile ?
Différence entre le droit et la science politique
Comment s’organiser en double-licence ?
En cartographiant son emploi du temps
En travaillant en groupe
En fichant au fur et à mesure
Quelles méthodes adopter pour chaque discipline ?
Côté droit : la précision avant tout
Côté science po : la démonstration avant tout
Que faire si on décroche en plein semestre ?
Arbitrer pour tenir sur la durée
Demander de l’aide
Envisage une licence simple
FÀQ
L'essentiel :
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Qu'est-ce qu'une double licence droit ?
La double licence droit est un cursus de six semestres qui aboutit à la délivrance de deux diplômes de licence : l'un en droit, l'autre dans une seconde discipline (science politique, économie-gestion, histoire de l'art, lettres) selon l'université.
À titre d'exemple, l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne chiffre la charge horaire de sa double licence droit-science politique à plus de 140 % de celle d'une licence classique. Vous ne suivez pas quelques cours en plus : vous suivez deux programmes disciplinaires complets, allégés à la marge, et ce, quelle que soit la seconde discipline.
Quelle différence entre une double licence et une bi-licence ?
La différence principale entre une double licence et une bi-licence est le nombre de diplômes (hyper important !).
Avec une double licence, vous obtenez deux diplômes distincts, pour deux licences différentes.
Avec une bi-licence, vous n'obtenez pas deux diplômes, mais un seul, même si vous étudiez des matières communes aux deux licences.
Double licence | Bi-licence | |
Diplôme | Deux diplômes | Un diplôme |
Charge de travail | Très lourde, les cours des deux licences sont suivis en quasi-totalité | Plus légère que la double licence, mais plus lourde qu'une licence classique |
Panorama des doubles licences droit en France
La double licence droit-science politique est la combinaison la plus demandée, mais ce n'est pas la seule option. Voici l'état des lieux, combinaison par combinaison.
Droit - Science politique : la combinaison la plus demandée
Seulement 5 établissements délivrent aujourd'hui deux diplômes distincts à l'issue d'un cursus droit-science politique. Une dizaine d'autres proposent des formations bidisciplinaires qui n'en délivrent qu'un seul, malgré des intitulés très proches.
Les vraies doubles licences droit-science politique
Établissement | Intitulé exact | Ville | Statut |
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne | Double licence Droit – Science politique | Paris | Public |
Université Paris-Panthéon-Assas | Licence double cursus Science politique et Droit | Paris | Public |
Université Paris Nanterre | Double licence Droit – Science politique | Nanterre | Public |
Université de Tours | Double licence Droit / Science politique | Tours | Public |
Institut catholique de Vendée (ICES) | Double licence Droit – Science politique | La Roche-sur-Yon | Privé |
Établissement | Intitulé exact | Ville | Statut |
Aix-Marseille Université | Licence Droit, parcours Droit et science politique | Marseille | Public |
Université Jean Moulin Lyon 3 | Licence Droit, majeure Droit – mineure Science politique | Lyon | Public |
Université Lumière Lyon 2 | Licence Droit public et science politique | Lyon | Public |
Université Bretagne Sud | Licence Droit – Science politique | Vannes | Public |
Université Toulouse Capitole | Licence 3 Droit et science politique | Toulouse | Public |
Université de Bordeaux | Licence 3 Droit, parcours science politique | Bordeaux | Public |
Institut catholique de Paris | Licence Droit, parcours Droit public et Science politique | Paris, Reims, Rouen | Privé sous contrat (EESC) |
Université de Versailles Saint-Quentin | Licence Droit, parcours science politique | Guyancourt | Public |
Les autres doubles licences droit : ce qui reste accessible à Aix-en-Provence
Si vous êtes à Aix-en-Provence, Aix-Marseille Université maintient plusieurs vraies doubles licences sur le site d'Aix (Schuman), chacune délivrant deux diplômes distincts : droit-économie-gestion, droit-histoire de l'art et archéologie, droit-lettres.
La méthode détaillée dans cet article - cartographier son emploi du temps, ficher au fur et à mesure, distinguer les attendus de chaque discipline - s'applique à ces combinaisons exactement de la même manière qu'à un cursus droit-science politique. Le principe reste identique : deux méthodologies disciplinaires à mener de front, sans en sacrifier une.
Pourquoi une double licence droit est-elle difficile ?
La double licence droit est très exigeante et demande beaucoup d'heures de travail. Les étudiants qui décrochent ne sont presque jamais des étudiants « faibles ».
Ils décrochent parce qu'ils appliquent une seule méthode de travail à deux disciplines qui n'en attendent pas la même.
Par exemple, l'université Paris Nanterre le formule explicitement dans les objectifs de sa double licence droit-science politique : la formation vise l'acquisition de la méthodologie juridique et de la méthodologie empirique, qualitative comme quantitative. Ce sont deux savoir-faire distincts, pas deux applications d'un même savoir-faire. Et ce constat se retrouve, sous une forme ou une autre, dans n'importe quelle double licence associant le droit à une discipline de sciences humaines ou sociales.
Le cas Droit / Science politique : deux logiques qui s'opposent
Pour illustrer concrètement ce choc de méthodes, prenons le cas le plus documenté : droit et science politique.
Le droit récompense la qualification : on vous donne des faits, vous identifiez la règle applicable, vous en déduisez une solution. Et spoiler : la précision terminologique n'est pas un « ornement » (traduction : elle n'est pas là pour décorer, elle est in-dis-pen-sable !) — c'est le critère de notation.
La science politique récompense la problématisation. On vous donne un objet, vous construisez une question, vous mobilisez des auteurs et des données pour y répondre. Donc un plan impeccable sans démonstration vous vaudra une note médiocre…
Droit | Science politique | |
Attendu central | Qualifier les faits, identifier la règle, dérouler le raisonnement | Construire une problématique, la démontrer, l'appuyer sur des auteurs et des données |
Exercices dominants | Cas pratique, commentaire d'arrêt, dissertation juridique | Dissertation problématisée, fiche de lecture, exposé, épreuves orales |
Ce qui fait perdre des points | L'imprécision de vocabulaire, l'absence de fondement textuel | Le catalogue descriptif, l'absence de démonstration et de références |
Rythme de travail | Régulier et fractionné : mémorisation, fiches, préparation de TD | Long et continu : lectures, prise de notes, appropriation d'auteurs |
L'erreur typique en double licence | Plaquer une lecture sociologique là où le correcteur attend un syllogisme | Rédiger une copie de science politique comme une dissertation juridique : plan mécanique, zéro auteur |
La logique est la même pour toute autre combinaison : en histoire, l'attendu central se rapproche de la science politique (problématiser, périodiser, sourcer) ; en économie-gestion, il mêle raisonnement quantitatif et argumentation. Le point commun reste celui-ci : une double licence ne demande jamais deux fois le même exercice.
Comment s'organiser en double licence droit ?
L'organisation efficace en double licence droit ne consiste pas nécessairement à travailler davantage*, mais à ne pas traiter les deux blocs avec le même format de temps. Le droit demande des sessions « courtes » et répétées ; une discipline comme la science politique, l'histoire ou les lettres demande le plus souvent des sessions longues et rares. Confondre les deux revient à mal utiliser des heures que vous avez pourtant passées à travailler.
*Évidemment, vous devrez davantage travailler par rapport à un étudiant en licence classique, mais ne pensez pas que la réussite de ce double diplôme tienne à la seule quantité de travail fournie.
Trois astuces d'organisation vous aideront à tenir et à réussir.
Conseil 1 : cartographiez les deux calendriers dès la première semaine
Dès la première semaine, renseignez-vous sur toutes les dates importantes pour établir un calendrier de votre semestre : début des travaux dirigés (TD), heures des cours magistraux (CM) et TD, galops d'essai, rendus de fiches de lecture, exposés, partiels… Les deux disciplines ne se coordonnent pas nécessairement entre elles : vérifiez que rien ne se chevauche.
Au-delà des cours, prévoyez des temps de révision dans votre emploi du temps. Souvent, ces créneaux sont décidés au fil de la semaine, ce qui conduit à sous-évaluer la charge de travail et parfois à préparer des TD à la dernière minute.
Conseil 2 : travaillez en groupe
Le travail en groupe et l'entraide sont un véritable hack d'organisation dans des filières avec autant de charge de travail. Les promos de double licence sont souvent plus réduites que les promos classiques, ce qui permet de constituer des petits groupes plus facilement.
Créez un groupe avec des personnes en qui vous avez confiance : cela vous permettra d'échanger vos connaissances, mais aussi de pouvoir compter les uns sur les autres en cas d'absence. Si, pour une raison administrative qui ne peut pas être corrigée, votre TD tombe en même temps qu'un CM, vous gagnerez du temps à savoir qu'un ami prend le cours pour vous !
Conseil 3 : fichez et apprenez au fur et à mesure
Vous étudiez les matières de deux licences : vous n'avez pas le temps de prendre du retard. Ce dernier est déjà difficile à rattraper en licence classique ; il peut vite devenir démoralisant en double licence. Chaque semaine :
Mettez vos CM et vos TD au propre (ou fichez-les, selon vos méthodes de travail et de révisions) ;
Préparez l'ensemble de vos arrêts, fiches de lecture et autres documents ;
Notez dans un carnet les actualités importantes à ne pas oublier …
Révisez, dans la mesure du possible, les cours de la semaine — il y en a trop pour commencer à réviser au moment des partiels !
Et si vous preniez de l'avance ? Installer votre méthodologie avant que le rythme des cours s'accélère, c'est ce qui distingue un premier semestre réussi d'un premier semestre difficile.
L'Écurie 1134, prépa juridique privée basée à Aix-en-Provence, propose un accompagnement en petits effectifs porté par des universitaires et des avocats en exercice, centré sur la méthode et le travail personnel — utile quelle que soit la seconde discipline suivie en double licence.
Si besoin, vous pouvez comparer l'ensemble de l'offre disponible dans notre comparateur des prépas de licence de droit.
Quelles méthodes adopter selon la discipline ?
Il faut deux méthodes distinctes : pour le droit, vous devez apprendre le vocabulaire juridique et appliquer la méthodologie juridique ; pour l'autre discipline, il s'agit le plus souvent de démontrer et d'argumenter, en abandonnant le côté binaire et « rigide » du droit.
Côté droit : la précision avant tout
La méthodologie des exercices juridiques ne se négocie pas, et elle ne s'improvise pas au partiel. Cas pratique, fiche d'arrêt, commentaire d'arrêt, dissertation juridique : chaque exercice a son objectif et ses codes ! (On ne parlait pas des codes comme le Code civil, hein… et il n'y a pas un code par matière de toute façon… bref, on arrête les blagues.)
Votre correcteur saura dès les premières lignes qui maîtrise la méthodologie et qui n'est pas familier avec le terme.
Ce qui change en double licence, c'est le temps disponible pour acquérir cette précision méthodologique. En licence simple, il y a souvent des TD dédiés à la méthodologie juridique.
En double licence, cette matière existe rarement : la charge de l'autre discipline occupe déjà ce temps. Et comme le temps est précieux, la méthodo est régulièrement reléguée au second plan… C'est là qu'on voit de nombreux bons étudiants perdre (bêtement) des points.
Morale de l'histoire : la méthodologie juridique doit être installée avant ou pendant les premières semaines, pas découverte au premier galop d'essai. C'est précisément l'objectif de L'Écurie 1134 (prépa juridique qui associe avoats et enseignants-chercheurs) : non pas refaire le cours magistral, mais installer la méthode avant que les mauvais réflexes ne se figent.
Côté sciences humaines et sociales : la démonstration avant tout
Que la seconde discipline soit la science politique, l'histoire, les lettres ou l'économie, le réflexe le plus rentable consiste à cesser de lire pour « connaître » et à lire pour « pouvoir mobiliser ». Une fiche de lecture utile ne résume pas un ouvrage : elle isole la thèse, la méthode employée pour l'établir, et deux ou trois situations où elle servira d'argument.
La dissertation de science politique — et, sous une forme voisine, celle d'histoire ou de lettres — demande une problématique réelle, c'est-à-dire une question dont la réponse n'est pas évidente, et une démonstration qui s'appuie sur des travaux identifiés. Un plan apparent et équilibré (le fameux plan en deux parties, deux sous-parties), qui rassure en droit, ne suffit pas ici !
Le correcteur cherche l'argumentation, pas l'architecture.
Entraînez-vous à discuter à l'oral avec vos camarades de vos recherches : débattez de la thèse d'un auteur, prenez position.
Les ponts entre les deux : là où le double cursus devient utile
Selon la combinaison choisie, certains enseignements permettent de travailler deux fois le même objet, sous deux angles différents. En droit-science politique : le droit constitutionnel, les institutions politiques et administratives, l'histoire des idées politiques — vous étudiez une fois la norme, une fois le phénomène politique. En droit-économie-gestion, le pont se joue plutôt sur le droit des affaires et l'analyse économique du droit. C'est là que la double licence devient intéressante : vous construisez un point de vue double sur un même sujet.
En pratique, ne fichez pas ces matières deux fois. Selon ce qu'il vous sera demandé, construisez plutôt une fiche unique à deux colonnes : le régime juridique d'un côté, la lecture de l'autre discipline de l'autre.
Que faire si on décroche en cours de semestre ?
Si vous décrochez en cours de semestre en double licence, trois options s'offrent à vous : arbitrer pour tenir sur la durée, demander de l'aide, ou envisager la bascule vers une licence simple.
Arbitrer pour tenir sur la durée
Ça veut dire quoi, arbitrer pour tenir sur la durée ? C'est choisir de viser la validation plutôt que la mention dans une matière. En d'autres termes, ne cherchez pas à exceller dans une ou deux disciplines, cherchez plutôt à tout valider. Pourquoi ? Parce qu'un 8 descend moins votre moyenne qu'un 2.
En faculté, il n'est plus aussi simple d'avoir des 18 ou des 17, comme cela pouvait être le cas au lycée. Il faut savoir accepter des résultats moins élevés, même si vous sentez qu'en travaillant dix fois plus dans une matière que dans une autre, cela serait possible.
Ne négligez aucune matière (oui, même celle que vous détestez) et réalisez un bon arbitrage de votre temps entre toutes les matières.
Demander de l'aide avant les partiels, pas après
Chargé de TD, tutorat de la faculté, professeur particulier, accompagnement extérieur (comme L'Écurie 1134 si vous cherchez une prépa Droit à Aix-en-Provence) : l'intérêt d'un regard extérieur est de nommer le problème pendant qu'il reste réparable. Un étudiant qui découvre en février qu'il rédigeait ses copies de science politique comme des copies de droit a déjà perdu plusieurs mois.
Demander de l'aide n'est pas une honte, au contraire ! Vous êtes dans un double cursus, avec des logiques de travail différentes et des méthodologies qui n'appellent pas les mêmes réflexes. Il est normal de rencontrer des difficultés et, parfois, d'avoir du mal à comprendre pourquoi les résultats ne sont pas à la hauteur du travail réalisé.
Envisager la bascule vers une licence simple
La plupart des universités prévoient des passerelles, dont les modalités varient d'un établissement à l'autre (vérifiez auprès de votre scolarité, et non auprès d'un groupe WhatsApp de promo). Renoncer à un diplôme sur deux pour en réussir un pleinement n'est pas un échec : c'est un choix que beaucoup d'étudiants font en L2.
Mais, avant de prendre la décision, demandez-vous ce qui vous pousse à arrêter :
Est-ce la charge de travail ? ;
Avez-vous une préférence très prononcée pour l'une des filières plutôt qu'une autre ? ;
Est-ce une question de méthodologie ? Avec le bon accompagnement, ce problème peut être surmonté.
Si besoin, voici l’avis d’une de mes étudiantes en double licence droit-lettres :
« L'année dernière, l'Écurie 1134 m'a apporté un soutien précieux qui m'a permis de m'adapter et de réussir ma première année de droit. L'encadrement, régulier et attentif, a su répondre à mes questions sur les cours et sur les TD. Tout au long de l'année, j'ai pu préparer mes examens avec sérénité, notamment grâce aux séances dédiées, particulièrement efficaces. Ce suivi m'a également aidé à mieux cerner les attentes des enseignants de l'Université. », Camille.
FAQ : double licence droit
Une double licence droit est-elle vraiment plus dure qu'une licence de droit classique ?
Oui, en volume comme en méthode. Paris 1 Panthéon-Sorbonne évalue la charge horaire de sa double licence droit-science politique à plus de 140 % de celle d'une licence simple, et vous devez maîtriser deux méthodologies distinctes plutôt qu'une. La difficulté supplémentaire est moins intellectuelle qu'organisationnelle.
Combien d'heures de travail personnel faut-il prévoir par semaine ?
Les universités ne publient pas de chiffre officiel de travail personnel : elles indiquent seulement qu'il doit être soutenu et régulier, Paris Nanterre insistant sur la capacité à travailler en autonomie. Retenez le principe plutôt qu'un nombre : la régularité pour le droit, les blocs longs pour l'autre discipline.
Peut-on abandonner la double licence en cours de route pour une licence simple ?
C'est possible dans la plupart des universités, mais les conditions et les délais dépendent de chaque établissement et de l'année en cours. Adressez-vous à votre secrétariat pédagogique dès que la question se pose, idéalement avant la fin d'un semestre, pour ne pas perdre les crédits déjà validés.
Peut-on travailler à côté d'une double licence droit ?
C'est difficile et cela suppose un emploi très souple, compte tenu d'une charge horaire supérieure à celle d'une licence classique et d'un nombre d'évaluations élevé (l'ICES annonce par exemple soixante-dix épreuves sur les deux semestres de première année…). Un job étudiant de quelques heures reste envisageable, un temps partiel régulier beaucoup moins.
Faut-il choisir entre les deux disciplines après la licence ?
Vous obtenez deux diplômes de licence et gardez donc les deux portes ouvertes en master. Paris 1 présente d'ailleurs ce libre choix disciplinaire à l'issue des six semestres comme l'un des objectifs du cursus. Le choix se fait au moment de la candidature en master, pas pendant la licence.
« Droit et science politique » et « double licence droit-science politique », est-ce la même chose ?
Non. Une double licence délivre deux diplômes distincts. Un parcours « droit et science politique », comme à Aix-Marseille Université (aujourd'hui enseigné uniquement à Marseille), ou une majeure-mineure comme à Lyon 3, s'inscrit dans la seule licence mention Droit et ne délivre qu'un diplôme.
Conclusion La double licence droit ne demande pas d'être plus intelligent que les autres. Elle demande d'accepter très tôt une chose contre-intuitive : les deux disciplines que vous suivez ne s'apprennent pas de la même façon, et vouloir les traiter avec la même méthode revient à en rater une. Les étudiants qui tiennent trois ans ne sont pas ceux qui travaillent le plus. Ce sont ceux qui ont compris, avant les premiers partiels, quel type d'effort chaque copie récompense. |


