[ENQUÊTE] sur la santé mentale des étudiants en droit


Bien que 91% des étudiants en droit déclarent aimer leurs études de droit, plus d'1 étudiant sur 5 a déjà eu des idées noires. Nous avons réalisé la plus grande enquête jamais menée auprès des étudiants en droit pour collecter des données sur leur santé psychologique pendant les études. Sommeil, souffrance mentale, pensées suicidaires, ressentis... des milliers de réponses ont été collectées. Des chiffres qui devraient alerter les plus hautes instances et placer enfin le bien-être étudiant comme un élément central du bon apprentissage du droit. 🔔

La plus grande enquête jamais menée pour mesurer l'impact des études de droit sur la santé mentale des étudiants


3 375 étudiants en droit ont répondu à une enquête en ligne réalisée sur les réseaux sociaux de Pamplemousse Magazine et Bordel de Droit.

L'objectif : en savoir plus sur l'état psychologique des étudiants dans la filière juridique.


Il est important de noter tout d'abord que la grande majorité (91%) des étudiants déclare aimer leurs études (43% d'entre eux les aiment "bien").

Près d'1 étudiant sur 2 affirme "beaucoup" aimer ses études de droit


Quels symptômes, quels ressentis des étudiants en droit pendant leurs études ?



Près de 4 étudiants sur 5 (79%) estiment s'être retrouvés en souffrance psychologique au cours de leurs études.

Pire, 1 étudiant sur 5 affirme avoir déjà eu des pensées suicidaires

( parmi eux, 47% affirment ne pas en avoir parlé autour d'eux).

Il leur a été demandé pendant cette enquête s'il leur arrivait de pleurer à cause des études de droit. En moyenne à cette question :

  • 11% des étudiants en droit pleurent 1 ou plusieurs fois par SEMAINE ;

  • 22% des étudiants en droit pleurent 1 fois par MOIS ;

  • 34% des étudiants en droit pleurent 1 fois par SEMESTRE ;

  • 14% des étudiants en droit pleurent 1 fois par AN ;

En d'autres termes,

1 étudiant sur 10 pleure au moins une fois par semaine à cause des études de droit !

Ils n'étaient que près de 2 étudiants sur 10 à ne jamais pleurer.



Les possibles raisons qui expliquent ces chiffres


On peut donc légitimement conclure que l'on peut aimer étudier le droit tout en étant impacté négativement et psychologiquement par ces études.


On connait le poids du sommeil sur la gestion des émotions chez l'être humain. Concernant les étudiants, 3/4 des répondants ont affirmé être souvent fatigués.

Nous avons demandé aux étudiants s'ils se sentaient à la hauteur de leurs études et la répartition oui/non est à peu près égale. En effet, 45% des étudiants se déclarent à la hauteur. En revanche,

55% des étudiants ne se sentent pas à la hauteur de ce qui leur est demandé.

Parmi eux, 8% ne se sentent "pas du tout" à la hauteur. Une situation qui, sans doute, génère du stress et un sentiment de dévalorisation chez les étudiants.


Nous savons aussi que l'organisation et la charge de travail sont souvent des points difficiles pour certains futurs juristes. Or, l'enquête révèle que

près d'1 étudiant sur 3 se sent très souvent dépassé par les études de droit !

Pire, c'est seulement 4% des étudiants qui ne se sentent pas du tout dépassés. Autant que ceux qui se sentent "vraiment" à la hauteur de leurs études.

En réalité, près de 70% des étudiants se sentent souvent ou très souvent dépassés par leurs études.



Alors quelles réponses apporter face à ces chiffres alarmants ?

Ces chiffres nous rappellent ceux de la grande enquête sur l'impact du confinement (Covid-19) sur la santé mentale des étudiants.


Ils doivent être pris en compte avec sérieux par le corps universitaire et le Ministère de l'enseignement supérieur. Car si le rôle de l'Université est de former les meilleurs juristes pour la France et que l'on sait que la psychologie et l'état de santé mentale joue un rôle dans l'apprentissage, alors nous devons coûte que coûte revoir certaines bases dans la pédagogie.


Voici les mesures que le monde universitaire doit prendre :


  • réaliser des enquêtes régulières, en droit comme dans les autres filières, mesurer l'état de santé des étudiants. Et apporter les bonnes réponses.


  • apprendre aux étudiants à s'organiser, à planifier, à anticiper.

Il suffirait de 1 ou 2 heures à chaque début d'année universitaire pour former les étudiants sur ce point. Car ni le lycée ni l'Université n'apprend à s'organiser. Il est pourtant très simple de guider les étudiants sur ce point. De nombreux spécialistes de l'organisation et de la productivité existent en effet dans le monde scolaire et professionnels.


La Team Pamplemousse s'engage déjà dans cette voie pour aider les étudiants à étudier efficacement dans sa rubrique Conseils (méthodes, techniques, astuces).


  • apprendre aux étudiants à gérer leurs émotions et rester motivé.

Des servies existent pour soutenir psychologiquement les étudiants. Mais il semblerait que l'on ne se positionne pas suffisamment sur la prévention.


Il est important d'apprendre aux étudiants quelques bases sur la gestion des émotions. Sortis du lycée et livrés à eux-mêmes, les étudiants débarquent dans un nouveau monde et doivent s'adapter très rapidement. Malheureusement, beaucoup n'y arrivent pas et se retrouvent submergés par la charge de travail et doivent subir de mauvaises notes. Les études de droit, comme de médecine d'ailleurs (et pas que !), sont des études qui demandent de l'endurance et de la motivation. Soyons-là pour les motiver et les former à se motiver !


La Team Pamplemousse s'engage déjà dans cette voie pour aider les étudiants à gérer :

- le stress des études,

- profiter des bienfaits de la musique,

- relativiser une mauvaise note ou une mauvaise nouvelle


  • savoir écouter et déceler les signes de souffrance psychologique de leurs étudiants

Car 1 étudiant sur 10 déclare avoir besoin de soutien psychologique. Agissons en prévention.

Les Bureaux d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU) sont des centres de consultation pour les étudiants qui souhaitent une aide psychologique. Pour savoir où se trouve le plus proche de chez vous, cliquez ici pour retrouver l'annuaire des BAPU.

La Team Pamplemousse a décidé de livrer ces chiffres au Ministère français de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation et compte sur ses abonnés pour alerter leur Université.




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