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- Écoles privées de droit en France : le Guide ultime
Orientation Vous envisagez d’intégrer une école privée de droit mais vous vous posez plein de questions ? Coût, reconnaissance des diplômes, débouchés, admission, différences avec les facultés… Découvrez notre guide complet sur les écoles privées de droit en France. Comparatif des établissements, témoignages d’étudiants, avantages et inconvénients : tout ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix et réussir votre parcours juridique ! SOMMAIRE : Pourquoi s'intéresser aux écoles privées ? Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? La liste complète des écoles privées de droit Les avantages et inconvénients Combien coûte une école privée de droit ? Débouchés et reconnaissance des diplômes Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Comment bien choisir son école privée de droit ? Conclusion et conseils pour la rentrée 1. Pourquoi s’intéresser aux écoles privées de droit ? Lorsqu’il s’agit d’étudier le droit en France, la majorité des étudiants choisissent une université publique . "C'est la voie royale pour faire un métier du droit, sans se fermer des portes" nous confirme Camille, enseignante dans une faculté de droit parisienne. Pourtant, et vous avez dû le voir sur ce Comparateur des écoles de droit , ces dernières années ont vu arriver sur le marché de la formation diplômante des écoles offrant des formations plus professionnalisantes, avec des effectifs réduits et un meilleur accompagnement vers le monde du travail. NB : certains étudiants cherchant l'excellence choisissent de rejoindre une prépa D1 après le bac (voir toute la partie Orientation ici ). Mais alors, qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Comment se différencient-elles des universités publiques ? Quels sont leurs avantages, leurs limites et leurs débouchés ? C'est à partir de notre expertise dans le monde du droit et après avoir parlé à des dizaines d'étudiants et d'enseignants et professionnels du secteur que nous avons pu développer ce guide le plus complet sur les écoles privées de droit en France. Comparatif, coût, reconnaissance des diplômes, témoignages, débouchés : tout y est pour vous aider à choisir la meilleure formation selon votre projet. 2. Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Une école privée de droit est un établissement d’enseignement supérieur qui propose des formations juridiques hors université publique . Ces écoles peuvent être indépendantes ou rattachées à une institution catholique ou commerciale. Elles offrent des formations diplômantes , généralement en Bac+3 (Bachelor) ou Bac+5 (Master, Mastère spécialisé) , et mettent l’accent sur l’accompagnement des étudiants, l’insertion professionnelle et l’innovation pédagogique . Contrairement aux universités publiques, ces écoles sont payantes , avec des frais de scolarité qui varient entre 5 000 € et 15 000 € par an selon l’établissement et le diplôme. 🧐 Quels sont les différents types d’écoles privées de droit ? À côté de l'Université (publique), il existe donc trois grandes catégories d’écoles privées de droit en France : 1️⃣ Les instituts de droit catholiques (ex : UCLy, UCO, ICP, ICR, ICES) Ces établissements sont rattachés à des universités avec lesquelles ils signent un contrat Malgré leur nom, ils restent ouverts à tous , sans obligation religieuse. Ce sont des établissements à but non lucratifs , contrôlés par l’État (l’État verse une subvention aux établissements supérieurs catholique, environ 6 % de leur budget ; le reste provenant d’un autofinancement + apports financiers que l’établissement s’engage à réinvestir dans son modèle éducatif). Ils proposent un enseignement juridique proche de celui des universités publiques , avec des effectifs plus réduits et un suivi personnalisé . Les diplômes délivrés sont souvent reconnus par l’État (Grade de Licence, Master, Doctorat) Ils bénéficient du label Établissement d'Enseignement Supérieur Privé d'Intérêt Général (EESPIG). 2️⃣ Les écoles spécialisées en droit (ex : ISD, HEAD, ESMD, ELIJE) Leur arrivée dans le paysage est plus récent, la dernière datant de 2022. Ce sont des écoles entièrement dédiées au droit , qui proposent des formations juridiques professionnalisantes et plus pratiques Elles offrent des programmes variés : droit des affaires, droit du numérique, droit international , etc. sous le format du bachelor, du mastère. Elles ont un but lucratif et peuvent être soutenus par des fonds d'investissement ou faire partie de groupes d'écoles (ELIJE fait partie du groupe Galileo) L’accent est mis sur les stages, l’alternance et les partenariats avec des entreprises . Le côté international peut être mis en avant Certaines proposent des diplômes certifiés RNCP , mais ne délivrent pas toujours le Grade de Licence ou de Master reconnu par l’État . Attention donc si vous voulez faire certains concours juridiques ou professions réglementées. Nous avons regroupé dans ce tableau les écoles privées de droit et les instituts catholiques : 3️⃣ Les écoles de commerce proposant des formations en droit Ces écoles ne sont pas exclusivement juridiques , mais proposent des doubles diplômes ou des spécialisations en droit des affaires, en fiscalité, en compliance . Elles permettent d’acquérir une double compétence droit/business , prisée par les recruteurs. Les diplômés se destinent souvent à des carrières en entreprise, en cabinet de conseil ou en direction juridique . Quelques exemples d'écoles : HEC Paris, EM Lyon, ESCP BS, ESSEC, Audencia, ESAM 👉 En résumé : faut-il choisir une école privée ou une université publique ? Si vous recherchez : ✔️ Un encadrement personnalisé et des petits effectifs → École privée ou institut catholique ✔️ Une formation professionnalisante avec des stages et de l’alternance → École privée ✔️ Un parcours académique classique pour passer des concours comme le CRFPA ou l’ENM ou accéder à certaines professions réglementées → Université publique (parmi cette liste ) ✔️ Une double compétence en droit et en business → fac puis école privée (visez une grande école type HEC, ESCP BS, EM Lyon ou ESSEC), ou école de commerce avec spécialisation en droit. 3. La liste complète des écoles privées de droit en France Si vous envisagez d’étudier le droit en dehors des universités publiques, vous avez l’embarras du choix ! Entre écoles spécialisées, facultés catholiques et grandes écoles de commerce , le paysage des formations privées est vaste et diversifié. Voici la liste complète des écoles privées de droit en France, avec un aperçu de leurs spécificités. Les écoles spécialisées en droit Ces établissements sont entièrement dédiés au droit et proposent des formations professionnalisantes adaptées au marché du travail. 🔹 Institut Supérieur du Droit (ISD) Atouts : Approche professionnalisante, cours en petits effectifs, stages et alternance. Diplômes proposés : Bachelor (Bac+3), Mastère (Bac+5), diplômes certifiés RNCP. Débouchés : Juriste d’entreprise, compliance, droit des affaires. Promotion de l'ISD 🔹 HEAD (Hautes Études Appliquées au Droit) Campus de HEAD dans Paris Atouts : Formation en alternance, enseignement assuré par des professionnels du droit. Diplômes proposés : Mastère en droit des affaires, propriété intellectuelle, droit du numérique. Débouchés : Avocat d’affaires, fiscaliste, juriste spécialisé en numérique. 🔹 ELIJE (École de Droit et d’Intelligence Juridique) Campus d'Elije à Toulouse Atouts : Focus sur les nouvelles technologies, intelligence juridique et droit du numérique. Diplômes proposés : Bachelor en droit, Master en Business & Droit. Débouchés : Juriste en LegalTech, consultant en régulation IA. 🔹 ESMD (École Supérieure des Métiers du Droit) Campus de l'ESMD à Paris Atouts : Formation professionnalisante, forte intégration des besoins des entreprises. Diplômes proposés : Bachelor en droit, Mastère en droit du travail, compliance et RSE. Débouchés : Responsable juridique en entreprise, compliance officer. Les facultés de droit catholiques (Ex : FACO, UCLy, ICP, ICES…) Ces établissements offrent une formation académique proche de celle des universités publiques , avec un suivi personnalisé et une forte dimension éthique. 🔹 FACO Atouts : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés : droit des affaires, du droit international et du droit public. 🔹 Université Catholique de Lyon (UCLy) Atouts : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés : Avocat, magistrat, juriste en ONG. 🔹 Université Catholique de Lille – Faculté Libre de Droit Atouts : Approche multidisciplinaire, cours en petits effectifs, mobilité internationale. Diplômes proposés : Licence en droit, Master en droit et gestion des entreprises. Débouchés : Juriste d’entreprise, fiscaliste, magistrat. Photo du campus de la Faculté Libre de Droit 🔹 ICES (Institut Catholique de Vendée) Atouts : Formation en droit axée sur la culture générale et l’ouverture internationale. Diplômes proposés : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés : Avocat, notaire, consultant en droit européen. 🔹 UCO (Institut Catholique de l'Ouest) Atouts : 150 ans d'existence, plan visant à promouvoir la sobriété énergétique. Diplômes proposés : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés : Avocat, notaire, sciences politiques, droit privé. Les écoles de commerce avec des formations en droit (Ex : HEC, ESSEC, Audencia…) Certaines grandes écoles de commerce proposent des doubles diplômes ou des spécialités juridiques, idéales pour une carrière à l’interface entre droit et business . En voici quelques-unes (le reste sur le Comparateur des écoles ). 🔹 HEC Paris Atouts : Programme Grande École avec spécialisation en droit des affaires, partenariat avec Sciences Po et Paris 2 Panthéon-Assas. Débouchés : Juriste d’affaires, avocat en fusion-acquisition, direction juridique. 🔹 ESSEC Business School Atouts : Mastère spécialisé en droit des affaires internationales et management. Débouchés : Consultant juridique en cabinet, direction fiscale d’entreprise. 🔹 Audencia Business School Atouts : Double compétence droit et finance, nombreux partenariats internationaux. Débouchés : Juriste bancaire, compliance officer, fiscaliste. Les écoles de droit à Paris Voici la liste des écoles de droit situées à Paris : La FACO ESMD ISD ELIJE ESAM 💡 Bon à savoir : Quelle école choisir selon son projet ? ✔ Vous voulez devenir avocat ou magistrat ? → Optez pour une université publique ou une faculté catholique avec des diplômes reconnus par l’État. ✔ Vous souhaitez travailler en entreprise ou en LegalTech ? → Une école spécialisée comme ISD ou ELIJE est idéale. ✔ Vous visez un poste de juriste en finance ou en fiscalité ? → Un double diplôme en école de commerce sera un vrai atout. 4. Les avantages et inconvénients des écoles privées de droit Nous vous avons placé dans un tableau un petit récapitulatif des avantages et inconvénients à faire une école privée, avec certains points de vigilance. 5. Combien coûte une école privée de droit ? L’un des principaux critères à prendre en compte avant d’intégrer une école privée de droit est le coût des études . Contrairement aux universités publiques où les frais sont modérés (environ 170 € par an en Licence ), les écoles privées pratiquent des tarifs bien plus élevés, qui peuvent varier selon l’établissement, le programme et les options choisies. Quels sont les frais de scolarité dans une école privée de droit ? Voici un comparatif des coûts moyens selon les catégories d’écoles : Type d'école Frais annuels estimés Diplômes délivrés Écoles spécialisées en droit (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) 6 000 € à 12 000 € Bachelor, Mastère, titres RNCP Facultés catholiques (UCLy, ICP, ICES) 2 000 € à 8 000 € Licence, Master reconnus par l’État Écoles de commerce avec filière droit (HEC, ESSEC, Audencia) 10 000 € à 15 000 € Double diplôme, MSc en droit des affaires Comment financer ses études dans une école privée de droit ? Si vous ajoutez au coût d'inscription dans votre école de droit le prix du Code civil, de quelques manuels, et d'un dictionnaire jurdiique, il vous faudra peut-être trouver un moyen de financer tout cela. Heureusement, même si ces formations ont un coût plutôt xélevé, plusieurs solutions existent pour réduire la charge financière et éviter que le budget soit un frein à votre projet. 1️⃣ Les bourses et aides financières Certaines écoles privées permettent d’accéder aux bourses du CROUS , notamment les facultés catholiques rattachées à une université. D’autres écoles proposent des bourses internes basées sur l’excellence académique ou les revenus des parents. 2️⃣ L’alternance : une option idéale pour financer ses études De nombreuses écoles privées offrent la possibilité d’effectuer ses années en alternance , dès la Licence ou en Master. L’avantage ? L’entreprise prend en charge une partie ou la totalité des frais de scolarité et l’étudiant perçoit un salaire mensuel . Les filières en compliance, droit des affaires et droit du numérique sont particulièrement adaptées à l’alternance. 3️⃣ Les prêts étudiants et solutions bancaires Prêts étudiants à taux préférentiels proposés par certaines banques partenaires des écoles. Possibilité de remboursement différé après l’obtention du diplôme. Financement partiel ou total selon la situation de l’étudiant. 6. Débouchés et reconnaissance des diplômes des écoles privées de droit Lorsque l’on choisit une école privée de droit, la reconnaissance des diplômes est un critère clé que vous devez absolument prendre en compte . En effet, toutes les formations ne permettent pas d’accéder aux mêmes professions. Diplôme reconnu ou non : comment s’y retrouver ? En France, un diplôme universitaire (Licence, Master, Doctorat) est reconnu par l’État lorsqu’il est délivré par un établissement ayant reçu l’habilitation du ministère de l’Enseignement Supérieur . Dans les écoles privées, plusieurs types de diplômes existent : Type de diplôme Reconnaissance Exemples d’écoles Débouchés possibles Grade de Licence ou Master Diplôme d’État reconnu UCLy, ICP, ICES Avocat, magistrat, notaire Diplôme RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) Reconnu sur le marché du travail ISD, ESMD, HEAD, ELIJE Juriste d’entreprise, compliance, droit du numérique Bachelor ou Mastère non reconnu par l’État Dépend de la notoriété de l’école Certaines écoles privées Consulting juridique, LegalTech, direction juridique Quels débouchés après une école privée de droit ? Les débouchés varient en fonction du diplôme obtenu et du réseau de l’école. Voici les principales carrières accessibles après une école privée de droit : 🔹 Avocat, magistrat, notaire Possible après une faculté catholique délivrant un diplôme reconnu (Licence + Master), avec passage du CRFPA ou de l’ENM. Exemple d’écoles : FACO, UCLy, ICP, ICES, FLD de Lille 🔹 Juriste d’entreprise ou juriste spécialisé Accessible après un Mastère RNCP ou un diplôme spécialisé en droit des affaires, fiscalité, compliance . Exemple d’écoles : ISD, ESMD, HEAD, ELIJE. 🔹 Compliance officer, fiscaliste, expert en LegalTech Très recherché dans les entreprises et start-ups. Parfait pour les étudiants ayant suivi une spécialisation en droit du numérique ou en intelligence juridique . 🔹 Consultant en droit, auditeur, risk manager Carrières accessibles après un double diplôme en école de commerce . Exemple d’écoles : HEC, ESSEC, Audencia. 7. Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques – avantages et inconvénients Allez jeter un oeil à ce comparateur détaillé des écoles de droit . Mais avant, nous vous faisons un petit tableau récapitulatif si vous hésitez encore entre une école privée et une université publique. Critères Écoles privées de droit Universités publiques Encadrement Cours en petits effectifs, suivi personnalisé Classes de 200 à 500 étudiants en Licence Coût 5 000 à 15 000 € par an 170 € en Licence, 243 € en Master Stages et alternance Très présents dans les formations Présents mais pas toujours obligatoires Reconnaissance des diplômes Certaines écoles délivrent des diplômes reconnus, d’autres non Diplômes d’État (Licence, Master, Doctorat) Accès aux professions réglementées (avocat, magistrat, notaire) Possible dans certaines écoles (UCLy, ICES, ICP) mais pas toutes Oui, avec Master et CRFPA/ENM Approche pédagogique Plus professionnalisante, axée sur la pratique Approche académique et théorique Quand privilégier une école privée ou une université ? La grande majorité des étudiants choisissent la voie royale qu'est l'Université. Aujourd'hui, les professionnels et recruteurs privilégient les étudiants diplômés d'Université. Néanmoins, faire une école privée peut avoir plusieurs avantages, dépendant votre objectif. Nous vous avons listé tout cela. ✔️ Choisissez une école privée si vous recherchez : Un suivi personnalisé et des petits effectifs. Une insertion professionnelle rapide (stages, alternance). Une spécialisation en droit des affaires, compliance, droit du numérique. ✔️ Optez pour une université publique si vous voulez : Un diplôme reconnu sans vous soucier de la reconnaissance par l’État. Poursuivre vers des carrières réglementées (avocat, magistrat, notaire). Un coût faible et des possibilités de bourses CROUS. Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Dates clés et conseils pratiques L’inscription dans une école privée de droit suit un processus différent de celui des universités publiques. Si vous envisagez d’intégrer une école spécialisée, une faculté catholique ou une école de commerce avec une filière juridique, voici tout ce qu’il faut savoir sur les démarches, les dates clés et les erreurs à éviter . Sur Parcoursup ou hors Parcoursup ? Contrairement aux universités publiques, la majorité des écoles privées de droit ne passent pas par Parcoursup . Voici les différences : Type d’école Inscription sur Parcoursup ? Procédure d’admission Facultés catholiques (UCLy, ICP, ICES, UCO…) ✅ Oui Dossier + notes de Terminale Écoles spécialisées en droit (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) ❌ Non Dossier + entretien de motivation Écoles de commerce avec filière droit (HEC, ESSEC, Audencia, ESAM, etc.) ❌ Non Concours (TAGE MAGE, SESAME…) + dossier Les grandes étapes de l'inscription en école privée de droit 🔹 1. Recherche et choix de l’école (Octobre – Février) Comparez les programmes, les diplômes et les débouchés de chaque établissement. Participez aux journées portes ouvertes et aux salons étudiants . 🔹 2. Dépôt du dossier de candidature (Janvier – Mai) Dossier scolaire (notes du Bac et de Première/Terminale). Lettre de motivation expliquant votre projet professionnel. Éventuellement un CV , notamment pour les formations en alternance. 🔹 3. Passage des entretiens (Mars – Juin) Les écoles spécialisées organisent souvent des entretiens individuels pour évaluer la motivation des candidats. Exemple de question en entretien : Pourquoi souhaitez-vous intégrer notre école et pas une université publique ? 🔹 4. Réception des réponses et confirmation d’inscription (Mai – Juillet) Une fois accepté, vous devez généralement verser des frais de réservation pour confirmer votre place. Les erreurs à éviter lors de l’inscription ❌ Attendre la fin de Parcoursup pour postuler : Les écoles privées ont souvent leurs propres calendriers d’admission et peuvent clôturer les inscriptions dès le printemps. ❌ Ne pas vérifier la reconnaissance du diplôme : Certaines formations ne permettent pas d’accéder aux professions réglementées. ❌ Sous-estimer le coût des études : Pensez à anticiper les frais de scolarité et chercher des financements (alternance, bourses, prêts étudiants). 8. Comment bien choisir son école privée de droit ? Critères essentiels Avec autant d’options disponibles, choisir la bonne école privée de droit peut vite devenir un casse-tête. Voici les critères à évaluer avant de vous engager . La reconnaissance du diplôme : État, RNCP ou pas ? Le premier point à vérifier est si le diplôme délivré est reconnu et s’il permet la poursuite d’études . Type de diplôme Reconnaissance Poursuite d’études Grade de Licence/Master ✅ Oui, diplôme d’État Master universitaire, CRFPA RNCP (titre certifié) ✅ Oui, reconnu sur le marché du travail Master dans certaines écoles Bachelor/Mastère non reconnu ❌ Dépend de l’école Peu de passerelles vers les concours publics La qualité de l’enseignement et des intervenants Une bonne école se distingue par : ✔️ Des professeurs expérimentés , souvent avocats ou juristes en activité. ✔️ Un enseignement qui mélange théorie et pratique (stages, alternance). ✔️ Une approche moderne intégrant LegalTech, compliance et droit du numérique . Les débouchés et le réseau d’anciens élèves Avant de choisir une école, renseignez-vous sur : Le taux d’insertion professionnelle (combien d’étudiants trouvent un emploi après le diplôme ?). Les stages et l’alternance proposés . Le réseau d’anciens élèves (certains Alumni peuvent faciliter l’embauche). Attention, plus l'école est récente, moins son réseau est important. Nous vous conseillons de discuter avec les anciens via LinkedIn ou lors des journées portes ouvertes des écoles. Le coût et les possibilités de financement Un bon établissement doit proposer des aides financières, des solutions d’alternance et des partenariats bancaires . ✔️ L’alternance est souvent le meilleur moyen de financer ses études. ✔️ Certaines écoles offrent des bourses internes pour les étudiants méritants. Conclusion et conseils pour bien préparer son entrée en école privée de droit Choisir une école privée de droit est une décision importante qui aura un impact sur votre avenir académique et professionnel. Que vous visiez une carrière en entreprise, dans la LegalTech, en compliance ou que vous souhaitiez devenir avocat ou magistrat , il est essentiel de prendre le temps d’analyser toutes les options . Voici un récapitulatif des points clés à retenir avant de vous engager dans une formation privée en droit. 📌 Les 5 questions à se poser avant de choisir son école privée de droit ✔️ 1. Mon diplôme sera-t-il reconnu par l’État ou par les employeurs ? Vérifiez si l’école délivre un Grade de Licence ou Master, un diplôme RNCP ou un simple Bachelor/Mastère non reconnu . Objectif avocature ou magistrature ? → Privilégiez les instituts catholiques qui offrent des diplômes d’État. Objectif entreprise ou startup LegalTech ? → Une école privée comme HEAD, ELIJE ou l’ISD peut être un bon choix. ✔️ 2. Quel est le coût total de la formation et quelles sont les solutions de financement ? Budget à prévoir : entre 2 000 € et 15 000 € par an , selon l’école et le diplôme. Possibilités d’alternance ? → Un critère clé pour financer ses études et acquérir de l’expérience. ✔️ 3. Quels sont les débouchés et l’insertion professionnelle des anciens élèves ? Consultez les statistiques d’insertion à 6 mois et 1 an après la diplomation . Vérifiez si l’école a un réseau d’anciens élèves actifs et des partenariats avec des entreprises . ✔️ 4. Quelle est la pédagogie et qui sont les enseignants ? Une formation professionnalisante avec des intervenants issus du monde du droit est souvent un atout. Les cours sont-ils interactifs, avec des cas pratiques et du tutorat ? ✔️ 5. Quelle est ma stratégie à long terme ? Si vous voulez intégrer un Master universitaire ou passer un concours , assurez-vous que le diplôme permet une poursuite d’études . Si votre objectif est d’entrer rapidement sur le marché du travail, un Mastère spécialisé ou un RNCP peut suffire . Les conseils de la Team Pamplemousse pour réussir en école privée de droit Nous avons eu la chance d'avoir dans l'équipe des étudiants en droit pour nous aider à faire quelques vidéos pour les réseaux sociaux. Parmi eux, Nissrine étudiante à Lyon 2 puis à l'ISD, nous donne ses conseils : 1️⃣ Ne sous-estimez pas la charge de travail Le droit est une matière exigeante, même en école privée. Comme à la fac, anticipez la lecture des cours et révisez régulièrement pour ne pas être débordé. 2️⃣ Profitez des opportunités de networking Participez aux conférences et événements juridiques organisés par votre école. Il y en a trop peu en université, cela mérite donc de s'y arrêter en école. Connectez-vous avec les anciens élèves et les professionnels intervenants . 3️⃣ Tirez parti de l’alternance ou des stages Une expérience en entreprise fait souvent la différence sur le CV . Privilégiez des stages en cabinet, en entreprise ou dans des start-ups LegalTech pour élargir vos compétences. 4️⃣ Développez vos soft skills et votre esprit critique Un bon juriste ne se limite pas à la théorie : apprenez à argumenter, à rédiger et à analyser des situations complexes . Soyez curieux et ne vous contentez pas des cours : lisez l’actualité juridique, suivez des podcasts spécialisés, assistez à des procès.
- [BRUITS DE COULOIR] "J’ai découvert ma vocation chez Debuisson"
Orientation > Métiers juridiques > Bruits de couloir Peut-on trouver sa vocation d’avocate dès la L1, après avoir douté de tout ? C’est ce qui est arrivé à Ninon. À 26 ans, en reconversion après six années dans les sciences, elle décroche un stage au sein du cabinet d'avocats Debuisson, reconnu pour son engagement en droit pénal. Elle y découvre bien plus qu’un métier : un sens, une place, une légitimité. Dans ce témoignage brut et inspirant, elle raconte comment ce stage a transformé sa vision du droit – et de sa propre valeur. Sommaire : I. Une vocation tardive, mais dévorante II. L'appel du cabinet III. Pas une stagiaire comme les autres IV. Une confiance inestimable V. Ne pas douter, peu importe son niveau d'études VI. Oser postuler dans les cabinets VII. Le mot de la fin "Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé." I/ Une vocation d'avocat tardive, mais dévorante Je m'appelle Ninon Martin, j'ai 26 ans et je suis étudiante en droit actuellement en L2 à distance à l'université de Rouen, que je redouble. J'ai un parcours assez atypique Avant d'embrasser le droit, j'ai passé six années dans les sciences, avec une obsession récurrente : devenir avocate. Pourtant, j'ai tout fait pour m'en dissuader. J'ai lu les pires témoignages, les statistiques les plus alarmantes sur la difficulté du métier, la charge mentale, le stress. J'ai voulu me dégoûter du droit. Mais l'envie était plus forte. Mon premier semestre a été laborieux, j’ai eu beaucoup de mal à passer des sciences au droit, j’étais perdue. J’ai alors passé mon premier semestre de L1 à me remettre en question, à ne pas travailler les cours. J’ai commencé à étudier seulement 3 semaines avant les examens, puisque comme je suis en distanciel, seules les notes des examens finaux comptent, nous n’avons pas de TD obligatoires à rendre, pas de galops d’essai… J’ai été très surprise d’apprendre que j’avais quand même validé mon semestre. J’ai eu un déclic, je me suis dit que finalement, j’avais peut être ma place dans cette filière. J’ai donc fait beaucoup plus d’efforts au deuxième semestre. Cependant, tout ce que j’avais lu de négatif sur le métier d’avocat finissaient par ressurgir, et j’ai de nouveau douté de ma place en droit. II/ L'appel du cabinet d'avocats Un matin, j'ai décidé d'envoyer des candidatures spontanées à plusieurs cabinets d’avocats à Toulouse, spécialisés en droit pénal, pour décrocher un stage en droit pénal. En m’intéressant aux spécificités de chacun, je l'ai fait par email, vraiment « au culot ». Je ne m'attendais à rien, surtout pas en L1. Et sachant la difficulté qu’est de trouver un stage. Quinze minutes plus tard, le cabinet Debuisson m'appelait. Mon profil scientifique l’a intéressé, et je suis allée à sa rencontre 2-3 jours plus tard, très stressée par l’entretien qui m’attendait. Ce cabinet d'avocats est reconnu, notamment pour sa participation à l'affaire du sang contaminé. J’ai été accueillie avec une bienveillance rare par son incroyable collaboratrice Maître Clara GORMAND, avec qui j’ai échangé non pas sur des questions auxquelles on peut s’attendre pour un entretien, mais plutôt sur des « généralités », sur mon parcours, et après quelques minutes seulement, elle m’a demandé quand je souhaitais commencer le stage. Mais ce qui m'a séduite, c'est aussi son double visage : aux côtés de l'activité pénale et civile, ils ont fondé Sana Juris, un cabinet dédié à la défense et à l'indemnisation des victimes d'agression, d'erreurs médicales ou d'accidents. Cela m’a énormément attiré car je trouve la cause extrêmement importante et « belle », mais aussi parce que j’ai moi même été victime de telles choses sans avoir pu obtenir justice. III/ Pas une stagiaire comme les autres Mes attentes, au début, étaient de voir ce qu’il en était vraiment du quotidien d’un avocat. Je voulais voir si les tonnes d’informations négatives que j’avais lu étaient vraies, et dans le cas d’une réponse positive, voir si cela freinerait mon envie d’exercer cette profession. Je ne voulais pas perdre plus de temps dans mes études, donc après ma réorientation et un premier semestre très compliqué, je voulais être certaine de mon choix et de mon envie qui brûlait en moi depuis des années d’exercer ce métier. Je pensais que je n’allais être qu’une stagiaire en observation, je m’imaginais faire des photocopies ou des cafés, rien de plus. Mais j'ai été propulsée au cœur de l'action. Dès le départ, on m'a confié des tâches sensibles : recherches, rédaction, constitution de dossiers pour les assises, remise de documents importants. J'ai eu l'immense honneur d'assister à une affaire pénale aux assises qui m'a marquée à vie. 🎤 Tu peux nous en dire plus sur cette affaire ? L'Affaire ! Le cabinet défendait l’accusé qui avait commis des actes horribles à l’égard de sa copine. Des violences physiques atroces, pire que tout ce que j’aurais pu imaginer. Tout le monde aurait pu le prendre pour un monstre, et je pense que c’était le cas pour bien plus de la moitié du tribunal. La première chose qui m’a marqué est que moi, je ne l’ai pas perçu une seule seconde comme quelqu’un de méchant, de mauvais, juste comme quelqu’un qui avait malheureusement commis une grave erreur en ne s’en rendant même pas compte. Il était à ce moment là sous l’emprise de stupéfiants, comme sa copine, mais malgré le fait qu’ils avaient l’habitude de fumer ensemble, il a, ce jour là, eu une sorte de crise qui a totalement aboli son discernement, qualifiée de « bouffée délirante ». Il se pensait dans un jeu vidéo et voyait sa copine comme un monstre à tuer pour pouvoir passer au niveau supérieur. Ce qui m’a marqué à vie et qui m’a vraiment bouleversé est sans doute la réaction de son ex petite amie aux assises, qui a dit « j’ai toujours dissocié la personne que j’aimais de la personne qui m’a fait du mal. Ce n’était pas la même personne. Je ne lui en veux pas, j’ai essayé de le revoir plusieurs fois en demandant des parloirs, en lui écrivant des lettres, mais il veut garder le plus de distance possible avec moi parce qu’il se fait peur et ne veut pas me refaire de mal. Je sais à quel point il s’en veut pour ce qu’il a fait, mais moi je l’ai déjà pardonné depuis longtemps. » Cette fille avait une force incroyable, je n’avais jamais vu autant de force et de courage en quelqu’un, j’ai dû sortir pour pleurer tant elle m’a ému et était plus qu’admirable. Ce procès m'a bouleversée, il m'a donné une énergie nouvelle, que je retrouve encore aujourd'hui en relisant mes notes prises sur le moment, dès que j'ai une baisse de motivation ! Je sais que c'est à cela que je veux dédier ma vie. J'ai aussi rédigé une note de synthèse dans une affaire complexe, confiée par Me GORMAND. J'étais effrayée par l'exercice, Finalement, je me suis vraiment régalée à réaliser ce document. La complexité du dossier m’a tout de suite fait vibrer, je m’y suis penchée avec acharnement. J’ai eu la chance de rencontrer le prévenu au sous sol du tribunal, d’avoir échangé avec lui et d’avoir pu répondre à toutes ses questions tant j’avais le dossier en tête. Et les résultats étaient là, ce que j’ai rédigé a été transmis tel quel au client qui était ravi, et a fortement aidé maître GORMAND pour sa plaidoirie. Ils m’ont tous grandement remercié pour ce travail, je me suis sentie à ma place tout le long du stage, mais surtout légitime alors que ce n’était absolument pas le cas au début dans ma tête. IV/ Une confiance inestimable du cabinet J'ai bénéficié d'une véritable autonomie. Je pouvais poser des questions, mais la confiance était là. L'équipe me considérait, m'intégrait. Même débordés, les avocats prenaient le temps de m'expliquer, de me faire participer. On m'a même permis d'assister à des audiences supplémentaires sur demande au juge. Aujourd'hui, je sais que je peux compter sur eux. Une lettre de recommandation ? Un message suffit. Je suis encore en L2, mais j'ai le sentiment d'être entourée, soutenue. Faire ce stage en cabinet a transformé une simple envie en vocation : je veux devenir avocate, et ce stage m’a prouvé que j’en suis capable. Il m'a donné l'énergie de bosser, même quand les cours font 200 pages. V/ Ne pas douter, peu importe son niveau d'études Il ne faut jamais douter de sa légitimité ou de ses compétences, quel que soit le niveau d’études que l’on a. Grâce a ce stage, mon envie d’exercer ce métier s’est décuplée. J’ai eu énormément de chance de faire ce stage dans ce cabinet en particulier, car les avocats étaient extrêmement bienveillants, me considéraient beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé, et même s’ils étaient extrêmement occupés, ils n’hésitaient pas à prendre du temps pour moi, ils essayaient de me faire participer à tout ce que je pouvais, même en demandant au juge d’assister à des audiences. Cette expérience a changé ma vision des choses, je savais que je voulais être avocate, mais après cela, je sais que c’est ce que je DOIS faire, je sais que je dois me donner les moyens de réussir, et je n’ai qu’à y penser pour retrouver la motivation de réviser des heures et des heures des cours de 200 pages. Mon envie d’être avocate s’est transformée en besoin. Le besoin de défendre des personnes jugées comme des monstres par la plupart des gens, le besoin d’aider des personnes à retrouver leur liberté, ou du moins, une certaine forme de liberté. Le besoin aussi d’apporter mon soutien à ces personnes, ma bienveillance à leur égard, le besoin d’apporter ma vision des choses et de contribuer à la justice de cette façon précise - pas par le biais d’un autre métier du droi t- parce que je pense qu’on le sait tous au fond de nous, la justice n’est malheureusement pas toujours juste. J’ai besoin d’apporter ma pierre à l’édifice de la justice, et même si le sort des personnes que je défendrai ne reposera pas uniquement entre mes mains, je veux pouvoir montrer que personne n’est monstrueux, que tout le monde a droit à une peine juste. Je dis que personne n’est monstrueux dans le sens où nous sommes tous humains et donc faibles par nature. Certains son malheureusement atteints de maladies ou troubles mentaux et malgré ce qu’ils sont capables de faire, ce n’est, dans un certain sens, pas de « leur faute ». Ils n’ont pas la notion du bien et du mal pour des raisons intrinsèques, biologiques, physiologiques, médicales, et ils n’ont pas le pouvoir de modifier la chimie de leur cerveau, ou d’activer plus ou moins certaines zones de celui-ci. Ils sont de toute évidence dangereux et ne peuvent pas cohabiter avec la plupart des citoyens, donc ils n’ont malheureusement pas leur place au sein de la société et non pas le privilège qu’est d’être libres, mais les montrer du doigt, en faire des monstres me paraît mal et inapproprié. Il y a également ceux qui, comme dans le procès que j’ai raconté, ont eu une abolition du discernement au moment des faits, et ne se souviennent même pas de leurs actes, qui restent rongés par la culpabilité toute leur vie. Ils ne méritent pas non plus ce grossier raccourci qu’est : acte punissable/ contraire à la société et aux lois/ acte « mauvais » = monstres. Et enfin, ceux qui avaient une raison d’agir ainsi, même sains d’esprit. Je pense qu’il faut considérer absolument chacun des moindres détails de la vie des personnes, les analyser, en tirer des conclusions avant de pouvoir penser quoi que ce soit à leur sujet. Je sais que je ne compterai absolument jamais les heures passées sur un dossier pour pouvoir en tirer la meilleure défense possible, je sais que je mettrai toute mon âme et tout mon cœur pour convaincre les juges pour que la peine d’un client, quoi qu’il ait fait, soit juste et adaptée à son cas. Le sentiment d’être à ma place au tribunal m’a donné les larmes aux yeux, je me sentais si bien, je savais que je devais faire ça toute ma vie, que je voulais avoir cette sensation chaque jour en me levant le matin. Me lever pour rédiger des tonnes de documents, pour démêler des dossiers pour en retirer des éléments en faveur de mes clients, pour travailler 14h s’il le faut serait mon plus bel accomplissement. Je n’aurais pas l’impression d’aller travailler, j’aurais juste l’impression de remplir une sorte de mission de vie (cela paraît sûrement exagéré mais je le ressens comme ça) et me lèverai avec le sourire, comme chaque jour lorsque j’allais en stage, pleine d’enthousiasme et d’envie d’aller « travailler ». Ce stage m’a ôté de tous mes doutes, toutes mes peurs, il m’a permis de me rendre compte que ce métier était celui que je devais exercer, quoi qu’il m’en coûte, peu importe les difficultés rencontrées sur mon chemin, je dois y parvenir. VI/ Oser postuler dans les cabinets J’ai très peu confiance en moi, en mes capacités, ma légitimité est remise en question dans chaque domaine de ma vie chaque jour. Pourtant, un jour, j’ai osé. J’ai osé sur un coup de tête en ne m’attendant à rien, j’ai envoyé des mails pas très convaincants, mais j’ai décroché un merveilleux stage. Ce sont les avocats du cabinets qui m’ont fait me sentir légitime. Et finalement, ça s’est répercuté dans ma vie quotidienne depuis. Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé. J’avais le syndrome de l’imposteur évidemment au début, mais je me suis très vite confortée dans cette idée de légitimité à ma plus grande surprise, ce n’était pourtant pas ma personnalité. Mais c’est arrivé parce que j’ai osé, pour une fois. J’ai encore parfois des moments de doute quand je reçois de mauvaises notes par exemple, mais maintenant, je sais que l’audace est la plus grande chance d’obtenir ce que l’on veut vraiment. Il faut oser, même si on se dit que c’est « au culot », il faut rester soi même, il faut donner le meilleur de nous même et de grandes portes s’ouvriront sans même que l’on s’en rende compte. L’audace permet souvent d’obtenir ce que l’on veut, rester soi même permet d’apporter un énorme plus dans tous les domaines de la vie mais dans le cas de mon stage, ce qui me rend unique est ce qui a finalement le plus aidé les avocats du cabinet, et donner le meilleur de soi porte toujours ses fruits, les résultats sont bien là peu importe ce que l’on pense de soi au fond, et ne fait qu’augmenter la confiance en soi. Pour moi, ce sont les 3 ingrédients à toujours appliquer pour entrer dans un cercle vertueux, finir par se sentir légitime, finir par avoir plus confiance en soi, par avoir de magnifiques opportunités. J’ai désormais tout leur soutien, je peux obtenir une lettre de recommandation en envoyant un simple message à l’un d’eux par exemple, je peux leur demander quoi que ce soit selon leurs mots, je sais qu’ils sont là pour moi, et avoir ce soutien dès la L1 n’a pas de prix. Il suffit d’oser, de demander, d’être soi même, et de grandes portes s’ouvrent à nous dès que l’on fait preuve d’un peu d’audace et de travail. Un grand merci à ce cabinet d’avoir changé ma perception des études de droit qui me faisaient pourtant extrêmement peur, mais qui a su me montrer que quelles que soient les difficultés relatives aux études, quels que soient nos doutes ou nos inquiétudes, ce métier est le plus beau qui puisse exister et qu’il ne faut jamais baisser les bras même lorsque quelque chose nous semble impossible, que l’on a tous son importance et que les différences entre chaque personne dans un cabinet fait toute sa force, son énergie et sa réussite. 🧾 Bruits de couloir – Cabinet Debuisson (Toulouse) 🟦 Présentation du cabinet Ville : Toulouse Spécialités : Droit pénal, réparation du préjudice corporel (via Sana Juris) Taille : 2 avocats (père et fils), 2 collaborateurs Structure : Cabinet familial Dossiers connus : Affaire du sang contaminé Engagement : Défense pénale et accompagnement des victimes (agressions, erreurs médicales, accidents) Reconnus pour : Leur approche humaine et engagée Leur double spécialisation (pénal / préjudice corporel) Une forte implication dans des affaires sensibles et médiatisées Comment as-tu obtenu ce stage ? “Je me suis levée un matin, j’ai envoyé des mails spontanés à quelques cabinets pénalistes de Toulouse. Aucun CV, aucune lettre, juste un mail sincère. Je n’attendais rien… et Maître Debuisson m’a appelée 15 minutes plus tard.” Candidature spontanée sans offre publiée. La qualité du mail et le profil scientifique de Ninon ont retenu l’attention du cabinet. Processus de recrutement du cabinet Pierre Debuisson “C’était un échange, pas un entretien. Sa collaboratrice m’a accueillie avec une grande bienveillance. On a discuté… et elle m’a demandé quand je voulais commencer.” Pas de test ni de procédure formelle. Un échange humain. Le stage a commencé le lundi suivant. Process d'onboarding du Cabinet Pierre Debuisson “Ils ont rigolé quand je leur ai dit que j’étais prête à faire des photocopies. Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient me confier des choses bien plus intéressantes.” Accueil chaleureux, ambiance bienveillante, intégration immédiate. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Pierre Debuisson “Personnellement, j’utilisais des manuels. Je ne sais pas ce qu’ils utilisent en interne.” Pas d'information précise sur les bases juridiques utilisées. Ambiance de travail du cabinet Pierre Debuisson Bienveillante – Sérieuse – Agréable Ambiance positive malgré une charge de travail importante. Passion ressentie au quotidien. "C’est très efficace et humain. Ils bossent beaucoup mais restent à l’écoute. J’ai senti une vraie passion.” Organisation efficace, fonctionnement fluide, entraide permanente. Culture du travail bienveillante. Culture du progrès du cabinet Pierre Debuisson “Ils m’ont confié des responsabilités dès le début, tout en me soutenant. Ils ont su me donner confiance.” Autonomie encadrée, valorisation du travail, confiance immédiate. "Je pouvais les solliciter à tout moment. Et quand je doutais, ils prenaient le temps de me rassurer.” Suivi souple mais présent. Des retours réguliers à l’initiative de Ninon, avec un vrai soutien. Avantages du cabinet Pierre Debuisson Aucun avantage spécifique (pas de tickets resto, télétravail, etc.), mais un accompagnement humain exceptionnel." 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style : Coach, mentor, à l’écoute 🔹 Niveau d’autonomie : élevé, mais toujours encadré 🔹 Bienveillance perçue : constante 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ? Oui, sans hésiter
- [BRUITS DE COULOIR] "Chez Le Kbinet, l'humain est au cœur de tout"
Orientation > Métiers juridiques > Bruits de couloir Peut-on trouver sa voie d’avocate en conciliant exigence, bienveillance et esprit d’équipe ? C’est ce qu’a vécu Sonia. À 25 ans, après plusieurs expériences en droit social, elle rejoint le cabinet Le Kbinet, jeune structure parisienne au croisement du social et du pénal. Là-bas, Sonia découvre un environnement à la fois bienveillant et exigeant, qui transforme sa vision du métier. Dans ce témoignage vivant, elle partage sans filtre son quotidien au cabinet, ses premières plaidoiries, ses doutes... et comment elle a compris que devenir avocate était fait pour elle. SOMMAIRE : I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession II. Une nouvelle aventure au cœur du droit social et pénal III. Prendre sa place dès le premier jour IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue V. Une immersion complète dans la réalité du métier VI. Le droit social comme vocation confirmée VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires "J’ai compris qu’on pouvait exercer autrement : avec bienveillance, équilibre et passion." I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession J’ai 25 ans et je suis actuellement élève-avocate à l’EFB. Après un Master 1 en droit privé général à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, j’ai poursuivi avec un Master 2 en droit social à l’Institut Supérieur du Droit. Je me suis rapidement tournée vers cette matière, en effectuant, en parallèle, des stages dans des cabinets en droit social. Si j’ai toujours eu un attrait pour le droit social, le métier d’avocat n’était pas ma vocation. Ce sont mes expériences en stage, notamment mon stage final, qui m’ont convaincue de vouloir exercer ce métier. II. Pourquoi j'ai rejoint Le kbinet J’ai effectué mon stage final à l’EFB au sein du cabinet Le Kbinet, une structure récente fondée en septembre 2023, organisée en deux pôles : social et pénal. J’ai intégré le pôle social. L’équipe pénale a été classée par Le Point parmi les meilleurs cabinets en droit pénal des affaires et en droit pénal général (5 étoiles). Elle est connue pour avoir défendu la partie civile dans l’affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang, dont un des coupables est le rappeur MHD ainsi que la défense de l’association Les Enfants d’Argus qui œuvre contre la pédocriminalité. J’ai choisi Le Kbinet car ce stage était dans la continuité de mes expériences passées : j’avais déjà travaillé aux côtés de Maître Sophie Elias en alternance, puis en tant que juriste en CDI au sein de son ancien cabinet. Nous avons poursuivi cette collaboration dans la nouvelle structure qui comprenait désormais un pôle pénal également. J’ai pu y développer mon autonomie, réaliser des missions variées et même plaider. L’ambiance conviviale et la confiance qui règne au sein de l’équipe ont également été déterminantes dans mon choix. III. Mon quotidien d’élève-avocate chez Le Kbinet : missions, ambiance et responsabilités J’étais enthousiaste à l’idée de passer un cap : je n’étais plus juriste, mais élève-avocate, avec davantage de responsabilités. C’était à la fois motivant et stressant. Mais j’ai transformé ce stress en moteur Je voulais me montrer à la hauteur et apprendre concrètement le métier. Mon intégration s’est très bien déroulée. J’ai été accueillie chaleureusement par l’équipe. On a pris le temps de me présenter les outils de la nouvelle structure, les méthodes de travail et les nouvelles façons de conclure. L’équipe est composée de six personnes, réparties entre le pôle pénal et le pôle social. L’ambiance est à la fois professionnelle et bienveillante. La journée commence toujours par un moment convivial autour de la machine à café. Ensuite, je consultais mes mails, vérifiais le calendrier des audiences et des échéances, et j’organisais mes tâches selon leur priorité. J’alternais entre les missions de contentieux : rédaction de conclusions, préparation des dossiers en vue d’audiences, ainsi que des missions de conseil, tant pour les employeurs que pour les salariés (consultations, lettres de licenciement, contrats de travail, transactions). IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue On m’a rapidement confié la rédaction de conclusions de A à Z, ce qui impliquait d’analyser les pièces, de les demander si nécessaire, et de construire les arguments dans le cadre de la stratégie de défense. J’étais aussi en contact avec les clients lors des rendez-vous avec l’avocate associée, pendant lesquels j’étais amenée à prendre la parole. Le cabinet me faisait confiance pour échanger directement avec le client, ce qui m’a permis de développer une véritable autonomie. Enfin, j’ai eu l’opportunité de plaider au Conseil de prud’hommes, ce qui m’a beaucoup appris sur la manière de défendre un dossier à l’oral et de m’adresser aux conseillers. V. Une immersion complète dans la réalité du métier Ce qui m’a le plus surprise, c’est de voir à quel point... le métier d’avocat est complet. Je m’attendais évidemment à travailler sur le fond des dossiers, mais je ne mesurais pas toute la diversité des aspects à gérer au quotidien : facturation, gestion des délais, organisation des plannings. La communication joue aussi un rôle énorme : être présent sur LinkedIn, publier des articles, avoir un blog... L’avocat est aussi un entrepreneur, un commercial. Enfin, une mission qui m’a particulièrement marquée a été de participer à la rédaction d’une convention collective. Un exercice long, exigeant, mais très formateur, à la croisée du droit pur et des enjeux sociaux. VI. Le droit social comme vocation confirmée Cette expérience m’a confortée dans mon envie de devenir avocate en droit social. J’ai particulièrement aimé le contentieux prud’homal : une procédure orale, vivante, où la manière de présenter les choses compte autant que le fond juridique. Et puis, le droit social est une matière très humaine et très complète : on y croise des questions de droit pénal, de droit administratif, de droit des étrangers, de protection sociale… J’ai vu qu’on pouvait exercer ce métier autrement : avec du télétravail, une vraie bienveillance dans l’équipe, des horaires corrects, et des valeurs humaines partagées. VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires Je conseillerais à quelqu’un qui veut rejoindre LeKbinet d’avoir l’esprit d’équipe, de la curiosité, de l’autonomie. Ici, l’humain compte autant que le juridique. L’envie d’échanger, de progresser ensemble est essentielle. Si je pouvais parler à moi-même avant de commencer ce stage, je me dirais : fais-toi confiance. On n’est jamais seul, même si on est autonome. Et ce stage est une opportunité de grandir, pas un examen à passer. 🧾 Bruits de couloir – Cabinet Le Kbinet (Paris) 🟦 Présentation du cabinet Ville : Paris Spécialités : Droit social, Droit pénal Taille : 6 personnes (2 associées, 4 collaborateurs) Structure : Cabinet à deux pôles (social & pénal) fondé en septembre 2023 Dossiers connus : Affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang (partie civile), défense de l'association Les Enfants d'Argus Engagement : Défense des salariés et employeurs en droit social, défense pénale (parties civiles et pénal des affaires) Reconnus pour : Leur engagement humain et professionnel La transversalité entre droit social et pénal Leur classement 5 étoiles en droit pénal général et droit pénal des affaires par Le Point Comment as-tu obtenu ce stage ? “J’avais déjà travaillé avec Maître Sophie Elias en alternance et en CDI. La continuité logique de notre collaboration dans la nouvelle structure.” Relation de confiance établie avant la création du cabinet. Pas de candidature classique. Processus de recrutement du cabinet Le Kbinet “Pas d'entretien formel. Mon arrivée dans la nouvelle structure était une évidence après nos années de travail ensemble.” Pas de test ni d'étapes formelles. Suite naturelle d'une collaboration réussie. Process d'onboarding au cabinet Le Kbinet “J’ai été chaleureusement accueillie. On m'a présenté tous les outils, les méthodes, les plannings...” Intégration fluide, chaleureuse et structurée malgré la création récente du cabinet. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Le Kbinet Utilisation d'outils classiques pour le droit social et pénal. Importance de la pédagogie et de la transmission pour maîtriser l'outil juridique dans la pratique quotidienne. Ambiance de travail au cabinet Le Kbinet Conviviale – Chill – Chaleureuse “On commence la journée autour de la machine à café. L'ambiance est à la fois professionnelle et humaine.” Soutien constant malgré une exigence élevée. Respect du rythme de chacun. Culture du progrès du cabinet Le Kbinet “On m’a confié très rapidement des dossiers entiers, des rendez-vous clients, et même la possibilité de plaider.” Autonomie responsabilisante, encadrement souple mais présent, valorisation de l'initiative et accompagnement constant. “Même en étant autonome, je savais que je pouvais poser toutes mes questions sans crainte.” Suivi et accompagnement Suivi naturel basé sur la confiance et l'envie de transmission. Feedbacks réguliers sans formalisme lourd. Avantages du cabinet Le Kbinet Suivi individualisé Télétravail possible Points réguliers pour équilibrer charge de travail et bien-être Vie d’équipe animée : déjeuners, anniversaires, Secret Santa 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style : Coach, mentor, intégratif 🔹 Niveau d’autonomie : élevé, encadré avec bienveillance 🔹 Bienveillance perçue : constante et sincère 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ? Oui, sans hésitation
- [Interview] Juriste RGPD : « On devient des psychopathes de la protection des données »
Orientation > Métiers juridiques En quoi consiste le métier de juriste RGPD ? Quelles sont les études (masters) à suivre pour exercer cette profession ? Combien gagne un juriste RGPD ? Alyssa Guezo, juriste en droit des affaires et référente RGPD, nous répond pour mieux découvrir cette profession. Missions, avantages, inconvénients, débouchés, clichés… Découvrez tout ! Sommaire : Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? Combien gagne un juriste RGPD ? Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre RGPD et cybersécurité ? Quel est le rôle du DPO par rapport à celui du juriste RGPD ? Est-ce qu'il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Clichés sur les juristes RGPD Bonjour Alyssa ! Alors, peux-tu nous dire qui tu es et comment tu es devenue juriste RGPD ? A.G : « Depuis septembre 2024, j’occupe le poste de juriste en droit des affaires et référente RGPD Groupe d’une entreprise d’envergure internationale. » C’est quoi le RGPD ? A.G. : « Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est un texte règlementaire entré en vigueur le 25 mai 2018 au sein de l'Union européenne. Son objectif est d’harmoniser les règles en matière de traitement des données à caractère personnel dans l’ensemble de l’Union européenne. » Ok, merci ! Ce sera plus clair pour nos pépins qui découvrent ce domaine. Reprenons ta présentation ! A. G. : « En février 2023, dans le cadre de mon M2, j’ai effectué un stage d’un mois dans une entreprise IT à Paris dans le 10ᵉ, lequel m’a permis d’acquérir des connaissances plus approfondies sur le droit du numérique et les contrats IT. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réellement découvrir et à me pencher davantage sur le RGPD, notamment au travers du MOOC de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Puis, j’ai enchaîné par un deuxième stage de 4 mois et demi, également une entreprise IT, du côté de Strasbourg, cette fois-ci, qui s’est soldé par 2 CDD, par la suite. J’étais alors juriste d’entreprise, donc généraliste. Je crois que je touchais pratiquement à tout, du droit de l’immobilier (10 %), à du droit de la propriété intellectuelle (10 %), en passant nécessairement par la case droit des contrats (40 %). J’avais une partie RGPD qui m’était dédiée et qui représentait 40 % de mes tâches quotidiennes. Le poste occupé pendant cette période a profondément changé ma vision du RGPD, car j’appliquais de manière très concrète le texte (mise à jour de fiches de registre, mise à jour et création de procédures internes, sensibilisation de collaborateurs au RGPD, etc.). Une passion s’est alors véritablement créée. Et depuis, disons que j’ai toujours eu 2 casquettes : une casquette juriste droit des affaires et une casquette juriste spécialisée en RGPD. » D’accord ! Et si tu devais nous résumer pourquoi tu as choisi cette branche du droit et pas une autre, tu dirais quoi ? A.G. : « Sachant qu’il s’agit pour moi d’une mission en plus de ma casquette de juriste d’affaires, je trouve cette branche particulièrement fascinante aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle. Dans le monde de l’entreprise, c’est la conformité du Groupe qui va m’intéresser et me stimuler. Nous intervenons sur des sujets et auprès de divers départements (ex : jeux concours, sites internet, gestion de la sous-traitance, RH, marketing, équipe IT, etc.). Mon objectif principal est tant la protection des données personnelles que le Groupe traite (qu’il s’agisse des personnes concernées internes ou externes au Groupe) que d’éviter les sanctions douloureuses de la CNIL. À titre informatif, le RGPD prévoit des sanctions pouvant s’élever jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros. Dans la vie personnelle et à titre d’exemples, lorsque la demande de consentement a commencé à émerger pour la mise en place de cookies sur le navigateur des utilisateurs (en gros, sur nos ordinateurs), j’avais tendance à accepter sans connaître les impacts sur ma vie privée. Depuis que je suis juriste spécialisée dans le RGPD, je fais partie de ces relous qui refusent systématiquement. Déso pour ceux qui en ont besoin pour leurs stats. Cela ne veut pas dire que lorsque l’on n’est pas juriste, nous ne pouvons pas comprendre les enjeux. Tout le monde a un intérêt à connaître ses droits en matière RGPD. Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Un juriste RGPD est une personne qui s’assure que les données personnelles collectées et traitées par une entreprise le sont dans le respect de la législation. C’est un véritable couteau-suisse ! Tu confirmes Alyssa ? A.G. : « Oui ! Le métier de juriste RGPD est très varié dans ses tâches puisqu’il intervient auprès de plusieurs services différents. » Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? A.G. : « Les missions sont très variées. En voici quelques exemples : Scruter nos sites internet (politique de confidentialité, politique de cookies/les cookies en place, CGV, etc.) ; Faire partie de la boucle pour les jeux concours pour assurer leur conformité ; Informer les personnes qu’un traitement implique leurs données personnelles ; Participer à des audits internes des différents services traitant des données personnelles de personnes internes ou externes au Groupe ; Intégrer les gestions de crise en cas de violation de données personnelles pour déterminer s’il est nécessaire de la déclarer à l’autorité de contrôle française (la CNIL pour les intimes) – nous disposons de 72 h à compter de la prise de connaissance de la violation pour la déclarer – voire informer les personnes concernées le cas échéant ; Mettre à jour et/ou créer des procédures internes (gestion de la sous-traitance, exercice de droits d’une personne concernée, fiches de registre, etc.) ; Mettre à jour et/ou créer des fiches de registre (ces fiches permettent de cartographier l’ensemble des traitements réalisés dans l’entreprise, connaître les mesures de sécurité mises en œuvre, etc.) ; Répondre aux exercices de droit des personnes concernées et solliciter les services concernés par un ou plusieurs traitements impliquant ces personnes ; Rédiger, négocier et mettre à jour les clauses RGPD et/ou les accords de sous-traitance (il peut y en avoir 2, voire 3 si nous sommes responsables de traitement [celui qui détermine les finalités et les moyens de traitement], sous-traitant [celui qui va traiter les données pour le compte du responsable de traitement] ou co- responsables de traitement [si nous sommes au minimum 2 à déterminer les finalités et les moyens d’un ou plusieurs traitements que nous allons réaliser ensemble] ; Sensibiliser et former les départements au RGPD (Powerpoint, quiz, etc.). Si je devais continuer, je ne m’arrêterais plus, donc je préfère m’en tenir à cela. » Et si tu devais résumer ton travail en tant que juriste RGPD à ta grand-mère, tu dirais quoi ? A.G. : « Tu vois Mémé, quand tu rencontres quelqu’un, tu dis ton prénom, ton âge… ce sont des “données personnelles”. Je m’assure que les personnes qui obtiennent des informations sur moi ou sur quiconque en fassent bon usage, nous permettent d’exercer nos droits, et les suppriment quand ce n’est plus nécessaire. » Quel impact ont les évolutions technologiques (IA, cookies, nouvelles régulations) sur ton métier ? Quel est ton quotidien ? A.G. : « Cela demande une vigilance accrue et une veille juridique constante. Tu as à peine le temps de lire le texte européen sur l’AI Act que, la seconde d’après, un autre texte fait son apparition, par exemple. Il faut être constamment à jour, anticiper la manière dont il faut être en conformité (sachant que je connais très peu d’entreprises 100 % conformes au RGPD, donc je te laisse deviner les stats pour les autres règlements européens qui sont entrés en vigueur ou qui doivent l’être dans les mois à venir et le niveau de conformité des entreprises, notamment en matière cyber). C’est pour cela qu’être juriste RGPD est aussi stimulant et challengeant. On ne s’ennuie jamais ! » Combien gagne un juriste RGPD ? En France, le salaire mensuel moyen d’un juriste RGPD se situe entre 4 069 € et 4 146 € brut. Cette moyenne a été calculée à partir de plus de 70 000 offres d’emplois actives et il peut varier selon le lieu d’exercice (ville, région), selon la taille de l’entreprise, mais aussi selon l’expérience du juriste. À l’année, un juriste RGPD gagne environ entre 48 828 € et 49 752 € (source : Jooble). Néanmoins, pour davantage de précisions, il est intéressant de lire les résultats d’enquête de rémunération, comme celles de l’AFJE et du Cercle Montesquieu. Par exemple, celle de 2025 mentionne une rémunération médiane de 60 000 € brut/an pour un juriste RGPD. Quels sont les secteurs les plus rémunérateurs pour exercer cette profession ? A.G. : « Je pense que tous les secteurs le sont compte tenu de la nécessité d’avoir un DPO dans son entreprise aujourd’hui (si nous remplissons les critères du RGPD, bien sûr), mais les 3 secteurs qui sont effectivement les plus rémunérateurs seraient les suivants : la santé, les banques/ assurances et les prestataires de services informatiques en tous genres. » Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre le RGPD et la cybersécurité ? A.G. : « À mon sens, l’un va nécessairement découler de l’autre et sont donc intrinsèquement liés. Le RGPD est clair : il faut mettre en place des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer la protection des données personnelles. La cybersécurité est nécessaire à la garantie de la protection et la confidentialité des données personnelles et du système d’information au sens large, et cela passe par la mise en place de mesures de sécurité. Ainsi, si le RGPD n’impose pas explicitement de règles en matière de sécurité, les dispositions législatives et/ou réglementaires relatives à la cybersécurité vont permettre d’y répondre. Nous pouvons donc retrouver ce schéma entre le juriste RGPD et l’équipe informatique comme vu plus haut. Ils se complètent ! » Quel est le rôle du DPO par rapport à celui de juriste RGPD ? Peut-on être les deux à la fois ? A.G. : « Le rôle occupé est le même. Il n’y a de différence que le nom… Et le DPO est déclaré à la CNIL alors que le juriste RGPD ne l’est pas nécessairement ! En revanche, il est vrai que certains métiers ne sont pas compatibles avec la fonction de DPO qui impose une certaine indépendance. À titre d’exemple, une fonction à responsabilité telle que Directeur général ou Responsable RH est incompatible avec la fonction de DPO puisqu’il y a un risque de conflit d’intérêts. » Est-ce qu’il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? A.G. : « Pas nécessairement, mais il faut un minimum de connaissances dans ce secteur pour ne pas être largué. Sinon, nous avons toujours les équipes métiers, notamment IT / Data ou autres qui vont nous permettre de développer nos compétences dans le secteur. C’est ainsi que je me suis formée dans ce milieu, quand bien même je n’aurais “jamais” le même niveau de compétences et de connaissances qu’eux, ce qui est normal. J’aurais toujours besoin des équipes pour m’aider à exercer mon métier de façon optimale. Il est à noter qu’un DPO ne peut pas travailler seul. Il a nécessairement besoin de toutes les équipes clés. Pourquoi ? Car elles collectent et traitent des données pour réaliser ses tâches, et chaque département a besoin d’être formé, sensibilisé sur les sujets RGPD pour être prêt en cas de violation de données personnelles, demande d’exercice de droits (droit d’accès, droit d’opposition à un traitement, etc.) et également en cas d’usurpation d’identité (ex : changement de RIB frauduleux, ou deepfake qui sont très à la mode en ce moment aux infos), par exemple. » Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Pour devenir juriste RGPD, il n’y a pas une voie unique, mais au contraire, de multiples parcours : vous pouvez préparer une licence en droit, puis un M1 et M2 en Droit du numérique et/ou protection des données ; mais vous pouvez aussi passer le DJCE (diplôme de juriste conseil d’entreprise). Et est-ce qu’il y a d’autres parcours permettant d’exercer ce métier ? Absolument ! Alyssa en est la preuve et elle témoigne. A.G. : « Je n’ai pas eu un parcours type qui me permettait de dessiner un avenir tout tracé pour devenir juriste spécialisée en RGPD et je doute qu’il y ait besoin de cela aujourd’hui. En effet, je pense que toute personne ayant un intérêt particulier pour le RGPD, pour l’informatique, ayant des connaissances solides en droit et ayant suivi une formation appropriée peut devenir juriste RGPD. Mais, je peux me tromper et j’en apprends tous les jours ! » Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? De nombreux masters permettent de devenir juriste RGPD et ils ont des parcours variés : Master Droit du numérique (classique) ; Master Droit du numérique, parcours Droit des données, des administrations numériques et des gouvernements ouverts (Sorbonne) ; Master Protection des données personnelles (Université Paris-Cité) ; Master Droit et activités numériques (Université Jean Moulin Lyon 3) ; Master Propriété intellectuelle et droit des affaires numériques, (Université Paris-Saclay), etc. Mais, encore une fois, vous pouvez aussi devenir juriste RGPD avec d’autres masters et d’autres mentions : si vous réalisez des stages dans ce domaine et si vous manifestez votre intérêt pour ces sujets, c’est possible. Et toi Alyssa, quel parcours universitaire as-tu suivi pour devenir juriste RGPD ? A.G. : « Pour ma part, j’ai effectué une licence de droit général à Assas (Paris 2). Puis, j’ai réalisé un Master 1 Droit de la santé à Paris 8 – Université Vincennes Saint-Denis, suivi d’un Master 2 Droit de la santé, numérique et IA dans la même université. » Droit de la santé ? Ce n’est pas le premier master auquel on pense pour faire ce métier, non ? A.G. : « Eh bien, qui dit santé, dit nécessairement données personnelles (qui sont ce que l’on appelle dans le jargon des “données sensibles”) ! En réalité, le texte du RGPD les considèrent comme des données “de catégories particulières” dont le traitement est, en principe, interdit, sauf dans des cas bien précis, tels que le recueil du consentement de la personne concernée ou encore dans les cas où le traitement de cette catégorie de données est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée par le traitement. Mais je ne suis pas là pour vous faire un cours sur la protection des données personnelles. Toutefois, si cette partie vous intéresse, je vous dirige vers l’article 9 du RGPD, ou le texte du RGPD dans son intégralité tout simplement. Cela peut toujours vous servir, notamment pour exercer vos droits, car oui, vous avez des droits sur vos données personnelles et là je vous renvoie aux articles 15 à 22 dudit texte et aux fiches thématiques de la CNIL qui sont très enrichissantes. » Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Il n’y a pas un nombre de stages précis à réaliser pour devenir juriste RGPD ; mais plus vous en réaliserez, plus vous aurez de l’expérience ! Vous développerez de nouvelles compétences, vous apprendrez la différence entre la théorie et la pratique, et vous découvrirez aussi ce que vous aimez et ce qui vous intéresse moins. Et toi, durant tes études, as-tu réalisé beaucoup de stages ? A.G. : « Comme évoqué plus haut, j’ai fait 2 stages pendant tout mon parcours universitaire. Fort heureusement, car ils ont été très révélateurs et formateurs. » As-tu trouvé que tes stages en RGPD étaient compliqués ? A.G. : « Oui et non. Le texte du RGPD peut être perçu comme simple et compliqué à la fois. Simple, parce que mine de rien, certains articles sont faciles à comprendre. En revanche, il peut être compliqué dans sa mise en application. Puisqu’en entreprise se pose un tas de questions sur la manière de mettre en œuvre le texte, par quoi commencer, les plans d’actions à mener, les outils utilisés ou à utiliser, etc. » Est-ce que tu penses qu’on peut exercer cette profession sans réaliser de stages ? A.G. : « Oui, les étudiants peuvent tout aussi bien arriver dans le monde du travail pour apprendre sur le tas (mais s’ils ont la possibilité de faire des stages, qu’ils en fassent !). J’en profite, par ailleurs, pour ajouter qu’il est dommage de ne pas voir de master en apprentissage dans cette filière novatrice. Peut-être qu’il en existe et que je n’en ai pas connaissance. Mais il s’agit d’un métier d’avenir qui mérite d’être pratiqué dès le master sous le statut d’alternant. » Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Il existe plusieurs MOOC pour se former au RGPD (gratuits et payants), comme l’atelier RGPD (CNIL) ou la Protection des données personnelles : le nouveau droit (FUN et CNAM). L’atelier RGPD permet par exemple de se former gratuitement en 6 semaines sur différentes thématiques, comme les notions clés du RGPD, les principes de la protection des données, le DPO et les outils de la conformité, mais aussi les responsabilités des acteurs. D’ailleurs, c’est ce MOOC que tu as suivi Alyssa, non ? Quel est ton avis dessus ? A.G. : « Oui ! Mon maître de stage m’avait expliqué l’application de celui-ci au sein des activités de l’entreprise. J’avais, bien entendu, des cours sur la protection des données personnelles. Quoi qu’il en soit, ce MOOC est vraiment un bon point de départ ! Notamment pour comprendre les enjeux, les risques et les conséquences qu'un mauvais traitement de données peut avoir sur nos données personnelles si nous ne sommes pas vigilants et alertes sur celles que nous transmettons. Il permet aussi de bien comprendre la protection que nous offre le RGPD lorsque la réglementation est effectivement bien suivie d'effet et mise en application en entreprise ou tout organisme public. À savoir que nous ne pouvons pas toujours faire ce que l'on veut avec nos données, comme les vendre, notamment. Les lois françaises encadrent et limitent nos droits sur celles-ci. Il ne s'agit pas de droits illimités. Mais là encore, ce sont des cas bien spécifiques. » Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Selon toi, quelles sont les qualités requises/les softs skills pour être juriste RGPD ? A.G. : « Faire preuve de patience, même de beaucoup de patience, de la rigueur, être au contact de divers services de l’entreprise (RH, IT, marketing, etc.) en essayant de comprendre leur fonctionnement et leurs problématiques, donc être à l’écoute, et toujours adapter son discours en fonction de son interlocuteur pour être compris de tous. D’une manière ou d’une autre, même si notre métier est d’être spécialisé en RGPD, le fait d’être constamment avec des départements différents nous ouvre l’esprit et nous aide à mieux les comprendre, et à essayer de mieux les accompagner en fonction de leurs besoins (même s’ils ne font clairement pas appel à nos services). » Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui veut exercer cette profession ? A.G. : « Faites des stages ! Je sais à quel point il est difficile de réaliser des stages lorsqu’en tant qu’étudiant, nous exerçons une activité salariée pour financer nos études à côté. Mais si vous en avez la possibilité, faites-en ! C’est formateur et révélateur. » Est-ce qu’il y a un film, une série, un livre ou des ressources sur ce métier que tu recommandes ? A.G. : « On va principalement parler de ressources et je vais n’en citer que 3, mais la liste peut être longue tellement ça devient de plus en plus un sujet d’actualités : CNIL ; AFCDP (Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personnel) ; NOYB. Autrement, vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn, des juristes spécialisés en RGPD et/ou DPO. Au choix ! » D'ailleurs, est-ce que vous nous suivez sur LinkedIn les pépins ? On republie des offres de stages, on partage des actualités... Ne manquez rien et suivez-nous ! Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Quelles sont les 3 choses que tu adores dans ta profession ? A.G. : « C’est un métier stimulant, polyvalent, car en contact avec les divers métiers du Groupe et challengeant. Je ne le dirai jamais assez, mais je ne crois pas qu’on ait vraiment l’occasion de s’ennuyer dans ce métier. » Inversement, quelles sont les 3 choses que tu détestes ? A.G. : « Je ne parlerai pas de choses que je déteste, car j’ai un level très élevé avant de dire que je déteste quelque chose. Mais je dirai : la réticence des équipes métiers qui te considèrent comme le juriste relou qui met son nez partout ; l’incompréhension de certaines personnes (“mais à quoi ça sert ? Ça fait des années que je fonctionne comme ça et ça fonctionne très bien” ou “ça fait plusieurs années que la boîte existe et que le RGPD est applicable et personne ne nous a sanctionné pour autant. Je pense qu’on peut considérer qu’on est immunisé, non ?”) ; ou encore le manque de reconnaissance (ce point commence à évoluer dans le bon sens ces derniers temps au sein des entreprises françaises, il n’y a qu’à voir les dernières analyses de la CNIL dans “Quels bénéfices économiques du DPO en entreprise ?” qui sont vraiment très motivantes). » Est-ce que ton métier te semble parfois répétitif ? A.G. : « Absolument pas. C’est ce qui fait la force de ce métier. Le simple fait d’être en contact avec plusieurs équipes métiers différentes permet de m’ouvrir sur d’autres aspects que le droit. Chaque jour, il peut y avoir des sujets similaires, mais toujours des sujets qui sortent du lot dont tu n’as pas la réponse dans l’immédiat et qui te permettent de sortir de ta zone de confort en faisant des recherches, comme tu effectuerais une recherche sur la dernière pièce rare pour ton dressing sur Vinted. » Clichés sur les juristes RGPD On a demandé à nos pépins quelques clichés sur ta profession… Peux-tu nous dire s’ils sont vrais ou faux ? « Les juristes RGPD sont des paranos des données personnelles » A.G. : « Vrai et faux à la fois. Vrai, parce qu’on devient à titre personnel des “psychopathes” de la protection de nos données personnelles dans notre vie de tous les jours (Oui, je refuse systématiquement de donner mon consentement aux cookies et oui, je me demande à quoi servent mes données lorsque je remplis un formulaire dont le maître mot n’est clairement pas la minimisation). Et faux, parce que je sais vivre sans penser tous les jours au RGPD. Au minimum 5 minutes par jour sur 24 h, oui oui ! » « Les juristes RGPD sont des geeks » A.G. : « Archi faux. En tout cas, pour ma part. Au contraire, je pense être davantage celle qui va saouler les geeks sur les données personnelles qu’ils vont fournir dans leurs jeux que l’inverse sur les données personnelles (une adresse IP est bien une donnée personnelle dès lors qu’il est possible de croiser cette donnée avec d’autres permettant de vous identifier). Mais il est vrai que j’ai toujours aimé jouer aux jeux vidéos même si je n’y joue plus depuis de nombreuses années. Mais cela est vraiment à titre personnel. Suis-je toujours une geek malgré tout ? » « Pour être juriste RGPD, il faut bien maîtriser l’informatique et les technologies numériques » A.G. : « Il faut surtout avoir des bases. Le juriste RGPD, y compris le DPO ne peut pas être un expert en tout. En revanche, il faut s’y intéresser un minimum pour être à jour des dernières actualités. Mais en tant que juriste RGPD, nous devons nous rapprocher des équipes informatiques calées en la matière pour nous aider à réaliser nos tâches. Par ailleurs, de plus en plus de personnes dont le métier est d’être informaticien deviennent des DPO. Et à ce moment-là, ils devront maîtriser le droit, notamment le RGPD et toutes les lois associées. En tout cas, rien n’est impossible. Mais la maîtrise du droit est essentielle dans l’exercice de cette fonction. » Article rédigé par Cassandre Thevin, Responsable éditorial Propos recueillis par Justine Georges, Master 1 Droit des Finances publiques
- 7 erreurs à éviter pour réussir vos débuts en entreprise
Métiers du droit > Recrutement Ça y est ! Après plusieurs années de formation théorique, c'est le grand saut dans le monde du travail ! Malheureusement, alors même que l'Université a pour objectif de former la nouvelle élite de juristes de notre Nation (on espère que c'est l'objectif, en tout cas, non ?!), beaucoup de jeunes talents essuient les plâtres en stage, en PPI, ou en alternance. Mais que nenni ! Pamplemousse vous donne les erreurs à éviter absolument si vous voulez devenir la star de votre bureau/barreau, dès vos premières expériences professionnelles. Sommaire : Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent ? N°1 : Ne pas adopter le bon mindset N°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant N°3 : Ne pas accepter les critiques constructives N°4 : Répéter ses erreurs sans progresser N°5 : Ne pas avoir une attitude professionnelle N°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail N°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Bravo à vous 🥳 ! En lisant cet article, vous ne ferez pas partie des 38 % des jeunes professionnels estimant que les informations reçues avant leur entrée sur le monde du travail étaient insuffisantes. (source : Étude Les jeunes et le travail : aspirations et désillusions des 16-30 ans - Institut Montaigne) Si vous lisez cet article, c'est que vous venez probablement de décrocher votre premier job ou stage dans une direction juridique d’entreprise, un cabinet d'avocats, un office de commissaire de justice, une étude de notaire ou bien peut-être encore dans une juridiction (le Conseil d’État poste parfois des offres sur sa page LinkedIn !). Si ce n’est pas le cas, vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour découvrir nos meilleurs tips pour décrocher un stage. Rattraper par la réalité Mais passé le premier jour, vous vous faites rattraper par la réalité (pas de musique dramatique pendant les instructions comme dans Alice Nevers) ! Eh oui, ça fait mal… Et de fait, il y a des gaffes à éviter pour réussir pleinement son intégration dans un cabinet d'avocats ou une direction juridique d'entreprise ! Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent à leur arrivée en entreprise ? Chaque année, des milieux de jeunes juristes intègrent pour la première fois un cabinet d'avocats, un service juridique d'entreprise ou une administration. Diplômés, motivés, souvent brillants (merci aux Fiches de droit Pamplemousse !)… et pourtant, beaucoup se heurtent de plein fouet à la réalité du terrain. Une transition rude Pourquoi ? Parce qu'en droit, la transition entre le monde universitaire et le monde professionnel est rude. À la fac, on vous demande de maîtriser le syllogisme, la compréhension arrêts, des qualifications juridiques et la méthode de la dissertation. En entreprise, on attend de vous des impératifs très concrets. Dans un rapport, le Forum Économique Mondial mentionnait par exemple 12 soft skills comme les plus demandées : autonomie capacité d'adaptation résolution de problèmes complexes esprit critique créativité management, esprit d'équipe intelligence émotionnelle jugement et prise de décision sens du service négociation flexibilité Cette liste a donc évolué, mais certaines compétences fondamentales perdurent. On ajouterait bien volontiers : proactivité, débrouillardise, écoute active, attitude positive (eh oui, ça se travaille !), compréhension des enjeux business… Bref, à part certaines, ce sont des compétences rarement (ou pas du tout !) travaillées en cours de droit, n'est-ce pas ? Des codes implicites Ce qui importe donc aussi pour réussir, c’est la connaissance des codes implicites du travail en équipe, des règles non écrites de la hiérarchie, et des exigences concrètes du métier. Résultat des courses : certains brillants étudiants se sentent perdus, inefficaces, voire illégitimes. Pourtant, ces erreurs sont évitables. Cet article vous dévoile les pièges classiques qui plombent l'entrée dans la vie pro… et surtout, comment les contourner pour réussir votre atterrissage sans turbulence. Il en va de bonheur au travail ! Erreur n°1 : Ne pas adopter le bon mindset en entreprise Ne pas avoir le bon état d'esprit est une erreur fatale lorsque vous commencez votre carrière juridique. Et ce, que ce soit en cabinet d'avocats, en administration, en étude de notaires, ou partout ailleurs. « D'après les centaines de retours que j'ai pu avoir de jeunes juristes, le bon état d'esprit apparaît comme un facteur essentiel de la réussite professionnelle. À quel point ce talent souhaite réussir et monter en compétences ? À quel point adoptera-t-il un état d'esprit positif, dans lequel chaque heure de sa vie sera une opportunité de grandir ? », explique Augustin Mercier, fondateur de ce magnifique site et du Barreau-mètre (classement bien-être des cabinets d’avocats). Qu'est-ce que le bon mindset ? Le mindset, c'est littéralement votre état d'esprit. Ce n'est pas seulement votre humeur ou votre motivation du lundi matin, mais la manière dont vous abordez votre travail, les erreurs commises, les difficultés rencontrées et votre propre progression. Dans le monde professionnel et tout particulièrement dans les environnements comme les cabinets d'avocats ou les services juridiques d'entreprise, on distingue deux grandes approches : Le fixed mindset : « Je suis bon ou mauvais, c'est comme ça. » (aka la larve) Le growth mindset : « Je ne sais pas encore faire, mais je vais apprendre. » (aka le renard) Vous devinez lequel est le plus utile ? (Indice : honnêtement, qui a envie d'être une larve ?) Pourquoi est-ce une erreur de ne pas avoir le bon mindset ? Ne pas travailler son état d’esprit est une erreur ! Parce qu'en entreprise, vous n'êtes pas recruté pour réciter vos cours de droit constitutionnel (en même temps, être payé pour différencier le régime parlementaire du régime présidentiel…). Pour preuve, 72 % des recruteurs considèrent que l’état d’esprit est plus important que les compétences techniques à l’embauche d’un jeune diplômé. (Source : Enquête Pôle emploi & APEC (2023), sur les attentes des employeurs vis-à-vis des jeunes actifs). On vous a engagé pour apporter de la valeur, apprendre vite et bien, être productif et vous adapter (et pas que… on vous dit tout plus bas). Votre maître de stage attend de vous que vous lui soyez utile. Mais encore faut-il être très à l'écoute pour rendre un travail à la hauteur de ses espérances (ou les dépasser !).Tout cela, ça passe par un état d’esprit positif, un état d’apprenant, sérieux et volontaire. Spoiler : vous N'ÊTES PAS Harvey Specter. Si vous attendez de tout savoir avant d'agir, si vous prenez mal la moindre remarque, vous risquez de vous fermer des portes… sans même vous en rendre compte. Eh oui, même si vous êtes là pour apprendre, les managers et les associés cherchent des talents : fiables et motivés ayant envie de progresser qui posent des questions en vue de bien faire qui prennent des initiatives qui acceptent les remarques (au-revoir la susceptibilité !) qui transforment un « je ne sais pas faire » en « je vais trouver une solution » Pensez à votre manager : si vous avez été engagé, vous spécifiquement (pas votre voisin), c'est qu'il espère que vous apportiez une plus-value à l'entreprise (c'est la contrepartie de votre formation). S'il voit que vous n'avez pas le bon état d'esprit et qu'il doit constamment être derrière vous, il pourrait vous percevoir comme une personne restée mentalement à la fac, sans réelle conscience des enjeux du monde professionnel. « S'agirait de grandir », comme dirait l'autre. PIRE : il pourrait interpréter votre manque de réaction comme un manque de motivation à servir l'entreprise… et regretter de vous avoir recruté. Toutefois, avant de parvenir à cette extrémité, il y a quand même des manières de se rattraper. Comment adopter le bon mindset ? Pour éviter cette erreur, il est capital d'oser… oser. Voici nos conseils pour adopter le bon mindset et faciliter votre entrée sur le marché du travail. 1. Soyez curieux ! Voyez chaque mission comme une opportunité d'apprendre, pas comme un examen. Par exemple, admettons que vous êtes juriste d'entreprise, chargé d'un contrat important avec une société américaine. Si vous ne parvenez pas à résoudre une question technique de fiscalité internationale… ce n'est pas grave ! Renseignez-vous, faites une veille sur le sujet, tâchez de comprendre le contexte, les intérêts de chaque partie, les enjeux juridiques et stratégiques. Le bon état d'esprit, c'est aussi prendre de la hauteur, du recul sur les choses Bref, soyez curieux et posez toutes les questions utiles.Et si vous faites une erreur, vous aurez appris quelque chose ! 💡 Astuce pratique : Pensez à solliciter votre manager (sinon un collègue senior) pour un point régulier. Bonus : vous pouvez même créer une fiche-mémo sur un sujet qui a pu vous bloquer pour les futures nouvelles recrues ! 2. Cherchez par vous-même, mais osez demander : Le bon état d'esprit, ce n'est pas l'isolement, c'est la curiosité. Commencez par essayer de trouver la solution par vos propres moyens. Mais si vous n'y arrivez pas, n'hésitez pas à échanger avec l'intelligence artificielle de la structure, solliciter un camarade ou un collaborateur de votre département. Harceler votre manager sur des points qu'il a déjà abordés plusieurs fois = ❌ Poser à votre manager (après recherches) une question claire en montrant que vous avez cherché la solution = ✅ 3. Acceptez de vous tromper et que tout ne soit pas parfait… En entreprise, on ne recherche pas des juristes imparfaits rendant leurs travaux dans les délais, que des virtuoses névrosés incompris visant l'excellence éternelle… mais ratant la deadline. Il est naturel de faire des erreurs, surtout dans les premiers En gros : mieux vaut être vous que Kurt Cobain (au passage, on ne vous souhaite pas d'être rongé par la drogue). Mais attention, vous devez vous donner à 200 % sur chaque mission et placer la barre le plus haut possible pour satisfaire les attentes. Ainsi, vous n'aurez aucun regret et c'est comme cela que vous progresserez. « C'était pendant un stage en TA… J'étais très stressée à l'idée de faire des erreurs. Donc, je posais TOUT le temps des questions pour des petits détails. Je rendais dingue mon maître de stage, il voulait que je prenne des initiatives : que je relise spontanément des documents, que je lance une recherche juridique… bref, que je cherche moi-même. En observant les autres, j'ai compris que le bon état d'esprit, c'était d'oser. J'ai commencé à prendre des initiatives, même imparfaites, et c'est là que tout a changé ! J'ai compris qu'un supérieur préfère corriger une erreur que devoir tout dicter. Tenter, se tromper, apprendre : c'est ça qu'on attend de vous. », Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant Pour réussir votre entrée dans la vie professionnelle et dans votre nouvelle entreprise, il est bien utile d'adopter la culture de celle-ci. Et NON, on ne vise pas simplement la décoration de l'open space ou les afters du jeudi soir. C'est quoi, exactement, « la culture d'entreprise » ? La culture d'entreprise, ou de l’entreprise, c'est l'ensemble des codes implicites, des valeurs partagées, des habitudes, des modes de communication qui font fonctionner une entreprise. C'est ce qui explique pourquoi, dans un cabinet d'avocats, vous serez en principe invités à ne jamais dire « je ne sais pas » mais « je regarde et je reviens vers vous ». C'est aussi ce qui fait qu'on met un costume 3 pièces pour aller travailler ou au contraire qu'on débarque en jean-baskets… ou encore qu'on reste en pyjama (qui est habillé à 8 heures pétantes en télétravail ? → c'est une blague, habillez-vous proprement, même en télétravail). Pourquoi c'est une erreur de ne pas l'adopter Ne pas adopter la culture de l’entreprise, c'est risquer de passer à côté de l'essentiel : la bonne intégration. Si vous ne respectez pas les codes, vous risquez rapidement d'être perçu comme « pas aligné », voire comme un élément perturbateur, même si vous êtes compétent. Dans le cabinet d’affaires Bruzzo Dubucq par exemple, c’est cravate pour les hommes et tailleur pour les femmes. Pour ce cabinet, la tenue vestimentaire doit renvoyer une image d’exigence côté clients. Le saviez-vous ? Les études en psychologie organisationnelle montrent que les personnes qui s'intègrent bien culturellement sont plus vite promues, mieux évaluées, et moins souvent mises à l'écart (Harvard Business Review, 2021). À l'inverse, un bon profil technique mais « hors culture » aura du mal à inspirer confiance ou à collaborer efficacement. Même si vous êtes brillant, motivé et bosseur, si vous ignorez les codes, vous pouvez vite paraître « à côté de la plaque ». Pensez à votre manager : Il vous observe débarquer comme un OVNI dans l’open space. Vous tutoyez tout le monde, vous débarquez en jogging et vous envoyez un email « Cc Chef » à l’associé senior. Il se dit quoi ? Que vous êtes brillant ? Non ! Que vous n’avez pas capté les codes et que vous ne pourrez donc pas écrire à un client tout seul. En droit, où les hiérarchies sont souvent marquées, ne pas capter le ton à adopter avec un associé, ou prendre la parole au mauvais moment en réunion, peut vous coller une image peu flatteuse… sans que personne ne vous le dise. « Un jour, lors d'une réunion avec des associés, j'ai cru bien faire en partageant une idée trop tôt (pendant la présentation d'un collègue). Il y a eu un long silence juste après, et tout le monde s'est mis à me fixer ! J'étais tellement gêné, j'avais envie de disparaître… C'est là que j'ai compris que dans le monde de l'entreprise, bien choisir son moment est quasi, voire plus important que ce que l'on dit. Depuis, je m'efforce d'être plus attentif avant de prendre la parole, et mes interventions sont bien mieux accueillies. » témoigne Léonard, juriste en entreprise. Et ça, c'est le piège : la culture d'entreprise est rarement écrite noir sur blanc. C'est à vous de la déchiffrer (ou de demander à vos pairs !). Pas de panique si vous vous sentez décalé au début ! Rome ne s'est pas faite en un jour (ou sinon la Loi des XII tables serait un peu bancale). C'est donc la raison pour laquelle nous vous avons concocté un petit mode d'emploi ci-dessous. 3) Comment m'imprégner efficacement de la culture de mon cabinet ou étude ? Être capable d'adopter les codes fait partie des soft skills. C'est quelque chose qui peut ne pas être inné, mais on va vous donner quelques clés ci-dessous. 1. Observez activement : Pour adopter la culture d'entreprise, observez activement : comment les autres communiquent qui parle à qui quels sont les horaires et les habitudes de travail (pauses, par exemple) comment les décisions sont prises est-ce qu’on doit mettre tout le monde en copie quelles règles suivre… Et repérez les non-dits : le dress-code les horaires officieux la présence fortement recommandé à certains évènements (afters, dîners…) 💡 Créez une page Word/Notion/Google Docs/ce que vous voulez ou un petit carnet et notez tout ce que vous apprenez ! 2. Adaptez votre langage au contexte et aux personnes : Pour embrace la culture de l'entreprise, il est essentiel d'adapter le langage au contexte et aux personnes avec qui vous échangez. Le tout est de trouver le juste ton : email formel avec les clients, interventions mesurées en réunion face aux associés, message Teams léger avec votre collègue, etc. Règle n°1 : Dans le doute, vouvoyez (c'est l'usage lorsque l'on ne connaît pas une personne !) . Il sera toujours temps d'ajuster après, lorsque vous connaîtrez mieux vos collègues et votre manager. Et dans tous les cas, respectez les bases les plus élémentaires de la politesse : vous voulez être perçu comme quelqu'un d'adapté à l'entreprise et de confiance. « En licence, j'ai effectué un stage dans un cabinet d'avocats au Conseil. Le premier jour, j'ai simplement dit « bonjour » aux associés, de manière détendue, comme à la fac. J'ai tout de suite senti des regards un peu froids, sans comprendre pourquoi. Plus tard, j'ai découvert qu'il en fait dire « Bonjour Maître » ou « Bonjour Monsieur », en signe de respect et de reconnaissance de leur statut. Sur le moment, je ne le savais pas, mais ça m'a fait passer pour un petit jeune un peu irrespectueux. J'ai compris à quel point il était important de s'adapter à la culture et aux codes de l'entreprise, notamment dans la manière de s'exprimer. », témoigne Romain, étudiant en M2 de droit des Finances publiques. 3. Posez des questions intelligentes : Poser de bonnes questions montre que vous avez sincèrement envie de comprendre (et donc de vous intégrer) : « Comment ça se passe généralement quand… ? » « Qu'est-ce qui est mal vu ? » « Comment et quand aller poser une question à Me Dupont ? » Erreur n°3 : Ne pas accepter les critiques constructives Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel de savoir accepter les critiques. Eh oui, les critiques sont utiles pour progresser, mais encore faut-il les écouter, les comprendre et les prendre en compte… C'est ce qui fait vraiment la différence ! 1) C'est quoi, « accepter la critique » ? Accepter la critique, c'est entendre un retour (parfois sec), le comprendre et surtout le transformer en opportunité de mieux faire. Ne rien prendre personnellement C'est donc savoir différencier la remise en question du travail rendu, de la remise en question de votre personne : quand on critique votre recherche juridique, cela ne veut pas dire que vous êtes un incapable. Seulement que CETTE recherche n'a pas été à la hauteur (et vous devez tout faire pour savoir pourquoi !). Et c'est une compétence aussi importante que votre maîtrise de Lexis360. 2) Pourquoi c'est une erreur de mal le vivre (ou de faire semblant de rien) ? Parce que dans le monde du travail, la critique (autant positive que négative/constructive) fait partie du job. Elle permet de progresser ! Et tant mieux : c'est ce que vous cherchez ! Et vous-même avez été formé à la faculté pour avoir un avis critique sur tout (même à propos du lancer de nains, c'est dire…). Partez du principe que votre travail sera TOUJOURS remis en question. Car rien n'est jamais parfait. Votre mémoire, votre analyse, votre contrat : tout est fait pour être lu, relu, questionné, amélioré… Et c'est totalement normal. En cabinet d'avocats, vous allez parfois plancher 3h sur la rédaction d'un contrat… qu'on va réécrire en 10 minutes (enfin pas quand même, parce que c'est compliqué les histoires de joint-venture). Ce n'est pas pour vous blesser (sauf si votre boss est vraiment sadique), mais pour vous faire comprendre que le milieu juridique nécessite un certain niveau d'exigence, bien différent de celui de la faculté. Pensez à votre manager : Il vous fait une remarque sur une note juridique pas claire. Et vous ? Vous vous vexez, vous vous justifiez, voire, vous boudez (true story). De son côté, il se dit que ce n’est pas de la critique qu’il vous faut, mais un service après-vente émotionnel. Et ça, ce n’était pas sur la fiche de poste… Refuser les remarques, c'est envoyer le signal inconscient que vous préférez votre ego à votre évolution. 43 % des salariés très impliqués reçoivent des feedbacks au moins une fois par semaine, contre 18 % des salariés peu impliqués. Mal accueillir une critique en faisant l'autruche, en se justifiant trop vite, ou en la prenant personnellement peut vite envoyer de mauvais signaux : manque de recul manque d'ouverture manque de maturité professionnelle Et dans un cabinet d'avocats, ça peut fermer des portes (tout doucement, mais quand même). 3) Comment apprendre à gérer la critique comme un pro ? 1. Respirez et écoutez jusqu'au bout : Quand vous sentez que vos émotions prennent le dessus lors d'une remarque de votre manager, il est fortement conseillé de prendre une grande respiration. Ne jamais réagir à chaud À chaud, on réagit toujours mal. Il s’agit de reprendre le contrôle de ses émotions. Souvenez-vous, même si le ton est sec, il y a souvent un fond utile ! ⚠️Il y a des limites dans la façon qu'a votre boss de vous parler et de faire du feedback. Respect et humanité doivent être de mise. Si vous ne vous sentez pas respecté, cela peut être une bonne idée d'en parler avec lui pour lui expliquer ce que vous ressentez.“Chez Pamplemousse, nous militons pour des relations plus saines, moins toxiques. Les enjeux liés au chiffre d’affaires, à la trésorerie, au développement, à l’humain et j’en passe, créent du stress. Et ce stress peut impacter le management, qui est d’ailleurs un exercice très compliqué pour la plupart des gens. Mais personne n’a le droit de mal parler à quiconque. Si cela arrivait, ouvrez le dialogue pour expliquer que vous avez besoin d’un management humain et bienveillant pour grandir” « Au début de ma carrière, les critiques me déstabilisaient fréquemment. J'avais tendance à les prendre personnellement et à réagir de manière défensive. Cependant, j'ai rapidement compris que les retours sont souvent une occasion d'apprendre et de grandir vite, surtout en sortie d'école où on a finalement que peu d'idée de ce qui nous attend. », témoigne Claire, attachée territoriale. En somme, si vous vous sentez vexé, attendez avant de réagir. Essayez de faire autre chose pendant une heure, le temps de vous calmer, puis relisez la remarque à tête reposée. Ne prenez rien personnellement et growth mindset oblige, transformez la critique en opportunité de grandir ! 2. Demandez des précisions ! Ex. : « Qu'est-ce qui aurait pu mieux fonctionner selon vous ? » → ça montre que vous êtes dans une posture d'apprentissage. 3. Notez les critiques récurrentes : Noter ce qui vous est souvent reproché est du pain béni pour vous améliorer rapidement ! Mettez-les à l'écrit sur un post-it collé à votre ordinateur, ainsi, vous les aurez sous les yeux et vous ne pourrez pas les ignorer ! 4. Pensez à remercier : Il est important de remercier ! Par exemple : Imaginons qu'un manager vous dise : « Votre mail n'était pas clair. » Mauvaise réaction : « Moi, je le trouvais très clair. » → Clac, cela ferme la porte. Bonne réaction : « Merci pour votre retour. Je vais relire avec votre regard en tête. Est-ce qu'il y avait un passage en particulier qui posait problème ? » → Pas besoin d’en faire des tartines… Vous montrez votre volonté d'apprendre et votre maturité. Erreur n°4 : Répéter ses erreurs sans progresser Une autre erreur à ne pas faire quand vous démarrez votre carrière, c'est de répéter une erreur. 1) C'est quoi « apprendre de ses erreurs » ? Faire une erreur, c'est humain et normal quand on débute. Mais ne pas en tirer de leçon, c'est une perte de chance d'être meilleur (on est là pour ça, non ?) . Et de fait, c'est un peu le mal de la génération ! Le saviez-vous ? Une enquête de Major, Lindsey & Africa révèle que 45 % des jeunes associés en droit jugent que leur formation à l'école de droit ne les a pas préparés aux défis professionnels, notamment en termes de compétences pratiques (analyse d'erreurs, gestion post-échec…). Apprendre de ses erreurs, c'est être capable de reconnaître que l'on s'est trompé, d'analyser pourquoi, puis de faire en sorte que ça ne se reproduise pas. Et dans les métiers du droit, où chaque virgule peut avoir un impact, c'est un atout de choc ! 2) Pourquoi c'est une erreur… de ne pas aimer ses erreurs ? Ne pas retirer de conséquences de ses erreurs semble tentant, mais en réalité cela équivaut à se tirer une balle dans le pied… Cela risque de bloquer votre progression… et peut en prime agacer votre encadrant. D’autant qu'en entreprise, vous allez forcément vous planter (spoiler : ça arrive à tout le monde) : mauvaise rédaction oubli d'un détail interprétation bancale mauvaise jurisprudence loi plus en vigueur L'erreur en elle-même n'est donc pas grave en soi, mais ce qui compte, c'est votre réaction après coup… Et là, vous avez 4 options : Tenir compte de l'erreur : « oups, j'ai fait une bourde ! Pourquoi est-ce que ça s'est produit ? » Ignorer l'erreur : « Bof au pire ça passe » L'enterrer sous le tapis : « une erreur, quelle erreur ? » Accuser le contexte : « je n'avais pas le bon modèle » Ce que recherchent les recruteurs et les associés, ce ne sont pas des juristes parfaits, mais des juristes fiables, qui apprennent vite, et qui tirent profit de leurs expériences (même les ratées). Pensez à votre manager : Il a pris du temps pour vous expliquer pourquoi telle clause ne convenait pas. Il vous a même donné un exemple. Mais deux jours plus tard, vous refaites la même boulette. Pour lui, c’est comme relire le même épisode en boucle : frustrant. Il ne veut pas un disque rayé. Il veut un juriste qui apprend vite. À l'inverse, les juristes arrogants qui se reposent sur leurs lauriers parce qu'ils ont fait un LLM à Harvard, eh bien, c'est un no-go pour la plupart des cabinets. En bref, le laurier, c'est bien dans le civet de mamie, mais ce n'est pas top en oreiller… 3) Comment retirer le meilleur de vos erreurs en pratique ? 1. Gardez une trace de ce que vous devez améliorer : Il est nécessaire d'en garder une trace écrite, pas pour vous culpabiliser, mais pour vous en rappeler pour la prochaine fois ! → Transformez chaque fail en checklist : un oubli dans un contrat ? Faites-vous une liste pour la prochaine fois (clauses, vérification du droit en vigueur…) 2. Demandez un retour clair : Demander un retour clair et efficace à votre boss, c'est LA chose à faire pour faire mieux et lui montrer que vous n'êtes pas là pour enfiler des perles. « Vous pouvez m'expliquer ce qui posait problème exactement ? » → si vous ne comprenez pas l'erreur, vous ne pourrez pas la corriger. Et en prime, ça montre que vous intégrez ce que l'on exige de vous ! 3. Partagez ce que vous avez compris : Partager ce que vous avez compris permet d'envoyer un message clair → vous prenez conscience de votre erreur et vous intégrez ce que l'on attend de vous ! « OK, je vois ce que j'aurais dû faire, je corrige comme ça » = manager rassuré = crise de nerfs évitée = dodo tranquille Erreur n°5 : Ne pas adopter une attitude professionnelle Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel d'adopter rapidement les codes du monde professionnel. Les retards répétés, les tenues inadaptées, une familiarité excessive ou un langage trop relâché peuvent vous décrédibiliser. Même si l'ambiance est détendue, un cadre reste un cadre. 1. C'est quoi, avoir une « attitude professionnelle » ? Avoir une attitude professionnelle, ce n'est pas juste arriver à l'heure au travail et dire bonjour. C'est bien marquer la frontière entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle. Et adopter, là encore, la posture attendue. → En somme, ça revient à faire en sorte que votre attitude soit en phase avec votre environnement de travail. L'entreprise est un monde à part (eh oui, on n’est plus en amphi !), vous ne pouvez pas forcément vous y comporter comme avec vos amis ! Vous devez inspirer : confiance crédibilité respect Et ce, même quand vous n'avez que 22 ans et que votre maman vous repasse encore vos chemises… Dans le monde juridique (mais pas que !), cela veut dire : être ponctuel, être soigné dans votre présentation, être poli avec tout le monde (oui, même Muriel l'assistante aigrie du service contentieux) respecter les délais, ne pas laisser de courriels sans réponse (le ghosting, c'est vraiment nul) communiquer (à imprimer pour mettre sur votre frigo) Bref, c'est se comporter comme quelqu'un sur qui l'on peut compter, sans qu'on ait à vous le rappeler. 2. Pourquoi c'est une erreur de zapper ce niveau d'exigence ? Parce que dans les cabinets, études ou directions juridiques, votre attitude professionnelle compte autant que vos compétences techniques. Ce soft skill est fondamental. Souvenez-vous : « la forme, c'est le fond qui remonte à la surface » (Victor Hugo, rien que ça). Cela vaut autant pour une dissertation que pour vous… Vous pouvez être un crack du droit fiscal, si vous coupez la parole à tout le monde, que vous bâillez en réunion, ou encore que vous vous mettez une énorme cuite en séminaire, eh bien ça va coincer ! Pensez à votre manager : Vous arrivez en retard, vous oubliez de répondre aux mails, vous balancez des « tranquille fréro » dans les couloirs. Résultat ? Même si vous êtes sympa, il pourrait vous confier un peu moins de missions importantes. Parce qu’avant de vous faire confiance sur du droit, il doit pouvoir vous faire confiance… tout court. L'attitude professionnelle, c'est le socle de la confiance. C'est ce qui fait qu'on vous donne plus de responsabilités, qu'on vous garde à la fin de votre stage, ou qu'on vous recommande. Et ça, c'est un peu (beaucoup ?) votre goal ! 3. Comment adopter une attitude professionnelle dès le départ ? 1. Soignez votre communication : À l'écrit comme à l'oral, mettez les formes ! Efforcez-vous donc d'être clair, poli et sobre avec TOUT le monde, de l'hôtesse d'accueil au grand patron. Un email de 3 lignes peut faire (ou défaire) une réputation… 2. Respectez les engagements : Le respect des engagements, c'est la base ! Vous n'êtes plus un apprenti-juriste : vous êtes considéré comme un adulte, peut-être pas totalement abouti, mais responsable de ses actes malgré tout (oui, même si vous avez laissé mourir toutes vos plantes vertes). Car tout ce que vous faites a des répercussions sur l’entreprise. Si vous dites que vous rendez une note à 16 h, arrangez-vous pour la rendre à 16 h. Ou sinon, prévenez ! N'attendez pas que votre manager vienne vous chercher… ça pourrait l'agacer. 3. Gérez votre stress avec dignité : Il est normal d'être stressé ! Pas besoin de cacher que vous galérez, mais évitez les débordements d'émotion au bureau. Petites techniques si vous sentez que vous ne pouvez pas vous retenir : Essayez de vous isoler 5 minutes Buvez un peu (de l'eau of course) Prenez de longues inspirations Passez-vous les mains sous l'eau glacée ! Si vous notez que c'est récurrent, parlez à votre manager ! Vous pourrez ainsi essayer d'élaborer des stratégies pour voir comment éviter ce genre d'épisode et les gérer au mieux ! Sinon, vous pouvez aussi consulter notre article sur les techniques de relaxation, qui restent pertinentes des bancs de la fac à ceux des open-space. 4. Restez pro avec tout le monde : Il faut conserver une attitude professionnelle même avec la personne avec qui vous avez déjeuné trois fois. En entreprise, il faut savoir s'adapter, les rôles changent vite. « J'étais en stage au ministère des Armées. On déjeunait entre jeunes stagiaires, mais à côté, il y avait la table de nos chefs. On était en train d'avoir un débat assez polémique…J'ai expliqué mon point de vue et il y a eu un silence (tellement long).Mes chefs avaient tout entendu…Je partais du principe que nous étions entre jeunes et que la pause-déj était une pause sans le formalisme. Mais NON ! Même si on connaît très bien nos chefs, qu'on a l'impression de s'être rapprochés, ça reste le monde pro, il faut conserver une certaine retenue et ne pas trop dévoiler ses avis ou sa vie. », témoigne Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail Si vous voulez réussir votre arrivée dans le monde professionnel, il n'y a rien de plus risqué que de s'enfoncer en silence dans ses difficultés. Quand vous débutez dans le monde pro, il est normal de ne pas tout maîtriser. Ne pas demander d'aide par peur de mal faire ou de déranger peut vite vous mettre en échec. Pourquoi est-il important de savoir demander de l'aide ? Dans le monde pro, et surtout dans le milieu juridique, on valorise souvent les profils autonomes et autodidactes. Résultat : beaucoup de jeunes diplômés pensent qu'ils doivent tout gérer seuls, tout comprendre du premier coup, et surtout ne jamais avouer qu'ils sont perdus. Sauf que voilà : tout le monde est déjà passé par là (même si certains ont tendance à l'oublier). En réalité, quand vous débarquez dans le monde professionnel, entre des procédures floues, des logiciels que vous ne connaissez pas et des consignes données à moitié entre deux cafés, il est tout à fait naturel de vous sentir dépassé ! Ce qui n'est pas normal, c'est de faire semblant de gérer… jusqu'à l'erreur évitable ou l'overdose de Xanax… Pourquoi est-ce une vraie erreur de se taire ? Ne pas demander d'aide peut sembler courageux ou humble. Oui, c'est vrai, vous essayez de vous débrouiller seul (et c'est un bon point). Mais en réalité, c'est souvent contre-productif : Vous bloquez plus longtemps / vous perdez du temps Vous avancez à tâtons Vous rendez un travail hors sujet Vous perdez la confiance de votre encadrant. Pensez à votre manager : Il vous confie une mission. Vous lui dites que c’est clair, mais vous galérez en silence pendant trois jours. Le rendu ? Hors sujet. Il ne sait pas si vous êtes trop timide, trop fier ou juste désorganisé… mais il sait qu’il ne peut pas vous laisser seul sur des dossiers importants. Au contraire, demander de l'aide au bon moment montre que vous êtes pro : vous vous connaissez vous savez évaluer la situation vous savez reconnaître un blocage vous êtes solution-oriented Et dans les structures juridiques, où le rythme est soutenu et les attentes élevées, cette capacité à alerter intelligemment est très appréciée. Toutefois, il y a quand même une mesure à avoir ! ✅ Comment demander de l'aide sans passer pour un boulet ? 1. Analysez votre blocage avant de demander : Tâchez d'essayer de comprendre ce qui vous bloque ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas exactement ? Avez-vous vraiment essayé de résoudre votre blocage ? Êtes-vous allé voir vos pairs ? Avez-vous demandé de l'aide à votre intelligence artificielle préférée ? Avez-vous épluché la documentation disponible sur votre sujet (doctrine, articles…) ? 2. Soyez précis (vous gagnerez en crédibilité) : Dites précisément à votre manager le point qui vous empêche d'avancer. Au lieu d'aller illico vous jeter en pleurs à ses pieds, dites : « J'ai relu l'article 1245 du Code civil sur la responsabilité civile, je crois comprendre que l'élément fautif doit être prouvé par la victime, mais je bloque sur l'application des présomptions de faute dans ce cas spécifique. » 3. Choisissez le bon moment et la bonne personne : Parfois, un collègue junior (comme vous) sera plus disponible qu'un associé débordé, et peut même se montrer plus pédagogue (bah oui, quitte à être dans la même jungle, autant s'entraider !). « Un jour, en stage en cabinet, je me suis retrouvée bloquée sur une question très technique mêlant droit bancaire et droit européen. L'associé référent, complètement absorbé par un dossier stratégique, n'était pas disponible. Au lieu d'attendre, j'ai sollicité une autre stagiaire qui travaillait sur un sujet similaire. Elle avait déjà fait face à cette problématique et m'a vraiment aidé à y voir plus clair ! J'ai réalisé qu'entre stagiaires, on peut être tout aussi efficaces, voire plus pédagogues que des seniors débordés… » témoigne Angela, étudiante en M2 de droit public de l’économie. Bonus : On se répète, mais pensez à noter la réponse ! Cela évite de demander la même chose deux jours plus tard. Erreur n°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Le manque de hauteur et d’adaptation sont des erreurs à éviter lors de ses premiers mois en entreprise. Maîtriser le droit, c'est bien. Mais c'est en le mettant au service du réel que l'on devient un vrai professionnel. C'est quoi, « rester dans votre bulle juridique » ? C'est croire que votre job consiste uniquement à « faire du droit », au sens strict. Vous rédigez, vous analysez, vous citez des arrêts du TA de Douai… et vous pensez que c'est suffisant. Sauf que dans une entreprise (cabinet, étude, office, direction juridique), le droit n'est jamais une fin en soi : c'est un outil au service d'une stratégie, d'un client, d'un projet plus large. Le saviez-vous ? Le Baromètre des juristes d'entreprise révèle ainsi que les juristes sont de plus en plus impliqués en amont des opérations de l'entreprise avec 88 % des répondants estimant être consultés sur de grandes opérations. Cela indique une évolution vers un rôle plus stratégique, nécessitant une collaboration étroite avec d'autres départements. Et de fait, rester dans votre bulle, c'est oublier la réalité terrain, les contraintes économiques, les objectifs de croissance, le facteur humain. C'est débiter des bribes théoriques alors qu'on attend une prise de position claire. Pourquoi c'est une erreur quand vous débutez ? Parce que le monde professionnel ne fonctionne pas en cours magistraux. Pensez à votre manager et à votre client : Votre boss attend de vous une solution simple pour un client. Vous lui rendez un exposé doctrinal de 12 pages avec les décisions de la Cour de cassation sur les 10 dernières années concernant votre sujet. Il ne veut pas repasser le CRFPA. Il veut une réponse exploitable, compréhensible et adaptée au terrain. Si vous ne sortez pas de votre logique purement juridique, vous risquez de : Rédiger des notes trop théoriques, pas exploitables… On ne fait pas un exposé sur l'application de la nouvelle réforme en droit du travail : on est dans la vraie vie, on veut savoir si on peut requalifier un contrat de travail ! De mal comprendre les attentes réelles de votre manager ou client ; De vous couper des autres équipes (compta, marketing, RH…), qui ne parlent pas « droit » mais attendent que vous les aidiez à prendre des décisions Et surtout, vous passez à côté d'une qualité très recherchée chez les jeunes juristes : la capacité à traduire le droit en conseils clairs, utiles et concrets. Comment élargir votre vision en pratique ? 1. Posez des questions : Posez des questions business : Vous êtes dans un cas pratique, mais en version réelle : « À quoi sert cette clause ? Qu'est-ce que le client attend vraiment ? Quelles contraintes avons-nous ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les risques ? Quelle est la tendance réglementaire ? », etc. 2. Faites l'effort de vulgariser Si vous expliquez une règle à un client, pensez à la manière dont vous la raconteriez à un non-juriste (utilisez des métaphores, écartez-vous des termes juridiques trop pointus…). Exemple l'action paulienne : (aka le cauchemar des étudiants) Version juriste = « L'action paulienne est une action en droit des obligations et des sûretés reposant sur l'article 1167 du Code civil. Elle permet de contester un acte frauduleux lorsque le créancier prouve qu'il est lésé par cet acte et que ce dernier a été réalisé avec la connaissance de la fraude. L'objectif est de rétablir les droits du créancier en annulant l'acte en question et en réintégrant les biens dans le patrimoine du débiteur… » (Même nous, on ne comprend pas à la première lecture, mais on va quand même hocher la tête pour faire bonne figure). Version accessible au commun des mortels = « L'action paulienne est un recours que l'on utilise quand quelqu'un essaie de cacher ou de dissimuler son argent ou ses biens pour éviter de payer ses dettes. Ainsi, si une personne vend sa maison à un prix dérisoire pour la protéger des créanciers, on peut demander au juge d'annuler cette vente. L'idée, c'est de protéger les créanciers en annulant des actes faits dans l'intention de frauder. » 3. Travaillez avec les autres services : N'hésitez pas à collaborer avec les autres services, en un mot : Sortez de votre bulle juridique ! Il y a tout un monde dehors (si si), une entreprise, c'est un tout. Allez à la rencontre de vos collègues pour comprendre comment ils intègrent des conseils de droit. 💡 Vous pouvez tenter une socialisation pendant la pause déj, a priori vos collègues ne vous mangeront pas, tout accaparés qu'ils seront par leur repas. Bonus testé et approuvé pour les plus timides → faites des cookies, apportez-les au bureau, ça les appâtera (personne ne résiste au chocolat), et vous n'aurez même pas de premier pas à faire ! 4. Lisez autre chose que des codes : Intéressez-vous au secteur d'activité des clients, à leurs enjeux, au contexte économique et autres courbes vacillantes qui font naître des débats houleux pendant les réunions de famille, la petite prune de fin de repas n'aidant pas… Vous devez comprendre dans quoi votre rôle de juriste s'imbrique dans quelle dynamique d'entreprise (croissance…). Pour ce faire, il est impératif de suivre l'actualité : Abonnez-vous à des grands journaux (Le Monde, Le Figaro, Le Point…) À des comptes insta commentant l'actualité (Pamplemousse, Hugo décrypte) Créez-vous des Google Alerts sur le thème « conjoncture économique » ou « secteur aéronautique en France » (si vous travaillez chez Airbus par exemple), etc. Bref, vous avez l'embarras du choix pour vous cultiver ! Vous voulez éviter ces erreurs et réussir vos premiers pas dans la vie pro ? Chez Pamplemousse, on vous accompagne dès la L1 jusqu'au premier job. Et si vous voulez aller plus loin, abonnez-vous à notre newsletter (lien tout en bas !) : bons plans, conseils juridiques, opportunités… tout pour booster votre carrière. Check rapide à imprimer : êtes-vous prêt à entrer dans la vie pro ? [ ] J'adopte une posture proactive [ ] Je demande de l'aide quand je suis bloqué [ ] Je m'imprègne de la culture de l'entreprise [ ] Je prends en compte les critiques sans me vexer [ ] Je me relis pour ne pas refaire deux fois la même erreur [ ] J'adopte une attitude professionnelle [ ] Je ne perds pas de temps sur des détails inutiles [ ] Je suis curieux, je vais parler aux autres services [ ] Je fais le point sur les attentes dès le début Justine Georges
- Salaires : Top 11 des métiers du droit qui gagnent le plus en 2026
Orientation > Métiers juridiques Quels sont les métiers du droit qui ont les plus gros salaires ? Juristes, Avocats, notaires, commissaires de justice, magistrats… ces professions juridiques sont aussi connues que leur rémunération est inconnue ! Mais qui gagne le plus dans le milieu du droit ? Voici les métiers qui offrent les meilleures rémunérations ainsi que la formation pour y arriver. Sommaire : 1. Les greffiers de tribunal de commerce 2. Les notaires 3. Les administrateurs judiciaires 4. Les avocats en droit des affaires 5. Les commissaires de justice 6. Les directeurs juridiques 7. Les procureurs 8. Les magistrats 9. Les avocats fiscalistes 10. Les commissaire de police 11. Les juristes Il existe de nombreux métiers du droit, en voici une liste avec les formations et études nécessaires, les missions du quotidien, avantages et inconvénients, salaires, évolutions, débouchés, clichés et la difficulté d’accès. 🚩 Disclaimer : il existe de fortes disparités de salaires au sein de la branche juridique (un juriste peut gagner le SMIC alors qu’un notaire plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois). Aussi, au sein même d’une profession, comme les avocats par exemple, nous pouvons trouver de grosses différences de rémunération, d’une spécialité à l’autre notamment, et selon s'ils sont collaborateurs ou associés du cabinet. Il en va de même en fonction de la séniorité : le débutant gagnera moins d'argent qu'un praticien expérimenté. Enfin, il s’agit d’une moyenne de salaire sur des données collectées au bon vouloir des répondants. (Attention spoiler) Le greffier de tribunal de commerce, placé en haut du classement, pourrait moins gagner qu’un avocat associé en M&A d’un cabinet anglo-saxon. Ce classement est donc intéressant d’un point de vue rémunération mais il est là à titre indicatif : Équilibre de vie personnelle/professionnelle : quel est le nombre d’heures en réalité travaillées ? ; Quelle est la pénibilité du travail ? ; Quel investissement financier a été réalisé pour pouvoir exercer ? (l’achat d’une étude par exemple) ; Les salaires bruts correspondent à l'argent gagné avant paiement des impôts et charges. À titre d’exemple, un avocat doit souvent payer près de 50% de charges. Avant de choisir un métier, posez-vous les bonnes questions ! Demandez-vous quelles sont vos appétences et comment vous imaginez votre futur. Avec des enfants rapidement ? Avec des responsabilités (et donc du stress) ? Avec quels rythme et train de vie ? Souhaitez-vous de la sécurité du salarié ou préférez-vous être libéral et profiter d'un peu d'indépendance ? Souhaitez-vous travailler en équipe ou plutôt seul ? Pour un patron ou pour vous ? Bien que l’argent ne fasse pas le bonheur, il y contribue un peu... mais jamais assez quand ce qu’on fait ne nous plaît pas. Nous avons profité de cet article pour vous donner la formation des métiers concernés et leurs évolutions. Tableau récapitulatif classant les métiers du droit par salaire 1. Les greffiers de tribunal de commerce 👨⚖️Le greffier de tribunal de commerce est le premier de ce classement des métiers du droit les mieux payés France. Le salaire des greffiers de tribunal de commerce Le salaire mensuel moyen d'un greffier de tribunal de commerce est à 30 000 euros nets, environ. Oui oui, vous ne révez pas ! Par an, cela fait une rente de... petit calcul de juriste doué avec les chiffres, en cours... 360 000€ nets dans la poche pour eux ! Une vraie disparité par rapport à leurs confrères greffiers fonctionnaires rattachés auprès de l'ordre judiciaire et de l'ordre administratif qui, eux, gagnent beaucoup moins. Pourquoi une telle disparité ? du fait de leur monopole sur cette juridiction d'exception ; le greffier de tribunal de commerce doit verser une indemnité importante à l'Etat en début de carrière (ce qu'on appelle la "charge de greffier de tribunal de commerce", d'environ 2,6 années de bénéfices) ; le montant de ces coûts est donc répercuté sur les tarifs de ses actes Les missions des greffiers de tribunal de commerce 👨⚖️ Le greffier du tribunal de commerce est une professionnel libérale, à l'inverse des greffiers des tribunaux civils et de cours d'appel qui ont un statut de fonctionnaire. 📌 Selon l'article L. 741-1 du Code de commerce, les greffiers au tribunal de commerce ont un double statut : En tant qu’officier public, il assure, au nom de l’État l'authenticité des actes ressortant de sa compétence ; En tant qu'officier ministériel, le greffier au tribunal de commerce participe pour les particuliers à l'exécution de certains actes, et pour les juges, à la préparation et l'exécution de leurs décisions. Les études pour devenir greffier de tribunal de commerce Le greffier du tribunal de commerce est nommé par arrêté du Garde des Sceaux. Pour accéder à la profession, il faut être titulaire d’un master 1 en droit, avoir réalisé un stage d'un an dans un greffe, puis être reçu à l'examen professionnel. ATTENTION : Le nombre de places offertes pour devenir greffier au tribunal de commerce est limité ! Pour la session 2022, le nombre de places a été fixé à 14. Aussi, il existe des Prépa permettant de préparer aux concours de greffier. 2. Les notaires 👨⚖️Le notaire est le second de ce classement des professions juridiques qui ont le plus de revenus. Le salaire des notaires Avec un revenu d'activité libérale moyen estimé à environ 222 521 € brut par an (source : Insee), les notaires sont les praticiens du droit qui gagnent le plus d'argent dans le secteur juridique après les greffiers de tribunal de commerce. 222 521 € de revenus d'activité brut par an correspond à un peu plus de 18 000 € par mois. C’est une belle somme ! Mais attention : "Avec les remboursements des emprunts, les cotisations sociales, les salaires et autres charges, ce revenu n'est pas ce que je gagne à la fin du mois !" tempère une notaire associée parisienne à Pamplemousse Magazine. "Rappelons aussi qu'il a fallu acheter la charge d'une étude qui varie de quelques centaines de milliers d'euros à plusieurs millions selon l'endroit et l'activité de celle-ci" ajoute-t-elle. "Moi qui suis récemment diplômée et aujourd'hui salariée dans une étude de notariat, je gagne 2 250€ nets par mois" explique Julie, qui ambitionne d'avoir sa propre étude un jour. Me Basseville, notaire associé à Orléans reste flou dans son interview : "Donner un chiffre est compliqué, car tout dépend de l’activité et de la taille de l’Office, donc de sa localisation, des spécialités exercées." (source : [Interview] Notaire « Le notaire agit comme un chef d'entreprise »). Et notons tout de même que les notaires les « moins bien payés » touchent en moyenne 75 000 € brut par an, soit environ 6 000 € par mois… et oui, rien que ça. Les missions des notaires Les notaires sont des officiers publics pouvant intervenir dans l’ensemble des domaines du droit. Ils sont nommés par le garde des Sceaux et à ce titre, ils doivent établir tous les actes et contrats auxquels on doit donner une authenticité. Leurs grandes responsabilités justifient en partie leur haute rémunération. 💪 Les notaires doivent faire preuve de : Rigueur ; Impartialité ; Pédagogie ; Discrétion. Les études pour devenir notaire : le DESN Pour devenir notaire, il faut effectuer le diplôme d'études supérieures de notariat, le DESN. Il s'agit d'une formation et d'un diplôme uniques, mis en place à compter de la rentrée universitaire 2024. Cette formation s'effectue sur 3 ans, sur une période de 3 cycles. Pour l'intégrer, il est nécessaire d'avoir un master en droit notarial délivré par un établissement signataire de la convention de l’arrêté du 5 juillet 2023 (relatif au diplôme d'études supérieures de notariat). À la suite de ces études, l’étudiant obtient le titre de « notaire stagiaire » dans un office notarial. Il peut ensuite devenir salarié d’un office notarial, associé ou titulaire de son propre office. S’il est titulaire de son propre office, il gagnera plus d’argent. 💡Bon à savoir : auparavant, il existait deux parcours pour se former au métier de notaire : La filière universitaire : diplôme supérieur du notariat durait 24 mois (accessible après un master droit notarial). La voie professionnelle : diplôme de notaire durait 31 mois (accessible après un master en droit). 🎓 C'est la réforme et le décret du 7 octobre 2022 (D. n°2022-1298, 7 oct. 2022, JO relatif au diplôme d'études supérieures de notariat), qui sont venus fusionner les 2 anciennes voies traditionnelles pour devenir notaire. Les possibilités d’évolution du notaire 📈 Après 4 ans d’expérience dans l’un des domaines reconnus de spécialisation, il a la possibilité de demander au CNEPN une certification : Conseil en organisation et gestion du patrimoine ; Droit de l'urbanisme et de l'environnement ; Droit rural et de l'entreprise agricole ; Droit de l'entreprise et des sociétés ; Droit international privé... ❤️ Le saviez-vous ? Un quart des notaires gagne quasiment le double de 250 000 euros par an ; 1/3 des Français consultent un notaire chaque année et 3,6 millions d'actes authentiques sont établis ; La « Loi Macron » qui a réformé la profession de notaire a permis l’installation de 700 nouveaux notaires en 2019-2020. 3. Les administrateurs judiciaires 🤵Les administrateurs judiciaires se situent en troisième place dans ce classement des métiers du droit qui gagnent le plus d’argent. Le salaire des administrateurs judiciaires Le salaire d'un administrateur judiciaire est de 200 000 € brut par an, soit 16 000 € par mois. Comme quoi, le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres (si jamais l'argent faisait le bonheur, bien sûr ; mais c'est un autre débat !). Les missions des administrateurs judiciaires 🕵️♀️ Ils sont nommés par le tribunal de commerce pour redresser les entreprises en grande difficulté, ce qui justifient là-aussi leur forte rémunération. Ils ont comme mission de contrôler les actes de l’entreprise ; Ils sont en charge de surveiller la gestion de l’entreprise ; À un niveau supérieur, l’administrateur peut jouer le rôle de co-gestionnaire avec le chef d’entreprise. 💪 Un administrateur judiciaire doit : Avoir une forte résistance au stress ; Savoir communiquer avec des interlocuteurs très variés ; Aussi, il doit posséder une expertise approfondie en termes de gestion comptable et de droit des entreprises ; Et maîtriser plusieurs langues étrangères. Les études pour devenir administrateur judiciaire : 📌 Il y a différentes conditions d’accès au métier d’administrateur judiciaire : Avoir un bac +4 en gestion, économie ou droit, un DESCF ou encore un DEC ; Avoir passé l'examen d’accès au stage professionnel (qui comprend huit épreuves écrites et une épreuve orale), avec 3 échecs maximum ; Réussir et accomplir un stage professionnel d’une durée de 3 ans minimum à 6 ans maximum ; Réussir l’examen professionnel d'aptitude aux fonctions de mandataire judiciaire ou d’administrateur judiciaire. Une dizaine de candidats sont reçus chaque année. Après la réussite de l’examen, l’étudiant deviendra administrateur judiciaire et son nom sera inscrit sur la liste établie par la Commission nationale d'inscription et de discipline. Les possibilités d’évolution d’un administrateur judiciaire L’administrateur peut, après plusieurs années, ouvrir son propre cabinet. ❤️ Le saviez-vous ? : Le territoire français recense environ 130 administrateurs judiciaires ; La densité nationale de ces professionnels libéraux est de 2 pour 1 million d'habitants, dans le département de Paris cette densité est 5,1 fois plus élevée ; Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d’élus, car le nombre de places à attribuer est géré par le tribunal. 4. Les avocats en droit des affaires 👨⚖️ Les avocats en droit des affaires arrivent à la 4e place de ce classement des métiers du droit les mieux payés. Le salaire d’un avocat en droit des affaires Le salaire des avocats d'affaires diffère selon le type de cabinets (les cabinet anglo-sxons payent plus) l'expérience, la spécialité (droit ds sociétés, droit fiscal, fusions-acquisitions...) et selon que l'avocat est collaborateur (il travaille pour le cabinet contre une rétrocession sur le chiffre d'affaires qu'il génère par la facturation qu'il réalise auprès des clients du cabinet) ou associé du cabinet. Le tarif et minimum de rétrocession d'honoraires de l'avocat (donc d'affaires) fixé et recommandé par l'UJA pour 2024 est de : 4 300€ HT pour la première année à Paris (moins en province) ; 4 700 €HT pour la seconde année à Paris. La rémunération des avocats d'affaires augmente très rapidement après plusieurs années d’expérience. Leur salaire peut atteindre les 150 000 € brut par an, soit 12 500 € par mois. Une jolie somme ! 💡Le petit conseil Pamplemousse : si vous débutez votre première année de collaboration, n’oubliez pas de provisionner ! L’argent qui arrive sur votre compte devra aussi servir à payer l’ensemble de vos impôts et charges le moment venu. Notre conseil est plus qu’utile car nous avons vu pas mal d’amis avocats dépenser sans compter pendant leurs premiers mois et se retrouver à devoir payer un gros montant sans pouvoir le faire !! Ennuis, stress et cheveux blancs garantis. Témoignage : "Je me souviens en sortant d'HEC Paris (+ Master 2 en fac de droit), mon ami Louis était payé en stage 5000€ dans un cabinet anglos-saxon (Sullivan & Cromwell) à Paris pendant que je l'étais à hauteur de 1500€ dans un cabinet français (CMS BFL). C'est lui qui payait les apéros !" dixit Augustin. Les missions d’un avocat en droit des affaires Les avocats en droit des affaires sont les avocats spécialistes qui gagnent le mieux leur vie. Évidemment, ce sont les associés des cabinets (ceux qui participent aux risques et aux bénéfices) qui ont les meilleures rémunérations. Au sein d’un même cabinet d’avocats, les avocats-collaborateurs qui travaillent pour eux gagnent moins d’argent. Fiscalité, Fusions-Acquisitions, propriété intellectuelle, droit des sociétés, le droit commercial, le droit économique, droit de la concurrence, droit de la distribution… Les avocats en droit des affaires sont spécialisés en matière de réglementation dans le milieu des sociétés. Ils doivent être en mesure de répondre à toutes les demandes de leurs entreprises clientes. Ils les conseillent et les défendent en matière de contentieux. 👀 Un avocat en droit des affaires doit notamment être : Stratège ; Bénéficier d’un bon esprit de synthèse et d’analyse ; Avoir un très bon relationnel ; Être organisé. Les études pour devenir avocat en droit des affaires 👩⚖️ Pour devenir avocat en droit des affaires, il faut : Avoir minimum un Master 1 en droit ou un diplôme équivalent ; Avoir obtenu le CAPA qui se prépare en 18 mois après avoir passé et réussi l’examen du CRFPA. Un avocat d’affaires peut se former davantage pour se spécialiser ou diversifier sa clientèle. Ou alors, il peut également intégrer des cabinets plus prestigieux. 5. Les commissaires de justice (ex-huissiers de justice) 👨💼La 6e place de ce classement revient aux *tadadadam* commissaires de justice, ex-huissiers de justice (depuis la fusion des huissiers de justice avec les commissaires-priseurs ; Ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016). Le salaire d’un commissaire de justice Un commissaire de justice salarié perçoit un salaire minimum de 4 140 € brut par mois, tandis qu'un commissaire de justice libéral gagne en moyenne 11 236 € brut mensuel. Pour devenir commissaire de justice libéral, il est nécessaire d'acheter une étude ou de devenir associé dans une étude existante avec d'autres commissaires de justice. L'acquisition d'une étude peut être très coûteuse, atteignant parfois plus d'un million d'euros. Pour financer cet investissement, les commissaires de justice doivent souvent contracter des emprunts qu'ils remboursent par la suite chaque mois. Si vous pensez que leur salaire n’est pas aussi énorme qu’on pourrait le croire, sachez qu’un quart des ex-huissiers touchent plus de 250 000 € par an. Les missions d’un commissaire de justice 🔎 Les missions des commissaires de justice sont principalement : D'établir et signifier certains actes (comme une assignation en justice, un acte de saisie-vente, une réquisition de la force publique dans le cadre d’une expulsion). D’exécuter les décisions de justice ; D’établir des actes authentiques. Ce sont des officiers publics ministériels qui exercent une profession libérale. ✨ Les commissaires de justice doivent posséder plusieurs qualités comme : Un bon sens du relationnel ; De bonnes notions en négociation ; Avoir de la diplomatie ; Savoir écouter ; Savoir s’adapter à toute situation ; Avoir de l'humilité ; Avoir une compréhension psychologique ; Travailler sous pression. Les études pour devenir commissaire de justice 1. Parcours classique Suivre des études de droit et valider un Master 1 en Droit afin d'acquérir des connaissances juridiques solides et transversales. 💡 La Team Pamplemousse vous recommande de suivre un Master Droit spécialisé en procédures civiles Une fois le Master 1 obtenu, il est nécessaire de trouver un stage rémunéré de 2 ans. Pendant cette période, le futur commissaire de justice suivra une formation dans un DFS (département de formation des stagiaires) de la Chambre des Huissiers, présent dans chaque région française. À l'issue du stage, il faut passer l'examen professionnel de commissaire de justice. Pour se préparer à cet examen difficile, il est recommandé de suivre des cours à distance à l'École nationale de procédure. L'examen se déroule en deux phases : une phase d'admissibilité et une phase d'admission. Ces épreuves visent à tester les connaissances juridiques du futur commissaire et sa capacité à réagir face à différentes situations. 2. Reconversion professionnelle : Il est également envisageable de devenir commissaire de justice après avoir travaillé dans une profession juridique similaire, comme avocat, notaire, juriste d'entreprise, etc. Dans ce cas, une reconversion professionnelle est entamée, et cela peut être suivi par la réussite de l'examen d'entrée à l'Institut de Formation des Commissaires de Justice (IFCJ). 3. Validation de l’expérience professionnelle : Les personnes ayant travaillé pendant plusieurs années en tant que clerc dans une étude juridique ont également la possibilité d'opter pour cette voie. La reconnaissance de leur expérience professionnelle peut leur permettre d'accéder directement à l'examen d'entrée de l'IFCJ. Les études pour devenir huissier de justice 👨💼 Pour pouvoir exercer le métier d’huissier de justice, il faut/fallait : Être français (comme beaucoup des métiers ici listés) et ne pas avoir subi de condamnations pénales ou disciplinaires non amnistiées, ni de faillite personnelle ; Être titulaire d’un Master 1 de droit (ou équivalent) ou d’un diplôme d’aptitude aux fonctions de notaires, de l'examen d'aptitude aux fonctions d'avoué, du diplôme de la faculté libre autonome et cogérée d'économie et de droit de Paris ; Accomplir un stage de 2 ans dans une étude d’huissier de justice ; Passer l’examen professionnel puis être nommé par le garde des Sceaux ; Une voie professionnelle est également ouverte. En parallèle de ses activités, l’huissier de justice peut exercer des activités secondaires comme agent d’assurances, administrateur d’immeubles... ❤️ Le saviez-vous ? Vous pouvez être un huissier de justice célèbre, comme Maitre Moya le fameux huissier de justice de Secret Story. 6. Les directeurs juridiques 👩💼Parce qu’ils sont à la tête de la direction juridique d’une entreprise et que beaucoup des risques reposent sur eux, les directeurs juridiques font partie des métiers les mieux payés. Le salaire d’un directeur juridique Ils gagnent en moyenne 98 183 € brut par an. Cela correspond à 8 181 € mensuel brut avant impôts. Néanmoins, leur rémunération varie en fonction de la taille de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. Les missions d’un directeur juridique 👀Le directeur juridique travaille au sein d’une entreprise et dirige une équipe de juristes qui défendent les intérêts de l’entreprise et s'occupent du juridique en interne. Il exerce une fonction de conseil ; Il instruit les dossiers en cas de contentieux judiciaire et intervient au cours des fusions, acquisitions et tout ce qui est relatif au droit du travail ; Il est le principal lien entre les acteurs juridiques externes et l’entreprise. 💪 Les directeurs juridiques doivent : Savoir s’adapter ; Être en mesure de répondre à un grand nombre de cas de figure ; Savoir conseiller ; Et faire preuve de diplomatie, de leadership et d’organisation notamment. Les études pour devenir directeur juridique Faire des études de droit ; L’idéal est d’avoir un Master en droit des affaires, droit des contrats, droit social ou une spécialisation en audit interne ; Il est également possible d’obtenir un diplôme de juriste-conseil d’entreprise (DJCE) ; Une double formation constitue un plus. Les possibilités d’évolution d’un directeur juridique 📈Le directeur juridique peut accéder à des postes de plus grandes responsabilités dans la direction d’entreprise (ce qui peut expliquer des différences de rémunération). Dans une PME, il pourra étendre ses compétences aux ressources humaines ; Il pourra devenir secrétaire général ; Dans un grand groupe, il pourra intégrer le comité de direction ou le comité exécutif. Il est également possible de s’installer en libéral : cabinet d’expertise comptable ou cabinet de conseils juridiques. Les procureurs de la République Le cinquième métier du droit le mieux payé en France est celui de procureur avec un salaire avoisonant les 6000€ nets/mois. Chef du parquet, il représente le ministère public devant toutes les juridictions judiciaires, dirige les enquêtes pénales et veille à l’application de la loi pénale. Il intervient sur information de la police et de la gendarmerie, des services de l’État ou à la suite d’une plainte. Le salaire des procureurs Les procureurs appartiennent au corps des magistrats et sont rémunérés sur la base d’une grille indiciaire d'État (appelé également traitement de base). Veuillez noter que le salaire d'un procureur varie selon son grade, son ancienneté et son lieu de travail et que vous pouvez ajouter à ces chiffres des primes et autres indemnités (astreintes, responsabilités...). Un procureur du tribunal d'instance à Paris (indice HEE) reçoit un salaire mensuel brut de 6 203,19 €. Un procureur général de la cour d'appel de Paris (indice HEF) gagne quant à lui environ 6 683,35 € bruts par mois. Pour des villes comme Lille, Bordeaux ou Toulouse, la rémunération brute annuelle d'un procureur (indice HEC) varie entre 5 451 € et 5 689 € par mois. Les procureurs de Marseille ou de Lyon (indice HED) touchent des salaires mensuels bruts allant de 5 689 € à 6 445 € suivant les échelons appliqués. Pourquoi ces écarts de salaire ? Les procureurs étant des fonctionnaires, leurs salaires sont donc fixés selon la grille de la fonction publique. Les écarts s’expliquent par : ✅ Le grade (il y a 3 et 8 échelons) et l’ancienneté : un procureur général perçoit une rémunération plus élevée. ✅ La localisation : Paris et les grandes métropoles offrent des salaires plus attractifs. ✅ Les indemnités : elles compensent les astreintes et la charge de travail importante. Les missions des procureurs Le procureur est chargé de l’action publique, c'est-à-dire qu'il décide des suites à donner aux infractions pénales. Ses missions incluent : Recevoir les plaintes et dénonciations et décider de l’orientation des procédures : classement sans suite, alternatives aux poursuites, ouverture d’une enquête... Superviser les enquêtes menées par la police et la gendarmerie. Requérir des peines devant le tribunal et défendre les intérêts de la société. Faire exécuter les décisions judiciaires, notamment en matière de sanctions pénales. Les études pour devenir procureur L’accès à la magistrature passe par l’École nationale de la magistrature (ENM). Il existe trois voies d’entrée : 1️⃣ Concours externe : ouvert aux titulaires d’un Master 1 en droit ou d’un diplôme de Sciences Po. 2️⃣ Concours interne : réservé aux fonctionnaires avec 4 ans d’expérience. 3️⃣ Troisième concours : accessible aux candidats avec 8 ans d’expérience professionnelle. Après réussite au concours, la formation dure 31 mois et comprend : 📌 Des stages pratiques dans différentes juridictions. 📌 Une spécialisation selon la fonction visée (juge d’instruction, procureur, etc.). 8. Les magistrats 👨💼Les bouches de la loi, autrement appelés les magistrats, arrivent en 8e position de ce classement des métiers du droit les mieux payés. Le salaire d’un magistrat Ils peuvent gagner jusqu’à 84 912 € brut par an, soit 7 976 € brut par mois (rémunération nette par mois hors prélèvement à la source). Les missions du magistrat 👀 Il existe deux types de magistrats : les magistrats du siège et les magistrats du parquet : Il est possible d’être magistrat du siège dans une grande quantité de domaines. Par exemple : juge d’instruction, juge d’application des peines, juge des enfants… Ils appliquent la loi en prenant des décisions. Les magistrats du parquet (ou procureur) ne rendent pas de jugements, mais représentent la société et ont pour mission de la défendre. Ils proposent l’application d’une peine pour les accusés. 💪 Pour exercer le métier de magistrat, il faut absolument être : Intègre ; Rigoureux ; Solide psychologiquement ; Indépendant. Les études pour devenir magistrat 👨🎓 Pour devenir magistrat, il faut être reçu au concours de l’École nationale de la magistrature (ENM) à Bordeaux. Ce concours est accessible pour : Les titulaires d’un master 1 de droit ou d’un diplôme d’IEP ; Les candidats fonctionnaires âgés de 48 ans et 5 mois maximum et ayant exercé 4 années de service public ; Les candidats âgés de 40 ans maximum et justifiant de 8 ans d’expérience en entreprise ou titulaire d’un mandat électoral. La formation dure 31 mois et le concours ne peut être passé que trois fois par candidat. Les possibilités d’évolution d’un magistrat Après des années d’expérience professionnelle, le magistrat pourra devenir vice-président ou président de tribunal, procureur de la République ou même travailler dans l’une des directions de l’administration centrale du ministère de la Justice. 9. Les avocats fiscalistes 👩💼Les avocats fiscalistes gagnent bien leur vie, ils sont 9e de ce classement des professions qui gagnent le plus dans le monde du droit. Le salaire d’un avocat fiscaliste Les avocats fiscalistes touchent environ 70 000 € brut par an, c’est-à-dire 5 800 € brut par mois, avant d’en rétribuer une partie à l’État français en impôts. Les missions d’un avocat fiscaliste 👀Les missions de l’avocat fiscaliste sont nombreuses. Il peut : Conseiller les entreprises sur les acquisitions, investissements, fusions ; Monter les dossiers financiers pour différents projets ; Aider à la rédaction de la déclaration d’impôt de clients ; Assurer la sécurité fiscale juridique pour les transactions et opérations de ses clients. 💪 L’avocat fiscaliste doit : Savoir conseiller ; Avoir de grandes connaissances en finance, comptabilité, droit ; Parler des langues étrangères ; Être rigoureux ; Être organisé ; Avoir une capacité d’adaptation élevée Avoir une bonne pédagogie. Les études pour devenir avocat fiscaliste 👩🎓Pour pouvoir exercer le métier d’avocat fiscaliste, il faut : Détenir un Master en droit fiscal ; Obtenir le CAPA après avoir réussi le CRFPA. Les possibilités d’évolution pour un avocat fiscaliste 📈Au cours de sa carrière, l’avocat fiscaliste peut : Devenir associé au sein d’un cabinet ; Ou intégrer une grande entreprise avec un poste à haute responsabilité. 10. Les commissaires de police Les commissaires de police prennent donc la 11e place de ce classement des métiers du droit qui payent le plus. Et pour preuve, ils gagnent entre 3393 et 6067€ net par mois, et peuvent gagner jusqu'à 8 340 € nets par mois en fin de carrière ! À la tête d’un commissariat ou d’une unité spécialisée, il dirige les opérations de sécurité et supervise les enquêtes judiciaires les plus complexes. Combien gagne un commissaire de police ? Le salaire du commissaire de police évolue selon l'ordre hiérarchique (grille indiciaire) et la région (Île-de-France vs hors Île-de-France) : Élève commissaire : 2 084 € nets/mois Commissaire stagiaire : 2 239 € nets/mois Commissaire de police : entre 3.393€ (1er échelon) et 6.067€ net Commissaire divisionnaire de police : entre 4.833€ et 7.260€ net, Commissaire général de police : entre 6.125€ et 8.340€ net (échelon HEA3, grade de commissaire général). Avantages spécifiques : Logement de fonction ou indemnité compensatrice Prime de résultats Compensation des astreintes et des heures supplémentaires En fin de carrière, d'après les données de la Police nationale, un commissaire peut gagner jusqu'à 8 340 € nets par mois. Pourquoi ce niveau de rémunération ? Le commissaire assume des responsabilités lourdes, avec une forte exposition aux risques et une disponibilité de tous les instants. Son salaire reflète : ✔️ La complexité des missions : maintien de l’ordre, lutte contre la criminalité, gestion de crises ✔️ Le niveau de responsabilité : encadrement de centaines d’agents ✔️ Les contraintes : astreintes fréquentes, stress des opérations sensibles Les missions d’un commissaire de police Le commissaire de police a un rôle essentiel dans notre cher pays ! Pour preuve, il assure la direction hiérarchique, fonctionnelle, organique et opérationnelle du service dont il a la charge. Il a autorité sur l’ensemble des personnes affectées dans l’unité qu’il dirige (il leur donne directives et instructions leur permettant d’assurer ou de faire exécuter les missions). Il définit les principes de l’action des services qu’il dirige, conformément aux orientations fixées sur le plan national, régional, départemental dans les domaines de compétence de sa direction. Autrement : Diriger un commissariat ou un service spécialisé (police judiciaire, renseignement…) Encadrer de grandes équipes et répartir les moyens humains et matériels Superviser les enquêtes criminelles complexes en lien avec les magistrats Intervenir sur les affaires médiatiques ou à haut risque Assurer la prévention et le maintien de l’ordre public Organiser la sécurité des événements sensibles (manifestations, grands rassemblements) Comment devenir commissaire de police ? L’accès se fait par un concours très sélectif, nécessitant : Un diplôme de niveau Bac+5 La nationalité française Un casier judiciaire vierge Une aptitude physique validée par des tests Formation : Après réussite du concours, la formation dure 22 mois à l’École Nationale Supérieure de la Police (ENSP), alternant cours théoriques et stages en immersion. Engagement obligatoire de 7 ans minimum au service de l’État. Évolutions de carrière Un commissaire peut gravir les échelons et accéder à des postes stratégiques : Commissaire divisionnaire (expérience requise) Commissaire général (haut grade de la police nationale) Spécialisation (police judiciaire, renseignement, cybercriminalité…) Postes à l’international (Interpol, Europol) Direction au ministère de l’Intérieur 11. Les juristes Les derniers de ce classement des métiers qui gagnent le plus dans le monde du droit sont les juristes, et ils gagnent déjà pas mal ! N.B. : il existe d'autres professions juridiques que celles présentées dans cet article. 👨⚖️ Les juristes peuvent gagner bonbon selon s'ils sont dans des grandes entreprises internationales ou non. Ils devaient faire partie de ce classement ! Le salaire d’un juriste Update Novembre 2025 : 53 921 € : salaire brut fixe moyen des juristes d'entreprise (+ 6,3 % par rapport à 2019), 71 875 € : salaire brut fixe moyen pour les responsables juridiques (+ 2,5 %), 130 329 € : salaire brut fixe moyen pour les directeurs juridiques (+ 1,5 %). (Source : AFJE/cercle Montesquieu) ) On estime à environ 30 000€ en début de carrière et 50 000€ brut par an le salaire moyen d’un juriste. Cela représente 2 500 € brut à 4 200€ par mois, avant impôts bien sûr. Mais attention, le salaire d’un juriste varie selon plusieurs facteurs, comme la taille de l’entreprise, l’expérience, la localisation géographique ou encore la spécialisation et du niveau de diplôme. Elodie, juriste chez France Télévisions en Droit du numérique et données personnelles, interviewée par la Team Pamplemousse, nous le confirmait : "il y a plusieurs choses à prendre en compte : la spécialité et le secteur, par exemple les spécialités droit des affaires et fiscal sont très bien payées, et l'obtention ou non du CAPA. Si vous l’avez, vous aurez un salaire plus élevé." Elle ajoute que l'expérience y joue aussi pour beaucoup. L'expérience L’expérience est un autre critère de variation du salaire des juristes en France. Voici un tableau qui peut vous éclairer concernant la variation du salaire d’un juriste selon son expérience. On voit que le juriste débutant gagne 30 000€ par mois, et peut gagner 40 000€ au bout de 10 ans. Ceci est une moyenne, et il existe des juristes expérimentés de grandes entreprises (par exemple, les juristes qui gèrent la partie juridique d'une ou plusieurs régions du monde, voire le directeur juridique Monde d'une entreprise) qui gagnent bien plus que ces chiffres. La localisation géographique La localisation géographique est aussi un critère qui fait varier le salaire des juristes. En effet, un juriste ne touchera pas les mêmes émoluments selon qu’il est établi en Province ou à Paris. On observe que les salaires des juristes parisiens sont - en moyenne, toujours - 20% plus élevés que les salaires des juristes des villes en régions. La taille de l'entreprise Comme on l’a dit plus haut, il faut également prendre en compte la taille de l’entreprise dans laquelle le professionnel est amené à travailler pour analyser le salaire d’un juriste. Les juristes d'entreprises qui génèrent les plus gros chiffres d'affaires. ontles capacités de mieux rémunérér leurs employés. Le juriste a souvent plus de responsabilités au sein de la société, ce qui justifie une plus grande somme qui rentre sur sur son compte en banque à la fin du mois. La spécialisation La spécialisation est également importante, pour identifier le salaire d’un juriste. Voici un tableau qui peut vous donner une idée du salaire qu’un juriste peut toucher selon son domaine de spécialité. Comme vous le voyez ici, le droit international, le droit de la concurrence, les NTIC, le droit de l'environnement et le droit des assurances semblent être des spécialités qui payent plus .À l'inverse, juriste en droit pénal, en droit social, ou en droit des sociétés semblent payer un peu moins. Attention de tout même, pour rappel, cela peut varier. enfonction de la conjoncture, des besoins sociétaux, des régions, de l'expérience, de l'entreprise... Les missions d’un juriste Généralement, le juriste exerce dans une entreprise et doit maîtriser plusieurs aspects du droit : propriété intellectuelle, droit de l’immobilier, droit social, etc. 👀 Il a un rôle de conseil, d’expertise et opérationnel. Il doit : Maîtriser le droit de l’entreprise, l’anglais, l’informatique ; Être rigoureux ; Avoir un bon relationnel, un bon esprit d’analyse et de synthèse ; Faire preuve de diplomatie, de pédagogie, mais aussi d’objectivité. C’est un spécialiste du droit. Ses compétences vont dépendre du secteur d’activité : il peut être spécialisé dans un domaine particulier ou être sollicité pour ses connaissances générales en droit (notamment dans les entreprises de petite taille). Les études pour devenir juriste Pour devenir juriste, il faut avoir obtenu une licence, un master 1 ou 2 de droit privé. Le juriste peut également passer le DJCE, faire une école de commerce, obtenir le CAPA ou avoir fait un institut d’administration des entreprises (IAE). Nul doute que ces étudiants sérieux ont su s'entourer des meilleurs outils (Fiches de droit, Guides, Flashcards juridiques) pour en arriver là. Les possibilités d’évolutions d’un juriste Au long de sa carrière, le juriste peut devenir responsable des ressources humaines ou consultant dans un cabinet d’avocats conseils. Les entreprises : environnement du juriste Le juriste sera amené à travailler dans les services juridiques des entreprises ou à titre indépendant en créant sa propre entreprise. Il s’assure que l’entreprise reste en conformité avec la loi. Dans un tel cadre, il est possible de travailler à l’étranger pour des clients internationaux. Les secteurs de prédilections d’un juriste sont : le luxe, la défense, la banque, le tourisme, l'ingénierie, mais aussi la santé. [VIDÉO] Les métiers du droit les mieux payés ❓ FAQ — Salaires dans le droit Quel est le métier du droit le mieux payé en France ? Le greffier de tribunal de commerce est le métier juridique le mieux rémunéré en France, avec un revenu mensuel net moyen d'environ 30 000 €, soit 360 000 € nets par an. Cette rémunération exceptionnelle s'explique par leur monopole sur les tribunaux de commerce et l'investissement initial important lié à l'achat de leur charge (environ 2,6 années de bénéfices). Combien gagne un notaire par mois ? Un notaire titulaire de son propre office gagne en moyenne 222 521 € brut par an, soit environ 18 500 € brut par mois (source : INSEE). Les notaires salariés débutants touchent en revanche environ 2 250 € nets par mois. Les notaires les moins bien rémunérés perçoivent tout de même 75 000 € brut par an minimum. Quel est le salaire d'un juriste d'entreprise en France ? Selon l'AFJE et le Cercle Montesquieu (données 2025), le salaire brut fixe moyen d'un juriste d'entreprise est de 53 921 €/an, celui d'un responsable juridique de 71 875 €/an, et celui d'un directeur juridique de 130 329 €/an. En début de carrière, un juriste gagne en moyenne 30 000 € brut annuel. Un avocat d'affaires gagne-t-il plus qu'un magistrat ? Oui, significativement. Un avocat en droit des affaires peut atteindre 150 000 € brut par an, voire davantage dans les cabinets anglo-saxons. Un magistrat gagne jusqu'à 84 912 € brut par an en fin de grille. La différence s'explique par le statut libéral de l'avocat versus le statut de fonctionnaire du magistrat. Quel diplôme faut-il pour accéder aux métiers du droit les mieux payés ? La plupart des métiers juridiques très rémunérateurs exigent au minimum un Master 1 en droit. Pour les avocats d'affaires ou fiscalistes, le CRFPA puis le CAPA sont indispensables. Pour les notaires, le DESN (Diplôme d'Études Supérieures de Notariat) est requis depuis 2024. Les administrateurs judiciaires doivent passer un examen professionnel très sélectif (environ 10 reçus par an). Les salaires dans le droit varient-ils selon la ville ? Oui. Les juristes parisiens gagnent en moyenne 20 % de plus que leurs homologues en région. Pour les magistrats et procureurs, la grille indiciaire prévoit également des écarts selon la localisation : un procureur à Paris perçoit environ 6 200 € brut mensuel contre 5 450 € dans d'autres métropoles.
- [CRFPA] 5 étapes pour bien choisir son IEJ
Orientation > Concours juridiques Bien choisir son IEJ pour réussir le CRFPA est une question posée par les candidats. Les Instituts d’études judiciaires sont évidemment différents de par leur taux de réussite, la qualité de leurs professeurs, leurs préparations écrites et orales, leurs tarifs... Voici comment bien choisir votre IEJ pour augmenter vos chances d’entrer à l’école d’avocats. ⚖️ Sommaire 📚 L’offre de formation des IEJ ✍️ La préparation IEJ au CRFPA ⚖️ Étape 1 : Distinguer le taux de réussite à l’admissibilité et le taux de réussite à l’admission 👩💼 Étape 2 : Analyser la plaquette de l’IEJ 💰 Étape 3 : Prendre soin de regarder les frais d'inscription à l'IEJ 🗣 Étape 4 : Se renseigner sur la pratique du Grand Oral 🏛 Étape 5 : Comprendre l’articulation IEJ/École des avocats L’offre de formation des IEJ 📚 Les IEJ préparent les étudiants aux différents concours et examens d’accès aux professions de la justice et de la police comme : l’examen d'entrée à l'Ecole des avocats (CRFPA) ; les concours d'accès à l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) ; les concours de commissaire de police et d’officier de police judiciaire ; les concours de Greffes ; les concours de Gardien de la Paix et Sous-officier de Gendarmerie. Pour autant, tous les IEJ ne préparent pas l’intégralité des concours. Par exemple, l’IEJ de Pau est un des seuls à proposer une préparation dédiée aux concours de greffier. L’IEJ de Reims vise, quant à lui, les concours de commissaire de police et d’officier de gendarmerie nationale. La préparation IEJ au CRFPA ✍️ L’inscription dans un IEJ est la condition sine qua non pour passer le CRFPA. La bonne nouvelle, c’est que l’intégralité des IEJ offre la possibilité de préparer cet examen. La moins bonne, c’est qu’il ne faut en retenir qu’un seul ! Certains IEJ ont une meilleure réputation, affichant un taux de réussite élevé. Tout du moins, c’est ce que révèlent quelques tableaux comparatifs sur le net (pour la session 2018). Notre grande enquête sur le CRFPA, elle, révélait quelques statistiques intéressantes sur les IEJ quant à leur place dans la préparation de l'examen, leur utilité, etc. Par exemple, en 2022, 58 % des répondants font confiance à l’Institut d’Études Judiciaires et 49,6 % de ceux ayant échoué à l’examen national, affirment qu’ils n’ont pas (ou quasiment jamais) assisté aux cours. De ce fait, de nombreux étudiants évitent leur IEJ « de rattachement » pour s’inscrire vers ceux qui affichent un meilleur taux de réussite au CRFPA. La manœuvre n’est pas surprenante (autant mettre toutes les chances de son côté !). Malheureusement, il ne suffit pas d’être inscrit à l’IEJ de Paris V Descartes (45 % de réussite - 2018) ou à l’IEJ de Cergy-Pontoise (41 % de réussite - 2018) pour briller au Grand O. Vous avez une liberté totale dans le choix de votre institut alors, profitez-en ! Étape 1 : Distinguer le taux de réussite à l’admissibilité et le taux de réussite à l’admission du CRFPA ⚖️ L’écart entre le taux d’admissibilité (réussite aux écrits) au CRFPA et le taux d’admission finale (incluant le Grand oral et l’épreuve de langue) sont parfois significatifs. Il arrive en effet qu’un taux d’admissibilité faible (engendré notamment par une correction sévère) laisse apparaître un taux d’admission élevé ! Voici quelques taux d'admission de différents IEJ et tous les chiffres concernant le CRFPA. Étape 2 : Analyser la plaquette de l’IEJ 👩💼 Tous les IEJ n’offrent pas le même contenu de formation. En fonction de vos capacités personnelles, certains critères vous sembleront plus ou moins importants : Formule d’enseignement en présentiel et/ou à distance ; L’envoi de fascicules de cours ; Le nombre de galops proposés durant l’année ; La possibilité d’avoir des corrections personnalisées ou non ; La possibilité de s’exercer au Grand oral ou en langue vivante. Étape 3 : Prendre soin de regarder les frais d'inscription à l'IEJ 💰 L’IEJ est un coût supplémentaire. Une nouvelle fois, les prix varient d'un IEJ à l'autre. Pour vous donner une idée, les frais d’inscription à l’IEJ de Rouen s’élevaient à 385 euros en 2020. Ils étaient de 600 euros à l’IEJ de Paris I Sorbonne (as usual, les prix de la capitale quoi) #astuce1 : lors de l'inscription à l'IEJ, ne payez pas deux fois la CVEV ! Fournissez simplement l’attestation de paiement obtenue lors de l'inscription à votre Master. #astuce2 : certains IEJ exonèrent totalement les étudiants boursiers des frais d’inscriptions, d’autres leur proposent un tarif modéré. Étape 4 : Se renseigner sur la pratique du Grand Oral 🗣 Le Grand oral de l'examen d'accès au Centre Régionale de Formation à la Profession d'Avocat (ce nom est tellement long !) peut se dérouler sous trois formes : commentaire oral d’une décision de justice, une discussion ou une dissertation. Mais, une nouvelle fois, les pratiques des IEJ ne sont pas identiques ! C'est ainsi que l’IEJ d’Aix-en-Provence ordonne des commentaires d’arrêts depuis des années. L’IEJ de Paris 1 Sorbonne préfère les discussions. Et, l’IEJ d’Avignon propose indifféremment les trois exercices. En fonction de vos préférences et de votre aisance orale, il n’est pas inutile de vous renseigner sur ce point. Quelle prépa CRFPA à Paris prendre ? Étape 5 : Comprendre l’articulation IEJ/École des avocats 🏛 Le choix de l’IEJ ne conditionne pas – de manière définitive – l’École d’application dans laquelle vous irez. Toutefois, si vous souhaitez intégrer une École des avocats qui n’est pas rattachée à votre IEJ, des démarches dérogatoires seront à effectuer. Avec ces 5 étapes, vous devriez choisir le bon IEJ qui vous fera réussir. Bon courage ! Alicia Lacroix
- CRFPA : comment Léa a cartonné au Grand Oral
Orientation > Concours juridiques Chaque candidat rêve de son succès. Léa a eu 18/20 au Grand oral du CRFPA. Dans son interview, elle nous parle de l’importance du soutien de ses proches, de la force du mental. Elle nous conseille d’aller au Grand Oral en toute confiance. Comment ? Avec une bonne préparation et en partant du principe qu’on n’aura pas réponse à tout ! Découvrez tous ses conseils pour réussir le Grand O ! 🚀 Sommaire 🗣 La préparation au Grand’O 👱♀️ Le Grand’O, Jour J La préparation au Grand’O 🗣 Bonjour Léa, dis-nous, pour préparer le Grand oral, quelle a été ta stratégie ? Afin de préparer l’exposé du Grand’O, j’ai uniquement travaillé avec les fascicules fournis par ma prépa. Le programme de révisions étant vaste, je savais que je n’avais pas le temps de m’éparpiller. De mémoire, les fascicules comportaient une trentaine de chapitres. Et as-tu utilisé une méthode de révision particulière ? Oui, j’ai conçu un programme de révisions auquel je me suis tenue religieusement. Je n’allais pas me coucher tant que je n’avais pas appris le nombre de chapitres que je m’étais fixée par jour. Plus que l’exposé du Grand’O qui nécessite de restituer les connaissances acquises, c’est la partie culture juridique qui m’inquiétait. L’entretien du Grand’O peut être très aléatoire et le jury peut poser des questions qu’il est difficile d’anticiper. J’ai suivi l’actualité durant le mois précédant le Grand’O et me suis procurée un manuel avec plusieurs centaines de questions/réponses. Comment tu as géré tout cela mentalement ? Il faut savoir que notre mental joue beaucoup. J’ai donc éteint mon téléphone, comme pour les écrits, pendant ma période de révisions. Je trouve que le fait de voir les commentaires sur les réseaux sociaux et groupes de préparation au CRFPA est assez anxiogène. On a toujours l’impression que les autres ont de l’avance sur nous. Avoir son téléphone près de soi pendant les révisions fait aussi perdre pas mal de temps et de la concentration. Toujours concernant le mental, il est primordial de s’entourer de proches qui vous soutiennent. C’est la raison pour laquelle je suis rentrée chez mes parents pendant la préparation au CRFPA. Avoir un soutien moral et pouvoir déléguer certaines tâches de la vie quotidienne aide beaucoup ! Ça aide à tenir sur la longueur... Oui ! N’oublions pas que le CRFPA est un marathon. J’ai commencé la préparation début juillet et ai passé mon dernier oral le 20 novembre. Durant toutes mes études, j’ai été une adepte des nuits blanches avant les partiels. Sur cette si longue période je m’imposais des nuits de 8 heures de sommeil et ai senti une réelle différence. Ah oui, on préconise à nos lecteurs de bien dormir ! Le cerveau en a vraiment besoin ! Il faut y croire ! Contrairement aux écrits où nos connaissances sont évaluées, le Grand’O joue beaucoup sur notre mental. Il faut comprendre qu’il est impossible de connaître le programme par cœur. On ne peut pas avoir la réponse parfaite aux questions posées lors de l’entretien. L’important est d’avoir une bonne attitude, un raisonnement cohérent et de ne pas se laisser abattre si vous n’avez pas les réponses demandées. Le jury ne veut pas savoir si vous seriez un bon juriste, car ça c’est le rôle des écrits, mais il veut savoir si vous serez un bon avocat. Il faut intérioriser ceci lors de votre préparation. L’apprentissage est important, le mental est déterminant. As-tu révisé les oraux en même temps que les écrits ou après ton admissibilité ? J’ai commencé à réviser les oraux après les résultats d’admissibilité. J’ai donc eu trois semaines pour préparer le Grand’O. Je ne le conseille pas, c’est très intense ! Penses-tu avoir commis une ou plusieurs erreurs lors de ta préparation ? J’ai commis l’erreur de commencer trop tardivement mes révisions. Celles-ci ont commencé après les résultats d’admissibilité, lesquels sont tombés le 21 octobre. Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais commencé mes révisions en septembre, une ou deux semaines après les écrits. Le Grand’O, Jour J 👱♀️ Léa, on aime bien poser cette question : comment étais-tu habillée ? J’étais vêtue d’un tailleur noir. J’ai délégué toute la logistique du Grand’O à ma mère. Avec un peu plus de deux semaines de révisions, la tenue était vraiment le dernier de mes soucis ! Il est toutefois important de se sentir à l’aise le jour du Grand’O. J’ai d’ailleurs hésité à mettre des escarpins puis je me suis ravisée. Je craignais de ne pas faire assez « pro » avec une paire de derbies. Finalement, toutes les autres candidates qui sont passées en même temps que moi avaient fait le même choix. En arrivant au Grand’O, te sentais tu suffisamment préparée ? En arrivant au Grand’O, je ne me sentais pas suffisamment préparée mais j’étais prête à en découdre ! Je savais que je n’aurais sûrement pas toutes les réponses aux questions posées mais je n’avais pas l’intention de me laisser déstabiliser. As-tu été stressée de passer cet oral ?? J’étais assez stressée de passer cet oral, comme la plupart des candidats. Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil la veille. J’ai été convoquée à 10h45. Le temps de préparation passe très vite. J’étais donc sensée passer à 11h45 mais le temps passe et l’on ne nous appelle toujours pas. On nous a finalement annoncé qu’un membre du jury était souffrant et qu’il fallait trouver un remplaçant. J’ai attendu plus d’une heure et quart dans la salle de préparation. C’était déstabilisant et suis finalement passée à 13h. Ah, les aléas… Camille en parlait dans son témoignage… Comment as-tu surmonté ce stress le jour-J ? Heureusement, les surveillants ont été bienveillants et très souriants. Ils nous ont beaucoup aidés à surmonter notre stress pendant cet imprévu. As-tu fait la technique d’imaginer le jury sur les toilettes pour dédramatiser l’oral ? Non, je me suis plutôt imaginée en vacances après le Grand’O ! Quel était ton sujet ? Mon sujet était « Article L.71 du Code électoral : vote par procuration des détenus et personnes placées en détention provisoire ». À la fin de mon exposé, j’ai eu quelques questions en lien avec le sujet comme par exemple la date du droit de vote des femmes ou encore « que pensez-vous du droit de vote obligatoire en Belgique ? ». L’entretien a été très sportif, les questions s'enchaînaient à un rythme très soutenu et n’avaient aucun lien les unes avec les autres. Voici quelques questions dont je me souviens : “Quelle est la différence entre le travail forcé et l’esclavage ? », « Parlez de la Cour de cassation et du contrôle de proportionnalité », « Le serment de l’avocat », « Le port du voile pendant les sorties scolaires », « Définissez la liberté fondamentale selon le juge administratif / le juge judiciaire ». Quelle note as-tu obtenu ? J’ai obtenu la note de 18. WAHOU ! Bravo. T’as cassé le game. Mais que t’es-tu dit en découvrant le sujet ? Je me suis dit que j’avais ramené ma valise de codes pour rien puisque j’ai uniquement utilisé le Code pénal pendant ma préparation. Je n’ai pensé à rien en découvrant le sujet et ai directement commencé mon brouillon. Après réflexion, il est vrai que certains sujets me semblaient beaucoup plus passionnants. J’aurais préféré un sujet en lien avec le droit à la vie privée, le droit à la vie ou encore le droit de grève et la liberté d’expression. Ah oui, pour taper le 20… Tu pensais avoir réussi ou raté en sortant du Grand’O ? J’étais soulagée. Je pensais avoir entre 10 et 13. Belle surprise alors. Et le jury a tenté de te piéger ? Je ne pense pas que le jury ait essayé de me piéger. Toutefois les membres ont été très insistants quand je ne maitrisais pas une question. Je n’ai pas cédé et essayais d’argumenter le plus possible avec conviction, même si je savais que mes propos ne tenaient pas forcément la route. À titre d’exemple, ils m’ont posé des questions sur un arrêt important rendu en août 2019 dont je n’avais jamais entendu parlé. Je leur ai dit « écoutez, je n’ai pas eu connaissance de cet arrêt mais je peux vous parler de cet autre arrêt dont les faits semblent similaires ». Le jury n’a cessé de revenir sur cet arrêt de 2019. J’ai donc essayé de comparer l’arrêt avec d’autres arrêts que je maîtrisais. Ah oui bien joué, c’est un conseil déguisé ça ! Mais tu ne dirais pas non plus que le jury a été bienveillant avec toi... Le jury a été totalement neutre. J’avais parfois la sensation d’être lassante à certains moments. Je suis tout de même restée souriante malgré tout. Si on peut être lassant et prendre un 18, go ! Et en sortant du Grand’O, quelle est la première chose que tu aies faite ? J’ai dormi pendant dix heures ! Les festivités n’étaient pas terminées puisque j’avais encore mon oral d’anglais à passer. Pour réussir le jour-J, quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne passant le Grand’O cette année ? EÊtresouriant et avoir confiance en soi tout en gardant à l’esprit qu’il est normal de ne pas tout savoir ! On joue au devin, quels sujets tomberont au Grand’O ? C’est assez difficile d’anticiper ça ! Pour ce qui est de l’actualité juridique, il faudra s’intéresser au mouvement de grève inédit chez les avocats suite au projet de réforme des retraites. Mille mercis pour tous ces conseils Léa ! Ah au fait, tu lis Pamplemousse ? J’ai découvert Pamplemousse Magazine récemment. J’aurais aimé avoir accès à la rubrique « conseils » lors de ma préparation au CRFPA et au Grand’O ! Antoine Karr
- CRFPA : Comment Camille a échoué au grand Oral
Orientation > Concours juridiques Camille a tenté le CRFPA et l’a échoué à cause d’un 6,5/20 au Grand oral et d’un sujet sur l’usage des armes par les forces de l’ordre qui ne l’a pas du tout inspirée. Elle nous livre sans détours un témoignage où elle revient sur ses erreurs et comment elle a vécu cette période difficile des révisions et de l’examen.🤯 Sommaire La préparation du Grand’O Le Grand’O, Jour J La préparation du Grand’O 🗣 Bonjour Camille, si tu pouvais revenir en arrière, que changerais-tu à ta préparation du Grand Oral ? Bonjour Pamplemousse. J’essayerais de canaliser davantage mon stress. Lorsque l’on prépare cet oral, on ne pense qu’à cela à longueur de journée. J’aurais voulu avoir une optique et un état d’esprit plus positif. J’avais trop peur de l’échec et ne suis pas allée au Grand’O comme une gagnante. Je me serais également plus entraînée à cette épreuve. C’est sans doute l’une des clés de la réussite. Ah l'entraînement… Penses-tu avoir commis une ou plusieurs autres erreurs lors de ta préparation ? Je n’ai pas assez pris le temps de me reposer. J’entends par là, faire de réelles pauses, m’aérer l’esprit en faisant du sport ou en passant du temps avec mes proches et amis. Peut-être que ma préparation au Grand’O a été entamée trop tardivement. J’ai commencé celle-ci une semaine après les écrits du CRFPA et sérieusement au mois d’octobre. Pour réviser, j’ai besoin de faire des fiches et de les relire sans cesse. Or cette épreuve demande une toute autre méthodologie. Il ne faut pas seulement connaître les grands droits et libertés mais également savoir les définir, les rattacher à des décisions jurisprudentielles, textes internationaux ainsi qu’à l’actualité. On est d’accord. Have a break ! Et quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne préparant le Grand’O cette année ? Entrainez-vous en groupe, soyez soudés. N’hésitez pas à vous poser des questions notamment si vous avez opté pour des spécialités différentes, c’est encore mieux ! Cela vous permettra d’avoir de réels échanges d’informations, des débats et le point de vue de chacun. J’ai travaillé à distance avec des amis qui préparaient le CRFPA à Montpellier, Toulouse et Dijon (petite pensée à elles qui ont réussi). On s’échangeait nos plans, nos idées et l’on se posait des questions (beaucoup de questions !). J’ajouterais aussi que quoi qu’il arrive lors des épreuves écrites, essayez de vous mettre en tête que vous avez réussi celles-ci. Concentrez-vous sur le Grand’O et ne ressassez pas le passé. Le Grand’O, Jour J 📅 Bon, tout le monde se pose la question… Alors on te la pose : comment étais-tu habillée ? Grand oral rime avec sobriété tant dans l’attitude que dans la tenue vestimentaire. Toutefois il ne faut pas cacher sa personnalité. J’ai opté pour un chemisier aux couleurs pâles ainsi qu’un pantalon tailleur pat d’eph. Et bien sûr, on a souvent besoin des conseils de sa maman qui était là aussi bien pour le choix de ma tenue que pour le repassage ! En arrivant au Grand’O, te sentais-tu suffisamment préparée ? En toute sincérité, on n’est jamais suffisamment préparé à ce genre d’épreuve. D’un côté je l’étais, j’avais revu en boucle les grandes libertés. J’étais au taquet sur les actualités les plus récentes. Mais d’un autre, il y a toujours cette part d’aléa (composition du jury, spécialités des membres du jury, actualités, sujet etc.). As-tu été stressée de passer cet oral ? Oh que oui ! Je suis de nature très stressée et ai tendance à transmettre mon stress aux autres. Je suis passée la dernière d’une dizaine d’admissibles soit un vendredi à 16h30… Ouch, ça pique ! Comment as-tu surmonté ce stress le jour J ? Mon copain, qui a vécu toute ma préparation jusqu’au jour J, m’a accompagnée et cela m’a beaucoup aidée (Spéciale dédicace à Val, merci à lui ❤️) On nous a parlé d’une technique… celle d’imaginer le jury sur les toilettes pour dédramatiser l’oral. Tu l’as tentée ? J’ai essayé. Mais non ? Pendant la préparation de l’oral il faut se mettre en tête que les membres du jury sont comme toi… et qu’ils vont donc aux toilettes comme toi ! Mais rien n’y fait, le jour J, lorsque tu te retrouves face à eux, tu es paralysée par la peur. Quel était ton sujet ? Combien as-tu eu ? Mon sujet était « l’usage des armes par les forces de l’ordre ». J’ai eu 6,5. Que t’es du dit en découvrant le sujet ? “Et merde !” Pendant 10 minutes je n’arrivais plus à réfléchir, j’étais tétanisée. J’ai eu envie de quitter la salle et suis passée par toutes les émotions possibles et imaginables. Je suis ensuite revenue à la raison et me suis lancée dans la rédaction de mon exposé. J’ai réfléchi aux notions afférentes au sujet, feuilleté plusieurs codes et ai cherché de la jurisprudence ainsi que des faits d’actualités. 6,5, c’est pas ouf… Si tu pouvais revenir en arrière, que changerais-tu à ta prestation lors du Grand’O ? J’aimerais dire tout d’abord que la remise en question personnelle est importante après avoir essuyé un échec. Il y a toutefois une grande part d’aléas et de circonstances extérieures qui jouent le jour-J. Sur la forme de ma prestation, je ne changerais rien. J’étais au point sur la manière dont il fallait saluer le jury, la manière dont il fallait répondre aux questions (partir d’une définition et rattachement à un DLF). Et sur le fond ? Sur le fond, le sujet ne me plaisait pas et n’était pas en adéquation avec mon cursus universitaire. Je travaillerai donc davantage les matières que j’appréhende telles que le droit pénal ou le droit administratif. Le jury a tenté de te piéger ? Lors de mon entretien, j’ai été bombardée de questions. Je ne dirais pas que le jury a tenté de me piéger mais que les questions étaient très pointues et que les réponses attendues devaient être précises. A titre d’exemple, on m’a posée la question suivante « quelles sont les différentes catégories d’armes ? ». Il faut essayer de séduire le jury. On juge notre capacité à raisonner dans une situation de stress. Rassurez-vous, le jury a conscience que l’on ne puisse pas répondre à tout, même eux n’ont parfois pas réponse à tout. Est-ce qu’au contraire, le jury a été bienveillant avec toi ? Cette question est délicate et rejoint la précédente. Il n’y a pas de bienveillance ou de malveillance. Cet oral, c’est un peu comme une pièce de théâtre. On cherche à savoir si j’ai la capacité à pouvoir répondre, argumenter tout en étant dans un état de stress. Pensais-tu avoir raté en sortant du Grand’O ? Oui, je le savais. Dès la fin de mon exposé, le président du jury a fait une remarque sur mon plan et relevé que je n’avais parlé que du droit à la vie. Je suis sortie 15 minutes avant la fin du temps imparti. Qu’est-ce qui, selon toi, t’a fait perdre des points ? Le sujet, la restriction de mon plan au volet du droit à la vie, l’aspect pénal ainsi que le manque de précision des réponses aux questions que l’on m’a posées. En sortant du Grand’O, quelle est la première chose que tu as faite ? J’ai croisé le regard d’une étudiante qui était passée sur le même sujet et qui était en pleurs. J’ai l’ai prise dans mes bras. J’ai ensuite quitté l’appartement qui me rappelait mes longs programmes de révisions, mes moments de doute, de peur et d’angoisses. Je suis retournée dans la maison familiale en campagne. Vas-tu passer à nouveau le Grand’O ? Si oui, que ferais-tu différemment ? Faudrait-il encore que je réussisse à nouveau les écrits haha ! J’ai très rapidement compris que ce n’était pas pour cette année. Je n’étais donc absolument pas dans l’attente des résultats. Je ne vais pas vous mentir, pendant plusieurs jours, semaines, on ressasse notre oral dans notre tête. Il faut rebondir et simplement essayer de se dire que ce n’était pas la bonne année. Je vais appréhender les choses différemment et surtout plus sereinement. Cette épreuve doit être anticipée c’est-à-dire comprise en amont. Il s’agit d’une épreuve particulière et nouvelle dans notre cursus universitaire. Il faut donc se poser à mon avis les bonnes questions : « pourquoi suis-je là ? », « pourquoi vouloir passer le Grand’O ? », « pourquoi veux je devenir avocat ? ». Une fois que l’on a trouvé ces réponses, on comprend mieux pourquoi on se retrouve devant le jury tel jour, telle heure pour défendre notre sujet. Pour réussir le jour-j, quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne passant le Grand’O cette année ? Ayez confiance en vous ! La première impression est souvent la bonne. Pendant l’heure de préparation, il faudra tout donner, ne pas se poser de question, foncer et se faire confiance ! La confiance, c’est le mot d’ordre de ce Grand’O. Rédiger son introduction ainsi que ses chapôs permettra de vous mettre en confiance et ne pas vous perdre dans vos notes. Merci pour ces conseils. Jouons au devin. Quels sujets tomberont au Grand’O 2020 ? Sans doute le Covid-19 et la liberté d’aller et venir ainsi que le terrorisme avec les procès des attentats de 2015 (rapatriement des djihadistes, femmes et enfants) qui débutent en septembre. Des sujets plus classiques tels que la liberté d’expression, l’égalité homme/femme, le droit à l’enfant ou encore le droit à mourir. Ah au fait, tu lis Pamplemousse ? Oui ! J’adore le côté jeun’s, fun et accessible à tous grâce à une vulgarisation du droit. La catégorie conseils est géniale même si maintenant elle me concerne moins. J’aurais aimé avoir de tels conseils lorsque j’étais perdue concernant mon avenir après le lycée. J’ai d’ailleurs répondu à la grande enquête sur le CRFPA. Elle est très bien faite. Pamplemousse est un magazine que l’on a envie de lire ! Antoine Karr
- CRFPA : Pourquoi et comment s’organiser ? [EXEMPLE DE PLANNING]
Orientation > Concours Juridiques Un bon planning de révisions est l’une des clés les plus importantes de la réussite de votre préparation au CRFPA pour devenir avocat. Comment s’organiser ? À quel rythme ? Tant de questions de planification qui surviennent quand on découvre le (long) programme du CRFPA. La solution : un planning précis qui vous motivera et vous permettra une préparation optimale ! 🗓 Sommaire 📅 1. Pourquoi faire un planning ? 🤷♀️ 2. Quand faire un planning ? 📆 3. Quel type de planning faire ? 🖊 4. Que mettre dans son planning et sous quel format ? 🥰 5. Exemples de plannings 🎁 6. Conseils Bonus 1. Pourquoi faire un planning de révisions pour le CRFPA ? 📅 Afin de mettre toutes les chances de votre côté pour réussir l’examen d’entrée au CRFPA, la mise en place d’un planning de révisions est essentielle. Cet outil sera une force au niveau de votre organisation, de votre motivation et vous permettra également de prendre le recul nécessaire pour avancer de façon stratégique. Un planning pour s’organiser face au CRFPA La préparation à l’examen du CRFPA peut s’avérer être longue, dense et sinueuse. Sans compter vos propres appuis de révisions (ouvrages, fiches de droit, etc.), les prépas fournissent beaucoup, beaucoup de ressources. Un planning permet : D’ordonner l’étude de ces différentes sources ; Les répartir ; Les découper ; Et ainsi vous organiser en conséquence. Un planning est également idéal pour réussir à jongler entre : Vos séances d’apprentissage ; Vos séances d’entraînements ; Vos obligations personnelles ; Vos obligations universitaires et professionnelles. Par ailleurs, votre planification doit se faire selon vos propres connaissances et lacunes. Inutile de passer le même laps de temps sur un chapitre que vous connaissez parfaitement que sur un chapitre que vous découvrez totalement. Il faudra donc adapter votre planning en fonction de vous, de votre rythme et de vos capacités. Un planning pour se motiver face au CRFPA Le planning contribue à une autodiscipline. Celui-ci vous permettra de mieux parvenir à vos échéances et objectifs. En effet, avoir des objectifs matériellement définis sur un support vous motivera à travailler plus efficacement puisque vous pourrez visualiser ces derniers. De plus, le fait d’avoir des objectifs à atteindre permet d’étudier plus facilement : on arrive mieux à exiger de soi (attention, point trop n’en faut !). La réalisation avec succès d’un objectif est positive et donc une nouvelle source de motivation ; Vous serez fier de vous, ce qui boostera davantage votre moral ; Plus l’on est boosté et motivé, mieux l’on travaille et ainsi, plus on y prend du plaisir ; Vous entrez dans un cercle vertueux, vous permettant de tenir la distance, et d’être efficace ! Car la préparation du CRFPA est une épreuve de long-terme. Ne soyez donc pas trop dur avec vous-même, et n’oubliez pas de regarder ce que vous avez déjà fait, et pas uniquement ce qu’il vous reste à faire. Un planning pour prendre du recul par rapport à l’examen Instaurer un planning de révision vous fera prendre du recul sur l’avancée de votre préparation. Lorsque l’on a la tête plongée dans le guidon, on ne sait pas forcément où est ce que l’on va, au risque de se prendre un mur en béton, comme le fameux « dernier moment ». On a souvent tendance à réfléchir matière par matière alors que les révisions du CRFPA doivent être globales. Il faut donc : Analyser le travail effectué et à faire dans sa globalité afin de relâcher la pression et sortir la tête de l’eau ; Et toujours garder le moral. Se détendre et couper de temps en temps. En effet, avoir du recul sur la situation permet de mieux appréhender le travail déjà fait, tout en sachant où l’on va. On n’hésite pas à renforcer sa confiance en soi ! Cette prise de recul optimise également l’adaptation et l’ajustement de votre programme de révision, puisque vous pourrez vous permettre d’être souple. 2. Quand faire un planning de révisions pour le CRFPA ? 🤷♀️ Plus rapidement vous imaginerez votre planning de révisions, plus rapidement vous pourrez débuter celles-ci. Attention, il ne s’agit pas de commencer sur les chapeaux de roues, vous risqueriez de rapidement ne plus pouvoir suivre le rythme intense que vous vous êtes imposé. Le CRFPA ne s’assimile pas à une course de vitesse, mais à un marathon demandant intelligence, endurance et connaissance de soi-même (donc on fait plutôt la tortue que le lièvre, surtout si l’on s’y prend très en avance !). Nous vous conseillons de faire deux plannings distincts. Le premier sera relatif aux épreuves écrites du CRFPA tandis que le second sera pour les épreuves orales d’admission (Grand Oral et anglais). Le planning avant les épreuves écrites du CRFPA Ce premier planning recoupera les différentes matières des épreuves d’admissibilité. Celui-ci variera en fonction de votre situation. Il se peut que vous soyez encore en Master I, Master II, en stage ou bien engagé dans le monde professionnel. À vous d’être malin afin de concilier intelligemment vos obligations ou de commencer votre planning lorsque vous serez pleinement concentrés sur vos révisions. Le commencement des révisions et de la préparation du CRFPA peut se faire : Dès septembre de l’année précédant celle des épreuves ; Lors de la rentrée en prépa ou encore au mois de janvier de l’année des épreuves. N’hésitez pas à faire un planning spécifique pour les deux mois d’été, en fonction du changement de votre emploi du temps ou de celui de votre entourage (congés professionnels, jours de vacances, etc.). Votre planning s’achèvera avec la semaine des épreuves écrites courant septembre. Faut-il prendre des vacances ou faire un break entre les épreuves écrites et orales du CRFPA ? Une fois les écrits passés et avant de débuter votre second planning de révisions, laissez-vous le temps de souffler ! Vous venez de sortir d’une intense semaine d’examens (et peut-être d’une soirée plus ou moins festive…), rude et chargée en émotions : votre cerveau aura besoin de repos. Comme le disait l'écrivain Tristan BERNARD, « Trop de repos n'a jamais fait mourir personne ». Ce petit break peut varier entre un week-end ou une semaine, tout dépend de vos besoins. Vous pourrez toutefois élaborer votre second planning pendant cette période de repos. Vous pouvez également partir en vacances ou week-end lors de vos révisions. Cependant, il faut que ceux-ci soient efficaces : ne pensez pas aux examens et à vos révisions lorsque vous êtes en journée off. L'intérêt de ces temps est avant tout de vous reposer et de relâcher la pression. Trop nombreux sont les étudiants qui explosent en plein vol ou craquent le jour J du fait d'un manque de repos. Le planning avant les épreuves orales du CRFPA Le second planning, celui des épreuves orales, sera différent du fait que le Grand’O et l’épreuve d’anglais se révisent différemment. Vous pouvez par exemple débuter celui-ci en faisant une liste des thèmes et notions à connaître pour ensuite les répartir dans votre planning. Cette fois-ci, votre planning s’achèvera avec la dernière de vos épreuves orales. Soyez vigilant, les dates de convocation varient selon les IEJ. 3. Quel type de planning faire pour réviser le CRFPA ? 📆 Le rétroplanning Le rétroplanning est top pour avoir une vue d’ensemble jusqu’à la date de l’examen et calibrer la quantité de révisions. L’idée est de partir de la date des examens pour ensuite se fixer des objectifs « de masse » pour arriver jusqu’au point de départ de votre programme de révisions. Par exemple, se dire qu’à la fin du mois de juillet, la moitié du programme de droit des obligations est assimilé. Les avantages du rétroplanning : Permet d’organiser vos révisions de A à Z ; Permet d’identifier vos besoins et moyens pour réviser le CRFPA ; Permet de ne rien oublier ; Aide à rester serein car tout est parfaitement planifié et maîtrisé. Les inconvénients du rétroplanning : Il est dur de s’organiser sur plusieurs mois ; Il est compliqué de savoir combien de temps prendra chaque révision ; Le risque est de ne pas du tout respecter son rétroplanning, ce qui pourrait occasionner du stress supplémentaire. Prévoyez également du temps pour les imprévus. 💡 Notre conseil : malgré votre planning, demeurez flexible si nécessaire ! Les objectifs sont là pour vous orienter et vous permettre de mieux gérer votre temps sans faire d’impasses. Mais si vous devez ajuster vos deadlines et vos objectifs, faites-le intelligemment. L’objectif est de ne pas prendre du retard et d’arriver prêt pour passer l’examen. Le planning hebdomadaire Une fois votre rétroplanning général effectué, vous pouvez centrer votre attention sur une échelle hebdomadaire. Ce type de planning est idéal pour une organisation à moyen, voire court terme. Les semaines peuvent être découpées sur des périodes différentes allant d’une semaine à un mois. Vous pouvez donc voir où vous en êtes et adapter le planning pour la semaine d’après. Les avantages du planning hebdomadaire : Ce type de planning est très modulable ; Permet de planifier des révisions sur le moyen terme en tenant compte des priorités personnelles. Les inconvénients du planning hebdomadaire : Demande chaque semaine un temps qui peut s’avérer précieux ; Ne permet pas d’avoir une vision sur le long terme, sauf si plusieurs semaines sont organisées à l’avance. 💡 Notre conseil : pensez aux temps de pause, importants pour vous ressourcer et tenir sur le long-terme. Dépendant de vos besoins, gardez une ou plusieurs soirées de libre, et une journée OFF par semaine. Seul vous pouvez savoir. Le planning quotidien Le planning quotidien sera le plus condensé et vous permettra une meilleure visibilité au jour le jour. Cette « Task/To Do List » sera certainement la plus modulable selon vos priorités et imprévus (une visite urgente chez le vétérinaire la veille qui vous a fait rater 2 heures précieuses par exemple). Les avantages de la To Do list : Aide à passer à l’action ; Libère l’esprit ; Donne un effet de satisfaction si on a réalisé toutes les tâches à la fin de la journée ; Permet de réaliser des objectifs plus facilement ; Facilite la gestion des priorités. Les inconvénients de la To Do list : Ne permet pas d’avoir une vision sur le long terme (mais compensé par le planning hebdomadaire et mensuel) ; On peut avoir tendance à surcharger sa To Do ; On peut également avoir tendance à procrastiner et à rapporter certaines tâches au lendemain. Dans la mise en place de votre planning de préparation du CRFPA, le plus important est encore une fois de laisser une place à l’imprévu. Ne vous inquiétez pas si vous ne faites pas tout ce qui était prévu sur votre To Do. Le plus important est de savoir pourquoi vous n’avez pas pu tout faire aujourd’hui. On surcharge souvent trop sa To Do list. Il est possible que vous ayez prévu de faire du droit des obligations le matin mais qu’une fois votre petit-déjeuner (repas le plus important de la journée !) englouti, vous n’ayez PAS DU TOUT envie de parler chaînes de contrats ou régime général des obligations. Dans ce cas, prévoyez autre quelque chose qui vous motive davantage pour la matinée et laissez donc ces chaînes de contrats et régime général des obligations pour l’après-midi après une bonne sieste ! 4. Que mettre dans son planning de révisions du CRFPA et sous quel format ? 🖊 Un planning étant censé vous aider à vous planifier dans vos révisions, celui-ci se doit donc de l’être également (ne dit-on pas qu’« en bande organisée, personne peut nous canaliser » ?). Dans un premier temps : Notez les dates importantes dont vous avez connaissance (examens blancs et examens officiels, compétitions sportives, deadlines professionnelles, rendez-vous médicaux, etc.) ; Puis, vous pouvez ajuster votre planning selon vos envies tout en créant un certain rythme, notamment pour les entraînements et exercices (pour rappel, le CRFPA ne se limite pas à l’assimilation des connaissances mais il s’agit surtout de les mettre en application avec de nombreux entraînements, à la note de synthèse par exemple). Combien d'heures faut-il étudier par jour/par semaine pour réussir le CRFPA ? Pour préparer le CRFPA, il faut travailler autant que nécessaire pour engranger tout le programme et vous entraîner pour vous sentir prêt, sans dépasser vos limites physiques et psychologiques. Dans tous les cas, il est important que votre planning soit personnel : nous n'avons pas tous le même rythme de travail et d'apprentissage. Certains pourront travailler pendant 8h par jour tandis que d'autres se limiteront à 2h/3h... L'essentiel étant que chacun puisse y trouver son compte et ne pas prendre de retard dans les révisions du CRFPA. Toutefois, le travail se doit d'être régulier avec si possible des plages horaires fixes afin que cela devienne une habitude pour l'esprit et le corps. Par ailleurs, il est conseillé d'effectuer les entraînements et épreuves blanches en temps réel. Vous devez consacrer la majeure partie de votre préparation estivale aux entraînements. Cela permettra de ne pas être désorienté le jour J face à sa copie et à son sujet. Pour rappel, les durées des épreuves écrites sont les suivantes : Note de synthèse - 5h ; Obligations et spécialité - 3h ; Procédure - 2h. Concernant les matières, vous êtes maître de la répartition de celles-ci. Dans votre planning, vous pouvez opter pour : Une matière par jour ; Ou bien diviser la journée afin d’en réviser plusieurs. Cela fera varier les plaisirs. À titre d’exemple, nous avions opté pour découper nos journées afin de revoir plusieurs matières (croyez nous, une journée complète à réviser de la procédure, ce n’est pas amusant !) Il sera nécessaire pour votre corps, votre cerveau et votre esprit de vous reposer. C’est pourquoi vous devez vous accorder des temps de pause. Ceux-ci doivent être quotidiens (goûter, repas, pause-café, appel à un ami, sport, promenade, méditation, puzzle, peinture, jeux avec son chien). Lors de ces temps de pause, il faut couper totalement du CRFPA. Il est également possible, et même recommandé de faire des journées et week-ends off. Sans cela, vous arriverez rapidement à saturation. Ce peut être pour un anniversaire, une fête de famille, ou simplement pour souffler. Restez à l’écoute de vous-même, c’est important. La fatigue mentale est aussi importante que la fatigue physique. Ne tirez pas sur la corde, cela sera beaucoup plus préjudiciable à vos révisions que si vous vous accordez du temps. Votre cerveau et votre corps vous diront merci ! Le format de votre planning pourra se faire aussi bien en version papier qu’en version numérique : il faut que celui-ci vous ressemble ! Le planning papier Le format papier est idéal au niveau de la mise en forme de votre planning : Vous pouvez le colorer, l’annoter, le styliser comme bon vous semble (sur une feuille A4, une demi-feuille, une fiche bristol, la liste des courses, votre avis d’imposition, etc.) ; De plus, vous pourrez facilement emporter partout votre planning sans qu’une connexion Internet ne soit nécessaire ; Enfin, vous prendrez un malin plaisir à barrer ou cocher vos objectifs accomplis. Cela peut paraître anodin, mais ce petit geste peut être source de motivation. Toutefois, un planning format papier est : Difficilement modifiable et peut rapidement se transformer en brouillon rempli de ratures, gribouillis… ; De plus, celui-ci peut s’abîmer et se perdre plus facilement (Astuce bonus : si vous perdez un objet, priez Saint Antoine, il vous aidera à le retrouver). Vous pouvez à la limite le plastifier, pour qu’il ne s’abîme pas. Le planning numérique Inutile d’être un informaticien de talent pour créer un planning numérique : un simple tableau sur Word ou Excel pour les plus aguerris est suffisant. Cette version aura l’avantage de pouvoir être facilement modifiable au fil du temps. De plus, vous limiterez les risques de perte puisque vous pourrez l’enregistrer sur différents supports (ordinateurs, drive, disque externe, téléphone, Game Boy etc.). Toutefois, votre planning ne pourra pas être couvert de jaune ou vert fluo stabilo. Vous pouvez tenter de surligner votre écran d’ordinateur mais la rédaction de Pamplemousse Magazine décline toute responsabilité. Lors de leurs révisions, les membres de la Team Pamplemousse passant le CRFPA ont procédé de la façon suivante : Marie a opté pour des plannings quotidiens et hebdomadaires en format papier. Elle a privilégié le format numérique afin de constituer ses plannings mensuels et rétroplannings. Antoine a fait le choix d’utiliser des plannings numériques mensuels et hebdomadaires. Il a privilégié le format papier pour son planning quotidien. 5. Exemples de plannings de révisions du CRFPA 🥰 L'exemple de planning quotidien du CRFPA de Marie TO DO LIST À faire absolument : - Cas pratique droit des obligations ; - Pause : machine linge + musique ; - Correction du cas pratique + relecture cours si incompréhensions ; - Repas ; - Sieste / méditation ; - Continuer instruction (procédure pénale) ; - Pause : sport ; - Finir instruction si pas trop tard. À faire si j’ai le temps : - Instruction jusqu’à la fin des actes ; - Repas pour demain ; - Passer à la poste. L'exemple de planning hebdomadaire d’Antoine Vous l’aurez compris : organisation, objectifs, motivation, recul et flexibilité sont les maîtres mots pour réaliser un planning en béton face au CRFPA. Qu’il soit quotidien ou hebdomadaire, écrit ou numérique, n’oubliez pas que votre planning de révisions doit indiquer quand, comment et quoi réviser. Cher futur avocat, nous sommes de tout cœur avec vous face aux épreuves du CRFPA ! Et surtout n’oubliez pas, la planification est le secret de votre réussite (y compris la planification des pauses et des repas… ou apéros !). 6. Conseils Bonus ⚠️ Faire des pauses durant ses révisions est vivement conseillé, c'est pour cela que tu trouveras ci-dessous une vidéo de notre émission Law'ctogone sur le CRFPA où s'affrontent des élèves avocats, cette vidéo te permettra de te détendre, de rigoler et de passer un bon moment ! 😁 CRFPA 2025 : Qui est le meilleur élève-avocat ? 🥊 (Law'ctogone - Pamplemousse vs Prépa Dalloz) Antoine Karr et Marie Kalita
- 11 choses à savoir sur le GAJA
Conseils > Révisions et Examens Le GAJA, cet ouvrage listant les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative, est une référence du droit administratif. Pourtant, peu d’informations sont disponibles sur ce livre : qui l’a écrit, s’il est disponible en ligne gratuitement, en résumé ou en PDF, comment il fonctionne… Découvrez ainsi 11 choses à savoir sur le GAJA ! À ne pas confondre avec le fameux FIGADA, l'ouvrage permettant de mémoriser ces arrêts. Sommaire : 1. Le GAJA : qu’est-ce que c’est ? 2. Est-il indispensable d’acheter un GAJA ? 3. Que contient le GAJA ? Liste des arrêts du GAJA 4. Comment fonctionne / utiliser le GAJA ? 5. Qui a écrit le GAJA ? 6. Comment les arrêts ont-ils été choisis ? 7. Le GAJA est-il mis régulièrement à jour ? 8. Le prix du GAJA 9. GAJA en ligne / GAJA PDF 10. Où Trouver le GAJA ? 11. FIGADA : indispensable pour la mémorisation des arrêts du GAJA Le GAJA est un recueil d’arrêts importants en droit administratif comprenant des commentaires détaillés avec des analyses doctrinales et des références à la législation. Le GAJA : qu’est-ce que c’est ? Le GAJA (Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative) est une ressource incontournable pour les étudiants et les professionnels s’agissant de la jurisprudence administrative, créée en 1956. Il s’agit d’un recueil des décisions les plus importantes du Conseil d’État, du Tribunal des conflits et d’autres juridictions administratives françaises. L’objectif de ce livre, qui est un outil à vocation pédagogique, est d’analyser l’état actuel du droit administratif (principalement) et l’évolution jurisprudentielle. Au vu de la grande taille des commentaires dans les récentes décisions, le GAJA se rapproche d’un manuel. Régulièrement, le GAJA évolue et s’enrichit de nouvelles décisions jugées importantes. Mais ne se veut pas exhaustif de la jurisprudence du droit administratif. N.B. : À ne pas confondre avec le GAJA, le FIGADA (Fiches illustrées des grands arrêts du droit administratif) est, lui, l'ouvrage de référence pour mémoriser ces décisions. 💡 Le saviez-vous ? Les auteurs du livre tentent de ne pas ajouter plus de décisions. Comment ? En suivant une « règle du gage », consistant à compenser l'ajout d'une nouvelle décision par la disparition d'une autre. Par exemple, à la suite de la Constitution de 1958, de nombreuses décisions sont devenues obsolètes. Est-il indispensable d’acheter un GAJA ? Le GAJA est un outil très complet et nous recommandons aux étudiants d'étudier avec cet ouvrage. Pourquoi ? Parce que rien ne vaut les commentaires d’arrêts réalisés par des auteurs de renom et compétents en la matière. Lire la doctrine vous permettra d’affiner votre raisonnement juridique, ce qui est essentiel pour votre progression. Pour les étudiants spécialisés en droit public, le GAJA arborera fièrement et obligatoirement votre bibliothèque. Il en va évidemment de même pour les professionnels qui auront à traiter de la matière. Vous pourrez alors travailler avec, en complément de vos cours et de vos fiches de droit administratif. Que ce soit pour préparer vos TD ou réviser vos partiels. Que contient le GAJA ? Le GAJA contient un peu plus d’une centaine d’arrêts qui représentent l’état actuel du droit administratif, qui sont jugés essentiels. Cette sélection de décisions clarifie le droit applicable aux relations entre les administrations publiques et les citoyens. Cependant, le GAJA contient (et c’est là qu’il est intéressant les pépins) également des observations écrites par les auteurs en rapport avec la décision. Ainsi, une décision est accompagnée d’un commentaire sur la réflexion de sa portée, mais aussi des questions sous-jacentes, des références à la doctrine ou à d’autres jurisprudences. Les matières essentielles énumérées dans le GAJA sont : la compétence de la juridiction administrative, son contrôle sur l’administration, organismes (droit privé ou public), participant à l’action administrative, les contrats administratifs, les actes administratifs unilatéraux, les travaux et domaine publics, La responsabilité… 💡 Bon à savoir : La GAJA contient environ 1 250 pages dépendant de l’édition. La liste des arrêts du GAJA La liste des décisions varie d’une édition à l’autre, mais voici les grands arrêts qui figurent dans le GAJA : Cette liste, comme expliquée précédemment, peut changer d’une édition à l’autre ! Comment fonctionne / utiliser le GAJA ? Le GAJA contient une liste d’arrêts essentiels en droit administratif, et chaque arrêt est accompagné de commentaires détaillés avec des analyses doctrinales et des références à la législation pertinente. Ainsi, vous pouvez lire l’arrêt et les observations faites par les auteurs pour mieux comprendre le contexte, les enjeux et les conséquences de chaque décision. Comment lire le GAJA ? Vous trouverez dans le GAJA pour chaque arrêt : Le principe ou la notion énoncé dans l’arrêt ; Le nom de l’arrêt ; Des références doctrinale ; La décision en question ; Les observations des auteurs (soit des commentaires expliquant la décision, le contexte, les questions soulevées et des références). Le GAJA classe les arrêts par ordre chronologique, permettant une comparaison entre les différents arrêts et l’évolution du droit au fil des ans.. 💡 Conseil vitaminé : Pensez à prendre des notes, à mettre des post-it avec vos réflexions pour renforcer votre apprentissage et faciliter vos révisions. Qui a écrit le GAJA ? Les rédacteurs du GAJA sont Marceau Long, Prosper Weil originairement, mais vu l’ampleur du travail, Guy Braibant les a rejoints. Le travail a été effectué sous la direction de René Cassin (qui a eu l’idée de l’ouvrage et qui était vice-président du Conseil d’État) et Marcel Waline. Et leurs successeurs sont Pierre Delvolvé et Bruno Genevois depuis 1990. (Ce point est pour votre culture G, les pépins !) 💡 Le saviez-vous ? Il y a eu des problématiques avec l’éditeur, ainsi il y a l’omission sur la première de couverture du nom de René Cassin et Marcel Waline, mais aussi il n’y a eu que 2 500 exemplaires pour la première édition au lieu de 4 000. Mais grâce à son succès rapide, de nombreux exemplaires ont été réimprimés rapidement. Comment les arrêts ont-ils été choisis ? Le choix des décisions a été fait selon deux critères : l’apport objectif d’une nouvelle jurisprudence en droit administratif ; et le retentissement de cette jurisprudence sur le plan doctrinal. Ainsi, tous les arrêts importants ne se retrouvent pas dans cet ouvrage, mais seulement ceux qui apportent une réelle nouveauté et qui font parler la doctrine (ce sont donc les plus intéressants d’un point de vue juridique, mais sont aussi parfois les plus loufoques comme le lancer de nains !). Cela signifie qu’il existe de nombreux grands arrêts de la jurisprudence administrative, ils n’ont juste pas été admis dans l’ouvrage pour garder une sélection justement limitée. Le GAJA est-il mis régulièrement à jour ? Oui, il est réédité continuellement (tous les deux depuis les années 2000), aujourd’hui c’est la 24e édition qui poursuit la présentation de la jurisprudence administrative. Il est réédité, car de nouvelles jurisprudences sont ajoutées dans le GAJA, il est donc important d’en avoir un à jour, parce que les nouvelles décisions peuvent modifier les interprétations des précédents arrêts (si un arrêt contredit un autre, alors, il pourra même le remplacer !). Tout comme certains seront des doublons, ou n’auront plus autant d’importance que certaines récentes décisions. Le GAJA comporte approximativement le même nombre de décisions depuis sa création 114 en 1956, et 118 en 2023. La liste des éditions 1re édition, 1956 2e édition, 1958 3e édition, 1962 4e édition, 1965 : réduction du contenu dans cette édition. 5e édition, 1969 6e édition, 1974 7e édition, 1978 8e édition, 1984 9e édition, 1990 : l’arrivée des nouveaux auteurs : Pierre Delvolvé et Bruno Genevois. 10e édition, 1993 11e édition, 1996 : réduction du contenu dans cette édition. 12e édition, 1999 13e édition, 2001 14e édition, 2003 15e édition, 2005 16e édition, 2007 17e édition, 2009 18e édition, 2011 19e édition, 2013 20e édition, 2015 21e édition, 2017 22e édition, 2019 23e édition, 2021 24e édition, 2023 🎤 Témoignage d’une enseignante en droit public : Le travail du GAJA a évolué, dans ces dernières éditions les commentaires ajoutés aux décisions sont bien plus développés et thématiques. De plus, de nombreuses références sont faites entre décisions, permettant de pousser la réflexion. Le prix du GAJA Le prix du GAJA est généralement d’une 40aine d’euros (neuf). Vous pouvez en trouver des moins onéreux s’ils sont de seconde main ou s'ils sont plus anciens, mais attention aux nouveaux arrêts qui sont sortis. Vérifiez bien que l’édition que vous achetez ne soit pas totalement obsolète ! 💡 Conseil : Pour savoir si votre édition n’est pas complètement obsolète, vérifiez le sommaire des décisions de la dernière édition (sur internet ou en librairie) pour voir si les principaux arrêts sont présents, et que vous ne manquez pas trop de nouveautés. Il est également possible de l’acheter en version numérique, ce qui reviendra pour une 30aine d’euros. GAJA en ligne / GAJA PDF Il est régulièrement recherché sur internet : « GAJA en ligne », « GAJA gratuit » ou encore « GAJA en PDF ». Pourtant, la version complète et légale n’est disponible que via l’achat du livre ou via un abonnement à des bases de données juridiques. Il est donc impossible de pouvoir télécharger une version complète du GAJA sur un site. 💡 Conseil : Grâce à votre BU numérique, vous pouvez accéder à la consultation gratuite du GAJA sur la plateforme La bibliothèque Lefebvre Dalloz ! Cependant, il ne vous sera impossible de le télécharger en PDF, vous aurez simplement l’accès en ligne. Où Trouver le GAJA ? Pour trouver le GAJA, il est possible de l’acheter en ligne ou se rendre dans des librairies spécialisées en droit comme la Fnac, Amazon, voire directement chez son éditeur Dalloz. Pour les versions en ligne, elles se retrouvent directement sur des bases de données comme Dalloz si vous payez un abonnement ou via votre BU numérique de votre université de manière gratuite. FIGADA : l'indispensable pour la mémorisation des arrêts du GAJA Bien que le GAJA ne soit pas un achat obligatoire pour un L2, il est important de bien connaître la jurisprudence administrative pour les examens ! Concernant la mémorisation, le meilleur moyen qui s’offre aux étudiants qui veulent apprendre de manière rapide et efficace leurs arrêts dans un langage simple et avec des explications claires est le FIGADA. Le FIGADA (Fiches Illustrées des Grands Arrêts du Droit Administratif) est un recueil de fiches synthétiques, parfaites pour l’apprentissage et la préparation des TD en droit administratif. Contexte, mots clés, problème de droit, portée juridique, le FIGADA synthétise ce qu’il faut savoir des grands arrêts, tout en utilisant des techniques de mémorisation fondées sur les neurosciences pour faciliter la rétention des éléments essentiels. Il offre une approche ludique et interactive, incluant des illustrations pour retenir plus facilement les informations. Il est conseillé d’utiliser le FIGADA en complément des cours et du GAJA. En comparaison avec le GAJA qui s’adresse principalement aux étudiants avancés, aux étudiants qui veulent approfondir leurs connaissances avec de la doctrine, et aux professionnels, le FIGADA est un ouvrage de référence répondant à un besoin différent, celui de l’apprentissage. Tableau Comparatif GAJA / FIGADA Critères GAJA (Dalloz) FIGADA (Éditions Pamplemousse) Contenu Arrêts de jurisprudence avec commentaires détaillés Fiches synthétiques des grands arrêts Accessibilité Style académique, peut se révéler complexe pour les débutants Style simple et direct, adapté aux débutants Mémorisation Pas d’aspect mémorisation Utilisation des techniques de neurosciences pour la mémorisation Pédagogie Approche traditionnelle et formelle Approche ludique et interactive Mises à jour Mises à jour régulières Mises à jour régulières Prix Environ 40€ Disponible en papier et ebook Environ 25€ Disponible en ebook Public cible Étudiants avancés et professionnels Étudiants débutants et intermédiaires et aux personnes souhaitant retenir les grands arrêts. Marine Balaÿ
- Top 25 des livres de droit à lire absolument !
Quand on veut faire des études de droit, il y a des livres à lire ou acheter absolument. En plus du Code civil et du lexique du vocabulaire juridique, il y a des textes et des romans que vous, étudiant en droit, devez connaître pour comprendre les mécanismes et les problématiques fondamentaux du droit et de la société. Il en va aussi de votre culture juridique et générale. Découvrez 25 livres, à faible coût ou non, qui feront de vous un meilleur juriste. 📖 Sommaire 1. Le Vocabulaire juridique 2. Le GAJA ou le FIGADA 3. Un Code civil à jour 4. La Constitution du 4 octobre 1958 5. Comment Hacker sa L1 Droit ?/Comment Hacker sa L2 Droit ? 6. Les carrés rouges 7. Contre la peine de mort 8. L’Exécution 9. Les épines et les roses 10. Du contrat social 11. À la barre 12. Bête noire 13. Les grandes plaidoiries des ténors du barreau 14. Le procès 15. Les Misérables 16. L’homme qui voulait être heureux 17. Le vieil homme et la mer 18. Les combustibles 19. Antigone 20. Le vieux qui lisait des romans d’amour 21. Apprendre le droit avec des professeurs très particuliers 22. Curiosités juridiques : les décisions de justice 23. Chroniques d'un procureur de la République 24. Au nom du peuple français 25. Les plus belles perles des tribunaux [VIDÉO] TOP 7 des LIVRES à LIRE (en DROIT) ! Si vous voulez savoir quels sont les meilleures livres de droit il faut lire quand on étudie la matière juridique, vous êtes tombé au bon endroit ! Meilleurs livres pour étudier, romans, fictions, nouvelles… Voici un Top 25 des livres à lire absolument en tant que futur juriste ! 1. Le Vocabulaire juridique de Gérard Cornu 📚 Avec le Code civil, le Vocabulaire juridique de Gérard Cornu doit faire partie de vos premiers achats quand vous arrivez en faculté de droit. C’est l'un des meilleurs livres de cette catégories (dictionnaires juridiques) et un livre incontournable pour tous les étudiants en droit. Vous iriez dans un pays étranger sans connaître la langue ? A priori non, sauf si vous voulez être sûr de vous perdre ou de commander un poney à la place d’un steak de bœuf au restaurant. Le Vocabulaire juridique, ou le Cornu pour les intimes, contient toutes les définitions dont vous aurez besoin au cours de vos études de droit. Indispensable à tous les juristes (oui, même vos chargés de TD l’utilisent, ainsi que tous les professionnels d’ailleurs), ce recueil est également un véritable outil de culture juridique et générale. Sur la base des travaux d’Henri Capitant puis sous la direction de Gérard Cornu, ce dictionnaire est mis à jour régulièrement par un collectif d’auteurs. ▶️ Acheter cet ouvrage Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? En tant que futur juriste, ce livre est indispensable pour apprendre à maîtriser et à comprendre le droit. C’est aussi le meilleur achat (et le plus rentable) que vous pourrez faire, car ce dictionnaire vous servira tout au long de vos études, et sûrement après ! Vous devez absolument l’avoir dans votre bibliothèque afin de pouvoir chercher les définitions de tous les mots juridiques que vous allez rencontrer et devoir mémoriser. Vous pouvez aussi vous en servir dans vos dissertations, pour définir les termes de vos sujets. Sur ce dernier point, cela vous évitera les hors-sujet, grands chats noirs de la dissertation juridique. Le Vocabulaire juridique est au prix de 27 euros, éditions Puf (mais vous pouvez amplement acheter celui d’un ancien camarade sur vos groupes de promotions). 2. Le GAJA et le FIGADA 📝 Pour tous les amateurs de Droit public (n’ayez plus honte de vous cacher), les grands arrêts de la jurisprudence administrative sont à bien connaître. Toutes les plus grandes décisions du Droit administratif sont recensées dans un seul et même ouvrage très (très) détaillé, aux éditions Dalloz : le GAJA Un vrai pavé qui saura vous renforcer musculairement, à n’en point douter. Compétence de la juridiction administrative, actes administratifs unilatéraux, contrats administratifs, travaux publics, responsabilité administrative… Retrouvez toutes les décisions fondatrices du droit public dans ce recueil. Que demander de plus ? Ah bah si ! Peut-être un ouvrage qui synthétiserait le GAJA et qui imagerait les éléments à essentiels de ces arrêts pour mieux s’en souvenir pour les examens ? Mais attendez, ça existe déjà ! Ce sont les Fiches Illustrées des Grands Arrêts du Droit Administratif (FIGADA). Si vous ne le saviez pas, l’association d’une image à un texte augmente la mémorisation de 82% par rapport à un texte seul. Au vu de tous les arrêts que vous devez apprendre, toutes les techniques sont bonnes pour mieux réviser. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Quand on est étudiant en droit, il faut absolument avoir le GAJA et/ou le FIGADA dans sa bibliothèque. En effet, pour réussir en Droit administratif, il est fondamental de lire, comprendre et connaître un bon nombre de jurisprudences. Quand on est juriste, posséder le GAJA recensant les arrêts fondateurs avec des explications et des commentaires ainsi que le FIGADA synthétisant leur question de droit et leur portée juridique en images pour favoriser leur mémorisation est donc un véritable avantage (si ce n’est le meilleur moyen de réussir). "En tant que Maître de conférences en droit public, je suis sensible à la méthode de mémorisation et de compréhension du FIGADA. Il permet de réactiver les notions essentielles du droit administratif tout en apportant davantage de motivation et de confiance en soi" affirme Madame Catherine Prebissy Schnall. Effectivement, le Droit administratif est complexe et les arrêts sont nombreux. De plus, ils sont laborieux et chronophages à apprendre. Mais pas de panique, il existe de puissantes techniques de mémorisation liées à l’association d’image ! Et pour les découvrir, rien de mieux que d’utiliser le FIGADA (une sorte de GAJA imagé en quelque sorte). Ce dernier livre est indispensable pour révolutionner vos études juridiques et vous donner envie d’apprendre vos arrêts (oui, c’est possible !). Mieux vaut-il acheter le FIGADA, le GAJA ou les deux ? Le FIGADA et le GAJA sont 2 livres complémentaires car aux objectifs différents. Le GAJA, que vous pouvez emprunter à la BU, vous permettra d’avoir de multitudes détails sur la jurisprudence ; alors que le FIGADA lui, que vous pouvez avoir sur votre ordinateur, sur téléphone ou imprimé, consacre une fiche synthétique et illustrée par arrêt vous permettant de mémoriser facilement la question de droit et la portée juridique de l’arrêt ! Le FIGADA est au prix de 22,90 euros, éditions Pamplemousse Magazine. ▶️ Acheter cet ouvrage Le GAJA est au prix de 39 euros, éditions Dalloz. ▶️ Acheter le GAJ 3. Un Code civil à jour 📕 Tout bon étudiant en droit qui se respecte possède un Code civil à jour. Que vous optiez pour le livre rouge de Dalloz ou le livre bleu de LexisNexis, il est fondamental que vous investissiez dans un Code civil contenant les dernières réformes. En effet, tout au long de votre licence, vous serez amené à commenter des décisions en droit civil (un peu moins si vous êtes publiciste, mais vous n’échapperez pas au Droit des contrats et à ses nombreuses notions !). Dans ce cadre, vous devrez savoir utiliser votre Code civil, donc autant apprendre à vous en servir dès maintenant. Cet ouvrage contient des centaines de textes juridiques, des annotations de jurisprudence indispensables ainsi qu’une table des matières et une table alphabétique pour vous aider à naviguer. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? En tant que futur juriste, vous serez littéralement obligé de lire (pas tout) le Code civil. Vous devez simplement savoir vous en servir pour chercher des décisions et les commenter. ❤️ Bon à savoir : il existe des codes non annotés, annotés et commentés (avec de la doctrine). A priori, en examens, vous n’avez pas le droit aux codes commentés ; c’est pourquoi il est plus judicieux d’acheter un code annoté. De plus, ce dernier sera plus utile qu’un code non annoté car il contient des jurisprudences qui pourront vous être utiles. Le Code civil sera indispensable pour enrichir vos commentaires d’arrêt et vous aider à mieux comprendre la portée d’une décision. C’est aussi cet outil (le meilleur dans sa catégorie) qui vous permettra de résoudre vos cas pratiques en Droit civil. Autant vous dire que vous avez intérêt à savoir vous en servir rapidement ! Si ce n’est pas le cas, vous risquez de perdre du temps lors de vos partiels et de rater vos examens ! Trop de L1 (et même L2, L3, et même ceux qui tentent les concours juridiques) ont fait cette erreur, ne la reproduisez pas. Le Code civil rouge est au prix de 22 euros, éditions Dalloz (peut varier en fonction des années) Le Code civil bleu est au prix de 19,90 euros, éditions LexisNexis (peut varier en fonction des années) 4. La Constitution du 4 octobre 1958 👩⚖️ Si vous souhaitez devenir un juriste, spécialiste du droit constitutionnel, alors n’hésitez pas à lire la Constitution du 4 octobre 1958 ! “La Constitution, rien que la Constitution, toute la Constitution” (François Mitterrand). Suite à une lecture approfondie de la Constitution, vous saisirez davantage en quoi elle est une norme innervant tous les pans du droit. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est en fac de droit ? ⚖️ Vous l’aurez compris sa lecture constitue le secret de la réussite en droit constitutionnel ! L’autre outil indispensable à votre réussite, complétant votre lecture, est l’ouvrage de Simon-Louis Formery : La Constitution commentée article par article. La Constitution vous prépare tant aux travaux dirigés de droit constitutionnel, qu’aux concours, nous pensons notamment à l’épreuve de droit public du concours de la magistrature. Pour preuve, une des deux questions du sujet 2020, était « Les sanctions de la méconnaissance de la norme constitutionnelle en droit public français contemporain ». La Constitution est donc à lire si vous vous orientez vers une spécialisation en droit public mais pas que ! La Constitution de la République française -broché, est au prix de 4 euros, éditions Dalloz. ▶️ Acheter cet ouvrage Comment Hacker sa L1 Droit ?/Comment Hacker sa L2 Droit ? 📘 Les fameux Comment Hacker sa L1 Droit ? (par Laura Montes et Augustin Mercier) et Comment Hacker sa L2 Droit ? (par Kahina Kadrahoui et Augustin Mercier) sont les meilleurs livres pour réussir votre licence de droit ! Ces guides sont à garder sur votre table de chevet durant toutes vos études. Produits par des spécialistes de l’apprentissage et de la mémorisation, ces livres de techniques de travail et de méthodologie juridique sont vite devenus une référence dans les facultés de droit. En effet, le plus gros problème en licence est qu’on attend de vous que vous réussissiez alors qu’on ne vous a jamais appris comment. Organisation, rythme, méthodes de travail, appréhender les révisions, se faire des amis, gérer le stress, état d’esprit, techniques de mémorisation, bien préparer les TD, dans cette collection, tout y passe ! Vous retrouverez dans Comment Hacker sa L1 Droit ? et Comment Hacker sa L2 Droit ? des conseils très pratiques à mettre en place. Ils sont devenus de véritables boites à outils dont vous vous servirez pendant de longues années ! Aussi, vous y trouverez des conseils pour prendre soin de vous, car le bien-être physique et psychologique est primordial dans la gestion de vos années universitaires. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Les livres Comment Hacker sa L1 Droit ? et Comment Hacker sa L2 Droit ? sont les meilleurs livres de droit de leur catégorie. Remplis d’astuces, de témoignages d’autres étudiants (et majors de promo) et de faits et méthodes fondées sur un bon nombre d’études scientifiques, d'étapes claires pour réussir vos exercices juridiques (dissertation, commentaire d'arrêt, cas patique...), ils sauront vous aider à atteindre votre objectif de réussir vos années universitaires avec brio. En L1, vous allez vous poser 1001 questions sur la filière et sur les attentes à l’Université. Vous vous demanderez si vous êtes capable de réussir en droit, si vous pourrez gérer l’importante charge de travail, si cette filière est faite pour vous… Comment Hacker sa L1 Droit ?, souvent n°1 des ventes sur Amazon, répond à toutes ces questions et vous donnera les bases pour réussir votre année. Il vous rassurera, vous facilitera la transition avec le lycée et permettra apprendra à mémoriser l’essentiel et vous préparera au passage de vos examens. En L2, la quantité d’informations à ingérer est encore plus importante qu’en L1 et vous devrez commencer à préparer la sélection en master. Plus que jamais, vous devrez savoir vous organiser et assurer vos notes en TD. Comment Hacker sa L2 Droit ? vous préparera à cette année considérée comme la plus difficile par 84% des étudiants en droit et vous sera utile durant les 2 semestres (et après). Avec des méthodologies détaillées et des conseils d’organisation, cette véritable bible vous guidera vers votre passage en L3. 6. Les carrés rouges des Éditions Broché 🔴 Vous les avez sûrement déjà vus, ces petits livres carrés édités par Broché. Présents dans toutes les bibliothèques, ces livres sont pratiques à transporter et simples à utiliser. Ils contiennent l’essentiel de vos cours de droit (un peu comme les Fiches de révisions optimisées mais non illustrés et optimisés pour la mémorisation). Des principes fondamentaux du Droit constitutionnel à l’essentiel du Droit des sûretés, les carrés traitent de toutes les matières juridiques. Écrit par des maîtres de conférences, les essentiels constituent une synthèse rigoureuse des connaissances indispensables dans chaque matière. Néanmoins, même s’ils sont actualisés chaque année, il est préférable de réviser avec un cours magistral complet, afin d’aller plus en profondeur. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Les carrés rouges sont des livres incontournables des études de droit. En effet, l’un des plus gros défauts des étudiants en droit est certainement de ne pas savoir être synthétique. Or avec des centaines de pages à apprendre, vous aurez besoin de ne retenir que l’essentiel. Si vous avez du mal à trier les informations dans vos cours, ces livres vous aideront à comprendre quelles sont les données essentielles. Pratiques, ces ouvrages vous permettront de réviser l’essentiel et de faire un point actualisé sur la matière. Si en revanche vous préférez réviser avec des images, des couleurs et des schémas, tout en restant synthétique, vous pouvez aussi utiliser les Fiches de révisions PDF optimisées. Les carrés rouges sont en moyenne au prix de 15,50 euros, éditions Gualino/Les carrés rouges. ▶️ Acheter cet ouvrage 7. Contre la peine de mort de Robert Badinter ☠️ Contre la peine de mort est un des célèbres ouvrages écrit par Robert Badinter. Professeur de droit, avocat, garde des Sceaux mais aussi militant pour les droits de l’Homme, Badinter est un homme au parcours politique et juridique riche. L’auteur a rassemblé toutes ses expériences dans son livre pour décrire la peine de mort en France, son abolition et son utilisation dans le monde. À côté de divers articles parus à l’époque dans la presse française, cet ouvrage de 320 pages contient aussi le célèbre discours de l’ancien ministre contre la peine de mort, prononcé le 17 septembre 1981. Incontournable pour votre culture générale ! Sa thèse : « Parce qu’aucun homme n’est totalement responsable, parce qu’aucune justice ne peut être totalement infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable ». Cette œuvre, Contre la peine de mort, est son troisième livre (et sans doute le meilleur) sur le sujet avec l’Exécution et l’Abolition. Et l'un des meilleurs. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Contre la peine de mort est sûrement l’un des classiques les plus lus par les futurs juristes. Et notamment par nos pénalistes devant étudier le Droit des Libertés Fondamentales. Moment incontournable de l’histoire judiciaire française, le discours contre la peine de mort doit être lu et entendu au moins une fois par tout étudiant en droit qui se respecte. En effet, il vous permettra de bien saisir tous les enjeux et arguments qui ont alimenté les débats autour de la peine de mort. Celle-ci a été abolie par la Loi n°81-908 du 9 octobre 1981, adoptée le 30 septembre au Sénat à 161 voix contre 126. Ainsi, la France est devenue le 36e pays à abolir officiellement la peine de mort. Néanmoins, ce ne fut pas sans débats puisque en 1980, 61% des Français étaient pour la peine de mort (d’après un sondage Ipsos). Le premier argument de ceux qui étaient contre la peine de mort était évidemment l’erreur judiciaire. Avec le caractère irrévocable de cette peine, une erreur judiciaire ne pouvait pas être réparée. Étaient aussi avancés le caractère inhumain de la peine de mort, le fait qu’elle ne serait pas plus dissuasive que la prison à vie ou encore le fait qu’elle interdit toute réhabilitation. Inversement, ceux qui étaient pour la peine de mort soutenaient qu’elle donnait une justice pour les familles des victimes et qu’elle permettait de mettre hors d’état de nuire un individu dangereux. Aussi, contrairement au camp opposé, les tenants de la peine de mort affirmaient que cette peine était plus dissuasive que la prison à vie. Enfin, un argument économique a également été avancé : celui selon lequel la peine de mort coûterait moins cher que la prison à vie. ❤️ Le saviez-vous ? En France, le dernier homme à avoir été guillotiné est Hamida Djandoubi, le 10 septembre 1977. Il a été condamné pour assassinat, après avoir torturé et violé sa victime. En revanche, le dernier homme à avoir été condamné à la guillotine (mais il a été gracié) est Philippe Maurice, en date du 25 mai 1981. Il avait tué un policier. Sachez que l’utilité et le rétablissement de cette sentence est régulièrement remis sur le devant de la scène et le débat fait souvent rage. En 2022, un sondage réalisé par Ipsos montrait que 50% des Français étaient favorables à la peine de mort. À tous nos futurs avocats qui préparent le CRFPA, vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas être incollables si vous devez passer votre oral sur la peine de mort ! Enfin, ce livre est également indispensable pour ceux qui préparent l’ENM, le concours de commissaire de police ou encore le concours de lieutenant pénitentiaire et qui souhaitent avoir une bonne culture en droit pénal. Contre la peine de mort est au prix de 7,70 euros, éditions Lgf. Vous pouvez également le trouver en format ebook à 6,99 euros. ▶️ Acheter cet ouvrage 8. L’Exécution de Robert Badinter 👨 Dans L’Exécution, Robert Badinter livre son combat contre la peine capitale à travers l’histoire de Claude Buffet et Roger Bontems. Ces derniers avaient été à l’origine d’une prise d’otage le 21 septembre 1971 à la Maison centrale de Clairvaux. Malheureusement, au cours de cette prise d’otage, deux personnes ont perdu la vie : un gardien et une infirmière. C’est pour le meurtre de ces deux personnes que Claude Buffet et Roger Bontems ont été condamnés à la guillotine. Pourtant, dans cette affaire, Robert Badinter disposait d’une preuve matérielle disculpant Roger Bontems et Claude Buffet fut reconnu coupable des deux meurtres. Malgré cela, Roger Bontems fut exécuté au même titre que le meurtrier. Révolté par cette injustice, l’auteur s’engagea de manière plus ferme dans son combat contre la peine de mort au motif qu’« on n'exécute pas celui qui n'a pas tué » Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Le livre L'Exécution est un classique à avoir assurément dans sa bibliothèque quand on est étudiant en droit. Tout d’abord, ne serait-ce que pour votre culture de juriste, vous vous devez de lire ce livre. Peu importe la branche du droit à laquelle vous vous destinez, vous devez avoir un solide bagage juridique. Ensuite, pour tous les futurs pénalistes, ce livre vous permettra de renforcer vos connaissances sur certains points de droit, tels que la peine de mort. Très souvent médiatisé, ce sujet suscite beaucoup de débats parmi les politiques comme les juristes. Enfin, si vous souhaitez passer le CRFPA en Droit pénal, l’ENM ou encore d’autres concours juridiques tels que lieutenant pénitentiaire ou commissaire de police, il est indispensable de connaître cette affaire incontournable de la justice française. L’Exécution est au prix de 6,20 euros, éditions Lgf. Vous pouvez également le trouver au format ebook à 5,49 euros. ▶️ Acheter cet ouvrage 9. Les épines et les roses de Robert Badinter 🌹 A travers ce récit autobiographique, Robert Badinter nous livre son expérience en tant que Garde des sceaux (1981-1986). Il aborde donc ses combats, ses difficultés et ses réussites politiques. De sa lutte pour l’abolition de la peine de mort à l’avanie subie du fait de sa volonté d’améliorer les conditions de détention, tout y est raconté avec pragmatisme. Aussi, la lecture de ce récit vous permettra de mieux appréhender cette période historico-juridique. D’ailleurs, l’Histoire ne permet-elle pas de comprendre le présent ? Vous comprendrez ainsi le contexte de l’abolition de la peine de mort, de la dépénalisation de l’homosexualité, de la consécration du droit de recours individuel des Français devant la Cour de Strasbourg… Vous découvrirez enfin dans ce livre qu’il y a 40 ans, la surpopulation carcérale constituait déjà une question notoire ! Pourquoi lire cet ouvrage absolument quand on est étudiant en droit ? ⚖️ Vous pourrez mettre ceci en lien avec l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), J.M.B et autres contre France, du 30 janvier 2020. Pour rappel, la CEDH condamne la France, en raison de conditions de détention, sur le fondement de l’article 3 de la Convention - Interdiction de la torture : “Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.” Vous l’aurez compris, ce livre Les épines et les roses de Robert Badinter est parfait si vous postulez à un M2 Droit pénal et Sciences criminelles. Les épines et les roses, est au prix de 7.40 euros, editions Lgf. ▶️ Acheter cet ouvrage 10. Du contrat social, de Jean-Jacques Rousseau 📝 Voici l'un des meilleurs livres de droit à lire. Via ce récit, Rousseau explique le passage d’un état de nature à un état social ; l’Homme élabore un contrat social avec l’Etat afin d’obtenir des garanties : sécurité et liberté. A travers ce livre, Jean-Jacques Rousseau nous transmet donc sa théorie sur le contrat social. S'ajoutant à celle de Thomas Hobbes (en substance, par l’établissement du contrat social, l’Homme perd sa liberté pour une sécurité certaine), et celle de John Locke (la préservation de certaines libertés est fondamentale), sa théorie nous permet de comprendre notre rapport à l’Etat, et ce que l’on attend de lui. Sa réflexion vous permettra également de comprendre les difficultés quant à l’élaboration d’un équilibre parfait entre sécurité et liberté : il est question de ces difficultés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, contre la covid ; les contraintes sanitaires prises en faveur de la sécurité collective nuisent-elles aux libertés individuelles ? Nous vous conseillons d'écouter "Santé, sécurité, liberté: où est la priorité ? sur France culture. Jean-Jacques Rousseau est lui très ferme : "Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs." Pourquoi avoir ce livre quand on est étudiant en droit ? 🏛Ce récit est donc à lire si vous candidatez à un M2 Police et Sécurité intérieure. Cet essai de grande qualité est au petit prix de 3.90 euros, éditions Flammarion. 11. À la barre d'Éric Dupond-Moretti 🥑 À la barre est un livre qui se lit facilement (seulement 101 pages) dans lequel Éric Dupond-Moretti présente ses combats, ses convictions ainsi que ses idées sur divers sujets tels que la magistrature, la défense des accusés, la justice ou encore la présomption d’innocence. Que vous soyez spécialiste en droit pénal ou que cela soit pour enrichir votre culture générale et juridique, vous devez impérativement maîtriser ces sujets pour être un bon juriste. Ce livre indispensable a également été adapté en pièce de théâtre et il a été joué au Théâtre de la Madeleine à Paris, pendant un peu plus d’un mois. En plus de son récit textuel, l’avocat devenu par la suite Garde des sceaux, a livré une prestation oratoire de qualité. Derrière l’avocat très polémique aux yeux de l’opinion publique pour le choix de certains de ses clients, À la barre montre Éric Dupond-Moretti en tant qu’homme révolté et en colère. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? À l’heure des tribunaux médiatiques et des polémiques autour de la justice, il peut être utile de lire À la barre pour en apprendre plus sur le fonctionnement de la justice et de ses actions. En effet, l’Université ne propose que des enseignements théoriques et elle ne permet pas de prendre en compte cette réalité controversée autour de la justice française. À la barre est au prix de 6,90 euros, éditions Michel Lafon. Vous pouvez également le trouver en format ebook à 6,99 euros. ▶️ Acheter cet ouvrage 12. Bête noire d’Éric Dupond-Moretti ⚫ Bête noire d’Éric Dupond-Moretti dresse le portrait d’une justice française très imparfaite. Entre mise à mal de la notion de présomption d’innocence et interrogations sur l’humanité des magistrats, l’auteur nous livre son expérience et sa vision du rôle de l’avocat. À travers ses anecdotes et ses souvenirs, il explique les tenants et aboutissants d’un verdict. À tous ceux qui ne comprennent pas les raisons pour lesquelles il a défendu des grands criminels tels que AbdelKader Merah, l’avocat répond que la présomption d’innocence se défend autant que le droit à une juste peine. Enfin, avec cet ouvrage, Eric Dupond-Moretti tente de dénoncer les dysfonctionnements de la justice que sont les petits arrangements et les différentes influences (médiatiques, politiques, etc.). Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Nous vous conseillons ce livre afin que vous puissiez réfléchir à plusieurs notions fondamentales du Droit pénal telles que la présomption d’innocence ou encore les droits de la défense. Aussi, pour tous nos étudiants qui souhaiteraient être avocats, ce livre vous donnera un aperçu de toutes les situations et difficultés que vous pourriez rencontrer au cours de votre future carrière. Entre la procédure qui peut se retourner contre vous si vous l’appliquez mal ou la pression médiatique qui peut être difficile à gérer, Éric Dupond-Moretti nous montre quelques facettes de ce monde de requins à travers les 224 pages de son ouvrage. Bête noire est au prix de 7,40 euros, éditions J’ai lu. Vous pouvez également le trouver à 7,99 euros en format ebook. ▶️ Acheter cet ouvrage Les grandes plaidoiries des ténors du barreau de Matthieu Aron 🎤 De l’affaire Papon au procès d’Outreau, retrouvez en 288 pages toutes les grandes plaidoiries de l’histoire judiciaire française dans l’ouvrage de Matthieu Aron, Les grandes plaidoiries des ténors du barreau. Ce livre est le meilleur recueil de tous les grands procès en France : les crimes historiques (Pétain, Barbie), les combats sociétaux (affaire du sang contaminé) ou encore les erreurs judiciaires (Outreau). Grâce à son travail de recherche et afin de faciliter la compréhension de l’ensemble des affaires, l’auteur propose avant chaque procès un résumé des faits et une contextualisation de l’histoire. Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? Les grandes plaidoiries des ténors du barreau est un livre qu’il faut absolument lire quand vous êtes étudiant en droit. Eh oui ! À tous ceux qui veulent devenir avocat, sachez que pour exercer ce métier, il est important de s’imprégner de l’histoire juridique de notre pays. Certaines affaires pourraient vous inspirer, vous faire gagner en humilité, en culture générale ou vous servir au cours de vos études/votre parcours professionnel. Aussi, pour un oral au CRFPA sur la présomption d’innocence, les erreurs judiciaires, les droits de la défense ou la liberté d’expression, certains procès relatés dans cet ouvrage pourraient venir étayer vos propos. Les grandes plaidoiries des ténors du barreau est au prix de 7,10 euros, éditions Pocket. Vous pouvez également le trouver au format ebook à 12,99 euros. 14. Le procès de Kafka 🏛 Le procès est un roman existentialiste, philosophique, racontant le sort tragique de Joseph K. Cet homme est en effet arrêté de manière inattendue, et pour une raison mystérieuse… La lecture de ce roman vous éclairera sur la théorie du droit pénal de l’ennemi, théorie en plein essor en raison de la “résurgence” du sentiment d’insécurité ; cette théorie s’assoit ainsi sur l’anticipation du pouvoir répressif de l’Etat. Aussi, cette théorie serait mise en lumière à travers ce roman. En tout état de cause, il peut être interprété de diverses façons car une lecture est toujours très personnelle… Pourquoi il est intéressant de lire ce livre ? 📚 Ce roman pourra, enfin, nourrir vos réflexions sur l'innocence, la culpabilité, et le principe de la présomption d’innocence - règle probatoire, droit subjectif - faisant l’objet d’une “érosion” du fait des atteintes subies. Des notions essentielles à maîtriser pour tout bon étudiant en droit. En somme, si vous êtes attiré par le droit pénal ou la philosophie du droit, n’hésitez pas à le lire ! Vous trouverez ce livre chez Gallimard, format poche, au prix de 5 euros. 15. Les Misérables de Victor Hugo 🥖 Ce roman retrace l’histoire d’un ancien forçat Jean Valjean. Son crime ? Le vol d’une miche de pain pour se nourrir. À la sortie du bagne, il devient un honnête homme. Quel sera son destin, et celui des personnes qui vont le côtoyer ? Si nous aimons certaines adaptations des Misérables, rien ne vaut le récit originel ! A la lecture de ce roman, vous qui étudiez en droit, vous poserez certainement les mêmes questions que Victor Hugo : Qu’est-ce que la justice ? Quelles fonctions ont les peines dans une société ? Vous réfléchirez aussi à la notion de désistance : processus de sortie de la délinquance. Selon Marwan Mohammed, il y aurait deux voies de sorties de la délinquance, à savoir l’usure (lassitude) et l’ouverture sociale. Pour Jean Valjean, il s’agit nettement de la seconde voie ! “Jean Valjean était comme un homme qui va s’évanouir. L’évêque s’approcha de lui, et lui dit à voix basse : N’oubliez pas, n’oubliez jamais que vous m’avez promis d’employer cet argent à devenir honnête homme.” Pourquoi il faut avoir ce livre dans sa bibliothèque ? 👨🎓 Un roman à lire si vous vous dirigez vers un Master 2 Droit de l’exécution des peines ou Métiers du droit et de la justice (conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation…) Les Misérables de Victor Hugo est au prix de 4.95 euros, éditeur Ldp jeunesse. 16. L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle 😁 Vous avez un petit coup de mou pendant le semestre ou à la veille de 3 cas pratiques à réaliser ? Ce livre est fait pour vous ! Ce roman raconte le parcours d’un professeur, Julian. Parti en vacances à Bali, il décide de consulter un guérisseur…Celui-ci va permettre à Julian de se révéler, et d’opter pour une toute autre vision du monde. Nous avons aimé la positivité de ce roman psychologique et philosophique ! C’est en effet l’antioxydant idéal pour les étudiants en proie à des idées négatives ! Pourquoi il est important de lire ce livre ? 👩🎓 Nous vous le conseillons car il vous permettra de comprendre le sens de l’effet Rosenthal & Jacobson : le fait de croire en la réussite d’une personne améliorerait ses probabilités de succès. Ce livre est super pour vous qui faites des études de droit qui peuvent s’avérer difficiles, parce qu’il montre également qu’une introspection personnelle peut s’avérer déterminante. Aussi, sachez qu’il existe le dispositif “Césure”, suspension temporaire et volontaire des études permettant l’enrichissement de votre vie universitaire, et donc personnelle. “Rappelez-vous que ce que l’on croit devient notre réalité.” Vous l’aurez compris, la lecture de ce roman vous permettra d’être l’étudiant le plus positif de tout l’amphi ! Vous trouverez l’homme qui voulait être heureux au prix de 6.50 euros, éditions Pocket. 17. Le vieil homme et la mer 🌊 Avis aux procrastinateurs : l’obtention d’un diplôme nécessite patience et efforts quotidiens… Ce roman décrit une lutte acharnée entre un vieil homme pauvre, solitaire, pêcheur expérimenté, et un immense poisson… Pourquoi lire ce livre absolument quand on est étudiant en droit ? 📚 Nous avons apprécié ce roman car il est pétri de sagesse ! C’est une ode au courage que vous devriez lire car il vous donnera la motivation nécessaire pour vos études juridiques. “Mais un homme ne doit jamais s'avouer vaincu", dit t-il. Gardez donc à l’esprit vos rêves, vos objectifs et le fait empirique que les études longues sont un atout sur un curriculum vitæ ! Ce livre est au prix de 4.27 euros, format poche, éditions Gallimard. 18. Les combustibles d’Amélie Nothomb 🔥 Quelle place accordez-vous à la littérature dans votre vie étudiante ? Quelle fonction a pour vous un bouquin ? Ce livre est une pièce de théâtre réflexive sur le sens de la littérature. L’étudiant qui côtoie la BU se doit donc de le lire ! Le cadre de cette pièce est la guerre ; celle-ci réunit un Professeur, son assistant et sa fiancée, Marina, étudiante. En plein hiver, ils se réfugient au sein de l’appartement du Professeur. Un seul combustible permet de lutter contre le froid : les livres. Le froid s'accompagne de profonds questionnements… Pourquoi découvrir ce livre absolument ? 🎓 Pièce saisissante par la joute verbale ! Futur ténor du barreau ? Cette pièce est faite pour vous ! Si vous souhaitez manier l’art de parler, alors sa lecture ne peut que vous être bénéfique. Sachez enfin que l’éloquence “reste une arme puissante pour parvenir à ses fins” ; et que “même les plus timides et les moins aguerris peuvent progresser rapidement ! Car plus qu’un don, l’éloquence est un art, avec ses techniques et ses codes”. Si l’éloquence vous attire, alors nous vous conseillons de lire le mensuel n° 312 de mars 2019, du Magazine Sciences Humaines, intitulé L’art de parler. Les combustibles est au prix de 5.40 euros, format poche, éditions Lgf. 19. Antigone d’Anouilh 👁 Cette pièce relate une terrible guerre entre Polynice et Étéocle, fils d’Oedipe. Se disputant pour le trône, ils s’entretuent. Leur oncle, Créon, prend le pouvoir et ordonne des funérailles somptueuses pour un seul d’entre-eux. Polynice, considéré comme un traître, est laissé sans sépulture. Antigone, sa soeur, refuse une telle situation… Nous aimons lire et relire cette pièce inspirée d’un mythe antique ! La tragédie nous captive et l’antinomie entre la loi et la morale nous séduit : “Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout…” Nous vous conseillons ce bouquin car vous serez totalement absorbé par cette pièce allégorique, Antigone représentant, la morale, face à Créon, la loi. “L’esthétique” du texte ne vous laissera pas non plus indifférent ! Pourquoi ce livre quand on étudie le droit ? 👩⚖️ Émane donc diverses problématiques que vous ne pouvez occulter en tant qu’étudiant en droit, faut-il faire prévaloir la morale ou la loi ? Que recouvre la notion de justice ? (À noter, celles-ci ont par ailleurs été posées par Diderot dans Entretien d’un père avec ses enfants) A la lecture d’Antigone, vous vous apercevrez de la complexité des problèmes moraux, et juridiques. Si l’euthanasie, la gestation pour autrui, par exemple, font l’objet de débats houleux, c’est parce que l’on ne peut omettre le traitement de la question d’ordre moral qui y est rattachée. Cette pièce est disponible au prix de 6.10 euros, format poche, éditions Table ronde. 20. Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda 👴 « Réserve héréditaire », « intérêts moratoires »…vite une échappatoire ! Pourquoi ne pas partager la même échappatoire que Antonio José Bolivar ? Les romans d’amour, l’amour. Le vieux qui lisait des romans d’amour raconte l’histoire d’un habitant d’El Idilio, petite ville d’Amazonie. Lorsqu’est découvert dans une pirogue un homme assassiné, tous soupçonnent les Shuars, hormis Antonio José Bolivar. Il déduit des blessures de l’homme assassiné l’attaque d’un félin. Il s’agit ainsi d’une vengeance, celle d’une femelle envers un chasseur qui aurait tué ses petits, et son mâle. Ce roman évoque les pulsions destructrices des hommes ; il constitue une réflexion philosophique sur l’existence humaine, et la coexistence entre l’homme et la nature. Est-il possible de faire corps avec la nature ? Pourquoi lire cet ouvrage en faculté de droit ? 👨🎓 Un roman qui ne peut que vous intéresser en raison de la prise en compte accrue de l’écologie par le droit. Le droit se saisit en effet de l’écologie, que ce soit au civil ou au pénal : le préjudice écologique a été consacré par la loi du 8 août 2016 (il figure à l’article 1246 du Code civil), la vive affaire des “décrocheurs” de portraits de Macron… Fin 2020, c’est la proposition de loi Villani, dont l’objectif est la lutte contre la souffrance des animaux sauvages comme domestiques, qui est débattue dans l'hémicycle. Une lecture recommandée si le droit de l’environnement vous passionne ! Ce bouquin est au gourmand prix de 5.90 euros, format poche, éditions Points. 21. Curiosités juridiques : les décisions de justice Dès la première page, "Curiosités juridiques" s'avère être une oeuvre hors du commun, rassemblant plus de 250 anecdotes judiciaires qui ne manqueront pas de vous surprendre et de vous amuser. À travers des récits drôles, inattendus et insolites, ce livre révèle les aspects les plus singuliers de notre système judiciaire. Imaginez un monde où les poupées vaudous, les soucoupes volantes, et même les "godes civils" trouvent leur place dans les décisions de justice, aux côtés de Molière, Fort Boyard, et bien d'autres références culturelles étonnantes. Pourquoi lire cet ouvrage en faculté de droit ? Quand on est étudiant en droit, on peut facilement se lasser des décisions de justices sur des notions abstraites et ennuyantes. Dans cet ouvrage, on voit que les juges ont aussi à traiter d'affaires originales. Ce livre est une porte ouverte sur une vision du droit vivante, colorée et pleine d'esprit, qui invite à explorer les recoins les plus inattendus de la justice et de notre société. Cet ouvrage est au prix curieux de 15,9 €. 22. Apprendre le droit avec des professeurs très particuliers Cet ouvrage se présente comme une ressource précieuse, alliant rigueur académique et accessibilité, destinée à éclairer les relations internationales sous un jour nouveau. Avec l'objectif clair de démystifier et de rendre accessible la discipline, il plonge le lecteur au cœur des théories, des concepts clés, et des grandes notions qui façonnent les études des relations internationales. Ce qui distingue particulièrement cet ouvrage, c’est son approche pédagogique originale en posant des questions aussi intrigantes que pertinentes : Quel statut juridique pour la Confédération internationale des sorciers ? La République intergalactique est-elle un État ? Et quelles leçons tirer de l'action de Rambo au regard du droit international ? Pourquoi lire cet ouvrage en faculté de droit ? Adapté aux étudiants en première année de licence, cet ouvrage s'adresse également à toute personne désireuse de renouveler sa compréhension des relations internationales. Grâce à une rencontre inédite entre figures éminentes de la théorie politique internationale, telles que Hans Joachim Morgenthau et Raymond Aron, et icônes du cinéma comme Stanley Kubrick et George Lucas, ce livre propose une lecture enrichissante et captivante de la matière. Cet ouvrage réussit le pari de rendre la science juridique à la fois sérieuse, de qualité, et ludique. Une manière stimulante de revisiter les enjeux des relations internationales, par le biais d'une exploration originale et accessible à tous. Cet ouvrage est au prix très particulier de 16,95 €. 23. Chroniques d'un procucreur de la République Voilà un ouvrage vous permettant de plonger dans une profession iconique du monde juridique. "Chronique d'un procureur de la République" plonge les lecteurs dans le quotidien d'Alexandre Rossi, procureur de la République. De l'intérieur du système judiciaire français, Rossi décrit avec précision son rôle crucial, souvent mal compris par le grand public. Ce livre dépeint des situations concrètes : attentats terroristes, féminicides, règlements de compte et manifestations violentes, offrant un aperçu unique de la fonction et des défis rencontrés par un procureur. Pourquoi lire Chroniques d'un procureur de la République ? Aussi étonnant soit-il, tout lemonde a déjà entendu parler du Procureur de la République (dans les séries juridiques par exemple, mais aussi aux informations télévisées) mais peu savent exactement quel est son rôle dans la société. Lire ce livre vous permettra de mieux comprendre le rôle du procureur. Contrairement aux ouvrages universitaires techniques, ce livre est accessible à tous et vise à démystifier le rôle du procureur. Il explique ses attributions et la place qu'il occupe dans le système judiciaire. La perspective humaine et personnelle de l'auteur, qui partage ses motivations, ses expériences et ses défis quotidiens, rend son récit à la fois touchant et instructif. Si vous visez la magistrature, ce livre est un incontournable. Il offre une vision réaliste et inspirante de la profession, utile pour préparer les concours. Car votre culture doit être au top pour réussir le concours. Chroniques d'un producteur de la République est en vente au prix républicain de 16,9 €. 24. Au nom du peuple français Au nom du peuple français, est un livre écrit par François Milin publié aux éditions Flammarion. Si vous aviez la télévision ou lisiez la presse entre 2012 et 2018, son visage. nevous ser apas inconnu tant il a été présent lors des différentes crises majeures touchant notre pays. Captivant, ce livre nous plonge dans les arcanes de la justice française. Figure emblématique de l'antiterrorisme en France, ce procureur partage ses mémoires, retraçant une carrière marquée par des événements majeurs tels que les attentats terroristes et des affaires politico-financières de premier plan. Convaincu de la nécessité d'une communication transparente pour apaiser le public en période de crise, Molins fut pionnier dans l’instauration d’une communication claire et objective de la justice. Pourquoi lire Au nom du peuple français ? Tout bon juriste se doit de connaître le grandes crises du monde judiciaire et de comprendre les relations entre les différentes parties prenantes lors de tels évènements. Molins offre une perspective unique sur la justice antiterroriste en nous permettant de voir de l'intérieur comment s'est faite la gestion des crises terroristes, un domaine où il a joué un rôle central pendant plusieurs années. Cela permet aux lecteurs de comprendre les enjeux et les défis de cette lutte incessante contre le terrorisme. Aussi, ce livre est un véritable récit personnel et intime : l'auteur partage ses motivations, ses valeurs et ses combats personnels, humanisant ainsi la fonction judiciaire. Son intégrité et son courage sont au cœur de ce témoignage poignant, offrant une perspective authentique et sans filtre sur le monde judiciaire. Enfin, le procureur analyse des grandes affaires politico-financières et revient sur des procès retentissants comme ceux de Bygmalion, Cahuzac et Dupond-Moretti, montrant comment il a su maintenir l’indépendance de la justice face aux pressions politiques. Un must-have dans votre sélection de livres de droit à lire ou à avoir sur vos étagères. Au nom du peuple français est à prix cocorico de 22€. 25. Les plus belles perles des tribunaux Voici un nouvel ouvrage à avoir dans sa bibiliothèque si vous aimez voir ce qui se passe dans nos tribunaux avec ce recueil de perles amusantes et révélatrices de l'univers judiciaire. Parce que le droit, dans l'esprit commun, est d'abord le monde des assises, des cours de justice, ce livre écrit par Dominique Many (avocat et ancien Secrétaire de la Conférence du Barreau de Paris) permet d'avoir un aperçu direct du milieu. Les plus belles perles des tribunaux est une compilation hilarante et surprenante des moments les plus insolites entendus dans les salles d'audience. Accusés hauts en couleurs, avocats maladroits, magistrats excentriques, policiers et gendarmes loufoques, ce livre est un florilège des "bons mots" qui émaillent les procès. Pourquoi lire Les plus belles perles des tribunaux Ce livre est. àlire si vous aimez découvrir le droit sous un angle un peu différent et plus léger que les manuels de droit administratif. Il est parfait pour ceux qui veulent décompresser avec des anecdotes amusantes et souvent absurdes issues des tribunaux. Un livre qui fait sourire tout en offrant un regard unique sur la justice. Ce livre est une bonne idée cadeau pour les étudiants en droit, les professionnels du droit ou toute personne intéressée par le monde judiciaire. TOP 7 des LIVRES à LIRE (en DROIT) ! La rubrique pamplemousse-magazine.co/methodologie-juridique du site offre aussi plusieurs ressources utiles comme des articles de conseils. Mélissa Achachera Cassandre Thevin
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?




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