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- 5 conseils pour postuler au MS Droit & Management International
Orientation > Masters juridiques Pour tout étudiant souhaitant optimiser ses possibilités d'employabilité sur le marché du travail, le Mastère Spécialisé® Droit & Management de l'école de commerce ESCP BS se révèle être un diplôme assurément utile. Voici leurs conseils pour augmenter vos chances de faire partie de la prochaine promo. 🏆 Sommaire : 🎓 1. Les conseils de l'ESCP pour rentrer dans le MS DMI 📝 2. Comment se déroulent les candidatures ? 👩💻 3. Quels conseils pour être accepté dans le MS DMI ? 🌍 4. La place de l'international dans le MS DMI 🏛 5. Un dernier conseil pour candidater dans le Mastère spécialisé Une fois sur le marché du travail, nous, étudiants en droit, nous retrouverons en concurrence les uns avec les autres pour obtenir une collaboration ou décrocher un poste dans une entreprise. Ainsi, tous les moyens sont bons pour upgrader son profil et se différencier. Un Mastère Spécialisé dans une Grande École de commerce peut constituer sur le CV un choix gagnant dans un monde dans lequel les affaires vont bon train. Le juriste d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, et encore moins celui de demain. Il faut aussi comprendre les chiffres, gérer les hommes, échanger en anglais. Bref, s’ouvrir au monde. Alors on a regardé tout en haut d’un classement, on a pris l’école la plus proche et on est allé demander des conseils à ESCP Business School pour augmenter nos chances d’être sélectionné chez eux. Et plus particulièrement dans leur MS Droit et Management International (MS DMI). 🎓 🎤 Hello ESCP. On vous pose des questions, vous nous donnez vos conseils. Deal ? Deal ! 1. Les conseils de l'ESCP pour rentrer dans le MS DMI 🎤 La réputation des écoles de commerce, c’est qu’on y bosse tranquille. Le MS DMI, c’est pareil ? Le MS est intense ! Alors notre conseil n°1, c’est : soyez motivé. C’est le conseil le plus basique que l’on peut donner, mais qui a toute son importance sur ce genre de formation. Et pour cause, le programme dure un an, et se compose de 6 mois de cours et de 6 mois de stage (ou contrat de travail). La période de cours est donc relativement courte, mais très intense. Les étudiants ont en tout environ 450 heures de cours, sans compter le travail personnel qui représente une grande partie du temps d’études. Les projets de groupes sont nombreux, les conférences et les séminaires aussi, ainsi que les études de cas tout au long des semestres. C’est pourquoi les candidats au MS doivent montrer une résistance au travail, et une réelle motivation pour cette formation complémentaire. 🎤 Ok ça annonce un peu la couleur. 2. Comment se déroulent les candidatures pour être accepté à ESCP BS ? 📝 La candidature au Mastère Spécialisé® se passe en deux temps. On vous conseille d’anticiper et de se préparer en amont (conseil n°2). La première étape est un dossier à déposer en ligne sur le portail (le site internet, pas le portique. NDLR) de l’école avec toutes les pièces justificatives requises. Un score d’anglais est aussi demandé : TOEIC, TOEFL ou IELTS. Il faudra préparer ce test avec soin, et prendre le temps de le faire en amont des sessions de candidature. Vous avez le choix de postuler à trois dates différentes : janvier, mars ou juin. Attention le dossier doit être complet quand vous postulez. La seconde étape est un entretien de motivation. L’entretien dure environ 30 minutes, et le jury est composé du directeur scientifique du programme, d’un professionnel du secteur ou d’un Alumnus (un ancien étudiant quoi. NDLR). Même conseil que pour le dossier, il est primordial de préparer cet entretien avant de le passer. Il faudra se renseigner sur le contenu du programme : lire les éléments sur le site web de l’école, télécharger la brochure, appeler les équipes dédiées au sein de l’école, se renseigner auprès des étudiants ambassadeurs pour avoir des conseils. Il faudra également se préparer à répondre à quelques questions en anglais, et soigner son projet professionnel. Le but de l’entretien n’est pas de vous piéger, mais plutôt de vous connaître un peu mieux : votre profil, vos aspirations, vos envies. 🎤 Très bons conseils, on prend, merci. Un peu chaud l’entretien vu comme ça. Allez, dites-nous exactement ce qu’il faut faire pour être pris. 3. Quels conseils pour être accepté dans le MS DMI - ESCP BS ? 👩💻 En fait, lors de la notation du dossier de candidature et de l’entretien de motivation, le directeur scientifique du programme va s’assurer que le profil du candidat est cohérent. En effet, il faut être certain que le parcours universitaire, et le projet professionnel sont en adéquation avec ce que le programme propose. Le directeur essaiera de comprendre en quoi le Mastère Spécialisé® sera bénéfique pour le candidat et son projet professionnel. Également, de comprendre de quelle manière le candidat pourra apporter une valeur ajoutée au Mastère Spécialisé® et à la promotion d’étudiants. C’est ce qui assurera d’ailleurs au candidat de trouver le poste qui lui convient après ses études. Dans la notation du dossier, cette partie est tout aussi importante que le parcours académique du candidat. Gardez en tête que le dossier est évalué dans sa globalité, que les notes obtenues pendant la scolarité sont tout aussi importantes que le score d’anglais, les expériences professionnelles, les activités extra-scolaires, et bien sûr, le projet professionnel. Vous l’aurez compris, notre conseil n°3, c’est d’être cohérent dans son projet professionnel. 🎤 Ça nous semble cohérent. Souvent, école de commerce rime aussi avec l’étranger. Vous pouvez nous faire voyager ? 4. La place de l'international dans le MS DMI de ESCP BS 🌍 Oui ! Le programme inclus 3 mois de cours obligatoires sur le campus ESCP et Londres, et il est possible de suivre des cours chez notre partenaire à Queen Mary University. Pour ceux qui le souhaitent, Queen Mary University of London offre la possibilité de suivre des cours et des conférences sur le droit anglo-saxon au sein même de l'université londonienne. C’est surtout une opportunité de suivre un tiers du programme LL.M. (Master of Laws). Si vous êtes intéressé par cette option (20 étudiants maximum), il faudra en parler dans sa candidature (conseil n°4), en expliquant pourquoi vous souhaitez suivre ces cours. Par ailleurs, Queen Mary University of London exige des étudiants qui postulent, la présentation de scores minimum en anglais. Sont acceptés le TOEFL (100 au total, 27 à l’écrit) ou l’IELTS (7 au total, 7 à l’écrit). Le TOEIC n’est pas un score accepté par l’université. Si le candidat souhaite suivre ces cours, le niveau d’anglais sera donc décisif. 🎤 Je crois qu’on a tout... 5. Un dernier conseil pour candidater dans le Mastère spécialisé Droit et Management International ? 🏛 Last but not least : être soi-même Le plus important est de rester soi-même lors d’une candidature. Que ce soit au sein du dossier de candidature, ou pendant l’entretien de motivation, surtout, ne pas en rajouter ou enjoliver les choses. Mettez en avant votre parcours et vos expériences, tout en restant honnête sur votre profil. Il n’est pas utile de vouloir en mettre plein la vue : si votre profil correspond au programme, et que le programme correspond à votre projet professionnel, cela est déjà un très bon point ! 🎤 Merci ESCP ! Merci Pamplemousse ! Si vous voulez plus d'infos sur le MS Droit et Management International, c'est par ici !
- Les doubles diplômes en droit pour améliorer son CV
Orientation > Masters juridiques Les doubles diplômes de droit peuvent être des atouts pour votre employabilité. La filière juridique attire chaque année de nombreux étudiants. Le problème, c’est qu’en arrivant sur le marché du travail, les étudiants en droit se retrouvent en grosse compétition. Pour se démarquer, il faut être malin. Un séjour à l’étranger et son petit stage chez Norton Rose ne suffisent plus. La double licence peut être un bon moyen de mettre des paillettes dans sa vie... et dans son CV. Voici la liste ✨ Les doubles diplômes juridiques existent dans de nombreux domaines différents. Nous en avons choisi des diplômes représentatifs de la variété de ce qui existe aujourd’hui. Ils permettent tous d’obtenir en 3 ou 4 ans deux licences différentes, une en droit et une dans un autre domaine. Ils exigent rigueur, motivation et sérieux. Mais ils peuvent en valoir le coup ! Découvrez les doubles diplômes pour pimper votre dossier et votre CV. La liste des double-diplômes Droit/école de commerce 1. HEC Paris Diplôme : Double diplôme en Droit et Management. Description : Proposé en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme permet d’obtenir une double compétence en Droit des Affaires et en management. Idéal pour ceux qui souhaitent comprendre à la fois les enjeux juridiques et commerciaux au sein d’une entreprise. 5 matières principales : Droit des sociétés Droit fiscal Finance d’entreprise Stratégie commerciale Comptabilité approfondie 2. ESSEC Business School Diplôme : Mastère Spécialisé Droit des Affaires Internationales et Management (MS DAIM). Description : Le MS DAIM offre une approche approfondie du droit des affaires internationales, associée à des cours de management. Le partenariat avec King's College London permet d'accéder à une formation unique en Europe. 5 matières principales : Droit international des affaires Droit des contrats internationaux Fiscalité internationale Stratégie d'entreprise Négociation et résolution de conflits 3. ESCP Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme offre aux étudiants une compréhension approfondie des enjeux juridiques et managériaux du monde de l'entreprise. 5 matières principales : Droit des contrats Droit de la concurrence Comptabilité financière Management stratégique Analyse financière 4. EDHEC Business School Diplôme : Filière intégrée Business Law & Management. Description : En partenariat avec la Faculté de Droit de l'Université Catholique de Lille, cette formation offre une combinaison des fondamentaux du droit et du management, formant des juristes aptes à travailler dans des environnements d’affaires internationaux. 5 matières principales : Droit des sociétés Droit des contrats Gestion de projet Marketing stratégique Finance d'entreprise 5. Audencia Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires. Description : En collaboration avec l'Université de Nantes, ce cursus permet d’acquérir des compétences approfondies en droit des affaires tout en développant des connaissances en management. 5 matières principales : Droit des contrats commerciaux Droit des sociétés Négociation commerciale Comptabilité générale Gestion des ressources humaines 6. emlyon Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec les Universités Lyon 2, Lyon 3, et Aix-Marseille, ce programme offre une formation complète en droit des affaires et en management international. 5 matières principales : Droit de la propriété intellectuelle Droit fiscal Stratégie commerciale Finance d'entreprise Marketing international 7. Grenoble École de Management (GEM) Diplôme : Double diplôme Droit et Management. Description : En partenariat avec l'Université Grenoble-Alpes, ce programme combine les compétences en droit des affaires avec un enseignement approfondi du management. 5 matières principales : Droit des affaires Droit fiscal Management stratégique Analyse financière Droit des contrats 8. ICN Business School Diplôme : Double diplôme en Droit de l’Entreprise. Description : En partenariat avec l’Université de Lorraine, ce cursus est destiné aux étudiants qui souhaitent développer des compétences en droit de l’entreprise tout en se formant à la gestion. 5 matières principales : Droit des contrats Droit social Stratégie d'entreprise Comptabilité et analyse financière Marketing 9. IESEG School of Management Diplôme : International Business & Law. Description : En partenariat avec l’Université Catholique de Lille, ce programme en anglais permet aux étudiants d’acquérir des compétences en droit des affaires et en management international. 5 matières principales : Droit des affaires internationales Droit européen Finance internationale Gestion de projet Stratégie d'entreprise 10. Skema Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires. Description : En partenariat avec l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO), ce programme offre une formation en droit des affaires et en management. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des contrats Négociation commerciale Comptabilité d'entreprise Stratégie d'entreprise 11. Toulouse Business School (TBS) Diplôme : Mastère Spécialisé en Management Juridique des Affaires. Description : Ce programme, en partenariat avec l’Université Toulouse 1 Capitole, forme des professionnels aptes à répondre aux enjeux juridiques de l’entreprise. 5 matières principales : Droit des affaires Droit fiscal Finance d'entreprise Stratégie de négociation Droit des contrats 12. Rennes School of Business Diplôme : Master Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université de Rennes 1, ce cursus offre une double formation en droit des affaires et en gestion d’entreprise. 5 matières principales : Droit des contrats Droit de la concurrence Finance d'entreprise Marketing stratégique Droit des sociétés 13. KEDGE Business School Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l’Université d’Aix-Marseille, ce programme offre une formation complète en droit des affaires et en management, permettant d’aborder les enjeux juridiques et économiques des entreprises. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des contrats Stratégie d'entreprise Finance d'entreprise Management des ressources humaines 14. NEOMA Business School Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : Proposé en collaboration avec l'Université de Rouen, ce cursus vise à former des étudiants en droit des affaires avec des compétences managériales. 5 matières principales : Droit commercial Droit des sociétés Comptabilité Management stratégique Gestion des ressources humaines 15. EMLV (École de Management Léonard de Vinci) Diplôme : Double cursus en Droit et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme est conçu pour former des professionnels capables de comprendre les enjeux juridiques et managériaux. 5 matières principales : Droit des contrats Droit des sociétés Stratégie d'entreprise Finance d'entreprise Marketing 16. Excelia Group La Rochelle Business School Diplôme : Master en Droit des Affaires. Description : En partenariat avec l'Université de La Rochelle, ce double diplôme offre une formation complète en droit des affaires et en gestion. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des sociétés Stratégie d'entreprise Finance Marketing 17. INSEEC Business School Diplôme : MSc Fiscalité, Droit des Affaires, Conseil et Gestion d’Entreprise. Description : En partenariat avec l’Université d'Évry Val d'Essonne, ce programme permet d’acquérir des compétences en droit fiscal, droit des affaires, et management. 5 matières principales : Fiscalité des entreprises Droit des contrats Analyse financière Management stratégique Droit des sociétés 20. ESCE Paris (European Business School) Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris II Panthéon-Assas, ce programme offre une formation complète en droit et management. 5 matières principales : Droit des contrats commerciaux : Comprendre les obligations et les responsabilités des parties dans le cadre d’un contrat commercial. Droit des sociétés : Étude des structures juridiques des entreprises, des obligations et des droits des actionnaires. Fiscalité des entreprises : Analyse des règles fiscales applicables aux entreprises, et optimisation des charges fiscales. Stratégie d'entreprise : Développement de compétences en élaboration de stratégies commerciales et managériales. Finance d'entreprise : Acquisition des connaissances fondamentales en gestion financière et analyse des états financiers. Focus sur 3 diplômes Double licence Droit – Gestion à la Sorbonne ⚖️ C’est une formation en 3 ans au terme de laquelle les étudiants obtiennent deux diplômes : une licence de droit mention gestion et une licence de gestion, mention droit. Les matières dispensées sont à la fois des matières de droit (droit constitutionnel, droit administratif, droit des obligations, droit du travail, droit des sociétés) ainsi que des matières de gestion (statistiques, macro et micro-économie, marketing, stratégie, marchés financiers et compatibilité). Ainsi, ce cursus permet aux étudiants d’appréhender environ 70% des enseignements de chaque cursus. Les matières considérées comme non essentielles sont ainsi exclues. Sélection post bac : une soixantaine d’étudiants est sélectionnée. Débouchés : master de droit des affaires, droit des contrats mais aussi de belles opportunités de bifurquer en école de commerce ! Attention : dans cette double licence droit-gestion, les redoublements sont limités à un seul entre la L1 et la L2 et un second est autorisé en L3 (contrairement aux licences simples, ou le nombre de redoublement n’est pas limité). Le plus : - Elles permettent de se démarquer des autres étudiants (comme toutes les doubles licences) ; - Elles ouvrent le champ des possibles : un avenir professionnel à la fois dans le droit ou dans le commerce ! ❤️ Recommandé pour vous : Cabinets d’avocats : pourquoi se battent-ils pour nous recruter ? 5 conseils pour candidater au MS DMI à l'ESCP BS 2/ Double Diplôme Droit français – Common law 📚 Ce double diplôme Droit français - Common law est une formation en 3 ans à Paris, Lyon ou Toulouse. Elle se déroule en 2 temps : Les deux premières années s’effectuent à l’Université d’Essex (UK, ou GB, ou Angleterre) ; La troisième année se déroule au sein des Universités Paris X Nanterre, Lyon III ou Université Toulouse Capitole (France, chez nous quoi). Elle permet d’obtenir : une licence de droit français, ainsi qu’un bachelor of Law – une licence anglaise. Les matières étudiées durant les deux premières années sont les matières fondamentales du droit français (droit constitutionnel, droit administratif, droit des obligations) et la plupart des matières de droit anglais (tort law, equity and trust, criminal law, public law, law of obligations, etc). La 3ᵉ année qui se déroule dans l’université partenaire en France est une année de droit classique, que vous partagez avec tous les étudiants de L3 de votre faculté. Sélection post bac : sur dossier et oral - en français et/ou en anglais (les modalités varient légèrement entre chaque université partenaire). Une quarantaine d’étudiants est sélectionnée. Débouchés : tout type de droit, en France, aussi bien qu’en Angleterre. Les plus : - Vision transversale de deux univers juridiques différents ; - Une expérience à l’étranger de deux ans qui permet de devenir bilingue ; - Adapté à un monde juridique de plus en plus international. ❤️ Recommandé pour vous : Diplômes universitaires (DU) en droit : définition, conditions d'accès 3/ Droit – Histoire de l’Art à Assas 🎨 C’est une formation en 3 ans qui permet d’obtenir une Licence de droit de l’université Panthéon Assas Paris 2, et une Licence d’Histoire de l’Art de l’université Sorbonne Paris IV. La formation regroupe les principales matières de chaque licence (Histoire de l’Art : monde de l'Antiquité mondes contemporains, mondes médiévaux ; Droit : droit constitutionnel, droit civil, droit administratif, droit pénal, etc). Admission Post-Bac sur dossier ; Débouchés : à la fois dans le double master droit-histoire de l’art, mais également dans des masters spécialisés dans chacune des deux spécialités. En droit spécifiquement, les débouchés sont surtout dans le cadre du droit de l’art (droit des images, droit de la propriété intellectuelle, droit du patrimoine), mais également les professions de commissaire-priseur, et de l’enseignement ! Les plus : - Solide culture dans les deux domaines ; - Ouverture d’esprit ; - Permet de s'orienter vers le métier de commissaire-priseur. ✨Après avoir obtenu une double licence, explorer les meilleurs masters disponibles pour poursuivre votre parcours académique et professionnel avec excellence. Pourquoi pour un double diplôme en Droit et école de commerce ? Un double diplôme, c'est l'arme secrète pour sortir du lot. Dans un marché de l'emploi de plus en plus compétitif, posséder des compétences multidisciplinaires est un atout majeur. Voici pourquoi un double diplôme en droit et école de commerce est une combinaison gagnante, selon nous. 1. Un profil plus polyvalent Vous le savez, le droit développe une capacité d’analyse, de rigueur et de réflexion critique (on nous le reproche parfois quand il en manque sur les copies !). De l'autre côté, une école de commerce apporte des compétences en management, finance, marketing, et stratégie d'entreprise. Ensemble, ces deux mondes vous transforment en un professionnel capable de comprendre et d'agir sur des problématiques complexes à la fois juridiques et business. Ce qui est recherché par certaines entreprises, dans un monde qui change. Exemple : Un juriste d'entreprise avec une vision commerciale peut gérer les contrats tout en anticipant les enjeux stratégiques de la société. 2. Une employabilité renforcée Les recruteurs adorent les profils hybrides. Avec un double diplôme, vous pouvez prétendre à des postes diversifiés : juriste d'entreprise, avocat d'affaires, consultant en stratégie, responsable de la conformité, etc. Ce n'est pas juste un CV, c'est une palette de compétences qui attire les employeurs. D'ailleurs, selon une enquête du cabinet de recrutement Michael Page (oui, on aime bien les études), les diplômés d'un double cursus affichent un taux d'employabilité supérieur de 30% par rapport aux profils monodisciplinaires. 3. Plus d'opportunités internationales Les entreprises qui opèrent à l'international recherchent des profils capables d'opérer entre différents systèmes juridiques et de comprendre les enjeux économiques mondiaux. Un double diplôme ouvre les portes des grandes entreprises, cabinets internationaux, et organisations non gouvernementales. Et puis souvent, les écoles de commerce ont des partenariats avec des écoles étrangères pour vous permettre d'y étudier. Pensez aux sous-titres en anglais sur Netflix ! Exemple : Avec un double cursus, vous pourriez être l’interlocuteur clé d’une multinationale qui souhaite s'implanter dans un nouveau marché. 4. Des compétences en négociation et leadership La combinaison droit/commerce renforce votre capacité à négocier, argumenter, et gérer des équipes. Ces compétences "soft skills" sont particulièrement recherchées dans les postes à responsabilité. Concrètement : Vous saurez défendre un projet en tenant compte à la fois des enjeux légaux et financiers, ce qui est un véritable plus pour évoluer rapidement dans votre carrière. Management et Droit : l'avantage de la double compétence Opter pour un double diplôme en management et droit, c’est s’assurer un avantage concurrentiel. Ce parcours vous ouvre les portes d’un vaste éventail de métiers, et les entreprises le savent bien. Les étudiants de ces cursus sont souvent embauchés avant même la fin de leurs études. Pourquoi ? Parce qu’ils maîtrisent à la fois l’art de la stratégie commerciale et la complexité des enjeux juridiques. La double compétence en action : Un diplômé en droit et management a développé des capacités d'analyse, de synthèse, et de négociation bien supérieures à la moyenne. Cela se traduit directement par des salaires plus élevés. En moyenne, un jeune diplômé avec cette double compétence gagne 5 000 € de plus par an que ses pairs ayant suivi un parcours classique. Un atout pratique : Ce parcours ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques. Il forme des professionnels capables d'agir et de conseiller efficacement, qu'il s'agisse de défendre les intérêts d'une entreprise, d'accompagner des particuliers, ou de piloter des projets innovants. C’est une vraie révélation pour ceux qui souhaitent allier ambition et impact concret sur leur environnement professionnel
- Étudiant en droit : quel est votre profil d'apprentissage ?
Conseils > Mémorisation Un bon étudiant en droit est un étudiant qui se connaît. Il sait comment être efficace et ne pas se perdre dans les méandres de l’improductivité. Pour cela, il faut connaître la manière dont notre mémoire fonctionne pour adapter nos méthodes de travail et ainsi apprendre de manière plaisante, à notre rythme, et de façon productive. On vous aide ici à connaître votre profil d'apprentissage pour vous aider à réussir vos études de droit. 🤓 Sommaire 👀 1. Les étudiants au profil visuel 👂 2. Les étudiants au profil auditif 👋 3. Les étudiants au profil kinesthésique Certains spécialistes catégorisent 3 types de mémoires. Pour trouver votre propre manière de réviser afin de réussir vos études de droit, sachez d’abord vers quel profil vous tendez ! Mais attention, sachez que plus vous ferez appel à vos différents sens, meilleure sera votre mémorisation ! ne misez pas tout sur l'un d'eux ! 1. Les étudiants au profil visuel 👀 Les “visuels” comme on les surnomme, ont la mémoire dans les yeux. Dans l’amphi, ce sont ceux qui crient au professeur “on voit rien !”. Ou encore ceux de la BU qui ont des fiches de schéma partout. Ils retrouvent le chemin du RU grâce aux screens qu’ils ont pris dans leur tête des noms des panneaux, des différents arbres et du mobilier urbain rencontré sur la route. Caractéristiques de la mémoire visuelle : 👀 50 à 60% de la population correspond à un profil visuel ; Les “visuels” mémorisent et se remémorent plus facilement les images, les schémas, les photos, les visages ou des exemples concrets qui leur permettent finalement de retenir une information plus générale. Points forts de la mémoire visuelle : 🧠 Les visuels sont souvent des personnes organisées ; Les visuels sont souvent clairs, concis et vont à l’essentiel. Points faibles de la mémoire visuelle : 👀 Les visuels ont plus de mal à mémoriser un cours dans lequel le professeur ne fait que parler et illustre peu le cours ; Les visuels ont parfois des difficultés à mettre de l’ordre dans leurs idées et à retenir des petits détails ; S’exprimer à l’oral peut poser des difficultés aux visuels qui ont souvent besoin d’illustrer leurs propos. Conseils pour les étudiants à la mémoire visuelle : 📚 Utiliser des surligneurs de couleurs différentes pour vos fiches de révisions, vos ouvrages de droit, et vos codes. Profitez des caractères gras, des polices différentes pour faire ressortir les points clés de vos cours de droit ; Se réapproprier les cours en les réorganisant en schémas, tableaux, fiches, cartes mentales ou en imaginant des histoires afin de retenir un maximum de détails sans pour autant perdre trop de temps dans la réalisation de ces supports visuels (imaginez notre ami de Morsang-sur-Orge, avec le numéro 95 sur le dos); Pour préparer un examen oral de droit, s’entraîner à répéter à voix haute ce qui est d’abord visualisé dans la tête ; Demandez au chargé de TD d’écrire au tableau. ❤️ Le saviez-vous ? Il existe des flashcards imagées du droit administratif profitant de la technique de l'association mentale permettant de mémoriser facilement et de façon ludique des grands arrêts du droit administratif. 2. Les étudiants au profil auditif 👂 Les “auditifs” ont la mémoire dans les oreilles. Ce sont ceux qui vont vous ressortir un adage latin dit il y a 4 mois par un professeur, alors qu’ils ne savent même pas ce qu’il veut dire. Idem pour les punchlines d’OSS 117. Inutile d’ajouter qu’ils connaissent par cœur le monologue d’Edouard Baer dans Mission Cléopâtre... Caractéristiques de la mémoire auditive : 🎧 30% de la population correspond à un profil auditif. Soit c’est votre voisin d'amphi, soit c’est vous ! Écouter les sons, les bruits et les paroles suffisent aux auditifs pour comprendre et se concentrer; Pour se rappeler des choses, les auditifs ont tendance à les répéter plusieurs fois à voix haute. Points forts de la mémoire auditive : 👂 Les cours magistraux conviennent parfaitement aux auditifs ; Souvent les auditifs ont une très bonne mémoire et n’ont pas nécessairement besoin de prendre des notes manuscrites trop fournies ; Doués pour la communication verbale et pour l’apprentissage par cœur. Points faibles de la mémoire auditive : 👂 Les auditifs se perdent parfois dans les détails et ont du mal à aller à l’essentiel. Conseils pour les étudiants au profil auditif : 🎓 Assister à tous les cours magistraux et être attentif au discours du prof ; Lire et répéter les cours à voix haute, mais pas à la bibliothèque. Idem pour vos arrêts de droit administratif ; S’entraîner à résumer son cours et à retenir l’essentiel de chaque paragraphe plus particulièrement en vue de la préparation d’un examen oral (les temps de préparation sont courts !) ; La musique peut vous aider à vous concentrer ainsi que votre petite voix intérieure (Jeanne d’Arc, si tu nous entends). 3. Les étudiants au profil kinesthésique 👋 Les “kinesthésiques” ont la mémoire de la perception et des mouvements. Elle apprend en faisant et besoin de bouger. Ce sont eux qui marchent dans les couloirs de la résidence pour réviser leurs définitions juridiques. Ou qui tentent de comprendre les arrêts GISTI en se caressant les bras. Caractéristiques de la mémoire kinesthésique : 🧠 10% de la population seulement correspond à un profil kinesthésique ; Les kinesthésiques associent souvent leurs souvenirs ou leur mémoire à des sensations, odeurs, gestes ou à une ambiance particulière ; Pour retenir les choses, les kinesthésiques doivent souvent en comprendre le pourquoi ou les mettre en pratique. Ils préfèrent essayer les choses par eux-mêmes. Points forts de la mémoire kinesthésique : 👏 Les kinesthésiques sont souvent des personnes intuitives et créatives ; Les kinesthésiques ont souvent des souvenirs très précis. Points faibles de la mémoire kinesthésique : 🤲 Les kinesthésiques ont besoin de beaucoup d’exemples concrets et ont parfois plus de difficultés à comprendre des explications purement théoriques ; Difficultés à se concentrer et à rester attentif trop longtemps. Conseils pour les étudiants à la mémoire kinesthésique : 👋 Travailler dans des endroits que l’on apprécie ou dans des conditions proches de celles de l’examen (par exemple sans musique, de préférence à la BU etc.) ; Si nécessaire, éviter de travailler seul pour ne pas se disperser ; Jouer sur sa tendance gestuelle lors de l’apprentissage (par exemple marcher dans la pièce en récitant son cours, réécrire des parties de cours sur une feuille, mimer des gestes avec les mains en répétant certains paragraphes etc.) ; Utiliser un tableau au mur, parler à haute voix comme si vous étiez le professeur ; Faire du sport, intensivement une fois par jour, pour garder les idées claires. Vous savez désormais vers quel profil d'apprentissage vous tendez et comment vous pourrez dorénavant optimiser vos révisions. Peu importe votre profil, étudiants en droit, bougez, dansez, faites du sport ! Tous les jours pendant au moins 15 minutes de façon intensive. Cela permet de faire face au stress des cours, d’améliorer sa mémoire, d’avoir les émotions et les idées plus claires. Aussi, toutes les 20 minutes, sachez vous lever, vous étirer, boire un peu d’eau (beaucoup d’étudiants boivent trop peu - d’eau, précisons !). Certains mouvements du corps (il y a en 26) peuvent stimuler votre concentration, compréhension, et mémorisation. Voilà, amis Pamplemousse, associé à la méthode du spacing effect, vous êtes prêts pour vraiment bosser efficacement ! Alizée Schneider
- La méthode de la répétition espacée pour apprendre ses cours
Conseils > Mémorisation La répétition espacée (ou spacing effect) est une méthode essentielle pour mieux mémoriser ses cours de droit. Car sans elle, tout étudiant aura tendance à oublier les informations apprises seulement quelques jours plus tard, si elles ne sont pas répétées dans le temps. La méthode du spacing effect est LA solution pour mieux retenir ses 3 000 pages. 🤯 Sommaire 😢 Les problèmes de l'étudiant en droit pour apprendre ses cours 🤔 La répétition espacée appliquée aux études de droit 😀 La mise en place de la répétition espacée 😌 L'efficacité du spacing effect ☠️ Les pièges à éviter dans l'application de la méthode Et non, l’être humain et encore moins l’étudiant en droit n’a pas encore inventé la clé USB spéciale que l’on brancherait sur son cerveau pour transférer et retenir des milliers de jurisprudences. Ainsi, on tente d’”apprendre” un peu par cœur (il faut dire ce qui est) le cours, le plan, les notions, les dates, etc. Et puis parfois (souvent ?), on se rend compte que ce qu’on avait appris un jour a disparu. Comme ce revirement de jurisprudence du 18 janvier 2001 opéré par la Cour de cassation (quoi ? vous ne l’avez plus en tête ?!). Mais quel est le vrai moyen pour ne plus oublier une information entendue en amphi ou en TD ? Quelle technique utiliser pour réviser et mémoriser avec efficacité ? Dans cet article, on vous explique comment votre cerveau fonctionne grâce aux études scientifiques sur le sujet et on vous donne tous les conseils pour apprendre et retenir vos cours de droit, grâce au spacing effect. Une bonne fois pour toute ! Définition de la répétition espacée La répétition espacée est une méthode d'apprentissage (elle fait partie d'un ensemble de méthodes d'apprentissage qu'il faut connaître) reconnue consistant à répéter le rappel de mémoire d'une information que l'on a apprise. Pour que la technique fonctionne, il est essentiel que les périodes de répétition soient de plus en plus espacées dans le temps. Là est la clé de succès de cette méthode qui permet de conserver en mémoire des connaissances sur le long terme ! Cette technique de mémorisation, importée dans le monde du droit par Pamplemousse, est aujourd'hui utilisée des milliers d'étudiants. Les flashcards de révisions s'utilisent d'ailleurs avec cette méthode (on en parle plus bas). Les problèmes de l'étudiant en droit pour apprendre ses cours Les 1 500 pages de prises de notes d'un charabia insoupçonné (ou de Fiches de droit Pamplemousse, si vous voulez la jouer stratégique) ainsi qu'un manque d'anticipation et de travail régulier tout au long du semestre entraînent souvent des situations cauchemardesques à l'approche des examens. Le bachotage Résultat : beaucoup d'étudiants font ce qu'on appelle du "bachotage" en période de révisions. Il s'agit d'une méthode de dernière minute consistant à tout apprendre très rapidement pour être capable de tout ressortir le jour des examens. Le problème, c'est que ces informations disparaitront de vos méninges aussitôt les partiels terminés. Car c'est la répétition dans le temps qui fait que les connaissances s'intègrent durablement dans votre mémoire. Ainsi, si vous étiez en L1 et vous arrivez en L2, il est fort probable qu'une partie de vos efforts soit partie en fumée pendant l'été. Évidemment, un rappel de la notion plusieurs mois après son acquisition vous permettra de vous souvenir un peu plus facilement que la première fois. Cependant, votre cerveau accédera à la connaissance beaucoup moins rapidement que si elle avait été enregistrée sur le long-terme. Imaginez le déficit au bout de 3 ou 5 ans de droit. La courbe de l'oubli La courbe de l'oubli est une preuve scientifique que les connaissances peuvent disparaitre facilement si l'on n'applique pas la répétition à ses connaissances. C'est l’étude du psychologue allemand Hermann Ebbinghaus (1850-1909), qui a théorisé cette courbe de l'oubli : À l’issue de 20 minutes de cours = oubli d’environ 42% des informations ; 24h plus tard = oubli d’environ 66% des informations ; Au bout d’une semaine = oubli d’environ 75% des informations. Et par informations, vous entendez les définitions de notions juridiques, l'enchainement des idées, les dates, les décisions de justice, etc. Courbe de l’oubli d’Hermann Ebbinghaus (rétention x temps) : Notre ami Ebbinghaus était en effet fasciné par la manière dont nous oublions rapidement les informations nouvellement apprises. Il a ainsi développé cette fameuse notion de la courbe de l'oubli, qui représente la diminution rapide de la rétention de connaissances au fil du temps. Mais plutôt que de s'arrêter à ce constat, Ebbinghaus s'est engagé dans une série d'expériences novatrices pour trouver une solution à ce problème. Il a alors réalisé des expérimentations rigoureuses en utilisant des listes de logatomes ou de paralogues, des syllabes sans signification particulière. Il a observé que l'apprentissage massif, c'est-à-dire la répétition intensive d'une liste en une seule session, n'était pas aussi efficace qu'il l'espérait. C'est alors qu'il a eu une idée révolutionnaire : espacer les répétitions. Cette méthode se fonde sur des répétitions espacées dans le temps (on en parle dans le mode d'emploi des Flashcards). Plutôt que de répéter une liste plusieurs fois d'affilée, il a choisi d'espacer les répétitions sur plusieurs jours. Il a ainsi constaté que l'apprentissage distribué était plus efficace et moins énergivore que l'apprentissage massif. Chaque répétition apportait une rémanence de mémorisation plus importante que la précédente, ce qui permettait d'augmenter progressivement l'intervalle entre chaque nouvelle répétition sans perdre en efficacité. Il avait trouvé un filon ! Et cette méthode permet non seulement de renforcer la rétention des informations sur le long terme, mais aussi d'optimiser l'effort d'apprentissage en réduisant le nombre total de répétitions nécessaires. Génial, non ? De plus, en espaçant les répétitions, les circuits neuronaux impliqués dans la mémorisation restent actifs plus longtemps, favorisant ainsi une consolidation plus solide des connaissances. La répétition constitue donc la clé d'un apprentissage durable, global et intégré. Une fois appris, il est donc fondamentalement nécessaire de revoir ses cours régulièrement pour mieux les retenir. La répétition espacée appliquée aux études de droit La répétition espacée est donc une technique permettant de décupler l'efficacité de ses révisions en revoyant ses connaissances dans des périodes de plus en plus... espacées ! Et ça fonctionne tellement bien que vous pourrez vous souvenir sur le long-terme. Repetitio est mater studiorum : la répétition est la mère des études. Rappelez-vous quand vous répétiez des dizaines de fois les poésies du CP pour pouvoir les apprendre par cœur. L'objectif est donc de faire passer les informations apprises de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. Il faut donc réactiver le savoir afin que les informations apprises ne tombent pas dans l’oubli et ne pas se contenter d’une seule grosse et unique session d’apprentissage. Car pour continuer à s'adapter au monde environnant, le cerveau a besoin de faire un choix entre des informations utiles et des informations moins utiles. Et manque de pot, votre cerveau d'Homo sapiens décidera plus volontiers d'oublier la date et la portée juridique de l'arrêt Nicolo apprise il y a 2 semaines plutôt que le fait qu'il y a un chien méchant qui a failli vous attaquer il y a 2 ans à tel endroit. Bizarre, non ? 😅 La mise en place de la répétition espacée dans les études droit : Pour apprendre tout au long du semestre et être efficace pendant ses révisions en vue des examens, cette méthode peut être utilisée de la sorte : 😀 Reprendre ses notes d'amphi ou de TD le plus rapidement possible après le cours et les compléter si besoin avec des ouvrages de droit. Lire et commencer à apprendre la partie du cours désirée en se la réappropriant si besoin (réaliser des fiches, des cartes mentales, des flashcards, etc.) L’apprentissage du plan de cours est particulièrement recommandé car il permet de ranger précisément les connaissances dans le cerveau et de pouvoir aller les rechercher plus facilement. Prévoir un premier rappel de cette partie de cours dans les jours qui suivent et tenter de s’y tenir. Le jour du rappel : sans relire le cours, prendre une feuille blanche et tenter de réécrire tout ce que l’on a retenu de la partie apprise. Possibilité également de réciter ce que l’on a retenu à l’oral pour gagner du temps. Relire très attentivement la partie du cours en insistant sur les points oubliés. Recommencer l’opération aussi souvent que possible. Évidemment, il vous faudra connaître votre profil d'apprentissage pour mettre en application votre spacing effet. L'efficacité de la méthode 😌 Progressivement, la restitution sur feuille blanche ou à l’oral sera de plus en plus complète. En fonction du nombre de répétitions, il est possible de retenir plus de 90% de ce qui est appris. Dates et apports des jurisprudences administratives comprises. Garanti sans pépins. Les pièges à éviter dans l'application de la méthode du spacing effect : ☠️ Vouloir être trop perfectionniste et chercher à retenir tous les détails dès la première session de révisions. Vous allez perdre du temps et vous ne parviendrez plus à jongler entre cours, TD et révisions espacées ! Ne pas faire suffisamment de rappels. Alizée Schneider
- Cabinets d’avocats : pourquoi se battent-ils pour nous recruter ?
Orientation > Métiers juridiques Tout comme les entreprises, les cabinets d’avocats se livrent une vraie lutte pour attirer, recruter et retenir les talents. Car la concurrence est rude et divers éléments liés à la nouvelle génération d’avocats rendent le recrutement d’avocats collaborateurs et la conservation des ressources humaines difficile. 🥊 Sommaire Pourquoi une stratégie de communication RH dans les cabinets d’avocats ? Sur quoi repose la stratégie de marque employeur des cabinets d’avocats ? Comment les cabinets d’avocats définissent-ils leur marque employeur ? Comment communiquent-ils sur leur marque employeur ? Pourquoi une stratégie de communication RH dans les cabinets d’avocats ? 👩💼 Plusieurs raisons expliquent pourquoi les cabinets d’avocats ont dû changer leurs pratiques en matière de ressources humaines s’ils voulaient continuer d’attirer les jeunes avocats : La raison générationnelle : la nouvelle génération d’avocats aujourd’hui, déjà/ou entrant sur le marché du travail, est volatile. Les jeunes sont beaucoup moins fidèles à une entreprise/un cabinet d’avocats qu’avant. Aujourd’hui, ils veulent exercer dans divers cabinets, faire de nouvelles expériences. Voire, ils veulent faire différents métiers. Ce qui entraîne à un fort turnover (une sorte de jeu des chaises musicales) chez les jeunes avocats. Les avocats sont par essence des indépendants : Il est difficile de les retenir s’ils veulent partir. Même si ce statut d’indépendant est quelque peu galvaudé. La concurrence entre cabinets : les cabinets se battent entre eux pour attirer des recrues. Récemment, on a même vu tout un département de droit fiscal se faire recruter par un autre. Ambiance. Car évidemment, les cabinets se battent pour les plus beaux dossiers. Et pour les traiter, il faut les meilleurs. La concurrence des entreprises : vous êtes jeune avocat, vous êtes en terrasse autour d’un mojito. Et là, votre ami Pierre, consultant dans une grande entreprise de conseil, vous raconte que ses 39h hebdomadaires sont plutôt cools et qu’il va prendre sa 8e semaine de congés payés. Hier, il était en RTT et avant-hier en télétravail. Si vous n’êtes pas un passionné de l’avocature, il se pourrait que cette discussion vous fasse un peu rêver. Aujourd’hui, un certain nombre d’avocats ont choisi le métier pour le prestige et ne se ferment pas la porte d’aller voir ailleurs, en entreprise par exemple. Les conditions de travail : 69% des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail ([ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out). Même si cela change, le management et les conditions de travail à l’ancienne sont parfois difficilement supportables par les jeunes avocats. De nos jours, ces derniers souhaitent aussi avoir un certain équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Recruter coûte cher : à cause du fort turnover, recruter prend du temps (préparer les offres, les communiquer, passer les entretiens, faire les contrats, accueillir, etc.). Et comme le temps, c’est de l’argent, eh bien le turnover coûte cher. Il vaut mieux donc ne pas se louper dans sa stratégie RH. Pour que le jeune avocat trouve chaussure à son pied, encore faut-il que le cabinet soit transparent avec ce qu’il se passe chez lui (conditions, management, avantages, bien-être…). Et inversement d’ailleurs. Tous ces éléments rendent la vie dure aux cabinets d’avocats qui tentent d’attirer les meilleurs talents, mais aussi de retenir une fois recrutés. Sur quoi repose la stratégie de marque employeur des cabinets d’avocats ? ⚖️ Ainsi, les cabinets d’avocats se battent pour attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs collaborateurs. Et doivent innover ! Réputation, image, communication, diffusion sur les meilleurs canaux digitaux et média, présence dans certains forums, on-boarding (entendez, comment accueillir les nouveaux pour les intégrer au mieux), mobilité interne, nationale ou internationale, formation, bien-être au travail… tout est argument pour briller. C’est ce qu’on appelle, la marque employeur, c'est-à-dire l’ensemble des problématiques d’image d’un cabinet d’avocat en tant que recruteur, à l’égard des talents qu’elle convoite et ceux qu’elle souhaite fidéliser une fois recrutés. Certains cabinets, d'ailleurs, misent tout sur la marque employeur pour favoriser le bien-être au centre de leur stratégie RH. Voilà pourquoi les cabinets d’avocats se dotent de plus en plus d’un département marketing et communication, pour soutenir et compléter leur département RH. Du moins une partie des grands, car les moins gros font encore aujourd’hui reposer leur communication et leur recrutement sur les associés. De plus, les cabinets doivent se poser de plus en plus de questions pour combler les besoins et attentes de ces nouveaux travailleurs. Survie oblige. Comment les cabinets d’avocats définissent-ils leur marque employeur ? 🥑 Pour définir leur marque employeur, les cabinets d’avocats font un travail pour : identifier les valeurs et la culture de l’entreprise (qui sommes-nous ? que souhaite-t-on renvoyer comme image ? quel est notre notre ADN ? quelle culture souhaite-t-on insuffler ?) fixer les besoins et les objectifs RH (quels profils souhaite-t-on attirer ? quels attributs doivent-avoir nos recrues ?) Comment communiquent-ils sur leur marque employeur ? 🗣 Pour communiquer leurs offres et tous les messages participant à l’image RH du cabinet (vidéos, articles, communiqués, snack content, infographies, concours/prix/trophées, évènements, etc.), ils doivent sélectionner les meilleurs outils, c'est-à-dire ceux sur lesquels se trouvent leur cible, les étudiants et jeunes collaborateurs : les canaux digitaux : Job-boards sur internet, médias sociaux comme Bordel de Droit, la plus grosse communauté d’étudiants en droit de France (300 000 abonnés) ou LinkedIn, Pamplemousse Magazine, les groupes Facebook, les forums ou départements et formations des universités et écoles… leur site internet et leurs réseaux sociaux ; les canaux physiques : la réalisation d’évènements comme les petits déjeuners ou journées portes ouvertes, la participation à des forums/job-boards physiques dans les facultés et écoles Désormais, vous regarderez les offres et les processus de recrutement d’un autre œil. Car si vous cherchez à faire la danse du ventre pour obtenir une collaboration dans le cabinet d’avocats de vos rêves, sachez que de l’autre côté, il se peut aussi que le cabinet fasse de même. Bonne candidature ! 💡 Le saviez-vous ? Environ 30% des jeunes avocats quittent la robe avant leur 10e année d’exercice 69% des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail ([ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out) Augustin Pépin Crédits photo : Rogerio Barbosa / AFP
- “L’assistant de justice fait le même job qu’un magistrat, au SMIC”
Orientation > Métiers juridiques Pour dynamiser le travail juridictionnel, les magistrats s’entourent de super collaborateurs auxquels ils confient de super missions : ce sont les assistants de justice. Peu connue, cette fonction est prisée par les étudiants en droit car elle représente un tremplin pour l'emploi. 💼 Sommaire ⚖️ Les assistants de justice : du peps dans la juridiction 🧑 Qui sont les assistants de justice ? 🏛 Les AJ : un apport vitaminé pour le travail juridictionnel 🔥 L’AJ : un coup de jus pour la justice Chers lecteurs, je suis « AJ » au tribunal administratif de Melun. Voici l’histoire de mon quotidien. Les assistants de justice : du peps dans la juridiction ⚖️ En commençant ma L1, je n’avais qu’un rêve : devenir magistrate. Après mon M2, j’ai donc choisi d’être assistante de justice. Il s’agit d’un bon tremplin pour le concours de conseiller de tribunal administratif. Assistant de justice est un véritable poste de contractuel, d’une durée de deux ans et qui s’effectue, en principe, à temps partiel. Qui sont les assistants de justice ? 🧑⚖️ Les assistants de justice sont le plus souvent des étudiants préparant un concours (le TACAA ou le CRFPA entre autres). Mais comme votre serviteur ne fait rien comme tout le monde, sachez que je suis actuellement recrutée à temps plein après de longues négociations avec le Conseil d’Etat : il faut croire qu’ils avaient besoin de monde. Actuellement, à Melun, nous sommes 7 aides à la décision (AJ, vacataires et stagiaires confondus), entre 23 et 35 ans, avec à la disposition de chacun un ordinateur, un accès à toutes les bases de données juridiques (Dalloz, Ariane…), et de nombreux ouvrages et codes. Les assistants de justice : pour le travail juridictionnel 🏛 Le vrai métier, parlons-en ! Si toi aussi tu as envie de passer tes journées à développer de grands principes et renverser la jurisprudence ? Et bien passe ton chemin, ce n’est ni le travail du juge de première instance ni le travail de l’assistant de justice. L’AJ est une des réponses concrète et efficace à l’engorgement chronique des prétoires administratifs. Les affaires traitées par le tribunal administratif prennent racine dans la vie quotidienne des administrés : refus de permis de construire, dommage de travaux publics, obligation de quitter le territoire... Autant de décisions administratives qui ont une incidence directe et immédiate sur la vie d’individus comme vous et moi : leur maintien ou leur annulation en aura tout autant. ❤️ Le saviez-vous ? Environ 78,4% des personnes travaillant en tant qu’assistant juridique sont en CDI (INSEE) Le travail de l’AJ du juge dans une chambre se divise alors en quatre étapes : Premièrement, une découverte et une réflexion individuelles sur le dossier synthétisées dans une note de rapporteur. Deuxièmement, une séance d’instruction au cours de laquelle, le magistrat rapporteur présente son dossier à sa chambre et ouvre le débat collégial sur les questions de droit laissées en suspens : en somme, c’est tout comme résoudre un cas pratique, mais en groupe. Troisièmement, l’audience, à laquelle les parties ou leurs conseils peuvent prendre la parole pour compléter leurs conclusions écrites. Enfin, un délibéré au cours duquel, les magistrats tranchent le litige à la lumière des conclusions écrites et des observations orales des parties. Attention, le secret du délibéré ne permet pas à l’assistant de justice d’y participer. L’AJ : un coup de jus pour la justice Quelles finalités ? Parlons chiffres ! Un magistrat doit traiter entre 200 et 400 dossiers par an. Cela fait environ 33 dossiers par mois soit plus d’un par jour. S’il est vrai que la complexité et l’intérêt varie grandement d’un dossier à l’autre, la quantité ne permet pas d’accorder une attention optimale à chaque affaire. L’assistant de justice a donc pour rôle de soulager les magistrats dans cette tâche Il va travailler en autonomie sur les dossiers, à l’image d’un rapporteur, sans supervision. En gros : l'assistant de justice fait le même job qu’un magistrat, mais en étant payé au SMIC. Le rythme de travail dépend de l’urgence dans le traitement du dossier. Actuellement, notre objectif au tribunal administratif de Melun est de “sortir” tous les dossiers 2018. En d’autres termes : tous les contentieux enregistrés en 2018 doivent être jugés sur 2020. Mais, pour la chambre des référés, dans laquelle les délais de jugement sont plus courts, le rythme de travail est d’autant plus intensif que le nombre de requêtes en référé croît de manière exponentielle au fil des années. Pour mes collègues de cette chambre, le stress peut souvent être à son maximum ! L’impact de sa réflexion sur la décision future est égal à celui de n’importe quel magistrat. Comme ma boss et les magistrates de ma chambre ont confiance en moi, j’ai pu, au cours de la séance d’instruction, exposer les faits et les questions de droit qui se sont posées dans un dossier que j’ai traité. La magistrate rapporteur a suivi mon raisonnement et est d’accord avec moi sur la solution que j’ai retenue. Sans plus de discussion, la chambre a acté cette position. Les qualités pour devenir assistant de justice Les différentes compétences nécessaires pour être assistant de justice sont les suivantes : Discrétion Objectivité Savoir gérer le stress Probité Sens de l’analyse Le salaire d'un assistant de justice Les assistants de justice gagnent une indemnité de vacation horaire fixée par arrêté. Le salaire d’un assistant de justice est d’environ 450 ou 500 € nets par mois. CONCLUSION 🏛 En bref, être assistant de justice constitue une formation de terrain pour des magistrats en herbe. C’est un poste qui prépare et confronte un étudiant à la vraie vie des tribunaux. Le rapport au droit des magistrats réside dans une recherche constante de l’équilibre entre garantir l’effectivité des décisions de l’administration, et les administrés qui doivent pouvoir faire valoir leurs droits face à elle. Au-delà de cette quête du juste, l’AJ découvre aussi que rendre la justice se mêle aussi aux us et coutumes de son tribunal et à sa politique intérieure. Comme quoi, politique et justice restent intimement liées, mais ça c’est une autre histoire... Lilly
- Combien nos professeurs de droit sont-ils rémunérés ?
Métiers du droit La rémunération des professeurs de droit en France ? S’il doit y avoir un secret le mieux gardé à la faculté de droit, c’est bien le salaire de nos enseignants. Qui n’a jamais vu son prof d’amphi arriver en costard-cravate, avec sa sacoche en cuir, comme s’il était employé de la Banque de Rothschild ? Mais combien gagnent-ils vraiment ? 💵 Sommaire 💰 Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💶 Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💵 Combien gagne le maître de conférence ? 💸 Combien gagne le professeur des universités ? 💰 Combien gagne le professeur agrégé ? 💶 Combien gagne le professeur associé à temps partiel ? 💵 Combien gagne le vacataire ? Professeurs de droit Rémunération Doctorant chargé d'enseignement 1 985€ brut / mois Attaché temporaire d'enseignement et de recherche 1 666€ net / mois Maître de conférence 2 300 à 4 000€ brut / mois Professeur des universités 3 200 à 6 400€ brut / mois Professeur agrégé 2 000 à 4 600€ brut / mois Vacataire 41,41€ brut de l'heure Professeur associé à temps partiel 453€ / mois Oui, on vise ces professeurs qui semblent mieux gagner leur vie que certains avocats d’affaires des plus gros cabinets anglo-saxons… et qui font des envieux parmi les mangeurs de pâtes au pesto rosso que nous sommes ; parce qu’il faut se le dire, on a commencé des études de droit croyant qu’on finirait par brasser la monnaie. Alors aujourd’hui, c’est le jour J, le jour de la révélation de ce qui ne doit pas être mis à jour : le salaire de nos chers enseignants préférés. Avant cela, et avant de vouloir vous lancer dans cette carrière, prenez quelques minutes pour découvrir les différents corps du métier (ben oui, apparemment, ils se la jouent diversité !). À vos lunettes ! En tant qu’étudiants en droit, on ne connait que 2 types d’enseignants : le prof d’amphi et le chargé de TD. Mais en réalité, il existe de nombreux autres statuts dont on ne soupçonnait même pas l’existence. On peut d'ailleurs être surpris par le salaire de certains métiers, tel que l'assistant de justice, ou du notaire, par exemple. Aaah, on a encore beaucoup à apprendre. Alors ne perdons pas de temps (on va la faire très courte, promis…) Pour votre référentiel, sachez que le salaire médian* en France : dans le secteur privé en 2019 était de 1 780€/mois (INSEE - 2019) ; dans le secteur public à 1 980€ nets par mois (INSEE- 2016) * 50% gagnent plus, 50% gagnent moins Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💰 Le doctorant contractuel chargé d'enseignement est un doctorant de niveau bac+6 à bac+8 s’occupant des TD pour environ 64h à l’année, pendant 3 ans. Ils peuvent également être des chargés de TD. La rémunération du doctorant contractuel est de 1 985 euros brut par mois. Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💶 L’attaché temporaire d’enseignement et de recherche est étudiant en fin de doctorat ou nouvellement docteur. C’est un peu l’étape 2 après l’allocataire de recherche- moniteur. Cela lui permet d’être rémunéré le temps de trouver un poste de maître de conférences. Il peut ainsi occuper ce poste pendant 2 ans, voire 3 s’il a passé l’agrégation du secondaire (pour être prof à la fac quoi). Il enseigne pour une durée de 128h de cours, 192h de TD ou 288h de TP, pour encadrer les étudiants, contrôler les connaissances et préparer les examens. La rémunération d'un attaché temporaire d’enseignement et de recherche, à temps plein, est d’environ 1666 euros net, à laquelle une indemnité de résidence (à hauteur de 1 ou 3%) et la prime d’enseignement (1015,74 euros net versée en 2 fois) et de recherche sont ajoutés. A mi-temps, l’ATER gagne 1174,89 euros net, avec l’indemnité de résidence de 1 ou 3% ainsi que la prime d’enseignement à hauteur de 507,87 euros versée en 2 fois. ❤️ Le saviez-vous ? Le salaire mensuel moyen en Ligue 1 (football) est de 94 000 euros. 90% des Français gagnent moins de 3 768 euros/mois 9% atteignent 8 850 euros/mois Combien gagne le maître de conférence ? 💵 Le maître de conférences est un fonctionnaire (ou enseignant-chercheur, comme il vous plaira). Ça y est ! Pour cela, le doctorant a été qualifié par le Conseil national des Universités et recruté par l’une d’elles. La qualification n’est valable que 4 ans, et à défaut de poste à la fin de ce délai, la personne doit de nouveau être qualifiée. Il occupe cette fonction pour 128h de CM par an, ou 192h de TD, mais il est aussi habilité à diriger une unité de formation et de recherche. Le "traitement" du maître de conférences est, en classe normale, de 2 298,91 euros à 4025,52 euros brut. Son traitement hors classe varie de 3288, 32 euros à 5174,99 euros brut. Combien gagne le professeur des universités ? 💸 Le professeur des universités est un fonctionnaire à l'instar du maître de conférence. Quand un docteur ou un maitre de conférence ne devient pas professeur des universités par le concours d'agrégation du supérieur, il doit passer une habilitation à diriger des recherches (HDR, un gros mémoire en quelque sorte), puis être recruté dans une université comme professeur des universités et voir son recrutement valider par le Conseil national des Universités. La rémunération mensuelle du professeur des universités , varie selon son type de classe. Dans le corps des professeurs d'universités, il en existe trois, chacune divisée en échelons : la seconde classe, la première classe et la classe exceptionnelle. Autrement dit, c'est un fonctionnaire qui est rémunéré en fonction de son grade. Lorsqu'il fait partie de la seconde classe, le traitement du professeur débute à 3234,97 euros brut, et peut monter à 5174,99 euros brut. Au sein de la première classe, le professeur peut bénéficier d'un traitement de 4025,53 euros brut, pouvant monter jusque 5689,09 euros brut. Enfin, lorsque le professeur fait partie de la classe exceptionnelle, qui est la plus gratifiante, son traitement peut varier de 5689,09 euros brut à 6445,69 euros brut. ❤️ Le saviez-vous ? Le portrait du "riche" en France : 59 ans, propriétaire de sa résidence principale, ⅓ habite à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, 60% sont cadres ou à la tête d’une entreprise (10%). Combien gagne le professeur agrégé ? 💰 Le professeur agrégé est reconnu comme un fonctionnaire doctorant car l'agrégation en droit nécessite bien un doctorat. En fait, il était enseignant du secondaire et a passé l’agrégation. Comme il n’est pas chercheur, il fait le double d’heures (192x2) qu’un enseignant chercheur, soit 384h (TD et CM). Cette différence est très simple à comprendre ; le temps de travail de l'enseignement-chercheur doit être divisé entre l'enseignement et la recherche. Tandis que le professeur agrégé, qui lui, n'est pas chercheur, consacre entièrement ses heures à l'enseignement. L'agrégation en droit constitue en effet le grade le plus élevé et le plus difficile à atteindre pour un enseignant de droit. La rémunération du professeur agrégé commence à 2076 euros brut lors de son année de stage, pour finir à 4555 euros brut après 30 ans de carrière. Il peut aussi bénéficier d’indemnités annuelles brutes, telles que celle de l’enseignement au sein d’un réseau d’éducation prioritaire, qui s’élève à 4646 euros, ou encore une prime d’installation versée à l’entrée dans le métier, d’un montant de 2000 euros. Combien gagne le professeur associé à temps partiel ? 💶 Le professeur associé à temps partiel est souvent un professionnel, ou un enseignant chercheur d’une université étrangère. Nommé par un conseil de l’université pour 6 à 36 mois, il a le statut de salarié, avec un nombre de 96h à sa charge. Un diplôme d’équivalence est nécessaire, ainsi que 7 ans d’expérience professionnelle au cours des 9 dernières années. Ah, et puis il faut faire de la recherche. La rémunération du professeur associé à temps partiel est fixée lors de leur recrutement, par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, selon un indice de rémunération. Par exemple, l’arrêté du 10 mai 2007 fixait l’indice brut, lors du recrutement, à 453 euros, indice susceptible d’évoluer. Combien gagne le vacataire ? 💵 Le vacataire est soit le chargé d’enseignement vacataire qui donne des cours aux étudiants, sans diplôme particulier ni de concours à passer. Son intervention dure souvent 3h. Soit l’agent temporaire vacataire, étudiant qui n’a pas obtenu le poste d’ATER ou MCF, mais aussi un retraité. Cet agent ne peut être recruté que pour les TD et TP, avec un taux de 96h (TD) à sa charge, ou 144 pour les TP. La rémunération du vacataire dépend du nombre d’heures effectuées en présence des étudiants et le taux horaires. Ainsi, une heure de vacation est payée 41,41 euros brut pour les TD, à savoir qu’une heure de vacation équivaut à 4,2 heures de travail effectif (Soit un taux horaire 17 centimes moins important que le SMIC, pas si fou quand on sait que certains s’habillent comme des ministres ! ). Olivia J.
- [Concours d’éloquence] conseils pour arriver finale (témoignage)
Conseils > Autres Pour faire flamber votre CV, rien de tel que de décrocher une médaille à un concours d’éloquence. Vous savez, ces challenges un peu (complètement) stressants, où personne n’est formé pour réussir... mais qui vous font grandir à une vitesse folle ? Bérénice, timide L1, est arrivée en finale et nous livre ses conseils pour participer à un concours d’éloquence. 👄 Sommaire 😉 Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? ✍️ Réalisez un bon brainstorming 🗣 Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🎤 Choisissez une forme et un style adaptés 👨💻 Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 💪 Relisez, modifiez, réécrivez Pour arriver en finale et gagner un concours d’éloquence, voici des conseils à suivre : réaliser un bon brainstorming ; trouver les bons points à traiter dans sa plaidoirie ; choisir une forme et un style adaptés ; travailler sa rédaction ; relire, modifier, réécrire. Ah les concours d’éloquence ! En tant que petits rats du droit, nous avons tous déjà entendu parlé. Personnellement, cela m’a toujours fait rêver : bien parler, bien s’habiller, se faire entendre, être drôle. Mais je me suis toujours posé la même question et je pense ne pas être la seule : Un concours d’éloquence, est-ce que c’est seulement savoir argumenter avec facilité ? Et bien, c’est en tant qu’étudiante en L1 à Poitiers que j’ai décidé de participer à ce concours (sur un coup de tête hein^^) pour vérifier la réponse à cette question existentielle. C’est ainsi que grâce à cette aventure digne de Koh Lanta (puisqu’à la fin, il n’en restera qu’un !)… … J’ai entendu tout un tas de bêtises qui m’ont bien écorché les oreilles. Alors, moi, grande timide, mais tout de même finaliste, je me suis dit : Prenez votre pamplemousse à deux mains, brisez le silence et rétablissez la vérité ! Alors, si vous aussi vous voulez tenter votre chance en éloquence et prouver que tous ces clichés, c’est du pipeau, alors go go go ! Les info/intox sur les concours d’éloquence « Les timides ne peuvent pas concourir aux concours d’éloquence » ❌ INTOX Non, non et non, ce ne sont pas les étudiants en droit qui posent les questions en amphi et qui se portent volontaire (on n’est pas dans Hunger Games non plus… ou presque) pour aller inscrire leur plan de droit des obligations au tableau qui brillent au concours d’éloquence -> parole de grande timide! Si ça peut rassurer, je suis de l’espèce des timides, ou des grands peureux (comme un publiciste devant un code de procédure civile par exemple). C’est-à-dire que, jusqu’ici, je n’avais jamais réussi à m’imposer. Mais je tiens à ce que la vérité soit dévoilée : oui, tout le monde peut participer, tenter sa chance et ce, même en étant hyper timide (j’ai de petits conseils tout au long l’article, c’est cadeau 😉). « Ceux qui réussissent sont les moins stressés » ✅ INFO Seuls les personnages de fiction ne stressent pas. Pour moi, le stress est un élément essentiel dans chaque chose qui nous challenge. Ce moment où tu sens que le moment approche, que tu n’écoutes plus tes concurrents parler, trop absorbé par tes pensées, tes peurs, ton texte… Ce stress qui te fait trembler le corps et la voix. Le plus dur, après l’écriture de ton texte, c’est de savoir dompter ce stress, mais pas de le supprimer totalement : cette anxiété, c’est ce qui permet de vous améliorer, de vérifier chaque détail et cela de la simple rime jusqu’au bouton de votre veste. Alors, ne le renie pas mais apprend à le gérer ! Pour cela, je conseille la respiration, en fermant les yeux : faire le vide, ne penser à rien, et surtout croire en soi. « Un texte drôle qui répond au sujet et le tour est joué ? » ❌ INTOX Un des principes pour gagner un concours d’éloquence, selon moi, c’est de susciter de l’émotion chez le public et le jury. Mais cette émotion regroupe beaucoup de choses en réalité : il faut arriver à convaincre, à frapper, à faire pleurer (pour les plus forts d’entre nous), mais aussi à faire rire. Souvent, le rire peut être un moyen de relativisation face à certains faits touchants, marquants, ou même alarmants. Mais c’est en ce sens qu’il faut savoir utiliser l’humour à bon escient : vous pouvez en effet choisir de susciter le rire afin de faire passer un argument honteux comme acceptable. Mais faites attention alors à ne pas trop en rajouter, car cela priverait le texte de toute crédibilité ! Convaincre passe par un fond sérieux, le vrai. Ça vous sera utile aussi si vous concourrez à un trophée juridique pour changer le cours de votre carrière. « Genre le langage courant, ça passe crème, nan ? » ❌ INTOX Info vérifiée et revérifiée encore par le ministre de l’Académie française (oui j’invente un ministre je suis comme ça) : évitez l’utilisation du langage familier et les tiques de répétition. Sont à bannir les « genre » « ou pas », ou encore le très aimé « du coup »… L’éloquence est un exercice complexe et difficile, il ne s’agit pas de parler tel un comte du XVIIIe siècle, mais quand même ! Et si vous ne trouvez pas les mots, que vous vous répétez, le meilleur conseil est d’ouvrir tout simplement une page de synonymes, d’antonymes ou de rimes et le tour est joué ! Même si ça a l’air plus facile à dire qu’à faire, croyez-moi, le plus dur c’est de se lancer ! « Le potpourri de rimes et de blagues, ça marche à tous les coups » ❌ INTOX Bon, qu’on se mette d’accord : un concours d’éloquence, ce n’est pas un championnat de rimes et de blagues vaseuses. Le plus important, c’est de doser : Recette 2.0 : écrivez un texte cohérent (et un peu glamour), ajoutez une pincée d’humour, le tout avec un zeste de subtilité et le tour est joué ! « Se gargariser en toute simplicité ! » ✅ INFO La diction, l’articulation, sont les clés pour être compréhensible. Avec le stress, il est facile de s’emballer, de manger des mots, de perdre son souffle. C’est normal et je pense que c’est du bon stress, mais il faut apprendre à le gérer. Pour ça, rien de mieux qu’un bon coup de vitamines, d’un chamallow dans la bouche et hop c’est parti ! Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi sèches ? Je veux et j’exige d’exquises excuses Si ces six saucissons-ci sont à six sous, ces six cents saucissons-ci sont à six cents sous Répétez à voix haute à la BU ou au micro de l’amphi et envoyez vos vidéos à magazinepamplemousse (at) gmail.com. « Il faut gesticuler comme un âne pour être bon au concours d’éloquence » ❌ INTOX Le langage corporel est aussi important que le texte, c’est un fait. Cela fait partie de l’attitude : il ne suffit pas de lire son texte, il faut le vivre, le sentir, le bouger, mais sans en faire trop !! On ne vous demande pas de mimer, on vous demande de convaincre. Et si vous n’êtes pas à l’aise devant un pupitre et bien déplacez-vous si vous le pouvez (demandez un micro portatif par exemple) ! Mais ne ressemblez pas à un pitre ambulant, cela ne servira pas à grand-chose à part distraire l’auditoire qui ne fera même plus attention à vos propres mots. « Faire lire son texte à ses proches, c’est fastoche ! » ✅ INFO L’entourage est le meilleur des conseillers : pour être passée par là, cela peut être assez frustrant de ne pas garder son texte, de ne pas pouvoir le dévoiler au grand jour le fameux soir du concours. Mais je peux vous assurer que cela peut permettre d’éviter les contresens, les hors sujets, les répétitions etc… Alors, faites-le lire si vous pouvez à quelqu’un de totalement extérieur au monde impétueux qu’est celui du droit ! L’étape du brainstorming que l’on évoquera à la fin de l’article est une étape qui peut manifestement (pour moi, cela doit) se faire lorsque l’on est entouré : quand vous recevez votre sujet, demandez à votre entourage ce qu’il en pense, comment il comprennent votre point de vue, de quelles manières il envisage une réponse, etc… « La loi stipule (même en l’écrivant j’ai mal) ❌ INTOX Bon ça n’a rien à voir, mais j’étais obligée, pour éradiquer les irréductibles Gau-law-a : La loi DISPOSE, le contrat STIPULE. C’est tout^^ « Sapé comme jamais, la clé du succès » ❌ INTOX Comme le langage corporel, la tenue (on ne va pas se mentir) c’est aussi important, mais on ne vous demande pas de débarquer comme une diva à la Fashion Week non plus. Cette tenue est la première chose que l’on voit chez une personne. Si vous n’êtes pas à l’aise en robe, en talon, ou en costume, alors privilégiez les habits simples, dans lesquels vous vous sentez à l’aise puis rajoutez une touche classe : un ruban, un foulard, ou même une paire de boucles d’oreilles, ça peut faire la différence !. Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? 😉Bon, maintenant si vous rêvez comme Me Dupont-Moretti que l’on vous acclame tel un meneur de foule dans un stade bondé, ce ne sera peut-être pas le cas tout de suite … Mais voici d’autres tips pour vous aider à briller, tel un cours jaune fluoté ! Et surtout voici de bons petits trophées qui vous permettront d'ouvrir le plus de perspectives d'avenir. Réalisez un bon brainstorming ✍️Je pense que c’est l’étape la plus importante et la plus enrichissante. Elle passe non seulement par l’écriture de tout ce qui vous vient par la tête dès que vous recevez votre sujet, mais aussi par la lecture d’articles, la visualisation de films en rapport avec le thème (si vous avez le temps), la recherche de citations, d’expressions, de blagues etc… C’est THE étape pour remplir au maximum la matière de votre texte, de la forme jusqu’au fond. Une fois que vous avez décortiqué votre sujet, mot par mot (je dis bien TOUS les mots), vous pouvez alors vous attaquer à la réelle réflexion concernant le fond. Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🗣 C’est selon mon expérience, l’étape la plus compliquée : celle qui vous fait vous sentir dans tous tes états, car vous venez remettre en question vos arguments, parce que vous vous rendez compte qu’ils sont hors-sujet, ou parce qu’ils pourraient être mal interprétés… Le tout ici, c’est d’être LOGIQUE : il faut se répéter le sujet. Exemple : la banane est-elle un fruit comestible ? Réponse imposée : NON. Ici, il faut se demander pourquoi la banane n’est pas un fruit comestible ? Pourquoi il serait faux d’affirmer pareille chose ? Comment démontrer que l’être humain ne peut manger cet aliment ? etc… Il faut en réalité essayer de reformuler la question et de trouver des arguments solides qui répondent parfaitement à cette dernière (Attention tout de même à la reformulation-déformation, qui peut conduire à un hors sujet…). Choisissez une forme et un style adaptés 🎤 Ici, on va parler du rythme du texte, ce qui est aussi (décidément il y en a beaucoup) un des points trèèès important du texte : c’est ce qui va rythmer votre respiration, vos temps forts et vos moments de suspens. En ayant vos différents arguments, vous pouvez par exemple découper votre texte en paragraphes. Pour le style, tout dépend de vous et de votre sujet : si vous avez une question sérieuse, le fond devra être impeccable, mais avec des traits d’humour qui seront très appréciables. Inversement, un sujet de nature drôle devra être aussi ponctué par des jeux de mots, mais surtout devra être démontré avec des arguments solides, pour prouver au jury que même un sujet amusant peut soulever de vraies problématiques ! Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 👨💻La rédaction diffère selon les esprits : elle peut être effectuée sous le coup de l’inspiration (personnellement mes textes sont écrits en 2h de temps et sont modifiés un peu tous les jours, à chaque fois que je relis mon travail) mais aussi par petits bouts, par idées, par paragraphes etc… Le tout est que cela suive une ligne directrice, que cela colle au maximum au sujet et surtout que cela reflète votre personnalité, vos envies. Ce texte, c’est le vôtre. Relisez, modifiez, réécrivez 💪 La dernière étape pour un texte parfait… la RELECTURE. Mise en situation réaliste (si, si je vous assure) : vous êtes en partiel de droit administratif, il vous reste 5 minutes et vous vous rendez compte que vous avez écrit « 8 février 1873, Décision Correcteur » au lieu de « 8 février 1873, Décision Blanco ». OK là c’est THE faute, il faut corriger ça. Et bien un texte d’éloquence c’est pareil, il faut que chaque mot soit bien placé, dépecé et même décortiqué pour que tout pèse parfaitement dans la balance. Bien-sûr, tous ces conseils ne tiennent qu’à ma petite expérience, et il existe beaucoup de méthodes complètements différentes, mais si je peux aider un petit juriste en détresse, alors autant en faire profiter ! Puis finalement en y réfléchissant bien, un concours d’éloquence c’est avant tout… Très bien sur un CV S’affirmer à l’oral Se préparer aux oraux de concours Prendre confiance en soi Gagner de la rigueur à l’écrit Et oui, ça permet tout ça, alors n’hésitez pas ! Bérénice Doyette
- À 2 semaines des partiels : les 3 conseils de Dalloz
Conseils > Méthodologie Bon, entendons-nous bien : en licence de droit, les examens se préparent en travaillant de façon continue durant tout le semestre. Ici l’objectif pour ceux qui se réveilleront à 2 semaines des partiels, c’est de limiter la casse en optimisant le peu de temps à votre disposition. Heureusement, Dalloz est là pour vous épauler. 📚 Sommaire 📕 Adopter la bonne méthode de travail 👨🎓 Faire un planning et prioriser ses révisions 🔑 Mémoriser le plan du cours et les notions clés Adopter la bonne méthode de travail 📕 Rien ne sert de se lancer dans des révisions acharnées si tu n’as jamais appris à apprendre le droit. Il est important de maîtriser , d’un côté, les différents exercices comme la dissertation juridique et les commentaires d’arrêts, et de l’autre, la bonne méthode d’assimilation du cours. Faire un planning et prioriser ses révisions 👨🎓 Il est désormais important d’identifier et de miser sur les matières à gros coefficient, ce sont celles que tu dois maîtriser absolument. De là, vous allez pouvoir mettre en place un planning réaliste que vous devrez respecter scrupuleusement. Mémoriser le plan du cours et les notions clés 🔑 Vous n’avez que très peu de temps pour assimiler chaque matière et votre cerveau n’est pas une machine. Concentrez vos efforts et votre temps sur l’apprentissage et la mémorisation du plan de cours, cela vous permettra de réviser l’essentiel et de structurer votre vision de la matière. Les Mémentos Dalloz ont justement été conçus sous forme d’un plan détaillé qui se concentre sur les notions clés du cours.
- [Mindmapping] La tendance qui va révolutionner vos études de droit
Conseils > Mémorisation Et si la méthode du mindmapping allait révolutionner la mémorisation de vos cours de droit ? Aussi appelée la méthode des cartes mentales, le mindmapping permet d’organiser des informations de façon logique pour en faciliter l’apprentissage. Parfait pour retenir des parties particulières de cours. 🧠 Sommaire 🤔 Qu’est-ce qu’une mind map ? 😀 La mindmap, ça marche ! ❓ Quand utiliser une mind map ? 🗺️ Comment réaliser une mind map ? ☠️ Les pièges à éviter Grâce au premier numéro de votre magazine préféré vous connaissez désormais votre profil d’apprentissage et vous appliquez quotidiennement la méthode du spacing effect. Il est désormais temps d’apprendre à se réapproprier son cours pour mieux le retenir. Pour ce faire, on vous présente la méthode des mind maps qui est particulièrement recommandée aux étudiants au profil visuel (mais pas que !) et à tous ceux qui envisagent une réorientation en licence d’arts plastiques (mais pas que !). Qu’est-ce qu’une mind map ? 🤔 La mind map, carte heuristique ou diagramme en arbre est une méthode qui va vous permettre de réaliser une représentation graphique des informations contenues dans vos cours afin de faciliter votre mémorisation. C’est le psychologue anglais Tony Buzan qui a formalisé et rendu célèbre cette méthode dans les années 70 mais il semblerait que ses véritables origines ne datent pas d’hier puisqu’elles remonteraient au philosophe néoplatonicien Porphyre de Tyr qui vécut au IIIe siècle. Objectif : parvenir à organiser sa pensée car l’étudiant en droit est régulièrement confronté à une quantité très importante d’informations et à des données parfois linéaires et rébarbatives (une pensée émue pour les L2 et leur GAJA). Pour les plus visuels d’entre vous, transformer tout ceci en un diagramme coloré et attrayant peut être un vrai plus ! La mindmap, ça marche ! Études menées sur le mind mapping 😀 Une étude américaine menée par le National Reading Panel en l’an 2000 (Teaching Children to Read: An Evidence-Based Assessment of the Scientific Research Literature on Reading and its Implications for Reading Instruction) a démontré que l’utilisation d’outils visuels, tels que les mind maps, fait partie des sept moyens les plus efficaces pour améliorer la rétention d’informations par les étudiants. En effet, si l’être humain ne sollicite la plupart du temps qu’une partie de son cerveau à la fois cette technique permet de solliciter les deux hémisphères dans le même temps car elle est non seulement visuelle (hémisphère droit) mais également logique (hémisphère gauche). Le professeur David A. Boley de l’Université américaine John Hopkins a également mené une étude impliquant des étudiants qu’il a divisés en deux groupes. Le premier groupe était autorisé à faire appel aux mind maps tandis que le second devait employer des méthodes d’apprentissage plus traditionnelles. Résultat : le premier groupe bien que peu familiarisé à la méthode des mind maps a vu son taux de réussite augmenter de 12%. Le professeur a donc autorisé le second groupe à adopter cette même méthode et a pu constater là encore une augmentation significative du taux de réussite des étudiants. Quand utiliser une mind map ? ❓La mind map peut être utilisée à différentes occasions mais puisqu’elle permet de distinguer visuellement et de façon claire les points essentiels des détails, elle semble tout indiquer pour : La remise en forme de ses notes de cours ; L’apprentissage du plan, si important pour les étudiants en droit ; Résumer un long texte ; Réviser rapidement un cours sans entrer dans de trop nombreux détails ; La récitation d’un cours notamment via la méthode de la feuille blanche Comment réaliser une mind map ? Étape 1. L’heure du choix : mind map manuelle ou numérique ? - 🗺️ Il existe aujourd’hui de nombreux logiciels qui permettent de réaliser des mind maps, leur version gratuite étant le plus souvent plutôt suffisante : SimpleMind, Coggle, XMind, Mind42 etc. - Les + / les - : la mind map manuelle peut être moins rapide à réaliser, moins propre et plus difficile à modifier mais elle permet une participation plus active au processus de création ce qui entraîne un meilleur ancrage des informations. À vous de voir ce qui vous convient le mieux ! Mais on vous conseille à la mano ! Étape 2. L’invocation du « de Vinci » qui sommeille en vous - Prenez une feuille blanche et basculez-la en mode paysage. <---> - Sortez vos plus beaux stylos, crayons de couleur, feutres ou stabilos (toujours fidèles au poste) car les couleurs, les polices, les pictogrammes sont très importants dans cette méthode. Il faut que ça claque et que vous preniez du plaisir à regarder votre mind map ! Étape 3. Le choix d’un sujet central - Choisissez le thème principal que vous souhaitez développer au travers de votre œuvre d’art à venir : titre d’un chapitre de votre cours, d’une sous-partie etc. - Placez le bien au centre de votre feuille car toutes les ramifications (maximum 4/5 branches principales) vont partir de ce point il faut donc avoir un maximum de place. Étape 4. La construction des branches - Entrez progressivement dans les détails en créant des ramifications dont les premières (4/5 max donc) partent du centre et suivez la logique de votre cours. Exemple : votre sujet central est « le meurtre » à la suite duquel vous pouvez créer deux ramifications : « les éléments constitutifs » / « les sanctions ». Dans le prolongement des « éléments constitutifs » vous pouvez créer deux nouvelles ramifications « l’élément moral » / « l’élément matériel » que vous détaillerez ensuite dans de nouvelles branches et ainsi de suite. - Entre vos différentes idées dessinez des lignes ou des flèches de différentes couleurs ou épaisseurs et remplacez même certains mots par des petits dessins si cela est plus parlant pour vous. - Vous pouvez laisser reposer votre mind map et la compléter avec de nouvelles informations au fur et à mesure de l’avancement de vos cours. Les pièges à éviter : ☠️ Vous êtes étudiant en droit, pas aux beaux-arts: ne perdez donc surtout pas trop de temps à faire de la déco ; Vous n’êtes pas non plus étudiant en lettres modernes : ne faites donc pas de phrases. Le but n’est pas de réécrire tout votre cours sous forme d’arbre donc utilisez un maximum de mots clés qui vous permettront de retrouver dans votre mémoire les informations suivantes ! La mind map doit rester lisible alors méfiez-vous des sujets centraux trop larges qui entraîneraient un trop grand nombre de ramifications. N’hésitez donc pas à multiplier les mind maps si nécessaire ! Une mind map doit rester claire et aérée. Voici un petit exemple qui vous permet d’entrevoir la structure générale d’une mind map. Celle-ci est volontairement vierge car c’est à vous d’organiser la vôtre comme bon vous semble en fonction de votre cours et d’y intégrer les informations/mots clés qui vous paraissent les plus pertinents. Chaque mind map est unique et se doit d’être à votre (glorieuse) image ! Schneider Alizée
- [Témoignage] “Je suis tombée enceinte en première année de droit”
Lifestyle La Team Pamplemousse a interviewé Claudia, une bébé juriste tombée enceinte en début de L1 Droit. Oupsie. Claudia se livre pour parler du jugement des autres, des difficultés à vivre et cumuler son statut d’étudiant et son nouveau rôle de maman. Elle n’a eu d’autre choix que de devenir une reine de l’organisation pour réussir ses années ! 🤰 Sommaire : 🤰 I. Étudiante en droit et maman ⚖️ II. Comment s'organiser quand on est maman et étudiante en droit ? 😴 III. Comment gérer la fatigue quand on un a un bébé pendant ses études de droit ? Pamplemousse : Bonjour maman Claudia, présente-toi ! Claudia : Bonjour Pamplemousse magazine, je suis Claudia Christmann, étudiante en L3 de droit à l'Université de Lille section "Droit & Santé" et ma particularité est que je suis une "maman étudiante" : j'ai un petit garçon âgé de 19 mois. I. Etudiante en droit et maman 🤰 Merci d’avoir accepté cet interview. Tu as pris le temps ! J'ai voulu répondre à cet interview, car j'aimerais encourager toutes les mamans qui ont peur de sauter le pas à reprendre leurs études. Je vous rassure, avec de la volonté tout est possible ! Quand tu es tombée enceinte, la question de la poursuite des études s’est-elle posée ? Je suis tombée enceinte en première année de droit au mois de novembre. Je venais de changer de filière (j'étais en licence de lettres). Le droit pour moi a été une révélation. J'étais passionnée donc je n'ai jamais opposé maternité et études. Au contraire, j'ai redoublé d'efforts pour avoir ma première année sans redoublement. II. Comment s'organiser quand on est maman et étudiante en droit ? ⚖️ À quoi on pense quand on tombe enceinte alors qu’on a 2000 pages de cours à apprendre, de la méthodologie juridique à avaler, quand on doit réussir son année de droit en somme ? Aux parents ! 😂 “Qu'est-ce que ma mère va me dire quand je vais lui dire que je suis enceinte, elle qui est si fière et qui crie sur tous les toits que sa fille fait des études de droit”. Mais finalement, j'ai beaucoup été préoccupée par le regard des gens de ma promo. Après avoir assumé mon choix, on se fait des soucis pour l'année d’études en cours quand le bébé arrivera : l'organisation, les nuits, le possible redoublement. Finalement tout s'est très bien passé : avec ma mère, ma promo, et je n'ai encore jamais redoublé ! :) Comment on s’organise avec un bébé à la maison et des TD à préparer ? Quand ma faculté a appris ma situation, elle s'est adaptée à ma situation. Mes profs m'envoyaient mes cours à la maison et j'avais des devoirs à rendre au cours du semestre. Je suis allée aux partiels avec tout le monde. Donc je n'avais aucun soucis avec les TD. Et heureusement car je n'avais toujours aucune crèche de disponible pour mon fils. Au début, je bossais quand il faisait la sieste et la nuit. Je m'imposais minimum 3h de révision par jour et maximum 5h. Mon organisation a payé. J'ai réussi et j'ai même eu une mention cette année là. III. Comment gérer la fatigue quand on un a un bébé pendant ses études de droit ? 😴 Durant les premiers mois du bébé, les nuits ont dû être courtes. Comment on gère la fatigue ? Effectivement 😅, je ne dormais plus beaucoup et j'ai eu quelques soucis de santé suite à mon accouchement. Mais je gardais en tête que j'avais un objectif et que je devais l'atteindre : réussir mon année de droit. Et le fait que je travaillais constamment m'a beaucoup aidé quand j'avais besoin de me reposer, j'étais en avance sur mon programme donc je pouvais me permettre de me reposer. Quelle a été la plus grande difficulté en tant que maman étudiante ? La plus grande difficulté est qu'en étant maman, mon temps libre était uniquement consacré à mes études de droit. Cette année, je n'ai pas regardé une seule saison de Murder 😂. J'ai abandonné ma vie sociale, les réseaux sociaux étaient limités. Je ne vivais que pour la maternité et mes études. C'était énormément de sacrifices mais ça en valait la peine. Qu’ont dit les gens sur ta situation ? Cela aussi ça été une grande difficulté. Il n'y avait pas grand monde qui croyait en moi. Cette année là, je ne me suis pas sentie soutenue. J'ai eu énormément de réflexions du genre "quand on est maman, on est pas étudiante" etc... Au début, je l'ai très mal vécu, je pleurais énormément car je savais que je pouvais y arriver. Je voulais y arriver. Mais heureusement, j'avais quelques amies qui m'ont soutenue et me conseillaient de ne pas lâcher ( Coucou Iman❣️), des juristes rencontrés sur instagram (je pense à lawtist, lawandreading, Maya & Sonia), mais aussi certaines personnes de ma famille (ma mère et mes frères qui se sont tous improvisés baby-sitter). 💖 Le saviez-vous ? D’après les statistiques de l’Observatoire de la vie étudiante, 100 000 étudiants, étaient déjà parent durant le début de leurs études (2010) 13% des étudiants français ont aujourd’hui plus de 27 ans Je suis mariée à un interne en médecine mais à cette époque il était encore externe. Il a passé l'ECN l'année de l'arrivée du bébé, donc on se soutenait mutuellement. Mais aussi mes professeurs ont été un grand soutien. Je pense à un prof en particulier qui m'a dit que tout était possible et que le métier d'avocate pénaliste ou procureur était encore dans mes cordes. Il ne faut pas écouter les gens négatifs, si vous êtes motivé, rien ni personne ne peut vous arrêter. Tu es donc la reine de l’organisation. Quels sont tes meilleurs conseils pour les étudiants en droit ? Mes meilleurs conseils sont : la constance. Travailler régulièrement, c'est la clé. La persévérance, ne pas abandonner suite à un échec. L'échec fait partie de nos études. Et si on se relève, il est possible qu'on soit encore meilleure qu'avant l'échec. Le but est de ne jamais perdre de vue son objectif. On doit être fier de réussir à cumuler ces deux vies ? Fière de moi ? Oui, je suis fière. Je suis fière que mon fils ait l'exemple d'une maman qui croit en ses rêves mais surtout qui travaille pour. C'est aussi une certaine revanche sur les personnes qui ne croyaient pas en moi et aujourd'hui pourraient s'inspirer de mon parcours 😛. As-tu des anecdotes pour nous ? J'en ai deux qui me reviennent en tête : La première, j'étais enceinte de 7 mois et en partiel, il faisait très chaud. J'ai mon prof de droit administratif qui a ouvert toutes les fenêtres de la salle d'examen. Il vient et me propose une bouteille d'eau. Il s'inquiétait réellement pour moi. Je l'ai trouvé très prévenant et il m'a mis 15 à cet examen. La deuxième : quand mon fils ne voulait pas dormir et que j'étais obligée de le bercer pour s'endormir. Je récitais les arrêts de jurisprudences : "CE 1950 DEHAENE : DROIT DE LA GREVE"... ou le plan de mon cours de droit des obligations. Finalement, je suis sûre que mon fils fera des études de droit, il a tellement entendu parler de droit depuis qu'il est né. Ca sera une évidence pour lui 😅. Pamplemousse : Merci Claudia Merci Pamplemousse
- [GUIDE] Comment réussir ses rattrapages en droit ?
Conseils > Organisation et productivité Les résultats des examens sont tombés, vous devez aller aux rattrapages… Mais comment se déroulent-ils ? Sont-ils obligatoires ? Plus difficiles que les partiels ? Quelles matières sont à rattraper ? Et quelles notes seront gardées ? Pas de panique, la Team Pamplemousse vous répond et vous donne les meilleurs conseils pour réussir vos rattrapages 🤔. Sommaire : 🤔 I. Comment réussir ses rattrapages en droit ? ❓ II. Comment se passent les rattrapages ? 📚 III. Quelles matières choisir pour les rattrapages ? 🏃♀️IV. Comment ne pas aller en rattrapage en fac ? 📝 V. En résumé, comment avoir une bonne note aux rattrapages ? Comme des centaines (voire des milliers ?) d’étudiants en droit chaque année, vous venez d’apprendre la mauvaise nouvelle : vous devez passer aux rattrapages. Rassurez-vous, ce n’est pas une fatalité et cela ne vous empêchera pas de réussir plus tard. En revanche, vous perdrez peut être quelques jours de vacances… Quoi qu’il en soit, il est important de relativiser cet échec, et surtout de bien vous préparer pour réussir vos rattrapages avec brio 🤔. Dans cet article, nous allons vous expliquer en détail comment se déroulent les rattrapages, comment éviter d’y retourner et surtout, comment les passer haut la main ! Vous trouverez même le témoignage d’une super étudiante, Cléa, qui a réussi à valider 12 matières aux rattrapages ! Alors, prêt(e) à devenir un(e) meilleur(e) juriste ? C’est parti ! I. Comment réussir ses rattrapages en droit ? 🤔 Pour réussir vos rattrapages en droit, que vous soyez à Assas, Nice, Montpellier, Nanterre, Tours, Angers, Lyon 3 ou n’importe où ailleurs, vous devez prendre de la hauteur, évaluer vos compétences, vos forces et vos erreurs, et travailler avec rigueur, organisation et stratégie ! La réussite, ce n’est pas uniquement une recette à suivre, c’est aussi un état d’esprit. Et chez Pamplemousse, c’est cet état d’esprit que l’on veut vous transmettre ! Voici donc 9 conseils pour réussir vos rattrapages et valider votre année ! Conseil 1 : Acceptez et relativisez la nouvelle L’annonce de la nouvelle d’un passage aux rattrapages n’est jamais agréable à recevoir. Souvent, elle est perçue comme un échec. Mais tout est relatif, car l’échec dépend de ce que l’on en fait. Il dépend de notre perception des choses. Pour certains, le verre est à moitié plein, pour d’autres, à moitié vide. Pour tous, les rattrapages doivent être accueillis comme une chance de progresser ! On vous laisse une opportunité de vous… rattraper. C’est positif, non ? C’est l’occasion de faire un bilan des + et des - pour corriger ce qui a dysfonctionné et valoriser vos dossiers. Mieux vaut passer aux rattrapages avec 12 que du premier coup avec 10, non ? Passer aux rattrapages n’est pas un problème, pas plus que redoubler. Ne le voyez pas comme un échec. Le seul échec serait d’abandonner, de baisser les bras. Tant que tout n’est pas terminé, il faut garder le cap, y aller, avancer et voir ce que ça va donner. Pour autant, il est important de vous écouter et de vivre vos émotions. Être triste, anxieux ou en colère est normal. Rien ne sert de les refouler. Vivez vos émotions, partagez-les avec des proches de confiance, pleurez si les larmes coulent et le lendemain, reprenez-vous. Ne cherchez pas un coupable, ce ne sont ni les profs qui ne savent pas ni le système qui complote contre vous. Une fois l’étape des lamentations passée, ne vous découragez pas. Les rattrapages sont une seconde chance, il serait dommage de perdre votre motivation et de tout lâcher parce que cette embûche se présente sur votre chemin. Comme on le dit souvent dans notre newsletter du bonheur, après l’orage, il y a le soleil. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’il faut apprendre à danser sous la pluie, plutôt qu’attendre que l’orage passe (Sénèque). Eh bien ! Dansez maintenant, dirait la Cigale (La Fontaine). Nous, on vous dit plutôt « rebondissez maintenant ». 🎤 Témoignage : « Des étudiants qui passent aux rattrapages, j’en vois et revois. Dépités, démoralisés, au bout du rouleau, avec le sentiment que le ciel leur tombe sur la tête. Ils perdent espoir, se sentent à bout de forces ayant l’impression de fournir des efforts en vain. Ils veulent lâcher, abandonner, baisser les bras et se réorienter… Alors qu’ils aiment le droit et ne se voient pas faire autre chose. Après de longs échanges, ils finissent par reprendre confiance et ils y vont. Ils passent les rattrapages, réussissent ou échouent, passent ou redoublent, mais finissent toujours par atteindre leurs objectifs. Tant qu’on n’abandonne pas, la réussite est au bout du chemin. Peu importe le nombre d’années que cela demande. La patience permet d’accomplir de belles choses et d’être épanoui, ça n’a pas de prix. », Sofia, Chargée de TD. Conseil 2 : Évaluez votre niveau Plutôt que de chercher qui pourrait être responsable de vos mauvaises notes, faites une introspection pour évaluer votre niveau : revoyez vos copies et vos méthodes de travail. L’idée des rattrapages, c’est bien de se rattraper, non ? Alors, encore une fois, prenez de la hauteur pour mieux avancer ! Analysez vos copies Analyser vos copies, celles de vos camarades ou encore celles proposées sur le site, est le meilleur moyen de comprendre vos erreurs, ce qui vous permettra de réussir vos rattrapages. Évaluez votre niveau par rapport à vos notes pour savoir quoi cibler, et étudiez les annotations pour savoir quoi corriger. Les notes Si vous êtes entre 0 et 5 → les connaissances ne sont pas acquises/vous avez fait un hors sujet. Entre 5 et 7 → manque de connaissances et méthodologie juridique pas maîtrisée. De 7 à 10 → la méthodologie doit être revue, le cours semble appris, peut-être mal compris, ce qui explique que le sujet ne soit pas correctement traité (le plan ne répond pas à une problématique, par exemple). Au-delà, en principe, vous n’êtes pas aux rattrapages pour ces notes, mais pour information : ● De 10 à 13 → la méthodologie est comprise, mais encore bancale, il faut gagner en rigueur (utilisation correcte des termes, dichotomie intéressante, lien entre les éléments du cours sont à revoir). D’ailleurs, pour vous aider à être rigoureux, nous avons recensé plein d’erreurs de français juridique à ne plus commettre en 85 Flashcards ! ; ● À partir de 13 → le cours est appris, compris et la méthodologie juridique maîtrisée. Il y a seulement des incohérences, maladresses ou problèmes de rigueur ; Les annotations des enseignants Vous devez les étudier attentivement. Elles vous permettent de comprendre ce qui n’a pas fonctionné, en vous situant dans notre fourchette de notes. Par exemple, s’il est indiqué « le devoir est insuffisant », cela signifie soit que la méthodologie est mal appliquée, soit que le fond est creux (peu de connaissances mobilisées). Il ne s’agit pas de se contenter des remarques négatives. Pensez à analyser ce qui a été dit. Si vous n’avez pas 0/20, il y a du bon à retenir et à reproduire. Si la copie ne permet pas de le voir, prenez attache avec l’enseignant qui l’a corrigée, il saura vous en dire plus. 🎤 Témoignage : « À la fac, les étudiants qui progressent sont ceux qui analysent les remarques sur les copies. Certains en rendent plusieurs et commettent toujours les mêmes erreurs récurrentes) parce qu’ils ne lisent pas les annotations. D’autres, en revanche, les lisent et viennent m’interroger quand ils ne comprennent pas comment « mieux faire » ou « pourquoi c’est faux, j’ai mis la même chose que vous ». On en discute, ils comprennent qu’ils n’ont pas « mis la même chose » que moi, car un raisonnement est propre à une personne, à la manière dont elle interprète le droit. Et généralement ces étudiants qui commencent l’année avec 6 en TD finissent avec 15 au partiel final en CM. Le plus important n’est pas la chute, n’est-ce pas ? C’est l’atterrissage. La manière dont on exploite cette mauvaise nouvelle pour en faire un parachute et s’envoler ! Quant aux erreurs récurrentes : ● ❌ Un plan fourre-tout → l’étudiant veut juste caser son cours parce que ça colle à l’intitulé du sujet. Mais, qui mettrait du paprika et des petits pois dans des cookies tout chocolat ? Ce n’est pas parce qu’on a les ingrédients dans le placard, qu’on doit cuisiner, qu’il faut à tout prix utiliser tout ce qu’on trouve sous notre main. Le plan doit répondre à la problématique et cette dernière doit constituer votre approche juridique du sujet. ● ❌ Un manque de rigueur dans l’emploi des termes → la nullité et la résolution ne sont pas synonymes. Le Parlement ne représente pas le peuple, c’est un raccourci. Napoléon n’a pas écrit la Constitution du 4 octobre 1958. Le juge aux affaires familiales n’est pas caractérisé par l’usus, le fructus et l’abusus. Le parent qui veut demander un changement de prénom n’a pas à écrire une lettre de motivation. Des exemples comme ceux-ci, j’en ai des tonnes. Au-delà d’un problème de rigueur, ils trahissent un manque de compréhension du cours et donc un raisonnement biaisé. ● ❌ Un défaut de fondements juridiques → l’étudiant me sort des informations aléatoires, des avis (politiques parfois ! On fait du droit, juste ciel !), mais ne les corrobore jamais avec des fondements juridiques (dispositions normatives, jurisprudence, ou encore points de vue doctrinaux) ; ● ❌ Une introduction qui n’introduit pas et qui finit dans le I. A. → l’étudiant prend des pincettes. Il se dit « ça, je le garde pour le I. A. », si vous pensez de cette manière, fuyez ! Plus sérieusement, si cette pensée vous vient à l’esprit, mettez ces éléments en introduction. C’est là qu’est leur place. Sinon, vous manquez des points dans l’introduction et vous n’en gagnez pas dans le I. A. Ce dernier est le début du raisonnement, pas la fin de l’introduction. ● ❌ Un devoir bâclé sur la forme → illisible, rempli de fautes, syntaxe douteuse. Un ensemble de paramètres qui, malheureusement, donne une mauvaise impression ; ● ❌ Une mauvaise gestion du temps → on n’en parle pas suffisamment, mais les étudiants ne savent pas gérer leur temps, donc souvent « nan, mais Madame, c’était trop long ». Pas le moins du monde (bon, c’est vrai, parfois, ça arrive). Mais, un étudiant qui maîtrise son cours ET la méthodologie réussit toujours à terminer dans les temps (et même avant, ce qui lui laisse le temps de se relire pour corriger l’orthographe !). Pour apprendre à gérer son temps, il faut s’entraîner et travailler avec les bons outils. Il n’y a pas de secret. Combien d’étudiants se perdent le jour J parce qu’ils ont préféré décorer leur Code civil comme un sapin de Noël, plutôt que d’apprendre à l’utiliser en préparant les TD ? Le jour de l’examen, ils ne savent pas où chercher, perdent du temps et ne terminent pas leur devoir. Résultats ? Rattrapages. Donc, à moins de vouloir faire décorateur d’intérieur (et encore, il y a une marge de progression à avoir), investissez votre temps utilement et apprenez à utiliser le Code, plutôt qu’à le décorer pour vous rassurer. », Sofia, Chargée de TD et membre de la Team Pamplemousse. Analyser votre méthode de travail Si vous passez aux rattrapages, il est probable que votre méthode de travail doive être changée. Profitez donc des rattrapages pour l’analyser et pour adapter vos révisions ! Changer votre méthode de travail Travailler jour et nuit, apprendre des annales par cœur, ou lire le cours sans le comprendre ne fonctionnera jamais. Parole de pamplemousse… Il faut travailler intelligemment : ● ✅ Apprendre le plan du cours pour comprendre la structure et les idées principales qui guident la matière ; ● ✅ Faire ou refaire les exercices de TD pour vous exercer ; ● ✅ Comprendre le cours lorsque vous l’étudiez après avoir appris le plan. Si vous avez un doute, ne connaissez pas un terme, ne les ignorez pas. Faites des recherches, consultez un dictionnaire de vocabulaire juridique ou allez lire des articles de doctrine (il y en a souvent dans vos plaquettes de TD, surtout en droit constitutionnel, et ils ne sont pas là pour décorer…) ; ● ✅ Être méthodique et organisé, on y revient plus tard. Comment réviser pour les rattrapages ? Afin de réviser pour les rattrapages, adaptez votre programme selon différents paramètres : ● ✅ Le temps imparti pour réviser avant la date des rattrapages ; ● ✅ La maîtrise que vous avez des matières ; ● ✅ L’ampleur des dégâts (rattraper un 5 n’est pas la même chose que rattraper un 8, il faut être réaliste) ; ● ✅ Votre type de mémoire : un visuel ne révisera pas de la même manière qu’un kinesthésique ou qu’un auditif. Apprenez à vous connaître pour voir la manière dont vous retenez le mieux les informations et révisez en conséquence. Il existe différentes manières de réviser selon votre capacité à retenir les informations. Pensez aux fiches de révisions ou aux flashcards qui aident à revoir les grandes lignes d’un cours, à condition, évidemment, d’en avoir appris le contenu préalablement. Vous pouvez réaliser des mindmaps qui aident à concentrer l’essentiel d’un cours de manière visuelle et organisée. Vous pouvez en discuter avec vos amis, pour mieux retenir en confrontant les points de vue ou encore créer des histoires autour du cours pour faciliter la rétention des éléments. Conseil 3 : Se motiver à travailler Une fois cette introspection réalisée, il est temps de se motiver à travailler. Peut-être que vous douterez, que vous remettrez en doute votre place en droit, que vous penserez « à quoi bon ? Je n’y arriverai jamais ». Ces croyances limitantes sont fausses. Vous y arriverez, cette année ou la suivante. Vous réussirez et atteindrez vos objectifs. Alors, motivez-vous. Pourquoi insiste-t-on autant sur ce point ? Tout simplement parce que dans la plupart des cas, les rattrapages auront lieu pendant les vacances. Autrement dit, il est probable que vous commenciez à réviser, puis que l’envie de rejoindre vos amis en soirée ou en week-ends vous prenne… Alors, comment réussir à rester motivé(e) face à toutes les tentations que peuvent apporter la période estivale ? En vous rappelant votre objectif : pourquoi avez-vous choisi les études de droit ? Quelle est la raison pour laquelle vous vous investissez autant dans cette filière ? Souhaitez-vous passer en année supérieure ? Que soit pour être avocat en droit du travail, clerc de notaire, juge d’instruction, greffier, ou que vous fassiez une reconversion professionnelle ou une reprise d’études, gardez votre objectif en tête et dites-vous que vous devez vous donner les moyens d’y arriver ! C’est ce qu’a fait Cléa, qui a validé 12 matières aux rattrapages ! Pamplemousse : Avec le recul, sais-tu pourquoi tu es allée aux rattrapages ? Cléa : « Je suis allée aux rattrapages en L2 à cause de mon manque de motivation. Après avoir fait 2 L1, c’est dur de se dire qu’on va avoir la L2 AJAC du 1er coup. » Pamplemousse : Aurais-tu pu mieux faire face aux problèmes qui t’ont menée aux rattrapages ? Cléa : « Je n’aime pas ressasser le passé ! Mais c’est sûr que si j’avais été dans un état d’esprit plus positif, que j’avais cru un peu plus en moi et que j’avais été mieux organisée, j’aurais été capable de mieux faire ! » Pamplemousse : Ça a dû te mettre un coup au moral d’être aux rattrapages, comment es-tu restée motivée ? Cléa : « C’est dur mentalement. Le pire, c’est d’avoir les résultats seulement 2 semaines avant le début des épreuves de rattrapages. Du coup, si les résultats obtenus sont moins bons que ce qui était attendu, on se met à se poser plein de questions : ● Suis-je vraiment fait pour ça ? ; ● Dois-je arrêter les frais dès maintenant ? ; ● Est-ce que cela vaut réellement le coup d’aller aux rattrapages ? Personnellement, je n’avais pas envie d’aller aux rattrapages en L2, mais j’avais déjà fait l’erreur en L1 et mes proches m’en ont voulu. Et ce n’était pas parce que j’avais raté ma L1 mais parce que je n'avais pas mis toutes les chances de mon côté pour réussir. Mon conseil, c’est de décider avant d’avoir les résultats d’aller aux rattrapages si le cas se présentait. Et cela, quoiqu'il se passe, même si vous avez toutes les matières des 2 semestres à repasser. Vous vous dites “c’est impossible !” ? Eh bien, je l’ai fait ! Tout est possible à qui ose et à qui y croit ! » Alors les pépins, que sont quelques jours de révisions à côté de plusieurs années à exercer un métier qui vous plait ? Alors mettez-vous en mouvement et commencez à travailler de manière organisée (on y arrive, promis !). Conseil 4 : Réviser de façon stratégique La stratégie est indispensable pour réussir ses rattrapages. Eh oui, n’avez-vous jamais entendu qu’il faut réfléchir avant d’agir ? Savoir où gagner des points Sachez où gagner des points : à l’écrit, comme à l’oral, vous devez viser ce qui rapporte. Par exemple, une phrase d’accroche ne détermine pas votre note. Certes, elle peut vous apporter le point en plus, mais ce n’est pas en passant 45 minutes à la chercher que vous réussirez. Investissez votre temps au bon endroit ! Ce qui rapporte des points en fonction des exercices Commentaires d’arrêts et dissertations Fiches d’arrêts Cas pratique Les développements : ils représentent 60 à 80 % de la note tout de même (cela dépend évidemment des correcteurs !). C’est plutôt sur le problème de droit, la solution et surtout la portée qu’il faut se concentrer. Pensez-vous vraiment qu’ils vous mettent des points pour le résumé des faits ? Tout au plus 5 % de la note correspond à cette partie. C’est la mineure (« en l’espèce ») qui rapporte gros. Énumérez une suite de dispositions puis conclure ne résout rien. C’est la manière dont vous analysez, interprétez et utilisez les règles par rapport à l’espèce qui compte pour environ 60 à 70 % de la note. Faites vos calculs pour les rattrapages ! Et à l’oral ? Vous devez témoigner au correcteur votre capacité à argumenter avec la parole. L’oral n’est absolument pas l’occasion de vous lâcher et de raconter votre vie sens dessus dessous. Petit tips : ayez toujours le plan du cours dans la tête, il aide à être organisé dans ses pensées. Ce qui rapport des points à l'oral Sur le fond (70 à 80 % de la note) Sur la forme (20 à 30 % de la note) Veillez à être structuré dans vos propos : ne partez pas dans tous les sens, votre discours doit démontrer que votre raisonnement suit une logique. C’est la base de la notation. Si vous n’êtes pas structuré, vous risquez de passer à côté d’une bonne partie de votre note (30 à 40 % voire plus), même si ce que vous dites est juste → pas de structure, on ne vous suit pas, on ne vous suit pas, on n’a rien à noter ; Soyez suffisamment clair pour faire apparaître les différents éléments de votre exposé oral : introduction, problématique, annonce de plan, titres de parties, etc. La clarté va de pair avec la structure. Si ce n’est pas clair, on ne vous suit pas, et vous risquez de perdre, là encore, quelques précieux points (20 % voire plus de la note) ; Délimitez le sujet : évoquez les limites de votre sujet pour montrer à votre correcteur ce que vous avez choisi de traiter (ou non). Chaque élément abordé doit être un choix, et non un oubli. Attention, l’oral ne consiste pas en une récitation de vos connaissances : n’abordez que ce qui est utile dans le cadre de votre sujet. Trop en faire vous ferait perdre en clarté et structure… Et, on vous l’a dit, vous passez à côté d’un paquet de points ; Répondez à votre problématique : à la fin de votre oral, vous devez pouvoir reprendre la question pour y répondre. Encore une fois, votre temps est compté, donc chaque minute doit être utilisée pour répondre à la problématique et traiter votre sujet. Essayez de ne pas lire votre feuille : vous êtes censé maîtriser votre cours, il serait dommage de laisser penser l’inverse à votre correcteur. De cette façon, vous gagnez en clarté (donc, en points…) ; Exprimez-vous clairement, ni trop lentement ni trop rapidement : il s’agit d’une présentation orale, donc vos propos doivent être compréhensibles. Cela rend votre propos plus… clair ! ; Soignez votre présentation physique : on évite les joggings ou les grosses taches de sauce sur le t-shirt. Un jean et une chemise (ou un chemisier) feront l’affaire. Tout de même, l’apparence, ça compte, on ne va pas se mentir. Ne pas faire d’impasses Non, on vous voit venir, faire une impasse n’est pas un bon plan. On ne saute pas un chapitre d’histoire du droit en se disant, on tente, avec un peu de chance, il ne tombera pas. On l’a fait avant vous, et on vous assure qu’on a déjà eu de meilleures idées… Certes, vous pouvez (devez, même) faire des choix sur les matières pour lesquelles vous allez fournir plus d’efforts lors de votre préparation des rattrapages. Pour autant, n’en manquez aucune. Travaillez-les toutes, plus ou moins intensément. Donnez votre énergie pour les matières dans lesquelles vos notes sont les plus basses, c’est avec elles que vous allez bien faire augmenter votre moyenne. Il faut faire des calculs pour réussir ses rattrapages avec stratégie. Oui, on le sait, vous n’avez pas choisi le droit pour faire des mathématiques… Mais là, vos révisions doivent être stratégiques ! Se renseigner sur les modalités En amont des rattrapages, renseignez-vous sur les modalités prévues pour les examens. Sollicitez les enseignants pour savoir quel exercice juridique sera donné. C’est utile pour vous entraîner et savoir sur quoi vous concentrer pendant les révisions des rattrapages. ❤️ Le saviez-vous ? Certaines universités mettent en place des règles particulières. Par exemple, à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, les rattrapages sont ouverts à tous les étudiants qui veulent retenter leur chance, peu importe les notes qu’ils ont obtenues. Et le statut AJAC, bonne ou mauvaise stratégie ? Le statut AJAC (« ajourné mais autorisé à composer ») permet de passer dans l’année supérieure sans valider l’année en cours. Par exemple, vous êtes en L2, vous avez validé votre premier semestre, mais pas votre second semestre. Eh bien, vous pouvez tout de même passer en L3, mais au moment des partiels du second semestre de la L3, vous devrez également passer vos examens de L2. ⚠️ Attention : le statut AJAC n’est pas le même dans toutes les facultés. Parfois, il n’existe pas, et il peut aussi être soumis à la validation d’un certain nombre de matières. Avantages du statut AJAC Inconvénients du statut AJAC ✅ Vous passez quand même dans l’année suivante ; ✅ Vous pouvez continuer à aller en cours avec votre même groupe d’amis (R.I.P à ceux qui redoublent). ❌ Vous aurez une charge de travail très importante, surtout en fonction du nombre de matières à rattraper ; ❌ Vous risquez de redoubler votre année si vous n’arrivez pas à gérer cette charge de travail. Pamplemousse : Cléa, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton statut AJAC ? Cléa : « C’est un peu avoir le cul entre deux chaises. Je n’étais pas réellement en L1 puisque j’avais validé la majorité de mes matières, mais je n’étais pas réellement en L2 non plus parce que je n’avais pas validé ma L1. Dans ce cas, il faut toujours privilégier la L1 sur la L2. J’ai trouvé ce statut dur mentalement parlant. Au lieu d’avoir 3 TD par semaine, j'en avais 4. Il fallait travailler plus dur que les autres années et donner le meilleur de soi-même. Forcément, qui dit 4 matières en plus dit 4 cours en plus et 4 examens en plus. Je pense qu’il ne faut pas partir en se disant “cool, je suis passée”. Il faut se dire “c’est bien, je suis arrivée en L2 (par exemple) mais n’ayant pas validé ma L1, il faudra donc que je travaille plus ou différemment pour que je réussisse à rattraper mon retard” » Pamplemousse : Alors, qu’est-ce qui t’a motivée à aller jusqu’au bout ? Cléa : « Ce sont toutes les choses extérieures. Les proches qui vous motivent. D’ailleurs, il est important de vous écarter de ceux qui ne vous motivent pas. Et c’est aussi l’avenir : le master de vos rêves, le métier de vos rêves. Il faut penser à long-terme et non à court terme ! » Pamplemousse : Tu retiens quoi de ce passage de justesse ? Cléa : « Tout est possible ;). Par contre, avant d'en arriver à ce point, essayez quand même de vous organiser pour les partiels qui arrivent et de montrer que vous êtes les meilleurs ! » Conseil 5 : Être organisé Être organisé est indispensable si vous voulez réussir vos rattrapages. Et cette organisation se fait en deux temps (promis, on ne divisera pas notre propos en deux-sous parties…). 1. ✅ Vous devez organiser votre temps. Pendant les rattrapages, votre temps est encore plus précieux qu’il l’est habituellement, donc il faut le REN-TA-BI-LI-SER. Pour cela, découpez votre emploi du temps en fonction de vos périodes de productivité, afin de ne travailler que lorsque vous serez pleinement concentré. Vous pouvez utiliser un agenda, un emploi du temps fait main ou préparé sur Excel, peu importe ! L’important est que vos périodes de travail (mais aussi vos pauses) soient notées quelque part. Essayez d’être ambitieux mais réaliste, l’objectif est que vous ne dérogiez pas à ces créneaux. 2. ✅ Vous devez organiser vos révisions. Pour mieux affronter votre charge de travail, vous devez la découper. Fixez-vous des objectifs à tenir pour ne pas naviguer sans finalité. Il peut s’agir d’un nombre de pages à revoir, d’un chapitre à terminer de compléter, d’un exercice à refaire, peu importe. En quantifiant, vous savez quoi et quand réviser. A priori, cela vous assure de ne pas faire d’impasse sur un cours et surtout, de ne pas prendre de retard dans vos révisions ! Pensez à avoir des objectifs par jour (court terme), par semaine (moyen terme) et par mois (long terme). Pamplemousse : Cléa, peux-tu nous dire comment est arrivée l’accumulation de retard pour toi ? Cléa : « La procrastination ? Tout étudiant connaît ça. Au début, on n’a pas la motivation, puis le travail s’accumule… alors, on a encore moins envie et le travail s’accumule encore plus. Finalement, on révise 2 jours avant les galops d’essai (colles pour les intimes) ou avant les partiels et ça ne suffit pas. » Conseil 6 : Être discipliné Pendant les rattrapages, être discipliné est fondamental, car la motivation va être (très) fluctuante. Eh oui ! Vous êtes censé être au top de la motivation alors que vous avez probablement pleuré vos jours de vacances perdus et mangé la moitié de votre tablette de chocolat… Donc pour faire face à ce potentiel manque d’énergie - parce que oui, il y aura des jours avec mais aussi des jours sans - votre meilleur allié sera la discipline. En fait, c’est un peu le SAM du groupe, le plan B qui vient toujours vous sauver. La discipline vous permet de faire les choses sans vous poser de question (un peu comme un robot quoi). Vous avez ancré une habitude dans votre cerveau, et qu’il pleuve, qu’il vente, ou que votre personnage de série préféré soit mort, vous allez réaliser cette habitude. Ici, s’il s’agit de réviser efficacement et avec stratégie, alors vous allez simplement prendre vos cours et les revoir. Vous allez continuer, travailler, tout donner, parce que vous devez le faire, même si vous n’en avez pas l’envie. L’issue est proche. Il ne faut pas baisser les bras si près du but. 💡 Bon à savoir : connaissez-vous la règle des 5 secondes ? Quand vous n’avez pas envie de faire quelque chose, comptez jusqu’à 5, levez-vous et faites-le. Ne vous posez pas de questions. Une fois que le décompte est terminé, à vous de jouer ! Promis, face à la flemme, cette technique est incroyable ! Conseil 7 : S’entraîner L’entraînement est la clé de la réussite dans tous les domaines et les rattrapages en droit n’y font pas exception. Eh oui, c’est en s’entraînant qu’on découvre ses lacunes, ses facilités, sa maîtrise (ou non) de la méthodologie, etc. En réalité, c’est comme en sport : on ne va pas courir un marathon sans avoir appris à courir ou à respirer. Enfin, vous pouvez essayer, mais le résultat ne risque pas d’être très concluant… Pour bien préparer vos rattrapages, vous devez donc vous entraîner au maximum. ● 🖋️ Refaites les exercices de TD ; ● 📚 Procurez-vous les sujets des années précédentes pour savoir à quelle sauce vous allez être savourés ; ● 🕣 Travaillez en conditions d’examen pour apprendre à gérer votre temps. 🎤 Témoignage : « Du haut de ma petite expérience, j’ai constaté que les étudiants qui réussissent - en rattrapages ou en première session -, sont ceux qui s’entraînent, rendent des devoirs, analysent leurs notes, essaient encore et encore. Ils gèrent mieux leur stress, leur temps et leurs connaissances sont mieux mobilisées. Plus ils essaient, plus les devoirs deviennent intéressants, structurés et cohérents. Je leur propose souvent de réaliser un exercice : retrouver leurs premières copies et voir comme ils ont évolué. En général, ils sont ravis, car ils voient eux-mêmes qu’ils ont progressé. C’est encourageant », Sofia, Chargée de TD. Conseil 8 : Se reposer Se reposer, aka le conseil le plus sous-estimé par tous les étudiants en droit ! Cela vous semble simple, mais pourtant vous êtes 40 % à faire des nuits blanches avant un partiel ou un examen en rattrapage ! Or, pour fonctionner correctement - et donc pour réussir vos examens avec brio - votre cerveau a besoin de sommeil et votre corps de repos. Et ce, d’autant plus que la période de rattrapages est particulièrement éprouvante, physiquement comme moralement. Vous devez vous remettre au travail après avoir terminé un semestre, et parfois, dans un laps de temps assez réduit. Pour autant, vous devez prendre soin de vous, pour mettre votre corps dans les meilleures conditions possibles. Oui oui, ce n’est pas en s’acharnant jusqu’à 4 h du matin comme certains le préconisent, que vous allez y arriver. Au bout du compte, vous serez épuisé et le jour J, le plus important, celui des rattrapages, vous serez tellement épuisé que votre travail ne sera pas cohérent. Mais comment faire pour se reposer pendant les périodes de révisions ? Il faut respecter une équation (promis, elle est simple) : temps de repos = temps de travail. Traduit en français, vous devez vous reposer autant que vous travaillez. On ne vous parle pas nécessairement de dormir, mais de vous vider la tête : c’est le repos psychologique. Vous pouvez très bien aller faire votre sport, regarder une série, faire le ménage, cuisiner, sortir entre amis, bref, tout ce qui vous allège l’esprit. Néanmoins, on vous le rappelle tout de même, ne négligez pas votre sommeil les pépins ! 7 à 9 heures par nuit semble correct et il est important de se coucher à des horaires réguliers (on évite le 4 h du matin 12 h. Certes, vous avez 8 h, mais la qualité du sommeil n’est pas la même…). Conseil 9 : Prendre attache avec un enseignant Échanger avec un enseignant peut être très bénéfique, surtout si vous avez l’impression de donner le meilleur de vous-même, sans pour autant progresser. Qu’il s’agisse de votre chargé de TD ou d’un professeur particulier, parfois, une aide extérieure (d’une personne compétente !) peut être un véritable tremplin pour devenir un meilleur juriste. Il ou elle pourra vous aider à mieux comprendre les attentes, vos erreurs mais aussi vos atouts. Si vous doutez, avez peur, avez besoin d’être rassuré, souhaitez progresser, vous trouverez toujours une main tendue. Il suffit de demander Rapprochez-vous d’un enseignant qui le veut bien (on parle évidemment dans le cadre scolaire exclusivement !) et prenez ce qui vous renforce. II. Comment se passent les rattrapages ? ❓ En faculté, les rattrapages interviennent lorsque vous n’avez pas validé un semestre ou une année. Dès la L1 Droit, vous pouvez passer en deuxième session (les partiels constituant la première session). Vous souhaitez savoir si vous êtes concerné, s’ils sont plus difficiles ou si vous êtes obligé de vous y rendre ? Vous avez envie de connaitre les matières que vous pouvez choisir, les modalités de notation ou encore les périodes ? Prenez des notes les pépins, vous êtes au bon endroit ✏️. Comment savoir si on va aux rattrapages ? Pour savoir si vous allez aux rattrapages, il suffit de vérifier : ● ❌ Si vous n’avez pas validé votre semestre ou l’année (la mention « ajourné » ou « aj » figure généralement sur le relevé de notes). Néanmoins, il y a des universités qui pratiquent encore le système de compensation. Ainsi, ne pas avoir validé un semestre ne signifie pas que vous n’aurez pas l’année, car si vous compensez, vous n’avez pas à passer les rattrapages. Par exemple, vous avez 9,7 au semestre 1, mais 10,4 au semestre 2, ce qui vous donne 10,1 à l’année. Vous pouvez intégrer votre L2 ! Sauf si la compensation ne se fait pas... Attendez, on vous illustre ça pour que vous compreniez mieux : Quoi qu’il en soit, renseignez-vous auprès de la scolarité de votre université. ● ❌ Si vous êtes défaillant (la mention « DEF »)*, c’est-à-dire que vous avez manqué un examen et que ça n’est pas justifié, vous devrez le rattraper en deuxième session. Eh oui, en cas d’absence, vous n’avez aucune note, pas même un 0/20 (en même temps, il est difficile de noter une copie qui n’existe pas…) ! Vous devez simplement repasser l’examen. *Selon les universités, vous pouvez trouver d’autres mentions comme « refusé », par exemple. Qui peut aller aux rattrapages ? En principe, les seules personnes qui peuvent aller aux rattrapages sont celles qui n’ont pas validé ou celles qui sont défaillantes. Si vous avez validé votre semestre ou votre année, même avec des notes sous la moyenne (merci la compensation), vous ne pouvez pas aller aux rattrapages. Toutefois, pensez à vous renseigner auprès de votre faculté, il se peut qu’il existe des régimes dérogatoires. Est-on obligé d’aller aux rattrapages ? Aller aux rattrapages n’est pas fondamentalement obligatoire. On s’explique : si vous n’y allez pas, le personnel de la scolarité ne viendra pas vous chercher chez vous. Néanmoins, vous êtes supposé vous y rendre, c’est une seconde chance qui vous est offerte. Si vous n’y allez pas, vous redoublez simplement l’année. 💡 Bon à savoir : dans certains cas, vous y rendre peut devenir une obligation : si vous êtes boursier, ne pas y aller peut vous faire perdre cette rentrée d’argent, car vous avez une obligation d’assiduité, y compris aux sessions de rattrapages. Dans ce cas, une absence aux rattrapages peut coûter cher ! Quand se déroulent les rattrapages ? La période des rattrapages dépend des universités. Dans la plupart des facultés, les rattrapages sont organisés en fin d’année universitaire, soit en juin ou en juillet. Néanmoins, dans certains cas, notamment pour les étudiants à distance, il arrive que les rattrapages aient lieu en septembre. En somme, tout dépend des facultés (une fois de plus…). Il faut consulter les modalités de la session 2 d’examens dès le début de l’année pour savoir comment vous organiser (et partir en vacances ⛱️). Comment s’inscrire aux rattrapages ? En principe, vous n’avez pas besoin de vous inscrire aux rattrapages. C’est automatique. Mais, renseignez-vous, il se peut que certaines universités aient des modalités spécifiques ! Quelle moyenne pour aller aux rattrapages en fac ? En principe, la moyenne pour aller aux rattrapages doit être inférieure à 10/20 à l’année (voire au semestre s’il n’y a pas de compensation). Néanmoins, par prudence, renseignez-vous auprès de votre faculté pour savoir comment fonctionnent les rattrapages. 🎤 Témoignage : « C'est tellement différent d'une université à l'autre. Comme je travaille avec beaucoup d'étudiants de partout, j'ai pas mal de systèmes différents avec lesquels composer. C'est très vaste. Par exemple, il y a des facs dans lesquelles si l’étudiant ne valide pas ses matières fondamentales, il ne peut pas valider son année ! », Sofia, Chargée de TD. ⚠️ Attention : il y a des cas dans lesquels des notes sont éliminatoires. Par exemple, en dessous de 8 à une unité, la note peut être éliminatoire, il n’est donc pas possible de passer les rattrapages. On se répète, mais une fois encore, pensez à vous renseigner auprès de votre université ! Est-ce que les rattrapages sont plus faciles que les partiels ? Les rattrapages ne sont ni plus simples ni plus difficiles. Tout dépend de l’enseignant, de la matière, de votre état de fatigue, de vos connaissances et de vos entraînements. Par exemple, ils vous paraîtront plus faciles si vous n’avez pas cessé de réviser depuis l’annonce des résultats du semestre. Eh oui, plusieurs jours/semaines de révisions en plus, ce n’est pas négligeable ! Quoi qu’il en soit, si vous apprenez en découvrant vos notes que vous allez aux rattrapages, vous ne devez pas vous paralyser (oui, on sait, c’est plus facile à dire qu’à faire). Il faut relativiser, rebondir et avancer. On vous encourage et on sait que c’est possible, car certains de nos pépins comme Cléa ont validé jusqu’à 12 matières aux rattrapages ! Et même si c’est dur, cette résilience montre que quand on veut, on peut y arriver. Et comment rebondir ? Avec un entraînement méthodologique, sérieux et réfléchi. C’est cette implication qui vous fera progresser. D’ailleurs, suivre cet entrainement est le chemin qui vous mènera vers le sentiment que vos examens sont plus simples à affronter que lors de la première session. Et parce que chez Pamplemousse, on sait que vous aimez les conseils juteux, nous avons interrogé Sofia, chargée de TD en Droit constitutionnel. Elle répond à une question que vous vous posez tous : Comment les profs notent-ils aux rattrapages ? 🎤 Sofia : « Comme en première session. Il n’y a pas de barème partiel/contrôle continu VS rattrapages. Les attentes sont les mêmes, on souhaite que l’étudiant raisonne à l’appui de ses connaissances, qu’il les utilise pour réfléchir et montrer comment il sait composer avec les normes. Donc, je dirais qu’ils notent toujours de la même manière : en attendant que l’étudiant utilise les connaissances, pas qu’il les récite. » III. Quelles matières choisir pour les rattrapages ? 📚 Il n’y a pas à « choisir » de matières, comme c’est le cas pour les rattrapages au baccalauréat. À l’université, du moment où vous n’avez pas validé l’année, vous pouvez repasser toutes les matières dans lesquelles vous n’avez pas eu la moyenne. Pour savoir les matières que vous devez passer, il suffit de relever celles où vous n’atteignez pas la note exigée, ce fameux 10. Droit constitutionnel, droit des sociétés, droit des personnes, droit fiscal, droit administratif, vous aurez les joies de pouvoir tout repasser si vous n’avez pas eu 10/20, selon l’année en question. Ne commettez pas l’erreur de donner priorité à une discipline juridique plutôt qu’une autre. Les rattrapages constituent une vraie seconde chance. Donnez tout et à fond, avec implication, méthode et discipline, vous réussirez. Cela dit, les universités peuvent faire varier ces modalités — encore ! —, alors, enquêtez, peut-être devrez-vous (ou pourrez)vous) ne repasser que certaines matières. Quelle note est gardée aux rattrapages ? La note qui est gardée après avoir passé les rattrapages est la meilleure des deux. Autrement dit, si en première session de partiels, vous avez 7/20 et en session deux, 9, seul la dernière note sera conservée. A contrario, si vous avez eu 8 aux partiels et 7 aux rattrapages, l’administration conservera le 8/20. ⚠️ Attention : parfois, des facultés conservent seulement la note des rattrapages. Renseignez-vous donc encore ! Comment calculer ses points de rattrapages ? Pour calculer vos points de rattrapages, vous allez devoir faire des calculs en tenant compte des coefficients et de la compensation (s’il y en a une). Par exemple, les majeures ont souvent un plus gros coefficient que les mineures. Eh oui, on le sait, vous n’avez pas fait du droit pour vous retrouver à faire des calculs que vous ne comprenez même pas… Mais aux grands problèmes, les grands moyens ! Prenez vos notes, les coefficients des matières, et faites plusieurs simulations pour arriver jusqu’à une moyenne de 10. Certaines associations étudiantes proposent des tableaux de compensation qui font les calculs à votre place (génial, n’est-ce pas ?). Toutefois, vous n’avez pas tous les mêmes matières, les mêmes coefficients, etc., donc renseignez-vous et n’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches. IV. Comment ne pas aller aux rattrapages en fac ? 🏃♀️ Pour ne pas aller aux rattrapages, rien de plus simple : il faut travailler régulièrement et rigoureusement ! Plus sérieusement, si vous appliquez les conseils donnés ci-dessus tout au long de l’année, il n’y a aucune raison que vous ne validiez pas du premier coup ! Travaillez avec régularité, assiduité, méthode, entraînement et raisonnement : c’est une excellente recette pour réussir vos années. Aussi, ne négligez pas les TD, car en principe, ils constituent la moitié de notre note finale. Commencez à préparer vos TD dès le début de l’année, n’attendez pas la quatrième ou la cinquième séance. Il y a un mythe selon lequel il est plus facile d’avoir une meilleure note en TD qu’au partiel du CM… Alors, n’est-ce pas le moment de grappiller quelques points ? V. En résumé, comment avoir une bonne note aux rattrapages ? 📝 Pour avoir une bonne note aux rattrapages, voici ce que vous devez retenir : ● ✅ Acceptez la nouvelle : passer aux rattrapages (ou redoubler !) n’est absolument pas une fatalité. Il faut toujours voir le verre à moitié plein ! C’est une occasion pour faire mieux, pour évoluer, pour progresser, pour apprendre de vos erreurs et consolider vos connaissances ; ● ✅ Sachez à quoi vous attendre : consultez les sujets des années précédentes ; ● ✅ Entraînez-vous : le plus possible et en conditions d’examen. La méthodologie juridique est la clé de la réussite. N’oubliez pas que la discipline doit être votre mot d’ordre. Quand la motivation décroît, la discipline vous permet de continuer à travailler de manière organisée, évidemment ! ; ● ✅ Reposez-vous : il est inutile de vous épuiser mentalement et physiquement, car si vous n’êtes pas en forme pour votre seconde chance, rien ne sert de composer. Avec tous ces conseils, peu importe votre moyenne et vos difficultés, les rattrapages n’auront plus de secret pour vous 💌. Article rédigé par une enseignante en Droit constitutionnel (attachée temporaire d'enseignement et de recherche)
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?










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