top of page

Et voici ce que tu cherchais, cher pépin !
(plein de contenus faits avec amour ❤️)

400 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Parcoursup : le Président d'Assas lève le voile sur les critères de sélection

    Actualités - Orientation > Lycéens   Stéphane Braconnier, Président de l’Université Panthéon-Assas à Paris, dévoile les dessous de son algorithme et les critères de sélection utilisés dans le processus d'admission dans la filière Droit. Il souligne l'importance des résultats académiques, de la cohérence du dossier de candidature avec la filière juridique, et aborde aussi d'autres facteurs comme le fait d'être boursier, le ctière géographique, les matières optionelles. "Ces critères visent à garantir une sélection équilibrée et transparente des candidats, favorisant ainsi la diversité et la qualité au sein de l'université" nous explique-t-il. Interview ! Sommaire :   ✅ L’importance de ParcourSup dans l’admission à Assas Avis du président sur Parcoursup Les critères de sélection dans la filière juridique à Assas  Est-ce une bonne idée d'avoir fixé un nombre de boursiers ? Les étapes de recrutements en licence de Droit par Assas Quelles sont les matières au lycée qui favorisent la sélection en droit ? Quelle moyenne faut-il pour entrer en fac de droit à Assas ? Qu’est-ce qui valorise le dossier sur Parcoursup ? 💪 Facteurs de réussite et d’échec en droit Quelles sont les qualités importantes pour réussir en droit ? Tout le monde peut-il réussir en droit ? 🏬 Pourquoi Assas est qualifié comme l’une des meilleures universités de France ? La qualité de l’enseignement à Assas Assas est-elle une fac de droite ? Quel est le Master le plus demandé ? 🍊 Que pensez-vous de la pertinence de Pamplemousse aux côtés des étudiants ? Les critères pris en compte pour être pris en licence de droit sont les notes du bachelier qui représentent plus de 50% de l'évaluation, ainsi que les matières optionnelles et le projet de formation. 🍊 Team Pamplemousse : Bonjour Monsieur le Président Braconnier ! Merci de répondre à nos questions. Vous voulez que l'on vous briefe sur Pamplemousse avant de démarrer ? 🎤 Stéphane Braconnier (Président d'Assas) : Bonjour, c'est avec un grand plaisir. Pas besoin, je connais bien Pamplemousse. 🍊 Team Pamplemousse : Alors c'est parti ! L’importance de ParcourSup dans l’admission à Assas Avis du président sur Parcoursup 🍊 Quel est votre avis sur Parcoursup ? J'ai un avis très positif sur Parcoursup, partagé par de nombreux dirigeants de l'enseignement supérieur. Cette plateforme offre aux lycéens une richesse d'informations sur les formations , mais aussi leurs exigences et leurs critères d'admission. Cela permet de faciliter ainsi l'évaluation de l’adéquation de leur parcours et de leurs centres d'intérêt avec les formations .  Parcoursup est également très utile pour les universités, car il permet de rationaliser la gestion des milliers de candidatures  reçues, notamment dans les filières très demandées comme le droit.  Cependant, il existe des préoccupations concernant l'incertitude vécue par les étudiants lors du dépôt de candidatures. En effet, il existe un besoin d'explications et de pédagogie sur les résultats. Les critères de sélection dans la filière juridique à Assas  Nous adaptons les critères de sélection et de classement selon les disciplines . Les exigences varient entre la licence de droit, de sciences économiques ou politiques et d'information communication. Contrairement à une idée répandue, Parcoursup n'est pas un outil algorithmique, mais plutôt paramétré en accord avec les établissements. Chaque établissement peut définir ses propres paramètres , comme l'inclusion des résultats au bac de français ou en mathématiques pour les sciences économiques et sociales. Ces choix sont faits de manière rationnelle en fonction des exigences spécifiques de chaque formation. En plus de ces critères, la géographie est un facteur supplémentaire. Les licences non sélectives (en Île-de-France) recrutent principalement dans trois académies (Versailles, Créteil et Paris), assurant ainsi aux étudiants locaux une place dans leur secteur géographique. Toutefois, jusqu'à 2 % des places peuvent être attribuées en dehors de ces zones . Le recrutement comprend également un quota d'environ 15 % de boursiers, ce qui est également pris en compte dans les paramètres de sélection. 💡 Bon à savoir  : Candidater dans une université de votre secteur permet généralement d’avoir une plus grande chance d’admission. Est-ce une bonne idée d'avoir fixé un nombre de boursiers ? Je soutiens cette obligation, car elle favorise la mixité sociale . Sans elle, il y aurait une tendance naturelle à recruter davantage d'étudiants venant du secteur géographique, ainsi les universités seraient très peu mixtes socialement.  Cette règle est intégrée de manière réfléchie dans Parcoursup, fixée chaque année par le recteur d'académie de la région Île-de-France en fonction du pourcentage de boursiers actuel. Nous avons donc une obligation d'admettre 15% de boursiers sur Parcoursup.   Les étapes de recrutement en licence de Droit par Assas Il y a deux étapes distinctes  dans le processus de Parcoursup.  Tout d'abord, le paramétrage basé sur des données objectives, telles que le statut de boursier , est effectué pour classer approximativement 15 000 candidats pour une licence de droit.  Ensuite, le classement est transmis aux établissements et une commission d'examen des vœux se réunit, composée de professeurs et de maîtres de conférences universitaires, pour chaque formation.  Cette commission examine les dossiers des candidats, incluant les projets de formation motivée et l'engagement des étudiants, les éléments non numérisables . Son travail consiste à évaluer la cohérence des choix effectués et à s'assurer que les profils des candidats correspondent aux attentes des responsables de filière.   Quelles sont les matières prises au lycée qui favorisent la sélection en droit ? Dans le paramétrage initial de Parcoursup, des bonus sont attribués aux étudiants ayant suivi des options comme  le Droit et grands enjeux du monde contemporain [ Ndlr : voir un article sur l'option DGEMC (programme, débouchés, conseils ) ] , le latin, le grec ou une langue étrangère supplémentaire, notamment pour la licence de droit . Ces efforts supplémentaires sont valorisés de manière positive. Les étudiants qui ont suivi ces options peuvent recevoir des points bonus. Quelle moyenne faut-il pour entrer en fac de droit à Paris Assas ? La moyenne pour accéder à Paris Assas n’est pas définie.  Bien que les exigences de moyenne pour l'université soient élevées,  il n'y a pas de seuil absolu pour être admis. Les différences de classement entre les candidats sont très serrées, parfois de quelques dixièmes ou centièmes de points parmi un grand nombre de candidats.   Il est essentiel de souligner que  les notes comptent pour une part significative, soit au moins 50 %, dans l'évaluation globale du dossier des étudiants.  Cela signifie que les résultats académiques sont un aspect crucial pris en considération lors de la sélection.  Cependant, les notes ne sont pas le seul critère ; comme je vous l’expliquais, d'autres facteurs comme la sectorisation , le statut de boursier  et les points bonus pour certaines options  peuvent influencer le classement. Ainsi, on peut être admis à Assas avec des moyennes variées, parfois même avec 12 de moyenne, grâce à ces critères complémentaires. Regardez-vous le lycée d’origine des bacheliers ? Oui, nous le prenons en compte lors de la première phase de sélection, mais de manière exclusivement positive. Cette donnée est fournie par Parcoursup . Nous majorons ainsi les notes des élèves qui viennent d'établissements où le taux de réussite au bac est supérieur à 88% ou qui obtiennent un taux élevé de mentions « très bien ». De manière totalement positive, notre objectif n'est en aucun cas d'écarter les étudiants issus de lycées avec des taux de mentions plus faibles. Au contraire, nous souhaitons équilibrer les chances pour tous les candidats . Dans certains lycées très exigeants et sélectifs, le taux de mentions "très bien avec félicitations du jury" est élevé, même si les notes des étudiants ne sont pas particulièrement élevées. Pour vous donner un exemple, obtenir 14 de moyenne dans un grand lycée parisien très exigeant est plus difficile que d'obtenir 14 dans un lycée moins sélectif . Nous cherchons donc à rééquilibrer ce processus, ce qui est un exercice de rééquilibrage plutôt que de discrimination. Qu’est-ce qui valorise le dossier sur Parcoursup ? Les projets de formation motivés sont souvent limités en caractères, ce qui peut rendre difficile une présentation complète des motivations.  De plus, ces projets sont occasionnellement rédigés par la famille ou générés par des outils comme l'intelligence artificielle. Avec près de 16 000 candidats, tous les projets de formation motivés ne sont pas lus. Y a-t-il des critères éliminatoires pour entrer en droit à Assas ? Il n'y a pas de critères rédhibitoires ou négatifs sur Parcoursup, car aucun candidat n'est éliminé . La démarche est positive, visant à valoriser les étudiants pour les faire progresser dans le classement, en tenant compte de leur engagement dans le sport ou la vie associative par exemple.  Ainsi, le dossier est essentiel pour évaluer l'engagement global de l'étudiant. Est-ce qu'Assas est sélectif ? 🎤 " L'Université d'Assas est sélective (7% en L1 Droit) de par le grand nombre d'étudiants qui souhaitent rejoindre ses bancs, de par sa renommée, la qualité de ses professeurs et de l'enseignement, ainsi que par son attractivité. Or, le nombre d'étudiants povuant entrer en licence de droit ou dans les masters n'est pas extensible. Chaque année, Assas reçoit 70 000 candidatures pour l'entrée en première année, avec plus de 15 000 candidats pour la licence de droit. Le taux d’admission est donc d’environ 7 % . En master, le Master en Droit des Affaires est demandé par environ 1 200 candidats pour 30 places disponibles chaque année. Ce qui fait d'Assas une faculté très demandée et très sélective" précise Augustin Mercier, fondateur de Pamplemousse " Est-ce difficile d'entrer à Assas ? 🎤 "Oui, il est difficile d'entrer à Assas. Mais qui ne tente rien n'a rien. Avec le jeu des bourses, des désistements, des compensations des notes, des matières optionnellles, du secteur géographique, vous pourriez avoir une bonne suprise. Osez !" ajoute-t-il. Facteurs de réussite et d’échec en droit 💪 Le taux d'échec en première année de droit est généralement plus bas à Assas que dans d'autres universités.   Réussir sa première année de droit reste toujours un défi, car les lycéens découvrent une matière complexe et nouvelle. Le taux de réussite en première année de droit à Assas est d'environ 50 %, et le taux de réussite en licence est de 72%. Quelles sont les qualités importantes pour réussir en droit ? Il est crucial d'avoir une rigueur dans l'analyse et le raisonnement , ce qui inclut une approche cartésienne. Un étudiant capable de raisonner de manière rigoureuse aura davantage de chances de réussir, surtout en droit où le raisonnement est essentiel.  De plus, l'assiduité est primordiale . Les étudiants réguliers en cours et en travaux dirigés ont majoritairement plus de succès que ceux qui le sont moins.  Aussi,  selon moi, la curiosité est un atout majeur . Le droit est une discipline ancrée dans les grands enjeux du monde contemporain, que ce soit en droit international, avec des questions telles que les conflits armés, l'immigration, l'asile, etc. Ou alors en droit de la famille, vous êtes confronté au sujet de la GPA ou encore en droit administratif avec les enjeux politiques et les marchés financiers. Ainsi, un étudiant curieux et intéressé par son environnement aura plus de facilité à comprendre comment la règle de droit s'inscrit dans ces contextes . Il est essentiel que les étudiants fassent preuve d'une curiosité intellectuelle ouverte au monde qui les entoure, plutôt que de se limiter à une approche purement scolaire. De plus, être à l'aise avec l'écriture et la lecture est important , car le droit est une discipline qui requiert des compétences littéraires.  Tout le monde peut-il réussir en droit ? Je crois que tout le monde peut réussir en droit ( Les études de droit sont-elles compliquées ? ). Certains ont plus de mal s'ils n'ont pas les qualités que nous avons déterminées précédemment. Cependant, je suis convaincu qu'il n'y a pas de filière interdite à un profil spécifique. Tout le monde a la capacité de réussir en droit s'ils s'en donnent les moyens, et cela vaut d'ailleurs pour toutes les filières (voir 12 conseils pour réussir sa L1 Droit) . Pourquoi Assas est qualifié comme l’une des meilleures universités de France ? La qualité de l’enseignement à Assas 🏬 Nous sommes largement reconnus comme l'une des meilleures universités de France , ce que confirment divers classements et notre forte attractivité (voir liste de professions accessibles après les études de droit ). Chaque année, nous recevons près de 70 000 candidatures pour l'entrée en première année, avec plus de 15 000 candidats pour la licence de droit seule avec un taux d’admission d’environ 7 %.  Nous sommes pleinement conscients de cette excellence, ce qui nous pousse à réfléchir constamment à l'avenir pour maintenir cette qualité et renforcer notre positionnement et notre attractivité. Cela nous oblige à une réflexion continue plutôt qu'à une simple autosatisfaction. Nous mettons un fort accent sur la qualité de la formation et sur notre capacité d'innovation , nous permettant d'adapter nos programmes aux exigences du marché professionnel.  Cette approche se traduit par un excellent taux d'insertion professionnelle de nos étudiants . Assas est-elle une fac de droite ? Pardonnez cette question posée par plusieurs abonnés mais qu’en dites-vous ? Je n’aime pas ces étiquettes, d’autant que celle-là est franchement dépassée. Nous pouvons nous prévaloir d’une vraie diversité idéologique au sein de notre université , aussi bien parmi le corps enseignant que parmi le personnel administratif et les étudiants.  Les résultats des élections étudiantes témoignent de cette diversité, avec des listes de gauche, de droite et apolitiques obtenant toutes des scores comparables. En résumé, notre université est le reflet dynamique de la société française , avec un fort engagement associatif et un respect mutuel des idées. Quel est le Master le plus demandé ? Parmi les Masters les plus demandés à Assas figurent le Master en Relations Internationales , et le Master en Économie et Commerce International , relevant respectivement des domaines des sciences politiques et des sciences économiques. Chacun de ces programmes attire environ 2 500 candidats chaque année. Pour le Master en droit le plus demandé à Assas c’est le Master en Droit des Affaires, qui compte approximativement 1 200 candidats pour 30 places disponibles chaque année. Que pensez-vous de la pertinence de Pamplemousse aux côtés des étudiants ? 🍊 Je connais Pamplemousse parce que nous nous intéressons à l'enseignement supérieur. Il est normal que nous soyons au courant de tous ces acteurs. Je trouve que c'est extrêmement important d'avoir des acteurs comme vous, car ce qui fait défaut aujourd'hui, c'est souvent l'information. Comme je l'ai mentionné précédemment, il y a trois moments clés dans la vie d'un étudiant : l'orientation et l'information avant d'entrer à l'université, l'accueil à l'entrée, et ensuite l'accompagnement pendant les études . Ces trois moments sont très importants, et je pense que des médias comme le vôtre jouent un rôle crucial. L'État et les universités doivent également prendre leur part dans ce domaine, que ce soit sur l'orientation, l'information ou à travers des plateformes comme Parcoursup qui essaient de le faire. Cependant, je trouve que nos mécanismes d'orientation sont un peu dépassés aujourd'hui. Les étudiants ont besoin d’acteurs comme Pamplemousse qui leur ressemblent et qui leur fournissent une information fiable . Il est aussi important, que les étudiants regardent leurs sources, car il y a de nombreuses bêtises qui sont retrouvées, par notre corps enseignant, sur ce qui provient d’internet. Nous essayons de rester attentifs.   🍊 Team Pamplemousse : Merci Monsieur le Président, c'était passionnant ! 🎤 Stéphane Braconnier (Président d'Assas) :  Merci à vous, j'ai passé un moment très agréable. Propos recueillis par Augustin Mercier

  • Comment ne pas regretter son choix de master juridique ?

    Orientation > Masters juridiques La période d’inscriptions en M2 juridique et donc de la sélection des étudiants est ouverte ? Alors la compétition est lancée ! Chaque année, le stress est à son comble pour des milliers d’étudiants en droit en quête d’une formation bac+5. Vais-je réussir à être pris quelque part ? À décrocher le Master 2 de mes rêves ? Ou vais-je finir sur le carreau ? Pour ne rien regretter quant à son choix de master juridique, nous vous donnons quelques conseils. 🎓 Sommaire : ⚖️ Choisissez bien votre Master 1, une année charnière pour votre M2 📚 Le Master 2, posez-vous toutes les questions pour ne pas regretter 🏛 C onclusion Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’un master ? C’est ce qui vous attend après la licence ! Mais, qui dit master, dit spécialisation. Il faut donc se décider, acter de ce qu’on va devenir. On a beau savoir qu’un jour son choix viendra, on n’est jamais trop préparé. Personne ne vous avait dit que l’éventail de toutes les formations proposées vous donnerait le tournis. Bordel, mais comment ne pas regretter son choix de master juridique ? Choisissez bien votre Master 1, une année charnière pour votre M2 ⚖️ Là on se dit easy peasy lemon squeezy (soit, les doigts dans le nez citron pressé ) : il est ouvert de droit aux étudiants qui ont réussi leur licence (sauf si l’établissement fixe des limites de capacités d’accueil). Mais pas si izi pizi que ça : si en licence on vous demandait déjà de choisir des matières cohérentes avec un quelconque projet, imaginez un peu en master 1. Cette année charnière du M1 sera l’occasion de donner une orientation à votre parcours d’apprenti juriste. Ce n’est pas le moment de déconner : on peut vouloir découvrir une matière, mais pas 15. Des choix logiques montreront que vous êtes un étudiant en droit réfléchi , ce qui ne pourra que vous servir au moment de candidater en master 2. Le Master 2, posez-vous toutes les questions pour ne pas regretter 📚 Préparez-vous car un combat s’ouvre à vous : se démarquer des autres étudiants. Car oui, on ne peut jamais être sûr d’avoir un master 2 . Ça ne veut pas dire pour autant que vos rêves s’en trouveront anéantis. Au contraire, ça peut être l’occasion de voir autre chose, le temps d’une année, d’enrichir son parcours d’expériences à faire valoir lors de candidatures futures. Pour vous aider à faire le good choice dans le choice of your life , voici quelques tips . Démarquez-vous par la cohérence de votre parcours et de votre projet Toujours pas fixés sur la carrière rêvée ? Pas de panique ! Ce n’est pas parce qu’à 21 ans vous ne savez pas ce que vous voulez faire de votre vie que vous allez la rater. À l’heure actuelle, la loi du marché est difficile à appréhender . Il faut être conscient que nous sommes de plus en plus nombreux à faire des études de sorte que ce qui va vraiment vous démarquer, c’est la cohérence de vos choix , les stages effectués mais aussi, votre personnalité . L’idée c’est de vous poser les bonnes questions et d’être logique dans votre parcours et dans votre projet. Pourquoi faites-vous du droit ? Quels sont les sujets qui vous intéressent ? Quelle profession vous attire ? Quel sera alors le M2 qui sera la clé vers votre avenir professionnel ? Ainsi, vox choix doivent être cohérents entre eux (dès la L1 même ! À condition de savoir où vous allez). Si vous voulez faire de la RH, ça ne sert à rien de perdre du temps à postuler en pénal. Capice le principe ? Pouvoir expliquer vos choix de matières, de stages, de formation , c’est montrer à un recruteur (que ce soit un directeur de master ou plus tard dans la vie pro) que vous n’êtes pas là par hasard , mais que vous êtes motivés et calibrés pour la voie empruntée. C’est pas mal pour commencer ! Conseil : soyez curieux et sachez tout sur le M2 convoité. La priorité ce n’est pas de postuler à tous les masters réputés pour tenter de se faire mousser. Au mieux, faites votre short list. Au cas où, vous pouvez postuler à d’autres pour assurer vos arrières : mieux vaut trop que pas assez. Mais vous allez devoir investir plus de temps à postuler dans le(s) M2 de vos rêves, que pour les autres. La meilleure façon de ne pas regretter son choix de master, c’est d’en connaître le contenu mais aussi de connaître les attentes de son directeur. Écrire une belle lettre c’est pas une option mais bien que rédigée dans un français parfait, si le contenu ne correspond pas aux attentes, c’est dead . Aussi, on vous conseille d’échanger si possible avec le directeur du master 2 de vos rêves, et de vous barrer de votre ville fêtiche (si nécessaire). Conseil : lancez-vous dans les mondanités pour augmenter vos chances d’être pris en M2. On parle ici de sorties aux portes ouvertes des Universités qui proposent le master convoité. Cette démarche présente plusieurs intérêts. Déjà, vous allez prendre des renseignements auprès d’étudiants qui suivent ou ont suivi la formation. De vrais retours , de vraies expériences et peut être de vraies mises en garde. Ensuite, ça va vous permettre d’avoir un regard concret sur ce qui est proposé par la formation. Mieux, le Directeur de master sera là pour parler de son master. Il sera certainement accaparé par des dizaines d’étudiants en quête d’infos. La patience sera votre alliée, jeunes padawans. Ce sera le moment de vous présenter et de poser vos questions  : qu’est-ce qu’il attend des prochains étudiants (et donc d’une candidature, comment elle doit lui être présentée, etc…). Cela va vous permettre d’éviter pas mal de boulettes au moment de postuler et d’être le plus complet possible . Et, si vous vous êtes bien fendu la poire avec lui avec des blagues juridiques de qualité , il se rappellera peut être de vous au moment de se décider. La concurrence est féroce, il faut se renseigner, se montrer, s’intéresser. Bref, il faut se bouger. Conseil : sachez sortir de votre zone de confort pour trouver le bon M2. Des étudiants de la France entière vont convoiter votre master rêvé. Du coup, il faut convoiter le master rêvé dans la France entière. C’est-à-dire : oui, il fait bon vivre à Strasbourg et maintenant, vous avez vos entrées à l’Happy Hours. Mais, il va falloir peut-être songer à quitter la ville. Et peut-être monter à Paris pour candidater éventuellement au MS Droit & Management International de l’ESCP ? 💡   Le saviez-vous  ? 20 700 masters et 800 doctorats sont délivrés chaque année en droit (INSEE). Ok GOOGLE, dis-moi quelles Universités proposent un master en Droit du contentieux. Munissez vous de la liste des Universités, éplucher leurs plaquettes et voyez ce qu’elles proposent. Par exemple : dans telle Université, on a plus de partenariats avec des professionnels, dans telle autre, on a plus d’heures de cours. Certes, cette démarche est fastidieuse . Mais jouer à chifoumi pour choisir votre master semble être le meilleur moyen de le regretter. Le mieux c’est quand même de savoir si vous souhaitez enseigner, passer des concours, vous orienter en entreprise, ou autre. Des passerelles existent par la suite. Mais dans l’immédiat ça vous permettra d’orienter votre choix : vous aimeriez faire tel métier, ce secteur vous intéresse, du coup il vous faut faire telle formation qui se trouve dans telle université. N’hésitez pas à squatter l’espace avenir de votre université, les salons d’orientation etc… le plus tôt possible. On vous déconseille par contre de faire 50 000 candidatures de M2. Cela va vous faire perdre du temps, mais cela vous empêchera surtout de vous concentrer sur les formations qui vous intéressent réellement. Oubliez la technique du sur un malentendu ça peut marcher. Ce n’est pas la peine de gâcher du papier pour des « candidatures sécurité » si de toute façon vous ne comptez pas vous exiler. Conseil : demandez-vous ce que vous souhaitez faire après votre M2. La vérité c’est qu’ il n’y a pas de différence majeure entre les masters recherche ou pro , si ce n’est le second semestre de la formation. Vous souhaitez vous diriger vers une carrière d’enseignant-chercheur ? De professeur ? Un master recherche sera recommandé puisqu’il est une étape obligatoire pour ceux qui veulent préparer un doctorat . Il suppose un travail de recherche personnel, en plus de vos heures de cours et comporte des enseignements essentiellement théoriques . A la fin, vous rédigez un mémoire qu’il vous faudra soutenir devant un jury . Par contre, la réciproque n’est pas vraie : s’engager dans une thèse sans être passé par la case mémoire, c’est quasi impossible. Si vous êtes certains que vous ne vous lancerez pas dans le doctorat, préférez le master pro qui vous introduira dans le milieu professionnel auquel vous vous destinez. En plus, il n’est pas à exclure qu’après votre stage, vous soyez embauché dans la structure d’accueil. JACKPOT . Pour clore votre master professionnel, il vous faudra rédiger un rapport de stage dans lequel il ne s’agira pas de raconter vos journées style « arrivée à 9h, go à la machine à café » , mais de travailler autour d’une problématique juridique rencontrée en stage . A savoir, certaines spécialités proposent les deux options , de sorte que tout le monde est en cours ensemble au premier semestre, et ensuite chacun sa route, chacun son chemin : Jacques va en stage, Michel va à la bibliothèque. CONCLUSION 🏛 Rien ne tombera tout cuit . Attention, ça va faire mal mais gardez en tête qu’aucune formation ne vous garantira un emploi : c’est à vous d’en faire quelque chose. On va vous donner les clés pour vous lancer, à vous de vous les approprier, de bosser pour réussir des concours ou de vous montrer motivés pour intégrer une société. Avant de postuler, posez-vous les bonnes questions : dans quel secteur vous voulez exercer ? Quel métier vous voulez faire ? Quelle formation va vous permettre d’y arriver ? Au niveau des débouchés , c’est sûr qu’un DJCE ouvrira plus de portes qu’un master ultra spécialisé type Droit de l’Homme ou Droit de la mer. Mais si vous êtes sûrs et certains de vouloir bosser dans ce domaine, ce serait dommage de ne pas se lancer. Il faut être réceptif aux difficultés d’un milieu, mais pas pour autant se décourager. Le tout, c’est de pouvoir expliquer vos choix . Vous verrez quand vous intégrerez le milieu professionnel qu’on en apprend encore beaucoup « sur le tas ». On ne peut pas se former à tout . Alors, réfléchissez à ce que vous envisagez, adaptez vos choix en fonction et rassurez-vous , rien n’est figé : se faire confiance, c’est la clé. Aurore Lafond

  • Comment être accepté en fac de droit ? (Parcoursup, exemples)

    Orientation > Lycéens Pour Parcoursup et être pris en faculté de droit, il faut se donner tous les moyens et ne rien laisser au hasard ! Par exemple, la rédaction d’un bon projet de formation/lettre de motivation est indispensable. Comment se différencier des autres avec une lettre de motivation efficace ? Pour rejoindre les bancs de la fac de droit, il faudra suivre quelques conseils utiles et réussir à rédiger un projet motivé convaincant ! Conseils et exemple. 📈 Sommaire : I. Comprendre la procédure Parcoursup en droit II. Qu’est-ce qu’un projet de formation motivé sur Parcoursup ? III. 5 conseils pour rédiger une lettre de motivation incroyable 1. Le contenu de votre projet de formation motivé 2. La motivation pour aller en fac de droit 3. La justification de votre projet 4. La personnalisation de votre lettre de motivation 5. De la qualité dans votre projet de formation motivé IV. Exemple de projet de formation motivé pour la licence de droit I. Comprendre la procédure Parcoursup en droit La plateforme Parcoursup fonctionne en quatre grandes étapes : S’informer sur les formations  (dès décembre) Formuler ses vœux  (jusqu’à 10) et sous-vœux (jusqu’à 20) Constituer son dossier  (notes, CV, projet de formation motivé) Recevoir les réponses  (oui, non ou liste d’attente) 👉 Chaque année, le calendrier est publié. Notez-le soigneusement et n’attendez jamais la dernière minute  : un oubli ou une panne informatique peut coûter une place précieuse dans la fac de droit que vous convoitez. 2. Bien choisir ses vœux et sous-vœux en droit Une Licence de droit dans une université  = 1 vœu principal. Formuler un vœu dans trois universités = 3 vœux. Vous disposez de 10 vœux au total  → utilisez-les tous. 💡 Astuce Parcoursup  : le moteur de recherche interne est parfois limité. Tapez précisément les mots-clés (“Licence droit Paris” plutôt que simplement “droit”) pour voir toutes les formations disponibles. 3. Évaluer ses chances avec le taux d’accès Chaque fiche Parcoursup indique le taux d’accès  (nombre de places / nombre de candidatures l’an dernier). Licence de droit Paris 1 : taux d’accès autour de 15 % Licence de droit UPEC Créteil : environ 60 % ⚖️ Notre conseil : mélangez formations très sélectives, accessibles et sécurisantes. Ne mettez pas tous vos vœux dans les collèges de droit ou doubles licences ultra sélectives. 4. Les options possibles en dehors de la licence classique Collèges de droit  : cursus renforcés dans certaines facs (Paris 1, Assas…). Prépa D1  : combine CPGE + Licence de droit, idéale pour réfléchir à son orientation. Doubles licences  : droit + économie, droit + histoire, droit + sciences politiques… Autres licences  : certaines avec un fort taux d’accès, utiles en “plan B”. 5. Soigner son CV Parcoursup Le CV sur Parcoursup est en réalité un formulaire avec rubriques (engagement citoyen, expériences, activités culturelles…). ➡️ Ne vous contentez pas d’énumérer : expliquez en quoi chaque expérience montre vos qualités pour réussir en droit (rigueur, argumentation, organisation). Exemple :👉 “Délégué de classe pendant deux ans : cette responsabilité m’a appris à défendre des positions et à organiser des débats, compétences que je souhaite développer en droit.” Le témoignage d’Augustin, fondateur de Pamplemousse « Une candidature bien personnalisée fait toujours meilleure impression qu’une candidature “copiée-collée”. » III. Qu’est-ce qu’une lettre de motivation sur Parcoursup ? 🤔 Une lettre de motivation Parcoursup, ou projet de formation motivé, est un document que vous devez rédiger pour exprimer vos motivations lors de vos candidatures aux études supérieures. Parcoursup est une plateforme qui rend plus simple les différentes démarches d’inscription, dans les établissements d’enseignement supérieur. Sur cette plateforme, en plus d’accéder aux informations sur les formations disponibles dans les établissements, vous devrez rédiger un projet de formation motivé incroyable. Parcoursup sera dès lors votre nouveau meilleur ami (peut-être un peu malgré vous, on vous l’accorde). Tout cela en plus de la préparation du bac évidemment ! Pour rentrer à la faculté de droit , ce projet de formation motivé devra fournir une lettre de motivation de 1 500 caractères, soit environ 250 à 300 mots. Il est destiné à être transmis aux établissements, pour lesquels vous avez postulé. Pour chaque formation de droit souhaitée, vous devrez rédiger une lettre de motivation. Tout d’abord, il faudra prendre connaissance des exigences de chaque formation désirée . Cette étape permet au futur étudiant de disposer des informations telles que les contenus des enseignements, les compétences et connaissances requises pour la formation, les dispositions à prendre pour bien réussir sa formation, les différentes possibilités d’ insertion professionnelle et bien d’autres. Ces informations, très utiles et primordiales, aideront à bien affiner son choix , et aussi pourront être utilisées pour rédiger un très bon projet. Vous pouvez également faire des fiches avec les éléments et caractéristiques importantes de chacune des formations , un processus certes un peu long, mais croyez-nous, le jeu en vaut la chandelle ! (Vous pouvez également vous rendre sur le site groupe réussite pour avoir, par exemple, un classement d'établissements supérieurs.) III. 5 conseils pour rédiger une lettre de motivation pour Parcoursup 1. Le contenu de votre lettre de motivation Le contenu de votre lettre doit être riche et pertinent pour convaincre votre lecteur que vous êtes sûr de votre choix, et que vous connaissez les exigences liées au domaine du droit. La lettre de motivation ne consiste pas uniquement à lister vos aptitudes et vos compétences. Comme pour une dissertation en philo, prenez le temps d’établir un plan fluide et percutant. Votre projet doit être à l’image du droit, c’est à dire soigné et saisissant (et sans fautes !). Commencez par vous présenter brièvement, qui êtes-vous, quelle formation suivez-vous, et où souhaitez-vous aller. D’un établissement à l’autre les attendus et les exigences peuvent varier, il est plus qu’indispensable de créer le contenu de son projet de formation en fonction des critères des établissements. Le ctrl+c ctrl+v est donc à proscrire. 2. La motivation pour aller en fac de droit ⚖️ Inutile de vous dire que sans motivation, vous ne ferez pas long feu à la fac de droit. En effet, les raisons pour lesquelles vous avez porté votre choix, sur la formation à laquelle vous postulez doivent impérativement figurer dans votre lettre. C’est ce qui intéresse en premier les responsables de formation. Cette raison peut être le fait que vous êtes passionné par une ou plusieurs matières, et que vous souhaitez continuer de l’étudier au supérieur. Mentionner des matières ou des projets concrets prouvent que vous vous êtes réellement intéressé au cursus et au programme de formation. Cela peut aussi concerner le fait que vous aimeriez travailler dans le secteur professionnel de la formation visée. Peu importe la raison, elle doit apparaître dans votre rédaction, et ainsi montrer à votre lecteur que votre choix est bien éclairé. Attendus de la Licence de Droit Voici une synthèse claire des attendus nationaux pour la Licence de droit sur Parcoursup : Maîtriser l’expression écrite et orale  : rédiger sans fautes, structurer un raisonnement, s’exprimer avec clarté et précision. Savoir argumenter et analyser  : aptitude à la logique, à la construction d’arguments, à la critique d’un texte ou d’une situation. Capacité de travail personnel important  : autonomie, régularité, capacité à assimiler un volume conséquent de lectures et de cours. Intérêt pour les disciplines juridiques, sociales et politiques  : curiosité intellectuelle, goût pour les débats de société et les questions citoyennes. Rigueur et organisation  : méthode dans l’apprentissage, respect des consignes et des délais. Compétences en langues vivantes  : souvent requises pour suivre des enseignements complémentaires et des parcours internationaux. 👉 En résumé : la Licence de droit attend des étudiants rigoureux, autonomes, capables de lire beaucoup, d’écrire correctement, de raisonner et d’argumenter avec méthode. 3. La justification de votre projet 📝Une fois vos raisons annoncées, vous devez les justifier en attirant l‘attention sur vos compétences, et/ou vos expériences dans le domaine. Soutenir votre intérêt avec des événements concrets comme des stages, des visites d’entreprises, un voyage, des rencontres permettront à votre lecteur de se rendre compte de votre réel intérêt à la formation, et du bien-fondé de votre projet d’avenir. Montrez que vous avez les compétences requises pour travailler dans le domaine du droit. À savoir de bonne aptitudes de raisonnement, d’analyse, de critique, de synthèse, ou encore d’expression écrite et orale. Si vous êtes le roi de l’éloquence n’hésitez pas à le mentionner. 4. La personnalisation de votre lettre de motivation ✉️ Votre lettre doit être personnalisée, cela vous permettra de vous démarquer. Vous pouvez également parler de vos activités extra-scolaires qui mettent en avant vos valeurs et votre motivation. Participation à des concours, championnats, si vous rédigez des articles pour un blog, si vous faites partie d’associations humanitaires etc… et ainsi expliquer pourquoi ces investissements de votre part. Elle doit également faire part d’une piste de projet professionnel tout au moins. 5. De la qualité dans votre lettre de motivation Pour finir, pour augmenter vos chances d'être pris en fac de droit, il est important que votre projet de formation motivé soit cohérent, concis et direct. Aussi, on vous en supplie (plutôt deux fois qu’une), faites le relire à plusieurs personnes de votre entourage, professeurs ou parents pour éviter les fautes d’orthographe. Une lettre de motivation avec une faute toutes les 2 lignes, aussi incroyable soit-elle, sera la raison d’un refus d’admission. Ainsi, prenez le temps nécessaire pour faire vos corrections et montrez à votre lecteur tout le sérieux et l’envie dont vous faites preuve. Pour avoir plus de conseils, n’hésitez pas à consulter cette page sur la lettre de motivation. IV. Exemple de lettre de motivation pour postuler à la licence de droit Voici un bon exemple de lettre de motivation pour la licence de droit. "Madame [NOM DE LA DOYENNE]/Monsieur [NOM DU DOYEN], Aujourd'hui en classe de terminale (humanités, histoire-géographie et sciences politiques) au lycée [NOM DU LYCÉE], et après mûre réflexion, je souhaite sincèrement intégrer la licence de droit au sein de l’Université de [NOM DE L'UNIVERSITÉ], dans l'objectif de faire [PROFESSION VISÉE]. En me renseignant autour de moi, en parcourant d'innombrables articles et après avoir échangé avec différents acteurs du droit dont Madame [NOM, Profession], je dois avouer que la filière juridique et ses débouchés ont déclenché chez moi une réelle curiosité. C'est la raison pour laquelle j'ai d'ailleurs choisi "Droit et grands enjeux du monde contemporain" et des matières scientifiques en terminale. Il m'a été répété que le raisonnement juridique se rapprochait du raisonnement scientifique. J'ai alors tout fait pour me préparer à la première année de droit. Par exemple, pour assouvir ma soif de curiosité, j'ai assisté à deux reprises à un concours d'éloquence, je suis allé l'été dernier voir 3 jours d'audiences au Tribunal de Justice de [VILLE], j'ai fait l'acquisition d'ouvrages pour préparer ma licence (dont "Comment Hacker ma L1 Droit ?" aux éditions Pamplemousse). Rigoureuse, j'ai aussi travaillé toutes les vacances de Pâques à perfectionner mon Français en réalisant le projet Voltaire. Le droit est une matière où chaque terme a son importante et je ne pourrai me permettre de faire une seule faute à la faculté ! Etant extrêmement intéressée par le fonctionnement de notre société et les normes qui la structurent, je suis de près les débats sociétaux et ai hâte que votre université me prodigue le savoir nécessaire pour mieux lire nos organisations et qui sait, pouvoir à mon tour influer sur le droit français. Je me suis d'ailleurs renseignée sur votre Master de Droit Privé dirigé par M. le professeur [NOM] qui pourrait, à la sortie de la licence, m'intéresser de rejoindre. Je réitère mon souhait de rejoindre vos bancs et de devenir, je l'espère, l'une de vos meilleures étudiantes. Prénom, nom" Ces quelques précautions pourront vous garantir un retour favorable à votre demande d’inscription. Nous comptons sur vous pour être les prochains Jessica Pearson et Harvey Specter ! Vous voulez savoir si vous êtes fait pour les études de droit ? Répondez au quiz et découvrez si vous êtes fait pour la filière juridique.

  • Annales de l'ENM

    Orientation  > CRFPA & Concours   > Annales Pour réussir les concours de l'ENM, rien de tel que l'entraînement sur des sujets de concours des années précédentes. Car la réussite passe par la bonne gestion du temps, l'application minutieuse des connaissances et de la méthodologie juridique . Nous avons donc regroupé toutes les annales des concours d'accès à l'ENM ! 🙇🏽‍♀️ Sommaire : I. Annales ENM 2024 II. Annales ENM 2023 III. Annales ENM 2022 IV. Annales ENM 2021 RETROUVEZ ICI LES ANNALES DES CONCOURS ENM DEPUIS 2021 ! Découvrez tous les sujets des concours de l'ENM classés par année et épreuves. I. ANNALES DE l'ENM 2024 Cliquer ici pour voir les sujets de l'ENM 2024. II. ANNALES DE L'ENM 2023 Cliquer ici pour voir les sujets de l'ENM 2023. III. ANNALES DE L'ENM 2022 Sujet de culture générale ENM - 1er concours - 2022 Sujet de droit civil ENM - 1er concours - 2022 Sujet de droit civil ENM - Cas pratique - 2e et 3e concours - 2022 Sujet de droit pénal ENM - Cas pratique - Tous concours - 2022 Sujet de note de synthèse ENM - 1er concours - 2022 Sujet de droit public ENM - 1er concours - 2022 IV. ANNALES DE L'ENM 2021 Sujet de culture générale ENM - 1er concours - 2021 Sujet de droit civil ENM - 1er concours - 2021 Sujet. dedroit civil ENM - 2e et 3e concours - 2021 Sujet de droit pénal ENM - Cas pratique - 1er concours - 2021 Sujet de note de synthèse ENM - 1er concours - 2021 Sujet de droit public ENM - 1er concours - 2021 ❤️ Recommandé pour vous  :

  • ENM : tout ce qu’il faut savoir sur le concours d’entrée 2026

    Orientation > Concours juridiques Chaque année, de nombreux candidats tentent de réussir le concours d’accès à l’École Nationale de la Magistrature (ENM). Car malgré la difficulté et les taux de réussite très bas, le métier de juge fait beaucoup rêver les étudiants en droit. Voici ce qu’il faut savoir sur le concours d’accès à l’ENM 2026 💡 Sommaire ⏱ Dates d'inscriptions, des épreuves, des résultats de l’ENM 🔊 Informations pratiques sur le concours de l'ENM 🧾 Arrêtés / Listes de résultats ✍️ Les quatre concours de l’ENM : qui peut les passer ? 💵 L’avant-concours : les classes Prépas Talents Comment intégrer les classes Prépas Talents à l'ENM ? Est-ce que les classes Prépas Talents sont gratuites ? 🎯 Les objectifs de la réforme des concours de l’ENM 📒 Quelles sont les épreuves du concours d’accès à l’ENM ? Les épreuves du premier concours de l’ENM Les épreuves du premier concours spécial « Talents » de l’ENM Les épreuves du deuxième concours de l’ENM Les épreuves du troisIème concours de l’ENM Les épreuves du concours professionnel de l’ENM ❓ Pourquoi passer le concours d’accès à l’ENM ? ⤵️ L'après-concours L’École nationale de la magistrature , accessible sur concours , est l’unique formation permettant d’accéder à la profession de magistrat . Pour y accéder, le recours à un prépa privée est recommandé. Il faut passer un des trois concours d’accès à l’ENM qui représente en moyenne 10,51 % de taux de réussite en 2023. L’école se situe à Bordeaux avec une antenne à Paris et la formation peut se suivre en initiale ou en continue . Voici d'ailleurs l'évolution du taux de réussite au 1er concours de l'ENM depuis 1996 : Taux de réussite à l'ENM despuis 1996 (source : enm.justice.fr) Dates d'inscriptions, des épreuves, des résultats de l’ENM Date d'ouverture des inscriptions à l'ENM : 7 janvier 2026 Date de clôture des inscriptions : 20 février 2026 (à 17 h, heure de Paris) Épreuves d’admissibilité (des trois concours + du premier concours spécial) : 1, 2, 3, 4 et 5 juin 2026 Résultats d’admissibilité : juillet 2026 Épreuves d’admission : septembre à novembre 2026 Résultats : décembre 2026 Rentrée : janvier ou février 2027 Informations pratiques sur le concours de l'ENM Notice d'informations session 2025 Listes des pièces justificatives à adresser à l'ENM après les résultats d'admissibilité Arrêtés / Listes de résultats Arrêté ouverture concours accès 2026 (École nationale de la magistrature) Arrêté fixant le nombre de places offertes au concours d'accès 2025 Arrêté nomination d’examinateurs spécialisés au titre des concours d’accès 2024.pdf(134.24 KB) Arrêté de nomination du jury des concours d’accès 2024(101.43 KB) Arrêté de nomination examinateurs adjoints jury concours d'accès 2024 - Epreuves langues(630.05 KB) Résultats des concours d'accès à l'ENM 2025 571 candidats sont admis au titre des 4 concours de recrutement des auditeurs de justice : 476 candidats sont retenus au titre des 1er concours et 1er concours spécial « Talents » s'adressant notamment aux étudiants (313 postes) ; 41 candidats sont retenus au titre du 2e concours de recrutement destiné aux agents publics (84 postes) ; 54 candidats sont retenus au titre du 3e concours de recrutement réservé aux professionnels justifiant d'une activité particulièrement qualifiante pour l'exercice des fonctions judiciaires et aux docteurs en droit (60 postes). Résultats des concours d'accès à l'ENM 2024 353 candidats sont admis au titre des 3 concours destinés aux étudiants et aux professionnels en reconversion ; 504 candidats aux 3 concours d’accès à l’ENM 2024 avaient été déclarés admissibles (pour 353 postes offerts) ; 400 avaient été retenus au titre du 1er concours s’adressant aux étudiants (271 postes), 92 au titre du 2e concours destiné aux agents publics (64 postes) et 12 au titre du 3e concours réservé aux professionnels du secteur privé (18 postes). Résultats des concours d'accès à l'ENM 2023 480 candidats admissibles 382 candidats sont retenus au titre du 1er concours s'adressant aux étudiants pour 271 postes ; 77 sont retenus au titre du 2e concours destiné aux agents publics pour 64 postes ; 21 candidats sont retenus au titre du 3e concours réservé aux professionnels du secteur privé pour 18 postes. Les quatre concours de l’ENM : qui peut les passer ? ✍️ En réalité, il ne s’agit pas d’un concours de la magistrature , mais de quatre : Le premier concours pour devenir juge est ouvert aux personnes françaises de moins de 50 ans et 5 mois, titulaires d’un bac +4 (d’autres conditions sont à remplir, comme la « bonne moralité » !) ; Le premier concours spécial « Talents » est ouvert aux mêmes conditions que le premier concours, mais aux personnes qui suivent ou ont suivi dans les quatre dernières années un cycle de formation PRÉPA TALENTS ENM ou PRÉPA TALENTS figurant à l'annexe I de l'arrêté du décret du 5 août 2021. Ces candidats peuvent s'inscrire en parallèle au premier concours ; Le deuxième concours est ouvert aux personnes en reconversion professionnelle ayant 4 ans de services publics au 1er janvier de l'année du concours. Sont donc concernés les fonctionnaires, les militaires et les autres agents de l'État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ; Le troisième concours est aussi ouvert aux professionnels en reconversion, mais également aux doctorants en droit. Contrairement aux doctorants, les professionnels doivent justifier de 4 ans d'activité professionnelle (au 1er jour des épreuves) dans le domaine juridique, administratif, économique ou social qualifiant particulièrement pour exercer les fonctions judiciaires ; Il existe également des concours complémentaires, plus spécifiques, réservés à certains professionnels (dont le parcours qualifie particulièrement aux fonctions judiciaires).  L’avant-concours : les classes Prépas Talents Avant de tenter les concours de l’ENM, certains candidats issus des milieux défavorisés peuvent se présenter aux classes Prépas Talents , mises en place par l'école bordelaise dans une logique de diversité du recrutement. Chaque année, des candidats méritants et motivés pourront augmenter leurs chances de réussite en se préparant pour le concours d’accès à l’école bordelaise dans l'une des 7 villes de France : Besançon ; Bordeaux ; Douai ; Limoges ; Lyon ; Orléans ; Paris. La préparation commence en octobre et se poursuit jusqu’aux épreuves d’admission. Comment intégrer les classes Prépas Talents à l'ENM ? L’admission à ces classes préparatoires Prépas Talents se fait par le biais d’une sélection . Il faut remplir 5 critères ( que vous pouvez notamment retrouver sur le site de l'ENM ) : Être étudiant de nationalité française ; Être titulaire d'un diplôme de niveau bac+4 ; Avoir au plus 50 ans et 5 mois au 1er janvier de l'année du concours ; Remplir, lors de l'admission, les conditions de ressources fixées pour bénéficier d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux ; S'engager à s'inscrire ET à se présenter aux épreuves de la session suivant leur préparation. Au-delà de ces critères, plusieurs éléments sont à fournir. Dans l’étude du dossier du candidat, les éléments analysés sont les suivants : 💪 la motivation du candidat (lettre de motivation manuscrite) ; 🥇 ses résultats antérieurs (copie des relevés de notes) ; 🌍 son origine géographique (cas où le candidat provient d’une zone de revitalisation rurale...), etc. Par ailleurs, le parcours méritant de l’étudiant peut faire la différence dans l’étude des dossiers. Des places sont également réservées aux candidats d’Outre-mer. De plus, les candidats Prépas Talents sont sélectionnés en 2 temps par une commission : La commission fixe la liste des candidats admissibles ; Elle procède à la liste des candidats admis, à l’issue des entretiens. Une fois admis, le privilège d’inscription ne peut être renouvelable. Est-ce que les classes Prépas Talents sont gratuites ? Les classes Prépas Talents sont gratuites et les élèves perçoivent une bourse durant cette année préparatoire, calculée selon les barèmes du CROUS. Une autre aide de 4 000€ est également versée aux étudiants en 2 temps. Les objectifs de la réforme des concours de l’ENM Effective depuis 2020, la réforme des concours d’accès à l’ENM a pour objectifs : d’actualiser les programmes ; de privilégier les épreuves permettant de vérifier les capacités de raisonnement des candidats ; de favoriser une certaine diversité des parcours universitaires à travers les options à choisir au moment de l’inscription ; de prendre davantage en considération le statut de professionnels en exercice des candidats des 2e et 3e concours ENM. « Il s’agit d’une réforme consensuelle : elle a en effet été construite avec le monde universitaire, la magistrature, les auditeurs de justice, le jury des concours d’accès et les organisations syndicales », énonçait Emmanuelle Perreux, directrice adjointe de l’ENM. Quelles sont les épreuves du concours d’accès à l’ENM ? Les épreuves du concours d'accès à l'École nationale de la magistrature se composent de deux phases : les épreuves écrites d'admissibilité (compositions, cas pratiques, note de synthèse) et les épreuves orales d'admission (grand oral, entretien avec le jury, épreuves de spécialité et langue vivante). Elles varient légèrement selon le type de concours. Les épreuves du premier concours de l’ENM Le premier concours de l'ENM se compose de 5 épreuves écrites d'admissibilité (deux compositions, un cas pratique, une note de synthèse et une épreuve de droit public) et de 4 épreuves orales d'admission (grand oral, oral d'anglais, 2 oraux dans les matières de spécialité ). Les épreuves écrites d'admissibilité du premier concours Les épreuves écrites d'admissibilité du premier concours comportent 5 épreuves : Une première dissertation de 5 heures sur la connaissance et la compréhension du monde contemporain (coefficient 4). Petite précision les pépins : depuis 2020, le jury précise qu’il doit s’agir d’une réflexion personnelle, afin d’éviter les plans types des prépas retrouvés chaque année dans cette épreuve !  ; Une seconde dissertation de 5 heures en droit civil et procédure civile OU en droit pénal et procédure pénale (au choix du jury). Avant la réforme, il y avait deux dissertations (une de droit civil et procédure civile, et une de droit pénal et procédure pénale) et les coefficients étaient de 3 ; Un cas pratique de 3 heures en droit civil et procédure civile OU en droit pénal et procédure pénale (coefficient 4). Le sujet porte sur la matière non retenue par le jury pour la seconde dissertation. Avant la réforme, il y avait deux cas pratiques, de 2 heures, coefficient 1. Il s’agit du plus gros changement ! ; Une note de synthèse de 5 heures (coefficient 3). Avant la réforme, il s’agissait d’une épreuve d’admission (qui était la seule épreuve écrite au milieu des oraux !). Allez voir l'article sur les 13 commandements de la Prépa Dalloz  pour la réussir à tous les coup ; Une épreuve de droit public portant sur 2 questions (coefficient 2). Avant la réforme, il s’agissait de « questions à réponse courtes », il y en avait 3 ou 4, et l’épreuve était de 2 heures. Les épreuves orales d'admission du premier concours Le premier concours d'accès à l'École nationale de la magistrature comporte 4 (ou 5 si option) épreuves orales d'admission : Un oral d'anglais , 30 minutes (coefficient 2 [3 avant la réforme]) ; Un oral en droit de l’Union européenne OU droit international privé OU droit administratif (au choix du candidat), 25 minutes (coefficient 4). Avant la réforme, il portait sur le DUE et le DIP ; Un oral en droit social OU droit des affaires (au choix du candidat), 25 minutes (coefficient 4). Les deux matières étaient au programme avant la réforme  ; Un grand oral (entretien avec le jury), 30 minutes de préparation de l’entretien + 40 minutes de passage (coefficient 6). Cette épreuve n’a pas bougé avec la réforme ; Une épreuve de langue  (facultative), 30 minutes (coefficient 1). La réforme du premier concours a donc réduit le nombre d’épreuves, et la nouvelle répartition des coefficients démontre que le jury cherche à rééquilibrer les attentes, qui sont tant au niveau des connaissances juridiques que de la culture générale et de la réflexion personnelle. Les cas pratiques sont faits en 3 heures au lieu de 2, privilégiant ainsi le raisonnement du candidat. Également, le programme est actualisé (il intègre les règlements amiables, le terrorisme, les droits de l’homme notamment), et plus centré sur les fondamentaux (notamment le droit des obligations). Les épreuves du premier concours spécial « Talents » de l’ENM Les épreuves du premier concours spécial « Talents » de l'ENM sont les mêmes que celles du premier concours . Il y a les épreuves écrites d'admissibilité (deux dissertations, un cas pratique, une note de synthèse et une épreuve de droit public portant sur deux questions) et les épreuves orales d'admission (grand oral, épreuves de spécialité, épreuve de langue). Les épreuves du deuxième concours de l'ENM Le deuxième concours de l'ENM se compose de 4 épreuves écrites d'admissibilité (une compositions, deux cas pratiques et une note de synthèse) et de 3 épreuves orales d'admission (grand oral, 2 oraux dans les matières de spécialité ). Les épreuves écrites d'admissibilité du deuxième concours   Les épreuves écrites d'admissibilité du deuxième concours comportent 4 épreuves  : Une dissertation de 5 heures sur la connaissance et la compréhension du monde contemporain (coefficient 4) ; Un cas pratique de 3 heures en droit civil et procédure civile (coefficient 4) ; Un cas pratique de 3 heures en droit pénal et procédure pénale (coefficient 4) ; Une note de synthèse de 5 heures (coefficient 3). Les épreuves orales d'admission du deuxième concours Le deuxième concours d'accès à l'École nationale de la magistrature comporte 3 (ou 4 si option) épreuves orales d'admission  : Un oral en droit public , 25 minutes (coefficient 3) ; Un oral en droit social ou en droit des affaires (au choix du candidat lors du dépôt de candidature), 25 minutes (coefficient 3) ; Un grand oral (entretien avec le jury), 40 minutes (coefficient 6) ; Une épreuve de langue (facultative), 30 minutes (coefficient 1). Les épreuves du troisième concours de l'ENM Le troisième concours de l'ENM se compose de 3 épreuves écrites d'admissibilité (des questions à réponses courtes, un cas pratique et une note de synthèse) et d' une épreuve orale d'admission (grand oral ). Les épreuves écrites d'admissibilité du troisième concours Les épreuves écrites d'admissibilité du troisième concours comportent 3 épreuves  : Des questions à réponses courtes sur la matière non choisie par le candidat pour le cas pratique (droit civil et procédure civile OU droit pénal et procédure pénale), 2 heures (coefficient 2) ; Un cas pratique dans la matière choisie par le candidat (droit civil et procédure civile OU droit pénal et procédure pénale), 3 heures (coefficient 3) ; Une note de synthèse , 5 heures (coefficient 3). Les épreuves orales d'admission du troisième concours Le troisième concours d'accès à l'ENM comporte 1 (ou 2 si option) épreuve orale d'admission  : Un grand oral  (entretien avec le jury), 40 minutes (coefficient 7) ; Une épreuve de langue  (facultative), 30 minutes (bonus limité à 10 points). Les épreuves du concours professionnel de l'ENM Le concours professionnel de l'ENM comprend une épreuve écrite d'admissibilité (note de synthèse, 5 heures, coefficient 4) ainsi qu' une épreuve orale d'admission (grand oral, 1 heure de préparation, 1 h d'entretien, coefficient 7). À cela peut s'ajouter une seconde épreuve orale : une épreuve de langue facultative (30 minutes, coefficient 1). Pourquoi passer le concours d’accès à l’ENM ? Outre le fait de pouvoir intégrer l'École nationale de la magistrature et devenir juge , le concours apporte beaucoup. La préparation permet de s’ouvrir à une nouvelle culture générale , dont le nom prend tout son sens. Il s’agit de s’ouvrir non seulement à la culture juridique et judiciaire, mais aussi politique, historique, philosophique, sociale, etc. Tous les aspects de la société sont étudiés, analysés, et le candidat apprend à réfléchir sur les questions traversant la société. Ce travail permet notamment une meilleure analyse de l’actualité, qui, chaque année, est riche.  La préparation du concours et le concours en lui-même sont un test d’endurance. Si on compte la préparation jusqu’au dernier jour des oraux, cela se passe sur 15 mois ! Le candidat apprend donc à garder une motivation et une persévérance sur une longue durée (surtout que la majorité le passe plusieurs fois - pas de limite). L’envie et la passion du métier sont pour beaucoup dans cette épreuve.   Il est donc impératif de structurer son travail, permettant de structurer la pensée elle-même (travail qui se fait également à-travers les entraînements aux épreuves). Encore un atout que le candidat embarquera dans sa sacoche au milieu des codes ! Enfin, rien que le fait de survivre à cette tranche de vie rend fier, et cela, même si le concours n’est pas en poche. C’est un moment particulier dans la vie du candidat, qui lui aura apporté beaucoup de leçons, dans le positif comme dans le négatif.  Si vous vous pouvez la question sur le fait de faire une préparation privée ou non, allez voir notre article sur l'Annuaire des prépa ENM. L'après-concours Le choix de la première fonction Après le concours de la magistrature, les candidats auront le choix de leur première fonction. En effet, à la sortie de l’ENM, plusieurs fonctions sont accessibles : Substitut du procureur ; Juge des affaires familiales ; Juge des enfants ; Juge de l’application des peines ; Juge d’instruction ; Juge des contentieux de la protection ; Juge des libertés et de la détention. La fonction de magistrat est évolutive. Le magistrat peut changer de fonction au cours de sa carrière. Il peut intervenir dans différents domaines : international, familial, protection de l’enfance… Le magistrat peut également exercer ses fonctions au sein des : Administrations ; Organismes publics ; Ministères ; Institutions internationales… La magistrature, c'est quoi exactement ? La magistrature n’est pas un métier comme un autre : il s’agit d’une profession qui nécessite de prendre de grandes décisions , d’exercer un poste à hautes responsabilités , d’avoir des qualités humaines et un sens aiguisé pour le droit . Cette profession est ouverte à tous, du moment que le candidat répond d’une bonne moralité, remplit les conditions nécessaires et réussit les concours d’accès. Pamplemousse Magazine a interrogé quelques magistrats pour lister des qualités nécessaires pour exercer. Pour être un bon magistrat, voici les qualités à avoir : Faire preuve d’un esprit de synthèse ; Être organisé et rigoureux ; Être capable de s’adapter aux situations diverses ; Être à l’aise oralement ; Garder la distance avec ses émotions ; Faire preuve d’éthique professionnelle. La magistrature, c'est également une mobilité géographique , elle s’exerce généralement tous les 7 ans. Cela est vu comme une source d’enrichissement dans la carrière du magistrat. La distinction des magistrats : siège ou parquet ? Quel magistrat devenir après le concours de l'ENM : celui du siège ou du parquet ? Telle est la question ! En France, la magistrature est composée de magistrats du siège et de magistrats du parquet. Ils sont, tous deux, gardiens de nos libertés individuelles, représentent l’autorité judiciaire et appliquent ou font appliquer la loi. Les magistrats du siège Les magistrats du siège sont des juges « classiques » dans le sens où ils prononcent les jugements, arrêts et font appliquer la loi. Ce sont les magistrats du siège puisqu’ils rendent la justice assis ! Parmi les magistrats du siège, on retrouve différents métiers : Les juges aux affaires familiales (JAF) ; Les juges de l’application des peines (JAP) … Les juges des enfants ; Les juges d’instruction… Ils sont inamovibles et répondent à un gage d’indépendance . Ils donnent donc leur consentement avant toute nouvelle affectation. Leur indépendance est garantie par la non-intervention du Gouvernement, ce dernier ne peut ni suspendre ni destituer un magistrat. Contrairement au parquet, leur indépendance est renforcée. Dans la mesure où ils doivent également faire preuve d’impartialité, ils ne peuvent faire l’objet d’ aucune pression . C’est d’ailleurs l’une des raisons qui justifient le salaire de ces magistrats : ïls ne doivent pouvoir être « achetés » par l’une des parties pour juger dans un sens ou dans un autre. Les magistrats du parquet Si vous réussissez les concours de la magistrature, vous pourriez devenir l'un des magistrats du parquet suivants : Procureurs de la République ; Substituts du procureur ; Procureurs généraux ; Avocats généraux. Les magistrats du parquet ont pour principale mission de faire respecter la loi ; ils vont donc défendre l’intérêt public de la société. On parle de parquet, de ministère public et de «  magistrature debout », car les magistrats du parquet prennent la parole debout aux audiences. Ils sont soumis à un principe hiérarchique car ils sont chargés de l’application de la politique définie par le Gouvernement, notamment en matière pénale. Ils peuvent recevoir des instructions de la part du ministre de la justice. Contrairement aux magistrats du siège, le parquet ne bénéfice pas de la garantie d’inamovibilité. Pour le parquet, il y a un principe d’indivisibilité conduisant au remplacement ou à la succession durant une procédure de n’importe quel magistrat du parquet. Nombre de magistrats en France En France, il y a 9 000 magistrats dans l'ordre judiciaire. Chaque année, environ 250 candidats réussissent le concours de la magistrature. Âge moyen des magistrats en France L'âge moyen des femmes magistrates est de 46 ans, et 51,5 ans pour les hommes. VOILÀ, vous savez tout sur l'ENM ! Il ne manque plus que vous pour en être ! Marie Kalita

  • Quel est le meilleur master pour intégrer l'ENM ?

    Orientation > Masters Pour intégrer l’ENM et réussir le 1ᵉʳ concours , les derniers chiffres montrent qu’être diplômé d’un IEP/Sciences Po semble être une bonne carte à jouer pour maximiser son succès. C’est en effet le Master Carrières judiciaires et juridiques de Sciences Po qui est le plus représenté parmi les admis 2023. Aussi, avoir un master 2 offre environ 6.78 fois plus de chances qu’un master 1. Quoi qu’il en soit, au vu de la forte sélectivité des concours de la magistrature, il est dès lors légitime de vouloir mettre toutes les chances de son côté en intégrant le bon master parmi toute la panoplie existante. Voici les meilleurs masters pour réussir le 1ᵉʳ concours de l'ENM. Sommaire :  I. Existe-t-il un parcours parfait ? II. Les meilleurs masters pour l’ENM Les critères pour élire le meilleur master ? Faut-il privilégier un master généraliste pour intégrer l’ENM ? III. Les parcours des admis à l’ENM en 202 5 Masters représentés Master Droit privé ou Droit public ? Master 1 ou Master 2 IV. Les meilleurs établissements pour passer l’ENM Assas, la meilleure faculté de droit pour préparer l’ENM ? Sciences Po/IEP ou Faculté de droit ? V. Conclusion Selon l’analyse présentée dans ce article, voici les masters les plus représentés parmi les admis à l’ENM :  Master Carrières judiciaires et juridiques de Sciences Po ;  Master justice, procès et procédures, parcours justice et droit du procès de l’Université Panthéon-Assas ;  Master droit privé, parcours droit privé général de l’Université Panthéon-Assas ; Master justice, procès et procédures, parcours contentieux judiciaire de l’Université de Bordeaux.  Aussi, Un Master Droit privé offre environ 1.63 fois plus de chances de réussite qu’un Master Droit public ; Être diplômé d'un IEP/Sciences Po offre environ 3.63 fois plus de chances de réussite que d’avoir été diplômé d’une faculté de droit ; Un Master 2 offre environ 6.78 fois plus de chances de réussite qu’un master 1. Disclaimer  : il est très compliqué de savoir objectivement s’il existe un master meilleur qu’un autre. Cet article est là pour vous donner des pistes de réflexion et ne saurait classer les masters entre eux. I. Existe-t-il un parcours parfait ? Il n’existe pas forcément de meilleur master ou de parcours parfait pour intégrer l’école bordelaise de la magistrature et devenir auditeur de justice . Aucun master ne peut prétendre (aujourd’hui en tout cas !) que 100 % de sa promo a réussi à intégrer l’ENM.  Mais, en regardant de plus près cet article, il est possible de dégager des tendances et de savoir où mettre les pieds pour, peut-être, maximiser vos chances de succès.Notez par ailleurs que faire un master et faire une préparation au concours sont deux choses différentes.  🎤  Témoignage   : «  Évidemment, le Master va vous donner les bases, mais c’est le sérieux avec lequel vous allez réaliser votre préparation qui sera déterminant. Le concours de l’ENM ne se réussit pas avec un simple master, sans préparation rigoureuse  » nous affirme un enseignant d’Université, membre de la Team Pamplemousse.  💡 Le saviez-vous ? La majorité (90  %) des admis au concours avaient validé un master 2 à l’édition 2025 de l’ENM. II. Les meilleurs masters pour l’ENM Les meilleurs masters pour intégrer l’ENM sont le  Master Carrières judiciaires et juridiques de Sciences Po , et le  Master justice, procès et procédures, parcours justice et droit du procès de l’Université Panthéon-Assas . Les critères pour élire le meilleur master ? Futurs magistrats, au risque de vous décevoir, sachez qu’il est très compliqué de constituer un classement objectif des meilleurs masters (c’est souvent le cas avec les classements d’ailleurs !). Pour ce faire, il faudrait savoir combien de candidats sont inscrits dans chacun des masters et combien ont effectivement tenté le concours pour ensuite y être admis. Il est aussi difficile de mettre objectivement chaque master au banc d’essai selon certains critères classiques (qualité du corps professoral et des enseignements prodigués, fiabilité des ressources pédagogiques, capacité du corps encadrant à accompagner chaque candidat dans sa préparation, etc.). Pour tenter de savoir quels masters sont les meilleurs pour intégrer l’ENM, la solution pourrait être de regarder vers les masters les plus représentés  parmi les admis dans cette prestigieuse école girondine. C’est donc le cas de ces 2 masters mentionnés (19 admis en 2023 pour le master de Sciences Po, et 18 pour le master d’Assas). Le 3ᵉ meilleur master étant le Master droit privé, parcours droit privé général de l’Université Panthéon-Assas  (13 admis), puis le  Master justice, procès et procédures, parcours contentieux judiciaire de l’Université de Bordeaux  (10 admis). École / Université Diplôme Nombre d’admis ENM 2023 1er concours Sciences Po Master carrières judiciaires et juridiques 19 Université Panthéon-Assas Master justice, procès et procédures 18 Université Panthéon-Assas Master justice, procès et du procès 18 Université Panthéon-Assas Master droit privé 13 Université de Bordeaux Master justice, procès et procédures 10 Université Panthéon-Assas Master droit pénal et sciences criminelles 9 Université Panthéon-Sorbonne Master droit privé 8 Université de Rennes 1 Master droit privé général 7 Sciences Po Master justice, procès et procédures 6 Sciences Po Aix Diplôme IEP 6 Université de Bordeaux Master justice, procès et sciences criminelles 6 Université Paris Nanterre Master droit pénal et sciences criminelles 6 ENS Rennes Diplôme de l’ENS Rennes 5 Sciences Po Bordeaux Diplôme IEP 3 Sciences Po Grenoble Diplôme IEP 3 Sciences Po Lille Diplôme IEP 3 Université de Lille Master droit pénal et sciences criminelles 3 Université de Montpellier Master justice, procès et procédures 3 Université Jean Moulin Lyon 3 Master droit privé 3 Université Jean Moulin Lyon 3 Master droit privé 3 Université Panthéon-Sorbonne Master justice, procès et procédures 3 Université Paris Nanterre Master justice, procès et procédures 3 Aix-Marseille Université Master droit pénal et sciences criminelles 3 Aix-Marseille Université Master droit pénal et sciences criminelles 3 La Rochelle Université Master justice, procès et procédures 3 Université de Bordeaux Master droit économique 3 Université de Lorraine Master droit pénal et sciences criminelles 3 Université de Montpellier Master droit privé 3 Université Paris-Dauphine Master droit des affaires 2 Université Paris-Saclay M2/3 2 Université Toulouse Capitole Master droit privé 2 Aix-Marseille Université Master droit pénal et sciences criminelles 2 ESCP Business School Master droit civil et droit international privé 2 Sciences Po Master in Management & Business Law 2 Sciences Po Master in International Governance and Diplomacy 1 Sciences Po Master politiques publiques 1 Sciences Po Lille Diplôme IEP 1 Sciences Po Lyon Diplôme IEP 1 Sciences Po Saint-Germain-en-Laye Diplôme IEP 1 Sciences Po Rennes Diplôme IEP 1 Sciences Po Toulouse Diplôme IEP 1 Université Catholique de Lille Master droit privé 1 Université Clermont Auvergne Master droit privé 1 Université Côte d'Azur Master droit privé 1 Université de Bordeaux Master droit pénal et sciences criminelles 1 Université de Franche-Comté Master droit notarial 1 Université de Lille Master droit pénal et pratiques pénales 1 Université de Montpellier Master droit pénal et sciences criminelles 1 Université de Picardie Jules Verne Master droit privé 1 Université de Poitiers Master droit international 1 Université de Rouen Normandie Master droit pénal et sciences criminelles 1 Université de Strasbourg Master droit international public 1 Université de Tours Master droit international public 1 Université Lumière Lyon 2 Master droit privé 1 Université Panthéon-Assas Master droit privé 1 Université Panthéon-Sorbonne Master droit des affaires et droit fiscal 1 Université Panthéon-Sorbonne Master droit de l’environnement et des risques industriels 1 Université Paris Nanterre Master droit international privé et comparé 1 Université Polytechnique Hauts-de-France Master justice, procès et procédures 1 Université Toulouse Capitole Master droit international 1 Université Toulouse Capitole Master droit pénal et sciences criminelles 1 Faut-il privilégier un master généraliste pour intégrer l’ENM ? Voilà une question qui nous est beaucoup posée : réussit-on mieux l’ENM en choisissant un master généraliste ou un master plus spécialisé ? Précisons d’abord que tenter le concours sans avoir fait de master dédié à vous préparer à l’ENM n’est pas forcément la meilleure option, mais que, comme indiqué plus haut, beaucoup dépendra de la qualité de la préparation aux concours. [ Ndlr : découvrir les annales de l'ENM ]. Ensuite, à en regarder la liste des candidats admis et leur formation, nous remarquons que 18 % avaient fait un Master droit privé et 49 % avaient fait un master avec une mention plus précise comme Master justice, procès et procédures. Le restant étant des diplômes de Science Po, d’IEP, de grandes écoles (écoles normales supérieures, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce). 💡 Le saviez-vous ? Seuls 292 candidats ont été admis par le premier concours, filière principale de recrutement des magistrats en 2024 (380 avaient été déclarés admissibles, sur 2 077 présents, et 2 719 candidats inscrits). III. Les parcours des admis à l’ENM en 2023 Voici les parcours des candidats qui ont été admis à l’ENM. À noter que, concernant la voie de début des études supérieures, la majorité des étudiants admis à l’ENM commencent par une faculté de droit (70 %), avec 10 % dans des cursus sélectifs tels que les doubles licences et les Collèges de Droit (notamment Assas).  20 % proviennent d'instituts d'études politiques, majoritairement Sciences Po Paris. Une telle formation en IEP semble procurer un avantage sélectif évident ( spoiler : on vous dit tout en bas de cet article ! ). 💡 Le saviez-vous ? L’accès à la magistrature exige de plus en plus une formation intensive. Il est en effet observé que les candidats font de plus en plus de stages, et viennent se présenter à l’ENM avec des expériences et des séjours linguistiques effectués et une préparation privée.De  plus, leurs CV sont de plus en plus riches et diversifiés. Masters représentés Le meilleur master pour intégrer l’ENM est le Master à mention justice, procès et procédure.   D’ailleurs, c’est l’un des masters qui exprime clairement son intention de préparer ses étudiants au concours de la magistrature. Meilleur master ou non pour devenir élève-magistrat, c’est en tout cas la mention la plus courante parmi les admis. Pour intégrer l’ENM, les étudiants se concentrent principalement dans les 3 masters suivants : 27 % des candidats avaient fait un Master Justice, procès et procédures ; 22 % des candidats avaient fait un Master Droit pénal et sciences criminelles  ; 18 % des candidats avaient fait un  Master Droit privé . Ces masters représentent 88 % des admis, hors diplômes des IEP. Parmi les masters identifiés pour préparer l’ENM se trouvent les masters 2 labellisés ENM  dont ceux à Brest, Nantes et Rennes. Chaque année, 40 étudiants sont sélectionnés par ces 3 facultés. C’est aussi le cas du Master Droit de la Matière Pénale ou du Master 2 Droit de l’enfance et de la famille dispensés au sein de la FLD de Lille qui préparent leurs étudiants aux fonctions de juge des enfants, de juge aux affaires familiales et de substitut du Procureur en charge des mineurs. «  Lors du grand oral, le jury ne regarde pas si vous avez fait tel ou tel master !  » nous indique Thomas, auditeur de justice , ayant utilisé les Fiches de droit  Pamplemousse pour réussir le concours[ Ndlr : voir 5 conseils pour réussir le concours ]. 💡 Le saviez-vous ? La note d’admission (la barre) aux concours de l’ENM 2024 était de : 10,879 pour le 1ᵉʳ concours (versus 10,242 en 2023, 10,712 en 2022, et 11,56 en 2021) ; 10,389 pour le 2ᵉ concours (versus 9,963 en 2023, 10,037 en 2022, et 10,389 en 2021) ; 10,389 (aussi !) pour le 3ᵉ concours (versus 9,981 en 2023, 10,685 en 2022, et 11,185 en 2021). Master Droit privé ou Droit public ? Faire un master mention Droit privé semble donner un peu plus de chances d’être pris à l’ENM (le droit privé donne 1.63 fois plus de chances de réussite comparé à un Master Droit public). Pour savoir s’il est préférable de choisir un master de droit privé ou de droit public pour intégrer l’ENM, une solution serait de calculer la réussite pour les candidats ayant été effectivement présents aux épreuves, pour chaque spécialité. Chiffres 2024 : Master 2 en droit public : Présents : 115 ; Admis : 21 ; Taux de réussite : 18,26 %. Master 2 en droit privé : Présents : 1 231 ; Admis : 189 ; Taux de réussite : 15,35 %. Master 1 ou Master 2  Avoir un Master 2 offre plus de chances de réussir l’ENM. Pour savoir s’il est préférable de tenter le concours avec un M1 en poche ou un L2, une solution pourrait être de diviser le nombre d’admis par le nombre de candidats présents aux épreuves, pour chaque type d’établissement. Chiffres 2024 : Master 2 : Présents : 1 932 ; Admis : 231 ; Taux de réussite : 11,95 %. Master 1 : Présents : 537 ; Admis : 24 ; Taux de réussite : 4,46 %​. 🎤  Témoignage : «  Quelques étudiants vont tenter de passer le 1ᵉʳ concours en même temps que leur master 2. Personnellement, il me semble bien ambitieux de bien bosser son M2 et faire sa préparation en même temps. L’ENM ne se prépare pas à la légère, sauf à faire des formations faites pour cela, comme le master CJJ de Sciences Po » nous indique ce candidat à l’ENM [ Ndlr : voir une interview sur le concours de l'ENM et la motivation ] IV. Les meilleurs établissements pour passer l’ENM Les meilleurs établissements pour intégrer l’ENM semblent être Panthéon-Assas et les IEP/Sciences-Po.  À noter que l’édition 2023 a vu un nombre de candidats ayant suivi une préparation aux grandes écoles avant de se diriger vers des études de droit plus importantes. Une telle formation s’avérant qualifiante pour la réussite du premier concours, plus particulièrement, en raison d’un meilleur niveau en culture générale. Assas, la meilleure faculté de droit pour préparer l’ENM ? Pour intégrer l’ENM, ce sont les universités Panthéon-Assas  (24 %), la Sorbonne  (9 %), Paris-Nanterre  (5 %), et Bordeaux  (9 %) qui sont les plus fréquemment présentes parmi les admis.La raison ? Elle est simple, leur offre de formation est dense en droit pénal et justice. Sciences Po/IEP ou Faculté de droit ? Pour intégrer l’ENM, il semble préférable de tenter ce concours sélectif après avoir obtenu un diplôme d’un institut d’études politiques (IEP/Sciences Po) puisque 49 % des candidats diplômés avaient été admis dans l’école de la magistrature.  En effet, si l’on calcule le nombre d’admis par rapport au nombre de candidats présents aux épreuves, pour chaque type d’établissement, nous pouvons obtenir le taux de réussite selon le type d’établissement. Chiffres 2023/2024 : Diplômés d’un IEP (2024) : Présents : 122 ; Admis : 40 ; Taux de réussite : 32,78 %. Diplômés d’une faculté de droit (2023) : Présents : 1 850 ; Admis : 224 ; Taux de réussite : 12,1 %. 11 % des candidats admis à l’ENM en 2023 avaient fait Sciences Po.  💡 Le saviez-vous ? En 2023, les assistants de justice montrent un bon taux de réussite (14.26 %). V. Conclusion Pour maximiser vos chances de réussite au concours de l'ENM, il est crucial de choisir un parcours académique pertinent et de bénéficier d'une préparation rigoureuse. Les IEP/Sciences politiques et un master 2 de droit préparant à ce concours, comme le Master Carrières judiciaires et juridiques de Sciences Po, le Master justice, procès et procédures, parcours justice et droit du procès de l’Université Panthéon-Assas, ou encore le Master droit privé, parcours droit privé général de l’Université Panthéon-Assas, semblent essentiels, malgré la diversité des parcours des candidats ayant été admis à l’ENM. Article rédigé par Augustin Mercier , Fondateur des éditions Pamplemousse

  • [PARCOURSUP 2026] Le classement des licences de droit les plus demandées

    Orientation > Lycéens Découvrez le classement des licences de droit les plus demandées en 2024, avec leur taux d’admission et les avis des étudiants sur la faculté.  Sommaire : Le classement des licences de droit les plus demandées sur Parcoursup Classement des licences les plus sélectives Classement des licences les moins sélectives Droit, de loin la licence la plus choisie Les éclaircissement du président d'Assas sur la sélection Les avis des étudiants sur leur faculté Les licences de droit les plus demandées sur Parcoursup sont les universités parisiennes avec 52 243 vœux au total.  La licence de droit reste depuis plusieurs années la filière la plus demandée sur Parcoursup .  De plus, le nombre de candidats pour des licences de droit augmente chaque année :  2022 : 296 610 vœux ;  2023 : 310 289 vœux ; 2024 : 465 650 vœux. Le classement des licences de droit les plus demandées sur Parcoursup C’est l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne qui reçoit le plus de vœux ( 15 170 vœux pour 745 places), suivie de très près par l’Université Paris Panthéon-Assas ( 15 019 pour 972 places).  Pour autant, c'est l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne sur la Double licence - Droit / Science politique qui est la filière la plus sélective avec 1% d’admission.   Découvrez le classement des 20 licences de droit les plus demandées sur Parcoursup en 2024 :  Établissement Nombre de vœux 2024 Nombre de places 2024 % d'admission Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Paris 5e Arrondissement - 75) 15 170 745 4.9 % Université Paris Panthéon Assas (Paris 5e Arrondissement - 75) 15 019 972 6.5 % Université Paris Nanterre (92) 11 229 778 6.9 % Université Paris Cité (Paris 6ᵉ Arrondissement - 75) / Licence Droit 10 825 527 4.9 % Université de Bordeaux - Bordeaux Métropole 9 485 1 390 14.7 % Université Jean Moulin Lyon 3 (Lyon 8e Arrondissement - 69) 9 296 1 205 13.0 % Université Toulouse Capitole (31) 8 665 1 280 14.8 % Université de Montpellier (34) 8 198 1 120 13.7 % Université Paris-Est-Créteil Val de Marne - UPEC (Paris 12) (94) 7 752 650 8.4 % Aix-Marseille Université - Site d’Aix-en-Provence (3 Schuman) (13) 7 348 1238 16.9 % Université de Lille (59) 7 122 910 12.8 % Université de Strasbourg (67) 6 172 780 12.6 % Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Paris 5e Arrondissement - 75) / Double licence - Droit / Science politique 5 982 60 1.0 % Université de Rennes (EPE) (35). Licence - Portail Portail Droit Science politique 5 735 920 16.0 % Université Côte d’Azur (Nice - 06) 5 372 700 13.0 % Université Lumière - Lyon 2 (Lyon 7ᵉ Arrondissement - 69) / Licence - Droit - Droit – Science politique 5 347 148 2.8 % Université Jean Moulin Lyon 3 (Lyon 8ᵉ Arrondissement - 69) / Science Politique - Droit  5 056 330 6.5 % École Universitaire de premier cycle - Campus d’Orsay Université Paris-Saclay / Campus Sceaux 4 950 335 6.8 % Université Paris 8 (Saint-Denis - 93) 4 632 370 8.0 % Université Sorbonne Paris Nord (Villetaneuse - 93) 4 222 330 7.8 % Classement des licences les plus sélectives en licence de droit Découvrez le classement des licences les plus sélectives parmi les plus demandées sur Parcoursup, en fonction de leur taux d’admission . Établissement % d'admission Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Paris 5e Arrondissement - 75) / Double licence - Droit / Science politique 1.0 % Université Lumière - Lyon 2 (Lyon 7ᵉ Arrondissement - 69) / Licence - Droit - Droit – Science politique 2.8% Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Paris 5e Arrondissement - 75) 4.9% Université Paris Cité (Paris 6ᵉ Arrondissement - 75) / Licence Droit 4.9% Université Paris Panthéon Assas (Paris 5e Arrondissement - 75) 6.5% Université Jean Moulin Lyon 3 (Lyon 8ᵉ Arrondissement - 69) / Science Politique - Droit  6.5% École Universitaire de premier cycle - Campus d’Orsay Université Paris-Saclay / Campus Sceaux 6.8% Université Paris Nanterre (92) 6.9% Université Sorbonne Paris Nord (Villetaneuse - 93) 7.8% Université Paris 8 (Saint-Denis - 93) 8% Classement des licences les moins sélectives en licence de droit Découvrez le classement des licences les moins sélectives parmi les plus demandées sur Parcoursup, en fonction de leur taux d’admission . Établissement % d'admission Aix-Marseille Université - Site d’Aix-en-Provence (3 Schuman) (13) 16.9% Université de Rennes (EPE) (35). Licence - Portail Portail Droit Science politique 16% Université Toulouse Capitole (31) 14.8% Université de Bordeaux - Bordeaux Métropole 14.7% Université de Montpellier (34) 13.7% Université Jean Moulin Lyon 3 (Lyon 8e Arrondissement - 69) 13% Université Côte d’Azur (Nice - 06) 13% Université de Lille (59) 12.8% Université de Strasbourg (67) 12.6% Université Paris-Est-Créteil Val de Marne - UPEC (Paris 12) (94) 8.4% Droit, de loin la licence la plus choisie Et  comme chaque année,  la licence de droit  est la plus plébiscitée . Pour 2024, elle a reçu 336.538 vœux, soit plus du double de vœux que la deuxième filière la plus demandée. Depuis 2021, cette licence est tous les ans davantage choisie par les candidats. En effet, 310.289 vœux avaient été formulés en 2023, contre 296.610 en 2022 et 282.731 en 2021. Pourtant  la filière de droit demeure sélective et difficile  : le taux d'accès est de 51% et le taux de réussite en première année de 17%. Les éclaircissements du présidents d’Assas sur la sélection Découvrez les secrets et conseils du Président d’Assas dans notre article spécifique à ce sujet : Parcoursup : le Président d'Assas lève le voile sur les critères de sélection . Mais voici quelques phrases clés qu’il énonce dans l’article :  « Le recrutement comprend également un quota d'environ 15 % de boursiers , ce qui est également pris en compte dans les paramètres de sélection. »  « Les notes comptent pour une part significative, soit au moins 50 %, dans l'évaluation globale du dossier des étudiants. »  « La géographie est un facteur supplémentaire. Les licences non sélectives (en Île-de-France) recrutent principalement dans trois académies (Versailles, Créteil et Paris), assurant ainsi aux étudiants locaux une place dans leur secteur géographique. »  Les témoignages des étudiants Découvrez des témoignages d’étudiants de certaines facultés sur leur université.  Disclaimer : Ce sont des avis et des expériences personnelles, chaque étudiant peut avoir un ressenti différent d’une faculté, il est important de prendre en compte différents avis et de se faire le sien par soi-même également.  🎤 Avis de Léa en licence de droit à la Sorbonne 📚 Sur les cours : Les enseignements dispensés étaient vraiment qualitatifs. Nous avons eu la chance d’avoir des enseignants qui étaient très réputés et considérés comme des “pointures” dans leur matière. Néanmoins, avec le recul, j'aurais dû choisir une fac moins "engagée". Les cours (CM, TD) étaient souvent annulés à cause de mouvements sociaux/blocus et pas toujours rattrapés (merci aux enseignants qui se sont adaptés, quitte à proposer des cours dans des parcs). Certains programmes ont dû être raccourcis, ce qui était pénalisant pour les années supérieures, car il fallait acheter des manuels et étudier individuellement pour combler les cours manqués. 🏫 Sur les locaux : Pour toutes les personnes entrant en L1, vérifiez absolument dans quel centre se dérouleront vos cours (Lourcine, Cassin). Ils ne sont bien évidemment ni au Panthéon, ni à la Sorbonne, et chaque année, il y a des personnes qui se retrouvent au mauvais endroit. Comme dans de nombreuses facs, les locaux laissaient à désirer (fenêtres qui ne ferment pas, bancs qui s’écroulent, pas de chauffage, etc.). 📝 Sur l’administratif : La gestion administrative était catastrophique (sûrement comme dans de nombreuses facultés), parce qu'il y avait à peine 2 personnes pour plusieurs milliers d'étudiants. Un conseil : inscrivez-vous sur les groupes de promotions, l’information y circule beaucoup plus rapidement (pour les cours reportés/annulés, etc.). Vérifiez tout de même ces infos auprès de vos enseignants ! 🎓 Sur la valeur du diplôme : Être diplômée de la Sorbonne m’a ouvert de nombreuses portes, même dans des domaines autres que le droit. C’est une faculté qui a beaucoup de prestige, et malgré tous les problèmes qu’elle présente, je pense que la valeur du diplôme en vaut la peine ! » 🎤 Avis de Thomas en licence de droit à l’Université Jean Moulin Lyon 3 📚 Sur les cours : J’ai trouvé les cours de ma licence très complets et instructifs. Je ne regrette pas mon choix, car la culture juridique que j’ai pu acquérir ces trois années est très complète, voire supérieure à d’autres facultés avec le recul et la rencontre d’autres étudiants.  Bien que certains enseignements n’étaient pas toujours pertinents ou faciles à suivre, j'ai été satisfait de ce choix.  🏫 Sur les locaux : Il existe deux campus à Lyon, la licence de droit est à la Manufacture  des tabacs. Bien que le lieu soit moins sympa que le campus sur les quais, les locaux sont très grands, bien équipés, avec une BU très grande permettant de trouver toujours de la place.  📝 Sur l’administratif : Je pense que toutes les facultés rencontrent un souci sur le point de l’administration. Il est souvent difficile de les contacter, selon le problème, il est très probable de passer par quatre interlocuteurs différents avant de trouver la bonne personne. Il est très compliqué de faire circuler l’information dans les facultés de cette taille.  🎓 Sur la valeur du diplôme : J’ai eu de grandes difficultés à trouver un master étant donné que ma moyenne n’était pas assez bonne pour rester à Lyon 3, mais venant d’une grande faculté, je n’étais pas privilégié pour entrer dans une petite faculté.  🎤 Avis de Margot en Master à l’Université Catholique de Lille 📚 Sur les cours : Mes cours en master étaient intéressants, j’ai beaucoup appris et fréquemment avec des professionnels. C’est bien moins théorique que la licence, donc il était vraiment agréable d’être en plus petit comité.  🏫 Sur les locaux : La faculté libre de droit a ses propres locaux à l’Université Catholique de Lille. Le bâtiment n’est pas spécialement grand, étant donné que la faculté n’accueille pas énormément d'étudiants, mais cela suffit. Le problème étant que la Bibliothèque Universitaire est absolument minuscule pour toutes les licences et masters compris.  📝 Sur l’administratif : L’administration est assez aléatoire, cela peut dépendre des jours et du nombre d’étudiants, mais en master cela était très correct puisqu’il y avait un responsable pour tous les M1 et un autre pour les M2.  🎓 Sur la valeur du diplôme : Le diplôme est plutôt reconnu, pour autant je trouve que les cours ne sont pas toujours à la hauteur du diplôme et de sa valeur.  🎤 Avis d’Éva en licence à l’Université Paris Descartes :  📚 Sur les cours : Les cours dans cet établissement sont décevants, avec des QCM souvent trop compliqués et une notation absurde, ce qui rend difficile la progression des étudiants même pour ceux qui sont bilingues.     🏫 Sur les locaux : À l'exception de la bibliothèque, les installations sont médiocres. Les amphithéâtres sont particulièrement inconfortables, offrant une expérience d'apprentissage peu propice. 📝 Sur l’administratif : L'administration est le point faible de l'établissement. Les délais sont excessivement longs, l'accès aux copies est difficile et les emplois du temps sont souvent mal organisés, compliquant la vie des étudiants. 🎓 Sur la valeur du diplôme : Malgré la renommée de l'université, la valeur du diplôme est remise en question en raison de la qualité globalement médiocre de l'expérience académique. De plus, le système d'évaluation limite les chances de succès des étudiants, conduisant à des décisions telles que le changement d'université.

  • Refus en master de droit : que faire ? Quels recours ?

    Orientation > Masters Vous avez rempli vos candidatures sur Mon Master, mais vous n’avez aucune réponse positive ? Découvrez comment effectuer le recours auprès du rectorat pour trouver un master et les options possibles après votre licence. Sommaire  :  Quels recours faire en cas de refus de master ? Le recours gracieux La saisine du rectorat Quelles sont les conditions pour saisir le recteur ? Quand faire le recours ? Comment faire le recours auprès du rectorat ? Étape 1 : cliquer sur « Saisir le recteur » Étape 2 : répondre aux questions Étape 3 : créer un compte Étape 4 : fournir les documents demandés Étape 5 : cliquer sur « Saisir mon rectorat » Que faire après le recours ? Comment faire si on n'est pas pris en master ? Si vous n’avez pas eu de place en master malgré vos nombreuses candidatures, vous pouvez  faire une démarche auprès du rectorat . En effet, en cas de refus à l’ensemble de vos vœux sur la plateforme Mon Master, vous pouvez exercer un recours auprès du rectorat , au nom de votre droit à la poursuite d’études . Vous disposez de 15 jours après votre dernier refus pour faire valoir votre droit à la poursuite d’études. Lorsque cette procédure est entamée, le rectorat doit vous faire trois propositions minimum  de master. Ces propositions permettront aux formations en question d'étudier à nouveau votre dossier .  Avant de saisir le recteur, il est conseillé de se rapprocher des services universitaires d’orientation (SUIO-IP)  afin de vous accompagner pour faire évoluer votre projet et vous conseiller. Quels recours faire en cas de refus de master ? En cas de refus de masters, vous pouvez soit faire un recours gracieux, soit saisir le rectorat.  Qu’est-ce qu’un recours gracieux pour les masters ? Un   recours gracieux   est un recours administratif* adressé à l’autorité administrative ayant pris l’acte contesté  (ici, le refus en master). En l’espèce, il s’agit donc de dénoncer la décision de refus en master comme étant illégale.  Dans ce cas, vous devez démontrer que l’université ou la formation n’a pas appliqué les critères de sélection légale pour avoir refusé votre place au sein master.  * Le recours administratif est différent du recours hiérarchique, qui est un recours adressé à l’autorité hiérarchique de l’autorité dont émane la décision.  Exemples  :  1ᵉʳ cas : lorsque vous ne recevez pas de réponse pendant 2 mois après l’accusé de réception du dossier complet (que ce soit une admission ou un refus), cela équivaut à une confirmation implicite d’admission à ce master. Par conséquent, la formation est dans l’obligation de vous donner une attestation d’admission. Si elle ne le fait pas, c'est là que le recours gracieux rentre en jeu ;  2ᵉ cas : si vous recevez une réponse négative, il est possible de démontrer l’illégalité du refus opposé par une analyse contre le processus de sélection du master. Néanmoins, dans ce dernier cas, sachez qu’il est très difficile de démontrer l’illégalité de la décision si vous n’êtes pas accompagné d’un avocat.  Est-ce que les recours gracieux aboutissent ? Les recours gracieux aboutissent toujours à une réponse positive lorsque la formation n'a pas répondu dans les délais à votre candidature (car cela équivaut à une réponse implicite). En revanche, les recours gracieux aboutissent rarement quand il faut prouver l’illégalité de la sélection de la formation, car il est très difficile d’arriver à une telle preuve. ⚠️  Attention  : il faut bien différencier le recours gracieux et la saisine du rectorat ! Ici, par abus de langage, nous allons utiliser le mot « recours » pour la saisine du rectorat . Mais, d’un point de vue juridique, elle ne constitue pas un recours (contrairement au recours gracieux). Ainsi, sauf si vous voyez la mention « recours gracieux », partez du principe que nous faisons toujours référence à la saisine du rectorat ! Qu’est-ce que la saisine du rectorat ?   La saisine du rectorat   est une procédure permettant de présenter à nouveau votre dossier à des formations dans le but d’obtenir une deuxième chance d’être accepté en master. Plus précisément, le recteur a l’obligation de représenter votre dossier (ainsi que votre motivation) auprès d'au minimum trois formations.  En d’autres termes, la saisine est un moyen de faire valoir votre droit à la poursuite d’études !  💡 Le saviez-vous ? La saisine du rectorat est permise par l’article L612-6 du Code de l’éducation qui énonce le droit à la poursuite d’études pour les étudiants ayant validé une licence et qui souhaiteraient poursuivre en master. Cet article indique que l’étudiant doit répondre à certaines conditions (on vous explique tout plus bas). Est-ce que la saisine du rectorat aboutit ? La saisine du rectorat n’aboutit pas toujours à une admission dans une formation. En effet, le rectorat a l’obligation de présenter votre dossier au moins à 3 formations, MAIS, les formations ne sont pas dans l’obligation d’accepter votre dossier. Quelles sont les conditions pour saisir le recteur ? Pour être éligible au recours et pour pouvoir saisir le rectorat, vous devez respecter 5 conditions cumulatives  :  Avoir obtenu votre licence  il y a  moins de 3 ans ; N’avoir reçu aucune réponse positive  à vos candidatures ; Avoir envoyé au moins 5 candidatures  (compatibles avec votre licence) ; Avoir au moins 2 mentions distinctes  (exemple : la mention « droit des affaires » et la mention « droit des contrats » sont deux mentions distinctes) ; Avoir au moins postulé dans 2 établissements différents . 💡  Bon à savoir  : s'il n’y a qu’ une seule université  dans votre académie (comme pour la Corse, la Guyane, la Guadeloupe, La Réunion, la Martinique, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française) alors, vous devez avoir effectué au moins deux candidatures .  Quand faire le recours ? Suite à un refus d’admission en master, il est possible de faire un recours* en  saisissant le recteur à partir de mi-juillet 2026 (date exacte à venir), dans un délai de 15 jours après le dernier refus. *Attention, comme précisé précédemment, cet article concerne la saisine du rectorat qui est souvent appelée (à tort) « recours gracieux ». N’oubliez pas que le recours gracieux concerne une autre situation, décrite en début d’article. Quel est le délai pour faire le recours pour les masters ? Le délai pour soumettre votre demande au rectorat est de 15 jours :  À partir du dernier refus reçu  ; OU à partir de l’ obtention de votre attestation de réussite*  de votre licence (si elle arrive après votre dernier refus).  * L’attestation de réussite est un document équivalent au diplôme : elle a une valeur officielle et elle vous garantit les mêmes droits que le diplôme original. Souvent, elle est délivrée avant le diplôme, car les étudiants en ont besoin pour différentes démarches administratives (et le diplôme est parfois délivré un peu tard dans l’année). 💡  Bon à savoir  : les étudiants en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française doivent saisir le vice-recteur.  Pour les étudiants ayant reçu leur dernier refus ou leur diplôme avant la date d’ouverture de la saisine , ils bénéficient d’un délai de 15 jours à partir de l’ouverture de la plateforme pour effectuer le recours.  Par exemple, si vous avez reçu votre diplôme le 1ᵉʳ juin et votre dernier refus le 20 juin (ou inversement), mais que la plateforme ouvre le 15 juillet, alors le délai de 15 jours court à compter du 15 juillet et non du 1ᵉʳ juin ou du 20 juin.   💡 Bon à savoir :  en 2023, le rectorat a reçu 4 281 demandes recevables pour faire un recours. Parmi celles-ci, seulement 2 638 demandes ont reçu une acceptation – soit environ 60 % – mais uniquement 1 302 étudiants ont accepté la proposition. Autrement dit, plus ou moins 30 % des recours mènent à une proposition d’admission acceptée en master. En comparaison, en 2021, il y a eu 7 013 demandes recevables et 2 845 demandes ont reçu une proposition d’admission, donc 40 % des recours ont mené à une proposition d'admission.  On remarque que depuis le passage de la plateforme eCandidat à la plateforme Mon Master, il y a eu une réduction des recours effectués par les étudiants. Pour autant, le nombre de places trouvées après le recours reste le même.   Que faire si je n’ai que des refus et si je suis sur liste d’attente ? Si à partir du 15 juillet, vous n'avez que des refus et vous êtes sur liste d’attente, vous devez attendre la fin de la phase complémentaire, soit jusqu’au 31 juillet. Ainsi, à partir du 1ᵉʳ août seulement, il est possible de saisir le rectorat pour suivre la même procédure qu’expliquée précédemment. Est-ce que si je saisis le rectorat, mes listes d’attentes s’annulent ? Non, les listes d’attentes continuent à avancer à partir du 1ᵉʳ août même si le candidat saisis le rectorat. Comment saisir le rectorat si je suis sur liste d'attente ? Pour saisir le rectorat tout en étant sur une liste d’attente, il faut télécharger une attestation de refus émise par la plateforme Mon Master pour chaque liste d’attente à partir du 1ᵉʳ août. L’attestation n’est disponible qu’à partir de cette date, c’est pour cela qu’il n’est pas possible de saisir le rectorat avant. Quel est le délai pour saisir le rectorat si je suis sur liste d'attente ? Le délai est le même (15 jours), mais il démarre à partir du 1ᵉʳ août, soit à partir de l’édition de l’attestation de refus. Comment faire un recours auprès du rectorat ? Pour faire un recours auprès du rectorat, il faut suivre 5 étapes : Saisir le recteur sur la plateforme Mon Master ;  Répondre à des questions ;  Créer un compte ;  Fournir des documents ; Finaliser la saisine.  Étape 1 : Cliquer sur « Saisir le recteur » Sur Mon Master, cliquez sur « Saisir le recteur »  (en haut à droite de la plateforme). Vous allez atterrir sur ce lien pour effectuer le recours de Mon Master .  Étape 2 : Répondre aux questions Ensuite, vous allez répondre à des questions  afin de vérifier que vous entrez dans les conditions du recours.  Étape 3 : Créer un compte Après avoir répondu aux questions, vous devrez créer votre compte. Pour cela, il faut remplir un dossier de saisine en ligne.  Étape 4 : Fournir les documents demandés Quatrième étape, fournissez les documents  suivants :  Attestation de réussite au diplôme ou diplôme ; Relevés de notes de vos 3 années de licence (vous pouvez le demander à votre administration) ; Tous les refus que vous avez reçus (les lettres de refus ou si ce n’est pas possible, faire une capture d’écran du mail indiquant votre refus) ; CV ; Lettre de motivation. Étape 5 : Cliquer sur « Saisir mon rectorat »  Dernière étape pour faire un recours, cliquez sur le bouton « Saisir mon rectorat » .  Que faire après le recours ? Après avoir effectué votre recours, vous n’avez plus qu’à attendre que le rectorat vous fasse trois propositions  de formation (au minimum).  S’il ne le fait pas, vous pourrez formuler une demande auprès d’un tribunal administratif afin qu’il enjoigne le rectorat de respecter son obligation. Toutefois, cette démarche devra se faire par le biais d’un avocat.  Lorsqu’une proposition est faite, il est possible de l’accepter ou de la refuser . Votre réponse est attendue sous huit jours . Si vous ne répondez pas dans le délai, alors votre non-réponse sera considérée comme un refus. Si vous trouvez une autre formation  ou si vous voulez arrêter le recours , car vous ne souhaitez pas continuer en master, vous pouvez abandonner votre saisine (bouton en bas de la page de votre dossier).  Si la saisine n'aboutit à aucune formation avec une acceptation, une commission d’accès au deuxième cycle de l’enseignement supérieur (CAES) examinera votre dossier.  Cette commission se réunit généralement du 1ᵉʳ au 21 septembre.  Elle a pour objectif de conseiller le recteur afin qu’il fasse des propositions d’admission en lien avec les projets des étudiants selon les places restantes disponibles suite aux désistements de la rentrée.  Si après tout ce procédé, vous n’avez aucune réponse, vous ne pouvez plus qu’exercer un recours gracieux (soit démontrer l’illégalité de la décision de votre refus, en démontrant avec des fondements juridiques en quoi la sélection du master n’a pas respecté la loi). Mais, dans ce cas, il faut être sûr que le refus soit illégal. Sinon, vous devrez vous tourner vers d’autres options ( on ne vous spoile pas, on vous explique plus bas ).  ⚠️ Attention :  le rectorat a l’obligation de faire trois propositions  à des universités en soutenant votre dossier (pour faire simple : elle repropose votre dossier à des formations), MAIS les formations ne sont en aucun cas obligées d’accepter votre dossier !   Il est donc possible de n’avoir aucun master malgré le recours  (ce qui est rarement expliqué). Mais on vous explique que faire plus bas si c’est le cas ! Pour les personnes en situation de handicap , il est possible de faire réexaminer vos candidatures dans des formations adaptées.  Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le recours aussi sur le site directement de Mon Master.  Témoignages d’étudiants ayant effectué la saisine du rectorat 🎤   Témoignage : «  J'ai postulé dans 30 masters et j’ai reçu que des refus, alors j’ai fait le recours et le rectorat m’a fait 12 propositions à des formations. Mais, je n’ai jamais eu de réponses de ces masters. J’ai dû me réorienter et changer de voie, je vais commencer un master MEEF  », Mélina, M1 MEEF. 🎤 Témoignage : «   J’ai postulé dans plus de 100 formations (un an avant la mise en place de Mon Master), j’ai été refusée de partout, et une fois avoir fait le recours, j’ai eu une seule proposition dans une filière qui n’était absolument pas mon domaine (du droit public alors que je voulais et faisais du droit privé), je comptais me tourner vers une formation en Belgique, mais c’est la responsable de la formation qui m’a encouragé à accepter.  », Inès, Master Droit européen. Enfin, pour éviter de vous retrouver sans aucune formation et sans projet(s) durant une année, sachez que plusieurs options s'offrent à vous.  Comment faire si on n'est pas pris en master ? Si la saisine du rectorat et/ou le recours gracieux n’aboutit pas et ne vous permet pas d’être pris en master, d’autres options s’offrent à vous. Après tout, vous n’avez pas fait des études de droit durant trois ans pour « rien », n’est-ce pas ? La sélection en master est rude, mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas retenter ! Alors, transformez cet « échec » en réussite en étant proactif : faites un stage, trouvez un emploi étudiant, effectuez un autre diplôme ou bien, faites un service civique. Peu importe ce que vous ferez, sachez le mettre en avant pour avoir un meilleur dossier l’année prochaine ! Option 1 : Préparer votre master avec un diplôme universitaire Un diplôme universitaire (DU), ou encore un diplôme d’établissement (DE), est une certification académique délivrée par une université  (donc, différent des autres diplômes [licence, master, doctorat] délivrés au nom du ministère) qui peut durer entre 6 mois et 2 ans  (généralement 1 an). Il ne valide aucune année supplémentaire (si vous avez une licence et un DU, cela n’équivaut pas à un bac + 4), mais il vous apporte une spécialisation dans un domaine déterminé .  Et quoi de mieux pour postuler en master qu’avoir effectué une année d’études concentrée sur les thématiques dispensées par LE master de vos rêves ? C’est un véritable argument en votre faveur !  Par exemple, si vous souhaitez faire un Master parcours Droit du sport, suivre un DU Droit du sport (UPEC, Université de Bordeaux, Université de Montpellier, etc.) vous avantage par rapport aux candidats qui ne connaissent encore rien en la matière ! Ce sera à vous de mettre en avant cette expérience auprès de votre directeur de master afin de lui prouver que vous êtes motivé et passionné. Option 2 : Élargir vos horizons et faire un master.ère de droit dans une école privée Faire le choix de partir dans une école privée n’est pas toujours facile, car à la différence de l’université, les masters en école* sont souvent réalisés en alternance.  Pourtant, effectuer une alternance peut être une réelle opportunité pour obtenir une expérience professionnelle et faire la différence auprès des autres candidats.  💡 Bon à savoir : *avant de vous inscrire, vérifiez le nom de votre diplôme ainsi que sa reconnaissance auprès de l’État. Il s’agit souvent de mastères (et non masters) et/ou de MBA. En effet, l’alternance propose de nombreux avantages :  En principe, vous ne payez pas les frais de scolarité  ;  Vous êtes rémunéré  durant vos études (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ; Vous bénéficiez d’une formation professionnelle en plus d’une formation théorique  (ce qui manque beaucoup aux étudiants en droit, car la fac n’est pas représentative du monde du travail).    💡 Bon à savoir :   en école, les périodes d’inscription sont généralement plus tard qu’en faculté. Il est donc encore possible de trouver un master pour votre rentrée ! Option 3 : Développer vos connaissances avec une formation en dehors de Mon Master S’inscrire dans une formation en dehors de Mon Master est une option qui vous permettrait d’acquérir d’autres compétences et connaissances.  Par exemple, aux Éditions Pamplemousse, nous avons des rédacteurs spécialisés en droit (maîtres de conférences et chargés de TD) qui sont aussi experts en SEO (Search Engine Optimization = optimisation pour les moteurs de recherches).  Cette double casquette leur permet de faire de la rédaction juridique sur le web ( et accessoirement, de vous proposer des articles complets et pertinents ). Ces savoirs font souvent la différence sur le marché du travail (même si cela dépend évidemment du métier que vous souhaitez exercer). Faites une formation en langues si vous souhaitez travailler à l’international ; Suivez une formation en édition si vous souhaitez travailler dans l’édition juridique (Dalloz, LexisNexis, les Éditions Pamplemousse, etc.) ; Inscrivez-vous dans une école de commerce pour avoir une formation plus « généraliste » et complète.  Ne vous fermez pas de portes, il y a beaucoup de possibilités !  Option 4 : Réaliser un stage juridique (association, cabinet, entreprise) Effectuer un stage juridique, que ce soit dans une association, un cabinet d’avocat, une entreprise ou une maison d’édition juridique peut permettre d’ enrichir votre CV  et votre expérience professionnelle .  En effet, ce qui fait défaut à de nombreux étudiants en faculté de droit est le manque d’expérience professionnelle.  Une avocate avec qui nous avons collaboré pour une interview nous disait que « la faculté forme mal les étudiants au monde du travail, à tel point que certains avocats ne veulent plus donner leur chance à des stagiaires. Cela demande un investissement financier et personnel bien trop conséquent… Malheureusement, cela ne sert pas la cause étudiante. Les étudiants devraient bénéficier de plus d’enseignements pratiques  ». Vous l’aurez compris, avoir une expérience pratique est donc un vrai bonus pour une candidature en master. Et évidemment, c’est encore mieux si ce stage est en cohérence avec votre projet et le master que vous souhaitez.  D’un point de vue pratique, si vous choisissez l’option du stage, il vous faudra absolument obtenir une convention de stage. Deux possibilités :  Soit vous êtes inscrit dans une formation autre que votre master (une autre licence, un autre diplôme) et votre faculté/école peut vous délivrer une convention de stage ; Soit vous n’êtes pas inscrit à l’université/à l’école et vous ne pouvez pas avoir une telle convention.  Dans ce dernier cas, sachez que vous pouvez demander une convention de stage à un organisme privé moyennant une certaine somme (environ une centaine d’euros). Mais, on vous conseille de bien vous renseigner avant toute inscription.  Exemples d’organismes privés  : fac for pro, be student again. Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre région, car il existe des programmes de convention de stage (généralement pour des stages découvertes). Exemple  : la région Hauts-de-France propose l’aide « Proch’Orientation », qui permet d’obtenir une convention de stage durant les vacances scolaires pour découvrir un métier. Enfin, n’oubliez pas les structures d’aides à l’emploi et à l’insertion (mission locale, France Travail, structure d’insertion par l’activité économique [SIAE]), qui peuvent aussi vous aider*. *Même si en l’espèce, il s’agira plutôt de « période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) » que de stage. Option 5 : Trouver un job étudiant en rapport avec le droit Le stage n’est pas le seul moyen d’acquérir de l’expérience professionnelle : vous pouvez essayer de trouver un emploi étudiant en rapport avec le droit (et surtout, en rapport avec votre master). D’une part, cela vous permettra de développer des compétences (et probablement des connaissances juridiques) ; d’autre part, vous aurez une source de revenus. Évidemment, avec une licence de droit, toutes les portes ne vous seront pas ouvertes. Mais retenez deux choses :  Qui ne tente rien n’a rien ; Le droit est partout autour de vous. Il y a des postes nécessitant des compétences juridiques dans de nombreux domaines, soyez attentif et ouvert ! 🎤   Témoignage : «  Depuis que je suis en L1, je fais des stages. Néanmoins, je n’ai jamais eu la “chance” d’avoir des pistons, donc j’ai dû réfléchir autrement. Quand on me fermait les portes des cabinets ou des entreprises, j’ai cherché d’autres types de contrats, et notamment des emplois étudiants. J’ai ainsi pu travailler dans des tribunaux ou même dans des prisons, en tant qu’assesseur. Naturellement, on ne pense pas du tout à solliciter des stages/emplois à ces postes ! Pour autant, aujourd’hui, ces expériences me permettent de me différencier des autres candidats, car elles sortent du lot et ont été extrêmement formatrices  », Élisa, M2 Droit. Voici quelques pistes pour vous aider :  Assistant de recherches pour un enseignant de droit ; Assistant en ressources humaines ; Auxiliaire au greffe du tribunal ; Conseiller d’accueil dans une administration publique ;  Documentaliste juridique ;  Hôte d’accueil dans un cabinet d’avocat ; Rédacteur web/SEO spécialisé dans le contenu juridique ; Téléconseiller dans un service de réclamation juridique. On se répète, mais n’oubliez pas que cette expérience doit être un argument pour convaincre votre directeur de master. Alors, avant de candidater, réfléchissez à ce que cet emploi vous apportera. Option 6 : Faire un service civique en rapport avec votre master Le service civique est un  engagement volontaire au service de l’intérêt général.  Il peut durer de 6 à 12 mois, à raison d’environ 24 heures par semaine.  Chaque mois, vous recevez une indemnité d’environ 620 euros nets (ce montant varie d’année en année) en contrepartie de vos missions (source : service-civique.gouv ).  C’est une option intéressante pour appuyer une candidature en master, puisqu’elle prouve votre bonne volonté et elle peut vous apporter une expérience en lien avec votre domaine d’étude (droit social, droit culturel, etc.). 💡 Bon à savoir :   si vous êtes intéressé par le droit international et/ou le droit européen, sachez que vous pouvez réaliser un service civique à l’étranger.  Et ce n’est pas fini ! L’autre avantage du service civique est qu’il vous permet de conserver votre statut étudiant, ce qui est plutôt intéressant pour un bon nombre de services et réductions. Par exemple, vous pouvez participer à des missions :  De sensibilisation aux actions juridiques de la LPO (droit de l’environnement) ; D’aide à l’information et à l’orientation du public à la maison de justice et du droit ; D’appui dans le cadre d’une permanence juridique ; D’accompagnement juridique des personnes réfugiées et des demandeurs d’asile ; De lutte contre les discriminations et favoriser les égalités ; Etc. Pour trouver votre mission, c’est simple : il suffit de vous rendre sur le site du service civique .  Et que faire si aucune mission ne vous intéresse ?   Eh bien, il est toujours possible de se tourner vers les missions humanitaires et caritatives. Mais, attention, ne perdez pas votre objectif de vue : il est nécessaire qu’il y ait un lien avec votre projet professionnel et le master que vous souhaitez. Option 7 : Partir à l’étranger travailler une langue Partir à l’étranger travailler une langue est un excellent moyen d’acquérir une bonne maîtrise d’une langue étrangère (= compétence très recherchée par les employeurs et par certains directeurs de master). D’ailleurs, c’est une compétence indispensable si vous prévoyez de travailler à l’étranger (ou même en France, mais en étant en lien avec des ambassades, par exemple).  Si cette option vous intéresse, sachez qu’il existe des organismes encadrant vos séjours linguistiques à l’étranger en proposant des stages, des emplois ou même des cours.  En revanche, encore une fois, renseignez-vous bien sur l’organisme choisi avant de partir. On se répète, mais il vaut mieux prendre le temps de savoir où vous mettez les pieds plutôt que de vous retrouver sans suivi à l’étranger !  Exemples d’organismes pour partir à l’étranger :  NACEL, EF. Et si vous ne souhaitez pas opter pour un organisme, car c’est trop onéreux, vous pouvez tout à fait partir seul et faire votre propre parcours.  Par exemple, vous pouvez vous inscrire dans une faculté de langues à l’étranger durant 1 an et tenter de trouver un emploi étudiant en rapport avec le droit en parallèle. Néanmoins, n’oubliez pas que ce séjour a pour but d’améliorer votre candidature pour votre master. Alors, afin de montrer que vous avez acquis un bon niveau de langues, pensez à valider votre niveau grâce à des tests officiels comme le TOEIC ou le TOEFL. Option 8 : Passer des concours juridiques  Enfin, si les études ou les emplois ne vous intéressent pas, vous pouvez aussi passer des concours juridiques !  Eh oui, il existe plusieurs concours  qui sont accessibles si vous avez validé votre licence de droit . Et pour vous aider, nous avons établi une liste des concours juridiques .  Si vous le réussissez, vous pouvez exercer la profession concernée jusqu’à l’ouverture de la prochaine session des candidatures en master. Et n’oubliez pas : encore une fois, le but est de rattacher cette expérience à votre dossier pour obtenir votre master.  Par exemple, vous pouvez passer le concours de greffier, puis postuler de nouveau dans un master en procédures afin de passer le concours de l’ENM. Il existe également des passerelles entre concours, donc, renseignez-vous si vous ne voulez pas reprendre les études, mais que vous souhaitez évoluer entre des concours ! En résumé, si vous choisissez une des options présentées précédemment, pour mieux retenter votre chance en master, retenez qu’il faudra mettre en avant ce que vous avez accompli et ce que cette année de « césure » aura permis :  Une expérience professionnelle dans le milieu du droit (stage, emploi, service civique) ; Une certification ou un diplôme supplémentaire ; Une amélioration en langues, en rédaction, etc. ; Un réseau et donc de potentielles personnes pour vous recommander, etc. Et quoi qu’il en soit, croyez en vous, car il existe de nombreuses possibilités après une licence de droit .   Article co-rédigé par Marine Balay, rédactrice SEO et Cassandre Thevin, responsable éditorial

  • 10 conseils indispensables pour réussir le CRFPA

    Orientation > Concours Juridiques Quels sont les 10 conseils les plus importants pour réussir le CRFPA ? Car cet examen est un sacré marathon que tentent de réussir chaque année des milliers de candidats. Et qui dit épreuve de long terme, dit gestion... du corps comme de l’esprit. On est allés voir la Prépa Dalloz qui nous a donné 10 conseils et astuces efficaces pour vaincre l’examen du barreau ! ⚖️ Sommaire : Conseil 1. Choisir la bonne prépa Conseil 2. Choisir les bonnes matières Conseil 3. Trouver VOTRE méthode d’apprentissage Conseil 4. Faire un planning de révision Conseil 5. Maîtriser le Code Conseil 6. S'entraîner en multipliant les exercices Conseil 7. Se souvenir qu’on ne peut pas tout connaître Conseil 8. Bien nourrir son cerveau pour rester productif Conseil 9. Garder la tête froide Conseil 10. Garder confiance en soi Notre partenaire : La Prépa Dalloz  est la seule préparation à allier les ressources du 1er éditeur juridique universitaire français, une équipe d’enseignants experts et des méthodes pédagogiques fondées sur l’entraînement. Vous ferez la différence le jour des épreuves, à travers une maîtrise solide des connaissances dans chaque matière et grâce à une capacité à raisonner et à tirer parti de l’actualité. Conseil 1. Choisir la bonne prépa 🏫 Le choix de la bonne prépa est important, car elle sera votre cadre durant toute la préparation, il faut donc bien se renseigner et faire le bon choix. Pour se présenter à l’examen du CRFPA, vous devez obligatoirement être inscrit au sein d’un institut d’études judiciaires (IEJ). Celui-ci dispense des cours permettant de préparer l’examen. Toutefois, vous pouvez, en complément, vous inscrire à une prépa privée qui, elle, dispense une préparation plus intensive . C’est un choix important qui nécessite de vous poser les bonnes questions. Voici une liste non exhaustive de questions dont les réponses pourront vous aider à faire le bon choix : Ai-je besoin d’un cadre ou est-ce que je sens que suis suffisamment autonome ? Ai-je besoin de beaucoup d’entrainements ? Les ressources fournies par mon IEJ sont-elles suffisantes ? Vous l’avez compris, le but est de savoir quels sont vos besoins pour être capable de faire le bon choix de prépa  ! Par exemple, si vous aimez avoir un cadre défini et des retours réguliers pour rester motivé dans ce marathon qu’est le CRFPA, peut-être vaut-il mieux mettre toutes les chances de votre côté en choisissant une prépa privée. D’ailleurs, d’après notre grande enquête sur le CRFPA, parmi les étudiants ayant déjà échoué à l’examen, 95 % recommandent finalement de faire une prépa privée. 💡 Bon à savoir  :  Le conseil national des barreaux a mis en place une aide destinée aux élèves-avocats afin de financer  leur formation en école d’avocat. Il s’agit d’une bourse financière attribuée sur critères sociaux, sous condition de ressources et de revenus. Si à l’inverse, vous avez l’habitude et la capacité de travailler en autonomie , vous pourriez éventuellement vous contenter de l’IEJ. Mais attention, il s’agit cette fois du CRFPA et non d’un partiel classique. La préparation est intense (beaucoup la font sur juillet et août). Aussi, les outils fournis par l’IEJ sont de moins bonne qualité que ceux des prépas qui n’ont qu’un objectif, vous faire réussir pour la survie de leurs services (aka bouche-à-oreille). Les prépas vous donnent en effet accès à des fascicules pour vous préparer au mieux, un service de messagerie, etc. Surtout, elles organisent des entrainements réguliers et vous font des retours sur votre travail . La prépa peut donc vous permettre d’être mieux préparé aux exercices, comme celui de la fameuse épreuve de droit des obligations ! Conseil 2. Choisir les bonnes matières 📚 Afin de passer l’examen du CRFPA, vous devrez choisir une matière de spécialité qui déterminera votre matière de procédure . C’est un choix stratégique important qui peut avoir une réelle influence sur votre réussite à l’examen. Vous pouvez opter pour les matières avec lesquelles vous êtes à l’aise ou celles que vous appréciez particulièrement. En effet, la note de synthèse et l’épreuve de droit des obligations sont communes à tous les candidats, mais vous choisissez votre épreuve de spécialité, alors autant faire le bon choix ! Voici les 7 matières de spécialité et les matières de procédure correspondantes du CRFPA : ​Matière de spécialité Matière de procédure Droit civil Procédure civile Droit des affaires Procédure civile Droit social Procédure civile Droit pénal Procédure pénale Droit administratif Procédure administrative Droit international et européen Procédure civile ou administrative Droit fiscal Procédure civile ou administrative D’après la grande enquête sur le CRFPA réalisée par Pamplemousse Magazine, voici les trois spécialités les plus choisies : Le droit pénal pour 25,2 % des étudiants ; Le droit des affaires pour 22,3 % des étudiants ; Le droit civil pour 19,7 % des étudiants. Évidemment, il est vivement déconseillé de choisir une matière que vous ne connaissez pas, simplement parce qu’elle serait réputée plus facile. C’est un risque qui peut vous faire échouer ; il faut vous sentir à l’aise avec la matière que vous allez travailler et donc choisir en priorité les matières que vous avez étudiées pendant votre cursus de droit. Pour rappel, cet examen national va vous prendre une réelle énergie et vous traverserez parfois des périodes de doute et de fatigue. Alors autant vous motiver avec des matières que vous appréciez. Ne dit-on pas, chez Pamplemousse, qu’il faut apprendre avec le sourire ? 🙂 Vous passez le CRFPA pour la 2nde ou 3e fois et vous vous demandez s’il ne faudrait pas changer de spécialité ? Eh bien, selon la même enquête sur l’examen du barreau, 5 % des étudiants ayant échoué au barreau, ont prévu de changer de matière de spécialité pour leur prochaine tentative. Conseil 3. Trouver VOTRE méthode d’apprentissage 🙎‍♂️ Trouver la bonne méthode d’apprentissage , celle qui vous correspond au mieux, est synonyme d’ efficacité . Faire des fiches de révisions Des fiches, pourquoi pas, mais celles-ci doivent vous permettre de vous auto-interroger afin de vérifier vos connaissances. L’auto-questionnement permet la consolidation des connaissances grâce à un apprentissage actif . Vous pouvez faire vos fiches vous-même, à condition de le faire suffisamment à l’avance, ou investir dans des fiches de droit préparées pour vous, selon vos matières ! Des séances à plusieurs Vous pouvez également faire des séances à deux ou plus pour réactiver différentes notions, sans que cela devienne un tea time. Travailler à plusieurs peut s'avérer efficace pour s’entraider, s’échanger nos doutes et se remotiver ensemble ! C’est également idéal pour faire des petits exos en groupe ; se poser des questions mutuellement, se faire des tests, se questionner sur les différentes notions etc… Quoi qu’il en soit, pour être suffisamment efficace, que ce soit seul ou à plusieurs, on se met dans une bulle de révision et on met de côté toutes les distractions type téléphone ou télévision ! 🎤 Témoignage  :  « Pour ma première tentative, j'ai fait le pari de tout miser sur l'IEJ. Je m'étais donné 6 mois pour préparer le CRFPA. Mais en réalité, j'ai perdu en motivation pendant l'été en voyant mes potes partir et moi rester dans mon studio. C'est pour cela que j'ai pris une prépa pour ma seconde tentative, qui a été payante  » nous explique Élodie, qui a décroché le CRFPA en 2021. Conseil 4. Faire un planning Faire un planning de révision s’avère indispensable si vous voulez rester organisé , et vu la densité du programme, il vaut mieux l’être ! Vous devez établir vos objectifs journaliers et les atteindre grâce à l’élaboration d’un planning. Si vous en êtes là aujourd’hui, à passer le concours national du CRFPA, c’est que vous avez su faire preuve d’un minimum d’organisation toutes ces années. Alors, hors de question de se laisser aller maintenant ! L’organisation est LA clé pour des révisions efficaces et optimales . Entre votre vie personnelle, vos obligations professionnelles et les révisions, votre quotidien est bien rempli et il est trop facile de s’y perdre. C’est pourquoi vous devez prévoir chaque semaine, tout le long de la période de révision ; des plages horaires destinées à l’ apprentissage du cours et également aux entrainements . S’organiser pendant les révisions permet entre autres : D’éviter la procrastination : avoir des objectifs journaliers vous évitera de réviser au dernier moment ; La réduction du stress : travailler efficacement vous donnera confiance en vous le jour J ; L’identification des faiblesses : identifier les matières dans lesquels vous avez des lacunes, pour s’améliorer ; Une meilleure performance : une préparation efficace améliorera votre performance à l’examen Globalement, vous aurez des sessions de révisions efficaces, qui vous feront gagner du temps  ! Cela vous permettra en plus de ne pas perdre le fil et de voir de manière concrète vos avancées et ce qu’il vous reste à faire. Ne vous éparpillez pas entre les révisions des écrits et celles du grand Oral ! Il s’agit d’épreuves différentes, et vous aurez le temps de réviser pour chacune. En priorité, focus sur les écrits ! Ensuite, vous pourrez vous consacrer au grand Oral. D’ailleurs, 61,8 % des interrogés, durant notre enquête sur le CRFPA , conseillent de le réviser une fois admissible aux oraux. Conseil 5. Maîtriser le Code (civil, de procédure, etc. ) 📕 Pour réussir le CRFPA, prenez le temps d’apprivoiser et de maîtriser les Codes ; ils vous seront fort utiles pour la suite de votre aventure ! Le Code (civil, de procédure, etc.) doit vous accompagner sur votre apprentissage et sur vos entraînements. Ce fameux livre rouge est une mine d’or d’informations , et vous savez pourquoi ? Quasiment tout est dedans ! C’est bien simple, au-delà des textes de loi dont vous aurez besoin pour vos exercices, le Code contient les raisonnements juridiques de la cour de Cassation (aka la jurisprudence) et les différentes tables (aka les pages roses) dans lesquelles se trouvent généralement les plans du cours. Post-itez en utilisant un code couleurs (attention à ne pas trop en mettre), pensez à utiliser les trois tranches du Code : cela doit devenir votre nouveau skill. Il faut donc apprendre à le manier et à vous servir des différentes tables qui s’y trouvent  ; cela vous permettra d’être rapide et efficace lors de l’examen. Petit tips : lors de vos entraînements, vous pouvez chronométrer votre recherche d’article ! Cela vous permettra de savoir si vous connaissez bien le Code ou non ; si vous retrouvez facilement l’article dont vous avez besoin, champagne ! Toutefois, si vous ne le trouvez pas du tout, ou que votre recherche s’éternise, ce n’est pas bon signe. Cela veut dire que vous n’utilisez pas efficacement votre Code et cela peut vous porter préjudice à l’examen. N’hésitez pas à réitérer cette expérience autant de fois que possible, jusqu’à arriver à trouver les articles rapidement. Être parfaitement à l’aise avec le Code vous sera fortement utile le jour J. C’est primordial. Conseil 6. S'entraîner en multipliant les exercices 🏋️‍♀️ Le seul secret pour réussir le CRFPA, c’est l’ entraînement en conditions d’examen. Faites-en le plus possible. Cela vous permet d’intégrer la méthodologie , la gestion du temps et l’utilisation systématique des codes . D’ailleurs, suite à notre enquête sur le CRFP A , parmi les étudiants ayant réussi l’examen, la grande majorité conseille de multiplier les entraînements et de bien s’organiser ! En effet, 52,5 % des étudiants conseillent de se concentrer sur les entraînements. La régularité des entraînements est LA clé qui vous permettra de maîtriser parfaitement le « MSC ». Si vous ne connaissez pas cet acronyme, prenez des notes : Méthodologie ; Stress ; Codes. Vous avez déjà vu un coureur professionnel arriver en compétition sans s’être entraîné des dizaines de fois, sans avoir appris à maîtriser sa respiration et à gérer son temps et ses efforts ? Non, alors ne faites pas la même erreur : le CRFPA n’est pas un sprint, mais un (long) marathon. Et il vous faudra une bonne gestion de plusieurs paramètres pour arriver prêt le jour des épreuves (à commencer par la note de synthèse). Que ce soit simplement pour vous familiariser avec les exercices de l'examen du CRFPA ou comprendre davantage ce qui est attendu de vous, les annales du CRFPA représentent une mine d’or en termes de ressources. Vous devez impérativement les utiliser et vous entraîner dans les conditions réelles d’examen. En vous entraînant constamment, vous allez intégrer progressivement la méthodologie de chaque exercice (note de synthèse en premier lieu, qui est un nouvel exercice pour vous, mais aussi pour les épreuves de procédure, et de droit des obligations !). Cela signifie que vous allez développer des automatismes , reconnaître vos erreurs et ne plus les reproduire, renforcer vos connaissances , etc. Aussi, grâce à l’entraînement régulier, vous aurez les bons réflexes le jour J ; épreuve de droit des obligations, épreuve de procédure ou encore note de synthèse n’auront plus aucun secret pour vous ! Lorsqu’on a demandé aux anciens étudiants quels avaient été leurs supports de révisions, voici ce qu’ils nous ont répondu : Pour 17,9 % de l’échantillon, le duo fascicules + corrections de la prépa Pour 14,7 % des répondants, les fascicules de prépa + les Codes Vous l’aurez compris, tout support est bon à prendre pour réviser. Attention à bien rédiger à la main : le jour J, il n’y aura pas de correcteur automatique et une crampe à la main, ça fait mal ! Conseil 7. Se souvenir qu’on ne peut pas tout connaître ❤️ Le programme du CRFPA est très vaste et les attentes sont fortes, mais on n’attend pas de vous que vous connaissiez le programme par cœur. L’idée est de savoir appliquer les notions et la bonne méthodologie juridique , et de savoir utiliser les codes . Un bon avocat n’est pas celui qui connaît toutes les lois par cœur, mais celui qui sait comment les mettre en pratique  ! Et c’est ça que vous allez devoir démontrer lors de l’examen. Rappelez-vous que vous ne pourrez de toute façon pas connaître l’ensemble du programme du CRFPA par cœur. Fixez-vous des objectifs ambitieux, mais atteignables ! Conseil 8. Bien nourrir son cerveau pour rester productif 👩‍🍳 Pour être efficace lors de votre préparation à l’examen, il est important de bien nourrir son cerveau afin de rester productif. Recette Prépa Dalloz : une dose de glucides, lipides et protéines à chaque repas, saupoudrée d’oméga 3, de magnésium et de vitamines dans le but d'améliorer votre mémoire. Tous les micronutriments vous permettront également de garder un bon équilibre dans votre sphère relationnelle et émotionnelle. Pour ce faire, on fait du sport (on se défoule un max), on dort bien (aux oubliettes les nuits blanches ou les nuits de deux heures), on mange bien ; kebab autorisé, mais on privilégie quand même des repas sains et variés. N’oubliez pas de vous faire plaisir de temps en temps quand même, c’est bon pour le moral ! Conseil 9. Garder la tête froide 🤯 La préparation du CRFPA est stressante et les épreuves le sont tout autant, d’où l’importance de garder la tête froide. La semaine des épreuves, partez vite après l’examen , n’écoutez pas les commentaires des autres. Gardez la tête froide et focalisez-vous sur la suite (ce n’est pas le moment de se laisser démoraliser par des intox). 🎤 Témoignage  :  « J’ai tenté le concours une première fois il y a deux ans. En rentrant dans le vif des révisions, le stress a pris le dessus et, j’ai mal géré la situation. J'étais trop focalisée sur la peur de rater l’examen, notamment à cause des échos négatifs de mes copines. À tel point que la veille de ma première épreuve, je n’avais dormi que deux heures (grossière erreur évidemment). Résultat : j’ai raté l’examen. Alors, j'ai retenté l'expérience l'année dernière et cette fois-ci, ce fut la bonne ! Tout ça pour dire que le stress peut nous jouer de sacrés mauvais tours, même quand on s’y croit préparé. C'est pourquoi il faut vraiment relativiser et surtout prendre du temps pour soi. Pour ma part, je me suis octroyée des sorties et des vraies pauses lors de ma deuxième tentative, et c’est là que j’ai réussi. » explique Elisa, admise à la session 2021 du CRFPA. Aussi, on coupe les révisions avec une activité sympa, on fait de la musique, de la peinture ou de la danse, mais on fait quelque chose d’autre ! Ciné, petit drink (sans alcool), famille, sport, aérez-vous l’esprit, c’est un ordre. Notamment le dernier jour avant la semaine fatidique : on sait que ça n’est pas facile. Mais il faut se forcer, vraiment, sinon vous allez paniquer parce que vous aurez l’impression d’avoir tout oublié, ce qui ne sera évidemment pas le cas ! Conseil 10. Garder confiance en soi 💪 La confiance en soi n’est pas l’idée reçue selon laquelle nous sommes capables de réaliser l’impossible. Au contraire, il s’agit de reconnaître ses forces , mais aussi ses faiblesses . À l’approche d’un examen national tel que celui du CRFPA, il faut croire en ses capacités afin de mieux gérer ses émotions et atteindre au mieux ses objectifs. Et ce n'est pas nous qui l’inventons ! Pour les scientifiques du comportement, « la confiance en soi, c'est la conviction que l’on est capable de répondre avec succès aux exigences d’une tâche ». Et pour ce faire, il y a des phrases qui sont interdites ; ❌ « Je n’y arriverai pas » ; ❌ « C’est trop dur ! » ; ❌ « Je suis nul (le) » ; ❌ « C’est impossible »… On pourrait vous faire une liste aussi longue que vos cours, mais ce n’est pas le but et vous avez saisi l’idée ; on évite les négations rabaissantes et on reste positifs  ! Se fixer des objectifs atteignables , se rappeler nos succès et identifier nos points forts sont les premières clés de la confiance en soi. Prendre du recul Il faut également prendre du recul ; c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais c’est tout de même important et on vous dit pourquoi ! D’après plusieurs psychologues, prendre du recul à un réel effet et c’est même nécessaire. En fait, il est dit que le recul consiste à « s ’écarter d’une situation afin, paradoxalement, de mieux la voir ». Autrement dit, il faut reculer pour mieux avancer ! C’est un peu comme lorsqu’on prend de l’élan avant un saut, finalement, on recule pour mieux sauter ! Prendre du recul reste un exercice majoritairement mental, il faut se parler à soi-même et arriver à mettre de l’eau dans son vin (jus* pour bien préparer le concours 🧃). Mais concrètement, cela passe par plusieurs actions  ; apprendre à gérer sa respiration, se poser dans une pièce calme loin de qui vous stresse, se déconnecter des réseaux ou encore sortir prendre l’air lorsque les révisions deviennent trop intenses. Vous avez compris ? Hors de question d’être défaitiste ! Ayez confiance en vous et augmentez vos chances de succès au CRFPA. ⚠️ Faire des pauses durant ses révisions est vivement conseillé, c'est pour cela que tu trouveras ci-dessous une vidéo de notre émission Law'ctogone sur le CRFPA où s'affrontent des élèves avocats, cette vidéo te permettra de te détendre, de rigoler et de passer un bon moment ! 😁 CRFPA 2025 : Qui est le meilleur élève-avocat ? 🥊 (Law'ctogone - Pamplemousse vs Prépa Dalloz)   Merci à la prépa Dalloz pour ces conseils. La Prépa Dalloz est la seule préparation à allier les ressources du 1er éditeur juridique universitaire français, une équipe d’enseignants experts et des méthodes pédagogiques fondées sur l’entraînement. Vous ferez la différence le jour des épreuves, à travers une maîtrise solide des connaissances dans chaque matière et grâce à une capacité à raisonner et à tirer parti de l’actualité. (Article sponsorisé)

  • [COMMENTAIRE D'ARRÊT] CAA Marseille, 19 janvier 2021

    Cours de droit > Cours droit administratif Voici un exemple de commentaire d'arrêt corrigé en droit administratif sur le recours pour excès de pouvoir (CAA Marseille, 19 janvier 2021, M. B. F., n°19MA00735). Cette copie en droit administratif a obtenu la note de 08/20. Sommaire : I/ Le souhaitable déclin du recours pour excès de pouvoir A) Une procédure contraignante pour l’administration du recours pour excès de pouvoir B) Une regrettable sanction annulée pour l’agent public fautif de propos outrageants et de violence envers ses collègues II/ Les limites nécessaires de l’administration quant aux sanctions envers un agent public A) L’encadrement par la Convention européenne des droits de l’homme favorable aux justiciables concernant les sanctions administratives B) L’habilité du juge administratif par ses formulations approximatives N.B. : cette copie est le fruit de la réflexion d’un étudiant en droit. La découvrir vous permettra de comprendre le raisonnement de ce dernier, qui lui a valu la note indiquée. Elle vous aidera à ce que vous ayez les outils pour formuler votre propre réflexion autour du sujet donné. Pour rappel, le plagiat est formellement interdit et n’est évidemment pas recommandé si vous voulez vous former au droit. En d’autres termes, réfléchissez vous-même ! Enfin, cette copie n’a pas eu 20/20, gardez un œil critique sur ce travail qui n’est donc pas parfait. Disclaimer  : attention ! N’oubliez pas que selon les facultés et les enseignants, l’approche méthodologique peut varier. La méthodologie utilisée dans cette copie n'est donc pas universelle. Respectez la méthodologie enseignée par vos chargés de travaux dirigés et par vos enseignants  😊 Nous avons laissé en orange les commentaires du correcteur. Commentaire général de l'enseignant : « L’introduction est correcte et claire, mais il manque une problématique et l’annonce de plan n’est pas claire. Les titres ne traduisent pas des idées tirées de l’arrêt pour le commenter. Sur le fond, en revanche il y a de nombreux points positifs : vous avez des idées (mais attention à trop de subjectivité qui n’est pas juridique), vous avez des connaissances (très bien de mettre des fondements juridiques), MAIS : - Vous ne commentez pas suffisamment la décision ; - La construction devrait être revue. Avec quelques correctifs selon les indications méthodologiques, vous pouvez avoir une TRÈS BONNE note, car vous avez des idées intéressantes. Selon mon barème (intro/4, plan/4, problématique/2, développements du 10) vous êtes entre 7 et 8/20. - Introduction 3/4 - Plan (structure, articulation, clarté des titres) 1,5/4 - Problématique 0/2 - Développements o I.A. 0,5/2,5 o I.B 0,75/2,5 o II. A 1,25/2,5 o II. B. 1/2, 5 » Commentaire d’arrêt : CAA Marseille, 19 janvier 2021, M. B. F., n°19MA00735 [Accroche] Selon le juriste allemand Fleiner, « la police ne doit pas tirer sur les moineaux à coups de canon ». Cette expression illustre le principe de proportionnalité. Ainsi, il est associé à ce principe, une certaine mesure et harmonie. Cette proportionnalité est l’enjeu de l’arrêt rendu le 19 janvier 2021, par la cour d’appel administrative de Marseille. L’arrêt est relatif à la question de la proportionnalité d’une sanction envers un agent public. « Accroche : certes, il est question de proportionnalité dans l’arrêt à commenter, mais l’accroche utilisée fait référence à des mesures de police administrative. Elle pourrait ne pas être admise par l’enseignant. Ce qui vous sauve est que vous établissez bien le lien entre l’arrêt et l’accroche citée. Mais je maintiens, on l’emploie classiquement lorsqu’il s’agit de l’adoption et du contrôle de mesures de police administrative. » [Qualification juridique des faits] En l’espèce, un arrêté est rendu le 3 février 2017 par le président de la région Occitanie. L’arrêté a été pris dans l’objectif de révoquer un agent public. Or, ce dernier souffre d’un trouble mental. Ainsi, il forme un recours pour excès de pouvoir à l’encontre du dudit arrêté. « Très bien pour la qualification juridique des faits qui sont correctement synthétisés. C’est clair et complet. » [Procédure] C’est le tribunal administratif de Montpellier qui reçoit sa demande. Cependant l’agent public est débouté. Ceci puisque «  les moyens soulevés par M.F [l’agent public] … ne sont pas fondés  ». Ainsi, il renvoie sa demande auprès de la cour d’appel de Marseille. Ce dernier demande d’annuler le jugement du tribunal administratif de Montpellier du 7 décembre 2018, d’annuler l’arrêté du 3 février 2017 du président de la région Occitanie, mais également d’ordonner une expertise de son état de santé mentale. [Moyens] En effet, l’agent public motive sa requête au motif (« Il motive sa requête AU MOYEN et non "au motif" ») que «  les dispositions de l’article R. 711-3 du Code de justice administratives ont été méconnues  », que «  le jugement est irrégulier  » étant entaché de «  dénaturation  ». Il considère que le principe des droits de la défense n’a pas été respecté devant le conseil de discipline, que le principe d’impartialité a été méconnu dans la procédure disciplinaire. Enfin, il soutient un vice de procédure ainsi qu’une sanction «  prononcée disproportionnée  ». « Où avez-vous trouvé ces arguments, je ne les vois pas dans la décision Légifrance. ? » Les juges de la cour administrative d’appel de Marseille annulent le dudit arrêté. Ils considèrent que l’agent public étant atteint de trouble mental, la sanction prononcée à son égard est « une sanction hors de proportion avec les fautes commises ». Par conséquent, la requête du requérant est fondée. « Il faudrait poser le problème de droit (qu’est-ce qui a été demandé au juge) avant de poser la solution. Vous l’avez mis après. À cet endroit, c’est la problématique qu’il faut poser, c’est une question un peu plus large qui vous permet d’inscrire la solution de la CAA dans un courant juridique afin de la commenter. C’est ce à quoi doit répondre votre plan. Intéressez-vous à la question des pouvois du juge dans le cadre du contrôle d’une sanction disciplinaire ou quelque dans cette idée pour formuler une problématique à partir de vos connaissances, mais en lien ÉTROIT avec la solution rendue, car c’est ELLE seule que vous commentez. » [Problème de droit] La cour administrative d’appel doit se demander si l’arrêté du 3 février 2017, prononcé par le président de la région Occitanie est illégal ? [Annonce de plan] Il s’agit d’observer une double limitation des juges administratifs dans l’arrêt du 19 janvier 2021. La première étant la barrière des compétences du juge administratif dans le cas du recours pour excès de pouvoir (I). La seconde étant l’encadrement des sanctions administratives par la Convention européenne des droits de l’homme, mais n’empêchant pas l’administration à recourir à des formules vagues pour lui permettre une marge de liberté (II). « L’annonce du plan manque de limpidité, j’ai du mal à voir où vous souhaitez aller et les titres n’aident pas. » I/ Le souhaitable déclin du recours pour excès de pouvoir [Chapô]  Le recours pour excès de pouvoir est contraignant pour l’administration (A) et empêche le juge administratif de réformer l’acte attaqué lors de cette procédure (B). « Est-ce l’arrêt de la CAA qui pose un "souhaitable déclin du REP" ? Je ne suis pas convaincue et vous devez commenter la solution du juge. Le titre du I.A. n’est pas clair du tout, je ne comprends pas l’idée. Simplifiez les intitulés afin que l’on comprenne immédiatement ce que vous voulez dire. » A) Une procédure contraignante pour l’administration du recours pour excès de pouvoir Lors de cet arrêt du 19 janvier 2021, c’est un recours pour excès de pouvoir qui a été formulé. Le recours est contraignant, dans la mesure où le juge administratif contrôle la légalité de l’acte attaqué et ne peut que rejeter ou accepter tout en bloc la demande du requérant. En l’espèce, annulé ou non , la sanction associée à l’arrêté du 17 février 2019 (« Il y a des phrases à revoir, car elles n’ont pas de sens "en l’espèce annulée ou non la sanction...". Or, ce manque de clarté vous fait perdre en intelligibilité. Il est difficile de suivre votre raisonnement. ») . A contrario, le recours de plein contentieux permet au juge administratif de réformer l’acte. Ceci permet notamment d’assouplir une sanction disciplinaire et d’octroyer des dommages et intérêts. Dans le recours pour excès de pouvoir, c’est «  le procès fait à un acte  » selon Edouard Laferrière. Or, dans le recours de plein contentieux ce sont les droits de la personne qui sont protégés. Ipso facto , si le recours de plein contentieux serait probablement plus opportun dans le cas d’espèce, ceci n’est pas possible. Effectivement, seuls les administrés peuvent recourir à un recours de plein contentieux pour réformer une sanction infligée (CE, 2009, ATOM). Toutefois, si cette position semble in fine profitable à l’agent public dans le cas de l’espèce, elle reste néanmoins « risquée » dans le cas où la solution du juge administratif aurait été de débouter le requérant. Puisqu’à nouveau, le juge ne peut qu’accepter ou tout refuser « en bloc ». Lors de l’arrêt du 19 janvier, ceci est défavorable à l’administration puisque malgré les fautes de l’agent public, celui-ci n’est pas sanctionné. En ce sens, le requérant ne conteste pas «  la matérialité de [s]es faits qui sont fautifs  ». Ceci souligne que les faits reprochés sont avérés à l’encontre de l’administration et ses fonctionnaires. Quand bien même le juge peut s’intéresser à l’exactitude des faits (CE, 1916, Camino), son contrôle consiste à s’intéresser davantage à la proportionnalité de la sanction infligée à l’agent public. « L’idée du I. A. me semblait être de la récitation de cours, mais à la fin, elle devient vraiment intéressante. Cela dit, en entrée de raisonnement, ce n’est pas approprié. Vous auriez plutôt dû en faire un II. B. Dans le I. A. répondez plutôt à la question de savoir qu’est-ce qu’a dit le juge ? Vous expliquez le sens de la décision en faisant un lien avec vos connaissances. » B) Une regrettable sanction annulée pour l’agent public fautif de propos outrageants et de violence envers ses collègues « Titre du I. B. trop long également, et qu’est-ce qu’une "regrettable sanction" en droit ? Il faut commenter juridiquement. » Tout d’abord, la sanction vise à réprimer un comportement fautif qui est défini soit par la loi soit par le règlement. C’est le principe de légalité. La répression administrative désigne alors les cas où la loi donne à l’administration un pouvoir de sanction. Ce pouvoir est exercé par le Président de la région Occitanie qui rend l’arrêté du 3 février 2017 pour révoquer l’agent public. C’est au juge du recours pour excès de pouvoir de rechercher si «  les faits reprochés à un agent public ayant fait l’objet d’une sanction disciplinaire constituent des fautes de natures à justifier une sanction » (CE, 2023, Région Occitanie c. M. B.D.). En l’espèce, les juges administratifs considèrent que les fautes du requérant ne justifient pas la révocation, dans la mesure où l’intéressé est atteint d’un trouble mental. Ceci permettant d’affirmer pour la cour d’appel de Marseille, la disproportion entre les fautes commises et la sanction. Or, cette décision est critiquable : l’agent public entrave le bon fonctionnement du service public. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il cause des «  faits similaires à ceux reprochés en l’espèce ayant donné lieu, en 2008, à une procédure pénale classée sans suite  ». Par conséquent ceci souligne l’inconvénient du recours pour excès de pouvoir, empêchant de modifier l’acte, afin d’atténuer la sanction. Ceci de manière prendre en compte le handicap de l’agent public, mais de le sanctionner pour les torts causés aux collègues ainsi qu’au « bon fonctionnement du service ». Si pour Montesquieu, le degré de civilisation se mesure à la douceur de ses peines, comme le rappelle Cesare Beccaria dans Des délits et des peines , il s’agit de constater que le but d’une sanction infligée par l’administration est d’assurer le bon fonctionnement du service public, ayant un objectif d’intérêt général. L’administration assure alors l’efficacité de la répression en infligeant une sanction disciplinaire dans le cas de ses pouvoirs exorbitants du droit commun. Par ailleurs, le 17 février 2023, le Conseil d’État va revenir sur la décision du 21 janvier 2021 de la cour d’appel de Marseille en considérant que les faits de l’agent public sont constitutifs «  de fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire  ». C’est pourquoi, dans cet arrêt du 17 février 2023, le Conseil d’État annule la décision de la cour administrative d’appel de Marseille. Ainsi, le recours pour excès de pouvoir peut être inconvénient par son impossibilité de réformer un acte : in fine l’annulation automatique d’une sanction suite à l’annulation d’un acte attaqué. Cet inconvénient est accompagné d’une seconde limitation. Il s’agit de la Convention européenne des droits de l’homme garantissant les droits et libertés fondamentales des citoyens européens. « Le début fait office de I. A. La deuxième partie est intéressante, mais les références à Beccaria pourraient vous être reprochées (ou pas, mais on ne sait jamais selon les enseignants), car vous faites référence à du contentieux purement répressif. Aussi la décision du CE que vous évoquez indique qu’une sanction aurait pu être prononcée si j’en suis vos propos. La CAA ne dit pas l’inverse ici. Elle dit simplement que celle choisie était disproportionnée. L’orientation que vous adoptez laisse entendre l’inverse et donc, une mauvaise compréhension de la décision que vous ne commentez pas. Vous la reliez à d’autres éléments (ce qui est TB), mais ne parlez pas du raisonnement du juge ou de ce qu’il apporte ce qui est dommage. » II/ Les limites nécessaires de l’administration quant aux sanctions envers un agent public [Chapô]  Si les sanctions infligées par l’administration sont limitées par la Convention européenne des droits de l’homme (A), le juge administratif se laisse toutefois une marge de liberté par l’emploi de formulation « vague » (B). « II.A. sanction administrative a contrario de la sanction pénale ? Je ne comprends ni l’idée ni le sens. La sanction administrative n’a jamais été le contraire d’une sanction pénale, ce sont deux choses complètement différentes. Et non, il existe aussi les sanctions civiles ! Attention vous allez un peu vite et ne commentez toujours pas la décision, c’est dommage. Vous ne faites que refaire la fiche d’arrêt dans le contenu alors que vous avez des idées, mais appuyez-les sur la décision pour montrer que vous commentez la décision. » A) L’encadrement par la Convention européenne des droits de l’homme favorable aux justiciables concernant les sanctions administratives Tout d’abord, il s’agit de constater la complexité des juridictions à définir la sanction. Notamment, afin de pouvoir attribuer des conséquences juridiques à certaines d’entre elles, entrant dans le champ des sanctions concernées. Plus précisément, il y a une multitude de définitions de sanction et différentes catégories de sanctions. Dans le cas de l’arrêt du 19 janvier 2021, il s’agit donc d’une sanction administrative, a contrario de la sanction pénale. Ce sont les deux sanctions possibles en France. Ainsi, en matière de sanction administrative, des définitions sont accordées par le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel et même par la doctrine. Par exemple, Jean Moreau définit la sanction administrative dans son ouvrage de 1989, Droit administratif , comme étant : «  un acte administratif unilatéral a un contenu punitif ». Ainsi est une sanction administrative une «  punition de cellule  » pouvant faire grief. Cet acte unilatéral en raison de la nature et de la gravité de la mesure a un contenu punitif (CE, 1995, Marie). Quant à la Cour européenne des droits de l’homme, elle pose une définition finaliste dans l’arrêt du 21 février 1984, Oztürck c/ Allemagne : «  le législateur qui soustrait certains comportements à la catégorie des infractions pénales du droit interne peut servir à la fois l’intérêt de l’individu et les impératifs d’une bonne administration de la justice  ». Cette définition inclut l’application des droits et libertés fondamentales. Les principes fondamentaux importants relevés dans l’arrêt du 19 janvier 2021 étant : le principe de proportionnalité, le principe des droits de la défense (CE, 1944, Dame Veuve Trompier-Gravier) protégé par l’article 6§1 de la Convention européenne des droits de l’homme. Toutefois, dans l’arrêt précité de 2021, seul le principe de proportionnalité a été méconnu selon les juges administratifs, en raison de la disproportion entre la sanction, les faits et la prise en compte de la maladie mental de l’agent public. Par conséquent, ils prononcent l’illégalité de l’arrêté du 3 février 2017. Il s’agit de supposer que la cour d’appel de Marseille a été dans la continuité du raisonnement du juge pénal. Ce dernier ayant classé sans suite des plaintes «  déposées pour [l]es mêmes faits [de l’agent public]  » que lors de l’arrêt du 19 janvier 2021. Les juges administratifs considérant alors la sanction «  disproportionnée  », eu égard la maladie mental de l’agent public. « Je ne suis pas convaincue. Je suis dubitative. Qu’apporte cette mention ? Tirez-en quelque chose par rapport au raisonnement du juge dans ce cas. Les simples spéculations pourraient vous être reprochées. La fin "formule vague" etc., est intéressante, à reformuler pour être moins dans l’attaque et surtout à corroborer avec des éléments de la décision qui l’appuient. Ici, vous commentez :). Formulations approximatives à modifier, vous ne pouvez pas ainsi qualifier le raisonnement d’un juge tout de même. Prenons des pincettes, on ne sait jamais comment l’enseignant peut le prendre :). » Dès lors, le juge administratif se laisse une marge d’appréciation discrétionnaire en employant des formules vagues pour justifier sa décision. B) L’habilité du juge administratif par ses formulations approximatives Le juge administratif emploie l’expression «  une sanction hors de proportion  », sans expliquer comment caractériser la proportion attendue. Effectivement, cette proportion peut correspondre à une « échelle », dont il s’agit de relever qu’elle arbore une part de subjectivité. Ainsi, ce qui est proportionnel pour le président de la région Occitanie et le tribunal administratif de Montpellier, devient disproportionné pour la cour administrative d’appel de Marseille. Ces formulations imprécises se retrouvent dans divers arrêts. Par exemple, dans l’arrêt de 2022, Agence française de lutte contre le dopage, le Conseil d’État évoque des «  explications crédibles  ». Ceci laissant à nouveau une marge d’appréciation subjective au juge administratif. S’obligeant à se demander comment discerner des explications crédibles de ceux qui ne le sont pas (« cette phrase n’est pas claire. »). Dès lors, ceci peut créer une incertitude juridique, laissant le justiciable obtenir selon l’humeur (« à supprimer, on fait du droit, le commentaire doit rester juridique. ») ou la sévérité du juge administratif une décision qui sera ou non en sa faveur. « Ici, intéressant, développez cette idée de sévérité. » Toutefois, il s’agit de nuancer ce propos puisque lors de l’arrêt du 19 janvier 2021, la disproportion de la sanction prononcée par le président de la région Occitanie est compréhensible. Si la décision de la cour d’appel de Marseille déboutait le requérant, alors les agents publics atteints d’un trouble mental pourraient avoir une angoisse constante de perdre leur emploi dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Néanmoins, le Conseil d’Etat va finalement obtenir le dernier mot et considérer le 17 février 2023 dans l’arrêt Région Occitanie c. M. B.D, que la sanction disciplinaire prononçant la révocation de l’intéressé n’est pas disproportionnée. « Ce qui peut vous permettre de conclure que l’arrêt de la CAA est un arrêt d’espèce, d’autant plus qu’il n’a pas été publié :) » « Très bien sur le début du II. B. vous apportez ce que j’évoquais précédemment. Néanmoins, cette partie serait mieux allée en II. A. car le II. B. Doit vous permettre de répondre à la question de savoir ce qu’a apporté (ou pas) le juge par cette décision. »

  • Mon expérience dans un grand cabinet d’avocats : ce que j’ai appris

    Orientation  > Métiers juridiques Choisir son stage en droit, ce n’est jamais anodin. Entre le prestige des grands cabinets, les fantasmes sur le quotidien et la peur de ne pas être à la hauteur, on avance souvent avec beaucoup d’idées reçues… et peu de repères concrets. Oumaima a effectué son stage final au sein du cabinet Gide Loyrette Nouel. Voici ce qu'elle retient, sans généraliser, sans enjoliver, et surtout sans prétendre parler au nom de tous. SOMMAIRE : I. Pourquoi j'ai choisi ce stage II. L’arrivée en cabinet : premiers repères III. Ce que j’ai réellement appris pendant ce stage IV. Ce que ce stage m’a apporté V. Le conseil que je donnerais à un futur stagiaire Pourquoi j’ai choisi ce stage Comme beaucoup d’étudiants, je cherchais : un stage formateur, dans un environnement exigeant, avec de vrais dossiers, pas de la figuration. Le choix d’un grand cabinet, Gide en l'occurrence, s’est imposé naturellement, à la fois pour la qualité technique attendue et pour ce que cela représente sur un CV en début de carrière. L’arrivée en cabinet : premiers repères Dès les premiers jours, j’ai compris une chose : le niveau d’attente est élevé, mais il n’est pas flou. Les missions confiées demandent : de la rigueur, de l’autonomie, une vraie capacité à s’organiser. On apprend vite à : structurer sa réflexion, aller droit au but, produire un travail exploitable, pas scolaire. Ce que j’ai réellement appris pendant ce stage Au-delà des connaissances juridiques, ce stage dans ce grand cabinet français m’a appris : à travailler sous contrainte de temps, à accepter la critique comme un outil de progression, à comprendre ce qu’est un standard professionnel élevé. J’ai aussi compris que : la qualité d’un stage dépend énormément de l’équipe, du rythme, et du type de dossiers. Deux stagiaires dans le même cabinet peuvent vivre des expériences très différentes. Ce que ce stage m’a apporté (et ce qu’il m’a fait questionner) Points positifs exposition à des dossiers concrets, montée en compétence rapide, vision claire des exigences du métier. Points plus exigeants rythme soutenu, besoin d’être rapidement opérationnel, peu de place pour l’approximation. Ce n’est ni bien ni mal : c’est une question de profil, de moment dans son parcours, et d’attentes personnelles. Le conseil que je donnerais à un futur stagiaire Ne choisis pas un stage uniquement pour le nom du cabinet. Pose-toi plutôt ces questions : Ai-je besoin d’un cadre très structuré ou d’autonomie ? Suis-je à l’aise avec un haut niveau d’exigence ? Qu’est-ce que j’attends vraiment de ce stage, maintenant ? Un stage réussi, ce n’est pas celui qui impressionne les autres. C’est celui qui te fait progresser sans te perdre. Pour aller plus loin : comparer avant de décider Ce témoignage reflète une expérience personnelle, à un instant donné, dans une équipe donnée.  Il  ne constitue ni une vérité générale, ni un avis global sur un cabinet. Si vous cherchez une analyse structurée, comparative et factuelle des stages en cabinet d’avocats (critères d’encadrement, exigence, apprentissages, signaux faibles à repérer), consultez notre dossier dédié sur le BarreauMètre  :   Lire l’analyse complète : avis sur un stage chez Gide

  • IA juridiques 2026 : comparatif complet des meilleures solutions pour avocats (et autres)

    L’intelligence artificielle est au cœur des métiers du droit. On a passé en revue les principales IA juridiques françaises et internationales pour vous aider à comparer et faire votre choix. 👉 Car pour un jeune avocat ou un juriste en début de carrière, savoir utiliser ces outils n’est plus une option. C’est un levier pour : gagner du temps  sur les tâches chronophages (recherche jurisprudentielle, synthèse, rédaction de brouillons), sécuriser ses analyses  avec des bases fiables, et surtout, se démarquer  dans un marché hyper concurrentiel. Mais attention : toutes les IA ne se valent pas. Voici un comparatif clair et pratique des solutions à connaître (indications non sponsorisées). Vous êtes une entreprise IA et vous voulez apparaître ou modifier les informations sur votre IA, écrivez-nous à contact@pamplemousse-magazine.co Quelques IA juridiques 1. Les IA juridiques : le comparatif Tableau comparatif des intelligences artificielles pour votre cabinet d'avocats, étude de notaire, office ou direction juridique. Outil / Éditeur Cas d’usage principal Sécurité & Souveraineté* Prix indicatif** Pour qui ? Doctrine Recherche jurisprudentielle, analyse docs, tableaux 🟠 (hébergement AWS 🇩🇪, RGPD validé CNIL) 1 392–2 094 €/an Cabinets moyens, contentieux GenIA-L (Dalloz) Synthèse fonds Dalloz, explications claires 🟠 (Azure 🇫🇷, pas de réutilisation) 250 €/mois Barreau de Paris (offert 1 an), juristes d’entreprise Jimini (Odysai) Copilote rédactionnel, intégration Word 🟢 (Scaleway 🇫🇷 + Azure 🇪🇺) 150–200 €/mois Cabinets innovants, équipes en rédaction Juri’Predis Moteur jurisprudentiel, veilles, formalités 🟠 (hébergement DigitalOcean 🇳🇱/🇩🇪) 45–100 €/mois Jeunes avocats solo, petits cabinets Jus Mundi – Jus AI Recherche & arbitrage international, traductions 🟢 (OVH 🇫🇷, zero retention) 1 500–3 000 €/an Avocats en arbitrage / international Lamyline (Lamy) Recherche, mémos, interaction docs 🟢 (Azure 🇫🇷, prompts cloisonnés) 1 700 €/an Cabinets généralistes Legora Analyse de masse, multilingue, rédaction conclusions 🟢 (Azure/AWS 🇪🇺, chiffrement fort, zero trust) dès 3 000 €/an Grands cabinets, multilingues Lexbase IA Chatbot Q/R, résumé décisions, recherches précises 🟢 (serveurs Lexbase 🇫🇷) 1 395 €/an (individuel) Avocats en conseil & contentieux Lexis+AI Recherche conversationnelle, résumé docs 🟠 (Azure + AWS 🇪🇺, chiffrement AES-256) 5 000–6 000 €/an Grands cabinets, bases Lexis Notae AI Retranscriptions audio, pré-rédaction actes 🟢 (OVH 🇫🇷, Gladia speech-to-text) 99 €/mois Notaires, avocats généralistes Ordalie Recherche, workflows (dossier, audience, contrats) 🟢 (Scaleway 🇫🇷, modèles droit FR) 57–89 €/mois Jeunes avocats, cabinets innovants Septeo Brain Extraction, océrisation, analyse jurisprudentielle 🟢 (hébergeur 🇫🇷, ISO 27001) 60 €/mois + 500 € install Cabinets équipés Septeo Oro / Tomorro IA contractuelle (rédaction contrats) 🔴 (peu d’infos sécurité, early stage) NC Start-ups, juristes contrats Microsoft Copilot Productivité (Word, Excel, Outlook) 🟠 (serveurs US, Cloud Act) ~30 €/mois (suite M365) Tous juristes, usage transversal Google Gemini Rédaction, explication, multimodal (Docs, Sheets) 🔴 (Google Cloud US, dépendance extraterritoriale) gratuit/payant Juristes “Google Workspace” Fireflies.ai Transcriptions & notes de réunions 🔴 (cloud US, données sensibles à risque) 10–20 €/mois Suivi clients, cabinets orientés business dev AIkan – Juribot Chatbot juridique FR (questions, orientation) 🟠 (hébergement NC, base FR, usage pédagogique) Gratuit (après inscription) avocats solo curieux Le Conseil national des barreaux  a évalué 12 solutions juridiques (mars 2025) en tenant compte de la sécurité des données, de la souveraineté, de la fiabilité et des usages . 🔹 Doctrine Cas d’usage  : recherche jurisprudentielle, analyse de documents, génération de tableaux de jurisprudence. Atout  : conformité RGPD validée par la CNIL. Coût  : à partir de 1 392 € HT/an. 🔹 GenIA-L (Lefebvre Dalloz) Cas d’usage  : synthèse basée sur fonds Dalloz, explications claires, tableau de conclusions. Atout  : solution offerte pendant un an au Barreau de Paris. Coût  : 250 €/mois. 🔹 Jimini (Odysai) Cas d’usage  : copilote d’IA pour la rédaction (contrats, mémos), intégration avec Word. Atout  : partenariats cabinets (ex. Gide). Coût  : 150 à 200 €/mois. 🔹 Juri’Predis Cas d’usage  : moteur jurisprudentiel, veilles, formalités légales. Atout  : RAG sécurisée pour des résultats contextualisés. Coût  : dès 45 €/mois. 🔹 Jus AI Assistant (Jus Mundi) Cas d’usage  : recherche, rédaction d’arguments, traduction juridique. Atout  : expertise internationale (arbitrage, droit du sport, maritime). Coût  : 1 500 à 3 000 €/an. 🔹 Lamyline (Lamy Liaisons) Cas d’usage  : recherche documentaire, mémos juridiques, discussion avec documents. Atout  : IA intégrée nativement à la plateforme. Coût  : 1 700 €/an. 🔹 Legora Cas d’usage  : analyse de masse, traduction multilingue, chat avec sourcing. Atout  : approche « zero trust », chiffrement haut niveau. Coût  : à partir de 3 000 €/an. 🔹 Lexbase Intelligence Cas d’usage  : chatbot, recherche documentaire, résumé de décisions. Atout  : souveraineté des données (serveurs Lexbase). Coût  : 1 395 €/an (individuel). 🔹 Lexis+AI (LexisNexis) Cas d’usage  : recherche conversationnelle, résumé, comparatif de documents. Atout  : en test avec Mistral AI pour réduire les biais de common law. Coût  : 5 000 à 6 000 €/an. 🔹 Notae AI (notaires) Cas d’usage  : retranscriptions audio, aide à la rédaction de rapports et mises en demeure. Atout  : speech-to-text avec séparation des voix. Coût  : 99 €/mois. 🔹 AIkan – Juribot Cas d’usage  : chatbot de droit français (questions simples, orientation juridique, accessible 24/7). Atout  : gratuit à l’usage de base, approche pédagogique. Limite  : pas d’intégration workflow avancée comme Ordalie/Jimini, mais bon tremplin pour s’initier. Cible  : jeunes juristes, avocats solo qui veulent tester l’IA sans coût élevé. 🔹 Ordalie Cas d’usage  : recherche documentaire, workflows pour dossiers, audiences, contrats. Atout  : modèles entraînés exclusivement sur du droit français. Coût  : dès 57,50 €/mois. 🔹 Septeo Brain Cas d’usage  : extraction, océrisation, analyse jurisprudentielle, génération de clauses. Atout  : hébergement en France, certification ISO 27001. Coût  : 60 €/mois + frais d’installation. 3. Les IA « productivité » utiles au quotidien Outre les IA juridiques, on vous conseille d’utiliser des outils transverses pour booster votre quotidien : Microsoft Copilot / Copilot Pro  : intégré à Word, Excel, Outlook, ultra utile pour automatiser rapports et mails. Google Gemini  : puissant sur Google Workspace (Docs, Sheets, Slides) et multimodal. Fireflies.ai  : transcription et compte-rendu automatiques des réunions clients. 4. Les critères pour bien choisir ton IA juridique Avant de sauter sur un abonnement, posez-vous ces 5 questions : Quel besoin précis ?  (recherche jurisprudentielle, rédaction, traduction, workflow d’audience) Quel budget réaliste ?  (45 €/mois pour Juri’Predis vs 6 000 €/an pour Lexis+AI) Où sont stockées mes données ?  (France/UE de préférence, attention aux clouds américains → Cloud Act) Quelle fiabilité des réponses ?  (présence de sources, RAG sécurisée, droit continental vs common law) Quelle intégration à mes outils ?  (Word, Outlook, gestion documentaire interne). 5. Conseils pratiques pour jeunes avocats et juristes Testez avant d’adopter  : la plupart des IA proposent des essais gratuits ou des tarifs « barreaux ». Commencez petit  : par exemple, un Juri’Predis pour tes recherches + Copilot pour ton organisation. Restez critique  : vérifie toujours les références, aucune IA ne remplace ton raisonnement juridique. Formez-vous au prompt engineering  : savoir poser la bonne question fait la différence. Surveillez les évolutions  : le marché est en perpétuelle mutation, de nouveaux acteurs émergent chaque trimestre. Le saviez-vous ? Selon le CNB, près d’1 cabinet sur 2 a déjà testé une IA juridique en 2025 . Mais la plupart l’utilisent encore timidement, faute de formation et de budget. Ceux qui osent s’y investir prennent une longueur d’avance sur leurs concurrents. Conclusion Les IA juridiques ne sont plus un gadget : elles dessinent une nouvelle manière de pratiquer le droit. 👉 Si vous êtes avocat, notaire, CDJ ou juriste, votre défi est double : apprendre à dompter ces outils , et garder ta rigueur intellectuelle  pour ne pas devenir dépendant de la machine. Choisissez votre IA selon vos besoins réels, testez plusieurs solutions, et avancez pas à pas. Votre futur vous (et vos clients) vous remercieront. 📌 À retenir  : Les solutions françaises  (Ordalie, Jimini, Juri’Predis) montent en puissance. Les éditeurs historiques  (Lexis, Dalloz, Doctrine, Lexbase) intègrent désormais l’IA dans leurs fonds. Les IA transverses  (Copilot, Gemini) sont tes alliées pour gagner du temps hors droit pur. NB. Fonctionnement du comparateur d’IA juridiques Ce comparatif a été réalisé par Pamplemousse Magazine  afin d’aider les jeunes avocats et juristes à mieux comprendre l’offre actuelle d’IA juridiques en France.. Champ couvert Le comparatif présente 16 solutions d’IA juridiques  identifiées sur le marché français (sources : Conseil national des barreaux, Meta-Doctrinal, Ourama, sites éditeurs). La liste n’est pas exhaustive : d’autres outils existent, mais nous avons retenu ceux les plus utilisés, audités ou recommandés par des sources fiables. Critères de comparaison Les outils sont comparés selon plusieurs critères : Cas d’usage principal (recherche, rédaction, workflow, international, notariat, etc.) Sécurité & souveraineté des données (lieu d’hébergement, conformité RGPD, exposition ou non au Cloud Act) Prix indicatif (abonnement mensuel ou annuel, frais d’installation éventuels) Public cible (jeunes avocats solo, cabinets, juristes d’entreprise, notaires, etc.) 👉 Le classement affiché n’est pas sponsorisé. Il ne reflète pas un ordre de qualité mais une grille de lecture pratique. Transparence et indépendance Aucun éditeur n’a rémunéré Pamplemousse pour figurer ou être mieux positionné dans ce comparateur. Les informations sont issues de documents publics et officiels (grille CNB, fiches éditeurs, articles spécialisés). Si un jour un partenariat commercial devait exister, il serait clairement indiqué par la mention « Annonce » à côté du produit concerné. Actualisation des données Dernière mise à jour : septembre 2025 Fréquence : mise à jour prévue au moins une fois par semestre (ou plus tôt en cas de sortie d’un nouvel outil majeur). Avertissement Ce comparateur a une vocation informatif et pédagogique . Il ne remplace pas un audit juridique ou technique personnalisé. Les prix et fonctionnalités sont donnés à titre indicatif et peuvent évoluer.

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

avsi client amazon google1.jpg
avsi client amazon google2.jpg
avsi client amazon google3.jpg
    bottom of page