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  • 30 questions de culture générale : institutions juridiques (QCM corrigés)

    Cours > Culture juridique Alerte au quiz juridique sur les institutions juridiques ! Testez vos connaissances avec ce QCM corrigés et découvrez les institutions juridiques : du Palais de la Cité (Île de la Cité) à la Cour de cassation, du Palais-Royal (Conseil d’État, Conseil constitutionnel) au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg, avec un détour par Strasbourg (CEDH) et Luxembourg (CJUE). On vous a préparé un quiz de 30 QCM. Testez vos connaissances tout de suite en cliquant ci-dessous : 30 questions de culture générale : symboles juridiques & maximes (QCM corrigés) 1) Où siège la Cour de cassation ? Palais de Justice, Île de la Cité (Paris) Palais-Royal (Paris) Batignolles (Paris) Bonne réponse :  Palais de Justice, Île de la Cité (Paris). Pourquoi :  Siège historique de la Cour de cassation, quai de l’Horloge 2) Où siège le Conseil d’État ? Palais-Royal (Paris) Place Vendôme (Paris) Quai d’Orsay (Paris) Bonne réponse :  Palais-Royal (Paris). Pourquoi :  Le Conseil d’État est installé au Palais-Royal depuis le XIXᵉ siècle. 3) Où siège le Conseil constitutionnel ? Palais-Royal (Paris) Palais Bourbon (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) ` Bonne réponse :  Palais-Royal (Paris). Pourquoi :  L’institution est établie au Palais-Royal 4) Où est installé le ministère de la Justice (Chancellerie) ? Place Vendôme (Paris) Place Beauvau (Paris) Hôtel Matignon (Paris) Bonne réponse :  Place Vendôme (Paris). Pourquoi :  Le ministère est hébergé à l’Hôtel de Bourvallais, place Vendôme 5) Quel ensemble architectural parisien réunit Conciergerie, Sainte-Chapelle et Palais de Justice ? Le Palais de la Cité Le Palais-Bourbon Le Palais de l’Élysée Bonne réponse :  Le Palais de la Cité. Pourquoi :  Cœur du pouvoir capétien et haut lieu de justice. 6) Où a siégé le Tribunal révolutionnaire (1793-1794) ? À la Conciergerie (Palais de la Cité, Paris) À Versailles À Fontainebleau Bonne réponse :  À la Conciergerie. Pourquoi :  Juridiction emblématique de la Terreur, siégeant au Palais de la Cité. 7) Où se trouve la Cour européenne des droits de l’homme (organe du Conseil de l’Europe) ? Strasbourg Luxembourg La Haye Bonne réponse :  Strasbourg. Pourquoi :  La CEDH siège à Strasbourg, en France. 8) Où se tient le siège officiel du Parlement européen (sessions plénières ordinaires) ? Strasbourg Bruxelles Francfort Bonne réponse :  Strasbourg. Pourquoi :  Le siège est fixé à Strasbourg par les textes européens. 9) Où siège la Cour des comptes (France) ? Palais Cambon (Paris) Palais-Royal (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) Bonne réponse :  Palais Cambon (Paris). Pourquoi :  Institution supérieure de contrôle des finances publiques. 10) Où est située l’École nationale de la magistrature (ENM) ? Bordeaux Paris – Palais de Justice Dijon Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Siège et campus principal de formation des magistrats. 11) Où est située l’École nationale des greffes (ENG) ? Dijon Rennes Nancy Bonne réponse :  Dijon. Pourquoi :  École de formation des personnels des greffes. `12) Quel monument a longtemps conservé le Trésor des chartes (archives royales) ? La Sainte-Chapelle (Paris) La Sorbonne Le Panthéon Bonne réponse :  La Sainte-Chapelle. Pourquoi :  Les archives royales y furent conservées plusieurs siècles. 13) Dans quel musée parisien est exposée la stèle du Code d’Hammurabi (référence majeure de culture juridique) ? Le Louvre Le Musée d’Orsay Le Quai Branly Bonne réponse :  Le Louvre. Pourquoi :  La célèbre stèle est conservée au département des Antiquités orientales. 14) Quel palais abrite l’Assemblée nationale ? Palais Bourbon (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) Palais-Royal (Paris) Bonne réponse :  Palais Bourbon (Paris). Pourquoi :  Siège de la chambre basse du Parlement français. 15) Quel palais abrite le Sénat ? Palais du Luxembourg (Paris) Palais-Royal (Paris) Palais de l’Élysée (Paris) Bonne réponse :  Palais du Luxembourg (Paris). Pourquoi :  Siège de la chambre haute du Parlement français. 16) Comment nomme-t-on la grande galerie centrale de nombreux palais de justice ? Salle des pas perdus Salle du trône Salle des députés Bonne réponse :  Salle des pas perdus. Pourquoi :  Vaste espace d’attente et de circulation devant les salles d’audience. 17) Quelle institution parisienne conserve et expose l’histoire des avocats (collections, pièces d’archives) ? Le Musée du Barreau de Paris Le Musée de l’Armée Le Musée Rodin Bonne réponse :  Le Musée du Barreau de Paris. Pourquoi :  Musée dédié à l’histoire de la profession d’avocat. 18) Comment s’appelle le bâtiment de l’Ordre du barreau de Paris sur l’Île de la Cité (lieu d’événements & services) ? La Maison du Barreau La Maison des Notaires La Maison des Sciences Bonne réponse :  La Maison du Barreau. Pourquoi :  Lieu emblématique du barreau de Paris, sur l’Île de la Cité. 19) Quelle grande bibliothèque universitaire parisienne est spécialisée en droit et sciences économiques ? Bibliothèque Cujas Bibliothèque Sainte-Geneviève BnF – François-Mitterrand Bonne réponse :  Bibliothèque Cujas. Pourquoi :  Référence universitaire française en documentation juridique 20) Quel surnom porte le palais de justice historique de Lyon, en façade sur la Saône ? Le Palais des 24 colonnes Le Palais des 100 fenêtres Le Palais des 12 arches Bonne réponse :  Le Palais des 24 colonnes Pourquoi :  Surnom lié à son remarquable péristyle néo-classique. 21) Quel palais de justice contemporain français est célèbre pour ses grandes « coques »/cônes en bois ? Bordeaux Nice Amiens Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Œuvre emblématique de Rogers Stirk Harbour + Partners. 22) Dans quel quartier se situe le nouveau Tribunal judiciaire de Paris (TJP) conçu par Renzo Piano ? Batignolles La Défense Bercy Bonne réponse :  Batignolles. Pourquoi :  Tour judiciaire signée RPBW au nord-ouest de Paris. 23) Quel est le terme traditionnel synonyme du ministère de la Justice en France ? La Chancellerie La Surintendance La Légation Bonne réponse :  La Chancellerie. Pourquoi :  Héritage du Garde des Sceaux, dépositaire des sceaux de l’État. 24) Qui conserve traditionnellement le Grand Sceau de la République (utilisé pour sceller certains actes) ? Le Garde des Sceaux (ministère de la Justice) La Banque de France Le Conseil constitutionnel Bonne réponse :  Le Garde des Sceaux. Pourquoi :  Attribution historique de la Chancellerie ; réalisation par la Monnaie de Paris 25) Dans quelle ville se trouve le Palais du Parlement de Bretagne (ancien parlement d’Ancien Régime) ? Rennes Nantes Vannes Bonne réponse :  Rennes. Pourquoi :  Siège du parlement provincial, aujourd’hui cour d’appel. 26) Où siégeait le Parlement de Normandie sous l’Ancien Régime ? Rouen Caen Dieppe Bonne réponse :  Rouen. Pourquoi :  Parlement provincial établi à Rouen. 27) Où siégeait le Parlement de Provence ? Aix-en-Provence Marseille Arles Bonne réponse :  Aix-en-Provence. Pourquoi :  Parlement provincial créé au XVe siècle 28) Où siégeait le Parlement du Dauphiné ? Grenoble Valence Gap Bonne réponse :  Grenoble. Pourquoi :  Parlement installé place Saint-André (palais du Parlement du Dauphiné) 29) Où siégeait le Parlement de Guyenne (dit Parlement de Bordeaux) ? Bordeaux Bayonne Périgueux Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Parlement provincial couvrant la Guyenne. 30) Où siégeait le Parlement de Flandre après 1668 ? Douai Lille Arras Bonne réponse :  Douai. Pourquoi :  Parlement créé par Louis XIV pour les territoires rattachés

  • Écoles privées de droit en France : le Guide ultime

    Orientation Vous envisagez d’intégrer une école privée de droit mais vous vous posez plein de questions ? Coût, reconnaissance des diplômes, débouchés, admission, différences avec les facultés… Découvrez notre guide complet sur les écoles privées de droit en France. Comparatif des établissements, témoignages d’étudiants, avantages et inconvénients : tout ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix et réussir votre parcours juridique ! SOMMAIRE : Pourquoi s'intéresser aux écoles privées ? Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? La liste complète des écoles privées de droit Les avantages et inconvénients Combien coûte une école privée de droit ? Débouchés et reconnaissance des diplômes Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Comment bien choisir son école privée de droit ? Conclusion et conseils pour la rentrée 1. Pourquoi s’intéresser aux écoles privées de droit ? Lorsqu’il s’agit d’étudier le droit en France, la majorité des étudiants choisissent une université publique . "C'est la voie royale pour faire un métier du droit, sans se fermer des portes" nous confirme Camille, enseignante dans une faculté de droit parisienne. Pourtant, et vous avez dû le voir sur ce Comparateur des écoles de droit , ces dernières années ont vu arriver sur le marché de la formation diplômante des écoles offrant des formations plus professionnalisantes, avec des effectifs réduits et un meilleur accompagnement vers le monde du travail. NB : certains étudiants cherchant l'excellence choisissent de rejoindre une prépa D1 après le bac (voir toute la partie Orientation ici ). Mais alors, qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Comment se différencient-elles des universités publiques ? Quels sont leurs avantages, leurs limites et leurs débouchés  ? C'est à partir de notre expertise dans le monde du droit et après avoir parlé à des dizaines d'étudiants et d'enseignants et professionnels du secteur que nous avons pu développer ce guide le plus complet  sur les écoles privées de droit en France. Comparatif, coût, reconnaissance des diplômes, témoignages, débouchés : tout y est  pour vous aider à choisir la meilleure formation selon votre projet. 2. Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Une école privée de droit  est un établissement d’enseignement supérieur qui propose des formations juridiques hors université publique . Ces écoles peuvent être indépendantes  ou rattachées à une institution catholique ou commerciale. Elles offrent des formations diplômantes , généralement en Bac+3 (Bachelor) ou Bac+5 (Master, Mastère spécialisé) , et mettent l’accent sur l’accompagnement des étudiants, l’insertion professionnelle et l’innovation pédagogique . Contrairement aux universités publiques, ces écoles sont payantes , avec des frais de scolarité qui varient entre 5 000 € et 15 000 € par an  selon l’établissement et le diplôme. 🧐 Quels sont les différents types d’écoles privées de droit ? À côté de l'Université (publique), il existe donc trois grandes catégories d’écoles privées de droit en France : 1️⃣ Les instituts de droit catholiques   (ex : UCLy, UCO, ICP, ICR, ICES) Ces établissements sont rattachés à des universités avec lesquelles ils signent un contrat Malgré leur nom, ils restent ouverts à tous , sans obligation religieuse. Ce sont des établissements à but non lucratifs , contrôlés par l’État (l’État verse une subvention aux établissements supérieurs catholique, environ 6 % de leur budget ; le reste provenant d’un autofinancement + apports financiers que l’établissement s’engage à réinvestir dans son modèle éducatif). Ils proposent un enseignement juridique proche de celui des universités publiques , avec des effectifs plus réduits et un suivi personnalisé . Les diplômes délivrés sont souvent reconnus par l’État (Grade de Licence, Master, Doctorat) Ils bénéficient du label Établissement d'Enseignement Supérieur Privé d'Intérêt Général (EESPIG). 2️⃣ Les écoles spécialisées en droit  (ex : ISD, HEAD, ESMD, ELIJE) Leur arrivée dans le paysage est plus récent, la dernière datant de 2022. Ce sont des écoles entièrement dédiées au droit , qui proposent des formations juridiques professionnalisantes et plus pratiques Elles offrent des programmes variés : droit des affaires, droit du numérique, droit international , etc. sous le format du bachelor, du mastère. Elles ont un but lucratif et peuvent être soutenus par des fonds d'investissement ou faire partie de groupes d'écoles (ELIJE fait partie du groupe Galileo) L’accent est mis sur les stages, l’alternance et les partenariats avec des entreprises . Le côté international peut être mis en avant Certaines proposent des diplômes certifiés RNCP , mais ne délivrent pas toujours le Grade de Licence ou de Master reconnu par l’État . Attention donc si vous voulez faire certains concours juridiques ou professions réglementées. Nous avons regroupé dans ce tableau les écoles privées de droit et les instituts catholiques : 3️⃣ Les écoles de commerce proposant des formations en droit Ces écoles ne sont pas exclusivement juridiques , mais proposent des doubles diplômes ou des spécialisations en droit des affaires, en fiscalité, en compliance . Elles permettent d’acquérir une double compétence droit/business , prisée par les recruteurs. Les diplômés se destinent souvent à des carrières en entreprise, en cabinet de conseil ou en direction juridique . Quelques exemples d'écoles : HEC Paris, EM Lyon, ESCP BS, ESSEC, Audencia, ESAM 👉 En résumé : faut-il choisir une école privée ou une université publique ? Si vous recherchez : ✔️ Un encadrement personnalisé et des petits effectifs  → École privée ou institut catholique ✔️ Une formation professionnalisante avec des stages et de l’alternance  → École privée ✔️ Un parcours académique classique pour passer des concours comme le CRFPA ou l’ENM ou accéder à certaines professions réglementées  → Université publique (parmi cette liste ) ✔️ Une double compétence en droit et en business  → fac puis école privée (visez une grande école type HEC, ESCP BS, EM Lyon ou ESSEC), ou école de commerce avec spécialisation en droit. 3. La liste complète des écoles privées de droit en France Si vous envisagez d’étudier le droit en dehors des universités publiques, vous avez l’embarras du choix ! Entre écoles spécialisées, facultés catholiques et grandes écoles de commerce , le paysage des formations privées est vaste et diversifié. Voici la liste complète  des écoles privées de droit en France, avec un aperçu de leurs spécificités. Les écoles spécialisées en droit Ces établissements sont entièrement dédiés au droit  et proposent des formations professionnalisantes adaptées au marché du travail. 🔹 Institut Supérieur du Droit (ISD) Atouts  : Approche professionnalisante, cours en petits effectifs, stages et alternance. Diplômes proposés  : Bachelor (Bac+3), Mastère (Bac+5), diplômes certifiés RNCP. Débouchés  : Juriste d’entreprise, compliance, droit des affaires. Promotion de l'ISD 🔹 HEAD (Hautes Études Appliquées au Droit) Campus de HEAD dans Paris Atouts  : Formation en alternance, enseignement assuré par des professionnels du droit. Diplômes proposés  : Mastère en droit des affaires, propriété intellectuelle, droit du numérique. Débouchés  : Avocat d’affaires, fiscaliste, juriste spécialisé en numérique. 🔹 ELIJE (École de Droit et d’Intelligence Juridique) Campus d'Elije à Toulouse Atouts  : Focus sur les nouvelles technologies, intelligence juridique et droit du numérique. Diplômes proposés  : Bachelor en droit, Master en Business & Droit. Débouchés  : Juriste en LegalTech, consultant en régulation IA. 🔹 ESMD (École Supérieure des Métiers du Droit) Campus de l'ESMD à Paris Atouts  : Formation professionnalisante, forte intégration des besoins des entreprises. Diplômes proposés  : Bachelor en droit, Mastère en droit du travail, compliance et RSE. Débouchés  : Responsable juridique en entreprise, compliance officer. Les facultés de droit catholiques   (Ex : FACO, UCLy, ICP, ICES…) Ces établissements offrent une formation académique proche de celle des universités publiques , avec un suivi personnalisé et une forte dimension éthique. 🔹 FACO Atouts  : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés  : droit des affaires, du droit international et du droit public. 🔹 Université Catholique de Lyon (UCLy) Atouts  : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés  : Avocat, magistrat, juriste en ONG. 🔹 Université Catholique de Lille – Faculté Libre de Droit Atouts  : Approche multidisciplinaire, cours en petits effectifs, mobilité internationale. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit et gestion des entreprises. Débouchés  : Juriste d’entreprise, fiscaliste, magistrat. Photo du campus de la Faculté Libre de Droit 🔹 ICES (Institut Catholique de Vendée) Atouts  : Formation en droit axée sur la culture générale et l’ouverture internationale. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés  : Avocat, notaire, consultant en droit européen. 🔹 UCO (Institut Catholique de l'Ouest) Atouts  : 150 ans d'existence, plan visant à promouvoir la sobriété énergétique. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés  : Avocat, notaire, sciences politiques, droit privé. Les écoles de commerce avec des formations en droit   (Ex : HEC, ESSEC, Audencia…) Certaines grandes écoles de commerce proposent des doubles diplômes ou des spécialités juridiques, idéales pour une carrière à l’interface entre droit et business . En voici quelques-unes (le reste sur le Comparateur des écoles ). 🔹 HEC Paris Atouts  : Programme Grande École avec spécialisation en droit des affaires, partenariat avec Sciences Po et Paris 2 Panthéon-Assas. Débouchés  : Juriste d’affaires, avocat en fusion-acquisition, direction juridique. 🔹 ESSEC Business School Atouts  : Mastère spécialisé en droit des affaires internationales et management. Débouchés  : Consultant juridique en cabinet, direction fiscale d’entreprise. 🔹 Audencia Business School Atouts  : Double compétence droit et finance, nombreux partenariats internationaux. Débouchés  : Juriste bancaire, compliance officer, fiscaliste. Les écoles de droit à Paris Voici la liste des écoles de droit situées à Paris : La FACO ESMD ISD ELIJE ESAM 💡 Bon à savoir : Quelle école choisir selon son projet ? ✔ Vous voulez devenir avocat ou magistrat ?  → Optez pour une université publique ou une faculté catholique avec des diplômes reconnus par l’État. ✔ Vous souhaitez travailler en entreprise ou en LegalTech ?  → Une école spécialisée comme ISD ou ELIJE est idéale. ✔ Vous visez un poste de juriste en finance ou en fiscalité ?  → Un double diplôme en école de commerce sera un vrai atout. 4. Les avantages et inconvénients des écoles privées de droit Nous vous avons placé dans un tableau un petit récapitulatif des avantages et inconvénients à faire une école privée, avec certains points de vigilance. 5. Combien coûte une école privée de droit ? L’un des principaux critères à prendre en compte avant d’intégrer une école privée de droit est le coût des études . Contrairement aux universités publiques où les frais sont modérés (environ 170 € par an en Licence ), les écoles privées pratiquent des tarifs bien plus élevés, qui peuvent varier selon l’établissement, le programme et les options choisies. Quels sont les frais de scolarité dans une école privée de droit ? Voici un comparatif des coûts moyens selon les catégories d’écoles : Type d'école Frais annuels estimés Diplômes délivrés Écoles spécialisées en droit  (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) 6 000 € à 12 000 € Bachelor, Mastère, titres RNCP Facultés catholiques  (UCLy, ICP, ICES) 2 000 € à 8 000 € Licence, Master reconnus par l’État Écoles de commerce avec filière droit  (HEC, ESSEC, Audencia) 10 000 € à 15 000 € Double diplôme, MSc en droit des affaires Comment financer ses études dans une école privée de droit ? Si vous ajoutez au coût d'inscription dans votre école de droit le prix du Code civil, de quelques manuels, et d'un dictionnaire jurdiique, il vous faudra peut-être trouver un moyen de financer tout cela. Heureusement, même si ces formations ont un coût plutôt xélevé, plusieurs solutions existent pour réduire la charge financière  et éviter que le budget soit un frein à votre projet. 1️⃣ Les bourses et aides financières Certaines écoles privées permettent d’accéder aux bourses du CROUS , notamment les facultés catholiques rattachées à une université. D’autres écoles proposent des bourses internes basées sur l’excellence académique  ou les revenus des parents. 2️⃣ L’alternance : une option idéale pour financer ses études De nombreuses écoles privées offrent la possibilité d’effectuer ses années en alternance , dès la Licence ou en Master. L’avantage ? L’entreprise prend en charge une partie ou la totalité des frais de scolarité  et l’étudiant perçoit un salaire mensuel . Les filières en compliance, droit des affaires et droit du numérique  sont particulièrement adaptées à l’alternance. 3️⃣ Les prêts étudiants et solutions bancaires Prêts étudiants à taux préférentiels  proposés par certaines banques partenaires des écoles. Possibilité de remboursement différé après l’obtention du diplôme. Financement partiel ou total selon la situation de l’étudiant. 6. Débouchés et reconnaissance des diplômes des écoles privées de droit Lorsque l’on choisit une école privée de droit, la reconnaissance des diplômes est un critère clé que vous devez absolument prendre en compte . En effet, toutes les formations ne permettent pas d’accéder aux mêmes professions. Diplôme reconnu ou non : comment s’y retrouver ? En France, un diplôme universitaire (Licence, Master, Doctorat) est reconnu par l’État  lorsqu’il est délivré par un établissement ayant reçu l’habilitation du ministère de l’Enseignement Supérieur . Dans les écoles privées, plusieurs types de diplômes existent : Type de diplôme Reconnaissance Exemples d’écoles Débouchés possibles Grade de Licence ou Master Diplôme d’État reconnu UCLy, ICP, ICES Avocat, magistrat, notaire Diplôme RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) Reconnu sur le marché du travail ISD, ESMD, HEAD, ELIJE Juriste d’entreprise, compliance, droit du numérique Bachelor ou Mastère non reconnu par l’État Dépend de la notoriété de l’école Certaines écoles privées Consulting juridique, LegalTech, direction juridique Quels débouchés après une école privée de droit ? Les débouchés varient en fonction du diplôme obtenu et du réseau de l’école. Voici les principales carrières accessibles après une école privée de droit  : 🔹 Avocat, magistrat, notaire Possible après une faculté catholique  délivrant un diplôme reconnu (Licence + Master), avec passage du CRFPA ou de l’ENM. Exemple d’écoles  : FACO, UCLy, ICP, ICES, FLD de Lille 🔹 Juriste d’entreprise ou juriste spécialisé Accessible après un Mastère RNCP ou un diplôme spécialisé en droit des affaires, fiscalité, compliance . Exemple d’écoles  : ISD, ESMD, HEAD, ELIJE. 🔹 Compliance officer, fiscaliste, expert en LegalTech Très recherché dans les entreprises et start-ups. Parfait pour les étudiants ayant suivi une spécialisation en droit du numérique ou en intelligence juridique . 🔹 Consultant en droit, auditeur, risk manager Carrières accessibles après un double diplôme en école de commerce . Exemple d’écoles  : HEC, ESSEC, Audencia. 7. Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques – avantages et inconvénients Allez jeter un oeil à ce comparateur détaillé des écoles de droit . Mais avant, nous vous faisons un petit tableau récapitulatif si vous hésitez encore entre une école privée et une université publique. Critères Écoles privées de droit Universités publiques Encadrement Cours en petits effectifs, suivi personnalisé Classes de 200 à 500 étudiants en Licence Coût 5 000 à 15 000 € par an 170 € en Licence, 243 € en Master Stages et alternance Très présents dans les formations Présents mais pas toujours obligatoires Reconnaissance des diplômes Certaines écoles délivrent des diplômes reconnus, d’autres non Diplômes d’État (Licence, Master, Doctorat) Accès aux professions réglementées (avocat, magistrat, notaire) Possible dans certaines écoles (UCLy, ICES, ICP) mais pas toutes Oui, avec Master et CRFPA/ENM Approche pédagogique Plus professionnalisante, axée sur la pratique Approche académique et théorique Quand privilégier une école privée ou une université ? La grande majorité des étudiants choisissent la voie royale qu'est l'Université. Aujourd'hui, les professionnels et recruteurs privilégient les étudiants diplômés d'Université. Néanmoins, faire une école privée peut avoir plusieurs avantages, dépendant votre objectif. Nous vous avons listé tout cela. ✔️ Choisissez une école privée si vous recherchez  : Un suivi personnalisé et des petits effectifs. Une insertion professionnelle rapide (stages, alternance). Une spécialisation en droit des affaires, compliance, droit du numérique. ✔️ Optez pour une université publique si vous voulez  : Un diplôme reconnu sans vous soucier de la reconnaissance par l’État. Poursuivre vers des carrières réglementées (avocat, magistrat, notaire). Un coût faible et des possibilités de bourses CROUS.  Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Dates clés et conseils pratiques L’inscription dans une école privée de droit suit un processus différent  de celui des universités publiques. Si vous envisagez d’intégrer une école spécialisée, une faculté catholique ou une école de commerce avec une filière juridique, voici tout ce qu’il faut savoir sur les démarches, les dates clés et les erreurs à éviter . Sur Parcoursup ou hors Parcoursup ? Contrairement aux universités publiques, la majorité des écoles privées de droit ne passent pas par Parcoursup . Voici les différences : Type d’école Inscription sur Parcoursup ? Procédure d’admission Facultés catholiques  (UCLy, ICP, ICES, UCO…) ✅ Oui Dossier + notes de Terminale Écoles spécialisées en droit  (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) ❌ Non Dossier + entretien de motivation Écoles de commerce avec filière droit  (HEC, ESSEC, Audencia, ESAM, etc.) ❌ Non Concours (TAGE MAGE, SESAME…) + dossier Les grandes étapes de l'inscription en école privée de droit 🔹 1. Recherche et choix de l’école (Octobre – Février) Comparez les programmes, les diplômes et les débouchés  de chaque établissement. Participez aux journées portes ouvertes et aux salons étudiants . 🔹 2. Dépôt du dossier de candidature (Janvier – Mai) Dossier scolaire  (notes du Bac et de Première/Terminale). Lettre de motivation  expliquant votre projet professionnel. Éventuellement un CV , notamment pour les formations en alternance. 🔹 3. Passage des entretiens (Mars – Juin) Les écoles spécialisées organisent souvent des entretiens individuels  pour évaluer la motivation des candidats. Exemple de question en entretien  : Pourquoi souhaitez-vous intégrer notre école et pas une université publique ? 🔹 4. Réception des réponses et confirmation d’inscription (Mai – Juillet) Une fois accepté, vous devez généralement verser des frais de réservation  pour confirmer votre place. Les erreurs à éviter lors de l’inscription ❌ Attendre la fin de Parcoursup pour postuler  : Les écoles privées ont souvent leurs propres calendriers d’admission et peuvent clôturer les inscriptions dès le printemps. ❌ Ne pas vérifier la reconnaissance du diplôme  : Certaines formations ne permettent pas d’accéder aux professions réglementées. ❌ Sous-estimer le coût des études  : Pensez à anticiper les frais de scolarité et chercher des financements (alternance, bourses, prêts étudiants). 8. Comment bien choisir son école privée de droit ? Critères essentiels Avec autant d’options disponibles, choisir la bonne école privée de droit  peut vite devenir un casse-tête. Voici les critères à évaluer avant de vous engager . La reconnaissance du diplôme : État, RNCP ou pas ? Le premier point à vérifier est si le diplôme délivré est reconnu  et s’il permet la poursuite d’études . Type de diplôme Reconnaissance Poursuite d’études Grade de Licence/Master ✅ Oui, diplôme d’État Master universitaire, CRFPA RNCP (titre certifié) ✅ Oui, reconnu sur le marché du travail Master dans certaines écoles Bachelor/Mastère non reconnu ❌ Dépend de l’école Peu de passerelles vers les concours publics La qualité de l’enseignement et des intervenants Une bonne école se distingue par : ✔️ Des professeurs expérimentés , souvent avocats ou juristes en activité. ✔️ Un enseignement qui mélange théorie et pratique  (stages, alternance). ✔️ Une approche moderne intégrant LegalTech, compliance et droit du numérique . Les débouchés et le réseau d’anciens élèves Avant de choisir une école, renseignez-vous sur : Le taux d’insertion professionnelle  (combien d’étudiants trouvent un emploi après le diplôme ?). Les stages et l’alternance proposés . Le réseau d’anciens élèves  (certains Alumni peuvent faciliter l’embauche). Attention, plus l'école est récente, moins son réseau est important. Nous vous conseillons de discuter avec les anciens via LinkedIn ou lors des journées portes ouvertes des écoles. Le coût et les possibilités de financement Un bon établissement doit proposer des aides financières, des solutions d’alternance et des partenariats bancaires . ✔️ L’alternance est souvent le meilleur moyen de financer ses études. ✔️ Certaines écoles offrent des bourses internes  pour les étudiants méritants. Conclusion et conseils pour bien préparer son entrée en école privée de droit Choisir une école privée de droit est une décision importante  qui aura un impact sur votre avenir académique et professionnel. Que vous visiez une carrière en entreprise, dans la LegalTech, en compliance ou que vous souhaitiez devenir avocat ou magistrat , il est essentiel de prendre le temps d’analyser toutes les options . Voici un récapitulatif des points clés  à retenir avant de vous engager dans une formation privée en droit. 📌 Les 5 questions à se poser avant de choisir son école privée de droit ✔️ 1. Mon diplôme sera-t-il reconnu par l’État ou par les employeurs ? Vérifiez si l’école délivre un Grade de Licence ou Master, un diplôme RNCP ou un simple Bachelor/Mastère non reconnu . Objectif avocature ou magistrature ?  → Privilégiez les instituts catholiques  qui offrent des diplômes d’État. Objectif entreprise ou startup LegalTech ?  → Une école privée comme HEAD, ELIJE ou l’ISD  peut être un bon choix. ✔️ 2. Quel est le coût total de la formation et quelles sont les solutions de financement ? Budget à prévoir :  entre 2 000 € et 15 000 € par an , selon l’école et le diplôme. Possibilités d’alternance ?  → Un critère clé pour financer ses études  et acquérir de l’expérience. ✔️ 3. Quels sont les débouchés et l’insertion professionnelle des anciens élèves ? Consultez les statistiques d’insertion à 6 mois et 1 an après la diplomation . Vérifiez si l’école a un réseau d’anciens élèves actifs et des partenariats avec des entreprises . ✔️ 4. Quelle est la pédagogie et qui sont les enseignants ? Une formation professionnalisante avec des intervenants issus du monde du droit  est souvent un atout. Les cours sont-ils interactifs, avec des cas pratiques et du tutorat ? ✔️ 5. Quelle est ma stratégie à long terme ? Si vous voulez intégrer un Master universitaire ou passer un concours , assurez-vous que le diplôme permet une poursuite d’études . Si votre objectif est d’entrer rapidement sur le marché du travail, un Mastère spécialisé ou un RNCP peut suffire . Les conseils de la Team Pamplemousse pour réussir en école privée de droit Nous avons eu la chance d'avoir dans l'équipe des étudiants en droit pour nous aider à faire quelques vidéos pour les réseaux sociaux. Parmi eux, Nissrine étudiante à Lyon 2 puis à l'ISD, nous donne ses conseils : 1️⃣ Ne sous-estimez pas la charge de travail Le droit est une matière exigeante, même en école privée. Comme à la fac, anticipez la lecture des cours et révisez régulièrement pour ne pas être débordé. 2️⃣ Profitez des opportunités de networking Participez aux conférences et événements juridiques  organisés par votre école. Il y en a trop peu en université, cela mérite donc de s'y arrêter en école. Connectez-vous avec les anciens élèves et les professionnels intervenants . 3️⃣ Tirez parti de l’alternance ou des stages Une expérience en entreprise fait souvent la différence sur le CV . Privilégiez des stages en cabinet, en entreprise ou dans des start-ups LegalTech  pour élargir vos compétences. 4️⃣ Développez vos soft skills et votre esprit critique Un bon juriste ne se limite pas à la théorie : apprenez à argumenter, à rédiger et à analyser des situations complexes . Soyez curieux et ne vous contentez pas des cours  : lisez l’actualité juridique, suivez des podcasts spécialisés, assistez à des procès.

  • [BRUITS DE COULOIR] "J’ai découvert ma vocation chez Debuisson"

    Orientation > Métiers juridiques > Bruits de couloir Peut-on trouver sa vocation d’avocate dès la L1, après avoir douté de tout ? C’est ce qui est arrivé à Ninon. À 26 ans, en reconversion après six années dans les sciences, elle décroche un stage au sein du cabinet d'avocats Debuisson, reconnu pour son engagement en droit pénal. Elle y découvre bien plus qu’un métier : un sens, une place, une légitimité. Dans ce témoignage brut et inspirant, elle raconte comment ce stage a transformé sa vision du droit – et de sa propre valeur. Sommaire : I. Une vocation tardive, mais dévorante II. L'appel du cabinet III. Pas une stagiaire comme les autres IV. Une confiance inestimable V. Ne pas douter, peu importe son niveau d'études VI. Oser postuler dans les cabinets VII. Le mot de la fin "Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un  prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé." I/ Une vocation d'avocat tardive, mais dévorante Je m'appelle Ninon Martin, j'ai 26 ans et je suis étudiante en droit actuellement en L2 à distance à l'université de Rouen, que je redouble. J'ai un parcours assez atypique  Avant d'embrasser le droit, j'ai passé six années dans les sciences, avec une obsession récurrente : devenir avocate . Pourtant, j'ai tout fait pour m'en dissuader. J'ai lu les pires témoignages, les statistiques les plus alarmantes sur la difficulté du métier, la charge mentale, le stress. J'ai voulu me dégoûter du droit. Mais l'envie était plus forte. Mon premier semestre a été laborieux, j’ai eu beaucoup de mal à passer des sciences au droit, j’étais perdue . J’ai alors passé mon premier semestre de L1 à me remettre en question, à ne pas travailler les cours. J’ai commencé à étudier seulement 3 semaines avant les examens, puisque comme je suis en distanciel, seules les notes des examens finaux comptent, nous n’avons pas de TD obligatoires à rendre, pas de galops d’essai… J’ai été très surprise d’apprendre que j’avais quand même validé mon semestre.  J’ai eu un déclic, je me suis dit que finalement, j’avais peut être ma place dans cette filière. J’ai donc fait beaucoup plus d’efforts au deuxième semestre.  Cependant, tout ce que j’avais lu de négatif sur le métier d’avocat finissaient par ressurgir, et j’ai de nouveau douté de ma place en droit.  II/ L'appel du cabinet d'avocats Un matin, j'ai décidé d' envoyer des candidatures spontanées à plusieurs cabinets d’avocats à Toulouse, spécialisés en droit pénal, pour décrocher un stage en droit pénal. En m’intéressant aux spécificités de chacun, je l'ai fait par email, vraiment « au culot ».  Je ne m'attendais à rien, surtout pas en L1. Et sachant la difficulté qu’est de trouver un stage.  Quinze minutes plus tard, le cabinet Debuisson m'appelait. Mon profil scientifique l’a intéressé, et je suis allée à sa rencontre 2-3 jours plus tard, très stressée par l’entretien qui m’attendait. Ce cabinet d'avocats est reconnu, notamment pour sa participation à l'affaire du sang contaminé. J’ai été accueillie avec une bienveillance rare par son incroyable collaboratrice Maître Clara GORMAND, avec qui j’ai échangé non pas sur des questions auxquelles on peut s’attendre pour un entretien, mais plutôt sur des « généralités », sur mon parcours, et après quelques minutes seulement, elle m’a demandé quand je souhaitais commencer le stage.  Mais ce qui m'a séduite, c'est aussi son double visage : aux côtés de l'activité pénale et civile, ils ont fondé Sana Juris , un cabinet dédié à la défense et à l'indemnisation des victimes d'agression, d'erreurs médicales ou d'accidents. Cela m’a énormément attiré car je trouve la cause extrêmement importante et « belle », mais aussi parce que j’ai moi même été victime de telles choses sans avoir pu obtenir justice.  III/ Pas une stagiaire comme les autres Mes attentes, au début, étaient de voir ce qu’il en était vraiment du quotidien d’un avocat. Je voulais voir si les tonnes d’informations négatives que j’avais lu étaient vraies, et dans le cas d’une réponse positive, voir si cela freinerait mon envie d’exercer cette profession. Je ne voulais pas perdre plus de temps dans mes études, donc après ma réorientation et un premier semestre très compliqué, je voulais être certaine de mon choix et de mon envie qui brûlait en moi depuis des années d’exercer ce métier.  Je pensais que je n’allais être qu’une stagiaire en observation, je m’imaginais faire des photocopies ou des cafés, rien de plus.  Mais j'ai été propulsée au cœur de l'action. Dès le départ, on m'a confié des tâches sensibles : recherches, rédaction, constitution de dossiers pour les assises, remise de documents importants. J'ai eu l'immense honneur d'assister à une affaire pénale aux assises qui m'a marquée à vie . 🎤 Tu peux nous en dire plus sur cette affaire ? L'Affaire ! Le cabinet défendait l’accusé qui avait commis des actes horribles à l’égard de sa copine. Des violences physiques atroces, pire que tout ce que j’aurais pu imaginer.  Tout le monde aurait pu le prendre pour un monstre , et je pense que c’était le cas pour bien plus de la moitié du tribunal. La première chose qui m’a marqué est que moi, je ne l’ai pas perçu une seule seconde comme quelqu’un de méchant , de mauvais, juste comme quelqu’un qui avait malheureusement commis une grave erreur en ne s’en rendant même pas compte. Il était à ce moment là sous l’emprise de stupéfiants, comme sa copine, mais malgré le fait qu’ils avaient l’habitude de fumer ensemble, il a, ce jour là, eu une sorte de crise qui a totalement aboli son discernement, qualifiée de «  bouffée délirante  ». Il se pensait dans un jeu vidéo et voyait sa copine comme un monstre à tuer pour pouvoir passer au niveau supérieur.  Ce qui m’a marqué à vie et qui m’a vraiment bouleversé est sans doute la réaction de son ex petite amie aux assises, qui a dit « j’ai toujours dissocié la personne que j’aimais de la personne qui m’a fait du mal. Ce n’était pas la même personne. Je ne lui en veux pas, j’ai essayé de le revoir plusieurs fois en demandant des parloirs, en lui écrivant des lettres, mais il veut garder le plus de distance possible avec moi parce qu’il se fait peur et ne veut pas me refaire de mal. Je sais à quel point il s’en veut pour ce qu’il a fait, mais moi je l’ai déjà pardonné depuis longtemps. » Cette fille avait une force incroyable, je n’avais jamais vu autant de force et de courage en quelqu’un, j’ai dû sortir pour pleurer tant elle m’a ému et était plus qu’admirable.   Ce procès m'a bouleversée, il m'a donné une énergie nouvelle, que je retrouve encore aujourd'hui en relisant mes notes prises sur le moment, dès que j'ai une baisse de motivation ! Je sais que c'est à cela que je veux dédier ma vie. J'ai aussi rédigé une note de synthèse dans une affaire complexe, confiée par Me GORMAND. J'étais effrayée par l'exercice, Finalement, je me suis vraiment régalée à réaliser ce document. La complexité du dossier m’a tout de suite fait vibrer, je m’y suis penchée avec acharnement . J’ai eu la chance de rencontrer le prévenu au sous sol du tribunal, d’avoir échangé avec lui et d’avoir pu répondre à toutes ses questions tant j’avais le dossier en tête. Et les résultats étaient là, ce que j’ai rédigé a été transmis tel quel au client qui était ravi, et a fortement aidé maître GORMAND pour sa plaidoirie. Ils m’ont tous grandement remercié pour ce travail, je me suis sentie à ma place tout le long du stage, mais surtout légitime alors que ce n’était absolument pas le cas au début dans ma tête.  IV/ Une confiance inestimable du cabinet J'ai bénéficié d'une véritable autonomie . Je pouvais poser des questions, mais la confiance était là. L'équipe me considérait, m'intégrait. Même débordés, les avocats prenaient le temps de m'expliquer , de me faire participer. On m'a même permis d'assister à des audiences supplémentaires sur demande au juge. Aujourd'hui, je sais que je peux compter sur eux. Une lettre de recommandation ? Un message suffit. Je suis encore en L2, mais j'ai le sentiment d'être entourée, soutenue. Faire ce stage en cabinet a transformé une simple envie en vocation : je veux devenir avocate, et ce stage m’a prouvé que j’en suis capable. Il m'a donné l'énergie de bosser, même quand les cours font 200 pages. V/ Ne pas douter, peu importe son niveau d'études Il ne faut jamais douter de sa légitimité ou de ses compétences,  quel que soit le niveau d’études que l’on a. Grâce a ce stage, mon envie d’exercer ce métier s’est décuplée. J’ai eu énormément de chance de faire ce stage dans ce cabinet en particulier, car les avocats étaient extrêmement bienveillants, me considéraient beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé, et même s’ils étaient extrêmement occupés, ils n’hésitaient pas à prendre du temps pour moi, ils essayaient de me faire participer à tout ce que je pouvais, même en demandant au juge d’assister à des audiences.  Cette expérience a changé ma vision des choses , je savais que je voulais être avocate, mais après cela, je sais que c’est ce que je DOIS faire, je sais que je dois me donner les moyens de réussir, et je n’ai qu’à y penser pour retrouver la motivation de réviser des heures et des heures des cours de 200 pages.  Mon envie d’être avocate s’est transformée en besoin. Le besoin de défendre des personnes jugées comme des monstres par la plupart des gens, le besoin d’aider des personnes à retrouver leur liberté, ou du moins, une certaine forme de liberté. Le besoin aussi d’apporter mon soutien à ces personnes, ma bienveillance à leur égard, le besoin d’apporter ma vision des choses et de contribuer à la justice de cette façon précise - pas par le biais d’un autre métier du droi t- parce que je pense qu’on le sait tous au fond de nous, la justice n’est malheureusement pas toujours juste. J’ai besoin d’apporter ma pierre à l’édifice de la justice , et même si le sort des personnes que je défendrai ne reposera pas uniquement entre mes mains, je veux pouvoir montrer que personne n’est monstrueux, que tout le monde a droit à une peine juste. Je dis que personne n’est monstrueux dans le sens où nous sommes tous humains et donc faibles par nature. Certains son malheureusement atteints de maladies ou troubles mentaux et malgré ce qu’ils sont capables de faire, ce n’est, dans un certain sens, pas de « leur faute ». Ils n’ont pas la notion du bien et du mal pour des raisons intrinsèques, biologiques, physiologiques, médicales, et ils n’ont pas le pouvoir de modifier la chimie de leur cerveau, ou d’activer plus ou moins certaines zones de celui-ci. Ils sont de toute évidence dangereux et ne peuvent pas cohabiter avec la plupart des citoyens, donc ils n’ont malheureusement pas leur place au sein de la société et non pas le privilège qu’est d’être libres, mais les montrer du doigt, en faire des monstres me paraît mal et inapproprié. Il y a également ceux qui, comme dans le procès que j’ai raconté, ont eu une abolition du discernement au moment des faits, et ne se souviennent même pas de leurs actes, qui restent rongés par la culpabilité toute leur vie. Ils ne méritent pas non plus ce grossier raccourci qu’est : acte punissable/ contraire à la société et aux lois/ acte « mauvais » = monstres. Et enfin, ceux qui avaient une raison d’agir ainsi, même sains d’esprit.  Je pense qu’il faut considérer absolument chacun des moindres détails de la vie des personnes, les analyser, en tirer des conclusions avant de pouvoir penser quoi que ce soit à leur sujet.  Je sais que je ne compterai absolument jamais les heures passées sur un dossier pour pouvoir en tirer la meilleure défense possible , je sais que je mettrai toute mon âme et tout mon cœur pour convaincre les juges pour que la peine d’un client, quoi qu’il ait fait, soit juste et adaptée à son cas.  Le sentiment d’être à ma place au tribunal m’a donné les larmes aux yeux, je me sentais si bien, je savais que je devais faire ça toute ma vie, que je voulais avoir cette sensation chaque jour en me levant le matin. Me lever pour rédiger des tonnes de documents, pour démêler des dossiers pour en retirer des éléments en faveur de mes clients, pour travailler 14h s’il le faut serait mon plus bel accomplissement. Je n’aurais pas l’impression d’aller travailler, j’aurais juste l’impression de remplir une sorte de mission de vie (cela paraît sûrement exagéré mais je le ressens comme ça) et me lèverai avec le sourire, comme chaque jour lorsque j’allais en stage, pleine d’enthousiasme et d’envie d’aller « travailler ».  Ce stage m’a ôté de tous mes doutes, toutes mes peurs, il m’a permis de me rendre compte que ce métier était celui que je devais exercer, quoi qu’il m’en coûte, peu importe les difficultés rencontrées sur mon chemin, je dois y parvenir.  VI/ Oser postuler dans les cabinets J’ai très peu confiance en moi, en mes capacités, ma légitimité est remise en question dans chaque domaine de ma vie chaque jour. Pourtant, un jour, j’ai osé. J’ai osé sur un coup de tête en ne m’attendant à rien, j’ai envoyé des mails pas très convaincants, mais j’ai décroché un merveilleux stage. Ce sont les avocats du cabinets qui m’ont fait me sentir légitime. Et finalement, ça s’est répercuté dans ma vie quotidienne depuis.  Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé. J’avais le syndrome de l’imposteur évidemment au début, mais je me suis très vite confortée dans cette idée de légitimité à ma plus grande surprise, ce n’était pourtant pas ma personnalité. Mais c’est arrivé parce que j’ai osé, pour une fois.  J’ai encore parfois des moments de doute quand je reçois de mauvaises notes par exemple, mais maintenant, je sais que l’audace est la plus grande chance d’obtenir ce que l’on veut vraiment . Il faut oser, même si on se dit que c’est « au culot », il faut rester soi même, il faut donner le meilleur de nous même et de grandes portes s’ouvriront sans même que l’on s’en rende compte. L’audace permet souvent d’obtenir ce que l’on veut, rester soi même permet d’apporter un énorme plus dans tous les domaines de la vie mais dans le cas de mon stage, ce qui me rend unique est ce qui a finalement le plus aidé les avocats du cabinet, et donner le meilleur de soi porte toujours ses fruits, les résultats sont bien là peu importe ce que l’on pense de soi au fond, et ne fait qu’augmenter la confiance en soi. Pour moi, ce sont les 3 ingrédients à toujours appliquer pour entrer dans un cercle vertueux, finir par se sentir légitime, finir par avoir plus confiance en soi, par avoir de magnifiques opportunités .  J’ai désormais tout leur soutien, je peux obtenir une lettre de recommandation en envoyant un simple message à l’un d’eux par exemple, je peux leur demander quoi que ce soit selon leurs mots, je sais qu’ils sont là pour moi, et avoir ce soutien dès la L1 n’a pas de prix. Il suffit d’oser, de demander, d’être soi même, et de grandes portes s’ouvrent à nous dès que l’on fait preuve d’un peu d’audace et de travail.  Un grand merci à ce cabinet d’avoir changé ma perception des études de droit qui me faisaient pourtant extrêmement peur, mais qui a su me montrer que quelles que soient les difficultés relatives aux études, quels que soient nos doutes ou nos inquiétudes, ce métier est le plus beau qui puisse exister et qu’il ne faut jamais baisser les bras même lorsque quelque chose nous semble impossible, que l’on a tous son importance et que les différences entre chaque personne dans un cabinet fait toute sa force, son énergie et sa réussite.  🧾 Bruits de couloir – Cabinet Debuisson (Toulouse) 🟦 Présentation du cabinet Ville  : Toulouse Spécialités  : Droit pénal, réparation du préjudice corporel (via Sana Juris) Taille  : 2 avocats (père et fils), 2 collaborateurs Structure  : Cabinet familial Dossiers connus  : Affaire du sang contaminé Engagement  : Défense pénale et accompagnement des victimes (agressions, erreurs médicales, accidents) Reconnus pour  : Leur approche humaine et engagée Leur double spécialisation (pénal / préjudice corporel) Une forte implication dans des affaires sensibles et médiatisées Comment as-tu obtenu ce stage ? “Je me suis levée un matin, j’ai envoyé des mails spontanés à quelques cabinets pénalistes de Toulouse. Aucun CV, aucune lettre, juste un mail sincère. Je n’attendais rien… et Maître Debuisson m’a appelée 15 minutes plus tard.” Candidature spontanée sans offre publiée. La qualité du mail et le profil scientifique de Ninon ont retenu l’attention du cabinet. Processus de recrutement du cabinet Pierre Debuisson “C’était un échange, pas un entretien. Sa collaboratrice m’a accueillie avec une grande bienveillance. On a discuté… et elle m’a demandé quand je voulais commencer.” Pas de test ni de procédure formelle. Un échange humain. Le stage a commencé le lundi suivant. Process d'onboarding du Cabinet Pierre Debuisson “Ils ont rigolé quand je leur ai dit que j’étais prête à faire des photocopies. Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient me confier des choses bien plus intéressantes.” Accueil chaleureux, ambiance bienveillante, intégration immédiate. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Pierre Debuisson “Personnellement, j’utilisais des manuels. Je ne sais pas ce qu’ils utilisent en interne.” Pas d'information précise sur les bases juridiques utilisées. Ambiance de travail du cabinet Pierre Debuisson Bienveillante – Sérieuse – Agréable Ambiance positive malgré une charge de travail importante. Passion ressentie au quotidien. " C’est très efficace et humain. Ils bossent beaucoup mais restent à l’écoute. J’ai senti une vraie passion.” Organisation efficace, fonctionnement fluide, entraide permanente. Culture du travail bienveillante. Culture du progrès du cabinet Pierre Debuisson “Ils m’ont confié des responsabilités dès le début, tout en me soutenant. Ils ont su me donner confiance.” Autonomie encadrée, valorisation du travail, confiance immédiate. " Je pouvais les solliciter à tout moment. Et quand je doutais, ils prenaient le temps de me rassurer.” Suivi souple mais présent. Des retours réguliers à l’initiative de Ninon, avec un vrai soutien. Avantages du cabinet Pierre Debuisson Aucun avantage spécifique (pas de tickets resto, télétravail, etc.), mais un accompagnement humain exceptionnel." 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style : Coach, mentor, à l’écoute 🔹 Niveau d’autonomie : élevé, mais toujours encadré 🔹 Bienveillance perçue : constante 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ? Oui, sans hésiter

  • [BRUITS DE COULOIR] "Chez Le Kbinet, l'humain est au cœur de tout"

    Orientation  > Métiers juridiques  > Bruits de couloir Peut-on trouver sa voie d’avocate en conciliant exigence, bienveillance et esprit d’équipe ? C’est ce qu’a vécu Sonia. À 25 ans, après plusieurs expériences en droit social, elle rejoint le cabinet Le Kbinet, jeune structure parisienne au croisement du social et du pénal. Là-bas, Sonia découvre un environnement à la fois bienveillant et exigeant, qui transforme sa vision du métier. Dans ce témoignage vivant, elle partage sans filtre son quotidien au cabinet, ses premières plaidoiries, ses doutes... et comment elle a compris que devenir avocate était fait pour elle. SOMMAIRE : I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession II. Une nouvelle aventure au cœur du droit social et pénal III. Prendre sa place dès le premier jour IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue V. Une immersion complète dans la réalité du métier VI. Le droit social comme vocation confirmée VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires "J’ai compris qu’on pouvait exercer autrement : avec bienveillance, équilibre et passion." I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession J’ai 25 ans et je suis actuellement élève-avocate à l’EFB. Après un Master 1 en droit privé général à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, j’ai poursuivi avec un Master 2 en droit social à l’Institut Supérieur du Droit. Je me suis rapidement tournée vers cette matière, en effectuant, en parallèle, des stages dans des cabinets en droit social. Si j’ai toujours eu un attrait pour le droit social, le métier d’avocat n’était pas ma vocation . Ce sont mes expériences en stage, notamment mon stage final, q ui m’ont convaincue de vouloir exercer ce métier. II. Pourquoi j'ai rejoint Le kbinet J’ai effectué mon stage final à l’EFB au sein du cabinet Le Kbinet, une structure récente fondée en septembre 2023, organisée en deux pôles : social et pénal. J’ai intégré le pôle social. L’équipe pénale a été classée par Le Point parmi les meilleurs cabinets en droit pénal des affaires et en droit pénal général (5 étoiles). Elle est connue pour avoir défendu la partie civile dans l’affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang, dont un des coupables est le rappeur MHD ainsi que la défense de l’association Les Enfants d’Argus qui œuvre contre la pédocriminalité. J’ai choisi Le Kbinet car ce stage était dans la continuité de mes expériences passées : j’avais déjà travaillé aux côtés de Maître Sophie Elias en alternance, puis en tant que juriste en CDI au sein de son ancien cabinet. Nous avons poursuivi cette collaboration dans la nouvelle structure qui comprenait désormais un pôle pénal également. J’ai pu y développer mon autonomie , réaliser des missions variées et même plaider . L’ambiance conviviale et la confiance qui règne au sein de l’équipe ont également été déterminantes dans mon choix. III. Mon quotidien d’élève-avocate chez Le Kbinet : missions, ambiance et responsabilités J’étais enthousiaste à l’idée de passer un cap : je n’étais plus juriste, mais élève-avocate, avec davantage de responsabilités. C’était à la fois motivant et stressant. Mais j’ai transformé ce stress en moteur Je voulais me montrer à la hauteur et apprendre concrètement le métier. Mon intégration s’est très bien déroulée . J’ai été accueillie chaleureusement par l’équipe. On a pris le temps de me présenter les outils de la nouvelle structure, les méthodes de travail et les nouvelles façons de conclure. L’équipe est composée de six personnes, réparties entre le pôle pénal et le pôle social. L’ambiance est à la fois professionnelle et bienveillante. La journée commence toujours par un moment convivial autour de la machine à café. Ensuite, je consultais mes mails, vérifiais le calendrier des audiences et des échéances, et j’organisais mes tâches selon leur priorité. J’alternais entre les missions de contentieux : rédaction de conclusions, préparation des dossiers en vue d’audiences, ainsi que des missions de conseil, tant pour les employeurs que pour les salariés (consultations, lettres de licenciement, contrats de travail, transactions). IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue On m’a rapidement confié la rédaction de conclusions de A à Z, ce qui impliquait d’analyser les pièces, de les demander si nécessaire, et de construire les arguments dans le cadre de la stratégie de défense. J’étais aussi en contact avec les clients lors des rendez-vous avec l’avocate associée, pendant lesquels j’étais amenée à prendre la parole. Le cabinet me faisait confiance pour échanger directement avec le client, ce qui m’a permis de développer une véritable autonomie. Enfin, j’ai eu l’opportunité de plaider au Conseil de prud’hommes, ce qui m’a beaucoup appris sur la manière de défendre un dossier à l’oral et de m’adresser aux conseillers. V. Une immersion complète dans la réalité du métier Ce qui m’a le plus surprise, c’est de voir à quel point... le métier d’avocat est complet . Je m’attendais évidemment à travailler sur le fond des dossiers, mais je ne mesurais pas toute la diversité des aspects à gérer au quotidien : facturation, gestion des délais, organisation des plannings. La communication joue aussi un rôle énorme : être présent sur LinkedIn, publier des articles, avoir un blog... L’avocat est aussi un entrepreneur , un commercial. Enfin, une mission qui m’a particulièrement marquée a été de participer à la rédaction d’une convention collective . Un exercice long, exigeant, mais très formateur, à la croisée du droit pur et des enjeux sociaux. VI. Le droit social comme vocation confirmée Cette expérience m’a confortée dans mon envie de devenir avocate en droit social. J’ai particulièrement aimé le contentieux prud’homal : une procédure orale, vivante, où la manière de présenter les choses compte autant que le fond juridique. Et puis, le droit social est une matière très humaine et très complète : on y croise des questions de droit pénal, de droit administratif, de droit des étrangers, de protection sociale… J’ai vu qu’on pouvait exercer ce métier autrement : avec du télétravail, une vraie bienveillance dans l’équipe, des horaires corrects, et des valeurs humaines partagées. VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires Je conseillerais à quelqu’un qui veut rejoindre LeKbinet d’avoir l’esprit d’équipe, de la curiosité, de l’autonomie . Ici, l’humain compte autant que le juridique. L’envie d’échanger , de progresser ensemble est essentielle. Si je pouvais parler à moi-même avant de commencer ce stage, je me dirais : fais-toi confiance. On n’est jamais seul, même si on est autonome. Et ce stage est une opportunité de grandir , pas un examen à passer. 🧾 Bruits de couloir – Cabinet Le Kbinet (Paris) 🟦 Présentation du cabinet Ville  : Paris Spécialités  : Droit social, Droit pénal Taille  : 6 personnes (2 associées, 4 collaborateurs) Structure  : Cabinet à deux pôles (social & pénal) fondé en septembre 2023 Dossiers connus  : Affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang (partie civile), défense de l'association Les Enfants d'Argus Engagement  : Défense des salariés et employeurs en droit social, défense pénale (parties civiles et pénal des affaires) Reconnus pour  : Leur engagement humain et professionnel La transversalité entre droit social et pénal Leur classement 5 étoiles en droit pénal général et droit pénal des affaires par Le Point Comment as-tu obtenu ce stage ? “J’avais déjà travaillé avec Maître Sophie Elias en alternance et en CDI. La continuité logique de notre collaboration dans la nouvelle structure.” Relation de confiance établie avant la création du cabinet. Pas de candidature classique. Processus de recrutement du cabinet Le Kbinet “Pas d'entretien formel. Mon arrivée dans la nouvelle structure était une évidence après nos années de travail ensemble.” Pas de test ni d'étapes formelles. Suite naturelle d'une collaboration réussie. Process d'onboarding au cabinet Le Kbinet “J’ai été chaleureusement accueillie. On m'a présenté tous les outils, les méthodes, les plannings...” Intégration fluide, chaleureuse et structurée malgré la création récente du cabinet. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Le Kbinet Utilisation d'outils classiques pour le droit social et pénal. Importance de la pédagogie et de la transmission pour maîtriser l'outil juridique dans la pratique quotidienne. Ambiance de travail au cabinet Le Kbinet Conviviale – Chill – Chaleureuse “On commence la journée autour de la machine à café. L'ambiance est à la fois professionnelle et humaine.” Soutien constant malgré une exigence élevée. Respect du rythme de chacun. Culture du progrès du cabinet Le Kbinet “On m’a confié très rapidement des dossiers entiers, des rendez-vous clients, et même la possibilité de plaider.” Autonomie responsabilisante, encadrement souple mais présent, valorisation de l'initiative et accompagnement constant. “Même en étant autonome, je savais que je pouvais poser toutes mes questions sans crainte.” Suivi et accompagnement Suivi naturel basé sur la confiance et l'envie de transmission. Feedbacks réguliers sans formalisme lourd. Avantages du cabinet Le Kbinet Suivi individualisé Télétravail possible Points réguliers pour équilibrer charge de travail et bien-être Vie d’équipe animée : déjeuners, anniversaires, Secret Santa 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style  : Coach, mentor, intégratif 🔹 Niveau d’autonomie  : élevé, encadré avec bienveillance 🔹 Bienveillance perçue  : constante et sincère 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ?  Oui, sans hésitation

  • [BRUITS DE COULOIR] "Chez Darrois, l'ambiance est exigeante et hiérarchisée mais toujours bienveillante"

    Orientation  > Métiers juridiques  > Bruits de couloir Quand Élodie décroche son stage chez Darrois Villey Maillot Brochier, elle sait qu’elle met un pied dans un cabinet d’exception. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est à quel point cette expérience – à la fois en corporate et en contentieux commercial – va confirmer sa vocation et transformer sa vision du métier d’avocat. Entre recrutement exigeant, ambiance de travail hiérarchisée, exigeante mais bienveillante, et missions à haute responsabilité, elle nous raconte de l’intérieur ce que représente vraiment un stage chez Darrois. Un témoignage précieux pour celles et ceux qui envisagent de postuler. .. SOMMAIRE : I. Le parcours d’Élodie avant Darrois II. Pourquoi elle a choisi Darrois III. L’intégration dans un cabinet d’élite IV. Ce qu’elle a fait chez Darrois V. L’ambiance au sein du cabinet VI. Ce qu’elle a retenu de l’expérience VII. Ses conseils pour réussir son stage chez Darrois VIII. Darrois, une culture unique à Paris IX. Fiche cabinet – Darrois Villey Maillot Brochier Le bouche à oreilles entre les étudiants est très important et peut être redoutable pour les cabinets. Le parcours d’Élodie avant son stage chez Darrois Avant de faire ce second stage chez Darrois Villey Maillot Brochier, Elodie, 22 ans, a fait ses armes chez Kirkland & Ellis, un stage extrêmement formateur ( voir son témoignage ici) . Après un baccalauréat scientifique, j'ai commencé ma licence de droit en 2020 à l'Université d'Assas où j'ai suivi un parcours de droit privé et une spécialisation en droit des sociétés en troisième année. Après l'obtention de ma licence avec mention bien , j'ai quitté les bancs d'Assas en 2023 pour intégrer le double Master Management and Business Law  délivré conjointement par l'école HEC Paris (master in management - programme grande école) et l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (master droit des affaires et fiscalité). Je me suis donc retrouvée sur le campus d'HEC à Jouy en Josas pour le 1er semestre de M1 à la Sorbonne où nous avons passé le second semestre de M1. A l'issue de cette année de Master 1, j'ai préparé l' examen du CRFPA durant l'été 2024, que j'ai ensuite passé en septembre 2024 et obtenu pour ma plus grande joie !!! Dans le cadre de ma formation, nous avons la chance de devoir effectuer une année de césure professionnelle entre le M1 et le M2 durant laquelle nous devons effectuer plusieurs stages pendant un an. C'est donc dans ce cadre que j'ai intégré l'équipe corporate du cabinet Kirkland & Ellis en septembre 2024 juste après les écrits du barreau, pour une période de 4 mois (sept-déc 2024). J’ai ensuite rejoint le cabinet Darrois Villey Maillot Brochier en janvier 2025 pour un stage dit "généraliste" en intégrant à la fois l'équipe corporate et l'équipe contentieux du cabinet. Je pars ensuite en Asie pour 3 mois pour finir cette année de césure et j'entrerai en Master 2 en septembre 2025 où nous aurons la chance d'avoir de nombreux cours pratiques dispensés par des cabinets d'avocats. J'entrerai à l'EFB (Ecole de Formation des Barreaux de Paris) en janvier 2026 pendant mon Master 2. Je poursuivrai ensuite ma spécialisation en corporate/private equity en retournant au sein du cabinet Kirkland & Ellis pour mon stage de fin de M2 puis effectuerai mon alternance EFB en juillet 2026 au sein du cabinet Weil Gotshal & Manges (6 mois) et enfin mon stage final en janvier 2027 Pourquoi j’ai choisi de faire mon stage chez Darrois En janvier 2025, j'ai effectué mon second stage de césure (entre le M1 et le M2) au sein des équipes corporate et contentieux commercial du cabinet français Darrois Villey Maillot Brochier. Darrois est un des seuls cabinets de la place parisienne qui propose un stage dit " généraliste " qui permet d’intégrer à la fois l'équipe corporate et l'équipe contentieux commercial du cabinet, ce qui était un élément très attractif pour moi puisque je souhaitais profiter de mon année de césure pour découvrir des pratiques différentes. Comment as-tu appréhendé ta recherche de stage en cabinet d'avocats ? Pour être honnête, lorsque je suis arrivée en M1 à HEC, je n'avais pas la moindre idée de la spécialité dans laquelle je voulais m'orienter (corporate, contentieux, restructuring…) et je ne connaissais absolument aucun des grands cabinets d'avocats qui faisaient tant rêver mes camarades. Je ne faisais aucune différence entre eux. Mais nous avons la chance à HEC d'entendre très rapidement parler des stages pour notre césure et des différents cabinets d’avocats, de leurs spécialités et différences. L’ambiance est-elle importante pour le choix de ton cabinet ? L'ambiance est souvent un critère très important dans le choix de nos stages car nous savons que nous allons passer beaucoup de temps dans nos cabinets respectifs et qu' il est terrible de tomber dans une mauvaise équipe. Le bouche à oreilles entre les étudiants est très important et peut être redoutable pour les cabinets : lorsqu'un étudiant a eu une mauvaise expérience dans un cabinet, cela se sait souvent rapidement et cela peut avoir un impact sur le nombre de candidatures dans ce cabinet à l'avenir . A l’inverse, lorsque l’un de nous a eu une excellente expérience, cela nous donne envie de candidater pour nos prochains stages car cela joue beaucoup sur leur réputation auprès des étudiants de notre diplôme. Les avantages et la rémunération sont aussi des éléments qui peuvent être pris un compte dans la recherche de stage, à nouveau car nous savons que nous allons avoir de gros horaires et qu'une bonne rémunération et des avantages peuvent être plus motivants. Ce n'est pas le critère principal, et on ne passera sûrement jamais à côté d'un gros stage car le salaire nous parait peu ou moins élevé qu’ailleurs, mais peut être un critère décisif entre deux offres de stage dans deux cabinets différents. Décris en quelques mots l’ambiance et la culture de Darrois Exigeant +++, Hiérarchisé, Autonomie, Sérieux et dynamisme. L’intégration dans un cabinet d’élite L'intégration chez Darrois a été tout à fait différente de mon premier stage chez K&E puisqu'il s'agit d'un très grand cabinet , d'une centaine d'avocats et une trentaine de stagiaires (12 stagiaires en corporate/contentieux), ce qui a donc été un grand changement pour moi. La place du stagiaire est également différente puisque nous travaillons moins directement sur les dossiers et j'ai eu moins de responsabilités que durant mon précédent stage. Cependant, j'ai su tisser des liens avec les avocats avec lesquels j'ai commencé à travailler et j'ai été de plus en plus sollicitée et fait des choses de plus en plus intéressantes au fur et à mesure. Je pense qu'il est plus facile d'arriver dans un cabinet de cette taille lorsque l'on a déjà effectué un premier stage avant car le niveau d’autonomie est important et les avocats se rendent un peu moins compte du niveau et du backstage de chaque stagiaire – c'est pour cela qu'il ne faut pas hésiter à poser toutes les questions nécessaires lorsque l'on est sollicité par un avocat (autant sur le fond que la forme) , il faut pouvoir revenir à son bureau en sachant exactement ce qu'on attend de nous et ce qu’on doit faire et que tout soit très clair , sinon les prochaines heures risquent en général d'être très longues, stressantes et très difficiles. L'intégration dans une structure plus grande me paraissait donc plus compliquée au début mais j'ai accepté que mon stage allait être complètement différent de celui chez K&E et que je ne pourrai pas connaitre et travailler avec tout le monde mais cela a été tout aussi bien et formateur puisque cela m'a permis de tisser des liens avec les collaborateurs avec qui j'ai travaillé. Cela m'a permis de me concentrer sur mes missions et j'ai compris qu'il valait mieux bien travailler avec quelques personnes en m'investissant sur moins de dossiers, plutôt que de faire des tâches ponctuelles à droite et à gauche avec tout le monde, sans vraiment apprendre et en tirer quelque chose.   En quoi le cabinet Darrois se démarque des autres ? Darrois, se distingue non seulement par son prestige historique sur la place parisienne, mais aussi par sa capacité à conjuguer excellence technique et discrétion stratégique . Le cabinet incarne une culture profondément ancrée d’exigence et de rigueur intellectuelle , tout en cultivant une approche résolument tournée vers l’avenir . Malgré sa structure établie, Darrois continue de se réinventer, s’adaptant aux évolutions du marché et aux pratiques qui évoluent sans cesse, tout en restant attentif au recrutement de profils prometteurs capables de porter haut ses standards. Être stagiaire chez Darrois est une immense chance ! Les conditions de travail sont uniques au regard de tous les outils, bases de données juridiques en ligne, bases de références et de précédents, manuels et outils à notre disposition. Lorsque nous devons faire une recherche, il est presque impossible de ne pas finir par trouver ce que l’on cherche. Une place importante est consacrée aux actualités juridiques, aux évolutions de la jurisprudence et des textes. Nous recevons tous les jours une revue de presse du jour, ainsi que des newsletters, des synthèses des différentes actualités, ou des points sur certains sujets. Le quotidien chez Darrois Villey Maillot Brochier À quoi ressemble une journée type chez Darrois ? Chez Darrois, il n’y a pas vraiment de journée type. Il y a des journées calmes où l'on ne voit pas grand monde lorsque la quantité de travail est peu importante car tout le monde est réparti sur plusieurs étages et on n'a moins l'occasion de voir du monde dans la journée. Certaines périodes sont au contraire beaucoup plus chargées. En tant que stagiaire, on a énormément d'autonomie et on doit donc s'organiser correctement pour respecter toutes nos deadlines . Il arrive souvent qu'on ait plusieurs choses à faire et à rendre dans la même journée, ou pour le lendemain, ce qui nous oblige à être efficace et parfois à finir tard pour que tout soit prêt pour le lendemain matin. Les missions et responsabilités confiées en stage chez Darrois Au début du stage, j'ai commencé par des recherches sur les bases de données juridiques, des traductions, benchmarks ou de la petite documentation corporate de base. Mais au fur et à mesure, j'ai commencé à avoir de plus en plus de responsabilités et à avoir des missions plus importantes et à toucher à de la documentation beaucoup plus technique , documentation corporate , rédaction de notes pour le client, rédaction d’accords de compensation de créances, mark-up, revue et rédaction de clauses de SPA, rédaction d’un protocole d’investissement, etc.). Plus le stage avançait, plus j'ai pu toucher à des documents techniques et développer des compétences. Qu’est-ce qui t’a le plus surpris ? J'ai été agréablement surprise de voir à quel point les connaissances en droit acquises à la fac , en master et pendant ma préparation aux examens du barreau étaient essentielles dans la pratique du métier et m'ont servies tout au long de mon stage. Il s'agit certes d'un métier très pratique, ce que je trouve formidable car l'avocat est en constant apprentissage d’un dossier à un autre, mais c'est très réconfortant de voir qu'il s'agit vraiment d'un métier où on applique nos connaissances et je ne m'attendais pas à devoir autant c hercher dans les bouquins de droit, dans les codes et dans les bases de données juridiques en ligne. L’ambiance de travail chez Darrois L'ambiance de travail chez Darrois est exigeante et hiérarchisée mais a toujours été très bienveillante , ce stage a été très formateur . Il est bien évidemment attendu beaucoup de sérieux , de rigueur et d' investissement et de tels cabinets sont bien sûrs très exigeants concernant la qualité du travail rendu, mais on a toujours répondu à toutes mes questions et j'ai toujours été guidée dans mon travail lorsque j'avais des doutes. J'ai dû bien sûr me donner à fond et donner le meilleur de moi-même pour répondre aux exigences attendues, mais je ne me suis jamais sentie livrée à moi-même et j'ai toujours reçu des conseils précieux des avocats avec qui je travaillais. J'ai rapidement compris qu'il était indispensable de poser des questions et qu'il était tout à fait normal de ne pas tout savoir faire et de ne pas tout comprendre, mais qu'il était en revanche impossible de rester dans le doute et de revenir à son bureau en ayant des questions restées en suspens. L'entraide  entre les stagiaires est également importante et j'ai eu de la chance de tomber avec de super co-stagiaires qui sont pour certains devenus de très bons amis. J'ai de très bons souvenirs avec eux lorsqu'on s'est retrouvé dans des périodes difficiles et stressantes mais on s'est toujours soutenu et entraidé, ce qui rend ces périodes beaucoup plus faciles à gérer et à digérer. En trois mots (ou quatre) , comment résumerais-tu ton expérience chez Darrois ? très formateur, beaucoup d’autonomie, intense, parfois difficile mais… extrêmement enrichissant professionnellement. Recrutement chez Darrois Mes conseils pour postuler chez Darrois ? Chez Darrois ou ailleurs, un CV simple, clair, cohérent et surtout sans fautes d'orthographe ou typographies est essentiel : c'est la première impression  du recruteur ! Une lettre de motivation personnalisée  est également importante (pas de lettre passe-partout, ça se voit direct). Pour l'entretien oral , je recommande toujours aux étudiants qui me demandent des conseils de bien préparer la présentation  (à laquelle on n'échappe jamais lors d'un entretien) en présentant de manière claire  et concise  son parcours, son profil, dans quel cadre on candidate dans ce cabinet et pourquoi ce cabinet. Cette présentation est la première impression lors de l'entretien, une présentation pas claire et dans le désordre peut être fatale... Ce sont en général nos premiers mots et on peut donc être un peu stressé – plus vous avez bien préparé cette présentation, plus cela sera fluide et sans stress. Cela peut paraitre évident mais je pense que c'est une des clés d'un entretien réussi. Les recruteurs recherchent certes des bons CV mais ils veulent aussi travailler avec des jeunes sympas !!! Le feeling joue donc beaucoup également lors de l'entretien, sachant que l'on passe souvent avec des collaborateurs, qui sont les personnes avec qui on travaillera le plus durant le stage et l'ambiance de travail est souvent essentielle pour eux ! Ce qui est attendu d'un stagiaire chez Darrois Un engagement, un sérieux, une rigueur et un investissement constants sont attendus chez les stagiaires chez Darrois. Comme déjà évoqué, poser TOUTES ses questions dès le début , tout le temps est absolument indispensable !!! C'est vraiment la clé pour réussir son stage. Rendre un travail sérieux et clair, autant sur le fond que sur la forme est très important (un travail bâclé, qui manque de rigueur, de synthèse ou de clarté peut être fatal pour la suite du stage – l’avocat en question n’aura tout simplement pas envie de vous ressolliciter) la forme étant très importante dans un cabinet d'avocats où la rigueur est essentielle, même pour un simple petit email. Le rendu final du stagiaire démontre plus que tout l'envie d'apprendre , de s'investir et son intérêt pour le travail demandé. De plus, même si le rythme est parfois difficile et qu'il y a des journées où la motivation n'est pas là, il faut toujours montrer une attitude positive , une envie de travailler et de s'investir. Il est tout à fait normal de ne pas être un expert en la matière et parfois ne rien comprendre, surtout durant les premiers stages, et les avocats le savent très bien. Mais dès lors que l'on montre une attitude positive, une envie d'apprendre et de s'investir pleinement, je pense que cela donne envie de travailler avec un stagiaire, même s'il a peu de connaissances, et cela donne envie de lui apprendre des choses et de le former (plutôt que de perdre son temps avec un stagiaire qui n'a pas envie d'être là, et qui le fait bien comprendre). Pour quel type de profil Darrois est-il fait selon toi ? Selon moi, voici les profils de candidats qu'ils soient stagiaires, élèves-avocats ou collaborateurs, qui correspondront à l'état d'esprit du cabinet Darrois : un esprit rigoureux et synthétique , être assez perfectionniste et minutieux , aimer travailler , être à l'aise avec un rythme de travail chargé et intense, être réactif et organisé car beaucoup d'informations à digérer et divers dossiers à traiter en même temps avec des tâches complètement différentes. Y a-t-il eu un moment précis où tu t’es dit : “C’est ça que je veux faire toute ma vie”  ? Il n'y a pas vraiment eu de moment précis mais au fur et à mesure du stage je me suis rendue compte que j'avais fait le bon choix, que cela me plaisait énormément et même les côtés "négatifs" du métier me convenaient aussi : le stress, l'intensité, l'exigence - cela me mettait sans cesse au défi et j'aimais particulièrement ce sentiment d'accomplissement et de fierté après des heures de travail. Je pense que le fait d'avoir des retours positifs , d'être de plus en plus sollicitée , d'être remerciée / félicitée pour mon travail par les avocats avec lesquels je travaillais, a énormément joué aussi dans la confiance, la confirmation de mon choix et dans ma prise de conscience que je voulais continuer à poursuivre cette voie, à me former et à évoluer dans ce milieu.  Son plus beau souvenir chez Darrois J’ai eu la chance d’être invitée par un associé à une journée de conférences sur le thème des family offices et des entreprises familiales après l’avoir aidé à préparer une des conférences à laquelle il intervenait. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’aider à trouver des éléments sur le sujet, à approfondir certains sujets, à lui faire des retours réguliers et à avancer avec lui sur la préparation. Surtout, j’ai vraiment trouvé cela sympa d’être remerciée pour mon travail en étant invitée à la conférence. Mon dernier jour chez Darrois a également été un moment marquant : les au revoir avec mes co-stagiaires, devenus des amis, passer une petite tête dans les bureaux des avocats avec lesquels j'ai le plus travaillé pour leur dire au revoir, être remerciée pour mon travail et recevoir des compliments très touchants. Ces dernières journées permettent de faire un bilan sur les derniers mois passés à travailler et à apprendre et à ne retenir que du positif ! Le futur d'Élodie & sa vision du métier d'avocat Cette expérience t’a-t-elle donné envie de continuer dans cette spécialité ? OUI énormément ! Cette année de césure professionnelle a complètement confirmé mon ambition d’être avocate en droit des affaires, et plus particulièrement en private equity. J'ai énormément aimé ce stage chez Darrois, cela m’a permis de prendre beaucoup d’assurance, de continuer à me former et à apprendre. Je dois avouer que ma plus grande peur avant cette année de césure était de me rendre compte que cela ne me plaisait finalement pas en pratique et que je n’étais pas faite pour ce métier mais cela a été tout le contraire et j'en suis extrêmement heureuse . C'est tellement chouette de se dire qu'on a trouvé sa voie et que j'ai suivi les bonnes spécialités en licence et en master. Il me reste encore du chemin et encore quelques années de stage pour continuer à me spécialiser mais c'est tellement rassurant de savoir que cela me convient et me plaît. Ces expériences ont donc vivement confirmé mon intérêt pour cette pratique et pour le métier et j'ai aujourd'hui vraiment l'impression d'avoir trouvé ma voie . J'ai découvert qu'au-delà de l'intérêt que je porte depuis longtemps maintenant pour le droit et désormais pour la pratique du private equity, je me suis aussi rendue compte que j'aimais la manière de travailler dans ce type de cabinet et qu'il s'agissait d'un métier qui me convenait : j'aime écrire, prendre le temps de rendre un travail clair, synthétique et rigoureux, avoir de l'adrénaline durant certaines périodes plus intenses et finalement s'en sortir et avoir un sentiment d'accomplissement immense. Que retiens-tu de ton stage chez Darrois pour la suite de ta carrière ? Que du positif , de belles choses, de valeurs et de connaissances transmises : un équilibre très agréable entre un environnement de travail intense et exigeant tout en gardant un esprit d'équipe et d'entraide important, un cadre très formateur , des accomplissements et de nouvelles connaissances et compétences tous les jours. 🟦 Présentation du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier Ville  : Paris Spécialités  : Corporate (fusions-acquisitions, droit boursier, private equity), contentieux des affaires, restructuring, financement, droit de la concurrence, droit fiscal. Taille  : Environ 100 avocats Structure  : Cabinet français indépendant, historique et prestigieux Reconnu pour  : Excellence technique, discrétion stratégique, opérations complexes de haut niveau 🔹 Comment as-tu obtenu ce stage ? Grâce au forum juridique et fiscal organisé par HEC sur le campus chaque année, où une trentaine de cabinets sont présents. Les étudiants peuvent postuler, discuter avec les avocats et être recontactés pour un entretien. 🔹 Processus de recrutement CV soigné, lettre de motivation personnalisée, entretien avec présentation orale fluide et motivée. Le feeling humain compte autant que le parcours académique. 🔹 Processus d’onboarding Plus discret qu’en cabinet plus petit : pas de parcours formalisé, mais intégration progressive au contact des collaborateurs. L’initiative personnelle et la proactivité sont essentielles. 🔹 Outils ou bases juridiques utilisées Bases de données classiques (Dalloz, Lexis, etc.), outils informatiques word, Excel, power point, codes papier, manuels papier, jurisprudence, documentation interne. Beaucoup de rigueur attendue sur la forme des documents. 🔹 Ambiance de travail Sérieuse, exigeante, hiérarchisée. Forte entraide entre stagiaires. Bienveillance dépend des équipes, mais globalement, les collaborateurs sont très disponibles si l’on fait preuve d’implication. 🔹 Suivi et accompagnement Suivi individualisé non formalisé. Retours fréquents à l’oral. Feedback sur les travaux réalisés, responsabilisation progressive. Valorisation de l’investissement, même pour les stagiaires. 🔹 Avantages Tickets restaurant, dîners et taxis pris en charge en cas de travail tardif. Invitations à des événements internes (conférences, dîners ). Intégration dans la vie du cabinet même en tant que stagiaire. 🔹 Culture du progrès Stimulation intellectuelle permanente, autonomie importante, feedback sur les missions, montée en compétences et responsabilisation progressives. Très formateur. Implication valorisée à travers des invitations à des événements internes et une vraie reconnaissance du travail bien fait. 🧠 Verdict sur le style de management chez Darrois 🔹 Style : rigoureux, structuré, professionnel 🔹 Niveau d’autonomie : important, responsabilisation progressive, mais réelle. 🔹 Bienveillance perçue : variable selon les équipes, avocats très disponibles.

  • [BRUITS DE COULOIR] "Chez Kirkland & Ellis, l'attention portée à la formation a été un vrai moteur."

    Orientation  > Métiers juridiques  > Bruits de couloir Kirkland & Ellis, c’est l’un des cabinets d’avocats américains les plus renommés en private equity. Pour son tout premier stage, Elodie a eu la chance d’intégrer l’équipe corporate à Paris. Elle revient pour nous sur cette immersion exigeante et marquante dans le monde du M&A international. Ambiance, montée en compétences, méthode, pression… rien n’est laissé de côté. SOMMAIRE : I. Son parcours avant Kirkland & Ellis II. Pourquoi elle a choisi Kirkland & Ellis III. Intégration : immersion directe dans une équipe à taille humaine IV. Une journée type chez Kirkland & Ellis V. Ce qu'elle a appris du travail en private equity VI. Sa plus grosse galère VII. Ce qui l'a surprise VIII. Le moment fort IX. L’ambiance chez Kirkland & Ellis X. Les conseils pour réussir son stage XI. Kirkland & Ellis, une culture à part XII. Présentation du cabinet Kirkland & Ellis J'étais heureuse, fière et reconnaissante pour ces quelques mois passés dans cette formidable équipe et j'ai déjà hâte de revenir l'année prochaine !  Le parcours d’Élodie avant son stage chez K&E Après un baccalauréat scientifique, j'ai commencé ma licence de droit en 2020 à l'Université d'Assas où j'ai suivi un parcours de droit privé et une spécialisation en droit des sociétés en troisi ème année. Après l'obtention de ma licence avec mention bien , j'ai quitté les bancs d'Assas en 2023 pour intégrer le double Master Management and Business Law  délivré conjointement par l'école HEC Paris (master in management - programme grande école) et l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (master droit des affaires et fiscalité). Je me suis donc retrouvée sur le campus d'HEC à Jouy en Josas pour le 1er semestre de M1 puis à la Sorbonne où nous avons passé le second semestre de M1. A l'issue de cette année de Master 1, j'ai préparé l' examen du CRFPA durant l'été 2024, que j'ai ensuite passé en septembre 2024 et obtenu pour ma plus grande joie !!! Dans le cadre de ma formation, nous avons la chance de devoir effectuer une année de césure professionnelle entre le M1 et le M2 durant laquelle nous devons effectuer plusieurs stages pendant un an. C'est donc dans ce cadre que j'ai intégré l'équipe corporate du cabinet Kirkland & Ellis en septembre 2024 juste après les écrits du barreau, pour une période 4 mois (sept-déc 2024). J'ai ensuite rejoint le cabinet Darrois Villey Maillot Brochier en janvier 2025 pour un stage dit "généraliste" en intégrant à la fois l'équipe corporate et l'équipe contentieux du cabinet. Je pars ensuite en Asie pour 3 mois pour finir cette année de césure et j'entrerai en Master 2 en septembre 2025 où nous aurons la chance d'avoir de nombreux cours pratiques dispensés par des cabinets d'avocats. J'entrerai à l'EFB (Ecole de Formation des Barreaux de Paris) en janvier 2026 pendant mon Master 2. Je poursuivrai ensuite ma spécialisation en corporate/private equity en retournant au sein du cabinet Kirkland & Ellis pour mon stage de fin de M2 puis effectuerai mon alternance EFB en juillet 2026 au sein du cabinet Weil Gotshal & Manges (6 mois) et enfin mon stage final en janvier 2027. Pourquoi Elodie a choisi Kirkland & Ellis pour son premier stage ? Kirkland & Ellis est un cabinet d'avocats américain renommé pour son expertise en private equity . C’était mon premier stage en droit des affaires dans un grand cabinet. L’équipe corporate à Paris compte cinq associés et cinq collaborateurs, soit une équipe à taille humaine , ce qui m’a tout de suite séduite : cela facilite l’intégration, permet des échanges plus directs et favorise l’apprentissage et la formation. Intégration : immersion rapide et formation de qualité Dès le premier jour, l’ accueil a été excellent . Je partageais le bureau d’une jeune collaboratrice qui m’a énormément appris et inspiré. On s’est tout de suite très bien entendues et elle m’a soutenue et aidée durant tout mon stage. Le cabinet, au-delà même de l’équipe corporate, m’a très bien intégrée : je me suis sentie à ma place dès les premiers jours, ce qui m’a tout de suite donné envie de m’investir pleinement et de donner le meilleur de moi-même. Chaque avocat prenait le temps de m’expliquer les dossiers, tant sur le fond que sur la forme, ainsi que les missions et les attentes. J’avais des retours réguliers , ce qui m’a permis de progresser rapidement. Cette attention portée à la formation a été un vrai moteur. J’ai toujours été guidée et suivie et je n’ai jamais rendu un travail sans avoir de retour derrière, ce qui est une chance et n’est pas toujours le cas dans d’autres cabinets. Une journée type chez Kirkland & Ellis Les journées variaient en intensité, mais les échanges avec l’équipe étaient constants. L’ambiance de travail, grâce à la taille de l’équipe, favorisait les interactions quotidiennes . J’ai rapidement été sollicitée et j’ai été vite responsabilisée : on m’a d’abord confié des recherches, des traductions, des petits documents corporate et au fur et à mesure des documents et des missions plus techniques ( mark-up , FDI (procédure de demande d’autorisation d’un investissement étranger auprès du MINEFI), rédaction de la documentation corporate, accords de confidentialité, steps plans , rédaction d’emails aux clients, contrats de compensation de créances, benchmarks…). L’autonomie était grande, mais j’ai toujours été guidée et j’ai toujours su ce qu’on attendait de moi. Sa plus grosse galère : la soirée de la mise en forme Je me souviens d’une soirée lors de ma première semaine. Une collaboratrice m’a demandé vers 19h de revoir la forme d’un document pour le lendemain matin. Je me suis dit que cela ne prendrait surement pas trop de temps et je pensais terminer rapidement… Jusqu'à ce qu’elle me dise de ne pas finir à 3h du matin si je voyais que cela me prenait trop de temps. J’avoue avoir eu une sueur froide. Je m’en suis finalement sortie pas trop tard, mais j’ai réalisé ce jour-là que la rigueur de forme des documents était essentielle et que cela nécessitait du temps et beaucoup de concentration. Cette mission m’a fait comprendre que chaque détail compte, même dans un document de forme. Ce qui l’a surprise : le poids des connaissances apprises Je ne m’attendais pas à utiliser autant mes connaissances académiques. Les codes, les bases de données, les arrêts : tout ce que j’avais appris m’a servi (droit des sociétés, droit des contrats, procédure civile). C’est très rassurant de voir que l’on met vraiment en pratique ce que l’on a appris. Moment fort : un dossier du début à la fin Un associé de l’équipe m’a intégrée à un dossier dès son lancement. J’ai participé à toutes les étapes et suivi tout le dossier du début à la fin : calls , rédaction des documents, échanges avec le client et les autres cabinets. Il me présentait comme sa collaboratrice lors des rdvs avec le client (j’étais assez fière). En quatre mois, nous avons eu le signing puis le closing (ce qui était une chance pour moi car cela est assez rare lors d’un stage de 4 mois). J’ai préparé des documents de A à Z, écrit des mails, répondu aux clients. Cette implication a été extrêmement formatrice et gratifiante . L’ambiance chez Kirkland & Ellis : exigence et bienveillance Le cabinet est exigeant, rigoureux, mais aussi très humain. On m’a toujours répondu, toujours accompagnée et j’ai toujours su et compris ce qu’on attendait de moi. L’entraide entre stagiaires a aussi été essentielle : on se soutenait, on se motivait, on riait même dans les moments difficiles . J’ai tissé de vrais liens. Son plus beau souvenir en tant que stagiaire chez  Kirkland & Ellis Mon moment le plus fort a sans aucun doute été le jour du closing de ce fameux dossier. Après des semaines de travail, de formation et d’apprentissage, j’ai eu un réel sentiment d’accomplissement qui a été très satisfaisant ! Le stress et l’adrénaline sont redescendus et j’étais fière de mon travail et de mon investissement ! Je pense que mes souvenirs les plus "émouvants" ont été mes derniers jours au sein du cabinet. J'étais particulièrement émue (et même triste) de dire au revoir à tout le monde et de réaliser que c'était la fin de mon stage chez Kirkland. Je ne voulais pas partir et je n'arrivais pas réaliser que je n'allais pas revenir le lundi suivant. J'ai été très émue en écrivant mon email de remerciements à l'ensemble du cabinet. Encore plus à chaque petit passage dans mon bureau pour un dernier échange avec les personnes avec qui j’ai partagé mon quotidien pendant plusieurs mois. J'étais heureuse , fière et reconnaissante pour ces quelques mois passés dans cette équipe et j'ai déjà hâte de revenir l'année prochaine pour mon stage de fin de Master 2 !  Quels profils pour Kirkland & Ellis ? Selon moi, Kirkland & Ellis est un cabinet d'avocats fait pour les profils : rigoureux ; synthétiques ; organisés (capacité de gérer plusieurs deadlines à la fois) ; réactifs ; être à l'aise avec un rythme de travail chargé et intense ; travailleurs. C’est intense, mais passionnant. Kirkland & Ellis, une équipe de choc dans un environnement d’excellence Kirkland se distingue par son excellence en private equity , mais aussi par sa manière d’intégrer ses stagiaires autant dans les dossiers que dans la vie du cabinet. On apprend , on progresse , on est valorisé . C’est un cabinet qui exige beaucoup, mais qui donne énormément. 🟦 Présentation du cabinet Kirkland & Ellis Ville : Paris Spécialités : Private equity, M&A, droit des affaires Taille : Cabinet international avec de nombreux bureaux partout dans le monde, petite équipe à Paris en pleine évolution Structure : Cabinet d’origine américaine, implanté à Paris depuis 2019 Reconnu pour : Expertise en private equity, dossiers complexes, exigence, excellence 🔹 Processus de recrutement Kirkland & Ellis recrute des profils motivés et rigoureux, sans privilégier de formation en particulier, en valorisant la richesse du parcours, la maîtrise de l’anglais, l’esprit d’équipe et l’adhésion à une culture d’excellence et de réactivité. 🔹 Processus d’onboarding Très fluide. Intégration immédiate. Accompagnement au quotidien. Les jeunes collaborateurs jouent un rôle clé. 🔹 Outils ou bases juridiques utilisées Bases de données juridiques (Dalloz, Lexis, Mémento Francis Lefebvre, Lamy), codes, documentation interne, Word (suivi des modifications, tableaux), outils de comparaison de documents, Excel, Power Point. 🔹 Ambiance de travail Familiale, sérieuse, exigeante. Très bonne ambiance d’équipe. Beaucoup d’interactions quotidiennes. 🔹 Suivi et accompagnement Formation au quotidien. Retours réguliers. Aide à la progression. On ne laisse pas un stagiaire dans le flou. 🔹 Avantages Tickets restaurants, salle de sport, repas/taxis le soir, matériel mis à disposition. Participation aux déjeuners et dîners de signing/closing, moments et événements conviviaux au cabinet et à l’extérieur. 🔹 Culture du progrès chez Kirkland & Ellis Stagiaires intégrés et responsabilisés. On apprend vite. Valorisation du travail bien fait. Exigence et montée en compétences rapide. Verdict sur le style de management chez Kirkland & Ellis Style Direct, formateur, humain, exigeant Niveau d’autonomie Important, mais encadré Bienveillance perçue Élevée Envie de revenir ? Un grand o ui, et j’y retournerai !

  • [Interview] Juriste RGPD : « On devient des psychopathes de la protection des données »

    Orientation > Métiers juridiques En quoi consiste le métier de juriste RGPD ? Quelles sont les études (masters) à suivre pour exercer cette profession ? Combien gagne un juriste RGPD ? Alyssa Guezo, juriste en droit des affaires et référente RGPD, nous répond pour mieux découvrir cette profession. Missions, avantages, inconvénients, débouchés, clichés… Découvrez tout ! Sommaire : Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? Combien gagne un juriste RGPD ? Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre RGPD et cybersécurité ? Quel est le rôle du DPO par rapport à celui du juriste RGPD ? Est-ce qu'il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Clichés sur les juristes RGPD Bonjour Alyssa ! Alors, peux-tu nous dire qui tu es et comment tu es devenue juriste RGPD ? A.G : « Depuis septembre 2024, j’occupe le poste de juriste en droit des affaires et référente RGPD Groupe d’une entreprise d’envergure internationale. » C’est quoi le RGPD ? A.G. : « Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est un texte règlementaire entré en vigueur le 25 mai 2018 au sein de l'Union européenne. Son objectif est d’harmoniser les règles en matière de traitement des données à caractère personnel dans l’ensemble de l’Union européenne. » Ok, merci ! Ce sera plus clair pour nos pépins qui découvrent ce domaine. Reprenons ta présentation ! A. G. : « En février 2023, dans le cadre de mon M2, j’ai effectué un stage d’un mois dans une entreprise IT à Paris dans le 10ᵉ, lequel m’a permis d’acquérir des connaissances plus approfondies sur le droit du numérique et les contrats IT. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réellement découvrir et à me pencher davantage sur le RGPD, notamment au travers du MOOC de la CNIL  (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Puis, j’ai enchaîné par un deuxième stage de 4 mois et demi, également une entreprise IT, du côté de Strasbourg, cette fois-ci, qui s’est soldé par 2 CDD, par la suite.  J’étais alors juriste d’entreprise, donc généraliste. Je crois que je touchais pratiquement à tout, du droit de l’immobilier (10 %), à du droit de la propriété intellectuelle (10 %), en passant nécessairement par la case droit des contrats (40 %).  J’avais une partie RGPD qui m’était dédiée et qui représentait 40 % de mes tâches quotidiennes. Le poste occupé pendant cette période a profondément changé ma vision du RGPD, car j’appliquais de manière très concrète le texte (mise à jour de fiches de registre, mise à jour et création de procédures internes, sensibilisation de collaborateurs au RGPD, etc.). Une passion s’est alors véritablement créée. Et depuis, disons que j’ai toujours eu 2 casquettes : une casquette juriste droit des affaires et une casquette juriste spécialisée en RGPD. » D’accord ! Et si tu devais nous résumer pourquoi tu as choisi cette branche du droit et pas une autre, tu dirais quoi ? A.G. : « Sachant qu’il s’agit pour moi d’une mission en plus de ma casquette de juriste d’affaires, je trouve cette branche particulièrement fascinante  aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle. Dans le monde de l’entreprise, c’est la conformité du Groupe qui va m’intéresser et me stimuler. Nous intervenons sur des sujets et auprès de divers départements (ex : jeux concours, sites internet, gestion de la sous-traitance, RH, marketing, équipe IT, etc.).  Mon objectif principal est tant la protection des données personnelles que le Groupe traite (qu’il s’agisse des personnes concernées internes ou externes au Groupe) que d’éviter les sanctions douloureuses de la CNIL.  À titre informatif, le RGPD prévoit des sanctions pouvant s’élever jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros. Dans la vie personnelle et à titre d’exemples, lorsque la demande de consentement a commencé à émerger pour la mise en place de cookies sur le navigateur des utilisateurs ( en gros, sur nos ordinateurs ), j’avais tendance à accepter sans connaître les impacts sur ma vie privée.  Depuis que je suis juriste spécialisée dans le RGPD, je fais partie de ces relous qui refusent systématiquement. Déso pour ceux qui en ont besoin pour leurs stats. Cela ne veut pas dire que lorsque l’on n’est pas juriste, nous ne pouvons pas comprendre les enjeux. Tout le monde a un intérêt à connaître ses droits en matière RGPD. Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Un juriste RGPD est une personne qui s’assure que les données personnelles collectées  et  traitées par une entreprise le sont dans le respect de la législation . C’est un véritable couteau-suisse !  Tu confirmes Alyssa ? A.G. : « Oui ! Le métier de juriste RGPD est très varié dans ses tâches  puisqu’il intervient auprès de plusieurs services différents. » Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? A.G. : « Les missions sont très variées. En voici quelques exemples :  Scruter nos sites internet (politique de confidentialité, politique de cookies/les cookies en place, CGV, etc.) ; Faire partie de la boucle pour les jeux concours pour assurer leur conformité ; Informer les personnes qu’un traitement implique leurs données personnelles ; Participer à des audits internes des différents services traitant des données personnelles de personnes internes ou externes au Groupe ; Intégrer les gestions de crise en cas de violation de données personnelles pour déterminer s’il est nécessaire de la déclarer à l’autorité de contrôle française (la CNIL pour les intimes) – nous disposons de 72 h à compter de la prise de connaissance de la violation pour la déclarer – voire informer les personnes concernées le cas échéant ; Mettre à jour et/ou créer des procédures internes (gestion de la sous-traitance, exercice de droits d’une personne concernée, fiches de registre, etc.) ; Mettre à jour et/ou créer des fiches de registre (ces fiches permettent de cartographier l’ensemble des traitements réalisés dans l’entreprise, connaître les mesures de sécurité mises en œuvre, etc.) ; Répondre aux exercices de droit des personnes concernées et solliciter les services concernés par un ou plusieurs traitements impliquant ces personnes ; Rédiger, négocier et mettre à jour les clauses RGPD et/ou les accords de sous-traitance (il peut y en avoir 2, voire 3 si nous sommes responsables de traitement [celui qui détermine les finalités et les moyens de traitement], sous-traitant [celui qui va traiter les données pour le compte du responsable de traitement] ou co- responsables de traitement [si nous sommes au minimum 2 à déterminer les finalités et les moyens d’un ou plusieurs traitements que nous allons réaliser ensemble] ; Sensibiliser et former les départements au RGPD (Powerpoint, quiz, etc.). Si je devais continuer, je ne m’arrêterais plus, donc je préfère m’en tenir à cela. » Et si tu devais résumer ton travail en tant que juriste RGPD à ta grand-mère, tu dirais quoi ? A.G. : « Tu vois Mémé, quand tu rencontres quelqu’un, tu dis ton prénom, ton âge… ce sont des “ données personnelles ”. Je m’assure que les personnes qui obtiennent des informations sur moi ou sur quiconque en fassent bon usage, nous permettent d’exercer nos droits, et les suppriment quand ce n’est plus nécessaire. » Quel impact ont les évolutions technologiques (IA, cookies, nouvelles régulations) sur ton métier ? Quel est ton quotidien ? A.G. : « Cela demande une vigilance accrue  et une veille juridique constante . Tu as à peine le temps de lire le texte européen sur l’AI Act que, la seconde d’après, un autre texte fait son apparition, par exemple.  Il faut être constamment à jour , anticiper la manière dont il faut être en conformité ( sachant que je connais très peu d’entreprises 100 % conformes au RGPD, donc je te laisse deviner les stats pour les autres règlements européens qui sont entrés en vigueur ou qui doivent l’être dans les mois à venir et le niveau de conformité des entreprises, notamment en matière cyber ). C’est pour cela qu’être juriste RGPD est aussi stimulant et challengeant. On ne s’ennuie jamais ! » Combien gagne un juriste RGPD ? En France, le salaire mensuel moyen d’un juriste RGPD se situe entre 4 069 € et 4 146 € brut . Cette moyenne a été calculée à partir de plus de 70 000 offres d’emplois actives et il peut varier selon le lieu d’exercice (ville, région), selon la taille de l’entreprise, mais aussi selon l’expérience du juriste. À l’année, un juriste RGPD gagne environ entre 48 828 € et 49 752 € (source : Jooble). Néanmoins, pour davantage de précisions, il est intéressant de lire les résultats d’enquête de rémunération, comme celles de l’AFJE et du Cercle Montesquieu. Par exemple, celle de 2025 mentionne une rémunération médiane de 60 000 € brut/an pour un juriste RGPD . Quels sont les secteurs les plus rémunérateurs pour exercer cette profession ? A.G. : « Je pense que tous les secteurs le sont compte tenu de la nécessité d’avoir un DPO dans son entreprise aujourd’hui (si nous remplissons les critères du RGPD, bien sûr), mais les 3 secteurs qui sont effectivement les plus rémunérateurs seraient les suivants : la santé , les  banques/ assurances  et les  prestataires de services informatiques  en tous genres. » Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre le RGPD et la cybersécurité ? A.G. : « À mon sens, l’un va nécessairement découler de l’autre et sont donc intrinsèquement liés . Le RGPD est clair : il faut mettre en place des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer la protection des données personnelles.  La cybersécurité est nécessaire à la garantie de la protection et la confidentialité des données personnelles et du système d’information au sens large, et cela passe par la mise en place de mesures de sécurité. Ainsi, si le RGPD n’impose pas explicitement de règles en matière de sécurité, les dispositions législatives et/ou réglementaires relatives à la cybersécurité vont permettre d’y répondre.  Nous pouvons donc retrouver ce schéma entre le juriste RGPD et l’équipe informatique comme vu plus haut. Ils se complètent ! » Quel est le rôle du DPO par rapport à celui de juriste RGPD ? Peut-on être les deux à la fois ? A.G. : « Le  rôle occupé est le même . Il n’y a de différence que le nom … Et le DPO est déclaré à la CNIL alors que le juriste RGPD ne l’est pas nécessairement ! En revanche, il est vrai que certains métiers ne sont pas compatibles avec la fonction de DPO qui impose une certaine indépendance. À titre d’exemple, une fonction à responsabilité telle que Directeur général ou Responsable RH est incompatible avec la fonction de DPO puisqu’il y a un risque de conflit d’intérêts. » Est-ce qu’il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? A.G. : «  Pas nécessairement , mais il faut un minimum de connaissances dans ce secteur  pour ne pas être largué. Sinon, nous avons toujours les équipes métiers, notamment IT / Data ou autres qui vont nous permettre de développer nos compétences dans le secteur. C’est ainsi que je me suis formée dans ce milieu, quand bien même je n’aurais “jamais” le même niveau de compétences et de connaissances qu’eux, ce qui est normal. J’aurais toujours besoin des équipes pour m’aider à exercer mon métier de façon optimale. Il est à noter qu’un DPO ne peut pas travailler seul. Il a nécessairement besoin de toutes les équipes clés. Pourquoi ? Car elles collectent et traitent des données pour réaliser ses tâches, et chaque département a besoin d’être formé, sensibilisé sur les sujets RGPD pour être prêt en cas de violation de données personnelles, demande d’exercice de droits (droit d’accès, droit d’opposition à un traitement, etc.) et également en cas d’usurpation d’identité (ex : changement de RIB frauduleux, ou deepfake qui sont très à la mode en ce moment aux infos), par exemple. » Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Pour devenir juriste RGPD, il n’y a pas une voie unique, mais au contraire, de multiples parcours  : vous pouvez préparer une licence en droit, puis un M1 et M2 en Droit du numérique et/ou protection des données ; mais vous pouvez aussi passer le DJCE (diplôme de juriste conseil d’entreprise). Et est-ce qu’il y a d’autres parcours permettant d’exercer ce métier ? Absolument ! Alyssa en est la preuve et elle témoigne.  A.G. : «  Je n’ai pas eu un parcours type qui me permettait de dessiner un avenir tout tracé pour devenir juriste spécialisée en RGPD et je doute qu’il y ait besoin de cela aujourd’hui. En effet, je pense que toute personne ayant un intérêt particulier pour le RGPD, pour l’informatique, ayant des connaissances solides en droit et ayant suivi une formation appropriée peut devenir juriste RGPD. Mais, je peux me tromper et j’en apprends tous les jours ! » Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? De nombreux masters permettent de devenir juriste RGPD et ils ont des parcours variés : Master Droit du numérique (classique) ; Master Droit du numérique, parcours Droit des données, des administrations numériques et des gouvernements ouverts (Sorbonne) ; Master Protection des données personnelles (Université Paris-Cité) ; Master Droit et activités numériques (Université Jean Moulin Lyon 3) ; Master Propriété intellectuelle et droit des affaires numériques, (Université Paris-Saclay), etc. Mais, encore une fois, vous pouvez aussi devenir juriste RGPD avec d’autres masters et d’autres mentions : si vous réalisez des stages dans ce domaine et si vous manifestez votre intérêt pour ces sujets, c’est possible. Et toi Alyssa, quel parcours universitaire as-tu suivi pour devenir juriste RGPD ? A.G. : « Pour ma part, j’ai effectué une licence de droit général à Assas (Paris 2). Puis, j’ai réalisé un Master 1 Droit de la santé à Paris 8 – Université Vincennes Saint-Denis, suivi d’un Master 2 Droit de la santé, numérique et IA dans la même université. »  Droit de la santé ? Ce n’est pas le premier master auquel on pense pour faire ce métier, non ? A.G. : « Eh bien, qui dit santé, dit nécessairement données personnelles (qui sont ce que l’on appelle dans le jargon des “données sensibles”) !  En réalité, le texte du RGPD les considèrent comme des données “de catégories particulières” dont le traitement est, en principe, interdit, sauf dans des cas bien précis, tels que le recueil du consentement de la personne concernée ou encore dans les cas où le traitement de cette catégorie de données est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée par le traitement. Mais je ne suis pas là pour vous faire un cours sur la protection des données personnelles. Toutefois, si cette partie vous intéresse, je vous dirige vers l’article 9 du RGPD, ou le texte du RGPD dans son intégralité tout simplement. Cela peut toujours vous servir, notamment pour exercer vos droits, car oui, vous avez des droits sur vos données personnelles et là je vous renvoie aux articles 15 à 22 dudit texte et aux fiches thématiques de la CNIL qui sont très enrichissantes. » Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Il n’y a pas un nombre de stages précis à réaliser pour devenir juriste RGPD ; mais plus vous en réaliserez, plus vous aurez de l’expérience ! Vous développerez de nouvelles compétences, vous apprendrez la différence entre la théorie et la pratique, et vous découvrirez aussi ce que vous aimez et ce qui vous intéresse moins.  Et toi, durant tes études, as-tu réalisé beaucoup de stages ? A.G. : « Comme évoqué plus haut, j’ai fait 2 stages pendant tout mon parcours universitaire. Fort heureusement, car ils ont été très révélateurs et formateurs. » As-tu trouvé que tes stages en RGPD étaient compliqués ? A.G. : « Oui et non. Le texte du RGPD peut être perçu comme simple et compliqué à la fois. Simple, parce que mine de rien, certains articles sont faciles à comprendre. En revanche, il peut être compliqué dans sa mise en application. Puisqu’en entreprise se pose un tas de questions sur la manière de mettre en œuvre le texte, par quoi commencer, les plans d’actions à mener, les outils utilisés ou à utiliser, etc. » Est-ce que tu penses qu’on peut exercer cette profession sans réaliser de stages ? A.G. : « Oui, les étudiants peuvent tout aussi bien arriver dans le monde du travail pour apprendre sur le tas (mais s’ils ont la possibilité de faire des stages, qu’ils en fassent !).  J’en profite, par ailleurs, pour ajouter qu’ il est dommage de ne pas voir de master en apprentissage dans cette filière novatrice . Peut-être qu’il en existe et que je n’en ai pas connaissance. Mais il s’agit d’un métier d’avenir qui mérite d’être pratiqué dès le master sous le statut d’alternant. » Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Il existe plusieurs MOOC pour se former au RGPD (gratuits et payants), comme l’atelier RGPD (CNIL) ou la Protection des données personnelles : le nouveau droit (FUN et CNAM). L’atelier RGPD permet par exemple de se former gratuitement en 6 semaines sur différentes thématiques, comme les notions clés du RGPD, les principes de la protection des données, le DPO et les outils de la conformité, mais aussi les responsabilités des acteurs.  D’ailleurs, c’est ce MOOC que tu as suivi Alyssa, non ? Quel est ton avis dessus ? A.G. : « Oui ! Mon maître de stage m’avait expliqué l’application de celui-ci au sein des activités de l’entreprise. J’avais, bien entendu, des cours sur la protection des données personnelles. Quoi qu’il en soit, ce MOOC est vraiment un bon point de départ  ! Notamment pour comprendre les enjeux, les risques et les conséquences qu'un mauvais traitement de données peut avoir sur nos données personnelles si nous ne sommes pas vigilants et alertes sur celles que nous transmettons.  Il permet aussi de bien comprendre la protection que nous offre le RGPD lorsque la réglementation est effectivement bien suivie d'effet et mise en application en entreprise ou tout organisme public. À savoir que nous ne pouvons pas toujours faire ce que l'on veut avec nos données, comme les vendre, notamment. Les lois françaises encadrent et limitent nos droits sur celles-ci. Il ne s'agit pas de droits illimités. Mais là encore, ce sont des cas bien spécifiques. » Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Selon toi, quelles sont les qualités requises/les softs skills pour être juriste RGPD ? A.G. : « Faire preuve de patience, même de beaucoup de patience , de la rigueur , être au contact de divers services de l’entreprise (RH, IT, marketing, etc.) en essayant de comprendre leur fonctionnement et leurs problématiques, donc être à l’écoute , et toujours adapter son discours en fonction de son interlocuteur pour être compris de tous. D’une manière ou d’une autre, même si notre métier est d’être spécialisé en RGPD, le fait d’être constamment avec des départements différents nous ouvre l’esprit et nous aide à mieux les comprendre, et à essayer de mieux les accompagner en fonction de leurs besoins (même s’ils ne font clairement pas appel à nos services). » Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui veut exercer cette profession ? A.G. : «  Faites des stages  ! Je sais à quel point il est difficile de réaliser des stages lorsqu’en tant qu’étudiant, nous exerçons une activité salariée pour financer nos études à côté. Mais si vous en avez la possibilité, faites-en ! C’est formateur et révélateur. » Est-ce qu’il y a un film, une série, un livre ou des ressources sur ce métier que tu recommandes ? A.G. : « On va principalement parler de ressources et je vais n’en citer que 3, mais la liste peut être longue tellement ça devient de plus en plus un sujet d’actualités : CNIL ; AFCDP (Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personnel) ;  NOYB. Autrement, vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn, des juristes spécialisés en RGPD et/ou DPO. Au choix ! » D'ailleurs, est-ce que vous nous suivez sur LinkedIn les pépins ? On republie des offres de stages, on partage des actualités... Ne manquez rien et suivez-nous ! Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Quelles sont les 3 choses que tu adores dans ta profession ?   A.G. : « C’est un métier stimulant , polyvalent , car en contact avec les divers métiers du Groupe et challengeant . Je ne le dirai jamais assez, mais je ne crois pas qu’on ait vraiment l’occasion de s’ennuyer dans ce métier. » Inversement, quelles sont les 3 choses que tu détestes ? A.G. : « Je ne parlerai pas de choses que je déteste, car j’ai un level très élevé avant de dire que je déteste quelque chose. Mais je dirai : la réticence des équipes  métiers qui te considèrent comme le juriste relou qui met son nez partout ; l’incompréhension de certaines personnes  (“mais à quoi ça sert ? Ça fait des années que je fonctionne comme ça et ça fonctionne très bien” ou “ça fait plusieurs années que la boîte existe et que le RGPD est applicable et personne ne nous a sanctionné pour autant. Je pense qu’on peut considérer qu’on est immunisé, non ?”) ; ou encore le manque de reconnaissance  (ce point commence à évoluer dans le bon sens ces derniers temps au sein des entreprises françaises, il n’y a qu’à voir les dernières analyses de la CNIL dans “Quels bénéfices économiques du DPO en entreprise ?” qui sont vraiment très motivantes). » Est-ce que ton métier te semble parfois répétitif ? A.G. : « Absolument pas. C’est ce qui fait la force de ce métier . Le simple fait d’être en contact avec plusieurs équipes métiers différentes permet de m’ouvrir sur d’autres aspects que le droit. Chaque jour, il peut y avoir des sujets similaires, mais toujours des sujets qui sortent du lot dont tu n’as pas la réponse dans l’immédiat et qui te permettent de sortir de ta zone de confort en faisant des recherches, comme tu effectuerais une recherche sur la dernière pièce rare pour ton dressing sur Vinted. » Clichés sur les juristes RGPD On a demandé à nos pépins quelques clichés sur ta profession… Peux-tu nous dire s’ils sont vrais ou faux ? « Les juristes RGPD sont des paranos des données personnelles » A.G. : «  Vrai et faux à la fois .  Vrai, parce qu’on devient à titre personnel des “psychopathes” de la protection de nos données personnelles dans notre vie de tous les jours ( Oui, je refuse systématiquement de donner mon consentement aux cookies et oui, je me demande à quoi servent mes données lorsque je remplis un formulaire dont le maître mot n’est clairement pas la minimisation ). Et faux, parce que je sais vivre sans penser tous les jours au RGPD. Au minimum 5 minutes par jour sur 24 h, oui oui ! » « Les juristes RGPD sont des geeks » A.G. : «  Archi faux . En tout cas, pour ma part.  Au contraire, je pense être davantage celle qui va saouler les geeks sur les données personnelles qu’ils vont fournir dans leurs jeux que l’inverse sur les données personnelles ( une adresse IP est bien une donnée personnelle dès lors qu’il est possible de croiser cette donnée avec d’autres permettant de vous identifier ).  Mais il est vrai que j’ai toujours aimé jouer aux jeux vidéos même si je n’y joue plus depuis de nombreuses années. Mais cela est vraiment à titre personnel. Suis-je toujours une geek malgré tout ? » « Pour être juriste RGPD, il faut bien maîtriser l’informatique et les technologies numériques » A.G. : « Il  faut surtout avoir des bases . Le juriste RGPD, y compris le DPO ne peut pas être un expert en tout.  En revanche, il faut s’y intéresser un minimum pour être à jour des dernières actualités. Mais en tant que juriste RGPD, nous devons nous rapprocher des équipes informatiques calées en la matière pour nous aider à réaliser nos tâches. Par ailleurs, de plus en plus de personnes dont le métier est d’être informaticien deviennent des DPO. Et à ce moment-là, ils devront maîtriser le droit, notamment le RGPD et toutes les lois associées. En tout cas, rien n’est impossible. Mais la maîtrise du droit est essentielle dans l’exercice de cette fonction.  » Article rédigé par Cassandre Thevin, Responsable éditorial Propos recueillis par Justine Georges, Master 1 Droit des Finances publiques

  • Comment réussir un entretien oral face aux recruteurs ?

    Orientatio n L’entretien oral est une étape cruciale lors d’un processus de recrutement (stage juridique) ou de sélection (master de droit). Qu’il soit en présentiel ou en distanciel, il est impératif de bien le préparer. Préparation, mise en valeur, tenue, ce qu’il faut dire, ne pas dire… Découvrez tous les conseils de la Team Pamplemousse pour devenir un as des oraux ! 🎤 Sommaire : I. Savoir bien préparer son entretien II. Savoir bien répondre aux questions pendant l’entretien III. Se mettre en valeur devant un recruteur IV. Erreurs à éviter lors d’un entretien I. Savoir bien préparer son entretien 📑 Pour bien préparer un entretien oral et le réussir haut la main, il est impératif d’en comprendre l’objectif ainsi que les attentes du recruteur . Alors, ready pour être le nouveau Mike Ross (le héros de la série Suits , tu sais ! ) ? À quoi sert un entretien ? Qu’il s’agisse de décrocher un stage ou être pris dans un master, l’entretien permet à la personne en face de vous de comprendre qui vous êtes , pourquoi vous postulez et surtout si vous correspondez à ses attentes. Objectifs d’un entretien pour un master Le master est le bébé du directeur : son objectif est évidemment d’ avoir les meilleurs candidats. En effet, un des buts du directeur de master est que son diplôme ait une valeur importante sur le marché du travail . Et quoi de mieux pour cela que des étudiants formidablement doués ? Dès lors, il y a un exercice incontournable pour filtrer les candidats : l’entretien. Il permet au directeur : ✅ De comprendre qui est l’étudiant en face de lui ; ✅ D’ apprécier ses connaissances ; ✅ D’ évaluer sa motivation pour intégrer le master ; ✅ D’ évaluer s’il correspond aux attentes fixées. Objectifs d’un entretien pour un stage Les objectifs de l’entretien pour un stage sont assez similaires, car il permet à votre recruteur : ✅ De comprendre quel type de candidat vous êtes ; ✅ De connaître vos compétences , vos savoirs-faire et savoirs-être ; ✅ De voir quelle est votre motivation pour intégrer l’entreprise : serez-vous un atout pour ce cabinet d’avocat ? ✅ De savoir si vous correspondez aux attentes fixées. 💡 Bon à savoir : en droit, avec la sélection, la compétition est rude ! Le stage permet de vous constituer une précieuse liste de contacts avec des personnes expérimentées. Et puis, dans certains cas, le stage peut même déboucher sur une embauche ! Quelles sont les attentes des recruteurs ? Que cela soit pour un master ou un stage, il y a des règles à respecter si vous souhaitez préparer et réussir votre entretien, parole de Pamplemousse . Voici donc nos 5 commandements pour répondre aux attentes des recruteurs : 1/ Savoir vous exprimer à l’oral, vous apprendrez → 🗣️ Votre recruteur attend que vous sachiez bien vous exprimer . ❓ Pourquoi ? Vous devez montrer que vous êtes à la hauteur du professionnalisme que l’on attend de vous. Et surtout, il faut éviter de laisser transparaître votre manque d’assurance ! 🧐 Comment ? Vous vous adressez à un professionnel, donc il faut éviter les familiarités et les onomatopées qui cassent le discours (« euh » est à bannir de votre expression le temps de l’entretien !). 2/ Le langage corporel, vous maîtriserez → 💪 Votre recruteur espère que vous saurez maîtriser votre langage corporel, car vous allez porter l’image du master ou de l’entreprise . ❓ Pourquoi ? D’après une étude menée par l’Université de Californie, nous sommes jugés à 93 % sur notre langage corporel , contre 7 % sur le discours… Non-négligeable, n’est-ce pas ? 🧐 Comment ? Vous devez avoir l’air confiant, même si ce n’est pas le cas. Dos droit, tête relevée (mais pas trop) et pas de jeux avec les mains (oui, votre mèche est bien à sa place). Pensez à une position pour vos mains pour toute la durée de l’entretien. 3/ La tenue, vous ne négligerez pas → 👚 Le recruteur attend que vous dégagiez une image propre et professionnelle . ❓ Pourquoi ? Votre image est aussi celle du master ou de l’entreprise . Votre recruteur attend que vous soyez à la hauteur des valeurs qu’il partage au sein de son diplôme ou de son entreprise ! 🧐 Comment ? Jogging et pyjama du dimanche sont à bannir pour un entretien, et ce, même en visioconférence ! Mettez les formes avec un costard-cravate, un tailleur (pantalon ou jupe) ou au moins une chemise. Privilégiez les couleurs sobres et sombres, vous n’allez pas à un mariage. 4/ Vous tenir convenablement, vous devrez → 🧐 Votre recruteur veut une personne sérieuse et capable de renvoyer une bonne image . ❓ Pourquoi ? Le comportement est le prolongement de ce que vous dégagez avec votre tenue et votre gestuelle. Par exemple, si vous êtes bien habillé mais impoli, vous allez renvoyer une mauvaise image ! Il en va de l’image de sa formation juridique ou de son entreprise. 🧐 Comment ? Soyez agréable, courtois, poli, et respectez toutes les personnes que vous rencontrez. 5/ Avec enthousiasme, vous montrerez vos motivations → 😃 Votre recruteur attend une personne motivée, qui veuille VRAIMENT intégrer le master ou le stage et qui sait pourquoi . ❓ Pourquoi ? Personne ne veut travailler avec quelqu’un qui veut juste faire ses heures pour faire ses heures. Une personne non motivée par le projet de l’entreprise risque de mettre une mauvaise ambiance dans la boîte. Il veut une personne enthousiaste, qui a envie de partager l’aventure et faire grandir l’entreprise. Il en va de même pour le master : allez-vous réellement tout donner dans votre 14ᵉ master, celui tout en bas de votre liste ? 🧐 Comment ? Au-delà de votre CV, montrez pourquoi vous êtes un atout pour ce master ou cette boîte (cabinet d’avocats, étude de notaire, start-up-, etc.). Analyser l’offre du master ou du stage Bien analyser l’offre du master Pour préparer votre entretien oral pour un master, il est fondamental de bien vous renseigner. Votre master, c’est votre passeport vers le monde professionnel. Vous devez donc bien analyser les matières qui le composent avant d’y postuler, mais aussi les débouchés , les éventuels partenariats , le degré d’employabilité , etc. Regardez les détails de chaque diplôme sur les sites des universités. Vos demandes doivent être en cohérence avec votre projet professionnel . Par exemple, si vous êtes passionné par le droit et le vin, il est plus intelligent de postuler au Master Droit de la vigne et du vin plutôt qu’au Master Droit des activités spatiales et des télécommunications. Aussi, votre candidature doit être cohérente au regard du master . Si ce n’est pas le cas, vous devrez vous justifier, montrer que vous avez bien analysé l’offre et qu’au regard de cette analyse, votre candidature est pertinente. Dans ce cas, la lettre de motivation sera votre meilleur allié ! 🍊 Astuce by Pamplemousse :  essayez de rentrer en contact avec des anciens étudiants des masters qui vous font rêver ! Ils pourront vous donner bien plus d’informations qu’une simple brochure. Bien analyser l’offre du stage Pour le stage, c’est la même chose : si vous voulez bien préparer votre oral, vous devez impérativement vous renseigner en analysant les offres. Vous n’allez pas postuler chez des privatistes si vous voulez faire un stage en droit public ! De même, si vous savez que votre rêve est d’intégrer la fonction publique, vous devez postuler pour des offres cohérentes, comme un stage en administration publique ou auprès d’un avocat publiciste. D’ailleurs, si vous avez un stage obligatoire dans le cadre de votre M1 (ou M2), il est possible que votre faculté vous impose un domaine en particulier. Ainsi, si vous faites un Master 2 Droit privé, les stages en droit public seront prohibés ! L’ analyse de l’offre est donc fondamentale puisqu’elle vous permettra de savoir si oui ou non , le stage répond à vos attentes et à votre niveau de compétence . Pour rappel, le but de votre stage est d’apprendre , pas de vous ennuyer à faire des choses qui n’ont aucun sens à vos yeux. Votre recruteur vous offre son temps, ne le gaspillez pas. Posez-vous les bonnes questions : ✅ Votre formation de juriste est-elle suffisante ? En L1, il peut être difficile de gérer des contentieux en raison du manque de connaissances ; ✅ Pensez-vous pouvoir être réellement utile à l’entreprise ? ; ✅ L’entreprise est-elle en mesure de vous engager ? 3 conseils avant un entretien Conseil 1 : s'entraîner avec sa famille ou ses amis 🤼‍♂️ Faites des simulations d’entretien de stage ou de master. En vous mettant en condition avant l’entretien, vous pourrez voir quels sont les défauts de votre oral. Une petite phrase incohérente, un moment de bafouillage, une bêtise qui émerge de manière impromptue… En travaillant ces différents points, vous serez plus confiant, et donc moins stressé le jour de l’oral. Parole de pamplemousse ! Conseil 2 : s'entraîner face caméra 📹 C'est le meilleur moyen pour voir vos qualités et vos défauts. Si la reine-sorcière le fait avec son miroir dans Blanche-Neige, pourquoi pas vous ? Vous découvrirez peut-être des tics de langages (ou des mimiques) dont vous ne soupçonniez même pas l’existence ! Conseil 3 : se tenir informé de l’actualité 📰 Le droit est une matière vivante, et il se peut qu’un élément concerne votre domaine au moment de l’entretien. Soyez préparé à toute éventualité : vous ne serez pas pris au dépourvu si votre interlocuteur vous demande d’illustrer vos propos avec des événements d’actualités ! II. Savoir bien répondre aux questions pendant l’entretien 🎙️ Durant l’entretien, il est primordial que le candidat sache bien répondre aux différentes questions. Et pour vous aider, quoi de mieux que quelques conseils juteux de la Team Pamplemousse ? 3 conseils pour bien répondre à un recruteur Conseil 1 : ne vous précipitez pas 💡Réfléchissez à la réponse que vous envisagez de donner. Le but n’est pas de répondre le plus rapidement possible à la question. Tournez votre langue dans votre bouche, réfléchissez, puis parlez. Conseil 2 : n’oubliez pas que le recruteur n’est pas un ami 🙅 Utilisez un langage courant, professionnel mais pas familier. Par exemple, évitez les « quoi, hein, euh », les fautes grossières telles que « j’ai acquéri des compétences », ou encore le tutoiement. Conseil 3 : soyez en mesure d’expliquer 📋 En quoi cette formation ou ce stage vous intéresse particulièrement ? En quoi elle/il est adaptée à votre projet. Montrez que vous vous êtes renseigné ! Que faire si je ne sais pas répondre à une question ? Si vous ne savez pas répondre à une question, ne paniquez pas . Votre interlocuteur ne doit pas remarquer que vous perdez vos moyens. Dans ce cas, il y a plusieurs astuces qui vous permettent de gagner du temps de réflexion : Répéter la question à voix haute, en ayant l’air de chercher à la comprendre ou en faisant semblant de l’avoir comprise. Ex. : vous me demandez les 3 critères de la force majeure, c'est une notion que nous avons étudié lors du premier semestre en droit des contrats. D'ailleurs, petite parenthèse, j'ai adoré le chargé de TD blabla. La force majeure est donc... → temps gagné ! ; Demander au recruteur qu’il reformule sa question ou ajoute des précisions. Par exemple, vous pouvez commencer votre phrase par « Si je comprends bien votre question, vous cherchez à savoir si… ». Vous gagnerez quelques précieuses secondes ! 13 exemples de questions posées durant un entretien Quoi de mieux pour se préparer à un entretien que d’étudier les questions couramment posées ? Les questions courantes « Parlez-moi de vous ». ✅ Parlez de votre parcours : il doit sembler cohérent et logique aux yeux du recruteur ; ✅ Ne négligez pas les diplômes et certifications relatifs à vos loisirs . Cela montre que vous vous donnez à fond, et ce, même en dehors du travail ! ; ✅ Parlez de vos passions et vos loisirs . Ils permettront à votre interlocuteur de mieux vous connaître et de lui prouver que vous vous intéressez à beaucoup de choses ; ✅ Ne rentrez pas dans les détails trop personnels (vie sentimentale, vos habitudes du soir). Votre interlocuteur s’en moque. Cette question large est cruciale , car elle permet en réalité au recruteur de tester votre capacité à synthétiser, à pitcher votre « historique » pour en arriver à postuler cette offre, mais aussi votre capacité à vous exprimer ! « Quel est votre projet professionnel ? ». Soyez précis : quel poste visez-vous ? Quelles responsabilités ? Pourquoi ce projet ? Pour un master, le directeur essaie de savoir si votre projet est en cohérence avec son diplôme. Vous devez lui montrer que son master est LE diplôme à avoir pour mener à bien votre projet professionnel. Pour un stage, le recruteur cherche à savoir si les missions qu’il pourrait vous confier seront utiles pour votre avenir. Cette question permet aussi d’évaluer vos ambitions : avez-vous déjà une idée de ce que vous souhaitez faire ? Ou ce stage n’est-il qu’une formalité pour valider un diplôme ? « Pourquoi pensez-vous que ce master/stage vous sera utile ? » . Parlez de vos cours . Le master est en parfaite cohérence avec les cours étudiés en M1 ; le stage vous permettrait de mettre en pratique vos connaissances de cours. Parlez également de vos compétences . Le master vous permettrait d’acquérir de nouvelles compétences grâce à ce formidable cours de plaidoirie ; le stage serait parfaitement adapté pour développer vos compétences en droit du numérique. Enfin, c’est aussi le moment de parler de votre avenir professionnel : ce master est indispensable pour exercer le métier de vos rêves ; ce stage est LA porte qui ouvrira toutes les places en cabinet d’avocats. « Que savez-vous du master/de l’entreprise/de la collectivité ? » . Montrez que vous connaissez les plus-values que vous apporterait ce master : le taux de réussite, sa renommée auprès des entreprises, le taux d’employabilité à la sortie du master, etc. S’il s’agit d’un stage, prouvez que vous vous êtes renseigné sur l’entreprise/la collectivité . Cela témoigne de votre intérêt pour ce que fait la société, ainsi que de votre volonté de contribuer à ses projets. « Aimez-vous travailler en équipe ? » . Le but de cette question est de voir si vous êtes à l’aise avec le travail de groupe . Serez-vous capable d’écouter les autres ? Saurez-vous faire des propositions dans le respect des idées déjà proposées ? Dans le cadre d’un master, n’oubliez pas que ce diplôme est le bébé du recruteur. Il n’a donc aucun intérêt à recruter des étudiants qui pourraient nuire à une bonne cohésion. « Qu’est-ce qui vous motive dans ce master/stage ? » . Cette question permet au directeur (ou recruteur) de faire la différence entre les personnes réellement motivées et celles qui sont là par défaut . Les places en master sont précieuses, les directeurs ne veulent que des étudiants prêts à vendre un rein pour obtenir ce diplôme ( bon, on exagère un peu, mais ne dites jamais qu’il s’agit d’un second choix ! ). Il en va de même pour les stages : à choisir entre un étudiant récalcitrant qui doit valider des crédits ECTS, et un étudiant qui vit pour ce cabinet en Droit des risques maritimes, le choix est vite réglé ! Votre recruteur a envie de former quelqu’un de motivé et d’enthousiaste. Les questions pièges Les questions pièges sont celles qui pourraient vous laisser sans voix tant elles sont surprenantes . Toutefois, si vous êtes bien préparé, elles ne seront piégeantes qu’à 50 % ( allez, 40 % ). Le plus souvent, il s’agit de questions qui permettent à votre interlocuteur de comprendre votre personnalité , de découvrir quelles sont vos forces et vos faiblesses , etc. Essayez de préparer ces questions avec proches, afin de ne pas être pris au dépourvu le moment venu (c hez Pamplemousse, nous sommes aussi de grands poètes. Vous ne le saviez pas ? ). Voici quelques exemples de questions traîtres : « Quelle est votre principale qualité ? ». Présentez votre qualité ; Argumentez ce choix ; Illustrez via des exemples ; N’en faites pas trop. L’idée est de voir où vous vous situez entre l’égo surdimensionné, le « je me connais bien », et la modestie. « Quelle est votre principale faiblesse ? ». Présentez cette faiblesse ; MAIS attention à ne pas non plus se tirer une balle dans le pied en évitant : Je n’aime pas l’autorité ; Rien ne m’intéresse ; Je ne suis pas forcément ponctuel, etc. Ici, votre interlocuteur essaie de savoir si vous êtes capable de vous remettre en question . C’est une qualité importante pour l’apprentissage , qu’il s’agisse d’un master ou d’un stage. Soyez suffisamment franc pour donner l’impression d’être une personne honnête et fiable ( on espère que vous l’êtes 🫶). Et si vous êtes un peu manipulateur… Donnez une faiblesse dont l’excès peut devenir un avantage pour le directeur du master/le recruteur : « Je suis perfectionniste, je ne peux pas m’arrêter et rendre un travail s’il n’est pas sérieux ». « Dites-nous, pourquoi devrions-nous vous prendre en master/vous embaucher ? ». La réponse à cette question est le moment de vous vendre comme l’étudiant de l’année, celui que tout le monde rêverait d’avoir dans son master et/ou en stage. Relevez tous les besoins du master/de l’entreprise, et montrez que vous pouvez y répondre : Ils cherchent un étudiant publiciste ? Parfait, vous avez un M1 de Droit général public, avec des recommandations de vos professeurs ; Ils ont besoin d’un stagiaire qui a déjà travaillé en cabinet ? Formidable, vous avez déjà 3 stages à votre actif ! « Qu’attendez-vous de ce stage ? ». Cette question peut faire la différence entre vous et un autre étudiant si vous évitez les banalités. Tous les étudiants veulent avoir plus de compétences et/ou connaissances. Mais qu’est-ce que ce master/stage pourra réellement vous apporter ? Une découverte du monde du travail ? Une avancée pour votre projet professionnel ? Une confirmation de votre volonté à travailler dans ce secteur/métier ? Profitez de cette question pour séduire votre interlocuteur ( on ne vous parle pas de date, hein… ). Certes, ce master/stage vous apportera beaucoup de choses. Mais sans étudiants, pas de master ni de stage ! Vous allez contribuer à la valeur de votre master, vous avez envie d’aider l’entreprise à se développer… Cette expérience, c’est du « gagnant-gagnant » . Les questions embarrassantes Viennent ensuite ces fameuses questions dont les réponses sont un peu délicates. « Comment gérez-vous la critique ? ». Il est évident que vous ne devez jamais affirmer ne pas la supporter , ou pire, que vous n’en tenez pas compte ! Montrez que vous êtes suffisamment mature pour comprendre que toutes les critiques sont bonnes à prendre, tant qu’elles sont constructives. En effet, elles sont le meilleur moyen de ne plus reproduire les mêmes erreurs et surtout, de progresser. N’oubliez pas que les professeurs de votre master ont plus de connaissances que vous, et que vos futurs collègues auront également plus d’expériences ! Ils ont des choses à vous apporter. Pour un recruteur, c’est important de savoir si vous êtes susceptible, s’il faudra vous ménager dans la communication, si vous accepterez que votre travail soit remis en cause, etc. La vocation des critiques n’est pas de vous blesser, mais de vous montrer vos erreurs pour que vous puissiez vous améliorer. « Que disent vos amis de vous ? ». À l’exception de votre famille, vos amis sont ceux qui vous connaissent le mieux. Ils sont, a priori, assez objectifs concernant l’identification de votre caractère, vos qualités et vos défauts. Cela permet au directeur de master ou au recruteur de se faire une idée sur qui vous êtes réellement. Ce n’est donc pas le moment de vanter vos compétences à faire la fête. Contentez-vous des compliments dont on vous a déjà fait part, sans en faire trop non plus. « Savez-vous travailler sous la pression ? ». Spoiler : toute personne ayant fait des études de droit a dû, à un moment ou un autre, apprendre à travailler sous la pression ! Surtout pendant les périodes de partiels… Plus sérieusement, cette question peut être gênante si la réponse est « non ». Qui a envie d’avouer une faiblesse durant un entretien ? Il est évident que le travail dans une entreprise (ou la difficulté des cours dans un master) peut être stressant. Vous allez avoir des missions, des dates à respecter, des travaux prioritaires, etc. Essayez d’avoir l’air confiant lors de l’entretien. Vous apprendrez ensuite à gérer le travail sous la pression au fur et à mesure. Enfin, il se peut que le recruteur vous pose la fameuse question : « Et vous, avez-vous des questions concernant notre société ? » . Profitez-en pour montrer votre intérêt ! Une bonne astuce pour cela : résumez l’activité de l’entreprise ou les objectifs du master . ✅ Tout à l'heure, vous me disiez que l'on pouvait travailler le week-end. Je n'y vois pas d'inconvénient, mais pourriez-vous m'indiquer vos attentes par rapport aux stagiaires en termes d'horaires de travail ? ; ✅ Si je comprends bien, ce département a pour objectif d'accompagner les entreprises à optimiser leur fiscalité sur le plan national comme sur le plan international. Est-ce que le rôle du stagiaire sera de soutenir les 3 collaborateurs à préparer des recherches, etc. ? ; ✅ Vous parliez de Maître Dupont et Maître Moretti qui composent l'équipe Tax, aurai-je l'opportunité de travailler directement avec eux ? Et comment les stagiaires travaillent-ils avec les collaborateurs ici ? Si la situation s’y prête, vous pouvez également poser ces questions au cours de l’entretien. Mais attention : il ne faut jamais couper la parole du recruteur ! III. Se mettre en valeur devant un recruteur 🌟 Pour réussir à décrocher ce stage ou cette place de master, il faut impérativement que vous sachiez vous mettre en valeur. En effet, dans la majorité des cas, l’entretien se fonde en priorité sur la motivation (car avec de la motivation, on peut progresser et devenir l’étudiant ou l’employé idéal). Montrez à quel point vous en débordez ! Soigner sa présentation physique L’importance de la communication non verbale La communication non verbale est importante car il s’agit de la première impression que vous dégagerez devant le recruteur. Vous savez ce qu’on dit : « Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression ». Avant même de commencer à échanger, votre tenue ainsi que votre comportement parleront à votre place . Et ces éléments sont importants pour un directeur d’entreprise ou de master ! Ils permettent à votre interlocuteur de voir si vous saurez renvoyer une bonne image de l’entreprise (ou du master), de vérifier que vous vous intégrerez bien avec les autres collaborateurs du service, etc. Quel recruteur aurait envie d’une personne qui ne sait pas se tenir ? Vous vous doutez bien qu’un candidat qui se tient bien est forcément mieux perçu qu’un autre qui serait avachi sur sa chaise, et qui plus est, avec une tenue inadéquate. D’ailleurs, tout au long de l’entretien, le recruteur analysera vos faits et gestes . En vous posant des questions, il observera si vous mentez (regard fuyant) ou si vous êtes mal à l’aise (ne pas tenir en place sur la chaise, ne pas savoir que faire de vos mains, etc.). Les éléments de la communication non verbale 👚 La tenue L'élément primordial, c’est d’ avoir une tenue convenable . Elle permet de montrer que vous représenterez bien la société ou le master que vous intégrerez. Cela aussi le moment pour vous de prouver que vous savez vous mettre en valeur et que vous n’êtes pas une personne négligée. Il est préférable de privilégier un costume ou une tenue habillée . Un simple pantalon et une chemise peuvent suffire, sans forcément porter une cravate. Mais il faut à tout prix éviter de vous présenter en débardeur, en short, en survêtement ou encore en tongs (surtout si vous avez l’audace de porter des chaussettes avec !). N’oubliez pas que vous êtes dans le monde du droit, ce domaine dans lequel l’arrogance et la prétention sont rois (à vous de juger s’il s’agit d’une blague…). ⌛ La patience Lorsque vous arrivez pour l’entretien, il faut savoir patienter . Avant de rencontrer le recruteur, vous pourrez être amené à rester quelques (longues) minutes dans une salle. Il faut rester assis convenablement , dos droit et tête haute . Il est donc évident que les pieds sur la table sont proscrits, tout comme les regards perdus dans l’immensité du plancher ! ❤️ Le saviez-vous ?   Le regard au sol peut être considéré comme un manque de confiance en soi. Une étude publiée en 2013 dans la revue Psychology of Consciousness : Theory, Research, and Practice  a exploré la relation entre le regard au sol et la confiance en soi lors d'interactions sociales. Les résultats de cette étude ont montré une corrélation négative entre le regard au sol et la confiance en soi. À l’inverse, pour montrer que vous êtes à l’aise, vous pouvez vous lever pour regarder les affichages de la pièce. C’est plus professionnel que de passer votre temps sur votre téléphone portable. Vous pourriez laisser penser à votre recruteur que vous êtes accro à votre téléphone, ou pire… Que vous faites attention à l’heure et que l’attente vous semble trop longue ! 📊 La présentation N’oubliez pas l’importance de la première impression : vous devez bien savoir vous présenter au recruteur ! Lorsqu’il arrive vers vous, il y a quelques règles de politesse et de savoir-vivre qu’il faut respecter. ✅ Quand des personnes passent devant vous, n’oubliez pas d’ arborer un beau sourire , agrémenté d’un « bonjour » . Il serait dommage de froisser une personne importante ; ✅ Lorsque le recruteur se présente , levez-vous de votre chaise et serrez-lui la main s’il vous tend la sienne avant de suivre votre interlocuteur ; ✅ Soyez énergique ! Quand vous vous levez de votre chaise, ne soyez pas trop long. Votre énergie permettra au recruteur de savoir si vous êtes enthousiaste ou un peu feignant ; ✅ Et de manière générale, n’oubliez pas le plus important : votre sourire . Il faut que vous transmettiez l’idée que vous êtes une personne sympathique. Cela sera d’autant plus agréable pour votre recruteur d’échanger avec vous. Choisir les bons arguments Lors de l’entretien, il est crucial que vous choisissiez les bons arguments pour pouvoir bien vous vendre. Être concis, neutre et positif Face à votre recruteur, rien ne sert de raconter votre vie, il faut rester précis et concis . Vous devez aller à l’essentiel : les informations utiles sont celles qui lui permettent de comprendre vos objectifs et votre formation. Vous devez aussi rester neutre . Évitez de donner votre avis sur la politique, la religion ou sur des idéologies. Cela ne vous aidera probablement pas à obtenir votre stage ou votre master. Vous risquez même de vous tirer une balle dans le pied ! N’oubliez pas que vos convictions ne regardent que vous et qu’elles peuvent être différentes de celles du recruteur. Autre point important : vous devez toujours être positif ! Votre objectif est de convaincre la ou les personne(s) en face de vous. Évitez donc les tournures de phrases négatives et valorisez-vous. Par exemple, si vous dites « je n’ai pas pu », cela démontre un manque d’expérience ou une limite. Être positif, cela serait expliquer ce que ce manque ou cette impossibilité vous a permis d’apprendre ! La positivité, c’est aussi l’assurance : soyez cette personne sympathique qui sera vecteur de bonne ambiance dans votre future équipe ! Savoir utiliser le bon langage durant l’entretien ❌ Évitez les expressions inutiles . Les adverbes comme « vraiment » , « réellement » et « rapidement » n’apportent en réalité pas grand-chose à votre discours. Ils sont comme les « euh » : ils ponctuent un vide. ❌ Le langage familier est également à proscrire . Vous êtes en droit, c’est le moment de montrer votre éloquence ! ❌ Enfin, ne soyez pas non plus catégorique , car le recruteur peut prendre peur et penser que vous êtes du genre autoritaire, à ne pas vous remettre en question ou ingérable lorsque vous êtes persuadé d’avoir raison. Avoir un propos structuré Un propos structuré est indispensable pour qu’une présentation soit équilibrée . Vous pouvez ordonner vos idées de la manière suivante : Parcours étudiant : Diplôme ; Formations. Expérience professionnelle qui doit être pertinente avec l’offre, donc il n’est pas nécessaire de parler de tout : Stages ; Jobs d’été ; Boulots en plus de vos études ; Associatif. Projet professionnel : Volonté de poursuivre des études ou de passer des concours ; Ce que vous souhaitez faire après vos études ; L’objectif que vous vous êtes fixé ; Travailler dans une entreprise du même secteur (pour crédibiliser votre présence). Savoir répondre aux questions pendant le débriefing Après la présentation et les questions, vient le débriefing qui est une étape importante lors de l’entretien. Mais à quoi sert-il ? Tout d’abord, il permet au recruteur de relever quelques incohérences (ex. : erreurs dans les dates du CV) ou incompréhensions . Il va alors vous interroger pour être sûr d’avoir bien compris vos propos. Par exemple, si vous affirmez être le Kylian M’Bappé du droit des affaires, mais que vous vous trompez sur des termes juridiques classiques, le recruteur peut être dubitatif. De même, si vous affirmez avoir suivi des modules supplémentaires en droit de l’environnement, mais que votre discours n’est pas cohérent, le directeur de master aura de quoi douter. Ensuite, le débriefing permet également de demander des précisions en cas de doute sur certains points. Pour vous, c’est le moment d’être clair et convaincant , malgré vos lacunes. ✅ Votre projet professionnel est mal défini, le recruteur souhaite mieux le comprendre ; ✅ Vous postulez pour un stage mais vous n’avez aucune expérience : pourquoi vous prendre ? Ne paniquez pas. S’il y a bien un moment où vous devez faire preuve d’assurance, c’est maintenant ! Par exemple, vous pouvez dire : « Il faut bien commencer par une première expérience ! » ; « J’apporte mon expertise et je m’adapte facilement » ; « J’ai des relations qui me permettent d’avoir de l’aide » (professeurs, amis, camarades de promo, professionnels, famille, etc.). ✅ Votre manque d’expérience ou de connaissance n’est pas un handicap, vous êtes plein de ressources et de bonne volonté ; ✅ Vos expériences personnelles (loisirs, bénévolat) sont un véritable atout et vous différencie ! Adapter son discours à l’offre Lorsque vous cherchez un stage ou un master, vous devez faire en sorte d’être LE candidat dont tout le monde rêve. Autrement dit, si vous envoyez les mêmes CV et lettres de motivation à toutes les entreprises ou à tous les masters, vous risquez de ne jamais être pris. Essayez de lier le stage ou le master à votre profil et à vos activités : Vous avez fait un stage auprès du conseil des prud’hommes ? C’est un bon argument pour un master en droit social ; Vous pratiquez un sport d’équipe ? Vous avez l’esprit de compétition ET vous êtes solidaire, donc vous saurez parfaitement intégrer l’équipe au sein de ce stage tant souhaité. Vos loisirs montrent qui vous êtes . La culture générale est aussi importante que la culture juridique. Le meilleur moyen de s’adapter à une offre est de reprendre les attentes évoquées dans l’annonce et de montrer que vous y répondez . S’il faut une personne ponctuelle, sociable, rigoureuse et avec de l’expérience, vous devez avoir des arguments et des exemples pour illustrer votre capacité à être cette personne. IV. Erreurs à éviter lors d’un entretien ❌ Lors d’un entretien, il y a des erreurs qui peuvent être rédhibitoires. Il est donc important d’être bien préparé, afin de pouvoir les éviter. 3 erreurs sur le CV et la lettre de motivation Erreur 1 : ne pas bien présenter son CV Vous êtes votre CV : s’il n’est pas bien présenté, vous allez transmettre une mauvaise image de vous. Par exemple, un CV désorganisé laisse penser que vous bâclez votre travail ou que vous ne savez pas utiliser les logiciels de mise en page. Aussi, retenez que chaque CV doit être adapté au domaine dans lequel vous postulez. En communication, il y a beaucoup de CV colorés ou originaux (ex. : présentation avec une mise en page Netflix, Instagram, etc.). Vous êtes en droit, donc privilégiez une présentation sobre (beige, marron, bleu marine) avec du texte en noir. Erreur 2 : ne pas relire son CV et sa lettre de motivation Ne pas relire son CV ou sa lettre de motivation est le meilleur moyen de laisser passer des coquilles et donc de perdre en crédibilité. On ne cesse de vous le répéter, mais la relecture est essentielle, car elle permet d’éviter les fautes et les incohérences . Si vous avez des doutes, demandez à vos proches de relire vos documents à votre place. Ils auront un regard neuf. Erreur 3 : mentir sur son CV ou dans sa lettre de motivation Mentir sur votre CV ou votre lettre de motivation revient à vous mettre un boulet à la cheville avant d’aller en entretien. Si le recruteur ou le directeur du master s’en aperçoit, vous pouvez faire une croix sur vos attentes. D’une part, si votre mensonge porte sur un diplôme, une formation ou une certification, sachez que c’est assez facile à vérifier. Au-delà de l’aide précieuse de l’informatique, vous pouvez être mis à mal en seulement quelques questions. 🎤 Témoignage : « Quand j’étais en L3, j’étais obnubilé par un master bien précis. Je le voulais depuis la L1, c’était THE master. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’avais fait des stages, suivi des options, etc. Je m’étais même inscrit à un module, que je n’ai jamais eu le temps de suivre. J’ai décidé de le mettre quand même sur mon CV. Au cours de l’entretien pour mon master 1, l’une des personnes du jury m’a demandé si l’enseignante avait abordé un thème en particulier. Dans la panique, j’ai répondu “oui”, en ajoutant que c’était “très intéressant”. Mon interlocuteur a souri, et m’a rétorqué que c’était très curieux, car sa femme n’avait jamais mis cette notion au programme du module… Le monde des juristes est petit, pensez-y à deux fois avant de mentir ! ». Armelle, Master 2, Montpellier. D’autre part, si vous mentez sur vos loisirs, vous n’êtes pas à l’abri que le recruteur ou le directeur de master s’y intéresse aussi. Imaginez la situation : vous affirmez adorer l’éloquence et les concours. Pas de chance, le directeur aussi ! Il vous demande votre avis en tant que juriste sur le sujet débattu en finale, et là, c’est le drame : vous ne savez pas de quoi il parle… Si possible, autant éviter ce genre de situations. 6 erreurs à bannir en entretien On a déjà abordé certaines erreurs plus haut, mais le secret de la pédagogie est la répétition. À vos stylos, prenez des notes et… C’est parti pour découvrir les 6 erreurs à bannir en entretien ! Erreur 1 : se dévaloriser ou faire preuve de négativité Se dévaloriser ou être négatif est une preuve de manque de confiance en soi. Or si vous n’avez pas confiance en vous, pourquoi un recruteur ou un directeur de master vous feraient-ils confiance ? Apprenez à vous convaincre avant d’essayer de convaincre qui que ce soit . Vous avez forcément des qualités, des capacités et des compétences, il suffit de savoir les mettre en avant. Essayez de garder en tête que vos faiblesses peuvent être corrigées. Par exemple, ne dites pas : « je n’ai jamais rédigé de conclusions » mais « j’ai hâte d’apprendre auprès de vous ». Erreur 2 : ne pas réfléchir avant de répondre Avec le stress, les étudiants ont tendance à vouloir répondre immédiatement, sans prendre le temps de réfléchir. Mais vous connaissez le proverbe, il est parfois préférable de tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler… Promis, ça peut vous sauver des pires âneries. Il vaut mieux répondre bien plutôt que répondre vite . Répétez-vous les questions, analysez-les rapidement dans votre tête et ensuite, seulement, vous pourrez répondre. Si vous avez un doute, il est préférable de demander au recruteur de répéter ou reformuler sa question. Erreur 3 : être avare en sourire Une personne qui ne sourit jamais n’est pas forcément considérée comme quelqu’un de sympathique. Est-ce réellement l’image que vous avez envie de dégager ? Qu’il s’agisse d’un stage ou d’un master, votre recruteur souhaite maintenir une bonne ambiance entre ses employés ou ses étudiants. Soyez suffisamment souriant pour donner envie au recruteur d’apprendre à vous connaître. Souriez : au début de l’entretien ; un peu pendant l’entretien ; et à la fin, au moment de vous saluer. ❤️ Le saviez-vous ?  D’après une étude publiée dans le journal « Personality and Social Psychology Bulletin », les personnes souriantes sont perçues comme plus sympathiques, compétentes et confiantes. Une autre étude publiée dans le « Journal of Occupational and Organizational Psychology » a même montré que les candidats qui sourient lors d'un entretien d'embauche sont plus susceptibles d'être embauchés ! Erreur 4 : ne jamais regarder le recruteur Ne jamais regarder le recruteur peut envoyer un mauvais message sur votre personne ou vos attentions. En effet, le contact visuel est un élément clé de la communication non verbale. Il a donc un impact significatif sur la perception que les recruteurs ont de vous ! ❤️ Le saviez-vous ?  Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Chicago a montré que les personnes qui maintiennent un contact visuel prolongé lors d’une conversation  sont considérées comme plus compétentes  et plus fiables  que celles qui évitent le regard. Elles inspirent également plus de confiance et de respect. Regardez le recruteur ou le directeur de master dans les yeux lorsqu’ils vous posent une question ou quand vous devez vous vendre. Vous devez être convaincant et avoir l’air sûr de vous. Attention ! Ne transformez pas l’entretien en concours de regards… Erreur 5 : être arrogant Être confiant, c’est bien ; être arrogant, ça craint. Pourquoi ? Plusieurs études, dont une menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley, ont montré que les personnes arrogantes ont plus de difficultés à travailler en équipe et à collaborer avec les autres. Elles seraient également jugées comme peu aimables , peu compétentes et moins dignes de confiance que les personnes modestes. Or un recruteur ne veut pas d’un stagiaire qui ne sait pas collaborer, et un directeur de master n’a pas envie d’avoir un étudiant qui plombe l’ambiance dans la promo. Voici quelques petites astuces bien vitaminées pour rester humble : ✅ Connaissez vos forces mais aussi vos faiblesses . Faire croire au recruteur que vous êtes bon en tout est louche… Montrez plutôt que vous êtes réaliste et objectif : vous savez quelles sont vos réussites mais vous connaissez également vos pistes d’amélioration ; ✅ Partagez la réussite : vous avez participé à un travail de groupe ? À une action collective ? Parlez aussi de vos camarades, et évitez de vous attribuer tout le mérite ; ✅ Montrez que vous savez faire preuve de reconnaissance : envers vos formateurs précédents, vos professeurs, etc. 3 erreurs à éviter en visioconférence De nombreux entretiens ont lieu à distance, en visioconférence. Qui dit nouvelles technologies, dit nouveaux codes. Mais savez-vous maîtriser l’art de la visio ? Erreur 1 : négliger sa tenue Est-ce que vous négligeriez votre tenue pour un entretien en présentiel ? Non. Alors pourquoi passer votre entretien en visioconférence en pyjama ? Comme pour un entretien physique, votre tenue parle à votre place. Elle représente votre personne, vos motivations, et le respect que vous accordez à votre recruteur. Mettez-vous dans les mêmes conditions vestimentaires que pour un entretien en présentiel . 🎤 Témoignage :  « L’an dernier, j’ai postulé dans un cabinet d’avocats pour un stage d’été. L’entretien était en visioconférence. J’avais donc mis une chemise, mais j’avais gardé mon bas de pyjama. Au bout de quelques minutes, j’ai vu que la batterie de mon ordinateur était faible. J’ai donc prévenu le recruteur que je me levais pour aller chercher mon chargeur. Évidemment, il a aperçu mon bas de pyjama. Quand je me suis rassise, il m’a dit “qu’il espérait que mon travail n’était pas à la hauteur de ma tenue, car il n’est pas intéressé par les personnes qui font les choses à moitié” ». Morgan, L3, Lille. Erreur 2 : être dans un lieu bruyant/avec des distractions Lors d’un entretien en à distance, être un dans un lieu bruyant ou avec des distractions peut renvoyer une mauvaise image de vous. Cela peut laisser penser que vous n’êtes pas sérieux et désorganisé . Évidemment, ce n’est pas le type de profil recherché pour un stage ou un master ! Privilégiez une pièce neutre (si possible, sans votre chaise avec tous vos vêtements en arrière-plan) et silencieuse . Vous devez dégager une image professionnelle. Prenez également quelques minutes avant l’entretien pour bien placer votre ordinateur . Évitez les reflets, les contre-jours, la contre-plongée (peu flatteuse). Erreur 3 : ne pas vérifier son matériel informatique Ne pas vérifier votre matériel informatique revient à prendre 3 risques majeurs : ❌ ne plus avoir de batterie pendant l’entretien ; ❌ ne pas avoir une image et un son fonctionnels ; ❌ ne pas avoir une connexion Internet stable. Pour éviter ces péripéties, la Team Pamplemousse vous a préparé quelques règles de survie : ✅ Votre connexion Internet, vous vérifierez : et si elle n’est pas stable, vous pouvez toujours essayer de connecter votre ordinateur sur la 4G de votre téléphone portable ; ✅ Votre matériel, vous testerez : avez-vous activé le microphone ? La caméra ? Parfois, ils sont automatiquement bloqués dans les paramètres. D’ailleurs, n’oubliez pas de désactiver vos micro et caméra à la fin de l’entretien. Il serait dommage de commencer à déblatérer sur le dos de votre recruteur alors qu’il est toujours dans l’appel… ; ✅ Votre charge, vous garderez : chargez votre ordinateur et gardez absolument la charge près de vous. Cela vous évitera de vous lever pendant l’entretien. Conclusion : Chaque étudiant est unique, vous avez vos faiblesses et vos forces. Apprenez à les connaître, apprivoisez-les et appliquez les conseils de la Team Pamplemousse. Romain Chéron et Cassandre Thevin

  • 7 erreurs à éviter pour réussir vos débuts en entreprise

    Métiers du droit > Recrutement Ça y est ! Après plusieurs années de formation théorique, c'est le grand saut dans le monde du travail ! Malheureusement, alors même que l'Université a pour objectif de former la nouvelle élite de juristes de notre Nation (on espère que c'est l'objectif, en tout cas, non ?!), beaucoup de jeunes talents essuient les plâtres en stage, en PPI, ou en alternance. Mais que nenni !  Pamplemousse vous donne les erreurs à éviter absolument si vous voulez devenir la star de votre bureau/barreau, dès vos premières expériences professionnelles. Sommaire : Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent ? N°1 : Ne pas adopter le bon mindset N°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant N°3 : Ne pas accepter les critiques constructives N°4 : Répéter ses erreurs sans progresser N°5 : Ne pas avoir une attitude professionnelle N°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail N°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Bravo à vous 🥳 ! En lisant cet article, vous ne ferez pas partie des 38 % des jeunes professionnels estimant que les informations reçues avant leur entrée sur le monde du travail étaient insuffisantes . (source : Étude Les jeunes et le travail : aspirations et désillusions des 16-30 ans - Institut Montaigne)  Si vous lisez cet article, c'est que vous venez probablement de décrocher votre  premier job ou stage dans une direction juridique d’entreprise, un cabinet d'avocats, un office de commissaire de justice, une étude de notaire ou bien peut-être encore dans une juridiction (le Conseil d’État poste parfois des offres sur sa page LinkedIn !). Si ce n’est pas le cas, vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour découvrir nos meilleurs tips pour décrocher un stage . Rattraper par la réalité Mais passé le premier jour, vous vous faites rattraper par la réalité  (pas de musique dramatique pendant les instructions comme dans Alice Nevers) ! Eh oui, ça fait mal… Et de fait, il y a des gaffes à éviter pour réussir pleinement son intégration  dans un cabinet d'avocats ou une direction juridique d'entreprise ! Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent à leur arrivée en entreprise ? Chaque année, des milieux de jeunes juristes intègrent pour la première fois un cabinet d'avocats, un service juridique d'entreprise ou une administration. Diplômés, motivés, souvent brillants (merci aux Fiches de droit Pamplemousse !)… et pourtant, beaucoup se heurtent de plein fouet à la réalité du terrain. Une transition rude Pourquoi ? Parce qu'en droit, la transition entre le monde universitaire et le monde professionnel est rude. À la fac, on vous demande de maîtriser le syllogisme, la compréhension arrêts, des qualifications juridiques et la méthode de la dissertation. En entreprise, on attend de vous des impératifs très concrets. Dans un rapport, le Forum Économique Mondial mentionnait par exemple 12 soft skills comme les plus demandées : autonomie capacité d'adaptation résolution de problèmes complexes esprit critique  créativité  management,  esprit d'équipe  intelligence émotionnelle  jugement et prise de décision  sens du service négociation flexibilité Cette liste a donc évolué, mais certaines compétences fondamentales perdurent. On ajouterait bien volontiers : proactivité, débrouillardise, écoute active, attitude positive (eh oui, ça se travaille !), compréhension des enjeux business… Bref, à part certaines, ce sont des compétences rarement (ou pas du tout !) travaillées en cours de droit, n'est-ce pas ? Des codes implicites Ce qui importe donc aussi pour réussir, c’est la connaissance des codes implicites du travail en équipe, des règles non écrites de la hiérarchie, et des exigences concrètes du métier. Résultat des courses : certains brillants étudiants se sentent perdus , inefficaces , voire  illégitimes . Pourtant, ces erreurs sont  évitables . Cet article vous dévoile les  pièges  classiques qui plombent l'entrée dans la vie pro… et surtout, comment les contourner pour réussir votre atterrissage  sans turbulence. Il en va de bonheur au travail ! Erreur n°1 : Ne pas adopter le bon mindset en entreprise Ne pas avoir le  bon état d'esprit  est une erreur fatale lorsque vous commencez votre carrière juridique. Et ce, que ce soit en cabinet d'avocats, en administration, en étude de notaires, ou partout ailleurs. « D'après les centaines de retours que j'ai pu avoir de jeunes juristes, le bon état d'esprit apparaît comme un facteur essentiel de la réussite professionnelle. À quel point ce talent souhaite réussir et monter en compétences ? À quel point adoptera-t-il un état d'esprit positif, dans lequel chaque heure de sa vie sera une opportunité de grandir ? » , explique Augustin Mercier, fondateur de ce magnifique site et du Barreau-mètre (classement bien-être des cabinets d’avocats).  Qu'est-ce que le bon mindset ? Le mindset, c'est littéralement votre  état d'esprit . Ce n'est pas seulement votre humeur ou votre motivation du lundi matin, mais la manière dont vous abordez votre travail , les erreurs commises, les difficultés rencontrées et votre propre  progression. Dans le monde professionnel et tout particulièrement dans les environnements comme les cabinets d'avocats ou les services juridiques d'entreprise, on distingue deux grandes approches : Le fixed mindset :  « Je suis bon ou mauvais, c'est comme ça. » (aka la larve) Le growth mindset :  « Je ne sais pas encore faire, mais je vais apprendre. » (aka le renard) Vous devinez lequel est le plus utile ? (Indice : honnêtement, qui a envie d'être une larve ?) Pourquoi est-ce une erreur de ne pas avoir le bon mindset ? Ne pas travailler son état d’esprit est une erreur ! Parce qu'en entreprise, vous n'êtes pas recruté pour réciter vos cours de droit constitutionnel (en même temps, être payé pour différencier le régime parlementaire du régime présidentiel…).  Pour preuve, 72 % des recruteurs considèrent que l’état d’esprit est plus important que les compétences techniques  à l’embauche d’un jeune diplômé. ( Source :  Enquête Pôle emploi & APEC (2023), sur les attentes des employeurs vis-à-vis des jeunes actifs ).  On vous a engagé pour apporter de la valeur , apprendre vite et bien, être  productif  et vous adapter (et pas que… on vous dit tout plus bas). Votre maître de stage attend de vous que vous lui soyez utile . Mais encore faut-il être très à l'écoute pour rendre un travail à la hauteur de ses espérances (ou les dépasser !).Tout cela, ça passe par un état d’esprit positif, un état d’apprenant , sérieux  et volontaire . Spoiler :  vous N'ÊTES PAS Harvey Specter. Si vous attendez de tout savoir avant d'agir, si vous prenez mal la moindre remarque, vous risquez de vous fermer des portes… sans même vous en rendre compte. Eh oui, même si vous êtes là pour apprendre, les managers et les associés cherchent des talents : fiables  et motivés ayant envie de  progresser qui posent des questions  en vue de bien faire qui prennent des initiatives qui acceptent les remarques (au-revoir la susceptibilité !) qui transforment un « je ne sais pas faire » en « je vais trouver une solution » Pensez à votre  manager :  si vous avez été engagé, vous spécifiquement (pas votre voisin), c'est qu'il espère que vous apportiez une plus-value  à l'entreprise (c'est la contrepartie de votre formation). S'il voit que vous n'avez pas le bon état d'esprit et qu'il doit constamment être derrière vous, il pourrait vous percevoir comme une personne restée mentalement à la fac, sans réelle conscience des  enjeux du monde professionnel . « S'agirait de grandir », comme dirait l'autre. PIRE :  il pourrait interpréter votre manque de réaction comme un manque de motivation à servir l'entreprise… et regretter de vous avoir recruté.  Toutefois, avant de parvenir à cette extrémité, il y a quand même des manières de se rattraper. Comment adopter le bon mindset ? Pour éviter cette erreur, il est capital d'oser… oser. Voici nos conseils pour adopter le bon mindset et faciliter votre entrée sur le marché du travail. 1. Soyez curieux ! Voyez chaque mission comme une opportunité d'apprendre , pas comme un examen. Par exemple , admettons que vous êtes juriste d'entreprise, chargé d'un contrat important avec une société américaine. Si vous ne parvenez pas à résoudre une question technique de fiscalité internationale… ce n'est pas grave ! Renseignez-vous , faites une veille sur le sujet, tâchez de comprendre  le contexte, les intérêts de chaque partie, les enjeux juridiques et stratégiques. Le bon état d'esprit, c'est aussi prendre de la hauteur, du recul sur les choses  Bref, soyez curieux  et posez toutes les questions utiles .Et si vous faites une erreur, vous aurez appris quelque chose ! 💡 Astuce pratique : Pensez à solliciter votre manager (sinon un collègue senior) pour un point régulier. Bonus :  vous pouvez même créer une fiche-mémo sur un sujet qui a pu vous bloquer pour les futures nouvelles recrues !   2. Cherchez par vous-même, mais osez demander : Le bon état d'esprit, ce n'est pas l'isolement, c'est la curiosité. Commencez par essayer de trouver la solution par vos propres moyens . Mais si vous n'y arrivez pas, n'hésitez pas à échanger avec l'intelligence artificielle de la structure, solliciter un camarade ou un collaborateur de votre département. Harceler votre manager sur des points qu'il a déjà abordés plusieurs fois = ❌ Poser à votre manager (après recherches) une question claire en montrant que vous avez cherché la solution = ✅ 3. Acceptez de vous tromper et que tout ne soit pas parfait… En entreprise, on ne recherche pas des juristes imparfaits rendant leurs travaux dans les délais, que des virtuoses névrosés  incompris visant l'excellence éternelle… mais ratant la deadline . Il est naturel de faire des erreurs, surtout dans les premiers  En gros :  mieux vaut être vous que Kurt Cobain (au passage, on ne vous souhaite pas d'être rongé par la drogue). Mais attention, vous devez vous donner à 200 % sur chaque mission et placer la barre le plus haut possible  pour satisfaire les attentes. Ainsi, vous n'aurez aucun regret  et c'est comme cela que vous progresserez. « C'était pendant un stage en TA… J'étais très stressée à l'idée de faire des erreurs. Donc, je posais TOUT le temps des questions pour des petits détails. Je rendais dingue mon maître de stage, il voulait que je prenne des initiatives : que je relise spontanément des documents, que je lance une recherche juridique… bref, que je cherche moi-même. En observant les autres, j'ai compris que le bon état d'esprit, c'était d'oser. J'ai commencé à prendre des initiatives, même imparfaites, et c'est là que tout a changé ! J'ai compris qu'un supérieur préfère corriger une erreur que devoir tout dicter. Tenter, se tromper, apprendre : c'est ça qu'on attend de vous. » , Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant Pour réussir votre entrée dans la vie professionnelle et dans votre nouvelle entreprise, il est bien utile d'adopter la culture  de celle-ci. Et NON, on ne vise pas simplement la décoration de l' open space  ou les afters  du jeudi soir. C'est quoi, exactement, « la culture d'entreprise » ? La culture d'entreprise, ou de l’entreprise, c'est l'ensemble des  codes implicites , des valeurs partagées, des habitudes, des modes de communication qui font fonctionner une entreprise. C'est ce qui explique pourquoi, dans un cabinet d'avocats, vous serez en principe invités à ne jamais dire « je ne sais pas » mais « je regarde et je reviens vers vous ». C'est aussi ce qui fait qu'on met un costume 3 pièces pour aller travailler ou au contraire qu'on débarque en jean-baskets… ou encore qu'on reste en pyjama (qui est habillé à 8 heures pétantes en télétravail ? → c'est une blague, habillez-vous proprement , même en télétravail). Pourquoi c'est une erreur de ne pas l'adopter Ne pas adopter la culture de l’entreprise, c'est risquer de passer à côté de l'essentiel : la bonne intégration. Si vous ne respectez pas les codes, vous risquez rapidement d'être perçu comme « pas aligné », voire comme un élément perturbateur , même si vous êtes compétent. Dans le cabinet d’affaires Bruzzo Dubucq par exemple, c’est cravate pour les hommes et tailleur pour les femmes. Pour ce cabinet, la tenue vestimentaire doit renvoyer une image d’exigence côté clients.   Le saviez-vous ?  Les études en psychologie organisationnelle montrent que les personnes qui s'intègrent bien culturellement sont plus vite promues, mieux évaluées, et moins souvent mises à l'écart (Harvard Business Review, 2021). À l'inverse, un bon profil technique mais « hors culture » aura du mal à inspirer confiance ou à collaborer efficacement. Même si vous êtes brillant, motivé et bosseur,  si vous ignorez les codes , vous pouvez vite paraître « à côté de la plaque  ». Pensez à votre manager :  Il vous observe débarquer comme un OVNI dans l’ open space . Vous tutoyez tout le monde, vous débarquez en jogging  et vous envoyez un email « Cc Chef » à l’associé senior. Il se dit quoi ? Que vous êtes brillant ? Non ! Que vous n’avez pas capté les codes et que vous ne pourrez donc pas écrire à un client tout seul. En droit, où les hiérarchies sont souvent marquées , ne pas capter le ton à adopter avec un associé, ou prendre la parole au mauvais moment en réunion, peut vous coller une image peu flatteuse … sans que personne ne vous le dise. « Un jour, lors d'une réunion avec des associés, j'ai cru bien faire en partageant une idée trop tôt (pendant la présentation d'un collègue). Il y a eu un long silence juste après, et tout le monde s'est mis à me fixer ! J'étais tellement gêné, j'avais envie de disparaître…  C'est là que j'ai compris que dans le monde de l'entreprise, bien choisir son moment est quasi, voire plus important que ce que l'on dit. Depuis, je m'efforce d'être plus attentif avant de prendre la parole, et mes interventions sont bien mieux accueillies. » témoigne Léonard, juriste en entreprise. Et ça, c'est le piège : la culture d'entreprise est rarement écrite noir sur blanc. C'est à vous de la déchiffrer (ou de demander à vos pairs !). Pas de panique si vous vous sentez décalé au début ! Rome ne s'est pas faite en un jour (ou sinon la Loi des XII tables serait un peu bancale). C'est donc la raison pour laquelle nous vous avons concocté un petit mode d'emploi ci-dessous. 3) Comment m'imprégner efficacement de la culture de mon cabinet ou étude ? Être capable d'adopter les codes fait partie des soft skills.  C'est quelque chose qui peut ne pas être inné, mais on va vous donner quelques clés ci-dessous. 1. Observez activement : Pour adopter la culture d'entreprise, observez activement :  comment les autres communiquent qui parle à qui quels sont les horaires et les habitudes de travail (pauses, par exemple) comment les décisions sont prises est-ce qu’on doit mettre tout le monde en copie quelles règles suivre… Et repérez les non-dits : le dress-code les horaires officieux la présence fortement recommandé à certains évènements ( afters , dîners…) 💡 Créez une page Word/Notion/Google Docs/ce que vous voulez ou un petit carnet et notez tout ce que vous apprenez ! 2. Adaptez votre langage au contexte et aux personnes : Pour embrace  la culture de l'entreprise, il est essentiel d 'adapter le langage  au contexte et aux personnes avec qui vous échangez. Le tout est de trouver le  juste ton :  email formel avec les clients, interventions mesurées en réunion face aux associés, message Teams léger avec votre collègue, etc. Règle n°1 :   Dans le doute, vouvoyez  (c'est l'usage lorsque l'on ne connaît pas une personne !) . Il sera toujours temps d'ajuster après, lorsque vous connaîtrez mieux vos collègues et votre manager. Et dans tous les cas, respectez les  bases les plus élémentaires de la politesse :  vous voulez être perçu comme quelqu'un d'adapté à l'entreprise et de confiance. « En licence, j'ai effectué un stage dans un cabinet d'avocats au Conseil. Le premier jour, j'ai simplement dit « bonjour » aux associés, de manière détendue, comme à la fac. J'ai tout de suite senti des regards un peu froids, sans comprendre pourquoi. Plus tard, j'ai découvert qu'il en fait dire « Bonjour Maître » ou « Bonjour Monsieur », en signe de respect et de reconnaissance de leur statut. Sur le moment, je ne le savais pas, mais ça m'a fait passer pour un petit jeune un peu irrespectueux. J'ai compris à quel point il était important de s'adapter à la culture et aux codes de l'entreprise, notamment dans la manière de s'exprimer. » , témoigne Romain, étudiant en M2 de droit des Finances publiques. 3. Posez des questions intelligentes : Poser de bonnes questions montre que vous avez sincèrement envie de comprendre (et donc de vous intégrer ) : « Comment ça se passe généralement quand… ? » « Qu'est-ce qui est  mal vu ?  » « Comment  et q uand  aller poser une question  à Me Dupont ? » Erreur n°3 : Ne pas accepter les critiques constructives Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel de savoir accepter les critiques. Eh oui, les critiques sont utiles pour progresser , mais encore faut-il les écouter, les comprendre et les prendre en compte… C'est ce qui fait vraiment la différence ! 1) C'est quoi, « accepter la critique » ? Accepter la critique, c'est entendre un retour (parfois sec), le comprendre et surtout le transformer en opportunité de mieux faire . Ne rien prendre personnellement C'est donc savoir différencier   la remise en question du travail rendu, de la remise en question de votre personne : quand on critique votre recherche juridique, cela ne veut pas dire que vous êtes un incapable. Seulement que CETTE  recherche n'a pas été à la hauteur (et vous devez tout faire pour  savoir pourquoi ! ). Et c'est une compétence aussi importante que votre maîtrise de Lexis360. 2) Pourquoi c'est une erreur de mal le vivre (ou de faire semblant de rien) ? Parce que dans le monde du travail,  la critique (autant positive que négative/constructive) fait partie du job.  Elle permet de progresser ! Et tant mieux : c'est ce que vous cherchez ! Et vous-même avez été formé à la faculté pour avoir un avis critique sur tout  (même à propos du lancer de nains, c'est dire…). Partez du principe que votre travail sera TOUJOURS remis en question . Car rien n'est jamais parfait.  Votre mémoire, votre analyse, votre contrat : tout est fait pour être lu, relu, questionné, amélioré… Et c'est totalement normal . En cabinet d'avocats, vous allez parfois plancher 3h sur la rédaction d'un contrat… qu'on va réécrire en 10 minutes (enfin pas quand même, parce que c'est compliqué les histoires de joint-venture). Ce n'est pas pour vous blesser (sauf si votre boss  est vraiment sadique), mais pour vous faire comprendre que le milieu juridique nécessite un certain niveau d'exigence , bien différent de celui de la faculté. Pensez à votre manager :   Il vous fait une remarque sur une note juridique pas claire. Et vous ? Vous vous vexez, vous vous justifiez, voire, vous boudez (true story). De son côté, il se dit que ce n’est pas de la critique qu’il vous faut, mais un service après-vente émotionnel. Et ça, ce n’était pas sur la fiche de poste… Refuser les remarques, c'est envoyer le signal inconscient que vous préférez votre ego à votre évolution. 43 % des salariés très impliqués reçoivent des feedbacks au moins une fois par semaine, contre 18 % des salariés peu impliqués. Mal accueillir une critique en faisant l'autruche, en se justifiant trop vite, ou en la prenant personnellement peut vite envoyer de mauvais signaux : manque de recul manque d'ouverture manque de maturité professionnelle Et dans un cabinet d'avocats, ça peut fermer des portes (tout doucement, mais quand même). 3) Comment apprendre à gérer la critique comme un pro ? 1. Respirez et écoutez jusqu'au bout : Quand vous sentez que vos émotions prennent le dessus lors d'une remarque de votre manager, il est fortement conseillé de prendre une grande respiration. Ne jamais réagir à chaud  À chaud, on réagit toujours mal. Il s’agit de reprendre le contrôle de ses émotions. Souvenez-vous, même si le ton est sec, il y a souvent  un fond utile ! ⚠️Il y a des  limites  dans la façon qu'a votre boss de vous parler et de faire du feedback . Respect et humanité  doivent être de mise. Si vous ne vous sentez pas respecté, cela peut être une bonne idée d'en parler avec lui pour lui expliquer ce que vous ressentez.“Chez Pamplemousse, nous militons pour des relations plus saines, moins toxiques. Les enjeux liés au chiffre d’affaires, à la trésorerie, au développement, à l’humain et j’en passe, créent du stress. Et ce stress peut impacter le management, qui est d’ailleurs un exercice très compliqué pour la plupart des gens. Mais personne n’a le droit de mal parler à quiconque. Si cela arrivait, ouvrez le dialogue pour expliquer que vous avez besoin d’un management humain et bienveillant pour grandir” « Au début de ma carrière, les critiques me déstabilisaient fréquemment. J'avais tendance à les prendre personnellement et à réagir de manière défensive. Cependant, j'ai rapidement compris que les retours sont souvent une occasion d'apprendre et de grandir vite, surtout en sortie d'école où on a finalement que peu d'idée de ce qui nous attend. » , témoigne Claire, attachée territoriale. En somme, si vous vous sentez vexé, attendez  avant de réagir. Essayez de faire autre chose pendant une heure, le temps de vous calmer, puis relisez la remarque à  tête reposée . Ne prenez rien personnellement et growth mindset  oblige, transformez la critique en opportunité de grandir ! 2. Demandez des précisions ! Ex. : « Qu'est-ce qui aurait pu mieux fonctionner selon vous ? » → ça montre que vous êtes dans une posture d'apprentissage. 3. Notez les critiques récurrentes : Noter  ce qui vous est souvent reproché est du pain béni pour vous améliorer rapidement ! Mettez-les à l'écrit sur un post-it collé à votre ordinateur, ainsi, vous les aurez sous les yeux et vous ne pourrez pas les ignorer ! 4. Pensez à remercier : Il est important de remercier ! Par exemple : Imaginons qu'un manager vous dise : « Votre mail n'était pas clair. » Mauvaise réaction : « Moi, je le trouvais très clair. » → Clac,  cela ferme la porte. Bonne réaction :  « Merci pour votre retour. Je vais relire avec votre regard en tête. Est-ce qu'il y avait un passage en particulier qui posait problème ? » → Pas besoin d’en faire des tartines… Vous montrez votre volonté d'apprendre  et votre  maturité. Erreur n°4 : Répéter ses erreurs sans progresser Une autre erreur à ne pas faire quand vous démarrez votre carrière, c'est de répéter une erreur. 1) C'est quoi « apprendre de ses erreurs » ? Faire une erreur, c'est humain et normal quand on débute. Mais ne pas en tirer de leçon, c'est une perte de chance d'être meilleur  (on est là pour ça, non ?) . Et de fait, c'est un peu le mal de la génération ! Le saviez-vous ? Une  enquête de Major, Lindsey & Africa  révèle que 45 % des jeunes associés en droit jugent que leur formation à l'école de droit ne les a pas préparés aux défis professionnels, notamment en termes de compétences pratiques  (analyse d'erreurs, gestion post-échec…). Apprendre de ses erreurs, c'est être capable de reconnaître que l'on s'est trompé , d'analyser pourquoi, puis de faire en sorte que ça ne se reproduise pas . Et dans les métiers du droit, où chaque virgule peut avoir un impact, c'est un atout de choc ! 2) Pourquoi c'est une erreur… de ne pas aimer ses erreurs ? Ne pas retirer de conséquences de ses erreurs semble tentant, mais en réalité cela équivaut à se tirer une balle dans le pied… Cela risque de bloquer votre progression … et peut  en prime agacer votre encadrant. D’autant qu'en entreprise, vous allez forcément vous planter (spoiler : ça arrive à tout le monde)  : mauvaise rédaction oubli d'un détail interprétation bancale mauvaise jurisprudence loi plus en vigueur  L'erreur en elle-même n'est donc pas grave en soi, mais ce qui compte, c'est votre  réaction après coup … Et là, vous avez 4 options : Tenir compte de l'erreur : « oups, j'ai fait une bourde ! Pourquoi est-ce que ça s'est produit ? » Ignorer l'erreur : « Bof au pire ça passe » L'enterrer sous le tapis : « une erreur, quelle erreur ? » Accuser le contexte : « je n'avais pas le bon modèle » Ce que recherchent les recruteurs et les associés, ce ne sont pas des juristes parfaits, mais des juristes fiables , qui apprennent vite, et qui tirent profit de  leurs expériences ( même les ratées ). Pensez à votre manager  :  Il a pris du temps pour vous expliquer pourquoi telle clause ne convenait pas. Il vous a même donné un exemple. Mais deux jours plus tard, vous refaites la même boulette. Pour lui, c’est comme relire le même épisode en boucle : frustrant . Il ne veut pas un disque rayé. Il veut un juriste qui apprend vite. À l'inverse, les juristes arrogants qui se reposent sur leurs lauriers parce qu'ils ont fait un LLM à Harvard, eh bien, c'est un  no-go  pour la plupart des cabinets. En bref, le laurier, c'est bien dans le civet de mamie, mais ce n'est pas top en oreiller… 3)  Comment retirer le meilleur de vos erreurs en pratique ? 1. Gardez une trace de ce que vous devez améliorer : Il est nécessaire d'en garder une  trace écrite , pas pour vous culpabiliser, mais pour vous en rappeler pour la prochaine fois !  → Transformez chaque fail en checklist : un oubli dans un contrat ? Faites-vous une liste pour la prochaine fois (clauses, vérification du droit en vigueur…) 2. Demandez un retour clair : Demander un retour clair et efficace à votre boss, c'est LA chose à faire pour faire mieux et lui montrer que vous n'êtes pas là pour enfiler des perles.  « Vous pouvez m'expliquer ce qui posait problème exactement ? » → si vous n e comprenez pas l'erreur, vous ne pourrez pas la corriger . Et en prime, ça montre que vous intégrez ce que l'on exige de vous ! 3. Partagez ce que vous avez compris :   Partager ce que vous avez compris permet d'envoyer un message clair  → vous prenez conscience de votre erreur  et vous intégrez ce que l'on attend de vous !   « OK, je vois ce que j'aurais dû faire, je corrige comme ça » = manager rassuré = crise de nerfs évitée = dodo tranquille Erreur n°5 : Ne pas adopter une attitude professionnelle Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel d'adopter rapidement les codes du monde professionnel. Les retards répétés, les tenues inadaptées, une familiarité excessive ou un langage trop relâché peuvent vous décrédibiliser. Même si l'ambiance est détendue, un cadre reste un cadre. 1. C'est quoi, avoir une « attitude professionnelle » ? Avoir une attitude professionnelle , ce n'est pas juste arriver à l'heure au travail et dire bonjour. C'est bien marquer la frontière  entre votre  vie personnelle  et votre  vie professionnelle . Et adopter, là encore, la posture attendue. → En somme, ça revient à faire en sorte que votre attitude soit en phase avec votre environnement de travail. L'entreprise est un  monde à part  (eh oui, on n’est plus en amphi !), vous ne pouvez pas forcément vous y comporter comme avec vos amis ! Vous devez inspirer : confiance crédibilité  respect Et ce, même quand vous n'avez que 22 ans et que votre maman vous repasse encore vos chemises… Dans le monde juridique (mais pas que !), cela veut dire : être ponctuel, être soigné dans votre présentation, être poli avec tout le monde (oui, même Muriel l'assistante aigrie du service contentieux)  respecter les délais, ne pas laisser de courriels sans réponse (le  ghosting , c'est vraiment nul)  communiquer (à imprimer pour mettre sur votre frigo) Bref, c'est se comporter comme quelqu'un sur qui l'on peut compter , sans qu'on ait à vous le rappeler. 2. Pourquoi c'est une erreur de zapper ce niveau d'exigence ? Parce que dans les cabinets, études ou directions juridiques, votre attitude professionnelle compte autant que vos compétences techniques. Ce soft skill  est fondamental. Souvenez-vous :  « la forme, c'est le fond qui remonte à la surface » (Victor Hugo, rien que ça). Cela vaut autant pour une dissertation que pour vous… Vous pouvez être un crack  du droit fiscal, si vous coupez la parole à tout le monde, que vous bâillez en réunion, ou encore que vous vous mettez une énorme cuite en séminaire, eh bien ça va coincer ! Pensez à votre manager :  Vous arrivez en retard, vous oubliez de répondre aux mails, vous balancez des « tranquille fréro » dans les couloirs. Résultat ? Même si vous êtes sympa, il pourrait vous confier un peu moins de missions importantes. Parce qu’avant de vous faire confiance sur du droit,  il doit pouvoir vous faire confiance… tout court. L'attitude professionnelle, c'est le  socle de la confiance . C'est ce qui fait qu'on vous donne plus de responsabilités, qu'on vous  garde à la fin de votre stage, ou qu'on vous recommande . Et ça, c'est un peu (beaucoup ?) votre  goal ! 3. Comment adopter une attitude professionnelle dès le départ ? 1. Soignez votre communication :  À l'écrit comme à l'oral, mettez les formes !   Efforcez-vous donc d'être clair, poli et sobre avec TOUT le monde, de l'hôtesse d'accueil au grand patron. Un email de 3 lignes peut faire (ou défaire) une  réputation … 2. Respectez les engagements : Le respect des engagements, c'est la base ! Vous n'êtes plus un apprenti-juriste : vous êtes considéré comme un adulte , peut-être pas totalement abouti, mais responsable de ses actes  malgré tout (oui, même si vous avez laissé mourir toutes vos plantes vertes). Car tout ce que vous faites a des répercussions sur l’entreprise. Si vous dites que vous rendez une note à 16 h, arrangez-vous pour la rendre à 16 h. Ou sinon, prévenez !  N'attendez pas que votre manager vienne vous chercher… ça pourrait l'agacer. 3. Gérez votre stress avec dignité : Il est  normal  d'être stressé ! Pas besoin de cacher que vous galérez, mais évitez les débordements d'émotion au bureau. Petites techniques si vous sentez que vous ne pouvez pas vous retenir : Essayez de vous isoler 5 minutes Buvez un peu (de l'eau of course) Prenez de longues inspirations Passez-vous les mains sous l'eau glacée !  Si vous notez que c'est récurrent,  parlez  à votre manager ! Vous pourrez ainsi essayer d'élaborer des  stratégies  pour voir comment éviter ce genre d'épisode et les gérer au mieux ! Sinon, vous pouvez aussi consulter notre article sur les techniques de relaxation , qui restent pertinentes des bancs de la fac à ceux des open-space . 4. Restez pro avec tout le monde :   Il faut  conserver  une attitude professionnelle même avec la personne avec qui vous avez déjeuné trois fois. En entreprise, il faut savoir s'adapter, les rôles changent vite .  « J'étais en stage au ministère des Armées. On déjeunait entre jeunes stagiaires, mais à côté, il y avait la table de nos chefs. On était en train d'avoir un débat assez polémique…J'ai expliqué mon point de vue et il y a eu un silence (tellement long).Mes chefs avaient tout entendu…Je partais du principe que nous étions entre jeunes et que la pause-déj était une pause sans le formalisme. Mais NON ! Même si on connaît très bien nos chefs, qu'on a l'impression de s'être rapprochés, ça reste le monde pro, il faut conserver une certaine retenue et ne pas trop dévoiler ses avis ou sa vie. » , témoigne Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail Si vous voulez réussir votre arrivée dans le monde professionnel, il n'y a rien de plus  risqué que de s'enfoncer en silence dans ses difficultés. Quand vous débutez dans le monde pro, il est normal de ne pas tout maîtriser.  Ne pas demander d'aide par peur de mal faire ou de déranger peut vite vous mettre en échec. Pourquoi est-il important de savoir demander de l'aide ? Dans le monde pro, et surtout dans le milieu juridique, on valorise souvent les profils autonomes et autodidactes. Résultat : beaucoup de jeunes diplômés  pensent qu'ils doivent tout gérer seuls , tout comprendre du premier coup, et surtout ne jamais avouer qu'ils sont perdus .   Sauf que voilà :  tout le monde est déjà passé par là  (même si certains ont tendance à l'oublier). En réalité, quand vous débarquez dans le monde professionnel, entre des procédures floues, des logiciels que vous ne connaissez pas et des consignes données à moitié entre deux cafés,  il est tout à fait naturel de vous sentir dépassé ! Ce qui n'est pas normal, c'est de faire semblant de gérer… jusqu'à l' erreur évitable  ou l' overdose de Xanax … Pourquoi est-ce une vraie erreur de se taire ? Ne pas demander d'aide peut sembler courageux ou humble. Oui, c'est vrai, vous essayez de vous débrouiller seul (et c'est un bon point). Mais en réalité, c'est souvent contre-productif : Vous bloquez plus longtemps / vous perdez du temps Vous avancez à tâtons Vous rendez un travail  hors sujet Vous perdez la confiance  de votre encadrant. Pensez à votre manager :  Il vous confie une mission. Vous lui dites que c’est clair, mais vous galérez en silence pendant trois jours. Le rendu ? Hors sujet . Il ne sait pas si vous êtes trop timide, trop fier ou juste désorganisé… mais il sait qu’il ne peut pas vous laisser seul sur des dossiers importants. Au contraire, demander de l'aide au bon moment montre que vous êtes pro :   vous vous connaissez vous savez évaluer la situation vous savez reconnaître un blocage   vous êtes solution-oriented Et dans les structures juridiques, où le rythme est soutenu et les attentes élevées, cette capacité à alerter intelligemment  est  très appréciée . Toutefois, il y a quand même une mesure à avoir ! ✅ Comment demander de l'aide sans passer pour un boulet ? 1. Analysez votre blocage avant de demander : Tâchez d'essayer de comprendre ce qui vous bloque ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas exactement ?  Avez-vous vraiment essayé  de résoudre votre blocage ?  Êtes-vous allé voir vos pairs ?   Avez-vous demandé de l' aide à votre intelligence artificielle préférée ?   Avez-vous épluché la documentation disponible sur votre sujet (doctrine, articles…) ? 2. Soyez précis (vous gagnerez en crédibilité) :   Dites précisément  à votre manager le point qui vous  empêche d'avancer. Au lieu d'aller illico vous jeter en pleurs à ses pieds, dites :  « J'ai relu l'article 1245 du Code civil sur la responsabilité civile, je crois comprendre que l'élément fautif doit être prouvé par la victime, mais je bloque sur l'application des présomptions de faute dans ce cas spécifique. » 3. Choisissez le bon moment et la bonne personne : Parfois, un collègue junior  (comme vous) sera plus disponible  qu'un associé débordé, et peut même se montrer plus pédagogue (bah oui, quitte à être dans la même jungle, autant s'entraider !).  « Un jour, en stage en cabinet, je me suis retrouvée bloquée sur une question très technique mêlant droit bancaire et droit européen. L'associé référent, complètement absorbé par un dossier stratégique, n'était pas disponible. Au lieu d'attendre, j'ai sollicité une autre stagiaire qui travaillait sur un sujet similaire. Elle avait déjà fait face à cette problématique et m'a vraiment aidé à y voir plus clair ! J'ai réalisé qu'entre stagiaires, on peut être tout aussi efficaces, voire plus pédagogues que des seniors débordés… » témoigne Angela, étudiante en M2 de droit public de l’économie.  Bonus :  On se répète, mais pensez à noter la réponse !  Cela évite de demander la même chose deux jours plus tard. Erreur n°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Le manque de hauteur et d’adaptation sont des erreurs à éviter lors de ses premiers mois en entreprise. Maîtriser le droit, c'est bien. Mais c'est en le mettant au service du réel  que l'on devient un vrai professionnel. C'est quoi, « rester dans votre bulle juridique » ? C'est croire que votre job consiste uniquement à « faire du droit » , au sens strict. Vous rédigez, vous analysez, vous citez des arrêts du TA de Douai… et vous pensez que c'est suffisant. Sauf que dans une entreprise (cabinet, étude, office, direction juridique), le droit n'es t jamais une fin en soi :  c'est un outil au service d'une stratégie, d'un client, d'un projet plus large. Le saviez-vous ?  Le Baromètre des juristes d'entreprise révèle ainsi que l es juristes sont de plus en plus impliqués en amont des opérations de l'entreprise avec 88 % des répondants estimant être consultés sur de grandes opérations.  Cela indique une évolution vers un rôle plus stratégique, nécessitant une collaboration étroite avec d'autres départements. Et de fait, rester dans votre bulle, c'est oublier la réalité terrain , les contraintes économiques, les objectifs de croissance, le facteur humain. C'est débiter des bribes théoriques alors qu'on attend une prise de position claire. Pourquoi c'est une erreur quand vous débutez ? Parce que le monde professionnel ne fonctionne pas en cours magistraux . Pensez à votre manager et à votre client :  Votre boss attend de vous une solution simple pour un client. Vous lui rendez un exposé doctrinal de 12 pages avec les décisions de la Cour de cassation sur les 10 dernières années concernant votre sujet. Il ne veut pas repasser le CRFPA. Il veut une réponse exploitable , compréhensible  et adaptée au terrain .  Si vous ne sortez pas de votre logique purement juridique, vous risquez de :   Rédiger des notes trop théoriques , pas exploitables … On ne fait pas un exposé sur l'application de la nouvelle réforme en droit du travail : on est dans la vraie vie , on veut savoir si on peut requalifier un contrat de travail ! De  mal comprendre les attentes réelles de votre manager ou client ; De vous couper des autres équipes  (compta, marketing, RH…), qui ne parlent pas « droit » mais attendent que vous les aidiez à prendre des décisions Et surtout, vous passez à côté d'une qualité très recherchée chez les jeunes juristes : la capacité à traduire le droit en conseils clairs, utiles et concrets. Comment élargir votre vision en pratique ? 1. Posez des questions :   Posez des questions business :  Vous êtes dans un cas pratique, mais en version réelle :  « À quoi sert cette clause ? Qu'est-ce que le client attend vraiment ? Quelles contraintes avons-nous ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les risques ? Quelle est la tendance réglementaire ? », etc. 2. Faites l'effort de vulgariser Si vous expliquez une règle à un client, pensez à la manière dont vous la raconteriez à un  non-juriste (utilisez des métaphores, écartez-vous des termes juridiques trop pointus…). Exemple l'action   paulienne : (aka le cauchemar des étudiants)  Version juriste =  « L'action paulienne est une action en droit des obligations et des sûretés reposant sur l'article 1167 du Code civil. Elle permet de contester un acte frauduleux lorsque le créancier prouve qu'il est lésé par cet acte et que ce dernier a été réalisé avec la connaissance de la fraude. L'objectif est de rétablir les droits du créancier en annulant l'acte en question et en réintégrant les biens dans le patrimoine du débiteur… »  (Même nous, on ne comprend pas à la première lecture, mais on va quand même hocher la tête pour faire bonne figure).  Version accessible au commun des mortels =  « L'action paulienne est un recours que l'on utilise quand quelqu'un essaie de cacher ou de dissimuler son argent ou ses biens pour éviter de payer ses dettes. Ainsi, si une personne vend sa maison à un prix dérisoire pour la protéger des créanciers, on peut demander au juge d'annuler cette vente. L'idée, c'est de protéger les créanciers en annulant des actes faits dans l'intention de frauder. » 3. Travaillez avec les autres services : N'hésitez pas à collaborer  avec les autres services, en un mot : Sortez de votre bulle juridique ! Il y a tout un monde dehors (si si), une entreprise, c'est un tout .  Allez à la rencontre de vos collègues pour comprendre comment ils intègrent des conseils de droit.  💡 Vous pouvez tenter une socialisation  pendant la pause déj, a priori vos collègues ne vous mangeront pas, tout accaparés qu'ils seront par leur repas.  Bonus testé et approuvé pour les plus timides  → faites des cookies, apportez-les au bureau, ça les appâtera (personne ne résiste au chocolat), et vous n'aurez même pas de premier pas à faire ! 4. Lisez autre chose que des codes : Intéressez-vous au secteur d'activité des clients , à leurs enjeux, au contexte économique et autres courbes vacillantes qui font naître des débats houleux pendant les réunions de famille, la petite prune de fin de repas n'aidant pas… Vous devez comprendre  dans quoi votre rôle de juriste s'imbrique dans  quelle dynamique d'entreprise (croissance…).  Pour ce faire, il est impératif de suivre l' actualité :   Abonnez-vous à des  grands journaux  (Le Monde, Le Figaro, Le Point…) À des comptes insta commentant l'actualité (Pamplemousse, Hugo décrypte)  Créez-vous des Google Alerts  sur le thème « conjoncture économique » ou « secteur aéronautique en France » (si vous travaillez chez Airbus par exemple), etc.  Bref, vous avez l'embarras du choix pour vous cultiver !   Vous voulez éviter ces erreurs et réussir vos premiers pas dans la vie pro ? Chez Pamplemousse, on vous accompagne dès la L1 jusqu'au premier job. Et si vous voulez aller plus loin, abonnez-vous à notre newsletter (lien tout en bas !) : bons plans, conseils juridiques, opportunités… tout pour booster votre carrière. Check rapide à imprimer : êtes-vous prêt à entrer dans la vie pro ? [ ] J'adopte une posture proactive [ ] Je demande de l'aide quand je suis bloqué [ ] Je m'imprègne de la culture de l'entreprise [ ] Je prends en compte les critiques sans me vexer [ ] Je me relis pour ne pas refaire deux fois la même erreur [ ] J'adopte une attitude professionnelle [ ] Je ne perds pas de temps sur des détails inutiles [ ] Je suis curieux, je vais parler aux autres services [ ] Je fais le point sur les attentes dès le début Justine Georges

  • CRFPA : comment Léa a cartonné au Grand Oral

    Orientation > Concours juridiques Chaque candidat rêve de son succès. Léa a eu 18/20 au Grand oral du CRFPA. Dans son interview, elle nous parle de l’importance du soutien de ses proches, de la force du mental. Elle nous conseille d’aller au Grand Oral en toute confiance. Comment ? Avec une bonne préparation et en partant du principe qu’on n’aura pas réponse à tout ! Découvrez tous ses conseils pour réussir le Grand O ! 🚀 Sommaire 🗣 La préparation au Grand’O 👱‍♀️ Le Grand’O, Jour J La préparation au Grand’O   🗣 Bonjour Léa, dis-nous, pour préparer le Grand oral, quelle a été ta stratégie ?  Afin de préparer l’exposé du Grand’O, j’ai uniquement travaillé avec les fascicules fournis par ma prépa . Le programme de révisions étant vaste, je savais que je n’avais pas le temps de m’éparpiller. De mémoire, les fascicules comportaient une trentaine de chapitres.  Et as-tu utilisé une méthode de révision particulière ?  Oui, j’ai conçu un programme de révisions auquel je me suis tenue religieusement. Je n’allais pas me coucher tant que je n’avais pas appris le nombre de chapitres que je m’étais fixée par jour.  Plus que l’exposé du Grand’O qui nécessite de restituer les connaissances acquises, c’est la partie culture juridique qui m’inquiétait. L’entretien du Grand’O peut être très aléatoire et le jury peut poser des questions qu’il est difficile d’anticiper.  J’ai suivi l’actualité durant le mois précédant le Grand’O et me suis procurée un manuel avec plusieurs centaines de questions/réponses.  Comment tu as géré tout cela mentalement ? Il faut savoir que notre mental joue beaucoup. J’ai donc éteint mon téléphone , comme pour les écrits, pendant ma période de révisions.  Je trouve que le fait de voir les commentaires sur les réseaux sociaux et groupes de préparation au CRFPA est assez anxiogène. On a toujours l’impression que les autres ont de l’avance sur nous. Avoir son téléphone près de soi pendant les révisions fait aussi perdre pas mal de temps et de la concentration.  Toujours concernant le mental, il est primordial de s’entourer de proches qui vous soutiennent. C’est la raison pour laquelle je suis rentrée chez mes parents pendant la préparation au CRFPA. Avoir un soutien moral et pouvoir déléguer certaines tâches de la vie quotidienne aide beaucoup !  Ça aide à tenir sur la longueur... Oui ! N’oublions pas que le CRFPA est un marathon. J’ai commencé la préparation début juillet et ai passé mon dernier oral le 20 novembre. Durant toutes mes études, j’ai été une adepte des nuits blanches avant les partiels. Sur cette si longue période je m’imposais des nuits de 8 heures de sommeil et ai senti une réelle différence.  Ah oui, on préconise à nos lecteurs de bien dormir ! Le cerveau en a vraiment besoin !  Il faut y croire ! Contrairement aux écrits où nos connaissances sont évaluées, le Grand’O joue beaucoup sur notre mental.  Il faut comprendre qu’il est impossible de connaître le programme par cœur. On ne peut pas avoir la réponse parfaite aux questions posées lors de l’entretien.  L’important est d’avoir une bonne attitude, un raisonnement cohérent et de ne pas se laisser abattre si vous n’avez pas les réponses demandées.  Le jury ne veut pas savoir si vous seriez un bon juriste, car ça c’est le rôle des écrits, mais il veut savoir si vous serez un bon avocat.  Il faut intérioriser ceci lors de votre préparation. L’apprentissage est important, le mental est déterminant.  As-tu révisé les oraux en même temps que les écrits ou après ton admissibilité ?  J’ai commencé à réviser les oraux après les résultats d’admissibilité. J’ai donc eu trois semaines pour préparer le Grand’O. Je ne le conseille pas, c’est très intense !  Penses-tu avoir commis une ou plusieurs erreurs lors de ta préparation ?  J’ai commis l’erreur de commencer trop tardivement mes révisions. Celles-ci ont commencé après les résultats d’admissibilité, lesquels sont tombés le 21 octobre.  Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais commencé mes révisions en septembre, une ou deux semaines après les écrits.  Le Grand’O, Jour J   👱‍♀️ Léa, on aime bien poser cette question : comment étais-tu habillée ?  J’étais vêtue d’un tailleur noir. J’ai délégué toute la logistique du Grand’O à ma mère. Avec un peu plus de deux semaines de révisions, la tenue était vraiment le dernier de mes soucis !  Il est toutefois important de se sentir à l’aise le jour du Grand’O. J’ai d’ailleurs hésité à mettre des escarpins puis je me suis ravisée. Je craignais de ne pas faire assez « pro » avec une paire de derbies. Finalement, toutes les autres candidates qui sont passées en même temps que moi avaient fait le même choix.  En arrivant au Grand’O, te sentais tu suffisamment préparée ?  En arrivant au Grand’O, je ne me sentais pas suffisamment préparée mais j’étais prête à en découdre !  Je savais que je n’aurais sûrement pas toutes les réponses aux questions posées mais je n’avais pas l’intention de me laisser déstabiliser.  As-tu été stressée de passer cet oral ??  J’étais assez stressée de passer cet oral, comme la plupart des candidats. Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil la veille.  J’ai été convoquée à 10h45. Le temps de préparation passe très vite. J’étais donc sensée passer à 11h45 mais le temps passe et l’on ne nous appelle toujours pas.  On nous a finalement annoncé qu’un membre du jury était souffrant et qu’il fallait trouver un remplaçant. J’ai attendu plus d’une heure et quart dans la salle de préparation. C’était déstabilisant et suis finalement passée à 13h.   Ah, les aléas… Camille en parlait dans son témoignage… Comment as-tu surmonté ce stress le jour-J ? Heureusement, les surveillants ont été bienveillants et très souriants. Ils nous ont beaucoup aidés à surmonter notre stress pendant cet imprévu.  As-tu fait la technique d’imaginer le jury sur les toilettes pour dédramatiser l’oral ?  Non, je me suis plutôt imaginée en vacances après le Grand’O !  Quel était ton sujet ? Mon sujet était « Article L.71 du Code électoral : vote par procuration des détenus et personnes placées en détention provisoire ».  À la fin de mon exposé, j’ai eu quelques questions en lien avec le sujet comme par exemple la date du droit de vote des femmes ou encore « que pensez-vous du droit de vote obligatoire en Belgique ? ».  L’entretien a été très sportif, les questions s'enchaînaient à un rythme très soutenu et n’avaient aucun lien les unes avec les autres. Voici quelques questions dont je me souviens :  “Quelle est la différence entre le travail forcé et l’esclavage ? », « Parlez de la Cour de cassation et du contrôle de proportionnalité », « Le serment de l’avocat »,  « Le port du voile pendant les sorties scolaires »,  « Définissez la liberté fondamentale selon le juge administratif / le juge judiciaire ».  Quelle note as-tu obtenu ?  J’ai obtenu la note de 18.  WAHOU ! Bravo. T’as cassé le game. Mais que t’es-tu dit en découvrant le sujet ?  Je me suis dit que j’avais ramené ma valise de codes pour rien puisque j’ai uniquement utilisé le Code pénal pendant ma préparation.  Je n’ai pensé à rien en découvrant le sujet et ai directement commencé mon brouillon.  Après réflexion, il est vrai que certains sujets me semblaient beaucoup plus passionnants. J’aurais préféré un sujet en lien avec le droit à la vie privée, le droit à la vie ou encore le droit de grève et la liberté d’expression. Ah oui, pour taper le 20… Tu pensais avoir réussi ou raté en sortant du Grand’O ?  J’étais soulagée. Je pensais avoir entre 10 et 13.  Belle surprise alors. Et le jury a tenté de te piéger ?  Je ne pense pas que le jury ait essayé de me piéger. Toutefois les membres ont été très insistants quand je ne maitrisais pas une question. Je n’ai pas cédé et essayais d’argumenter le plus possible avec conviction, même si je savais que mes propos ne tenaient pas forcément la route.  À titre d’exemple, ils m’ont posé des questions sur un arrêt important rendu en août 2019 dont je n’avais jamais entendu parlé. Je leur ai dit « écoutez, je n’ai pas eu connaissance de cet arrêt mais je peux vous parler de cet autre arrêt dont les faits semblent similaires ».  Le jury n’a cessé de revenir sur cet arrêt de 2019. J’ai donc essayé de comparer l’arrêt avec d’autres arrêts que je maîtrisais.  Ah oui bien joué, c’est un conseil déguisé ça ! Mais tu ne dirais pas non plus que le jury a été bienveillant avec toi... Le jury a été totalement neutre. J’avais parfois la sensation d’être lassante à certains moments. Je suis tout de même restée souriante malgré tout.  Si on peut être lassant et prendre un 18, go ! Et en sortant du Grand’O, quelle est la première chose que tu aies faite ?  J’ai dormi pendant dix heures !  Les festivités n’étaient pas terminées puisque j’avais encore mon oral d’anglais à passer.  Pour réussir le jour-J, quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne passant le Grand’O cette année ?  EÊtresouriant et avoir confiance en soi tout en gardant à l’esprit qu’il est normal de ne pas tout savoir !  On joue au devin, quels sujets tomberont au Grand’O  ?  C’est assez difficile d’anticiper ça !  Pour ce qui est de l’actualité juridique, il faudra s’intéresser au mouvement de grève inédit chez les avocats suite au projet de réforme des retraites.  Mille mercis pour tous ces conseils Léa ! Ah au fait, tu lis Pamplemousse ?  J’ai découvert Pamplemousse Magazine récemment.  J’aurais aimé avoir accès à la rubrique « conseils » lors de ma préparation au CRFPA et au Grand’O !  Antoine Karr

  • [CRFPA] 5 étapes pour bien choisir son IEJ

    Orientation > Concours juridiques Bien choisir son IEJ pour réussir le CRFPA est une question posée par les candidats. Les Instituts d’études judiciaires sont évidemment différents de par leur taux de réussite, la qualité de leurs professeurs, leurs préparations écrites et orales, leurs tarifs... Voici comment bien choisir votre IEJ pour augmenter vos chances d’entrer à l’école d’avocats. ⚖️ Sommaire 📚 L’offre de formation des IEJ ✍️ La préparation IEJ au CRFPA ⚖️ Étape 1 : Distinguer le taux de réussite à l’admissibilité et le taux de réussite à l’admission 👩‍💼 Étape 2 : Analyser la plaquette de l’IEJ 💰 Étape 3 : Prendre soin de regarder les frais d'inscription à l'IEJ 🗣 Étape 4 : Se renseigner sur la pratique du Grand Oral 🏛 Étape 5 : Comprendre l’articulation IEJ/École des avocats L’offre de formation des IEJ 📚 Les IEJ préparent les étudiants aux différents concours et examens d’accès aux professions de la justice et de la police comme : l’examen d'entrée à l'Ecole des avocats (CRFPA) ; les concours d'accès à l'Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) ; les concours de commissaire de police et d’officier de police judiciaire ; les concours de Greffes ; les concours de Gardien de la Paix et Sous-officier de Gendarmerie. Pour autant, tous les IEJ ne préparent pas l’intégralité des concours. Par exemple, l’IEJ de Pau est un des seuls à proposer une préparation dédiée aux concours de greffier. L’IEJ de Reims vise, quant à lui, les concours de commissaire de police et d’officier de gendarmerie nationale. La préparation IEJ au CRFPA ✍️ L’inscription dans un IEJ est la condition sine qua non pour passer le CRFPA. La bonne nouvelle, c’est que l’intégralité des IEJ offre la possibilité de préparer cet examen. La moins bonne, c’est qu’il ne faut en retenir qu’un seul ! Certains IEJ ont une meilleure réputation , affichant un taux de réussite élevé. Tout du moins, c’est ce que révèlent quelques tableaux comparatifs sur le net (pour la session 2018). Notre grande enquête sur le CRFPA , elle, révélait quelques statistiques intéressantes sur les IEJ quant à leur place dans la préparation de l'examen, leur utilité, etc. Par exemple, en 2022, 58 % des répondants font confiance à l’Institut d’Études Judiciaires et 49,6 % de ceux ayant échoué à l’examen national, affirment qu’ils n’ont pas (ou quasiment jamais) assisté aux cours. De ce fait, de nombreux étudiants évitent leur IEJ « de rattachement » pour s’inscrire vers ceux qui affichent un meilleur taux de réussite au CRFPA. La manœuvre n’est pas surprenante (autant mettre toutes les chances de son côté !). Malheureusement, il ne suffit pas d’être inscrit à l’IEJ de Paris V Descartes (45 % de réussite - 2018) ou à l’IEJ de Cergy-Pontoise (41 % de réussite - 2018) pour briller au Grand O. Vous avez une liberté totale dans le choix de votre institut alors, profitez-en ! Étape 1 : Distinguer le taux de réussite à l’admissibilité et le taux de réussite à l’admission du CRFPA ⚖️ L’écart entre le taux d’admissibilité (réussite aux écrits) au CRFPA et le taux d’admission finale (incluant le Grand oral et l’épreuve de langue) sont parfois significatifs. Il arrive en effet qu’un taux d’admissibilité faible (engendré notamment par une correction sévère) laisse apparaître un taux d’admission élevé ! Voici quelques taux d'admission de différents IEJ et tous les chiffres concernant le CRFPA . Étape 2 : Analyser la plaquette de l’IEJ 👩‍💼 Tous les IEJ n’offrent pas le même contenu de formation. En fonction de vos capacités personnelles, certains critères vous sembleront plus ou moins importants : Formule d’enseignement en présentiel et/ou à distance ; L’envoi de fascicules de cours ; Le nombre de galops proposés durant l’année ; La possibilité d’avoir des corrections personnalisées ou non ; La possibilité de s’exercer au Grand oral ou en langue vivante. Étape 3 : Prendre soin de regarder les frais d'inscription à l'IEJ 💰 L’IEJ est un coût supplémentaire. Une nouvelle fois, les prix varient d'un IEJ à l'autre. Pour vous donner une idée, les frais d’inscription à l’IEJ de Rouen s’élevaient à 385 euros en 2020. Ils étaient de 600 euros à l’IEJ de Paris I Sorbonne (as usual, les prix de la capitale quoi) #astuce1 : lors de l'inscription à l'IEJ, ne payez pas deux fois la CVEV ! Fournissez simplement l’attestation de paiement obtenue lors de l'inscription à votre Master. #astuce2 : certains IEJ exonèrent totalement les étudiants boursiers des frais d’inscriptions, d’autres leur proposent un tarif modéré. Étape 4 : Se renseigner sur la pratique du Grand Oral 🗣 Le Grand oral de l'examen d'accès au Centre Régionale de Formation à la Profession d'Avocat (ce nom est tellement long !) peut se dérouler sous trois formes : commentaire oral d’une décision de justice, une discussion ou une dissertation. Mais, une nouvelle fois, les pratiques des IEJ ne sont pas identiques ! C'est ainsi que l’IEJ d’Aix-en-Provence ordonne des commentaires d’arrêts depuis des années. L’IEJ de Paris 1 Sorbonne préfère les discussions. Et, l’IEJ d’Avignon propose indifféremment les trois exercices. En fonction de vos préférences et de votre aisance orale, il n’est pas inutile de vous renseigner sur ce point. Quelle prépa CRFPA à Paris prendre ? Étape 5 : Comprendre l’articulation IEJ/École des avocats 🏛 Le choix de l’IEJ ne conditionne pas – de manière définitive – l’École d’application dans laquelle vous irez. Toutefois, si vous souhaitez intégrer une École des avocats qui n’est pas rattachée à votre IEJ, des démarches dérogatoires seront à effectuer. Avec ces 5 étapes, vous devriez choisir le bon IEJ qui vous fera réussir. Bon courage ! Alicia Lacroix

  • CRFPA : Comment Camille a échoué au grand Oral

    Orientation > Concours juridiques Camille a tenté le CRFPA et l’a échoué à cause d’un 6,5/20 au Grand oral et d’un sujet sur l’usage des armes par les forces de l’ordre qui ne l’a pas du tout inspirée. Elle nous livre sans détours un témoignage où elle revient sur ses erreurs et comment elle a vécu cette période difficile des révisions et de l’examen.🤯 Sommaire La préparation du Grand’O   Le Grand’O, Jour J   La préparation du Grand’O 🗣 Bonjour Camille, si tu pouvais revenir en arrière, que changerais-tu à ta préparation du Grand Oral ?  Bonjour Pamplemousse. J’essayerais de canaliser davantage mon stress. Lorsque l’on prépare cet oral, on ne pense qu’à cela à longueur de journée. J’aurais voulu avoir une optique et un état d’esprit plus positif. J’avais trop peur de l’échec et ne suis pas allée au Grand’O comme une gagnante.  Je me serais également plus entraînée à cette épreuve. C’est sans doute l’une des clés de la réussite.  Ah l'entraînement… Penses-tu avoir commis une ou plusieurs autres erreurs lors de ta préparation ?  Je n’ai pas assez pris le temps de me reposer. J’entends par là, faire de réelles pauses, m’aérer l’esprit en faisant du sport ou en passant du temps avec mes proches et amis.  Peut-être que ma préparation au Grand’O a été entamée trop tardivement. J’ai commencé celle-ci une semaine après les écrits du CRFPA et sérieusement au mois d’octobre.  Pour réviser, j’ai besoin de faire des fiches et de les relire sans cesse. Or cette épreuve demande une toute autre méthodologie. Il ne faut pas seulement connaître les grands droits et libertés mais également savoir les définir, les rattacher à des décisions jurisprudentielles, textes internationaux ainsi qu’à l’actualité.  On est d’accord. Have a break ! Et quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne préparant le Grand’O cette année ?  Entrainez-vous en groupe, soyez soudés. N’hésitez pas à vous poser des questions notamment si vous avez opté pour des spécialités différentes, c’est encore mieux ! Cela vous permettra d’avoir de réels échanges d’informations, des débats et le point de vue de chacun.  J’ai travaillé à distance avec des amis qui préparaient le CRFPA à Montpellier, Toulouse et Dijon (petite pensée à elles qui ont réussi). On s’échangeait nos plans, nos idées et l’on se posait des questions (beaucoup de questions !).  J’ajouterais aussi que quoi qu’il arrive lors des épreuves écrites, essayez de vous mettre en tête que vous avez réussi celles-ci. Concentrez-vous sur le Grand’O et ne ressassez pas le passé.  Le Grand’O, Jour J   📅 Bon, tout le monde se pose la question…  Alors on te la pose : comment étais-tu habillée ?  Grand oral rime avec sobriété tant dans l’attitude que dans la tenue vestimentaire. Toutefois il ne faut pas cacher sa personnalité. J’ai opté pour un chemisier aux couleurs pâles ainsi qu’un pantalon tailleur pat d’eph.  Et bien sûr, on a souvent besoin des conseils de sa maman qui était là aussi bien pour le choix de ma tenue que pour le repassage !  En arrivant au Grand’O, te sentais-tu suffisamment préparée ?  En toute sincérité, on n’est jamais suffisamment préparé à ce genre d’épreuve.  D’un côté je l’étais, j’avais revu en boucle les grandes libertés. J’étais au taquet sur les actualités les plus récentes. Mais d’un autre, il y a toujours cette part d’aléa (composition du jury, spécialités des membres du jury, actualités, sujet etc.).  As-tu été stressée de passer cet oral ?  Oh que oui ! Je suis de nature très stressée et ai tendance à transmettre mon stress aux autres. Je suis passée la dernière d’une dizaine d’admissibles soit un vendredi à 16h30…  Ouch, ça pique ! Comment as-tu surmonté ce stress le jour J ? Mon copain, qui a vécu toute ma préparation jusqu’au jour J, m’a accompagnée et cela m’a beaucoup aidée (Spéciale dédicace à Val, merci à lui ❤️) On nous a parlé d’une technique… celle d’imaginer le jury sur les toilettes pour dédramatiser l’oral. Tu l’as tentée ?  J’ai essayé.  Mais non ? Pendant la préparation de l’oral il faut se mettre en tête que les membres du jury sont comme toi… et qu’ils vont donc aux toilettes comme toi !  Mais rien n’y fait, le jour J, lorsque tu te retrouves face à eux, tu es paralysée par la peur.   Quel était ton sujet ? Combien as-tu eu ?  Mon sujet était « l’usage des armes par les forces de l’ordre ». J’ai eu 6,5.  Que t’es du dit en découvrant le sujet ?  “Et merde !” Pendant 10 minutes je n’arrivais plus à réfléchir, j’étais tétanisée. J’ai eu envie de quitter la salle et suis passée par toutes les émotions possibles et imaginables.  Je suis ensuite revenue à la raison et me suis lancée dans la rédaction de mon exposé. J’ai réfléchi aux notions afférentes au sujet, feuilleté plusieurs codes et ai cherché de la jurisprudence ainsi que des faits d’actualités.  6,5, c’est pas ouf… Si tu pouvais revenir en arrière, que changerais-tu à ta prestation lors du Grand’O ? J’aimerais dire tout d’abord que la remise en question personnelle est importante après avoir essuyé un échec. Il y a toutefois une grande part d’aléas et de circonstances extérieures qui jouent le jour-J.  Sur la forme de ma prestation, je ne changerais rien. J’étais au point sur la manière dont il fallait saluer le jury, la manière dont il fallait répondre aux questions (partir d’une définition et rattachement à un DLF).  Et sur le fond ? Sur le fond, le sujet ne me plaisait pas et n’était pas en adéquation avec mon cursus universitaire. Je travaillerai donc davantage les matières que j’appréhende telles que le droit pénal ou le droit administratif.  Le jury a tenté de te piéger ?  Lors de mon entretien, j’ai été bombardée de questions. Je ne dirais pas que le jury a tenté de me piéger mais que les questions étaient très pointues et que les réponses attendues devaient être précises. A titre d’exemple, on m’a posée la question suivante « quelles sont les différentes catégories d’armes ? ».  Il faut essayer de séduire le jury. On juge notre capacité à raisonner dans une situation de stress.  Rassurez-vous, le jury a conscience que l’on ne puisse pas répondre à tout, même eux n’ont parfois pas réponse à tout.  Est-ce qu’au contraire, le jury a été bienveillant avec toi ?  Cette question est délicate et rejoint la précédente. Il n’y a pas de bienveillance ou de malveillance.  Cet oral, c’est un peu comme une pièce de théâtre.  On cherche à savoir si j’ai la capacité à pouvoir répondre, argumenter tout en étant dans un état de stress.  Pensais-tu avoir raté en sortant du Grand’O ?  Oui, je le savais. Dès la fin de mon exposé, le président du jury a fait une remarque sur mon plan et relevé que je n’avais parlé que du droit à la vie.  Je suis sortie 15 minutes avant la fin du temps imparti.  Qu’est-ce qui, selon toi, t’a fait perdre des points ?  Le sujet, la restriction de mon plan au volet du droit à la vie, l’aspect pénal ainsi que le manque de précision des réponses aux questions que l’on m’a posées.  En sortant du Grand’O, quelle est la première chose que tu as faite ?  J’ai croisé le regard d’une étudiante qui était passée sur le même sujet et qui était en pleurs. J’ai l’ai prise dans mes bras.  J’ai ensuite quitté l’appartement qui me rappelait mes longs programmes de révisions, mes moments de doute, de peur et d’angoisses. Je suis retournée dans la maison familiale en campagne.  Vas-tu passer à nouveau le Grand’O ? Si oui, que ferais-tu différemment ?  Faudrait-il encore que je réussisse à nouveau les écrits haha !  J’ai très rapidement compris que ce n’était pas pour cette année. Je n’étais donc absolument pas dans l’attente des résultats.  Je ne vais pas vous mentir, pendant plusieurs jours, semaines, on ressasse notre oral dans notre tête.  Il faut rebondir et simplement essayer de se dire que ce n’était pas la bonne année. Je vais appréhender les choses différemment et surtout plus sereinement.  Cette épreuve doit être anticipée c’est-à-dire comprise en amont. Il s’agit d’une épreuve particulière et nouvelle dans notre cursus universitaire. Il faut donc se poser à mon avis les bonnes questions : « pourquoi suis-je là ? », « pourquoi vouloir passer le Grand’O ? », « pourquoi veux je devenir avocat ? ».  Une fois que l’on a trouvé ces réponses, on comprend mieux pourquoi on se retrouve devant le jury tel jour, telle heure pour défendre notre sujet.  Pour réussir le jour-j, quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne passant le Grand’O cette année ?  Ayez confiance en vous ! La première impression est souvent la bonne.  Pendant l’heure de préparation, il faudra tout donner, ne pas se poser de question, foncer et se faire confiance !  La confiance, c’est le mot d’ordre de ce Grand’O.  Rédiger son introduction ainsi que ses chapôs permettra de vous mettre en confiance et ne pas vous perdre dans vos notes.  Merci pour ces conseils. Jouons au devin. Quels sujets tomberont au Grand’O 2020 ? Sans doute le Covid-19 et la liberté d’aller et venir ainsi que le terrorisme avec les procès des attentats de 2015 (rapatriement des djihadistes, femmes et enfants) qui débutent en septembre.  Des sujets plus classiques tels que la liberté d’expression, l’égalité homme/femme, le droit à l’enfant ou encore le droit à mourir.  Ah au fait, tu lis Pamplemousse ? Oui ! J’adore le côté jeun’s, fun et accessible à tous grâce à une vulgarisation du droit.    La catégorie conseils est géniale même si maintenant elle me concerne moins. J’aurais aimé avoir de tels conseils lorsque j’étais perdue concernant mon avenir après le lycée.  J’ai d’ailleurs répondu à la grande enquête sur le CRFPA . Elle est très bien faite.  Pamplemousse est un magazine que l’on a envie de lire !  Antoine Karr

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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