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- Pourquoi un trophée juridique peut changer le cours de votre carrière ?
Lifestyle Quoi de mieux pour savourer son jus de pamplemousse au bord d’une piscine, le sourire aux lèvres, que de se remémorer les bons souvenirs de sa participation au dernier trophée juridique? On vous explique pourquoi gagner un tel concours (ou trophée, ou prix) juridique peut changer le cours de votre carrière, avant même de l’avoir commencée. 🏆 Sommaire 🏆 1. Le prestige pour le gagnant d’un prix juridique ⚖️ 2. Un tremplin pour le gagnant d’un prix juridique 🧑 3. Un challenge personnel 👩💼 4. Des clés pour l’avenir 🎓 5 Quelques prix juridiques pour étudiants en droit 1. Le prestige pour le gagnant d’un prix juridique Gagner un trophée juridique, conséquences 🏆 Pour briller dans vos soirées, dégainez votre trophée ! Déjà, c’est quoi un « trophée juridique » ? Il s’agit d’un prix, un concours, voire un challenge, disputé par des étudiants en droit, organisés par les universités, les écoles, les cabinets d’avocats, les associations et certaines institutions. Souvent, on candidate grâce à un dossier et on vient « pitcher » à l’oral celui-ci face à un jury. Comme dans une compétition, un gagnant est nommé sur décision de ce jury composé d’experts, parmi des centaines inscrits. Avec à la clé la promesse d’avoir un stage, un chèque, des cadeaux en tous genres, voire le droit de publier un article, etc. Il existe des prix en droit fiscal, en droit du travail, en arbitrage et dans bien d’autres matières, que ce soit aux niveaux d’une université, national, ou même international. Si vous gagnez un fameux trophée, c’est la classe. Vous aurez le droit d’écrire sur votre CV « 1er/2e/3e lauréat du Trophée du meilleur jeune fiscaliste » organisé par le Cabinet EY Avocats (par exemple). 2. Un tremplin pour le gagnant d’un prix juridique ⚖️ Le fait de participer et de gagner un trophée juridique comporte plusieurs avantages. Premièrement, si le gain est un stage dans un grand cabinet ou une grande entreprise, vous augmentez mécaniquement et sensiblement vos chances plus tard de recrutement dans d’autres (un beau nom d’entreprise ou de cabinet crédibilise votre dossier). Ensuite, la participation à un tel concours peut être un catalyseur pour votre confiance. Déjà, le fait de vous inscrire requiert chez certain d’un peu de courage. Bravo, vous l’avez fait. Ensuite, le fait de vous confronter aux autres étudiants et de juger de votre niveau juridique, va vous faire tellement progresser que vous reviendrez boosté à bloc, peu importe si vous faites partie des lauréats. Enfin, une participation à un trophée juridique montre de vous que vous n’êtes pas en droit pour rien, que vous n’êtes pas passif. Mais au contraire que vous êtes curieux, motivé, ouvert d’esprit, que vous aimez réfléchir, dépasser vos limites, que vous voulez prendre votre futur en main. Bref, que vous êtes la personne parfaite à embaucher. 3. Un challenge personnel Pour participer à un trophée juridique, lancez-vous le challenge ! 🧑⚖️ Le plus important est de participer, disait Pierre de Coubertin ! Et c’est particulièrement vrai pour les trophées juridiques. Le fait de se challenger amène un certain niveau d’exigence pour soi-même ; vous voulez être à la hauteur. Cela exige une grande préparation, un travail sérieux qui sort de l’ordinaire. On ne vous demande pas de faire comme à la fac, il ne faut même surtout pas ! Lors d’un trophée juridique, vous pouvez exprimer votre personnalité à travers ces réflexions juridiques, vous permettant de vous jauger au milieu d’un panel de personnes qui sont là, comme vous. Vous sortez de votre zone de confort, tout en donnant le meilleur de vous-même. Cette participation permet aussi de vous amuser ! Vous êtes avec des étudiants qui aiment autant que vous se prendre la tête sur des sujets, réfléchir sur des questions qui obligent à sortir des sentiers battus. C’est alors une expérience formidable pour vous challenger. Vous êtes également face à un jury qui, comme vous, se pose des questions. Le plaisir que vous prendrez à transformer votre participation en un débat, en des questionnements qui germeront dans l’esprit de ses membres, est savoureux. 4. Des clés pour l’avenir 👩💼 La première clé est celle du réseau. Vous rencontrerez d’autres étudiants, d’anciens lauréats, des universitaires, des avocats, des magistrats, des hauts fonctionnaires. Vous serez dans le grand bain, et ferez des rencontres riches. Prenez des contacts, ajoutez-les sur LinkedIn. La deuxième clé, c’est l’adaptation. Le passage à l’oral devant les différents membres du jury vous permettra d’apprendre à vous adapter à votre interlocuteur, à tenir un discours permettant de démontrer non seulement votre raisonnement juridique, mais aussi votre capacité à concrétiser ce raisonnement. Vous l’aurez compris, il y a tout à gagner à participer à la course au trophée, alors, à vos marques, prêts... Partez ! 5. Quelques prix juridiques pour étudiants en droit Le prix DJCE - CMS Bureau Francis Lefebvre des meilleurs futurs avocats par équipe. Prix Allen et Overy/ HEC “Challenge Shake The Law” - Gide Marie Kalita
- 12 conseils avant de se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique
Conseils > Méthodologie Quand on veut devenir docteur en droit, il faut écrire une thèse juridique ! L’engagement dans ce projet est tellement fort qu’il demande de l’introspection, de la préparation et une vraie organisation. Nous vous livrons 12 conseils et plein d’astuces à bien lire avant de se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique. 📝 Sommaire I. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle du « pourquoi ? » II. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle de l’ANTICIPATION III. Des astuces indispensables pour s’ORGANISER I. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle du « pourquoi ? » Conseil n°1 : sachez où vous mettez les pieds 🦵 Écrire une thèse en droit prend du temps. Beaucoup de temps. C’est aussi une épreuve en solitaire, parfois effrayante. Ce sont des moments difficiles. Mais c’est avant tout une mesure astronomique de plaisir et de découvertes. Et oui, il faut savoir y trouver soi-même des bienfaits : si l’on ne se rend pas heureux nous-mêmes, qui le fera pour nous ? Une thèse juridique est une recherche académique Une méthodologie précise, de la documentation, de l’analyse, l’identification d’anomalies, des prises de position. La thèse constitue une forme de recherche académique. Une thèse juridique est un investissement important Il s’agit d’un exercice rédactionnel important qui requiert d’importantes recherches et un investissement sur le long terme de la part du doctorant. Elle dure au moins trois ans, mais la moyenne en droit se situe aux alentours de cinq années. C’est une épreuve qui vous permet d’obtenir un diplôme de doctorat. Une thèse juridique est une approche novatrice sur une question de droit « Une thèse c’est d’abord avoir un point de vue, une approche novatrice sur une question [juridique]. » Olivia Tambou, MCF, Paris Dauphine, blogdroiteuropéen, 6 octobre 2017. Une thèse, ce sont des années de recherches et d’analyses, dont la finalité est d’apporter une réponse au sujet choisi. La thèse en droit est soumise à un formalisme rédactionnel spécifique dont le futur doctorant doit prendre connaissance. Conseil n°2 : demandez-vous pourquoi faire une thèse de droit ⚖️ Une thèse juridique implique de savoir dans quoi on s’engage. Devant un tel investissement, vous devez être sûr de vouloir produire une thèse juridique. Pour cela, il est essentiel de vous demander pourquoi vous souhaitez vous engager dans cette voie. Les raisons sont diverses et propres à chaque personne : souvent pour une carrière bien précise. Une thèse juridique peut être purement académique Selon la profession envisagée, la thèse sera différente. Il existe des thèses purement « académiques », dont la finalité est l’enseignement supérieur. Sachez néanmoins que le doctorat ne constitue pas un passe-droit. Il s’agit simplement d’une première marche montée vers cette perspective de pouvoir enseigner. Toutefois, il n’est pas dit que la porte au bout du palier soit déverrouillée. Cette voie implique, en parallèle de la thèse, d’enseigner, d’intervenir à des colloques, et de rédiger des articles de doctrine. Une thèse juridique peut être professionnalisante Il est possible d’envisager une thèse « professionnalisante ». Ici, la finalité n’est clairement pas l’enseignement, mais l’acquisition d’une spécialisation juridique de haut niveau. En dehors de la carrière envisagée, on se lance dans la rédaction d’une thèse par conviction, par passion, et par envie. C’est beaucoup de curiosité, une rigueur particulière, quantité de persévérance et de la patience à profusion. Conseil : vos résultats universitaires seront épluchés, travaillez pour la mention ! II. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle de l’ANTICIPATION Conseil n°3 : anticipez en étudiant avec rigueur certains points juridiques dès vos études 📚 La thèse, ça se prépare. C’est un projet qui mûrit et qui grandit avant même l’inscription à l’école doctorale. Il y a des points particuliers sur lesquels vous devez travailler avec ardeur pendant vos années de Master (et notamment en M2). Conseil n°4 : ne sous-estimez pas l’importance du choix sujet de votre thèse juridique ✍️ Il va être votre seul compagnon au quotidien tout au long de ces années. Il faut qu’il ait ce « petit quelque chose » qui fait briller vos yeux ; que vous ayez un « coup de foudre ». Vous l’avez compris : vous allez devoir trouver un sujet qui vous plaise. Mais en dehors de ce point essentiel, votre sujet de thèse devra remplir quelques conditions qui dépendent, entre autres, de la « typologie » de la thèse (académique ou professionnalisante). Conseil n°5 : le sujet de votre thèse juridique doit être « original ». 📖 Il ne faut pas entendre loufoque ou burlesque, mais innovant et nouveau. Ce sujet ne doit pas avoir déjà été traité. Il ne faut pas que votre sujet soit du réchauffé. Renseignez-vous sur le fichier central des thèses. Entrez des mots-clés et voyez ce qui a déjà été réalisé. Évidemment, si une thèse a déjà été réalisée en 1930 sur un sujet sensiblement analogue ce n’est pas un frein. Conseil n°6 : le sujet de votre thèse juridique doit être abordable. 👩💻 Il est essentiel que vous puissiez composer sur le sujet choisi, qu’il y ait matière à traiter. Optez pour un sujet qui vous mènera à coup sûr à une production fructueuse. Renseignez-vous auprès des enseignants-chercheurs et des professionnels afin d’en savoir plus sur les caractéristiques requises et les domaines porteurs. Conseil n° 7 : choisissez bien le directeur de votre thèse juridique 👥 Avant toute chose : seuls un Maître de conférences « HDR » (Habilité à Diriger les Recherches) ou un Professeur des Universités peuvent vous encadrer pour une thèse académique. À l’instar du sujet, le directeur de thèse doit être soigneusement « choisi ». Son rôle est de vous accompagner dans la rédaction de votre thèse, vous guider et il aura nécessairement un impact sur votre projet. Si vous souhaitez tenter l’enseignement supérieur, privilégiez un directeur qui a déjà eu des docteurs qualifiés, par exemple. En dehors de sa renommée et de ses compétences certaines, l’idéal est de travailler avec un directeur que vous connaissez, avec lequel le courant passe, que vous respectez profondément, et que vous savez impliqué. Cette personne bienveillante vous poussera au paroxysme de votre potentiel. Conseil n°8 : anticipez le financement de votre thèse de droit 💵 Vous le savez, écrire une thèse c’est de l’endurance sur plusieurs années. Il va falloir s’assumer financièrement, être autonome. Voici quelques pistes à étoffer : Contrat doctoral proposé par les laboratoires de recherche : ils sont en nombre très limités et ouverts à toute la France ; Le CIFRE : Vous travaillez dans une entreprise sur un projet de recherche financé ; Des bourses et financements institutionnels : ils peuvent être régionaux, nationaux, locaux, internationaux. Renseignez-vous très en amont. Allez frapper à la porte du laboratoire de recherches rattaché à votre Université. À défaut de financement extérieur, vous pourrez vous « autofinancer » en travaillant : décrochez des TD (attention, les vacations sont payées en deux fois : janvier/juillet) ; trouvez un poste d’assistant de justice dans un tribunal, de juriste, etc. Anticipez : les places sont chères. III. Des astuces indispensables pour s’ORGANISER Conseil n°9 : planifiez la rédaction de votre thèse 🗓 Pour mener à bien la rédaction de votre thèse de droit, pour mieux travailler, pour être plus efficace, pour vous motiver et vous booster : planifiez. Notez tout ce que vous avez à faire par jour/semaine/mois. Envisagez vos lectures, vos temps de réflexion, et surtout vos plages de repos. Il y aura de nombreuses interruptions, que ce soit pour préparer et donner des TD, corriger des copies, surveiller des examens, assister à des journées doctorales, des colloques, des conférences, ou encore exercer une activité en dehors de l’Université. Tout est alors une question d’équilibre. En planifiant, vous aurez le contrôle de vos travaux doctoraux, vous saurez où vous allez en dépit des imprévus. Conseil : donnez-vous des objectifs à l’année : - Première année établir la bibliographie et avoir un plan ; - Deuxième année : affiner le plan et commencer à rédiger, etc. Conseil n°10 : soyez régulier dans l’écriture de votre thèse juridique ✍️ Rédiger une thèse de droit est un travail de longue haleine qui nécessite des temps de repos que vous pourrez vous octroyer, sans culpabiliser, en étant assidu dans votre activité. Aussi, la régularité vous permettra d’arriver au bout de la tâche sans vous étendre sur la durée. Très important : ne partez pas du principe que vous « avez » plusieurs années. Chacune de ces « plusieurs années » est indispensable pour avancer sur la marche suivante. L’objectif d’un doctorant est d’atteindre le palier sans trop s’attarder. L’ensemble de ces années est nécessaire à la maturité de votre réflexion. Un travail régulier dans la rédaction de votre thèse se fait au quotidien. Plus vous laisserez du temps entre les moments où vous planchez sur la thèse, plus il vous sera difficile de vous y remettre. La régularité implique de l’autonomie. N’attendez pas que votre directeur vous pose un ultimatum pour avancer. À chaque entretien que vous aurez avec lui, montrez-lui que vous gagnez du terrain, que vous travaillez sérieusement et que vous êtes engagé. Conseil n°11 : Ne négligez pas la méthodologie et les différents outils 🗒 Soyez méthodique La première année de la réalisation de votre thèse de droit est souvent la moins productive d’un point de vue rédactionnel, mais la plus importante du point de vue des recherches. Ne négligez pas l’attention à porter à la méthodologie de rassemblement et de classement des données de recherche : Faites des photocopies et numérisez les documents que vous faites venir de loin (c’est fastidieux, mais nécessaire) ; Réalisez des fiches : tirez des éléments de vos lectures, prenez des notes systématiques . Astuces : en haut de chaque fiche, notez des mots-clés correspondant à la thématique abordée : vous aurez plus de facilités à classer ces éléments lorsque vous passerez à la phase de rédaction. Notez-y toutes les références : auteurs, titre, page de l’extrait si vous empruntez des éléments que vous souhaitez citer lors de vos développements. Organisez les jurisprudences dans des tableaux ; Classez vos notes et lectures par thème dans des dossiers. Cette méthodologie de classement vous servira à élaborer plus facilement un plan, les données exploitées étant organisées. Dans cette optique, faites la bibliographie au fur et à mesure de vos lectures : vous éviterez de passer des heures à rechercher toutes vos sources. Par ailleurs, ces éléments appuieront votre avancement lors de votre réinscription face au comité de suivi de thèse. Conseil : Rendez-vous sur le guide « officiel » pour les références, formalités bibliographiques et abréviations. Pour vous imprégner du formalisme, lisez également des thèses publiées. Quelques outils pour se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique Sites des éditeurs juridiques, BU, « sudoc », « academia.edu », « cairn », « persee », « galica.bnf », Pour un pan plus historique « http://www.boiteaoutils.info/ », journaux officiels numérisés. Pour des classiques « http://classiques.uqac.ca/ ». La liste n’est pas exhaustive. N’oubliez pas tous les sites des institutions juridiques françaises, mais également étrangères. Formations doctorales, colloques, stages. Attention, ne vous dispersez pas. Demandez toujours conseil à votre directeur qui saura ce qui est bien pour vous. Zoom sur la veille : Un sujet de thèse évolue nécessairement en cours d’élaboration. À chaque étape, il sera nécessaire de maintenir une veille pour être au courant de l’adoption de nouvelles normes, ou de décision de justice, de la parution de nouveaux articles ou ouvrages de doctrine, de la sortie de nouveaux rapports. Exploitez les flux RSS des différents sites institutionnels (Sénat, Assemblée nationale, Conseil d’État, etc.). Pour pouvoir accéder aux mises à jour, il vous faudra un « agrégateur ». Feedly est un agrégateur accessible en ligne ou en application mobile. Vous y « collez » toutes les URL des flux auxquels vous souhaitez vous abonner (vous pouvez également y entrer des mots-clés). Allez régulièrement (tous les jours) sur votre fil feedly pour voir les actualités. Conseil 12 : Soyez passionné ! 🥰 La thèse c’est avant tout de la passion, elle grandit et évolue au fil du temps grâce à l’addition de nombreux éléments. Trouvez toujours un intérêt à ce que vous faites. Vous avez un objectif, vous développez votre culture, vous étoffez votre CV, vous travaillez sur un projet sérieux. Gardez-le en tête, notamment dans les moments difficiles. Prenez du plaisir à l’ouvrage : quelle réjouissance de trouver ce que l’on cherche. Comme disait Le Général de Gaulle : « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche ». Aspirez à devenir, au terme de ces années, un chercheur qui trouve. Les « à-côtés » : la thèse c’est des rencontres, des échanges, du partage, des découvertes, de la réflexion. Créez-vous un réseau au gré des événements : intervention à des colloques et séminaires ; participation à des formations et stages ; rédaction d’articles ; dispense de travaux dirigés). Saisissez chaque occasion pour étendre votre network : soyez acteur de votre projet. N’oubliez pas, la thèse est la priorité. Ne vous dispersez pas. Les à-côtés sont là uniquement pour dynamiser l’aventure, ils ne doivent pas prendre le pas sur la thèse. Conseil : Essayez de nouer un contact avec d’autres doctorants, avec qui vous pourrez partager et échanger. L’isolement peut — paraît-il — devenir le pire ennemi du doctorant.
- Dissertation juridique : les 10 conseils d'un chargé de TD
Conseils > Méthodologie Nicolas, chargé de TD à la faculté de droit à Bordeaux, donne aux étudiants en droit 10 conseils pour réussir leur dissertation juridique. Après avoir avoué qu’il adorait cet exercice quand il était étudiant, il s’est ravisé en devenant correcteur. Pour lui éviter une nouvelle crise cardiaque, il nous donne ses tips pour réussir la dissertation juridique ✍️. Sommaire : 🧠 Conseil n° 1 : Le petit « brain storming » 🤓 Conseil n° 2 : Analyse bien le sujet ❓ Conseil n° 3 : Ton guide suprême : la problématique d’abord 🗺️ Conseil n° 4 : Un plan qui répond à la problématique à 100 % ☠️ Conseil n° 5 : Attention aux I/A) et II/B) 🤔 Conseil n° 6 : Raisonne par étape, en syllogisme maquillé ✏️ Conseil n° 7 : Tu fais ton introduction quand tu as ton plan détaillé 🔑 Conseil n° 8 : Tu rédiges quand tu as ta dissertation clef en main 🍞 Conseil n° 9 : Évite de tartiner 📝 Conseil n° 10 : Soigne la forme de ta copie 🎁 Bonus : exemples de sujets de dissertations Nicolas Ribes : « L’exercice de la dissertation était mon exercice préféré quand j’étais étudiant en licence et master, puis il est devenu un calvaire lorsque je suis passé de l’autre côté du miroir. Pourquoi me demanderas-tu jeune Padawan ? Car c’est horrible à corriger ! J’essayais toujours de les refiler à mes collègues. Je sais, c’est mal… Alors pour ne pas saouler ton correcteur, je vais te donner 10 petits conseils des familles. Le numéro 9 te donnera envie d’abandonner le droit (mais je te l’interdis !). Petit "disclaimer", je te donne MES conseils et attentes pour Bordeaux (où les étudiants sont les plus brillants, sans aucun chauvinisme, évidemment). Dis-toi que certains conseils peuvent diverger selon tes enseignants et les pratiques locales. » Conseil n° 1 : Le petit « brain storming » N. R. : « Je conseille toujours à mes étudiants d’écrire tout ce qui leur passe par la tête sur le sujet pour créer une première base de travail pour réaliser une dissertation juridique. Cela prend 5 minutes environ, ça te permettra de te concentrer et de te mettre à l’aise avec le sujet et de focaliser les axes. » Conseil n° 2 : Analyse bien le sujet N. R. : « La formulation du sujet de la dissertation juridique est importante. Tu as, en gros, deux grandes familles, l’affirmation ou la question. Dans les deux cas, tu définis les mots et tu cherches une corrélation entre. Deux remarques : La formulation interrogative du sujet ne signifie pas que la problématique est offerte. À l’examen, il n'y a pas de cadeau (tu n'es pas chez maman, tu es en guerre !). Donc, tu ne tombes pas dans le piège ; Si tu vois deux mots : "La loi et l’ordre", ne tombe pas dans le panneau. Ce n’est pas I. La Loi / II. L’ordre. Pas de cadeau, je te dis. » Conseil n° 3 : Ton guide suprême : la problématique d’abord N. R. : « Quand j’étais jeune et insouciant, à l’époque de la grippe espagnole, je faisais mon plan de dissertation et après ma problématique pour qu’elle colle au plan. C’est exactement ce que tu ne dois pas faire. Tu dois d'abord rédiger ta problématique. Parce que maintenant, tu es chaud bouillant, tu as rédigé les définitions, tu as analysé le sujet, donc tu peux te lancer et problématiser. Mais, comment qu’on fait une problématique de dissertation juridique ? Il faut que tu identifies la difficulté posée par le sujet et comment le droit permet de répondre avec évidemment des sensibilités différentes et apporter ta sensibilité sur cette question. Tu dois identifier des points de rupture qui permettront de caractériser tes grandes parties et sous parties. Et surtout, tu ne mets pas de point d’interrogation à l’affirmation (en gros, tu ne prends le sujet en ajoutant simplement un point d'interrogation derrière…). Tu n'es plus en L1… et si t’es en L1, tu ne le fais pas. » Conseil n° 4 : Un plan qui répond à la problématique à 100 % N. R. : « Dans une dissertation juridique, le plan doit répondre à la problématique à 100 %. Tu fais des beaux titres. » Est-ce qu'il faut mettre des verbes conjugués dans les titres de dissertation ? N. R. : « Verbe ou pas ? C’est un peu comme la chocolatine et le pain au chocolat, il y a deux écoles, mais une seule a raison… (la chocolatine). Si tu es civilisé et que tu es en droit privé, je te conseille d’éviter les verbes. Ils alourdissent les titres. Ton correcteur lit en premier ton plan pour savoir où tu vas, si tu es dans les clous ou dans le fossé, voire dans le mur. Tu fais simple et percutant. Si tu es en droit public… tu te débrouilles, il fallait choisir une meilleure team. Dans tous les cas, tu évites le titre de manuel. Enfin, ta démonstration doit transparaître dans tes titres pour bien guider ton lecteur. » Conseil n° 5 : Attention aux I/A) et II/B) N. R. : « Le I/A) ne doit pas être l’occasion de caser des éléments qui peuvent être expédiés en introduction et ton II/B) ne doit pas être hors sujet. Ce sont deux erreurs très fréquentes dans les dissertations juridiques des étudiants, c’est souvent la copie qui n’a rien à dire alors qui meuble sont I/A) par des éléments introductifs et qui ouvre un peu trop sur le II/B). L’intégralité de ta copie doit répondre au sujet ! » Conseil n° 6 : Raisonne par étape, en syllogisme maquillé N. R. : « La dissertation juridique est un exercice de démonstration, et en tant que tel, tu dois effectuer un syllogisme (maquillé) avec cette structure : Argument ; Exemple ; Conclusion. Cette méthode te permettra d’éviter de réciter idiotement ton cours ou pire les articles de ton code ainsi que la jurisprudence. Ton correcteur ne souhaite pas lire un manuel. » Conseil n° 7 : Tu fais ton introduction de dissertation quand tu as ton plan détaillé N. R. : « J’aime les introductions solides. Je ne te refais pas l’histoire de l’entonnoir. Ton introduction doit contenir les notions essentielles pour ne pas perdre de temps à tout réexpliquer à ton correcteur. Tu les expédies maintenant pour te permettre une belle démonstration. Une introduction réussie te permet d’amener tranquillement ta problématique ; sans qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe. Tu n’oublies pas la petite idée générale qui va bien à la fin. Tu dois annoncer la couleur, je te l’ai déjà dit, ton correcteur n’aime pas être surpris. » Conseil n° 8 : Tu rédiges quand tu as ta dissertation clef en main (plan détaillé/introduction) N. R. : « C’est certainement le conseil le plus important. Tu dois commencer à rédiger quand tu as une idée précise de la direction de ta dissertation. Il ne faut surtout pas procrastiner, car ton cerveau après 2 h sera grillé et tu perdras en lucidité (comme un sportif de haut niveau). Ton plan détaillé, c’est ta roue de secours, ton seul ami sur terre durant l’examen, alors traite-le bien ! » Conseil n° 9 : Évite de tartiner N. R. : « Rendre 20 pages dans ta dissertation ne te donnera pas nécessairement une bonne note. Au contraire, ton correcteur va être réticent à lire ta copie, surtout si le tout est mal écrit. Je redoute toujours la correction de dissertations longues, car je me dis "il/elle va me saouler". Il faut que tu fasses simple et efficace. Le secret est d’énoncer des notions compliquées le plus simplement possible… sans devenir fou. » 💡 Le saviez-vous ? Parce qu'on n'est que trop peu noté pendant l'année pour être capable de progresser au meilleur rythme, vous pouvez faire appel à notre service de correction de copies. Conseil n° 10 : Soigne la forme de ta copie N. R. : « La forme est essentielle, il ne s’agit pas de faire une copie arc-en-ciel, car elle nuirait à ton anonymat. Soigner la forme c’est : Des titres qui respirent ; Tu sautes une ligne quand tu changes d’idée ; Tu annonces bien ton plan, tes transitions ; Tu évites les fautes grossières. Maintenant, c’est sûr, tu vas cartonner aux dissertations juridiques… Mais seulement si tu relis cet article 3 fois 😃. » Bonus : exemples de sujets de dissertations juridiques Et maintenant, place à l'entraînement avec des exemples de sujets de dissertations en droit ! Exemples de sujets de dissertations en droit pénal L’influence de la réforme de la prescription en droit pénal français ; La responsabilité pénale des personnes morales : évolutions ; La protection des droits de l’accusé : équilibre entre procédure et justice ; Les défis de la lutte contre la cybercriminalité : perspectives juridiques ; La peine de mort : une analyse de droit comparé en matière pénale ; Les principes de légalité et de culpabilité en droit pénal ; La réhabilitation des délinquants : efficacité et implications juridiques ; Le procès équitable ; L’âge de la responsabilité pénale ; Le droit pénal et les crimes environnementaux ; Les infractions obstacles. Exemples de sujets de disserations en droit administratif La décentralisation en France ; L'indépendance de l'autorité administrative indépendante ; La protection des droits fondamentaux dans le contentieux administratif ; Les contrats publics ; Le principe de continuité du service public ; Le contentieux de la responsabilité de l'administration : évolution jurisprudentielle ; Le Conseil d'État ; La participation citoyenne dans la prise de décision administrative ; La spécificité du droit administratif ; Le Conseil d’État est-il un juge impartial de l’administration ? Exemples de sujets de dissertations en droit constitutionnel La séparation des pouvoirs ; Les enjeux de la révision constitutionnelle ; La protection des droits fondamentaux ; La question de la laïcité dans les constitutions nationales ; Fédéralisme et centralisme ; Les limites du pouvoir exécutif ; Le rôle des cours constitutionnelles dans la protection des droits et libertés fondamentaux ; La citoyenneté et l'inclusion politique dans les constitutions contemporaines ; Le Président est-il responsable sous la Vᵉ République ? ; Faut-il supprimer le Premier ministre ? Exemples de sujets de dissertations en droit des personnes et de la famille Le droit à l'identité et à la vie privée ; La reconnaissance légale des couples non mariés ; La gestation pour autrui (GPA) ; La protection des mineurs ; Les droits des personnes handicapées ; Le changement de sexe à l'état civil ; Les régimes matrimoniaux ; La protection des personnes vulnérables ; Le droit de la famille et les nouvelles formes d’unions : mariages, PACS et concubinage. Exemples de sujets de dissertations en introduction générale au droit L'application de la loi dans le temps ; La distinction entre les droits réels et les droits personnels ; L'obligation naturelle Les pourparlers et les avant-contrats L'acquisition de la propriété par titre Le dol et la réticence dolosive Les biens personnels du chef d'entreprise La réparation du préjudice moral en droit civil Les clauses abusives dans les contrats de consommation : protection du consommateur. L'efficacité des sanctions civiles en cas de non-respect des obligations contractuelles. Le droit de la famille et les nouvelles formes d'union : mariages, PACS et concubinage. Exemples de sujets de dissertations en droit International public La responsabilité internationale des États en cas de violation des droits de l'homme La souveraineté nationale face au droit international. Les conflits armés et le droit international humanitaire La résolution pacifique des différends internationaux La responsabilité des organisations internationales Les traités internationaux et leur incorporation en droit national Le droit international de l'environnement La diplomatie publique La protection des droits des réfugiés et des apatrides Exemples de sujets de dissertations en introduction générale au droit La preuve en droit Les sources du droit . Le rôle de la jurisprudence dans la création et l'interprétation du droit. L'entrée en vigueur de la loi Les personnes physiques et personnes morales Les principes fondamentaux du droit Les grands courants de pensée juridique L'acte et le fait juridique Les droits réels et les droits personnels Le rôle de la doctrine juridique dans le développement du droit. Exemples de sujets de dissertations en droit des obligations L'évolution de la responsabilité contractuelle : Les contrats de travail : droits et obligations des parties. La théorie de l'imprévision dans les contrats civils La responsabilité civile des professionnels La réforme de la prescription en matière d'obligations Les contrats de consommation : protection du consommateur et équilibre contractuel. Les vices cachés dans les ventes immobilières La preuve en droit des obligations : évolutions législatives et jurisprudentielles. Exemples de sujets de dissertations en procédure civile L'arbitrage comme alternative au litige judiciaire La réforme de la procédure civile : objectifs et résultats. Les recours en cas de déni de justice : voies de recours et garanties. La procédure civile électronique L'obligation de motiver les jugements civils La gestion des preuves en procédure civile Les mesures conservatoires en procédure civile : La protection de la vie privée dans les procédures civiles Nicolas Ribes (nicolas_ribes)
- [Mémorisation] Comment utiliser la table de rappel en droit ?
Conseils > Mémorisation Vous êtes étudiant en droit et vous avez du mal à apprendre les arrêts, les dates, les numéros d’articles de loi ? La table de rappel est une technique de mémorisation applicable aux études de droit pour retenir un maximum d’informations en le moins de temps possible. Voici la recette ! 🧠 Sommaire 🧠 Une technique surpuissante de mémorisation : la table de rappel 📒 À quoi sert la table de rappel ? ❓ Comment utiliser la table de rappel ? 🗒 Comment construire sa table de rappel ? 🤓 La table de rappel pour les études de droit ⚖️ Son domaine d’application en droit 🏛 L’utilisation de la table de rappel en droit Les arrêts, le Code civil, le Code pénal, la Constitution, les PGD, les traités européens, les jugements… Et s’il existait une technique qui vous permettrait de mémoriser facilement 50 arrêts en même pas 30 min ? Impossible, dites-vous ? Et bien c’est ce que nous allons voir ! 😉 Étudiants en droit, vous allez ici découvrir le monde de la mémorisation et l’utiliser pour réussir vos études de droit ! Ambitieux, n’est-ce pas ? Vous avez tous une super mémoire mais vous ne savez pas encore comment bien l’utiliser ! Une technique surpuissante de mémorisation : la table de rappel 🧠La table de rappel est une technique de mémorisation indispensable pour tout futur mnémoniste qui se respecte. À quoi sert la table de rappel ? 📒 La table de rappel est une méthode qui attribue une image à un chiffre. « C’est tout ??? » Elle vous permet de mémoriser des dizaines, des centaines voire des milliers de chiffres dans l’ordre en quelques minutes. 😳 Oui nous vous voyons venir, vous vous dites surement : « Génial ! Mais à quoi ça sert ? Surtout pour nous en droit » 🤔 Très bonne question, Jamie ➡ Selon vous, quelles sont les informations que nous devons mémoriser et qui contiennent des chiffres ?? « Bah les dates, les numéros de téléphone, les numéros d’articles, etc » (ah ! Nous tenons une piste) La table de rappel va vous permettre de retenir des centaines d’informations chiffrées pendant des jours voire des années sans avoir besoin de revoir l’information toutes les 10 minutes avec la peur de l’oubli qui empoisonne votre esprit. 😡 Comment utiliser la table de rappel ? ❓ Voici un petit test pour vous : Tentez de retenir ce numéro de téléphone en 30 secondes : 06 20 01 09 17 Alors ? Avez vous réussi ? Bravo pour ceux qui ont réussi dans les temps et pour ceux qui ont essayé, ne soyez pas déçus, nous allons vous expliquer votre problème. Nous parions que vous récitez une superbe litanie dans votre tête pour retenir les mots, n’est-ce pas ? « Alors 06 20 01 18, euh non 17, ah mais il manque quelque chose, mince c’était quoi » A présent, retenez cette histoire : « Vous êtes en train de manger une saucisse avec un bon verre de vin et là sorti de nulle part, un hun (Attila) vous lance des œufs et là que faites-vous ? Vous appelez la police pour coffrer le méchant hun. » Alors ? Ce n’est pas plus simple ? « Comment ça plus simple ? » Quel était le second nombre ? « Bah Vingt » Que buvez-vous ? « Du vin » Quel était le dernier numéro ? « 17 » Et quel est le numéro pour appeler Police secours « Ah oui, le 17 effectivement ». L’histoire que vous venez de lire vous permet de retenir la série de nombres dans l’ordre sans difficultés. Vous voyez que c’est beaucoup plus facile que retenir les nombres un par un sans logique. « Oui mais le 1 correspond au hun, très bien, le 9 correspond à l’œuf ok, mais pourquoi le 6 renvoie à saucisse ? » Encore une question très pertinente Jamie Comment construire sa table de rappel ? 🗒 Il existe différentes méthodes pour construire sa table : voici le lien vidéo sur les méthodes de construction d’une table si vous souhaitez aller plus loin. ➡ Dans l’exemple précédent : le 6 renvoyait à saucisse sans raison apparente : En réalité il y’en a une : la rime. Répétez six et saucisse et vous entendrez le même son à la fin de chaque mot. Vous pouvez vous aider de la rime pour construire une table de rappel mais voici une méthode plus « stable » pour construire votre table afin que vous deveniez des mnémonistes juristes de choc ! Cette méthode de construction s’appelle le grand système : il consiste à remplacer les chiffres par des lettres afin d’obtenir un mot. Rassurez-vous c’est plus simple avec un exemple. Admettons que le 1 vous fait penser à la lettre t ou à la lettre d (à cause de la barre verticale en commun) Si vous avez le nombre 11 : vous vous retrouvez avec 2 t ou 2 d, n’est-ce pas ? « Oui mais « tt » ce n’est pas un mot ! » ➡ Absolument ! C’est pour cela que vous allez rajouter des lettres pour obtenir un mot et pas n’importe quelles lettres, vous allez rajouter uniquement des voyelles. Alors, si vous rajoutez des voyelles que pouvez-vous former comme mots ? Tati Tête Dodo Dodu Vous comprenez le mécanisme ? Vous ajoutez librement des voyelles afin d’obtenir un mot qui va être attribué à un nombre. Ainsi quand vous verrez le 11, vous pouvez imaginer un dodo. « D'accord et pour les autres chiffres, c’est quoi les lettres ? » Sachez que vous pouvez créer votre propre système : VOUS ETES LIBRES ! Mais voici le système universel que les mnémonistes utilisent pour créer une table de rappel : Si vous avez besoin d’inspiration, sachez qu’il existe de multiples tables de rappel sur internet. Cependant, il est fortement conseillé d’en créer une de toute pièce car elle sera beaucoup plus facile pour vous à mémoriser et à utiliser car ce sera VOTRE table. Pourquoi s’embêter à faire une rubrique de rappel ? « Mais attends, il faut construire une table, la mémoriser et ensuite créer des histoires saugrenues avec pleins d’éléments pour retenir un pauvre numéro de téléphone ???? » « On se complique la vie, non ? » C’est tout à fait logique que vous vous disiez cela. En effet, pourquoi rajouter des informations pour mémoriser ? C’est contre intuitif ! ✅ Pourtant de nombreuses études scientifiques ont mis en exergue que l’utilisation d’images mentales permettaient une restitution plus élevée des informations : ➡ Une étude de Gordon Bower, psychologue cognitif américain a démontré que la création d’histoires mentales permettait de se souvenir de plus d’informations que ceux qui à contrario ne créent aucune association. En effet sur 12 listes de 10 mots chacune, les personnes ayant créées des histoires avaient un taux de restitution de 93% alors que ceux qui n’utilisaient que leur concentration sans créer une quelconque histoire avaient un taux de restitution de 13% ! Sacré écart, n’est-ce pas ? ➡ Quant à cette fameuse table de rappel : son efficacité à été approuvée et démontrée par le regretté professeur Alain Lieury, spécialiste de la psychologie cognitive. Celui-ci était très critique sur les techniques de mémorisation en affirmant qu’elles n’étaient pas aussi efficaces que cela. En revanche, il affirmait dans ses ouvrages que la table de rappel était LA technique la plus efficace pour mémoriser des séries de nombres. Alors convaincu ? « Mouais, bof, ça ne prouve toujours pas que c’est utile pour le droit » Très bien dans ce cas, passons aux choses sérieuses, vous êtes prêt ?! La table de rappel pour les études de droit 🤓 A présent, vous l’avez compris : la table de rappel sert à mémoriser des séries de nombres en créant de petites histoires mentales qui vont être faciles à mémoriser et à se rappeler ! Certes mais quelle peut-être son utilité en droit et comment l’appliquer ??? Son domaine d’application en droit ⚖️ Vous avez surement entendu avant d’entrer en droit que l’on mémorisait beaucoup et s’il y a bien un élément que tous les juristes ou futurs juristes doivent retenir ce sont bien les articles et les arrêts : que ce soit pour une dissertation, pour un cas pratique ainsi qu’un commentaire d’arrêt. Ils servent à argumenter nos idées et à étayer notre point de vue ! Cependant il est difficile de mémoriser pleins d‘articles ou beaucoup d’arrêts mais ce qui vous bloque ? Le contenu ? La date ? Le nom ? Le numéro ? ➡ Peu importe au final, vous avez la possibilité de tout retenir grâce à des techniques de mémorisation mais il est vrai que la date d’un arrêt ou le numéro d’un article peut poser un véritable problème car comment retrouver un article quand on ne connaît plus son numéro ? En vous souvenant d’une partie de l’information à savoir le numéro de l’article, vous allez comme « par magie » vous souvenir du contenu de celui-ci. En réalité, il n’y a rien de magique c’est ce qu’on appelle un indice de récupération. A présent, nous savons dans quelles circonstances utiliser la table de rappel, à présent passons à la pratique. L’utilisation de la table de rappel en droit 🏛 Nous allons partir de ma table de rappel personnelle afin de créer des histoires et vous allez voir comment on peut l’utiliser. Quelle est la loi qui a instauré la QPC et à quel article de la Constitution est-elle attribuée ? Vous avez 1 seconde ⏰ ✅ C’est la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui introduit la QPC à l’article 61-1 de la Constitution. Bravo pour ceux qui savaient et pour les autres ne vous en faites pas, grâce à la prochaine histoire vous allez vous en souvenir pour un long moment. 😉 ➡ Tout d’abord, il faut identifier toutes les informations importantes à retenir. ➡ Ensuite, nous allons les transformer en image. Il y a le 23. Ensuite, on regarde la table de rappel et on prend l’image qui correspond au 23 à savoir une noix. Ensuite il y a juillet, juillet c’est le 7ème mois de l’année donc on regarde l’image qui correspond au 7 à savoir une table. On a le 20, pour le vin c’est facile on imagine une bouteille de vin (merci Capitain Obvious). On a le 08 qui correspond à lunettes. Ensuite on le 61 (pour l’article) qui correspond à coussin et enfin 1 qui correspond à hun (encore une fois merci Capitain Obvious) À présent, il faut créer une histoire avec tous ces éléments comme dans l’exemple du numéro de téléphone. Allez-y, ne soyez pas timide ! Si vous désirez partager vos histoires n’hésitez pas à les écrire en commentaire 😄 Voilà une histoire possible Vous désirez aller aux toilettes parce que vous n’avez pas digérer les noix que vous avez mangé à table : seulement quand vous frappez on vous répond « c’est occupé ! » Pour passer le temps, vous décidez de picoler avec une bonne bouteille de vin et là vous êtes à moitié bourré et vous croyez voir par terre vos lunettes alors qu’en réalité c’est un coussin. Une fois ivre mort sur le coussin, Attila vient vous piquer votre coussin et s’en va. Alors cela vous plaît ? « C’est long comme histoire ! » Peut-être mais au fur et à mesure, vos histoires deviendront de plus en plus courtes, et puis c’est quand même plus agréable que de relire 10 fois votre cours de droit constitutionnel, non ? On retrouve dans l’histoire les différentes images qui nous permettent de nous souvenir des nombres : le coussin et Attila (l’hun) pour se rappeler que c’est l’article 61-1 par exemple. Néanmoins, à quoi sert le « c’est occupé » en rouge selon vous ? 🤔 Ce bout de phrase sert à se souvenir de l’utilité de l’histoire. C’est vrai vous avez mémorisé la date et l’article mais à quoi ça correspond ? A quoi renvoie ces informations ? À la QPC bien sur ! Vous voyez le lien ? Grâce au son de cette phrase « C O KU P », on peut établir un rapprochement phonétique et linguistique avec la QPC. Ainsi vous saurez pourquoi vous aviez dû créer cette histoire. Pas mal, n’est-ce pas ? Un autre exemple ? Allez c’est Pamplemousse qui offre 😉 ➡ L’arrêt Eky rendu par le Conseil d’Etat le 12 février 1960 qui reconnaît que la DDHC comme ayant valeur constitutionnelle. On recommence le processus : On prend le 12 qui renvoie à apôtres, le 2 renvoie à un dé, le 19 au fer et le 60 à un croissant. Cependant on a 2 autres éléments à intégrer : le nom de l’arrêt et sa portée. Avec tous ces éléments, vous allez faire une histoire : N’hésitez pas à l’écrire en commentaire afin de voir qui à l’histoire la plus originale et la plus mémorable. 😄 Voici une histoire possible pour mémoriser tout cela Lors d’un repas ou les apôtres mangent des dés en fer, l’un deux s’écrit : Hey ! Qui c’est ce con ? C’est l’univers en personne, qui vient apporter des croissants pour le repas. Rien que ça ! Alors maintenant décortiquons l’histoire : on retrouve bien l’apôtre (12) les dés (2) en fer (19) ainsi que les croissants (60). Cependant pour retenir le nom et la portée avez-vous trouvé comment l’histoire incorpore ces éléments ? Le nom Eky est matérialisé à travers le début de la question « hey qui » est là. Le son est identique et cela vous permet de vous souvenir du nom de l’arrêt. Quant à sa portée on la retrouve avec 2 éléments : d’abord le fait que l’univers vient déjeuner : l’univers renvoie à la déclaration UNIVERSELLE des droits de l’homme qui est intégrée dans la Constitution. La Constitution est évoquée lorsque l’apôtre dit « Qui c’est ce con ? » D'accord ce n’est pas très respectueux mais n’oubliez pas que cela se passe dans votre esprit alors vous avez tous les droits ! Alors est-ce que la table de rappel est toujours inutile pour le droit ?! Il est tout à fait normal, malgré les exemples que vous vous disiez encore : mais on doit retenir tout ça pour mémoriser seulement un arrêt ? Si c’est le cas, alors voici d’autres arguments en faveur de cette méthode d’apprentissage : Cette méthode permet à de nombreux mnémonistes de mémoriser des dizaines de dates et des centaines de nombres en quelques minutes. Pensez-vous que cela soit possible sans techniques ? Si c’était le cas, le concept même de mnémoniste n’existerait pas. Ensuite, il existe d’autres techniques de mémorisation que vous pourrez coupler avec la table de rappel ce qui rendra votre mémorisation encore plus solide et plus puissante. Elle développera votre imagination ainsi que votre créativité Elle rendra vos révisions bien plus intéressantes car chaque information sera désormais l’occasion pour créer des histoires de plus en plus délirantes. Elle vous permettra de retenir des informations en quantité quasi-illimitée N’hésitez pas à tester cette méthode, vous aurez peut-être du mal au début et encore une fois c’est normal. Certains ont l’esprit plutôt cartésien et de ce fait auront du mal à utiliser une technique qui va à l’encontre de tout ce que l’on a appris pendant notre parcours scolaire. Cependant, si notre parcours scolaire était aussi efficace que cela, seriez vous ici à chercher des conseils ? Essayeriez vous de découvrir des astuces pour faciliter vos études ? A vous de décider. Florian Manicardi est passionné par l’art de la mémorisation et détenteur du titre de meilleur espoir français de mémorisation 2019 (Youtube : Memorall)
- La technique Pomodoro pour s’organiser et étudier efficacement
Conseils > Organisation & Productivité La technique Pomodoro a pour objectif d’optimiser son travail et de travailler efficacement en organisant son temps. Or, pour réussir ses années de droit, l’organisation et la productivité est essentielle. On vous explique comment exploiter la technique venue d’Italie pour donner un coup de boost à vos notes !⌚️ Sommaire ❓ La méthode Pomodoro, c’est quoi ? 🤔 Et dans ma vie d’étudiant en droit, ça donne quoi la technique Pomodoro ? La technique Pomodoro est une méthode de travail permettant une concentration optimale par la gestion du temps, en appliquant ces différentes étapes : Fixer une tâche ; Mettre un chrono de 25 min pour effectuer uniquement cette tâche ; Faire 5 minutes de pause ; Recommencer avec une autre tâche ; Puis prendre une plus grande pause (15/30 minutes) après 4 cycles. C’est Francesco Cirillo qui a développé une technique de gestion du temps, appelée technique du pomodoro (« tomate » en italien, mais comme vous êtes bilingue, vous le saviez déjà) pendant ses études afin de régler ses problèmes de concentration. La méthode Pomodoro, c’est quoi ? ❓C’est une méthode qui vise à diviser le temps de travail et les tâches à accomplir en périodes de 25 minutes, encadrées de pauses régulières afin de faciliter la concentration et la productivité. Concrètement, comment mettre en œuvre la méthode Pomodoro ? Planifier en amont le travail à accomplir, en établissant une liste des choses à faire : révision de tel chapitre, rédaction de l’introduction, la problématique et du plan détaillé de la dissertation à rendre pour mardi, etc. C’est une étape cruciale qui vous permettra d’organiser votre travail, alors ne la négligez pas ! ; Pendant 25 minutes, se concentrer intensément et uniquement sur le travail à accomplir, sans se laisser distraire par quoi que ce soit. Exit le téléphone, on éteint la 4G (puis la 5G, quand elle sera là), les notifications Instagram de Bordel de Droit attendront. Après 25 minutes, faire une pause de 5 minutes, même si le travail n’est pas fini. On va prendre un café, on regarde la dernière story sur le confinement, on va fumer sa clope (fumer c’est mal !). Recommencer : on se reconcentre pendant 25 minutes. Après 4 périodes de travail, s’accorder une pause plus longue, entre 15 et 30 minutes. ❤️ Le saviez-vous ? La méthode pomodoro tire son nom du minuteur de cuisine en forme de tomate qu’utilisait F. Cirillo pendant ses études pour décomposer son travail en courtes sessions. Vous l’aurez compris, cette méthode est simple en apparence et ne nécessite aucun matériel particulier, si ce n’est le minuteur de votre smartphone. Cependant, comme pour tout, l’utilisation efficace de cette méthode ne sera pas immédiate. Il faudra apprendre à bien programmer les tâches et le temps que ces tâches prennent. Par exemple, rédiger une fiche d’arrêt ne prendra pas le même temps que rédiger une dissertation juridique pour préparer un TD, et il faudra donc adapter le nombre de périodes de travail à chaque tâche. Plus vous travaillerez en utilisant cette méthode, plus vous serez capable de prévoir combien de périodes de travail seront nécessaires pour effectuer tel ou tel exercice, et plus vous serez efficace. Cette méthode Pomodoro nécessite également une certaine discipline pour ne pas se laisser distraire pendant les périodes de travail. On le répète, coupez les notifications de votre téléphone (ou mettez le directement en mode avion), pour ne le rallumer (ou pas) que pendant les pauses. Idem avec votre ordinateur, coupez internet si vous n’en avez pas l’utilité pour travailler ! Il est également important de ne pas rester devant son ordinateur, sa copie double ou sa fiche de TD pendant les temps de pause que vous vous accordez. La pause est là pour vous aider à vous détendre et vous relaxer, à penser à autre chose. Allez marcher, prendre un café, mais ne restez pas à l’endroit où vous travaillez ! Et dans ma vie d'étudiant en droit, ça donne quoi la technique Promodoro ? La technique Pomodoro pour mieux préparer les TD : 🤔 Fixez-vous des objectifs quotidiens et appliquez la méthode Pomodoro, cela vous permettra de ne pas bâcler en panique votre dissertation ou votre commentaire d’arrêt à 3 heures du matin la veille du TD. Et vous serez bien plus serein quand votre tendre chargé de TD croira vous prendre au piège en disant avec un sourire vicieux : « je ramasse tout le monde aujourd’hui ». Ah, et vous apprécierez beaucoup plus l’épisode de Suits/Grey’s anatomy/Lucifer avant d’aller dormir en ayant fait une partie de votre travail, même s’il n’est pas fini, qu’en ayant rien fait et tout repoussé au dernier moment. Oui, c’est à vous que l’on s’adresse, les procrastinateurs angoissés ! D'ailleurs en parlant de TD, allez voir notre article sur les 10 conseils pour réussir la dissertation juridique, venant d'un chargé de TD. La technique Pomodoro pour organiser ses révisions d’examens : 🗓 Même principe. Fini les interruptions toutes les 5 minutes à la BU parce qu’Arthur vient d’arriver, et puis Elise, et puis…Bref, vous voyez de quoi je parle. Maintenant les pauses, c’est toutes les 25 minutes. En respectant ce schéma, pas de culpabilité mal placée quand vous irez boire un thé camomille, et pas de sentiment de n’avoir rien fait. La technique Pomodoro pour mieux gérer le temps en examens : ⏱ La problématique de gestion du temps pendant les examens est récurrente. Beaucoup d’entre vous ne finissent pas leurs examens (Oups, mon II-B fait 5 lignes !). Appliquer la méthode Pomodoro permet de calibrer les 3 heures d’examens en fonction des exercices et du nombre de tâches à effectuer. Pour un examen de 3 heures où l’on doit rédiger une dissertation/un commentaire d’arrêt, la méthode permettra de calibrer le temps que l’on doit passer pour comprendre le sujet/l’arrêt, faire son plan détaillé au brouillon et enfin rédiger. Cela vous obligera notamment à ne pas rédiger intégralement votre brouillon. En revanche, les pauses seront moins efficaces puisque vous ne pourrez pas quitter votre place (ou alors vos profs sont super sympas, choyez les !). ❤️ Le saviez-vous ? Il existe des flash-cards imagées profitant de la technique de l'association mentale permettant de mémoriser facilement et de façon ludique des grands arrêts du droit administratif. Allez également regarder l'article sur les 13 commandements de la Prépa Dalloz pour réussir la note de synthèse. On récapitule : La méthode pomodoro c’est : Un découpage des périodes de travail, avec des pauses de 5 minutes toutes les 25 minutes, et une pause plus longue toutes les 2 heures. Un moyen d’être concentré et productif sur de courtes périodes, à condition de bien planifier son travail. Des pauses que l’on ne passe pas devant son travail. Allez voir si Arthur n’a pas envie d’aller boire un café ! C’est une méthode qui : s’adresse principalement aux personnes ayant du mal à se concentrer plusieurs heures d’affilée, ou aux procrastinateurs comme votre humble rédacteur. nécessite de la pratique pour être vraiment efficace nécessite de programmer en amont les tâches que l’on souhaite effectuer nécessite une certaine discipline pour ne pas se laisser distraire pendant les périodes de travail. Alors, maintenant que tu maîtrises la technique Podomoro, es-tu prêt pour réaliser la fiche d'arrêt ? On te laisse découvrir l'article sur la méthodologie magique de la fiche d'arrêt. Geoffrey Olivier
- Note de synthèse : 5 conseils essentiels + 5 erreurs
Orientation > Concours juridiques La note de synthèse est probablement l’examen écrit du CRFPA le plus redouté des candidats. C’est l’épreuve écrite ayant le plus fort coefficient du CRFPA et elle est la seule épreuve à laquelle les étudiants en droit n’ont jamais été formés durant leur cursus. Elle nécessite d’utiliser une méthodologie précise qui s’acquiert grâce à une pratique régulière. On est allés voir un spécialiste de la préparation pour obtenir ses conseils : la Prépa Dalloz. Et autant vous le dire tout de suite, les pépins, la note de synthèse, c'est comme une relation de couple, il faut faire des efforts pour que ça marche et éviter de faire certaines erreurs... 👆 Sommaire : Comment construire une relation stable avec la note de synthèse ? 1er regard : Survoler les différents documents présents dans le dossier 1er contact : Adopter une lecture minutieuse et organisée du sujet 1er « date » : Retranscrire les grandes idées de chaque document 1er anniversaire : Élaborer un plan cohérent Le mariage : Rédiger synthétiquement la note de synthèse Comment éviter la relation toxique avec la note de synthèse ? 1er écart : Tomber dans le résumé ou la dissertation 1er mensonge : Oublier de citer un des documents 1re tromperie : Ajouter des connaissances personnelles 1re rupture : Mal gérer son temps Le divorce : Sombrer dans la subjectivité Concrètement, la note de synthèse est un exercice pour lequel il s’agit de réaliser : ✅ un résumé neutre, concis et clair d’un dossier contenant une vingtaine de documents, ✅ dans un temps imparti de 5 heures, ✅ et en un nombre de pages limité à 4. La note de synthèse inquiète souvent les candidats à la profession d'avocat. Cependant, celle-ci ne faisant appel à aucune connaissance particulière, la charge de travail niveau révision n’a donc rien à voir avec les autres épreuves écrites. Et oui, cet exercice fait uniquement appel aux capacités de synthèse et à la rapidité des candidats ! Aucune révision n’est donc nécessaire mais de nombreux entraînements sont indispensables pour espérer obtenir une bonne note à cette épreuve du CRFPA. La Prépa Dalloz nous donne ici de précieux conseils à suivre et des erreurs à absolument éviter pour que l'exercice redouté devienne ton allié ! D'abord, voyons quelques astuces à suivre pour établir une relation saine et durable avec la note de synthèse, puis abordons les erreurs à éviter au risque d’établir une relation toxique avec la note de synthèse ! 💡 Le saviez-vous ? L'épreuve écrite de la note de synthèse a un coefficient de 3 à l'examen du CRFPA Comment construire une relation stable avec la note de synthèse ? Conseil 1 : Survoler les différents documents présents dans le dossier 😍 1er regard ! Ici, il s'agit du premier regard sur le sujet ou comment débuter une relation saine avec la note de synthèse. L’idée est de savoir quels seront les différents documents qui devront être traités pour répondre au sujet donné. C’est le moment de déterminer l’ordre de lecture des documents selon votre méthodologie (dans l’ordre présenté, les articles en premiers, par ordre ante-chronologique...). Conseil 2 : Adopter une lecture minutieuse et organisée du sujet 👀 1er contact ! Munissez-vous d’un surligneur, d’un crayon afin d’établir votre premier contact avec votre note de synthèse. Ici, l’idée est de lire les documents, de les hiérarchiser en fonction de l’importance qu’ils prendront dans le traitement du sujet. C'est essentiel d'un point de vue méthodologique. Petite astuce : les débuts de textes et les fins de textes sont un bon moyen de comprendre la globalité du document. De plus, les différents types de documents peuvent vous donner les premières pistes de réflexion. Par exemple : s'il y a de nombreuses jurisprudences dans le dossier, cela peut signifier que le sujet donne lieu à des prises de positions différentes en droit ; ou si le dossier contient beaucoup d’articles de presse ou de doctrine, cela peut laisser présager qu’il s’agit d’un sujet controversé. 💡 Le saviez-vous ? La note de synthèse est l'épreuve la plus redoutée de l'examen à l'entrée en école d'avocats par près d'1 étudiant sur 5 (Découvrir toutes les statistiques sur le CRFPA) Conseil 3 : Retranscrire les grandes idées de chaque document 💃 1er date (ou "entretien amoureux", en Français) ! Au fur et à mesure de votre lecture (suivant l’ordre que vous avez préalablement déterminé), stylo en main, retranscrivez les grandes idées qui ressortent de chaque document. C’est un travail long et minutieux mais très important puisque c’est lui qui débouchera sur ce qui est attendu de vous : un plan cohérent et adéquat. Vous pouvez décider de noter vos idées sur le dossier, à côté de chaque document, mais nous vous recommandons d’utiliser des feuilles de brouillon (à la différence du nombre de pages, l’accès au brouillon est illimité), une feuille de brouillon par document ou bien un tableau récapitulatif. Vous commencez donc à bien découvrir le contenu de « votre note de synthèse »... Conseil 4 : Élaborer un plan cohérent 🎂 1er anniversaire ! Après un long moment de lecture et de retranscription d’idées, la relation semble devenir plus stable. Cependant, le cap n’est pas encore passé. Reste à établir le plan de la note de synthèse. Pour la formalité, pas de secret : 2 parties et 2 sous-parties. Après avoir retranscrit les idées de tous les documents (et bien TOUS les documents, un seul document non cité peut vous faire chuter de 10 points directement, la rupture serait fatale), faites-vous un tableau avec 4 cases afin de pouvoir mettre en lien les idées similaires et ainsi visualiser les 4 idées qui structureront votre plan. Votre relation semble stable et durable, mais une dernière grande étape devrait sceller votre union : la rédaction. Conseil 5 : Rédiger synthétiquement la note de synthèse 👰 Le mariage ! À cette étape, le plus important est fait et vous devez maintenant retranscrire votre travail à l’écrit en un maximum de 4 pages manuscrites. Sur une épreuve de 5 heures, cette étape ne doit pas prendre plus d’une 1h30, d’où l’importance de s’entraîner (avec la Prépa Dalloz par exemple). 1️⃣ Concernant l’introduction de la note de synthèse, commencez par une petite phrase d’accroche afin de donner au correcteur, l’envie de vous lire. N’oubliez pas de : rappeler le sujet, de définir les termes et présenter les enjeux. Un rappel historique ou culturel peut être un plus. 2️⃣ Pour la problématique, cela dépend de votre IEJ, certaines la sollicitent, d’autres non : il vous suffira de demander ! 3️⃣ Enfin, annoncez la bonne nouvelle : votre plan ! Les 4 parties doivent être proportionnelles, elles doivent apporter les éléments de fond de tous les documents tout en répondant au sujet. Restez neutre et ne donnez pas d’opinion personnelle. 4️⃣ La conclusion n’est pas nécessaire mais nous vous conseillons de conclure votre propos à la fin du II) B. en 4/5 lignes. N’oubliez pas de vous relire, cela peut faire la différence afin d’éviter au mieux les fautes d’orthographe. À vous de bien suivre ces quelques conseils afin d’établir une relation saine et durable avec la note de synthèse. Cependant, voyons maintenant les étapes à éviter pour ne pas se retrouver dans une relation toxique. ☠️ Comment éviter la relation toxique avec la note de synthèse ? Erreur 1 : Tomber dans le résumé ou la dissertation 🧐 1er écart ! Non, la note de synthèse n’est ni un simple résumé, ni une dissertation. La réponse au sujet doit se faire par et seulement par les documents du dossier. Les connaissances personnelles ne sont pas requises et surtout ne sont pas demandées. Tout est dit dans le titre de l’exercice : la note de synthèse, c’est une synthèse. Erreur 2 : Oublier de citer un des documents 🤥 1er mensonge ! Comme un mensonge dans une relation, un oubli de citation de documents dans une note de synthèse, c’est rédhibitoire. Un seul oubli peut vous coûter la moitié des points sur 20, et être noté sur 10 pour une épreuve de 5 heures, ce n’est pas ce qu’on recherche. Erreur 3 : Ajouter des connaissances personnelles 🤯 1re tromperie ! De même que dans une relation de couple, vous ne devez pas apporter d’éléments extérieurs au sein de votre note de synthèse. En effet, vos connaissances personnelles ne sont pas requises pour cette épreuve au risque de voir la bonne note s’échapper au loin. Erreur 4 : Mal gérer son temps 😭 1re rupture ! 5 heures, c’est long mais en note de synthèse, c’est court. Ne pas savoir gérer son temps peut être un grand handicap car cela peut vous amener à bâcler voire même ne pas finir de tout rédiger. C’est aussi ici l’importance de l’entrainement de la note de synthèse avec la Prépa Dalloz. Les entrainements doivent être réalisés en 5 heures et sont ensuite corrigés par des intervenants spécialisés. Plus vous vous entraînerez dans les conditions de l’épreuve, plus vos chances de réussite augmentent. C'est aussi simple que ça. Erreur 5 : Sombrer dans la subjectivité 💔 Le divorce ! Ici, c’est la rupture mais sans possibilité de retour en arrière, le divorce est de fait entre la note de synthèse et vous : l’opinion personnelle est à bannir complètement de la note de synthèse. En effet, la définition même de la note de synthèse est de synthétiser l’ensemble des documents afin de répondre de la façon la plus objective possible au sujet imposé. Toute subjectivité ou forme d’opinion personnelle est à proscrire sous peine de perdre des points lors de la correction. Avec les entraînements prévus par la Prépa Dalloz, la note de synthèse sera pour vous un jeu d’enfant. Conclusion Vous l'avez compris les pépins futurs avocat, la note de synhtèse est une épreuve centrale dans la réussite du CRFPA. Très cadré, vous devrez respecter toutes les étapes une à une et suivre parfaitement la méthodologie juridique de cet exercice si particulier : et notamment, 4 pages avec des parties équilibrées citant tous les documents donnés, rester objectif et neutre. Pour augmenter vos chances d'être admissible aux épreuves orales, entraînez-vous énormément et avec intelligence pour comprendre les attentes des correcteurs et apprendre à maîtriser votre temps.
- Choisir l’option DGEMC en terminale : programme, débouchés, conseils
Orientation > Lycéen L’option DGEMC (Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain) est une nouveauté du bac qui attire de plus en plus d'élèves en terminale. Ce cours permet de comprendre l'importance des normes juridiques face aux grands défis contemporains. Découvrez pourquoi choisir cette option, qui peut en bénéficier, quel est son programme, comment elle est évaluée, quels sont ses débouchés et comment la réviser efficacement. Sommaire : C’est quoi l’option DGEMC ? Quel est le programme de l’option DGEMC ? Qui peut s’inscrire ? Où étudier cette option ? Pourquoi choisir cette option pour le bac ? Comment est évaluée l’option DGEMC ? Comment réviser l’option DGEMC ? L’option DGEMC : un premier pas vers la licence de droit Quelles opportunités avec l’option DGEMC ? Quelles options choisir au lycée pour faire des études de droit ? 💌 Tu es lycéen et tu souhaites des Fiches DGEMC ? Écris-nous grâce à la rubrique contact en haut à droite du site pour les demander ! C’est quoi l’option DGEMC ? L’option DGEMC fait partie d’une des trois options présentées uniquement en terminale depuis la réforme du nouveau baccalauréat. L’enseignement « Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain » a pour objectif d’étudier l’utilité des normes juridiques en lien avec les enjeux du monde contemporain. L'approche adoptée durant ce cours consiste à examiner des situations concrètes et réelles pour illustrer la présence du droit, les outils utilisés, les résultats obtenus et les limites rencontrées. C'est une matière à prendre absolument si tu souhaites rentrer en fac de droit ou en école de droit. Programme et contenu de l’option DGEMC Le programme de l’option DGEMC est structuré autour de plusieurs grands thèmes abordant le droit positif et ses effets sur la société. Le programme est composé de trois chapitres : L’introduction : Le droit et ses fonctions ; Les caractéristiques de la règle de droit. Partie 1 : Comment le droit est-il organisé ? Les sources du droit, ; L’organisation judiciaire en France ; Les relations internationales et le droit. Partie 2 : Des questions juridiques contemporaines Les sujets de droit ; Liberté, égalité, fraternité ; Personne et famille ; L’entreprise et le droit ; Création et technologies numériques. Cette option occupe 3 heures par semaine dans l’emploi du temps, comme les autres options proposées en terminale. Qui peut s’inscrire à l’option DGEMC ? Depuis la réforme du nouveau baccalauréat, tous les élèves des voies générale et technologique peuvent s’inscrire à cette option. La seule condition pour s’y inscrire est que votre lycée propose cette option. Sondage : l’enseignement optionnel « droit et grands enjeux du monde contemporain » (DGEMC) est choisi par 7 % de l’ensemble des élèves et par 14 % des élèves qui ne font pas de mathématiques en enseignement de spécialité en première et en terminale (source : Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance). Comment savoir si je suis fait pour l’option DGEMC ? L’option DGEMC est intéressante pour les élèves : qui se questionnent sur les études de droit ou de sciences politiques ; qui cherchent à élargir leur culture générale et développer un esprit critique ; qui aiment débattre, argumenter et raisonner ; ou encore qui sont intéressés par l’actualité. 🎤 Témoignage : « Je me suis inscrite à cette option par passion pour l’argumentation. Je ne me destinais pas à faire des études de droit, mais j’ai pu en apprendre un peu plus sur le monde juridique, me permettant d’affiner mon projet professionnel me dirigeant plutôt sur la politique. », Caroline, élève en terminale. Pourquoi choisir l'option DGEMC pour le bac ? L’option DGEMC permet de découvrir le monde juridique, de développer sa culture générale, mais aussi de se former un esprit critique, ce qui est indispensable pour réussir le bac. Pour découvrir l’environnement juridique L'option DGEMC, c'est bien plus qu'un simple cours de droit : c'est une plongée fascinante dans les rouages du monde juridique, où vous découvrirez comment les lois façonnent chaque petit geste de notre quotidien, même l'achat de votre baguette ! Eh oui, vous signez un contrat sans même vous en rendre compte. Mais au-delà de ces anecdotes, le vrai but de cette option est de vous offrir une vision limpide de la justice et de ses impacts sur notre société. De quoi devenir un étudiant – et un citoyen – vraiment éclairé ! Pour développer votre esprit critique Le cours de DGEMC ne se limite pas à l’apprentissage des lois, il encourage également les élèves à développer leur esprit critique. Grâce à des débats, des analyses de cas juridiques et des discussions sur des problématiques actuelles, les élèves apprennent à structurer leur pensée et à exprimer leurs idées de manière argumentée. Autant dire que vous serez imbattable lors de vos prochains débats en famille ou entre amis ! Mais ce n'est pas tout : ce cours vous aidera à dépasser les préjugés en vous armant de connaissances solides sur des sujets clivants comme la GPA, la prostitution ou encore l'avortement. Fini les discussions basées sur des croyances : place aux faits ! Pour découvrir des métiers du droit L'option DGEMC, c'est aussi une porte d'entrée vers le monde fascinant des métiers du droit. Avocats, juges (oui, on connaît les classiques), notaires, et bien d'autres rôles sont décryptés pour vous. Vous découvrirez les coulisses de ces professions et les responsabilités qui vont avec. Et qui sait ? Vous pourriez bien vous imaginer plaider la cause de vos futurs clients ou signer des contrats en tant que notaire. Bref, un aperçu concret de ce que pourrait être votre carrière demain ! Avantages de l'option DGEMC au lycée L’option DGEMC présente 4 avantages : Elle enrichit la culture générale des élèves ; Elle fournit des outils pour comprendre et analyser des questions complexes ; Elle améliore leurs compétences en argumentation et en expression écrite et orale ; Elle crée un esprit critique et une pensée éclairée. Cette option est particulièrement bénéfique pour ceux envisageant des études de droit ou des carrières liées aux sciences politiques et sociales. Vous serez bientôt des futurs Harvey Specter ! Inconvénients de l’option DGEMC au lycée Le principal inconvénient de cette option est qu’elle peut représenter une charge de travail supplémentaire, parfois compliquée à gérer. Mais si vous trouvez ces matières intéressantes, alors cela sera bien plus simple ! Mais aussi, au regard de la rigueur qu’elle implique et des sujets qu’elle aborde, il est nécessaire de s’intéresser à l’actualité et à des questions juridiques et politiques. Où étudier l’option DGEMC ? Quels lycées proposent l'option DGEMC ? L’option DGEMC n’est pas disponible dans tous les établissements. Il est donc important de se renseigner directement auprès des lycées de votre région pour savoir lesquels proposent cette option. Par exemple, à Paris, les lycées qui proposent l’option DGMEC sont les suivants : Lycée Sophie Germain, 3ᵉ arrondissement ; Lycée Louise de Marillac, 5ᵉ arrondissement ; Lycée Victor Duruy, 7ᵉ arrondissement ; Lycée Paul Claudel, 7ᵉ arrondissement ; Lycée Racine, 8ᵉ arrondissement ; Lycée Jacques Decour, 9ᵉ arrondissement ; Lycée Bossuet Notre Dame, 10ᵉ arrondissement ; Lycée Edgar Poe, 10ᵉ arrondissement ; Lycée Rocroy St-Vincent de Paul, 10ᵉ arrondissement ; Lycée St-Pierre Fourrier, 12ᵉ arrondissement ; Lycée St-Michel de Picpus, 12ᵉ arrondissement ; Lycée Notre Dame, 13ᵉ arrondissement ; Lycée Paul Bert, 14ᵉ arrondissement ; Lycée Buffon, 15ᵉ arrondissement ; Lycée Blomet, 15ᵉ arrondissement ; Lycée Pascal, 16ᵉ arrondissement ; Lycée Molière, 16ᵉ arrondissement ; Lycée Honoré de Balzac, 17ᵉ arrondissement ; Lycée St-Ursule, 17ᵉ arrondissement ; Lycée Hélène Boucher, 20ᵉ arrondissement ; Lycée Maurice Ravel, 20ᵉ arrondissement. Qui peut enseigner l'option DGMEC ? L’option DGEMC est généralement enseignée par des professeurs de sciences économiques et sociales ou d’histoire-géographie, ayant une formation ou une spécialisation en droit. Ces enseignants peuvent venir du public comme du privé. Vous êtes enseignants ? Vous êtes enseignants ? Cliquez ici pour avoir des fiches gratuites. Comment est évaluée l’option DGEMC ? L’évaluation de l’option DGEMC se fait par contrôle continu. La matière a un coefficient de 2 (comme les autres options). ⚠️ Attention : toutes les notes comptent, même celles en dessous de la moyenne. Examens et épreuves de l'option DGEMC Il n’y a pas d’examen final pour l’option DGEMC : les notes de contrôle continu proviennent de devoirs, d’exposés et des projets durant l’année. De quoi avoir des bonnes notes facilement si on bosse régulièrement, c’est tout bénéf' ! Comment réviser l’option DGEMC ? Réviser l'option DGEMC de manière efficace nécessite une approche structurée et diversifiée. Voici quelques conseils pour vous aider à optimiser votre préparation. Comprendre les concepts fondamentaux Comprendre avant d’apprendre (c’est fondamental !!!) : assurez-vous de bien comprendre les bases du droit et les grands enjeux contemporains. Relisez vos notes de cours, utilisez nos fiches d’introduction générale au droit qui correspondent à une grande partie du programme de cette option et consultez des ressources en ligne pour approfondir vos connaissances. Et si vous voulez plus de conseils sur l’apprentissage des cours, nous avons un article qui explique comment apprendre ses cours avec efficacité ! Participer à des débats et des discussions Engagez-vous dans des débats et des discussions sur des sujets juridiques actuels, que ce soit durant vos cours ou avec des amis. Cela vous permettra de développer votre esprit critique, d'améliorer vos compétences argumentatives et de mieux comprendre les différents points de vue sur une question donnée. Inversement, si vous n’avez pas compris une notion de cours, vous vous en rendrez compte en débattant ! C’est mieux que de s’en apercevoir le jour de l’examen… Peut-être que vous deviendrez le boss de l’argumentation, de quoi épater vos proches ! Utiliser des fiches de révisions Créez des fiches de révisions pour chaque thème du programme. Résumez les points clés, les définitions importantes et les exemples. Les fiches sont un excellent outil pour réviser régulièrement et mémoriser les informations essentielles. D’ailleurs, si vous avez l’habitude d’utiliser des Stabilo de toutes les couleurs, vous avez peut-être des prédispositions pour être étudiant en droit… 💡 Bon à savoir : les Éditions pamplemousse proposent des Fiches de droit optimisées pour la mémorisation (L1, L2, L3, masters, concours juridiques) ! Regarder des documentaires et des conférences Regardez des documentaires, des conférences ou des vidéos sur des sujets liés au droit et aux enjeux contemporains. Ces ressources peuvent vous offrir des perspectives différentes et enrichir votre compréhension des thèmes abordés en cours. Par exemple, vous pouvez regarder les documentaires faits par Hugo Décrypte ou Brut. Consulter des professionnels Si possible, échangez avec des professionnels du droit, que ce soient des amis de vos parents, des professeurs en droit, des contacts que vous pouvez trouver sur LinkedIn, etc., pour obtenir des insights sur la pratique juridique et des conseils sur la manière d’aborder vos révisions et vos études. En combinant ces différentes méthodes, vous pourrez aborder l’option DGEMC avec confiance et maximiser vos chances de succès. L’option DGEMC : un premier pas vers la licence de droit L’option DGEMC peut vous permettre d’assurer votre motivation pour aller en licence de droit. En effet, cette option peut être un bon moyen de confirmer votre choix (ou non) de poursuivre des études juridiques, car vous étudierez de nombreux sujets qui sont abordés en L1 Droit (clique ici pour la réussir)! ⚠️ Attention : suivre cette option ne vous garantit pas une entrée en licence de droit. Dans le même ordre d’idées, ce n’est pas le suivi de cette option qui vous assurera la validation de votre année (inversement, ne pas suivre cette option ne vous destine pas à rater vos études de droit). Quelles opportunités avec l'option DGEMC ? L’option DGEMC ouvre de nombreuses portes grâce aux compétences transversales qu’elle développe. Elle est particulièrement bénéfique pour ceux qui souhaitent poursuivre des études de droit, intégrer un Institut d’Études Politiques (IEP), comme Sciences Po Paris, ou encore se préparer pour une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE). Cependant, l’option n’est pas obligatoire pour accéder à ces parcours, et ce n’est pas parce que vous choisissez cette option que cela garantira le succès de ces études ! Les études de Droit L’option DGEMC offre une solide introduction aux études de droit, permettant aux élèves de confirmer leur intérêt pour le domaine juridique avant de s’engager dans une licence. Intégrer un IEP Cette option offre des compétences d’analyse critique et d’argumentation qui sont particulièrement valorisées dans les concours d’entrée des IEP. Ainsi, l’option favorise la formation de l’élève à rentrer dans un IEP. Les autres voies : commerce, ingénierie, sciences, lettres, etc. Cette option n’oblige pas l’étudiant à partir uniquement dans une licence de droit ou en sciences politiques, puisqu’elle offre de nombreuses compétences en esprit de synthèse et d’analyse qui sont recherchées dans de nombreux secteurs : commerce, ingénierie, sciences, lettres… L’option DGEMC n’est pas forcément destinée à former les étudiants à continuer dans un cursus juridique, mais elle permet une ouverture d’esprit, un esprit critique et une culture générale très importante pour la vie professionnelle, assurant des atouts non négligeables dans de nombreux domaines. 💡 Bon à savoir : la culture générale et l’ouverture d’esprit sont deux qualités très regardées lors d’un entretien d’embauche, peu importe le secteur. Quelles options choisir au lycée pour faire des études de droit ? Pour faire des études de droit, il faut donc privilégier DGEMC et les matières suivantes au lycée : Les matières littéraires : humanités, littérature et philosophie et Langues et littératures étrangères ; L’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; La culture générale et les sciences économiques et sociales ; Et pour le raisonnement, sachez que les sciences sont aussi importantes. Pour plus de détails et d’explications sur le choix de ces matières, vous pouvez lire notre article dédié au choix de matières au lycée pour faire des études de droit. 🎤 Témoignage : « J’avais pris cette option au lycée et c’est clairement un must have. Je me souviens encore de mon tout premier cours à la fac en L1 je comprenais rien, j’étais super étonnée que les profs commencent directement sans même nous laisser le temps de nous familiariser avec le vocabulaire juridique. Heureusement je connaissais quelques mots parce que j’avais pris cette option justement », Eli, L3 Droit. Article rédigé par Marine Balay, Rédactrice juridique
- [VIDÉO] "C'est plus dur de rentrer dans la police que d'être magistrat"- Entretien avec Agnès Naudin
Orientation > Métiers juridiques Agnès Naudin est une femme-flic. Elle vient de quitter la fameuse Brigade Territoriale de Protection de la Famille (brigade qui a pour mission d'enquêter sur les viols conjugaux, les viols sur mineurs incestueux ou non, et les bébés secoués). La capitaine de la police nous livre un témoignage sans langue de bois sur le monde qu'elle a côtoyé pendant des années. 👮♀️ Sommaire 💼 Comment se déroulent les concours de Police ? 🚔 Tout savoir sur le métier de policier 🥑 Questions en vrac à une capitaine de la police 👮♂️ Sur les viols conjugaux 🚓 6 questions qu’on a toujours voulu poser à un policier 👮♀️ Les conseils d'Agnès Naudin pour rejoindre la police Pamplemousse : Bonjour Agnès, tu peux te présenter et répondre à nos questions de façon courte ? Agnès Naudin : Bonjour, je suis Agnès Naudin, je suis capitaine de police en Brigade Territoriale de Protection de la Famille en disponibilité depuis 6 mois et je suis là pour Pamplemousse ! Comment se déroulent les concours de Police ? 💼 Pamplemousse : Comment se passent les concours d’officier de police ? Agnès Naudin : C'est difficile, mais c'est marrant. C'est un peu comme si l'on voyait plein de lapins crétins qui sont en train de courir tous ensemble pour arriver à la ligne d'arrivée et qu'ils étaient tous épuisés avant même que le gong ait sonné ! Pamplemousse : Tu as fait une prépa ? Agnès Naudin : Alors j'en ai pas fait qu'une, j'en ai fait 2, mais pas des prépas pour rentrer dans la police. J'ai fait des prépas pour être avocate. Pamplemousse : C’était pas nécessaire de faire une prépa pour les concours de police ? Agnès Naudin : En fait, quand j'ai voulu passer les concours, j'avais déjà fait les deux prépas pour être avocate et c'est ça qui m'a permis d'avoir ce concours là. Alors j'ai pas eu celui d'avocat mais j'ai eu celui de la police. Pamplemousse : Faut faire des pompes pour l’avoir ? Agnès Naudin : Il paraît. Il faut en faire euh... 3 pour les filles et 5 pour les garçons. Je crois, c'était il y a 10 ans hein ! Pamplemousse : Il y a une épreuve de franchissement de barrières, ça t’a rappelé la fac de droit ? Agnès Naudin : haha oui ! Pamplemousse : C’est plus dur d’être policier que magistrat ? Agnès Naudin : Aujourd’hui c’est plus dur d’être policier qu’être magistrat. Pamplemousse : Ah oui, parce qu'il y a moins d’acceptés qu’à l’ENM, c'est ça ? Agnès Naudin : Oui voilà, et moins qu'à l'ENA aussi. Je force un peu le trait. Pamplemousse : Les erreurs à éviter pour passer le concours ? Agnès Naudin : Les erreurs à éviter ? Être un gros con. Chacun entendra ce qu'il voudra y entendre. C'est quelqu'un qui va aller chercher du pouvoir, qui va aller chercher de la lumière. Tout savoir sur le métier de policier 🚔 Pamplemousse : C’est dur d’être une femme dans la police ? Agnès Naudin : J'ai toujours trouvé que c'était beaucoup plus facile de manager des hommes que des femmes. Pamplemousse : Les 3 choses qui vous ont fait rejoindre la police ? Agnès Naudin : Les gens… Le service... L'injustice. Pamplemousse : Ça fait 3 bravo ! Ce qui vous énerve le plus dans la police ? 😑 Agnès Naudin : Les cons, j'aime pas les cons. Pamplemousse : On en a aussi 2 ou 3 à la faculté. Y’en a beaucoup dans la police des cons ? Agnès Naudin : Un peu trop. Pamplemousse : Quels sont les clichés sur la police ? Agnès Naudin : Mais il y en a plein ! Le cow-boy qui arrête tout le temps, le délit de faciès, bien sûr ! Est-ce vraiment des clichés ? Pamplemousse : C'est marrant, ce sont les mêmes que parmi nos chargé de TD 😅 Questions en vrac à une capitaine de la police 🥑 Pamplemousse : Aurais-tu pu être une bonne avocate ? Agnès Naudin : J'aurais été incapable de défendre les coupables, j'aurais fait une très mauvaise avocate ! Pamplemousse : Et tu es une bonne policière ? Agnès Naudin : Ouais je pense. Parce que je suis à l'écoute, parce que j'arrive à comprendre les choses assez rapidement et à me faire une image d'ensemble de la situation. Pamplemousse : Quel est le pire métier dans la police ? Agnès Naudin : Garde-barrières. Pamplemousse : Tu te sentais utile dans la police ? 👮♀️ Agnès Naudin : Bah oui ! Tous les jours, enfin je veux dire, c'est beaucoup plus gratifiant de s'occuper de victimes de violences sexuelles que d'aller casser des gilets jaunes dans la rue. Pamplemousse : Quel effet ça fait de menotter quelqu’un ? Agnès Naudin : Ah ben c'est pas le même trip que quand tu menottes ton copain ou ta copine. Pamplemousse : Les débats sur la baisse de la majorité sexuelle, tu en penses quoi ? Agnès Naudin : Ah bah je suis pas d’accord, j’ai écrit un bouquin là-dessus et j’ai choisi une histoire justement où on parle d'une jeune fille de 11 ans qui a des relations sexuelles avec son oncle par alliance qui en a 40. Qui lui est d’accord, bien évidemment. Sauf que tout l’enjeu c’est justement de voir quelle est la maturité sexuelle de la jeune fille et aujourd'hui on a décrété que finalement 15 ans, elles étaient toutes à maturité sexuelle pour pouvoir dire oui, moi je suis pas d'accord. Je pense que c'est au cas par cas qu'il faut faire. Sur les viols conjugaux 👮♂️ Pamplemousse : Les viols conjugaux c’est quoi ? Agnès Naudin : Les viols conjugaux, c'est un viol dans un couple. Pamplemousse : Et il y en a beaucoup ? Agnès Naudin : On n'en entend pas beaucoup parler mais ça veut pas dire qu'il y en a pas. Il y a beaucoup de viols au sein des couples dont on ne parle pas. Le problème du viol conjugal, c'est qu'il y a le phénomène de l'emprise. Elle est très difficile à déterminer en pratique. Quand on a une femme qui est de nationalité étrangère, qui a des enfants et qui ne gagne pas d’argent, forcément les leviers pour en faire ce que l'on veut sont plus nombreux. Alors elle, elle peut dire "non" et il peut ne pas y avoir de violence mais si pour pouvoir être tranquille, elle est obligée d’écarter les jambes, est-ce que là on considère que c’est une viol ou pas ? Pamplemousse : Pour vous, c'est un viol ou pas un viol ? 🤷♀️ Agnès Naudin : Pour moi ça en est un ouais, j'espère qu'un jour on en arrivera là c’est-à-dire qu’on dépassera la violence physique du viol pour en arriver à la violence morale. On doit reconnaître cela. Pamplemousse : C’est passionnant... Agnès Naudin : Oui ! C’est pour ça que c’est pas vraiment quelque chose qui est difficile pour moi parce qu’en fait, quelque part, je me protège en essayant de comprendre ce qu’il se passe en face de moi. Et donc je rentre dans un côté intellectuel de l'histoire et d'essayer de vraiment la comprendre au maximum et l’empathie, je la garde pour essayer de comprendre. J'essaie de laisser les émotions de côté. Pamplemousse : Que peut-on améliorer dans la prise en charge des familles ? Agnès Naudin : L’écoute, le temps, la bienveillance. Nous on a le temps. Dans les commissariats, ils l'ont moins et puis on rentre dans une telle routine en fait qu’au bout d’un moment, on oublie, on prend des automatismes et puis on a un objectif à remplir et… et voilà notre temps n’est pas nécessairement celui des victimes et on a tendance à l’oublier. 6 questions qu’on a toujours voulu poser à un policier 🚓 Pamplemousse : Vous avez déjà utilisé vos menottes de service dans l’intimité ? Agnès Naudin : Non jamais. Pamplemousse : Avez-vous déjà abusé de votre pouvoir de policier ? Agnès Naudin : J'ai déjà roulé dans les voies de bus avec ma voiture perso. Pamplemousse : On est choqués 😱 Agnès Naudin : Ouais, j'imagine ! Pamplemousse : Les flics mettent des amendes aux flics ? Agnès Naudin : Non je pense pas. Mais en revanche, ça arrive que des gendarmes mettent des amendes aux flics. Pamplemousse : Avez-vous déjà mis votre sirène pour rentrer du taf plus vite ? Agnès Naudin : Non, pour arriver plus vite au travail, oui ! 🚓 Pamplemousse : Avez-vous des primes pour mettre des amendes ? Agnès Naudin : NSPP. Pamplemousse : Vous avez déjà eu des primes ? Agnès Naudin : Non jamais, trop grande gueule. On commence une phrase, vous la terminez ! Pamplemousse : Ce qui est cool quand vous êtes femme flic… Agnès Naudin : Ce qui est cool quand on est femme flic dans la police, c’est qu’on nous prend pour des faibles. Pamplemousse : Ce qui est dur quand vous êtes femme flic… Agnès Naudin : Next ! Pamplemousse : À la BTPF j’ai beaucoup pleuré quand… Agnès Naudin : À la BTPF, j’ai beaucoup pleuré quand je suis arrivée. Pamplemousse : À la BTPF j’ai beaucoup ri quand… Agnès Naudin : À la BTPF, j’ai beaucoup ri quand on parlait de cul ! Les conseils d'Agnès Naudin pour rejoindre la police 👮♀️Pamplemousse : Avez-vous des conseils pour les abonnés de Pamplemousse qui voudraient rejoindre la police ? Agnès Naudin : Soyez vous-même, ne vous perdez pas, cherchez votre place. Finalement, il n’y a rien de pire qu’un étudiant qui arrive et qui se dit “tiens je vais rentrer dans la police” en s’imaginant qu’on est dans un western et parce que finalement ça fera ou quelqu’un de malheureux, ce qui n’est déjà pas cool, ou alors ce sera quelqu’un de malheureux avec du pouvoir et donc forcément, il rendra les autres malheureux et je pense qu’on a tous une grande responsabilité à savoir qui on est avant de rentrer dans la police. Pamplemousse : C’est le rôle de l’université ? Agnès Naudin : Non, je pense que c’est de la responsabilité personnelle de chacun d’apprendre à se connaître, à vraiment aller chercher au fond de soi de savoir pourquoi est-ce qu’on a envie de rentrer dans la police. Pamplemousse : Demain, vous avez prévu quoi ? Agnès Naudin : Demain il faut que j’écrive un courrier disant que je ne veux pas revenir dans la police. Pamplemousse : OH la news ! 🔥 Pourquoi ? Agnès Naudin : J’ai trouvé un autre moyen de pouvoir garder ma liberté de parole. Pamplemousse : Énorme, donc au revoir la police ? Agnès Naudin : Le prochain bouquin sur lequel j’ai travaillé traite du malaise dans la police, donc de toutes façons si c’est pas moi qui leur dit “je reviens pas” à un moment donné, ils vont me mettre dehors ! Pamplemousse : haha en effet... Quel est ton prochain projet ? Agnès Naudin : Le prochain livre que je fais, c’est sur les disparus. C'est un recueil de témoignages de famille de disparus. Avec les dysfonctionnements de la justice... et des enquêtes etc. En gros, le droit ça peut aussi mener à un autre truc qu’on appelle “lanceur d’alertes” et c’est un peu ce que j’essaie de faire dans tous les sujets qu’on peut avoir. C’est démontrer les dysfonctionnements pour faire avancer les choses… Pamplemousse : Merci Agnès ! Agnès Naudin : De rien... Augustin Mercier
- Pourquoi les avocats portent-ils la robe ?
Orientation > Métiers juridiques La robe d’avocat est un tenue professionnelle dont le port a été rendu obligatoire par la loi 71-1130 du 31 décembre 1971. Faisant son apparition au Moyen-Âge, la robe d’avocat permet de différencier l’avocat de celui qui rend la justice, de donner l’image d’une justice solide et constante, de contextualiser et donner la légitimité à celui qui défend. La robe est donc portée pour diverses raisons historiques et symboliques. On vous détaille tout. 👗 Sommaire 👩⚖️ Il était une fois, la robe d’avocat… 🥑 Les origines de la robe d’Avocat 👩💼 Constitution de la toge d’avocat ⚖️ L’entrée en vigueur de la loi du 31 décembre 1971 🏛 La robe d’avocat au XXIe siècle 🧑 Porter la robe d’avocat ? Non, c’est has-been ! ❓ Porter la robe d’avocat ? J’achète ! 👩⚖️ In fine… Les avocats portent la robe à l’origine pour montrer un signe de puissance devant la population ainsi que les autres puissants de l’époque, car avait une longue traîne. C’était aussi un signe d’indépendance de l’avocat qui lui permettait de conserver une distance suffisante entre lui et la personne conseillée. Médecins, militaires, hôtesses de l’air… toutes ces professions ont un point commun : leur uniforme. Mais cet uniforme n’intrigue pas autant que celui porté par les avocats. Cette longue robe noire et blanche, fait tant rêver les étudiants en Droit… et pour cause, cette robe ne peut se dissocier de l’avocat. Chargée de symboles, la robe porte sur elle les outrages du temps et de l’Histoire. En janvier 2020, pour protester contre la réforme des retraites, les avocats ont ôté leurs robes noires pour les jeter au pied de la garde des Sceaux de l'époque, Nicole Belloubet. Un signe symbolique fort démontrant le mécontentement général de la profession. Mais alors, pourquoi les avocats portent-ils la robe ? 👩⚖️ Le port de la robe d’avocat ou toge d’avocat a été rendu obligatoire par la loi 71-1130 du 31 Décembre 1971, qui dispose en son article 3 : « Les avocats sont des auxiliaires de justice. Ils prêtent serment en ces termes : "Je jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité". Ils revêtent dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession ». Pour Marie Dosé, avocate pénaliste au Barreau de Paris, la robe d’avocat n’a pas de genre. Elle confère une certaine égalité des sexes et d’apparences entre les confrères. Néanmoins, à l’époque, les femmes avocates n’étaient pas nombreuses. D’ailleurs, la première femme avocate ayant prêter serment en France fut la célèbre Jeanne Chauvin, en 1901. Si les avocats portent encore la robe à notre ère, ce n’est pas par pure prétention ou moyen de se positionner dans la société, comme le penseraient certains. Cela s’explique de par l’Histoire. Toutefois, il subsiste depuis quelques années, un débat autour de la nécessité encore aujourd’hui de porter la robe. Il était une fois, la robe d’avocat… 👩⚖️La profession d’avocat semble remonter au temps des Grecs, période au cours de laquelle il était en réalité un « logographe », c’est-à-dire, une personne écrivant des plaidoyers, des discours pour d’autres personnes dont les clients pouvaient même lire à l’audience. Il n’était pas encore question de « robe » à cette époque. Il semble que la robe aurait fait sa première apparition au Moyen-âge. Cet attirail qui ne fut pas codifié avant les années 70, date pourtant du XIIIe siècle. Les origines de la robe d’avocat 🥑 À l’époque, la justice surplombait l’ensemble des hommes ainsi que les juges et les justiciables : Il s’agissait d’une justice chrétienne dite de « Droit Divin ». Crédits : robe audience Elle est la légitimité sur laquelle se fonde la justice des hommes avec l’idée que la Cité de Dieu doit se répercuter sur l’humanité. En d’autres termes, la Cité des hommes doit essayer d’imiter celle de Dieu (Saint Augustin). Au Moyen-Âge, la croyance universelle était de dire que seul Dieu jugera tout le monde sans se tromper au jour du Jugement Dernier. Le juge devait dès lors imiter la justice de Dieu mais contrairement à Celui-ci, il n’est pas infaillible. Par ailleurs, ce juge n’était autre que le roi. Lorsque les souverains du Moyen-Âge décidèrent de déléguer ce pouvoir à des nobles, ils leur ont fait porter les mêmes vêtements qu’eux, à savoir, des manteaux rouges symbolisant l’héritage des rois francs. Ces manteaux rouges se portaient aux cérémonies ou aux audiences et furent laissés aux magistrats. Quant aux avocats, à l’époque, il s’agissait la plupart du temps d’ecclésiastiques. Lorsqu’ils plaidaient, ils portaient une soutane de couleur noire. Les avocats renoncèrent d’eux-mêmes au port de la robe rouge afin de ne pas être confondus avec les magistrats et conservèrent la robe noire. C’est le début des toges d’avocat que l’on connaît aujourd’hui. La robe comportait une longue traîne, signe de puissance devant la population ainsi que les autres puissants de l’époque. Cette trainée était aussi un signe d’indépendance de l’avocat qui lui permettait de conserver une distance suffisante entre lui et la personne conseillée. L’on voit que cette conception perdure encore aujourd’hui. En effet, voir un avocat en robe inspire ce sentiment d’émerveillement, de solennité qui pousse à la retenue dans une salle d’audience. Constitution de la toge d’avocat 👩💼 Le costume complet de l’avocat se compose ainsi de la robe noire, le rabat et de l’épitoge. Concernant l’épitoge, celle-ci se porte par-dessus la toge. Il s’agit d’une bande de tissu semblable à une écharpe, et qui se porte sur l’épaule gauche. L’épitoge répond à un certain nombre de codes. Les avocats et les magistrats du tribunal de justice doivent porter une épitoge herminée de couleur noire. Les magistrats des cours d’appel et de la Cour de cassation, eux, portant une épitoge rouge, et leur toge peut elle aussi être de couleur rouge. La robe était à l’origine complétée par un capuchon noir, le chaperon. Les avocats se couvraient ainsi la tête avec. Ce chaperon a ensuite été remplacé par un bonnet carré mais son usage se transforme ensuite pour l’attacher sur l’épaule gauche pour finir en épitoge. Dès l’origine, ce chaperon était terminé par une hermine blanche. Crédits : La robe d'audience C’est le début de l’épitoge à fourrure. Les avocats portaient la robe en toute occasion jusqu’au début du XVIIIe siècle. Peu à peu, les vêtements de ville remplacèrent la robe jusqu’à sa suppression définitive à la Révolution. En effet, en vertu des lois du 16 Août et 2 septembre 1790, les avocats n’avaient plus autorisation de porter leurs robes : « Les hommes de loi, ci-devant appelés, avocats, ne devant former ni ordre ni corporation, n’auront aucun costume particulier dans leurs fonctions ». Il faudra attendre Napoléon premier qui ainsi restitue aux avocats leurs toges à l’occasion du rétablissement de la profession d’avocat et du Barreau. L’article 6 du décret du 2 nivôse an XI disposait : « Les gens de loi et les avoués porteront la toge de laine, fermée par le-devant, à manche longue, toque noire, cravate pareille à celle des juges, cheveux longs ou ronds ». En définitive, c’est la robe actuelle mais sans épitoge. Toutefois, le port de cette dernière fut rétabli en 1810. En outre, avez-vous déjà remarqué que les avocats au Barreau de Paris ne portent pas de bande d’hermine ? Cette particularité s’explique de part l’époque Napoléonienne. En effet, les avocats parisiens refusèrent de la porter pour montrer leur indépendance vis-à-vis de l’empereur. A contrario, les avocats de province portent l’épitoge herminée. Concernant la toque, désignant une sorte de chapeau, elle n’est plus de mise. Aujourd’hui, il s’agit d’un symbole qui désigne la boîte aux lettres de chaque avocat au Palais de Justice. L’entrée en vigueur de la loi du 31 décembre 1971 ⚖️ Aux termes de l’article 3 de la loi du 31 décembre 1971, les avocats « revêtent, dans l’exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession ». À ce titre, il est formellement interdit pour l’avocat de rentrer chez soi avec la robe, de recevoir un client en la portant. En fait, de sortir la robe en dehors du cadre précis fixé par le Barreau : dans l’enceinte d’un tribunal ou dans ces situations exceptionnelles, comme une prestation de serment ou l’enterrement d’un confrère. La robe d’avocat est faite sur-mesure chez des fabricants dédiés et coûte entre 500 et 1.000 euros. Elle se compose aujourd'hui de trois éléments : la robe noire aux larges manches, le rabat de coton blanc et l'épitoge (deux bandes de tissu noir serties d'une ou plusieurs bandes d'hermine selon le grade). Si l’hermine était faite à partir de vraies fourrures d’hermine, aujourd’hui, il est tout à fait possible de demander une robe d’avocat avec de l’hermine synthétique. Ce costume agrémenté d’une perruque permet de faire la différence entre les barristers (avocat-plaidant) des solicitors (avocat-conseil) au Royaume-Uni. A contrario, les avocats américains plaident en costume de ville. Si le port de la robe d’avocat remonte il y a fort longtemps dans notre histoire, quid du port de la robe à notre ère ? La robe d’avocat au XXIe siècle Crédits : la robe d'audience 🏛 Un débat s’est portée sur la question de savoir si, en France, au 21ème siècle, le port de la toge montre-t-il encore un intérêt. Différents arguments s’opposent. Voyons de quel côté penche la balance Porter la robe d’avocat ? Non, c’est has-been ! 🧑💼 S’agissant des arguments en défaveur du port de la robe : la robe serait d’un autre temps et la preuve d’un certain conservatisme .Elle entretiendrait l’image d’une justice conservatrice, étriquée dans ses traditions. deuxièmement, la toge serait une solution de facilité pour celui qui la porte. En ce sens, la robe fait figure d’autorité or, l’autorité ne doit-elle pas être une qualité naturelle, particulièrement chez un représentant de la loi ? Autre argument avancé : la toge est d’usage non-universel puisque certains pays s’en passent. C’est le cas des États-Unis où comme le démontrent les séries américaines, (Suits, How To Get Away With Murder, Better Call Saul…), les avocats ou « lawyers » ne portent pas la robe et plaident en tenue de civil. Enfin, la robe d’avocat est une façon de mettre une distance entre les professionnels de la justice et les profanes, c’est-à-dire, les personnes étrangères à une matière. Ce qui marque une certaine ascendance ainsi qu’une rupture d’égalité devant les charges publiques envers les citoyens. S’agissant des arguments en faveur du port de la toge à notre ère, ils démontrent un certain attachement à ce patrimoine historique et traditionnel. Porter la robe d’avocat ? J’achète ! ❓ Tout d’abord, pour le citoyen : cette toge est un moyen lui permettant de reconnaître son interlocuteur et constitue comme une sorte de repère. Néanmoins, cela profite plus aux professionnels du droit quels qu’ils soient qu’aux profanes qui ont tendance à les confondre (avocats, magistrats, greffier…). La robe permet également de rappeler le contexte dans lequel le citoyen se situe. D’un certain point de vue, la robe fait partie du langage non verbal. Pour exemple, parfois les audiences ne se déroulent pas dans un contexte classique et il arrive qu’un juge se déplace dans un centre pénitentiaire. Dès lors, le port de la robe rappelle dans quel contexte le citoyen se situe et devant quel interlocuteur il se trouve : à savoir devant un magistrat rendant la justice. La robe distingue la fonction des personnes. Symboliquement la robe fait la distinction entre la fonction exercée et la personne qui va rendre le jugement. Ce n’est pas un individu qui va rendre le jugement mais bien un magistrat. Ce n’est pas un individu qui va plaider devant une cour mais bien un avocat, un professionnel du droit. D’un point de vue historique, la robe est un héritage traditionnel. Si l’on compare les robes du temps de Napoléon à aujourd’hui, celles-ci ont très peu évolué. Porter la robe au 21ème siècle participerait donc à donner l’image d’une justice solide et constante, donnant ainsi une idée de tradition et de permanence qui rassure naturellement. Enfin, la robe donne une légitimité. Porter la robe, c’est appartenir à un ordre, à un corps de métier. Par la robe, il se crée un climat de confiance entre deux interlocuteurs. C’est pourquoi la porter sans y être habilité est condamnable (sanction pénale d’un an d’emprisonnement et 15 000 Euros d’amende) car il s’agit d’une atteinte aux intérêts de la profession ainsi qu’une certaine forme d’usurpation d’identité. Cette légitimité fut déjà questionnée au 19ème Siècle et par une décision du Tribunal Correctionnel de Versailles du 9 décembre 1899 : « Cette autorisation de porter la robe pourrait faire illusion aux plaideurs, et leur faire prendre pour des avocats inscrits au tableau des individus qui n’auraient ni leurs droits, ni leurs devoirs, et qui par conséquent, offriraient une garantie moindre d’honorabilité, de capacité et de discipline ». Ainsi, nul ne doit plaisanter avec les juristes ! (#pastoucheàmatoge). In fine… 👩⚖️ Ces différents plaidoyers démontrent bien que la balance penche en faveur du port de la robe, même à notre ère. Si ce costume a pu traverser les siècles sans endurer les dérives du temps, peut-être devrions-nous nous attendre à un renouveau de cette toge par les temps qui courent et les siècles à venir. Nous vous laissons imaginer dès lors ce que sera la robe d’avocat version 2.0. En définitive et pour répondre à notre sujet de « pourquoi les avocats portent-ils la robe ? », nous citerons Antoine LECA, Professeur à la faculté de droit d’Aix-Marseille : « En revêtant la robe, le professeur, le magistrat, l’avocat, se fait l’héritier d’un patrimoine historique immense. C’est porter sur lui, en lui, un titre d’héritage, qui renvoie à ce qu’il y a eu de plus grand dans la civilisation de l’Occident : l’attachement à la tradition et la prééminence du droit, irremplaçables piliers de la liberté ». Inam Audouard
- Pourquoi faire une école de commerce après du droit ?
Orientation > Licence de droit Vous êtes en L2 ou L3 de droit et vous souhaitez changer d’orientation ? Nous avons la solution ! Il n’est pas trop tard pour intégrer une école de commerce et c’est ce que vous propose l’IPAG, l’école de commerce et de management située à Paris et Nice ! 🏫 Sommaire 📚 Envie de changer d’orientation pendant ou après votre licence ? 👩💼 Un projet professionnel qui évolue ⚖️ Des années de droit toujours utiles 🏛 Le système universitaire inadapté 🏫 Une école de commerce, qu’est-ce que c’est ? ✍️ Enseignement pluridisciplinaire 🌍 Ouverture à l’international 👨 Un tremplin professionnel unique 👥 Un accompagnement personnalisé 😄 Un environnement estudiantin dynamique 🧭 Les admissions parallèles 🙎🏼♀️ Avoir un parcours complet et un profil diversifié Envie de changer d’orientation pendant ou après votre licence de droit ? 📚Depuis que vous avez obtenu le baccalauréat, l’excitation d’entrer à l’université pour suivre des études de droit est intense. Vous pensez à la vie étudiante, à une vie autonome, vous aspirez à devenir juriste, magistrat ou grand avocat. Malheureusement, vous voilà en L2 ou L3 et vous ne ressentez plus cette passion, cette envie qui, en L1, vous animait. Résultat : vous vous sentez perdu et vous vous dites que vous êtes condamné à poursuivre vos études, que vous ne pouvez pas changer de voie. Vous pensez à la réaction de vos parents, de vos proches et vous vous sentez mal de ne pas aller jusqu’au bout alors que vos camarades s’épanouissent pleinement dans leurs études. Il faut vous enlever cela de la tête, vous avez juste pris un chemin qui, finalement, ne vous convient peut-être pas tout à fait. Mais n’existe-t-il qu’un chemin ? Non, il y a une infinité de voies et vous pouvez changer plus facilement de direction que vous ne le pensez. Un projet professionnel qui évolue 👩💼 L’humain est un être en perpétuelle évolution, qui grandit et se nourrit de ses expériences. Il est donc normal qu’à un moment donné, vous ayez envie de changer de trajectoire. Avant d’entamer vos études de droit, vous idéalisiez peut-être ce parcours et finalement, les cours qui y sont dispensés ne correspondent pas à vos attentes. Et encore heureux, tout le monde n’est pas fait pour le droit ! Des années de droit toujours utiles ⚖️ Il ne faut pas se dire que vos années de droit sont des années perdues et qu’elles ne vous serviront à rien. Toute expérience est formatrice. Au-delà des études de droit à proprement parler, vous avez expérimenté le système universitaire, vous avez développé des attitudes d’étudiant, comme la manière d’organiser votre travail par exemple. De plus, les études de droit demandent une certaine rigueur, une exigence, une capacité de synthèse et d’analyse… bref, de véritables atouts pour votre réorientation. Comparez les écoles de droit avec l'Annuaire des écoles de droit Le système universitaire inadapté 🏛 Mis à part les études de droit à proprement parler, il se peut que le système universitaire ne vous convienne pas. En effet, au lycée, vous étiez accompagné par vos professeurs et bénéficiez d’un véritable suivi. En revanche, l’université est un système complètement différent : vous êtes autonome et vous devez vous gérer de manière autonome. C’est à vous de suivre ou ne pas suivre les cours et personne, à part vous-même, n’est là pour vous pousser à travailler. Voilà pourquoi beaucoup d’étudiants se sentent désarçonnés en intégrant l’université et se rendent compte que le système de la faculté ne leur convient pas. Tous ces aspects peuvent vous pousser à changer d’orientation. L'école de commerce est une opportunité que vous pouvez saisir en sortant d’une L2 ou L3 de droit. Une école de commerce, qu’est-ce que c’est ? 🏫 On peut tout entendre et son contraire à propos des écoles de commerce, et parfois beaucoup d’idées reçues. Nous allons, ici, vous présenter leurs spécificités et vous montrer ce qu’elles proposent en démêlant le vrai du faux. Enseignement pluridisciplinaire ✍️ Les écoles de commerce offrent un enseignement pluridisciplinaire avec un large panel de spécialisations en finance, management, marketing, gestion ou encore ressources humaines. De plus, les cours sont dispensés par des professeurs aux profils différents : des enseignants-chercheurs et des intervenants professionnels. Et si vous n’avez pas une vision encore claire et précise de ce que vous souhaitez faire, ne vous inquiétez pas, votre projet se développera au fur et à mesure des années : les écoles de commerce proposent un parcours généraliste en début de cursus afin de découvrir et d’appréhender toutes les matières avant de vous spécialiser en cycle Master. Cela vous permet d’apprendre les fondamentaux, d’identifier ce qui vous plait et ce qui vous déplait et ainsi d’affiner votre projet professionnel. Ouverture à l’international 🌍 L’ouverture internationale des écoles de commerce est un autre de leurs points forts. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises s’exportent et possèdent des filiales dans plusieurs pays et il est indispensable d’être sensible à plusieurs cultures. Aussi, l’anglais demeure la langue internationale et il est donc nécessaire de la maîtriser parfaitement. Une école de commerce comme l’IPAG attache beaucoup d’importance à l’approfondissement des langues et encourage les séjours d’études à l’étranger. La troisième année de son Programme Grande Ecole est même entièrement dédiée à l’expatriation. Si vous venez de l’intégrer après deux années de licence de droit, le premier semestre est consacré au perfectionnement de votre niveau d’anglais et de management et pendant le second, vous effectuez un séjour d’études à l’international. « Je suis entrée à l’IPAG en 3ème année et j’ai pu profiter de 4 mois de cours et de 6 mois à l’étranger. J’ai fait un stage dans le management événementiel à Samui, une petite île au Sud de la Thaïlande. Malgré la Covid, ça a été une expérience enrichissante culturellement, ça m’a ouvert l’esprit et j’ai pu faire plein de rencontres ! » nous explique Marguerite, ancienne étudiante en droit et désormais étudiante à l’IPAG. Un tremplin professionnel unique 👨💻Intégrer une école de commerce vous permet de faire vos premiers pas dans le monde professionnel, une dimension que vous n’explorez pas lors d’une licence en droit. À l’IPAG, votre formation comprend des stages en entreprise chaque année afin de mettre en pratique les connaissances acquises en cours. Rien de plus professionnalisant que de se confronter à la réalité du terrain et de vivre de façon concrète la vie en entreprise. Un accompagnement personnalisé 👥 Une école de commerce offre également un encadrement et un accompagnement personnalisés à chacun de ses étudiants. Les professeurs coordinateurs à chaque niveau sont là pour vous soutenir, vous êtes conseillé et orienté jusqu’aux portes de la vie professionnelle. Une école de commerce comme l’IPAG vous aide également à développer votre propre projet entrepreneurial grâce à son incubateur. Un environnement estudiantin dynamique 😄 A côté des cours, il y a une ambiance propre aux écoles de commerce. Ces dernières misent sur la diversité des profils, multiplient les moments de cohésion d’équipe à travers des business games et des cas pratiques. Elles encouragent l’émulation, c’est-à-dire l’envie d’égaler ou surpasser quelqu’un et également la solidarité entre les étudiants. Les écoles de commerce sont également caractérisées par une vie associative intense, qui permet de créer des liens entre les étudiants. À l’IPAG, il existe une trentaine d’associations et vous pouvez facilement y trouver votre bonheur : sport, culture, humanitaire, entrepreneuriat, etc. Admissions parallèles : se réorienter pendant ou après une licence de droit 🧭 Il existe différents moyens d’intégrer une école de commerce : directement après le bac, après une prépa ou grâce aux admissions parallèles. Les admissions parallèles permettent d’intégrer une école de commerce au milieu du cursus et constitue une alternative à la prépa. De cette manière, les écoles de commerce attirent des étudiants aux profils différents et qui ont souvent suivi une formation parfois très éloignée du commerce et du management. Cette voie d’admission permet à chaque étudiant titulaire d’un bac+2 ou bac+3, en droit par exemple, d’intégrer une école de commerce et de bénéficier des mêmes enseignements et avantages que tout autre étudiant. Vous obtenez le même diplôme à la fin de votre cursus que des étudiants qui sont entrés dans le programme dès la 1re année. Se réorienter en cours de cursus n’implique pas forcément de perdre une année. Grâce aux admissions parallèles, vous pouvez intégrer une école de commerce facilement et sans perdre de temps. À l’IPAG Business School, les trois premières années du Programme Grande École, bac +5 visé par l’État, sont généralistes et permettent d’avoir une vision large et complète des différentes matières. Cela permet une première approche du management et de la gestion d’entreprise. Ensuite, le cycle Master de 2 ans est dédié à la spécialisation. L’IPAG propose 6 majeures à ses étudiants en 4ème année puis 10 majeures en 5ème année, celles-ci vont de la finance à l’entrepreneuriat en passant par le marketing, les ressources humaines ou la logistique. « Le droit aide beaucoup dans une école de commerce car il apporte de la rigueur dans le travail. Il y a aussi des concepts, en droit du travail ou des entreprises, que j’ai étudiés en licence et qui sont abordés dans le Programme Grande École. Mon expérience est un plus à ce niveau ! » ajoute Marguerite. ❤️ Le saviez-vous ? 40% des diplômés de Grande École sont issus des admissions parallèles. Admissions parallèles : mode d’emploi 📅 Pour intégrer une école de commerce comme l’IPAG via les admissions parallèles, il faut passer le Concours Sésame. Il se déroule en deux temps : Épreuves écrites communes à chaque école qui comprennent une épreuve de créativité, un essai et un QCM en anglais. Épreuves orales spécifiques à chaque école. Pour l’IPAG, il s’agit d’un entretien individuel sur vos motivations, votre parcours ainsi que d’un entretien en anglais. Il faut savoir que chaque école a ses propres conditions d’admission et qu’il vous convient de vous informer auprès de l’école que vous souhaitez intégrer pour savoir quelles sont les modalités de recrutement. Le Concours Sésame propose 1 session en avril. Avoir un parcours complet et un profil diversifié 🙎🏼♀️ Intégrer une école de commerce après des études de droit vous permet d’avoir une double compétence droit/gestion particulièrement appréciée par les recruteurs. Cette connaissance pratique de la réalité entrepreneuriale associée à de solides connaissances en droit est un véritable atout pour votre insertion professionnelle. À l’IPAG, 2 étudiants sur 3 sont embauchés à la suite de leur stage ou alternance. ❤️ Le saviez-vous ? 99% des étudiants trouvent un emploi dans les six mois qui suivent l’obtention de leur diplôme à l’IPAG. « Intégrer l’IPAG m’a offert l’opportunité d’une carrière à l’international, une ouverture au monde ainsi que la possibilité de réaliser des projets de groupe. Ça me permet de développer ma créativité et les interactions avec les autres contrairement au droit où, selon moi, la solitude prime » conclue Marguerite. L’IPAG Business School cultive son indépendance depuis plus d’un demi-siècle. À travers une dizaine de programmes tournés vers les métiers de demain, elle forme des managers responsables, ouverts et engagés. Les cursus de l’IPAG, accessibles sur concours ou dans le cadre d’admissions sur titre, vont du BTS (Bac+2) au DBA (Bac+8) en passant par le Bachelor (Bac+3), le MBA (Bac+5) et le Programme Grande École (Bac+5 Grade de Master et accrédité EPAS).
- Les procès filmés : la justice doit-elle être médiatisée ?
Actualités Filmer les procès, une idée nouvelle ? Pas vraiment… Le projet de loi du ministre de la Justice et garde des Sceaux M. Éric Dupond-Moretti ne fait que raviver un débat ancien, relatif au droit à l’image, à la liberté d’expression et à l’intérêt public. Regardons ensemble un panorama des implications juridiques du sujet 🧐. Sommaire Une disposition du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire 🎥 « Faites entrer les caméras » : l’affaire de l'article 1er du projet de loi 📖 L’émergence d’une justice-réalité : liberté d’expression VS droit à l’image Une disposition du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire Lorsque l’on parle de M. Éric Dupond-Moretti et du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, voici le raccourci qui est opéré par de nombreux quotidiens : « filmer les procès ». Pourtant, cette initiative de grande ampleur ne se limite pas à encadrer la captation d’images au sein des tribunaux. En effet, ce projet de loi s’inscrit dans une volonté de redorer l’institution judiciaire voire même la justice, à travers différentes orientations. L’objectif est notamment de permettre à tous de mieux connaître la justice et son fonctionnement. Mais alors, par où commencer ? Voici les grands axes du projet présenté en Conseil des ministres le 14 avril 2021 : Un encadrement accentué des enquêtes préliminaires ; Une meilleure protection du secret de la défense ; Une réorganisation des assises et des cours criminelles ; Un encadrement du recours à la détention provisoire ; Un renforcement de la déontologie des professionnels du droit ; Un développement du recours à la médiation, en donnant force exécutoire aux accords contresignés par avocat ; Une meilleure prise en charge des frais exposés lors d’un procès ; Des procès filmés, au sein des tribunaux, à des fins pédagogiques. C’est notamment ce dernier point qui retiendra notre attention au cours de ces prochaines lignes. Loin d’être innovante – attention, spoiler, on peut déjà filmer certains procès – la disposition n’en reste pas moins controversée. « Faites entrer les caméras » : l’affaire de l'article 1er du projet de loi 🎥 Des procès filmés ? Rien d’innovant ! Ok, on vous a déjà spoilé à deux reprises certains aspects du contenu de cette partie. Et oui, filmer les procès dans les tribunaux, ce n’est pas novateur, loin de là. Saviez-vous que dans les années 1950, les journalistes pouvaient s’armer de leurs caméras pour enregistrer des vidéos des procès ? Imaginez le désordre qu’ils pouvaient causer avec leurs engins lourds et imposants : les bruits des flashs incommodant le Président du tribunal chargé d’y maintenir l’ordre. C’est notamment ce qui avait entraîné la remise en cause de cette pratique. En décembre 1954, une loi est alors votée. Elle vient encadrer les pratiques des journalistes missionnés pour rendre compte du procès. En particulier, cette loi n°54-1218 du 6 décembre 1954 complète l’article 39 de la loi du 29 juillet 1881 (aujourd’hui 38 ter) en vue d’interdire la photographie, la radiodiffusion et la télévision des débats judiciaires. L’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse interdit « dès l’ouverture de l’audience des juridictions administratives ou judiciaires, l’emploi de tout appareil permettant d’enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l’image ». Ce texte a néanmoins été assoupli en 1981 (par la loi du 2 février 1981, no 81-82). Dès lors, les prises de vue peuvent être admises avec l’autorisation du président de la juridiction, l’accord des parties et du ministère public, avant l’ouverture des débats. Précisons encore que l’interdiction ne concerne que les juridictions administratives et judiciaires. Les audiences QPC du Conseil constitutionnel font déjà l’objet d’une retransmission, en direct et en différé, ce qui a d’ailleurs permis de rendre plus accessible et compréhensible cette procédure particulière. En 1985, le débat est ravivé. Robert Badinter, alors lui-même ministre de la Justice et garde des Sceaux, a réussi à faire entrer les caméras dans les tribunaux. L’objectif était de conserver une trace de procès à dimension historique, pour les besoins de l’information du public. Ainsi, depuis la loi du 11 juillet 1985, tendant à la constitution d’archives audiovisuelles de la justice, les audiences publiques devant les juridictions de l’ordre administratif ou judiciaire peuvent faire l’objet d’un enregistrement audiovisuel ou sonore lorsque cet enregistrement présente un intérêt pour la constitution d’archives historiques de la justice (articles L. 221-1 à L. 222-3 du code du patrimoine). Mais, le ministre souhaitait, déjà à cette époque, que cette possibilité soit davantage étendue. L’idée n’était pas de filmer pour diffuser au grand public à l’instar d’une télé-réalité. Il s’agissait plutôt de filmer la justice du quotidien pour en conserver des extraits de procès à titre historique, permettant ainsi selon le ministre de « connaître une société à une époque » (ne pas confondre avec des procès qui seraient filmés pour leur dimension historique comme le procès AZF, Barbie, Touvier, Papon, ou encore celui des attentats de janvier 2015). Un projet de loi à vocation pédagogique Le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire ne fait alors que rallumer cet ancien débat. En ce sens, les dispositions du titre Ier ont pour objet de faciliter l’enregistrement et la diffusion des audiences au sein des tribunaux. Le but est d’améliorer la connaissance par les citoyens des missions et du fonctionnement de la justice. Il faut donc distinguer deux temps : la captation des images au sein des prétoires et leur diffusion. 🎥 Sur la captation des images au sein des prétoires Concernant le premier aspect, une nouvelle dérogation serait apportée à l’interdiction d’enregistrer les audiences, fixée par l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881. Cette nouvelle disposition prévoit que les audiences civiles et pénales puissent être enregistrées sur autorisation « pour un motif d'intérêt général ». Si autorisation il y a, l’accord des parties n’est pas nécessaire. Tel n’est pas le cas, en revanche, lorsque l'audience au tribunal ne serait pas publique : dans ce cas, l'accord des parties serait nécessaire. Une question surgit alors : quel intérêt public pourrait justifier que les caméras soient actionnées ? La chancellerie précise que celui-ci pourra résulter aussi bien d’un intérêt pédagogique que de l’importance de l’affaire. Autrement dit, la porte est relativement ouverte, la formule étant assez large, voire même abstraite. 📸 Sur la diffusion des images Concernant la diffusion des images des audiences, elle ne pourra intervenir qu’après que l’instance ait donné lieu à une décision définitive. Toutefois, les Hautes juridictions que sont le Conseil d’État et la Cour de cassation pourraient diffuser en direct, après avoir préalablement recueilli l’avis des parties. La diffusion ne devra pas être réalisée dans des conditions qui porteraient atteinte à la sécurité, au droit au respect de la vie privée ou encore à la présomption d’innocence. Mais, une fois encore, comment déterminer quand est-ce que de telles conditions seraient réunies ? Quelles sont les limites à la diffusion des images ? Voici quelques débuts de réponse : devront notamment être occultés, les éléments d’identification des mineurs, des majeurs protégés et des forces de l’ordre, pour des raisons de sécurité et de respect de l’anonymat ; des autres personnes enregistrées sauf si elles ont donné leur accord préalable par écrit pour leur diffusion. Une autre question reste en suspens total : quel serait le canal de diffusion ? Si la justice « mérite d'être démystifiée, il faut le faire avec précaution » d’après Me Georges Catala. L’avocat s’interroge sur le choix des procès qui seraient filmés : à partir de quand peut-on déterminer un intérêt pédagogique à une affaire se déroulant devant un tribunal ? Qu'est-ce qui permettra de distinguer le caractère davantage pédagogique pour le grand public d’un procès plutôt que d’un autre ? Le caractère historique ne pourra évidemment pas être de mise, étant donné que la loi autorise déjà que soient filmés les procès recouvrant une telle dimension. L’émergence d’une justice-réalité : liberté d’expression VS droit à l’image 📖 Ce projet controversé remet notamment sur la table différents intérêts en opposition : publicité des débats et liberté d’expression d’une part, droit au respect de la vie privée et droit à l’image d’autre part. 🖼 Le droit à l’image correspond au droit de chacun sur son image. L’image d’un individu ne peut, en principe, être diffusée sans son consentement. Il est tiré de la notion de droit au respect de la vie privée consacrée par le Code civil (article 9) mais également par la Convention européenne des droits de l’Homme (article 8). Pour qu’il soit porté atteinte à l’image d’une personne (voire à sa vie privée), il faut que son identification soit possible (Cass. civ. 1, 21 mars 2006, no 05-16.817). Par ailleurs, il faut préciser que par principe, lorsque la captation est prévue dans un « lieu public » c’est-à-dire, tout lieu accessible ou ouvert au public, et en particulier, sans autorisation, le consentement de l’individu n’est pas requis. A contrario, le lieu est « privé » (CA Besançon, 5 janv. 1978 ; Cass. crim., 28 nov. 2006, no 06-81.200). Dans cette situation, la captation d’images nécessite le consentement de l’intéressé (Cass. crim., 21 avr. 2020, no 19-81.507). Or, il semble que le dispositif envisagé par le projet de loi veillera à assortir la possibilité de filmer les procès de garanties suffisantes pour éviter l’identification des individus. Ainsi, filmer la justice ne sera pas plus attentatoire que des caméras de surveillance dans la rue, des journalistes au sein d’une manifestation ou encore des photographes lors d’un grand événement. 🖋 Quant à la protection constitutionnelle de la liberté d’expression et de communication, elle se fonde sur l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Cet article dispose que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Le Conseil constitutionnel rappelle régulièrement que « la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi » (C. const., n° 2016-611 QPC, 10 février 2017, §5). Le Conseil a également insisté sur la place particulière occupée par les services de communication au public en ligne, « eu égard au développement généralisé de ces services ainsi qu’à leur importance pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions » (C. const., n° 2009-580 DC, 10 juin 2009 §12 ; C. const., n° 2018-773 DC du 20 décembre 2018, Loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information, §15). Très récemment, le Conseil constitutionnel a estimé que l'atteinte à l'exercice de la liberté d'expression et de communication qui résulte de l’interdiction faite de filmer les procès (pour rappel, cette interdiction est posée par l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) est nécessaire, adaptée et proportionnée aux objectifs poursuivis. Ces objectifs sont ceux qui permettent de « garantir la sérénité des débats vis-à-vis des risques de perturbations liés à l’utilisation de ces appareils » et de « prévenir les atteintes que la diffusion des images ou des enregistrements issus des audiences pourrait porter au droit au respect de la vie privée des parties au procès et des personnes participant aux débats, à la sécurité des acteurs judiciaires et, en matière pénale, à la présomption d’innocence de la personne poursuivie » (C. cons. no 2019-817 QPC, 6 déc. 2019, §7). 📣 Qu’entend-on par « principe de publicité des débats » au juste ? La publicité des débats est un principe fondamental du droit qui garantit une bonne justice. Le public doit pouvoir accéder à la salle d’audience et assister aux débats (attention, toutes les phases de procès ne sont pas nécessairement publiques). D’ailleurs, le Conseil d'État a précisé en 1974 que la publicité des débats est « un principe général du droit ». Seul le législateur peut en déterminer, en étendre ou en restreindre les limites (CE, no 88.930, 4 oct. 1974). De manière plus générale, ce principe est affirmé à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et à l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme. La CEDH estime que la publicité des débats contribue « à préserver la confiance de chacun dans les cours et tribunaux » et que, « par la transparence qu'elle donne à l'administration de la justice, elle aide à atteindre le but de l'article 6 § 1 : le procès équitable, dont la garantie compte parmi les principes de toute société démocratique au sens de la Convention » (CEDH, 20 mai 1998, Gautrin et autres c. France, nos 21257/93 à 21260/93, § 42). Le Conseil constitutionnel a également reconnu la valeur constitutionnelle du principe de publicité des débats (C. const. n° 2004-492 DC, 2 mars 2004 ; C. const., n° 2017-645 QPC, 21 juill. 2017 ; C. const., n° 2019-778 DC, 21 mars 2019). Cette règle de la publicité des débats est prévue par divers textes en fonction des juridictions. Ainsi, pour les tribunaux administratifs, l’article L. 6 du Code de justice administrative dispose que « les débats ont lieu en audience publique ». Pour les juridictions civiles, le premier alinéa de l’article 433 du Code de procédure civile prévoit que « les débats sont publics sauf les cas où la loi exige qu’ils aient lieu en chambre du conseil ». Pour les juridictions pénales : article 306 du Code de procédure pénale pour les cours d’assises, 400 pour les tribunaux correctionnels. Ces dispositions sont étendues aux tribunaux de police, en vertu de l’article 535 du Code de procédure pénale. Toutefois, précisons que la publicité des débats n’a pas encore pour conséquence de permettre l’enregistrement audiovisuel de ces débats. Souvenez-vous, la radiodiffusion et la télévision des débats judiciaires, l’utilisation pendant l’audience d’une juridiction administrative ou judiciaire d’un appareil permettant l’enregistrement est constitutif d’une infraction sur le fondement de l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881. En définitive, si à l’époque du vote de l’interdiction de la captation d’images au sein des tribunaux, Jean Minjoz déclarait le 11 février 1954 que « des procès récents ont appelé l’attention sur les graves inconvénients que présente, pour la sérénité de la justice et même pour la défense des accusés et des prévenus, la présence dans les salles d’audience de photographes et la prise de photographies au cours des débats. La présence des appareils photographiques et les prises de vues troublent également l’ordre de l’audience et font d’un procès un spectacle nuisible à la sérénité et à la dignité des débats de la justice. (...) », la question se pose de savoir ce qui aurait changé aujourd’hui ? Filmer les procès ne pourrait-il pas porter atteinte au principe de « bonne administration de la justice » ? Le projet de loi doit être examiné par l’Assemblée nationale en première lecture du 17 au 20 mai. Peut-être nous retrouverons-nous pour un deuxième épisode ? Article rédigé par une enseignante en Droit constitutionnel (attachée temporaire d'enseignement et de recherche)
- Quels métiers exercer après des études de droit privé ?
Orientation > Métiers juridiques Vous effectuez des études de droit privé et vous vous demandez à quels métiers mène cette branche ? Ou peut-être hésitez-vous encore entre droit privé et droit public ? Juriste, avocat, notaire, commissaire de justice, métiers de la police, greffier, enseignant… Nous allons vous éclairer sur les débouchés possibles après un cursus en droit privé 💡. Sommaire Le métier de juriste Le métier d’avocat Le métier de notaire Le métier de secrétaire juridique Le métier de magistrat Le métier de greffier Le métier de commissaire de justice Le métier de médiateur en droit de la famille Le métier de médiateur en droit pénal Le métier de mandataire judiciaire (entreprise et protection des majeurs) Le métier d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse Le métier de généalogiste ou chasseur d’héritier Le métier de maître de conférence Le métier de journaliste juridique Le métier de chroniqueur judiciaire Le métier d’agent artistique Le métier d’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes Le métier de gestionnaire de patrimoine Le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) Le métier de surveillant pénitentiaire Le métier de policier Le métier de gendarme Le métier de douanier Le métier de déontologue Le métier de commissaire aux comptes Le métier de contrôleur des finances publiques Le métier de contrôleur du travail Comme vous le savez certainement, le droit privé est fréquemment opposé au droit public. De cette opposition est née une querelle amicale (ou pas) entre les publicistes et les privatistes. Il n’est pas question ici de favoriser l’un ou l’autre (puisque comme nous le savons, les privatistes sont les meilleurs). Le droit privé s’intéresse aux règles régissant les relations des personnes physiques et morales, son but étant de faire respecter leurs intérêts. Il regroupe différentes branches du droit français tels que le droit civil, le droit social, le droit des affaires, le droit pénal… Ainsi, bon nombre de métiers peuvent être exercés à l’issue d’une formation relevant du droit privé. Les études de droit ayant pour force de mener à un panel important de métiers, la liste des débouchés suivante ne sera pas exhaustive. A savoir qu’il est notamment possible de se tourner vers d’autres professions par le biais de “passerelles”, permettant par exemple d’exercer des métiers en relation avec les branches du droit public. Le métier de juriste Le rôle du juriste 👨💼 Le métier de juriste est particulièrement diversifié, puisqu'il peut s'exercer dans quasiment toutes les branches du droit (même juriste internet, oui oui !) . Seule variante : l'employeur pour lequel il travaille. Fonction publique, association, entreprise privée ou publique, syndicat et autres. Ce spécialiste du droit est chargé de la protection des intérêts de son employeur et de l’entreprise dans laquelle il travaille. Il réalise diverses missions telles que la rédaction de contrats, la protection de l’entreprise au niveau juridique, il veille à l’application des lois et de la réglementation… il exerce une véritable fonction de conseil. Au terme de son évolution il peut devenir directeur juridique et avoir sous son management plusieurs personnes. La formation pour devenir juriste 👨🎓 Diplôme de niveau bac+5 dans le domaine du droit L’acteur à connaître : AFJE Le métier d’avocat Le rôle de l’avocat 🥑 La profession d’avocat peut se résumer en deux mots : représenter et défendre. En effet, il représente et défend les intérêts des ses clients, particuliers ou entreprises, mais pas que ! Il rencontre, conseille et assiste juridiquement, il est souvent en relation avec diverses professions (magistrats, policiers, greffiers, autres avocats dits “confrères” ou “consoeurs”…), et il exerce la plupart de son temps la fonction de rédacteur (préparation de dossier, conclusions, dossiers de plaidoirie, procédure…). Et non ! Malheureusement (ou heureusement pour certains) il ne plaide pas tous les jours. Certains ne plaident même jamais. Un avocat peut choisir de se spécialiser dans un domaine particulier du droit (droit du travail, pénal, immobilier, sociétés, fusions acquisitions, PPP, etc.) ou être généraliste. La formation pour devenir avocat 👩💼 Diplôme de niveau bac+4 ou +5 Réussir l’examen du CRFPA Réussir le CAPA en fin de formation en école d’avocats (18 mois) L’acteur à connaître : le CNB Le métier de notaire Le rôle du notaire 👨🎓 Le notaire est omniprésent : mariage, divorce, achat d’une maison, testament… Sa fonction première est d’authentifier et conserver les actes, d’autant plus que le recours à un notaire pour certains actes est obligatoire. Il exerce également une fonction de conseil auprès de ses clients. La formation pour devenir notaire 🏫 Voie unique : Diplôme de niveau bac+5 (Master Droit notarial ou équivalent), puis stage de 24 mois rémunéré. L’acteur à connaître : Notaires de France Le métier de secrétaire juridique Le rôle du secrétaire juridique ✍ Ce professionnel assure la fonction de secrétaire. Ainsi, il s’occupe d’accueillir les clients, fixer les rendez-vous, organiser l’emploi du temps de son employeur (un cabinet d’avocats par exemple), répondre au téléphone. Il est également en charge des dossiers et peut notamment aider à la rédaction de certains actes. Ce dernier se doit de posséder des qualités de rédaction, d’organisation, de réactivité et d’adaptation aux impératifs de son employeur. Le secrétaire juridique peut devenir assistant juridique en passant des certifications, ou encore clerc de notaire en passant des examens professionnels. Alors qui sera la prochaine Meghan Markle ? La formation pour devenir secrétaire juridique 📝 Diplôme de niveau bac+2 (BTS/DEUST/DU) à bac+3 (licence professionnelle) L’acteur à connaître : ENADEP Le métier de magistrat Le rôle du magistrat 👩⚖️ Magistrat du siège : juge au tribunal judiciaire, juge aux affaires familiales, juge d’instruction, juge de l’application des peines, juge des enfants. Ces derniers sont indépendants et inamovibles, ils appliquent la loi et prononcent un jugement après l’analyse du dossier et la rencontre avec les parties. Magistrat du parquet : Procureur de la République, substitut du procureur. Ils représentent la société et sont soumis à un principe hiérarchique (1. Garde des sceaux, 2. procureur général, 3. procureur de la république et 4. substitut). Ces derniers décident de l’opportunité des poursuites (classer sans suite, alternative aux poursuites, déclencher les poursuites), requièrent une peine, dirigent les enquêtes de police et contrôlent les gardes à vue. La formation pour devenir magistrat 🎓 Diplôme de niveau bac+5 Réussir le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) L’acteur à connaître : L’ENM Le métier de greffier Le rôle du greffier 📄 « C’est celui qui ne fait que taper sur son clavier ? » et non ! Le greffier est indispensable au sein d’une juridiction, il assiste le magistrat. Il prépare les dossiers en amont, transcrit les débats lors d’un procès, rédige les décisions du tribunal ainsi que divers actes, dont il conserve les pièces. C'est aussi lui qui prévient les parties de la date d'audience. La formation pour devenir greffier 👩💻 Diplôme de niveau bac+5 Concours Formation de 18 mois rémunérée L’acteur à connaître : Syndicat des greffiers de France Le métier de commissaire de justice Le rôle du commissaire de justice ⚖️ Cette nouvelle profession est le résultat de la fusion des professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur, fusion effective à partir du 1 juillet 2022. L’officier public et ministériel qu’est le commissaire de justice dispose de pouvoirs à la jonction de ceux de l’huissier de justice et du commissaire priseur. Ainsi, il est chargé de la signification des actes et de l’exécution des jugements. Il est présent à toutes les étapes de la procédure judiciaire. La formation pour devenir commissaire de justice 👩💼 Diplôme de niveau bac+4 Examen d’entrée à la formation (théorique et pratique de 2 ans) Examen de sortie L’acteur à connaître : Cncj • Chambre nationale des commissaires de justice Le métier de médiateur en droit de la famille Le rôle du médiateur en droit de la famille 🏠 Il incarne véritablement la fonction de médiateur, en ce qu’il se doit de gérer les conflits familiaux afin d’y apporter des solutions, notamment par le biais du dialogue. Ainsi, il rencontre chacune des parties qui lui feront part de leurs problèmes et attentes, il les conseille et met tout en place pour rétablir le dialogue et trouver des terrains d’ententes qui répondront aux besoins de chacune d’entre elles. La formation pour devenir médiateur en droit de la famille ⚖️ Diplôme de niveau bac+3 (droit/psychologie/sociologie) afin de passer le Diplôme d’Etat de médiateur familial (DEMF), puis formation (4 mois) L’acteur à connaître : la CAF de votre secteur Le métier de médiateur en droit pénal Le rôle du médiateur en droit pénal 🔉 Le médiateur en droit pénal se charge de résoudre un litige à l’amiable. Il aide l’auteur de l’infraction et la victime à trouver une solution qui conviendra aux deux parties, le but étant qu’à terme le dommage soit réparé. La médiation pénale n’est possible que pour les infractions de faible gravité (injure, vol simple…). La décision de recourir à une telle médiation sera prise par le Procureur de la République ou la victime. La formation pour le métier de médiateur en droit pénal 🏛 La loi n’exige aucune formation, mais il en existe deux : la Fédération des associations socio-judiciaires Citoyens et Justice et la Fédération Nationale d’Aide aux Victimes et de Médiation -> il est recommandé d’avoir étudié le droit et la psychologie Recevoir une habilitation du Procureur de la République L’acteur à connaitre : INAVEM Le métier de mandataire judiciaire (entreprise et protection des majeurs) Le rôle du mandataire judiciaire en entreprise 💸 Concrètement, lorsqu'une entreprise a des difficultés financières, elle fait appel à un mandataire judiciaire, qui aura comme mission d’aider l’entreprise en trouvant des solutions de remboursement. Pour cela, le mandataire judiciaire vérifie et analyse le montant des dettes, les comptes et les factures. Il est également responsable du salaire des employés de l’entreprise. Si celle-ci ne peut être redressée, il sera alors chargé de liquider les biens de l’entreprise et dans la plupart des cas, de trouver un repreneur. La formation du mandataire judiciaire en entreprise 🗣 Diplôme de niveau bac+4 (droit, économie ou gestion, comptabilité ou expertise comptable) Examen d’accès au CNAJMJ, puis stage rémunéré (3 ans), enfin examen final d’aptitude L'acteur à connaitre : CNAJMJ Le rôle du mandataire judiciaire à la protection des majeurs 💻 Son objectif premier et d’assurer les mesures de protection d’un adulte vulnérable, mesures comprenant tant la protection de la personne que ses intérêts matrimoniaux. Ainsi, le mandataire judiciaire est chargé de conseiller, assister et représenter la personne vulnérable. Dès lors, il sera omniprésent dans la vie de la personne puisqu’il pourra l’aider tant dans la prise de décision d’un divorce que dans la gestion des comptes bancaires. La formation pour devenir mandataire judiciaire à la protection des majeurs 🎓Diplôme de niveau bac+2 Certificat National de Compétence de MJPM L’acteur à connaître : CNAJMJ Le métier d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse Le rôle de l’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 👦 L’éducateur est saisi sur décision judiciaire et a pour rôle de mener des actions d’éducation auprès de jeunes délinquants et de leur famille. Il s’occupe également d’évaluer l’environnement du jeune (famille, milieu scolaire) afin d’élaborer des solutions éducatives à proposer aux magistrats. L’éducateur peut s’occuper de jeunes incarcérés, placés en centre d’éducation ou restés au domicile. Dans tous les cas, son rôle est d’aider ces derniers à trouver un projet professionnel, les protéger si besoin est, les aider à se construire et trouver des objectifs. La formation pour devenir éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 👶 Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : ENPJJ Le métier de généalogiste ou chasseur d’héritier Le rôle du généalogiste ou chasseur d’héritier 🌳 Voilà un métier auquel vous n’auriez pas pensé ! Si vous aimez l’histoire, le droit et l’investigation, ce métier est fait pour vous ! Le généalogiste peut intervenir dans plusieurs cas : Soit dans le cadre familial où il aura pour mission de rechercher les descendants /ascendants d’une personne ou divers actes (mariage, naissance, décès… ). Soit dans le cadre successoral où il aura pour objet de rechercher des héritiers ou des bénéficiaires d’actes. Soit dans le cadre d’une vente de bien où il aura pour but de rechercher des propriétaires de biens. C’est une profession qui nécessite de faire preuve d’une grande patience, d’une capacité d’analyse et surtout de persévérance. La formation pour devenir généalogiste ou chasseur d’héritier 👨🎓 Il n’existe pas de diplôme spécifique. Il est le plus souvent demandé un cursus universitaire en droit (droit des successions) et/ou en histoire. L’acteur à connaître : Fédération française de généalogie Le métier de maître de conférence Le rôle du maître de conférence 👨🏫 L’enseignant-chercheur exerce une double fonction : il assure le développement de la recherche fondamentale et appliquée dans un établissement d’enseignement supérieur et il enseigne ses connaissances à ses étudiants. Le maître de conférence doit mener divers travaux de recherche et de publication. Il n’est pas rare qu’un de vos professeurs vous conseille d’acheter son livre ou de lire un de ses articles. Il participe aussi à des formations, débats et séminaires. En parallèle, il assure généralement 128 heures de cours magistraux en plus du temps dont il a besoin pour préparer ses cours, corriger les examens et parfois être jury d’examen. La formation du maître de conférence 🏛 Doctorat Candidature au Conseil National des Universités (CNU) L’agrégation (concours) L’acteur à connaître : Conseil National des Universités Le métier de journaliste juridique Le rôle du journaliste juridique 📰 Le journaliste juridique a pour mission de collecter les informations, rester informé des différentes actualités juridiques et les retransmettre généralement dans un article sous format papier ou sur internet. Il reste à l’affût de toutes nouvelles lois ou réglementations qui entreront en vigueur afin de relayer l’information. L’objectif du journaliste juridique est de retransmettre les actualités juridiques dans un langage compris par tout lecteur. Ainsi, il se doit de rendre les informations plus claires et plus simples. Les études pour devenir journaliste juridique 🗒 Diplôme de niveau bac+3 (en droit de préférence) Formation de journalisme L’acteur à connaître : Cercle des journalistes juridiques Le métier de chroniqueur judiciaire Le rôle du chroniqueur judiciaire 🗞 Il se distingue du journaliste juridique en ce que le chroniqueur assiste à différents procès, généralement ceux qui attisent la toile et réalise par la suite un compte rendu sous différents formats (papier, radio, internet…). La formation pour devenir chroniqueur judiciaire ✏️ Il s’agit de la même formation que celle de journaliste juridique L’acteur à connaître : EFJ Le métier d’agent artistique Le rôle de l’agent artistique 🎨 L’agent artistique gère de A à Z la carrière d’un artiste. Son rôle se résume à négocier et suivre les contrats de son client. C’est pourquoi la maîtrise du droit des contrats est indispensable. L’agent sera amené à négocier les clauses du contrat (conditions juridiques, artistiques…). Toutefois, son domaine est bien plus large puisque c’est aussi lui qui s’occupe des castings, du planning et de l’image de son client. Les études conseillées pour devenir agent artistique 📚 Diplôme d’un niveau bac+5 (droit, économie ou gestion) ou Ecole de commerce Inscription au registre du commerce (obtention de la licence délivrée par le ministère du Travail) L’acteur à connaître : ICART Le métier d’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes Le rôle de l’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ❌ Sa mission est de mener des investigations ainsi que de réguler l’économie au bénéfice des entreprises et des consommateurs. C’est dans ce cadre qu’il surveille la qualité et la sécurité des produits et des services, qu’il s’assure du respect de la loyauté des transactions commerciales, de la régularité de l’offre marchande et de la publicité. Il participe également à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. La formation pour devenir inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes 🏫 Diplôme de niveau bac+3 Concours d’inspecteur de la DGCCRF L’acteur à connaître : DGCCRF Le métier de gestionnaire de patrimoine Le rôle du gestionnaire de patrimoine 🤑 Le gestionnaire gère le patrimoine de ses clients et les conseille en leur proposant des placements financiers intéressants. Ainsi, il s’occupe d’évaluer le patrimoine et les ressources de son client, de déterminer une stratégie de placement afin de lui proposer diverses solutions pour optimiser son patrimoine. Il peut tout à fait être indépendant ou salarié dans une banque, entreprise et autres. La formation pour devenir gestionnaire de patrimoine 🏛 Diplôme niveau bac+5 (gestion du patrimoine, droit, commerce…) L’acteur à connaître : beaucoup d’acteurs (ex : IMSI) Le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) Le rôle du CPIP 👔 Les conseillers pénitentiaires accompagnent les personnes condamnées (en milieu ouvert ou fermé) dans leur parcours d’exécution des peines. Ainsi, ils aident les personnes à comprendre leur peine, ils contrôlent le respect de leurs obligations et surtout ils les aident à se réinsérer. Ils apportent également à l’autorité judiciaire les éléments utiles à la mise en œuvre des condamnations. Ils travaillent sous l’autorité d’un directeur pénitentiaire d’insertion et de probation (DPIP), qui lui, est responsable de l’organisation et du fonctionnement des SPIP. Comment devenir CPIP ? ✍️ Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : ENAP Le métier de surveillant pénitentiaire Le rôle du surveillant pénitentiaire 👮 Le surveillant est indispensable au sein des prisons. C’est à lui que revient la responsabilité de surveiller les prisonniers et d’assurer la sécurité du centre pénitentiaire en vérifiant l’état des cellules et en réglant les différents conflits. Ce n’est pas sa seule fonction puisqu’il reste à l’écoute des détenus et peut les aider dans leurs démarches (administratives, activités…). Les études pour devenir surveillant pénitentiaire 📖 Diplôme niveau Brevet Concours L’acteur à connaître : ENAP Le métier de policier Le rôle du policier 👮♀️ Le rôle principal du policier est, entre autres, de maintenir l’ordre public et de protéger les biens et les personnes. Il est au cœur de l’action, il a des missions de surveillance, de protection et d’investigation. C’est l’adjoint du commissaire de police. Néanmoins, il ne passe pas son temps à arrêter les bandits : il est aussi chargé de la paperasse et doit noter tous ses faits et gestes dans des procès verbaux. Les études pour devenir policier 🚔 Bac +3 min Concours pour rentrer à l’ENSP Formation théorique et pratique de 18 mois rémunérée L’acteur à connaître : ENSP Le métier de gendarme Le rôle du gendarme 👮♂️ A la différence du policier, le gendarme a le statut de militaire. Mais tout comme lui, il assure la protection des personnes et des biens. Il relève également les infractions (et oui ! Comme la police, il peut nous arrêter pour excès de vitesse lorsqu’on appuie trop sur le champignon pour rentrer avant 18h). La formation pour devenir gendarme 🚨 Il est possible de devenir sous-officier sans avoir fait d’étude, en passant simplement un concours. L’officier de Gendarmerie est un cadre opérationnel de la sécurité et ses responsabilités sont plus grandes et plus variées. C’est pourquoi un nombre d’années d’études est requis avant la passation du concours. L’univers de la gendarmerie est varié et il existe de nombreuses unités où le gendarme peut être affecté (dans une unité d’intervention comme le GIGN ou dans une unité de police de la route). Bac (sous-officier) ; Bac +5 (officier) Concours Formation rémunérée L’acteur à connaître : Gendarmerie nationale Le métier de douanier Le rôle du douanier 🛃 Le douanier exerce les missions de protection, de sécurité et de santé publique. Afin d’assurer ces missions la douane se divise en deux branches : Contrôle des opérations commerciales et d’administration générale (contrôle les opérations, perçoit les taxes/impôts, enquêtes et vérifications…). Surveillance (lutte contre la fraude, contrefaçon, drogue, armes…). Il existe au sein de cette profession 3 grades impliquant différentes missions : Agent de constatation des douanes : missions de suivi, perception des taxes et de contrôle. Contrôleur des douanes et droits indirects : encadre des agents placés sous sa responsabilité, vérifie les marchandises… Inspecteur des douanes et droits indirects : formateur, chef de service douanier et de surveillance, inspecteur… Comment devenir douanier ? 🗒 Concours selon le grade que l’on souhaite exercer Concours pour devenir inspecteur (il est demandé une licence bac+3) L’acteur à connaître : DGDDI Le métier de déontologue Le rôle du déontologue ✅ Le déontologue aide l’entreprise dans laquelle il travaille à mettre en place les règles et les devoirs propres à celle-ci et s’assure de leurs bonnes applications. Il s’occupe ainsi de la protection de l’entreprise et de ses dirigeants. Il lutte contre les fraudes, les conflits d’intérêt et le blanchiment d’argent. Il doit rester à l’affût d’un quelconque dysfonctionnement de l’entreprise qu’il devra signifier à son supérieur. Les études pour devenir déontologue 🏫 Diplôme de niveau bac+5 (Master 2 finance, économie, comptabilité, droit des affaires, droit bancaire, droit pénal) L’acteur à connaître : Cdg59 Le métier de commissaire aux comptes Le rôle du commissaire aux comptes 📊 Le commissaire aux comptes a le rôle d’auditeur légal des entreprises. Il a pour mission principale de vérifier et certifier les comptes des entreprises. Pour cela, il va analyser les documents financiers et les comptes annuels puis il va mener une enquête interne à l’entreprise. Il conseille également le chef de l’entreprise. Lorsqu’il constate une irrégularité, il doit immédiatement l’indiquer au conseil d’administration ou au Procureur de la république. La formation du commissaire aux comptes 📚 Diplôme de niveau bac+5 Les titulaires d’un M2 autre que comptabilité, contrôle de gestion, finance devront valider le Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Commissaire aux Comptes (CAFCAC) suivi d’un stage de 3 ans Inscription sur la liste officielle de l’Ordre des Commissaires aux comptes (bac+8) L’acteur à connaître : CNCC Le métier de contrôleur des finances publiques Le rôle du contrôleur des finances publiques 📈 Pour faire simple : il gère les fonds publics de l’Etat. Pour cela, il s’occupe de l’encaissement des recettes fiscales, prend en charge la gestion fiscale, vérifie le versement des salaires des agents. Il exerce également la fonction de conseil auprès des établissements publics. Aussi, il renseigne les usagers et les conseille dans leurs démarches fiscales. Le contrôleur des finances publiques pourra devenir inspecteur des finances publiques par l’obtention d’une promotion ou en passant un concours de catégorie A. La formation pour devenir contrôleur des finances publiques 💶 Diplôme niveau Baccalauréat Concours Formation théorique (7 mois) suivi d’un stage L’acteur à connaître : DGFiP Le métier de contrôleur du travail Le rôle du contrôleur du travail 🕵️♂️ La mission du contrôleur du travail est de veiller au respect du droit du travail dans les entreprises. Ainsi, il passe la plupart de son temps à visiter des entreprises et autres afin d’enquêter sur le respect des conditions de travail notamment. Il participe également à la mise en œuvre de politiques publiques qui comprennent l’insertion professionnelle des jeunes, des handicapés… Il peut par la suite devenir inspecteur du travail en passant un concours. Comment devenir contrôleur du travail ? 🎓 Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : INTEFP En bref, en effectuant des études de droit privé, vous pourrez avoir accès à de nombreux métiers : Aux professions de juriste, avocat, notaire, secrétaire juridique, magistrat, greffier, commissaire de justice, médiateur en droit de la famille, médiateur en droit pénal, mandataire judiciaire, par exemple. Mais encore, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, généalogiste ou chasseur d’héritier, maître de conférence, journaliste juridique, chroniqueur judiciaire. Et aussi, agent artistique, inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, gestionnaire de patrimoine, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, surveillant pénitentiaire, policier, gendarme, douanier, déontologue. Et pour terminer, commissaire aux comptes, contrôleur des finances publiques, contrôleur du travail. Carla Grivot
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?






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