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  • Réussir ses études de droit en reprise d’études

    Orientation Vous êtes en reprise d'études et vous voulez réussir vos études de droit ? Modalités d'inscription, diplômes, organisation, débouchés, la Team Pamplemousse vous donne ses conseils les plus précieux ! Sommaire : I. Pourquoi reprendre des études de droit ? II. Comment reprendre des études de droit ? III. Comment organiser sa reprise d'études de droit ? Les études de droit ouvrent de nombreuses portes. C’est pourquoi de nombreux étudiants décident de les commencer ou, peut-être comme vous, de les reprendre. Que vous ayez 25, 30, 40 ou 50 ans, vous pouvez réussir vos études de droit, à condition d’avoir les bonnes clés. Qu’il s’agisse d’une reconversion professionnelle ou d’une continuité, il y a certainement de nombreuses questions qui vous viennent : quelles modalités d’inscription ? Quelle université ? En présentiel ou une formation à distance ? Comment apprendre ? Quelle est la difficulté de ces études ? Finalement, c’est quoi «  les études de droit  » ? Cet article vous donne de nombreux conseils pour réussir votre reprise d’études en droit. I. Pourquoi reprendre des études de droit ? 🤔 Lorsque vous envisagez une réorientation, une reconversion ou une reprise d’études, il faut d’abord vous interroger, réaliser une introspection : pourquoi reprendre les études de droit ? Il faut avoir un projet en tête ou a minima savoir ce que va vous apporter le cursus juridique et quels sont les éventuels débouchés. Qu'apportent les études de droit ? Les études de droit apportent bien plus que « apprendre le Code civil par cœur ». Mythe ou réalité ? On vous laisse en juger par vous-même après avoir lu ce paragraphe (mais on en parle aussi dans « Comment Hacker sa L1 Droit ? »). En droit, et c’est la grande difficulté à laquelle les étudiants font face, on apprend à raisonner (logiquement). Des réflexes doivent être assimilés pour mobiliser les connaissances juridiques inculquées. Donc, on les mobilise, ce qui suppose de les comprendre, lorsqu’on les apprend. Le par cœur permet d’aller plus vite en ayant les données en tête, mais jamais de réfléchir. Si vous connaissez tous les ingrédients pour réaliser des macarons, mais que vous ne savez pas comment procéder pour les faire, vous n’aurez jamais de bons macarons… Apprendre par cœur ne suffit pas. Cette méthode aide à développer certains réflexes, mais il faut comprendre la logique juridique derrière les grands principes, concepts et notions qui guident chaque matière. C’est ce que vous apportent les études de droit : un raisonnement juridique logique pour apporter des solutions à des situations. « À l’issue, vous n’aurez jamais de problèmes, juste des arguments. » 📚 Parce qu’on veut vous donner tous les conseils qui vous permettront de réussir avec brio votre reprise d’études en droit, on en profite pour vous indiquer que vous pouvez (devez !) apprendre le plan du cours par cœur. Contradictoire ? Pas du tout. Cette méthode vous permet de comprendre la logique d’un cours et de mieux mobiliser les connaissances de manière cohérente et structurée (d’acquérir les réflexes de raisonnement). Quels sont les débouchés du droit ? Avant de vous lancer dans une reprise d’études en droit, vous êtes-vous interrogé quant à ses débouchés ? C’est important d’avoir à l’esprit les portes qu’il vous ouvre pour concrétiser votre projet, quel qu’il soit. Avoir un objectif est le meilleur moyen de réussir sa reprise d’études. Les professions juridiques classiques Le droit est un domaine qui ouvre naturellement la voie aux professions juridiques « classiques » (avocat, magistrat, notaire ou encore commissaire de justice). 💡 Le saviez-vous ? Pour devenir avocat, un niveau Master 1 en droit suffit afin de passer le concours d’entrée à l’école des avocats appelé CRFPA. Pour devenir magistrat, un Master 2 est nécessaire pour passer le concours pour devenir auditeur de justice à l’ENM (École nationale de la magistrature, 📍 située à Bordeaux). Mais, pour ces deux professions, avocat ou magistrat, il existe des passerelles qui vous dispensent des concours d’entrée (accès en interne, après huit années d’exercice de la profession de juriste en France, ou encore à l’issue d’un doctorat en droit). Pour devenir notaire là encore, il existait différentes modalités. La plus classique étant de suivre un Master parcours notariat. À l’issue de ces cinq années, vous pouviez intégrer un INFN pour obtenir le DSN (diplôme supérieur du notariat). La formation dure 24 mois. C’est ce qui était appelé «  voie universitaire  ». Il était possible de passer par la voie professionnelle (CFPN), nécessitant un Master 2 également, pour obtenir un diplôme de notaire. La formation se déroule sur 31 mois financée par l’étudiant lui-même (sauf si l’employeur prenait en charge). Ces deux diplômes ont été fusionnés pour créer le DESN, cette réforme devrait s’appliquer dès la rentrée 2023 (art. 15 du décret n° 2022-1298 du 7 octobre 2022). Le métier de commissaire de justice résulte de la fusion des professions de commissaires-priseurs et huissiers de justice. La formation se fait auprès de l’INCJ (Institut national de formation des commissaires de justice) après avoir passé un examen d’entrée. Il faut, une fois de plus, être titulaire d’un master en droit. Des dispenses existent également. Les nouvelles professions juridiques Avec les évolutions de la société, de nouvelles professions juridiques apparaissent ! Par exemple, le droit permet d’accéder au métier de juriste, extrêmement vaste tant les domaines du droit sont variés (juriste en entreprise, en marché public, en hôpital, en association d’aide aux victimes de violence, etc.). Se développent également le métier de juriste en compliance (en entreprise) et plus largement les legaltech, entreprises innovantes qui mêlent droit et nouvelles technologies afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Les concours de la fonction publique Le droit prépare aussi à de nombreux concours de la fonction publique en lien avec la justice comme le concours des greffes, de police ou de gendarmerie, d’éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse ou encore de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. 💡 Le saviez-vous ? L’école des greffes se situe à Dijon. Vous l’intégrez si vous êtes admissibles aux écrits puis admis aux oraux. Pour les directeurs ou conseillers d’insertion et de probation, sur le même schéma, l’école à intégrer est l’ENAP située à Agen. Enfin, direction le nord à Roubaix pour la formation d’éducateur de la PJJ ! Le plus extraordinaire avec le cursus juridique est qu’il donne de bonnes bases pour préparer des concours de la fonction publique plus généraux de catégorie A (licence de droit nécessaire) ou de catégorie B (les deux premières années de droit suffisent pour accéder au concours). C’est vaste, n’est-ce pas ? ⚠️ Le droit est fabuleux, mais il est nécessaire de se former pour ces concours, car il y a des connaissances techniques ou spécifiques nécessaires que le domaine juridique ne vous enseigne pas. Il permet également de se réorienter vers des voies différentes comme les écoles de commerce ou encore de journalisme (le concours est accessible avec une licence !). II. Comment reprendre des études de droit ? 🔍 Les modalités de candidature et d’inscription en fac de droit pour reprendre des études dépendent de l’année que vous souhaitez intégrer. Les démarches ne sont pas les mêmes s’il s’agit d’une L1, d’une L2 ou encore d’un Master en droit. Aussi, les documents/démarches à réaliser varient en fonction de votre situation. Les conditions pour reprendre des études de droit Est-il nécessaire d’avoir le bac pour reprendre des études ? Pas forcément ! Vous pouvez commencer des études sans baccalauréat. Néanmoins, il ne s’agit pas du cursus universitaire classique qui peut être intégré dès la L1. Reprendre des études sans baccalauréat Sans baccalauréat, il est possible d’intégrer un cursus appelé la capacité en droit à condition d’avoir au moins 17 ans. Il s’agit d’un diplôme d’État préparé en 2 ans (ou parfois une année) avec lequel vous pouvez ensuite intégrer le cursus universitaire en L1 (voire L2 !). Reprendre des études avec baccalauréat En revanche, si vous souhaitez reprendre vos études en ayant un baccalauréat, beaucoup plus de situations sont envisageables ! Prenez un plaid, de quoi grignoter, et découvrez l’étendue des possibilités 😊. ​OPTION 1 : reprendre vos études en formation initiale, aka la formation classique, celle que nous connaissons tous. Pour reprendre en L1, il suffit d’avoir le baccalauréat. Pour une L2, L3, ou un Master (voire un doctorat pour les plus téméraires*), un diplôme du niveau précédant celui souhaité est requis (donc, avoir une L1 pour reprendre en deuxième année de droit). 💡 *Le saviez-vous ? Le plus haut niveau d’études en France n’est pas le doctorat, mais l’HDR (habilitation à diriger des recherches). Il faut être titulaire d’un doctorat pour y prétendre. Et si vous avez un diplôme d’un domaine différent, le droit vous est-il fermé pour autant ? La solution la plus évidente sera de reprendre en L1 droit, car il est difficile de raccrocher le wagon d’une troisième année de droit avec un diplôme en littérature ; comme il serait étonnant d’être admis en Master de mathématiques avec seulement une licence en Droit ! Néanmoins, qui ne tente rien n’a rien, non ? Plusieurs options : 1️⃣ Essayez d’intégrer l’année d’étude qui suit celle dont vous avez le diplôme. Néanmoins, en l’absence de formation juridique, vous aurez peu de chances d’être admis par la commission de l’Université qui étudie les dossiers. Mais, vous n’avez rien à perdre à essayer, à condition toutefois d’avoir un dossier cohérent (si vous avez de l’expérience sur le terrain par exemple…). 2️⃣ La Validation des Acquis Professionnels et Personnels (VAPP) : permet d’intégrer une formation sans avoir le niveau de diplôme requis. a. Il faut avoir interrompu sa formation initiale pendant au moins 2 ans et avoir au moins 20 ans ; b. Il est nécessaire de préparer un dossier pour valoriser ses expériences (en lien avec la formation souhaitée) et démontrer sa capacité d’apprentissage. Les modalités varient, il faut se renseigner auprès de l’établissement concerné. 3️⃣ La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : sert à faire reconnaître vos compétences acquises par votre expérience comme ayant la même valeur que celle acquise par le biais d’une formation (d’un diplôme). a. Il faut être dans la vie active et avoir au moins un an d’expérience, quel que soit l’âge, le diplôme, ou la formation ; b. Un dossier devra être préparé selon les exigences requises (idéalement, avoir une expérience en rapport avec le domaine juridique) à présenter lors d’une soutenance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des universités. Vous pouvez aussi faire le choix d’un DUT carrière juridique sur deux ans, qui vous permet ensuite d’intégrer une licence de droit en deuxième année (voire troisième si vous justifiez de bons résultats en DUT. Génial, non ?). Vous pouvez également intégrer une licence professionnelle à la fin du DUT. ​OPTION 2 : Choisir la formation continue, quel que soit le diplôme préparé (DUT, licence ou Master en droit). Cette voie est accessible aux salariés et non-salariés. Il faut avoir interrompu ses études depuis au moins deux années. Les modalités de cours sont souvent plus souples (parfois cours du soir, dispense de TD, formation à temps partiel, à distance…). 💡 Le saviez-vous ? Il existe le DU (diplôme universitaire) qui est délivré par l’Université. C’est un diplôme d’établissement (ce n’est pas un diplôme d’État comme le sont les licences, les masters, les DUT ou encore la capacité en droit, délivrés au nom du ministère de l’Enseignement supérieur). Ces formations peuvent être suivies en présentiel ou à distance, généralement sur une année (mais de temps en temps deux !). Elles couvrent différents domaines : droit du sport, droit de la mode, criminologie, droit comparé, etc. Ces diplômes nécessitent parfois (souvent !) d’avoir au préalable réalisé des études de droit. Les modalités d’inscription pour reprendre des études de droit Dans tous les cas, pour vous inscrire ou vous réinscrire à la fac, les modalités dépendent de votre situation. Une pluralité de voies vous est ouverte pour commencer ou reprendre des études de droit avec leurs exigences, coûts et modalités. Démarches administratives ✨ Les fameuses démarches administratives ✨, celles qui soulèvent tant de questions chez les étudiants, à commencer par : où s’adresser pour reprendre des études de droit ? Au bureau de la scolarité ou l’administration de l’Université convoitée (ou de l’école privée, le cas échéant), vous trouverez des informations relatives aux démarches administratives. Consultez les sites internet sur lesquels les informations de contact figurent : mail et numéro de la scolarité, nom du responsable pédagogique de l’année envisagée, adresse de l’Université, programme des cours, modalités d’inscription. ​Si reprise en L1 Droit ou première année de DUT Si reprise au-delà de la première année ​La plateforme ParcourSup devra être utilisée pour créer une candidature au sein de l’établissement souhaité. ​La reprise se fera généralement sur dossier (avec la particularité de devoir passer par la plateforme Mon Master pour ces diplômes). Une lettre de motivation pour reprendre des études en licence droit sera donc nécessaire. Les modalités pour les masters sont plus sélectives. Vous aurez également un courrier à rédiger, mais tout se déroule sur la plateforme Mon Master. Coût des études de droit Combien coûtent les études de droit ? Encore une fois, les situations et les années font varier le tarif. En formation initiale, le coût va dépendre s’il s’agit de présentiel ou de distanciel. Dans ce dernier cas, les prix peuvent être plus élevés (mais parfois, les diplômes sont éligibles au compte CPF, pensez à vous renseigner !). Globalement, les prix sont fixés chaque année par un arrêté. Pour 2023/2024 : Licence ​Master Doctorat/HDR 170 €/année 243 €/année ​380 €/année ⚠️ Pour les étudiants qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne, les frais d’inscription ne sont pas les mêmes : 2 270 € pour chaque année de licence et 3 770 € pour les autres années. 💡 Bon à savoir : aux frais d’inscription s’ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) dont le prix évolue chaque année (100 euros pour 2023/2024). Pour la capacité en droit, elle n’est payée que pour la deuxième année. L’étudiant boursier ou encore réfugié est exonéré de frais d’inscription et de CVEC ! En formation continue, le prix dépend du système de l’établissement universitaire visé. Existe-t-il des aides financières à la reprise d'études ? La reprise d’études peut générer des coûts et des frais divers. Bénéficier d’une aide financière est un bon moyen de se lancer. Si vous êtes un étudiant de moins de 28 ans et en formation initiale Si vous êtes un professionnel en reprise d’études qui ne remplit pas ces critères Si vous êtes un professionnel en reprise d’études qui ne remplit pas ces critères. Vous pouvez peut-être bénéficier d’une aide pôle emploi ou encore d’un appui avec votre compte personnel de formation (CPF) si les formations sont prises en charge. Il y a également des aides à la mobilité internationale pour les étudiants étrangers, toujours sous conditions, évidemment. Pensez-y, il serait dommage de renoncer à votre projet de reprise d’études pour des questions de finances ! L’avenir vous appartient les pépins 🫶. 💡 Bon à savoir : les Éditions Pamplemousse ont mis en place un programme boursier pour soutenir les étudiants. L'objectif : permettre aux étudiants boursiers de bénéficier d'une remise exceptionnelle sur les achats réalisés sur tous nos outils ! En faisant cela, nous espérons faciliter l'accès aux outils numériques (Fiches de révisions, Flashcards et e-books). III. Comment organiser sa reprise d’études de droit ? 🤓 Maintenant que vous savez comment reprendre vos études de droit, venons-en à notre spécialité chez Pamplemousse : l’organisation ! Mais avant cela, vous devez comprendre ce que sont les études de droit, afin d’en saisir les attentes et organiser efficacement votre année. C’est quoi les études de droit ? Les études de droit correspondent à un cursus à dominante juridique qui apporte de nombreuses clés pour comprendre le fonctionnement de la société lato sensu (préparez-vous, le latin pendant votre parcours, vous en rencontrerez !). Ayons un aperçu général de ces fabuleuses études au travers de leur rythme, somme toute, soutenu, de son programme dense et de leur apparente difficulté. Qu’est-ce qui est étudié en droit ? En droit, on étudie… (suspens), le droit, mais le droit sous toutes ses coutures ! Vous ne vous ennuierez jamais tellement il a de facettes. Il y en a pour tous les goûts (et malheureusement, il paraît qu’on ne « peut pas aimer tout le monde », ça s’applique aussi au droit, ses matières et son vocabulaire juridique). Les matières juridiques Vous découvrirez la summa divisio* (on vous avait prévenu) droit privé et droit public dès la première année de droit : ​Droit privé Droit public Toutes les règles juridiques qui s’appliquent aux particuliers. ​Toutes les normes qui encadrent l’action des personnes publiques (🧐, l’État, les collectivités ou encore les administrations). 💡*La summa divisio signifie « plus haute division ». Par exemple, en droit public en L1, vous croiserez le droit constitutionnel et en L2, le droit administratif. Dès la L3, des options peuvent être proposées pour avoir un parcours plutôt publiciste. Tout dépend des universités, vous y verrez peut-être le droit administratif des biens ou encore les libertés publiques (ou libertés fondamentales, tout dépend de votre fac !). En droit privé, vous verrez au long de votre cursus le droit des personnes, de la famille, des biens, des sociétés ou encore des obligations. Au-delà de ces matières classiques découvertes en licence, vous aurez le plaisir de croiser des disciplines plus spécifiques comme le droit du sport, de la santé, de la pêche ou encore des vins et spiritueux ! Quand on vous dit que les profondeurs du droit sont abyssales ! Vous aurez aussi des enseignements complémentaires comme les langues, l’informatique, l’économie, la sociologie, la science politique ou encore la comptabilité. Le vocabulaire juridique Plus globalement en droit, vous apprenez un nouveau langage : le vocabulaire juridique. Les termes juridiques imposent une minutie pour des copies rigoureuses. Les synonymes n’existent pas (ou peu). Il faut veiller à bien comprendre le sens de chaque terme et expression juridiques pour éviter les contresens dans les copies. La nullité n’est pas la résolution d’un contrat, comme le Parlement ne représente pas le peuple. Il y a des nuances à saisir. Quel est le rythme en droit ? Quel est le rythme en droit et comment allez-vous le concilier avec votre situation, si vous travaillez ou avez une vie de famille bien remplie ? Classiquement, qu’il s’agisse des établissements publics ou privés, il y a un quota d’heures de cours magistraux (en amphi) et de travaux dirigés (en classe avec des exercices à préparer). Le volume horaire n’est pas nécessairement élevé (de 20 à 30 heures par semaine) ; Mais, il faut y ajouter du temps de travail personnel plutôt conséquent pour acquérir des bases de raisonnement solide (de 10 à 20 heures selon les périodes, on vous explique). Combien de temps de travail personnel en droit ? Le temps de travail personnel en droit est une donnée très importante pour organiser votre reprise d’études. En effet, si vous êtes salarié, travailleur indépendant, père ou mère au foyer, bénévole dans une association, artiste ou sportif, vous avez des obligations personnelles qui vont forcément affecter votre capacité à vous investir dans vos études. Il n’y a pas de réponse exacte à la question, le temps de travail dépend de votre capacité à être véritablement productif. Il faut veiller à avoir une bonne organisation pour concilier vie personnelle/familiale/professionnelle et scolaire. Dans tous les cas, un volume de 10 à 20 heures par semaine va s’imposer à vous selon les périodes. Avez-vous des soirées/matinées/après-midi à consacrer à vos cours ? L’idéal est de pouvoir travailler d’une traite pour être plus efficace. Aussi, la régularité est essentielle pour réussir vos études. Il est donc indispensable de pouvoir travailler vos cours chaque semaine pour intégrer les informations et pouvoir les restituer correctement. Comment s’organiser pour concilier études et vie personnelle ? Conciliez études de droit et vie, soyez de ceux qui l’ont fait alors qu'ils pensaient que c'était impossible 💪. 1/ Commencez par découper votre emploi du temps, aussi chargé qu’il soit, car il faut préparer les repas, ranger votre intérieur, aller au travail ou encore récupérer les enfants à l’école. Mais, chaque chose en son temps et à son temps. Temps de présence en cours (CM et TD) Emploi (le cas échéant) ​Temps de travail personnel (préparation TD/relecture CM) ​Vie perso /familiale ​Temps de répit/repos ​Notez les jours qui sont occupés par ces créneaux. Ils ne pourront pas être pris pour d’autres activités. ​Notez les jours qui sont occupés par ces créneaux. Ils ne pourront pas être pris pour d’autres activités. À répartir efficacement sur des créneaux libres. La Team vous conseille fortement d’éviter de vous surcharger ! Nous sommes déjà passés par là, et on peut vous dire qu’un cerveau fatigué n’est pas efficace. Vous devrez faire deux fois plus d’efforts. Du temps mal investi, en somme. ​Notez les priorités et les temps qu’elles requièrent. À intégrer impérativement si vous voulez réussir. Même s’il s’agit d’aller marcher ou courir 30 minutes par jour pour : 1/ Vous aérer l’esprit. 2/ Pratiquer une activité physique. 3/ Vous verrez, ça vous aide à travailler efficacement (les idées fusent généralement pendant ces temps privilégiés). 30 minutes, on les trouve dans une journée. Laissez la voiture de côté et profitez de l’air frais. Évidemment ces temps de repos incluent un sommeil réparateur. Si vous voulez être efficace, soyez reposé. Évidemment, il sera nécessaire de sacrifier certains moments, mais pas tous ! « L’équilibre est la clé de la réussite pour réussir ce projet de reprise d’études. Le temps, c’est l’avenir. » Il ne faudra pas déroger à ces créneaux de travail universitaire même si la motivation baisse. La fatigue, le stress, les résultats y contribuent. C’est normal. Tous les étudiants y passent. C’est la discipline que vous vous imposerez qui vous permettra de tenir dans la durée et de réussir ces études. ​⚠️ Veillez à bien cloisonner vos différentes activités. Lorsque vous préparez le repas, vous ne pensez pas aux cours. Lorsque vous travaillez votre TD en droit administratif, vous ne répondez pas aux mails du travail. ✅ Gérer études et vie de famille ? On ne fait pas le choix de reprendre des études pour sacrifier le reste. Il faut trouver un équilibre, le vôtre, celui qui vous sied. Profitez des moments précieux avec vos proches pour mettre votre cerveau en pause, loin des cours, vous détendre et reprendre avec efficacité lorsque vous devrez vous concentrer sur les cours. L’équilibre est ici, profiter des instants en famille ou des tâches quotidiennes (le repas et le ménage ne se feront pas seuls) pour couper des cours. Oui, il y a mieux que préparer des lentilles pour se changer les idées, mais il faut faire des choix. Vous investissez en vous en reprenant des études, vous aurez tout le temps de profiter autrement par la suite. ✅ Gérer études et travail à temps plein ? Un numéro d’équilibriste difficile. Comme tous les humains, la fatigue va se faire sentir. Néanmoins, des dispenses de cours sont prévues pour les étudiants qui justifient d’un travail, renseignez-vous auprès de la scolarité de l’établissement pour connaître les modalités qui varient. Cette dispense permet de conserver votre emploi, mais pour réussir ces études, il faudra vous imposer des temps de travail régulier auxquels vous ne dérogez pas, en dépit de la baisse de motivation qui se fera sentir. C’est un processus normal. « La discipline reprend le pas lorsque la motivation décroît. » 2/ Il faut découper ses objectifs (donc, en avoir évidemment 🙂, encore mieux s’ils sont « SMART ») : → Au mois (long terme), avoir revu X cours ; → À la semaine (moyen terme), avoir préparé X TD et relu X CM ; → À la journée (court terme), aller en cours, relire ses notes, préparer le risotto, regarder la dernière saison de X. 💌 La semaine dure sept jours, vous trouverez de quoi préparer les séances de TD (2 ou 3 selon l’année d’étude) et revoir les notes de cours. Optimisez votre temps, profitez des 10 ou 15 minutes de pause/temps morts pour vous avancer sur les tâches du quotidien, passer des appels, etc. Comment travailler de manière productive pour réussir votre reprise d’études en droit ? Toute cette organisation militaire dédiée à la réussite de votre reprise ne sera utile que si vous travaillez avec productivité. Mais, on l’a déjà dit, parfois, il est plus difficile de s’y mettre, car la motivation n’est pas continue. « Avec des méthodes vous pourrez faire face au manque d’inspiration et réussirez à rester concentré (mode discipline activé). » Par exemple, connaissez-vous la méthode Pomodoro ? Elle est assez populaire, c’est un minuteur en forme de tomate. Il s’agit simplement d’avoir des plages de travail de 25 minutes suivies de 5 minutes de pause. Au bout de quatre sessions (soit 2 heures), vous pouvez prendre une coupure plus longue (récompense !). Vous pouvez aussi opter pour la méthode GTD pour que les « choses soient faites ». La méthode GTD ou en anglais, Gettings Things Done, est une méthode d'organisation. Elle consiste à faire l'inventaire de toutes les tâches à effectuer et de les trier selon leur urgence. C'est une méthode qui peut être essentielle pour la préparation des TD en ce que chaque semaine, votre chargé de TD vous demandera de préparer les séances avec ses consignes. Lire la plaquette ne suffit donc pas, il peut vous être demandé de faire des fiches sur les arrêts de la plaquette, faire des recherches complémentaires en vous appuyant sur la doctrine, etc. Organisez donc vos TD en fonction de la date de rendu ainsi que de l’investissement personnel qu’ils requièrent. Et surtout… Éloignez votre pire ennemi de la productivité : le téléphone portable (le mode concentration ou les applications de productivité seront vos meilleurs alliés). Les études de droit sont-elles difficiles ? Avec tous ces éléments, vous avez peut-être compris que les études de droit ne sont pas si difficiles que le monde veut bien le laisser penser. Avec de bons conseils, une organisation millimétrée, une connaissance de soi (et de son temps de haute productivité), vous avez tout ce qu’il faut pour travailler. Mais, comment « bien » travailler ? « En comprenant que la méthodologie ne constitue pas des cases à remplir, mais une manière de réfléchir. Des réflexes à avoir pour bien exploiter les connaissances juridiques qui vous sont dispensées. » Ce même réflexe qui vous fait arrêter de fouetter la crème, car la chantilly est prête. Saviez-vous que si vous la fouettez trop longtemps, trop fort ou trop vite, elle peut finir en beurre ? Donc, ce n’est pas parce que vous avez appris par cœur que vous réussirez votre chantilly, c’est parce que vous maîtrisez la méthode de réalisation. Pour un exercice juridique, qu’il s’agisse d’un commentaire d’arrêt, de texte, d’une dissertation ou d’un cas pratique, c’est la maîtrise du cours pour apporter un raisonnement cohérent et structuré qui vous permettra de réussir vos études à tous les coups. En résumé, si vous appliquez les 3 conseils suivants, vos études de droit ne vous sembleront pas si difficiles 😉 : ✅ 1/ Il faut avoir le cours en tête. Le comprendre avant de le retenir, le plan du cours est le meilleur moyen d’intégrer sa logique. C’est compréhension avant tout. ✅ 2/ Pour être plus efficace, trouvez les méthodes de révision les plus appropriées (à votre mémoire !). Si vous retenez les éléments importants du cours, vous irez plus vite pour raisonner et faire des liens entre eux. Le mot d’ordre est mémorisation. 💡 Le saviez-vous ? Chez Pamplemousse, tous nos outils sont optimisés pour la mémorisation. Grâce à l’aide de spécialistes de l’apprentissage, et notamment du champion de France de mémoire, Guillaume Petit-Jean, nous vous aidons à mieux retenir vos cours, et ce, avec le sourire ! Si vous n’avez pas encore essayé, vous devriez commencer par notre outil le plus apprécié : le FIGADA (Fiches Illustrées des Grands Arrêts du Droit Administratif). ✅ 3/ S’entraîner aux exercices juridiques. Vous aurez des TD à préparer chaque semaine. C’est l’occasion d’évoluer, de progresser, de mettre en application. Profitez-en. Aucun sportif ne se rend en compétition sans entraînement. Aucune personne ne progresse sans s’exercer. C’est la répétition qui aide à faire les bons gestes, à acquérir la rigueur idoine. L’entraînement est la clé ! 💡 Bon à savoir : d’après de nombreux enseignants, les étudiants affirment souvent qu’ils « n’arrivent pas à trouver de titres ». Saviez-vous que si vous lisiez les documents dans les plaquettes de TD, vous auriez plus de facilité à en dégager (lorsqu’il ne s’agit pas que d’une suite d’arrêts, on vous l’accorde) ? Alors, pourquoi ne pas profiter de cette ressource ? Quelles sont les qualités requises pour réussir sa reprise d’études en droit ? Réussir est un état d’esprit. Différentes qualités vous aideront à y parvenir : autonomie, discipline, rigueur, organisation, certainement. Mais, voyons plus globalement ! ✅ L’optimisme est la première des qualités à avoir (dans la vie) et en droit. Il vous aidera à ne pas prendre personnellement les notes, à voir les événements du bon côté. Une note à laquelle vous ne vous attendiez pas ? C’est simplement une occasion de faire mieux la prochaine fois ; Des partiels qui s’enchaînent ? C’est l’occasion d’apprendre à gérer la pression. ✅ L’autonomie est évidemment requise. Personne ne vous prendra par la main pour que les choses soient faites. C’est cette capacité à être autonome qui vous aidera à vous discipliner ! ✅ La stratégie est aussi importante. Placez vos pions au bon endroit au bon moment. Tous les coups sont permis pour votre réussite (sauf ceux qui affectent celle des autres !). Il faut savoir anticiper les coups de l’adversaire (l’arrivée des partiels, etc.) pour travailler correctement. Choisissez les options qui vous vont le mieux ; Travaillez avec réflexion : mieux vaut relire son cours avant son TD ; Organisez votre temps minutieusement : revoyez vos CM en prévision des contrôles continus, par exemple ! ; Soyez curieux, cherchez des informations pour approfondir vos cours, posez des questions. Vous retiendrez ces éléments, un moyen de prendre de l’avance (voire de gagner des points de participation… Stratégie on a dit !). Un fin stratège saura rebondir face au stress et aux rebondissements (même inattendus), il ne se laisse pas abattre. ✅ La régularité est également primordiale pour intégrer et ancrer les connaissances nécessaires à la réussite de votre reprise d’étude. Couplée à la discipline, rien ne vous arrêtera. ✅ Enfin, la méthodologie est l’ultime pierre à votre édifice de succès. Entraînez-vous pour devenir aussi rigoureux que les études de droit l’imposent. Vous voilà prêt à gravir les marches de votre reprise d’études en droit 📍! Ai-je plus de chances de réussir ma reprise d'études à distance ou en présentiel ? Le choix d’une formation en présentiel ou à distance peut avoir des répercussions sur votre réussite. Les chances de succès dépendent avant tout de votre capacité à vous organiser et à vous discipliner. Qu’elle soit à distance ou en présentiel, la formation vous imposera de travailler en autonomie. L’avantage d'un cursus en distanciel réside surtout dans la flexibilité de votre emploi du temps. Donc, si vous êtes salarié ou professionnel en reprise d’études, peut-être que cette formule sera plus adaptée, à condition de bien vous accrocher pour tenir le rythme. 3 conseils donnés par un étudiant de 18 ans à un étudiant de 40 ans Que vous ayez 20, 30, 40 ou 50 ans, avec les bons conseils, la réussite n’attend que vous ! Et si vous avez quitté le cursus universitaire depuis quelques années, ne paniquez pas. Nous avons interrogé nos plus jeunes pépins afin qu’ils vous donnent les meilleurs conseils possible. Voici 3 des conseils les plus donnés : ✅ Conseil 1 → ne pas hésiter à poser des questions. L’âge ne doit pas être une barrière et il n’y a pas de raison que vos questions soient plus bêtes que celles de vos plus jeunes camarades. Qui sait, cela vous permettra peut être de créer de nouvelles relations ! ; ✅ Conseil 2 → travailler régulièrement. Oui, on vous l’a déjà dit, mais c’est d’autant plus important lorsque l’on n’a plus 20 ans. Eh oui, d’après plusieurs études scientifiques, la mémoire ne fonctionne pas de la même façon à 20 et 40 ans. En vieillissant, l’apprentissage peut être plus laborieux. Cela s’explique surtout par le fait que votre mémoire n’a plus l’habitude de fonctionner comme avant, il faut la remettre en marche ! ; ✅ Conseil 3 → essayer de socialiser. Les études de droit vont vous demander beaucoup d’énergie et de motivation. Or, si vous êtes seul(e), cela peut affecter votre moral et à long terme, ce n’est pas bon pour votre réussite. Posez des questions, soyez ouvert(e) aux autres et ne négligez pas votre vie sociale. L’âge n’est pas un indicateur fiable, personne n’est trop vieux pour reprendre des études de droit. Sofia, qui travaille souvent avec des adultes bien installés dans la vie et qui décident de reprendre des études de droit nous donne son point de vue. 🎤 Témoignage : « L’avantage des étudiants plus âgés est qu’ils ont une maturité que les primo-entrants n’ont pas. Ils acquièrent plus aisément les rouages de la méthodologie juridique et ont un raisonnement beaucoup plus logique et cohérent ». Cette chargée d’enseignement révèle également qu’« ils ne cherchent pas à tout prix à avoir des notes, mais favorisent la compréhension des informations. De cette manière, ils réussissent généralement mieux que les jeunes générations ». Comme l’amour, les études de droit n’ont pas d’âge. Vous l’avez compris les pépins, si vous voulez reprendre des études de droit, faites-le. Croyez en vous et donnez-vous les moyens de réussir. Rédigé par une attachée temporaire d'enseignement et de recherche en Droit constitutionnel

  • Comment réussir sa dissertation juridique ?

    Conseils > Méthodologie juridique La dissertation juridique est une épreuve très redoutée par les étudiants en droit. Pour la réussir, il faut en comprendre les attentes et suivre une méthodologie précise. Il existe plusieurs outils destinés à vous aider dans votre rédaction, que nous vous présenterons ainsi que nos 8 meilleurs conseils et 6 étapes pour que vous réussissiez la dissertation comme personne. 🖌 Sommaire : 🤔 Comprendre l’exercice de la dissertation Définition de la dissertation juridique Objectifs de la dissertation juridique Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ? ✅ 6 étapes pour réussir brillamment sa dissertation en droit Lire attentivement le sujet Déterminer la problématique de la dissertation Élaborer le plan de la dissertation au brouillon Élaborer l’introduction de la dissertation au brouillon Rédiger le corps de la dissertation Relire la dissertation 🕑 Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? ❌ 8 erreurs à ne surtout pas faire dans une dissertation  📝 3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie de la dissertation S’entraîner le plus régulièrement possible Maîtriser son cours Se renseigner sur la méthodologie de son enseignant 🎁 Exemples de dissertations juridiques La dissertation est un exercice écrit structuré, posant une reflexion d’un sujet juridique, l’objectif étant de faire une démonstration de votre réflexion personnelle argumentée par des fondements juridiques. 3 finalités sont à retenir lors de sa rédaction :  Explorer en profondeur une notion juridique ; Mobiliser des connaissances pour ses arguments (surtout pas de récitation de cours !) ;  Structurer votre pensée de manière à obtenir un raisonnement clair et cohérent. Pour gagner des points, il faut ainsi soigner sa problématique pour montrer l’intérêt du sujet donné et donner une bonne impression au correcteur, puis trouver une structure cohérente, pour exploiter ses connaissances dans l’objectif de répondre à la problématique. Les principales difficultés rencontrées et les erreurs les plus récurrentes commises par vous, jeunes étudiants en droit, se situent :  au niveau de la méthodologie juridique ;  au niveau de la gestion du temps.  Alors, chers pépins, prenez des notes et lisez cet article complet et détaillé pour réussir vos dissertations avec brio. Remercions LexisNexis de nous avoir donné quelques précieuses recommandations pour réussir cette épreuve. Comprendre l’exercice de la dissertation 🤔  Pour comprendre l’exercice de la dissertation juridique, vous devez étudier sa définition, mais surtout comprendre quels sont ses objectifs ainsi que saisir les attentes de vos correcteurs. Définition de la dissertation juridique La dissertation est un exercice écrit, qui consiste à discuter une question d’ordre théorique, afin de démontrer des pistes de résolution au travers d’une démonstration argumentée. 3 éléments sont donc à retenir :  Un exercice écrit ; Une discussion ; À propos d’un sujet juridique. 1/ La dissertation est un exercice écrit Cela signifie que votre exercice de dissertation doit être :  Structuré, afin que l’on comprenne le fond de votre pensée ; Rédigé en français, sans fautes (donc, oui, les fautes d’orthographe à chaque lettre de chaque mot sont à proscrire).  💡 Bon à savoir : pour les étudiants qui souffrent de dyslexie ou encore de dysorthographie, réalisez les démarches afin d’obtenir le tiers temps qui vous appartient. Pour les autres qui ne peuvent pas justifier de leurs lacunes orthographiques, pensez à lire régulièrement, votre grammaire et votre syntaxe vous remercieront.  Et parce que chez Pamplemousse, on veut vous aider sur tous les plans, voici 85 Flashcards recensant toutes les erreurs de français juridique que vous ne devez plus commettre ! 2/ La dissertation est une discussion En dissertation, on discute un sujet. L'objectif de cette discussion, c’est d’analyser une situation et d’argumenter pour défendre une position. Avez-vous lu quelque part, dans la consigne de votre exercice : « récitez vos connaissances pour montrer que vous avez appris » ? Non, car ce n’est pas ça, une dissertation. Par exemple, si votre ami vous dit qu’il pense préférable d’élever des dragons dans son chalet, aucun intérêt de lui réciter toutes les connaissances* que vous avez sur les espèces de dragon qu’il existe dans le monde et la manière de les nourrir. Cela n’apportera pas grand-chose à votre ami. En revanche, il est intéressant de lui démontrer par A + B que ce n’est pas très malin, car chalet en bois + dragon = risque de terminer sans domicile. C’est cela une discussion. *Eh oui, on étale rarement nos connaissances lorsqu’on a une discussion (certes, il y en a de cette école, mais ça devient vite ennuyeux et pédant. Tout ce qu’il ne faut pas faire, en somme). 3/ La dissertation est une discussion à propos d’un sujet juridique Si le sujet dissertation est juridique, naturellement, il faudra glisser des fondements juridiques afin d’étayer vos arguments (les termes fondements et sources doivent devenir vos meilleurs amis). Non, chers pépins de L1, l’intérêt du sujet en droit constitutionnel n’est jamais politique, enfin ! Combien de fois a-t-on croisé cet affront ?! La dissertation juridique, c'est faire du droit, donc, en principe, on attend rarement des développements ou intérêts politiques qui ne sont pas à notre portée. Nous n’avons pas la science nécessaire pour juger de la pertinence de vos arguments. En résumé, si c’est argumenté + juridiquement fondé, vous gagnez des points, ce n’est pas plus difficile.  Comment en sommes-nous arrivés à ces conclusions et à cette définition aussi complète ? Voici quelques étapes de nos investigations pour mieux comprendre la définition que nous venons de vous détailler dans cet exposé fort passionnant. La dissertation, c’est une vieille amie qu’on a déjà rencontrée au lycée (amie ou ennemie, on vous laisse voir, mais on préfère toujours voir le verre d’eau à moitié plein).  Pour autant, combien parmi vous ont fait appel à Robert (ou Larousse) pour trouver la définition de dissertation ? Le pourcentage est sûrement très faible, ce qui nous amène à vous rappeler qu’il est élémentaire pour tout juriste d’aller chercher la définition des termes et expressions employés pour être rigoureux. Le droit, ce sont des calculs avec des mots, on ne peut rien laisser au hasard. Dès maintenant, prenez les bons réflexes (et cherchez les définitions dans des dictionnaires de vocabulaire juridique, bien entendu). Revenons-en à la définition de la dissertation. En bons anciens étudiants en droit que nous sommes, devenus enseignants et autres professionnels du droit, nous avons fait appel à un ami :  Robert nous indique que la dissertation est un « texte où l’on disserte » ou un « exercice scolaire écrit portant sur des sujets (…) historiques », liste à laquelle nous prenons la liberté d’ajouter « juridiques ». Clairement, Robert ne nous avance pas beaucoup plus que ChatGPT cette fois. Néanmoins, il y a quand même la mention « exercice écrit » qui nous permet d’avoir des informations fondamentales : la dissertation est un exercice écrit. Cela va naturellement avoir des répercussions sur les attentes. Larousse est un peu plus bavarde, et définit la dissertation comme suit :  « Autrefois, mémoire sur un problème (…) de doctrine, sur une question savante. » Ah ! ; « Exercice scolaire de composition écrite, consistant dans la discussion d’un sujet (…) » là encore, nous ajoutons « juridique » avant de nous exclamer « Ah » x2 ! On tient des pistes, ça devient intéressant cette enquête, cher Watson ; « Développement long, ennuyeux, discours pédant ».  Là, l’enseignant qui est en nous se dit « Ah ! » x 3. Malheureusement, trop souvent, les dissertations des étudiants ressemblent à une dissertation qui répond à cette définition et pas à celle qui est attendue. Alors, vous comprenez mieux l’intérêt de bien définir maintenant ? La définition est la base de la compréhension. Objectifs de la dissertation juridique Si après cette enquête, vous ne l’avez pas encore tout à fait compris, la dissertation a pour objectif premier de vous amener à utiliser vos connaissances pour discuter une thématique.  Plus généralement, lorsqu’un enseignant vous pose un exercice de dissertation, c'est pour 3 finalités :   ✅ Vous faire discuter autour d’une tension juridique → vous exposez (1) ; ✅ Vous permettre de mobiliser des connaissances pour réfléchir → vous argumentez (2) ; ✅ Vous pousser à structurer votre pensée afin de proposer un raisonnement limpide → vous organisez (3). Jamais l’exercice de la dissertation juridique n’est proposé en partiel pour :  ❌ Vous faire réciter le cours dans les moindres détails ; ❌ Vous piéger « parce que notre prof, il est trop dur, il note sec et nous met des dissertations pour nous piéger » (si vous saviez le temps que prend la correction d’un tel exercice… Toutes ces copies. Toutes ces lignes. Ni l’enseignant, ni vous n’avez plus d’intérêt dans cette histoire) ; ❌ Vous faire appliquer le plan vu en TD. La dissertation est un exercice de raisonnement. Or, le raisonnement est personnel, nous n’avons pas tous la même approche des situations et la même interprétation des données. Il faut rester logique et juridique, mais il n’y a, en principe, jamais de bonne réponse (évidemment, le hors sujet n’a pas sa place…). Donc, en résumé, la dissertation juridique a pour objectifs d’exposer (1) des arguments (2) de manière structurée (3), et ce sont ces attentes des correcteurs qu’il faut réussir à combler. Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ?  Pour gagner des points, vous devez tant travailler la forme (rédaction, soin) que le fond (problématique, structure, exploitation des connaissances et argumentation). Attente 1 : La problématisation du sujet Autant le dire d’emblée, s’il n’y a pas de problématique, il n’y a pas de points. L’intégralité de votre raisonnement découle de la problématisation que vous aurez faite du sujet.  Autrement dit, si vous ne problématisez pas, il n’y a pas de dissertation. Une réponse à une question, peut-être, mais rien de plus intéressant. Or, le correcteur s’attend à une dissertation, pas à une réponse.  Donc, il faut trouver la tension que sous-entend le sujet posé par rapport aux grands principes qui guident la matière. Par exemple, si l’on vous propose « Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ? » comme sujet de dissertation en droit constitutionnel :  ❌ Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ? ✅ Le pouvoir exécutif aux États-Unis (=Président des États-Unis) aboutit-il à un déséquilibre institutionnel (=des institutions) au détriment du pouvoir législatif (=Congrès, qui est une institution) ? 📚 On s’est dit qu’une petite traduction des termes était la bienvenue en bonus pour faire le lien avec le sujet.  Une « toute puissance » présage probablement une idée de déséquilibre, mais par rapport à qui/quoi ? On pourrait être plus larges et se limiter à l’idée de « déséquilibre institutionnel » qui permet d’intégrer également la question du pouvoir judiciaire.  Néanmoins, si nous décidons de restreindre de cette façon la problématique, il est alors impératif de le justifier en introduction (on n’occulte jamais des éléments qui s’intègrent au sujet sans le justifier). Attente 2 : La structure cohérente et démonstrative Pour gagner des points, la structure doit être cohérente par rapport à la problématique soulevée (tout est lié, c’est un complot ?!) Lorsque vous réalisez un exercice comme la dissertation juridique, vous devez mettre l’accent sur la démonstration. ❌ L’erreur principale que commettent les étudiants est de réciter les connaissances au lieu de les utiliser. Si l’on attendait une simple restitution de connaissances, on vous poserait une question de cours. Pensez-y ! Donc, pour conserver une structure cohérente et démonstrative :  Lorsque vous établissez la problématique (oui, oui, on la dégage avant le plan…) répondez-y simplement en deux temps (un grand I et un grand II) ; Sortons un peu du cadre du droit pour illustrer ces attentes avec un exemple, avant de reprendre notre sujet de droit constitutionnel.  Votre BFF vous demande ce que vous avez pensé de la dernière série en vogue en dépit de votre réticence à la regarder (c’est la tension du sujet). Prenons un classique (plus du tout en vogue, mais vous connaissez au moins de nom) : Gossip girl.   Vous ne lui répondrez probablement pas : dans un premier temps, la série présente les aventures de la jet set new-yorkaise, mais dans un second temps, nous verrons les codes de cette élite. C’est le meilleur moyen d’être descriptif et/ou hors sujet. Répondez simplement à la question posée qui soulève une tension ici : votre réticence à vous lancer. « Si j’ai apprécié suivre l’évolution des personnages (I), j’ai trouvé la fin décevante (II) ». Réponse en deux temps qui suppose une véritable démonstration pour aller dans le sens de vos idées qui n’engagent que vous. D’autres peuvent avoir apprécié complètement la série et dissipé toutes les craintes qu’ils avaient à se lancer. Tous les éléments de votre sujet sont traités → avoir regardé la série en dépit des craintes, sans pour autant l’avoir complètement appréciée. La tension du sujet se situait sur ce terrain, la personne qui vous pose la question s’en moque un peu de savoir si vous l’avez vue. Ce qui l’intéresse est de savoir si vous l’avez aimée et pour quelles raisons. Cela permet une véritable discussion (Oh, ben ça alors ?! N’a-t-on pas dit que la dissertation juridique est un exercice de discussion ?). D’ailleurs, il faut dire que Nate ne servait vraiment à rien. Vous corroborerez vos propos par des fondements solides, ici, évidemment, ils ne sont pas juridiques, mais vous appuierez avec des passages de la série qui vont dans le sens de vos arguments.  ⚠️ Néanmoins, rien ne signifie que vous avez raison. Vous avez simplement appuyé votre démonstration dans le sens que vous souhaitiez étayer. D’autres peuvent avoir un avis diamétralement opposé, peu importe, tant que vous justifiez. ne» Vous devez comprendre qu’il n’y a pas de bonne réponse ou de bon plan. Simplement de la démonstration appuyée par des fondements solides. ✅ Sur un terrain plus juridique, maintenant que vous y voyez, peut-être un peu plus clair en français, reprenons notre exemple : « Les prérogatives de l’exécutif aux États-Unis (=Président des États-Unis) aboutissent-elles à un déséquilibre institutionnel ? » « Il existe un système de poids et contrepoids aux États-Unis (I), mais le président dispose, par son statut et ses pouvoirs, d’une position centrale au sein des institutions (II) ». ⚠️ Nous avons mis une réponse en deux temps à la problématique que l’on a soulevée. Cela ne signifie pas que c’est correct, il s’agit d’un angle d’approche, qui d'ailleurs n'est pas le meilleur. Mais cela vous évitera de le copier bêtement dans vos copies de dissertation. Un raisonnement est avant tout personnel. 2. Avant de développer vos idées, dans chaque sous-partie, notez au brouillon une petite phrase « je veux démontrer que » et l’élément que vous souhaitez établir dans le cadre de ce développement → c’est votre fil rouge, celui qui conduit votre raisonnement.  Tant que vous le suivez, vous ne risquez pas de vous écarter du sujet que vous avez établi (la problématique : donc, il faut faire attention, car c’est elle qui va déterminer si vous n’êtes pas hors sujet !). ✅ Dans notre cas, on veut démontrer que le Président des États-Unis est puissant (pouvoirs/statut), mais pour autant, le système des checks and balances pose une limite qui permet de conserver une forme d’équilibre. Attente 3 : L’exploitation de vos connaissances Vos connaissances doivent être exploitées et pas récitées. Qu’est-ce que cela signifie ? Que les Fables de la Fontaine, c’était en primaire ! Aujourd’hui, concrètement, à quoi vous sert-il de savoir que « La Fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut » et qu’au temps chaud, la Cigale préférait chanter plutôt qu’anticiper, alors elle n’a plus qu’à danser maintenant ? À rien, n’est-ce pas ? Les connaissances qui vous sont dispensées à la fac ne sont pas destinées à être simplement apprises, elles doivent vous servir, être utilisées pour raisonner. C’est cela exploiter ses connaissances.  C’est utiliser toutes les données que vous avez pour faire des liens et en tirer des conclusions.  Reprenons notre exemple avec votre BFF. La tension du sujet ici était de savoir si la série était à votre goût. C’est ce qui intéresse vraiment l’interlocuteur. Sa vie repose sur vos goûts cinématographiques, apparemment. Vous allez rarement réciter toutes vos connaissances à propos de la ville de New York, sa gare de Grand Central incroyablement accueillante, remplie de secrets et dont le bâtiment a été démoli à plusieurs reprises.  Vous n’irez pas davantage réciter tous vos savoirs à propos de la principauté de Monaco ou du Prince de Belfort qui n’existe que dans la série.  Vous préférerez appuyer l’idée selon laquelle les personnages ont évolué, ce qui a retenu votre attention. Il faudra alors établir en quoi vous avez relevé une évolution. En parallèle, vous devrez expliquer à votre BFF, désespéré par vos propos, en quoi la fin a été décevante. Tout cela avec des arguments appuyés par des passages de la série (ce sont, ce qu’on appelle les fondements juridiques dans une dissertation). ✅ Pour vous, étudiant en droit, c’est (presque) la même chose en droit constitutionnel avec notre Président des États-Unis.  Vous savez qu’il est élu au suffrage universel indirect, qu’il est, en principe, irresponsable, et qu’il dispose, entre autres, d’un droit de véto dans certains cas. Si vous vous contentez de le réciter, on n’en tire rien.  Et d’ailleurs, les correcteurs savent rarement que faire de ces informations… Vous ne gagnez pas de points. Il faut les utiliser pour aller dans le sens de cette forme de prééminence du pouvoir exécutif aux États-Unis. Et on pourrait décliner les exemples pour toutes les matières, droit des contrats, introduction générale au droit ou droit international public. Rien ne sert de réciter, il faut utiliser. Attente 4 : L’argumentation logique et juridique On l’a déjà exposé, mais il faut corroborer vos propos, votre argumentation : elle doit être logique ET juridique :  Logique Juridique Si vous dites que le Président est prééminent, il serait délicat d’avancer des arguments qui desservent cette thèse, comme dire qu’il peut facilement être destitué (ce qui est plutôt faux, d’ailleurs).  Le dire n’est pas un souci, mais c’est la manière dont vous exploitez la donnée qui va faire la différence. Cet argument servirait davantage à démontrer que le système permet de rééquilibrer la tendance, mais que la procédure d’impeachment aboutit difficilement. Il faut donner les fondements juridiques qui appuient votre démonstration. S’il n’y a pas de justification juridique, on ne peut tout simplement pas vous croire. Même si vous êtes de bonne foi (ce qui est présumé en droit…), on a besoin de savoir d’où vous tirez cette idée et comment vous la justifiez. Attente 5 : La rédaction irréprochable Pour gagner des points, la forme compte aussi, donc la rédaction doit être irréprochable. (en plus de tous les éléments de fond précédemment établis, qui sont indispensables). Qu’est-ce qu’une « rédaction irréprochable » ? Une syntaxe au moins correcte ; Un style rédactionnel simple → une phrase avec « sujet + verbe + complément » suffit, inutile d’en faire des trop longues. Le vocabulaire n’a pas à être pédant. La simplicité accompagnée de rigueur juridique suffira à rendre votre propos intelligible et juridique ; ⚠️ Attention : lorsque vous utilisez des mots trop compliqués ou des tournures alambiquées, vous pouvez faire perdre en clarté votre propos.  Si vous ne comprenez pas les personnes qui emploient du « beau vocabulaire », pourquoi les correcteurs comprendraient-ils le fond de votre pensée lorsque vous leur dites « en vertu de l’illégitimité constitutionnelle de la pensée romanesque, le président de l’État fédéral nord-américain dispose d’un panel de prérogatives en faisant un véritable belligérant au sein de la protection des libertés fondamentales » ? Cette phrase n’a aucun sens (mais, des étudiants tentent…) ; On ne peut pas comprendre le fond de la pensée, même si on peut deviner l’orientation choisie. Autrement dit, faites simple pour être compris, plutôt que compliqué pour frimer. Vous êtes notés sur votre démonstration. 📚 Au pire, on vous reprochera un manque de vocabulaire (mais, cela se travaille, à force de lire, par exemple), mais pas un manque de clarté. On note avant tout la cohérence de votre discussion, et il est plus facile de la saisir si vous vous exprimez simplement. Une orthographe et une grammaire irréprochables → la dissertation est une discussion écrite, il va de soi que l’orthographe et la grammaire doivent être soignées. Certaines tournures peuvent changer complètement le sens d’une phrase. Par exemple, un accent peut tout changer. Si vous écrivez « un interne tué » à la place d’un « interné tue », vous ne dites plus la même chose… ; Il est difficile de vous comprendre lorsque les mots ne sont pas correctement orthographiés, car parfois, ils n’existent pas et on a du mal à resituer ;  C’est assez irritant, une copie remplie de fautes. Le correcteur sera moins enclin à vous accorder « le point en plus » et il peut surtout sanctionner et vous faire perdre 1 à 3 points sur la note (cela dépend des enseignants). Attente 6 : Le soin apporté à la copie En plus d’une rédaction irréprochable, il est élémentaire de rendre une copie soignée. Il vaut mieux éviter les ratures ou le correcteur à tout-va et aérer la rédaction.  Pensez au correcteur, il enchaîne généralement des centaines de copies. Toutes ces lignes… Ça en devient délétère ! Si vous pouvez lui épargner cela en sautant des lignes (comme on le fait dans cet article), il aura plus de plaisir à étudier votre copie de dissertation juridique. Essayez également de soigner la calligraphie. Si l’on apprend l’écriture cursive dès la primaire, ce n’est pas pour écrire comme un troll des montagnes une fois adulte. Alors oui, « vous n’avez pas le temps », mais la réalité est que :  Vous avez tous le même délai lors de l’examen et certains savent soigner leur écriture ; Écrivez plus souvent à la main au lieu d’être scotché sur votre téléphone à scroller et affalé sur votre ordinateur à prendre des notes mécaniquement. Si vous voulez gagner des points, croyez-nous, le soin apporté à l’écriture peut faire la différence… Tout simplement parce que le lecteur vous comprend, ce qui n’est pas le cas lorsque vous lui soumettez une ordonnance* de 8 pages, sans saut de ligne et bourrée de fautes d’orthographe. *Si au moins, vous pouviez lui prescrire du Doliprane pour faire face à ce qui l’attend… Vous savez désormais comment gagner des points en dissertation et quelles sont les attentes de l’exercice juridique. Place à la méthodologie juridique de la dissertation.  6 étapes pour réussir brillamment sa dissertation en droit Avec une méthodologie juridique de travail et de raisonnement, vous pourrez réussir brillamment vos dissertations en droit. Voici une méthode en 6 étapes* :  *Les quatre premières étapes se déroulent au brouillon. Il est impératif de poser votre raisonnement avant de rédiger, sinon, vous naviguez à vue. Ça peut passer, mais ça peut aussi vous amener à un naufrage. Pourquoi prendre le risque alors que vous disposez d’une boussole (le brouillon) ?  Lire attentivement le sujet ; Déterminer la problématique de la dissertation ; Élaborer le plan ; Réaliser l’ébauche de l’introduction ; Rédiger le contenu de la dissertation juridique ; Relire son devoir. Lire attentivement le sujet Lire attentivement le sujet signifie l’analyser au-delà des lignes qui figurent sur ce sujet d’examen fraîchement imprimé pour le partiel de droit administratif. En ayant en tête les différents types de dissertation, vous saurez mieux analyser ces sujets. Les différents types de dissertation/types de sujets Savoir reconnaître les différents types de sujets de dissertation vous permet déjà de raisonner à la simple analyse du sujet. Les sujets comparatifs Les sujets comparatifs sont des sujets dans lesquels le correcteur met en balance deux éléments. Par exemple, la loi et la jurisprudence (passons à un exemple d’introduction en introduction générale au droit pour changer un peu du droit constitutionnel). ❌ Erreur à ne plus jamais commettre : I. La loi/II. La jurisprudence (on ne parle même pas de la formulation des titres. Pour l’instant, on s’arrête à cette dichotomie qui donne le tournis aux correcteurs). ✅ Lorsque vous avez un sujet de comparaison en dissertation juridique, vous devez interconnecter les deux éléments pour les rapprocher, les éloigner. Bref, établir une connexion.  Dans ce cas, il s’agira de faire le lien entre la loi et la jurisprudence (on est donc sur les sources du droit, peut-être un peu de hiérarchie des normes, mais ce sont surtout les questions des limites au rôle d’interprète du juge qui vont se poser. Pensez notamment à l’interdiction des dénis de justice [art. 4 du Code civil] et des arrêts de règlement [art. 5 du Code civil], entre autres). On ne donne pas d’articulation, car un plan est le fruit d’un raisonnement personnel et vous allez juste le copier sans savoir l’utiliser, ce qui ne vous rend pas service. Or, chers étudiants, Pamplemousse donne tout pour vous accompagner vers le développement de vos capacités, car vous les avez ! Les sujets évolutifs ou analytiques Dans les sujets évolutifs ou analytiques, vous devez établir l’intérêt (intérêt du sujet, ça vous parle ?!) d’une évolution/d’un phénomène pour une thématique juridique. Prenons la force majeure. À la suite de la réforme du droit des contrats du 10 février 2016 (Oh ! Une évolution ?), cette notion a été remodelée à l’article 1218 du Code civil.  Auparavant, l’article 1148 du Code civil la consacrait aux côtés du cas fortuit. Si vous avez un sujet qui porte sur la force majeure actuellement, il y a fort à parier que vous pouvez en établir le caractère évolutif.  ❌ L’erreur que les étudiants en droit commettent est d’établir la chronologie de l’évolution. Or, il ne s’agit pas d’un catalogue à réaliser, mais d’une dissertation. ✅ Il faut donc apporter une véritable discussion au sujet de l’évolution. Il est nécessaire d’en tirer les conséquences, les répercussions qu’a pu avoir l’évolution mise en évidence.  Tel est le cas avec le classique sujet « la crise du 16 mai 1877 ». Nous établir ce qu’il s’est produit n’apporte pas grand-chose (comprenez aucun point). En revanche, en tirer les conséquences pour le régime parlementaire passant du dualisme au monisme est bien plus intéressant ! Les sujets thématiques Les sujets thématiques* imposent l’analyse d’un thème.  *Lorsqu’il n’est ni évolutif ni comparatif, on peut parler de sujet thématique (qualification retenue par la Team Pamplemousse). Tel est le cas de notre sujet « Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ? ». Le correcteur pose volontairement un sujet qui n’a pas de bonne réponse. Il s’agit de l’analyser pour ouvrir la discussion en argumentant. ❌ La pire erreur que les étudiants commettent est de réciter leur cours. On ne vous fait pas un dessin, on l’a suffisamment répété. ✅ Votre discussion dépendra de la problématisation que vous aurez établie (comme tous les sujets précédents), mais dans cette situation, les conséquences que vous tirerez dépendent de votre raisonnement. C’est pourquoi les plans types/bateau/des autres sur internet ne fonctionnent pas vraiment. 💡 Bon à savoir : nous avons retenu ces qualifications en fonction des types de « plans-types » qu’il existe :  Analytique → analyser un phénomène (donc, peut être évolutif) pour en tirer des conséquences, plan-type « cause (I), conséquences (II) ; Dialectique → ouvrir à un débat, discuter une idée. Les sujets de droit constitutionnel se prêtent bien à ces plans à nuance de type « Oui (I), mais (II) ;  Comparatif → mettre en tension deux éléments pour les rapprocher et les éloigner. Analyser le sujet de la dissertation Désormais, vous savez reconnaître les « types » de dissertation juridique. Place à la manière d’analyser le sujet avec l’acronyme LDIR :  Il faut le lire ; Il faut le décortiquer ; Il faut « l’inférer » (en tirer des conclusions) ; Il faut le « réfléchir ». LIRE Ne survolez pas le sujet, scrutez-en tous les coins et recoins.  D’abord, lisez le sujet dans son ensemble ; Ensuite, lisez chaque mot un par un. Si vous allez trop vite, vous pouvez, sous la pression, manquer un élément qui change complètement le sens du sujet. Un « et » n’est pas un « ou », et si vous faites cette confusion, vous voilà prêt pour du hors-piste qui va vous coûter un bras (du hors sujet qui vous coûtera des points, et beaucoup de points !) ; Enfin, comprenez l’idée générale dégagée par le sujet. DÉCORTIQUER Vous avez lu et compris l’ensemble. Prenez désormais le temps pour établir le sens juridique de chaque mot ou expression du sujet. ✅ Reprenons notre exemple « Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ? ». Lorsque vous lisez « Président des États-Unis », vous devez comprendre :  Pouvoir exécutif ; Exécutif monocéphale/régime présidentiel ; Checks and balances. Pourquoi ? Car, le président dans ce pays est la seule tête de l’exécutif, ce qui est une caractéristique des régimes présidentiels. Néanmoins, la spécificité de cette séparation horizontale des pouvoirs aux USA est ce système des checks and balances. Donc, avec « États-Unis », vous pouvez déjà orienter le sens du sujet en ce sens.  ⚠️ La donne n’aurait pas été la même si l’on vous avait indiqué « le président dans un régime présidentiel est-il tout-puissant ? »  Ici, on ne précise pas « États-Unis », il aurait donc été restrictif d’envisager SEULEMENT les checks and balances, alors que tous les régimes présidentiels n’en prévoient pas nécessairement… Vous voyez pourquoi il faut décortiquer ? Continuons. Dans le sujet, nous avons une forme interrogative → le correcteur n’a rien affirmé. Nous retrouvons également une formule qui n’a rien de juridique : « tout-puissant ». Cette idée de puissance peut être rattachée à la « souveraineté ». Qui dit souveraineté, dit séparation des pouvoirs et grandes théories de l’époque. On retombe sur notre idée de régime présidentiel. On tient une piste Watson ! Mais, tout-puissant par rapport à qui ? À quoi ? Eh bien, vous devez naturellement faire le lien avec ce qui n’est pas dit, et c’est à ce moment-là que vous allez inférer. INFÉRER Analyser un sujet, c’est comprendre où le correcteur souhaite vous orienter. Or, si vous n’utilisez pas vos connaissances, mais que vous vous contentez de les réciter, vous aurez du mal à inférer.  ⚠️ Attention : si vous ne réalisez pas l’étape précédente, il va être difficile de pouvoir tirer ces conclusions. De notre sujet relatif au Président des États-Unis, nous pouvons comprendre qu’il y a une question d’équilibre institutionnel, car s’il est « tout-puissant », c’est forcément par opposition à autre chose.  Le plus logique étant ici de le mettre en opposition aux autres institutions qui composent les pouvoirs (tout est toujours question de séparation des pouvoirs en droit constitutionnel). RÉFLÉCHIR Vous êtes désormais prêts à « réfléchir le sujet ». Vous l’avez déjà plus ou moins réalisé lorsque vous avez décortiqué le sujet, mais il s’agit à présent d’aller plus loin dans cette démarche. Reprenez les termes ou expressions que vous avez ressortis et faites le lien avec vos connaissances de cours.  À la fin, vous aurez une liste de mots-clés au brouillon qui serviront la suite de votre raisonnement, car ce sont eux que vous retrouverez dans votre devoir (en introduction de la dissertation juridique ou dans les développements). Déterminer la problématique de la dissertation La problématique de la dissertation est le premier élément à déterminer après avoir réalisé la lecture attentive du sujet. Gardez à l’esprit : pas de problématique, pas de point. En effet, sans elle, vous n’avez rien à discuter. Comment pourriez-vous réaliser une dissertation s’il n’y a pas de problème ?!  Après avoir compris les objectifs de la problématique, vous serez armé pour mieux la rédiger et l’annoncer. Nous illustrerons avec quelques exemples, parce qu’on sait que vous aimez bien ça. Quels sont les objectifs de la problématique ? La problématique poursuit 3 objectifs :  D’ouvrir la voie à une démonstration juridique en mettant en évidence les tensions posées par un sujet ; De faire savoir au lecteur la manière dont vous allez aborder le sujet ; D’avoir une ligne conductrice pour réaliser une démonstration. On le redit : pas de problématique, pas de point.  Comment rédiger une bonne problématique juridique ? Pour rédiger une bonne problématique juridique, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une question d’ordre théorique générale qui ouvre sur une démonstration. Pour déterminer la problématique, il faut faire un lien entre le sujet posé et les grandes thématiques qui sont la colonne vertébrale de votre cours. En droit constitutionnel, la majeure partie des concepts étudiés existent parce qu’un jour quelqu’un s’est dit qu’il fallait séparer les pouvoirs. Tout ce que vous abordez tourne de près ou de loin autour de cette idée de séparation des pouvoirs, et plus largement de souveraineté. Ainsi, la problématique va vous imposer de chercher où se situe le problème entre votre sujet et ces grands concepts clés. En droit des contrats, c’est la liberté contractuelle (la bonne foi et la force obligatoire, également, certes), qui guide l’intégralité du raisonnement du cours. On est tout à fait libre de contracter ou de ne pas contracter, et rien ne nous permet, donc, en principe, de revenir sur un engagement (et pour cause, il a force obligatoire !).  Néanmoins, la liberté contractuelle n’est pas absolue, et c’est la raison pour laquelle nous vous déroulons le reste du cours en vous évoquant les vices du consentement, le contenu ou encore la capacité. C’est donc autour des principes directeurs du droit des contrats qu’une tension pourra être établie pour dégager une problématique, quel que soit le sujet (en principe, mais vous le savez, il y a toujours des exceptions).  Comment annoncer la problématique en droit ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon pour annoncer la problématique en droit. La dissertation impose une problématique, mais la manière de l’annoncer importe peu (en principe, en réalité, des enseignants vous imposeront des procédés). Il faut qu’elle suive le paragraphe qui établit l’intérêt du sujet, qui n’est vraiment pas politique en droit constitutionnel… Enfin, chers étudiants, on fait du droit ou… ? Lorsque vous aurez expliqué pourquoi le sujet est intéressant, vous pourrez naturellement poser le problème qu’il suscite. Quant à la formule, elle peut être interrogative (dans la majorité des cas), mais aussi affirmative (plus rare). Référez-vous à vos enseignants, certains n’acceptent pas les formules affirmatives, d’autres les imposent.  C’est un peu la dictature. Tout Homme qui a du pouvoir est porté n abuser, n’est-ce pas ? En plus, on vous donne une phrase d’accroche pour vos dissertations, si ce n’est pas fabuleux ! (Montesquieu, De l’esprit des lois). Exemples de problématiques juridiques Voici quelques exemples de formulations de problématiques pour des dissertations juridiques (avec tout ça, vous n’avez aucune excuse pour ne pas réussir !).  Les prérogatives de l’exécutif aux États-Unis (=président des États-Unis) aboutissent-elles à un déséquilibre institutionnel ? ; La question se pose de savoir si l’effet relatif du contrat s’impose comme limite absolue à un tiers au contrat ;  La rationalisation du Parlement sous la Vᵉ République conduit-elle à un effacement du Parlement ? ; Les modalités de mise en œuvre des assignations administratives à résidences privent-elles les administrés d’une garantie juridictionnelle effective ? ; La lenteur des procédures en matière civile prive-t-elle les requérants des garanties de l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme ? 💡 Nous avons traversé plusieurs matières pour ces problématiques de dissertations juridiques : droit des contrats, droit constitutionnel, droit administratif ou encore procédure civile.  Néanmoins, nous ne vous donnons pas les sujets, volontairement (on vous l’a dit, c’est la dictature), afin d’éviter que vous repreniez simplement ces formulations qui sont purement illustratives. Encore une fois, un raisonnement est personnel, et la problématique d’autrui ne vous permettra pas de construire un raisonnement solide. Élaborer le plan de la dissertation au brouillon La boussole de votre dissertation désormais établie (la problématique juridique), vous pouvez choisir la direction à prendre (le plan), au brouillon (oui, on ne se lance pas directement !). Le plan, c’est la manière dont vous allez raisonner pour utiliser vos connaissances afin de servir votre raisonnement. Alors, quels éléments sont indispensables pour un plan de dissertation réussi ? Comment le rédiger et surtout, quels sont les écueils à ne pas commettre pour que vos titres ne soient pas de vilains icebergs au milieu de votre océan ? Quels éléments pour un plan de dissertation réussi ? Le plan de dissertation est réussi lorsqu’il est structuré, appuyé sur des connaissances et, évidemment, lorsqu’il répond à la problématique. Toutes les démarches que vous aurez réalisées préalablement au brouillon vous permettent de l’élaborer. Vous avez noté des mots-clés/expressions/connaissances au brouillon (1) ; + Vous avez dégagé une problématique juridique (2) ; = Il ne reste plus qu’à structurer ces éléments (1) de manière à servir la réponse en deux temps que vous apportez à la problématique (2). Donc, les éléments à retrouver sont : structure + connaissances + réponse à la problématique. ⇒ Vous structurez les idées (et généralement, le plan du cours vous aide bien à les classer correctement. Ne vous a-t-on pas dit qu’il fallait commencer par apprendre le plan ?!). ⇒ Vous y incluez les connaissances (ces fameux fondements juridiques qui viennent corroborer vos propos. Sinon, aussi doux et sympathiques que vous soyez, on ne peut pas vous croire). ⇒ Pour répondre à la problématique. C’est bien beau d’avoir un travail structuré et fondé juridiquement, mais s’il ne répond pas à votre problématique, quel intérêt ? Ne naviguez pas à vue.  Vous avez une boussole, utilisez-la pour donner à votre périple une ligne conductrice qui vous mènera vers les meilleurs auspices (comprenez vers les meilleures notes, car il est tout à fait possible d’avoir 17/20 en dissertation juridique [voire plus, oui, oui !]). Mais si vous ne nous croyez pas, allez voir les copies corrigées de nos pépins… Comment rédiger un plan de dissertation juridique ? Pour rédiger un plan de dissertation juridique, il y a 3 erreurs à éviter et 4 étapes à suivre. Commençons par ce qu’il ne faut pas faire :  ❌ Erreur 1 : chercher le plan dans le cours. Le plan répond à votre problématique. Certes, il se rapproche d’éléments du cours, naturellement, puisqu’il s’agit des connaissances que vous allez mobiliser, mais votre orientation n’est pas celle d’autrui. Vous voguez tous à des perspectives de démonstration différentes ; ❌ Erreur 2 : établir le plan avant la problématique. Certes, ça peut passer, mais ça peut aussi (et souvent) ne pas passer. Pour être sûr d’avoir une bonne note en dissertation*, il faut établir la problématique avant le plan, car il y répond. Comment répondez-vous à une question qui ne vous a pas été posée ? À l’aveugle… Et parfois, ça ne donne rien. *Attention, si vous réalisez un hors sujet ou que vous ne terminez pas votre devoir, il est évident que cette affirmation ne tient plus. ❌ Erreur 3 (commise par de nombreux étudiants) : intégrer des éléments d’introduction dans le I.A. Si cette pensée vous traverse l’esprit : « Et si je gardais ces éléments pour le I. A. ? » lorsque vous réalisez l’introduction, alors, laissez-les en introduction. Non seulement vous n’avez aucun point sur le I. A., mais en plus votre introduction de dissertation est lacunaire. Donc, double peine…  Le I.A. n’est jamais une suite d’introduction, c’est le début du raisonnement. Tant qu’on y est, le II. B n’est pas une ouverture, il permet d’en faire une, mais à la fin du raisonnement. Lorsque vous transformez ces sous-parties en quelque chose qu’elles ne sont pas, vous ratez des points. Alors, comment rédiger le plan de dissertation juridique ? En ne commettant pas ces affronts, et en respectant les 4 étapes qui suivent, vous devriez réussir avec brio :  ✅ Reprenez votre problématique et la réponse en deux temps que vous y avez donnée ;  ✅ Ensuite, notez au brouillon vos deux grands axes de réponse (pas besoin de formuler les intitulés pour l’instant, cette étape vient après… Comment peut-on créer la bande-annonce d’un film dont on n’a pas le contenu 🧐 ?) ;  ✅ Découpez-en deux sous-idées qui guident « pas à pas » votre démonstration. Plus c’est structuré, plus on vous suit. Plus on vous suit, plus la note que vous obtenez sera meilleure ;  ✅ Agrémentez l’ensemble des connaissances juridiques qui servent votre raisonnement. De cette façon, vous avez forcément un plan qui tient la route, car il répond à votre problématique, est structuré et teinté de vos connaissances. Vous mobilisez le cours sans pour autant le réciter. Vous voilà prêt à briller en dissertation ! 5 conseils pour rédiger de bons titres de dissertation en droit Vos titres sont un moyen de faire comprendre votre raisonnement, donc pour qu’ils soient bons, ils doivent respecter certaines règles permettant au lecteur de savoir comment vous avez axé votre réflexion. Eh oui, la formulation des titres fait aussi partie de la méthodologie juridique ! Par exemple, si vous dites « le Président des États-Unis », cela n’est pas très parlant. On comprend que vous allez parler de l’exécutif aux USA, mais on ne sait pas trop ce que vous allez en faire…  Or, il est impératif que dès la lecture du titre, le correcteur ait envie d’en savoir plus. Ce sont quelques points de gagnés, il ne faut pas vous en priver !  ❌ Évitez les titres plus longs que votre cours d’histoire du droit. Optez pour un titre concis, pas besoin d’en faire des tonnes. Utilisez des termes juridiques et des qualificatifs simples.  ⚠️ Attention : si vos enseignants vous disent l’inverse, il est évident qu’il faut aller dans le sens de leurs attentes. Mais il est assez rare que les correcteurs exigent des titres à rallonge. ❌ Pas de verbes conjugués dans vos titres. Jamais. Blasphème. Le correcteur pourrait le prendre comme un affront. Une déclaration hostile ! ; ❌ Pas de ponctuation (les « ! » sont, en principe, à proscrire. Quant aux « ? », à éviter, mais certains les tolèrent, de même que les « … »). Pour le « ? », s’ils sont admis par vos enseignants, n’exagérez pas. Après tout, c’est votre démonstration, vous êtes tout de même supposés être convaincus par vos idées. Sinon, comment convaincre le lecteur ?! ; ❌ Un titre = une idée. Évitez donc les intitulés avec des « et/ou ». À vous de trouver un moyen de qualifier la situation pour qu’elle ne fasse plus qu’un Par exemple, on ne dit pas « le statut et les pouvoirs du Président de la République ». Il y a deux idées ici, donc potentiellement deux sous-parties. Plutôt que « tarte et mousse au chocolat », on préfère « dessert chocolaté ». On n’a plus deux idées ici, mais une seule. ✅ Qualifiez les titres avec des adjectifs ou des adverbes (mais n’en abusez pas, un seul suffit par titre).  Donc, si on reprend notre exemple, plutôt que « le Président des États-Unis » dans votre dissertation de droit constitutionnel, préférez « le statut protecteur du Président des États-Unis » (on n’a pas d’avis sur la pertinence de ce titre, c’est simplement un exemple qu’on vous conseille de ne pas reprendre, car il sera difficile de le corroborer si vous n’avez pas le même raisonnement…). Élaborer l’introduction de la dissertation au brouillon Maintenant que vous avez tout le raisonnement, vous pouvez élaborer l’introduction de votre dissertation au brouillon. Eh oui, si on reprend notre analogie avec notre film, il est temps de réaliser le teaser de votre devoir.  C’est l’objectif premier de la dissertation : présenter/contextualiser/donner envie d’aller plus loin.  Pour une introduction complète, nous vous proposons de suivre la méthode de Madame Marie-Anne COHENDET (professeure agrégée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) :  le « D.L.A.C.H.A.I.T. ». Évidemment, cette étape est à faire au brouillon. Il est donc inutile de tout rédiger directement… Le temps compte ! Quels sont les objectifs de l’introduction ? L’introduction a pour objectifs :  1. De présenter le sujet ; Il faut donc le maîtriser, car présenter un sujet à propos duquel on n’a pas de connaissances sera forcément maladroit. C’est tout l’intérêt de la définition des termes du sujet et de sa contextualisation. 2. De donner envie au correcteur d’aller plus loin ; L’objectif n’est pas de proposer un discours stérile au correcteur qui connaît déjà le cours. Pour lui donner envie d’aller plus loin, il faut présenter l’intérêt du sujet : « pourquoi est-il intéressant (juridiquement) ? » Sans raisonnement, cet objectif ne sera pas atteint.  3. De justifier l’orientation retenue. On vous l’a dit, votre sujet, c’est votre problématique juridique. Parfois, vous allez écarter des aspects de la thématique. Soit. Mais il faut justifier la problématisation et le parti pris. On ne décide pas d’occulter des aspects sans rendre des comptes. Sinon, le correcteur risque de penser que vous ne maîtrisez pas votre cours correctement. Si votre introduction est simplement un vieux catalogue de définitions juridiques accompagné de quelques phrases piochées dans le cours et d’une question maladroitement formulée, elle n’apporte pas de plus-value au devoir… Donc pas de points.  Voyons donc exactement ce que l’introduction doit contenir. Le contenu de l’introduction : la méthode D.L.A.C.H.A.I.T Avec la méthode D.L.A.C.H.A.I.T*, vous êtes sûr de ne rien oublier dans le contenu de votre introduction. Pourquoi ? Tout simplement, parce que cet acronyme liste tous les éléments que doit impérativement contenir votre introduction. D’après la légende, l’introduction compterait pour 1/3 de la note… Cela vaut la peine de la soigner, non ? *⚠️ Les éléments ne sont pas présentés dans l’ordre de rédaction où ils doivent apparaître dans l’introduction du devoir.  Nous vous mettons des indications chiffrées de l’ordre dans lequel ils sont attendus. Parfois, vous retrouvez deux fois le même numéro, car les éléments vont de pair. 2. Définitions juridiques des termes. Attention, il ne doit pas s’agir d’une suite de définitions. Nous avons mis « 2 », mais en réalité, vous allez être amené à définir plusieurs termes au long de l’introduction. C’est une manière d’introduire le reste des éléments attendus, de façon fluide, que de commencer par définir le terme central du sujet en faisant un lien avec l’accroche. 5. Limites du sujet : temporelles, géographiques, politiques (si besoin, notamment en droit constitutionnel, par exemple). Cela permet de montrer à votre correcteur que vous avez fait votre travail de préparation et de justifier le traitement ou non de certaines informations. Plutôt que de se dire : « il a oublié de traiter cette donnée », votre correcteur saura que vous avez fait le choix de ne pas en parler. Bien évidemment, justifiez la délimitation de vos limites. 1. Accroche : une bonne dissertation commence par une accroche percutante, pertinente et dynamique. C’est la première phrase que votre correcteur va lire : telle la couverture d’un livre pour un lecteur, elle sera la première impression que vous donnerez. Elle doit permettre au correcteur de savoir comment vous avez orienté votre raisonnement (donc, arrêtez de passer 30 minutes à la chercher au début, on ne réalise toujours pas la bande-annonce avant d’avoir le contenu du film !). Il peut s’agir d’un élément d’actualité, d’un fait historique, d’une citation, d’un article de loi, par exemple.  En revanche, évitez les vers de vos chanteurs préférés, ce n’est pas très juridique ni intéressant pour un correcteur de savoir que « la meilleure défense, c'est l’attaque » pour justifier des comportements des différents présidents sous les cohabitations dans le cadre de la Vᵉ République. 3. Comparative Law (droit comparé) → contextualisation juridique dans l’espace ;  3. Histoire : dans quel contexte historique s’inscrit votre sujet ? Quel était le droit à cette époque ? Les régimes en place ? Etc. → contextualisation juridique dans le temps ; 6. Annonce de plan → avant laquelle on retrouve naturellement la problématique à laquelle elle répond. ❌ Une annonce de plan doit apparaître de manière fluide, évitez donc les « dans un premier temps, nous allons voir… puis dans un second temps… » (sauf si l’enseignant vous l’impose). ✅ Le Président des États-Unis dispose de pouvoirs étendus (I), mais le mécanisme des checks and balances tend à rééquilibrer les institutions (II). 5. Intérêt : quel est l’intérêt du sujet ? Pourquoi l’enseignant propose-t-il ce sujet ? C’est bien l’élément le plus essentiel de l’introduction qui vous amènera, avec les limites, à établir la problématique que vous avez retenue. 4. Théories : quelles sont les théories et notions essentielles à mobiliser dans le cadre de ce devoir ? Faut-il rédiger toute l’introduction au brouillon ? Le temps, c'est de l’argent (mais c’est aussi de bonnes notes), donc, non, vous ne devez pas perdre de temps à rédiger toute l’introduction au brouillon.  Il est évident que vous devez utiliser le brouillon, mais il ne faut pas réaliser votre devoir sur ce support. Le brouillon vous aide à poser la structure, donc les grandes lignes du raisonnement, y compris pour l’introduction. Utilisez l’acronyme D.L.A.C.H.A.I.T. en y mettant brièvement des mots-clés qui vous permettront de savoir où aller pour présenter le sujet et votre raisonnement. Rédiger le corps de la dissertation Après avoir passé 1 h 30 à 1 h 45 à réaliser les étapes précédentes au brouillon, vous voilà prêts à rédiger le corps de la dissertation. Quelle grossière erreur que de se lancer directement, alors qu’aucun raisonnement structuré n’est posé. Qu’il soit dans votre tête, c’est bien, mais s’extérioriser au préalable pour en analyser le bien-fondé, c’est mieux. Néanmoins, si vous avez respecté toutes les étapes précédentes, vous avez tout pour développer vos idées brillantes sur la copie. N’oubliez pas les chapeaux introductifs ainsi que les transitions et soignez la présentation. Rédiger le corps de la dissertation Ne pas oublier les annonces de plans et les transitions Les chapeaux introductifs (ou « annonces de plans ») et les transitions sont nécessaires pour articuler vos idées entre elles. Certes, la dissertation demande un plan en deux parties, deux sous-parties, mais ce ne sont pas de simples cases à remplir. Elles sont interconnectées pour donner un raisonnement cohérent. Votre devoir est un tout. Le devoir doit être structuré comme cela : Bien soigner sa mise en page On vous l’a dit, la forme compte, donc vous devez absolument soigner votre mise en page. Qui aurait envie d’aller déjeuner dans un endroit dont la vitrine est sale et mal ordonnée ? Pas nous, c’est certain. Pour le correcteur, c’est pareil, il aura moins envie de lire une copie visuellement désordonnée, indigeste, voire sale. Alors, pour bien organiser votre mise en page :  Mettez en évidence les titres (sans utiliser des stylos multicolores, les souligner suffit, ou au moins, les mettre en retrait du développement. Il n’y a pas besoin de faire de votre copie un sapin de Noël) ; Ordonnez les idées en paragraphes distincts en sautant des lignes. Un paragraphe = une idée ; Mettez en avant vos fondements juridiques afin que le correcteur les repère facilement (encore une fois, pas besoin de transformer votre copie en une œuvre d’art abstrait. Par exemple, vous pouvez simplement souligner vos jurisprudences). Combien de temps faut-il pour rédiger la dissertation ? Lorsque l’on parle de rédiger la dissertation, on évoque la phase lors de laquelle vous mettez toutes les idées structurées au préalable sur la copie d’examen. Le temps qu’il vous faut pour réaliser cette étape fatidique dépend évidemment du rythme de chacun.  Mais, disons que 1 h ou 1 h 15 devrait, en principe, suffire (sauf si vous envisagez de rendre un livre à l’enseignant… Sachez qu’il vaut mieux jouer sur la qualité plutôt que la quantité, plus c’est long, plus vous risquez de perdre votre correcteur). Il est impératif de garder au moins 15 minutes pour la relecture ! Relire la dissertation Relire la dissertation n’est pas une option, c’est une étape de la méthodologie juridique (si, si). Il y a mille et une bonnes raisons de se relire (mais on va se limiter à 5), alors, ne sacrifiez pas ces 15 à 20 minutes, elles sont précieuses (les points en plus n’attendent que vous, chers étudiants en droit). 5 bonnes raisons de se relire Voici 5 bonnes raisons de vous relire :  Corriger les fautes d’orthographe et de syntaxe → allez chercher ce point en plus, ou, au moins, évitez d’en perdre ; Peaufiner la mise en page → la forme a son importance quand on veut attirer les faveurs du correcteur (et pas que d’ailleurs. Ce qui fonctionne dans la vie fonctionne dans les copies. C’est ça la méthodologie juridique, raisonner juridiquement et stratégiquement) ; Vérifier qu’aucun élément n’a été oublié pendant la rédaction → lorsqu’on a la tête dans le travail, on peut oublier des aspects*, la relecture permet d’être certain d’avoir amené les idées comme elles ont été imaginées, et de compléter, le cas échéant. *Mais, en utilisant bien votre brouillon, en principe, ça devrait aller ! Prendre du recul sur la cohérence du raisonnement (effectivement, à ce stade, il sera un peu tard pour tout modifier, mais il suffit d’ajouter le bon fondement ou la bonne idée pour redresser un propos un peu bancal. Sauf que, sans relecture, vous ne pourrez pas le savoir !) ;  Vous féliciter pour ce que vous avez accompli → c’est tout de même un travail de longue haleine que de plancher quelques heures sur une dissertation juridique. Chez Pamplemousse, on aime la joie, la bonne humeur, le positif. Alors, chaque événement doit être fêté, et chaque occasion est un moyen d’être bienveillant envers soi-même. Alors, relisez-vous, voyez ce que vous avez accompli, et félicitez-vous. Vous avancez. Combien de temps doit prendre la relecture ? Le travail de relecture doit prendre 15 à 20 minutes (ou plus si vous avez davantage de temps). C’est le minimum à y consacrer. Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? Chaque étape pour aboutir à la construction d’une dissertation juridique prend plus ou moins de temps selon l’étudiant, mais voici quelques fourchettes :  LECTURE DU SUJET  15 minutes PROBLÉMATISATION DU SUJET 30 minutes CONSTRUCTION DU PLAN 30 à 40 minutes PRÉPARATION DE L’INTRODUCTION 30 à 40 minutes RÉDACTION 1 heure à 1 heure 15 RELECTURE 15 à 20 minutes 8 erreurs à ne surtout pas faire dans une dissertation Répertorions ici, les huit erreurs que nous avons déjà évoquées dans cet article, et que vous, étudiant en droit, ne devez plus commettre pour vous assurer la réussite :  ❌ Réciter le cours ; ❌ Faire le plan avant la problématique OU extraire le plan du cours (et on ne parle même pas d’aller prendre le plan sur internet…) ; ❌ Faire du I. A. une suite d’introduction et du II. B. un fourre-tout ;  ❌ Écrire des titres insipides ou à rallonge. Dans les deux cas, on n’a pas envie d’en savoir plus, mais dans le deuxième, on n’a même pas envie de le lire tellement on ne comprend rien ; ❌ Écrire pour montrer qu’on a appris. Le correcteur ne vous évalue pas sur votre capacité à mémoriser des données qu’il connaît déjà, mais sur celle à les utiliser pour apporter une analyse juridique d’un sujet ; ❌ Ne pas fonder juridiquement ses propos. Sans fondements juridiques, vous passez à côté d’une partie des points, car c’est tout de même l’essence de vos études ! ; ❌ Ne pas se relire. On vous renvoie à la partie qui porte sur ce sujet dans l’article ;  ❌ Écrire l’introduction avant tout. Comment pourriez-vous présenter un sujet que vous n’avez pas travaillé au préalable ? C’est comme sortir la bande-annonce d’un film qui n’est même pas encore tourné. Ça n’a ni queue ni tête. 3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie de la dissertation Pour (presque) terminer cet article, que dit-on, ce guide relatif à la méthodologie de la dissertation juridique, voici une série de 3 conseils pour maîtriser les attentes de cet exercice pas si compliqué : s’entraîner régulièrement, maîtriser son cours, se renseigner sur les attentes spécifiques de son enseignant. S’entraîner le plus régulièrement possible L’entraînement régulier est la clé de la réussite, quel que soit l’exercice juridique. C’est l’entraînement qui vous fera passer d’une bonne note à une excellente note, mais aussi d’une note moyenne à une bonne note, ou encore d’une moins bonne note à une note correcte.  C’est à force de répéter un geste, une tâche, une activité, une recette de cuisine que l’on devient bon, que l’on s’améliore.  Un copain ingénieur informatique nous disait justement qu’à force de coder des sites internet, il était de plus en plus rapide. Il a ses templates qu’il réexploite pour réaliser la prestation. Il a une « méthodologie de travail » qui lui sert à gagner du temps à forcer de travailler.  C’est tout l’intérêt de l’entraînement, vous développez des réflexes de raisonnement qui vous aident, le jour J, à aller plus vite (et donc, fini les « non, mais le sujet était trop long ». Ils ne sont [presque] jamais trop longs, c’est un problème de gestion du temps). Plus vous obtenez des retours sur vos copies, plus vous savez ce qu’il faut conserver, mais aussi ce qu’il faut corriger. Or, sans vous entraîner, vous n’avez pas cette possibilité. Donc, vous vous rendez au partiel à l’aveugle, espérant qu’un miracle, ou de bonnes bases de méthodologie juridique, viennent assurer vos arrières. Lorsque vous avez l’opportunité de maîtriser votre destin, faites-le, c’est bien aussi, d’avancer en sachant où aller. Maîtriser son cours Lorsque l’on parle de maîtrise, on fait référence à une compréhension approfondie du cours. L’apprendre par cœur ne suffit jamais. Il faut comprendre le cheminement logique de la discipline pour être en mesure de mobiliser les éléments à l’appui d’un raisonnement. Comment faire pour maîtriser un cours ? Sans développer, voici quelques conseils :  Apprendre le plan ; Faire des recherches complémentaires pour tous les éléments qui laissent du flou dans votre esprit ; Tenter d’en parler avec des amis pour voir si vous êtes en capacité de le réexpliquer ; Faire des dissertations pour mobiliser les connaissances au-delà d’une simple récitation. Se renseigner sur la méthodologie de son enseignant Vous devez impérativement vous renseigner sur la méthodologie de votre enseignant, car dans cet article, nous vous donnons des conseils généraux sur la méthodologie de la dissertation, sur les attentes et sur la manière de procéder pour réussir l’exercice. Néanmoins, il est possible que vos enseignants vous donnent des clés supplémentaires par rapport à leurs attentes. Il va de soi qu’il faut les inclure à votre processus de travail pour coller au mieux à ces exigences et briller dans vos dissertations juridiques. Avant de vous quitter, nous vous proposons quelques sujets pour vous entraîner à cet exercice juridique. Exemples de dissertations juridiques Voici la liste de dissertations juridiques : Exemples de dissertations en droit constitutionnel​ ✅ La séparation des pouvoirs est-elle toujours un principe constitutionnel ? ✅ Les rapports du Président et du Premier Ministre ✅ Destitution du Président et article 68 de la Constitution ✅ Les personnes exclues du droit de vote ✅ Justice constitutionnelle et démocratie ✅ Exemple : un écart irréductible de la Constitution ? ✅ La constitution, norme fondamentale ✅ La séparation des pouvoirs aux USA ✅ L'instauration de la Ve République ? ✅ La présidentialisation de la Ve République ​​ Exemples de dissertations en droit civil​ ✅ Droit civil : mourir dans la dignité Exemples de dissertations en droit administratif​ ✅ La valeur juridique du principe de sécurité juridique ✅ La hiérarchie des normes internes ✅ Le pouvoir discrétionnaire de l’administration ✅ Le contrat administratif ✅ La distinction entre les SPA et les SPIC est-elle encore pertinente ? ✅ Les principes généraux du droit et le pouvoir créateur du juge ​ Exemples de dissertations en droit pénal​ ✅ Les doutes en matière de complicité ✅ Qu'est-ce qu'une infraction ? ​ Exemples de dissertations en droit des libertés fondamentales​ ✅ Urgence sanitaire, limitations et libertés fondamentales ​ Exemples de dissertations en droit de l'Union européenne ✅ La création du droit de l'Union européenne ✅ La liberté d'expression de l'avocat hors du prétoire 💡 Astuce : Fais corriger ta copie par un de nos meilleurs enseignants ! Voilà, vous avez désormais toutes les clés en main pour réussir votre dissertation juridique !

  • [Témoignage] Harcèlement : « Cet enseignant a ruiné mon année »

    Actualités Harcèlement par email ou en plein TD, chantage à la correction, propositions répétées de rendez-vous, abus de position, banalisation des faits… Retrouvez le témoignage de Julie qui a subi des faits de harcèlement de la part de son chargé de TD et qui nous rapporte les conséquences de la situation sur son état de santé mentale. Sommaire 📚 Un harcèlement pendant les études de droit 👨‍🏫 Un chargé de TD qui use de sa position pour harceler ➡️ Les conséquences du harcèlement 🧐 Qu’est-ce que le harcèlement ? ⚖️ Le harcèlement en faculté de droit ✅ Comment se faire aider si tu es victime de harcèlement ? Le harcèlement, qu'il soit sexuel ou moral, est désormais de plus en plus fréquent au sein des établissements scolaires. Frédérique Vidal, anciennement ministre de l’Enseignement supérieur disait d'ailleurs « l’environnement social de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est malheureusement pas épargné par les phénomènes de violences sexistes et sexuelles ». Les titres qui ont parfois fait la une des journaux ne viennent que confirmer ce constat : « Un enseignant d’Assas viré après ses messages à des étudiantes », « un enseignant vacataire demandait des faveurs sexuelles en l'échange de bonnes notes », « soupçonné de viols et d’agressions sexuelles, un chargé de TD de l’Université de Tours mis en examen »... D'après un sondage réalisé par @Pamplemoussemagazine, 11% d'étudiants déclarent avoir déja été victime de harcèlement par un enseignant. 89% des répondants déclarent quant à eux, n'avoir jamais fait face à de tels faits. Sur le sujet sensible du harcèlement et des agressions sexuelles, la Team Pamplemousse a recueilli le témoignage de Julie (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité), une étudiante s’étant retrouvée dans cette situation. Elle nous parle avec transparence de l'expérience vécue avec l’un de ses chargés de TD. Un cas de harcèlement pendant les études de droit « J’ai été victime de harcèlement durant mes années de licence » 📚 Bonjour Julie ! Peux-tu te présenter brièvement ? Bonjour Pamplemousse ! Je suis actuellement étudiante en Master 2 de Droit et j’ai pour but de devenir magistrate. Le sujet du harcèlement en fac a été rapporté pas mal de fois sur les réseaux (@Bordel de Droit par exemple). Selon toi, est-ce un sujet qui s’est réellement multiplié ou c’est simplement que les réseaux sociaux ont participé à la mise en lumière de faits de harcèlement de certains enseignants ? Il est très compliqué de le savoir vu qu’il n’y a pas de chiffres officiels. Ce qui est sûr, c’est que c’est un sujet très grave et qui semble malheureusement toucher de plus en plus d’étudiants de nos jours. Moi-même j’en ai malheureusement été victime durant mes années de licence. Comment se sont déroulés les premiers actes ? Lors de ma première séance de TD, rien ne laissait présager ce qu’il allait se passer. Toute la classe s’est retrouvée face à un chargé de TD assez jeune, souriant et très bienveillant. C’est d’ailleurs le premier chargé de TD qui a pris du temps pour nous parler des études de droit en général et qui a pris la peine de savoir comment nous nous sentions au sein de la faculté. « Une bonne nouvelle » non ? Oui, sauf que très rapidement, la bienveillance a dérivé à l’égard de quelques filles. Au départ, les échanges étaient assez cordiaux, ils avaient a priori l’air bienveillants et amicaux. Nous avions alors l’impression qu’enfin un chargé de TD s’intéressait à ses élèves en tant que personnes. Au sein de nos études de droit, nous connaissons tous le sentiment de supériorité qui imprègne certains chargés de TD. Et au vu de la différence d’âge assez faible entre lui et notre promotion, cela n’a pas été très choquant au début. 💡Le savais-tu ? Les chargés d’enseignements sont souvent des doctorants, c'est-à-dire qu’ils sont en cours de production d’une thèse, après un M2, afin d’obtenir un doctorat. Malgré une rétribution plutôt modeste, il est habituel que ces derniers viennent enseigner le droit en faculté. Pourtant les chargés de TD sont tenus d’avoir, on imagine, une certaine distance vis-à-vis de leurs étudiants ? Oui, bien sûr. Mais au début les sujets étaient principalement orientés sur des sujets de cours, ou des sujets relatifs à nos études ou nos orientations. Vers la 4ème séance de travaux dirigés, ce comportement a commencé à éveiller quelques soupçons. Plusieurs filles de mon groupe étaient visées, dont je faisais partie. Des élèves de notre groupe venaient alors nous voir en nous disant « il vous trouve trop belles, ça se voit dans son regard ». Ces élèves ne venaient pas le dire dans un but malsain, mais avec le recul, je me dis que j'aurai dû réaliser immédiatement la tournure que prenaient les évènements. Malheureusement, c’est assez difficile de se rendre compte de la chose sur le moment, et j’ai beaucoup de regrets à ce sujet. « Des sous-entendus sur mon physique à répétition » Jusque-là pourtant, rien d’illégal. Comment les faits de harcèlement se sont-ils concrétisés ? En fait, le reste s’est accéléré très vite. Il a commencé à faire des entretiens individuels pour parler de notre projet professionnel. Bizarrement, alors qu’il octroyait quelques minutes par élève, certaines filles et moi sommes restées près de 15 ou 20 minutes avec lui. La conversation est restée professionnelle mais elle a un peu bifurqué sur les photos de profil de nos réseaux sociaux. Il m’a dit que les directeurs de master risquaient de les regarder, chose avec laquelle je suis d’accord, mais qu’il y en aurait certainement qui me trouveraient très jolie dessus. Il faisait des sous-entendus à répétition que ce soit sur mon physique, ou sur ma vie sentimentale. Comment tu t’es sentie à ce moment-là ? Ces propos m’ont mise très mal à l’aise, ils ne doivent normalement pas venir d’un chargé de TD envers son élève ! Heureusement, j’ai réussi à m’échapper de l’entretien au bout de quelques longues minutes. Je suis ensuite rentrée dans la classe, et c’est là que j’ai compris que les regards sur moi avaient changé. J’avais l’impression que les autres élèves me prenaient clairement pour une fille en train de faire du rentre-dedans à son chargé de TD pour gratter des bonnes notes. Or, ce n’était pas du tout le cas. Cela a été pire quand les premières notes de devoir ont été rendues : j’avais eu 17. Les critiques des élèves à mon sujet étaient tellement vives que je remettais moi-même en question mes compétences. Je me disais presque qu’il m’avait mis cette note dans le seul but de me draguer. « Je recevais des dizaines d’emails par jour » Son comportement s’est encore plus accentué à ton égard ? Oui, c’était de pire en pire chaque semaine. Il me faisait des remarques en plein TD, ce qui attirait l’attention de toute la classe sur moi. Il m’envoyait également beaucoup beaucoup de mails, j’en recevais parfois des dizaines par jour, et ce quasiment tous les jours. Des emails à quel sujet ? Ses mails portaient toujours sur mes cours, mais ils étaient toujours accompagnés de sous-entendus et même de propositions de rendez-vous : restaurants, soirée sushis, boire un verre dans un bar… Il a même réussi à avoir mon numéro de téléphone. Je sais aussi qu’il a récupéré l’adresse de certaines filles et qu’il passait exprès devant chez elles. Il insistait auprès de moi pour savoir où j’habitais et instinctivement je donnais toujours des informations évasives. J’avais peur qu’il puisse se rendre jusqu’à chez moi. Ensuite, il s’est mis à stalker tous mes profils sur les réseaux sociaux. C’était presque quotidien. Et je sais aussi qu’il a enquêté sur moi auprès d’autres élèves dans la faculté pour essayer d’avoir des informations sur ma vie sentimentale, ou même mon quotidien en général. Je ne sais pas pourquoi, mais il me posait beaucoup de questions sur le métier de mes parents, ou sur mon train de vie : ce que j’aimais manger, boire, regarder à la télé, faire de mon temps libre… Un chargé de TD qui use de sa position pour harceler 👨‍🏫 A-t-il déjà joué de sa position pour te faire du chantage ? Oui, le prof a profité de sa position pour me faire du chantage mais heureusement, je n’y ai pas cédé. Il m’a proposé plusieurs fois de sortir avec lui le soir, d’aller boire un verre ou de manger. Un jour, il m’a également clairement dit qu’il souhaitait se retrouver seul avec moi dans une salle de classe. Il m’a dit qu’il ne me mettrait pas de points de participation si je ne le rejoignais pas ! Je n’ai pas voulu y aller, et il est descendu dans la BU pour aller me chercher. Heureusement, je l’ai vu et je me suis cachée. Il est reparti et je suis rentrée chez moi. J’étais vraiment apeurée à l’idée qu’il puisse me voir et me suivre. Il a bien tenu parole et ne m’a pas rajouté de points de participation. J’avais une très bonne moyenne, cela ne m’a pas dérangé. Mais il a bien sûr rajouté des points à des filles qui avaient accepté de le voir en tête-à-tête. J’ai ressenti comme une sorte d’injustice. Ensuite, il a réitéré cette proposition quasiment toutes les semaines. C’était très dur moralement de devoir refuser à chaque fois, au vu de sa position hiérarchique. Il faisait également du chantage en utilisant les devoirs à rendre. Si je ne voulais pas faire ce qu’il voulait, c'est-à-dire le voir en tête à tête, il ferait en sorte de me ramasser mon devoir en dernier. C’est exactement ce qu’il s’est passé, alors que les autres élèves pouvaient rendre leur copie quand ils voulaient. Ah oui, là, ça va trop, clairement trop loin. Des étudiantes acceptaient donc de le voir, c'est bien cela ? Oui bien sûr, plusieurs mêmes. Chaque fille fait ce qu’elle souhaite, je ne veux pas juger. Mais je n’ose imaginer une petite L1 de tout juste 18 ans qui tomberait sur ce genre de chargé de TD. Elle n’a pas vraiment la maturité nécessaire pour se rendre compte de la situation et pourrait facilement tomber sous son emprise. Même moi je n’avais pas vu clair dans son jeu au début, et je m’y suis laissée prendre, même si j’ai limité les conséquences. Mais quelqu’un de moins réaliste pourrait être facilement amené à ruiner sa santé mentale… (Découvrez l'enquête sur la santé mentale des étudiants en droit). Les conséquences du harcèlement « Cette situation a littéralement ruiné mon année » ➡️ Mentalement cela a été dur pour toi ? Si oui, sur quels points ? Très dur. Je n’avais pas beaucoup d’amis à la faculté, donc j’ai été seule face à tout ce qu’il m’arrivait. Les quelques personnes à qui j’en ai parlé ne comprenaient pas l’ampleur. Mais cette situation a littéralement ruiné mon année. Tous les élèves me voyaient comme une fille facile, qui couchait avec son chargé de TD contre des notes. Lui-même avait fait des sous-entendus à des élèves pour leur dire que nous avions eu des rapports intimes. Je ne savais plus quoi faire, personne ne me croyait, j’allais en cours la boule au ventre. J’en venais presque à croire que je ne méritais plus mes bonnes notes et que j’avais une attitude aguicheuse comme il essayait de me le faire croire. Finalement, il y a presque deux dimensions au harcèlement : celui par le chargé de TD et celui par les autres ? C’est tout à fait vrai, et c’est ce qui m’a le plus choquée. J’avais déjà entendu des rumeurs sur des étudiants harcelés, filles ou garçons, par un chargé de TD, mais je ne pensais pas que ma vie sociale en subirait les conséquences aussi lourdement. Je me rappelle d’élèves qui me jugeaient, et je me rappelle surtout de leurs regards qui me faisaient baisser les yeux à chaque fois que je me déplaçais dans la faculté. De même, les personnes autour de moi au courant de la situation ne faisaient pas grand-chose pour m’aider et je me suis retrouvée très seule pendant cette année. J’avais presque l’impression que les gens banalisaient la situation, alors j’ai pris sur moi et je n’en ai plus reparlé. Je pense que mes proches n’avaient pas compris l’ampleur que prenait cette histoire. As-tu déposé plainte ou en as-tu parlé à la direction de ta faculté ? Non, je n’en ai parlé à personne. J’avais vraiment très peur qu’il aille ruiner ma réputation auprès de futurs directeurs de master ou même de chargés de TD ou professeurs qui m’avaient en cours. J’ai préféré ne rien dire et tout encaisser, mais ce n’est pas vraiment ce que je recommanderai à quelqu’un qui serait confronté à cette situation. « J’ai compris que ce n’était pas ma faute » A posteriori, quel est ton point de vue sur la situation ? Aujourd’hui j’ai compris que ce n’était pas de ma faute. Je sais que ma tenue vestimentaire ou mon attitude n’ont rien provoqué. Mais je m’en veux toujours de ne pas avoir compris son jeu dès le début et de lui avoir demandé beaucoup de conseils sur la préparation de mes TD… Peut être que si je m’étais contenté de venir en TD sans parler j'aurais pu éviter tout cela… Après, je me dis aussi qu’il a également fait subir cette situation à d’autres filles donc mes remords ne sont peut-être pas justifiés. En tout cas, j'encourage chaque personne dans cette situation à agir et surtout à se faire aider. Merci pour ton témoignage Julie, en espérant que nos lecteurs sauront faire face à ce type de situation de harcèlement. 💡Rappel sur la présomption d’innocence : toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Qu’est-ce que le harcèlement ? 🧐 Découvrez la définition exacte du harcèlement, dans sa dimension morale et sexuelle. Le harcèlement moral Le dictionnaire Larousse définit le harcèlement moral comme « des agissements malveillants et répétés à l’égard d’autrui, susceptibles notamment d’altérer sa santé physique ou mentale, de porter atteinte à ses droits ou à son avenir professionnel ». L’article 222-33-2-2 du Code pénal réprime le harcèlement moral d’une peine d’1 an d’emprisonnement, et d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros d’amende. Il précise toutefois qu’il faut caractériser une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale. Le harcèlement sexuel Ensuite, il définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à quelqu'un, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle pouvant porter atteinte à sa dignité, ou encore le fait d’user sur quelqu'un, même à une seule occasion, de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir de lui un acte de nature sexuelle. » L’article 222-33 du Code pénal réprime le harcèlement sexuel de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Il prévoit également des circonstances aggravantes qui portent les peines à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque les faits sont commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. Des définitions similaires sont données dans le Code pénal et dans le Code du travail. 💡 Le saviez-vous ? S'agissant d'un cas de harcèlement sexuel au travail, toute victime peut bénéficier d'une protection spécifique de la part de son employeur. Celui-ci a d'ailleurs l'obligation de prendre toutes les dispositions nécéssaires pour prévenir ce type de faits, notamment en terme de sensibilisation des salariés. Le harcèlement en faculté de droit ⚖️ Le harcèlement par un professeur ou un chargé de TD existe-t-il même au sein des facultés de droit ? Il suffit de taper « harcèlement par un chargé de TD » sur votre barre de recherche pour découvrir l’étendue du problème… Beaucoup de facultés sont concernées par le sujet. Parmi les faits les plus graves figurent notamment le cas d’un chargé de TD de l’Université d’Assas qui a été dénoncé par plus de 60 étudiantes. Le chargé de TD aurait eu une relation sexuelle avec plus d’une dizaine d’entre elles. Toutefois, il est facile de se rendre compte que plusieurs facultés sont concernées : Bordeaux, Lille, Fouillole, Tours… Et pourtant, bon nombre d’affaires ne sortent pas au grand jour. Pourquoi ces faits si fréquents ne sont-ils jamais évoqués ? Si les faits de harcèlement par un membre du corps professoral sont rarement rendus publics, c’est tout d’abord parce que les signalements des étudiants sont rares. La majorité préfère subir cette situation que de réagir. « Tout simplement parce que les étudiants en droit sont particulièrement attentifs à leur réputation au sein de leur milieu : tout débordement pourrait nuire à leur image et leur porter préjudice lors de la sélection en master, ou même à plus long terme à leur avenir professionnel », nous explique Julie. De plus, il faut avouer que le Droit est encore un milieu très conservateur et que l’information sur de tels faits est rare. Pourtant les problèmes de harcèlement ou même d’abus d’autorité commencent à être dévoilés au grand jour par les nouvelles générations qui ne se taisent plus et souhaitent faire changer les choses. Des comptes dédiés aux dénonciations de tels faits, notamment au sein des cabinets d’avocats (Balance ton cabinet d’avocats), ont même vu le jour sur les réseaux sociaux. Enfin, un des freins à la dénonciation des étudiants victimes de tels agissements est la lenteur de l'administration de la faculté. Certaines facultés ne mettent même aucune sanction en place, et les professeurs auteurs de tels actes ne se voient pas punis. « Ce qui m’a convaincu de ne pas parler, c’est que des faits s’étaient déjà présentés dans ma faculté et l’enseignant n’a eu aucune sanction, il a continué d’exercer », témoigne Valentine. L'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal déclarait elle-même «  qu’il reste encore difficile d’oser parler de cela dans un cadre institutionnel. Qu’on le veuille ou non, être victime, c’est aussi craindre que l’institution ne réagisse pas, douter du fait que l’on sera entendu et parfois avoir peur que parler soit finalement pire que de ne pas parler. » Comment se rendre compte des comportements anormaux ? Les comportements déviants peuvent prendre plusieurs formes. Des remarques diverses, du compliment au propos blessant Ils peuvent tout d’abord prendre l’apparence de remarques personnelles lors des cours ou des travaux dirigés, comme des plaisanteries, des moqueries ou même des compliments assez osés sur la tenue vestimentaire ou l’apparence physique en général. Mais ces remarques peuvent également porter sur des traits de caractère. « Une chargée de TD m’avait pris dans le viseur à cause de ma couleur de peau : elle ne voulait jamais prononcer mon nom correctement et a exprimé son agacement envers les “noms imprononçables des noirs”. Pendant les 10 séances de TD, elle n’a pas daigné prononcer mon nom de famille. Elle disait, en me visant, que la faculté de Droit ne pouvait accueillir que des blancs catholiques », témoigne Moussa. Il faut bien comprendre que les faits constitutifs de harcèlement peuvent être des compliments poussés pouvant s’apparenter à de la séduction mais également par des propos blessants voire même diffamatoires. De plus, les propos peuvent être de nature diverse : raciste, sexiste, sexuelle, dégradante, diffamatoire… C’est là toute la particularité du harcèlement qui le rend difficilement identifiable : sa diversité. Des propositions suggestives Plus poussés, les comportements peuvent s’apparenter à des propositions plus suggestives : telles que des invitations à sortir ou des incitations à consentir à un tête-à-tête, voire même des messages répétés sur les réseaux sociaux ou des atteintes à la vie privée de certains étudiants. « Un chargé de TD avait trouvé mon adresse grâce à mon CV. Il venait régulièrement devant ma résidence et je n’osais plus sortir de chez moi. Il voulait à tout prix me raccompagner chez moi après chaque TD puisqu’il n’habitait pas loin et forcer pour que je l’invite à entrer chez moi », témoigne Mélanie. Des propos sexuellement orientés Les propos tenus peuvent être également qualifiés de sexuels : démontrant une envie de nature sexuelle chez l’auteur des faits. Ainsi, des étudiantes se sont vu proposer des relations sexuelles par une personne ayant une forme d’autorité sur elles. « Il m’a proposé d’avoir des rapports intimes avec lui en échange de bonnes notes. J’avais très peur qu’il me mette des mauvaises notes parce que je refusais et de voir mes chances d’avoir un master être réduites à néant », témoigne Valentine. Ce témoignage illustre un autre aspect que peut prendre le harcèlement sexuel : une sorte de chantage malsain contre lequel le professeur essaie d’obtenir des faveurs sexuelles en se servant de son pouvoir d’autorité sur l’étudiant. C’est peut-être l’une des raisons majeures qui poussent les étudiants à consentir aux avances de leur chargé de TD ou de leur professeur : le pouvoir des notes. Les études de droit étant connues comme étant des études difficiles, la tentation est forte de vouloir voir ses notes augmenter facilement. Ainsi, la peur de se voir sanctionner pour un refus en master, alors que les étudiants travaillent tous les jours pour essayer de maintenir leurs notes au-dessus de la moyenne, peut les pousser à accepter des actes de nature sexuelle avec leur enseignant. Comment se faire aider si tu es victime de harcèlement ? ✅Il existe plusieurs recours juridiques mis à la disposition des victimes d'harcèlement mais également plusieurs cellules d'écoutes au sein des établissements et associations. Les cellules d’écoute au sein de ta faculté Au fur et à mesure des années, chaque université a mis en place des cellules d’écoute spécialisées afin de lutter contre le harcèlement sévissant au sein de leur établissement. Par exemple, l’Université de Limoges a ouvert un dispositif d’accueil et d’accompagnement des victimes de harcèlement sexuel et sexiste. L’Université de Strasbourg, d’Angers, de Lille, de Saint-Étienne, de Tours possèdent également des cellules d’écoute similaires. Bon nombre de facultés ont mis en place de telles cellules, et à défaut, il reste toujours le service de santé université du CROUS que tu peux joindre si tu as besoin d’un rendez-vous avec une infirmière, voire même un médecin ou un psychologue. 💡Le saviez-vous ? En mars 2018, Frédérique Vidal et Marlène Schiappa ont inauguré la nouvelle cellule d’accueil et d’écoute destinée à lutter contre les violences sexistes et sexuelles, mise en place par l’Université Paris Dauphine. CLASCHES : Le Collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur Ce collectif est né sur l’initiative de doctorants et doctorantes en sciences sociales en 2002, et dont le but est de sensibiliser et prévenir les faits de harcèlement dans le milieu universitaire. Ce collectif n’est pas une cellule d’accompagnement psychologique des victimes mais il permet d’orienter les victimes vers les structures d’accueil les plus appropriées pour les aider. Les associations d’aide aux victimes L’association France victime regroupe des associations d’aide aux victimes, et gère également un numéro d’aide aux victimes ouvert 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures. SOS Racisme est une association œuvrant spécifiquement contre les violences racistes quelles qu’elles soient. Ils proposent également une écoute téléphonique, les mardi, jeudi et vendredi de 10h30 à 13h. Quelles sortes de recours peuvent être intentés ? Plusieurs procédures peuvent être intentées contre l’auteur de harcèlement, si tu ressens le besoin de faire condamner ces agissements. Il y a deux degrés de procédure, tu peux librement opter pour les deux ou te limiter à la procédure disciplinaire. La procédure disciplinaire : Il convient de dénoncer les faits auprès de ta faculté, et donc en informant le Doyen ou la Doyenne. Cela te permettra de faire reconnaître ta situation auprès de l’Université qui peut prendre des mesures. Ainsi, la faculté pourra prendre des sanctions disciplinaires en décidant de suspendre l’enseignant, voire même de le renvoyer. La procédure pénale : Tu pourras également engager une procédure pénale si tu souhaites que la situation passe entre les mains de la justice. Attention toutefois, ta plainte pourra malheureusement être classée sans suite, et cette procédure peut également prendre du temps. Dans tous les cas, nous te conseillons de faire en sorte de recueillir le maximum de preuves. Par exemple, tu pourras fournir des captures d’écrans d’emails ou de messages. Si les faits se sont passés dans un lieu public, il peut être très utile de faire témoigner d’autres étudiants pour qu’ils attestent de la véracité des faits. Même si la dénonciation de tels faits est une décision difficile à prendre, il faut informer au maximum sur ce qu’il se passe dans nos salles de cours pour éviter que ces situations ne deviennent trop fréquentes et qu’elles touchent d’autres étudiants. Ta voix pourrait peut-être libérer certains de tes camarades. PS : si tu ressens le besoin de parler de ta situation, tu peux toujours nous envoyer un mail pour échanger avec un membre de la team. ❤️

  • Top 5 des techniques de relaxation pour les étudiants en droit

    Conseils > Motivation/Bien-être Pour réussir, certaines techniques de relaxation doivent être connues par les étudiants en droit. Car les études provoquent un tourbillon d’émotions dont notamment du stress. Il peut être positif et vous permettra de vous surpasser, mais il peut aussi être néfaste si on ne le maîtrise pas. Voici 5 techniques pour vous relaxer durant vos études de droit. 🤗 Sommaire 📅 Technique 1 : S’organiser pour se relâcher mentalement 🤲 Technique 2 : Prendre du temps pour soi afin d’évacuer la pression 🧘 Technique 3 : Méditer pour une meilleure gestion du stress 🌳 Technique 4 : Faire une activité à l’extérieur 🍏 Technique 5 : Prendre de nouvelles et saines habitudes Technique 1 : S'organiser pour se relâcher mentalement Le manque d’organisation est l’une des premières causes d’échec en droit. 📅 On vous l’a certainement dit plusieurs fois mais on vous le répétera encore : « Pour ne pas vous sentir submergé, de l’organisation vous vous imposerez ». Oui, on sait, les études de droit sont chronophages et on a l’impression de constamment courir après le temps. Jongler entre la préparation des TD et les cours d’amphi (ou en visio !) n’est pas forcément facile. Le rythme important de la faculté génère du stress et, face à la masse de travail, il peut vous arriver de procrastiner. Au fil des semaines, le retard s’accumule et beaucoup d’entre vous se sentent débordés. Selon une enquête orchestrée par Pamplemousse Magazine : 70% des étudiants en droit se sentent dépassés par leurs études. On sait aussi qu’il faudrait presque 48 h dans une journée pour être capable de tout faire et pouvoir souffler un peu. Mais ce n'est pas possible… (Même si ça serait quand même super chouette). La solution pour faire face au stress et ainsi être plus relaxe ? L’organisation ! 😰 Pour vous relaxer, il s’agit donc de savoir vous organiser. - Profiter d’un semainier 📆 Pour vous organiser, vous pouvez vous créer un semainier, c’est à dire un agenda détaillé de ce que vous prévoyez de faire chaque jour de la semaine. Chaque dimanche, prenez donc le temps de faire un planning pour la semaine à venir (heures de cours, révisions, fiches, TD…). Pour que votre planning soit moins monotone, vous pouvez alterner les matières ou les phases d’apprentissage et de préparation de travaux dirigés. En travaillant de cette manière vous aurez l’impression d’avancer un peu partout. Vous pourrez alors vous sentir plus en contrôle des évènements et ainsi moins stressé, et plus relaxé. - Se fixer des objectifs 🗒 Fixez-vous des objectifs pour chaque semaine, sans pour autant qu’ils soient trop ambitieux. Chaque objectif doit être S.M.A.R.T. : c’est à dire spécifique, mesurable, atteignable, réalisable et temporellement défini. En bref : Il vous faut connaître vos capacités et la charge de travail que vous pouvez abattre par jour. Si certains peuvent travailler 12h d’affilées sans aucun problème, d’autres ont besoin de plus de pauses pour garder leur concentration au maximum. Certains travaillent mieux le soir (dormez la nuit !), d’autres le matin. Qu’importe ! Votre emploi du temps doit vous correspondre en tout point. Il doit être fait sur mesure pour vous. Il faut qu’il vous motive ! Technique 2 : Prendre du temps pour soi afin d’évacuer la pression Prendre du temps pour soi permet de se détendre 🤲 Lors de vos temps de pause ou le soir quand votre productivité se trouve au plus bas, profitez-en pour faire ce que vous aimez. Cela est essentiel si vous ne souhaitez pas finir en burn-out. Vous le savez, les études de droit demandent une charge de travail et une implication importantes. Résultat, vous passez, en plus des cours, de nombreuses heures à travailler et préparer vos TD. Le problème, c’est que votre cerveau ne peut rester concentré plus d’un certain temps. Après cela, il sature et vous vous fatiguez mentalement et n’êtes plus efficace. Face à cela et au temps qui passe, le stress monte. Certains étudiants en droit culpabilisent même de ne pas prendre de pause. ”Quand l’étudiant en droit fait une pause, il ne se repose pas, il culpabilise” se dit-il dans les couloirs des facultés. Mais sachez une chose, le repos et prendre du temps pour vous fait partie de votre job d’étudiant : vous ne pouvez pas travailler constamment. Il est donc primordial de profiter de ces temps où votre cerveau n’est plus efficace pour prendre du temps pour vous. Si cela peut vous rassurer : votre cerveau “travaillera” quand même pendant vos temps de pauses car il en profitera pour traiter les nouvelles connaissances acquises. Pour évacuer la pression, prenez du temps pour faire ce que vous aimez. 🏋️‍♀️ Vous pouvez faire des choses diverses et variées, du moment que ce n’est pas en rapport avec le droit et que votre cerveau n’est pas réquisitionné. Le but est de relâcher la pression. Faire la cuisine : Vous pouvez par exemple, prendre une heure pour vous faire à manger. Il existe différents livres sur la cuisine étudiante, alors, lancez-vous ! Et, bonne nouvelle, c’est adapté au budget et à la kitchenette mal équipée d’un studio de 20m2, que demander de mieux. Tentez la pâtisserie : gâteaux au chocolat et autres cookies vous attendent. Vous prendrez plaisir à cuisiner mais aussi à déguster ces merveilles ou à en faire profiter vos proches. Saviez-vous que le chocolat est bon contre le stress ? Faire du sport : Vous pouvez aussi en début ou en fin de journée vous réserver une heure pour marcher seul ou avec une personne qui vous fait du bien. Il est important de s'aérer et de ne pas rester coincer entre les murs de votre appartement. Faire des activités artistiques : Vous pouvez également améliorer votre créativité et améliorer en plus vos capacités de concentration en peignant, dessinant ou en allant voir des expositions. Utiliser la musique comme anti-dépresseur : Petit clin d'œil à nos pamplemousses mélomanes car d’après certaines études, chanter, écouter ou jouer de la musique permettrait de réduire le stress et de se vider l’esprit. Pour cela, rien de plus facile : mettez à fond une bonne vieille chanson de Madonna (ou toute autre icône pleine dePeps) et lancez-vous dans un karaoké endiablé. Avec cette technique de relaxation, évacuez vos énergies négatives de manière fun et décomplexée. Technique 3 : Méditer pour une meilleure gestion du stress 🧘 La méditation est un excellent moyen de gérer son stress et de se concentrer sur soi-même. Notamment après une dure journée de droit administratif. La méditation est une pratique spirituelle orientale de relaxation, en dehors de sa dimension religieuse. Sa pratique comporte de nombreuses vertus sur le corps humain. Une étude MIT's McGovern Institute a confirmé que la méditation agit sur l’état de stress des écoliers mais aussi sur leurs performances. La méditation va notamment vous servir à évacuer le stress et vider votre tête pleine de décisions de justice, de commentaires d’arrêt et de cas pratiques. C’est essentiel pour vous, étudiant en droit, de déconnecter avec ses études de temps en temps, afin d’être plus efficace par la suite. Pour ceux qui pratiquent la méditation depuis longtemps, rien de plus facile. Pour les autres, on vous explique comment s’y mettre. Voici quelques pistes pour commencer la méditation pour vous permettre de vous relaxer. 👉 Pour commencer, une quinzaine de minutes par jour suffit. Le plus important réside dans la régularité de la pratique. Tout d’abord, installez vous dans un endroit calme, avec une lumière tamisée (par des bougies, des guirlandes de Led), Asseyez-vous en tailleur, dans la position du lotus. Placez vos mains sur vos genoux, la paume vers le ciel. Détendez vos épaules et fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration. Inspirez … Expirez …. Des respirations profondes permettent de faire diminuer le stress. Pour cela il suffit de gonfler le ventre à l’inspiration et de le dégonfler quand vous expirez. La respiration abdominale ne semble pas naturelle ? Pourtant, elle permet de réguler les vagues d’émotions qui peuvent surgir ! Laissez vos pensées négatives ou positives vous traverser l’esprit sans y porter d’attention Pour ceux qui n’y arriveraient pas seuls, vous pouvez regarder en ligne des médiations audio-guidées. Elles sont plus ou moins longues. Trouvez la voix qui vous apaise et laissez-vous porter. Le soir, avant de vous endormir, vous pouvez également mettre une méditation guidée pour vous apaiser. Installez-vous et laissez-vous aller (en plus ça vous évitera de regarder les écrans juste avant de vous endormir. Un 2 en 1 efficace !). Sachez par ailleurs que de bonnes nuits de sommeil sont des alliées de poids pour lutter contre l’anxiété. En effet, une étude du laboratoire du sommeil et de l'imagerie neuronale de l'université de Berkeley a révélé que la privation de sommeil amplifie considérablement l'activité d'anticipation dans l'amygdale, notamment les réactions de peur et d'anxiété. C’est pour cela qu’il faut bien dormir pour vivre de façon plus relaxée et pouvoir ainsi dédier 100% de votre cerveau à vos missions d’étudiant. Voici deux liens de méditations guidées : Une méditation guidée pour le soir Une méditation guidée afin d'entrer dans un sommeil profond Il y'a une multitude d'autres vidéos sur youtube alors soyez curieux et allez les consulter. Vous souhaitez apprendre à vous organiser comme un pro ? Découvrez notre article sur la technique Pomodoro Pour réussir vos études et gérer le stress, suivez Pamplemousse Magazine sur Instagram Technique 4 : Faire une activité à l’extérieur Il est essentiel de faire régulièrement une activité à l’extérieur de chez vous. 🌳 Plusieurs activités en dehors de vos études de droit s’offrent à vous, notamment trouver un petit job ou pratiquer la ronronthérapie. Il faut que vous puissiez sortir de chez vous pour vous libérer l’esprit et vous déconnecter de ces études de droit parfois très prenantes. Vous serez plus efficace si vous ne faites pas que travailler H24. Voici les choses que vous pouvez pratiquer afin de vous aérer l’esprit : 💶 Vous pouvez choisir une activité rémunératrice qui vous permettra de vous couper totalement (et joindre l’utile à l’agréable) ; par exemple, il est possible : de travailler le week-end dans un bar, dans une boulangerie, dans un supermarché, faire du babysitting ; ou encore d’intégrer une association. Le tout est de savoir faire la part des choses, ne vous impliquez pas trop non plus, il ne faut pas que votre job empiète sur vos temps de cours ou de pause. Quant aux amoureux des animaux, des solutions existent pour vous aussi : En effet, certaines applications vous permettent de prendre contact avec des propriétaires qui auraient besoin de vos services. Vous pourrez vous engager de la simple promenade de chien (Ce qui vous fera prendre l’air, plus d’excuse) à la garde de chat à domicile. Votre allié bien être en cette période ? La ronronthérapie. Pour les plus sportifs d’entre vous, une activité physique régulière dans la semaine, qui vous motive, vous donne l’envie et le sourire sera la clé pour vaincre le stress. Alors oui, les cours de sport peuvent coûter cher, et la salle n’est pas forcément votre da-da. Mais le jogging est, si ce n’est l’achat d’une bonne paire de chaussures, gratuite ! Heureusement, dans toutes les universités sont mises en place des activités physiques (Yoga pour la relaxation, escalade, danse, musculation, tennis, foot, golf…). Il y en a pour tous les goûts et pour chacun. Rapprochez-vous de votre SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives), grâce à votre contribution CVEC la pratique sera gratuite dans la plupart des établissements néanmoins, les places étant limitées il faudra vous inscrire pour vous rendre aux cours. NB: prenez du sport en matière optionnelle et gagnez des points facilement sur votre moyenne générale ! (astuce tirée dans “Comment hacker sa L2 droit ?”). Technique 5 : Prendre de nouvelles et saines habitudes Pour se sentir apaisé durant vos études de droit, il est conseillé d’évincer les mauvaises habitudes qui peuvent vous nuire. 🍏 La vie est une succession d’habitudes. Aussi petites soient-elles, sur la durée, elles ont un impact sur vous et votre réussite. Il s’agit donc d’évincer celles qui se mettent en travers de vos objectifs, et de les remplacer par de nouvelles. Il en va de votre état psychologique. Voici les mauvaises habitudes qui vous empêchent d’être totalement apaisé : ❌ Commençons par une tare que l’on a tous ou presque: la comparaison. Le conseil classique revient à dire : on ne se compare pas aux autres. C’est vrai ! Mais il n’est pas tout à fait exact. On oublie bien souvent de préciser que ce n’est pas le fait de se comparer aux autres qui est mauvais; mais c’est se dévaloriser qui l’est. Mesurez en réalité votre progression. C’est ce qui vous donnera confiance en vous (un facteur de réussite). C’est pour cela que vous devez comprendre vos échecs (et les points perdus sur votre copie), pour ne pas les réitérer. Savoir que votre camarade a eu une meilleure note que vous ne veut pas dire que vous êtes mauvais. Car c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. De plus, gardez en tête que tout le monde n’a pas les mêmes capacités de travail et les mêmes objectifs. Pour être meilleur et supprimer ce stress nocif, identifiez vos points faibles et vos points forts. Corrigez ce qu’il y a à corriger. En vous connaissant mieux vous arriverez à connaître vos faiblesses et à travailler en conséquence. Bye bye le stress. Par exemple : Vous rendez un TD que vous étiez sûr et certain d’avoir réussi, manque de pot, une semaine après, les copies sont corrigées et vous obtenez votre note : un beau 6. Vexant et a priori injustifié parce que vous aviez vraiment travaillé ; pour vous, votre copie valait au moins 14. Ne restez pas sur cet échec, reprenez votre copie le soir même, lisez les commentaires du professeur, comparez-la à la correction. Regardez vos erreurs avec humilité. Si c’est un problème de méthode reprenez cours sur la méthode, et regardez ce qui manque chez vous. Si c’est un problème de connaissances, regardez dans un manuel ce que vous n’avez pas compris. Ce n’est pas parce qu’on se trompe une fois qu’on reproduira toujours la même erreur. Il est possible de se corriger. Ce qui compte vraiment c’est la note finale. Deuxième chose à ne pas faire pour diminuer le stress : Manger trop de sucre et consommer trop d'excitants. Un petit point santé vous dit ? « Le stress se définit par des réactions de l'organisme, tant émotionnelles que physiques, face à une situation particulière ou à des facteurs de stress (stresseurs). Le stress est une réaction naturelle si celle-ci n'est pas excessive. A contrario, une situation de stress chronique peut être considérée comme étant pathologique et peut entraîner des désordres digestifs, des céphalées, des troubles du sommeil ou encore d'autres atteintes physiologiques » (Définition https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx? doc=stress_p ). Afin d’éviter l’augmentation d’un stress déjà présent, il est préférable de supprimer certains aliments comme : le sucre. L’hormone du stress, appelée cortisol, fait augmenter le taux de sucre dans le sang. Bon ok, on a pas trouvé de décision de justice pour justifier ça mais de nombreuses études le prouvent. Une étude de la faculté de médecine de l’université d’Emory a établit un lien entre la surconsommation de sucre et les comportements dépressifs et anxieux. C’est la même chose pour le café et toutes autres boissons à base de caféine ou d’excitants (Posez cette canette d’énergisant, on vous voit), ainsi que l’alcool. Oui on sait, c’est super triste et trop injuste… Mais faites nous confiance, en période de pression comme les révisions ou l’arrivée des partiels, notre corps est déjà surexcité et rien ne sert de le doper davantage. À la place de ces sucres et excitants, privilégiez des plantes ou certains aliments qui pourraient vous aider à vous détendre : Les infusions de plantes comme la Camomille et la Verveine seraient un bon début. Vous pouvez en trouver dans tous les supermarchés, en sachets prêts à infuser. Pour les plus écolos d’entre nous, tous les magasins de vrac en proposent. Ensuite il vous suffit de faire bouillir de l’eau et de laisser le mélange infuser une dizaine de minutes. Et, à vous la relaxation. Petit plus ? Mettez du miel dans votre infusion et hop encore un super aliment anti stress. Le chocolat est également votre allié, en particulier quand il est noir, car bien plus riche en magnésium. Il permet de réguler les humeurs alors ne vous retenez plus et sautez sur cette tablette qui vous fait de l'œil. Et n’oubliez pas de manger équilibré et de bien dormir. Retenez qu’il est essentiel de vous relaxer durant vos études de droit afin d’être efficaces. Pour cela, vous devez vous organiser, prendre du temps pour vous, méditer, faire une activité en dehors de vos études et surtout éviter certains éléments. Nous espérons que ces petits conseils vous aideront à prendre de nouvelles habitudes pour vous permettre de mieux encaisser les petites déconvenues liées aux études de droit. Votre cerveau a déjà fort à faire avec le stress qui survient des grosses charges de travail, des révisions et de l’arrivée des partiels. Prenez les bonnes décisions pour apprendre à vous faire du bien, à vous relaxer, à prendre soin de votre corps et de votre esprit. Enfin, n’hésitez pas à en parler, vous n’êtes pas seul face au stress. La Team Pamplemousse est là ! Pour de l'entraide et des discussions avec des étudiants en droit, rendez-vous sur le Discord officiel des étudiants en droit Technique Bonus : L'hypnose pour mieux dormir quand on est étudiant [VIDEO] Le stress et la pression des études provoquent l'insomnie fréquente chez les étudiants en droit, perturbant souvent le sommeil. Cependant, l'hypnose pourrait être la clé pour retrouver un sommeil profond et réparateu. Le programme d'hypnose, développé en partenariat avec Psychonaute, est conçu pour vous aider à combattre les insomnies en favorisant la détente et le lâcher-prise. Ces éléments essentiels vous permettront de trouver plus facilement le sommeil, même pendant les périodes de révisions intenses ou de partielles. Les capsules "Récupérer de l'énergie" et "Apaiser les pensées" ont été pensées pour vous offrir une solution douce et efficace. L'objectif est simple : guider votre esprit vers un état de relaxation profonde et un sommeil naturel. À travers des suggestions subtiles et bienveillantes, ces capsules vont détendre le corps, apaiser les pensées et instaurer une tranquillité propice à l'endormissement. En écoutant ces capsules, votre cerveau apprend progressivement à associer la nuit à un moment de repos et non de ruminations stressantes sur le retard accumulé en cours, le stress des mauvaises notes ou les examens qui arrivent. Pourquoi cela fonctionne-t-il ?  L'hypnose permet de dépasser les barrières conscientes qui bloquent la détente. Plutôt que de lutter contre les pensées anxieuses, elle vous invite à les observer sans les laisser perturber votre bien-être. Ce processus est particulièrement utile pour les étudiants en droit, dont l'esprit reste souvent en alerte, même après la journée de travail. De plus, l'hypnose agit non seulement à court terme pour favoriser la relaxation immédiate, mais elle vous aide également à développer des habitudes de relaxation durables. En intégrant cette pratique dans votre routine, vous bénéficiez d'un bien-être mental renforcé, d'une relaxation plus profonde et d'un sommeil réparateur, essentiels pour rester concentré, mémoriser efficacement et exceller dans vos études. Cassandre Loeffler

  • Top des phrases juridiques à sortir pour briller lors d'un repas de famille

    Lifestyle Quand on est étudiant en droit lors d’un repas de famille, on nous prend vite pour un avocat ou un juge. Peine de mort, viager, héritage, tout y passe ! Il vaut mieux vous préparer avant Noël ou le baptême de Sixtine si vous voulez briller grâce à vos réponses. Voici différentes infos que vous pourrez placer lors de vos discussions familiales. 🍽 Sommaire 👵🏼 Phrase 1 : À ta mamy qui veut déshériter ☠️ Phrase 2 : À ton tonton qui défend la peine de mort 🏡 Phrase 3 : Quand on veut la mort de mamy 🎥 Phrase 4 : À tonton qui parle de violences policières Aaaaaah les repas de famille… Quel bonheur de se retrouver assis à la table des enfants alors que l’on a 20 ans. C’est également le moment de prouver que vos études juridiques ne sont pas inutiles. Si vous entendez : « J’envisage de déshériter mes enfants » Phrase 1 : À ta mamy qui veut déshériter “Et non Mamy, sache qu’en France, l’exhérédation (le fait de déshériter sa descendance) est illégale. Tu comprends ?”. 👵🏼 Si le défunt réside en France, sa succession sera régie par le droit français. La loi française prévoit l’existence d’une réserve héréditaire. Définie par l’article 912 du Code civil, la réserve héréditaire est la part des biens et droits successoraux dont la loi assure la transmission à certains héritiers. Une fois cette réserve distribuée, une quotité disponible peut demeurer. La quotité disponible est donc la partie des biens et droits qui n’est pas réservée par la loi aux héritiers. Celle-ci dépend du nombre d’héritiers bénéficiant de la réserve héréditaire. Vous nous suivez toujours ? Il est toutefois possible de déshériter sa descendance. En effet, lorsqu’un français réside habituellement à l’étranger, il faudra, en principe, appliquer la loi étrangère à sa succession. C’était notamment le nœud du problème pour la succession de Johnny Hallyday. Il s’agissait de savoir si la résidence habituelle du chanteur décédé était en France ou au Etats-Unis au moment de son décès. Si jamais, votre interlocuteur considère que ses enfants ne méritent pas un héritage, vous pouvez toujours lui conseiller de dilapider sa fortune, notamment en faisant des dons aux à l’équipe de Pamplemousse Magazine. Envoyez-nous un email et nous vous fournirons un RIB. Si vous entendez : « Vous avez vu ce sondage qui rapporte que 55% des français sont favorables au rétablissement de la peine de mort ? » Il existe cet instant pendant un repas de famille, juste entre le fromage et le dessert, où arrive le débat sur la peine de mort. Phrase 2 : À ton tonton qui défend la peine de mort “Eh non Tonton, l’abolition de la peine de mort en France date de 1981 et est inscrite dans la Constitution depuis 2007. Au niveau international, le droit à la vie est protégé par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. Vois-tu ?” ☠️ Afin d’impressionner vos proches, vous pouvez ajouter que dans son rapport de 2018, Amnesty International relève qu’en 2019, « seulement » 657 personnes ont été exécutées. Voilà quelques arguments contre la peine de mort : “Exécuter une personne parce qu’elle a pris la vie d’une autre, c’est une vengeance. Cela n’a rien à voir avec la justice”. “La peine de mort ne fait pas baisser la criminalité. Au Canada le nombre d’homicides en 2008 était inférieur de moitié à celui de 1976, lorsque la peine de mort y a été abolie.” “Robert Badinter disait « La guillotine rend tout dérisoire. Il n'y a pas de révision possible, pas de grâce possible, pas de libération possible, pour le décapité ». Ce qui ramène à la question de l’erreur judiciaire.” “La peine de mort est utilisée de manière disproportionnée contre des personnes pauvres ou des personnes appartenant à une minorité.” Si vous entendez : « Tes grands-parents comptent faire du viager » Le viager est souvent assimilé à un procédé malsain visant à parier sur le décès d’une personne. Avant de sortir vos bouteilles de poison, laissez nous vous expliquer comment se déroule la vente viagère. Découvrez aussi l'émission juridique Law'ctogone - Le Duel des Juristes, pour récupérer des petites blagues juridiques. Phrase 3 : Quand on veut la mort de mamy “D’accord, mais est-ce que l’on parle d’un viager libre ou viager occupé ? Parce que quitte à devoir offrir un bouquet, et faire les frais de l’incertitude, espérons qu’il n’y ait pas de pépin. Ou qu’il y en ait un, selon !”. 🏡 Considéré comme un contrat aléatoire par le Code civil, le viager consiste à vendre un bien immobilier à une personne appelée le débirentier. Le débirentier devra verser une rente viagère (une sorte de loyer) jusqu’au décès du vendeur, appelé le crédirentier. Le prix total de l’acquisition n’est pas uniquement composé de la rente viagère. En effet, lors de la signature du contrat de vente, il faudra donner un bouquet. Même s’il paraît qu’en ce moment les roses et les tulipes sont à la mode, nous parlons d’argent. Le bouquet n’est pas obligatoire et est librement fixé par le crédirentier (vendeur) et le débirentier (acheteur). Celui-ci représente environ 30% de la valeur totale de l’immeuble. Quant à la valeur de rente viagère, celle-ci est incertaine. En effet, elle dépend de la durée de vie du vendeur. Son montant sera estimé en fonction de l’âge et de l’espérance de vie du vendeur, de la valeur de l’immeuble. Exemple : Monsieur Acide compte acquérir la maison de Madame Pépins en viager. La valeur de la maison a été estimée à 100 000€. Monsieur Acide devra donc verser un bouquet de 30 000€ lors de la signature du contrat de vente. Le reste constitue la rente viagère laquelle sera reversée chaque mois, trimestre ou année par Monsieur Acide jusqu’à ce qu’il atteigne les 100 000€ ou jusqu’au décès de Madame Pépins (en espérant que celle-ci n’en ait pas). Il faut dissocier le viager libre du viager occupé. Dans le premier cas, l’acquéreur dispose directement du bien tandis que dans le second, le vendeur conserve jusqu’à son décès le droit d’habiter dans l’immeuble vendu. Petite information cocasse : il s’avère que dans certaines situations, l’acheteur décède avant le vendeur. Après de nombreuses recherches, nous avons conclu que ces personnes avaient trouvé la Fontaine de Jouvence et roulent désormais sur l’or. Pour les plus cinéphiles d’entre vous, nous vous conseillons de regarder le film français « Le viager » de 1972 de Pierre Tchernia et René Goscinny. Phrase 4 : À tonton qui parle de violences policières Si vous entendez : « La loi Sécurité globale bla-bla-bla ». Vous devez répondre : “Attention, on dit tout et son contraire” 🎥 En ce moment, les médias relatent fréquemment les actes de violence policière. De plus, ces derniers évoquent également la proposition de loi « Sécurité Globale ». Cette proposition de loi (à l’initiative du pouvoir législatif) a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 24 novembre 2020. Voici, dans les grandes lignes, ce que le texte (dans sa version de novembre 2020) prévoit. Dans un premier temps, le domaine d’intervention des policiers municipaux est élargi à titre expérimental. D’autre part, le texte crée un cadre légal pour doter la ville de Paris d’une police municipale. L’article 21 de la proposition, relatif aux « caméras piétons », encadre davantage l’utilisation de celles-ci. L’accès aux enregistrements est limité et les images pourront être utilisées dans un but d’informer les citoyens. L’article suivant pose les modalités d’usage des drones par les forces de l’ordre. Lors du premier déconfinement, le juge avait tapé sur les doigts des autorités, reprochant à celles-ci le manque de précisions concernant les appareils de surveillance aéroportés. Ainsi, le recours aux drones est notamment admis lors des rassemblements présentant des risques de troubles graves à l’ordre public et pour la prévention d’actes de terrorisme. Toutefois, le recours à ce type d’enregistrement ne devra pas être permanent et l’intérieur des domiciles ne pourra être filmé. Enfin, l’article 24, qui est le plus médiatisé, envisage la question de la diffusion du visage des forces de l’ordre. Celui-ci modifie entre autres la loi de 1881 relative à la liberté de la presse. Il punit d’un an de prison et de 45 000€ d’amende le fait de diffuser l’image du visage ou tout autre élément d’identification, autre que son numéro d’identification individuel, d’un agent de la police nationale, de la police municipale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsque ces personnes agissent dans le cadre d’une opération de police. Pour information, le Premier Ministre a annoncé qu’il allait personnellement saisir le Conseil constitutionnel afin de vérifier la constitutionnalité de cet article. Vous pourrez donc expliquer dans les grandes lignes les apports de cette loi fortement contestée. Attention, celle-ci peut encore faire l’objet de modifications ultérieures. Antoine Karr

  • Trophées juridiques : la liste

    Orientation > Licence de droit Nous avons souvent entendu parler de ces fameux "concours" ou "trophées" juridiques. Mais avouons-le, la plupart d’entre nous ne s’est jamais vraiment renseigné dessus. C’est pourquoi il nous paraissait important de tenter de les lister. Ces trophées vous ouvriront quelques perspectives d’avenir. Et on le sait, parmi vous, se trouvent les futurs vainqueurs. Même si vous n’êtes pas trop confiant, rien ne vous empêche de postuler à ces prix/trophées/challenges qui vous permettront, qui sait, de peut-être toucher le gros lot.🥇 Vous organisez un trophée du droit et vous voulez mettre à jour ses informations ou en ajouter un ? Contactez-nous à magazinepamplemousse@gmail.com ! Concours de la Conférence des avocats du Barreau de Paris - le meilleur concours d’éloquence 🏛 Présentons d’abord le trophée qui vous permettra de remporter le jackpot (ce qui vous intéresse le plus, avouez-le). On ne pouvait pas ne pas parler du fameux “Concours de la Conférence des avocats du Barreau de Paris”, fondé il y a plus de 2 SIÈCLES (oui oui 2 siècles). Il se déroule dans la Bibliothèque de l’Ordre des Avocats de Paris, située au sein du Palais de Justice de Paris. Et il s’adresse aux jeunes avocats inscrits au Barreau de Paris pour leur permettre de démontrer, en public, leurs capacités à soutenir une argumentation et défendre une cause tout en s’efforçant d’entretenir l’élégance et la précision de la langue française. Ce concours d’éloquence est tellement high classé qu’il se déroule en 3 tours, chacun permettant de sélectionner les candidats finalistes : le premier tour se décompose en une trentaine de séances, étalées de Janvier à Juin ; le deuxième tour constitue “un tour de vérité” ou d'improvisation et oppose les 36 candidats qui ont été sélectionnés durant le premier tour. Le candidat planche sur un sujet et une position (affirmative ou négative) qui devra être soutenue à l’issue d’une préparation de 5 heures. 24 candidats sont sélectionnés pour le troisième et dernier tour ; le troisième tour sera “le tour de confirmation”. Ici, le candidat a le sujet ainsi que la proposition imposée et possède 5 jours pour préparer son discours ; A l’issue de la troisième épreuve et après la délibération, les douze nouveaux Secrétaires de la Conférence (vous très prochainement ?) sont élus. Et être élu, ça claque ! La Bourse d’études Jim Hulock - White & Case des Juristes d’Affaires 🧑‍⚖️ Le concours organisé par White & Case se nomme “La Bourse d’études Jim Hulock - White & Case des Juristes d’Affaires”. Le nom est long, mais croyez-nous, ce concours n’est pas là pour blaguer. Pour les entrées, il y a 2 phases d’examen des candidatures qui seront faites en amont. Puis les candidats présélectionnés seront invités à présenter leurs projets académiques à un jury lors de l’examen oral final. Maintenant, place à la partie la plus importante : l’étudiant arrivant en première place gagnera… attention… une somme coquette de 50 000 euros pour effectuer ses études l’étranger. Alors on vous entend déjà râler sur le fait que cette somme ne soit uniquement dédiée qu’aux études à l’étranger, mais croyez-nous, ça en vaut largement la peine. La plupart des étudiants aimeraient effectuer des études à l’étranger mais n’ont pas forcément l’argent pour le faire. Nom du concours : Bourse d'Études "Jim Hurlock - White & Case" des Juristes d'Affaires 2023 Nom de l'organisateur : White & Case Pour qui : Étudiants souhaitant poursuivre un troisième cycle juridique à l'étranger Concept de la bourse : Remettre des bourses d'études d'une valeur totale de 60 000€ à des étudiants talentueux, afin de les soutenir dans la réalisation de leur projet d'études à l'étranger et de promouvoir l'excellence académique, tout en encourageant la solidarité et l'entraide. Composition du jury : Maryvonne Caillibotte, Procureure de la République de Versailles (Présidente du Jury) Angelo Piccirillo, Group General Counsel de Sodexo Estelle Kouakam Kenko, Executive Director & Assistant General Counsel chez J.P. Morgan Camille Note, Partner d’InfraVia Capital Partners Sophie Schiller, Professeur de droit privé et co-directrice du Master 214 Droit des Affaires de l’Université Paris Dauphine Bénédicte Marquise, Juriste chargée de missions conformité chez TotalEnergies et lauréate de la Bourse en 2018 Jean-Pierre Picca, Associé du cabinet en charge de la Bourse Marc Petitier et Neeloferr Roy, Associés White & Case Annonce des lauréats : Le 7 juin dernier, parmi les 52 candidats ayant soumis leur dossier, 12 étudiants ont été sélectionnés pour rencontrer le jury et défendre leur projet d'études. À l'issue des délibérations, cinq lauréats ont été choisis en raison de l'excellence de leur parcours académique, de leur personnalité et de leur motivation. Lauréats : Maëlis Kouakam Takougang, 25 ans - Bourse de 20 000€ pour un LL.M à Columbia Law School. Quentin Pithois, 23 ans - Bourse de 20 000€ pour un Geneva LL.M. in International Dispute Settlement (MIDS). Ibtissame Sefraoui, 25 ans - Bourse de 8 000€ pour un LL.M à Columbia Law School. Delphine Grimond, 23 ans - Bourse de 7 000€ pour un MSc in Law and Finance (MLF) à l’Université d’Oxford. Mickaël Moulin, 23 ans - Bourse de 5 000€ pour un LL.M à Columbia Law School. La Bourse "Jim Hurlock - White & Case" des Juristes d'Affaires, en sa 29ème édition, continue de soutenir des étudiants talentueux dans leur quête d'une éducation juridique de qualité à l'étranger, tout en renforçant les valeurs de solidarité et d'excellence académique. Depuis sa création en 1995, cette initiative a bénéficié à 96 étudiants, avec plus de 1150 candidatures reçues. Prix du meilleur étudiant juriste immobilier (MEJI) Nom de l'organisateur : CMS Francis Lefebvre Pour qui : Les meilleurs étudiants en master 2 immobilier ou notarial Concept du trophée/prix : Récompenser les étudiants les plus performants en droit immobilier ou notarial par le biais d'un concours annuel comprenant une épreuve écrite et une soutenance orale. Gains : 🥇Premier prix (attribué à Léopold Clinckx en 2022) : Somme de 4 000 euros Stage rémunéré de six mois au cabinet CMS Francis Lefebvre, à l'office Michelez Notaires ou à la direction juridique d'une entreprise associée à Juridim Abonnement à Décideurs Magazine Ouvrages Lexis Nexis Memento Baux Commerciaux des éditions Francis Lefebvre 🥈 Deuxième prix (attribué à Alice Malet en 2022) : Somme de 2 000 euros Abonnement à Décideurs Magazine Ouvrages Lexis Nexis Memento Baux Commerciaux des éditions Francis Lefebvre 🥉 Troisième prix (attribué à Morgan Dafflon) : Somme de 1 000 euros Abonnement à Décideurs Magazine Ouvrages Lexis Nexis Memento Baux Commerciaux des éditions Francis Lefebvre Composition du jury : Axèle Bastien, Global Head of Legal chez Axa Investment Managers Real Asset Christophe Bouillon, Président de SPYD Consulting Kamal Bouaouda, Directeur immobilier construction et environnement chez Euro Disney Guillaume Delacroix, Directeur juridique d’Altarea Cogedim Mahbod Haghighi, Président de Juridim Vanessa Lagrange, Directrice juridique groupe de GGL Groupe Patrick Larchevêque, Directeur juridique immobilier de Covivio Laurence Painsar-Fourré, Directrice juridique de Perl Florence Chérel et Aline Divo, Avocats associés du cabinet CMS Francis Lefebvre Olivier Dagrenat et Arnaud Bayart, Notaires Associés, Michelez Notaires Le concours réunit des étudiants en droit immobilier ou notarial, les récompensant avec des prix attractifs et un stage rémunéré. Les lauréats de cette édition ont été choisis par un jury composé de professionnels éminents de l'industrie immobilière et juridique. __ 🎬 Découvrez l'émission Law'ctogone - Le Duel des Juristes, et développez votre culture juridique ! __ Prix de la Diversité Concept du trophée/Présentation : L’équipe française du cabinet d’avocat Skadden en partenariat avec Deezer propose le « Prix de la Diversité, L’excellence par la différence ». Ce prix encourage les étudiants en droit à réfléchir et à proposer des solutions juridiques pour promouvoir et développer la diversité en France. Nom de l'organisateur : Cabinet d'avocats Skadden et Deezer Pour qui : Étudiants en droit (Master 2 ou équivalent) issus de tous horizons. Prix de la Recherche de l’ENM Concept du trophée/Présentation : Ce prix organisé par l’École nationale de la magistrature (ENM) est destiné aux nouveaux docteurs en droit ou en histoire du droit. Il vise à distinguer des thèses soutenues qui abordent des sujets liés aux pratiques judiciaires internes ou comparées, ainsi qu'à l'organisation et au fonctionnement de la justice. Nom de l'organisateur : École nationale de la magistrature (ENM) Pour qui : Doctorants en droit ou en histoire du droit. Prix des Masters du Conseil national Concept du trophée/Présentation : Le concours, organisé par le Conseil national des Greffiers des Tribunaux de Commerce, est ouvert à tous les étudiants inscrits en Master 2 dans une Faculté de droit ou un IEP. Il récompense le meilleur mémoire à caractère juridique lié à la vie des affaires, en particulier la justice commerciale. Nom de l'organisateur : Conseil national des Greffiers des Tribunaux de Commerce Pour qui : Étudiants en Master 2 en droit ou IEP. Prix de la donnée by Data Ring Concept du trophée/Présentation : Créé en 2021 par l'association Data Ring, ce prix soutient la jeune recherche et les étudiants inscrits en Licence, Master ou Doctorat en Droit, Economique ou en Numérique ayant fait une thèse. Il encourage la réflexion sur les enjeux liés à la "datafication" d'un monde partagé "entre liberté et contrôle". Nom de l'organisateur : Data Ring Pour qui : Étudiants en Licence, Master ou Doctorat en Droit, Economie ou Numérique. Défi Septeo Solutions Notaires & Avocats Concept du trophée/Présentation : Inauguré en 2018, le Défi invite les étudiants en Master 2 Droit notarial et, depuis 2022, les futurs avocats à participer à la création d'un modèle d'acte authentique. Il encourage l'interprofessionnalité et la réflexion sur des problématiques d'actualité liées au droit.Depuis 2012, le cabinet d’avocats Spitz Poulle Kannan décerne le Prix du meilleur étudiant juriste en droit des services financiers (regulatory). Ce prix s’adresse aux étudiants de Master 2, d’Institut d’Études Politiques ou d’une école de commerce, ainsi qu'aux étudiants étrangers équivalents. Il consiste en une épreuve écrite et un entretien oral sur des sujets juridiques liés aux services financiers. Nom de l'organisateur : Septeo Solutions Notaires & Avocats Pour qui : Étudiants en Master 2 Droit notarial et futurs avocats (équipes interprofessionnelles ou non). Prix du meilleur étudiant juriste en droit des services financiers Concept du trophée/prix : Récompense du meilleur étudiant juriste en droit des services financiers. Nom de l'organisateur : Cabinet d’avocats Spitz Poulle Kannan Pour qui : Étudiants en Master 2, Institut d’Études Politiques, école de commerce, ou équivalent. Prix de la Chaire Droit de la consommation Concept du trophée/Présentation : La Chaire Droit de la consommation, hébergée par la Fondation CY Cergy Paris Université, décerne un prix tous les deux ans pour récompenser une œuvre doctrinale originale dans le domaine du droit de la consommation. Ce prix encourage les jeunes chercheurs à contribuer aux connaissances théoriques et pratiques du droit de la consommation. Nom de l'organisateur : Chaire Droit de la consommation, Fondation CY Cergy Paris Université Pour qui : Jeunes chercheurs. Prix Juridique, Média & Internet Concept du trophée/Présentation : Créé en 2014, le Prix Juridique Média et Internet récompense des étudiants de Master 2 pour l'excellence de leurs mémoires dans le domaine du droit des médias et d'Internet. Il vise à reconnaître l'importance de leurs recherches pour le monde de l'entreprise. Nom de l'organisateur : Lagardère Active, Microsoft, TF1, Orange (à l'origine) Pour qui : Étudiants de Master 2. Prix Open Thèse Concept du trophée/Présentation : Créé en 2019 par le Fonds de dotation Open Law, le Prix Open Thèse s'adresse aux doctorants ayant récemment soutenu leur thèse en droit et l'ayant déposée en accès libre dans une archive ouverte. Il vise à promouvoir la mise en accès libre des thèses de droit. Nom de l'organisateur : Fonds de dotation Open Law Pour qui : Doctorants en droit. Prix de Thèse Défenseur des droits Concept du trophée/Présentation : Créé en 2014, le Prix de thèse du Défenseur des droits est destiné à encourager les recherches universitaires susceptibles d'enrichir les connaissances sur les domaines de compétences de l'institution. Il est remis à des étudiants en doctorat. Nom de l'organisateur : Défenseur des droits Pour qui : Étudiants en doctorat. Prix de Thèse de l’Association des hautes juridictions de cassation ayant en partage l’usage du français Concept du trophée/Présentation : Créé en 2018, le prix de l’AHJUCAF récompense l’auteur d’un ouvrage, d’une thèse ou d’une recherche, écrit ou traduit en français, sur une thématique juridique ou judiciaire intéressant le fond du droit ou les missions, l’activité, la jurisprudence, l’histoire d’une ou de plusieurs hautes juridictions membres de l’AHJUCAF. Nom de l'organisateur : Association des hautes juridictions de cassation ayant en partage l’usage du français (AHJUCAF) Pour qui : Auteurs d'ouvrages, thèses ou recherches en français. Le prix DJCE - CMS Bureau Francis Lefebvre des meilleurs futurs avocats par équipe Concept du trophée/Présentation : Ce prix récompense trois étudiants des Diplômes de Juriste Conseil d’Entreprise (DJCE) en France sur leur aptitude à travailler en équipe pluridisciplinaire. Douze étudiants pré-sélectionnés sur leur motivation et répartis en quatre équipes travaillent en parallèle sur un même cas, en interaction avec des avocats du cabinet, chaque équipe défendant en fin de journée ses propositions face à un jury interne. Nom de l'organisateur : DJCE - CMS Bureau Francis Lefebvre Pour qui : Étudiants des DJCE en France. Prix Allen et Overy/HEC Concept du trophée/Présentation : Le prix Allen et Overy/HEC est un prix juridique et fiscal créé en 2004 en collaboration avec le cabinet Allen et Overy et la Fondation HEC. Il récompense les trois meilleurs mémoires de recherche des étudiants de HEC inscrits dans la Majeure "Stratégie Fiscale et Juridique Internationale" et du Mastère "Droit et Management International". Nom de l'organisateur : Le Jury est composé de personnalités du monde de l’entreprise, de membres du corps professoral d’HEC Paris et d’associés d'Allen & Overy Paris. Pour qui : Ce prix s'adresse aux étudiants de HEC inscrits dans la Majeure "Stratégie Fiscale et Juridique Internationale" et du Mastère "Droit et Management International". Prix Association Française des Juristes d’Entreprise Concept du trophée/Présentation : Le Prix AFJE, lancé en 2007, est un concours national ouvert à tous les étudiants du Diplôme de Juriste Conseil en Entreprise (DJCE) de deuxième année. Son objectif est de promouvoir le métier de juriste d’entreprise et de les accompagner sur le marché du travail. Nom de l'organisateur : Ce prix est organisé par l'Association Française des Juristes d’Entreprise (AFJE). Pour qui :Ce concours est ouvert aux étudiants du Diplôme de Juriste Conseil en Entreprise (DJCE) de deuxième année. Trophée du Meilleur Jeune Fiscaliste Concept du trophée/Présentation Le Trophée du Meilleur Jeune Fiscaliste (TMJF) récompense depuis 21 ans les 3 meilleurs fiscalistes parmi 12, sélectionnés à l’issue d’une phase de qualification dans 13 centres d’examen en France. Ce concours national est le fruit d’un partenariat entre le Magistère droit des affaires, fiscalité et comptabilité d’Aix-Marseille Université et EY Société d’Avocats. Nom de l'organisateur Ce trophée est organisé par le Magistère droit des affaires, fiscalité et comptabilité d’Aix-Marseille Université et EY Société d’Avocats. Pour qui Ce concours est ouvert aux étudiants en fiscalité. Prix du meilleur étudiant juriste immobilier (MEJI) Concept du trophée/Présentation Le Prix du meilleur étudiant juriste immobilier a été créé en 2011 par CMS Francis Lefebvre, Juridim, et l’étude Michelez Notaires. Il récompense le meilleur étudiant juriste immobilier en Master 2. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par CMS Francis Lefebvre, Juridim, et l’étude Michelez Notaires. Pour qui Ce concours est ouvert aux étudiants en Master 2 de droit immobilier. Prix Violette Gorny du meilleur juriste en droit de la famille Concept du trophée/Présentation Le Prix Violette Gorny du meilleur juriste en droit de la famille a été créé en 2016 par l’EFB. Il s’adresse aux élèves-avocats titulaires d’un M2 de Droit privé parcours personnes/famille, gestion patrimoniale des conflits familiaux, droit de la famille interne, international et comparé, gestion du patrimoine privé, droit notarial,… Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par l’EFB. Pour qui Ce prix est ouvert aux élèves-avocats titulaires d’un M2 de Droit privé dans le domaine du droit de la famille. Prix d’Excellence du cabinet Rivière Concept du trophée/Présentation Le Prix d’excellence, créé en 2017 par le cabinet d’avocats Rivière, est attribué sur concours. Il récompense les candidats qui démontrent leur capacité à proposer des solutions opérationnelles et à travailler en équipe. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le cabinet d’avocats Rivière. Pour qui Ce prix s’adresse aux élèves-avocats et aux étudiants inscrits ou titulaires d’un Master II en droit. Prix de Thèse-Voltaire avocats Concept du trophée/Présentation Le prix Voltaire récompense les meilleurs travaux universitaires en matière de droit du travail et de la sécurité sociale. Nom de l'organisateur Ce prix est créé par le cabinet Voltaire avocats. Pour qui Ce prix est ouvert aux étudiants et chercheurs en droit du travail et de la sécurité sociale. Concours Solon, le prix de la logistique rédactionnelle Concept du trophée/Présentation Ce concours récompense les meilleurs talents dans l’art de bien rédiger la loi. Nom de l'organisateur Ce concours est organisé par la Fondation Solon. Pour qui Ce concours s’adresse aux étudiants de M2 français et est ouvert aux établissements étrangers où le droit français est enseigné en langue française. Challenge Fidal-Paris Sud Concept du trophée/Présentation Le Challenge Fidal-Paris Sud est un concours juridique, fiscal et social national récompensant la meilleure équipe juridique et fiscale de Master II. Nom de l'organisateur Ce challenge est créé en 2010 et organisé par Fidal-Paris Sud. Pour qui Ce concours est ouvert aux étudiants en Master II. Prix du meilleur étudiant juriste d’affaires Concept du trophée/Présentation Le cabinet Freshfields organise un concours de droit des affaires ayant pour vocation d’élire le meilleur étudiant juriste d’affaires. Nom de l'organisateur Ce concours est organisé par le cabinet Freshfields. Pour qui Ce concours est ouvert aux élèves de toutes les universités, écoles de droit, grandes écoles et écoles de formation des avocats en France. Prix Mayer Brown du Private Equity Concept du trophée/Présentation Ce concours, organisé par le Cabinet Mayer, s’adresse aux étudiants juristes titulaires d’un M1 ou plus. Nom de l'organisateur Ce concours est organisé par le Cabinet Mayer. Pour qui Ce concours s’adresse aux étudiants juristes. Prix de l’innovation des Avocats en Relation clients Concept du trophée/Présentation Le Prix de l’innovation des avocats récompense chaque année les projets innovants des avocats concernant leur Relation-clients. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le Village de la Justice. Pour qui Ce prix est ouvert aux avocats. Prix État de droit de l’UIA Concept du trophée/Présentation Ce Prix récompense les personnes et/ou les organisations contribuant activement au développement et à la promotion de l’État de droit au niveau national, régional ou international en particulier au sein de la communauté juridique. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par l’Union internationale des avocats (UIA) en coopération avec LexisNexis. Pour qui Ce prix s’adresse aux avocats, juges, barreaux, organisations d’avocats et professionnels du droit. Prix de l’innovation des Directions juridiques Concept du trophée/Présentation Le Prix de l’innovation en Management juridique récompense chaque année des projets innovants de directions juridiques. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le Village de la Justice. Pour qui Ce prix est ouvert aux directions juridiques. Les Prix de l’Institut de Droit international Concept du trophée/Présentation Ces prix ont été institués en 1931 par James Brown Scott et portent à tour de rôle le nom de treize éminents internationalists. Ils récompensent des travaux universitaires en matière de droit international. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par l’Institut de Droit international en coopération avec LexisNexis. Pour qui Ce prix s’adresse aux doctorants et aux professionnels. Prix des Plumes d’or et d’argent de l’économie et du droit Concept du trophée/Présentation Les plumes de l’économie et du droit mettent en avant des femmes et des hommes, auteurs d’articles remarquables, prenant en compte les enjeux économiques et juridiques. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par Les Plumes d’Or et d’Argent. Pour qui Ce prix s’adresse aux auteurs d'articles sur les enjeux économiques et juridiques. Prix Olivier Debouzy Concept du trophée/Présentation Le prix Olivier Debouzy récompense l’agitateurs d’idées juridiques de l’année. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le cabinet August et Dedouzy et le Club des juristes. Pour qui Ce prix s’adresse à tous ceux qui produisent des publications juridiques. Prix du Pro bono francophone Concept du trophée/Présentation Le Prix du Pro bono francophone récompense un projet pro bono. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par la Convention internationale des Barreaux (CIB) et le Barreau de Paris Solidarité & Justice Pro-Bono. Pour qui Ce prix s’adresse aux avocats exerçant dans un pays francophone. Mois d'inscription La date limite de soumission des candidatures est en juin. Prix Guy Carcassonne Concept du trophée/Présentation Le prix Guy Carcassonne récompense le meilleur article constitutionnel rédigé par un jeune auteur. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par la Fondation pour l’innovation politique. Pour qui Ce prix s’adresse aux jeunes auteurs. Plus d'infos sur le Prix Carcassonne ici Prix Vogel de droit économique Concept du trophée/Présentation Le Prix Vogel distingue les auteurs et chercheurs en droit économique français et/ou européen dont les travaux mettent les règles juridiques en perspective. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le Cabinet Vogel & Vogel. Pour qui Ce prix s’adresse aux auteurs et chercheurs en droit économique. Prix Falcone pour la Paix et la Démocratie Concept du trophée/Présentation Le prix Giovanni Falcone a pour objet d’honorer des professionnels du droit et des personnes issues de la société civile engagés dans la lutte contre les menaces criminelles. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par la Fondation Giovanni Falcone. Pour qui Ce prix s’adresse aux professionnels du droit et à la société civile. Le prix du Juriste HEC Concept du trophée/Présentation Le prix du Juriste HEC vise à récompenser un diplômé depuis moins de 15 ans, pour mettre en lumière un parcours professionnel inspirant pour les étudiants. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le groupement Droit & Entreprise (du Pôle Conseil d’HEC Alumni) et le Bureau des Juristes. Pour qui Ce prix s’adresse aux diplômés d’HEC depuis moins de 15 ans.. Prix Doyen Roger Houin Concept du trophée/Présentation Ce prix récompense, tous les deux ans, des œuvres traitant des sciences juridiques, économiques ou de gestion, mettant en relief le rôle de l’entreprise dans nos sociétés. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le Fonds de Recherche sur la Doctrine de l’Entreprise (FORDE). Pour qui Ce prix s’adresse aux chercheurs et auteurs en sciences juridiques, économiques ou de gestion. Prix Recteur Jacques Beguin Concept du trophée/Présentation Ce prix récompense une thèse, un ouvrage ou un article signifiant et porteur d’espoir et illustrant les principes et/ou les préconisations de la Doctrine de l’entreprise. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par le Fonds de Recherche sur la Doctrine de l’entreprise (FORDE). Pour qui Ce prix s’adresse aux chercheurs et auteurs en sciences juridiques, économiques ou de gestion. Trophée Smart Compliance Concept du trophée/Présentation Ce trophée récompense la créativité et l’innovation au service de la Compliance. Nom de l'organisateur Ce trophée est organisé par le Cercle de la compliance. Pour qui Ce trophée s’adresse aux entreprises, administrations, cabinets d’avocats, sociétés de conseils, etc. Prix international Jacques Leroy Concept du trophée/Présentation Ce prix récompense les avocats de moins de 35 ans pour leur travail scientifique dans un esprit de conciliation des droits de l’homme et du monde des affaires. Nom de l'organisateur Ce prix est organisé par l’Union internationale des avocats (UIA). Pour qui Ce prix s’adresse aux avocats de moins de 35 ans. Vous avez maintenant toutes les informations pour sortir de votre zone de confort et aller décrocher ces big daddy trophées. Maintenant il vous reste une dernière chose : vous renseignez sur les raisons principales de gagner un trophée juridique. Vous organisez un trophée et vous voulez mettre à jour ses informations ou en ajouter un ? Contactez-nous à magazinepamplemousse@gmail.com !

  • [Vidéo] "J'ai raté 2 fois le CRFPA" - Noholito

    Lifestyle La Team Pamplemousse a interviewé @Noholito, l'ancien étudiant en droit et influenceur fou aux centaines de milliers d'abonnés. Il a raté 2 fois le CRFPA et pour nous, il revient sur son récent passé d'étudiant en droit et ses péripéties, en vidéo. Vous n'êtes pas prêt. 😂 Tu souhaites devenir avocat ? Compare les prépa privées pour optimiser tes chances de réussite ! (clique sur l'image ci-dessous). Découvrez aussi LAW'CTOGONE, Le Duel des Juristes, la toute première émission, made by Pamplemousse Magazine, dans laquelle les juristes s'affrontent ! Fous rires, lois insolites, jurisprudences, jeux endiablés... pour développer votre culture juridique et rigoler, il suffit de cliquer !

  • [VIDÉO] "Ça peut marcher du bachotage" - entretien n°2

    Conseils > Mémorisation Guillaume Petit-Jean, champion de France de mémorisation, montre que tout le monde peut avoir ses capacités de mémorisation, car c'est avec de l'entraînement et des techniques qu'il est possible peut réussir à utiliser tout le potentiel de son cerveau. On l'a mis au défi. À vous, étudiants en droit, de suivre ses conseils qui vous aideront plus que vous ne le pensez ! 🧠 Sommaire 🏛 I. Retenir 10 arrêts du Conseil d'État en 5 minutes 🧠 II. Quels sont les principes à connaître sur la mémorisation ? ⚖️ III. Tout savoir sur la répétition espacée dans ses études de droit I. Retenir 10 arrêts du Conseil d'État en 5 minutes 🏛 Pamplemousse : Ok Guillaume, on te donne tout de suite 10 arrêts du Conseil d'État, avec le nom, la date et la portée. Tu dois les retenir le plus vite possible ! On rappelle que tu n'as jamais fait du droit ! Go ? Guillaume Petit-Jean : Go ! ... 4min17 plus tard. Challenge de mémorisation LIVE Pamplemousse : Dame Lamotte ? Guillaume Petit-Jean : 1950. Pamplemousse : Labonne ? Guillaume Petit-Jean : 1919. Pamplemousse : La date maintenant : 1912 ? Guillaume Petit-Jean : 1912, ça va être la Société des granites porphyroïdes des Vosges. Pamplemousse : 1906 ? Guillaume Petit-Jean : Le syndicat des partons coiffeurs de Limoges ! Pamplemousse : Cadot ? Guillaume Petit-Jean : 1889. Pamplemousse : 1999 ? Guillaume Petit-Jean : L'association ornithologique et mammologique de Saône et Loire. C'était un rassemblement pour l'opposition de la chasse. Pamplemousse : Impressionnant... Époux Barbier ? Guillaume Petit-Jean : 1968. Pamplemousse : 1918 ? Guillaume Petit-Jean : 1918 c'est Heyriès. Pamplemousse : Énorme ! Chemin de fer de l'est et autres ? Guillaume Petit-Jean : Ça c'est 1917. Team VS Team Pamplemousse : La veille d'un partiel : team boulot ou team dodo ? Guillaume Petit Jean : Team dodo, parce qu’il aurait fallu réviser bien avant. Pamplemousse : Team fiches ou team pas fiches ? Guillaume Petit Jean : Team fiches mais fiches intelligentes pas de fiches qui reprennent juste le plan de cours, mais plutôt des fiches optimisées comme celles que vous faites avec des illustrations pensées et des éléments de raisonnement juridique. Pamplemousse : Team privé ou Team public ? Guillaume Petit Jean : Je ne connais absolument pas le droit mais je vais dire “privé”. Questions en vrac sur la méthode II. Quels sont les principes à connaître sur la mémorisation ? 🧠 Guillaume Petit Jean : Il y a l'association, c’est le fait d’associer des informations entre elles. C’est comme ça que notre cerveau fonctionne et ça marche toujours par des associations qui sont soit logiques soit des associations loufoques. Un autre principe qui est très important pour la mémorisation c’est cette notion multi-sensorialité. C’est faire en sorte d’avoir ce double encodage. Et le troisième, il va falloir répéter une information de toute manière si on veut la retenir. __ Lire le FIGADA (ex-GAJA imagé) pour mémoriser les arrêts du droit administratif et qui recourt à cette technique __ Pamplemousse : Peut-on gagner 3 points de moyenne si l’on apprend des techniques de mémorisation ? Guillaume Petit Jean : Si on apprend des techniques de mémorisation ça devient beaucoup plus facile de mémoriser et donc de restituer des informations. Et ça a, on le sait, un impact sur les moyennes. Il y a des gens qui étaient un échec scolaire ou qui étaient en grande difficulté qui vraiment arrivent à avoir des résultats exceptionnels. Pamplemousse : Combien d’heures faut-il pour apprendre ces techniques ? Guillaume Petit Jean : Il y a un réel investissement, si on veut juste apprendre quelques techniques pour mémoriser plus efficacement, nous en quelques jours et en quelques semaines, on peut vraiment avoir un gros avantage ou une grosse progression. Pamplemousse : Beaucoup de gens relisent leurs cours, c’est utile pour apprendre ? Guillaume Petit Jean : On sait que relire ça à un impact très limité sur la rétention. Si on apprend les techniques de mémorisation on sait qu’on va y passer beaucoup moins de temps, notamment si on utilise ce qu’on appelle la répétition espacée. III. Tout savoir sur la répétition espacée dans ses études de droit ⚖️ Pamplemousse : Pardon quoi ? La répétition espacée? Guillaume Petit Jean : La répétition espacée (ou spacing effect) va vous permettre de réviser juste avant d’oublier et à plusieurs reprises. Et ça c'est beaucoup plus efficace par exemple que réviser la veille ou vraiment passer des heures sur un seul sujet. Donc au final on économise du temps. Pamplemousse : Ok, on fait quoi d’autre pour mieux réviser? Guillaume Petit Jean : Vous prenez une feuille blanche vous écrivez absolument tout ce dont vous vous rappelez. Ça, ça demande un effort cognitif qui est très important. Parce que le jour de l’examen, on ne va pas vous demander de relire votre cours. Vous êtes face à une feuille blanche il va falloir ressortir ce dont vous vous rappelez. Pamplemousse : Au fait, comment tu as retenu l’arrêt de 1906 ? Guillaume Petit Jean : Pour le syndicat des patrons coiffeurs de Limoges, c’était facile : j’imaginais un salon de coiffure et je ne sais pas pourquoi il y avait des gens qui cassaient de la porcelaine comme ça sur le sol, par terre. Pamplemousse : Comment retenir que la loi dispose et que le contrat stipule? Guillaume Petit Jean : Ce qui me vient tout de suite là c’est que “contrat stipule” ça me fait penser à “contraception”, et “la loi dispose” ça me fait penser à la loi “de 10” alors on peut imaginer une loi avec un numéro 10. Mais je pense que si on le répète ¾ fois, à mon avis ça rentre assez facilement, ça n’a pas l’air très compliqué. Pamplemousse : Certains étudiants réussissent leurs partiels en révisant juste la veille ! Guillaume Petit Jean : Si effectivement vous avez besoin de mémoriser une information juste pour le lendemain de mémoriser une information et qu’après vous n’en n’aurez plus jamais besoin, ça peut marcher du bachotage mais par contre si c’est une information dont vous avez besoin tout au long de votre carrière ou tout au long de votre vie, ça ça ne va pas marcher. Il va falloir faire de la répétition espacée. Pamplemousse : Les erreurs à ne pas faire pour réaliser une bonne carte mentale ? Guillaume Petit Jean : Pour faire une bonne carte mentale (ou mindmapping), les erreurs à ne pas faire c’est de : vouloir trop en mettre, de faire tout en monochrome, ou de faire votre carte mentale et de jamais la ressortir. Pamplemousse : Comment savoir si cela marche pour nous ? Guillaume Petit Jean : Il faut tester. Il n’y a pas une technique de mémorisation en général qui va fonctionner. Il y en a plusieurs. Il faut trouver celle qui va être adaptée pour vous et celle qui vous plaît le plus. On vous conseille d'aller voir ces deux autres entretiens aussi fous que ce dernier !

  • Licence de droit à distance : le guide complet

    Conseils > Organisation & Productivité La licence de droit à distance (ou la voie « EAD », enseignement à distance) attire de plus en plus. Ce diplôme d’État, réalisé en trois années, est accessible dans de nombreuses universités. Comment y entrer ? En quoi consiste-t-il ? Comment le réussir ? Voici tous nos conseils pour réussir avec brio votre licence à distance ! 💻 Sommaire : 🏠 Quelles sont les licences de droit à distance ? 🤔 Pourquoi faire une licence de droit à distance ? 🔀 Comment choisir une licence à distance ? 👨‍🎓 Qui peut faire une licence de droit à distance ? 📋 Quel est le programme d’une licence de droit à distance ? ❓ Comment faire une licence de droit à distance ? ⚖️ Avantages / inconvénients de la licence de droit à distance ✅ Comment réussir sa licence de droit à distance ? 😀 Bonus : 3 conseils vitaminés pour bien gérer ses études à distance 📝 En résumé, comment réussir ses études de droit à distance ? La Licence de droit à distance, c'est quoi ? La licence de droit à distance est un diplôme d'État réalisé à distance (virtuellement, via ordinateur), accessible en formation initiale ou en formation continue, grâce à des cours en ligne écrits, cours audio ou cours en vidéos. C'est le programme d'enseignement à distance dit "EAD" mis en place dans certaines universités qui organise ce type d'enseignement.  Les études de droit ont la réputation d’être prestigieuses. Raison pour laquelle elles attirent de nombreux étudiants. Or, ils n’ont pas tous la possibilité de réaliser leur cursus en présentiel. C’est pourquoi les offres de formation à distance se multiplient : Paris, Lille, Marseille, Grenoble ou encore Lyon 3 proposent des diplômes « EAD » en droit. Avec les bons conseils, vous saurez non seulement choisir la licence à distance qu’il vous faut, mais surtout la réussir. Suivre les cours depuis chez vous va devenir un vrai jeu d’enfant ! Quelles sont les licences de droit à distance ? 🏠 La liste des licences de droit à distance s’allonge. Eh oui, les formations de cours en ligne sont de plus en plus nombreuses ! Mais alors, comment choisir parmi la variété de tous ces parcours ? Deux points seront déterminants dans votre choix de formule : votre profil et votre projet (un peu de patience, on en dit davantage dans quelques lignes). La liste des licences de droit à distance Depuis quelques années, les universités proposent de plus en plus de licences de droit à distance. Le cursus peut être réalisé dès la première année de droit et certaines vont jusqu’aux masters. Parmi les facs qui disposent d’une offre EAD se trouvent : 🎓 La Sorbonne à Paris I avec l’IED-EDS (anciennement CAVEJ) ; 🎓 AgorAssas à Paris II  ; 🎓 L’Université de Paris 8 ; 🎓 L’Université d’Aix-Marseille ; 🎓 L’Université de Toulouse Capitole ; 🎓 L’Université de Grenoble ; 🎓 L’Université de Lille ; 🎓 L’Université de Rennes. 💡 Le saviez-vous ? Il est possible de suivre un « diplôme universitaire » à distance. Il s’agit d’une formation sanctionnée par un diplôme délivré par l’université dans laquelle il est suivi. Ces « DU » apportent un complément aux connaissances juridiques de bases, en traitant de sujets divers et variés comme le droit du sport, le droit comparé, le droit de la mode, ou encore le droit de la santé. La meilleure licence de droit à distance La meilleure licence de droit à distance est celle qui répond le mieux à vos besoins. Vous devez donc vous poser les bonnes questions : Avez-vous absolument besoin d'interactions régulières et rapides avec les enseignants ? Si oui, il vous faut une licence avec une messagerie instantanée vers l'équipe pédagogique ; Avez-vous besoin de supports papiers ? Dans ce cas, évitez les licences qui ne proposent que des cours en vidéos ; Etc. Le meilleur moyen pour avoir des informations sur la qualité des licences est d'avoir directement des retours d'étudiants. Regardez les commentaires qu'ils laissent sur le site des licences, ou essayez de les contacter via les groupes de promotions. 🎤 Témoignage : « Bonjour Pamplemousse, je tenais à vous envoyer ce témoignage, car au début de ma licence de droit à distance, j’étais très anxieuse. J’avais peur de ne pas y arriver, et surtout, peur de me retrouver seule, sans pouvoir me faire d’amis. Heureusement, cela n’est pas arrivé. J’ai fait ma licence à la Sorbonne avec l’IED-EDS, et j’ai eu des enseignants en or. Chaque semaine, ils nous recevaient dans des permanences en présentiel, ce qui m’a permis de rencontrer des étudiants dans ma situation. Il y avait également une ligne téléphonique pour les étudiants qui ne pouvaient pas se déplacer. Tout ceci pour vous dire de ne pas trop vous inquiéter, je suis sûre que ça se passera bien », Marina, L2 Droit. Pourquoi faire une licence de droit à distance ? 🤔 Les raisons de faire une licence de droit à distance sont nombreuses. Mais quelle que soit la raison qui vous motive à choisir ce format, vous devez réaliser un audit pour évaluer la pertinence de votre choix de suivre une formation depuis chez vous. Les raisons d’étudier le droit à distance Les raisons pour faire le choix d’une licence en droit à distance sont diverses : ✅ Reprendre des études ; ✅ Cumuler un travail à temps plein ou partiel ; ✅ Gérer sa vie de famille ; ✅ Faire un double cursus (par exemple, des études en présentiel et une formation en droit à distance) ; ✅ Être étudiant étranger ; ✅ Cumuler une pratique sportive ou artistique intensive ; ✅ Vouloir la flexibilité pour organiser son emploi du temps ; ✅ Choix d’être à l’étranger pour renforcer sa pratique linguistique (ou autre) ; ✅ Besoin de quitter le cursus universitaire classique (après un redoublement par exemple) ; ✅ Incapacité (maladie quelconque qui impose d’être à distance). 💡 Le saviez-vous ? Il est tout à fait possible de rejoindre un cursus en présentiel avec des études à distance (en cours de licence ou en master). Il faudra simplement passer les rouages de la sélection et présenter un bon dossier ! Les débouchés de la licence de droit à distance Les débouchés de la licence de droit à distance sont similaires à ceux d’une licence de droit en présentiel (puisque le diplôme à la même valeur). Vous pouvez : 👩‍🎓 Intégrer un master en droit en présentiel ou à distance, en affrontant l’épreuve de la sélection ; 👨‍🏫 Passer des concours de la fonction publique ; ☎️ Trouver un emploi en tant qu’assistant juridique ; 📓 Se réorienter dans un Master d’une discipline différente. À distance ou en présentiel, le droit ouvre beaucoup de portes ! Comment choisir une licence de droit à distance ? 🔀 Tout d’abord, pour faire le bon choix et choisir la meilleure licence de droit pour vous (vos besoins et vos attentes), n’hésitez pas à vous rendre aux portes ouvertes des établissements, à consulter les groupes LinkedIn ou Facebook des anciennes promotions, à contacter les étudiants qui en font partie ou à vous renseigner sur des forums. Tous les avis sont bons à prendre. Ensuite, interrogez-vous sur les aspects qui suivent : 🤑 Vos moyens financiers par rapport au tarif de la formation en droit à distance ; ⏱️ Votre temps pour concilier activité/travail et études de droit à distance ; 📜 La réputation du diplôme (et oui, c’est malheureux, mais l’image joue encore un rôle central dans notre société).C’est la même chose que pour une licence de droit classique. Renseignez-vous sur les forums et auprès d’anciens étudiants au préalable pour en savoir plus sur la réputation du diplôme et son taux de réussite ; 🏫 Les modalités de la formation. Il est indispensable d’évaluer la manière dont sont assurés les enseignements, et on ne parle pas des cours en ligne, mais de tout le reste ! 🧠 Examens en présentiel ? ; 🧑‍🤝‍🧑 Fréquence des regroupements en présentiel ? ; 🗣️ Possibilité d'interagir facilement/souvent avec les intervenants ? ; ✏️ Sessions de rattrapages ? ; 👨‍💼 Sessions de consultation de copies/échanges avec les enseignants ? ; 📝 Travaux dirigés obligatoires ? 🎤 Témoignage : « Si vous avez un job étudiant ou des enfants, je vous conseille fortement de vous orienter vers une faculté qui fournit les cours écrits/sur des supports papiers. Regarder les vidéos pour prendre des notes est long et fastidieux (bonjour la charge mentale 👋). Pendant ma première année, je passais mes soirées et mes nuits à retranscrire les cours, ce qui ne me laissait pas suffisamment de temps pour réviser convenablement. À la fin, avec d’autres camarades, nous avions mis en place un groupe sur Discord pour alterner les retranscriptions et se les partager, mais j’ai tout de même opté pour une autre faculté l’année suivante ». Nissrine, L3 Droit. Il faut que vous choisissiez celle qui répondra le plus à vos attentes. Si vous préférez travailler en autonomie sans qu’on vous impose de rendre un TD ou de suivre des visios à des moments spécifiques, il est évident qu’une formule plus flexible sera préférable. Qui peut faire une licence de droit à distance ? 👨‍🎓 Tous les étudiants qui répondent aux prérequis de chaque formation peuvent réaliser une licence de droit à distance, y compris les étudiants étrangers. Ces derniers doivent cependant fournir des documents supplémentaires, ce qu’il convient de vérifier auprès des universités qui proposent des cursus en droit à distance. Au-delà du tarif et donc des moyens financiers, ces prérequis imposent d’avoir le diplôme de l’année qui précède celle envisagée (une L1 pour intégrer une L2 droit à distance ou encore la L2 pour rejoindre la L3, par exemple). Donc : ✅  Étudiant-salarié ; ✅  Demandeur d’emploi ; ✅  Candidat à mobilité réduite ; ✅  Candidat vivant à l’étranger ou loin de l’université en question, etc. Et tout étudiant qui répond aux prérequis exigés par les formations peuvent intégrer une licence à distance. Venez comme vous êtes les pépins ! Quel est le programme d’une licence de droit à distance ? 📋 En principe (mais, vous le savez peut-être, en droit, il y a toujours des exceptions, c’est la même chose ici), le programme des formations à distance est le même que celui des licences de droit en présentiel. Il s’agit donc des mêmes matières et des mêmes modalités (CM/TD/examens) ! Quant au rythme des cours en ligne, il peut être légèrement différent. Les matières étudiées en licence de droit à distance Le droit regorge de nombreuses dimensions, c’est pourquoi les matières étudiées en licence de droit à distance (et en présentiel) sont relativement diverses : Première année de licence droit à distance Première année de licence droit à distance Deuxième année de licence droit à distance ​Troisième année de licence droit à distance ​ Introduction générale au droit ; Droit constitutionnel (introduction et droit constitutionnel de la Vᵉ République) ; Droit des personnes ; Droit de la famille ; Droit des biens ; Organisation juridictionnelle ; Histoire du droit ; etc. ​ Droit administratif (et x2 pour plus de plaisir) ; Droit des obligations (contractuelles et responsabilité civile) ; Procédure pénale/droit pénal général ; Droit commercial (parfois rebaptisé droit des affaires) ; Histoire du droit (oui, encore, mais une autre branche. Ex. : histoire du droit pénal, histoire du droit de la famille, etc.) ; Finances publiques ; Institutions de l’Union européenne (ou une autre matière de droit de l’UE) ; etc. ​ Libertés publiques (ou libertés fondamentales, on ne sait jamais quel intitulé est retenu par les universités) ; Droit du travail (relations individuelles et relations collectives) ; Droit des sociétés (général et spécial) ; Droit administratif des biens ; Histoire du droit (oui, oui !) ; Une matière de droit de l’Union européenne en général ; Droit international public (ou privé) ; etc. ​⚠️ Attention les pépins, gardez à l’esprit que la présentation des matières juridiques enseignées à la fac varie d’un établissement à l’autre. Pendant les études à distance (et pas que !), il se peut donc qu’elles ne soient pas forcément étudiées en L1, L2 ou L3 comme indiqué dans le tableau ci-après. L’organisation de la formation à distance L’organisation des formations en droit à distance varie selon les universités, mais il faut savoir que la formule peut se décomposer ainsi : Pour ce qui est des « cours magistraux » → vidéos, cours en visio, audios ou encore supports écrits ; Pour ce qui est des « travaux dirigés » → il n’y en a pas forcément. Parfois, des travaux facultatifs ou obligatoires sont à rendre, et des corrections sont mises à disposition. ​📚 Si les TDs sont facultatifs, nous vous recommandons de les réaliser. L’entraînement est la clé de la réussite. Il vous permet de progresser, de comprendre la méthodologie juridique, de savoir l’appliquer et d’apprendre à gérer correctement votre temps pour réussir avec succès vos examens ! Pour ce qui est des examens (partiels, contrôles continus) → là encore, la formule dépend de la faculté concernée, mais il y a forcément au moins des examens finaux qui permettent d’évaluer le niveau de l’étudiant. Selon les universités, ils se passent en présentiel (c’est le cas de l’IED-EDS, ex-CAVEJ à Paris), ou encore à distance, comme le propose l’offre de formation à distance de Assas. Les examens peuvent être écrits, oraux ou les deux ! 💡 Dans les cursus à distance, il n’y a pas forcément de rattrapages. Là encore, les modalités dépendent des universités. Le rythme d’une licence de droit à distance Le rythme des cours dépend de la licence intégrée. Certaines suivent le calendrier universitaire classique, d’autres débutent plus tard et se terminent plus tard. Il faut consulter les modalités de formation sur le site internet des établissements. Les rattrapages se déroulent généralement au début de l’été ou en septembre dans le cadre de ces formations. Comment faire une licence de droit à distance ? 🔀 Pour faire une licence à distance, il faudra évidemment procéder à une inscription qui fait suite au dépôt d’une candidature. Il vous faut penser au financement de cette formation, plus coûteuse qu’une licence classique à la fac de droit. Le dossier de candidature Qu’il s’agisse d’une reprise d’études ou de leur commencement, il va falloir établir un dossier de candidature pour intégrer une offre de formation à distance. Eh oui, même à distance vous n’échapperez pas à la paperasse administrative… Les modalités varient selon l’année que vous souhaitez intégrer, mais les documents et justificatifs à transmettre pour vous inscrire sont généralement toujours les mêmes. Les modalités de candidature Les modalités de candidature varient selon l’année d’étude à distance envisagée. Les plateformes pour déposer sa candidature ne sont pas les mêmes en L1, L2/L3 voire en Master. De plus, les universités peuvent avoir des conditions de candidature spécifiques. Pensez à vous renseigner auprès d’elles ! ✅ Pour une L1 droit à distance, il faudra en principe passer par ParcourSup (mais encore une fois, il faut consulter les sites internet des facultés qui proposent des offres EAD pour vérifier qu’elles n’imposent pas un autre mode) ; ✅ Pour une L2 ou encore une L3 à distance, le site par lequel passer sera eCandidat ; ✅ Enfin, les masters imposent de passer par la plateforme MonMaster. 💡 Le saviez-vous ? Il est possible d’envisager une capacité en droit. Il s’agit d’un cursus qui n’impose pas d’avoir le baccalauréat et est accessible dès 17 ans. À l’issue des deux années de capacité, l’étudiant peut rejoindre un cursus classique à l’université (en L1, voire L2 s’il a un très bon dossier). La capacité en droit peut se faire à distance, il faut se renseigner auprès des universités. Par exemple, l’IED-EDS (ex-CAVEJ) de la Sorbonne à Paris propose une capacité en droit en distanciel. Vous pouvez également passer par le CNED pour une capacité en droit à distance. Les modalités d’inscription sont à consulter directement sur le site de l’organisme. Les documents à préparer Comme pour tous types de candidatures, il y a des documents classiques à préparer (un CV ou encore une lettre de motivation), puis d’autres, un peu plus spécifiques (relevés de notes ou encore recommandations). ✅ Le CV doit être classique, mettant en avant vos expériences (savoir-faire /savoir-être), vos qualités (savoir-être), vos centres d’intérêt (savoir-faire/savoir-être voire savoirs) et vos diplômes obtenus (savoirs). Voici quelques conseils vitaminés pour valoriser le contenu de votre curriculum vitae : 🍊 Prenez garde aux fautes d’orthographe ; 🍊 Pensez à classer vos diplômes et/ou expériences par ordre antéchronologique ; 🍊 Si vous insérez une photo, soyez devant un fond neutre ; 🍊 Évitez le CV multicolore, il vaut mieux rester dans la sobriété ; 🍊 Mettez en évidence vos centres d’intérêt (sans « s » à intérêt s’il vous plaît). Les recruteurs sont humains, un point commun avec vos passions peut vous permettre de décrocher votre place ; 🍊 L’énumération de qualités telles que « rigueur » ou « ponctualité » n’est pas vraiment équivoque. Il faudra penser à les étayer dans votre lettre (et puis, qu’on se le dise, la ponctualité n’est pas une qualité, c’est juste la base…). Quant aux langues et aux logiciels de bureautique, pensez à indiquer le référentiel sur lequel vous fondez votre niveau, car « A2 » ne veut pas dire grand-chose. En revanche, « A2 selon le CECRL » ou encore « B1 TOEIC 900 2 janvier 2023 » sont plus parlants pour un recruteur. ⚠️ Les jauges remplies à 70 % ou encore les étoiles ne permettent pas d’évaluer un niveau de langue ou la maîtrise d’un logiciel. Pensez-y. Soyez précis, vous souhaitez faire des études de droit, la rigueur commence dans votre dossier de candidature pour des études à distance ! ✅ La lettre de motivation doit être personnalisée. La lettre de motivation est destinée à mettre en évidence votre intérêt pour la formation en droit à distance. Il ne s’agit pas d’un récapitulatif écrit de votre CV, mais d’un moyen de faire comprendre aux recruteurs l’attrait que vous avez pour leur formation (« VOUS »), les qualités et le projet que vous avez (« JE »), et ce que vous allez mutuellement vous apporter (« NOUS »). L’idéal est de la structurer dans l’ordre indiqué : « VOUS » (parlez de la formation à distance, ses avantages, ses matières, etc.) ; « JE » (ici, vous mettez en évidence votre projet professionnel et les qualités acquises durant vos expériences, quelles qu’elles soient) ; « NOUS » (la cohérence entre la formation et votre projet, l’étudiant brillant que vous allez être et l’intérêt de suivre ces études de droit à distance dans cette université précise).  ✅ Les relevés de notes pour appuyer la demande. Il faudra envoyer tous ceux qui précèdent l’année envisagée. Par exemple, pour une L1 droit à distance, seul le relevé de notes du baccalauréat sera requis. Si le relevé de notes n’est pas exceptionnel, cela ne signifie pas que vous n’avez pas vos chances. Il faut justifier, dans la lettre de motivation, vos atouts pour contrebalancer les notes (des expériences professionnelles, du bénévolat, des voyages linguistiques, des concours d’éloquence : mettez en vos atouts, il faut savoir charmer les recruteurs). ✅ Les recommandations pour valoriser le dossier. Les lettres de recommandation ne sont pas nécessairement exigées, mais celles-ci peuvent apporter une véritable plus-value aux dossiers. Si vous postulez pour une L2 ou L3 droit à distance, demandez-les plutôt aux maîtres de conférences ou aux professeurs. Ils ont un poids plus important que les chargés de TD doctorants. Vous pouvez également faire appel aux professionnels que vous avez rencontrés (lors de vos expériences pros ou dans le cadre des TD, les chargés de TD sont parfois avocats, notaires, magistrats, etc.). ✅ Justificatifs d’identité. ⚠️ Il se peut évidemment que selon les offres EAD, d’autres documents soient requis selon l’université en cause. Nous avons relaté les documents classiques exigés. L’inscription en licence de droit à distance Est-ce qu’on doit vous redire que l’inscription administrative (on n’est plus sur le dossier de candidature) pour les études à distance dépend de l’université ? Il faut néanmoins relever que majoritairement les dossiers se font de manière dématérialisée (au travers des plateformes) et que l’inscription définitive suit généralement la même voie. Cependant, il est possible que certaines facultés préfèrent un dépôt de dossier papier (par voie postale par exemple). 🎤 Témoignage : « Petit conseil d’un étudiant négligent : n’attendez SURTOUT pas pour vous faire votre paperasse. Constituez votre dossier dès le premier jour, et ne retardez surtout pas votre inscription pédagogique ! Je déteste m’occuper de ces tâches, et l’an dernier, je me suis retrouvé à 3 semaines de mes premiers partiels, sans avoir fait mon inscription pédagogique. L’administration de la fac n’étant pas connue pour sa rapidité, je vous laisse imaginer ce que cela peut donner si vous ne faites pas vos démarches en temps et en heure… », Aurélien, L2 Droit. Les coûts en licence de droit à distance Le coût des études de droit à distance varie selon… roulement de tambours… les universités ! Néanmoins, il faut avoir en tête que les prix sont bien plus élevés que pour des études de droit en présentiel. Pensez à aller consulter les avis disponibles pour avoir une idée de l’organisation de la formation à distance. Un tel investissement mérite de véritables investigations pour voir s’il est adapté à ce que vous recherchez. Globalement, les informations tarifaires sont accessibles depuis les sites internet des universités ou du CNED. Par exemple, pour une licence de droit à distance à la Sorbonne, le tarif à l’année est 400 euros (le coût des études en présentiel s’élève à 170 euros par an). À Toulouse, la licence de droit en SED coûte aux alentours de 2000 euros 💡 Bon à savoir : certaines universités, comme Toulouse, Grenoble, ou encore le CNED proposent des formations à distance qui sont prises en charge par le compte CPF. Plus généralement, les modes de financement dépendent de vous : pôle emploi, finances personnelles ou encore compte CPF, tout peut y passer. Renseignez-vous auprès de ces organismes pour voir s’ils peuvent vous prendre en charge dans le cadre d’une reprise d’études par exemple. Avantages / inconvénients de la licence de droit à distance Pour réussir sa licence de droit à distance, il faut avoir à l’esprit les avantages et les inconvénients d’un tel cursus. Les avantages des études à distance Les études de droit à distance comportent plusieurs avantages sur les études en présentiel. Avantage n°1 : La flexibilité ✅ Si vous avez une activité professionnelle en parallèle ou encore un train de vie particulier (sportif de haut niveau, artiste, etc.), les études de droit à distance ont l’avantage de la flexibilité ! Vous disposez de plus de temps pour vous organiser comme vous le désirez. Avantage n°2 : L’autonomie ✅ Si vous êtes du genre à vous organiser à votre guise sans qu’on vous impose un emploi du temps, les formations EAD vous laissent cette marge d’autonomie (ce qui peut aussi être un inconvénient pour un étudiant qui a du mal à se prendre en charge). Avantage n°3 : Un apprentissage plus efficace ? ✅ Étant livrés à eux-mêmes, les étudiants à distance doivent redoubler d’efforts pour intégrer les cours. Ils vont alors pousser les recherches, travailler avec implication, lire des arrêts, de la doctrine ou encore les plaquettes de TD facultatifs. S’ils réalisent toutes ces démarches, ils ont l’avantage de réaliser un apprentissage efficace. Ils retiendront mieux sur le long terme et sauront mieux appliquer la méthodologie juridique. Il est important de relever que les études à distance sont diplômantes comme le sont celles à l’université en présentiel, lorsqu’elles sont suivies dans des facultés qui les proposent. Les inconvénients des études à distance Les études de droit à distance peuvent comporter plusieurs inconvénients, dépendant du profil de l’étudiant. Inconvénient n°1 : Un prix plus élevé ❌ Un des inconvénients dans les études en distanciel se retrouve dans le prix, relativement plus élevé que pour les études en présentiel. Souvent, les étudiants à distance recourent à des cours particuliers, car ils ne sont pas autant accompagnés que les étudiants en présentiel (qui ont la chance, l’honneur, le privilège d’avoir des chargés de TD plein d’amour 🫶) ; ce qui génère un coût supplémentaire. L’autonomie requise peut vite devenir un inconvénient pour un jeune étudiant qui a du mal à s’organiser et à se discipliner. La charge de travail peut s’accumuler et à l’arrivée des partiels, le jeune Pamplemousse se retrouve dépassé… Inconvénient n°2 : La solitude ❌ La solitude est l’un des inconvénients les plus marquants : les étudiants en droit à distance n’ont pas de camarades qu’ils voient tous les jours en amphi. Cela peut créer un sentiment de solitude et d’isolement, ce qui peut affecter le moral, et à long terme, la réussite de vos études. Inconvénient n°3 : La charge de travail ❌ La charge de travail est plus intense, car l’étudiant à distance n’a pas l’aubaine d’assister aux cours magistraux et ainsi, de favoriser sa mémorisation en intégrant des souvenirs de la position de l’enseignant, son ton de voix ou encore des exemples qu’il aurait donnés sur le tas. De plus, il est important d’approfondir pour bien comprendre le cours qui n’a pas été dispensé de vive voix. De ce fait, il peut se retrouver avec une charge de travail plus conséquente couplée à un rythme effréné s’il a un emploi en parallèle. La fatigue peut donc être plus marquée. ⚠️ Attention : cet inconvénient est à relativiser, car tout dépend de votre type de mémoire. Certains étudiants, comme Diane, pensent qu’il n’est « nécessaire d’assister aux cours magistraux [...]. Acheter le manuel et faire des fiches est bien plus rapide, nous n’avons pas besoin qu’on nous fasse une dictée pendant 3 heures ». Comment réussir sa licence de droit à distance ? ❓ Pour réussir sa licence de droit à distance, 7 qualités sont absolument indispensables. Ajoutez à cela un bon matériel, et vous avez la recette vers la réussite ! Les qualités requises pour réussir sa licence à distance Les qualités nécessaires pour réussir sa licence de droit en distanciel vont de pair avec les avantages et inconvénients. Qualité n°1 : Se discipliner Lorsque vous faites des études de droit à distance, la discipline est la première des qualités que vous devez impérativement acquérir. Pourquoi ? Tout simplement parce que parfois, vous n’aurez pas envie de vous mettre au travail. Eh oui, vous n’êtes pas seuls ! Nous aussi, on a déjà eu envie de rester devant Netflix toute une journée, loin des TD… Mais en présentiel, il est moins facile de succomber à vos pulsions, car a priori, les absences en TD sont comptées. À distance, si vous cédez, vous allez mettre de côté le travail et la charge de révisions va s’accumuler, grandir, grandir, jusqu’à vous ensevelir. Il est donc indispensable d’être discipliné, afin de vous imposer des temps de travail réguliers. Qu’il pleuve, qu’il vente, ou que votre personnage de série préférée soit mort, vous devez travailler sur les plages horaires que vous aurez sélectionnées, sans y déroger. Bon, OK, si vous êtes malade ou n’avez pas le moral, il faut savoir couper. Mais, ne laissez jamais la flemme prendre le dessus ! Qualité n°2 : Être régulier La régularité est la clé de la réussite. Il vaut mieux travailler avec assiduité pour éviter de laisser le travail s’entasser et devoir tout intégrer en fin de semestre. Et c’est scientifiquement prouvé ! Une information apprise une fois rapidement est moins bien retenue qu’une information qui est revue plusieurs fois dans le temps. Ce principe repose sur la courbe de l’oubli d’Hermann Ebbinghaus, qui explique que : À l’issue de 20 minutes de cours = oubli d’environ 42 % des informations ; 24h plus tard = oubli d’environ 66 % des informations ; Au bout d’une semaine = oubli d’environ 75 % des informations. Vous l’aurez compris, l’apprentissage massif n’est pas aussi efficace que l’apprentissage répétitif. Or, si vous n’êtes pas régulier, c’est ce que vous devrez faire la veille des partiels ! Travaillez donc régulièrement en revoyant vos cours chaque semaine. Même si vous êtes chez vous, vous devez prévoir un temps pour : ✅ Suivre vos cours ; ✅ Réviser vos cours ; ✅ Préparer vos TD (si vous en avez). Qualité n°3 : Être organisé Pour arriver à être régulier, une autre qualité est indispensable : l’organisation. Grâce à elle, vous pourrez atteindre vos objectifs et respecter vos timings. C’est important, car lorsque vous étudiez chez vous, vos temps de travail ne doivent pas empiéter sur le temps dédié à d’autres activités. L’organisation doit vous permettre de conserver un semblant de vie sociale ou de famille. Les études ne doivent pas vous priver du plus important ! Ayez une organisation militaire, découpez votre emploi du temps entre vie personnelle (il faut en garder !), vie professionnelle (pour ceux qui en ont) et vie scolaire. Chaque temps doit être scrupuleusement respecté. Pour ce qui est de la vie universitaire, fixez-vous des objectifs de travail ou d’apprentissage à court (jour), moyen (semaine) et long (mois) termes. Petit conseil by Pamplemousse : pensez à la méthode SMART pour des objectifs atteignables ! Elle est très efficace. Qualité n°4 : Être autonome Si déjà à l’université l’autonomie s’impose, à distance vous devrez l’être deux fois plus. Personne ne va vous demander de réaliser des exercices juridiques (sauf s’ils sont obligatoires) ou de réviser vos cours. Pour réussir votre année à distance, vous devez être suffisamment autonome et vous imposer les choses. Vous devez vous prendre par la main vous-même pour vous guider sur le chemin de la réussite ! Cela signifie qu’au-delà des cours qui vous seront dispensés, vous devrez réaliser des entraînements régulièrement pour acquérir les bases de la méthodologie juridique. Eh oui, la méthodo, c’est un peu comme le sport : c’est en s’entrainant que l’on devient meilleur ! 💡 Le saviez-vous ? il est communément admis que l’année la plus dure est la L2 droit, car il s’agit de celle où l’on apprend à raisonner juridiquement. Alors, si vous la faites à distance, vous devez impérativement vous entrainer et réviser, car personne ne vous encadrera pour le faire. Qualité n°5 : Être rigoureux La rigueur, c’est l’art d’être cohérent, précis et structuré (dans sa pensée ou dans son organisation !). Et en droit, que vous soyez en présentiel ou à distance, vous ne pourrez pas réussir votre année si vous ne faites pas preuve de rigueur dans votre travail mais aussi dans votre langage. Curieux que vous êtes, vous vous demandez certainement comment cela se traduit en droit… Eh bien, la rigueur implique : ✅ De savoir employer les bons termes au bon endroit. Chaque terme juridique à un sens, et souvent, un régime en découle. Employer le mauvais terme peut conduire à appliquer le mauvais droit ; ✅ De justifier son raisonnement. Pour des exercices juridiques réussis, vous devez impérativement argumenter, donner des exemples, et surtout, citer les sources de vos propos ; ✅ De respecter scrupuleusement les délais pour rendre les devoirs (le cas échéant). Qualité n°6 : Être curieux La curiosité, c’est ce qui peut faire la différence entre un étudiant lambda et un étudiant excellent. Quand vous êtes curieux, vous allez plus loin que le cours : vous vous documentez, vous croisez vos sources, et cela vous permet de découvrir des points de vue différents. De cette façon, vous comprendrez mieux certains principes, certaines thèses, etc., ce qui est important pour bien appliquer la méthodologie juridique. Allez chercher des informations au sein de la doctrine juridique, interrogez vos enseignants s’il y a des forums ou échangez vos plus profondes réflexions avec vos camarades à distance. Qualité n°7 : Avoir le mental Les études à distance ne sont pas adaptées à tous les profils d’étudiants, il faut avoir un mental solide (ou être très solitaire par nature). En effet, pour faire face à la solitude, la fatigue, le rythme ou encore la charge de travail, il faut avoir les reins solides. Mais, le mental, c’est comme tout, ça se travaille. Préparez-vous psychologiquement, faites face aux épreuves, au stress, voyez le verre à moitié plein, devenez meilleur chaque jour au travers des expériences (bonnes ou moins bonnes). Lisez des livres relatifs au développement personnel, à l’organisation, à la motivation, au télétravail (oui oui, ça existe). Apprenez à travailler chez vous, dans un environnement sain, en étant bien dans votre tête. Tout s’apprend ! Avec une bonne préparation, nous croyons en vous et en votre capacité à réussir. Attention les pépins ! il faut aussi savoir vous ménager, prendre des temps de pause et de repos pour maintenir les performances et entretenir votre bien-être mental ! Le matériel pour réussir des études à distance Comme elles sont à distance, ces études requiert plus de matériel que d’autres : 💻 Un ordinateur performant ; 📶 Une connexion internet rapide (on veut éviter les images qui figent en visio, souvent dans des positions peu flatteuses…) ; 🎧 Si cours en visio il y a, munissez-vous d’un casque et d’un micro, il vaut mieux isoler le son pour mieux suivre ; 📒 Des cahiers/feuilles pour schématiser ou prendre des notes OU des logiciels bureautiques si vous préférez les prendre à l’ordinateur ; 🖨️ Une imprimante pour sortir vos notes de cours dactylographiées, vos supports EAD fournis par les enseignants, ou encore vos fiches de travaux dirigés ; 🖊️ Des stylos en tous genres, faites-vous plaisir (avec des petits animaux, c’est très mignon) ; ✍️ Des surligneurs : les fameux, on ne les présente plus ! ; 📒 Un carnet de notes 90 citations sur le Droit et la Justice ; 📆 Un agenda pour bien organiser vos semaines, car le rythme est différent et assez intense. 3 conseils pour garder une vie sociale malgré la distance Pour réussir vos études à distance, le travail n’est pas suffisant : il est impératif que vous gardiez une vie sociale ! On vous le répète encore, mais le mental est très important, et ce, d’autant plus lorsque vous étudiez chez vous. En effet, il peut arriver que des études EAD coupent l’étudiant de toute vie sociale. Au travail la journée, en cours le soir, vous vous retrouvez très vite seul (et triste, oui, l’interaction humaine est importante, quoiqu'on en dise) Pour garder une vie sociale malgré la distance, Pamplemousse vous donne 3 conseils (à appliquer, sans modération !). Conseil n° 1 : Voir vos amis ou vos proches de manière régulière Ces retrouvailles avec vos amis et vos proches doivent être intégrées dans votre agenda, tout comme vos cours ! Quand vous écrivez une information, inconsciemment, vous la concrétisez et ferez en sorte qu’elle se réalise. Sortir entre amis, aller boire un verre de thé, aller au cinéma, faire un goûter, aller prendre l’air avec vos enfants, préparer un grand repas sont des événements qui vous aideront à réussir vos études à distance. Ils seront vos moments privilégiés, vos récompenses après avoir travaillé assidûment. Alors, ne les mettez jamais de côté, intégrez-les à votre emploi du temps. Réussir, c’est aussi s’épanouir. Conseil n° 2 : Échanger avec les étudiants de votre promotion Ne vous contentez pas d’échanger en ligne par messages avec les étudiants de votre pormotion. A minimai, des visios pourront être faites mais au mieux, retrouvez-vous et interagissez ensemble. Ces dialogues vous permettront de mieux vivre vos études à distance, de visualiser autrement vos cours et de conserver un semblant de vie sociale. Conseil n° 3 : Ne pas refuser toutes les sorties qu’on vous propose Quand vous commencez à étudier le droit, vous avez tendance à refuser les sorties, car vous culpabiliser. 💡 Le saviez-vous ? D’après un sondage réalisé sur @pamplemousse_magazaine, 81 % des étudiants en droit déclarent culpabiliser lorsqu’ils ne travaillent pas, font des sorties ou prennent des pauses. Certes, il va falloir être sélectif, c’est évident. Vous ne pourrez pas aller faire la fête tous les soirs. Pour autant, décompresser une fois de temps en temps (en plus de celui que vous intégrez dans votre agenda !) ne fait pas de mal, au contraire. Alors, ne négligez pas vos relations et dites « oui », lorsque le besoin s’en fait sentir. 3 erreurs que Léa a faites Léa, étudiante EAD à l’IED-EDS (ex. CAVEJ) à La Sorbonne se confie sur 3 erreurs qui lui ont coûté sa santé mentale et son année. Erreur 1 : Ne voir personne ❌ « Je ne voyais plus personne, j’étais coupée du monde, seule, isolée, avec mon bureau, mes cours et ma chaise ». Grand sentiment de solitude et début de déprime, nous confie-t-elle. Erreur 2 : Ne pas s’organiser correctement ❌ « J’ai laissé le temps prendre le dessus. J’ai remis au lendemain, encore et encore, jusqu’à ce que les examens arrivent, et là, c’était la panique ! ». Elle en a eu des crises d’angoisses, des insomnies, des nuits blanches. Se mettant sur ses cours pour se rassurer, sans pour autant en retirer quoi que ce soit, la fatigue altérant nécessairement ses capacités. Erreur 3 : Ne pas (suffisamment) s’entraîner ❌ « Je ne me suis pas entraînée. À l’arrivée des examens, je ne savais pas réaliser une dissertation juridique. Je pensais que ma méthodologie de dissertation du bac était suffisante ». L’entraînement est la clé de la réussite, qu’il s’agisse des cours en présentiel ou en EAD. Il faut réaliser des exercices régulièrement pour progresser. La seule manière d’y arriver n’est pas d’acheter des béquilles à tout va, mais de marcher, d’y aller, d’avancer. Bonus : 3 conseils pour bien gérer ses études à distance 😀 Conseil n° 1 : Créez-vous une routine le matin avant le début des visio Quand vous étudiez à distance, la mise en place d’une routine est essentielle. Elle vous permet de garder une bonne hygiène de vie et de vous mettre dans le rythme dès le début de la journée. Eh oui, on le sait, c'est tentant de repousser le réveil pour rester couché (ou même de travailler dans votre lit). Le problème, c'est que vous allez vite avoir l'impression de tourner en rond et vous allez assimiler votre chambre au travail... À partir de là, où sera donc votre safeplace ? Ne plus prendre les transports en commun le matin ne signifie pas que vous devez arrêter de vous préparer. Levez-vous, prenez un petit-déjeuner (avec un jus très vitaminé !), préparez-vous, et en fonction de votre logement, travaillez le plus loin possible de votre lit ! Gardez un esapce pour la détente. ⏰ Voici un exemple de routine basée sur la mise en place d'habitudes positives : Chaque matin, réveillez-vous aux mêmes horaires (au moins 30 minutes avant le début du cours en visio). D’une manière générale, visio ou non, levez-vous chaque matin tôt (8 h par exemple) : 🛏️ Faites votre lit : ainsi, vous voir réussir dans cette action et voir votre lit bien fait vous mettra de bonne humeur et dans le rythme de bien faire les choses (et surtout, cela limitera la tentation de s'y recoucher !) ; 🚿 Prenez votre douche et apprêtez-vous (adieu le pyjama de nuit) ; 🥐 Préparez-vous un bon petit déjeuner équilibré plein de vitamines pour garder la forme et rester concentré toute la journée. Céréales, lait, tartines, jus d’orange, café, prenez ce que vous voulez tant que cela vous permet de tenir pour les 8 prochaines heures de cours (ou plus) et de travail personnel ; 🗞️ Profitez du petit-déjeuner pour faire votre petite revue de presse juridique afin de vous tenir au courant de l’actualité. Un étudiant en droit doit s’informer ! Conseil n°2 : Créez-vous un espace de travail optimal Pour ne se pas se laisser distraire ou être dans l'inconfort pendant vos cours, vous devez vous créer un espace de travail optimal. Encore une fois, le lit ne compte pas ! Il doit rester un endroit de détente et de relaxation. Cet espace est donc essentiel pour maximiser la productivité, la concentration et le bien-être (plutôt intéressant comme combo, non ?). Voici quelques étapes pour vous aider à aménager un espace de travail efficace : 1️⃣ Le bon emplacement vous choisirez : l'idéal serait évidemment d'avoir une pièce différente de votre chambre. Mais quoi qu'il en soit, il faut privilégier un endroit calme, éloigné des distractions (pas de télé, d'animaux de compagnie trop mignons, etc.) et bien éclairé naturellement (eh oui, pensez à vos yeux et à la fatigue occulaire !). 2️⃣ Dans le bon mobilier vous investirez : évidemment, tout dépend de votre budget. Mais vous serez amené à passer une majeure partie de votre temps chez vous. Un bureau confortable et une chaise ergonomique sont donc essentiels pour éviter les maux de dos et favoriser la concentration ! Assurez-vous aussi d'avoir assez d'espace pour dispoer toutes vos affaires... Vos codes et vos surligneurs prendront plus de place que ce que vous pensez ! 3️⃣ Votre espace vous organiserez : perdre 30 minutes à chercher votre surligneur préféré ? Le mauve, celui qui est incroyable ! Non, vous n'avez pas ce temps. Alors organisez votre espace : étagères, tiroirs, boîtes. Tant que c'est rangé, libre à vous de choisir mobilier. Pensez également à ranger vos câbles. :un chargeur d'ordinateur pris dans les pieds d'une chaise est vite arrivé... Conseil n°3 : Maintenez une activité physique En faisant des études à distance, il est primordial de maintenir une activité physique, car vous allez passer beaucoup d'heures assis devant votre écran. Eh oui, que ce soit pour vos os, vos muscles, ou même votre moral, il n'est pas bon de ne pas bouger... Attendez, on vous fait un exposé rapide ! Prêt à être convaincu ? 1/ Maintenir une activité physique est nécessaire à votre santé physique, et ce, pour 2 raisons : 🏃‍♀️ Pour maintenir votre forme : lorsque vous travaillez à distance, vous êtes souvent assis pendant de longues périodes, ce qui peut entraîner une perte de tonus musculaire et une prise de poids. Une activité physique régulière vous permet de rester en forme et de maintenir un poids corporel sain ! ; 🏃‍♀️ Pour améliorer votre la santé cardiovasculaire : l'exercice aide à renforcer le cœur (on sait qu'il est soumis à rude épreuve avec le stress des partiels...), à réduire le risque de maladies cardiovasculaires et à maintenir une pression artérielle saine. 2/ Maintenir une activité physique est nécessaire à votre santé mentale, et ce, pour 2 raisons : 🧘‍♂️ Pour réduire le stress et l'anxiété : l'exercice déclenche la libération d'endorphines, des hormones du bien-être, ce qui peut aider à réduire le stress et l'anxiété, qui peuvent être exacerbés par le travail à distance. Boxe, yoga, course... À vous de trouver votre activité ! ; 🧘‍♂️ Pour maintenir un équilibre travail-vie personnelle : prendre le temps de faire de l'exercice peut vous aider à établir une frontière claire entre vos cours et votre vie personnelle, en évitant que les deux ne se chevauchent de manière excessive. Vous l'aurez compris les pépins, ne négligez pas les bienfaits d'un footing, ou d'une petite séance de musculation au poids du corps ! En résumé, comment réussir ses études de droit à distance ? 📝  Pour nos pépins les plus flemmards (ou pour ceux qui sont pressés), voici un résumé de tout ce que nous venons d'expliquer. La licence de droit à distance est un diplôme d'État réalisé en trois années, accessible dans de nombreuses universités. Le programme, les débouchés et le diplôme sont équivalents à ceux de la licence en présentiel. Pour choisir votre licence de droit à distance, 5 critères sont à prendre en compte : 💰 Le coût de la formation ; 📚 Les supports proposés (écrits ou en ligne) ; 🗒️ Les modalités de la formation (organisation des travaux dirigés, des examens, des rattrapages, etc.). Vous devez enquêter pour choisir la licence à distance la plus adaptée à vos besoins ; 🗣️ L'encadrement : pouvez-vous échanger simplement et rapidement avec les enseignants ? Y a-t-il un service de messagerie direct ; 👪 Les rassemblements en présentiel : sont-ils nombreux ? Pour réussir votre licence de droit à distance, retenez 5 conseils : ✅ Préparez un dossier d’inscription rigoureux et intéressant pour avoir des chances de rejoindre la licence ; ✅ Faites preuve d’autonomie, de rigueur, de discipline, de curiosité, d’assiduité, de force mentale et surtout d’organisation ; ✅ Ayez à l’esprit les inconvénients d’un cursus en distanciel ; ✅ Demandez de l’aide aux camarades ou enseignants pour bien comprendre les cours et les attentes méthodologiques ; ✅ Conserver un semblant de vie sociale pour éviter l’isolement. Article rédigé par une attachée temporaire d'enseignement et de recherche en Introduction générale au droit

  • La licence de droit : diplôme, programme, débouchés

    Orientation > Lycéens La licence de droit est un diplôme national de l'enseignement supérieur dispensé à l'Université. C'est une filière qui permet aux étudiants d'acquérir des connaissances juridiques, un vocabulaire particulier ainsi qu'une méthodologie de travail (analyse, précision, rigueur). Découvrez tout sur ce diplôme : conditions d'accès, matières étudiées, débouchés, etc. 🎓 Sommaire : 👩🏼‍🎓 I. Comprendre la licence de droit Conditions d'accès Attendus Parcoursup Objectifs du diplôme Licence de Droit Structure de la formation Lieux d'enseignement et critères d'admission Faculté vs école privée de droit 📚 II. Les matières fondamentales étudiées Les différents exercices étudiés en Licence 💼 III. Stages et expériences professionnelles La pratique, un complément très utile Confrontation précoce avec le monde du travail Des réseaux professionnels dès l'université Des expériences valorisées par les recruteurs 🧐 IV. Perspectives après la licence Débouchés professionnels et poursuite d'études Chaque année, environ 40 000 lycéens français s'orientent vers une licence de droit. Ce choix répond à des aspirations variées, telles que le goût pour la justice et les professions du droit, le goût pour l'argumentation et la compréhension du monde et des règles qui nous entourent. Et pour certains lycéens qui n'ont pas trop d'idées précises sur leur avenir, parce que le droit ouvre de nombreux débouchés (que ce soit au cours de ce cursus ou dans le milieu professionnel). À l'intersection du théorique et du concret, la licence de droit est un cursus académique exigeant. Elle forme les étudiants à penser, analyser et argumenter avec rigueur. Au cœur d'universités et d'écoles privées, la licence de droit se déroule sur trois ans, avant d'ouvrir les portes d'un diplôme de master en deux ans (M1 puis M2). Elle offre un savoir fondamental dans des matières fondatrices en droit civil et droit public et permet de tenter certains examens et concours pour travailler dans les domaines du notariat, des commissaires de justice, de la police, des greffes, etc. I. Comprendre la licence de droit en France 👩🏼‍🎓 La licence de droit constitue le socle de l'enseignement juridique en France, ouvrant les portes à une multitude de carrières dans le domaine de la justice et au-delà. Elle vise à transmettre aux étudiants les connaissances essentielles en droit civil, droit constitutionnel, droit administratif, droit pénal, en droit de la famille, en droit des biens, etc. Au fil des semestres, l'accent est mis sur l'acquisition d'une méthodologie juridique solide, essentielle pour le maniement des concepts et la construction d’une analyse précise et structurée d’un texte ou d’un sujet. Conçu pour être à la fois théorique et pratique, le programme de la licence de droit s'appuie sur une pédagogie alliant : cours magistraux (imaginez 200 à 500 étudiants dans un amphithéâtre et un professeur/maître de conférence qui fait cours, le plus souvent assis derrière son pupitre + micro 🎤) ; et travaux dirigés (imaginez là, des petits groupes de 30 étudiants dans des salles de classe, avec un jeune enseignant, souvent doctorant, qui est chargé de vous transmettre la méthodologie juridique en travaillant des exercices juridiques autour de notions clés du cours). Vous apprenez à jongler entre les textes de loi, la jurisprudence (les décisions de justice existantes) et la doctrine (les travaux, écrits et opinions des théoriciens sur le droit), développant ainsi un esprit critique et analytique indispensable à l'exercice des professions juridiques. Cette formation initiale est aussi l'occasion de vous préparer éventuellement aux défis des concours d'entrée aux écoles d'avocats, de la magistrature ou encore aux métiers de la fonction publique. Conditions d'accès La licence de droit est accessible après le baccalauréat - quelle que soit la filière antérieure - par le biais de la plateforme Parcoursup. Chaque année, la licence de droit attire un grand nombre de bacheliers, témoignant de sa popularité et de ses perspectives d'avenir prometteuses. Elle requiert un intérêt marqué pour les matières littéraires et le raisonnement, ainsi qu'une capacité à travailler de manière autonome et rigoureuse, critères souvent évalués lors de l'examen du dossier de candidature. Enfin, une bonne maîtrise du français et des qualités d'expression - tant à l'écrit qu'à l'oral - sont indispensables pour réussir dans cette voie et faire face aux exigences de la formation juridique. Attendus Parcoursup Les attendus Parcoursup sont des aptitudes et des connaissances jugées nécessaires pour entreprendre avec succès des études de droit. Aptitude à comprendre et à exprimer un raisonnement complexe : cette capacité est essentielle pour analyser et synthétiser des textes juridiques ; Intérêt pour les questions de société, l'actualité et la recherche documentaire : les thématiques juridiques étant souvent en lien avec l'actualité, cette curiosité est primordiale ; Maîtrise de la langue française, à l'écrit comme à l'oral : la clarté et la précision dans larestitution des connaissances sont indispensables ; Capacités d'organisation et d'autonomie : réussir en droit implique une gestion efficace du temps et un travail personnel régulier ; Capacité de travail et endurance : le volume horaire et la charge de travail personnel sont conséquents en licence de droit. Ces compétences sont évaluées pour s'assurer de la capacité du lycéen et futur juriste à suivre le rythme intensif des études de droit (oui, c’est un peu intense mais c’est le revers de la médaille d’une si belle et passionnante filière !). Enfin, la motivation et l'engagement personnel sont « censés » être scrutés pour anticiper la persévérance nécessaire tout au long de la licence. Objectifs du diplôme Licence de Droit L'objectif principal de la licence de droit est de doter les étudiants d'une solide culture juridique générale, nécessaire pour la compréhension et l’application des règles régissant notre société. Acquérir des connaissances fondamentales dans les divers domaines du droit (droit privé, droit public, droit pénal, etc.). Développer un esprit critique et analytique indispensable à l'application et à l'interprétation des normes juridiques ; Maîtriser la méthodologie juridique spécifique, incluant la rédaction d'actes et l'argumentation. Préparer l'étudiant à l'insertion professionnelle ou à la poursuite d'études en master ou dans les autres formations juridiques. Elle vise également à préparer les étudiants aux rigueurs de l'analyse juridique, grâce aux exercices pratiques et théoriques intégrés au programme (on en parlera un peu plus bas). La licence offre une porte d'entrée vers des carrières juridiques variées et constitue un prérequis universitaire pour le passage du CRFPA (pour devenir avocat) ou de concours dans la fonction publique. 💡 Le saviez-vous ? Il existe une émission pour étudiants en Droit, Law'ctogone, pour découvrir le droit et améliorer votre culture juridique. Structure de la formation La licence de droit s'étend donc sur trois ans et est divisée en six semestres (2/an), chacun couronné par un ensemble d'évaluations : 1 semi-partiel (ou galop d'essai) au milieu du semestre ; Des examens à la fin du semestre ; Des travaux dirigés (rendu de devoirs + participation orale). L'objectif est de construire progressivement son socle de connaissances (vocabulaire, concepts, dates…), tout en développant l'esprit critique de l'étudiant (ex. : « mais pourquoi donc ce juge a décidé de ne pas suivre toutes les décisions précédentes sur ce même sujet ?! »). Chaque semestre, l'étudiant doit valider un certain nombre d'unités d'enseignement (UE) grâce à des crédits ECTS (180 pour obtenir votre diplôme), composées donc, comme vu plus haut, de cours magistraux et de travaux dirigés. Dès la première année, les fondamentaux du droit sont abordés : droit civil, constitutionnel ou encore histoire du droit. L'étudiant apprend également la méthodologie juridique à travers des exercices ciblés comme : des cas pratiques ; des commentaires d'arrêt ; des commentaires de texte ; des dissertations juridiques. Le premier exercice travaillé en licence est sur la fiche d'arrêt, permettant de lire et comprendre une décision de justice. En deuxième et troisième années, les enseignements se spécialisent davantage, permettant une orientation vers des branches du droit telles que : le droit des sûretés ; le droit social. ; le droit commercial ; ou encore le droit des sociétés (vous trouverez des présentations des matières juridiques ici). Ces matières seront soient dites « majeures », parce que fondamentales. Elles pèseront plus lourd en termes de coefficient. Soient dites « mineures » et auront un coefficient plus faible (et un nombre d’heures enseignées moins important aussi). Des options telles que des langues, sports, etc., peuvent être ajoutées au cursus. 🎤 Témoignage : « Moi, je prends systématiquement en option un sport. Cela me permet de me défouler et de gagner des points sur ma moyenne générale » Ali, étudiant en L3 Droit. On dit qu'en première année de droit, on sait si on est fait pour l'université. En deuxième année, on sait si on est fait pour le droit ! Lieux d'enseignement et critères d'admission La licence de droit est dispensée principalement au sein des universités françaises (c’est la voie royale). Même si depuis plusieurs années, des écoles privées ont pointé le bout de leur nez pour tenter de pallier certaines déficiences du public (encadrement, professionnalisation…). La licence de droit peut aussi se faire à distance (EAD Droit à Paris Saclay, IED-EDS à la Sorbonne, etc.). Pour intégrer une licence de droit, il est traditionnellement requis d'avoir obtenu le baccalauréat ou d'avoir une capacité juridique. L'admission s'opère majoritairement par la plateforme Parcoursup, prenant en compte les résultats scolaires, la motivation et le projet professionnel de l'étudiant. Une bonne maîtrise de l'expression écrite est très importante - de même qu'un intérêt pour la matière juridique et les sujets de société - pour assurer la réussite dans cette formation exigeante qui requiert rigueur et esprit d'analyse. Mais pas d'inquiétude futur pépin (c'est comme ça que la Team Pamplemousse appelle ses fans et abonnés), si vous avez quelques lacunes, il est toujours temps de les travailler ! 🎤 Témoignage : « J'ai découvert l'importance de savoir rédiger dès l'arrivée des premiers TD. Le chargé de TD nous a bien précisé que l'on devait faire des efforts et pendant 2 mois, j'ai travaillé 1 h chaque week-end pour me remettre au niveau » nous rapporte Laetitia, en L2 Droit à Brest. Faculté vs école privée de droit La licence de droit peut donc être poursuivie au sein d'une faculté publique ou dans une école privée de droit ; le choix dépend souvent des aspirations personnelles et professionnelles de l'étudiant. Ainsi que de ses besoins. La faculté publique (Paris Assas, La Sorbonne Paris, Universités de Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse, etc.) est reconnue pour son accessibilité financière et son ancrage dans la recherche universitaire. Les frais d'inscriptions sont faibles (quelques centaines d'euros par an). Les meilleurs théoriciens y enseignent pour former les prochaines générations de juristes. Elle permet aussi d’y réaliser une thèse de recherche (voici la liste des facs de droit) ; Les écoles privées, quant à elles (ESMD, HEAD, FACO, ELIJE…), peuvent proposer des programmes plus spécialisés avec des partenariats professionnels étroits, pour devenir assistant juridique par exemple, ou bien préparer à des métiers du futur que la faculté n'a pas encore adressé. La charge de travail en faculté est réputée être importante avec un accent mis sur l'autonomie de l'étudiant. Il vous faut absolument préparer vos TD de votre côté ; les cours en amphi sont, eux, facultatifs. Les écoles privées offrent donc généralement un encadrement plus personnalisé et des classes à effectifs réduits. La présence est obligatoire et les étudiants y sont suivis de près. L'accès aux ressources pédagogiques, telles que les bibliothèques universitaires, varie entre les facultés et les écoles privées ; ces dernières peuvent offrir des matériels pédagogiques spécifiques et faire intervenir plus facilement des praticiens du droit. En termes de reconnaissance des diplômes, les licences délivrées par les universités publiques sont généralement bien perçues sur le marché du travail, alors que celles des écoles privées doivent nécessiter un examen plus détaillé de leur réputation et de leurs accréditations. Nous vous recommandons de bien vous informer sur ces diplômes car, par exemple, il vous faudra un master validé pour entrer en école d’avocat. II. Les matières fondamentales étudiées La licence de droit instaure une base solide en abordant des disciplines juridiques variées et indispensables à la compréhension du système juridique français et européen. Voici quelques cours de droit enseignés. Droit civil : étude des règles régissant les relations entre les personnes privées, telles que la famille, les obligations ou les contrats ; Droit constitutionnel : analyse des structures et fonctionnement des institutions politiques ; Droit administratif : examen de l'organisation et des activités de l'administration publique ; Droit pénal : appréhension des règles relatives aux infractions, à leur répression et aux procédures correspondantes ; Histoire du droit : exploration de l'évolution historique des systèmes juridiques et des principes fondamentaux ; Droit de l'Union européenne : étude du cadre légal régissant les institutions et les États membres de l'UE ; Droit international public : compréhension des normes régulant les relations entre les États et les organisations internationales ; Droit du travail : connaissance des relations et règles juridiques entre les employeurs et les salariés, ainsi que des forces représentatives ; Droit de la famille : les liens juridiques entre les différents membres de la famille : mariage, filiation, PACS, adoption, divorce Voir tous les cours de droit ici. Sur la boutique Pamplemousse, vous retrouverez des Fiches de droit synthétiques, claires et complètes pour mieux apprendre et maîtriser ces matières fondamentales. Les Flashcards vous permettront de connaître sur le bout des doigts tout le vocabulaire, les dates et concepts clés. Chaque discipline est travaillée à travers divers formats pédagogiques, allant des cours magistraux aux travaux dirigés (pour les majeures). Les différents exercices étudiés en Licence de droit Les étudiants en droit se familiarisent avec différents exercices qui nécessitent de maîtriser leur méthodologie de résolution. La fiche d’arrêt Premier exercice d'entre eux, la fiche de décision de justice (aussi appelée fiche de jurisprudence ou fiche d'arrêt quand il s'agit… d'arrêt !). Cet exercice a pour objectif de nous apprendre à comprendre une décision, comment elle est structurée, de saisir le vocabulaire, de savoir ce que demandent les parties et ce qu'en a décidé finalement le juge (tribunal judiciaire, Cour de cassation, Conseil constitutionnel, Conseil d'État…). Le cas pratique Second exercice étudié en licence, le cas pratique, axé sur la résolution de problématiques juridiques fictives mais plausibles. Grosso modo, on vous donne un situation et on vous demande de vous mettre à la place d'un avocat ou d'un juge. Ex : Fred Livraison, au volant de sa voiture a eu un accident. Il avait été hypnotisé par son copilote Jean Peuplu, pile au moment où une tornade avait fait tomber un arbre sur la chaussée. En respectant la méthode du syllogisme, il suffira alors de relever les différents problèmes de droit ici posés et en déduire une solution en fonction des règles de droit applicables. Le commentaire d’arrêt Troisième exercice, le commentaire d'arrêt permet d'analyser la portée et les principes d'une décision de justice, cultivant ainsi l'esprit critique et la technique juridique. Le commentaire de texte Vous pourrez aussi apprendre à commenter un article de loi (un article du Code civil ou de notre Constitution) ou un texte (un article de presse ou un discours sur la peine de mort, par exemple) La dissertation juridique La rédaction de dissertations juridiques constitue un pilier fondamental de la formation en licence de droit, développant rigueur, articulation des idées et maîtrise des arguments doctrinaux et jurisprudentiels. C'est le quatrième juridique enseigné en licence. III. Stages et expériences professionnelles La pratique, un complément très utile Le plus souvent, les stages ne sont pas obligatoires en licence de droit en France. Mais ceux-ci sont fortement recommandés tant ces immersions professionnelles sont essentielles pour contextualiser les enseignements et se faire une idée du quotidien des praticiens du droit (même si vous aurez pas mal d'interviews de professionnels sur ce site dans la rubrique métiers du droit). Les stages permettent aux étudiants de découvrir le fonctionnement réel des institutions et des entreprises juridiques (études de notaires ou de commissaires de justice, cabinet d'avocats, ONG, associations, fédérations, tribunaux, institutions européennes…), de cerner les enjeux pratiques de la profession et d'acquérir une première expérience significative en vue de la sélection en Master après la L3 Droit. Confrontation précoce avec le monde du travail Les cliniques juridiques offrent une autre forme d'expérience pratique. Au sein de ces structures, les étudiants appliquent leurs connaissances en apportant des conseils ou en réalisant des prestations juridiques pour des cas réels, souvent à but non lucratif. Des réseaux professionnels dès l'université Grâce aux stages, les étudiants tissent également un réseau professionnel, souvent importants pour leur future carrière. En effet, ces premiers contacts peuvent mener à des offres d'emploi post-diplôme ou à l'intégration de réseaux de professionnels qui pourront être une ressource précieuse tout au long de leur parcours. Des expériences valorisées par les recruteurs Les recruteurs valorisent particulièrement ces expériences qui démontrent l'aptitude des étudiants à mettre en pratique leurs compétences juridiques, à faire preuve de volonté et de curiosité. En plus d’embellir le CV, elles fournissent des exemples concrets de réalisations lors des entretiens d'embauche. Vous pouvez alors participer à des concours d’éloquence, ou des trophées juridiques. IV. Perspectives après la licence Après l’obtention d'une licence de droit, les diplômés se trouvent à la croisée de nombreux chemins professionnels (voir Que faire après une licence de droit ?). Vous le verrez en parlant avec vos camarades, la plupart des étudiants souhaitent poursuivre en Master. L’idée pour eux est de continuer leur spécialisation en vue d'entrer sur le marché du travail ou de tenter un examen national comme le CRFPA pour devenir avocat ou les concours comme l'ENM pour devenir magistrat. Beaucoup aussi ne savent pas trop quoi faire plus tard alors ils décident simplement de continuer à faire grandir leur bagage juridique et leur CV. D'autres voudront se professionnaliser et rejoindront des formations comme le notariat, les greffes, la pénitentiaire, etc. Vous pourrez aussi travailler directement en devenant assistant juridique par exemple. La polyvalence et la rigueur acquises durant la licence permettent également d'envisager des carrières hors du strict cadre juridique. Certains licenciés se dirigent vers le secteur de la gestion des ressources humaines, la compliance, ou encore le conseil et le management ou les assurances. Ces débouchés, bien que moins traditionnels, profitent pleinement des compétences analytiques et méthodologiques forgées pendant la licence de droit. Les recruteurs vont vous adorer ! Voici tous les concours avec des épreuves juridiques. Débouchés professionnels et poursuite d'études Après l'obtention de la licence en droit, les étudiants disposent d'une palette étendue de possibilités professionnelles. Outre les métiers juridiques classiques, tels que les avocats, juristes, notaires ou magistrats, ils peuvent intégrer des postes administratifs, dans le secteur privé comme dans le public. Voici une liste non exhaustive de quelques métiers du droit : Avocat(e) : défend les intérêts de ses clients en conseil et en contentieux. Magistrat(e) : exerce au sein du pouvoir judiciaire (juge, procureur) pour trancher les litiges. Notaire : officier public réalisant des contrats sous seing privé ayant une valeur authentique. Commissaire de justice (fusion huissiers de justice et commissaires-priseurs) : officier ministériel chargé de l'exécution des décisions de justice et de la signification des actes. Juriste d'entreprise : conseille et défend les intérêts d'une entreprise sur le plan juridique. Clerc de notaire : assiste le notaire dans la préparation des dossiers et actes juridiques. Greffier : fonctionnaire de justice, gardien des archives et du registre du tribunal. Médiateur(trice) juridique : intervient pour faciliter la résolution amiable des conflits. Conseiller(ère) juridique : offre des conseils en matière juridique à des particuliers ou entreprises. Inspecteur(trice) du travail : veille à l'application du droit du travail et à la protection des salariés. Fiscaliste : spécialiste en droit fiscal, conseille sur la gestion des taxes et impôts. Payons moins d’impôts ! Avocat(e) spécialisé(e) en propriété intellectuelle : protège les droits liés aux créations intellectuelles (marques, brevets). Juge d'instruction : mène les enquêtes préliminaires dans les affaires pénales. Juge des enfants : spécialisé dans les affaires concernant les mineurs, tant en matière pénale qu'en assistance éducative. Protégeons les enfants ! Avocat(e) en droit public : spécialisé dans les questions liées au droit de l'administration et des collectivités territoriales. Juriste en droit de l'environnement : spécialisé dans les normes juridiques protégeant l'environnement. Sauvons la Terre ! Juriste international : travaille sur les questions de droit international, que ce soit en matière de commerce, de droit humanitaire, etc. Compliance officer : assure la conformité des opérations d'une entreprise aux lois et régulations applicables. Juriste en droit des nouvelles technologies : spécialisé dans le droit applicable aux technologies de l'information et de la communication (TIC), y compris la protection des données personnelles, la cybercriminalité, et le commerce électronique. Ce professionnel accompagne les entreprises dans leur conformité aux réglementations en vigueur sur internet et les nouvelles technologies. Mandataire en transactions immobilières : bien que ce métier ne soit pas exclusivement juridique, il requiert une solide connaissance du droit immobilier. Le mandataire facilite les transactions immobilières, représentant les vendeurs ou les acheteurs, et s'assure de la conformité des opérations avec la législation. Juriste en droit animalier : ce spécialiste s'occupe des questions juridiques liées à la protection des animaux, à leur bien-être et à leur statut dans la société. Le droit animalier couvre aussi bien les aspects liés aux animaux de compagnie qu'aux animaux utilisés dans les secteurs agricoles ou de recherche. Sauvons les gorilles à dos argenté ! Conseiller en propriété industrielle : expert en droit de la propriété intellectuelle, mais plus spécifiquement dans la protection et la valorisation des inventions (brevets), des marques, des dessins et modèles. Ce professionnel peut représenter ses clients devant l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et d'autres organisations internationales. La marque Pamplemousse a été déposée par exemple !

  • L'interview totalement folle de Bertrand Périer

    Lifestyle Pamplemousse est allé rencontrer Bertrand Périer, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, expert et enseignant de l'art re. Il nous livre sa vision de l'Université, nous raconte ses anecdotes quand il était étudiant en droit, mais aussi celles quand il était jury au CRFPA. Ça promet…🤭 Sommaire "De toute façon, les études de droit, ça ne sert à rien, si ça servait à quelque chose ça se saurait" Quelle sanction pour... ? On commence, vous terminez ? Team vs Team Questions sans pépins "De toute façon, les études de droit, ça ne sert à rien, si ça servait à quelque chose ça se saurait" Pamplemousse : Bonjour Bertrand Périer, qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous là ?! Bertrand Périer : Bonjour, je suis Bertrand Perrier, je suis avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, j’enseigne l’art oratoire et je suis là pour PAMPLEMOUSSE, c’est à dire le nom de la villa de Patrick Balkany. Pamplemousse : Pardon ? Bertrand Périer: PAMPLEMOUSSE, c’est le nom de la villa fraudée par Patrick Balkany. Pamplemousse : Quel est votre dernier fait d’arme oratoire ? Bertrand Périer : J’ai participé la semaine dernière au procès de Dieu, et... c’était mon meilleur client. Il paye pas très bien mais il est très sympa ! Pamplemousse : Le droit c’est du par cœur ? Bertrand Périer : Pas du tout, moi j’ai jamais rien appris par cœur. Quelques, quelques adages latins et quelques articles de loi. C’est d’abord une question de raisonnement , très honnêtement. Je pratique aujourd’hui des matières que je n’ai jamais apprises à l’Université donc De toute façon, les études de droit, ça ne sert à rien, si ça servait à quelque chose ça se saurait. Ce qui sert dans les études de droit c’est pas le fond c’est uniquement le raisonnement juridique et la maîtrise de quelques concepts clés, après c’est la pratique qui vous apprend ! Pamplemousse : Environ 70% d’échec en L1 droit, la faute à qui ? Bertrand Périer : La faute au lycée d’abord qui ne forme pas aux méthodes de travail de l’université. La faute à une absence de coordination entre le secondaire et le supérieur. Pamplemousse: Quel est le tabou de l’université ? Bertrand Périer: Le grand tabou de l’université c’est que l’université pense qu’elle se suffit à elle-même. Rien ne s’apprend dans les amphithéâtres, allez dans les salles d’audience, c’est beaucoup mieux. Pamplemousse: Avez-vous déjà triché pendant vos études ? Bertrand Périer: Pfff, mille fois ! Pamplemousse: Quels sont vos conseils pour séduire votre crush à la BU ? Bertrand Périer: Séduire avec un manuel de droit des obligations, c’est compliqué. Peut-être que en lui glissant subrepticement un bouquin de régimes matrimoniaux y’a un message qui pourrait passer sur le mariage, sur une forte succession, sur un patrimoine important qui pourrait peut-être puisque évidemment, les étudiantes en droit, comme les étudiants en droit d’ailleurs, s’intéressent d’abord à l’argent, il y a peut-être quelque chose qui pourrait être de l’ordre de la séduction... et de la vénalité. Pamplemousse: Faut-il faire l’amour avant un examen ? Bertrand Périer: Pfff, c’est vraiment une question très personnelle hein... Euh si ça vous stimule les neurones après tout, pourquoi pas, si ça vous épuise, ce n’est peut-être pas très intéressant non plus. Faites l’amour quand vous aurez réussi l’examen. Pamplemousse : A-t-on le droit de draguer un prof de droit ? Bertrand Périer: Oui, entre adultes consentants. Pamplemousse : Les costumes en amphi ? Bertrand Périer: Non mais honnêtement les mecs qui mettent des costumes dans les amphis ça n’a aucun sens ! Ndlr : on dira ça à notre participant Julian... qui le porte plutôt bien le costume ! Regardez LAW'CTOGONE, Le Duel des Juristes , la toute première émission, made by Pamplemousse Magazine, dans laquelle les juristes s'affrontent ! Fous rires, lois insolites, jurisprudences, jeux endiablés... pour développer votre culture juridique et rigoler. Quelle sanction pour... ? Pamplemousse : Celui qui bloque une place à la BU pour aller au RU Bertrand Périer : C’est assez véniel quand même, ça part d’une bonne intention, y’a pas d’élément intentionnel, relaxe ! Pamplemousse : Le chargé de TD qui envoie un DM insta à un étudiant Bertrand Périer : Non, ça c’est pas possible. Blocage du compte. Non pas de prison. On ne va pas mettre un chargé de TD en prison.. il faut juste qu’il comprenne qu’il y a des messages privés et des relations publiques et que passer de l’un à l’autre c’est le début de la fin. Pamplemousse : Celui qui surligne 98% des cours Bertrand Périer : Crime contre l’humanité, alors ça c’est monstrueux. J’ai pas d’actions chez Stabylo, mais ça me faisait toujours énormément rire quand j’étais jury au CRFPA et que je voyais des gens qui avaient un arc-en-ciel en guise de notes et quand ils ouvraient leur code civil, on avait l’impression de devenir aveugle parce que toutes les couleurs vous éclataient au visage… On commence, vous terminez ? Pamplemousse : Un étudiant en droit... Bertrand Périer : Un étudiant en droit, c’est vraiment quelqu'un qui a fait un bon choix ! Pamplemousse : Un étudiant qui mange un sandwich dans mon cours... Bertrand Périer : Un étudiant qui mange un sandwich dans mon cours, j’ai envie de lui expliquer que on ne révise pas dans un restaurant ! Pamplemousse : Écouter du Jul avant une plaidoirie... Bertrand Périer : Eh pff il rappe comment Jul ? C’est comme écouter du Jean-Marie Bigard en allant à un spectacle de Fabrice Luchini. Pamplemousse : Pour pécho un prof de droit... Bertrand Périer : Pour pécho un prof de droit, il faut absolument réviser ses adages latins. Pamplemousse: Ce que détestent les profs pendant les oraux... Bertrand Périer : Ce que détestent les profs pendant les oraux, ce sont les élèves arrogants, ceux qui pensent qu'ils sont déjà arrivés et que le temps de Dupont-Moretti est déjà fini et qu'ils sont là pour le remplacer. Et il y en a beaucoup, beaucoup trop. Team vs Team Pamplemousse : Assas vs Sorbonne ? Bertrand Périer : Team Sciences Po ! Pamplemousse : Publicistes vs privatistes ? Bertrand Périer : Team avocat aux conseils, donc les deux ! Team Tribunal des conflits ! Pamplemousse : Costume vs jogging ? Bertrand Périer : Euh ni l’un ni l’autre, je crois que les deux relèvent de la caricature la plus ridicule. il y a des gens qui ont 20 ans et qui s’habillent comme des gens de 75 ans. C’est ridicule ! Arrêtez avec les petits marquis du Droit quoi qu’il arrive... avec des cravates en amphi, ça n’a aucun sens ! Les gars vous avez 20 ans prenez pas le melon ! Vous avez toute une vie pour prendre le melon. Questions sans pépins Pamplemousse: Avez-vous déjà mangé avec une personne morale ? Bertrand Périer : Ah non, mais elle a souvent payé l’addition ! Pamplemousse: Si vous êtes maître, vos collab’ sont des esclaves ? Bertrand Périer : Pas du tout, ils sont Maître aussi ! Pamplemousse: Et vos stagiaires alors ? Bertrand Périer : Ah bah ils sont demi-Maître ! Pamplemousse: Claquettes chaussettes ? Bertrand Périer : Non ! Monstrueux, quelle horreur ! Pamplemousse: Une anecdote de quand vous étiez étudiant en droit ? Bertrand Périer : Je vais dire un truc, qui sera mon pire souvenir d’oral, ça c’était affreux... alors quand j'étais étudiant, comme je faisais 2 cursus en parallèle je n'allais jamais en cours d’amphi. Sauf qu'un jour, en M1, en droit du travail, j’ai eu 1/10 à l’oral, le prof m’a terrifié, il m’a glacé, c‘était terminé. Et donc, pour avoir mon M1 en juin à la première session il fallait que j’ai 9 à droit des sûretés et je suis allé à tous les cours, en me mettant au premier rang avec un pull rouge ! Dans l’espoir que le prof me repère ! Et j’ai passé l’oral.. avec un chargé de TD ! Pamplemousse: Et vous nous recommandez quoi ? Bertrand Périer : La scolarité, elle n’est pas dans les amphis, elle est dans la vie associative, elle est dans les rencontres qu'on fait, dans les projets qu’on monte. Pamplemousse : Plaider, c’est bander, convaincre c’est jouir ? Bertrand Périer : Vous savez avec l’âge, toutes ces choses là relèvent davantage de l’abstraction. Pamplemousse : Ah au fait, en partiel, on peut *** avec un *** pour *** ? Bertrand Périer : Hmm ça va pas bien vos questions vous. Pamplemousse c’est inévitablement le meilleur magazine, si Patrick Balkany l’a choisi, il faut que vous le choisissiez aussi… Retrouvez la vidéo sur Youtube

  • [Interview] Procureur de la République : « Un quotidien imprévisible »

    Orientation > Métiers juridiques Le métier de procureur de la République, c’est quoi ? Ce magistrat a un rôle central pour notre justice en France. Profession parfois méconnue des étudiants, on a décidé d’aller interviewer un procureur. Quotidien, rôle, pouvoirs, études, formation, salaire, avantages et inconvénients de la profession, évolution et clichés… Découvrez l’interview du procureur de la République M. Camberou. Sommaire : Le métier de procureur de la République Le salaire du procureur de la République Formation et étude pour devenir procureur de la République Qualités et compétences requises pour être Procureur de la République Conseils pour devenir Procureur de la République Actualités autour de la profession du procureur de la République Clichés sur les procureurs de la République Et si aujourd’hui on décidait de lever le voile de mystère qui recouvre certaines fonctions judiciaires ? Et si aujourd’hui, on consacrait cet article à l’acteur judiciaire le plus médiatisé en France, mais aussi au cœur d’un débat politique persistant. Oui, et si aujourd’hui, on parlait du procureur de la République ? Cette autorité du parquet aussi connue que mystérieuse… de quoi est fait son quotidien ? Quelles sont les réalités de la fonction ? Faut-il être major de promo pour y prétendre ? Est-ce qu’il dirige le parquet comme un Colonel dirige ses troupes ? Des questions que nombre d’entre nous se sont déjà posées, et auxquelles Pamplemousse Magazine répond. Alors faites vos valises, prenez vos billets pour Draguignan, et venez à la rencontre du procureur de la République du Tribunal, Monsieur Camberou ! Hello Monsieur Camberou, pour commencer, pouvez-vous présenter votre parcours ? Ça nous donnera peut-être des idées ! P.C: Je suis passé du siège (juge puis juge d’instruction) au parquet au bout de 6 ans mais j’ai également exercé par la suite des fonctions au ministère de la Justice comme chargé de mission pour le réseau judiciaire Européen et Eurojust puis comme conseiller du Garde des Sceaux (à l’époque c’était Pascal Clément). Ensuite j’ai été nommé procureur de la République à Saint Pierre de la Réunion où j’ai exercé ces fonctions pendant presque 6 ans. Après cela j’ai été nommé procureur à Angoulême. Pour varier les plaisirs j’ai demandé un détachement au ministère des affaires étrangères et me suis retrouvé conseiller du ministre de la Justice à Madagascar. Expérience passionnante et intense. Puis j’ai rejoint St Denis de la Réunion où j’ai travaillé comme substitut général puis secrétaire général au parquet Général de la cour d’appel. Depuis janvier 2019, je suis procureur de la République à Draguignan. Ah oui, c’est un beau CV. On a à peu près le même mais sans rien dedans. Et vous, pourquoi avoir choisi la fonction de procureur, et pas de juge ? Quel attrait y avez-vous trouvé ? P.C : A mes yeux et ceci est très subjectif, c’est la fonction la plus variée et la plus créative de la magistrature. Le procureur agit dans la cité et demeure très au fait des évolutions de la société. Le métier de procureur de la République Définition simple de procureur de la République : En France, le procureur de la République est un magistrat de l’ordre judiciaire, représentant le ministère public, et dirige les services du Parquet. Il dirige les enquêtes, a autorité sur les officiers de police judiciaire, et si un dossier lui paraît contenir des preuves suffisantes, il poursuit le ou les mis en cause devant le tribunal, requiert une peine et en cas de condamnation, veille à son exécution. Quel est le rôle du procureur de la République ? P.C: Le procureur de la République fait partie du ministère public. L’article 30 du Code de procédure pénal prévoit que le ministre de la Justice conduit la politique pénale déterminée par le Gouvernement. Il veille à la cohérence de son application sur le territoire de la République. A cette fin, il adresse aux magistrats du ministère public des instructions générales. Il ne peut leur adresser aucune instruction dans des affaires individuelles. Le procureur de la République anime cette politique pénale dans son ressort, l’article 39 du Code de procédure pénale précise que le procureur de la République représente en personne ou par ses substituts le ministère public près le tribunal judiciaire. Il représente également en personne ou par ses substituts le ministère public auprès de la cour d'assises instituée au siège du tribunal. Concrètement, le procureur de la République : - dirige les enquêtes ; - a autorité sur les officiers de police judiciaire, - si un dossier lui paraît contenir des preuves suffisantes, il poursuit le ou les mis en cause devant le tribunal, requiert une peine et en cas de condamnation, veille à son exécution. Une énorme partie du travail des parquetiers est dédiée à la mise en œuvre d’alternatives aux poursuites pour régler en dehors de l’audience classique certaines infractions. Mais le travail du procureur lui-même en tant que chef de juridiction (pouvoir partagé avec le président du tribunal) est de veiller à la bonne gestion des ressources humaines, de l’immobilier, du budget et de la sécurité de tous au sein de l’arrondissement judiciaire. Il est manager et une sorte de chef d’entreprise en plus de ses attributions juridictionnelles. Comment se traduit le rôle de procureur par rapport aux autres membres du parquet ? P.C: Le procureur est le chef de service des magistrats du parquet, il répartit le travail, veille à la bonne marche du parquet et évalue ses collègues. Il a autorité sur eux. Que vous apporte cette fonction au sein de votre vie/parcours professionnel[le] et/ou personnelle ? P.C: Un sentiment de me sentir utile et une source de créativité pour le bien du service du public. Quelle est la différence entre un juge et un procureur de la République ? Le juge est un magistrat investi par autorité publique du pouvoir de dire le droit et de l'appliquer dans les litiges. Le procureur quant à lui est un représentant du ministère public chargé de poursuite en justice. Le procureur est habilité à agir pour autrui alors que le juge est impartial. Le quotidien du procureur de la République Nous, notre quotidien, c’est amphi, café, BU, café, TD, café, dodo. Pouvez-vous nous décrire le quotidien d’un procureur de la République (charge de travail, journée type…) ? P.C: C’est d’abord un quotidien souvent imprévisible. On fait rarement ce que l’on a programmé de faire en arrivant le matin au bureau. Cependant, la journée d’un procureur commence par un tour à la permanence pénale pour connaître les évènements de la nuit, les gardes à vue en cours. Ensuite, il faut consulter les emails car souvent le ministère de la Justice adresse des demandes de statistique d’activité ou des circulaires d’application d’une nouvelle loi. Dans ce cas, le procureur demande à ses adjoints et au directeur de greffe de préparer les éléments qui vont lui permettre de rédiger son rapport au parquet général. Il y a quotidiennement des contacts avec le président de la juridiction ou le directeur de greffe pour régler des petites choses du quotidien ou planifier une opération immobilière ou des changements de services. Et puis il y a les audiences, le courrier, la permanence hiérarchique. Parce qu’on a un peu de mal à le faire à la fac, on est pas mal d’étudiants à se questionner sur votre capacité à distinguer la vie professionnelle de la vie personnelle : comment y parvenir ? La vie professionnelle prend-elle parfois le dessus sur la vie personnelle, et inversement ? P.C: C’est une excellente question, et la réponse n’est pas simple à apporter puisque c’est un métier sans véritablement d’horaires fixes et tout dépend de la volonté que l’on a de laisser les dossiers à la porte de sa maison. Mais ce n’est pas toujours facile. 💖 Le saviez-vous ? Le parquet doit sa dénomination au "petit parc" clos dans lequel se tenaient les procureurs du roi à l’audience sous l’Ancien Régime Les évolutions de carrière du métier de procureur de la République Quelles sont les perspectives d’évolution par la suite ? P.C: Après avoir été plusieurs fois procureur, on postule en fin de carrière sur des fonctions de procureur général qui est une mission de coordination des procureurs et d’harmonisation de la politique pénale à l’échelle de la cour d’appel. Le salaire du procureur de la République On en vient à la question que tout le monde se pose : combien gagne un procureur de la République ? P. C : Moins qu’un chef d’entreprise moyenne, plus qu’un professeur des écoles… Ah vous ne voulez pas lâcher le morceau ! Chez Pamplemousse, on est tenace alors on a fait nos propres recherches. Voici combien les procureurs de la République gagnent en moyenne comme salaire. 💖 Le saviez-vous ? Un procureur de la République en France gagne 30 000 euros brut en début de carrière. Formation et études pour devenir procureur de la République Mais dites-nous, comment devient-on procureur de la République? P.C: Comme tout magistrat, c’est l’Ecole Nationale de la Magistrature qui forme les futurs « parquetiers » qui un jour, après plusieurs postes de substitut puis vices procureurs pourront candidater à un poste de procureur. Pour ma part, j’ai commencé mon parcours professionnel comme juge, puis juge d’instruction avant de rejoindre le parquet. 💖 Le saviez-vous ? Pour intégrer l’ENM, les candidats doivent avoir au minimum un diplôme de niveau bac+4.Ils passent le 1er concours, leur donnant accès à une formation probatoire de 31 mois. Pendant cette période, vous alternerez entre études à l’école (Bordeaux) et divers stages professionnels. Pour tenter le 1er concours de la magistrature, il faudra : avoir moins de 31 ans au 1er janvier de l’année du concours de la magistrature, être de nationalité française, jouir de vos droits civiques et être de bonne moralité (une enquête approfondie sera faite), se trouver en position régulière au regard du code du service national, et remplir certaines conditions d’aptitude physique. Si on ne peut devenir procureur dès la sortie de l’ENM, quel parcours nous y conduit ? P.C: Il faut avoir envie de le devenir, être bien noté et avoir un petit peu de chance pour les affectations. Qualités et compétences requises pour être Procureur de la République Pour ceux qui se destinent à cette fonction, quelles sont les qualités requises, ainsi que les difficultés du métier ? P.C: Il faut être très organisé et très calme, avoir une capacité à fédérer une équipe et puis surtout aimer le service public. Clichés sur les procureurs de la République Clichés, pas clichés Réponses de P. Camberou Les procureurs sont des personnes d'âge avancé J'ai eu mon premier poste de procureur de la république à 38 ans Les procureurs sont des personnes sévères J'adore blaguer Pour être procureur, il faut être à l'aise à l'oral Oui Les procureurs sont toujours habillés en costume/Cravate Faux Les procureurs ne sont pas totalement indépendants C'est exact, ils sont nommés par le ministre et dépendent de lui disciplinairement Conseils pour devenir Procureur de la République Avez-vous des conseils pour la préparation au concours de l’ENM ? P.C: J’ai passé le concours en 1992… c’est dire que mes conseils risquent d’être un peu datés. Par contre ce qui demeure, outre les connaissances de fond, c’est un travail sur la méthode, la synthèse, et la culture générale. Le magistrat est le plus souvent un littéraire même si de nombreux étudiants issus de filières scientifiques passent le concours. En droit, on aime la précision : y a-t-il un master de prédilection ? P.C: Je ne suis pas en capacité de répondre à cette question, je peux simplement vous dire qu’à mon époque on pouvait passer la magistrature avec une maîtrise en droit… Et au fait, comment se déroule la formation au sein de l’ENM ? P.C: La scolarité dure 36 mois, elle débute par un stage de découverte en juridiction et ensuite une alternance de scolarité à l’ENM et de stages en juridictions dans toutes les fonctions du siège et du parquet. Il y a même des possibilités de stages à l’étranger, j’ai pour ma part effectué celui-ci à Liverpool dans les tribunaux et dans les professions judiciaires. Actualités autour de la profession du procureur de la République La justice fait face à un manque de budget durable ; comment cela se traduit-il dans votre quotidien de procureur ? P.C: Concrètement, un procureur n’a pas de logement ou de véhicule de fonction et encore moins un budget pour inviter des personnalités à déjeuner… mais le manque de moyens est surtout criant quant aux effectifs des parquets. En France il y a en moyenne 3 magistrats du parquet pour 100.000 habitants. En Europe selon la commission CEPEJ c’est 11,25 procureurs pour 100.000 habitants et nous avons plus de missions que des procureurs européens. Cela se passe de commentaire… Petit jeu Pamplemousse : Bonne ou mauvaise idée ? La justice filmée, bonne ou mauvaise idée ? P.C: C’est une bonne idée, nous avons tout à gagner à faire connaître notre métier et surtout en cas de contestation la preuve par l’image peut nous aider Que pensez-vous du rapprochement des fonctions de procureur et juge d’instruction ? Vers une disparition réelle du juge d’instruction ? P.C: Si on arrive à créer un seul régime juridique de l’enquête et que le juge d’instruction disparaît alors il faudra des parquetiers pour exercer les mêmes missions avec les mêmes contraintes que ceux-ci. Séparer la formation du parquet et du siège, bonne ou mauvaise idée ? P.C: Je suis attaché à l’unité du corps, mon parcours en témoigne ; cela permet une meilleure connaissance des fonctions de l’autre. Supprimer l’ENM pour instaurer un système à l’américaine, pour ou contre ? P.C: Contre, l’ENM est un concours ouvert à tous contrairement à l’élection qui nécessite un gros investissement financier. Corner curiosité : Une citation qui vous inspire : P.C: « La Justice c’est comme la Sainte vierge si on ne la voit pas de temps en temps le doute s’installe » (Michel Audiard) Votre auteur littéraire préféré : P.C: Marc DUGAIN Un film judiciaire à conseiller : P.C: 9 mois Le stress est-il [encore] présent avant de requérir/avant chaque audience ? P.C: Un peu mais cela m’aide Un conseil contre le stress ? P.C: 3 respirations profondes… discrètement quand même Une anecdote P.C: La première fois que je me suis levé pour requérir mon bas de robe d’audiencé était coincé sous la roulette du fauteuil, j’ai gardé la tête penchée pendant toutes mes réquisitions… Un conseil plus général pour les étudiants qui nous lisent. P.C: Devenez magistrat, nous avons besoin de vous ! Merci monsieur le Procureur ! P.C: Merci les pamplemousses ! Olivia Jean

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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