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  • Comment apprendre le droit administratif ?

    Conseils > Mémorisation Pour apprendre efficacement le cours et les grands arrêts du droit administratif, il y a le fameux FIGADA (fiches illustrées qui sont des résumés du GAJA). À l'initiative de cet ouvrage, il y a @Poney_du_droit, la 1re influenceuse du monde du droit, et un enseignant des éditions Pamplemousse. Elle nous explique comment cet outil permet de mieux mémoriser ces grands arrêts du Conseil d'État ou du Tribunal des conflits. Et ce, grâce à la technique de l'association mentale par l'image. Puis nous reprenons la plume pour vous donner quelques conseils pour apprendre votre cours et vos arrêts. Rencontre ! 🤝 Sommaire : Qu'est-ce que le FIGADA ? Que comportent le FIGADA pour mémoriser les arrêts ? Le FIGADA pour tous ceux qui ont à traiter avec le droit administratif Comment fonctionne la technique de l'association mentale Quels sont les avis des étudiants ? Comment reçoit-on le FIGADA ? Comment apprendre son cours ? Tous les outils pour apprendre son cours Le FIGADA est un résumé du GAJA, spécialement fabriqué et illustré pour que les étudiants en droit puissent mémoriser ce qu'il faut pour les examens en droit administratif. Pamplemousse : Bonjour Poney du Droit ! Poney du Droit : Bonjour la Team Pamplemousse ! Qu'est-ce que le FIGADA ? ❓ Pamplemousse : Tu peux expliquer en 2 mots ce qu'est le fameux FIGADA ? Poney du Droit : C'est ce qu'on appelait avant, le GAJA Imagé. C'est tout simplement 110 fiches illustrées au format PDF, soit un résumé du GAJA, permettant de mieux mémoriser les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative (une matière qui est, de l'avis de tous, plutôt complexe à ingérer...). L'idée est de l'utiliser en complément de ses cours et d'y rattacher nos petites illustrations pour mieux apprendre. 💡 Le saviez-vous ? Avant, le FIGADA s'appelait le GAJA Imagé. La différence ? Il est encore mieux ! Que comportent les fiches du FIGADA pour mémoriser les arrêts ? 🤔 Pamplemousse : Top ça !! Et les fiches sont détaillées ? Poney du Droit : Les fiches de mémorisation recensent la date, le nom de l'arrêt, les mots clés pour situer l'arrêt, la question de droit et la portée juridique de l'arrêt. Les éléments essentiels des arrêts du Conseil d'État ou du Tribunal des conflits, quoi ! Et vous retrouvez des images pour vous aider à créer des histoires autour du nom, parfois de la date, puis pour la portée de la décision du Conseil d'État ou du Tribunal des conflits. Le FIGADA pour tous ceux qui ont à traiter avec le droit administratif 🤯 Pamplemousse : À qui sont destinées ces fiches de mémorisation exactement ? Poney du Droit : En principe, elles sont destinées au L2 Droit et ceux qui préparent les concours et qui ont des cours de droit administratif au programme. D'ailleurs, à ma grande surprise, et j'en suis tombée de ma chaise, il y a même des terminales et des L1 qui en ont fait l'acquisition en prévision de leur L2. On a aussi eu des chargés de TD et des professionnels du droit qui voulaient se remettre à niveau. La directrice des études (droit public) de Nanterre l'a trouvé extrêmement précieux ! « Si j'avais eu ces fiches pendant mes études, je serais tombé amoureux du droit administratif bien avant. Cela change des gros manuels qui nous cassaient le dos », m'avait dit un prof de droit lors d'une présentation. Pamplemousse : Et cette technique de mémorisation marche vraiment ? Poney du Droit : La technique de l'association par l'image ? C'est la base ! C'est une vieille technique qui cartonne ! Au début de mes études de droit, je croyais avoir une mauvaise mémoire. Mais en réalité, c'est juste une question de technique et de volonté. Depuis, je retiens tout ce que je veux. Comment fonctionne la technique de l'association mentale pour mémoriser les cours de droit administratif ? 🧠 Poney du Droit : L'association mentale par l'image permet de concrétiser l'abstrait. Comment voulez-vous retenir que l'arrêt Prince Napoléon porte sur la restriction drastique du champ des actes du gouvernement ? Pas facile, hein ? On vous donne dans le FIGADA des petites images vous permettant d'imaginer dans votre tête que Napoléon, portant sur son chapeau un champ de blé (pour champ des actes du gouvernement), se fait rétrécir (pour la restriction) pour devenir tout petit. Cette petite histoire un peu loufoque fait alors effet « trigger/gachette » pour vous souvenir de la portée exacte de l'arrêt et rattacher tout ça dans la partie du cours correspondante. Un autre exemple avec l'arrêt Blanco, 1873 : si vous voulez retenir les faits, et la portée de l'arrêt du Tribunal des conflits, vous imaginez simplement un chariot rempli de blancos qui écrase une fillette et dont l'impact va faire naître comme par magie (comme le génie dans Aladin si vous voulez !) le droit administratif ! C'est la naissance du droit administratif. Et si vous souhaitez retenir l'année de l'arrêt (1873) : 18, c'est le numéro des pompiers, qui arrivent dans votre imagination sur les lieux de l'accident. Et pour 73, si votre grand-père n'a pas cet âge ou si votre copain ne mesure pas 1m73 pour les introduire dans votre histoire pour venir soigner la fillette, alors vous pouvez découper 73 en deux : 60 + 13 => dites-vous alors que les pompiers sont arrivés en 1 heure (60 minutes) et que cet accident n'est vraiment pas de chance (chiffre 13). Et le tour est joué : 1873 ! Revoyez régulièrement cette histoire dans votre tête avec la méthode du spacing effet, et je mets ma main à couper et mon diplôme de droit à brûler si vous ne vous souvenez pas de l'arrêt Blanco à vos partiels ! Première version du FIGADA Pamplemousse : Énorme ! Et la technique fonctionne pour tout ? Poney du Droit : Oui ! Par exemple, de retour de vacances en voiture, j'ai appris par coeur avec ma soeur les 50 premiers départements français. Par exemple : 01 - Ain : Bon là c'est simple ! Vous voyez dans votre tête un numéro 1. 02 - Aisne : Là, j'imagine simplement le 2 collé sur mon aine sur le haut de ma cuisse. 03 - Allier : ça se complique. Ici, j'imagine un ami à ma gauche, un ami à ma droite, et qu'on est soudés comme 3 vrais « alliers ». 04 - Alpes-de-Haute-Provence : là, je me projette dans les Alpes - je vois dans mon imagination le 4 partir dans le sud-est, dans les montagnes - et me dis qu'il y a 4 mots qui composent ce nom de département, et j'imagine la Provence dans le ciel, en haut : on a les Alpes-de-Haute-Provence ! 05 - Hautes-Alpes : Là, pas d'imagination pour moi, je me raccroche au 04 juste avant, et je ne garde que deux mots dans Alpes-de-Haute-Provence pour arriver à Hautes-Alpes. Là, je n'utilise pas forcément la méthode de l'image mentale. MAIS, vous pourriez vous projeter dans les alpes, des alpes que vous voyez vraiment très très hautes dans le ciel, vous êtes 5 potes en train de skier. Ensuite, vous profitez du premier son du terme « ski » pour rattacher le son « sss » à « cinq ». Le tour est joué À vous de vous créer vos propres histoires ! On donne d'ailleurs un mode d'emploi de la technique dans le FIGADA. Il vous aide à l'appliquer dans toutes les autres matières. Pamplemousse : Mais c'est pour les étudiants qui ont une mémoire visuelle ? Poney du Droit : Eh bien en réalité non ! Car la mémoire se base sur tous les sens ! Plus vous multipliez les façons d'apprendre une information, plus vous la renforcez dans votre cerveau. C'est donc une bonne raison pour les étudiants qui se disent plutôt auditifs ou kinesthésiques d'avoir le FIGADA pour gagner du temps dans leurs révisions. Vous avez aussi la technique ludique des flashcards, qui fonctionne très bien aussi pour les grands arrêts de la jurisprudence administrative (flashcards du droit administratif). Avis d'un professeur sur le FIGADA Pamplemousse : Et le FIGADA permet réellement de mieux mémoriser ? Poney du Droit : Oui, il n'y a aucun doute. C'est cette technique qui permet aux champions de retenir des dizaines voire des centaines d'informations en quelques minutes. D'ailleurs, le FIGADA a été directement validé par le champion de France de mémoire ! Dernière version du FAGADA Quels sont les avis des étudiants sur le FIGADA ? 😍 Pamplemousse : On a pu le lire, on trouve ça vraiment top. Mais les étudiants en disent quoi ? Poney du Droit : Oui, et merci encore de l'héberger chez vous ! C'est bizarre de vous le dire ici mais j'ai versé une petite larme quand j'ai découvert les résultats de mon petit sondage auprès des étudiants qui avaient acheté ces Fiches de mémorisation du droit administratif. Je ne m'attendais vraiment pas à autant de retours positifs et d'amour de leur part. J'ai même une étudiante qui est venue me dire qu'elle avait gagné 7 points spécifiquement grâce au FIGADA ! J'étais choquée, vraiment. Et tellement heureuse pour elle. J'ai screené son message et je l'ai envoyé à ma maman ! Puis je l'ai mis en story, et rangé dans mes stories à la Une sur Instagram. On ne s'en rend pas compte, mais faut dire que la production de cet outil a demandé un travail et une énergie titanesques. Ce sont des mois et des mois de travail. Mais ces avis positifs, ça me donne la force pour continuer ! Parfois, les étudiants m'envoient des photos de leur FIGADA, en papier voire en papier cartonné pour me remercier d'avoir produit cet outil. J'ai transmis à Pamplemousse Magazine quelques avis pour les placer sur la page présentant le FIGADA. Et il y en a plein de témoignages d'étudiants dans mes stories à la Une sur mon feed Instagram. Comment reçoit-on le FIGADA ? ✉️ Poney du Droit : Simplement par email à l'adresse indiquée lors de l'achat, au format PDF. Il vous est possible de l'utiliser sur ordinateur, sur portable (dans les transports, aux toilettes, au lit), et de l'imprimer ! Pamplemousse : Merci Poney du Droit Poney du Droit : Merci les amis. La Team Pamplemousse reprend la plume 📝🙂🔽 Comment apprendre les cours de droit administratif ? Pour apprendre ses cours de droit administratif, et notamment les grands arrêts, il est nécessaire de connaître la structure, de savoir quels sont les éléments à connaître et d'utiliser la bonne méthode afin de ne pas perdre bêtement du temps. Car sans méthode, pour mémoriser ces informations, il vous faudrait répéter, répéter, répéter, ces éléments abstraits jusqu'à ce que (mort) mémorisation s'en suive. Et parce que vous n'êtes pas vraiment fan du droit public, vous n'y mettez aucune énergie positive, aucune volonté. Vous risquez d'y passer des heures interminables et de vous arracher les cheveux (s'il vous en reste). La volonté : petit rappel utile La volonté d'apprendre est la première clé pour bien mémoriser. Faites un test chez vous : cela fait 3 fois que vous oubliez d'acheter de la lessive ? Eh bien, persuadez-vous que vous voulez vraiment mémoriser l'info. Visualisez la lessive sur la poignée de chez vous pour vous en rappeler quand vous sortez, et visualisez-vous en train de ramper à l'entrée du magasin, les habits sales et nauséabons, sous le regard des gens, et sous le poids de 50 paquets de lessive (plus ce sera loufoque/original, mieux ce sera). Faites un rappel de mémoire 2 ou 3 fois avant de sortir et nous vous garantissons que vous venez d'augmenter vos chances d'acheter votre lessive de 1000%. Apprendre le plan du cours Le plan du cours est une étape fondamentale pour mémoriser son cours de droit administratif. C'est la colonne vertébrale de votre apprentissage. Comme les branches et les ramifications sur un arbre, c'est sur cette structure que vont venir s'accrocher les informations et les grands arrêts. Apprenez du plus large vers le particulier. D'abord les grandes parties, puis les chapitres dans les grandes parties. Comprenez l'enchainement des idées entre elles. Puis passez à l'étape inférieure avec les grandes sections. Puis les sous-sestions... continuez ainsi pour être enfin capable de réécrire sur une feuille blanche chaque élément du plan du cours. Vous pouvez aussi utiliser une mindmap avec pour branches principales les grands chapitres du cours. Vous avez par exemple une grande branche sur le service public [Ndlr : Voir un commentaire d'arrêt sur la notion du service public], une autre sur les pouvoirs du juge, une autre sur la notion de pouvoirs de police, etc. Puis des ramifications sur les sections, sous-sections, etc. Une fois cette structure comprise et connue, vous avez fait un grand pas. C'est comme si vous aviez créé un grand scratch du droit administratif : le terrain est prêt pour accueillir y coller de nouvelles associations avec les arrêts (chaque arrêt ira à un endroit précis). Les éléments essentiels à apprendre En vue des partiels, voici 5 informations que vous devrez avoir en mémoire : le nom de l'arrêt (ex : Arrêt Blanco) ; la juridiction (CE ou TC) ; la date de la décision : jour, mois et année ; la problématique juridique ; la portée de la décision (ce que change la décision) ; La liste des arrêts du cours à apprendre Avant de vous lancer, il faut planifier avec stratégie : quels sont les arrêts doivent être mémorisés et en combien de temps ? Nous vous conseillons dans tous les cas de vous y prendre à l'avance le temps que les souvenirs se consolident dans votre mémroire. Faites votre liste d'arrêts en allant les piocher dans votre cours et collectez les informations essentielles sus-mentionnées pour chaque arrêt. Vous en avez 50 ? Cela vous fait 150 infos à relever. Petit calcul : Si l'on met 30 secondes pour trouver l'arrêt puis 15 secondes pour reporter chacune des 5 informations , alors il vous faudra (30 secondes + (15 secondes x 5 info))*50 = 87,5 minutes environ. Rien que pour relever les infos ! N.B. : gagnez du temps avec le FIGADA, tout est déjà fait ! Il faudra ensuite les trier par catégorie et sous-catégorie. Le FIGADA en regroupe 9, en voici trois exemples : Hiérarchie des normes, Constitutionnalité, Conventionnalité Pouvoirs de police Service public Pourquoi ? Car votre cerveau fonctionne par dossier et par association. Cela facilitera donc l'apprentissage des ces arrêts. La méthode de l'association mentale C'est la méthode de l'association mentale qui vous permettra alors de mémoriser comme jamais votre cours de droit administratif. Pourquoi ? Car le cerveau humain adore les informations visuelles. Or, cette méthode, qui se base sur des principes neuroscientifiques et cognitifs, facilite l'apprentissage et la mémorisation en rendant l'abstrait plus concret, grâce aux images. Une stratégie efficace ! Encore flou ? On vous explique ! Comment apprendre l'arrêt Olivier (CE, 19/09/1909) ? Dans l'arrêt Abbé Olivier (19/09/1909), un maire avait, par anti-cléricalisme, pris un arrêté de police municipale interdisant aux curés de suivre les cortèges funèbres revêtus de leurs habits sacerdotaux. L’abbé Olivier avait outrepassé l’interdiction. Le juge se demandait si l'on pouvait interdire une manifestation sur la voie publique. Portée de la décision : les restrictions de police ne doivent être utilisées que pour maintenir l'ordre public. Pour retenir cet arrêt Olivier, imagineons alors un abbé en soutane, avec un olivier (l'abre qui fait des olives), qui sort de sa tête. Un policier arrive doucement pour, dans la paix, venir prendre la main de l'Abbé. Ensemble, ils président un cortège de manifestation des cultes. Ils sont en paix, l'ordre public est respecté. Et le policier n'intervient pas contre le cortège. Ah, et l'Abbé porte sur son dos le numéro 9 (pour la date) avec la tête de Giroud (si vous n'êtes fan de foot, sachez que Giroud a porté de nombreuses années le n°9 en équipe de France. Il y a quand même quatre 9 dans cette date. Attendez, et puis le prénom de Giroud n'est-il pas Olivier ? Bingo ! Bingo ! Bingo !). En 2 minutes, vous avez imaginé une histoire mémorable. Répétez cette opération plusieurs fois dans le temps en appliquant le principe de la répétition espacée et le tour est joué ! Comment apprendre l'arrêt Blanco (TC, 8/02/1873) ? Pour retenir cet arrêt Blanco, rappelez-vous des faits. Ils sont très intéressants puisque, grosso modo, un wagonnet appartenant à l'État français avait percuté la petit Agnès Blanco. Question posée au Tribunal des conflits : Quel est l’ordre de juridiction compétent, administratif ou judiciaire, pour connaître des actions en dommages-intérêts contre l’État ? Portée de la décision dans l'arrêt Blanco : Double consécration : responsabilité de l'État pour dommages causés par des SP + compétence de la juridiction administrative pour en connaître [Ndlr : Voir une fiche d'arrêt portant sur la juridiction administrative]. Pour mémoriser l'arrêt Blanco, on peut imaginer un juge administratif avec une tête de tampon (pour l'administratif) qui gronde l'État pour avoir laisser son cadi rempli de blancos percuter un enfant. Résultat, du blanco coule à flot du corps de la petite fillette. Quelle horreur (émotion) ! L'Etat est donc responsable des dommages causés par les services publics et c'est le juge administratif qui a la compétence d'en juger. Cette méthode peut sembler complexe au début, mais elle devient rapidement un outil puissant. Avec la pratique, vous serez capable de mémoriser jusqu'à 50 arrêts en seulement 2 heures, grâce à cette technique visuelle et narrative. Retenez : Transformer l'abstrait en concret : Le cerveau retient plus aisément les informations lorsqu'elles sont présentées sous une forme concrète. L’utilisation d’images permet de matérialiser des concepts juridiques abstraits comme une portée juridique ou des dates, rendant ainsi leur mémorisation plus accessible. Création de liens entre les informations : Le cerveau mémorise plus efficacement lorsqu'il peut relier de nouvelles informations à des connaissances existantes. En associant des images entre elles et en les reliant à des connaissances antérieures (ici d'autres arrêts précédents, et la partie du cours correspondante), cette méthode renforce la rétention et la compréhension. D'où l'importance de créer des catégories et sous-catégories et d'apprendre par coeur le plan du cours AVANT de voulour mémoriser les arrêts. Construction narrative : Verbaliser et construire une histoire autour d'une image facilite la mémorisation. Le FIGADA aide les étudiants à créer leurs propres histoires juridiques, rendant l'apprentissage plus engageant et mémorable. L'Importance des émotions : Les émotions jouent un rôle crucial dans la mémorisation. Des images et des histoires inhabituelles ou amusantes peuvent susciter des réactions émotionnelles qui renforcent la mémorisation. Jouer avec les ordres de grandeurs, faites exploser, faites voler des nains, faites briller, créez des accidents entre des dragons et des agents municipaux, des accouchements de bébés avec une tête de juge... Tous les outils pour apprendre les cours de droit administratif Voici tous les outils pour apprendre efficacement les cours de droit administratif : Les Fiches de révisions optimisées Pamplemousse du Droit administratif Le FIGADA Les Flashcards du droit administratif Flashcards 110 grands arrêts Vous avez investi 15 minutes dans la lecture de cet article ? Vous venez de gagner une sacrée bataille contre le temps pour le reste de vos études !

  • [VIDÉO] Viols conjugaux et sur mineurs, interview de la Brigade Territoriale de Protection de la Famille

    Orientation > Métiers juridiques Agnès Naudin est un profil atypique. Elle est capitaine de police à la fameuse Brigade Territoriale de Protection de la Famille, qui a pour mission d'enquêter sur les viols conjugaux, les viols sur mineurs, et les bébés secoués. Elle revient pour nous sur une histoire glauque d'un violeur en série. 😡 Sommaire 👨‍👩‍👧‍👦 I. Quel est le rôle de la brigade territoriale de protection de la famille ? 😫 II. Quelle a été ton affaire la plus douloureuse à la BTPF ? Attention : certains propos peuvent choquer les plus fragiles “Tiens j'ai ma fille elle est là elle commence à avoir des seins ma femme couche plus avec moi bon allez c'est parti” 👩‍💼 Agnès Naudin : Bonjour je suis Agnès Naudin, je suis capitaine de police en brigade territoriale de protection de la famille (BTPF) en disponibilité depuis six mois et je suis là pour pamplemousse. I. Quel est le rôle de la brigade territoriale de protection de la famille ? 👨‍👩‍👧‍👦 Pamplemousse : Quel est le rôle de BTPF ? Agnès Naudin : Le rôle de la brigade territoriale de protection de la famille c'est de s'occuper de tout ce qui est en rapport avec les viols et les agressions sexuelles sur les mineurs et les violences conjugales très graves. La majeure partie des activités c'est vraiment les viols et les agressions sur mineurs. II. Quelle a été ton affaire la plus douloureuse à la BTPF ? 😫 Pamplemousse : Quelle a été ton affaire la plus douloureuse ? Agnès Naudin : Un monsieur d'une soixantaine d'années qui a violé ses deux belles filles et quand l'une d'elles vient le déclarer en fait on remonte sur 20 ans avec des affaires qui avaient été classées sans suite qui ont toutes été ré-ouvertes. Voilà il avait cinq ou six victimes, de jeunes enfants où il les violait en gros de 5 ans à 15 ans dans des caves ensemble, voilà. Ça, ça a été l'histoire la plus glauque. Pamplemousse : Tu as eu ce mec là en face de toi ? Agnès Naudin : Je l’ai pas auditionné, j'ai pas voulu. Celle que j'ai détestée dans cette histoire c'est sa femme, voilà… Alors elle je m'en suis chargée, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour essayer de montrer qu'elle savait qu'elle était au courant et qu'elle ne pouvait pas nier. Pamplemousse : Elle le savait ? Agnès Naudin : Elle, elle dira toujours que non. C'est-à-dire qu'elle dira “mes filles ne mentent pas” et en même temps “je ne crois pas ce qu'elles disent”... Bon. Pamplemousse : Elle n’a pas été considérée comme complice ? Agnès Naudin : On n’avait pas assez d'éléments pour le démontrer. C'est glauque d'imaginer deux petites filles de 8 ans qui sont dos au mur, voilà, et puis lui qui les sodomise sachant que les deux entendent ce qui se passe et ne disent rien en fait. Ça c'est ce qui fait partie des choses glauques. Pamplemousse : Les victimes peuvent arriver à pardonner ? Agnès Naudin : Souvent les enfants, d'ailleurs plus tard en grandissant arrivent autant à pardonner parfois leurs agresseurs mais ils pardonnent rarement aux parents qui ne les ont pas protégé. Pamplemousse : Comment gérer ça émotionnellement face aux salauds ? Agnès Naudin : Je médite et je le tourne aussi beaucoup par l'humour. Je suis très cynique. Dans les interrogatoires souvent j’ai des façons de poser des questions où en gros je me fous de leur gueule de façon très polie. Pamplemousse : Et ça leur permet de parler ? Agnès Naudin : Souvent ça les énerve et moi j'aime bien quand ça les énerve parce que c'est le moment où du coup, les personnalités se révèlent et puis ça fait un peu monter aussi la pression. Pamplemousse : Que cherchent-ils quand ils violent ? Agnès Naudin : Il y a mille réponses à cette question. Il y en a certains qui se rendent pas compte qu'ils violent. Il y en a d'autres qui le font parce que c'est par facilité parce que je pense qu'ils ont un manque d'estime, un manque de confiance et donc du coup bah c'est plus simple hein... Il y en a pour qui, bah tout simplement la femme est un objet, et donc du coup ben voilà tiens j'ai ma fille elle est là elle a 16 ans elle commence à avoir des seins, ma femme couche plus avec moi... Bah allez c'est parti. Il y a tellement de profils différents. Pamplemousse : 3% des français déclarent avoir été victime d’inceste Agnès Naudin : Je pense qu'il y en a beaucoup plus. Dans les enquêtes d'opinion là, on en a quasiment, je crois que j’ai entendu la semaine dernière, un sur six. Je pense qu'on est beaucoup plus que ça. Quelles sont les affaires les plus difficiles à la BTPF ? Pamplemousse : Quelles sont les affaires les plus difficiles ? Agnès Naudin : Ah toutes les affaires dans lesquelles il y a des bébés qui sont morts sont douloureuses, après il y en a qui sont plus frustrantes que d'autres. Pamplemousse : Pourquoi ? Agnès Naudin : Parce que parfois la justice ne suit pas. Pamplemousse : Quand vous rentrez à la maison, vous arrivez à couper ? Agnès Naudin : Quand on est dans ce genre de brigade, le plus important, c'est le rapport qu'on a au temps. Donc il y a le temps du boulot et quand on rentre chez soi, ça fait partie des moments où justement, on a envie de profiter de sa famille parce qu'on voit des choses qui sont tellement vu toute la journée… Augustin Mercier

  • Les études de droit sont-elles difficiles ?

    Orientation > Lycéens Les études de droit en France sont souvent décrites comme difficiles : investissement personnel, rythme, manque d’encadrement, quantité importante d’informations à retenir… Autant d’obstacles qui peuvent faire peur. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les difficultés de cette filière juridique et ses études de droit et comment les surmonter ⚖️. Sommaire : 😲 1. Les études de droit sont-elles difficiles ? 🤯 2. Quelles sont les difficultés des études de droit ? 🧐 3. Quelle est l'année de droit la plus difficile ? 🤔 4. Quelle moyenne faut-il pour la fac de droit ? Les études de droit sont-elles difficiles ? 😲 Il n’y a pas de réponse absolue à la question de savoir si la faculté de droit est difficile. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces études de droit sont à la portée de quiconque sait travailler efficacement, qu’il le fasse en toute autonomie ou accompagnée. Les difficultés des études de droit varient d’un étudiant à l’autre La notion de difficulté est subjective. Chaque personne est différente et il en va de même pour faire face aux adversités (des études de droit). Partant de ce constat, certains étudiants ne trouveront pas cette filière compliquée et sauront faire ce qu’il faut pour réussir. D’autres se sentiront complètement dépassés tout au long de leurs études et trouveront le droit difficile. Néanmoins, s’il est possible au lycée de réussir sans trop de travail, sachez qu’il n’existe pas une personne en droit qui ne réussisse son année et ses examens sans s’astreindre à un travail personnel important. Vous trouverez dans cet article les raisons pour lesquelles certains étudiants galèrent en fac de droit. Dans cette filière, il n’y a pas de vérité absolue. Un lycéen ayant eu mention TB au bac peut avoir du mal à valider son année tandis que le lycéen moyen peut tout à fait faire ce qu’il faut pour réussir haut la main son année avec plus de 15 de moyenne, ou au moins avoir la moyenne à son année de droit. Tout est question de compréhension des attentes, de réussir à y répondre, d’organisation et de volonté/motivation. Le démarrage des études de droit peut être compliqué Arrivant dans un nouveau monde (la fac de droit), il est tout à fait normal de vous sentir un peu perdu, d’avoir éventuellement des baisses de motivation ou d’avoir le moral dans les chaussettes. Mais ne prenez pas peur ! C’est simplement que vous êtes en dehors de votre zone de confort, c’est que vous progressez et vous acclimatez à ce nouveau monde ! « Pamplemousse ne s’est pas fait un 1 jour » comme dit un proverbe connu, soyez patient et indulgent avec vous-même. Quelles sont les difficultés des études de droit ? 🤯 Les études de droit - tout comme les études de médecine - ont la réputation d’être un parcours universitaire particulièrement dur. Entre préjugés et réalité, qu’en est-il ? Le manque d’accompagnement dans la transition entre lycée et faculté L’une des principales raisons d’échecs en première année de droit est cette incapacité à s’acclimater à cette nouvelle vie étudiante. Cette nouvelle vie, impliquant de nouvelles responsabilités, peut entraîner des complications pour certains profils d’étudiants qui ne trouvent pas le bon rythme suffisamment rapidement. Néanmoins, le cas est un peu différent pour certains établissements privés (où l’inscription est plus onéreuse) dans lesquels on essaye d’accompagner les étudiants pour faire face à cette difficulté d’adaptation. « Grâce à nos effectifs volontairement réduits, notre équipe pédagogique et professeurs connaissent parfaitement chaque étudiant. D’ailleurs, la FACO accentue au fil des ans l’accompagnement de chaque étudiant et privilégie les rapports humains indispensables à toute acclimatation aux études de droit » nous témoigne Sandrine SCHER, chargée de communication et des relations extérieures de la FACO Paris, une faculté privée d’enseignement supérieur en Droit et en Gestion située à Paris. Le manque d’encadrement individuel L’une des premières difficultés des études de droit est le manque d’encadrement de la part des enseignants et de l’administration (en tous cas en faculté publique). Les professeurs et maîtres de conférences (vous donnant cours en amphi) n’ont pas pour rôle de vous encadrer, mais seulement de délivrer leur savoir. Vous n’êtes plus un élève qu’il faut faire réussir pour sauver la réputation et le taux de réussite au bac du lycée, mais un numéro étudiant parmi d’autres. Ce qui peut se révéler être une difficulté si vous avez du mal à prendre en note les informations utiles pour l’examen, à effectuer des recherches complémentaires de votre côté et à prendre en main votre progression. En somme, si vous manquez d’autonomie. Eh oui ! À la fac, pas de suivi personnalisé, pas de professeurs derrière vous pour vous dire quoi faire. Vous devez savoir vous encadrer et vous gérer seul, ce qui est peut être compliqué quand on commence ses études de droit ! En travaux dirigés, plusieurs heures par semaine en classe de quelques dizaines d’étudiants, vous pourrez néanmoins échanger avec des chargés de TD. Mais vous devrez aussi et surtout préparer seul vos exercices demandés, ce qui n’est facile pour personne. La FACO revendique elle une « taille volontairement humaine (...) permettant aux étudiants d’évoluer dans une atmosphère conviviale où il est possible d’interagir avec les professeurs ». Les taux de réussite sont ainsi plus élevés qu’en faculté publique. L’anonymat des étudiants Pour certains étudiants qui débarquent dans des grosses facultés aux amphis surchargés, l’anonymat rime parfois avec solitude. Un sentiment qui pèse souvent sur le moral et donc sur la motivation, ce qui peut se révéler être un véritable obstacle dans la réussite des étudiants. Dans les grandes villes par exemple, vous passez de classes d’une trentaine de lycéens à des promotions de plusieurs centaines, voire milliers d’étudiants. Amphi bondé à Paris 1 - image vue sur Bordel de Droit Là où vous étiez encadré par des enseignants qui connaissaient votre identité, pouvaient vous conseiller et vous faire progresser, vous vous retrouvez dans des bâtiments où vous serez quasiment anonyme. Au lycée, on vous fait étudier. À la fac, à vous d’étudier… ou pas ! « Fraîchement débarquée de province pour étudier, je me souviens de ma première semaine à la fac. Les gens étaient assis dans les escaliers, j’étais un peu perdue et seule avec moi-même au milieu de centaines d’étudiants. C’était pas facile pour moi, je me suis demandée ce que je faisais bien là, moi qui étais habituée à ma petite ville et à mon petit lycée de campagne », témoigne Logane, aujourd’hui en L3 droit à la Sorbonne. ❤️ Le saviez-vous ? La filière juridique est l’une des filières post-bacs les plus prisées. En 2021, plus de 280 000 vœux ont été formulés sur la plateforme Parcoursup. Environ 210 000 étudiants étudient le droit en France sur 1 675 000 étudiants. C’est plus qu’en école de commerce. En 2020/2021, sur les 284 800 nouveaux bacheliers inscrits en première année de cursus licence à l'Université, plus de 37 200 étudiants s'inscrivaient en droit ! Soit une augmentation de 6,9% par rapport à l’année passée. Source : Inscriptions des nouveaux bacheliers entrant en première année à l’université en 2020-2021, Ministère de l’Enseignement supérieur, Recherche, Innovation Une présence facultative en cours (sauf pour les TD) La présence non-obligatoire est aussi un piège de l’université publique, plus rien ne vous oblige à venir assister aux cours magistraux, sauf votre envie de réussir. Malheureusement, pour une partie des étudiants en manque de maturité à la sortie du bac, la découverte de cette liberté se transforme en abstention, puis en retard sur le travail à abattre, puis en échec. Mais retenez quelque chose si vous voulez réussir, cette liberté vous astreint en réalité au devoir d’être autonome et responsable en faisant ce qu’il faut pour étudier. Et donc de venir en cours (sauf pour une minorité qui sait déjà s’organiser, et travailler seule). Cette trop grande liberté de venir en cours ou non est l’une des raisons pour laquelle certains étudiants préfèrent rejoindre une faculté privée. Cette dernière leur permet d’y trouver des effectifs plus réduits et de meilleurs suivi et encadrement. Un emploi du temps déséquilibré À la fac de droit, les emplois du temps peuvent être déséquilibrés. Vous pouvez avoir 11 heures de cours dans une journée, 10 heures le lendemain et seulement 3 heures le jour d’après. En termes d’équilibre, c’est au petit bonheur la chance... et l’Université n’est pas là, en principe, pour vous arranger si vous avez Poney le jeudi soir ou poterie le samedi matin (bah quoi ? C’est cool la poterie !). Par exception, si vous avez une bonne excuse comme un contrat de travail, certaines administrations pourront tenter de vous arranger. Il faudra savoir tirer parti de ses temps libres (en étudiant à la bibliothèque par exemple), ainsi que gérer physiquement et psychologiquement de grosses journées bien chargées (bien dormir, bien manger, bien boire). Un rythme important Le rythme imposé est une autre difficulté imposée par la faculté de droit. Entre les prises importantes de notes de cours, le travail à effectuer pour les rendre lisibles, mémorisables et en supprimer l’accessoire, les TD à préparer, et l’apprentissage des cours… il peut être compliqué de trouver le bon rythme et pouvoir tout faire comme on le voudrait. L’adage ne dit-il pas d’ailleurs « Il n’existe pas un étudiant en droit qui ne soit pas tombé en addiction avec le café lors de ses études » ? La vérité c’est qu’on vient de créer cet adage, mais vous avez compris le sens 😅. Mais pas d’inquiétude, tout est question d’organisation et de sa capacité à mettre en place des méthodes de travail efficaces. Le problème de la procrastination La procrastination, c'est-à-dire le report incessant des tâches importantes, est un autre problème de l'Université quand on est étudiant. Des études scientifiques montrent que ce comportement peut entraîner une baisse significative de la productivité et de la qualité du travail. Le soucis, c'est qu'en droit, vous devez travailler régulèrement tout en anticipant les échéances (TD, révisions, partiels). 3 conséquences de la procrastination : Diminution de la performance : Selon une étude publiée dans le Journal of Behavioral Medicine, la procrastination entraîne une baisse des résultats académiques. Les étudiants qui procrastinent ont tendance à obtenir des notes inférieures à ceux qui gèrent leur temps de manière efficace. Stress accru : La procrastination peut générer un stress considérable. Une recherche de l'American Psychological Association a révélé que les personnes qui procrastinent ressentent souvent davantage de stress et d'anxiété, ce qui peut nuire à leur bien-être global. Le stress en grande quantité est un facteur bloquant. Perte de motivation : Plus vous remettez à plus tard, plus il devient difficile de retrouver la motivation. Le cerveau peut s'habituer à la procrastination, créant un cycle difficile à briser. 5 conseils pour éviter la procrastination : Établissez des objectifs clairs : Divisez vos tâches en objectifs spécifiques et atteignables. Cela les rendra moins intimidantes et vous donnera un sens clair de la progression. Par exemple, notez que tous vos cours doivent être fichés chaque semaine (sinon ne perdez pas de temps, toutes les fiches de droit sont ici). Utilisez des techniques de gestion du temps : Des méthodes telles que la technique Pomodoro, qui consiste à travailler pendant une période de temps définie, suivie d'une courte pause, peuvent vous aider à maintenir votre concentration. Créez un environnement de travail propice : Éliminez les distractions autant que possible et aménagez un espace de travail confortable. C'est. àdire, pas de chat sur le bureau, pas de notifications TikTok. On se concentre à fond ou on ne fait rien. Fixez des échéances intermédiaires : Au lieu de tout reporter à la dernière minute, définissez des délais pour chaque étape de votre projet. Cela favorise la régularité. Demandez de l'aide si nécessaire : Si vous avez du mal à vous discipliner, envisagez de travailler avec un ami (même si cela peut avoir ses limites). De nombreuses et nouvelles informations à connaître Comme les études de médecine ou de n’importe quelle autre filière, le droit est une nouvelle langue. Et le droit l’est d’autant plus que chaque terme a sa propre définition et ne saurait être remplacé par un autre. « Mais je veux faire du droit moi, pas du chinois ! » allez-vous vous écrier ! Et bien vous allez faire un peu des deux, car le droit est un nouveau monde avec tout un vocabulaire qui lui est propre et qu’il faudra apprendre. C’est en quelque sorte une nouvelle langue pour vous qu’il faudra savoir maîtriser afin de l'utiliser à bon escient dans vos copies et, plus tard quand vous serez professionnel. À vous, en toute autonomie, de mémoriser le nombreux vocabulaire vu en cours. Et, surtout, de ne pas confondre « stipuler » et « disposer » 😅. Là aussi, à vous en toute autonomie de faire en sorte d’apprendre et réviser régulièrement ce vocabulaire. L’importance de faire preuve d’autonomie Face à ce manque d’encadrement, il est donc essentiel de faire preuve d’autonomie. En amphi, en faculté publique, les professeurs ne regardent pas si vous suivez bien le cours, si vous avez bien compris la notion enseignée ou si vous avez bien pris vos notes. Certains refuseront même de répondre à vos questions. De ce point de vue, il peut être compliqué de savoir quoi faire, quand faire, comment faire. Une vie étudiante qui pèse sur le moral Dans notre grande enquête sur la santé mentale des étudiants en droit, nous révélions que 69% des étudiants se sentaient souvent ou très souvent dépassés par les études. « L’épanouissement est un facteur clé de réussite à la faculté de droit car un étudiant malheureux, parce qu’il doit supporter la charge mentale liée à des problèmes de finances, de solitude, ou parce qu’il a l'impression d’être nul ou de ne pas être à sa place, aura forcément des complications à trouver de la motivation à étudier » précise Augustin Mercier, co-auteur de “Comment Hacker sa L1 Droit ?” et “Comment Hacker sa L2 Droit ?”. C’est pourquoi des établissements privés, tels que la FACO qui bénéficie du Label « Happy at school » (un label décerné à certaines écoles et université suite à des études de satisfaction des étudiants), ont élargi leurs objectifs pour prendre en compte l’épanouissement personnel de leurs étudiants. Le bien-être est la clé de tout bon départ en Licence de droit ! Les statistiques d’échecs en faculté de droit publique 45,9% des étudiants en première année de droit ne passent pas en L2 Les raisons évoquées plus haut, et notamment le manque d’encadrement et d’acclimatation, expliquent en partie pourquoi 45,9% des étudiants en première année de droit ne passent pas en L2 (Source : étude du Ministère de l'Enseignement supérieur de la Recherche et de l'Innovation). Toutefois, il faut préciser que les difficultés évoquées ci-dessus incombent à une partie seulement des étudiants, parfois en décrochage universitaire, et concernent principalement les universités publiques. ❤️ Le saviez-vous ? En 2017, 60% des étudiants qui sont entrés dans le système universitaire de la licence générale ont échoué en première année*. (Source : Frédérique Vidal). *ils n’ont pas suivi tous nos conseils, doit-on préciser :) 27% des inscrits pour la première fois en L1 de droit obtiennent leur licence 3 ans plus tard C’est le chiffre affiché, dans le public, dans une note ministérielle annuelle sur les parcours des étudiants. Un taux d’échecs directement lié aux redoublements passés Aussi, le taux de red​oublement à l’université est plus élevé chez les étudiants qui ont déjà redoublé avant d'arriver à la fac (source : Les Echos), et c’est encore plus le cas dans les études de droit : Plus de 2 lycéens sur 5 qui ont eu le bac à 18 ans ou en avance (et n’ont donc pas redoublé pendant leur scolarité) obtiennent leur première année de licence (générale) en un an ; 1 bachelier sur 4 en retard d'un an lors du bac obtient sa première année en un an ; 1 étudiant sur 6 obtient sa licence en 3 ans, quand il est en retard au moment du bac de plus d'un an. Les taux de réussite/d’échec en fac de droit privée Dans les établissements d’enseignement supérieurs privés, ces chiffres d’échecs sont moins importants. Ainsi, la FACO Paris annonce publiquement les chiffres de réussite suivants : 80% de réussite après la première année ; 67% de réussite en deuxième année ; 87% de réussite en troisième année. Ces taux s’expliquent par le système même qu’elle à mis en place. On peut ainsi lire sur son site internet « que l’ADN de la FACO est véritablement un accompagnement sur mesure de ses étudiants grâce à de petits effectifs et à une interaction permanente entre l’équipe pédagogique et les étudiants. L’approche métier est également valorisée, à travers des stages obligatoires dès la 1ere année et des ateliers de professionnalisation tout au long du cursus. Enfin, l’accent sur le développement humain et responsable trouve son aboutissement dans l’organisation de formations au leadership sous forme de séminaires ou de modules intégrés aux cours ». En faculté privée, certaines difficultés des études de droit disparaissent : seules celles liées aux étudiants (ex. : lacunes en expression écrite) demeurent, jusqu’à ce que les professeurs s’en chargent pour les aider à réussir. C’est la raison pour laquelle, chaque année, de nombreux étudiants rejoignent les bancs des facultés de droit privées. Ils augmentent ainsi leurs chances de disposer des bons outils pour débuter et réussir leurs années. Quelle est l’année de droit la plus difficile ? 🧐 C’est sûrement la question que se posent tous les étudiants en droit : quelle est l’année la plus dure ? En vérité, chaque année est difficile, mais elles ne présentent pas pour autant les mêmes difficultés (rassurez-vous, la Team Pamplemousse est là pour vous aider à réussir ❤️). Si l’on se fie aux chiffres d’échecs, c’est la L1 qui semble être l’année la plus difficile pour toutes les raisons évoquées plus haut. Ces chiffres sont néanmoins à nuancer avec la prise en compte de tous les étudiants qui abandonnent parce qu’ils se seraient trompés de voie (souvent, sans persévérer) et tous ceux qui s’inscrivent pour obtenir une bourse. Si l’on s’en tient aux témoignages étudiants (que nous recevons chaque jour sur nos réseaux sociaux), c’est la L2 qui serait l’année la plus difficile. ❤️ Le saviez-vous ? Selon un sondage Pamplemousse Magazine, 28% des étudiants en droit affirment avoir déjà redoublé. Ce chiffre est à nuancer si l’on compte les statuts AJAC permettant de passer à l’année suivante en ayant toujours des matières à repasser. Voici les difficultés spécifiques liées à chaque année de la licence de droit : En L1 Droit, la principale difficulté est le manque d’adaptation au système universitaire... ... et aux attentes de la faculté de droit : on l’a vu plus haut, entre adaptation au monde universitaire, rythme imposé entre cours magistraux, travail de ses cours (éventuel fichage, révision avec Flashcards, apprentissage du vocabulaire…) et préparation des travaux dirigés, nombreux sont les étudiants qui perdent pied et abandonnent en cours de route. ❤️ Le saviez-vous ? Dès la première année, la FACO Paris rend obligatoire le stage et facilite la tâche de ses étudiants en cas de besoin. Conséquence, les étudiants augmentent leurs chances d’être pris en master et leurs chances d’employabilité. En L2 Droit, la difficulté majeure concerne la charge de travail et l’acquisition de nouvelles méthodologies Beaucoup de professeurs disent qu’en L1, on apprend à être étudiant, tandis qu’en L2, on commence à apprendre le droit. De nouveaux exercices plus techniques sont proposés (commentaire d’arrêt notamment), les cours en amphi sont un peu plus rapides et compliqués à comprendre, les travaux à préparer pourront être plus chronophages et la méthodologie juridique à apprendre plus compliquée… En deuxième année, il faut donc tenir sur la longueur et avoir les nerfs solides. Dans tous les cas, voyez vos études comme un marathon et non comme un sprint. En L3 Droit, la difficulté des demandes de master La sélection en master apporte un stress supplémentaire pour les étudiants en droit, qu’il peut être dur de gérer. Surtout quand il est préférable de réaliser des stages (pendant les vacances ou durant l’année) pour pouvoir se différencier et augmenter ses chances d’être pris en master (même si certains directeurs de masters ne donnent pas beaucoup d’importance aux stages effectués). Entre découvertes de nouvelles matières et gestion des candidatures, il est important d’établir un planning afin de ne pas se retrouver dépassé. En début d’année, faites un tableau avec les dates d'inscriptions de chaque master désiré, l'intitulé du master et le lieu où il se déroule. Cela vous évitera d’oublier une candidature et cela réduira votre stress. Des complications personnelles liées à l’étudiant lui-même En mettant de côté le caractère subjectif de la difficulté (face à une même situation, les étudiants l'analyseront différemment selon leur profil), d’autres facteurs d’échecs entrent en ligne de compte et ne touchent pas les étudiants de façon égale. Ainsi, une année pourra devenir plus compliquée pour certains étudiants parce que certains évènements viendront perturber son déroulement normal : avoir un job à côté pour financer le loyer de son appartement et sa vie étudiante ; affronter la solitude ; faire face à la maladie (ou celle de ses proches dont il faut s’occuper) ou aux handicaps en tous genres (dyslexie, dyspraxie…) ; étudier le droit à distance ; être parent ; etc. 💡 Bon à savoir : les Éditions Pamplemousse ont mis en place un programme boursier pour soutenir les étudiants ? L'objectif : permettre aux étudiants boursiers de bénéficier d'une remise exceptionnelle sur les achats réalisés sur tous nos outils ! En faisant cela, nous espérons faciliter l'accès aux outils numériques (Fiches de révisions, Flashcards et e-books). Même si chacun réagit différemment à l'adversité, ces difficultés peuvent avoir un impact négatif sur la réussite des études de droit. Néanmoins, à chaque problème sa solution. Si vous êtes dans l’un de ces cas listés ci-dessus, à vous d’en faire une force et d’employer des méthodes radicales d’organisation et de travail pour vous en sortir. Car la bonne nouvelle, c’est que chez Pamplemousse Magazine, nous avons vu de nombreux étudiants dans des situations problématiques et qui ont réussi à valider leurs années et réussir leurs études de droit (en suivant nos conseils et en s’aidant d’outils de réussite) ! Quelle moyenne faut-il pour la fac de droit ? Quelle moyenne faut-il avoir au lycée pour entrer en fac de droit ? Vu sur Instagram 🤔 Il n’y a pas de moyenne minimum pour pouvoir faire des études de droit. Évidemment, l’idée est d’avoir les meilleures moyennes pour augmenter les chances que son dossier soit accepté en faculté de droit. Pour rentrer en fac de droit, il faut aussi répondre aux critères de Parcoursup, qui sont nationaux : ils sont, entre autres, déterminés par le ministère de l’Enseignement supérieur et les directeurs de formations. Au-delà de critères très généraux, tels qu’une solide culture générale, les étudiants qui souhaitent entrer en fac de droit doivent remplir plusieurs critères : Avoir suivi le module « Découverte du droit » : il permet d’avoir un aperçu de la discipline ; Maîtriser la langue française et une ou plusieurs langues étrangères : le français, car le droit nécessite d'excellentes qualités rédactionnelles ; les langues étrangères car vous travaillerez régulièrement dans un contexte juridique international ; Comprendre, analyser et synthétiser un texte : les sources juridiques auxquelles vous allez faire face sont parfois complexes à comprendre, il est important de savoir les mettre en perspective, les synthétiser ou les critiquer ; Être autonome et organisé : en droit, peu de cours sont obligatoires et vous ne serez pas encadré par vos professeurs comme au lycée. Il est donc nécessaire de savoir être seul et autonome dans son travail personnel ; S’intéresser aux questions historiques, sociétales et politiques : le droit est une matière transdisciplinaire, c’est pourquoi la curiosité et la volonté d’apprendre sont indispensables ; Faire le test d’auto-évaluation : ce test est une condition de recevabilité du dossier. C’est une attestation à télécharger qui permet au candidat d’avoir un aperçu des attendus de la formation. Celui-ci n’est visible que par le candidat lui-même. Vous l’aurez compris petits pamplemousses, il n’y a pas une moyenne idéale pour entrer en fac de droit, mais plutôt des attendus généraux. P.S : petite astuce by Pamplemousse : cela ne sert à rien de comparer vos moyennes. Vous êtes tous différents et vos moyennes ne sont pas forcément représentatives. Faut-il une moyenne minimum au lycée pour réussir en fac de droit ? Une bonne moyenne au lycée ne prédispose pas forcément d’une bonne moyenne en faculté de droit. Évidemment, les lycéens ayant obtenu le bac (ou d’une capacité de droit) et qui ont acquis de bons réflexes d’apprentissage, de travail et d'organisation sauront mieux s’adapter à la fac de droit et à ses obstacles... Mais ce n’est pas une vérité absolue. Comme on vous le disait, de très bons lycéens n’ont pas réussi à s’adapter à la vie universitaire et à comprendre les attentes de la filière juridique. Tandis que des élèves moyens avec une moyenne correcte peuvent révéler leur potentiel à la faculté, devenir responsable et obtenir de très bons résultats. Enfin, comme on le disait plus haut, les lycéens qui n’ont pas redoublé ont plus de chances de réussir à l’université. Plus ils cumulent de redoublements, plus leurs chances de réussir sont faibles. Comment augmenter ses chances de réussir en faculté de droit ? Bientôt futurs juristes et anciens lycéens, vous vous demandez sûrement comment vous pouvez faire partie de ceux qui réussissent. 5 conseils pour faire face aux difficultés de la fac de droit Revoyez votre mode de vie : qu’est-ce qui participera à valider votre année ? Qu'est-ce qui vous en éloignera ? ; Organisez-vous de façon militaire ; Faites l’acquisition d’outils de réussite (Guides, Fiches de révisions et Flashcards, par exemple) ; Respectez des temps de travail avec une concentration à 100%, et des temps de pause où vous coupez à 100% ; Placez-vous dans un contexte favorable à la réussite de vos études de droit. Où faire mes études de droit : fac de droit publique ou fac privée ? Concernant la fac de droit, vous avez peut-être déjà cherché au moins une fois un classement afin de choisir votre futur lieu de formation. Dans vos résultats, vous avez vu des facultés publiques mais aussi des facultés privées. Que faire ? Où aller ? Comment être sûr de choisir la meilleure école de droit possible pour bien se préparer aux métiers du droit ? Quelle faculté nous ouvrira le plus de débouchés ? Comme on l’a écrit plus haut, la difficulté majeure des études de droit, et surtout en première année, est le manque d’encadrement des étudiants pour pouvoir encaisser ce nouveau rythme, pour recevoir de bons conseils d’organisation et d’apprentissage... Si vous pensez manquer d’autonomie ; Si vous avez besoin d’un cadre pour réussir (horaires, devoirs précis, etc.) ; Si vous manquez peut-être d’organisation ; Si vous avez peur d’être perdu dans des amphis contenant plusieurs centaines d’étudiants ; Si vous avez besoin d’être soutenu et conseillé : Il est fort probable qu'une prépa ou une faculté privée vous convienne mieux qu’une fac publique pour faire face à ces difficultés. Surtout en première année, où vous rentrez à la fois dans le monde étudiant et dans la filière juridique. À titre d’exemple, à la FACO Paris, vous avez : Des petites promotions : les professeurs vous connaissent, ils peuvent vous conseiller, répondre à vos questions, mais surtout, vous êtes beaucoup plus encadrés car il y a des suivis personnalisés ; Les mêmes professeurs et enseignants : pour certains étudiants, cela peut être rassurant de savoir que d’année en année, ils retrouveront les mêmes équipes pédagogiques (#stressdelarentree) ; Des ateliers de professionnalisation pour découvrir un métier : à partir de la 4ème année, vous pouvez vous rendre à des ateliers-rencontres avec des professionnels (ex. : commissaire de police, avocat, etc.). Cela vous permettra de mieux découvrir quels sont les débouchés en lien avec vos études ; Des liens et parrainage avec des alumnis : du tutorat est proposé, en petits effectifs, pour aider les étudiants à se débarrasser de leurs lacunes et renforcer leur méthodologie ; Une vie étudiante active avec un BDE : comme en faculté publique, la faculté privée dispose aussi de son BDE pour permettre aux étudiants de s’épanouir dans leur vie étudiante et personnelle. Quel que soit votre choix, pour bien vous préparer aux études de droit, assurez-vous de démarrer votre année avec les bons outils, selon vos besoins. En conclusion, les études de droit seront difficiles pour certains, et plus faciles pour d’autres ; il n’y pas de vérité absolue. Beaucoup de votre succès dépend de votre capacité à comprendre les attentes de l’université et de progresser en conséquence, tout en gardant une motivation et une vraie organisation tout au long des semestres. En fonction de son profil, chacun trouvera sur son chemin des obstacles à franchir. Il faudra alors voir les choses positivement et se rappeler qu’on est là pour apprendre et qu’il est normal d’être parfois dans le dur. Gardez votre objectif en tête quoi qu’il en coûte, la réussite est au bout du chemin. Nous remercions la FACO d’avoir répondu à nos questions. FACO Paris : La FACO Paris est une faculté privée d’enseignement supérieur en DROIT et GESTION située à Paris 6e. Fondée en 1968. Forte d’une équipe pédagogique formée d’universitaires, docteurs et professionnels des disciplines enseignées, la FACO dispense des formations allant de la sortie du BAC jusqu’à BAC + 3 (en gestion) et à BAC + 5 (en droit). (Article sponsorisé)

  • Pourquoi faire du Droit ? 9 avantages à découvrir

    Pourquoi faire des études de droit ? Chaque année, de nombreux avantages poussent environ 40 000 nouveaux L1 sur les bancs de la fac en septembre. Ce qui fait l'une des filières les plus demandées sur Parcoursup. Emblèmes de rigueur intellectuelle et de prestige social, le droit promet des compétences analytiques et argumentatives de premier ordre, ainsi que beaucoup de débouchés. Mais pour quoi d'autre la filière juridique est-elle si choisie par les lycéens une fois le bac en poche ? On vous donne tous les avantages ici. Sommaire : N° 1 : Développer une pensée critique N° 2 : Le droit permet de bosser PARTOUT N° 3 : Compétences transférables N° 4 : Des métiers qui rémunèrent bien N° 5 : Les études de droit ne sont pas coûteuses N° 6 : Comprendre le monde qui vous entoure N° 7 : Un accès aux concours et examens juridiques N° 8 : Devenir responsable et autonome N° 9 : Faire un métier qui a du sens N° 1 : Développer une pensée critique Futur juriste, attention spoiler : la fac de droit, ce n’est pas apprendre son Code civil ou pénal par cœur. 🎤 « L'un des clichés sur le droit, c'est que ce n'est que du par cœur. Il y a un seulement un petit peu de vrai : quand on démarre de nouvelles études, peu importe la filière, il y a forcément de nouvelles notions à maitriser. Ces notions doivent être parfaitement apprises pour pouvoir être exploitées, et c'est bien normal. Mais dans les programmes de licences de droit, on vous inculque surtout à savoir utiliser ces connaissances grâce au raisonnement déductif. C'est un raisonnement quasi mathématique. Apprendre par coeur 100% des cours et ne pas savoir raisonner, c'est un zéro pointé dans la copie » explique Augustin, fondateur de Pamplemousse. Car l'un des avantages à faire des études de droit, c'est est qu'il est intrinsèquement lié à l'analyse et à l'évaluation rigoureuse des faits et des règles juridiques, poussant l'étudiant à aiguiser son esprit critique. Alors évidemment, on apprend les grands principes, les grandes règles de ces Codes/textes de loi. Mais l’idée est d’apprendre à trouver le bon article parmi les textes, et de savoir "jouer" avec pour l’appliquer à une situation donnée. Exemple avec le cas pratique, où on vous demandera d’appliquer une règle de droit aux faits énoncés (exemple : à cause d'un problème de fabrication de son mat, un voilier russe s'envole à cause du vent et se retrouve dans la maison d'un citoyen portugais à Brest. Qui est responsable ?). C’est tout le travail que peut faire un avocat quand il conseille un client, en utilisant un raisonnement déductif (aka le syllogisme, on vous en parlera très vite en L1 Droit). Ce processus de réflexion couvre non seulement l'interprétation des textes législatifs, mais aussi l'appréciation des conséquences juridiques des actes humains. Ainsi, l’étude du droit structure et façonne notre capacité à réfléchir et à déduire un résultat après l'analyse d'une situation. C'est un réel avantage en tant que citoyen et ça, vos amis ne sont pas prêts ! N° 2 : Le droit permet de bosser PARTOUT Autre avantage à faire des études de droit, sachez que cette voie universitaire, de par sa nature transversale, ouvre les portes de multiples secteurs d'activité. Et ça, c'est incroyable ! Pourquoi ? Parce que vous pouvez travailler au plus près de vos passions ! Vous ne nous croyez pas ? Exemples : Vous êtes passionné de montagne ? Sachez qu'il existe un droit de la montagne et que vous pouvez tout à fait travailler en tant que juriste pour une collectivité territoriale, avocat spécialisé, consultant en développement local ou touristique, ou bien encore dans l'aménagement du territoire par exemple. Vous aimez les jeux vidéos ? Devenez juriste en propriété intellectuelle et négociez les droits d'auteurs, les conditions de cession des licences, etc. Vous aimez la cosmétique ? L'Oréal a toute une batterie de juristes et d'avocats spécialisés dans pas mal de domaines juridiques (notamment en droit privé) : PI, droit des contrats, droit du travail… Bref, le droit est partout donc vous pouvez bosser… partout. L'étudiant en droit, une fois diplômé, peut donc envisager une carrière dans différens types de structures (un entretien et hop, vous êtes embauché) : des entreprises comme dans le secteur bancaire, des organisations internationales, des ONG et associations ou encore les administrations publiques. Cette adaptabilité professionnelle est un atout significatif dans un marché du travail en constante évolution. De même, vous pouvez travailler en France (cocoricooooo) ou à l'étranger (oui, il y a ausi du droit dans les autres pays !) Métiers traditionnels du droit Pour vous faire une idée, voici 4 métiers traditionnels du droit que l'on cite souvent : avocat, notaire, juriste d'entreprise, magistrat. Ils incarnent les piliers fondateurs d'une société régie par des normes et des lois. Ces professions dites “prestigieuses” nécessitent une maîtrise aiguisée du cadre légal et des compétences analytiques pointues pour interpréter et appliquer le droit. Pamplemousse sera là pour vous accompagner sur le sujet, pas d'inquiétudes. L'avocat, lui, en tant que défenseur et conseiller, joue un rôle clé dans le système judiciaire. Ses missions sont variées et ses compétences indispensables au bon fonctionnement de la justice. Mais pas que, il conseille aussi tout type de client, notamment des entreprises (quand une entreprise veut racheter une autre, il faut savoir qui on doit licencier quand deux postes font alors doublon ⇒ droit du travail, par exemple). Le notaire, quant à lui, garant de l’authenticité des actes juridiques, occupe une place cruciale dans la sécurité juridique des transactions immobilières ou familiales. Il est aussi un conseiller impartial incontournable. Le magistrat (il faut passer le concours ENM), pilier de l'autorité judiciaire, veille à l'application des lois et au maintien de l'ordre public. Sa fonction demande une rigueur sans faille et une intégrité exemplaire. Que ce soit après une licence de droit ou un master, vous pouvez aussi rejoindre les rangs de la police, de l'administration publique, devenir greffier, commissaire de justice (fusion entre huissier de justice et commissaire-priseur), assistant juridique, assistant de justice, ou encore procureur de la République, … les débouchés sont vastes ! Finalement, ces métiers illustrent la variété des débouchés possibles après des études de droit, une vraie chance pour nous. Opportunités hors du secteur juridique Mais les études de droit ouvrent des portes bien au-delà des professions traditionnellement juridiques. La rigueur et l'analyse acquises lors de la licence et du master juridique sont en effet recherchées dans de nombreux secteurs. Consulting: Les diplômés en droit sont prisés pour leur capacité à analyser les situations complexes et proposer des solutions structurées. Ressources humaines: La connaissance du droit du travail est un atout pour la gestion des affaires sociales d'une entreprise (recrutement, licenciement…). Affaires publiques et lobbying: La maîtrise du cadre légal est essentielle pour influencer les décideurs et comprendre les enjeux réglementaires. Journalisme spécialisé: Comprendre les nuances juridiques permet d'approfondir les analyses et les reportages sur les sujets d'actualité. Banque et finance: L'expertise juridique est utile pour la conformité réglementaire et la structuration des opérations financières. Posséder une formation en droit témoigne d'une aptitude à gérer des dossiers complexes, un atout dans plein de domaines d'activité. 🎤 Témoignage : « En tant que juriste dans une grande banque française, je jongle entre les dossiers complexes liés au financement, les réglementations à suivre et les enjeux financiers. Je travaille en collaboration avec les autres départements pour m'assurer que tout est conforme aux lois. Je participe également à des réunions stratégiques où je donne mon avis sur les projets en cours. C'est un travail passionnant et stimulant. » nous témoigne Franck (Société Générale). Ainsi, la versatilité des compétences juridiques est un tremplin vers des carrières diversifiées et souvent influentes. 🎬 Découvrez l'émission Law'ctogone - Le Duel des Juristes, et développez votre culture juridique ! N° 3 : Compétences transférables Dans le domaine professionnel Nouvel avantage, les études de droit affinent un ensemble de compétences fondamentales, telles que l'analyse critique, la résolution de problèmes et la communication persuasive. Ces aptitudes sont recherchées dans une multitude de domaines professionnels, permettant ainsi une vraie mobilité pour les juristes. Au-delà des frontières du droit, ces habiletés universelles ouvrent des portes dans des secteurs aussi variés que la diplomatie, l'entrepreneuriat ou encore le conseil en stratégie. Le droit enseigne une panoplie de compétences que les recruteurs aiment bien : la rigueur intellectuelle et l'organisation méthodique du travail sont des compétences hautement valorisées. "On appelle cela la "transversalité des compétences"" ajoute Augustin. Le juriste est au fait de composer avec des normes complexes, ce qui le prédispose naturellement au management de projet ou à la gestion de risques. De plus, l'aisance rédactionnelle (n'hésitez pas à travailler votre français dès maintenant !) acquise à travers les études de droit est une compétence clé dans beaucoup de métiers, en particulier là où le pouvoir des mots et la précision de l'expression sont déterminants. Pour bifurquer ou acquérir une double-compétence Le droit n'est pas votre tasse de thé ou vous souhaitez renforcer votre profil avec des compétences autres comme le management, le commerce, le marketing, la finance, etc. ? Le droit est génial car vos années de droit vous permettent soit de bifurquer (bifurquer après une licence), soit d'intégrer une école pour renforcer vos compétentes. Dès la licence, vous pourrez bifurquer en école de commerce par exemple pour un Mastère spécialisé en Marketing ou Finances. 🎤  Témoignage : « J'ai fait 5 ans de Droit pour un Master 2 puis j'ai eu la chance d'être pris à HEC Paris pour me former au management, au marketing et à la finance. » ajoute Augustin. Rigueur, organisation, capacité à raisonner La réussite en droit exige une méthodologie irréprochable et une organisation sans faille pour appréhender avec précision des concepts juridiques parfois complexes. Analyse rigoureuse des textes : Interprétation minutieuse des lois et jurisprudences. Gestion efficace du temps : Priorisation des tâches pour respecter les échéances (il faut jongler avec vos cours en amphi, vos préparations de TD, vos exercices à rendre, l'apprentissage des cours… et votre vie personnelle !). Construction logique d'arguments : Écrire des dissertations (dès la L1) fondées sur des raisonnements cohérents. Capacité à établir des liens entre divers domaines du droit : Comprendre l'interaction des différentes branches juridiques. Attention aux détails : Ne pas laisser de place à l'erreur dans la recherche et la rédaction juridique, le droit, c'est de la rigueur ! Priorisation des informations : Distinguer l'essentiel de l'accessoire dans des volumes d'informations conséquents (pensez à ne pas tout prendre en note quand vous êtes en cours !). Sens critique affûté : Évaluer les sources et les arguments avec discernement. N° 4 : Des métiers qui rémunèrent bien La rémunération des métiers du droit est un avantage apprècié lorsque on débute une licence de droit. Et si l'on vous disait que les notaires gagnent environ 18 000€/mois, vous nous croyez ? Ce sont les praticiens du droit qui gagnent le plus d'argent dans le secteur juridique après les greffiers de tribunal de commerce. Il y a aussi les avocats en droit des affaires qui peuvent gagner 12 500 € par mois (mais certains gagnent beaucoup moins, et d'autres bien plus !) Le salaire d'un administrateur judiciaire, lui, est de 200 000 € brut par an, soit 16 000 € par mois. Les carrières juridiques offrent donc souvent des rémunérations attractives, ajustées à la responsabilité et à la complexité des affaires traitées. En effet, les enjeux légaux et réglementaires qu'impliquent ces métiers nécessitent une grande expertise, ce qui se reflète souvent (pas tout le temps) dans les salaires proposés aux praticiens du droit. Ainsi, que ce soit dans le secteur privé auprès d’entreprises, au sein de cabinets d’avocats renommés (notamment anglo-saxons de la place parisienne comme Clifford Chance, Linklaters, Freshfields Bruckhaus Deringer, Allen & Overy…)  ou dans des organisations internationales, les professionnels du droit bénéficient d’un potentiel de rémunération élevé dès les premières années de leur carrière. Mais attention chers pépins, il est à noter que le niveau de rémunération peut varier considérablement en fonction de la spécialisation, de l'expérience et de la région dans laquelle le juriste exerce. Cependant, il est important de souligner que ces chiffres de rémunération sont des moyennes et peuvent varier en fonction de divers facteurs tels que l'expérience, l'expertise, la taille de l'entreprise ou du cabinet, et la région géographique. 🎤 Témoignage : « La vie est courte et travailler 7 à 15h par jour dans une profession qui paye bien mais qu'on n'aime pas n'est, selon moi, pas un bon calcul. C'est quand on a la passion qu'on est bons dans ce que l'on fait. J'ai quelques amis avocats, par exemple, qui ont fait ce choix pour le prestige de la robe et qui n'en sont finalement pas passionnés. Ils en gardent un goût amer. » nous rapporte Augustin. La possibilité d'exercer en tant qu'indépendant, en profession libérale (notaires, commissaires-priseurs, avocats, etc.) offre également un potentiel de rémunération sans plafond, dépendant essentiellement de la notoriété et de la clientèle du praticien. Vous pouvez fixer vos propres honoraires à l'heure ou au forfait pour des affaires particulières (attention aux charges à régler une fois ces prestations encaissées, quand on est libéral). N° 5 : Les études de droit ne sont pas coûteuses Contrairement à certaines croyances, les études de droit en France présentent un coût relativement modéré. Si vous rejoignez la fac de droit arpès un bac général, un BUT Carrières juridiques ou une capacité, sachez que les frais d’inscription annuels à l'université, fixés par l'État, sont relativement accessibles, surtout si on les compare à ceux d'autres formations supérieures ou à l'étranger. En réalité, ces coûts représentent souvent une fraction de ce que demandent des établissements privés ou des business schools réputées comme HEC Paris ou l'ESCP Business School, qui eux, vous factureront, vous ou vos parents, des milliers d'euros. Il est également important de noter que la France offre différentes aides financières et bourses d'études (voir le programme Egalité des chances Pamplemousse), qui peuvent considérablement alléger la charge financière sur les étudiants méritants ou issus de milieux moins favorisés (Ces soutiens permettent d'assurer une certaine démocratisation dans l'accessibilité aux études). Au-delà des coûts directs, les études de droit offrent une perspective de retour sur investissement attrayante, comme vu plus haut. Sachant que les carrières juridiques peuvent être lucratives et stables, les dépenses initiales d'éducation apparaissent donc comme un investissement judicieux sur le long terme. N° 6 : Comprendre le monde qui vous entoure Vous ne comprenez peut-être pas tout sur le vote des lois, ou encore, ce qui se cache dans les conditions générales de vente de votre forfait téléphonique ? Les études de droit vous transforment en un citoyen plus éclairé sur les règles du jeu et le monde qui vous entoure. Vous saurez faire la différence entre rétention et emprisonnement, entre Assemblée nationale et Sénat, entre homicide et assasinat, entre arrêté municipal et réglement, entre juriste et avocat… Vous saurez identifier ce qui nous lie juridiquement ou non, ou ce qui relève d'un abus et qui n'est pas possible à faire juridiquement : ❌ comme se promener nu chez vous à la vue de vos voisins ; ❌ laisser un homme pendu sans avoir essayé de l'aider ; ❌ vendre un produit périmé ; ❌ exploiter le sol de son jardin pour puiser du pétrole ; ❌ refuser d'être payé en espèces quand on est commercant ; ❌ bien stationner sur la voie publique devant son propre garage). En réalité, le monde 🌏 peut être considéré comme un jeu, où le droit joue le rôle des règles du jeu. Le droit établit les normes, les droits et les devoirs des individus (les règles du jeu), régule les relations et garantit l'égalité et la justice. Sans le droit, le jeu mondial serait chaotique et injuste. Faire des études de droit, c'est vous permettre de connaître ces règles du jeu et de pouvoir en jouer, d’être plus serein dans la vie… Et ces règles sont partout : droits humains, écologie, économie, internet, TikTok, dans la chambre à coucher, dans votre poche, chez la boulangère… 🎤 Témoignage : « J’ai par exemple appris que je passais un contrat avec ma boulangère quand j’achetais une baguette de pain et qu'en principe, je ne pouvais pas, en principe me rétracter une fois l'affaire conclue. » témoigne Sophia, en L2 Droit. N° 7 : Un accès aux concours et examens juridiques « Le droit mène à (presque) à tout » dit l'adage et notamment, aux quelques concours spécifiquement réservés aux juristes. C'est là un autre atout des études de droit : ces concours (examen national du CRFPA, ENM, greffier, police, fonction publique, administration pénitentiaire, douanes…) représentent une voie d'accès privilégiée à certaines professions. La réussite à ces concours nécessite une solide préparation juridique. Les études de droit, de la licence au master 1 et master 2, dispensent les connaissances fondamentales et les compétences nécessaires pour affronter ces épreuves avec assurance. Il vous faudra parfois vous inscrire dans un IEJ (Institut d'Etudes Judiciaires) pour vous préparer aux concours. Découvrez tout sur les concours juridiques. N° 8 : Devenir responsable et autonome La filière juridique oblige à devenir responsable et autonome, ce qui est un atout intéressant quand on devient adulte. Poursuivre des études de droit demande une certaine exigeance qui nécessite de développer son sens des responsabilités et une capacité à travailler de manière organisée et autonome (la méthode et les conseils pour cela sont tous dans les ouvrages de référence Comment Hacker sa L1 Droit ? et Comment Hacker sa L2 Droit ?). La fac, ce n'est plus le lycée ! L'étudiant doit s'organiser, respecter les délais et faire preuve d'une discipline quasi-militaire pour cela. Les cours d'amphi sont facultatifs et pour beaucoup, cela est synonyme d'absentéisme. Découvre tous nos conseils d'organisation. N° 9 : Faire un métier qui a du sens Voici l'un de nos avantages préférés : intégrer une faculté de droit (ou une école privée de droit) permet de faire un métier qui a du sens. Pourquoi ? Car on l'a vu plus haut, le droit est partout et permet de travailler dans un secteur qui nous passionne (animaux, international, etc.). Il suffit de rejoindre une profession, un secteur, une entreprise à impact qui a du sens pour vous. Ils embauchent souvent des juristes par exemple ! De plus, les études de droit permettent d'intégrer des projets qui font avancer les débats sociétaux qui ont forgé, dans le passé, notre société. Et qui pourront continuer à le faire ! À titre d'exemple, la formation juridique inculquée à la faculté de droit peuvent, si vous le voulez, vous permettre d'intervenir sur des sujets essentiels (pour vous, déjà) et actuels comme : 🖐 les droits humains (mariage pour tous, par exemple) ; 🖐 la protection de notre jolie planète Terre (on lui passe le bonjour, surtout à sa mer des Caraïbes qu'on apprécie pour son bleu, ses dauphins et sa chaleur) ; 🖐 au fonctionnement de nos institutions (séparation des pouvoirs, article "49-3", budget de la Justice, immigration, inégalités, religions…), etc. EN DEUX MOTS : Les études de droit offrent une carrière variée et passionnante, avec une expertise recherchée dans de nombreux secteurs. Rien de tel pour changer de voie. etbifurquer, pendant ses études, après, ou même pendant sa carrière. Les professionnels du droit, plutôt bien rémunérés, ont un impact social en contribuant à la justice et à la protection des droits fondamentaux. Les études de droit permettent également un développement personnel grâce aux compétences acquises (rigueur, organisation, autonomie...), vous serez un citoyen plus éclairé et connaisseur du monde qui vous entoure. En conclusion, le droit est une super filière à rejoindre et c'est ce qui en fait son succès !

  • [VIDÉO] "Papon était dans ma baignoire" - Entretien avec Guillaume Petit-Jean, champion de mémoire

    Conseils > Mémorisation Droit et mémorisation : 2 termes très liés tant le nombre d'informations à retenir est important dans les études juridiques. Heureusement, le champion de France de mémorisation nous a livrés de grands conseils pour bien apprendre et retenir tout ce que l'on veut. Découvrez dès maintenant ses méthodes de champion de la mémoire ! 🧠 Sommaire : ⚖️ "Je jure que je n’ai jamais fait d’études de droit" 🧠 Mythes sur le cerveau et la mémoire 📝 Le challenge de mémorisation Avec un autre champion Sébastien Martinez et l'Association des Sports de Mémoire, il fait connaître "la méthode Martinez" pour permettre à tous d'apprendre des techniques de mémorisation. "Je jure que je n’ai jamais fait d’études de droit" ⚖️ Pamplemousse : Tu es plutôt un génie ou plutôt un escroc ? Guillaume Petit-Jean : Peut-être plus un escroc parce que à la base j’ai vraiment une mauvaise mémoire et donc on essaie de tricher avec des techniques de mémorisation, justement pour compenser ce manque. __ Voir comment "Ça peut marcher du bachotage", entretien n°2 avec Guillaume Petit-Jean __ Pamplemousse : Quand est-ce que tu as appris que tu avais une mémoire exceptionnelle ? Guillaume Petit-Jean : Je n’ai pas une mémoire exceptionnelle. Au contraire moi j’ai toujours cru que j’avais une mémoire assez mauvaise voire médiocre. Je me suis aperçu que n’importe qui pouvait développer une mémoire exceptionnelle. En tout cas c’est vraiment une histoire d’entraînement. Ça peut vraiment changer la vie de plein de personnes. D'ailleurs, j’ai un ami qui s'appelle Pierre qui est étudiant en droit et je sais que ça a sauvé sa première voire sa deuxième année de droit où il a résumé et mémorisé tous ses cours de droit uniquement avec des cartes mentales. Il l’a eue avec brio. Pamplemousse : Tu détiens des records ? Guillaume Petit-Jean : Actuellement, j’ai deux record nationaux j’ai le record sur les mots 5 minutes au format national et j’ai le record sur les noms et les visages. Mythes sur le cerveau et la mémoire 🧠 Pamplemousse : Nous utilisons seulement 10% des capacités de notre cerveau ? Guillaume Petit Jean : C’est faux, c’est faux, on utilise tout, on utilise 100% de notre cerveau tout le temps. Pamplemousse : Le stock de neurones se constitue à la naissance ? Guillaume Petit-Jean : C’est vrai mais on crée des connexions toute notre vie. Pamplemousse : Certaines personnes sont très fortes pour accomplir de multiples tâches en même temps ? Guillaume Petit-Jean : C’est faux. On le sait, la plupart des gens qui font du multitasking échouent lamentablement, ou en tout cas ont une performance bien moindre. Pamplemousse : Certains ont une bonne mémoire, d’autres non ? Guillaume Petit-Jean : Non ce n’est pas vrai, il y a des gens qui ont une mémoire entraînée et d’autres qui ont une mémoire qui n’est pas entraînée. Pamplemousse : Le cerveau est un muscle ? Guillaume Petit-Jean : Comme un muscle on peut l'entraîner et on peut l'optimiser. En tout cas on peut vraiment mieux l’utiliser. C’est comme une Ferrari qui roule à 50 à l’heure. On peut aller beaucoup plus vite. Pamplemousse : Mémoriser trop peut encombrer votre mémoire ? Guillaume Petit-Jean : Pas du tout, il n’y a pas de limite. Vous avez une capacité de mémorisation qui est extraordinaire et tout le monde l’a, ce n’est pas un problème de capacité. Le challenge de mémorisation Vu sur Instagram poney_du_droit 📝 Pamplemousse : Comment tu as fait pour retenir tous ces arrêts ? Guillaume Petit-Jean : Alors tout pour retenir tout ça, j’ai utilisé deux méthodes : j’ai utilisé la méthode des lieux et l’association. La méthode des lieux est ce qu’on appelle un palais mental on prend un endroit qu’on connaît très bien. Là en l’occurence je l’ai mis dans un appartement et c’est un chemin que je fais. Dans chaque pièce j’ai une petite image avec une petite association. Je mets mes petites images, et puis quand je me promène je vois tout simplement l’arrêt, je vois la date. __ Le saviez-vous ? Le FIGADA profite de la technique d'association mentale par l'image pour faciliter la mémorisation des arrêts du droit administratif __ Pamplemousse : Papon (Conseil d’État, arrêt Papon, 2002) était où ? Guillaume Petit-Jean : Il était dans la baignoire de mes parents. Pamplemousse : Et LAFAGE (Conseil d’État, arrêt Lafage, 1912) ? Guillaume Petit-Jean : Il était sur la table du salon et il était en train de patiner Pamplemousse : Et pour finir, Casanova (Conseil d’État, arrêt Casanova, 1901) ? Guillaume Petit-Jean : Il était dans les toilettes. __ Voir aussi : "C'est très facile de retenir 100 arrêts de droit administratif", avec Guillaume Petit-Jean __ La deuxième méthode ça va être le système Major pour les dates et pour les chiffres. On a une table de rappel pour chaque nombre à deux chiffres ou à trois chiffres. Je vais avoir une image qui correspond à ce nombre ou à ce chiffre. Pamplemousse : Casanova c’était quelle association du coup ? Guillaume Petit-Jean : C’était la peste. Parce que pour moi dans mon système : 901 c’est la peste et pour Casanova, c’était facile : c’était l’image d’un dragueur. __ On vous conseille d'aller voir ces deux autres entretiens aussi fous que ce dernier !

  • [ENQUÊTE] 55% des étudiants ont triché pendant leurs études

    Actualités Malgré la connaissance des risques et la peur des sanctions, 55% des étudiants en droit avouent avoir déjà triché. La faute à qui ? Très probablement au laxisme latent de la part des universités, causé lui-même par un manque criant de moyens. Outils de triche, ChatGPT, plagiat, matières et facultés dans lesquelles on fraude le plus, témoignages, découvrez des statistiques incroyables de la plus grande enquête jamais menée sur la triche au sein de l’Université. 💥 Sommaire 🏫 Dans quelle faculté triche-t-on le plus ? 📚 Dans quelles matières triche-t-on le plus ? 👨‍💻 Quels outils les étudiants utilisent-ils pour tricher ? 🗓 À quel moment des études les étudiants trichent-ils ? 👀 La perception de la triche par les étudiants ➡️ Les conséquences de la triche Cette grande enquête a été réalisée début janvier 2023 auprès d’un panel de 2 334 répondants et acteurs de la faculté de droit : étudiants, enseignants, élèves-avocats. 🔥 L'objectif ? Collecter des milliers de données afin de répondre notamment à ces questions : La triche est-elle pandémique en faculté de droit ? Triche-t-on le plus dans les établissements privés que dans le public ? Dans quelle faculté triche-t-on le plus ? Est-ce que la peur des risques encourus empêchent les étudiants de tricher ? Quels sont les moyens les plus utilisés pour tricher ? Quelles sont les raisons qui poussent les étudiants à tricher ? Est-on incité à tricher quand on voit son voisin le faire ? Quelles sont les matières où l’on triche le plus ? Les étudiants se sentent-ils davantage coupable de tricher du fait d’être étudiant en droit ? Méthodologie : la collecte a été effectuée via un formulaire en ligne de 33 questions, sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter des communautés Pamplemousse Magazine, Bordel de Droit et Poney du Droit et via la newsletter de Pamplemousse Magazine. Panel des répondants : 78,6% de jeunes femmes, 23,7% de L3, 23,1% de L2, 26,9% en Master (principaux), France - villes où l’on a répondu le plus : Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse. Définition de la triche : on entend par triche le fait d'enfreindre certaines règles, certaines conventions explicites ou d'usage en affectant de les respecter (merci Larousse). La triche pendant un examen est constitutive d’une fraude soumise à une éventuelle procédure disciplinaire et pénale. Partant de là, quelle est l’ampleur du phénomène en fac de droit ? Eh bien, la statistique est sans appel ! Plus d’1 étudiant en droit sur 2 (55%) avoue avoir déjà triché durant ses études supérieures. 10 statistiques à retenir de cette enquête : 1️⃣ 55% avouent avoir déjà triché pendant leurs études supérieures 2️⃣ C’est à la faculté de Nanterre qu’on avoue tricher le plus (66% des répondants) 3️⃣ On triche le plus dans les matières à fort coefficient 4️⃣ 30% du panel considère que reprendre la réflexion d'autrui "sans la citer” n’est pas de la triche 5️⃣ 1 étudiant sur 2 avoue tricher par peur de rater son diplôme 6️⃣ 60% des étudiants considèrent que les mesures contre la triche sont insuffisantes 7️⃣ 32% se sentent “dégoûtés” quand ils voient les autres tricher (31% sont indifférents) 8️⃣ La triche met par ailleurs 1 étudiant (tricheur ou non) sur 4 en colère 9️⃣ 6% des étudiants ont déjà fait appel à des sites payants pour faire rédiger un devoir 🔟 58% des répondants se sentent poussés à tricher en voyant les autres le faire Dans quelle faculté triche-t-on le plus ? 🏫 C’est dans les trois universités (relevant du secteur public) suivantes que les étudiants déclarent avoir le plus triché : Nanterre (66% des répondants), Bordeaux (64%), Lyon 3 (58%). Suivent Montpellier (55,1%), Toulouse (54,4), la Sorbonne (53,1%) et Assas (52,7%). Fait intéressant, les établissements dans lesquels il semble y avoir moins de triche (c’est en tout cas ce qui est déclaré) sont 3 établissements d’enseignement supérieur privé : la Catho Lyon (34%), la Faculté libre de Paris (27,5%), la Catho de Paris (20%). Pourquoi triche-t-on plus dans les universités publiques ? Cela pourrait être dû à 3 hypothèses, toutes liées à des raisons financières : Hypothèse 1️⃣ : les moyens financiers dans le public étant limités, le corps surveillant des facultés pendant les examens est très souvent limité. Laissant alors plus de libertés aux étudiants souhaitant tricher. À l’inverse, grâce aux coûts d’inscriptions plus élevés dans les écoles privées, la surveillance mise en place est plus importante : le nombre de surveillants est plus élevé et les moyens technologiques plus développés (brouilleur d’ondes par exemple) ; Hypothèse 2️⃣ : le corps encadrant étant plus important dans les écoles privées de droit, peut-être les étudiants se sentent-il mieux préparés face aux examens et travaillent-ils mieux que dans le public et ressentent-ils moins le besoin de tricher ; Hypothèse 3️⃣ : la peur des étudiants du privé de décevoir les parents, généralement financeurs des formations, de se voir sanctionner pour triche. En effet, les écoles privées sont réputées plus strictes sur les cas de triche afin protéger leur réputation. « Dans mon école, ils utilisent des brouilleurs d’ondes pour éviter d’accéder à internet pendant les examens. Je ne triche pas pour différentes raisons, mais déjà, si je me faisais attraper, je serais couverte de honte vis-à-vis de mes parents » affirme Alice, passée d’abord par la faculté avant de rejoindre le privé à l’Ucly. En quelle année triche t-on le plus ? En licence de droit, c’est pendant la troisième année (L3) qu’on triche le plus. C’est en tous cas ce qu'a répondu notre panel d’étudiants en master (59% contre 25% à tricher en L1 et 31% en L2). Il est aisé d’expliquer ce chiffre par la sélection en master, devenue drastique depuis la réforme entrée en vigueur en 2020. En effet, la nécessité d’avoir de très bonnes notes au 1er semestre de la L3 est essentiel pour tout étudiant espérant décrocher le master juridique de ses rêves. Les étudiants les moins bons trichent-ils le plus ? Si vous pensiez que les étudiants les moins bons étaient ceux qui trichaient le plus, vous vous mettez probablement le stabylo dans l'œil. 🙅‍♂️ Car ce ne sont pas forcément “les pires élèves” qui trichent le plus, 67% des étudiants de notre (gros) échantillon ont déclaré se situer entre 10 et 15 de moyenne quand ils ont triché. « La seule fois où j’ai vu quelqu’un se faire prendre, avec ses petites fiches en l’occurrence, c’était bien celle qu'on n'aurait jamais soupçonnée tricher » en rigole encore Victor. « Une dame plus âgée, vers la quarantaine, et 2e de promo ! » ajoute-t-il. De son côté, Élise , aujourd’hui en Master 1, déclare : « Les élèves avec des bonnes notes sont susceptibles de tricher à cause de la peur de l'échec. C'est dur de se mettre la pression et de se dire "je veux 15 partout". Pour se rassurer, ils auront tendance à tricher alors qu'ils ont pourtant le bagage pour réussir » . Alors est-ce qu’ils avaient réussi à être dans cette tranche parce qu’ils avaient déjà triché ? L’histoire ne le dit pas. 🤷‍♂️ Dans quelles matières triche-t-on le plus ? 📚 On a voulu savoir quelle matière faisait tomber le plus de cheveux de la tête de nos futurs praticiens du droit ! Voici les résultats : 80,5% ont triché en droit administratif 69,6% en droit civil 69,1% en droit constitutionnel 47,7% en histoire du droit 44,7% en langues 35,4% en droit des obligations 30,3% en droit pénal 28,1% en intro en droit 27,9% en droit des contrats 27,7% en institutions juridictionnelles/administratives ❤️ Le saviez-vous ? Près d’un étudiant de la Sorbonne (établissement public) sur 4 ayant déjà triché, l'a fait au moins une fois en droit administratif. Le Conseil d’État dislikes this. À l’Ucly (établissement privé), près d’1 étudiant sur 2 a déjà triché au moins une fois en droit administratif. Plus de triche dans les matières à fort coefficient Les conclusions sont sans appel, on triche le plus dans les matières à fort coefficient. Un point dans une matière majeure pesant plus lourd dans la moyenne générale que pour une matière mineure, la pression est donc plus forte et la triche (et fraude en partiels) mécaniquement plus élevée. On a posé la question aux étudiants de master (ayant donc passé la barre de la licence) : 81% en droit administratif ; 70% en droit civil ; 69% en droit constitutionnel ; 48% en histoire du droit ; 45% en langues ; 35% en droit des obligations ; 30% en droit pénal ; 28% en introduction en droit ; 28% en droit des contrats ; 28% en institutions juridictionnelles/administratives. Dans le top 5, 3 sont des matières sans Code. Est-ce qu’on tricherait plus quand il n’y pas de Code, ou bien les matières sans codes sont-elles plus compliquées à apprendre ? Difficile d’y répondre simplement. Quels outils les étudiants utilisent-ils pour tricher ? 👨‍💻 On a demandé aux tricheurs avec quels outils ils avaient fraudé pendant les partiels. Et voici le top 5 des mécanismes de triche : 1️⃣ 55 % Communiquer avec un autre candidat, copier sur quelqu’un 2️⃣ 40 % Internet et messageries 3️⃣ 23 % Antisèches papier 4️⃣ 20 % Documents non autorisés (fascicules…) 5️⃣ 7 % Conserver sur soi du matériel non autorisé C’est la communication avec autrui qui domine ici. Parmi eux, 63% des étudiants ont déjà échangé des réponses lors d’examen, plutôt solidaires les étudiants en droit, non ? Chose intéressante : ils n’étaient pourtant que 55% à avouer avoir déjà triché dans leurs études supérieures. Conclusion : une petite partie (8% pour être précis) d’entre eux estiment que l’échange de réponses (notamment l’aide d’un ami) n’est pour eux pas constitutive de triche. Des systèmes de triche ingénieux Certains bébés juristes font preuve d’ingéniosité quand il s’agit de tricher. Voici quelques exemples : 🎙 Sur Bordel de Droit (la plus grosse page Facebook de France sur les réseaux sociaux), un étudiant indique : « QCM en TD : 3 réponses par question. Je dois sauver mes potes alors on se met d’accord, je tape sur la table avec l’index pour indiquer la réponse A, avec le majeur pour indiquer la B, l’annulaire pour la C ». 🎙 « Concernant la préparation des TD, beaucoup d’étudiants sont rodés et l’on voit même au grand jour des appels à former des groupes de travail sur les réseaux sociaux » ajoute un autre. 🎙« Devant moi, une étudiante avait ses AirPods pendant les examens, elle appelait son père avocat pour obtenir de l’aide ! » rapporte également un étudiant de façon anonyme. 🎙Terminons par un témoignage ​​d’un L2 à Montpellier via Bordel de Droit : « au partiel, la prof de CM de droit admin’ donne un sujet quasiment identique à un arrêt vu et corrigé en TD. Certains se sont connectés sur l’ENT avec leur téléphone pendant l’examen pour voir la correction qui avait été donnée lors du TD. Or, les profs ont accès à toutes les connexions avec le nom et l’heure, donc ils ont pu voir exactement qui avait triché ». Faire appel à des sites spécialisés Enfin, et il s’agit d’une tendance qui s'est accrue ces dernières années, faire appel à des sites pour rédiger un devoir à sa place. Même si ce procédé reste marginal avec 6% des répondants, c’est quand même 18 étudiants sur un amphi de 300 ! Preuve en est avec le témoignage d’un chargé de TD et professeur particulier outré de Bordeaux : « Combien de demandes de la sorte ai-je eues ! En septembre, une maman m’appelle et m'indique "je ne sais pas comment demander ça, nous sommes des gens honnêtes. On l'a fait juste une fois. Une prof a rédigé le devoir de mon fils, un maître de conférence. Là, l'idée serait que vous passiez l'examen à sa place, comme c'est à distance, ce sont des QCM" ». L’intelligence artificielle, le nouvel outil de triche Les étudiants de notre panel comptent-ils utiliser ChatGPT pour réaliser leurs devoirs dans le futur ? À cette question, près de 90% des répondants ont déclaré qu’ils ne comptaient pas utiliser l’intelligence artificielle ChatGPT pour réaliser leurs devoirs. Peut-être encore le manque de maîtrise et de connaissance de l’outil empêchent-il les étudiants de l’utiliser avec efficacité. C’est en tous cas ce que confirme cette chargée de TD que nous avons interrogé pour nous éclairer sur les chiffres de cette enquête : « J'en ai discuté avec mes étudiants en TD et ils ne savent pas comment l'utiliser. Personnellement, j’ai peur que cet outil détruise la rigueur du raisonnement que l’on souhaite inculquer à la faculté. Cela aura des répercussions sur leur façon d’étudier et notre façon d’enseigner ». Pour autant, 1 répondant sur 4 estime tout de même que ChatGPT changera modérément ou radicalement la façon d’étudier. Alors que près d’1 étudiant sur 2 considère qu’il doit être perçu comme un outil (49%) plutôt qu’une menace (51% ont considèrent ChtaGPT comme un menace dans le cadre des études de droit) . « Il faut en faire un outil. ChatGPT ne peut aujourd’hui pas constituer un menace tant ses performances sont loin des attentes imposées dans les études de droit, comme celles de la rigueur et du raisonnement. Personnellement, je demande à cet outil un plan de dissertation et demande à mes étudiants ce qui ne va pas pour les faire progresser » ajoute l’enseignante. À quel moment des études les étudiants trichent-ils ? 🗓 Pour ceux ayant répondu qu’ils avaient déjà triché, 65% ont déclaré que c’était pour préparer les TD (préparation à plusieurs, notamment). Deux raisons qui expliquent ce chiffre : 1️⃣ Les travaux dirigés et le contrôle continu mis en place par les universités pèsent lourdement dans la moyenne ; 2️⃣ Il est très facile d’échanger et de s’entraider pour réaliser sa dissertation, son commentaire d’arrêt, son cas pratique. S’entraider pour préparer les TD, c’est tricher ? Évidemment, la plupart feront attention à ne pas rendre une copie trop similaire de celle de leur acolyte mais les enseignants ne sont pas dupes et savent que l’entraide est de mise lors de la préparation des travaux dirigés. Même si certains chargés de TD demandent à leurs étudiants de travailler seuls pour favoriser la progression, pour d’autres, cette entraide n’est pas forcément constitutive de triche. C’est en tous cas la position de cette enseignante que nous avions interrogée pour la rédaction d’un autre article du site : « Est-ce qu'on peut réellement appeler ça de la triche ? On sait que quand ils font leurs TD, ils ont accès à tout : bases de données, cours, ouvrages et moyens de communication. Selon moi, il est donc normal de s'appuyer dessus pour les faire. Ce n'est pas réellement de la triche, c'est même la manière dont ils doivent procéder pour favoriser l'apprentissage et la mémorisation ». Elle ajoute qu’ « échanger entre étudiants, confronter les points de vue, c’est de cette manière qu’on apprend à raisonner ». Près de 30% trichent aux semi, 50% aux examens 29% des tricheurs déclarent avoir triché pendant les galops d’essai alors qu’1 étudiant sur 2 déclare avoir triché aux examens (et 5% aux oraux). Le stress et le poids des notes, plus élevé aux partiels (arrivant en fin de semestre) qu’aux galops d’essai, incite très probablement les étudiants à jouer leur va-tout pendant cette échéance finale constituée par les partiels. Le cas de la triche lors des examens à distance Suite aux confinements liés à la pandémie de la Covid-19 et la mise en place des partiels à distance, il a été de notoriété publique que les étudiants du monde entier ont su profiter du contexte pour tricher (entendez-vous, composer avec les cours ou les fiches à côté, en étant connecté avec un ou plusieurs autres étudiants via les messageries instantanées, etc...) 69% des étudiants en droit ont révélé avoir déjà triché pendant leurs examens à distance ! À leur décharge, beaucoup d’étudiants justifient ces pratiques par le cadre nébuleux des règles de composition alors mises en place. C’est ce qu’avance cet étudiant de façon anonyme. « Le prof n’avait déjà pas l’air d’être très clair avec lui-même sur ce qu’on avait le droit de faire ou pas. La vérité, c’est qu’il était aussi perdu que nous ». C’est en effet compréhensible, le corps enseignant et administratif devait organiser des examens dans un contexte unique en son genre et sans avoir le temps d’anticiper. Une enseignante de la team Pamplemousse nous explique d'ailleurs « On savait que les étudiants avaient accès à tous leurs outils. Pendant les examens que j'ai assurés en distanciel, ils avaient droit à tout. Donc, pas de triche possible (normalement), mais j'en ai 5 qui ont trouvé le moyen de plagier. Même de cette manière, les résultats n'étaient pas bons. Pourquoi ? Parce que l'étudiant, au lieu de raisonner, recopie ». « Quand il triche, il s'enfonce dans ce cercle très vicieux et n'est pas en mesure de faire évoluer son raisonnement. Mieux vaut ne pas tricher et avoir 10 que tricher pour un 13 ». Enfin, beaucoup d’étudiants qui ne trichaient pas jusqu’ici ont pourtant triché lors des partiels à distance. Voyant leurs camarades se vanter de le faire, ceux-là se seraient alors sentis désavantagés s’ils ne trichaient pas aussi. « Je n’avais jamais triché mais là, j’avoue que j’avais les cours à côté de l'ordinateur. Mais tout le monde le faisait, je ne voulais pas être le dindon de la farce » conclut Elise. La perception de la triche par les étudiants 👀 La Team Pamplemousse a voulu comprendre comment était perçue la triche par les étudiants. Ces derniers sont-ils conscients que certaines pratiques sont constitutives de fraude ? Se sentent-ils coupables ? Quid de la peur des répercussions ? Des sanctions dissuasives en cas de triche Les sanctions en cas de fraude lors des examens/partiels En cas de flagrant délit de fraude ou tentative de fraude aux examens ou concours, l’auteur de la fraude ou de la tentative de fraude risque deux types de sanctions : Des sanctions administratives (visées par le décret du 13 juillet 1992) Avertissement, blâme, exclusion de l'établissement pour une durée maximum de cinq ans, exclusion définitive de l'établissement, exclusion de tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée maximum de cinq ans, exclusion définitive de tout établissement public d'enseignement supérieur. Voici les sanctions auxquelles vous vous exposez en cas de tricherie. « Le prononcé d’une sanction emporte la nullité de l’épreuve correspondante. Il revient, en outre, à la juridiction disciplinaire de décider s'il y a lieu de prononcer, à l'égard de l'intéressé, la nullité du groupe d'épreuves ou de la session d'examen ou du concours » (Décr. n°92-657 du 13 juill. 1992, art. 40). Des sanctions pénales Condamnation de trois ans de prison et/ou 9 000 euros d’amende (L. 23 déc. 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics, art. 2). Il est par ailleurs possible de faire appel de la décision devant le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) dans les 2 mois suivant la notification de la décision. Les sanctions en cas de triche lors des travaux dirigés C’est dans la réalisation des exercices de droit (dissertations, fiches de jurisprudence, commentaires d’arrêts/d'articles, ou cas pratiques) que les cas de triche surviennent le plus. Il s’agit le plus souvent de plagiat, c’est à dire d’utiliser les propos/idées d’autrui sans en créditer l’auteur. Cette pratique du plagiat est un délit de contrefaçon (atteinte aux droits d’auteur, protégés par le Code de propriété intellectuelle) vous faisant encourir le paiement de dommages et intérêts, jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende. Une méconnaissance de la loi sur le plagiat L’enquête révèle que 30% du panel interrogé considèrent que “reprendre l’idée/ la réflexion de quelqu’un d’autre sans pour autant la citer” n’est pas de la triche ! « Pourtant à la fac, c’est limite la première chose qu’on nous apprend, pas de plagiat ! » indique Nissrine, étudiante en Master 1 de droit à l’ISD. Le plagiat est l’un des sujets qui fâchent le plus les enseignants, qui prennent pourtant la peine de rappeler en chaque début d’année que les idées appartiennent à leur auteur. Et que les reprendre sans citer la source s’identifie à du plagiat constitutif d’un délit. « Ce chiffre est énorme ! C'est s'attribuer la paternité d'une œuvre. » Les étudiants n'ont pas nécessairement la capacité de pousser la réflexion aussi loin que le fait la doctrine et ça se voit directement quand ça n'est pas d'eux. Or, ça n'a pas de sens puisque l'objectif est de leur apprendre à raisonner. Sauf qu'en recopiant bêtement les idées d'autrui, on n'apprend rien. On ne progresse pas. De plus, il faut leur dire que c'est grillé à 200 km et que ça peut être lourdement sanctionné ! À titre illustratif, toute tentative de plagiat est sanctionnée par un 0 chez moi. Les étudiants sont prévenus dès le début du semestre. On ne copie pas les idées. On les cite. C'est tellement facile de le faire. Et c’est encore plus simple pour moi de le repérer, j’ai un bon radar » nous commente Kahina, enseignante à la faculté de Belfort, et co-auteur de l'ouvrage "Comment Hacker sa L2 Droit ?". Des sanctions qui tombent rarement En réalité, rares sont les sanctions du plagiat et celles-ci dépendent de différents facteurs dont le type d’établissement et le type de plagiat commis. Au gré de la politique de l’établissement (la plupart des facultés ont une charte anti-plagiat) ou du correcteur, un plagiat pourra être sanctionné d’une mauvaise note voire d’un 0. Rares sont les mesures disciplinaires, suspensions ou expulsions, et encore moins les poursuites judiciaires. Le plagiat baisse-t-il avec les années ? En voyant tomber les 0/20 pour plagiat et en apprenant au fur et à mesure à raisonner, la Team Pamplemousse s’est demandée si ce chiffre baissait en passant dans les années supérieures. Surprise là aussi, les L3 sont plus nombreux (36%) que les L1 (26%) à considérer la reprise d’une idée sans citer son auteur comme de la triche ! Les raisons potentielles ? 👉Les attentes en L2 puis L3 sont plus importantes (rigueur et raisonnement, notamment) ; 👉 Une certaine inaction de la part du corps enseignant face à ce problème ; 👉 Une peur qui diminue au fil des ans. « Grosso modo, si les étudiants en première année ont peur du système, en L3, ils savent qu’il est inoffensif. Aucune surprise si vous ajoutez à cela la pression de la sélection pour obtenir un master » ironise Augustin, fondateur de Pamplemousse. « En voyant les sanctions tomber que trop rarement, les étudiants savent qu’ils ne risquent de toute façon pas grande chose ! » confirme Léo, étudiant à Nanterre. Les étudiants connaissent-ils les risques encourus ? Une grande majorité connaît les risques… Et bien oui, une forte majorité (86%) affirme “connaître exactement les risques encourus” en cas de triche (de vrais juristes… enfin pas tous, apparemment !). 8% des répondants ne trouvent pas du tout ou peu dissuasive la sanction en cas de triche. Tandis que 92% la trouvent plutôt ou très dissuasive. 90% indiquent quant à eux avoir peur des risques de sanction. Pour autant, la présente étude montre que malgré la peur des risques encourus, 78% des étudiants trichent quand même ! Une preuve de plus que le système en place aujourd’hui dans le monde universitaire est complètement inopérant. Ces statistiques s’expliquent donc en partie par le fait que la peur de rater son diplôme est bien supérieure aux risques encourus et des potentielles répercussions en cas de triche. « Le diplôme est aujourd’hui sacralisé et les étudiants sont prêts à tout pour l’obtenir, malgré la peur et les risques de sanction. Aujourd’hui, l'étudiant vient consommer à la faculté comme il est consommateur en dehors. Beaucoup ont du mal à comprendre qu’ils travaillent pour produire de la réflexion afin de devenir apte à travailler pour une entreprise ou pour eux-mêmes. Ils viennent obtenir un diplôme et basta » commente Poney du Droit (1re influenceuse du droit sur Instagram), qui a coaché des milliers d’étudiants. Conclusion : la majorité des étudiants connaissent les risques, trouvent les sanctions dissuasives, ont peur des risques de sanctions mais près de la moitié d’entre eux avouent avoir quand même triché. Preuve que les sanctions sont trop peu appliquées pour que certains étudiants ne prennent pas le risque ! 14% sont dans l’ignorance 14% de personnes restent donc dans l’ignorance de l’étendue de la sanction. Ce qui ne manque pas de faire réagir ce chargé de TD : « on ne sensibilise pas assez les étudiants aux risques encourus. Et en réalité, c'est triste à dire, mais il ne se passe rien quand quelqu'un est pris en train de tricher ». Les étudiants en droit, coupables, en colère ? Plus d’1 étudiant sur 2 (53%) ne se sent pas vraiment ou pas du tout coupable de tricher. Ironie ou pas, 71% des étudiants ayant déclaré avoir triché pendant leurs études supérieures ne se sentent pas davantage coupables du fait d’être étudiant en droit ! Fait-on des études de droit pour notre sens de l’éthique et de la justice ? Probablement pas tout le monde... 32% se sentent “dégoûtés” quand ils voient les autres tricher, 31% sont indifférents. La triche met par ailleurs 1 étudiant (tricheurs ou non) sur 4 en colère. Les motivations poussant à la triche Évidemment, la Team Pamplemousse a voulu en savoir plus sur les raisons qui poussent les étudiants en droit à tricher. Voici leurs réponses (ils pouvaient choisir plusieurs raisons) : ▶️ 49 % : « J’avais peur de rater mon diplôme » ▶️ 46 % : « Je n’avais pas travaillé suffisamment » ▶️ 42 % : « Matière à fort coefficient » ▶️ 33 % : « Je ne voulais pas être en désavantage par rapport aux autres que je voyais tricher » ▶️ 19 % : « Matière à faible coefficient » ▶️ 3 % : « Conserver ma bourse » La peur de rater son diplôme Autant les étudiants n’ont pas peur de tricher mais près d’1 sur 2 avoue tricher par peur de rater son diplôme. Les raisons ? Probablement la faute à un taux de réussite faible, dès la première année couplée à une vraie appréhension de l’avenir, à une situation financière précaire (en tous cas pour certains), et à un système de notation trop subjectif et souvent jugé comme pas très juste. Des raisons financières Dans une étude publiée par l’UNEF, un étudiant vivant à Paris doit débourser en moyenne 1 156 euros chaque mois pour subvenir à ses besoins. Travailler à côté des études devient donc obligatoire. « Le sacrifice est tellement important que redoubler devient insupportable » commente Augustin. Un enseignement parfois lacunaire Un enseignant avance une autre hypothèse, l’accessibilité des études de droit. « Il existe un réel manque d'encadrement en faculté ce qui rend inaccessible un bon enseignement. J’entends des étudiants me dire que leur enseignant ne fait pas TD, ce qui laisse des étudiants mal préparés pour affronter les semi-partiels et les examens finaux ». Évidemment, tous les chargés de TD ne manquent pas à leur devoir (on en profite pour envoyer de l’amour à tous les enseignants de la Team Pamplemousse ❤️). Le discours de terreur des enseignants Une étudiante de Bordeaux avance une autre raison expliquant la peur de rater son diplôme, le discours de terreur de certains enseignants. « Vous n'aurez pas de master, vous n'y arriverez jamais, vous viendrez me parler quand vous aurez mon niveau… sont des phrases qu’on entend de certains profs mal lunés ou simplement méchants ». Peur qui génère chez les étudiants un véritable stress et une réelle souffrance mentale (79% affirmaient dans notre étude sur la santé mentale avoir subi une souffrance psychologique au cours de leurs études). Malheureusement, la peur et la pression sociale jouent un réel rôle dans la normalisation de cette déviance. Un système de notation injuste Le système de notation mis en place par l’Université est aussi un facteur déclenchant la peur de rater un diplôme. Là où en médecine, par exemple, les QCM sont notés par des machines, en droit, les grilles de notation ne sont pas montrées aux étudiants et beaucoup ne comprennent souvent pas comment telle ou telle note a pu être attribuée (à soi ou son camarade). « En quelque sorte, c’est comme si vous leur disiez que leur avenir était entre les mains du hasard. Ajoutez à cela une ambiance parfois délétère dans certaines facultés et vous avez un cocktail terrifiant pour certains étudiants ! » ajoute Augustin. Le manque de travail 46% de l’échantillon affirment avoir triché à cause du fait de ne pas avoir travaillé suffisamment. De fait du rythme assez soutenu des études de droit, de la mauvaise organisation, d’une mauvaise formation aux techniques de travail efficaces (tout le monde n’a pas eu l’opportunité de se procurer un bon livre de méthodologie de travail), beaucoup d’étudiants accumulent du retard. « À chaque semestre c’est la même chose, on veut bien faire et reprendre de bonnes habitudes de travail. Et au final, on est quand même en galère à quelques jours des examens » commente Sophia, étudiante en L3 Droit. « Manque de travail ou simplement peut-être une certaine paresse de la part de certains. On a parfois le sentiment que tout leur est dû et qu'on doit tout leur offrir sur un plateau. Mais beaucoup oublient qu’il n’y a pas de secret : on travaille pour avoir ce qu'on veut » ajoute un professeur d’une grande université francilienne. Malheureusement, et j’en suis intimement convaincu, la vie les rattrapera toujours. Mais bon, on n'est pas là pour donner des leçons de vie » termine t-il contristé. Pour ne pas être désavantagés 33% des étudiants ont répondu qu’ils avaient triché pour « ne pas être en désavantage par rapport aux autres qu’ils voyaient tricher. » C’est là l’un des effets pervers du système. S’il contamine des étudiants qui, de base, voulaient composer dans les règles, alors c’est qu’il y peut-être bel et bien un problème de fond. « Regardez à votre gauche, à votre droite. L’un d’entre vous trichera pour ne pas se sentir désavantagé par rapport aux autres qu’il verra tricher » pourra-t-on peut-être entendre sur les bancs de la fac à la rentrée prochaine ! Une institution indifférente et permissive Là aussi, cela est expliqué, en partie en tous cas, par la permissivité du corps professoral encadrant et de l’institution qui y sont parfois indifférents. C’est alors un cercle vicieux : pour ne pas être désavantagés, les étudiants préfèrent courir le risque (très relatif donc, au vu du nombre de sanctions) de tricher aussi. Pire, c’est parfois les enseignants eux-mêmes qui laissent faire et participent parfois (involontairement ?) au système. Une étudiante explique, « Oral de droit pénal des affaires, le prof avait fait deux listes de sujets, une avec des chiffres en face des sujets, l'autre avec des lettres. Le groupe du matin postait dans notre groupe de discussion les sujets avec le chiffre ou lettre correspondants. Sauf que la liste était restreinte et que le prof nous laissait passer dans l'ordre que l’on souhaitait. Résultat : on a tous ou presque choisi nos sujets et notre ordre de passage tout l'après-midi ». Des règles floues et non crédibles En soi, si l’on peut éventuellement faire sortir ce dernier exemple de l’assiette de la triche (on vous laisse juger), notons que l’institution n’arrive simplement pas à mettre en place un système fiable pour que les étudiants puissent composer de manière juste et équitable, sans privilégier certains ou léser d’autres. Les conséquences de la triche ➡️ Le constat est clair, la triche est massive et les étudiants en sont les premières victimes. Malheureusement, c’est en effet tout une génération de juristes arrivant sur le marché du travail qui risque d’avoir perdu en crédibilité (à condition que la triche ait augmenté avec le temps) et d’être moins forts d’un point de vue technique. Chiffre intéressant, plus de 6 étudiants sur 10 considèrent d’ailleurs que la triche dégrade la valeur du diplôme sur le marché du travail. « On fabrique des tricheurs et des générations de juristes moins forts » explique maître Samuel, avocate au barreau de Paris qui a bien voulu commenter cette étude pour nous. « Les étudiants sont-ils finalement coupables ou victimes du manque de moyens mis en place par les ministres qui se sont succédé à l'Enseignement ? » se demande-t-elle enfin. L'œuf ou la poule… Et notre avocate n’a pas tort, puisque 23% de ce panel d’étudiants considérant que la triche dévalorise leur diplôme avouent eux-même avoir triché ! Sur ce dernier point, dans les facultés dites “prestigieuses” comme Assas ou la Sorbonne et qui délivreraient des diplômes plus reconnus sur le marché du travail, ce chiffre monte à 77%. Les mesures à prendre pour enrayer le phénomène Face à ce constat, y a-t-il des mesures à prendre pour enrayer ce phénomène favorisant la triche ? Près de 60% des étudiants considèrent que les mesures prises par les facultés sont insuffisantes pour lutter contre la triche ! Parmi ces 60% de répondants, 87% estiment qu’il faut plus de personnel pour lutter contre la triche. Fait intéressant, ce sont ceux qui trichent qui sont les plus nombreux à déclarer que les mesures de lutte contre la triche sont insuffisantes (ils ne sont que 70% vs 87%). Un appel à l’aide ? Dans tous les cas, 40% environ estiment qu’il faut plus de sensibilisation sur la triche ; 39% déclarent que “plus de moyens technologiques” devraient être mis en place ; 30% pensent qu’on devrait être “plus sévère dans les sanctions”. Un manque de moyens et de sanctions efficaces ? Si les étudiants trichent autant malgré la connaissance des sanctions qu’ils trouvent dissuasives, c’est bien que personne n’a réellement peur d’être pris la main dans le sac. La preuve en est avec cet exemple retrouvé par la Team Pamplemousse sur un forum ouvert en ligne (les fautes ont été corrigées pour éviter de vous faire saigner des yeux 👀) : « Je viens de tricher à mon partiel de droit privé, et je me suis fait prendre le téléphone sur les genoux. Les surveillants ont rempli une feuille et on m'a dit que j'allais être convoquée. Je regrette tellement, j'ai du mal à dormir la nuit parce que je me dis que j'ai de grandes chances d'avoir fichu tout mon avenir en l'air par pure débilité. Je sais que je risque 5 ans sans possibilité de passer d'examens ». Puis quelques heures après, la même étudiante repentie ajoute : « Je me suis renseignée et apparemment, ils n'ont encore jamais attribué la sanction, j'espère ne pas être là première surtout que je suis en L1 ». Tout est dit, donc. Des surveillants trop peu nombreux et sensibilisés D’abord, en tous cas dans les universités (peut-être différemment du privé où les chiffres sont moindres, cf plus haut), les surveillants sont trop peu nombreux pour contrôler les tentatives de fraude. Quand le chat n’est pas (suffisamment) là, les souris dansent. Ou bien trop peu formés ou sensibilisés eux aussi. « Peut-être faudrait-il, pour encadrer ces pratiques, préciser quelles sont les règles » indique Camille, une enseignante en droit public. De quoi laisser pantois plus d’un pépin ! Quoi qu'il en soit les pépins, on ne peut que vous conseiller d'éviter la triche. Un travail efficace vous suffira ! 😉

  • [ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out

    Actualités Découvrez toutes les statistiques sur la qualité de vie et le bien-être des avocats ! Stress, rythme, sens au travail, discriminations et harcèlements, management et relations entre associés et collaborateurs, attentes des avocats, télétravail… Découvrez tous les chiffres sur la qualité de vie en cabinet d’avocats collectés grâce à la grande enquête de Pamplemousse Magazine réalisée auprès de 1 028 répondants, en partenariat avec Bordel de Droit et Dalloz. Sommaire : I. Contexte de l’enquête II. L’état de la qualité de vie en cabinet d’avocats III. Les principaux facteurs de stress IV. Focus sur le management et les relations associés/collaborateurs V. Le cas du harcèlement et de la discrimination en cabinets d’avocats VI. Les conséquences d’un stress démesuré VII. Des candidats sensibles à la réputation et aux engagements sociétaux 💡 8 chiffres à retenir : ▶️ Plus d’1 avocat sur 4 déclare arriver “assez souvent” ou “très souvent” au cabinet la boule au ventre ; ▶️ 64 % des collaborateurs pleurent au moins une fois par an ; ▶️ Plus d’1 avocat sur 3 a déjà vécu une forme de harcèlement au sein d’un cabinet ; ▶️ Plus d’1 avocat sur 5 a déjà été confronté à une forme de discrimination (45 % pour les femmes ayant connu un état de grossesse) ; ▶️ 69 % des collaborateurs estiment que leur cabinet ne met pas suffisamment d’actions en place pour améliorer le bien-être au travail ; ▶️ 52 % des avocats estiment avoir déjà été proches du burn-out à cause de la profession ; ▶️ 32 % des collaborateurs ressentent un manque de sens dans leur activité ; ▶️ 41 % des répondants n’estiment pas du tout ou pas vraiment avoir des relations saines avec leur manager. I. Contexte de l’enquête 🎤 N.B. : cette enquête pointe du doigt un certain mal-être des collaborateurs ainsi que des cabinets dont l’ambiance et le management s'avèrent parfois toxiques. Évidemment, tous les avocats ne sont pas malheureux et frustrés dans leur pratique et tous les cabinets ne sont pas à mettre dans le même panier. Il existe des avocats heureux et épanouis et des cabinets où il fait bon travailler. Ces derniers temps, de nombreux témoignages de collaborateurs, élèves-avocats et fonctions supports travaillant dans des cabinets d'avocats ont été publiés sur les réseaux sociaux et dans la presse, suscitant des interrogations sur les conditions de travail dans ce domaine. À titre d’exemple, le compte Instagram “ Balance ton cabinet d’avocats ” s'est fait l'écho de multiples abus, pratiques toxiques, discriminations ou encore harcèlements relevés dans certains cabinets d’avocats, que ces derniers soient de petite ou de grande taille. Aujourd'hui, beaucoup d’avocats quittent la robe après seulement quelques années d’exercice. Pamplemousse Magazine, en partenariat avec Dalloz et Bordel de Droit a donc voulu lever le voile sur les conditions d’exercice et le bien-être au travail dans les cabinets d’avocats. 🔈 Méthodologie de l’enquête : La collecte a été effectuée via un formulaire en ligne de 60 questions, sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter des communautés Pamplemousse Magazine, Dalloz, Bordel de Droit, Poney du Droit, Neurchi de Droit et via la newsletter de Pamplemousse Magazine . 🗓 Collecte effectuée courant mars 2023 auprès de 1 028 répondants (avocats collaborateurs ou individuels, avocats associés, juristes, élèves-avocats, fonctions support) Panel des répondants : 85 % de femmes ; 15 % d’hommes ; 47 % d’avocats collaborateurs ; 22 % d’élève-avocats et stagiaires ; 11 % d’avocats en exercice individuel ; 7 % d’avocats associés ; 5 % d’assistants juridiques en cabinet ; 5 % de juristes en cabinet ; 2 % d’avocats salariés ; 1 % de recruteurs et fonctions supports. Une étude pour améliorer les conditions de vie en cabinet d’avocats : Sans vouloir jeter l’opprobre sur les uns ou sur les autres, cette grande enquête a pour objectif de collecter des milliers de données pour mieux comprendre ce qui se joue en cabinet , constater, faire réfléchir et permettre aux parties prenantes de trouver des solutions pour faire de la profession un monde meilleur. Aujourd’hui encore, il reste quelques associés attachés aux pratiques d’un ancien temps et empreints d’un management “à l’ancienne”, exerçant sur leurs collaborateurs une pression extrême ayant pour finalité (directe ou indirecte) de fatiguer et de dégoûter les plus fragiles de la profession. Mais heureusement, de nombreux dirigeants (94 %) affirment qu’il leur appartient de mettre en place des actions pour améliorer le bien-être de leurs collaborateurs. Est-ce que cela est suivi pour autant des faits ? Un avocat heureux est un avocat plus productif : Les dirigeants des cabinets qui s’enquièrent du bien-être de leurs collaborateurs semblent avoir raison s’ils veulent continuer de développer de façon pérenne leur petite (ou grosse !) entreprise . Les études sur la productivité des entreprises le montrent clairement : un travailleur heureux est plus productif qu’un travailleur malheureux. Quelques exemples : Une étude menée par la Harvard Business Review a montré que les employés heureux sont en moyenne 31 % plus productifs que les employés mécontents (Source : Harvard Business Review, 2015) ; L'Organisation Internationale du Travail (OIT) a montré que les entreprises qui investissent dans la santé et le bien-être de leurs employés constatent une augmentation de la productivité de 10 à 25 % (Source : Organisation Internationale du Travail, 2010) ; Une étude menée par la London School of Economics a conclu que les travailleurs heureux et engagés sont en moyenne 12 % plus productifs que leurs collègues moins engagés et moins heureux (Source : London School of Economics, 2014). Une révolution du bien-être en marche : Cette enquête confirme aussi les attentes d’une nouvelle génération d’avocats entrant sur le marché du travail. Des besoins auxquels les recruteurs n’ont d’autre choix que de tenter de combler. Plus d’équilibre entre une vie personnelle et professionnelle, plus de sens dans leurs missions, plus de mobilité, plus de liberté et flexibilité, moins de stress, plus de respect et d’écoute… Une partie des jeunes avocats n’ont assurément pas envie de sacrifier leur vie pour un cabinet dans lequel ils ne se sentent pas bien. Heureusement, et malgré les problématiques qui sont les leurs (gestion du cabinet, charges, disponibilité immédiate requise, recrutement, gestion de la clientèle, rythme exigeant, management des équipes…), certains associés mettent déjà en place des actions pour améliorer le bien-être dans leur cabinet . De cette étude découlent autant de chiffres qui sauront faire réfléchir toutes les parties prenantes afin de créer un nouveau monde dans lequel chacun pourra se sentir plus gagnant . C'est-à-dire celui d’un environnement de travail épanouissant et sain dans lequel chacun peut exprimer tout son talent, avec le sourire. Voici quelques questions auxquelles nous avons voulu répondre : ➡️ Quels sont les facteurs de stress pour les avocats, qu’ils soient collaborateurs ou associés ? ➡️ Quels éléments les rendraient plus heureux ? ➡️ Quel est l’état actuel de santé mentale des avocats ? ➡️ Y a-t-il suffisamment d’actions mises en place pour améliorer la qualité de vie au travail ? ➡️ Y a-t-il réellement des abus et des discriminations en cabinet d’avocats ? ➡️ La maternité est-elle un frein à la carrière d’avocat ? ➡️ Quelle est la place du sens au travail pour la jeune génération ? ➡️ Pourquoi semble-t-il y avoir si peu de sanctions des abus ? II. L’état de la qualité de vie en cabinet d’avocats 69 % des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail dans leur cabinet actuel (en comparaison, une enquête sur "Qualité de vie au travail en Europe" réalisée par Eurofound en 2020 relevait que 91 % des salariés interrogés se disaient satisfaits de leur qualité de vie au travail, tandis qu’une réalisée par OpinionWay révélait en 2021 que 64 % des salariés interrogés se disent satisfaits de leur qualité de vie au travail). C’est donc, un peu plus d' un tiers des avocats (31 %) qui n’en est pas satisfaits (dont 20 % "pas vraiment" et 11 % "pas du tout"). Il est également intéressant de noter que 44 % des avocats ne recommanderaient pas leur cabinet actuel à un ami. Et que plus de la moitié des avocats interrogés (52 %) ont déclaré envisager de quitter leur profession avant l'âge de la retraite (34 % des avocats sondés ont indiqué ne pas savoir s'ils quitteraient ou non leur profession avant la retraite). III. Les principaux facteurs de stress des avocats 😱 La question du stress en cabinet d’avocats est centrale quand il s’agit d'étudier le sujet de la qualité de vie au travail. Pour preuve, seuls 3 % des avocats déclarent ne pas subir du tout de stress au sein du cabinet. En revanche, 85 % des sondés affirment subir un taux conséquent de stress dont plus d’ 1 sur 4 déclare en ressentir “beaucoup”. Nous avons demandé aux avocats quels étaient les 3 facteurs qui génèrent le plus de stress pour eux : La disponibilité immédiate requise (cité par 43 % des avocats) ; Les horaires de travail/le rythme exigeant (41 %) ; La technicité des dossiers (37 %). Voici les autres facteurs de stress les plus cités : La conciliation vie personnelle, vie professionnelle (35 %) ; Le management (35 %) ; Le harcèlement/comportement toxique de la part des collègues/managers (21 %) ; Les objectifs élevés de facturation (19 %) ; Le manque de libertés (17 %) ; L’insécurité de l’emploi (16 %) ; L’ambiance de travail au cabinet (16 %). Un métier qui demande d’être joignable à tout moment La disponibilité immédiate requise est le facteur de stress le plus cité par ceux qui portent la robe (43 %). Ces derniers sont en effet souvent soumis à des demandes urgentes et doivent se rendre disponibles à tout moment (que ce soit par email ou par téléphone, pour des clients parfois impatients et exigeants ou pour des collègues et managers). Cette exigence de réactivité constante et immédiate, qui se prolonge souvent le soir et le week-end, peut entraîner une charge mentale importante et détériorer le bien-être des avocats. Des avocats soumis à un rythme de travail soutenu Les horaires de travail et le rythme exigeant sont cités par 41 % des avocats comme source principale de stress. En effet, les avocats sont souvent soumis à des délais serrés et à des heures de travail très importantes, ce qui peut entraîner une fatigue physique et mentale considérable. C’est d’ailleurs ce que confirme cette associée après avoir réalisé 10 ans de collaboration : ⏰ 3/4 des avocats travaillent entre 40 et 50 heures par semaine La charge horaire est également reconnue par une grande partie de la profession comme étant une source de stress. La moitié (50,1 %) des avocats affirment travailler entre 40 et 50 heures par semaine et 30 % entre 50 et 70 heures (16 % moins de 40 heures). Mais qu’en est-il selon les profils ? ⏰ Le nombre d’heures moyen travaillées par les avocats collaborateurs 6 % des collaborateurs travaillent moins de 40 heures/semaine ; 73 % travaillent entre 40 et 50 heures/semaine ; 18 % des collaborateurs travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ; 2 % travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ; 1 % travaille plus de 90 heures/semaine. ⏰ Le nombre d’heures moyen travaillées par les élèves-avocats 5 % des élèves-avocats travaillent moins de 40 heures/semaine ; 86 % des élèves-avocats travaillent entre 40 heures et 50 heures/semaine ; 7 % des élèves-avocats travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ; 2 % des élèves-avocats travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ; 0 % des élèves-avocats travaillent plus de 90 heures/semaine. À noter que la nouvelle génération de praticiens du droit sont moins à dépasser la cinquantaine d’heures par semaine. Et ce, alors qu'il leur est souvent demandé de faire leurs preuves et donc d'enchaîner les heures. ⏰ Le nombre d’heures moyen travaillées par les associés 7 % des associés travaillent moins de 40 heures/semaine ; 49 % associés travaillent entre 40 et 50 heures/semaine ; 37 % des associés travaillent entre 50 et 70 heures/semaine ; 3 % des associés travaillent entre 70 et 90 heures/semaine ; 4 % des associés travaillent plus de 90 heures/semaine. Les associés sont donc ceux qui travaillent le plus puisque 44 % d’entre eux cumulent plus de 50 heures par semaine. Alors, un bon avocat est-il destiné à ne pas compter ses heures ? 🙄 Pas forcément. En effet, le métier d’avocat est réputé pour son exigence, qu’il s’agisse de la charge de travail ou de la disponibilité. Pour autant, 3/4 des répondants considèrent qu’un bon avocat n’est pas nécessairement quelqu’un qui ne compte pas ses heures . Dès lors, ce chiffre refléterait une prise de conscience croissante de l'importance d'une bonne qualité de vie au travail. Les professionnels du droit réalisent peut-être que travailler sans arrêt ne garantit pas automatiquement un travail de qualité supérieure (prenez des notes les pépins, c’est aussi valable pour votre façon d’étudier). Il est également possible que cette opinion soit liée à un changement plus général dans la culture professionnelle, qui prend de plus en plus en compte l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle . Les avocats peuvent avoir compris que travailler excessivement peut nuire à leur santé, à leur vie personnelle et à leur vie familiale, ce qui peut finalement nuire à leur efficacité. La conciliation vie personnelle/vie professionnelle La conciliation vie personnelle/vie professionnelle (35 %) est également un facteur qui génère beaucoup de stress chez les praticiens du droit. Près de la moitié d’entre eux (46 %) déclarent même qu’ils n’en sont pas satisfaits . Le manque de libertés et d’équilibre au centre du débat En réalité, cette conciliation peut être difficile à gérer lorsque les horaires de travail sont très exigeants et que la plupart des avocats culpabilisent de quitter le cabinet “trop tôt” ( 64 % des répondants déclarent se sentir mal à l’aise de quitter le cabinet avant 19h !). 🕊 Pour rééquilibrer la balance, 43 % des répondants ont cité qu’une liberté de travail plus importante (horaires, vacances…) les rendraient plus theureux. Ils sont à peu près autant (42 %) à déclarer qu’une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle les rendrait plus heureux dans l’exercice de leur profession. Un système de télétravail insatisfaisant Un autre facteur d’épanouissement est cité par plus de 31 % des avocats : plus de flexibilité et d’autonomie . Et plus particulièrement, la “flexibilité sur le télétravail”, qui figure parmi les trois principales choses qui contribueraient à rendre plus heureux ceux qui portent la robe. 58 % des sondés estiment que le système mis en place par leur cabinet concernant le télétravail n’est pas du tout ou pas trop satisfaisant . Des règles plus claires et équitables, moins de “flicage”, plus de flexibilité, seraient des éléments qui sembleraient donc participer à un meilleur bien-être au travail. La technicité des dossiers En troisième position sur le podium des causes de stress, on retrouve la complexité des dossiers. 37 % des collaborateurs interrogés affirment se sentir anxieux face à la technicité de certains dossiers. Et cela, peu importe qu’il s’agisse d’avocats exerçant à titre individuel ou de plus grandes structures. La technicité des dossiers est une source de pression pour plusieurs raisons : Elle implique souvent la nécessité de produire, parfois sans bonne formation de la part du manager, un travail précis et complexe ; Les délais sont serrés ; La pression de facturation est élevée de la part des managers et des clients pour obtenir des résultats positifs. IV. Le management et les relations associés/collaborateurs, point central du bien-être 🤝 Le management est l’un des sujets les plus essentiels quand il s’agit de mesurer la qualité de vie au bureau. Les témoignages reçus grâce à cette grande enquête et les différentes affaires portées en justice et rapportées par la presse semblent le prouver. Le mauvais management comme facteur de stress 35 % des collaborateurs citent le management dans leur top 3 des facteurs les plus importants de stress. Des relations parfois toxiques À en croire les chiffres de notre enquête, les relations entre les dirigeants de cabinets d’avocats et leurs collaborateurs et salariés (assistants, paralegals… ) peuvent parfois être compliquées. De plus, la perception des relations diverge selon que l’on est collaborateur ou associé ! Par exemple, 41 % des répondants n’estiment pas du tout ou pas vraiment avoir des relations saines avec leur manager ! Pour mieux comprendre ces relations, on a donc demandé aux sondés de sélectionner un ou plusieurs sentiments se rapprochant le plus de ce qu’ils ressentent actuellement à l’égard de leurs supérieurs actuels : ➡️ 23 % des répondants avouent ressentir du mépris à l’égard de leurs supérieurs, soit plus d’1 sur 5. ➡️ Toutefois, 69 % des répondants ressentent de l’admiration ou de l’affection à l’égard de leurs supérieurs. ➡️ Enfin, il y a également ceux qui sont totalement indifférents à l’égard de leurs managers (23 %). En revanche, côté associé, chiffre plutôt surprenant : 97 % des associés estiment avoir (“assez” ou “totalement”) des relations saines avec leurs collaborateurs ! Un chiffre qui suggère qu'ils se sentent globalement satisfaits de la qualité de leurs interactions avec leurs équipes. Un différentiel pouvant être dû à des facteurs tels que des différences dans la perception des relations ou des attentes respectives. Voici l’exemple d’une pratique considérée comme abusive par une avocate et qui, forcément, détériore la perception qu’aurait cette dernière de ses relations avec son manager : Des objectifs et une pression de facturation élevée Près d’ 1 avocat sur 5 (19 %) est stressé par ses objectifs élevés de facturation. On l’a vu, les associés de leur côté placent comme facteur de stress n°2 le fait de rentabiliser le cabinet. Résultat : une forte pression exercée par ces derniers sur leurs équipes et des objectifs difficilement atteignables. C’est aussi le cas des avocats exerçant à titre individuel, notamment ceux qui se lancent et qui doivent absolument trouver des clients afin de pouvoir vivre de leur exercice. 1 avocat sur 3 en manque de sens Bien que la majorité des avocats interrogés (68 %) trouvent un certain niveau de sens dans leur travail, plus d'un tiers (32 %) d'entre eux ressentent, eux, un manque de sens dans leur activité. Le problème : plusieurs études ont montré que le manque de sens au travail était associé à de l’insatisfaction professionnelle et pesait sur la santé mentale des travailleurs (Journal of Occupational Health Psychology, 2019 ; BMC Public Health, 2020, Journal of Business and Psychology, 2017). Or, le sens au travail est un concept important pour la génération Z, qui valorise de plus en plus le bien-être dans le milieu professionnel. Les raisons de ce manque de sens peuvent varier d'un individu à l'autre, mais cela peut être lié à plusieurs facteurs tels que : L'écart entre les valeurs personnelles et les exigences professionnelles , l'insatisfaction à l'égard des tâches assignées ; Le manque d'autonomie et de flexibilité dans la pratique (le manque de libertés est cité par 17 % des répondants dans les 3 facteurs de stress les plus importants) ; Le manque de reconnaissance professionnelle (29 % ont cité ce point parmi les 3 choses qui les rendraient plus heureux au travail). Alors que près d’un tiers des collaborateurs trouvent peu ou aucun sens dans leur travail, 97 % des avocats associés interrogés s’estiment tout à fait d’accord avec le fait qu’il faut donner du sens au travail de leurs équipes. Pour autant, 1 associé sur 4 déclare qu’on donne trop de place à la question du sens dans le milieu. Quelles solutions pour assainir les relations au sein des cabinets ? Du feedback dans un esprit bienveillant et de progression commune Un mauvais leadership se traduit souvent par un manque de communication , de transparence et de bienveillance . Pourtant, et c’est l’une des révélations de cette étude, parmi les 3 principaux éléments qui rendraient plus heureux les avocats collaborateurs, plus d’1 collaborateur sur 5 cite des entretiens plus réguliers et transparents avec leur responsable. Cela souligne l'importance d'un besoin de communication efficace et d'un feedback régulier entre les uns et les autres. L’objectif est simple : pouvoir parler en toute transparence et bienveillance des sujets importants liés au travail (la qualité du travail fourni, la bonne organisation, la gestion des clients, les compétences techniques, les attentes, etc.). Cette communication doit avoir pour but de fournir des conseils afin d’assurer une progression au collaborateur, à l’élève-avocat ou à toute fonction support. Mais aussi d’apporter aux associés-managers les moyens pour mieux faire. Chacun doit être ouvert aux commentaires et aux critiques constructives des uns et des autres dans le but d'améliorer la qualité des relations professionnelles et de créer un environnement de travail plus sain et plus productif (bon, c’est en tous cas ce qu’on pense chez Pamplemousse !). Un besoin fort de reconnaissance du travail Une meilleure formation au management 78 % des collaborateurs estiment que leurs managers ne sont pas du tout ou pas vraiment bien formés aux techniques de management . De leur côté, les associés sont plus nombreux (85 %) à penser qu’ils ne sont pas eux-mêmes bien formés au management. C’est ce que confirme le témoignage d’une dirigeante de cabinet : D’ailleurs, le management des équipes est cité comme cause principale de stress par 15 % des associés. Résultat, des équipes qui ne s’épanouissent pas dans la profession, des associés anxieux et un turnover parfois extrêmement important pour les cabinets. Des avocats-associés, eux aussi, face à leurs problématiques Quand on demande aux associés de sélectionner les 3 principaux facteurs de stress , voici les plus cités : Les dépenses/charges du cabinet (cité par 72 % des associés) ; Trouver des clients/rentabiliser le cabinet (63 %) ; La disponibilité immédiate requise (45 %). Voici les autres facteurs de stress cités (toujours intéressant pour aider les cabinets à progresser !) : La conciliation vie pro/perso (34 %) ; La difficulté de recrutement et la fidélisation des collaborateurs (28 %) ; La technicité des dossiers (19 %) ; Le management des équipes (15 %) ; Les questions liées aux rétrocessions/rémunérations (12 %) ; Les relations avec les associés (12 %). Des associés pris par le développement de leur cabinet Après avoir constaté précédemment un manque clair de formation aux techniques de management, il semblerait que la gestion globale du cabinet (citée par 72 % des associés comme l’une des 3 principales sources de stress), incluant la gestion des dépenses, la recherche de clients et le recrutement, semble constituer un obstacle supplémentaire à la mise en place d'actions pour améliorer la qualité de vie au travail. Sans oublier que dans leur propre pratique de la profession, les associés font déjà face à une charge de travail importante. La disponibilité immédiate requise est en effet citée par 45 % d’entre eux et la conciliation vie professionnelle/vie personnelle par 34 %, la technicité des dossiers par 18 %. Un manque de volonté, ou de ressources ? Ces éléments pourraient justifier un manque de ressources (en temps et en argent, notamment) pour des initiatives visant à améliorer le bien-être au travail. V. Le cas du harcèlement et de la discrimination en cabinet d’avocats 🚫 Les discriminations et le harcèlement font partie des événements qui dégradent l’ambiance d’un cabinet et le bien-être au travail. Pire, certains professionnels du droit ressortent brisés de telles épreuves, ce qui peut dégoûter de la profession. Face à cela, et malgré les campagnes de sensibilisation et quelques initiatives de certains (notamment à l’UJA avec SOS Collaborateurs) les institutions et instances mises en place (IEJ, écoles d’avocats, CNB, Ordre des avocats, barreaux, l’association Collectif Défense, commadhis, numéros verts…), mises en place semblent peiner à être crédibles, à libérer la parole des victimes et apporter des solutions efficaces. 1 avocat sur 3 harcelé Plus d’1 avocat sur 3 (34 % pour être précis) a déjà vécu une forme de harcèlement au sein d’un cabinet (à 97 % du harcèlement moral et à 13 % du harcèlement sexuel) ! 1 avocat sur 5 confronté à une forme de discrimination Les résultats de l’étude révèlent que plus d’1 avocat sur 5 a déjà été confronté à une forme de discrimination ! La plus importante est la discrimination sexiste , dénoncée par 84 % des avocats. Ont également été subies par les avocats : 25 % de discrimination raciale ; 17 % de discrimination physique ; 4 % de discrimination homophobe. Malheureusement, ces discriminations ne sont pas isolées, et il arrive que certains avocats en soient victimes de plusieurs. La maternité, un frein à la carrière d’avocat 73,8 % des avocats considèrent que la maternité est un frein dans une carrière d’avocat. Les associés déclarent à 18% que le fait qu’une collaboratrice puisse tomber enceinte influe sur leur volonté de la recruter. Parmi les avocates qui ont eu un enfant, près de la moitié (45 %) assure avoir subi une discrimination en lien avec leur maternité. Le chiffre augmente de quelques points (elles sont alors 54 %) quand on leur demande si elles ont déjà ressenti le fait que leur maternité posait un problème à leurs supérieurs. Les recruteurs peuvent en effet craindre que les femmes ayant des enfants soient moins engagées dans leur travail ou moins disponibles pour travailler de longues heures en raison de leurs obligations familiales. Des comportements abusifs non dénoncés par peur des répercussions Malgré ces chiffres qui semblent démesurés, peu sont ceux qui décident de se plaindre des faits de harcèlement et de discrimination devant la justice, les instances ou les organismes dédiés. 72 % des avocats harcelés n’ont pas dénoncé les faits Parmi les nombreux avocats victimes de harcèlement, 72 % n’ont pas osé dénoncer les comportements déviants. Pourquoi ? 3 causes sont à l’origine de ce silence (plusieurs réponses possibles) : 1️⃣ le manque de confiance à l’égard des instances et groupes d’aide (55 %) ; 2️⃣ la peur de perdre son travail, des représailles ou de la hiérarchie (49 %) ; 3️⃣ la peur pour la réputation (48 %). Ceux qui ont dénoncé les faits se sont quant à eux majoritairement confiés à leurs confrères/consœurs (81 %) ainsi qu’à leurs proches (78 %). 1 victime sur 4 (27 % pour être exact) a également fait le choix d’en parler à une institution (ordre des avocats, CNB, écoles…). Quant à la justice, elle n’a été saisie que dans 3 % des cas. Seuls 15 % des avocats discriminés ont dénoncé les faits Là aussi, face aux violences discriminatoires (sexistes, raciales, physiques, homophobes…), très peu d’avocats (15 %) ont décidé de porter l’affaire devant une juridiction ou une instance représentative. Par exemple, l’ordre des avocats n’a été saisi que par 7 % des plaignants. La justice, elle, n’a été saisie là aussi que dans 3 % des cas. Le silence des personnes discriminées s’explique par 3 causes principales (plusieurs réponses possibles) : 1️⃣ Peur de perdre son travail, peur des représailles, de la hiérarchie (46 %) ; 2️⃣ Manque de preuves (43 %) ; 3️⃣ Peur de ne pas être pris au sérieux (43 %). ​​ Des institutions non légitimes ou inefficaces ? Sur les 72 % des victimes qui n’ont pas dénoncé les faits, c’est le manque de confiance envers ces instances et ces groupes d’aides qui est pointé du doigt (55 % concernant le harcèlement, 44 % au sujet de la discrimination). À en lire les nombreux témoignages reçus, il est notamment reproché à ces instances : de ne pas placer la qualité de vie au travail comme sujet principal ; d’être dirigées par des avocats dont le comportement est considéré comme abusif ; de faire du copinage et d’étouffer certaines affaires (notamment si elles se déroulent dans de gros cabinets) ; d’être composé de professionnels du droit de l’”ancien monde”. En voici une sélection : Aussi, 47 % des victimes indiquent avoir peur pour leur réputation , ne pas pouvoir rapporter suffisamment de preuves ( 40 %) ou être prises aux sérieux (39 %). VI. Les conséquences d’un stress démesuré 55 % des avocats pleurent plusieurs fois par an D’après les témoignages recueillis dans le cadre de cette enquête, le stress et la qualité de vie au travail dans les cabinets ont vraisemblablement des répercussions néfastes sur la qualité du sommeil et donc sur la fatigue ressentie par ces professionnels du droit. Cette situation peut entraîner une gestion émotionnelle difficile, au point que plus de la moitié des avocats interrogés admettent pleurer plusieurs fois par an (parmi eux, 7,6 % sont des associés) : 64 % des collaborateurs pleurent au moins une fois par an ; 26 % des élèves-avocats pleurent au moins une fois par an. Plus de la moitié des avocats proches du burn-out Le burn-out, ou épuisement professionnel, est un problème de santé mentale de plus en plus préoccupant dans de nombreux secteurs professionnels, et le domaine juridique n’y échappe pas. Parmi eux, 56 % des répondants sont des collaborateurs, 29 % élèves-avocats (malgré le peu d’exercice engrangé) et 14 % sont des avocats associés et en exercice individuel. Malgré les risques pour la santé mentale, 49 % des répondants n’arrivent “pas du tout” ou “pas vraiment” à se fixer des limites afin de se préserver . Ces résultats soulignent donc l'importance de prendre des mesures importantes pour prévenir le burn-out chez les avocats et améliorer leur bien-être. Plus d’1 avocat sur 4 déclare d’ailleurs arriver “assez souvent” ou “très souvent” au cabinet la boule au ventre ! (45 % des répondants - soit près de la moitié ! - arrivent “parfois” au cabinet avec la boule au ventre - Ce sont donc seulement 28 % exactement qui affirment ne jamais arriver avec la boule au ventre…). Des symptômes physiques liés au stress Malheureusement, et c’est l’une des autres révélations de cette étude, nombreux sont les avocats qui subissent les effets néfastes d’un surplus de stress, notamment physiques. Cependant, si le stress devient trop intense ou persiste sur une longue période, il peut avoir des effets négatifs sur la santé mentale et physique . Les effets les plus courants sont l'anxiété, la dépression, l'épuisement professionnel, la diminution des performances au travail, ainsi que des problèmes de santé tels que des troubles cardiovasculaires. 78 % des avocats ont déjà signalé avoir ressenti des symptômes physiques liés au stress causé par la profession. Parmi les symptômes cités, la liste établie par les sondés, reçue par la Team Pamplemousse est d’une longueur à faire pâlir un praticien de santé ! Voici quelque-uns des symptômes les plus fréquents : Des troubles dermatologiques : eczéma, problèmes de peau ; Des troubles gastro-intestinaux : nausées, maux de ventre ; Des troubles du sommeil : insomnie, cauchemars ; Des troubles cardiovasculaires : vertiges, maux de tête, crises d'angoisse ; Des troubles musculo-squelettiques : douleurs articulaires et musculaires au dos et au cou. S'ajoutent à ces troubles la perte de poids, la transpiration excessive, le bruxisme, la perte de cheveux, la fatigue, l'irritabilité et même le développement de troubles anxieux paralysants. Cette liste de symptômes souligne l'ampleur du problème du stress dans la profession juridique et met en évidence la nécessité de fournir des ressources pour aider les avocats à faire face aux pressions de leur métier. Quelques pistes de solutions pour améliorer le bien-être en cabinet d’avocats À travers cet article, diverses conclusions ont déjà pu être tirées pour améliorer le bien-être en cabinet. Par exemple, la connaissance des principaux facteurs de stress peut aider à les réduire. Aussi, l’expression des avocats quant à leurs souhaits peut aider à favoriser une meilleure prise en considération de leurs besoins. Des avocats en demande d’actions en faveur du bien-être Près de 69 % des collaborateurs estiment que leur cabinet ne met pas suffisamment d’actions en place pour améliorer le bien-être au travail. Parmi ces répondants, plus de la moitié (50 %) sont de jeunes avocats ayant entre 0 et 5 ans d'expérience, ce qui montre que la nouvelle génération est plus sensible au bien-être . Pourtant, la grande majorité des associés (88 %) est d'accord sur le fait qu'il faut s'adapter aux besoins des jeunes collaborateurs (12 % d'entre eux ne sont donc pas convaincus de l'importance de cet effort). Et 94 % d’entre eux pensent qu'il leur appartient (en partie ou totalement) de mettre en place des actions pour améliorer le bien-être de leurs collaborateurs. Ainsi, bien que la majorité des associés soient conscients de la nécessité de s'adapter aux besoins de la nouvelle génération, il reste encore du travail à faire pour convaincre certains d'entre eux de l'importance de cet effort. Ce qui rendrait plus heureux les avocats Nous avons demandé aux collaborateurs, élèves-avocats, juristes en cabinet, assistants juridiques et fonctions supports quelles étaient les 3 principales choses qui les rendraient plus heureux au travail. Ces résultats peuvent aider les cabinets d'avocats à déterminer les priorités pour améliorer le bien-être de leurs équipes et ainsi maintenir une bonne productivité. Voici leurs réponses, accompagnées par des pistes de solutions : Position Classement de ce qui rendrait plus heureux les avocats Pourcentage Pistes de solutions pour les cabinets 1 Une meilleure rémunération 45 % Augmenter les salaires, proposer des primes ou des avantages supplémentaires, mettre en place des politiques de rémunération plus transparentes et équitables 2 Une plus grande liberté de travail 43 % ​Respecter le fait que les collaborateurs soient en libéral, laisser plus de libertés dans le développement de la clientèle personnelle, une plus grande marge de manœuvre sur la prise de jours OFF, accorder plus de confiance et d'autonomie 3 Une meilleure conciliation vie professionnelle/ personnelle 42 % Encourager la prise de congés et le respect des temps de repos, moins de pression des résultats, des objectifs plus atteignables 4 Une plus grande flexibilité sur le travail 31 % ​Proposer des moyens de communication et d'organisation adaptés pour les télétravailleurs, clarifier les conditions de travail à distance, ne pas “fliquer” en télétravail, respecter le caractère libéral de la profession 5 Une meilleure reconnaissance/ valorisation de son travail 30 % ​Mettre en place des programmes de reconnaissance pour récompenser les résultats, offrir des opportunités de formation et de développement de compétences, offrir des opportunités de travail sur des dossiers intéressants 6 ​Des entretiens plus réguliers et transparents avec son responsable 32 % Mettre en place des réunions régulières pour discuter des objectifs et du développement professionnel, offrir des retours d'informations plus réguliers, clarifier les attentes et les responsabilités 7 ​De meilleures perspectives d'évolutions ​18 % ​Offrir des opportunités de formation et de développement de compétences, proposer des plans de carrière clairs et accessibles 8 Une meilleure ambiance au cabinet ​ 17 % ​Encourager les activités sociales et de loisirs, organiser des événements pour renforcer l'esprit d'équipe, mettre en place des mesures pour prévenir et gérer les conflits internes, augmenter la transparence 9 Une répartition des tâches plus équilibrée 15 % ​Mettre en place des politiques de répartition des tâches plus équitables et transparentes, encourager la collaboration et le travail d'équipe, offrir des opportunités pour la formation et le développement de compétences 10 ​Un meilleur environnement de travail 11 % ​Proposer des bureaux et des équipements de qualité, offrir des espaces de travail collaboratifs et inspirants, prendre en compte l'ergonomie et la santé au travail 11 ​Des événements d'entreprises plus réguliers ​9 % Organiser des événements de renforcement de l'esprit d'équipe, des conférences, des formations et des séminaires pour les employés 12 ​Plus de sens au travail ​9 % ​Donner plus de feedback et de reconnaissance pour les projets importants et pour le travail accompli, clarifier les objectifs et les missions du cabinet pour donner une vision claire et un but commun, organiser des événements pour renforcer la culture d'entreprise, proposer des projets socialement responsables pour donner un sens plus profond à son travail 13 Une responsabilisation plus importante 8 % ​Offrir plus d'autonomie dans la prise de décision, impliquer les collaborateurs dans la stratégie du cabinet, donner plus de responsabilités pour gérer des projets clés, offrir des opportunités de développement de compétences en leadership, organiser des formations en soft skills pour aider les collaborateurs à mieux gérer leur temps et à prendre de meilleures décisions, encourager les collaborateurs à prendre des initiatives pour améliorer les processus internes et les résultats du cabinet, mettre en place des mécanismes de feedback pour encourager tout le staff à partager leurs idées et à prendre plus de responsabilités Une meilleure rémunération Parmi les 3 principaux éléments qui permettraient aux collaborateurs d’être plus heureux dans leur travail, c’est la rémunération qui est en tête ! 45 % des sondés aimeraient avoir une meilleure rémunération. La question des rétrocessions est en effet un sujet récurrent quand on écoute les plaintes des collaborateurs. Voici ce qui fait débat au regard des témoignages reçus : L’absence de grille salariale ou à l’opacité des rétrocessions (77,9 % des répondants trouvent qu’il n’y a pas du tout ou pas vraiment de transparence suffisante quant aux grilles de rémunérations) ; La faiblesse des revenus comparativement à l’investissement réalisé en termes de charge de travail de charge mentale et de sacrifices (74 % des répondants considèrent que les revenus ne sont pas vraiment ou pas du tout en adéquation avec le temps et l’énergie consacrés) ; Le manque de valorisation et de reconnaissance (29,5 % des collaborateurs cite ce point dans les 3 éléments qui les rendraient plus heureux au travail). Faut-il tuer le statut libéral ? Et si le mal-être des avocats provenait du statut de collaborateur ? C’est en tout cas ce qu’il semble ressortir de plusieurs avis donnés au cours de cette enquête. Face au salariat offrant des garanties de sécurité de l’emploi (notons que 15 % des collaborateurs et des avocats exerçant à titre individuel la citent comme facteur principal de stress ), au niveau élevé de responsabilités et d’exigences demandé, ainsi qu’aux conditions de travail difficiles, de nombreux avocats souhaiteraient remettre en question le statut libéral. L’incertitude et l’insécurité de l’emploi créent pour beaucoup un niveau de stress élevé quant à leur avenir professionnel et leur capacité à en vivre dignement et dans de bonnes conditions. VII. Des candidats sensibles à la réputation et aux engagements sociétaux Un marché tendu qui place le candidat en position de force Le constat est simple : sur un marché tendu à la faveur des candidats (il y a plus d’offres d’emploi que de postulants), ces derniers sont de facto plus sélectifs. Et l’ un des critères de choix pour un candidat porte sur le bien-être et la qualité de vie au travail du cabinet qui pourra l’accueillir. Une obligation des cabinets de soigner leur marque employeur 74 % des sondés - qu’ils soient associés, collaborateurs, élèves-avocats, stagiaires et assistants - affirment que la marque employeur influe sur le recrutement et la fidélisation des collaborateurs ! De plus, 94 % des collaborateurs, élèves-avocats et juristes accordent assez ou beaucoup d’importance à la réputation des cabinets lorsqu’ils postulent . D’où l’obligation de la part des recruteurs de faire attention aux cas de harcèlement, de discrimination et de pression extrême exercé par le management, etc. Résultat, une marque employeur mise à mal par une mauvaise réputation générée par divers facteurs : Des conditions de travail difficiles ; Des pratiques abusives ou toxiques (harcèlement moral, discriminations, conditions de travail compliquées) ; Du mauvais management ; Une communication inadéquate ou incohérente ; Un manque de suivi des équipes ; Un manque de libertés ; Un manque d'engagement ou d'implication dans des causes sociales ou environnementales (42 % des élèves-avocats et collaborateurs accordent assez ou beaucoup d’importance aux engagements RSE et écologiques du cabinet quand ils postulent). Les candidats recherchent des employeurs offrant un environnement de travail sain, stimulant et une culture d'entreprise positive. Les cabinets d'avocats doivent donc offrir ces avantages pour attirer et fidéliser les meilleurs talents. Preuve en est, sur le compte Instagram “ Balance ton cabinet d’avocats ”, de nombreux candidats, qu’ils soient stagiaires, élèves-avocats ou collaborateurs, demandent régulièrement des retours d’expérience sur tel ou tel associé, tel ou tel département, ou tel ou tel cabinet avant de postuler. Aujourd’hui, il n’est plus question pour beaucoup de mettre les pieds dans un cabinet offrant une ambiance de travail toxique. Ces chiffres corroborent d’autres enquêtes sur le monde de l’entreprise en général. Par exemple, selon une enquête menée par le cabinet Deloitte, 83 % des candidats déclarent que la réputation d'un employeur en matière de bien-être et de qualité de vie au travail est un facteur important dans leur décision de postuler pour un poste (Source : Deloitte, 2021). Dossier de presse Cette enquête a été réalisée avec la participation de Lefebvre Dalloz Compétences.

  • Auditeurs de justice : formation, métier, salaire

    Orientation > Concours juridiques Les élèves de l'École nationale de la magistrature ont le statut d'emploi d'auditeur de justice. Prérequis, formation, parcours, motivations… Voici tout ce qu’il faut savoir sur les élèves magistrats que l’on appelle aussi auditeurs de justice, qui seront au service de la justice et des citoyens🔥. Sommaire : 👨‍🎓 Qu’est-ce qu’un auditeur de justice ? 👩‍⚖️ Quelles qualités et connaissances pour être auditeur de justice ? 🕵️‍♀️ Formation et parcours des auditeurs de justice 👩‍🎓 Avantages du statut d'auditeur de justice 👨‍⚖️ Motivations des auditeurs pour exercer le métier de magistrat Un auditeur de justice est un élève à l’École nationale de la magistrature (ENM - située à Bordeaux), pour une durée de 31 mois, en vue de devenir magistrat. Il alterne son quotidien entre stage et études rémunérées. Il a réussi les concours de l’ENM.  L'auditeur de justice relève à la fois du statut de la magistrature, des fonctionnaires stagiaires et de la fonction publique. Il entre dans le corps judiciaire et prête le serment de garder le secret des actes dont il aura connaissance, dès sa nomination. Il s’engage par ailleurs à servir l’État pour une durée minimum de dix ans (article 56 du décret n°72-355 du 4 mai 1972). Qu’est-ce qu’un auditeur de justice ? Définition et statut Être auditeur de justice, c’est être élève à l’École nationale de la magistrature (ENM - située à Bordeaux), pour une durée de 31 mois, en vue de devenir magistrat. Pendant leur formation, les auditeurs de justice alternent entre cours théoriques et stages pratiques afin de maîtriser l’ensemble des techniques professionnelles du magistrat et d’avoir une vision globale du métier. Ainsi, leur formation compte près de 70% de stages ! Ils bénéficient d’un statut particulier - réglementé par plusieurs textes - puisqu’ils font partie du corps judiciaire dès lors qu’ils prêtent serment de « se conduire en tout comme un digne et loyal auditeur de justice ». À ce titre, ils sont astreints au secret professionnel. ❤️ Le saviez-vous ? Le statut d’auditeur de justice donne lieu à plusieurs devoirs, incompatibilités et interdictions prévues par les textes. Par exemple, un auditeur de justice ne peut pas exercer un mandat au Parlement ou au Parlement européen. source : enm.justice.fr/ Quel est le quotidien d’un auditeur de justice ? Le quotidien de l’auditeur de justice varie selon qu’il est en études ou en stage. Néanmoins, il peut être résumé en deux mots : excellence et polyvalence. 👨🏻‍🏫 Pendant les périodes de cours, l’élève découvre différents modules d’enseignements, sous forme de séquences de travail en petits groupes sur des cas concrets. S’ajoutent à ce format d’enseignement des cours ou conférences en amphithéâtre, des ateliers thématiques, des mises en situation ou simulations d’audience, des débats et tables rondes, des travaux écrits ou encore des apprentissages en ligne. 👨‍⚖️ La formation des futurs magistrats ne vise pas à maîtriser le droit mais à apprendre les pratiques professionnelles spécifiques aux fonctions du magistrat comme la rédaction de jugements et d’actes juridictionnels, la direction d’entretiens judiciaires, la présidence d’audiences, etc. C’est pourquoi la formation se compose à 70 % de périodes de stage. Lors de ces stages, les élèves magistrats approchent plusieurs branches du droit, ce qui leur permet d’appréhender divers métiers juridiques (juge, avocat, substitut du procureur…) ! Mathieu, qui a intégré la promotion 2022, nous explique ainsi que depuis le début de sa formation, il a « eu l’occasion de faire 3 mois de stage dans un cabinet d’avocats, 2 semaines dans des services de police et gendarmerie et bientôt un dans un établissement pénitentiaire avant de faire un stage de 10 mois en juridiction à partir du mois de mars ». Une vraie polyvalence, donc ! Quelles sont les qualités pour être auditeur de justice ? 👩‍⚖️Pour être auditeur de justice et exercer à terme en qualité de magistrat, il faut des qualités bien particulières, déterminées par l’ENM. 10 qualités indispensables L’auditeur de justice doit posséder certaines qualités s’il veut poursuivre son parcours professionnel dans la magistrature. Ces qualités ont été définies par l’ENM et elles sont au nombre de 10 : ✅ Être organisé et rigoureux ; ✅ Faire preuve de capacité d’analyse et de synthèse ; ✅ Être capable de s’adapter à des situations et des publics variés ; ✅ Faire preuve de capacité d’écoute ; ✅ Savoir travailler dans l’urgence et gérer son stress ; ✅ Savoir travailler en équipe ; ✅ Être à l’aise à l’oral, notamment pour prendre la parole en public ; ✅ Savoir garder la bonne distance et gérer ses émotions, notamment face à des situations difficiles ; ✅ Être pédagogue, puisqu’un magistrat doit expliquer ses décisions ; ✅ Faire preuve d’éthique professionnelle (si vous exercez déjà une activité professionnelle). Marion, élève à l’ENM depuis février dernier, encourage « tous ceux qui sont intéressés par la magistrature » à « se lancer dans cette aventure pour passer le concours. Il faut rester motivé, être rigoureux et a priori, avec un travail régulier, tout devrait bien se passer ». Des connaissances solides et variées À tout ce bagage s’ajoutent inévitablement des connaissances solides et variées. Effectivement, la magistrature est au croisement de plusieurs disciplines, telles que la psychologie ou l’économie. En ce sens, Nathanaëlle - élève depuis presque un an à l’ENM - affirme que lorsque l’on « fait un métier comme celui de magistrat, à l’entre-croisement entre plein de disciplines et avec autant d’humain, il faut nécessairement maîtriser tous les tenants et les aboutissants de l’être humain, de l’environnement économique ». Elle poursuit en expliquant que les élèves ne peuvent pas faire autrement « que d’avoir des notions de psychologie humaine, de sociologie, d’économie ». Formation et parcours des auditeurs de justice 🕵️‍♀️ Comment accéder à la formation ? Pour intégrer l’ENM en tant qu’auditeur de justice et devenir magistrat, il existe trois concours à L’ENM, pour trois publics différents. Pour candidater, vous pouvez vous rendre sur l’espace candidat du site de l’ENM. À noter que depuis le décret 221-334 du 26 mars 2021, le nombre de tentatives aux concours de la fonction publique civile et de la magistrature n’est plus limité. Le 1er concours de l’ENM Le 1er concours de l’ENM est réservé aux étudiants âgés de 31 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours titulaires d’un diplôme de niveau Bac +4 (ou d'une qualification reconnue au moins équivalente). Il y a également d’autres conditions, comme : ✅ Être de nationalité française 🇫🇷 ; ✅ Jouir des droits civils et politiques et être de bonne moralité ; ✅ Se trouver en position régulière au regard du Code du service national ; ✅ Remplir les conditions d’aptitude physique nécessaires à l’exercice de leurs fonctions compte tenu des possibilités de compensation du handicap. ❤️ Bon à savoir : ➡️ En 2019, 59% des lauréats passaient le 1er concours pour la première fois, 35% pour la deuxième fois et 6% pour la troisième fois. ➡️ Un Bac+4 en droit n’est pas obligatoire pour tenter le 1er concours de l’ENM. Néanmoins, l’école attire l’attention des futurs candidats sur le caractère très juridique des épreuves ! Suivez donc bien vos cours en amphi et en TD (notamment en droit pénal, droit civil et droit public). Le 2e concours de l’ENM Le 2ᵉ concours s’adresse aux agents publics ayant exercé au minimum 4 ans et âgés de 48 ans et 5 mois au plus l’année du concours. Les autres conditions sont les mêmes que pour le 1er concours. Néanmoins, dans certains cas, la durée de la formation peut être réduite à 12 mois (candidature sur dossier, candidat à l’intégration directe) voire de 7 à 9 mois (concours complémentaires, en qualité de stagiaire). Le 3e concours de l’ENM Le 3e concours de l’ENM est destiné aux candidats âgés de 40 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours, qui justifient de 8 années d'activité professionnelle dans le secteur privé, de mandat(s) de membre d'une assemblée élue d'une collectivité territoriale ou de fonctions juridictionnelles à titre non professionnel. Les autres conditions sont les mêmes que pour le 1er concours. Aussi, les formations plus courtes sont également possibles comme pour le 2e, uniquement pour les candidats qui remplissent les conditions attendues. ❤️ Bon à savoir : Pour te préparer au concours, tu peux utiliser les annales de l'ENM. Quelles préparations publiques pour réussir les concours de l’ENM ? Pour augmenter ses chances de réussir l’accès à l’ENM, les candidats peuvent se préparer au sein : des classes Prépa Talents ENM situées à Besançon, Bordeaux, Douai, Lyon, Orléans et Paris. Il s'agit d'un dispositif gratuit, ouvert à des étudiants boursiers et méritants qui permet à 108 élèves de préparer le 1er concours de l'ENM et d'obtenir un diplôme d'établissement. des instituts d’études judiciaires (IEJ) implantés dans leur faculté de droit (conférences d’actualité juridique et de culture générale, entraînements aux épreuves orales d’admission, etc.) de préparations couplées à des M2 (seulement dans certaines facultés de droit). Quelle est la durée de la formation ? La formation d’auditeur de justice dure 31 mois. Elle est composée à 70% de stages et à 30% d’enseignements théoriques (avec une grande diversité d’intervenants : magistrats, psychologues, médecins, etc.). Enfin de la pratique après 4 ou 5 ans de théorie à la fac ! Dates des inscriptions et épreuves des concours ENM Source et droits : enm.justice.fr Les dates d’inscriptions aux concours d’accès à l’ENM ont lieu chaque année entre janvier et mars, les épreuves d’admissibilité en juin et les épreuves d’admission entre septembre et décembre. Voici les dates pour 2024 : Dates d’inscriptions au concours d’accès : jusqu’au 8 mars 2024 ; Dates des épreuves d’admissibilité (sur 3 jours) : les 27-31 mai 2024 (1er concours) / 27-30 mai (2e et 3e concours) ; Dates des résultats d'admissibilité : 16 juillet 2024 ; Epreuves orales : du 2 septembre au 4 novembre 2024 Résultats : 6 novembre 2024 (fin d'après-midi) Dates des résultats d'admission : décembre 2024 ; Date de la rentrée : février 2025. Comment les stages sont-ils répartis ? À l’ENM, les stages représentent 70% de la formation afin de mettre en application les techniques professionnelles communes et les spécificités fonctionnelles du métier et de familiariser les élèves avec tous les acteurs du monde judiciaire. Ainsi, au cours de leur formation en tant qu’auditeur de justice, les élèves de l’ENM effectueront des stages : d’immersion dans un tribunal judiciaire (1 semaine) ; dans un cabinet d’avocats (12 semaines) ; d’enquêtes (2 semaines) ; en milieu pénitentiaire (2 semaines) ; en juridiction (38 semaines réparties entre le service des greffiers et les justices civile, pénale et des mineurs) ; dits partenaires, par exemple auprès d’un huissier (3 semaines) ; extérieurs, potentiellement avec une dimension internationale (7 semaines) ; avec un choix de poste pendant une semaine (1 semaine) ; de préparation (théorie) aux premières fonctions (4 semaines) ; en cour d’appel (1 semaine) ; de préparation aux premières fonctions (11 semaines). Enfin, le plus gros stage se déroule sur 10 mois, dans un tribunal judiciaire. Quels sont les débouchés ? À la fin de leur formation à l’ENM, les élèves magistrats ont le choix entre plusieurs fonctions pour leur premier poste, en fonction de leur profil : Les auditeurs de justice ainsi que les candidats à l’intégration directe ont la possibilité d’exercer en qualité de substitut du procureur, juge, juge des enfants, juge d’instruction, juge de l’application des peines et juge des contentieux de la protection ; Les stagiaires ayant passé les concours complémentaires peuvent être juge ou substitut du procureur. Ils doivent attendre leur second poste pour accéder à plus de fonctions. Quel est le meilleur parcours pour devenir magistrat ? Pour devenir magistrat, il n’y a pas un mais plusieurs parcours. Les profils des candidats sont d’ailleurs extrêmement variés… et c’est ce qui fait la richesse de cette profession. Par exemple, il y a des candidats comme Nathanaëlle, avec un parcours plutôt « classique ». « Ici, on est une grosse moitié, dont je fais partie, à être en post études universitaires et une autre moitié qui sont d’anciens professionnels. J’ai fait des études de droit à la faculté de Caen [...] et le fait d’être en province ne m’a pas du tout empêché d’intégrer l’ENM. S’agissant des spécialités, j’avais choisi « procédures collectives » donc rien à voir avec les attendus du concours mais cela m’a apporté une ouverture d’esprit. Pendant mes années d’études, j’ai eu la chance de pouvoir faire une année à l’étranger, en Allemagne, en Erasmus. Cette année était très enrichissante et m’a apporté plein de choses autres que les aspects juridiques que j’avais déjà dans ma formation à l’université. Elle m’a permis de me rendre compte que j’aimais particulièrement le droit français et que je voulais en faire mon métier. Pour préparer l’ENM, j’ai fait une préparation au sein de la faculté de droit à Caen dans un IEJ mais j’ai aussi fait une préparation privée pendant 1 an ». Tout comme Nathanaëlle, Mathieu a aussi suivi un parcours assez classique. « Après mon baccalauréat, j’ai fait des études de droit : d’abord une licence à Grenoble puis je suis venu à Bordeaux pour faire un Master Justice, procès, procédures. À l’issue du M2, j’ai préparé le concours, à la fois dans un IEJ (institut d’études judiciaires) donc à l’université et dans une préparation privée. En parallèle de ma préparation, sur la fin, j’ai été assistant de justice au tribunal judiciaire de Bordeaux. Être assistant de justice m’a permis d’avoir déjà un pied en juridiction et donc d’avoir un aperçu plus concret de ce qu’on peut y faire. Cela me permettait aussi de m’aérer des révisions tout en restant dans le monde du droit et de la justice. J’ai pu échanger avec des professionnels, des magistrats, des greffiers qui m’ont notamment donné des conseils, de manière plus informelle, pour la préparation du concours ». Il y a aussi des parcours un peu moins traditionnels, comme celui de Marion : « Mon parcours est un petit peu spécial. J’ai commencé par faire un diplôme universitaire de technologie (D.U.T.) en carrières juridiques que j’ai aménagé pour le sport de haut niveau parce que je faisais de l’athlétisme. Cela m’a permis d’étaler ma formation sur 3 ans au lieu de 2. Ensuite, j’ai fait une passerelle pour rentrer en 3ᵉ année de licence générale de droit à Lyon 3. J’ai ensuite fait un master 1 à Lyon puis un master 2 à Bordeaux. Pour préparer l’ENM, j’ai fait une préparation privée ». Avantages du statut d’auditeur de justice 👩‍🎓 Être auditeur de justice présente certains avantages. Mais tous les élèves n’intègrent pas l’ENM pour les mêmes raisons. Plusieurs auditeurs de justice se sont livré à la Team Pamplemousse. Voici ce qui les a motivés à intégrer la formation de l’ENM. Parmi eux, 3 avantages sont souvent évoqués comme très motivants : 💰 la rémunération ; 🤔 une professionnalisation concrète grâce aux stages ; 🙄le caractère pluridisciplinaire de la formation, qui permet un épanouissement dans plusieurs domaines et un enrichissement intellectuel. La rémunération Un des premiers avantages à être auditeur de justice est sans doute le salaire. En droit, de la licence jusqu’au master, il y a encore peu de parcours professionnalisants permettant aux étudiants de bénéficier d’une source de revenus. En effet, les filières d’alternances sont généralement méconnues et les stages sont peu rémunérés. Avec la rémunération obtenue en qualité d’auditeur, les élèves de l’ENM peuvent « se consacrer pleinement à la formation et ne pas (ou ne plus) travailler à côté » nous explique Marion. L’aspect terrain des stages Un autre avantage, très apprécié par les élèves de l’ENM, est l’aspect concret de la formation. L’enseignement classique du droit est très théorique, ce qui ne permet pas aux étudiants de comprendre les subtilités de la pratique juridique. À ce titre, Mathieu se réjouit que la formation soit « très riche et très concrète : on a des cours à l’école mais on a aussi énormément de stages [...] on n’y apprend plus le droit, on apprend comment l’appliquer en tant que juge ou procureur. D’ailleurs, même quand on est à l’école, on a des cas concrets et des simulations et c’est ça qui est très enrichissant ». Lorsqu’ils sont en stage auprès d’un avocat, les élèves de l’ENM ont même la possibilité de se substituer à l’audience à leur maître de stage. Ainsi, sous le contrôle de ce dernier, ils peuvent plaider lors d’une audience. La diversité des enseignements Le dernier avantage est le caractère pluridisciplinaire de la formation. Les élèves à l’ENM ont des profils divers et variés, ce qui leur permet de s’épanouir dans plusieurs domaines. Par exemple, Nathanaëlle, qui est « particulièrement sensible à l’économie » parce qu’elle a « étudié les procédures collectives » a beaucoup apprécié le « côté pluridisciplinaire ». Grâce à « la formation qui est très riche et aux enseignements très variés », elle a pu aborder d’autres thèmes que le droit, comme « la comptabilité ou l’anglais ». L’ouverture de la formation sur les autres métiers du droit et l’environnement judiciaire permet aux auditeurs de justice d’être « régulièrement en contact avec les avocats, les greffiers, etc. ». Aux yeux de nombreux élèves comme Nathanaëlle, c’est un avantage majeur puisqu’ils seront amenés à collaborer avec ces acteurs de la justice. Ainsi, ils apprennent à connaître leur manière de travailler et de fonctionner. Marion ajoute également que c’est avantageux de faire des « simulations de procès car cela nous prépare vraiment très bien à notre futur métier ». Motivations des auditeurs pour exercer le métier de magistrat 👨‍⚖️ Tous les élèves ne choisissent pas d’exercer le métier de magistrat pour les mêmes raisons. Un métier inspirant Aux premiers abords, il peut être difficile pour un étudiant de cerner ce qu’est vraiment la magistrature. C’est donc avec la pratique, en découvrant le quotidien des magistrats, que les étudiants aspirent à intégrer l’ENM. Pour Mathieu, ce n’était pas une vocation qu’il avait depuis tout petit. « L’idée de devenir magistrat m’est venue au cours de mes études de droit en assistant à des audiences et en faisant des stages. Petit à petit, je me suis rendu compte que c’était un métier qui me plaisait ». Du côté de Nathanaëlle, la situation est assez similaire : « Être magistrate, ce n’est pas un projet que j’avais depuis petite. D’ailleurs, pendant longtemps, je ne savais pas à quoi correspondait ce métier. Cette idée ne m’est venue que très tard, à un moment où j’étais un peu perdue car j’aimais le droit, mais en même temps je trouvais cela très abstrait. Pendant mon master, j’ai fait un stage avec une magistrate incroyable et je me suis dit “je veux être elle plus tard” ». ❤️ Le saviez-vous ? Certains professionnels, comme Agnès Naudin, affirment qu’il est plus dur de rentrer dans la police que d'être magistrat. Enfin, pour Marion, c’est une idée qui a mûri lentement mais sûrement : « Quand j’étais petite, je me souviens avoir écouté une discussion entre des gens et avoir pensé au métier de juge. J’ai toujours gardé cette idée dans un coin de ma tête. Après le baccalauréat, j’ai décidé de faire des études de droit. Pour découvrir les métiers du droit, j’ai réalisé des stages et c’est à la suite de ceux-ci que je me suis rendue compte que ce n’était ni le métier de greffier ni le métier d’avocat qui m’intéressaient, ni les autres métiers du droit d’ailleurs mais bien le métier de juge. Finalement, la magistrature s’est un petit peu imposée à moi ». Comme pour de nombreux étudiants en droit ou professionnels en reconversion, l’envie de devenir magistrat découle donc souvent d’un cheminement intellectuel et de rencontres déterminantes. En ce sens, Nathanaëlle ajoute que c’est aussi grâce à « sa rencontre avec une présidente de cour d’assises » qu’elle s’est rendue compte qu’être magistrat « est un métier fantastique, aux prises avec la société et avec l’environnement que ce soit social, économique, etc. ». Un métier utile à la société Au-delà de l’inspiration que peut susciter la magistrature, les auditeurs de justice veulent devenir magistrat car c’est un métier profitable à la société. Par exemple, pour Mathieu, être magistrat est une profession qui lui paraissait « utile pour la société » et c’est ce qui l’a intéressé. Pour Marion, c’est un « métier du service public » et c’est ce qu’elle recherchait : « Être magistrat, c’est finalement appliquer le droit et rendre un service public par la justice, ce qui me semble être un très beau métier ». Un métier alliant technicité juridique et humanité Enfin, ce qui motive les auditeurs de justice dans leur parcours vers la magistrature, c’est ce parfait équilibre de la profession entre technicité juridique et gestion de l’humain. La richesse du métier réside tant dans les connaissances nécessaires que dans le développement et la gestion du relationnel. Mathieu explique ainsi que « c’est un métier technique où l’on y fait du droit, mais aussi très humain où on est en prise directe avec le quotidien des gens ». Nathanaëlle, quant à elle, ajoute que « c’est une profession très riche, utile et centrée sur l’humain ». Bref, les auditeurs de justice sont les magistrats de demain. Liés par leur volonté d’être au service de la justice et des citoyens, les candidats à l’ENM proviennent d’horizons différents. Chaque élève a ses raisons qui le motivent à rejoindre la magistrature, un métier passionnant qui allie technique juridique et psychologie de l’humain.

  • 20 meilleurs tweets d'étudiants en droit

    Lifestyle Étudier le droit, c'est une odyssée moderne : des nuits sans fin, des montagnes de livres et une quantité indécente de café. Heureusement, la plateforme X est là pour offrir une soupape de décompression aux étudiants surmenés. Entre humour noir et vérités poignantes, découvrez notre sélection des 20 meilleurs tweets qui capturent parfaitement les hauts et les bas de la vie étudiante en droit. Spoiler : vous allez vous reconnaître (ou reconnaître vos amis) dans plusieurs d'entre eux. Préparez-vous à rire, à pleurer, et à vous sentir un peu moins seul dans cette galère juridique. Être étudiant en droit c’est : 1. Penser que l’astrologie ou la sorcellerie va te sauver ton année 2. Penser à vendre des photos de ses pieds, c'est plus rentable 3. Vouloir partir élever des lamas au Pérou 4. Terminer son master de droit avec +10 ans dans la figure 5. Avoir une note inférieure au coefficient de la matière 6. Se comparer avec quelqu’un supposément moins intelligent de sa classe pour se motiver  7. Parler de la mort un peu trop souvent 8. Dire « Objection » après avoir prêté serment (surtout que ça n’existe pas, en France) 9. S’habiller mieux en L1 qu’en stage de M2 10. Clasher tous les politiques qui disent n’importe quoi (selon l’étudiant en droit, bien sûr, il détient la vérité) 11. Penser tout savoir alors que ta mémoire est un gruyère 12. Penser que le master droit du vin offre des débouchés 13. Croire que tu peux attaquer ton employeur, car il t’oblige à faire des heures sup 14. Miser max 5/20 aux QCM 15. Croire que tu connais la différence entre Conseil de l’Europe et Conseil européen (seule 1 personne sur 12 000 étudiants savent faire). 16. Engueuler l’administration de la fac pour toute occasion 17. Se droguer à chaque pause d’amphi 18. Travailler plus aux rattrapages que toute l’année cumulée 19. Prendre des anxiolytiques avant la Toussaint de chaque année 20. Se la péter alors qu’on est une merguez dans sa spécialité Et voilà, chers lecteurs, un petit aperçu de la vie trépidante (et parfois désespérante) des étudiants en droit. Si vous vous reconnaissez dans ces tweets, prenez une grande respiration, buvez un bon café (ou un thé, on ne juge pas), et rappelez-vous : vous n'êtes pas seuls dans cette galère. Et surtout, continuez de tweeter, ça nous fait tellement rire ! Marine Balaÿ

  • Diplômes universitaires (DU) en droit : définition, conditions d'accès, liste

    Orientation > Licence de droit & Masters Le diplôme universitaire (DU) ou diplôme d’établissement (DE) occupe une place particulière, à mi-chemin entre les cursus classiques et les formations continues. Ces diplômes offrent des opportunités uniques de spécialisation et d'approfondissement des connaissances. Cet article se propose de démystifier les DU, de détailler leur fonctionnement et de mettre en lumière les raisons pour lesquelles ils constituent un choix stratégique pour les étudiants et les professionnels en quête de nouvelles compétences. Mais de lister également tous les DU juridiques de France. Sommaire :  Qu’est-ce qu’un diplôme universitaire ? Qu’est-ce qu’apporte un DU ? Quelle différence entre DU et DIU ? Quelle différence entre DU et DEUG ? Combien de temps dure un DU ? Quel est le niveau d’un DU ? Quelle est la valeur d’un DU ? Qui peut s’inscrire à un DU ? Quelles sont les conditions d’admission à un DU ? Quelles sont les différentes modalités de formation ? Pourquoi faire un DU en droit ? Les informations pratiques L’inscription Le prix La charge de travail Le suivi de la formation Les examens/partiels Quelques chiffres sur les DU Liste de tous les DU Un diplôme universitaire est une formation qui peut se suivre en formation initiale ou en continu, qui n’a pas de niveau académique particulier, mais qui consiste en une spécialisation/certification académique délivrée par une université.  Qu’est-ce qu’un diplôme universitaire ? Un diplôme universitaire (DU), ou encore un diplôme d’établissement (DE), est une certification académique délivrée par une université (différent des autres diplômes, qui sont délivrés au nom du ministère) qui peut durer entre 6 mois et 2 ans (généralement 1 an). Contrairement aux diplômes nationaux comme la Licence, le Master et le Doctorat (LMD de leurs petits noms) le diplôme universitaire est un diplôme d'établissement, c'est-à-dire qu'il est propre à chaque université qui le délivre.  Qu’est-ce qu’apporte un DU ? Le DU est souvent créé pour apporter une spécialisation pointue dans un domaine précis ou pour répondre à des besoins spécifiques du marché du travail. En droit, les DU peuvent couvrir des sujets variés tels que le droit des affaires, le droit européen, le droit de l'environnement ou encore le droit animalier. Il y en a pour tous les goûts ! Quelle différence entre DU et DIU ? Le diplôme universitaire est proposé par une seule université, contrairement au DIU (diplôme interuniversitaire) qui est mis en place par plusieurs universités différentes en collaboration. Il s’agit donc du même style de formation que pour un DU classique, à la seule différence que le DIU est délivré par plusieurs universités pour un diplôme. Quelle différence entre DU et DUEG ? Le DEUG (diplôme d'études universitaires générales) n’est quant à lui pas un DU. C’est un ancien diplôme de niveau bac +2 qui n’a rien à voir avec le DU ou DIU.  Quel diplôme remplace le DEUG ? En principe, le DEUG n’existe plus, puisqu’il a été remplacé par la réforme LMD (licence, master, doctorat si vous n’avez pas suivi). Cependant, certaines universités continuent à accréditer ce niveau à la fin de la deuxième année de la licence.  Dans ce dernier cas, il est considéré comme un diplôme intermédiaire (mais il reste en dessous de la licence) qui ne représente pas une réelle valeur dans le monde du travail. Dorénavant, il est nécessaire d’avoir une licence pour entrer en master. Quel métier faire avec un DEUG de droit ? Avec un DEUG de droit, qui correspond aujourd’hui à une licence 2 en droit, il est possible d’être assistant juridique, secrétaire spécialisé en droit, collaborateur d’un service juridique dans une entreprise, agent immobilier, gestionnaire de paie ou encore agent administratif.  Combien de temps dure un DU ? En principe, un diplôme universitaire dure 1 an (souvent, de septembre à juin). Néanmoins, encore une fois, tout dépend du DU et de l’université. Certains DU peuvent durer 2 ans et d’autres 4 ans (quand ils sont intégrés à certains programmes particuliers de licence). Renseignez-vous sur le site de l’université pour connaître toutes les modalités de la formation qui vous intéresse. Si vous ne trouvez pas les informations que vous souhaitez, n’hésitez pas à contacter l’administration ou le responsable ! 🎤 Témoignages : « Mon DU s’organisait autour de 4 années d’enseignement. Les deux premières comprenaient des cours en droit européen (droit de la consommation, politiques européennes/la PAC, etc.), la troisième année était relative au rendu d’un mini mémoire de droit comparé ou de rapport de mobilité. Enfin, la quatrième année concernait la réalisation d’un projet à dimension européenne en groupe. », Maïelen, DU Droit européen. Quel est le niveau d’un diplôme universitaire ? Un diplôme universitaire ne valide aucun niveau d’étude. Eh oui ! Bien qu’il soit régulièrement validé en une année, il ne correspond pas à un niveau bac +1, puisque son objectif est d’offrir une spécialisation/certification qui est délivrée par l’université.  Le niveau d’un DU ne rentre donc pas dans le schéma traditionnel des diplômes LMD qui se compte en niveau (bac +3, bac +5, bac +8).  En effet, le DU n’est pas soumis à une habilitation du ministère de l’Enseignement supérieur, car le programme est spécifique à chaque formation, donc il dépend de chaque université.  En résumé, vous pouvez le considérer comme un bonus à votre formation actuelle. Il sera un vrai plus dans votre CV, mais ne sera pas considéré comme une formation complète ou une année en plus dans votre parcours. Quel est l’équivalent d’un DU ? Le DU n’a pas d’équivalence, puisqu’il ne correspond pas à un diplôme. Encore une fois, il s’agit d’une formation qui vous permettra de développer des connaissances et des compétences en vous spécialisant dans un domaine particulier. Quelle est la valeur d’un diplôme universitaire ? Le DU ne bénéficie pas d’une valeur spécifique puisqu'il ne dispose pas d’une habilitation du ministère de l’Enseignement supérieur. Pour autant, certaines de ces formations ont une reconnaissance et sont un gage sur les compétences acquises parce qu'elles sont inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).  Par ailleurs, un DU délivré par une université réputée peut bénéficier d'une reconnaissance significative auprès des employeurs et dans le monde académique, surtout s'il répond à une demande précise du marché du travail.  La reconnaissance dépend aussi :  de la pertinence du programme dans le secteur professionnel visé ;  de la réputation acquise par les professionnels depuis la création de la formation.  Qui peut s’inscrire à un DU ? Plusieurs types de profils peuvent s’inscrire à un diplôme universitaire : les étudiants en cours de formation, les professionnels en activité et les personnes en reconversion.  Les étudiants en cours de formation (ou en année de césure) Les étudiants en cours de formation (licence, master, voire doctorat) peuvent s’inscrire à un diplôme universitaire, en parallèle à leur cursus universitaire. Cela leur permet de se spécialiser dans un domaine particulier sans pour autant mettre en pause leurs études. En revanche, il est important de ne pas sous-estimer la charge de travail. Eh oui, une double formation implique un double investissement. Par exemple, le droit du sport n’est vu que dans les masters spécialisés sur ce sujet, donc pour maîtriser des notions sur la matière sans pour autant arrêter votre master actuel (ou le combiner avec votre licence), vous pouvez faire un DU Droit du sport ! 🎤 Témoignage : « J’ai effectué un DU en droit des sports durant mon M1. Étant une grande sportive, il était important pour moi de comprendre les problématiques liées à ce sujet, mais pour autant, je voulais garder ma formation de privatiste générale pour pouvoir passer les concours. Le DU était vraiment très intéressant, mais frustrant, car il est impossible de voir tous les sujets de cette matière en moins d’un an. Une autre problématique était la charge de travail : plus de la moitié de ma formation a arrêté de suivre le DU, car la charge de travail n’était pas compatible avec leur emploi du temps. J’ai eu une année plus que chargée et je pense que pour faire un DU durant ses études, il faut se poser la question sur la charge de travail. Si vous avez une année chargée, et que vous prévoyez de passer des concours, je ne recommande réellement pas de faire un DU cette année-là, en plus de votre master. Par contre, pour des étudiants prenant une année de préparation pour les concours, cela peut être un bon compromis pour se former ! », Elise, DU Droit des sports. Les professionnels en activité Aujourd’hui, il existe de nombreux diplômes universitaires adaptés aux professionnels souhaitant se former. Ces programmes sont souvent aménagés avec des horaires compatibles avec une activité professionnelle.  C’est notamment le cas du DU Santé, droit et société de Paris Cité (2 à 3 fois par semaine en cours du soir 17 h - 19 h 30) ou du DU LEAD Law Entrepreneurship and digital de Paris Saclay (2 à 3 fois par semaine en cours du soir 18 h -20 h). Les personnes en reconversion Les diplômes universitaires peuvent également être une option pour les personnes en reconversion professionnelle. L’objectif ? S’offrir une formation plus spécifique qui peut permettre de se réorienter dans un nouveau secteur.  Eh oui, se former tout au long de sa vie est une vraie richesse pour toujours évoluer et mûrir les pépins !  Quelles sont les conditions d’admission à un DU ? Les conditions d’admission à un DU varient en fonction du programme et de l'université. Certaines formations peuvent exiger un certain niveau d'études (minimum bac + 4 par exemple) ou une expérience professionnelle préalable, tandis que d'autres peuvent être ouverts à tous ceux qui montrent un intérêt et une motivation pour le sujet.  Par exemple, le DU de criminologie et victimologie de l’Université de Tours demande des pré-requis : pour les étudiants juristes, il est nécessaire d’être inscrit en L2, alors que pour les étudiants non-juristes, le baccalauréat est suffisant. Alors que par exemple, le DU Compliance officer (lutte contre le blanchiment d’argent) de l’Université de Paris Saclay requiert un master 1 pour la formation continue, ou être inscrit en master 2 pour la formation initiale.  Pour s’y inscrire, il faut postuler soit sur le site eCandidat de la faculté, soit sur le site de la faculté qui propose directement le DU (différentes formalités administratives peuvent exister). À la suite de cela, vous serez sélectionné sur dossier et/ou sur entretien.  Pour faire simple, chaque DU fait un peu comme il veut donc, renseignez-vous bien ! Quelles sont les différentes modalités de formation ? Les formations proposées sont souvent sous différentes formes : formation initiale, formation continue, formation en présentiel, formation à distance, etc. Le DU en formation initiale Le DU en formation initiale est la formation dite « de base ». Elle s’adresse aux étudiants qui n’ont pas interrompu leurs études. En d’autres termes, ce sont les DU à suivre avant que les étudiants entrent sur le marché du travail.  🎤 Témoignage : « J’ai pris la décision de faire un DU pour me spécialiser durant mon master, afin de m’ouvrir plus de portes lors de la fin de mes études. J’ai noté différents avantages et inconvénients.  Avantages :  J’ai reçu des polycopiés chez moi très complets sur de nombreuses matières ; Les cours sont très intéressants et m’ont permis de voir les plus grosses matières du thème du DU.  Inconvénients :  On m’a refusée d’un stage, car le DU n’était pas suffisant, il fallait obligatoirement un master dans ce domaine ;  Le DU étant à distance, je n’ai eu aucun contact avec les professeurs ou les autres étudiants, je me suis sentie très délaissée sur le suivi. », Maelys, DU Propriété industrielle (à distance). Le DU en formation continue A contrario, le DU en formation continue est un mode d’apprentissage proposé aux personnes étant déjà rentrées dans la vie active (salariés, personnes en recherche d’emploi, etc).  L’objectif de la formation continue est de se former tout au long de sa vie sans arrêter forcément son emploi.  Les DU peuvent proposer les deux types de formation comme une seule. De plus, il est possible également de suivre les cours de certaines formations à distance.  Le DU en présentiel Le DU en présentiel (qui peut être initial ou en continu) se déroule au sein de l’université qui dispense ce DU. Par conséquent, vous aurez en principe des cours avec des horaires spécifiques.  Par exemple, votre DU peut proposer des cours durant la journée (en général, pour les formations initiales) comme il peut en proposer le soir, de 17 h à 20 h (le plus souvent, pour les formations en continu). 💡 Bon à savoir : il peut arriver que les cours soient regroupés sur une très courte durée, ce qui conduit à une charge de travail assez conséquente (beaucoup d’heures en une session = augmentation des risques de déconcentration).  Mais, sachez également que certains DU sont directement intégrés dans des formations comme celles dispensées par certains collèges de droit. Dans ce cas, l’emploi du temps est pensé en fonction des cours de la licence et du DU, donc a priori, il y a une bonne organisation.  Il est aussi possible que le DU ne soit pas organisé avec des cours hebdomadaires, mais avec des séminaires plus espacés.  Par exemple, le DU Criminologie dispensé par l’Université de Grenoble propose 2 semaines de séminaires (une en septembre et une en mai). Le reste des cours est complété par des conférences et des événements durant l’année.  ⚠️ Attention : le présentiel n’est pas synonyme de suivi. Renseignez-vous auprès des formations et des anciens étudiants pour savoir s’il y a un suivi personnalisé, si les enseignants sont disponibles, etc.  🎤 Témoignages : « Mon DU se déroulait tous les samedis matin. Il était adapté pour les professionnels comme pour les étudiants. », Julia, DU Fiscalité. « Mon DU était vivement conseillé durant ma licence. Les cours étaient placés en fonction de notre emploi du temps, ce qui donnait un emploi du temps de licence classique avec 7 heures de cours en plus par semaine (soit une semaine un peu plus chargée, mais je ne terminais jamais tard). », Margaux, DU Éthique et rhétorique juridiques. « J’ai fait deux DU (DU Droit anglais et DU Droit américain). Ils se sont déroulés en deux semestres et j’avais des cours en distanciel et en présentiel. Pour le DU Droit anglais, tous les cours étaient enregistrés, donc disponibles en ligne, c’était vraiment bien. Par contre, pour le DU Droit américain, il fallait vraiment assister aux cours et on avait souvent des cours mal placés par rapport à ceux de la licence, donc on ne pouvait pas toujours y aller. C’était pénible ! », Élodie, DU Droit anglais et DU Droit américain. Le DU à distance Le DU à distance peut se dérouler de différentes manières : soit avec des cours polycopiés (envoyés par La Poste ou envoyés par mail en PDF, à imprimer par vos soins), soit en visioconférence (direct ou replay). 💡 Bon à savoir : quand le DU est en distanciel, le site de l’université ne renseigne pas toujours l’organisation et les modalités des cours*. Pourtant, ces informations sont essentielles pour vous, donc n’hésitez pas à appeler les secrétariats.  *Souvent, ce sont les polycopiés qui sont privilégiés. Cela vous permet de suivre les cours quand vous le souhaitez (et plus ou moins à votre rythme). Il est également possible que votre DU propose une version hybride* (cours polycopiés + visioconférences). Quoi qu’il en soit, la formation à distance demande beaucoup d’autonomie, puisque votre travail ne dépend que de votre volonté/disponibilité à travailler.  *Même en présentiel, il est possible que le DU propose une version hybride.  Et si vous avez des questions sur vos cours, vous avez en principe une messagerie qui vous permet d’échanger assez rapidement avec vos enseignants.  🎤 Témoignage : « J’ai effectué mon DU à distance, car c’était la formation que je voulais. Cependant, je ne m’attendais pas à recevoir seulement des polycopiés (même si c’était agréable d’avoir tous mes cours imprimés chez moi). J’aurais aimé avoir plus de contact avec les enseignants et les autres élèves. Je pouvais contacter les professeurs par la messagerie de l’université, mais ils ne répondaient pas toujours. », Maelys, DU Propriété industrielle. Pourquoi faire un diplôme universitaire en droit ? Faire un diplôme universitaire en droit peut être utile pour se spécialiser, se professionnaliser ou s’ouvrir à nouveau un domaine, mais cela peut également être une formation complémentaire à vos études de droit.  Pour se spécialiser Un DU en droit permet aux étudiants de se spécialiser dans un domaine précis qui n'est pas toujours couvert de manière approfondie dans les cursus de licence ou de master.  Par exemple, un DU en droit de la propriété intellectuelle, en droit de l’environnement ou en droit des technologies numériques offre des connaissances pointues et spécialisées, permettant aux étudiants de devenir des experts dans des domaines spécifiques et de répondre à des besoins particuliers du marché du travail. 🎤 Témoignage : « Je voulais effectuer un DU pour découvrir une nouvelle matière et que cela soit un plus pour mon CV, mais finalement, j’ai tellement apprécié ce domaine que je vais choisir de faire un master en plus dans ce domaine. », Elise, DU Droit des sports. Pour se professionnaliser Les DU en droit sont souvent conçus en étroite collaboration avec des professionnels du secteur, ce qui assure une adéquation parfaite entre la formation dispensée et les compétences recherchées par les employeurs.  En suivant un DU, les étudiants peuvent acquérir des compétences pratiques et opérationnelles directement applicables dans le milieu professionnel.  De plus, les stages et les projets pratiques intégrés dans ces formations permettent aux étudiants de se familiariser avec le monde du travail et de développer un réseau professionnel avant même d'avoir terminé leurs études. 💡 Bon à savoir : il est possible de rencontrer des professionnels (en tant qu’intervenant ou participant du DU) qui peuvent vous aider à trouver un emploi plus tard dans ce domaine. Le DU est donc un bon moyen d’élargir votre réseau professionnel !  🎤 Témoignage : « Je suis étudiante et j’ai effectué un DU durant mon M1, dans lequel il y avait majoritairement des professionnels. Le DU était très intéressant et m’a permis d’approfondir de nombreux sujets. De plus, je me suis liée d’amitié avec une professionnelle qui suivait aussi cette formation et qui m’a prise en stage par la suite dans son cabinet d’avocat. », Julia DU Fiscalité. Pour compléter ses connaissances en droit Opter pour un DU montre une volonté d'aller au-delà des exigences académiques traditionnelles. Cela démontre une ambition et un engagement à approfondir ses connaissances et compétences.  Ajouter un DU à son parcours académique peut être un atout majeur pour se distinguer lors de la recherche d'emploi, prouvant aux employeurs une réelle motivation et une capacité à prendre des initiatives pour se former davantage. 🎤 Témoignage : « J’ai adoré faire ce DU, car j’ai énormément appris en culture générale. Je l’ai fait durant ma L2, ce qui m’avait été déconseillé par rapport à la masse de travail. Il n’y avait pas forcément de travail à faire en DU, j’avais juste trop d’heures de cours, ce qui m’a fait un peu moins profiter de mon année. » Emma, DU Criminologie et victimologie. Pour s’ouvrir à de nouveaux métiers Les DU permettent d'explorer et de se préparer à des carrières émergentes et des nouvelles spécialisations dans le domaine juridique.  Par exemple, un DU en droit des nouvelles technologies prépare les étudiants aux métiers liés à la cybersécurité, à la protection des données personnelles ou encore à la régulation de l'intelligence artificielle. Ces domaines en constante évolution offrent des opportunités professionnelles inédites et très demandées sur le marché du travail. Il existe de nombreuses spécialisations possibles grâce aux DU, dans des secteurs courants (droit des contrats, des affaires) comme dans des secteurs niches (droit animalier, droit du sport…). Spoiler : on vous a préparé une liste de tous les DU en droit en France, juste à la fin de cet article ! Pour ne pas faire d’année « blanche » Pour éviter de faire une année « blanche » entre la L3 et le master (pour ceux n’ayant eu de master), il peut être conseillé de faire un DU. Trois objectifs :  Ne pas lâcher prise par rapport aux cours : il est important de conserver un certain rythme de travail ; Compléter votre formation universitaire ; Montrer au(x) directeur(s) de master votre motivation. 💡 Bon à savoir : pour postuler à des DU, certaines dates de candidature sont en même temps que celles des masters, il est donc important d’anticiper ! Même si certains DU ouvrent leurs candidatures plus tard, renseignez-vous sur les dates à l’avance de ceux qui vous intéressent.  Les informations pratiques Il existe de nombreuses informations pratiques qui ne sont pas souvent précisées sur les plaquettes des DU. Or, vous en avez besoin pour bien choisir votre formation ! Alors, pour vous aider, nous sommes allés à la pêche aux témoignages auprès des étudiants. L’inscription Pour s’inscrire dans un DU, il y a plusieurs possibilités :  Soit vous êtes déjà étudiant dans la faculté qui propose le DU : dans ce cas, vous pouvez contacter directement par mail le responsable de la formation ;  Soit vous n’êtes pas déjà étudiant dans la faculté : généralement, il faut s’inscrire sur le site eCandidat de l’université et candidater à la formation.  Vous pouvez aussi contacter directement la personne mentionnée sur la page internet du DU, afin qu’elle vous explique les modalités à suivre.  🎤 Témoignage : « Je voulais absolument faire un DU pendant ma dernière année de master. Je me suis donc inscrite sur le site eCandidat de la faculté qui proposait le DU que je voulais (mais j’ai aussi candidaté à plusieurs autres DU que je trouvais intéressants). J’ai envoyé environ 5 candidatures pour des formations différentes, car j’ai appris au cours de l’année que si un DU n’a pas assez d’effectif, il peut ne pas ouvrir. Alors, dans le cas où mon DU aurait été concerné par cette problématique, je me suis dit qu’il valait mieux anticiper et avoir un plan de secours. Je vous conseille vraiment de faire plusieurs candidatures si vous être certain de vouloir intégrer un DU. », Marine, M2 Droit fiscal. Le prix des DU Le prix d’un diplôme universitaire varie en fonction de votre statut : êtes-vous étudiant dans l’université du DU ? Dans une autre université ? Ou bien êtes-vous un professionnel ? En étant déjà inscrit dans l’université, vous bénéficiez d’un tarif réduit puisque vous payez déjà des frais de scolarité dans cet établissement ;  Pour les étudiants d’une autre université, vous devez payer à nouveau des frais de scolarité qui peuvent varier en fonction du DU. Ils sont en moyenne de 300 € ;  Pour les professionnels, les prix sont généralement plus élevés, mais il est possible de se faire payer la formation par son employeur ou via son Compte personnel de formation (CPF) (à vérifier si la formation accepte).  🎤 Témoignage : « Pour effectuer mon DU, j'ai dû payer quasiment 1 000 €, car j’étais étudiant dans une autre université. Il y avait des frais supplémentaires, parce que la formation était à distance, ce qui revenait à 400 € de polycopiés. », étudiant d’un DU à distance. La charge de travail D’après les retours de nos étudiants, la masse de travail en DU n’est pas énorme en comparaison de celle de la licence. D’une part, car il n’y pas (ou peu)* de devoirs à rendre au cours de l’année ; d’autre part, parce qu’il n’y a pas de TD (sauf exceptions). *Il est possible que vous ayez un stage, un mémoire ou un travail de recherche sur le long terme en plus des examens. En revanche, ce qui est compliqué, c’est le nombre d’heures à gérer en plus de tout l’investissement demandé par la licence (ou le master). En résumé, ce qu’on vous demande de faire, c’est de suivre vos cours et de les apprendre pour les examens de fin d’année. Quoi qu’il en soit, vous connaissez la chanson : chaque DU à ses propres règles de fonctionnement, renseignez-vous auprès de l’université concernée. 🎤 Témoignages : « On n’avait pas beaucoup de devoirs à rendre, mais la charge de travail personnel était assez conséquente. », Célia, DU Droit américain. « Je n’ai eu aucun devoir tout au long de la formation, seulement un mémoire de 30 pages à rendre à la fin de l’année. Il faut bien se rendre compte du travail accumulé, de la charge que ça représente en nombre d'heures, et ne pas se laisser couler. Ça ne sert à rien de vouloir faire un DU si ça impacte trop la licence ou le master à côté. », Maelys, DU Propriété industrielle. « Dans mes DU, il n’y avait pas de galops d’essais, juste des examens terminaux. Je n’ai pas non plus eu de devoirs à rendre. J’avais juste 2 heures de cours par semaine en plus (4 h au total, car je suivais 2 DU). En revanche, pour le DU Droit anglais, on nous demandait de préparer les supports de cours, car on fonctionnait avec la méthode de l’amphi inversé », Élodie DU Droit anglais et DU Droit américain. Le suivi de la formation Chaque diplôme universitaire a ses propres modalités, donc le suivi de la formation dépend du DU choisi : feuilles d’émargement (de présence), évaluations des compétences acquises à travers différents exercices en fin d’année, etc.  Le suivi peut aussi être effectué par les enseignants de manière assidue à travers leurs cours et des échanges de mails.  Cependant, il est également possible que le suivi de la formation soit très « souple ». Étant donné que cette formation est choisie par l’étudiant ou le professionnel de sa propre volonté, il est courant que la présence ne soit pas requise pour les cours et que le seul suivi effectué soit à travers les examens à la fin de la formation.   Encore une fois, chaque formation choisit sa manière de fonctionner, alors, renseignez-vous bien sur le suivi possible grâce aux informations données sur la présentation du DU ou par échange avec les responsables de la formation.  Petit conseil supplémentaire : essayez d’échanger avec les anciens étudiants, ce sont souvent les mieux placés pour vous parler d’une formation ! Les examens/partiels Les examens ou partiels d’un diplôme universitaire se déroulent généralement à la fin de la formation à l’université de votre DU. La date des examens est fixée au début de la formation, ou du moins, assez à l’avance, pour laisser les étudiants s’organiser et réviser.  De plus, des annales sur les sujets des précédentes années peuvent vous être données durant votre formation par vos enseignants. La forme du partiel, la durée, le sujet et l’exercice choisi dépendra de votre enseignant. Il est donc important de bien poser toutes les questions possibles en lien avec la formation pour être sûr de trouver une formation adéquate à vos attentes.  Quelques chiffres sur les diplômes universitaires Les diplômes universitaires en quelques chiffres :  Il existe en France plus de 3 000 DU sur différentes matières ; Il y a environ 20 000 étudiants et professionnels qui s’inscrivent chaque année dans un DU en France.  Les secteurs les plus populaires dans les DU :  Santé : environ 30 % des DU sont liés au secteur médical ; Droit et gestion : approximativement 25 % ; Sciences humaines et sociales : environ 20 %. (Source des chiffres : INSEE)a Liste de tous les DU Article co-rédigé par Marine Balaÿ, rédactrice SEO et Cassandre Thevin, responsable éditorial

  • Cours magistraux : quelle attitude en amphi pour bien mémoriser ?

    Conseils > Mémorisation L’attitude de l’étudiant en droit en cours magistraux – cours facultatifs donnés en amphi – est essentielle dans le processus de mémorisation Si vous voulez tirer profit de votre présence en CM, faites les choses à fond. Aller en cours constitue le premier socle de votre mémorisation. En amont, préparez le prochain cours en relisant vos anciennes notes puis soyez concentré, impliqué, prenez des notes de façon stratégique, posez-vous des questions. On vous donne 5 conseils pour avoir la bonne attitude en amphi ! 🙇‍♀️ Sommaire : 🏫 Conseil n°1 : Être assidu aux cours magistraux 📝 Conseil n°2 : Préparer les cours magistraux pour mieux mémoriser 🧠 Conseil n°3 : Tout faire pour rester concentré pendant le cours magistral 🤓 Conseil n°4 : S’impliquer à 100 % en amphi ✏️ Conseil n°5 : Travaillez vos notes après le cours pour faciliter l’intégration dans votre cerveau L’éternel dilemme : to go or not to go en cours magistral ? La présence en amphi est loin d’être facultative ou au bon vouloir des étudiants. En réalité, elle est d’une utilité sans pareille, et permet un gain de temps considérable si l’investissement est stratégique. Être présent physiquement ne suffit pas, il faut mobiliser sa concentration ! Voici nos cinq conseils pour faire du cours magistral votre premier pas vers la mémorisation et votre réussir ! 🤓 NB: certains étudiants réussissent très bien sans aller aux CM. Pour cela, ils s'organisent à fond et étudient avec les manuels et des cours récupérés auprès d'étudiants sérieux. Conseil n°1 : Être assidu aux cours magistraux 🏫 L'assiduité vous permettra de suivre le rythme de la fac. Si vous assistez aux cours de façon active et que vous les apprenez au fur et à mesure, cela facilitera le processus de mémorisation et de compréhension. Le cours magistral constitue le fondement de vos connaissances. Tout ce qui y est présenté alimente votre culture générale et juridique. Évidemment, « tout est dans les livres » mais, la manière de présenter un cours est réfléchie de sorte que vous puissiez intégrer et retenir plus facilement les éléments. Bien évidemment, chacun a sa méthode… Et, nous savons tous qu’il y a des enseignants soporifiques… Mais, le cours magistral, c’est avant tout un premier pas vers la mémorisation ! Autrement dit, apprendre le contenu de la discipline avec un livre vous demandera un investissement plus conséquent que de participer physiquement et mentalement de manière régulière et active au cours magistral. Ah, et aussi ! Les enseignants donnent des infos souvent importantes, pour les partiels par exemple, pendant les CM, donc ne manquez pas cette opportunité 😉. 💡 Le saviez-vous ? Chaque année, certains étudiants en droit font le choix de ne pas aller en cours d’amphi et réussissent quand même leur droit. C’est une stratégie qui peut porter ses fruits, mais à condition de savoir s’organiser et se renseigner sur ce qu’il s’est dit en amphi. Conseil n°2 : Préparer les cours magistraux pour mieux mémoriser 📝 Écouter, c’est entendre des sons et les comprendre : sélectionner, organiser et intégrer l’information fournie. Ainsi, vous devez savoir conserver l’essentiel, ce qui signifie être en capacité de trier l’information. Pour cela, il va falloir vous concentrer à fond en amphi, vous préparer à écouter. Cela nécessité d’être : présent psychologiquement (et physiquement) : l’astuce c’est de garder à l’esprit les raisons de votre présence en amphi et dans cette filière juridique. Rappelez-vous l’intérêt de votre assiduité (pour faire le métier de vos rêves, pour avoir un beau CV, pour défendre la veuve et l’orphelin) ; particulièrement attentif : Pour favoriser votre capacité d’attention, il est important d’éviter les distractions, d’être disponible et présent. 💡 Le saviez-vous ? Le téléphone portable constitue la distraction n°1 des étudiants. Ce qui perturbe votre cerveau et diminue votre capacité de concentration. Si vous voulez profiter de votre présence en amphi, notre recommandation, c'est de placer en mode avion votre téléphone et le mettre loin de vous (sac ou manteau). Placez-vous de manière à bien entendre et voir votre professeur (au mieux, devant), rangez votre téléphone dans votre sac. Ne naviguez pas sur internet en parallèle. Ne checkez pas vos e-mails (ils seront encore là à la fin du cours, promis). Pensez à relire vos notes précédentes avant le cours de droit afin de vite comprendre les nouvelles idées qui seront développées. Revoyez impérativement le vocabulaire juridique, les notions et les idées clés avant la séance. Ceci est impératif Conseil n°3 : Tout faire pour rester concentré pendant le cours magistral 🧠 Votre attention et votre cerveau doivent être totalement dédiés aux dires du professeur. Soyez donc focalisé sur l’enseignant. Recherchez des indices, des débuts de phrases tels : « Il y a deux raisons... », ou «  dans le premier cas... », qui suggèrent le nombre d’idées principales qui seront développées. Surveillez aussi les pauses de voix qui indiquent souvent qu’il s’attend à ce que les étudiants notent ce qu’il vient de dire. Évidemment, il est indispensable de noter ce que l’enseignant identifie comme important, ce sur quoi il insiste : « il ne faut jamais oublier que... », « je répète ». Nos maîtres pédagogues répètent souvent les mêmes idées car « la pédagogie est l’art de la répétition ». De cette manière, ils tentent de s’assurer que vous comprenez bien les éléments qu’ils dégagent. Il est donc inutile de noter quatre fois la même idée reformulée différemment ; d’où l’intérêt d’être attentif. Si vous vous contentez de noter sans réellement écouter le discours, alors vous perdez votre temps : le processus de mémorisation ne sera pas enclenché puisque vous entendez, mais n’écoutez pas. Les idées ne vont pas vous marquer, vous n’allez pas prêter attention aux anecdotes (ou blagues) de l’enseignant destinées à vous aider à retenir les différents éléments. Prendre des notes vous incitera à rester attentif. Toutefois, pour ne pas perdre de temps et le fil de la « conversation », pensez à employer des abréviations. Il existe l’« abréviation syntaxique » qui consiste enlever mots dans phrase sans perdre sens, et l’« abréviation lexicale » qui consiste à enlever des lettres dans un mot. N’oubliez pas qu’il s’agit de votre support d’apprentissage, veillez donc à l’adapter à vos besoins, et aérer vos pages. Conseil n°4 : S’impliquer à 100 % en amphi 🤓 Cherchez le but poursuivi par votre professeur d’amphi. Analysez les idées clés (généralement, il les répète et les reformule à plusieurs reprises) et essayez de faire des liens et d’imager ce que vous écoutez. Car le cerveau a besoin de concrétiser les informations abstraites pour les mémoriser. N’hésitez pas à poser des questions. L’astuce est de se demandant constamment « pourquoi ? ». Posez-vous des questions à vous-même, puisque se poser des questions fait partie de votre job d’étudiant en droit pour intégrer le cours. Mais aussi, s’il en donne la possibilité, profitez du moment pour interroger l’enseignant (pendant ou à la fin du cours). Cela créera un souvenir chez vous que vous n'oublierez pas, tout comme la réponse qu'il a donnée. Puis, il vaut mieux avoir une réponse avant l’examen ! Conseil n°5 : Travaillez vos notes après le cours pour faciliter l’intégration dans votre cerveau ✏️ Toutes ces étapes doivent se clôturer par l’intégration dans votre mémoire des éléments de votre prise de note. Pensez à relire et à extraire l’essentiel de vos notes tant qu’elles sont fraîches, il sera d’autant plus simple de les mémoriser. De cette manière, vous pourrez les retravailler, les remettre au propre et faire un rappel de mémoire (Lire la méthode du spacing effect) à nouveau tant qu’elles sont encore récentes. Au minimum, essayez de les revoir une fois avant le cours suivant (n’oubliez pas, ça contribue à la concentration) ! Vous voilà fin prêt pour être acteur de votre présence en cours d’amphi et mieux mémoriser le cours !

  • A-t-on le droit de consulter une copie d'examen ?

    Conseils > Lifestyle Après un partiel, qui ne s'est jamais demandé s'il avait le droit consulter sa copie d'examen ? Conditions de consultation des copies, droit d'accès et droit de communication des copies, délai de consultation, la Team Pamplemousse a mené l'enquête pour connaître tous vos droits et recours ! Prenez des notes les pépins 🗒️. Sommaire : I.A-t-on le droit de consulter une copie d’examen ?  II. Comment peut-on consulter une copie d’examen ? III. Y a-t-il un délai pour consulter une copie d’examen ?  IV. Est-ce utile de consulter ses copies ? V. Modèle de lettre pour une demande de communication de copie d’examen VI. En résumé, comment consulter sa copie ? I. A-t-on le droit de consulter une copie d’examen ? 🔍 OUI. Jeunes pépins, vous avez le droit de consulter vos copies d’examen, car vous disposez d’un droit d’accès à vos copies. Néanmoins, ce n’est pas un service à la demande… Vous ne pouvez pas les consulter n’importe où et n’importe quand. Le droit d’accès aux copies et aux fiches d’évaluation Le droit d’accès aux copies Le droit d’accès aux copies correspond au droit qu’ont tous les étudiants et candidats à un examen de consulter leurs copies après la correction. L’objectif de ce droit est double : ✅ Assurer la transparence du processus d’évaluation ; ✅ Permettre à chaque étudiant et/ou candidat de comprendre les notes de ses examens. 💡 Le saviez-vous ? Il y a un bruit qui court depuis des décennies dans les facultés, selon lequel les enseignants liraient uniquement les introductions et les titres de copies… Mythe ou réalité ? Pour en avoir le cœur net, consultez vos copies, vous verrez si elles sont totalement annotées 😉. 2 points importants : Vos copies d’examens publics sont des documents administratifs communicables (exemple qui illustre ce propos : CADA, Avis du 16 juillet 2020, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, n° 20200459) ; L’article L. 311-9 du Code des relations entre le public et l’administration (CRPA) encadre ce droit et prévoit ses différentes possibilités d’exercice. Le droit d’accès aux fiches d’évaluation  En principe, vous disposez également d’un droit d’accès à vos fiches de droit. En effet, la circulaire n° 2017-053 du 23 mars 2017 a rappelé que « la copie d'un candidat à un examen et sa fiche d'évaluation aux épreuves autres qu'écrites, détenues par l'administration, font partie des documents qui peuvent être communiqués aux intéressés s'ils en font la demande (cf. le code des relations entre le public et l'administration). ». D’accord, mais quelle différence avec une copie ? Les fiches d’évaluation sont des documents qui récapitulent et détaillent l’évaluation d’un travail ou d’une performance (ex. : un oral). Elles sont régulièrement utilisées par les enseignants et examinateurs pour les épreuves qui ne sont pas écrites. Vous y retrouvez souvent les mêmes éléments : 🧒 L’identification : votre nom, votre prénom, la date de passage et votre sujet ; 🧑‍🏫 Les critères d’évaluation : votre note ne repose jamais sur un seul critère. Plusieurs éléments sont évalués dans une grille d’évaluation ; ✏️ La notation : souvent, il est possible de voir le détail de la notation. Ex. : X points pour la pertinence du plan, Y points pour la fluidité de l’exposé oral, etc. ; 💬 D’éventuels commentaires : relevé des points forts et des points faibles du devoir, questions posées au candidat, etc. ; 🖋️ Signature de l’examinateur. Néanmoins, même si ce droit a été rappelé par une circulaire, consultez tout de même le règlement de votre établissement pour en connaître les modalités d’application. Le droit de communication des copies Au risque de vous décevoir, vous n’avez pas de droit de communication de vos copies. Eh oui, si vous prêtez attention à la lecture de l’article L. 311-9 du CRPA, vous verrez les mots « accès » et « reproduction »*. *Et encore, il ne faut pas que la reproduction nuise à la conservation du document… Vous avez donc le droit d’accès à vos copies, le droit de recevoir une reproduction de vos partiels, mais pas de droit à vous voir communiquer définitivement le document original. II. Comment peut-on consulter une copie d’examen ? 🧐 Pour consulter votre copie d’examen (ou de partiel, pour reprendre notre jargon de juriste), 3 possibilités s’offrent à vous : 🏫 La consultation gratuite à l’université ; 🖨️ La reproduction aux frais de l’administré ; 📧 L’envoi par courrier électronique. L’article L. 311-9 du CRPA (oui, encore lui) mentionne aussi la publication des informations en ligne, mais en réalité, c’est difficilement applicable (c’est bien une invention de juriste ça…). La consultation gratuite à l’université Le plus simple et le plus courant pour voir votre copie, c’est tout simplement la consultation gratuite à l’université (sauf si la préservation du document ne le permet pas). En principe (parce que oui, cela varie toujours selon les établissements), cette consultation peut se faire de deux manières différentes : ✅ Votre faculté organise une session de consultation des copies : une date, une heure et une salle sont communiquées (par voie d’affichage ou par e-mail) ; ✅ Votre bureau d’administration vous autorise à consulter votre copie, sur demande : il suffit de vous rendre à l’administration (vous savez, ce bureau mystique, ouvert uniquement les soirs de pleine lune ?) et de demander au responsable de vous présenter votre copie. Parfois, cette demande est plus formaliste, et il faut la formuler par écrit. Quoi qu’il en soit, cette consultation ne peut avoir lieu que sur place : vous ne pourrez pas emmener votre copie chez vous. Si vous vouliez encadrer votre 19/20 en droit administratif (ça existe ?!), ce ne sera donc pas possible… 💡  Bon à savoir : si vous effectuez votre cursus dans une école privée, sachez qu’elle n’est pas obligée d’accepter votre demande de consultation de copie. La reproduction aux frais de l’administré Si la reproduction ne nuit pas au document original, vous avez le droit de demander qu’une copie de votre partiel vous soit délivrée sur un support identique à celui utilisé par l’administration ou compatible avec celui-ci (art. L. 311-9, al. 2 CRPA ; CE, 08 avril 1987, n° 45172). Évidemment, dans sa grande générosité, l’administration vous laisse le soin de régler les frais de cette demande. Ces frais ne doivent pas excéder le coût de la reproduction, donc posez-vous des questions si la somme demandée se rapproche d’une somme de rançon… Avec cette solution, vous pourrez peut-être l’encadrer ce fameux 19/20. L’envoi par courrier électronique Troisième option (moins coûteuse que la précédente) : si votre copie est disponible au format numérique, vous pouvez y accéder par courrier électronique, sans frais. Et si elle n’est pas disponible sous ce format… Eh bien, vous n’avez pas le droit d’obliger l’administration à numériser le document. Il faudra donc prendre votre mal en patience et choisir une des deux options précédentes. La publication des informations en ligne L’alinéa 4 de notre article préféré, c’est à dire l’article L. 311-9 du CPRA, prévoit une quatrième possibilité : la publication des informations en ligne. Simple, efficace et rapide… Où est le piège ? Eh bien, en réalité, ce mode d’accès n’est possible que si les documents ne sont pas communicables uniquement à l’intéressé. Par exemple, une liste de résultats comme celle des résultats aux examens du CRFPA est générale : elle ne contient pas d’informations personnelles, si ce n’est le nom et le prénom des candidats. En revanche, au regard de l’article L. 311-6 du CRPA, la copie est plutôt un document qui concerne exclusivement l’intéressé. Donc, en pratique, cela est difficilement envisageable qu’elle soit disponible publiquement (la protection des données personnelles, tout ça quoi…). 💡 Bon à savoir : en revanche, sachez que vous pouvez retrouver plein d’exemples de copies en droit, dans différentes matières, et pour tous les niveaux (L1 jusqu’au CRFPA), sur notre site. Certains pépins ont accepté de partager, anonymement ou non, leurs copies quand les notes sont supérieures ou égales à 15/20. Grâce à leur rédaction et aux corrections des enseignants, cela vous permet de voir ce qu’il faut faire, ainsi que les erreurs à ne plus commettre ! Que faire si l’université vous refuse l’accès à vos copies ? Si vous avez formulé une demande d’accès à vos copies d’examen, et que cette demande est restée sans réponse pendant un mois, le silence de l’administration doit être interprété comme un refus, qui vous permet de saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA). Effectivement, l’article L. 311-12 du CRPA dispose que « Le silence gardé par l'administration, saisie d'une demande de communication de documents en application de l'article L. 311-1, vaut décision de refus. ». Donc, à compter de ce refus, vous avez deux mois pour saisir la CADA !   Dès lors, celle-ci se chargera de contacter votre administration afin de faire respecter votre droit d’accès à vos copies. 💡 Bon à savoir : si vous souhaitez exercer un recours contentieux contre votre faculté, car elle refuse de vous laisser accéder à vos copies, sachez que le recours devant la CADA est un préalable obligatoire (art. L. 342-1 Code des relations entre le public et l’administration). Pas de recours devant la CADA, pas de recours contentieux… III.Y a-t-il un délai pour consulter une copie d’examen ?  📅 Oui ! Malheureusement, vous ne pourrez pas consulter vos copies indéfiniment. Mais bon, qui a besoin de consulter une copie de L1 en master 2 ?  Pendant combien de temps peut-on consulter une copie ? En principe, vous avez le droit de consulter votre copie durant un an, à partir de la publication des résultats. Ainsi, si votre partiel a eu lieu le 13 janvier, mais que les résultats sont officiellement publiés le 29 mars, votre administration ne pourra pas vous refuser une consultation jusqu’au 29 mars de l’année suivante (sauf pour les motifs évoqués précédemment). Est-ce que des copies d’examens peuvent être détruites ? Oui ! Normalement, à l’expiration du délai octroyé pour la consultation des copies, celles-ci sont détruites. Mais, en pratique, il est possible que cette durée de conservation varie selon les universités. La destruction des copies est sécurisée, de sorte que les données personnelles soient respectées. Donc non, vous ne verrez probablement pas vos chargés de TD faire des feux de joie avec vos copies… Pourquoi cette destruction ? Il s’agit surtout de répondre à un besoin pratique. Prenez le nombre d’étudiants en droit en France. Ensuite, multipliez ce nombre par le nombre de matières qu’ils auront au cours de toutes leurs années de droit. Si vous ajoutez à cela les étudiants qui redoublent, ça fait… Beaucoup de copies. Tout ne peut pas être conservé ! 💡 Le saviez-vous ? D’après un sondage réalisé sur notre compte Instagram, 53 % des étudiants en droit consultent leurs copies après un partiel ! IV. Est-ce utile de consulter ses copies ?  🤷‍♀️ Maintenant que vous savez comment et quand consulter vos copies, vous vous demandez probablement : est-ce utile de le faire ? Est-il vraiment nécessaire d’aller admirer ce pauvre 6/20, aussi démoralisant soit-il ? La réponse est OUI, ça peut être extrêmement utile, et ce, pour 2 raisons : Comprendre votre note et voir vos erreurs Contester votre note En consultant votre copie, vous pourrez comprendre votre note, et voir vos erreurs. À moins qu’il s’agisse d’une copie du S2 de M2, vous aurez d’autres partiels. Or, vous êtes ici pour progresser, n’est-ce pas? Votre objectif est de vous améliorer constamment pour valider vos années, décrocher THE master, et exercer le job de vos rêves. Alors, relativisez votre mauvaise note, essayez d’en tirer du positif avec les commentaires et les conseils des enseignants, et vous saurez quelles sont les erreurs à ne plus reproduire !  Si, au contraire, vous ne comprenez pas votre note et vous estimez qu’elle est injuste, voire votre copie vous permettra de savoir si vous pouvez/voulez contester l’évaluation réalisée*. Eh oui, cela arrive rarement, mais il est possible de le faire ! *Mais comment conteste-t-on une note ? Avant de contester une note et d’entrer dans de longues procédures, demandez plutôt une clarification auprès de votre chargé de TD ou votre maître de conférences. Il aura peut-être des explications qui mettront fin à vos interrogations. Si cela n’est pas suffisant, voyez s’il est possible d’obtenir une copie de l’examen corrigé pour mieux comprendre ce que vous auriez dû faire. 🎤 Témoignage : « En L2, à notre partiel de finances publiques, tous les étudiants ont eu des notes catastrophiques (majeure et mineure confondues). 2, 4, 6… Horrible. Étant donné qu’il s’agissait de questions de cours, beaucoup d’étudiants sont allés consulter leurs copies, car personne ne comprenait. Dans la file d’attente pour la consultation, il y avait une fille devant moi qui avait eu 6. En regardant sa copie, elle a vu que la moitié n’avait pas été corrigée. Elle a donc demandé à l’enseignant si c’était normal, et il lui a répondu qu’il avait “oublier de terminer sa correction”... Sa note est remontée à 15, ce qui est énorme ! », Saskia, L3 Droit. Enfin, si malgré tout cela, vous constatez une erreur matérielle ou un problème avec l’attitude de l’examinateur, vous pouvez faire un recours gracieux, dans un délai de 2 mois suivant la notification de la note. Ce recours prendra la forme d’une réclamation par courrier, adressée au Président de l’université. S’il n’aboutit pas, il vous reste 2 options : Saisir le Médiateur de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur ; Faire un recours contentieux devant le tribunal administratif dans un délai de 2 mois suivant le refus du recours gracieux. Toutefois, ces cas sont rares. Privilégiez la communication avec vos enseignants, les pépins. V. Modèle de lettre pour une demande de communication de copie d’examen ✉️ Voici un modèle de lettre que vous pouvez utiliser pour demander à accéder à vos copies d'examen ! VI. En résumé, comment consulter sa copie ? 📝 En résumé, si vous voulez consulter votre copie d’examen/de partiel : ✅ Vous avez le droit d’accéder à vos copies et à vos fiches d’évaluation, sous certaines conditions ; ✅ Vous disposez de ce droit pendant 1 an ; ✅ Il existe 3 options pour consulter vos copies : ○     La consultation gratuite à l’université ; ○     La reproduction aux frais de l’administré ; ○     L’envoi par courrier électronique. ✅ La consultation des copies peut être utile à votre progression, pour que vous appreniez de vos erreurs. Elle peut également l’être si vous avez le souhait de contester votre note. En espérant que tous ces conseils vous seront utiles, la Team Pamplemousse vous souhaite bon courage pour vos révisions. Qu’elles soient régulières, efficaces et vitaminées ! Cassandre Thevin

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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