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Et voici ce que tu cherchais, cher pépin !
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  • Combien nos professeurs de droit sont-ils rémunérés ?

    Métiers du droit La rémunération des professeurs de droit en France ? S’il doit y avoir un secret le mieux gardé à la faculté de droit, c’est bien le salaire de nos enseignants. Qui n’a jamais vu son prof d’amphi arriver en costard-cravate, avec sa sacoche en cuir, comme s’il était employé de la Banque de Rothschild ? Mais combien gagnent-ils vraiment ? 💵 Sommaire 💰 Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💶 Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💵 Combien gagne le maître de conférence ? 💸 Combien gagne le professeur des universités ? 💰 Combien gagne le professeur agrégé ? 💶 Combien gagne le professeur associé à temps partiel ? 💵 Combien gagne le vacataire ? Professeurs de droit Rémunération Doctorant chargé d'enseignement 1 985€ brut / mois Attaché temporaire d'enseignement et de recherche 1 666€ net / mois Maître de conférence 2 300 à 4 000€ brut / mois Professeur des universités 3 200 à 6 400€ brut / mois Professeur agrégé 2 000 à 4 600€ brut / mois Vacataire 41,41€ brut de l'heure Professeur associé à temps partiel 453€ / mois Oui, on vise ces professeurs qui semblent mieux gagner leur vie que certains avocats d’affaires des plus gros cabinets anglo-saxons… et qui font des envieux parmi les mangeurs de pâtes au pesto rosso que nous sommes ; parce qu’il faut se le dire, on a commencé des études de droit croyant qu’on finirait par brasser la monnaie. Alors aujourd’hui, c’est le jour J, le jour de la révélation de ce qui ne doit pas être mis à jour : le salaire de nos chers enseignants préférés. Avant cela, et avant de vouloir vous lancer dans cette carrière, prenez quelques minutes pour découvrir les différents corps du métier (ben oui, apparemment, ils se la jouent diversité !). À vos lunettes ! En tant qu’étudiants en droit, on ne connait que 2 types d’enseignants : le prof d’amphi et le chargé de TD. Mais en réalité, il existe de nombreux autres statuts dont on ne soupçonnait même pas l’existence. On peut d'ailleurs être surpris par le salaire de certains métiers, tel que l'assistant de justice , ou du notaire , par exemple. Aaah, on a encore beaucoup à apprendre. Alors ne perdons pas de temps (on va la faire très courte, promis…) Pour votre référentiel, sachez que le salaire médian* en France : dans le secteur privé en 2019 était de 1 780€/mois (INSEE - 2019) ; dans le secteur public à 1 980€ nets par mois (INSEE- 2016) * 50% gagnent plus, 50% gagnent moins Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💰 Le doctorant contractuel chargé d'enseignement est un doctorant de niveau bac+6 à bac+8 s’occupant des TD pour environ 64h à l’année, pendant 3 ans. Ils peuvent également être des chargés de TD. La rémunération du doctorant contractuel est de 1 985 euros brut par mois. Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💶 L’attaché temporaire d’enseignement et de recherche est étudiant en fin de doctorat ou nouvellement docteur . C’est un peu l’étape 2 après l’allocataire de recherche- moniteur. Cela lui permet d’être rémunéré le temps de trouver un poste de maître de conférences. Il peut ainsi occuper ce poste pendant 2 ans, voire 3 s’il a passé l’agrégation du secondaire (pour être prof à la fac quoi). Il enseigne pour une durée de 128h de cours, 192h de TD ou 288h de TP, pour encadrer les étudiants, contrôler les connaissances et préparer les examens. La rémunération d'un attaché temporaire d’enseignement et de recherche, à temps plein, est d’environ 1666 euros net , à laquelle une indemnité de résidence (à hauteur de 1 ou 3%) et la prime d’enseignement (1015,74 euros net versée en 2 fois) et de recherche sont ajoutés. A mi-temps, l’ATER gagne 1174,89 euros net, avec l’indemnité de résidence de 1 ou 3% ainsi que la prime d’enseignement à hauteur de 507,87 euros versée en 2 fois. ❤️ Le saviez-vous ? Le salaire mensuel moyen en Ligue 1 (football) est de 94 000 euros. 90% des Français gagnent moins de 3 768 euros/mois 9% atteignent 8 850 euros/mois Combien gagne le maître de conférence ? 💵 Le maître de conférences est un fonctionnaire (ou enseignant-chercheur, comme il vous plaira). Ça y est ! Pour cela, le doctorant a été qualifié par le Conseil national des Universités et recruté par l’une d’elles. La qualification n’est valable que 4 ans, et à défaut de poste à la fin de ce délai, la personne doit de nouveau être qualifiée. Il occupe cette fonction pour 128h de CM par an, ou 192h de TD, mais il est aussi habilité à diriger une unité de formation et de recherche. Le "traitement" du maître de conférences est, en classe normale, de 2 298,91 euros à 4025,52 euros brut. Son traitement hors classe varie de 3288, 32 euros à 5174,99 euros brut. Combien gagne le professeur des universités ? 💸 Le professeur des universités est un fonctionnaire à l'instar du maître de conférence. Quand un docteur ou un maitre de conférence ne devient pas professeur des universités par le concours d'agrégation du supérieur, il doit passer une habilitation à diriger des recherches (HDR, un gros mémoire en quelque sorte), puis être recruté dans une université comme professeur des universités et voir son recrutement valider par le Conseil national des Universités. La rémunération mensuelle du professeur des universités , varie selon son type de classe. Dans le corps des professeurs d'universités, il en existe trois, chacune divisée en échelons : la seconde classe, la première classe et la classe exceptionnelle. Autrement dit, c'est un fonctionnaire qui est rémunéré en fonction de son grade. Lorsqu'il fait partie de la seconde classe, le traitement du professeur débute à 3234,97 euros brut, et peut monter à 5174,99 euros brut. Au sein de la première classe, le professeur peut bénéficier d'un traitement de 4025,53 euros brut, pouvant monter jusque 5689,09 euros brut. Enfin, lorsque le professeur fait partie de la classe exceptionnelle, qui est la plus gratifiante, son traitement peut varier de 5689,09 euros brut à 6445,69 euros brut. ❤️ Le saviez-vous ? Le portrait du "riche" en France : 59 ans, propriétaire de sa résidence principale, ⅓ habite à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, 60% sont cadres ou à la tête d’une entreprise (10%). Combien gagne le professeur agrégé ? 💰 Le professeur agrégé est reconnu comme un fonctionnaire doctorant car l'agrégation en droit nécessite bien un doctorat. En fait, il était enseignant du secondaire et a passé l’agrégation. Comme il n’est pas chercheur, il fait le double d’heures (192x2) qu’un enseignant chercheur, soit 384h (TD et CM). Cette différence est très simple à comprendre ; le temps de travail de l'enseignement-chercheur doit être divisé entre l'enseignement et la recherche. Tandis que le professeur agrégé, qui lui, n'est pas chercheur, consacre entièrement ses heures à l'enseignement. L'agrégation en droit constitue en effet le grade le plus élevé et le plus difficile à atteindre pour un enseignant de droit. La rémunération du professeur agrégé commence à 2076 euros brut lors de son année de stage, pour finir à 4555 euros brut après 30 ans de carrière. Il peut aussi bénéficier d’indemnités annuelles brutes, telles que celle de l’enseignement au sein d’un réseau d’éducation prioritaire, qui s’élève à 4646 euros, ou encore une prime d’installation versée à l’entrée dans le métier, d’un montant de 2000 euros. Combien gagne le professeur associé à temps partiel  ? 💶 Le professeur associé à temps partiel est souvent un professionnel, ou un enseignant chercheur d’une université étrangère. Nommé par un conseil de l’université pour 6 à 36 mois, il a le statut de salarié, avec un nombre de 96h à sa charge. Un diplôme d’équivalence est nécessaire, ainsi que 7 ans d’expérience professionnelle au cours des 9 dernières années. Ah, et puis il faut faire de la recherche. La rémunération du professeur associé à temps partiel est fixée lors de leur recrutement, par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, selon un indice de rémunération. Par exemple, l’arrêté du 10 mai 2007 fixait l’indice brut, lors du recrutement, à 453 euros, indice susceptible d’évoluer. Combien gagne le vacataire  ? 💵 Le vacataire est soit le chargé d’enseignement vacataire qui donne des cours aux étudiants, sans diplôme particulier ni de concours à passer. Son intervention dure souvent 3h. Soit l’agent temporaire vacataire , étudiant qui n’a pas obtenu le poste d’ATER ou MCF, mais aussi un retraité. Cet agent ne peut être recruté que pour les TD et TP, avec un taux de 96h (TD) à sa charge, ou 144 pour les TP. La rémunération du vacataire dépend du nombre d’heures effectuées en présence des étudiants et le taux horaires. Ainsi, une heure de vacation est payée 41,41 euros brut pour les TD, à savoir qu’une heure de vacation équivaut à 4,2 heures de travail effectif (Soit un taux horaire 17 centimes moins important que le SMIC, pas si fou quand on sait que certains s’habillent comme des ministres ! ). Olivia J.

  • Comment ne pas regretter son choix de master juridique ?

    Orientation > Masters juridiques La période d’inscriptions en M2 juridique et donc de la sélection des étudiants est ouverte ? Alors la compétition est lancée ! Chaque année, le stress est à son comble pour des milliers d’étudiants en droit en quête d’une formation bac+5. Vais-je réussir à être pris quelque part ? À décrocher le Master 2 de mes rêves ? Ou vais-je finir sur le carreau ? Pour ne rien regretter quant à son choix de master juridique, nous vous donnons quelques conseils. 🎓 Sommaire : ⚖️ Choisissez bien votre Master 1, une année charnière pour votre M2 📚 Le Master 2, posez-vous toutes les questions pour ne pas regretter 🏛 C onclusion Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’un master ? C’est ce qui vous attend après la licence ! Mais, qui dit master, dit spécialisation. Il faut donc se décider, acter de ce qu’on va devenir. On a beau savoir qu’un jour son choix viendra, on n’est jamais trop préparé. Personne ne vous avait dit que l’éventail de toutes les formations proposées vous donnerait le tournis. Bordel, mais comment ne pas regretter son choix de master juridique ? Choisissez bien votre Master 1, une année charnière pour votre M2 ⚖️ Là on se dit easy peasy lemon squeezy (soit, les doigts dans le nez citron pressé ) : il est ouvert de droit aux étudiants qui ont réussi leur licence (sauf si l’établissement fixe des limites de capacités d’accueil). Mais pas si izi pizi que ça : si en licence on vous demandait déjà de choisir des matières cohérentes avec un quelconque projet, imaginez un peu en master 1. Cette année charnière du M1 sera l’occasion de donner une orientation à votre parcours d’apprenti juriste. Ce n’est pas le moment de déconner : on peut vouloir découvrir une matière, mais pas 15. Des choix logiques montreront que vous êtes un étudiant en droit réfléchi , ce qui ne pourra que vous servir au moment de candidater en master 2. Le Master 2, posez-vous toutes les questions pour ne pas regretter 📚 Préparez-vous car un combat s’ouvre à vous : se démarquer des autres étudiants. Car oui, on ne peut jamais être sûr d’avoir un master 2 . Ça ne veut pas dire pour autant que vos rêves s’en trouveront anéantis. Au contraire, ça peut être l’occasion de voir autre chose, le temps d’une année, d’enrichir son parcours d’expériences à faire valoir lors de candidatures futures. Pour vous aider à faire le good choice dans le choice of your life , voici quelques tips . Démarquez-vous par la cohérence de votre parcours et de votre projet Toujours pas fixés sur la carrière rêvée ? Pas de panique ! Ce n’est pas parce qu’à 21 ans vous ne savez pas ce que vous voulez faire de votre vie que vous allez la rater. À l’heure actuelle, la loi du marché est difficile à appréhender . Il faut être conscient que nous sommes de plus en plus nombreux à faire des études de sorte que ce qui va vraiment vous démarquer, c’est la cohérence de vos choix , les stages effectués mais aussi, votre personnalité . L’idée c’est de vous poser les bonnes questions et d’être logique dans votre parcours et dans votre projet. Pourquoi faites-vous du droit ? Quels sont les sujets qui vous intéressent ? Quelle profession vous attire ? Quel sera alors le M2 qui sera la clé vers votre avenir professionnel ? Ainsi, vox choix doivent être cohérents entre eux (dès la L1 même ! À condition de savoir où vous allez). Si vous voulez faire de la RH, ça ne sert à rien de perdre du temps à postuler en pénal. Capice le principe ? Pouvoir expliquer vos choix de matières, de stages, de formation , c’est montrer à un recruteur (que ce soit un directeur de master ou plus tard dans la vie pro) que vous n’êtes pas là par hasard , mais que vous êtes motivés et calibrés pour la voie empruntée. C’est pas mal pour commencer ! Conseil : soyez curieux et sachez tout sur le M2 convoité. La priorité ce n’est pas de postuler à tous les masters réputés pour tenter de se faire mousser. Au mieux, faites votre short list. Au cas où, vous pouvez postuler à d’autres pour assurer vos arrières : mieux vaut trop que pas assez. Mais vous allez devoir investir plus de temps à postuler dans le(s) M2 de vos rêves, que pour les autres. La meilleure façon de ne pas regretter son choix de master, c’est d’en connaître le contenu mais aussi de connaître les attentes de son directeur. Écrire une belle lettre c’est pas une option mais bien que rédigée dans un français parfait, si le contenu ne correspond pas aux attentes, c’est dead . Aussi, on vous conseille d’échanger si possible avec le directeur du master 2 de vos rêves, et de vous barrer de votre ville fêtiche (si nécessaire). Conseil : lancez-vous dans les mondanités pour augmenter vos chances d’être pris en M2. On parle ici de sorties aux portes ouvertes des Universités qui proposent le master convoité. Cette démarche présente plusieurs intérêts. Déjà, vous allez prendre des renseignements auprès d’étudiants qui suivent ou ont suivi la formation. De vrais retours , de vraies expériences et peut être de vraies mises en garde. Ensuite, ça va vous permettre d’avoir un regard concret sur ce qui est proposé par la formation. Mieux, le Directeur de master sera là pour parler de son master. Il sera certainement accaparé par des dizaines d’étudiants en quête d’infos. La patience sera votre alliée, jeunes padawans. Ce sera le moment de vous présenter et de poser vos questions  : qu’est-ce qu’il attend des prochains étudiants (et donc d’une candidature, comment elle doit lui être présentée, etc…). Cela va vous permettre d’éviter pas mal de boulettes au moment de postuler et d’être le plus complet possible . Et, si vous vous êtes bien fendu la poire avec lui avec des blagues juridiques de qualité , il se rappellera peut être de vous au moment de se décider. La concurrence est féroce, il faut se renseigner, se montrer, s’intéresser. Bref, il faut se bouger. Conseil : sachez sortir de votre zone de confort pour trouver le bon M2. Des étudiants de la France entière vont convoiter votre master rêvé. Du coup, il faut convoiter le master rêvé dans la France entière. C’est-à-dire : oui, il fait bon vivre à Strasbourg et maintenant, vous avez vos entrées à l’Happy Hours. Mais, il va falloir peut-être songer à quitter la ville. Et peut-être monter à Paris pour candidater éventuellement au MS Droit & Management International de l’ESCP ? 💡   Le saviez-vous  ? 20 700 masters et 800 doctorats sont délivrés chaque année en droit (INSEE). Ok GOOGLE, dis-moi quelles Universités proposent un master en Droit du contentieux. Munissez vous de la liste des Universités, éplucher leurs plaquettes et voyez ce qu’elles proposent. Par exemple : dans telle Université, on a plus de partenariats avec des professionnels, dans telle autre, on a plus d’heures de cours. Certes, cette démarche est fastidieuse . Mais jouer à chifoumi pour choisir votre master semble être le meilleur moyen de le regretter. Le mieux c’est quand même de savoir si vous souhaitez enseigner, passer des concours, vous orienter en entreprise, ou autre. Des passerelles existent par la suite. Mais dans l’immédiat ça vous permettra d’orienter votre choix : vous aimeriez faire tel métier, ce secteur vous intéresse, du coup il vous faut faire telle formation qui se trouve dans telle université. N’hésitez pas à squatter l’espace avenir de votre université, les salons d’orientation etc… le plus tôt possible. On vous déconseille par contre de faire 50 000 candidatures de M2. Cela va vous faire perdre du temps, mais cela vous empêchera surtout de vous concentrer sur les formations qui vous intéressent réellement. Oubliez la technique du sur un malentendu ça peut marcher. Ce n’est pas la peine de gâcher du papier pour des « candidatures sécurité » si de toute façon vous ne comptez pas vous exiler. Conseil : demandez-vous ce que vous souhaitez faire après votre M2. La vérité c’est qu’ il n’y a pas de différence majeure entre les masters recherche ou pro , si ce n’est le second semestre de la formation. Vous souhaitez vous diriger vers une carrière d’enseignant-chercheur ? De professeur ? Un master recherche sera recommandé puisqu’il est une étape obligatoire pour ceux qui veulent préparer un doctorat . Il suppose un travail de recherche personnel, en plus de vos heures de cours et comporte des enseignements essentiellement théoriques . A la fin, vous rédigez un mémoire qu’il vous faudra soutenir devant un jury . Par contre, la réciproque n’est pas vraie : s’engager dans une thèse sans être passé par la case mémoire, c’est quasi impossible. Si vous êtes certains que vous ne vous lancerez pas dans le doctorat, préférez le master pro qui vous introduira dans le milieu professionnel auquel vous vous destinez. En plus, il n’est pas à exclure qu’après votre stage, vous soyez embauché dans la structure d’accueil. JACKPOT . Pour clore votre master professionnel, il vous faudra rédiger un rapport de stage dans lequel il ne s’agira pas de raconter vos journées style « arrivée à 9h, go à la machine à café » , mais de travailler autour d’une problématique juridique rencontrée en stage . A savoir, certaines spécialités proposent les deux options , de sorte que tout le monde est en cours ensemble au premier semestre, et ensuite chacun sa route, chacun son chemin : Jacques va en stage, Michel va à la bibliothèque. CONCLUSION 🏛 Rien ne tombera tout cuit . Attention, ça va faire mal mais gardez en tête qu’aucune formation ne vous garantira un emploi : c’est à vous d’en faire quelque chose. On va vous donner les clés pour vous lancer, à vous de vous les approprier, de bosser pour réussir des concours ou de vous montrer motivés pour intégrer une société. Avant de postuler, posez-vous les bonnes questions : dans quel secteur vous voulez exercer ? Quel métier vous voulez faire ? Quelle formation va vous permettre d’y arriver ? Au niveau des débouchés , c’est sûr qu’un DJCE ouvrira plus de portes qu’un master ultra spécialisé type Droit de l’Homme ou Droit de la mer. Mais si vous êtes sûrs et certains de vouloir bosser dans ce domaine, ce serait dommage de ne pas se lancer. Il faut être réceptif aux difficultés d’un milieu, mais pas pour autant se décourager. Le tout, c’est de pouvoir expliquer vos choix . Vous verrez quand vous intégrerez le milieu professionnel qu’on en apprend encore beaucoup « sur le tas ». On ne peut pas se former à tout . Alors, réfléchissez à ce que vous envisagez, adaptez vos choix en fonction et rassurez-vous , rien n’est figé : se faire confiance, c’est la clé. Aurore Lafond

  • [Concours d’éloquence] conseils pour arriver finale (témoignage)

    Conseils > Autres Pour faire flamber votre CV, rien de tel que de décrocher une médaille à un concours d’éloquence. Vous savez, ces challenges un peu (complètement) stressants, où personne n’est formé pour réussir... mais qui vous font grandir à une vitesse folle ? Bérénice, timide L1, est arrivée en finale et nous livre ses conseils pour participer à un concours d’éloquence. 👄 Sommaire 😉 Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? ✍️ Réalisez un bon brainstorming 🗣 Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🎤 Choisissez une forme et un style adaptés 👨‍💻 Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 💪 Relisez, modifiez, réécrivez Pour arriver en finale et gagner un concours d’éloquence , voici des conseils à suivre :   réaliser un bon brainstorming ; trouver les bons points à traiter dans sa plaidoirie ; choisir une forme et un style adaptés ; travailler sa rédaction ; relire, modifier, réécrire. Ah les concours d’éloquence ! En tant que petits rats du droit, nous avons tous déjà entendu parlé. Personnellement, cela m’a toujours fait rêver : bien parler, bien s’habiller, se faire entendre, être drôle. Mais je me suis toujours posé la même question et je pense ne pas être la seule : Un concours d’éloquence, est-ce que c’est seulement savoir argumenter avec facilité ? Et bien, c’est en tant qu’étudiante en L1 à Poitiers que j’ai décidé de participer à ce concours (sur un coup de tête hein^^) pour vérifier la réponse à cette question existentielle. C’est ainsi que grâce à cette aventure digne de Koh Lanta (puisqu’à la fin, il n’en restera qu’un !)… … J’ai entendu tout un tas de bêtises qui m’ont bien écorché les oreilles. Alors, moi, grande timide, mais tout de même finaliste, je me suis dit :  Prenez votre pamplemousse à deux mains, brisez le silence et rétablissez la vérité ! Alors, si vous aussi vous voulez tenter votre chance en éloquence et prouver que tous ces clichés, c’est du pipeau, alors go go go ! Les info/intox sur les concours d’éloquence « Les timides ne peuvent pas concourir aux concours d’éloquence » ❌ INTOX Non, non et non, ce ne sont pas les étudiants en droit qui posent les questions en amphi et qui se portent volontaire (on n’est pas dans Hunger Games non plus… ou presque) pour aller inscrire leur plan de droit des obligations au tableau qui brillent au concours d’éloquence -> parole de grande timide! Si ça peut rassurer, je suis de l’espèce des timides, ou des grands peureux (comme un publiciste devant un code de procédure civile par exemple). C’est-à-dire que, jusqu’ici, je n’avais jamais réussi à m’imposer. Mais je tiens à ce que la vérité soit dévoilée : oui, tout le monde peut participer , tenter sa chance et ce, même en étant hyper timide (j’ai de petits conseils tout au long l’article, c’est cadeau 😉). « Ceux qui réussissent sont les moins stressés » ✅ INFO Seuls les personnages de fiction ne stressent pas. Pour moi, le stress est un élément essentiel dans chaque chose qui nous challenge . Ce moment où tu sens que le moment approche, que tu n’écoutes plus tes concurrents parler, trop absorbé par tes pensées, tes peurs, ton texte… Ce stress qui te fait trembler le corps et la voix. Le plus dur, après l’écriture de ton texte, c’est de savoir dompter ce stress, mais pas de le supprimer totalement : cette anxiété, c’est ce qui permet de vous améliorer, de vérifier chaque détail et cela de la simple rime jusqu’au bouton de votre veste. Alors, ne le renie pas mais apprend à le gérer ! Pour cela, je conseille la respiration, en fermant les yeux : faire le vide, ne penser à rien, et surtout croire en soi. « Un texte drôle qui répond au sujet et le tour est joué ? » ❌ INTOX Un des principes pour gagner un concours d’éloquence, selon moi, c’est de susciter de l’émotion chez le public et le jury . Mais cette émotion regroupe beaucoup de choses en réalité : il faut arriver à convaincre, à frapper, à faire pleurer (pour les plus forts d’entre nous), mais aussi à faire rire. Souvent, le rire peut être un moyen de relativisation face à certains faits touchants, marquants, ou même alarmants. Mais c’est en ce sens qu’il faut savoir utiliser l’humour à bon escient : vous pouvez en effet choisir de susciter le rire afin de faire passer un argument honteux comme acceptable. Mais faites attention alors à ne pas trop en rajouter , car cela priverait le texte de toute crédibilité ! Convaincre passe par un fond sérieux, le vrai. Ça vous sera utile aussi si vous concourrez à un trophée juridique pour changer le cours de votre carrière. « Genre le langage courant, ça passe crème, nan ? » ❌ INTOX Info vérifiée et revérifiée encore par le ministre de l’Académie française (oui j’invente un ministre je suis comme ça) : évitez l’utilisation du langage familier et les tiques de répétition . Sont à bannir les « genre » « ou pas », ou encore le très aimé « du coup »… L’éloquence est un exercice complexe et difficile, il ne s’agit pas de parler tel un comte du XVIIIe siècle, mais quand même ! Et si vous ne trouvez pas les mots, que vous vous répétez, le meilleur conseil est d’ouvrir tout simplement une page de synonymes, d’antonymes ou de rimes et le tour est joué ! Même si ça a l’air plus facile à dire qu’à faire, croyez-moi, le plus dur c’est de se lancer ! « Le potpourri de rimes et de blagues, ça marche à tous les coups » ❌ INTOX Bon, qu’on se mette d’accord : un concours d’éloquence, ce n’est pas un championnat de rimes et de blagues vaseuses. Le plus important, c’est de doser : Recette 2.0 : écrivez un texte cohérent (et un peu glamour), ajoutez une pincée d’humour, le tout avec un zeste de subtilité et le tour est joué ! « Se gargariser en toute simplicité ! » ✅ INFO La diction, l’articulation, sont les clés pour être compréhensible . Avec le stress, il est facile de s’emballer, de manger des mots, de perdre son souffle. C’est normal et je pense que c’est du bon stress, mais il faut apprendre à le gérer. Pour ça, rien de mieux qu’un bon coup de vitamines, d’un chamallow dans la bouche et hop c’est parti ! Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi sèches ? Je veux et j’exige d’exquises excuses Si ces six saucissons-ci sont à six sous, ces six cents saucissons-ci sont à six cents sous Répétez à voix haute à la BU ou au micro de l’amphi et envoyez vos vidéos à magazinepamplemousse (at) gmail.com. « Il faut gesticuler comme un âne pour être bon au concours d’éloquence » ❌ INTOX Le langage corporel est aussi important que le texte, c’est un fait. Cela fait partie de l’attitude : il ne suffit pas de lire son texte, il faut le vivre, le sentir, le bouger, mais sans en faire trop !! On ne vous demande pas de mimer, on vous demande de convaincre. Et si vous n’êtes pas à l’aise devant un pupitre et bien déplacez-vous si vous le pouvez (demandez un micro portatif par exemple) ! Mais ne ressemblez pas à un pitre ambulant, cela ne servira pas à grand-chose à part distraire l’auditoire qui ne fera même plus attention à vos propres mots. « Faire lire son texte à ses proches, c’est fastoche ! » ✅ INFO L’entourage est le meilleur des conseillers : pour être passée par là, cela peut être assez frustrant de ne pas garder son texte, de ne pas pouvoir le dévoiler au grand jour le fameux soir du concours. Mais je peux vous assurer que cela peut permettre d’éviter les contresens, les hors sujets, les répétitions etc… Alors, faites-le lire si vous pouvez à quelqu’un de totalement extérieur au monde impétueux qu’est celui du droit  ! L’étape du brainstorming que l’on évoquera à la fin de l’article est une étape qui peut manifestement (pour moi, cela doit) se faire lorsque l’on est entouré : quand vous recevez votre sujet, demandez à votre entourage ce qu’il en pense, comment il comprennent votre point de vue, de quelles manières il envisage une réponse, etc… « La loi stipule (même en l’écrivant j’ai mal) ❌ INTOX Bon ça n’a rien à voir, mais j’étais obligée, pour éradiquer les irréductibles Gau-law-a : La loi DISPOSE, le contrat STIPULE. C’est tout^^ « Sapé comme jamais, la clé du succès » ❌ INTOX Comme le langage corporel, la tenue (on ne va pas se mentir) c’est aussi important, mais on ne vous demande pas de débarquer comme une diva à la Fashion Week non plus. Cette tenue est la première chose que l’on voit chez une personne. Si vous n’êtes pas à l’aise en robe, en talon, ou en costume, alors privilégiez les habits simples, dans lesquels vous vous sentez à l’aise puis rajoutez une touche classe : un ruban, un foulard, ou même une paire de boucles d’oreilles, ça peut faire la différence !. Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? 😉 Bon, maintenant si vous rêvez comme Me Dupont-Moretti que l’on vous acclame tel un meneur de foule dans un stade bondé, ce ne sera peut-être pas le cas tout de suite … Mais voici d’autres tips pour vous aider à briller, tel un cours jaune fluoté ! Et surtout voici de bons petits trophées qui vous permettront d'ouvrir le plus de perspectives d'avenir . Réalisez un bon brainstorming ✍️Je pense que c’est l’étape la plus importante et la plus enrichissante. Elle passe non seulement par l’écriture de tout ce qui vous vient par la tête dès que vous recevez votre sujet, mais aussi par la lecture d’articles, la visualisation de films en rapport avec le thème (si vous avez le temps), la recherche de citations, d’expressions, de blagues etc… C’est THE étape pour remplir au maximum la matière de votre texte, de la forme jusqu’au fond. Une fois que vous avez décortiqué votre sujet, mot par mot (je dis bien TOUS les mots), vous pouvez alors vous attaquer à la réelle réflexion concernant le fond. Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🗣 C’est selon mon expérience, l’étape la plus compliquée : celle qui vous fait vous sentir dans tous tes états, car vous venez remettre en question vos arguments, parce que vous vous rendez compte qu’ils sont hors-sujet, ou parce qu’ils pourraient être mal interprétés… Le tout ici, c’est d’être LOGIQUE  : il faut se répéter le sujet. Exemple : la banane est-elle un fruit comestible ? Réponse imposée : NON. Ici, il faut se demander pourquoi la banane n’est pas un fruit comestible ? Pourquoi il serait faux d’affirmer pareille chose ? Comment démontrer que l’être humain ne peut manger cet aliment ? etc… Il faut en réalité essayer de reformuler la question et de trouver des arguments solides qui répondent parfaitement à cette dernière (Attention tout de même à la reformulation-déformation, qui peut conduire à un hors sujet…). Choisissez une forme et un style adaptés 🎤 Ici, on va parler du rythme du texte, ce qui est aussi (décidément il y en a beaucoup) un des points trèèès important du texte : c’est ce qui va rythmer votre respiration, vos temps forts et vos moments de suspens. En ayant vos différents arguments, vous pouvez par exemple découper votre texte en paragraphes. Pour le style, tout dépend de vous et de votre sujet : si vous avez une question sérieuse, le fond devra être impeccable, mais avec des traits d’humour qui seront très appréciables. Inversement, un sujet de nature drôle devra être aussi ponctué par des jeux de mots, mais surtout devra être démontré avec des arguments solides, pour prouver au jury que même un sujet amusant peut soulever de vraies problématiques ! Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 👨‍💻La rédaction diffère selon les esprits : elle peut être effectuée sous le coup de l’inspiration (personnellement mes textes sont écrits en 2h de temps et sont modifiés un peu tous les jours, à chaque fois que je relis mon travail) mais aussi par petits bouts, par idées, par paragraphes etc… Le tout est que cela suive une ligne directrice, que cela colle au maximum au sujet et surtout que cela reflète votre personnalité, vos envies. Ce texte, c’est le vôtre. Relisez, modifiez, réécrivez 💪 La dernière étape pour un texte parfait… la RELECTURE . Mise en situation réaliste (si, si je vous assure) : vous êtes en partiel de droit administratif, il vous reste 5 minutes et vous vous rendez compte que vous avez écrit « 8 février 1873, Décision Correcteur » au lieu de « 8 février 1873, Décision Blanco ». OK là c’est THE faute, il faut corriger ça. Et bien un texte d’éloquence c’est pareil, il faut que chaque mot soit bien placé, dépecé et même décortiqué pour que tout pèse parfaitement dans la balance. Bien-sûr, tous ces conseils ne tiennent qu’à ma petite expérience, et il existe beaucoup de méthodes complètements différentes, mais si je peux aider un petit juriste en détresse, alors autant en faire profiter ! Puis finalement en y réfléchissant bien, un concours d’éloquence c’est avant tout… Très bien sur un CV S’affirmer à l’oral Se préparer aux oraux de concours Prendre confiance en soi Gagner de la rigueur à l’écrit Et oui, ça permet tout ça, alors n’hésitez pas ! Bérénice Doyette

  • À 2 semaines des partiels : les 3 conseils de Dalloz

    Conseils > Méthodologie Bon, entendons-nous bien : en licence de droit, les examens se préparent en travaillant de façon continue durant tout le semestre. Ici l’objectif pour ceux qui se réveilleront à 2 semaines des partiels, c’est de limiter la casse en optimisant le peu de temps à votre disposition. Heureusement, Dalloz est là pour vous épauler. 📚 Sommaire 📕 Adopter la bonne méthode de travail 👨‍🎓 Faire un planning et prioriser ses révisions 🔑 Mémoriser le plan du cours et les notions clés Adopter la bonne méthode de travail 📕 Rien ne sert de se lancer dans des révisions acharnées si tu n’as jamais appris à apprendre le droit. Il est important de maîtriser , d’un côté, les différents exercices comme la dissertation juridique et les commentaires d’arrêts, et de l’autre, la bonne méthode d’assimilation du cours. Faire un planning et prioriser ses révisions 👨‍🎓 Il est désormais important d’identifier et de miser sur les matières à gros coefficient, ce sont celles que tu dois maîtriser absolument. De là, vous allez pouvoir mettre en place un planning réaliste que vous devrez respecter scrupuleusement. Mémoriser le plan du cours et les notions clés 🔑 Vous n’avez que très peu de temps pour assimiler chaque matière et votre cerveau n’est pas une machine. Concentrez vos efforts et votre temps sur l’apprentissage et la mémorisation du plan de cours, cela vous permettra de réviser l’essentiel et de structurer votre vision de la matière. Les Mémentos Dalloz ont justement été conçus sous forme d’un plan détaillé qui se concentre sur les notions clés du cours.

  • [Mindmapping] La tendance qui va révolutionner vos études de droit

    Conseils > Mémorisation Et si la méthode du mindmapping allait révolutionner la mémorisation de vos cours de droit ? Aussi appelée la méthode des cartes mentales, le mindmapping permet d’organiser des informations de façon logique pour en faciliter l’apprentissage. Parfait pour retenir des parties particulières de cours. 🧠 Sommaire 🤔 Qu’est-ce qu’une mind map ? 😀 La mindmap, ça marche ! ❓ Quand utiliser une mind map ? 🗺️ Comment réaliser une mind map ? ☠️ Les pièges à éviter Grâce au premier numéro de votre magazine préféré vous connaissez désormais votre profil d’apprentissage et vous appliquez quotidiennement la méthode du spacing effect . Il est désormais temps d’apprendre à se réapproprier son cours pour mieux le retenir. Pour ce faire, on vous présente la méthode des mind maps qui est particulièrement recommandée aux étudiants au profil visuel (mais pas que !) et à tous ceux qui envisagent une réorientation en licence d’arts plastiques (mais pas que !). Qu’est-ce qu’une mind map ? 🤔 La mind map , carte heuristique ou diagramme en arbre est une méthode qui va vous permettre de réaliser une représentation graphique des informations contenues dans vos cours afin de faciliter votre mémorisation . C’est le psychologue anglais Tony Buzan qui a formalisé et rendu célèbre cette méthode dans les années 70 mais il semblerait que ses véritables origines ne datent pas d’hier puisqu’elles remonteraient au philosophe néoplatonicien Porphyre de Tyr qui vécut au IIIe siècle. Objectif  : parvenir à organiser sa pensée car l’étudiant en droit est régulièrement confronté à une quantité très importante d’informations et à des données parfois linéaires et rébarbatives (une pensée émue pour les L2 et leur GAJA). Pour les plus visuels d’entre vous, transformer tout ceci en un diagramme coloré et attrayant peut être un vrai plus ! La mindmap, ça marche ! Études menées sur le mind mapping 😀 Une étude américaine menée par le National Reading Panel en l’an 2000 ( Teaching Children to Read: An Evidence-Based Assessment of the Scientific Research Literature on Reading and its Implications for Reading Instruction ) a démontré que l’utilisation d’outils visuels, tels que les mind maps, fait partie des sept moyens les plus efficaces pour améliorer la rétention d’informations par les étudiants. En effet, si l’être humain ne sollicite la plupart du temps qu’une partie de son cerveau à la fois cette technique permet de solliciter les deux hémisphères dans le même temps car elle est non seulement visuelle (hémisphère droit) mais également logique (hémisphère gauche). Le professeur David A. Boley de l’Université américaine John Hopkins a également mené une étude impliquant des étudiants qu’il a divisés en deux groupes. Le premier groupe était autorisé à faire appel aux mind maps tandis que le second devait employer des méthodes d’apprentissage plus traditionnelles. Résultat : le premier groupe bien que peu familiarisé à la méthode des mind maps a vu son taux de réussite augmenter de 12%. Le professeur a donc autorisé le second groupe à adopter cette même méthode et a pu constater là encore une augmentation significative du taux de réussite des étudiants. Quand utiliser une mind map ? ❓La mind map peut être utilisée à différentes occasions mais puisqu’elle permet de distinguer visuellement et de façon claire les points essentiels des détails, elle semble tout indiquer pour : La remise en forme de ses notes de cours ; L’apprentissage du plan, si important pour les étudiants en droit ; Résumer un long texte ; Réviser rapidement un cours sans entrer dans de trop nombreux détails ; La récitation d’un cours notamment via la méthode de la feuille blanche Comment réaliser une mind map ? Étape 1. L’heure du choix : mind map manuelle ou numérique ? - 🗺️ Il existe aujourd’hui de nombreux logiciels qui permettent de réaliser des mind maps, leur version gratuite étant le plus souvent plutôt suffisante : SimpleMind, Coggle, XMind, Mind42 etc. - Les + / les - : la mind map manuelle peut être moins rapide à réaliser, moins propre et plus difficile à modifier mais elle permet une participation plus active au processus de création ce qui entraîne un meilleur ancrage des informations . À vous de voir ce qui vous convient le mieux ! Mais on vous conseille à la mano ! Étape 2. L’invocation du « de Vinci » qui sommeille en vous - Prenez une feuille blanche et basculez-la en mode paysage. <---> - Sortez vos plus beaux stylos, crayons de couleur, feutres ou stabilos (toujours fidèles au poste) car les couleurs, les polices, les pictogrammes sont très importants dans cette méthode. Il faut que ça claque et que vous preniez du plaisir à regarder votre mind map  ! Étape 3. Le choix d’un sujet central - Choisissez le thème principal que vous souhaitez développer au travers de votre œuvre d’art à venir : titre d’un chapitre de votre cours, d’une sous-partie etc. - Placez le bien au centre de votre feuille car toutes les ramifications (maximum 4/5 branches principales) vont partir de ce point il faut donc avoir un maximum de place. Étape 4. La construction des branches - Entrez progressivement dans les détails en créant des ramifications dont les premières (4/5 max donc) partent du centre et suivez la logique de votre cours . Exemple : votre sujet central est « le meurtre » à la suite duquel vous pouvez créer deux ramifications : « les éléments constitutifs » / « les sanctions ». Dans le prolongement des « éléments constitutifs » vous pouvez créer deux nouvelles ramifications « l’élément moral » / « l’élément matériel » que vous détaillerez ensuite dans de nouvelles branches et ainsi de suite . - Entre vos différentes idées dessinez des lignes ou des flèches de différentes couleurs ou épaisseurs et remplacez même certains mots par des petits dessins si cela est plus parlant pour vous. - Vous pouvez laisser reposer votre mind map et la compléter avec de nouvelles informations au fur et à mesure de l’avancement de vos cours. Les pièges à éviter : ☠️ Vous êtes étudiant en droit, pas aux beaux-arts: ne perdez donc surtout pas trop de temps à faire de la déco ; Vous n’êtes pas non plus étudiant en lettres modernes : ne faites donc pas de phrases. Le but n’est pas de réécrire tout votre cours sous forme d’arbre donc utilisez un maximum de mots clés qui vous permettront de retrouver dans votre mémoire les informations suivantes ! La mind map doit rester lisible alors méfiez-vous des sujets centraux trop larges qui entraîneraient un trop grand nombre de ramifications. N’hésitez donc pas à multiplier les mind maps si nécessaire ! Une mind map doit rester claire et aérée. Voici un petit exemple qui vous permet d’entrevoir la structure générale d’une mind map. Celle-ci est volontairement vierge car c’est à vous d’organiser la vôtre comme bon vous semble en fonction de votre cours et d’y intégrer les informations/mots clés qui vous paraissent les plus pertinents. Chaque mind map est unique et se doit d’être à votre (glorieuse) image ! Schneider Alizée

  • Playlist musicale et podcasts d’un étudiant en droit 🎧

    Lifestyle Il paraît que la musique adoucit les mœurs… Peut-être aussi l’angoisse permanente de l’étudiant en droit. Pour ce faire, Pamplemousse te propose deux playlists musicales et de podcasts qui t’accompagneront lors de ces prochaines semaines. Celles-ci n’ont certes pas été validées par la SACEM mais s’écoutent sans modération ! 🎧 Sommaire 🎧 Playlist n°1 – Les musiques idéales pour détendre un étudiant en droit 🎶 Playlist n°2 – Les podcasts juridiques, idéal pour revenir à nos moutons 🎶 Les Podcasts du Village de la justice 🎤 Les podcast de France Culture 🎙 Les entretiens, débats et interviews de Me Henri Lecler c ⚖️ « Juste un droit » le podcast de 20 Minutes 🎧 Les podcasts « Besoin de rien envie de droit » Playlist n°1 – Les musiques idéales pour détendre un étudiant en droit 🎧 Lorsque tu révises les matières suivantes : Droit constitutionnel  : Douce France  - Charles Trenet Droit pénal  : Du Ferme  - La Fouine Droit bancaire  : Money Money Money  - ABBA Droit du travail : L’international  Droit de la famille  : Mon fils ma bataille  – Daniel Balavoine Droit des sociétés  :   Ma petite entreprise  – Alain Baschung Droits et libertés fondamentaux : Think  - Aretha Franklin Droit de l’Union Européenne  : Goodbye my lover  - James Blunt (une petite pensée pour nos anciens compagnons britanniques partis trop tôt) Le saviez-vous ? Il existe la profession de “juriste en droit de la musique”. Et ça rapporte pas mal (25 à 30k en tout début de carrière) Attention : écouter de la musique forte et avec des paroles augmente le risque de déconcentration de presque 80% Droit administratif  : Heigh Ho  ! - Blanche Neige et les sept nains (à écouter pendant la lecture de l’arrêt Conseil d’Etat, Assemblée, 27 octobre 1995, n°136727 – Commune de Morsang-Sur-Orge). Quelques heures avant le début des partiels : Je suis malade  - Serge Lama Lorsque tu obtiens les résultats du semestre : C’est passé : I Feel Good - James Brown Direction les rattrapages : Seconde Chance  - Dadju Lorsque tu t’apprêtes à commencer ton cas pratique du lendemain à 1h du matin : Eye of the Tiger  - Survivor Lorsque tu essayes de t’adresser à l’administration de l’université : Help  - Beatles + image d’album Lorsque tu arrives à la BU pour réaliser tes 245 fiches, cinq jours avant le début des examens  : Deum Verum – Gregorian Chant Playlist n°2 – Les podcasts juridiques, idéal pour revenir à nos moutons Les Podcasts du Village de la justice : 🎶Village de la Justice te propose différents podcasts abordant des thèmes bien particuliers tels que « les technologies du droit à l’épreuve du futur », « la proximité du droit » ou encore la notion « d’engagement » dans le domaine du droit. Certains de ces épisodes audio sont des reprises de conférences tandis que d’autres ont un format plus « classique ». Chacun d’entre eux dispose d’un synopsis afin de mieux cerner le thème abordé. La durée d’un épisode pouvant varier de 10 à 30 minutes, ces Podcasts peuvent être écoutés lors d’un trajet, sous la douche ou encore pour terminer sa journée. Les podcast de France Culture  : 🎤 Cette plateforme de France Inter te permet d’accéder à une multitude de podcasts liant droit, justice et nouveautés. De quoi ne plus perdre une miette, un zeste, de notre actualité juridique ! Conseil d’écoute : « Dans quel état est le droit ». Le sujet est divisé en cinq épisodes et présenté, notamment, par François Sureau, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Les entretiens, débats et interviews de Me Henri Leclerc  : 🎙 Avocat de renom et président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme, Me Henri Leclerc saura te faire frissonner par la réalité et la profondeur de ses propos. A titre d’exemple, l’avocat était l’invité du Grand Débat sur France Inter afin d’évoquer la commémoration du 75ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination nazis. Il raconte « j’avais des amis à l’école, quand j’avais 8 ou 9 ans, qui portaient l’étoile jaune. Je ne comprenais pas, j’ai demandé à mes parents, et j’ai trouvé que c’était une injustice incroyable. Ils ont disparu, un jour. Je ne sais pas où ils sont allés ». « Juste un droit » le podcast de 20 Minutes : ⚖️ « Vous voulez un Whisky ? Juste un doigt… » Les premières secondes sont lancées, le ton est donné. Des Podcasts traitant de sujet divers et variés avec des invités spécialisés sur la question et n’exerçant pas tous dans la sphère du juridique, de quoi élargir les points de vue. Le ton est léger tout en restant accessible, le tout parsemé de références cinématographiques, musicales et j’en passe. De quoi aborder le droit et ses problématiques sans trop de pépins ! Les podcasts « Besoin de rien envie de droit » : 🎧 « Regarde, le jour de lève, dans la tendresse, sur la ville… ». Si tu t’attendais à une séquence karaoké avec Peter et Sloane, c’est loupé. Podcast présenté par l’avocate en droit de la propriété intellectuelle et du numérique, Clara Benyamin, Besoin de rien, envie de droit aborde des problématiques juridiques variées et quelque peu farfelues. D’une durée d’environ 40 minutes, chaque épisode s’écoute facilement. Coup de cœur pour des sujets tels que « Peut-on porter le bermuda au bureau » ou encore « Peut-on appeler son fils Gandalf ? ». Antoine Karr

  • [Témoignage] “Je suis tombée enceinte en première année de droit”

    Lifestyle La Team Pamplemousse a interviewé Claudia, une bébé juriste tombée enceinte en début de L1 Droit. Oupsie. Claudia se livre pour parler du jugement des autres, des difficultés à vivre et cumuler son statut d’étudiant et son nouveau rôle de maman. Elle n’a eu d’autre choix que de devenir une reine de l’organisation pour réussir ses années ! 🤰 Sommaire : 🤰 I. Étudiante en droit et maman ⚖️ II. Comment s'organiser quand on est maman et étudiante en droit ? 😴 III. Comment gérer la fatigue quand on un a un bébé pendant ses études de droit ? Pamplemousse : Bonjour maman Claudia, présente-toi ! Claudia : Bonjour Pamplemousse magazine, je suis Claudia Christmann, étudiante en L3 de droit à l'Université de Lille section "Droit & Santé" et ma particularité est que je suis une "maman étudiante" : j'ai un petit garçon âgé de 19 mois. I. Etudiante en droit et maman 🤰 Merci d’avoir accepté cet interview. Tu as pris le temps ! J'ai voulu répondre à cet interview, car j'aimerais encourager toutes les mamans qui ont peur de sauter le pas à reprendre leurs études. Je vous rassure, avec de la volonté tout est possible ! Quand tu es tombée enceinte, la question de la poursuite des études s’est-elle posée ? Je suis tombée enceinte en première année de droit au mois de novembre. Je venais de changer de filière (j'étais en licence de lettres). Le droit pour moi a été une révélation. J'étais passionnée donc je n'ai jamais opposé maternité et études. Au contraire, j'ai redoublé d'efforts pour avoir ma première année sans redoublement. II. Comment s'organiser quand on est maman et étudiante en droit ? ⚖️ À quoi on pense quand on tombe enceinte alors qu’on a 2000 pages de cours à apprendre, de la méthodologie juridique à avaler, quand on doit réussir son année de droit en somme ? Aux parents ! 😂 “Qu'est-ce que ma mère va me dire quand je vais lui dire que je suis enceinte, elle qui est si fière et qui crie sur tous les toits que sa fille fait des études de droit”. Mais finalement, j'ai beaucoup été préoccupée par le regard des gens de ma promo . Après avoir assumé mon choix, on se fait des soucis pour l'année d’études en cours quand le bébé arrivera : l'organisation, les nuits, le possible redoublement. Finalement tout s'est très bien passé : avec ma mère, ma promo, et je n'ai encore jamais redoublé ! :) Comment on s’organise avec un bébé à la maison et des TD à préparer ? Quand ma faculté a appris ma situation, elle s'est adaptée à ma situation. Mes profs m'envoyaient mes cours à la maison et j'avais des devoirs à rendre au cours du semestre. Je suis allée aux partiels avec tout le monde. Donc je n'avais aucun soucis avec les TD. Et heureusement car je n'avais toujours aucune crèche de disponible pour mon fils. Au début, je bossais quand il faisait la sieste et la nuit . Je m'imposais minimum 3h de révision par jour et maximum 5h. Mon organisation a payé. J'ai réussi et j'ai même eu une mention cette année là. III. Comment gérer la fatigue quand on un a un bébé pendant ses études de droit ? 😴 Durant les premiers mois du bébé, les nuits ont dû être courtes. Comment on gère la  fatigue ? Effectivement 😅, je ne dormais plus beaucoup et j'ai eu quelques soucis de santé suite à mon accouchement. Mais je gardais en tête que j'avais un objectif et que je devais l'atteindre : réussir mon année de droit . Et le fait que je travaillais constamment m'a beaucoup aidé quand j'avais besoin de me reposer, j'étais en avance sur mon programme donc je pouvais me permettre de me reposer. Quelle a été la plus grande difficulté en tant que maman étudiante ? La plus grande difficulté est qu'en étant maman, mon temps libre était uniquement consacré à mes études de droit. Cette année, je n'ai pas regardé une seule saison de Murder 😂. J'ai abandonné ma vie sociale, les réseaux sociaux étaient limités. Je ne vivais que pour la maternité et mes études. C'était énormément de sacrifices mais ça en valait la peine. Qu’ont dit les gens sur ta situation ? Cela aussi ça été une grande difficulté. Il n'y avait pas grand monde qui croyait en moi . Cette année là, je ne me suis pas sentie soutenue. J'ai eu énormément de réflexions du genre "quand on est maman, on est pas étudiante" etc... Au début, je l'ai très mal vécu, je pleurais énormément car je savais que je pouvais y arriver. Je voulais y arriver. Mais heureusement, j'avais quelques amies qui m'ont soutenue et me conseillaient de ne pas lâcher ( Coucou Iman❣️), des juristes rencontrés sur instagram (je pense à lawtist, lawandreading, Maya & Sonia), mais aussi certaines personnes de ma famille (ma mère et mes frères qui se sont tous improvisés baby-sitter). 💖 Le saviez-vous ? D’après les statistiques de l’Observatoire de la vie étudiante, 100 000 étudiants, étaient déjà parent durant le début de leurs études (2010) 13% des étudiants français ont aujourd’hui plus de 27 ans Je suis mariée à un interne en médecine mais à cette époque il était encore externe. Il a passé l'ECN l'année de l'arrivée du bébé, donc on se soutenait mutuellement. Mais aussi mes professeurs ont été un grand soutien. Je pense à un prof en particulier qui m'a dit que tout était possible et que le métier d'avocate pénaliste ou procureur était encore dans mes cordes. Il ne faut pas écouter les gens négatifs, si vous êtes motivé, rien ni personne ne peut vous arrêter . Tu es donc la reine de l’organisation. Quels sont tes meilleurs conseils pour les étudiants en droit ? Mes meilleurs conseils sont : la constance . Travailler régulièrement, c'est la clé. La persévérance, ne pas abandonner suite à un échec . L'échec fait partie de nos études. Et si on se relève, il est possible qu'on soit encore meilleure qu'avant l'échec. Le but est de ne jamais perdre de vue son objectif. On doit être fier de réussir à cumuler ces deux vies ? Fière de moi ? Oui, je suis fière. Je suis fière que mon fils ait l'exemple d'une maman qui croit en ses rêves mais surtout qui travaille pour. C'est aussi une certaine revanche sur les personnes qui ne croyaient pas en moi et aujourd'hui pourraient s'inspirer de mon parcours 😛. As-tu des anecdotes pour nous ? J'en ai deux qui me reviennent en tête : La première, j'étais enceinte de 7 mois et en partiel, il faisait très chaud. J'ai mon prof de droit administratif qui a ouvert toutes les fenêtres de la salle d'examen. Il vient et me propose une bouteille d'eau. Il s'inquiétait réellement pour moi. Je l'ai trouvé très prévenant et il m'a mis 15 à cet examen. La deuxième : quand mon fils ne voulait pas dormir et que j'étais obligée de le bercer pour s'endormir. Je récitais les arrêts de jurisprudences : "CE 1950 DEHAENE : DROIT DE LA GREVE"... ou le plan de mon cours de droit des obligations. Finalement, je suis sûre que mon fils fera des études de droit, il a tellement entendu parler de droit depuis qu'il est né. Ca sera une évidence pour lui 😅. Pamplemousse : Merci Claudia Merci Pamplemousse

  • [GUIDE] Comment réussir ses rattrapages en droit ?

    Conseils > Organisation et productivité Les résultats des examens sont tombés, vous devez aller aux rattrapages… Mais comment se déroulent-ils ? Sont-ils obligatoires ? Plus difficiles que les partiels ? Quelles matières sont à rattraper ? Et quelles notes seront gardées ? Pas de panique, la Team Pamplemousse vous répond et vous donne les meilleurs conseils pour réussir vos rattrapages 🤔 . Sommaire : 🤔 I. Comment réussir ses rattrapages en droit ? ❓ II. Comment se passent les rattrapages ? 📚 III. Quelles matières choisir pour les rattrapages ? 🏃‍♀️IV.   Comment ne pas aller en rattrapage en fac ? 📝 V. En résumé, comment avoir une bonne note aux rattrapages ? Comme des centaines ( voire des milliers ? ) d’étudiants en droit chaque année, vous venez d’apprendre la mauvaise nouvelle : vous devez passer aux rattrapages. Rassurez-vous, ce n’est pas une fatalité et cela ne vous empêchera pas de réussir plus tard. En revanche, vous perdrez peut être quelques jours de vacances… Quoi qu’il en soit, il est important de relativiser cet échec, et surtout de bien vous préparer pour réussir vos rattrapages avec brio 🤔 . Dans cet article, nous allons vous expliquer en détail comment se déroulent les rattrapages, comment éviter d’y retourner et surtout, comment les passer haut la main ! Vous trouverez même le témoignage d’une super étudiante, Cléa, qui a réussi à valider 12 matières aux rattrapages ! Alors, prêt(e) à devenir un(e) meilleur(e) juriste ? C’est parti ! I. Comment réussir ses rattrapages en droit ? 🤔  Pour réussir vos rattrapages en droit, que vous soyez à Assas, Nice, Montpellier, Nanterre, Tours, Angers, Lyon 3 ou n’importe où ailleurs, vous devez prendre de la hauteur , évaluer vos compétences, vos forces et vos erreurs , et travailler avec rigueur, organisation et stratégie ! La réussite, ce n’est pas uniquement une recette à suivre, c’est aussi un état d’esprit. Et chez Pamplemousse, c’est cet état d’esprit que l’on veut vous transmettre ! Voici donc 9 conseils pour réussir vos rattrapages et valider votre année ! Conseil 1 : Acceptez et relativisez la nouvelle L’annonce de la nouvelle d’un passage aux rattrapages n’est jamais agréable à recevoir. Souvent, elle est perçue comme un échec. Mais tout est relatif, car l’échec dépend de ce que l’on en fait. Il dépend de notre perception des choses. Pour certains, le verre est à moitié plein, pour d’autres, à moitié vide. Pour tous, les rattrapages doivent être accueillis comme une chance de progresser ! O n vous laisse une opportunité de vous… rattraper. C’est positif, non ? C’est l’occasion de faire un bilan des + et des - pour corriger ce qui a dysfonctionné et valoriser vos dossiers. Mieux vaut passer aux rattrapages avec 12 que du premier coup avec 10, non ? Passer aux rattrapages n’est pas un problème, pas plus que redoubler. Ne le voyez pas comme un échec. Le seul échec serait d’abandonner, de baisser les bras. Tant que tout n’est pas terminé, il faut garder le cap, y aller, avancer et voir ce que ça va donner. Pour autant, il est important de vous écouter et de vivre vos émotions . Être triste, anxieux ou en colère est normal. Rien ne sert de les refouler. Vivez vos émotions, partagez-les avec des proches de confiance, pleurez si les larmes coulent et le lendemain, reprenez-vous. Ne cherchez pas un coupable, ce ne sont ni les profs qui ne savent pas ni le système qui complote contre vous. Une fois l’étape des lamentations passée, ne vous découragez pas. Les rattrapages sont une seconde chance, il serait dommage de perdre votre motivation et de tout lâcher parce que cette embûche se présente sur votre chemin. Comme on le dit souvent dans notre newsletter du bonheur, après l’orage, il y a le soleil. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’il faut apprendre à danser sous la pluie, plutôt qu’attendre que l’orage passe (Sénèque). Eh bien ! Dansez maintenant, dirait la Cigale (La Fontaine). Nous, on vous dit plu tôt «  rebondissez maintenant  ». 🎤  Témoignage : « Des étudiants qui passent aux rattrapages, j’en vois et revois. Dépités, démoralisés, au bout du rouleau, avec le sentiment que le ciel leur tombe sur la tête. Ils perdent espoir, se sentent à bout de forces ayant l’impression de fournir des efforts en vain. Ils veulent lâcher, abandonner, baisser les bras et se réorienter… Alors qu’ils aiment le droit et ne se voient pas faire autre chose. Après de longs échanges, ils finissent par reprendre confiance et ils y vont. Ils passent les rattrapages, réussissent ou échouent, passent ou redoublent, mais finissent toujours par atteindre leurs objectifs. Tant qu’on n’abandonne pas, la réussite est au bout du chemin. Peu importe le nombre d’années que cela demande. La patience permet d’accomplir de belles choses et d’être épanoui, ça n’a pas de prix . », Sofia, Chargée de TD. Conseil 2 : Évaluez votre niveau Plutôt que de chercher qui pourrait être responsable de vos mauvaises notes, faites une introspection pour évaluer votre niveau : revoyez vos copies et vos méthodes de travail . L’idée des rattrapages, c’est bien de se rattraper, non ? Alors, encore une fois, prenez de la hauteur pour mieux avancer ! Analysez vos copies Analyser vos copies, celles de vos camarades ou encore celles proposées sur le site, est le meilleur moyen de comprendre vos erreurs , ce qui vous permettra de réussir vos rattrapages. Évaluez votre niveau par rapport à vos notes pour savoir quoi cibler, et étudiez les annotations pour savoir quoi corriger. ​ ​Les notes ​ ​Si vous êtes entre 0 et 5 → les connaissances ne sont pas acquises/vous avez fait un hors sujet. ​Entre 5 et 7 → manque de connaissances et méthodologie juridique pas maîtrisée. ​De 7 à 10 → la méthodologie doit être revue, le cours semble appris, peut-être mal compris, ce qui explique que le sujet ne soit pas correctement traité (le plan ne répond pas à une problématique, par exemple). Au-delà, en principe, vous n’êtes pas aux rattrapages pour ces notes, mais pour information : ● De 10 à 13 → la méthodologie est comprise, mais encore bancale, il faut gagner en rigueur (utilisation correcte des termes, dichotomie intéressante, lien entre les éléments du cours sont à revoir). D’ailleurs, pour vous aider à être rigoureux, nous avons recensé plein d’ erreurs de français juridique à ne plus commettre en 85 Flashcards !  ; ● À partir de 13 → le cours est appris, compris et la méthodologie juridique maîtrisée. Il y a seulement des incohérences, maladresses ou problèmes de rigueur ; ​ Les annotations des enseignants Vous devez les étudier attentivement. Elles vous permettent de comprendre ce qui n’a pas fonctionné, en vous situant dans notre fourchette de notes. Par exemple, s’il est indiqué « le devoir est insuffisant », cela signifie soit que la méthodologie est mal appliquée, soit que le fond est creux (peu de connaissances mobilisées). Il ne s’agit pas de se contenter des remarques négatives. Pensez à analyser ce qui a été dit. Si vous n’avez pas 0/20, il y a du bon à retenir et à reproduire. Si la copie ne permet pas de le voir, prenez attache avec l’enseignant qui l’a corrigée, il saura vous en dire plus. 🎤  Témoignage : « À la fac, les étudiants qui progressent sont ceux qui analysent les remarques sur les copies. Certains en rendent plusieurs et commettent toujours les mêmes erreurs récurrentes) parce qu’ils ne lisent pas les annotations. D’autres, en revanche, les lisent et viennent m’interroger quand ils ne comprennent pas comment « mieux faire » ou « pourquoi c’est faux, j’ai mis la même chose que vous ». On en discute, ils comprennent qu’ils n’ont pas « mis la même chose » que moi, car un raisonnement est propre à une personne, à la manière dont elle interprète le droit. Et généralement ces étudiants qui commencent l’année avec 6 en TD finissent avec 15 au partiel final en CM. Le plus important n’est pas la chute, n’est-ce pas ? C’est l’atterrissage. La manière dont on exploite cette mauvaise nouvelle pour en faire un parachute et s’envoler ! Quant aux erreurs récurrentes : ● ❌   Un plan fourre-tout → l’étudiant veut juste caser son cours parce que ça colle à l’intitulé du sujet. Mais, qui mettrait du paprika et des petits pois dans des cookies tout chocolat ? Ce n’est pas parce qu’on a les ingrédients dans le placard, qu’on doit cuisiner, qu’il faut à tout prix utiliser tout ce qu’on trouve sous notre main. Le plan doit répondre à la problématique et cette dernière doit constituer votre approche juridique du sujet. ● ❌   Un manque de rigueur dans l’emploi des termes → la nullité et la résolution ne sont pas synonymes. Le Parlement ne représente pas le peuple, c’est un raccourci. Napoléon n’a pas écrit la Constitution du 4 octobre 1958. Le juge aux affaires familiales n’est pas caractérisé par l’usus, le fructus et l’abusus. Le parent qui veut demander un changement de prénom n’a pas à écrire une lettre de motivation. Des exemples comme ceux-ci, j’en ai des tonnes. Au-delà d’un problème de rigueur, ils trahissent un manque de compréhension du cours et donc un raisonnement biaisé. ● ❌   Un défaut de fondements juridiques → l’étudiant me sort des informations aléatoires, des avis (politiques parfois ! On fait du droit, juste ciel !), mais ne les corrobore jamais avec des fondements juridiques (dispositions normatives, jurisprudence, ou encore points de vue doctrinaux) ; ● ❌   Une introduction qui n’introduit pas et qui finit dans le I. A. → l’étudiant prend des pincettes. Il se dit « ça, je le garde pour le I. A. », si vous pensez de cette manière, fuyez ! Plus sérieusement, si cette pensée vous vient à l’esprit, mettez ces éléments en introduction. C’est là qu’est leur place. Sinon, vous manquez des points dans l’introduction et vous n’en gagnez pas dans le I. A. Ce dernier est le début du raisonnement , pas la fin de l’introduction. ● ❌ Un devoir bâclé sur la forme → illisible, rempli de fautes, syntaxe douteuse. Un ensemble de paramètres qui, malheureusement, donne une mauvaise impression ; ● ❌ Une mauvaise gestion du temps → on n’en parle pas suffisamment, mais les étudiants ne savent pas gérer leur temps, donc souvent « nan, mais Madame, c’était trop long ». Pas le moins du monde (bon, c’est vrai, parfois, ça arrive). Mais, un étudiant qui maîtrise son cours ET la méthodologie réussit toujours à terminer dans les temps (et même avant, ce qui lui laisse le temps de se relire pour corriger l’orthographe !). Pour apprendre à gérer son temps, il faut s’entraîner et travailler avec les bons outils. Il n’y a pas de secret. Combien d’étudiants se perdent le jour J parce qu’ils ont préféré décorer leur Code civil comme un sapin de Noël, plutôt que d’apprendre à l’utiliser en préparant les TD ? Le jour de l’examen, ils ne savent pas où chercher, perdent du temps et ne terminent pas leur devoir. Résultats ? Rattrapages. Donc, à moins de vouloir faire décorateur d’intérieur (et encore, il y a une marge de progression à avoir), investissez votre temps utilement et apprenez à utiliser le Code, plutôt qu’à le décorer pour vous rassurer. », Sofia, Chargée de TD et membre de la Team Pamplemousse. Analyser votre méthode de travail Si vous passez aux rattrapages, il est probable que votre méthode de travail doive être changée. Profitez donc des rattrapages pour l’analyser et pour adapter vos révisions ! Changer votre méthode de travail Travailler jour et nuit, apprendre des annales par cœur, ou lire le cours sans le comprendre ne fonctionnera jamais. Parole de pamplemousse… Il faut travailler intelligemment : ● ✅ Apprendre le plan du cours pour comprendre la structure et les idées principales qui guident la matière ; ● ✅ Faire ou refaire les exercices de TD pour vous exercer ; ● ✅ Comprendre le cours lorsque vous l’étudiez après avoir appris le plan. Si vous avez un doute, ne connaissez pas un terme, ne les ignorez pas. Faites des recherches, consultez un dictionnaire de vocabulaire juridique ou allez lire des articles de doctrine (il y en a souvent dans vos plaquettes de TD, surtout en droit constitutionnel, et ils ne sont pas là pour décorer…) ; ● ✅ Être méthodique et organisé, on y revient plus tard. Comment réviser pour les rattrapages ? Afin de réviser pour les rattrapages, adaptez votre programme selon différents paramètres : ● ✅ Le temps imparti pour réviser avant la date des rattrapages  ; ● ✅ La maîtrise que vous avez des matières  ; ● ✅ L’ampleur des dégâts (rattraper un 5 n’est pas la même chose que rattraper un 8, il faut être réaliste)  ; ● ✅ Votre type de mémoire : un visuel ne révisera pas de la même manière qu’un kinesthésique ou qu’un auditif. Apprenez à vous connaître pour voir la manière dont vous retenez le mieux les informations et révisez en conséquence. Il existe différentes manières de réviser selon votre capacité à retenir les informations. Pensez aux fiches de révisions ou aux flashcards qui aident à revoir les grandes lignes d’un cours, à condition, évidemment, d’en avoir appris le contenu préalablement. Vous pouvez réaliser des mindmaps qui aident à concentrer l’essentiel d’un cours de manière visuelle et organisée. Vous pouvez en discuter avec vos amis, pour mieux retenir en confrontant les points de vue ou encore créer des histoires autour du cours pour faciliter la rétention des éléments. Conseil 3 : Se motiver à travailler Une fois cette introspection réalisée, il est temps de se motiver à travailler. Peut-être que vous douterez, que vous remettrez en doute votre place en droit, que vous penserez « à quoi bon ? Je n’y arriverai jamais ». Ces croyances limitantes sont fausses. Vous y arriverez, cette année ou la suivante . Vous réussirez et atteindrez vos objectifs. Alors, motivez-vous. Pourquoi insiste-t-on autant sur ce point ? Tout simplement parce que dans la plupart des cas, les rattrapages auront lieu pendant les vacances. Autrement dit, il est probable que vous commenciez à réviser, puis que l’envie de rejoindre vos amis en soirée ou en week-ends vous prenne… Alors, comment réussir à rester motivé(e) face à toutes les tentations que peuvent apporter la période estivale ? En vous rappelant votre objectif : pourquoi avez-vous choisi les études de droit ? Quelle est la raison pour laquelle vous vous investissez autant dans cette filière ? Souhaitez-vous passer en année supérieure ? Que soit pour être a vocat en droit du travail, clerc de notaire, juge d’instruction, greffier, ou que vous fassiez une reconversion professionnelle ou une reprise d’études , gardez votre objectif en tête et dites-vous que vous devez vous donner les moyens d’y arriver ! C’est ce qu’a fait Cléa, qui a validé 12 matières aux rattrapages ! Pamplemousse : Avec le recul, sais-tu pourquoi tu es allée aux rattrapages ? Cléa : « Je suis allée aux rattrapages en L2 à cause de mon manque de motivation. Après avoir fait 2 L1, c’est dur de se dire qu’on va avoir la L2 AJAC du 1er coup. » Pamplemousse : Aurais-tu pu mieux faire face aux problèmes qui t’ont menée aux r attrapages   ? Cléa : « Je n’aime pas ressasser le passé ! Mais c’est sûr que si j’avais été dans un état d’esprit plus positif, que j’avais cru un peu plus en moi et que j’avais été mieux organisée, j’aurais été capable de mieux faire ! » Pamplemousse : Ça a dû te mettre un coup au moral d’être aux rattrapages, comment es-tu restée motivée ? Cléa : « C’est dur mentalement. Le pire, c’est d’avoir les résultats seulement 2 semaines avant le début des épreuves de rattrapages. Du coup, si les résultats obtenus sont moins bons que ce qui était attendu, on se met à se poser plein de questions : ● Suis-je vraiment fait pour ça ? ; ● Dois-je arrêter les frais dès maintenant ? ; ● Est-ce que cela vaut réellement le coup d’aller aux rattrapages ? Personnellement, je n’avais pas envie d’aller aux rattrapages en L2, mais j’avais déjà fait l’erreur en L1 et mes proches m’en ont voulu. Et ce n’était pas parce que j’avais raté ma L1 mais parce que je n'avais pas mis toutes les chances de mon côté pour réussir. Mon conseil, c’est de décider avant d’avoir les résultats d’aller aux rattrapages si le cas se présentait. Et cela, quoiqu'il se passe, même si vous avez toutes les matières des 2 semestres à repasser. Vous vous dites “c’est impossible !” ? Eh bien, je l’ai fait ! Tout est possible à qui ose et à qui y croit ! » Alors les pépins, que sont quelques jours de révisions à côté de plusieurs années à exercer un métier qui vous plait ? Alors mettez-vous en mouvement et commencez à travailler de manière organisée (on y arrive, promis !). Conseil 4 : Réviser de façon stratégique La stratégie est indispensable pour réussir ses rattrapages. Eh oui, n’avez-vous jamais entendu qu’il faut réfléchir avant d’agir ? Savoir où gagner des points Sachez où gagner des points : à l’écrit, comme à l’oral, vous devez viser ce qui rapporte. Par exemple, une phrase d’accroche ne détermine pas votre note. Certes, elle peut vous apporter le point en plus, mais ce n’est pas en passant 45 minutes à la chercher que vous réussirez. Investissez votre temps au bon endroit ! ​ ​Ce qui rapporte des points en fonction des exercices ​ ​ Commentaires d’arrêts et dissertations ​ Fiches d’arrêts ​ Cas pratique ​Les développements : ils représentent 60 à 80 % de la note tout de même ( cela dépend évidemment des correcteurs ! ). ​C’est plutôt sur le problème de droit , la solution et surtout la portée qu’il faut se concentrer. Pensez-vous vraiment qu’ils vous mettent des points pour le résumé des faits ? Tout au plus 5 % de la note correspond à cette partie. ​ C’est la mineure (« en l’espèce ») qui rapporte gros. Énumérez une suite de dispositions puis conclure ne résout rien. C’est la manière dont vous analysez, interprétez et utilisez les règles par rapport à l’espèce qui compte pour environ 60 à 70 % de la note. Faites vos calculs pour les rattrapages ! Et à l’oral ? V ous devez témoigner au correcteur votre capacité à argumenter avec la parole . L’oral n’est absolument pas l’occasion de vous lâcher et de raconter votre vie sens dessus dessous. Petit tips : ayez toujours le plan du cours dans la tête , il aide à être organisé dans ses pensées. Ce qui rapport des points à l'oral ​ Sur le fond (70 à 80 % de la note) ​ Sur la forme (20 à 30 % de la note) Veillez à être structuré dans vos propos : ne partez pas dans tous les sens, votre discours doit démontrer que votre raisonnement suit une logique. C’est la base de la notation. Si vous n’êtes pas structuré, vous risquez de passer à côté d’une bonne partie de votre note (30 à 40 % voire plus), même si ce que vous dites est juste → pas de structure, on ne vous suit pas, on ne vous suit pas, on n’a rien à noter ; Soyez suffisamment clair pour faire apparaître les différents éléments de votre exposé oral : introduction, problématique, annonce de plan, titres de parties, etc. La clarté va de pair avec la structure. Si ce n’est pas clair, on ne vous suit pas, et vous risquez de perdre, là encore, quelques précieux points (20 % voire plus de la note) ; Délimitez le sujet : évoquez les limites de votre sujet pour montrer à votre correcteur ce que vous avez choisi de traiter (ou non). Chaque élément abordé doit être un choix, et non un oubli. Attention, l’oral ne consiste pas en une récitation de vos connaissances : n’abordez que ce qui est utile dans le cadre de votre sujet. Trop en faire vous ferait perdre en clarté et structure… Et, on vous l’a dit, vous passez à côté d’un paquet de points ; Répondez à votre problématique : à la fin de votre oral, vous devez pouvoir reprendre la question pour y répondre. Encore une fois, votre temps est compté, donc chaque minute doit être utilisée pour répondre à la problématique et traiter votre sujet. ​ Essayez de ne pas lire votre feuille : vous êtes censé maîtriser votre cours, il serait dommage de laisser penser l’inverse à votre correcteur. De cette façon, vous gagnez en clarté (donc, en points…) ; Exprimez-vous clairement, ni trop lentement ni trop rapidement : il s’agit d’une présentation orale, donc vos propos doivent être compréhensibles. Cela rend votre propos plus… clair ! ; Soignez votre présentation physique : on évite les joggings ou les grosses taches de sauce sur le t-shirt. Un jean et une chemise (ou un chemisier) feront l’affaire. Tout de même, l’apparence, ça compte, on ne va pas se mentir. Ne pas faire d’impasses Non, on vous voit venir, faire une impasse n’est pas un bon plan. On ne saute pas un chapitre d’histoire du droit en se disant, on tente, avec un peu de chance, il ne tombera pas. On l’a fait avant vous, et on vous assure qu’on a déjà eu de meilleures idées… Certes, vous pouvez ( devez, même ) faire des choix sur les matières pour lesquelles vous allez fournir plus d’efforts lors de votre préparation des rattrapages. Pour autant, n’en manquez aucune. Travaillez-les toutes, plus ou moins intensément . Donnez votre énergie pour les matières dans lesquelles vos notes sont les plus basses , c’est avec elles que vous allez bien faire augmenter votre moyenne. Il faut faire des calculs pour réussir ses rattrapages avec stratégie. Oui, on le sait, vous n’avez pas choisi le droit pour faire des mathématiques… Mais là, vos révisions doivent être stratégiques ! Se renseigner sur les modalités En amont des rattrapages, renseignez-vous sur les modalités prévues pour les examens. Sollicitez les enseignants pour savoir quel exercice juridique sera donné. C’est utile pour vous entraîner et savoir sur quoi vous concentrer pendant les révisions des rattrapages. ❤️ Le saviez-vous ? Certaines universités mettent en place des règles particulières. Par exemple, à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, les rattrapages sont ouverts à tous les étudiants qui veulent retenter leur chance, peu importe les notes qu’ils ont obtenues. Et le statut AJAC, bonne ou mauvaise stratégie ? Le statut AJAC (« ajourné mais autorisé à composer ») permet de passer dans l’année supérieure sans valider l’année en cours. Par exemple, vous êtes en L2, vous avez validé votre premier semestre, mais pas votre second semestre. Eh bien, vous pouvez tout de même passer en L3, mais au moment des partiels du second semestre de la L3, vous devrez également passer vos examens de L2. ⚠️ Attention : l e statut AJAC n’est pas le même dans toutes les facultés. Parfois, il n’existe pas, et il peut aussi être soumis à la validation d’un certain nombre de matières. ​ Avantages du statut AJAC ​ Inconvénients du statut AJAC ✅ Vous passez quand même dans l’année suivante ; ✅ Vous pouvez continuer à aller en cours avec votre même groupe d’amis (R.I.P à ceux qui redoublent). ​❌ Vous aurez une charge de travail très importante, surtout en fonction du nombre de matières à rattraper ; ❌ Vous risquez de redoubler votre année si vous n’arrivez pas à gérer cette charge de travail. Pamplemousse : Cléa, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton statut AJAC ? Cléa : « C’est un peu avoir le cul entre deux chaises. Je n’étais pas réellement en L1 puisque j’avais validé la majorité de mes matières, mais je n’étais pas réellement en L2 non plus parce que je n’avais pas validé ma L1. Dans ce cas, il faut toujours privilégier la L1 sur la L2. J’ai trouvé ce statut dur mentalement parlant. Au lieu d’avoir 3 TD par semaine, j'en avais 4. Il fallait travailler plus dur que les autres années et donner le meilleur de soi-même. Forcément, qui dit 4 matières en plus dit 4 cours en plus et 4 examens en plus. Je pense qu’il ne faut pas partir en se disant “cool, je suis passée”. Il faut se dire “c’est bien, je suis arrivée en L2 (par exemple) mais n’ayant pas validé ma L1, il faudra donc que je travaille plus ou différemment pour que je réussisse à rattraper mon retard” » Pamplemousse : Alors, qu’est-ce qui t’a motivée à aller jusqu’au bout ? Cléa : « Ce sont toutes les choses extérieures. Les proches qui vous motivent. D’ailleurs, il est important de vous écarter de ceux qui ne vous motivent pas. Et c’est aussi l’avenir : le master de vos rêves, le métier de vos rêves. Il faut penser à long-terme et non à court terme ! » Pamplemousse : Tu retiens quoi de ce passage de justesse ? Cléa : « Tout est possible ;). Par contre, avant d'en arriver à ce point, essayez quand même de vous organiser pour les partiels qui arrivent et de montrer que vous êtes les meilleurs ! » Conseil 5 : Être organisé Être organisé est indispensable si vous voulez réussir vos rattrapages. Et cette organisation se fait en deux temps ( promis, on ne divisera pas notre propos en deux-sous parties… ). 1. ✅ Vous devez organiser votre temps. Pendant les rattrapages, votre temps est encore plus précieux qu’il l’est habituellement, donc il faut le REN-TA-BI-LI-SER. Pour cela, découpez votre emploi du temps en fonction de vos périodes de productivité, afin de ne travailler que lorsque vous serez pleinement concentré. Vous pouvez utiliser un agenda, un emploi du temps fait main ou préparé sur Excel, peu importe ! L’important est que vos périodes de travail (mais aussi vos pauses) soient notées quelque part. Essayez d’être ambitieux mais réaliste, l’objectif est que vous ne dérogiez pas à ces créneaux. 2. ✅ Vous devez organiser vos révisions. Pour mieux affronter votre charge de travail, vous devez la découper. Fixez-vous des objectifs à tenir pour ne pas naviguer sans finalité. Il peut s’agir d’un nombre de pages à revoir, d’un chapitre à terminer de compléter, d’un exercice à refaire, peu importe. En quantifiant, vous savez quoi et quand réviser. A priori, cela vous assure de ne pas faire d’impasse sur un cours et surtout, de ne pas prendre de retard dans vos révisions ! Pensez à avoir des objectifs par jour (court terme), par semaine (moyen terme) et par mois (long terme). Pamplemousse : Cléa, peux-tu nous dire comment est arrivée l’accumulation de retard pour toi ? Cléa : « La procrastination ? Tout étudiant connaît ça. Au début, on n’a pas la motivation, puis le travail s’accumule… alors, on a encore moins envie et le travail s’accumule encore plus. Finalement, on révise 2 jours avant les galops d’essai (colles pour les intimes) ou avant les partiels et ça ne suffit pas. » Conseil 6 : Être discipliné Pendant les rattrapages, être discipliné est fondamental, car la motivation va être (très) fluctuante. Eh oui ! Vous êtes censé être au top de la motivation alors que vous avez probablement pleuré vos jours de vacances perdus et mangé la moitié de votre tablette de chocolat… Donc pour faire face à ce potentiel manque d’énergie - parce que oui, il y aura des jours avec mais aussi des jours sans - votre meilleur allié sera la discipline. En fait, c’est un peu le SAM du groupe, le plan B qui vient toujours vous sauver. La discipline vous permet de faire les choses sans vous poser de question ( un peu comme un robot quoi ). Vous avez ancré une habitude dans votre cerveau, et qu’il pleuve, qu’il vente, ou que votre personnage de série préféré soit mort, vous allez réaliser cette habitude. Ici, s’il s’agit de réviser efficacement et avec stratégie, alors vous allez simplement prendre vos cours et les revoir. Vous allez continuer, travailler, tout donner, parce que vous devez le faire, même si vous n’en avez pas l’envie. L’issue est proche. Il ne faut pas baisser les bras si près du but. 💡 Bon à savoir : connaissez-vous la règle des 5 secondes ? Quand vous n’avez pas envie de faire quelque chose, comptez jusqu’à 5, levez-vous et faites-le. Ne vous posez pas de questions. Une fois que le décompte est terminé, à vous de jouer ! Promis, face à la flemme, cette technique est incroyable ! Conseil 7 : S’entraîner L’entraînement est la clé de la réussite dans tous les domaines et les rattrapages en droit n’y font pas exception. Eh oui, c’est en s’entraînant qu’on découvre ses lacunes, ses facilités, sa maîtrise (ou non) de la méthodologie, etc. En réalité, c’est comme en sport : on ne va pas courir un marathon sans avoir appris à courir ou à respirer. Enfin, vous pouvez essayer, mais le résultat ne risque pas d’être très concluant… Pour bien préparer vos rattrapages, vous devez donc vous entraîner au maximum. ● 🖋️ Refaites les exercices de TD ; ● 📚 Procurez-vous les sujets des années précédentes pour savoir à quelle sauce vous allez être savourés ; ● 🕣 Travaillez en conditions d’examen pour apprendre à gérer votre temps. 🎤 Témoignage : « Du haut de ma petite expérience, j’ai constaté que les étudiants qui réussissent - en rattrapages ou en première session -, sont ceux qui s’entraînent, rendent des devoirs, analysent leurs notes, essaient encore et encore. Ils gèrent mieux leur stress, leur temps et leurs connaissances sont mieux mobilisées. Plus ils essaient, plus les devoirs deviennent intéressants, structurés et cohérents. Je leur propose souvent de réaliser un exercice : retrouver leurs premières copies et voir comme ils ont évolué. En général, ils sont ravis, car ils voient eux-mêmes qu’ils ont progressé. C’est encourageant », Sofia, Chargée de TD. Conseil 8 : Se reposer Se reposer, aka le conseil le plus sous-estimé par tous les étudiants en droit ! Cela vous semble simple, mais pourtant vous êtes 40 % à faire des nuits blanches avant un partiel ou un examen en rattrapage ! Or, pour fonctionner correctement - et donc pour réussir vos examens avec brio - votre cerveau a besoin de sommeil et votre corps de repos. Et ce, d’autant plus que la période de rattrapages est particulièrement éprouvante, physiquement comme moralement. Vous devez vous remettre au travail après avoir terminé un semestre, et parfois, dans un laps de temps assez réduit. Pour autant, vous devez prendre soin de vous, pour mettre votre corps dans les meilleures conditions possibles. Oui oui, ce n’est pas en s’acharnant jusqu’à 4 h du matin comme certains le préconisent, que vous allez y arriver. Au bout du compte, vous serez épuisé et le jour J, le plus important, celui des rattrapages, vous serez tellement épuisé que votre travail ne sera pas cohérent. Mais comment faire pour se reposer pendant les périodes de révisions ? Il faut respecter une équation ( promis, elle est simple ) : temps de repos = temps de travail . Traduit en français, vous devez vous reposer autant que vous travaillez. On ne vous parle pas nécessairement de dormir, mais de vous vider la tête : c’est le repos psychologique . Vous pouvez très bien aller faire votre sport, regarder une série, faire le ménage, cuisiner, sortir entre amis, bref, tout ce qui vous allège l’esprit. Néanmoins, on vous le rappelle tout de même, ne négligez pas votre sommeil les pépins ! 7 à 9 heures par nuit semble correct et il est important de se coucher à des horaires réguliers ( on évite le 4 h du matin 12 h. Certes, vous avez 8 h, mais la qualité du sommeil n’est pas la même… ). Conseil 9 : Prendre attache avec un enseignant Échanger avec un enseignant peut être très bénéfique, surtout si vous avez l’impression de donner le meilleur de vous-même, sans pour autant progresser. Qu’il s’agisse de votre chargé de TD ou d’un professeur particulier, parfois, une aide extérieure ( d’une personne compétente ! ) peut être un véritable tremplin pour devenir un meilleur juriste. Il ou elle pourra vous aider à mieux comprendre les attentes, vos erreurs mais aussi vos atouts. Si vous doutez, avez peur, avez besoin d’être rassuré, souhaitez progresser, vous trouverez toujours une main tendue. Il suffit de demander Rapprochez-vous d’un enseignant qui le veut bien ( on parle évidemment dans le cadre scolaire exclusivement ! ) et prenez ce qui vous renforce. II. Comment se passent les rattrapages ? ❓ En faculté, les rattrapages interviennent lorsque vous n’avez pas validé un semestre ou une année. Dès la L1 Droit, vous pouvez passer en deuxième session ( les partiels constituant la première session ). Vous souhaitez savoir si vous êtes concerné, s’ils sont plus difficiles ou si vous êtes obligé de vous y rendre ? Vous avez envie de connaitre les matières que vous pouvez choisir, les modalités de notation ou encore les périodes ? Prenez des notes les pépins, vous êtes au bon endroit ✏️. Comment savoir si on va aux rattrapages ? Pour savoir si vous allez aux rattrapages, il suffit de vérifier : ● ❌ Si vous n’avez pas validé votre semestre ou l’année (la mention « ajourné » ou «  aj » figure généralement sur le relevé de notes). Néanmoins, il y a des universités qui pratiquent encore le système de compensation. Ainsi, ne pas avoir validé un semestre ne signifie pas que vous n’aurez pas l’année, car si vous compensez, vous n’avez pas à passer les rattrapages. Par exemple, vous avez 9,7 au semestre 1, mais 10,4 au semestre 2, ce qui vous donne 10,1 à l’année. Vous pouvez intégrer votre L2 ! Sauf si la compensation ne se fait pas... Attendez, on vous illustre ça pour que vous compreniez mieux : Quoi qu’il en soit, renseignez-vous auprès de la scolarité de votre université. ● ❌ Si vous êtes défaillant (la mention « DEF »)*, c’est-à-dire que vous avez manqué un examen et que ça n’est pas justifié, vous devrez le rattraper en deuxième session. Eh oui, en cas d’absence, vous n’avez aucune note, pas même un 0/20 (en même temps, il est difficile de noter une copie qui n’existe pas…) ! Vous devez simplement repasser l’examen. *Selon les universités, vous pouvez trouver d’autres mentions comme « refusé », par exemple. Qui peut aller aux rattrapages ? En principe, les seules personnes qui peuvent aller aux rattrapages sont celles qui n’ont pas validé ou celles qui sont défaillantes . Si vous avez validé votre semestre ou votre année, même avec des notes sous la moyenne ( merci la compensation ), vous ne pouvez pas aller aux rattrapages. Toutefois, pensez à vous renseigner auprès de votre faculté, il se peut qu’il existe des régimes dérogatoires. Est-on obligé d’aller aux rattrapages ? Aller aux rattrapages n’est pas fondamentalement obligatoire. On s’explique : si vous n’y allez pas, le personnel de la scolarité ne viendra pas vous chercher chez vous. Néanmoins, vous êtes supposé vous y rendre, c’est une seconde chance qui vous est offerte . Si vous n’y allez pas, vous redoublez simplement l’année. 💡 Bon à savoir : dans certains cas, vous y rendre peut devenir une obligation : si vous êtes boursier, ne pas y aller peut vous faire perdre cette rentrée d’argent, car vous avez une obligation d’assiduité, y compris aux sessions de rattrapages. Dans ce cas, une absence aux rattrapages peut coûter cher ! Quand se déroulent les rattrapages ? La période des rattrapages dépend des universités . Dans la plupart des facultés, les rattrapages sont organisés en fin d’année universitaire, soit en juin ou en juillet . Néanmoins, dans certains cas, notamment pour les étudiants à distance, il arrive que les rattrapages aient lieu en septembre. En somme, tout dépend des facultés ( une fois de plus… ). Il faut consulter les modalités de la session 2 d’examens dès le début de l’année pour savoir comment vous organiser ( et partir en vacances ⛱️). Comment s’inscrire aux rattrapages ? En principe, vous n’avez pas besoin de vous inscrire aux rattrapages . C’est automatique. Mais, renseignez-vous, il se peut que certaines universités aient des modalités spécifiques ! Quelle moyenne pour aller aux rattrapages en fac ? En principe, la moyenne pour aller aux rattrapages doit être inférieure à 10/20 à l’année (voire au semestre s’il n’y a pas de compensation). Néanmoins, par prudence, renseignez-vous auprès de votre faculté pour savoir comment fonctionnent les rattrapages. 🎤 Témoignage : « C'est tellement différent d'une université à l'autre. Comme je travaille avec beaucoup d'étudiants de partout, j'ai pas mal de systèmes différents avec lesquels composer. C'est très vaste. Par exemple, il y a des facs dans lesquelles si l’étudiant ne valide pas ses matières fondamentales, il ne peut pas valider son année ! », Sofia, Chargée de TD. ⚠️ Attention : il y a des cas dans lesquels des notes sont éliminatoires. Par exemple, en dessous de 8 à une unité, la note peut être éliminatoire, il n’est donc pas possible de passer les rattrapages. On se répète, mais une fois encore, pensez à vous renseigner auprès de votre université ! Est-ce que les rattrapages sont plus faciles que les partiels ? Les rattrapages ne sont ni plus simples ni plus difficiles . Tout dépend de l’enseignant, de la matière, de votre état de fatigue, de vos connaissances et de vos entraînements. Par exemple, ils vous paraîtront plus faciles si vous n’avez pas cessé de réviser depuis l’annonce des résultats du semestre. Eh oui, plusieurs jours/semaines de révisions en plus, ce n’est pas négligeable ! Quoi qu’il en soit, si vous apprenez en découvrant vos notes que vous allez aux rattrapages, vous ne devez pas vous paralyser ( oui, on sait, c’est plus facile à dire qu’à faire ). Il faut relativiser, rebondir et avancer . On vous encourage et on sait que c’est possible, car certains de nos pépins comme Cléa ont validé jusqu’à 12 matières aux rattrapages ! Et même si c’est dur, cette résilience montre que quand on veut, on peut y arriver. Et comment rebondir ? Avec un entraînement méthodologique, sérieux et réfléchi . C’est cette implication qui vous fera progresser. D’ailleurs, suivre cet entrainement est le chemin qui vous mènera vers le sentiment que vos examens sont plus simples à affronter que lors de la première session. Et parce que chez Pamplemousse, on sait que vous aimez les conseils juteux, nous avons interrogé Sofia, chargée de TD en Droit constitutionnel. Elle répond à une question que vous vous posez tous : Comment les profs notent-ils aux rattrapages ? 🎤 Sofia  : « Comme en première session. Il n’y a pas de barème partiel/contrôle continu VS rattrapages. Les attentes sont les mêmes , on souhaite que l’étudiant raisonne à l’appui de ses connaissances, qu’il les utilise pour réfléchir et montrer comment il sait composer avec les normes. Donc, je dirais qu’ ils notent toujours de la même manière : en attendant que l’étudiant utilise les connaissances, pas qu’il les récite. » III. Quelles matières choisir pour les rattrapages ? 📚 Il n’y a pas à « choisir » de matières , comme c’est le cas pour les rattrapages au baccalauréat. À l’université, du moment où vous n’avez pas validé l’année, vous pouvez repasser toutes les matières dans lesquelles vous n’avez pas eu la moyenne. Pour savoir les matières que vous devez passer, il suffit de relever celles où vous n’atteignez pas la note exigée, ce fameux 10 . Droit constitutionnel , droit des sociétés , droit des personnes , droit fiscal , droit administratif , vous aurez les joies de pouvoir tout repasser si vous n’avez pas eu 10/20, selon l’année en question. Ne commettez pas l’erreur de donner priorité à une discipline juridique plutôt qu’une autre. Les rattrapages constituent une vraie seconde chance. Donnez tout et à fond, avec implication, méthode et discipline, vous réussirez. Cela dit, les universités peuvent faire varier ces modalités — encore ! —, alors, enquêtez, peut-être devrez-vous (ou pourrez)vous) ne repasser que certaines matières. Quelle note est gardée aux rattrapages ? La note qui est gardée après avoir passé les rattrapages est la meilleure des deux. Autrement dit, si en première session de partiels, vous avez 7/20 et en session deux, 9, seul la dernière note sera conservée. A contrario , si vous avez eu 8 aux partiels et 7 aux rattrapages, l’administration conservera le 8/20. ⚠️ Attention : parfois, des facultés conservent seulement la note des rattrapages. Renseignez-vous donc encore ! Comment calculer ses points de rattrapages ? Pour calculer vos points de rattrapages, vous allez devoir faire des calculs en tenant compte des coefficients et de la compensation (s’il y en a une). Par exemple, les majeures ont souvent un plus gros coefficient que les mineures. Eh oui, on le sait, vous n’avez pas fait du droit pour vous retrouver à faire des calculs que vous ne comprenez même pas… Mais aux grands problèmes, les grands moyens ! Prenez vos notes, les coefficients des matières, et faites plusieurs simulations pour arriver jusqu’à une moyenne de 10. Certaines associations étudiantes proposent des tableaux de compensation qui font les calculs à votre place ( génial, n’est-ce pas ? ). Toutefois, vous n’avez pas tous les mêmes matières, les mêmes coefficients, etc., donc renseignez-vous et n’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches. IV. Comment ne pas aller aux rattrapages en fac ? 🏃‍♀️ Pour ne pas aller aux rattrapages, rien de plus simple : il faut travailler régulièrement et rigoureusement ! Plus sérieusement, si vous appliquez les conseils donnés ci-dessus tout au long de l’année, il n’y a aucune raison que vous ne validiez pas du premier coup ! Travaillez avec régularité, assiduité, méthode, entraînement et raisonnement : c’est une excellente recette pour réussir vos années. Aussi, ne négligez pas les TD, car en principe, ils constituent la moitié de notre note finale. Commencez à préparer vos TD dès le début de l’année, n’attendez pas la quatrième ou la cinquième séance. Il y a un mythe selon lequel il est plus facile d’avoir une meilleure note en TD qu’au partiel du CM… Alors, n’est-ce pas le moment de grappiller quelques points ? V. En résumé, comment avoir une bonne note aux rattrapages ? 📝 Pour avoir une bonne note aux rattrapages, voici ce que vous devez retenir : ● ✅ Acceptez la nouvelle : passer aux rattrapages (ou redoubler !) n’est absolument pas une fatalité. Il faut toujours voir le verre à moitié plein ! C’est une occasion pour faire mieux, pour évoluer, pour progresser, pour apprendre de vos erreurs et consolider vos connaissances ; ● ✅ Sachez à quoi vous attendre : consultez les sujets des années précédentes ; ● ✅ Entraînez-vous : le plus possible et en conditions d’examen. La méthodologie juridique est la clé de la réussite. N’oubliez pas que la discipline doit être votre mot d’ordre. Quand la motivation décroît, la discipline vous permet de continuer à travailler de manière organisée, évidemment ! ; ● ✅ Reposez-vous : il est inutile de vous épuiser mentalement et physiquement, car si vous n’êtes pas en forme pour votre seconde chance, rien ne sert de composer. Avec tous ces conseils, peu importe votre moyenne et vos difficultés, les rattrapages n’auront plus de secret pour vous 💌. Article rédigé par une enseignante en Droit constitutionnel (attachée temporaire d'enseignement et de recherche)

  • Pourquoi un trophée juridique peut changer le cours de votre carrière ?

    Lifestyle Quoi de mieux pour savourer son jus de pamplemousse au bord d’une piscine, le sourire aux lèvres, que de se remémorer les bons souvenirs de sa participation au dernier trophée juridique? On vous explique pourquoi gagner un tel concours (ou trophée, ou prix) juridique peut changer le cours de votre carrière, avant même de l’avoir commencée. 🏆 Sommaire 🏆 1. Le prestige pour le gagnant d’un prix juridique ⚖️ 2. Un tremplin pour le gagnant d’un prix juridique 🧑‍ 3. Un challenge personnel 👩‍💼 4. Des clés pour l’avenir 🎓 5 Quelques prix juridiques pour étudiants en droit 1. Le prestige pour le gagnant d’un prix juridique Gagner un trophée juridique, conséquences 🏆 Pour briller dans vos soirées, dégainez votre trophée ! Déjà, c’est quoi un « trophée juridique » ? Il s’agit d’un prix, un concours, voire un challenge, disputé par des étudiants en droit, organisés par les universités, les écoles, les cabinets d’avocats, les associations et certaines institutions. Souvent, on candidate grâce à un dossier et on vient « pitcher » à l’oral celui-ci face à un jury. Comme dans une compétition, un gagnant est nommé sur décision de ce jury composé d’experts, parmi des centaines inscrits. Avec à la clé la promesse d’avoir un stage, un chèque, des cadeaux en tous genres, voire le droit de publier un article, etc. Il existe des prix en droit fiscal, en droit du travail, en arbitrage et dans bien d’autres matières, que ce soit aux niveaux d’une université, national, ou même international. Si vous gagnez un fameux trophée, c’est la classe. Vous aurez le droit d’écrire sur votre CV « 1er/2e/3e lauréat du Trophée du meilleur jeune fiscaliste » organisé par le Cabinet EY Avocats (par exemple). 2. Un tremplin pour le gagnant d’un prix juridique ⚖️ Le fait de participer et de gagner un trophée juridique comporte plusieurs avantages . Premièrement, si le gain est un stage dans un grand cabinet ou une grande entreprise, vous augmentez mécaniquement et sensiblement vos chances plus tard de recrutement dans d’autres (un beau nom d’entreprise ou de cabinet crédibilise votre dossier). Ensuite, la participation à un tel concours peut être un catalyseur pour votre confiance . Déjà, le fait de vous inscrire requiert chez certain d’un peu de courage. Bravo, vous l’avez fait. Ensuite, le fait de vous confronter aux autres étudiants et de juger de votre niveau juridique, va vous faire tellement progresser que vous reviendrez boosté à bloc, peu importe si vous faites partie des lauréats. Enfin, une participation à un trophée juridique montre de vous que vous n’êtes pas en droit pour rien, que vous n’êtes pas passif. Mais au contraire que vous êtes curieux, motivé, ouvert d’esprit, que vous aimez réfléchir, dépasser vos limites, que vous voulez prendre votre futur en main . Bref, que vous êtes la personne parfaite à embaucher. 3. Un challenge personnel Pour participer à un trophée juridique, lancez-vous le challenge ! 🧑‍⚖️ Le plus important est de participer , disait Pierre de Coubertin ! Et c’est particulièrement vrai pour les trophées juridiques. Le fait de se challenger amène un certain niveau d’exigence pour soi-même ; vous voulez être à la hauteur. Cela exige une grande préparation, un travail sérieux qui sort de l’ordinaire . On ne vous demande pas de faire comme à la fac, il ne faut même surtout pas ! Lors d’un trophée juridique, vous pouvez exprimer votre personnalité à travers ces réflexions juridiques, vous permettant de vous jauger au milieu d’un panel de personnes qui sont là, comme vous. Vous sortez de votre zone de confort , tout en donnant le meilleur de vous-même. Cette participation permet aussi de vous amuser ! Vous êtes avec des étudiants qui aiment autant que vous se prendre la tête sur des sujets, réfléchir sur des questions qui obligent à sortir des sentiers battus. C’est alors une expérience formidable pour vous challenger. Vous êtes également face à un jury qui, comme vous, se pose des questions. Le plaisir que vous prendrez à transformer votre participation en un débat, en des questionnements qui germeront dans l’esprit de ses membres, est savoureux. 4. Des clés pour l’avenir 👩‍💼 La première clé est celle du réseau . Vous rencontrerez d’autres étudiants, d’anciens lauréats, des universitaires, des avocats, des magistrats, des hauts fonctionnaires. Vous serez dans le grand bain, et ferez des rencontres riches. Prenez des contacts , ajoutez-les sur LinkedIn. La deuxième clé, c’est l’adaptation . Le passage à l’oral devant les différents membres du jury vous permettra d’apprendre à vous adapter à votre interlocuteur, à tenir un discours permettant de démontrer non seulement votre raisonnement juridique, mais aussi votre capacité à concrétiser ce raisonnement. Vous l’aurez compris, il y a tout à gagner à participer à la course au trophée, alors, à vos marques, prêts... Partez ! 5. Quelques prix juridiques pour étudiants en droit Le prix DJCE - CMS Bureau Francis Lefebvre des meilleurs futurs avocats par équipe. Prix Allen et Overy/ HEC “Challenge Shake The Law” - Gide Marie Kalita

  • 12 conseils avant de se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique

    Conseils > Méthodologie Quand on veut devenir docteur en droit, il faut écrire une thèse juridique ! L’engagement dans ce projet est tellement fort qu’il demande de l’introspection, de la préparation et une vraie organisation. Nous vous livrons 12 conseils et plein d’astuces à bien lire avant de se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique . 📝 Sommaire I. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle du « pourquoi ? » II. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle de l’ANTICIPATION III. Des astuces indispensables pour s’ORGANISER I. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle du « pourquoi ? »   Conseil n°1 : sachez où vous mettez les pieds  🦵 Écrire une thèse en droit prend du temps. Beaucoup de temps. C’est aussi une épreuve en solitaire, parfois effrayante. Ce sont des moments difficiles. Mais c’est avant tout une mesure astronomique de plaisir et de découvertes. Et oui, il faut savoir y trouver soi-même des bienfaits : si l’on ne se rend pas heureux nous-mêmes, qui le fera pour nous ?  Une thèse juridique est une recherche académique  Une méthodologie précise, de la documentation, de l’analyse, l’identification d’anomalies, des prises de position. La thèse constitue une forme de recherche académique. Une thèse juridique est un investissement important  Il s’agit d’un exercice rédactionnel important qui requiert d’importantes recherches et un investissement sur le long terme de la part du doctorant. Elle dure au moins trois ans, mais la moyenne en droit se situe aux alentours de cinq années. C’est une épreuve qui vous permet d’obtenir un diplôme de doctorat. Une thèse juridique est une approche novatrice sur une question de droit  « Une thèse c’est d’abord avoir un point de vue, une approche novatrice sur une question [juridique]. » Olivia Tambou, MCF, Paris Dauphine, blogdroiteuropéen, 6 octobre 2017. Une thèse, ce sont des années de recherches et d’analyses, dont la finalité est d’apporter une réponse au sujet choisi. La thèse en droit est soumise à un formalisme rédactionnel spécifique dont le futur doctorant doit prendre connaissance. Conseil n°2 : demandez-vous pourquoi faire une thèse de droit  ⚖️ Une thèse juridique implique de savoir dans quoi on s’engage.  Devant un tel investissement, vous devez être sûr de vouloir produire une thèse juridique. Pour cela, il est essentiel de vous demander pourquoi vous souhaitez vous engager dans cette voie.  Les raisons sont diverses et propres à chaque personne : souvent pour une carrière bien précise.  Une thèse juridique peut être purement académique Selon la profession envisagée, la thèse sera différente. Il existe des thèses purement « académiques  », dont la finalité est l’enseignement supérieur. Sachez néanmoins que le doctorat ne constitue pas un passe-droit. Il s’agit simplement d’une première marche montée vers cette perspective de pouvoir enseigner. Toutefois, il n’est pas dit que la porte au bout du palier soit déverrouillée.  Cette voie implique, en parallèle de la thèse, d’enseigner, d’intervenir à des colloques, et de rédiger des articles de doctrine.  Une thèse juridique peut être professionnalisante Il est possible d’envisager une thèse « professionnalisante ». Ici, la finalité n’est clairement pas l’enseignement, mais l’acquisition d’une spécialisation juridique de haut niveau.  En dehors de la carrière envisagée, on se lance dans la rédaction d’une thèse par conviction, par passion, et par envie. C’est beaucoup de curiosité, une rigueur particulière, quantité de persévérance et de la patience à profusion. Conseil : vos résultats universitaires seront épluchés, travaillez pour la mention ! II. Bien débuter sa thèse juridique : l’étape essentielle de l’ANTICIPATION Conseil n°3 : anticipez en étudiant avec rigueur certains points juridiques dès vos études  📚 La thèse, ça se prépare. C’est un projet qui mûrit et qui grandit avant même l’inscription à l’école doctorale. Il y a des points particuliers sur lesquels vous devez travailler avec ardeur pendant vos années de Master (et notamment en M2). Conseil n°4 : ne sous-estimez pas l’importance du choix sujet de votre thèse juridique   ✍️ Il va être votre seul compagnon au quotidien tout au long de ces années.  Il faut qu’il ait ce « petit quelque chose » qui fait briller vos yeux ; que vous ayez un « coup de foudre ».  Vous l’avez compris : vous allez devoir trouver un sujet qui vous plaise.  Mais en dehors de ce point essentiel, votre sujet de thèse devra remplir quelques conditions qui dépendent, entre autres, de la « typologie » de la thèse (académique ou professionnalisante).  Conseil n°5 : le sujet de votre thèse juridique doit être « original ».  📖 Il ne faut pas entendre loufoque ou burlesque, mais innovant et nouveau. Ce sujet ne doit pas avoir déjà été traité. Il ne faut pas que votre sujet soit du réchauffé. Renseignez-vous sur le fichier central des thèses . Entrez des mots-clés et voyez ce qui a déjà été réalisé.  Évidemment, si une thèse a déjà été réalisée en 1930 sur un sujet sensiblement analogue ce n’est pas un frein.  Conseil n°6 : le sujet de votre thèse juridique doit être abordable.  👩‍💻 Il est essentiel que vous puissiez composer sur le sujet choisi, qu’il y ait matière à traiter. Optez pour un sujet qui vous mènera à coup sûr à une production fructueuse.  Renseignez-vous auprès des enseignants-chercheurs et des professionnels afin d’en savoir plus sur les caractéristiques requises et les domaines porteurs.  Conseil n° 7 : choisissez bien le directeur de votre thèse juridique 👥 Avant toute chose : seuls un Maître de conférences « HDR » (Habilité à Diriger les Recherches) ou un Professeur des Universités peuvent vous encadrer pour une thèse académique.  À l’instar du sujet, le directeur de thèse doit être soigneusement « choisi ». Son rôle est de vous accompagner dans la rédaction de votre thèse, vous guider et il aura nécessairement un impact sur votre projet. Si vous souhaitez tenter l’enseignement supérieur, privilégiez un directeur qui a déjà eu des docteurs qualifiés, par exemple. En dehors de sa renommée et de ses compétences certaines, l’idéal est de travailler avec un directeur que vous connaissez, avec lequel le courant passe, que vous respectez profondément, et que vous savez impliqué. Cette personne bienveillante vous poussera au paroxysme de votre potentiel.  Conseil n°8 : anticipez le financement de votre thèse de droit 💵 Vous le savez, écrire une thèse c’est de l’endurance sur plusieurs années. Il va falloir s’assumer financièrement, être autonome. Voici quelques pistes à étoffer : Contrat doctoral proposé par les laboratoires de recherche  : ils sont en nombre très limités et ouverts à toute la France ; Le CIFRE  : Vous travaillez dans une entreprise sur un projet de recherche financé ; Des bourses et financements institutionnels  : ils peuvent être régionaux, nationaux, locaux, internationaux. Renseignez-vous très en amont. Allez frapper à la porte du laboratoire de recherches rattaché à votre Université. À défaut de financement extérieur, vous pourrez vous « autofinancer » en travaillant : décrochez des TD (attention, les vacations sont payées en deux fois : janvier/juillet) ; trouvez un poste d’assistant de justice dans un tribunal, de juriste, etc.  Anticipez : les places sont chères.  III. Des astuces indispensables pour s’ORGANISER Conseil n°9 : planifiez la rédaction de votre thèse 🗓 Pour mener à bien la rédaction de votre thèse de droit, pour mieux travailler, pour être plus efficace, pour vous motiver et vous booster : planifiez. Notez tout ce que vous avez à faire par jour/semaine/mois. Envisagez vos lectures, vos temps de réflexion, et surtout vos plages de repos.  Il y aura de nombreuses interruptions, que ce soit pour préparer et donner des TD, corriger des copies, surveiller des examens, assister à des journées doctorales, des colloques, des conférences, ou encore exercer une activité en dehors de l’Université.  Tout est alors une question d’équilibre. En planifiant, vous aurez le contrôle de vos travaux doctoraux, vous saurez où vous allez en dépit des imprévus. Conseil : donnez-vous des objectifs à l’année : - Première année établir la bibliographie et avoir un plan ; - Deuxième année : affiner le plan et commencer à rédiger, etc. Conseil n°10 : soyez régulier dans l’écriture de votre thèse juridique ✍️ Rédiger une thèse de droit est un travail de longue haleine qui nécessite des temps de repos que vous pourrez vous octroyer, sans culpabiliser, en étant assidu dans votre activité.  Aussi, la régularité vous permettra d’arriver au bout de la tâche sans vous étendre sur la durée. Très important  : ne partez pas du principe que vous « avez » plusieurs années. Chacune de ces « plusieurs années » est indispensable pour avancer sur la marche suivante. L’objectif d’un doctorant est d’atteindre le palier sans trop s’attarder. L’ensemble de ces années est nécessaire à la maturité de votre réflexion. Un travail régulier dans la rédaction de votre thèse se fait au quotidien. Plus vous laisserez du temps entre les moments où vous planchez sur la thèse, plus il vous sera difficile de vous y remettre.  La régularité implique de l’autonomie. N’attendez pas que votre directeur vous pose un ultimatum pour avancer. À chaque entretien que vous aurez avec lui, montrez-lui que vous gagnez du terrain, que vous travaillez sérieusement et que vous êtes engagé. Conseil n°11 :  Ne négligez pas la méthodologie et les différents outils 🗒 Soyez méthodique La première année de la réalisation de votre thèse de droit est souvent la moins productive d’un point de vue rédactionnel, mais la plus importante du point de vue des recherches. Ne négligez pas l’attention à porter à la méthodologie de rassemblement et de classement des données de recherche :  Faites des photocopies  et numérisez les documents que vous faites venir de loin (c’est fastidieux, mais nécessaire) ; Réalisez des fiches  : tirez des éléments de vos lectures, prenez des notes systématiques . Astuces : en haut de chaque fiche, notez des mots-clés correspondant à la thématique abordée : vous aurez plus de facilités à classer ces éléments lorsque vous passerez à la phase de rédaction. Notez-y toutes les références : auteurs, titre, page de l’extrait si vous empruntez des éléments que vous souhaitez citer lors de vos développements. Organisez les jurisprudences dans des tableaux ; Classez vos notes et lectures par thème dans des dossiers.  Cette méthodologie de classement vous servira à élaborer plus facilement un plan, les données exploitées étant organisées.  Dans cette optique, faites la bibliographie au fur et à mesure de vos lectures : vous éviterez de passer des heures à rechercher toutes vos sources. Par ailleurs, ces éléments appuieront votre avancement lors de votre réinscription face au comité de suivi de thèse.  Conseil  : Rendez-vous sur le guide « officiel » pour les références, formalités bibliographiques et abréviations. Pour vous imprégner du formalisme, lisez également des thèses publiées. Quelques outils pour se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique   Sites des éditeurs juridiques, BU, «  sudoc  », «  academia.edu  », «  cairn  », «  persee  », «  galica.bnf  », Pour un pan plus historique «  http://www.boiteaoutils.info/  », journaux officiels numérisés .  Pour des classiques «  http://classiques.uqac.ca/  ».  La liste n’est pas exhaustive. N’oubliez pas tous les sites des institutions juridiques françaises, mais également étrangères. Formations doctorales, colloques, stages. Attention, ne vous dispersez pas. Demandez toujours conseil à votre directeur qui saura ce qui est bien pour vous. Zoom sur la veille   : Un sujet de thèse évolue nécessairement en cours d’élaboration. À chaque étape, il sera nécessaire de maintenir une veille pour être au courant de l’adoption de nouvelles normes, ou de décision de justice, de la parution de nouveaux articles ou ouvrages de doctrine, de la sortie de nouveaux rapports. Exploitez les flux RSS des différents sites institutionnels ( Sénat , Assemblée nationale , Conseil d’État , etc.). Pour pouvoir accéder aux mises à jour, il vous faudra un « agrégateur ». Feedly est un agrégateur accessible en ligne ou en application mobile. Vous y « collez » toutes les URL des flux auxquels vous souhaitez vous abonner (vous pouvez également y entrer des mots-clés). Allez régulièrement (tous les jours) sur votre fil feedly pour voir les actualités. Conseil 12 : Soyez passionné ! 🥰 La thèse c’est avant tout de la passion, elle grandit et évolue au fil du temps grâce à l’addition de nombreux éléments. Trouvez toujours un intérêt à ce que vous faites. Vous avez un objectif, vous développez votre culture, vous étoffez votre CV, vous travaillez sur un projet sérieux. Gardez-le en tête, notamment dans les moments difficiles. Prenez du plaisir à l’ouvrage : quelle réjouissance de trouver ce que l’on cherche. Comme disait Le Général de Gaulle :  « Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche ».  Aspirez à devenir, au terme de ces années, un chercheur qui trouve. Les « à-côtés » : la thèse c’est des rencontres, des échanges, du partage, des découvertes, de la réflexion. Créez-vous un réseau au gré des événements : intervention à des colloques et séminaires ; participation à des formations et stages  ; rédaction d’articles  ; dispense de travaux dirigés). Saisissez chaque occasion pour étendre votre network : soyez acteur de votre projet. N’oubliez pas, la thèse est la priorité. Ne vous dispersez pas. Les à-côtés sont là uniquement pour dynamiser l’aventure, ils ne doivent pas prendre le pas sur la thèse. Conseil  : Essayez de nouer un contact avec d’autres doctorants, avec qui vous pourrez partager et échanger. L’isolement peut — paraît-il — devenir le pire ennemi du doctorant.

  • 8 conseils pour réviser efficacement ses partiels de droit

    Conseils > Méthodologie Les révisions des partiels sont une période stratégique dans la réussite. Aux étudiants en droit qui se demandent comment optimiser leurs révisions, voici 8 conseils d’organisation sur votre environnement de travail, sur votre gestion du stress et bien d'autres encore. L’objectif : être efficace pour réussir vos examens 🙌. Sommaire 🤔 Conseil n°1 : Faites un état des lieux 📅 Conseil n°2 : Organisez vos révisions 🌳 Conseil n°3 : Créez un environnement de travail stimulant ✏️ Conseil n°4 : Intéressez-vous et exercez-vous 👨‍👩‍👧‍👧 Conseil n°5 : Conservez une vie sociale 😷 Conseil n°6 : Gardez une distance avec les autres 😌 Conseil n°7 : Respirez ! 👩‍💻 Conseil n° 8 : Allez en cours ! Conseil n°1 : Pour réviser efficacement ses examens, faites un état des lieux 🤔 Si vous êtes allé en cours, vous avez une idée de ce que vous savez, de ce que vous ne savez pas, de ce que vous avez compris, de ce qu’il faudra approfondir etc… Posez-vous les questions suivantes : quels thèmes ont été abordés ? Quels sont les grands principes à retenir ? Qu’en ai-je retenu ? A partir de ce constat vous pourrez prendre la mesure du travail qu’il vous faudra abattre jusqu’à la date fatidique. Alors n’hésitez pas à faire l’état des lieux le plus tôt possible. Conseil n°2 : Pour réviser efficacement ses examens, organisez vos révisions 📅 Vous avez la date de vos examens, il ne reste plus qu’à vous faire un planning de révisions. L’intérêt est double  : cela vous motivera à vous y mettre puisque vous saurez par où commencer et ça évite les boulettes type «  comment ça on passe Droit de l’UE demain ? » alors que vous étiez sur le Droit commercial depuis deux jours. Réaliser un planning de révisions permet aussi d’organiser votre temps pour éviter les « bon, plus le time pour la partie III, osef t’façon ça tombe jamais le régime général de l’impôt ». Aka les “impasses”. Les épreuves de droit, c’est comme Koh-Lanta : tout peut arriver. Adaptez votre planning comme vous voulez et en fonction de vos habitudes et de vos capacités de travail. Pas la peine de vous mettre un « 7h – 10h : Droit de l’environnement » si vous n’êtes pas du matin. Faites un planning avec des objectifs réalisables. Un planning de la mort ne vous servira qu’à culpabiliser en fin de journée si vous n’avez pas atteint vos objectifs. A l’inverse, si après vos objectifs du jour vous avez toujours de l’énergie pour approfondir ou vous avancer sur la suite, c’est magnifique. Mais, commencez par le commencement, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Conseil n°3 : Pour réviser efficacement ses examens, créez un environnement de travail stimulant 🌳 Vous préférez réviser à la BU ? Chez vous ? Chez votre mère ? Allez là où vous vous sentez le mieux. Vous pouvez même alterner les plaisirs  : le matin BU avec les copains, l’après-midi à l’appart avec Moustique, votre chat qui croit en vous plus que vous. Seul ou en groupe, avec musique ou sans musique, ça c’est vous qui voyez. Il est important d’être dans un environnement lumineux . C’est bon pour rester éveillé. Une fois la destination de rêve pour vos révisions choisie, prenez tout le matériel qu’il vous faut : stabilo, code, ordi, boules Quiès, café, bref, la totale pour éviter les « allez, un petit caf’ et je m’y mets » ou encore « tiens j’ai oublié mon stabilo rose pailleté sans lequel mon cerveau refuse de démarrer ». Laissez votre téléphone en silencieux loin de vous pour éviter la tentation de checker les dernières nouveautés insta de @Pamplemousse_Magazine . L’objectif est de rester concentré ! 💖 Le saviez-vous ? Il existe des flashcards imagées profitant de la technique de l'association mentale permettant de mémoriser facilement et de façon ludique des grands arrêts du droit administratif. Conseil n°4 : Pour réviser efficacement ses examens, intéressez-vous et exercez-vous ✏️ Pour bien réviser ses cours de droit pour réussir aux partiels, il est important de s'intéresser à la matière et de s’exercer. En vous y intéressant, vous comprendrez l’application pratique de la matière dans le monde réel. Lisez donc les dernières revues parues pour la matière concernée, vérifiez les derniers arrêts rendus, bref, prenez de la hauteur sur la matière. Attention, l’idée ce n’est pas de vous torturer, vous aurez assez à faire. Approfondissez en priorité les thématiques qui vous intéressent. Cette démarche vous permettra d’apporter une plus value à votre copie. Pour bien réviser, faites des fiches qui retracent les axes importants de la matière de façon à avoir le plan en tête pour que les principes arrivent dans votre cerveau telle une boule de flipper, qui roule, lors des partiels. Apprendre par cœur vous rassurera peut être mais apprendre sans comprendre n’est jamais une méthode gagnante. Comprendre votre cours vous permettra d’articuler vos idées afin de répondre à une problématique donnée. Dans la même logique, recherchez les annales des années passées. Cela vous permettra d’envisager les sujets qui peuvent tomber et de vous exercer. Lisez des corrections ou entraînez-vous à faire des plans à partir de ces sujets. Vous multipliez ainsi vos chances de succès si le sujet tombait en partiels ! Découvrez les annales en   L1 Droit ,   L2 Droit  et   L3 Droit Conseil n°5 : Pour réviser efficacement ses examens, conservez une vie sociale 👨‍👩‍👧‍👧 Ce n’est pas parce que vous êtes en période d’examen qu’il est totalement interdit de fêter Noël, le nouvel an ou les 80 ans grand mamy. Il est certain que si vous avez examen le 2 janvier, il vous faudra éviter la grosse tolasse le 31 (c’est Guillaume Petit-Jean qui le dit mais il n’est pas interdit de prendre sa soirée pour décompresser, sortir s’aérer, faire du sport, voir des gens. Un bon étudiant en droit n’est pas forcément un étudiant qui n’a plus de vie sociale. Au contraire, pour éviter les craquages en bout de course, il vaut mieux préserver un équilibre entre révisions et activités sociales. 💖 Le saviez-vous ? Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge-mousse a fait ressortir que regarder Les Anges de la téléréalité après 2h de révisions intenses aide le cerveau à se régénérer (ou pas). Conseil n°6 : Pour réviser efficacement ses examens, gardez une distance avec les autres 😷 « Non mais ils sont givrés chez Pamplemousse, on doit couper ou pas avec notre vie sociale ? » Parfois, il est préférable de vous préserver du stress communicatif de certains camarades si vous voulez réviser efficacement vos partiels de droit. Vous verrez que même votre Besta4ever vous tapera sur le système à coup de « t’as révisé cette partie ? Non sérieux t’as pas entendu parler de ce principe ? ». Pour les étudiants qui travaillent à côté de leurs études, vous prenez les « mais avec ton travail, aucune chance que tu passes, faut réviser toute la journée » et vous les jetez dans la poubelle de votre cerveau. Il suffit d’être bien organisé et le tour est quasiment joué. RAPPEL : Chacun son rythme et son organisation. Ce qui marche pour Ricky ne marche pas forcément pour Martin. Alors, on évite de se comparer aux autres et de se flageller avec des «  mais Marion elle révise depuis 6h alors que moi j’ai commencé à 11H ». Marion arrêtera sûrement de réviser plus tôt que vous. Et puis vous réviser pour vous, pas pour les autres. Conseil n°7 : Pour réviser efficacement ses examens, respirez ! 😌 « Salut les yogi, aujourd’hui on va vous apprendre à garder votre calme dans cette période de stress intense . » Soyez attentifs en cours, curieux dans vos révisions, organisés : il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Ne vous dévalorisez pas, ne vous laissez pas envahir par le stress. Être allé en cours, avoir bien préparé ses TD, c’est une bonne partie du travail de faite ! 💖 Le saviez-vous ? Une chose apprise est apprise (à condition de faire des rappels de mémoire) Alors ne stressez pas d’oublier une notion juste avant d’entrer en amphi, ça reviendra tout seul devant votre copie, parole de Scout-mousse. Ah au fait, prenez aussi ce conseil au premier degré. Apprenez à respirer. Car bien respirer permet d’oxygéner sons cerveau. Et devinez quoi, vous révisez et passez vos partiels avec votre cerveau. Conseil n° 8 : Pour réviser efficacement, allez en cours ! 👩‍💻 Oui, même en Droit des sûretés. Cela vous permettra d’appréhender les notions qu’il vous faudra approfondir lors de vos révisions. On ouvre ses oreilles et on ferme CandyCrush. Ce n’est jamais terrible de découvrir des principes et exceptions, seul chez soit. Certes en cas de questions il y a toujours les copains. Mais vous ne serez pas très avancés si chacun de vous apporte une réponse différente alors que vous auriez pu interroger votre professeur et avoir son analyse. On vous déconseille d’attendre que le prof mette son cours en ligne pour vous intéresser à une matière. Essayez donc de vous approprier le contenu du cours de Droit administratif de 300 pages, sans être allé une seule fois en cours… Conseil bonus  : le jour de l’examen, prenez le temps de bien lire le sujet et ne foncez pas tête baissée. Cela évitera de vous rendre compte une fois la copie rendue que “oups, le QCM était dégressif”. Courage les petits pamplemousses, on est de tout cœur avec vous ! P.S : on n’oublie pas que « ce qui ne tue pas nous rend plus fort ». Aurore Lafond

  • Dissertation juridique : les 10 conseils d'un chargé de TD

    Conseils > Méthodologie Nicolas, chargé de TD à la faculté de droit à Bordeaux, donne aux étudiants en droit 10 conseils pour réussir leur dissertation juridique. Après avoir avoué qu’il adorait cet exercice quand il était étudiant, il s’est ravisé en devenant correcteur. Pour lui éviter une nouvelle crise cardiaque, il nous donne ses tips pour réussir la dissertation juridique ✍️. Sommaire : 🧠 Conseil n° 1 : Le petit « brain storming » 🤓 Conseil n° 2 : Analyse bien le sujet ❓ Conseil n° 3 : Ton guide suprême : la problématique d’abord 🗺️ Conseil n° 4 : Un plan qui répond à la problématique à 100 % ☠️ Conseil n° 5 : Attention aux I/A) et II/B ) 🤔 Conseil n° 6 : Raisonne par étape, en syllogisme maquillé ✏️ Conseil n° 7 : Tu fais ton introduction quand tu as ton plan détaillé 🔑 Conseil n° 8 : Tu rédiges quand tu as ta dissertation clef en main 🍞 Conseil n° 9 : Évite de tartiner 📝 Conseil n° 10 : Soigne la forme de ta copie 🎁  Bonus : exemples de sujets de dissertations Nicolas Ribes : « L’exercice de la dissertation était mon exercice préféré quand j’étais étudiant en licence et master, puis il est devenu un calvaire lorsque je suis passé de l’autre côté du miroir. Pourquoi me demanderas-tu jeune Padawan ? Car c’est horrible à corriger ! J’essayais toujours de les refiler à mes collègues. Je sais, c’est mal… Alors pour ne pas saouler ton correcteur, je vais te donner 10 petits conseils des familles. Le numéro 9 te donnera envie d’abandonner le droit ( mais je te l’interdis ! ). Petit " disclaimer ", je te donne MES conseils et attentes pour Bordeaux ( où les étudiants sont les plus brillants, sans aucun chauvinisme, évidemment ). Dis-toi que certains conseils peuvent diverger selon tes enseignants et les pratiques locales. » Conseil n° 1 : Le petit « brain storming » N. R. : « Je conseille toujours à mes étudiants d’ écrire tout ce qui leur passe par la tête sur le sujet pour créer une première base de travail pour réaliser une dissertation juridique. Cela prend 5 minutes environ, ça te permettra de te concentrer et de te mettre à l’aise avec le sujet et de focaliser les axes . » Conseil n° 2 : Analyse bien le sujet N.   R. : « La formulation du sujet de la dissertation juridique est importante . Tu as, en gros, deux grandes familles, l’affirmation ou la question. Dans les deux cas, tu définis les mots et tu cherches une corrélation entre. Deux remarques  : La formulation interrogative du sujet ne signifie pas que la problématique est offerte. À l’examen, il n'y a pas de cadeau ( tu n'es pas chez maman, tu es en guerre ! ). Donc, tu ne tombes pas dans le piège ; Si tu vois deux mots : "La loi et l’ordre", ne tombe pas dans le panneau. Ce n’est pas I. La Loi / II. L’ordre. Pas de cadeau, je te dis. » Conseil n° 3 : Ton guide suprême : la problématique d’abord N.   R. : « Quand j’étais jeune et insouciant, à l’époque de la grippe espagnole, je faisais mon plan de dissertation et après ma problématique pour qu’elle colle au plan. C’est exactement ce que tu ne dois pas faire. Tu dois d'abord rédiger ta problématique. Parce que maintenant, tu es chaud bouillant, tu as rédigé les définitions, tu as analysé le sujet, donc tu peux te lancer et problématiser. Mais, comment qu’on fait une problématique de dissertation juridique ? Il faut que tu identifies la difficulté posée par le sujet et comment le droit permet de répondre avec évidemment des sensibilités différentes et apporter ta sensibilité sur cette question. Tu dois identifier des points de rupture qui permettront de caractériser tes grandes parties et sous parties. Et surtout, tu ne mets pas de point d’interrogation à l’affirmation ( en gros, tu ne prends le sujet en ajoutant simplement un point d'interrogation derrière… ). Tu n'es plus en L1… et si t’es en L1, tu ne le fais pas. » Conseil n° 4 : Un plan qui répond à la problématique à 100 % N.   R. : « Dans une dissertation juridique, le plan doit répondre à la problématique à 100 %. Tu fais des beaux titres. » Est-ce qu'il faut mettre des verbes conjugués dans les titres de dissertation ? N.   R. : « Verbe ou pas ? C’est un peu comme la chocolatine et le pain au chocolat, il y a deux écoles, mais une seule a raison… (la chocolatine). Si tu es civilisé et que tu es en droit privé, je te conseille d’ éviter les verbes. Ils alourdissent les titres . Ton correcteur lit en premier ton plan pour savoir où tu vas, si tu es dans les clous ou dans le fossé, voire dans le mur. Tu fais simple et percutant. Si tu es en droit public… tu te débrouilles, il fallait choisir une meilleure team. Dans tous les cas, tu évites le titre de manuel. Enfin, ta démonstration doit transparaître dans tes titres pour bien guider ton lecteur. » Conseil n° 5 : Attention aux I/A) et II/B) N.   R. : « Le I/A) ne doit pas être l’occasion de caser des éléments qui peuvent être expédiés en introduction et ton II/B) ne doit pas être hors sujet. Ce sont deux erreurs très fréquentes dans les dissertations juridiques des étudiants, c’est souvent la copie qui n’a rien à dire alors qui meuble sont I/A) par des éléments introductifs et qui ouvre un peu trop sur le II/B). L’intégralité de ta copie doit répondre au sujet ! » Conseil n° 6 : Raisonne par étape, en syllogisme maquillé N.   R. : « La dissertation juridique est un exercice de démonstration, et en tant que tel, tu dois effectuer un syllogisme (maquillé) avec cette structure  : Argument ; Exemple ; Conclusion. Cette méthode te permettra d’éviter de réciter idiotement ton cours ou pire les articles de ton code ainsi que la jurisprudence. Ton correcteur ne souhaite pas lire un manuel . » Conseil n° 7 : Tu fais ton introduction de dissertation quand tu as ton plan détaillé N.   R. : « J’aime les introductions solides. Je ne te refais pas l’histoire de l’entonnoir. Ton introduction doit contenir les notions essentielles pour ne pas perdre de temps à tout réexpliquer à ton correcteur. Tu les expédies maintenant pour te permettre une belle démonstration. Une introduction réussie te permet d’amener tranquillement ta problématique ; sans qu’elle tombe comme un cheveu sur la soupe. Tu n’oublies pas la petite idée générale qui va bien à la fin. Tu dois annoncer la couleur, je te l’ai déjà dit, ton correcteur n’aime pas être surpris. » Conseil n° 8 : Tu rédiges quand tu as ta dissertation clef en main (plan détaillé/introduction) N.   R. : « C’est certainement le conseil le plus important. Tu dois commencer à rédiger quand tu as une idée précise de la direction de ta dissertation . Il ne faut surtout pas procrastiner, car ton cerveau après 2 h sera grillé et tu perdras en lucidité (comme un sportif de haut niveau). Ton plan détaillé, c’est ta roue de secours, ton seul ami sur terre durant l’examen, alors traite-le bien ! » Conseil n° 9 : Évite de tartiner N.   R. : « Rendre 20 pages dans ta dissertation ne te donnera pas nécessairement une bonne note. Au contraire, ton correcteur va être réticent à lire ta copie, surtout si le tout est mal écrit. Je redoute toujours la correction de dissertations longues, car je me dis " il/elle va me saouler ". Il faut que tu fasses simple et efficace . Le secret est d’énoncer des notions compliquées le plus simplement possible… sans devenir fou. » 💡  Le saviez-vous ?  Parce qu'on n'est que trop peu noté pendant l'année pour être capable de progresser au meilleur rythme, vous pouvez faire appel à notre service de correction de copies . Conseil n° 10 : Soigne la forme de ta copie N.   R. : « La forme est essentielle, il ne s’agit pas de faire une copie arc-en-ciel, car elle nuirait à ton anonymat. Soigner la forme c’est : Des titres qui respirent ; Tu sautes une ligne quand tu changes d’idée ; Tu annonces bien ton plan, tes transitions ; Tu évites les fautes grossières. Maintenant, c’est sûr, tu vas cartonner aux dissertations juridiques… Mais seulement si tu relis cet article 3 fois 😃. » Bonus : exemples de sujets de dissertations juridiques Et maintenant, place à l'entraînement avec des exemples de sujets de dissertations en droit ! Exemples de sujets de dissertations en droit pénal L’influence de la réforme de la prescription en droit pénal français ;  La responsabilité pénale des personnes morales : évolutions ;  La protection des droits de l’accusé : équilibre entre procédure et justice ;  Les défis de la lutte contre la cybercriminalité : perspectives juridiques ;  La peine de mort : une analyse de droit comparé en matière pénale ; Les principes de légalité et de culpabilité en droit pénal ; La réhabilitation des délinquants : efficacité et implications juridiques ;  Le procès équitable ; L’âge de la responsabilité pénale ;  Le droit pénal et les crimes environnementaux ;  Les infractions obstacles. Exemples de sujets de disserations en droit administratif La décentralisation en France ; L'indépendance de l'autorité administrative indépendante ; La protection des droits fondamentaux dans le contentieux administratif ; Les contrats publics ; Le principe de continuité du service public ; Le contentieux de la responsabilité de l'administration : évolution jurisprudentielle ; Le Conseil d'État ; La participation citoyenne dans la prise de décision administrative ; La spécificité du droit administratif ; Le Conseil d’État est-il un juge impartial de l’administration ? Exemples de sujets de dissertations en droit constitutionnel La séparation des pouvoirs ; Les enjeux de la révision constitutionnelle ; La protection des droits fondamentaux ; La question de la laïcité dans les constitutions nationales ; Fédéralisme et centralisme ; Les limites du pouvoir exécutif ; Le rôle des cours constitutionnelles dans  la protection des droits et libertés fondamentaux ;  La citoyenneté et l'inclusion politique dans les constitutions contemporaines ; Le Président est-il responsable sous la Vᵉ République ? ; Faut-il supprimer le Premier ministre ? Exemples de sujets de dissertations en droit des personnes et de la famille Le droit à l'identité et à la vie privée ; La reconnaissance légale des couples non mariés ; La gestation pour autrui (GPA) ; La protection des mineurs ; Les droits des personnes handicapées ; Le changement de sexe à l'état civil ; Les régimes matrimoniaux ; La protection des personnes vulnérables ; Le droit de la famille et les nouvelles formes d’unions : mariages, PACS et concubinage. Exemples de sujets de dissertations en introduction générale au droit L'application de la loi dans le temps ; La distinction entre les droits réels et les droits personnels ; L'obligation naturelle Les pourparlers et les avant-contrats L'acquisition de la propriété par titre Le dol et la réticence dolosive Les biens personnels du chef d'entreprise La réparation du préjudice moral en droit civil Les clauses abusives dans les contrats de consommation : protection du consommateur. L'efficacité des sanctions civiles en cas de non-respect des obligations contractuelles. Le droit de la famille et les nouvelles formes d'union : mariages, PACS et concubinage. Exemples de sujets de dissertations en droit International public La responsabilité internationale des États en cas de violation des droits de l'homme La souveraineté nationale face au droit international. Les conflits armés et le droit international humanitaire La résolution pacifique des différends internationaux La responsabilité des organisations internationales Les traités internationaux et leur incorporation en droit national Le droit international de l'environnement La diplomatie publique La protection des droits des réfugiés et des apatrides Exemples de sujets de dissertations en introduction générale au droit La preuve en droit Les sources du droit . Le rôle de la jurisprudence dans la création et l'interprétation du droit. L'entrée en vigueur de la loi Les personnes physiques et personnes morales Les principes fondamentaux du droit Les grands courants de pensée juridique L'acte et le fait juridique Les droits réels et les droits personnels Le rôle de la doctrine juridique dans le développement du droit. Exemples de sujets de dissertations en droit des obligations L'évolution de la responsabilité contractuelle : Les contrats de travail : droits et obligations des parties. La théorie de l'imprévision dans les contrats civils La responsabilité civile des professionnels La réforme de la prescription en matière d'obligations Les contrats de consommation : protection du consommateur et équilibre contractuel. Les vices cachés dans les ventes immobilières La preuve en droit des obligations : évolutions législatives et jurisprudentielles. Exemples de sujets de dissertations en procédure civile L'arbitrage comme alternative au litige judiciaire La réforme de la procédure civile : objectifs et résultats. Les recours en cas de déni de justice : voies de recours et garanties. La procédure civile électronique L'obligation de motiver les jugements civils La gestion des preuves en procédure civile Les mesures conservatoires en procédure civile : La protection de la vie privée dans les procédures civiles  Nicolas Ribes (nicolas_ribes)

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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