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- Cas pratique : comment ne pas énerver son prof en 10 points ?
Conseils > Méthodologie La dernière chose que vous voulez faire en rendant une copie, c’est énerver votre chargé de TD ou votre professeur. Un cas pratique, du premier coup d’œil, peut très vite lui donner envie de vous mettre une mauvaise note. Et ça, chez Pamplemousse, on ne veut pas ! Alors voici quelques astuces. 🙋♀️ Sommaire I. Lire correctement et entièrement le sujet tu devras II. Des fautes tu ne feras pas III. Les titres en couleur tu éviteras IV. Un plan il te faudra V. Des syllogismes corrects tu construiras VI. Des recherches, tu feras VII. Des phrases courtes et françaises tu utiliseras VIII. A l’essentiel tu iras IX. Une jolie copie tu rendras X. Ton chargé de TD tu écouteras I. Lire correctement et entièrement le sujet tu devras Avant de se lancer dans la rédaction du cas pratique, il est essentiel de bien lire chaque terme de l’énoncé. 📚 Cela peut paraître bête, mais croyez-nous, la majorité des erreurs vient de cette étape cruciale. Alors, ça veut dire quoi bien lire ? Lire en ENTIER l’énoncé, jusqu’au dernier mot de chaque paragraphe. Lire avec toute votre attention, pour gagner du temps. Lire en prenant des notes : encore du temps de gagné, mettez les qualifications en marge, ou le plan sur le brouillon par exemple. Et une fois votre première lecture terminée, écrivez tout ce à quoi vous pensez sur votre brouillon. Lire une seconde fois, pour être sûr de ne rien rater ! Rien de plus frustrant pour un chargé de TD que de lire une copie en sachant que l’énoncé a été mal compris. II. Des fautes tu ne feras pas En droit, les fautes de français vous feront perdre des points dans votre cas pratique. Or, vous n’êtes plus en CM2. ✖️ Faire des fautes, ça peut arriver (exceptionnellement). Mais plusieurs fautes par ligne ou par paragraphe, là, c’est vraiment très très énervant et le professeur verra rouge. Que faire alors pour éviter de faire des fautes dans votre cas pratique ? Relisez-vous ! Vous pourrez corriger les fautes d’accords, d’accent, de « é / er » qui pourraient être évitées. Si vous savez que c’est votre point faible, travaillez. Faites des lignes, apprenez les règles de grammaire par cœur, faites-vous des fiches d’orthographe, achetez un répertoire (vous savez, le petit livre que vous aviez en primaire avec les lettres de l’alphabet sur la droite) ! Et alors, si vous faites le devoir chez vous, sur ordinateur… Là, le chargé de TD sera beaucoup moins compréhensif. Utilisez les outils de traitement de texte à votre disposition, et là aussi relisez-vous. III. Les titres en couleur tu éviteras 🖋️ Ok Noël approche, mais quand même… On évite les couleurs, les surlignages. Le droit, c’est sobre en apparence. Si vous avez, comme nous, envie de colorer vos copies, faites-le avec vos mots, vos tournures de phrases. Pour les copies à l’ordinateur, certains chargés de TD autoriseront le bleu marine pour les grands titres à la limite, mais si vous voulez éviter les risques, restez noirs ! Pour les copies manuscrites, choisissez noir et/ou bleu, mais bannissez les autres couleurs (oui, mêmes les couleurs Pamplemousse, gardez-les pour vos fiches !). IV. Un plan il te faudra Faire un plan dans votre cas pratique peut s’avérer d’une grande utilité. 📋 Certains chargés de TD vous diront que ce n’est pas forcément nécessaire. Mais pour de vrai, c’est plus joli, plus organisé, et surtout plus clair. Pour vous, cela vous aidera à structurer votre pensée, et pour le lecteur, cela le guidera dans votre réflexion. Vous ne risquez rien à mettre un plan apparent, alors que vous risquez des incompréhensions de ne pas en mettre. Pour faire un plan, soyez simples et efficaces. Des titres courts, qualifiés, qui traduisent ce que votre paragraphe démontre. Là aussi, la sobriété vous fera gagner en efficacité et en clarté. Et n’oubliez pas, la règle, c’est 1 problème = 1 partie (avec plusieurs syllogismes par partie) ! V. Des syllogismes corrects tu construiras Si vous voulez réussir votre cas pratique et ne pas énerver votre professeur, il vous faudra veiller au bon emploi du syllogisme juridique. ✅ Un syllogisme c’est : Une majeure : elle commence par « En droit, ou « L’article », ou « La Cour ». Il est obligatoire d’y mettre un article, un article + une/plusieurs jurisprudence(s), ou une jurisprudence (d’ailleurs, si vous avez le Code ou la référence de la jurisprudence, mettez les dates entières !). Pas plus, pas moins. Il est inutile d’expliquer l’article avec vos mots. C’est comme la chantilly, si vous en mettez trop, cela cache le goût principal. Une mineure : elle commence par « En l’espèce », « Dans les faits en présence », « Ici ». C’est là où vous prenez chaque mot de votre majeure, et vous expliquez en quoi cela colle ou non avec les faits de votre cas pratique. Une conclusion : elle commence par « En conséquence », « Donc », « Par conséquent ». Ces mots ne doivent donc pas apparaître dans votre mineure ! Sinon, c’est que vous concluez avant l’heure. Et attention à cette erreur, elle est très répandue. Exemple : Majeure : L’article 1er du Code du Pamplemousse dispose que pour bien manger un pamplemousse, il faut enlever les pépins et ne pas ajouter trop de sucre. Mineure : En l’espèce, Monsieur ORANGE, en mangeant son pamplemousse, a ajouté deux fois trop de sucre. Conclusion : Monsieur ORANGE n’a donc pas correctement mangé son pamplemousse. VI. Des recherches, tu feras Il faut voir plus loin que le bout de son nez (compliqué pour Pinocchio) ! Surtout lorsque vous rendez un devoir fait à la maison, le professeur ne tolérera pas que vous ne soyez pas allé voir d’autres sources que votre cours. Donc : Lorsque vous regardez un article, allez voir les pages d’après pour être certains qu’un article ne correspond pas plus précisément à votre cas ou des circonstances aggravantes, etc. (faites la même chose d’ailleurs pendant vos examens, et ce, même si vous n’avez pas le Code mais des annexes). Cherchez des jurisprudences ! Dans le code, sur les bases de données, ou même sur internet directement. Essayez de trouver des applications des articles que vous utilisez qui correspondent de manière plus ou moins précise à votre cas d’espèce. VII. Des phrases courtes et françaises tu utiliseras 🗣️ Vous n’êtes pas le Conseil d’Etat, donc aucune excuse pour ne pas faire de phrases courtes ! Si le professeur doit s’y prendre à au moins deux fois pour comprendre votre phrase, il la considérera souvent comme fausse. Alors qu’elle sera surement juste. Cela va sans dire, mais il paraît que cela va mieux en le disant : parlez français ! Une phrase c’est : sujet + verbe + complément. Pensez à faire un effort à l’écrit. On n’écrit pas comme on parle ! Et pour savoir si vos phrases sont claires et françaises, quel est le secret ? Si si, vous le connaissez… Relisez-vous ! Essayez de prendre un regard neuf et relisez ce que vous avez écrit, demandez-vous si quelqu’un d’extérieur comprendrait ce que vous êtes en train d’expliquer. Si ce n’est pas le cas, recommencez, et appliquez les conseils de cet article ! VIII. A l’essentiel tu iras ➡️ Très souvent, vos copies de cas pratique ne vont pas assez à l’essentiel. Il ne faut pas croire que plus vous écrivez, plus vous aurez de points. Il faut simplement écrire ce qu’il faut. Gardez en tête le but d’un cas pratique : donner une solution à un problème. Tout votre raisonnement doit donc y tendre. Si vous voyez que certains points ne sont pas à développer, il faut juste les énoncer sans passer du temps dessus. Cela vous fera gagner en temps, en efficacité, et avoir de bonnes notes ! IX. Une jolie copie tu rendras La copie est le produit fini que vous allez livrer au professeur. Il va se faire une première impression. Mettez-vous à sa place : s’il voit une copie mal écrite, sans titres soulignés proprement, avec des paragraphes qui font une demi-page, il ne va pas du tout avoir envie de la lire. Donnez envie de lire votre copie, soignez la vitrine, montrez-lui que vous avez fait des efforts là-dessus : Soignez votre écriture (même si on écrit vite, il faut que ce soit lisible et le plus joli possible). Aérez votre cas pratique ! Revenez à la ligne avec alinéa pour chaque étape du syllogisme (voire sautez une ligne si vos majeures et mineures sont longues), sautez des lignes entre vos syllogismes, entre les titres. X. Ton chargé de TD tu écouteras C’est lui qu’il faut écouter, parce que c’est lui qui vous corrige. Donc adoptez sa méthode, ses conseils, ses astuces, faites ce qu’il vous dit de faire. Conseil Pamplemousse : faites-vous UN document sur lequel vous mettez toutes les indications de vos chargés de TD par matière. Cela fonctionne aussi pour les conseils donnés dans les mineures par les professeurs de cours magistraux. Et bien évidemment, noter ce que vous disent vos professeurs, c’est bien, mais les appliquer…c’est mieux ! Donc pour les devoirs maison, relisez bien votre document en le comparant à votre travail pour être certain de ne pas faire de boulette. Pour les partiels, relisez votre document le jour-même, pour vous remémorer ce qu’il faut que vous fassiez. Conclusion : Si vous mettez en place ces dix points pour réussir votre cas pratique, vous partez bien, puisque votre correcteur sera heureux de vous lire car placé dans de bonnes conditions pour bien vous noter. Attention, cela ne vous assure pas le 20/20, encore faut-il que le fond soit juste ! Détendez-vous, dans un cas pratique, ce qui est recherché, c’est le raisonnement, le développement. Donc si vos syllogismes sont impeccables, et que ces dix points sont respectés, vous aurez une bonne note ! Bon courage, et surtout… Gardez l’zeste !
- Comment apprendre ses cours de droit avec efficacité ? (17 méthodes)
Conseils > Mémorisation Apprendre ses cours de droit avec une grande efficacité fait partie des objectifs les plus importants des étudiants inscrits en faculté de notre belle filière. La science de l'apprentissage est vaste et pourtant, il est fondamental pour tout étudiant de bien connaître son cerveau et les techniques pour en tirer profit et mémoriser ses cours de droit en vue des partiels et pour devenir un super praticien du droit. Voici donc 17 méthodes pour avoir tout en tête pour les partiels 🥳. Sommaire : I. Quelques bases de l'apprentissage : Comprendre pour apprendre Ne pas tout apprendre Miser sur un maximum de sens et de mémoires Que fait-il apprendre par cœur ? II. Techniques d’analogie Pourquoi l’analogie est un véritable outil d’apprentissage efficace ? 1° La méthode de l'entonnoir 2° Utiliser la caricature 3° L’anecdote 4° La métaphore 5° L’histoire en analogie (Il était une fois le droit...) 6° Les moyens mnémotechniques pour l’analogie III. Techniques interactives et ludiques 7° Utiliser les jeux (flashcards, jeux de rôle, etc.) 8° La recette de cuisine pour apprendre 9° Apprendre avec les goûts et les couleurs IV. Techniques d’organisation et de révision 10° Planifier son travail 11° La technique de la mindmap 12° La technique des Fiches de révisions 13° La technique des Flashcards 14° La technique de la répétition espacée V. Techniques spécifiques 15° Utiliser les remarques / les critiques 16° Les maths (formules) 17° La technique du palais mental Vous n’en avez pas assez de voir des cours en noir et blanc tristes et indigestes de 300 pages ? Vous n’en avez pas assez de bachoter un cours que vous allez oublier après l’examen ? Mais pas de panique ! Pamplemousse va vous servir sur un plateau la recette miracle d’un remède efficace pour booster votre apprentissage de façon durable. Apprendre à utiliser son cerveau est quelque chose de fondamental si l'on veut réussir en droit. I. Quelques bases de l'apprentissage : Avant toute chose, voici quelques rappels de base sur l'apprentissage et comment fonctionne notre cerveau. Tout ce qu'il faut savoir se trouve sinon dans les livres Comment Hacker sa L1 Droit ? et Comment Hacker sa L2 Droit ?, validé par le triple champion de France de mémoire. Comprendre pour apprendre Pour mémoriser votre cours, il est absolument essentiel que ce que vous apprenez fasse sens. Si vous ne tentez pas de déchiffrer, si vous vous contentez d'apprendre bêtement des hiéroglyphes, nous vous parions 12 000€ que vous aurez jeté aux « oubliettes des cours appris » (c'est un cimetière des heures perdues) tout votre travail dans les semaines qui suivront. Or, pour rappel, votre but est d'arriver sur le marché de l'emploi avec tout un bagage de base vous permettant de conseiller, rédiger, réfléchir en droit. Vous devez comprendre ce que vous apprenez. Et pour cela, voici 5 conseils à suivre : Trouvez de l'intérêt à vos cours : Si vous ne comprenez pas pourquoi un sujet/chapitre/une matière est important, il vous sera difficile de l'assimiler. Posez-vous la question ou demandez autour de vous. Cherchez l'intérêt dans chaque cours vous motivera et facilitera votre compréhension. C'est la raison pour laquelle nos Fiches de droit (elles sont dans la boutique du site) débutent toujours par une contextualisation et des raisons d'aimer la matière. Maîtrisez le vocabulaire : Comment pouvez-vous trouver de l'intérêt à regarder une série Netflix en anglais si vous ne connaissez pas un mot de vocabulaire ? Idem pour un livre d'astronomie si vous ne comprenez rien aux concepts de base de cette science. Un mot inconnu peut être un obstacle majeur à la compréhension. C'est la raison pour laquelle nous vous recommandons dès vos premières heures de L1, de vous acheter un dictionnaire du livre juridique et droit, voire de vous constituer un petit répertoire des termes rencontrés au fil de votre licence. On commence à aimer quand on commence à maîtriser. Créez des connexions : La connaissance est un réseau. Comprendre un concept nécessite souvent un fond de culture générale. Si vous abordez quelque chose de totalement nouveau, comme apprendre une nouvelle langue, il faudra être patient et persévérant. Vos efforts permettront à votre cerveau de tisser des liens avec vos connaissances antérieures. Organisez vos idées : L'organisation des connaissances permet d'avoir une vue de haut de comment s'articulent les connaissances (coucou le plan du cours !). Évitez l'illusion : Ne vous contentez pas d'une compréhension superficielle. Posez-vous des questions sur ce que vous apprenez et testez votre capacité à l'expliquer à autrui. Comme le disait Boileau, une idée bien comprise s'exprime clairement. Ne pas tout apprendre Votre cerveau et votre temps ont leurs limites. Il faut absolument savoir faire le tri dans votre prise de notes et dans ce que vous voulez apprendre pour apprendre efficacement vos cours de droit. Pourquoi ne pas tout apprendre ? Gestion optimale du temps : L'année passe vite et votre agenda est déjà bien pris par la préparation des TD et les cours magistraux. Comme l'eau sur Terre, le temps est une ressource plus que limitée. Se concentrer sur l'essentiel plutôt que de s'éparpiller sur des détails mineurs permet d'utiliser ce temps précieux de manière plus efficace. Réduction de la surcharge cognitive : Vous avez déjà bloqué 10 minutes sur la même phrase du Conseil d'État ? C'est normal, le cerveau humain, ses neurones et synapses qui les relient ont leurs limites en termes de capacité de stockage, de concentration, de traitement de l'information. Tenter de tout apprendre peut mener à une surcharge cognitive, diminuant ainsi la qualité de l'apprentissage et de la rétention d'information. Mettre l'accent sur la compréhension : Comprendre en profondeur quelques concepts clés est souvent plus utile que d'avoir une connaissance superficielle de nombreux sujets. Il faut donc apprendre par niveau d'informations, et cela est particulièrement vrai dans des domaines comme le droit, où la compréhension des principes fondamentaux est cruciale. Meilleure préparation des examens : Les examens en droit se concentrent généralement sur les aspects essentiels d'une matière. Ne pas les maîtriser et le correcteur s'en rendra compte : vous n'aurez pas la moyenne. C'est une fois les bases et principes bien compris et connus que vous pourrez vous attaquer aux détails. Les placer dans vos copies vous permettra alors de grappiller d'autres précieux points. Comment ne pas tout apprendre ? Identifier l'essentiel : Distinguez ce qui est fondamental de ce qui est accessoire. Dans les études de droit, cela peut impliquer de se concentrer sur le plan, les définitions, les principes et exceptions, les revirements, ce sur quoi s'attarde l'enseignant... Utiliser les bons outils : Les fiches de révision optimisées et les Flashcards, comme celles proposées par Pamplemousse sur ce site, synthétisent les informations, clés tout en restant complet et conforme au programme universitaire français. Elles permettent de se concentrer sur l'essentiel sans se perdre dans les détails inutiles. Développer des techniques de mémorisation sélective : Pratiquez des méthodes de mémorisation qui favorisent la rétention à long terme des informations essentielles (les techniques mnémotechniques par exemple ou le FIGADA pour le droit administratif). Planifier et prioriser : Établissez un plan d'étude qui met l'accent sur les sujets les plus importants. Cela implique parfois de faire des choix difficiles sur ce qu'il faut laisser de côté. Miser sur un maximum de sens et de mémoires Pour apprendre efficacement son cours, il faut miser sur un maximum de sens. En d'autres termes, plus vous ferez appel à votre mémoire visuelle, à votre sens du toucher, aux odeurs (sens olfactif), à votre ouïe, etc., plus votre cerveau pourra s'en souvenir. À vous de faire appel à ces sens pour consolider l'ancrage des connaissances. Voici les trois types de mémoires les plus connues : Mémoire visuelle Axée sur la vision 60 % de la population Mémoire auditive Axée sur l’ouïe 30 % de la population Mémoire kinesthésique Axée sur les autres sens que la vue et l’audition comme le toucher 10 % de la population Que faut-il apprendre par cœur ? Certains disent que le droit n'est pas dû par cœur. Ce n'est pas faux, même s'il faut avoir appris pas mal de choses à 100%. Ce qu'on en dit : il faut apprendre avec le cœur. Voici ce qu'il faut connaître parfaitement : 1. Les articles de loi Connaître les articles de loi est indispensable, surtout les fondamentaux en cas d'examen sans code. Pour les articles moins centraux, un résumé précis suffit. Mais attention, ce résumé doit être juridiquement exact. 2. La jurisprudence Certains arrêts, notamment ceux discutés longuement en cours, sont à connaître en détail : date, juridiction, nom de l'arrêt, et surtout leur apport. Un résumé de l'attendue est généralement suffisant, à moins que vos professeurs n'exigent plus. On dit bonjour au livre de mémorisation du droit administratif, le FIGADA. 3. La doctrine La connaissance de quelques auteurs clés par matière enrichit vos copies. Choisissez des auteurs avec des courants de pensée opposés pour apporter de la profondeur à vos arguments. Voir les phrases d'accroche. 4. Le plan du cours Maîtriser le plan du cours est essentiel. Cela vous aide à structurer vos connaissances, évite les confusions et optimise votre temps d'étude. II. Techniques d’analogie Pourquoi l’analogie est un véritable outil d’apprentissage efficace ? ✅ L’analogie est un véritable outil d’apprentissage efficace dans vos études de droit. En droit, il y a tellement de choses à apprendre, de cours à ingérer, de notions à connaître, qu’il est important de trouver une méthode d’apprentissage rapide et qui porte ses fruits. L’analogie en fait partie. L’analogie est entendue ici comme un rapport de ressemblances entre une notion d’un cours et une autre réalité en raison de traits communs que l’on crée ou applique. Il ne s’agit pas d’enjoliver le cours, mais d’interagir avec le contenu, avec le fond, se l’approprier, ne faire qu’un... Le raisonnement par analogie se concentre donc sur l’imagination ou la constatation de ressemblances entre des informations afin d’assimiler la notion le plus facilement possible (c’est d’ailleurs ce que dit Guillaume Petit-Jean, dans notre interview vidéo). Étant le « précieux » des étudiants durant les révisions, le temps est extrêmement important. Or, le détournement imagé par l’analogie vous fera gagner un temps précieux ! L’analogie est efficace, car vous donnez un sens à ce que vous apprenez et grâce à cette technique, la mémorisation se fait de façon plus rapide et ludique. C’est un véritable vecteur de réussite dans votre apprentissage de vos cours de droit ! Cette méthode est une solution pour chaque type de mémoire ! Tout le monde y trouve son compte. L’analogie a des buts pédagogique et clarificateur, car elle permet : Une meilleure compréhension, grâce à la vulgarisation, Un certain recul favorisant l’opinion grâce à sa propre vision des choses, De se forger une critique (positive ou négative) utile pour les exercices juridiques, Un apport plus concret par rapport à des notions abstraites, Une optimisation du temps de révision appréciable, Une mémorisation durable et réactive pour les examens. L’analogie est une méthode d’apprentissage pour vous et vous seul. Pourquoi ? Certains raisonnements peuvent ne pas parler à d’autres (voire les choquer en fonction des comparaisons). L’art de l’analogie est personnel. C’est pour vous, ce n’est pas pour les autres. Si la vision manichéenne (les gentils et les méchants) vous permet une meilleure compréhension d’un point du cours et bien soit ! RIEN ne vous en empêche. Vous l’aurez compris, sa propre vision est un des instruments de l’analogie, l’opinion est le fil conducteur de cette méthode. Ayez confiance en vos idées et impressions ! (Pour des raisons d’impartialité, nous avons choisi des exemples neutres, mais le but est justement de ne pas être trop neutre dans votre démarche personnelle). L’analogie s’illustre comme une véritable source de motivation qui permet d’apprendre son cours efficacement tout en s’amusant. Cette nouvelle approche plus sucrée du droit facilite les révisions au lieu d’apprendre son cours comme une poésie. Si l'on vous parle tant de l'analogie, c'est que plusieurs méthodes ci-dessous y sont directement rattachées. Mais d'abord, et parce que le cerveau fonctionne par dossier et rattachement, il vous faut apprendre à mémoriser parfaitement le plan du cours, grâce à l'entonnoir. 1° La méthode de l'entonnoir La méthode de l'entonnoir est fondamentale pour bien apprendre ses cours. Elle permet une approche progressive (on apprend d'abord le plan, puis les titres des parties, puis ceux des chapitres, etc.). Retenez bien une chose : les cours enseignés à la faculté de droit suivent toujours la logique du raisonnement juridique. Lorsqu’un thème est abordé, le professeur va d'abord définir en droit la notion, puis seront examinées ses conditions d’application, son régime, ses effets juridiques et ses conséquences. Vous devrez réutiliser cette logique lors des TD et des partiels, peu importe l'exercice soumis. Pourquoi la méthode de l'entonnoir ? Raison 1 : Approche progressive : La méthode de l'entonnoir permet de commencer par des concepts larges et généraux, puis se resserre progressivement vers des détails plus spécifiques. Se perdre dans les exceptions au principe sans avoir préalablement compris le principe n'est pas stratégique du tout. En droit constitutionnel par exemple, il faut d'abord comprendre ce qu'est une constitution, son rôle dans le système juridique d'un pays, et les principes de base comme la séparation des pouvoirs et l'État de droit. Avant de vous plonger dans les spécificités de la Constitution française, il est donc mieux de voir comment elle a été formée, ses caractéristiques principales, et comment elle fixe les règles du jeu de notre beau pays. Raison 2 : hiérarchisation de l'information : Elle aide à distinguer l'important de l'accessoire. En commençant par les idées majeures, on comprend mieux l'importance relative des informations plus détaillées qui suivent. Raison 3 : Amélioration de la compréhension et de la rétention : En établissant d'abord un contexte général, les détails spécifiques acquièrent plus de sens, ce qui facilite la mémorisation et la compréhension. Commencer par apprendre la structure du cours Apprendre la colonne vertébrale est donc une première étape fondamentale pour mettre en œuvre la méthode de l'entonnoir. Comment apprendre le plan du cours ? Examinez le syllabus et le plan : Commencez par une revue approfondie du syllabus et du plan de cours fourni par l'enseignant. En cours, notez bien les titres donnés, au mot près et mettez-les en exergue (en couleurs, soulignés, gras). Ceux-ci offrent souvent un aperçu précis des grands thèmes, des chapitres clés et de la progression du cours. Créez des résumés structurés : Résumez chaque section du cours en quelques phrases clés, en mettant en évidence les principaux points et leur relation les uns avec les autres. Utilisez des outils visuels : Les cartes mentales donc, les diagrammes et les schémas peuvent aider à visualiser la structure du cours. Cela rend les relations entre les différentes parties plus claires et plus mémorables. Apprenez du général vers le spécifique : Commencez à apprendre les grands titres. Puis les différents chapitres, puis les sections qui divisent ces chapitres. Et aller de plus en plus en profondeur dans le cours. Ainsi, vous apprenez dans l'ordre des choses, sans mettre la charrue avant les bœufs, et vos connaissances seront associées entre elles de façon logique. D'abord le tronc, puis les grosses branches, puis les plus petites qui partent des grosses, puis les ramifications qui partent des petites branches et ainsi de suite. Comment mettre en place la méthode de l'entonnoir ? Une fois le plan du cours appris, il s'agit désormais d'apprendre étape par étape, du plus général vers le plus particulier. Il faut donc aller de l'abstrait au concret, du général au spécifique. Utilisation de questions guidées : Posez des questions larges, puis soyez de plus en plus spécifique. Par exemple, commencez par « Quels sont les principes fondamentaux du droit civil ? », puis progressez vers « Comment ces principes s'appliquent-ils dans des situations spécifiques ?». Création de résumés à différents niveaux : On en parlait plus haut, rédigez des résumés à chaque étape du processus. Commencez par un résumé général, puis ajoutez des détails au fur et à mesure que vous avancez. Soyez le plus sommaire possible, sans phrases, en utilisant des tirets. 2° Utiliser la caricature en analogie 🤪 Pour effectuer un raisonnement par analogie, vous pouvez utiliser la caricature. Il ne vous est jamais arrivé de retenir une information, car le prof ou un étudiant a fait une blague dessus ? C’est normal ! L’humour est une vitamine efficace pour la mémoire. Rien de mieux qu’un cocktail de légèreté, de références et de voluptés afin de rendre frugifères vos méninges assoiffées. Plus concrètement, une caricature permet de mémoriser non seulement le cours, mais l’opinion de l’auteur et/ou la vôtre. Cela permet de construire une critique personnelle par rapport à une notion tout en s’amusant. No limits dans les comparaisons, c’est pour vous seul. #DIYcaricature Comment faire une caricature pour réviser efficacement ? Faites la comparaison entre une image et une notion juridique. La représentation humoristique est donc une illustration de votre cours. Exemple : Extrait d’un cours : « Le rôle des médias est très important de nos jours, en effet, l’hyper-médiatisation a accentué le phénomène de la personnalisation du pouvoir de façon exponentielle ». 3° L’anecdote pour utiliser l’analogie ✋ L’anecdote est également une méthode efficace pour raisonner par analogie. Votre passé et/ou votre présent sert à apprendre vos cours. L’anecdote n’est pas une ligne pour faire joli, c’est un moyen pour se souvenir d’une notion de votre cours grâce à votre expérience. Lorsqu'une règle de droit pourrait s’appliquer à votre vie (quotidien, expériences, hypothèses, etc.), vous faites un syllogisme, un cas pratique en gros. En réalité, vous faites instinctivement un raisonnement par analogie basé sur une anecdote ou histoire en lien avec vous. Pourquoi ne pas le mettre dans son cours ? Allez-y ! Cela sert de moyen pour retenir une notion de manière efficace et intéressante en appliquant une déduction à votre histoire. De nombreuses notions juridiques peuvent se rapprocher de vos anecdotes personnelles. Comment raconter votre vie dans un cours de droit ? Exemple : Extrait du cours : « Selon l’article 212 du Code civil, les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Oui oui cet article existe, car le non-respect de cette règle a des conséquences sur les effets du divorce. Qu’est ce qui vous empêche de mettre une photo d’un(e) ex-infidèle ou une précision textuelle pour vous souvenir de cet article ? Il peut également s’agir d’une anecdote d’un proche ou d’une personnalité. 4° La métaphore en analogie 👉 La métaphore est une méthode tout aussi efficace pour raisonner par analogie. La technique de la métaphore est au service d’un langage imagé plus parlant. La métaphore est une figure de style permettant la substitution d’une notion abstraite en un terme concret. C’est en d’autres termes la fille de l’analogie (ceci est une métaphore). Ce procédé permet de rendre plus clair et plus compréhensible ce qui semble ambigu et/ou obscur pour vous. Il est plus agréable d’apprendre et de comprendre un cours par le biais du langage imagé. Comment mettre des images sur des mots ? Technique n°1 (la métaphore sous forme de texte) « Le juge est le gardien des libertés individuelles ». Le fait d’imaginer le juge comme un gardien est plus parlant et permet de mieux mémoriser la vision d’un juge qui garantit les libertés individuelles. Technique n°2 (la métaphore sous forme d’image) Les métaphores du duel et de la balance sont souvent utilisées en droit pour évoquer un concours de pouvoirs ou bien un équilibre. Tout dépend de la façon dont vous percevez les choses. Votre opinion est déterminante dans ce procédé. Exemple : Extrait de cours : « Le principe de la collaboration des pouvoirs trouve son origine dans le système du Checks and Balances. Ce système met en place des pouvoirs et des contre-pouvoirs qui mènent à une modération dans l’utilisation du pouvoir politique. Ce sont des moyens d’actions réciproques ». Deux différentes visions : 5° L’histoire en analogie (Il était une fois le droit...) ⚖️ Se raconter des histoires est aussi une technique de raisonnement par analogie efficace. C’est l’histoiiiire de la vie de droit, un cycle éternel pour booster votre mémoire Rien de mieux qu’une histoire pour raconter quelque chose. Vous regardez un film une fois et vous vous souvenez de l’histoire... mais le cours de l’histoire du droit ne s’enregistre pas parfaitement dans votre mémoire. Cette méthode est notamment très utile pour les points historiques ou cours sur l’histoire du droit, de l’État, etc. Cette méthode est aussi très efficace pour la compréhension des arrêts de justice. Pourquoi ? Un arrêt s’illustre comme la décision des juges par rapport à un conflit, faites en une histoire ! Voici comment vous raconter des histoires en droit : Et pourquoi l’histoire du droit ne serait-elle pas présentée comme un film ? Racontez-vous à vous-même l’histoire des romains et du droit, les péripéties, les personnages, la scène et le contexte. Vous êtes le réalisateur du film du cours de l’histoire du droit mais vous n’êtes pas l’auteur. Après avoir saisi l’histoire, vous pouvez parler des mots techniques, les mots clés ainsi que les dates. Devenez clair, net et précis. Il est inutile de l’écrire, cela serait une perte de temps, mais gardez l’histoire dans votre esprit lors de révisions et vulgarisez sans modération. Personne ne vous entend. Prenez la parole et racontez votre cours ! L’auditoire peut être vous-même, vos amis (des juristes de préférence), ou bien même votre chat ! Cette méthode nécessite du temps, mais elle fait économiser le double de ce temps pour les révisions au lieu de faire des tonnes de fiches de révisions qui ne racontent pas une histoire, mais qui sélectionnent les termes clés en oubliant les autres. Exemple : Pamplemousse vous donne également ici un coup de pouce ! Pour le droit administratif, vous avez le FIGADA qui n’est autre que le GAJA, mais imagé ! Une bande dessinée des arrêts qui fonctionne sur un raisonnement par analogie intuitif à tous grâce à une histoire imagée. 6 ° Les moyens mnémotechniques pour l’analogie 🧠 Les moyens mnémotechniques sont également indispensables dans l’art de analogie. 10 mots de perdus, mais 1 de retrouvé ! C’est psychologiquement et mentalement épuisant d’apprendre toutes ces listes de conditions, d’éléments, de caractères et d’auteurs. Utilisez les moyens mnémotechniques ! Créez vos propres astuces pour retenir les listes pénibles et compliquées de manière rapide, efficace et surtout durable. Ce que l’on retient le mieux est ce qui nous est personnel, ce que l’on crée. Voici l’ultime technique pour faire son propre moyen mnémotechnique qui marche à tous les coups. On vous susurre à l’oreille une méthode qui optimise le temps de révision et qui respecte la chronologie des éléments à retenir grâce à l’ordre des lettres. Prenez la première ou les premières lettres des termes clés à retenir et faites en un mot abracadabrant. Si l’ordre n’est pas important, faites en sorte que cela forme un véritable mot. Exemple : Voici la recette de la salade de fruits qui guérit les maux à la façon Pamplemousse ! Les ingrédients sont : une Pêche, une Orange, un Melon, un Abricot, une Datte, une Mûre. Mot à retenir : POMMAD (Une pommade) On continue sur la nourriture… III. Techniques interactives et ludiques 7° Utiliser les jeux (flashcards, jeux de rôle, etc.) 🎰 Les jeux sont très efficaces pour raisonner par analogie. Visualiser le droit comme un jeu, une drôle de façon de voir les choses. Chacun a ses cartes, ses défenses, ses attaques, c’est celui qui connaît le mieux les règles du jeu qui gagne. D’où l'intérêt de connaître son cours, mais également de le comprendre afin de l’agencer à son avantage. Mine de rien, un cas pratique suit cette logique : un raisonnement en béton grâce à vos connaissances qui sont en réalité vos munitions ! Le fait de vous mettre dans les conditions d’un défi va stimuler votre capacité de concentration et augmenter de façon exponentielle votre réactivité. Cela permet de gagner du temps durant le fatidique partiel. Il faut être rapide et efficace ! Comment jouer à un jeu en révisant ? Pamplemousse vous donne un coup de pouce pour gagner du temps avec des flashcards déjà toutes faites et, en plus imagées (!) pour le droit administratif, le droit constitutionnel, le droit de la responsabilité civile (et bien d’autres matières encore) ! Pour jouer seul ou entre étudiants afin de réviser efficacement en s’amusant. Le principe reste le même quel que soit le sujet, la matière, la notion. À vous de jouer ! C’est l’heure du duel ! 8° La recette de cuisine pour apprendre 👨🍳 La technique de la recette de cuisine est également cruciale dans l’art de l’analogie. Laissez la haute gastronomie juridique vous présenter votre cours. Vous êtes un fan de cuisine et un mordu de droit ? Faire un mélange savoureux des deux mondes ! Cela apporte plus de goût à votre cours ! Il ne s’agit pas de manger le droit administratif, mais d’apporter un peu de saveurs comme des épices à un cours trop fade. Attention à garder l’original du cours sous le coude, c’est la façon de l’apprendre qui change, pas le cours ! Pourquoi c’est efficace ? Cela permet d’avoir une liste d’éléments et une chronologie qui structurent votre raisonnement et vos connaissances. Si l’un des ingrédients manque, si l’un des ustensiles est sujet à une mauvaise utilisation, ou si les chronologies des étapes ne sont pas respectées, la recette est fichue. Le but est de ne rien oublier pour gagner tous les points ! Oui, on est chez Top Chef quand on rend un cas pratique. Cette méthode apporte une rigueur stable et solide qui va satisfaire les papilles de vos correcteurs, notamment pour les cas pratiques ! Il faut suivre la recette… oups le cours… à la lettre ! Exemple : Pamplemousse vous a concocté une recette dont vous nous direz des nouvelles. Recette du régime semi-présidentiel à la française : Prenez un moule « régime parlementaire ». Versez dans ce moule une élection populaire du chef de l’État de la marque « suffrage universel » qui périme tous les 5 ans. Dans une casserole, y ajouter un chef d’État possédant des compétences beaucoup plus importantes que les compétences habituelles d’un chef d’État dans les régimes parlementaires classiques. Y incorporer une majorité politique claire, cohérente et forte à grosses cuillères. Après avoir versé le colorant alimentaire, si le chef de l’État (le président de la République) est de la même couleur que le chef du Gouvernement (le Premier ministre), nous sommes face à une hypothèse de présidentialisme absolu. A contrario, en cas de mélange des couleurs hétérogènes, il s’agit d’une cohabitation (attention, c'est toxique, vous allez avoir du mal à le digérer). Mettez dans le moule, enfournez et dégustez. 9° Apprendre avec les goûts et les couleurs 🎨 L’analogie par les couleurs propulse la mémorisation et est donc indispensable dans l’art de l’analogie. Qui a dit que le droit devait être sans couleurs ? Les couleurs favorisent la mémorisation, car elles permettent une analogie par assimilation. Pourquoi Pamplemousse Magazine est plein de couleurs, à votre avis ? Cette méthode est fortement conseillée aux mémoires visuelles. Mais attention à ne pas trop en abuser sinon cela aura l’effet inverse. Trop de couleurs tue la couleur ! Si vous surlignez tout votre cours, il sera difficile d’assimiler et de cibler la notion que vous voulez retenir. À vos pinceaux ! Ou plutôt... à vos stabilos ! Exemple de code couleur : Les mots clés -> Exceptions Les mots clés importants -> Exceptions Les mots clés ultra méga importants -> Exceptions Les dates et nombres -> 1804 (désolé les publicistes) Les articles -> article 666 du Code civil Les noms propres -> Léon Duguit (désolé les privatistes) Les définitions -> La jurisprudence est... Tips pour Macbook : sur l’outil « pages », on peut créer une page modèle avec des préréglages. Autrement dit, on peut à l’avance créer des raccourcis de clavier pour chaque couleur de surlignage, cela permet de gagner du temps plutôt que de chercher la couleur à chaque fois que l’on veut fluoter, c’est plus rapide ! (Fn+F1 pour le surlignage jaune par exemple). Par ailleurs, rien de tel qu’un schéma ou un tableau, cela vaut mille mots dans le cœur des étudiants. Pour être encore plus efficace, créez-le, inventez-le, chouchoutez-le. IV. Techniques d’organisation et de révision 10° Planifier son travail La planification dans l'apprentissage de nos cours est essentielle. Elle implique de structurer votre temps de travail en tenant compte de la complexité et de la quantité de choses à apprendre. Il est donc fondamental, les pépins, de commencer par évaluer le contenu du cours, puis de décomposer en différentes sections. Et de finalement créer un calendrier de travail qui devra être le plus réaliste possible. Pour s'y tenir, et on en parle très souvent sur les réseaux sociaux, pensez à fixer des objectifs spécifiques et mesurables pour chaque session. Exemple : Ce qu'il ne faut pas faire : « je vais apprendre le début de mon droit constitutionnel. » Ce qu'il faut faire : « je vais être capable de recracher sur une feuille blanche tel chapitre avant telle date. » Cette organisation permet une meilleure assimilation du contenu, évite la surcharge de travail et réduit le stress. En tant que Pamplemousse et experts des conseils pour étudiants en droit, nous vous conseillons de rester flexible et d'ajuster votre planning au besoin (il y a toujours des imprévus qui arrivent et donc un peu de retard...). Évaluation : Commencez par évaluer le contenu de chaque cours. Identifiez les chapitres, les thèmes principaux et les concepts clés. Organisation : Décomposez le programme en unités gérables. Cela peut être par chapitre, par titre. Planification : Créez votre agenda. Allouez du temps à chaque unité en fonction de sa difficulté et de son importance. Incluez des périodes de révision régulières et placez les chapitres les plus difficiles et les matières les moins aimées le matin. Objectifs : Fixez des objectifs clairs pour chaque session d'étude. Cela aide à rester concentré et motivé (voir nos articles sur la productivité). Flexibilité et Ajustement : Restez flex' ! Suivi et Révision : Évaluez régulièrement vos progrès et ajustez votre planification en conséquence. La Méthode Hack Ton Droit du livre « Comment Hacker sa L2 Droit ? » est incroyable en période de révisions. 11° La technique de la mindmap Les mindmaps, ou cartes mentales, sont un autre outil efficace pour l'apprentissage. Chez Pamplemousse, nous la trouvons notamment très intéressante pour apprendre les plans de cours ! Elles permettent une représentation visuelle des informations, facilitant la mémorisation des concepts en plaçant chaque partie du cours dans un dossier de son cerveau (oui, c'est comme ça qu'elle fonctionne, notre matière grise). Pour créer une mindmap : Démarrez avec un concept central : Placez le sujet principal au centre de la page. Utilisez des branches pour les sous-thèmes : Dessinez des branches partant du concept central, représentant différents sous-thèmes ou catégories du sujet principal. Employez des mots-clés : Sur chaque branche, notez les idées ou les mots-clés essentiels liés à ce sous-thème. Incorporez des couleurs et des images : Utilisez des couleurs pour différencier les branches ou les thèmes. Les images peuvent aider à renforcer la mémorisation. Développez et reliez les idées : Ajoutez des branches secondaires pour des détails supplémentaires, en les reliant logiquement. Par exemple, pour une mindmap sur le droit des contrats, le concept central serait "Droit des Contrats", avec des branches pour "Formation du Contrat", "Types de Contrats", "Nullité", etc. Chaque branche contiendrait des mots-clés ou des notions spécifiques à ce domaine. Stylé, non ? 12° La technique des Fiches de droit Ah les fiches de droit, on en a fait notre spécialité, on les a pimpées comme jamais et c'est pour ça que vous les aimez ! Grosso modo, les fiches de révision sont un outil crucial, car bien faites, elles permettent de condenser et d'organiser les informations essentielles d'un cours ou d'un sujet. Et parce que 93% des étudiants ne savent pas faire de bonnes fiches de révisions et qu'ils perdent donc un temps précieux, eh bien, c'est là que les Fiches de droit optimisées Pamplemousse interviennent. Une fiche de révision optimisée Pour créer une fiche de révision efficace : Sélectionnez les points clés : Identifiez et notez les concepts, définitions et principes importants. Il faut zapper les informations accessoires, les pépins ! Structure et clarté : Organisez la fiche de manière logique, en utilisant des titres et sous-titres pour séparer les différents thèmes. Quelques couleurs pour : les jurisprudences importantes, les définitions à connaître par cœur (et avec le cœur), etc. Utilisez des schémas et des mots-clés : Les diagrammes et les mots-clés aident à visualiser et à mémoriser les informations. Les Fiches de RCT en sont bourrées par exemple ! Résumé et synthèse : Rédigez des courts résumés des points importants, en mettant l'accent sur la compréhension plutôt que sur la mémorisation mot à mot. Révision active : Utilisez vos fiches pour tester vos connaissances, plutôt que de simplement les lire bêtement... La technique du rappel actif décuple l'efficacité de votre mémorisation à moyen et long-terme, c'est prouvé. 13° La technique des Flashcards On ne va pas vous faire de dessin (on en met déjà sur les flashcards), ces flashcards, ou cartes de mémorisation, sont un outil d'apprentissage efficace et ce n'est pas Pamplemousse qui vous dira le contraire. Pour rappel, nous avons importé cette technique anglo-saxonne en France dans le monde du droit en 2019. Qu'est-ce qu'une flashcard ? Vous n'avez pas assez visité ce site, oh ! Elles consistent en de petites cartes où une question, un terme, ou une notion est notée sur un côté, et la réponse ou l'explication sur l'autre. Cette méthode ludique favorise l'apprentissage actif et la mémorisation à long terme. Les flashcards sont idéales pour réviser des définitions, des dates importantes, des principes juridiques ou des jurisprudences. Elles permettent des révisions rapides, ciblées, et peuvent être utilisées n'importe où, facilitant ainsi l'apprentissage régulier et efficace. On vous laisse découvrir les avis de nos stars du droit ? Ça vous parlera peut-être mieux... 14° La technique de la répétition espacée La répétition espacée est efficace, car elle s'aligne sur le fonctionnement naturel de la mémoire humaine. En révisant l'information juste au moment où on est susceptible de l'oublier, le cerveau renforce et consolide activement sa capacité à la retenir. Trop fort comme technique pour une mémorisation moyen et long-terme ! En fait, et vous verrez cela sur le lien qu'on vous a placé juste au-dessus, mais on oublie 80% des informations après quelque temps. Si l'on ne fait pas en sorte de se remémorer ces informations à certains moments donnés calculés, elles passent à la trappe ! Trop bête quand on travaille si dur pendant 5 ans, de tout avoir oublié au moment de rentrer sur le marché du droit non ? Ou à plus petite échelle, imaginez que vous appreniez une partie de votre cours sur l'application des règles de droit dans le temps début octobre et qu'arrivé en partiel début janvier, vous avez tout oublié ! QUELLE PERTE DE TEMPS ! Pardon, on a crié, mais c'est vraiment trop frustrant... Bref, la répétition espacée est présentée dans le livre "Comment Hacker sa L1 Droit ?" et voici très (très rapidement) comment l'utiliser : Planification : Après avoir étudié un sujet, planifiez vos révisions à des intervalles croissants (par exemple, après un jour, une semaine, un mois). Révision : Lors de chaque session de révision, concentrez-vous sur les informations que vous trouvez difficiles à retenir. Adaptation : Ajustez l'intervalle de révision en fonction de votre facilité à vous rappeler l'information. La méthode de Leitner vous sera très utile. Utilisation d'outils : Retrouvez plus de 30 matières toutes faites, complètes et parfois imagées dans la boutique du site. V. Techniques spécifiques 15° Utiliser les remarques / les critiques 💬 Les remarques, critiques sont également efficaces pour raisonner par analogie. Pourquoi doit-on se montrer critique durant les révisions ? Instinctivement, on concrétise la plupart du temps nos émotions par des remarques ou critiques (positives ou négatives). L’analogie via la charge émotionnelle est l’influence de nos émotions par rapport à la notion d’un cours : nos impressions, nos réactions, nos opinions, etc. Les émotions jouent un rôle essentiel dans l’apprentissage d’un cours. Cependant, certaines remarques et critiques peuvent être sources de handicap, car cela entraîne une mauvaise stimulation de la mémoire au détriment de l’étudiant. Nous pouvons prendre l’exemple du sentiment d’incompréhension. Lorsque l’on tente de se souvenir d’une partie non comprise lors d’un examen, c’est ce sentiment qui revient à notre esprit. Ce qui résulte à la fatale remarque : « Mauvaise compréhension du cours ». Comment faire de ce talon d’Achille une arme redoutable ? Il faut tirer avantage de la charge émotionnelle avec des impressions qui permettent de retenir le cours. Cette méthode de l’analogie grâce à la mobilisation de vos émotions (satisfaction, indignation, recul) booste votre mémoire, car cela vous permet de retenir le ressenti que vous avez eu par rapport à une notion. Étape n°1 : lire et rendre clair le cours. Votre cours ne doit pas partir dans tous les sens. Étape n°2 : comprendre le cours. Il est difficile de mémoriser un cours incompris. Il faut se faire violence, vous devez comprendre le sens pour le retenir. Cela entraîne une augmentation de la concentration. Étape n°3 : soyez le plus critique des critiques !!! Il ne s’agit pas de faire preuve de mésentente ou de sacraliser le cours, mais de se montrer critique. En revanche, ne soyez pas insensible, vous n’êtes pas des robots, le droit est une science humaine. Cela permet une optimisation de la mémorisation grâce à la remarque faite. Exemple : Lorsque vous révisez votre cours, il vous arrive de vous faire instinctivement une remarque sur une notion ou un arrêt : « je suis d’accord », « je ne suis pas d’accord », « oui logique », « c’est juste », « c’est choquant » etc. Ces remarques entraînent un sentiment de compréhension, car vous avez eu une critique personnelle. C’est CETTE mentalité qui vous rendra redoutable à l’examen. 16° Les maths (formules) 🔢 Utiliser les maths est une technique de raisonnement par analogie très efficace. Selon le théorème de Pamplemousse, la logique mathématique est facteur d’un meilleur apprentissage. Et oui, il y a un côté mathématique dans le droit, car ces 2 matières ont un dénominateur commun : le raisonnement par syllogisme ! Ce raisonnement logique part d’une formule générale qui s’applique à un cas concret pour en déduire une conclusion. Comme un cas pratique ! C’est un raisonnement intuitif qui obéit à une méthodologie rigoureuse. C’est pourquoi il est efficace d’assimiler un raisonnement mathématique dans l’apprentissage de vos cours. Cela aura l’avantage de se souvenir plus facilement des notions. Une formule mathématique permet une mémorisation plus efficace, une réduction du volume du cours non négligeable et une meilleure maîtrise du raisonnement par syllogisme pour les cas pratiques. Cette méthode est notamment très utile lorsqu’il faut retenir des conditions d’application. Il suffit de retenir la formule que vous avez vous-même créée et vous serez imbattable sur n’importe quel exercice pratique. C’est comme un check-up ! Exemple : « Pour obtenir des pamplemousses, il faut un pamplemoussier dans une zone où les températures sont subtropicales et tropicales. Ils mûrissent principalement au cours de l’hiver et ont besoin d’un sol assez drainé ». Formule : Pamplemousse = pamplemoussier + températures subtropicales et tropicales + hiver + sol drainé Vous voilà le(la) Newton du droit ! Pour appliquer l’art de l’analogie, vous pouvez donc utiliser plusieurs moyens : la caricature, l’anecdote, la métaphore, les remarques ou critiques, les jeux, l’histoire, les moyens mnémotechniques, la recette de cuisine, les goûts et les couleurs et enfin, les maths. Parmi cette palette de techniques, vous allez ainsi faciliter l’apprentissage durant les révisions. Vous voilà fin prêt pour mettre en page vos cours ! Amusez-vous et épatez-vous avec votre imagination ! 17° La technique du palais mental Le palais mental, ou méthode des loci, est une technique de mémorisation ancestrale qui s'avère extrêmement efficace pour nous qui sommes étudiants en droit. Elle consiste à associer des informations à mémoriser à des emplacements dans un lieu familier. Cette méthode est particulièrement utile pour le droit en raison de la grande quantité de détails, de jurisprudences, de définitions, de règles et de principes (et exceptions bien sûr !) à retenir. 😅 « C'est plus un palais mental qu'il faut, c'est Disneyland ! » dixit Arthur, Paris 2. C'est notre ami Guillaume Petit-Jean, champion de France de mémoire qui nous a appris la technique (voir l'interview de G. Petit-Jean). Pourquoi c'est efficace ? Visualisation : Le cerveau traite et retient mieux les informations visuelles. En imaginant les détails dans des lieux connus, tu crées des liens mentaux forts. Organisation : En plaçant des informations dans un ordre précis dans ton palais mental, tu structures tes connaissances, ce qui facilite le rappel. Comment mettre en pratique ? Choisissez un lieu familier : Utilisez votre maison d'enfance, un chemin que vous connaissez bien, ou même un bâtiment de votre université. Divisez le contenu à mémoriser : Séparez ton cours en plusieurs éléments clés (ex. chapitres, concepts principaux). Ou une liste d'éléments que vous voulez retenir. Attribuez un emplacement à chaque élément : Associez chaque partie de votre cours à un endroit spécifique dans votre lieu choisi. Visualisez et parcourez : Imaginez-vous en train de marcher dans ce lieu, en vous concentrant sur chaque détail associé à une partie du cours. Répétez régulièrement : Visitez votre palais mental fréquemment pour renforcer la mémorisation. Exemple concret : Imaginons que vous deviez mémoriser les grands principes du droit civil. Vous pourriez utiliser votre maison comme palais mental. À l'entrée, vous placez la notion de "capacité juridique", dans le salon, celle de "contrat", dans la cuisine, "les obligations", et ainsi de suite. Chaque fois que vous pensez à une pièce, l'association avec le concept juridique correspondant renforce votre mémoire. N.B. : vous trouverez plein d'informations sur comment utiliser le plein potentiel de cette technique dans Comment Hacker sa L2 Droit ? En conclusion, apprendre efficacement ses cours de droit demande une approche structurée et méthodique. En combinant des techniques telles que la planification, la répétition espacée, les mindmaps, les fiches de droit et les flashcards, les étudiants peuvent améliorer significativement leur compréhension et leur mémorisation. Chaque technique offre des avantages uniques et, lorsqu'elles sont utilisées conjointement, elles forment une stratégie d'apprentissage complète. Avec de la pratique régulière et un engagement envers ces méthodes, maîtriser le contenu des cours de droit devient plus accessible et moins stressant. Amélie Comte & la Team Pamplemousse
- [Interview] « L’avocat en droit du travail est thérapeute de couple »
Orientation > Métiers juridiques En quoi consiste le métier d’avocat en droit du travail ? Chaque année, des milliers d’étudiants souhaitent devenir avocat et se spécialisent en droit du travail et droit social. Études, avantages, inconvénients, débouchés, clichés… Nous avons interviewé Maître Sophie Elias, avocate, afin de mieux découvrir cette profession 🥑. Sommaire : Le métier d’avocat en droit du travail Les spécificités du droit du travail Qualités et compétences requises pour être avocat en droit du travail Actualités en droit du travail Clichés sur les avocat en droit du travail Les avantages et inconvénients du métier d’avocat en droit du travail Conseils pour devenir avocat en droit du travail Hello Sophie, qui êtes-vous et comment en êtes-vous arrivée à faire avocat en droit du travail ? S.E: Je m’appelle Sophie Elias, je suis avocate depuis décembre 2010. J’ai fait un baccalauréat scientifique, une classe préparatoire hypokhâgne puis une faculté de droit à Paris X-Nanterre dont un semestre Erasmus en Norvège (Université de Bergen) avant d’intégrer l’école d’avocat HEDAC en même temps que l’université de Paris II-Assas pour un M2 Droit économique international. Cool ! C’est cette formation qui vous a donné envie d’être avocate ? S.E: Je n’ai jamais rêvé devenir avocate, profession qui me semblait pompeuse ou ringarde. C’est le hasard qui m’a amené à ce métier que j’adore aujourd’hui. Après un parcours universitaire en droit international, j’ai débuté comme collaboratrice dans un cabinet parisien généraliste (commercial, civil et social). Ce sont les dossiers des cabinets où j’ai exercé qui ont fait qu’aujourd’hui, mon activité est uniquement tournée vers le droit du travail. Vous êtes côté employeur ou employé ? S.E: J’ai une clientèle à la fois salariée et employeur . Ma clientèle ne vient que par le « bouche à oreilles ». Majoritairement salariée initialement, cette clientèle s’est transformée au fur et à mesure et est aujourd’hui à dominante « employeur ». Cette ambivalence me plait ; j’aime jongler avec les deux types de logique, d’intérêts… Il faut quitter une vision manichéenne du droit du travail avec des « bons » et des « méchants » . Un employeur ne se sépare jamais d’un salarié par simple coup de tête. Cela lui prend du temps, et cela lui coûte, financièrement et souvent émotionnellement, d’avoir à recruter, à sanctionner, et à se séparer d’un ou de plusieurs salariés. De même, un salarié qui part souhaite toujours être accompagné financièrement parce qu’être sans emploi n’est une solution à long terme pour personne. Le métier d’avocat en droit du travail En quoi consiste le métier d’avocat en droit du travail ? S.E: L’avocat en droit du travail est comme un thérapeute de couple car la relation de travail peut être appréhendée comme une histoire d’amour . Le recrutement , comme une période de drague ou un début de relation, chacun se montre sous son plus beau jour, prend de petits arrangements avec la vérité ou fournit des efforts qu’il oubliera avec le temps. La signature du contrat de travail n’est rien donc qu’une installation dans un appartement : le couple salarié/employeur doit anticiper des problèmes que les yeux de l’amour lui rendent obscurs au moment où ils signent. L’ exécution du contrat de travail est semée d'embûches , de découvertes, heureuses ou pas. La rupture quant à elle se fait soit en bons amis soit avec des cris. L’avocat en droit du travail est là pour accompagner le couple dans toutes ces étapes. La métaphore est belle. Notre inscription à fac de droit était aussi une installation dans un appartement mais avec le lit dans la bibliothèque, et ton chargé de TD comme coloc. Au lieu de faire la vaisselle pour lui, tu rends des copies... Et quel est votre quotidien ? S.E: Il y a la version parfaite du quotidien et la réalité . Dans une vie professionnelle parfaite, je ne traite mes mails que 2 ou 3 fois dans la journée, je prends le temps pour effectuer l’administratif et la communication du cabinet, et je suis en parallèle une préparation sportive stricte pour le marathon de Paris. Ah bravo, et vous courrez après quoi Maître ? S.E: En réalité, je cours en effet mais après le temps et l’envie de faire toujours plus . J’essaie au maximum d’être disponible et réactive pour les clients : quand un employeur rencontre une difficulté, il ne veut et ne peut pas attendre un mois pour le faire. Quel a été votre meilleur dossier ? Votre dossier favori ? Votre dossier le plus excitant ? Votre dossier le plus improbable ? S.E: J’aime les secteurs d’activités qui me sortent de mon quotidien, que je ne connais pas. Le droit du travail vous permet de connaître plein de métiers, d’univers professionnels différents. Le dossier le plus excitant ? Ce sera toujours le prochain ! ❤️ Recommandé pour vous : [Interview] Notaire « Le notaire agit comme un chef d'entreprise » [ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out Bruits de couloir : Les meilleurs cabinets d'avocats vus de l'intérieur On vous livre un cas pratique en droit du travail étudiant : En partant des 3 critères cumulatifs pour une qualification en contrat de travail (rémunération, prestation de travail, lien de subordination), à combien évaluez-vous nos chances d’obtenir une requalification de notre statut d’étudiant en droit opprimé en statut salarié ? On vous démontre ça : 1/ Rémunération : on est payé en enseignement et en corrections de copies ; 2/ Prestation de travail : on vient en cours et on doit préparer nos TD et venir en partiels ; 3/ Lien de subordination : nos profs d’amphi nous demandent de nous taire et d’arriver à l’heure, nos chargés de TD nous sanctionne de sales notes ou d’un redoublement (voire d’une perte de bourse !), ils nous ramassent et contrôlent donc l'exécution. Alors Maître ? S.E: Vous pouvez parfaitement demander la requalification. Veillez cependant en amont à avoir fait requalifier en relation de travail - et demander des rappels de salaires pour les nombreuses heures supplémentaires effectuées - la relation qui vous unit : à vos parents, grands-parents, mais surtout à votre conjoint/partenaire. Les spécificités du droit du travail Pourquoi le droit du travail est-il la meilleure spécialité selon vous ? S.E: Ce n’est pas la meilleure. On choisit nos études, nos chemins professionnels, en fonction de ce que l’on croit que la matière est, en fonction des enseignants que l’on a aimé ou pas, de nos croyances sur la matière ou sur une profession. Les hasards des rencontres m’ont mené vers le droit du travail. C’est un domaine passionnant et c’est déjà une chance que d’exercer un métier qui nous plaît , pas besoin que ce soit la meilleure spécialité. C’est quoi la différence entre droit social et droit du travail ? S.E: La protection sociale. Qualités et compétences requises pour être avocat en droit du travail Selon vous, quelles sont les qualités requises pour faire le métier d'avocat en droit du travail ? S.E: La patience et la réactivité . Il faut pouvoir tordre l’échelle du temps lorsque l’on regarde les délais des procédures prud’homales et la nécessité de réagir vite. En mode "Inception" en somme... Combien gagnent les avocats en droit social ? S.E: C’est une matière chronophage et dans le rapport temps passé/argent, ce n’est sans doute pas la plus rentable. ❤️ Le saviez-vous ? Le salaire médian des avocats en droit du travail en France est 49 000 € par an. Les avocats débutants commencent avec un salaire environnant 37 500 € par an. Les plus expérimentés gagnent jusqu'à 52 500 € par an. Source : Talent.com ❤️ Recommandé pour vous : Salaires : Top 8 des métiers du droit qui gagnent le plus Actualités en droit du travail Le droit social a connu un boom ces dernières années. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi en 3 points ? S.E: Je ne sais pas de quel boom vous parlez. Si c’est une explosion des délais de procédure, le boom s’explique en 3 mots et non en 3 points : manque de moyens. Et bien, autour de nous, on entend pas mal de gens qui veulent ou font du droit social. Que pensez-vous de l’évolution des débats et de l’état du droit social concernant les travailleurs de plateformes types Deliveroo, Frichti, Uber ? S.E: Il y aura toujours des règles qui seront faites pour encadrer des situations qui cherchaient à contourner les règles précédentes. C’est ce qui fait la beauté de la matière juridique. Le jour où l’on arrêtera de véhiculer inutilement que le droit du travail est un obstacle et qu’on le verra pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire un outil d’organisation et de protection, les débats seront enfin profitables. Sur le compte Instagram @Balance_ton_cabinet_davocat , on a vu que le droit du travail n’était pas forcément respecté dans les cabinets d’avocats. C’est l’histoire des cordonniers qui sont toujours les plus mal chaussés cette histoire ? S.E: La plupart des collaborateurs des cabinets d’avocats sont des libéraux et non-salariés. Le droit du travail est donc loin, très loin… ❤️ Recommandé pour vous : 85 Flashcards du droit des Relations Individuelles du Travail Clichés sur les avocat en droit du travail Nos abonnés ont fait remonter des clichés sur les avocats en droit du travail Réponses de Maitre Sophie Elias Certains disent que le droit du travail est le droit des salariés, d’autres disent que c’est le droit des employeurs. Quel est le vrai du faux ? Ce cliché est totalement faux ; ce n’est ni seulement le droit des salariés, ni seulement le droit des employeurs. Beaucoup d’étudiants pensent que le droit du travail est une des spécialités où les avocats gagnent le moins, est-ce vrai ? Je le crains😉 Est-ce que c’est vrai que tous les avocats en droit social sont de gauche ? Ce sont aussi les plus sympas, les plus intelligents et les plus humbles. Tant qu’à être dans les clichés, autant se faire plaisir. ❤️ Recommandé pour vous : [Interview] « L’avocat en droit de la famille n’est pas un assistant social ou un psychologue » Les avantages et inconvénients du métier d’avocat en droit du travail Quelles sont les 3 choses que vous détestez dans le métier ? Et les 3 choses que vous préférez ? S.E: Je déteste les rapports inutilement tendus avec certains confrères , les temps d’attente en audience et les jugements parfois incompréhensibles ou injustes . J’adore les audiences, les remerciements des clients et les excellents rapports avec certains confrères. Est-ce un métier stressant ? S.E: C’est une vraie question ??? Conseils pour devenir avocat en droit du travail Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui veulent devenir avocat en droit du travail ? S.E: Lancez-vous. Vous ne risquez que de vous y plaire. Pas de peur, pas de complexe. Juste être honnête avec ses propres compétences et limites. Est-ce qu’il y a une série ou un film sur les avocats que vous recommandez ? Un livre ? S.E: Allez en audience . Elles sont majoritairement publiques. Cela vaut toutes les séries sur le sujet Alyson Mazelin 🧰 Parce que votre réussite nous tient à cœur, augmentez vos chances de valider votre année en découvrant toutes les ressources de la BOITE À OUTILS . ( Flashcards Pamplemousse , Fiches de révisions , Livres de réussite ). 💖 Recevez aussi des good vibes, des conseils confidentiels et réductions exclusives en recevant la NEWSLETTER DU BONHEUR .
- [Interview] « La vision de l'avocat en costume de luxe appartient au passé »
Orientation > Métiers juridiques Découvrez une interview exclusive de Maître Zanconato, avocat en droit de l’immobilier ! Études, avantages, inconvénients, qualités requises, salaire, clichés… Maître Zanconato répond à toutes nos questions et il nous donne également des conseils pour devenir avocat en droit de l’immobilier et réussir le CRFPA ! Sommaire : Qu'est-ce qu'un avocat en droit immobilier ? La formation Le salaire Le métier d’avocat en droit immobilier Les qualités requises Les avantages et inconvénients Conseils pour devenir avocat en droit immobilier Clichés sur les avocats en droit immobilier FAQ : avocat en droit de l'immobilier FAQ : correcteur au CRFPA « Faites ça sans moi, je ne crois plus en la justice… » Qu’est-ce qu’un avocat en droit immobilier ? Un avocat en droit immobilier est un praticien du droit titulaire du CAPA dont l’expertise porte sur les transactions d’immeuble, dans son sens juridique. Son rôle est de défendre au mieux les intérêts de ses clients grâce à son écoute et ses conseils. Bonjour Maître, qui êtes-vous et comment en êtes-vous arrivé à devenir avocat en droit immobilier ? Théo Zanconato : « Bonjour, je suis avocat au barreau de Paris et j’exerce principalement en droit immobilier. Pourquoi ce domaine ? Un peu par hasard… Au début, j'ai choisi de ne pas me spécialiser dans un domaine particulier, afin de disposer de connaissances transversales dans toutes les matières. J’ai ensuite rejoint le cabinet Lawal en 2021 et depuis, je ne fais pratiquement plus que ça. » Pourquoi avez-vous choisi cette branche et pas une autre ? T. Z. : « Le droit immobilier regroupe tout ce qui me plaît dans la profession : du contentieux, de la technique juridique, des domaines d’intervention variés… Je n’ai pas le temps de m’ennuyer ! » Formation pour devenir avocat en droit immobilier Quel est le parcours à suivre pour devenir avocat en droit immobilier ? T. Z. : « Pour devenir avocat en droit immobilier, l’idéal est bien sûr de posséder un master en immobilier , mais ce n’est pas obligatoire. Le plus important est d’ obtenir le CRFPA ; ensuite, on peut largement se former par la pratique , comme dans toutes les matières. » Et vous, quel a été votre parcours ? Quels masters avez-vous faits pour devenir avocat en droit immobilier ? T. Z. : « J’ai d’abord obtenu ma Licence à l’Université Paris-Saclay, puis un master en droit international et européen à l’Université Toulouse I Capitole. Rien à voir avec le droit immobilier, donc ! Ce n’est qu’au cours de ma pratique d’avocat que j’ai découvert cette matière ; ça m’a plu, et je m’y suis donc formé au fil des dossiers. » Durant vos études, avez-vous réalisé des stages ou jobs étudiants ? T. Z. : « Durant mes premières années d’étude, je n’ai eu que des jobs étudiants parce que j’étais constamment en manque d’argent. J’ai fait mon premier stage en M2, auprès du Préfet de la région Occitanie, puis j’en ai fait un autre dans un cabinet d’avocats. C’est ce second stage qui m’a convaincu d’exercer la profession. » Le salaire des avocats en droit immobilier En France, le salaire* médian pour un avocat en droit immobilier est de 47 500 € par an , soit 3 958 € par mois ou 26,10 € de l’heure (source : talents.com). Néanmoins, ce salaire peut être assez variable, notamment en fonction de l’expérience, du cabinet, mais aussi de la ville d’exercice. 💡 Bon à savoir : *en réalité, pour désigner le salaire d'un avocat collaborateur, il est plus juste de parler de rétrocession d'honoraires. Le terme « salaire » relève plutôt du langage courant ! Combien peut gagner un avocat en droit immobilier en début de carrière ? T. Z. : « La rétrocession d’un avocat en droit immobilier varie énormément selon la structure, le lieu d'exercice, pour qui on travaille… À Paris, le tarif UJA (montant minimum fixé par l’union des jeunes avocats) est de 4 300 € en première année, ce qui donne à peu près 3 000 € net. Ensuite, il faut retenir qu’un avocat peut développer une clientèle personnelle en plus de son activité au cabinet, ce qui va lui permettre de générer un complément de revenus. » ❤️ Recommandé pour vous : Les métiers du droit les mieux payés Bruits de couloir : Les meilleurs cabinets d'avocats vus de l'intérieur Le métier d’avocat en droit immobilier En quoi consiste le métier d'avocat en droit immobilier ? T. Z. : « D’une manière globale, un avocat en immobilier s’occupe de toutes les problématiques juridiques qui concernent un immeuble : ça peut être de la vente et de la location, mais aussi de la construction, de l’urbanisme, de la copropriété, etc. » Quel est le quotidien d’un avocat en droit immobilier ? T. Z. : « C’est d’abord un travail de bureau : analyse du dossier, recherches juridiques, définition d’une stratégie… On demeure toutefois dans l’interaction avec des déplacements, des négociations, des plaidoiries. C’est assez vaste ! » Effectivement, vos missions ont l’air d’être très variées ! Devez-vous vous déplacer tous les jours ? T. Z. : « On se déplace généralement pour des audiences et des rendez-vous extérieurs, c’est-à-dire plusieurs fois par semaine , mais pas tous les jours non plus. La plupart du temps, ça reste en Ile-de-France, mais il arrive qu’on doive aller beaucoup plus loin. » Quels types d'affaires traitez-vous le plus régulièrement ? T. Z. : « Ça dépend essentiellement des dossiers qui arrivent. Avec mon cabinet, on fait beaucoup de construction en gérant les difficultés opérationnelles qui peuvent survenir sur les chantiers. Encore une fois, le quotidien varie énormément, et c’est ça qui me plaît. » Auriez-vous un exemple de « difficultés opérationnelles » pouvant survenir sur les chantiers ? T. Z. : « Les choses se tendent souvent à la fin, au moment de faire les comptes. Ça peut être des retards d’exécution, des paiements qui n’arrivent pas, des dommages constatés sur les ouvrages… Chaque chantier est différent, et rien ne se passe jamais exactement comme prévu ! » Parmi toutes vos expériences, quel a été votre dossier le plus improbable ? T. Z. : « Moment “Père Castor” ? C’était il y a deux ou trois ans, quand j’exerçais sur l’île de la Réunion. J’étais au tribunal correctionnel pour représenter les intérêts (civils) d’un assureur dans le cadre d’un accident de la circulation. J’attendais tranquillement mon tour en relisant le dossier : dans ce type d’audience, ceux qui sont déjà incarcérés passent toujours en premier. Justement, un type passait à la barre parce qu’il était accusé d’avoir frappé quelqu’un dans une boulangerie. Le problème, c’est qu’il refusait catégoriquement d’assister à son procès. “Faites ça sans moi, je ne crois plus en la justice…” Ce genre de choses. Maître Bruno Raffi, un vieux briscard du Barreau qui nous a quittés depuis, se promène vers lui et lui demande s’il souhaite, malgré tout, qu’un avocat le représente. Contre toute attente, le prévenu répond qu’il est d’accord. Bien évidemment, aucun avocat de permanence n’est disponible. La Présidente se lève, prends un ton solennel et déclare que “la tradition du Barreau exige que le prévenu soit défendu par le dernier avocat à avoir prêté serment”. Et comme j’étais (de loin) le plus jeune, tous les regards se tournent soudainement vers moi. Je me retrouve donc avec un “client-surprise”, avec seulement quelques heures devant moi pour prendre connaissance du dossier et préparer une défense . Finalement, ça s’est plutôt bien fini puisque le délit a été requalifié en contravention, de sorte que mon client s’en est sorti à bon compte. Mais cela aura été une sacrée matinée ! » Les qualités requises pour être avocat en droit immobilier T. Z. : « Les qualités requises pour être un bon avocat en droit immobilier est d’ aimer son métier , avoir la passion du droit , examiner en profondeur un sujet, construire une argumentation… Sans véritable passion, il sera difficile de faire du bon travail. Ensuite, il faut de l'organisation. On est soumis à beaucoup d'urgences et de sollicitations, c'est très facile de se perdre et d'être débordé si on ne sait pas hiérarchiser et prioriser. Enfin, il faut être débrouillard . Il y aura toujours des imprévus, un moment où le plan ne va pas se dérouler comme prévu : à ce moment-là, il faut savoir s'adapter, et savoir le faire rapidement. » Les avantages et inconvénients du métier d’avocat en droit immobilier Quelles sont les 3 choses que vous préférez dans votre profession ? T. Z. : « Premièrement, le sentiment d'être utile. C'est toujours intéressant et gratifiant de trouver une solution aux problèmes des gens. Ensuite, c'est varié, dans le sens où à chaque nouveau dossier, c'est une nouvelle histoire, un nouveau casse-tête. Enfin, je dirais la liberté. Dans l’écrasante majorité des cas, un avocat n’est pas un salarié d’entreprise, il peut cumuler des activités différentes. Et c’est très gratifiant. » Inversement, quelles sont les 3 choses que vous détestez dans votre profession ? T. Z. : « S'il y avait 3 choses que je détestais vraiment dans ma profession, je changerais de profession ! Toutefois, s’il y a bien une chose à laquelle je ne me ferais jamais, c’est de perdre un procès contentieux. Lorsque nos arguments tiennent la route et que le tribunal, pour telle ou telle raison, nous déboute de nos demandes, c’est un sentiment très amer. » Conseils pour devenir avocat en droit immobilier Quels conseils donneriez-vous à des étudiants souhaitant devenir avocat en droit immobilier ? T. Z. : « De venir faire un stage chez nous ! Comme ça, ils sauront s’ils apprécient le métier, ou s’ils ont juste un intérêt académique pour la matière juridique. Ce sont deux choses très différentes. » Est-ce qu’il y a une série ou un film sur les avocats que vous recommandez ? Un livre ? T. Z. : « Selon moi, le meilleur film sur la justice c’est “12 hommes en colère” et le meilleur livre, l’Exécution de Robert Badinter. C’est vieux comme le monde et ça n’a pas pris une ride. En dehors du droit, vous pouvez lire Le Petit Prince pour aller bien et regarder “The Eternal Sunshine of the Spotless Mind” pour aller mal. Vous pouvez toujours continuer de regarder “Suits” mais quand vous entrerez dans un vrai cabinet, vous risquez d’être profondément déçus ! » ❤️ Recommandé pour vous : TOP 25 des meilleures séries sur les avocats Clichés sur les avocats en droit immobilier Nos abonnés ont fait remonter des clichés sur votre profession, pourriez-vous nous dire s'ils sont vrais ou faux ? « Les avocats en droit immobilier sont tous riches » T. Z. : « Faux ! Ça va essentiellement dépendre de la place dans le cabinet et du cabinet, beaucoup plus que de la spécialité. Je pense que l’âge d'or est révolu, et que la vision de l’avocat bourgeois en costume de luxe et voiture de sport appartient désormais au passé. Bien évidemment, je ne pense pas qu’on soit beaucoup à plaindre par rapport à d’autres professions, largement mal payées par rapport au travail fourni. » « Être avocat en droit immobilier, c'est gérer des conflits de voisinage et des dégâts des eaux » T. Z. : « Je mentirais si je disais que je n’en ai jamais fait, mais ça me plaît ! Ce genre de dossier peut vite devenir très complexe, et vous n’imaginez pas à quel point un dégât des eaux mal géré peut pourrir la vie des gens. » « Être avocat en droit immobilier, c'est maîtriser tout le vocabulaire du BTP » T. Z. : « Comme partout, c’est toujours mieux de connaître le jargon. Mais dans le BTP, c’est quasiment impossible de faire le tour, tant il y a de professions différentes ! » « Être avocat en droit immobilier, c'est passer sa vie à attendre les retours d'experts sur des dossiers » T. Z. : « En réalité, la lenteur des expertises vient rarement des experts eux-mêmes. Elle est plutôt due au nombre impressionnant de parties (constructeurs, assureurs, voisins, copropriétés, etc.), qui rallonge forcément la durée des opérations. » ❤️ Recommandé pour vous : découvrir tous les autres métiers du droit ! FAQ : avocat en droit de l’immobilier Est-ce une profession avec des perspectives d'évolution ? T. Z. : « Être avocat, c'est être indépendant. Les perspectives d’évolution sont infinies : on peut monter sa propre structure, ou bien exercer dans un grand cabinet pendant 10 ans puis devenir associé. Je connais des confrères qui sont écrivains, d’autres qui font de la politique, d’autres qui sont agents de joueurs de foot… Il y a tellement de possibilités ! » Quels conseils donneriez-vous aux futurs propriétaires avant de signer un contrat de construction ? T. Z. : « De bien comprendre à quoi ils s'engagent. S’il y a une clause qu’ils ne maîtrisent pas, si quelque chose n’est pas clair, il vaut mieux faire appel à un professionnel, quitte à dépenser un peu d’argent, plutôt que de prendre un risque dont les conséquences pourraient être autrement plus graves. C’est d’autant plus vrai que, pour beaucoup de particuliers, il s’agit de l'investissement d'une vie. Il faut donc comprendre ce qu’on signe ; c’est même un principe de base pour tous les contrats ! » FAQ : correcteur de copies en prépa CRFPA En tant que correcteur en prépa du CRFPA, quelle est la plus grande lacune que vous avez observée chez les candidats ? T. Z. : « Manque de pratique . Au CRFPA, à part la note de synthèse , toutes les épreuves écrites sont des cas pratiques : il n’y a pas de dissertations ni de commentaires d'arrêt. Les sujets sont volontairement très longs, donc l'étudiant doit raisonner rapidement pour prendre le plus de points possibles. Or, dès que le candidat se met à hésiter, à disserter ou à "intellectualiser" le sujet, il perd un temps précieux et finit par récolter une mauvaise note. La clé selon moi est donc de faire des stages, de préférence en cabinet d'avocats, parce que c’est une très bonne école : traiter un dossier contentieux, ce n’est rien de plus que de résoudre un cas pratique ! » Quels conseils donneriez-vous aux futurs avocats pour réussir le CRFPA ? T. Z. : « D'aimer ce qu'ils font. Ne pas oublier qu’il ne s’agit pas que de rémunération, il y a des gens derrière chaque dossier. Il faut bien faire son travail, sans tricher ; c'est beaucoup plus gratifiant à l'arrivée. » ❤️ Recommandé pour vous : Les meilleures prépa CRFPA Quelles sont les principales compétences que vous cherchez à évaluer chez les candidats pendant les épreuves écrites ? T. Z. : « Attention, je n’ai corrigé que des copies de prépa, pas l’examen en lui-même. Comme il s’agit de cas pratiques, on cherche d’abord à vérifier que l’étudiant a compris le sujet, et que son raisonnement est le bon. Beaucoup ne prennent pas suffisamment de temps pour bien cerner la problématique et se lancent dans une mauvaise piste : du point de vue de la notation, c’est souvent fatal. » Comment maintenez-vous l'objectivité dans la correction, surtout lorsque les réponses peuvent être interprétées de différentes manières ? T. Z. : « Je corrige des cas pratiques, donc j’ai rarement ce problème. Je le répète souvent aux étudiants qui se plaignent : la part de subjectivité existera toujours, mais elle est très minime. Ce n’est pas sur un petit point que se joue la réussite à un examen, c’est sur les 19 autres ! » Selon vous, quelles sont les qualités d'une excellente copie au CRFPA ? T. Z. : « Pour moi, une excellente copie de cas pratique est celle dont le raisonnement est limpide, qui respecte le syllogisme faits/droit/conclusion et va droit au but, en citant les bons textes et les bonnes jurisprudences sans faire de fioritures. » Quelle importance accordez-vous à la maîtrise de la langue française et à l'orthographe dans la notation ? T. Z. : « L’orthographe d’un étudiant en droit de se rapprocher le plus possible de l’irréprochable. On fait tous des fautes, mais si c’est vraiment catastrophique, je vais forcément me montrer moins généreux dans la notation. » ❤️ Recommandé pour vous : Erreurs de français juridique à ne plus faire (livre) Enfin, avez-vous des anecdotes intéressantes ou mémorables concernant certaines copies ou certains candidats au cours de votre carrière ? T. Z. : « Il est arrivé qu’en partiel blanc, certains étudiants écrivent dans leur copie des blagues que je leur avais faites en cours pour les aider à mémoriser certains concepts, parce qu’ils savaient que c’était moi qui les corrigerais. À ne surtout pas faire ! » Article rédigé par Cassandre Thevin, Responsable éditorial 🧰 Parce que votre réussite nous tient à cœur, augmentez vos chances de valider votre année en découvrant toutes les ressources de la BOITE À OUTILS ( Flashcards Pamplemousse , Fiches de droit , Livres de réussite ). 💖 Recevez aussi des good vibes, des conseils confidentiels et des réductions exclusives en recevant la NEWSLETTER DU BONHEUR .
- Arrêt de rejet : définition, structure et exemples
Conseils > Méthodologie juridique Que ce soit pour établir une fiche d’arrêt ou un commentaire, vous aurez affaire à l’arrêt de rejet. C’est l’un des types de décisions que la Cour de cassation rend, ce fameux « rejette le pourvoi » en lettres majuscules. Définition, structure, exemples : voici tout ce que vous devez savoir sur l’arrêt de rejet ! Sommaire : I. Qu’est-ce qu’un arrêt de rejet ? II. Comment reconnaître un arrêt de rejet : la structure III. Comment analyser lorsque la Cour rejette le pourvoi ? IV. Comment faire une fiche d’arrêt de rejet : la méthode V. Exemples de fiches d’arrêt de rejet corrigées VI. Bonus : définitions des différents types d’arrêts VII. En résumé, c’est quoi un arrêt de rejet ? Un arrêt de rejet est un arrêt dans lequel la Cour de cassation rejette le pourvoi formé par le demandeur au pourvoi, et donne raison à la cour d'appel. « Rejette le pourvoi » : mais que signifie réellement cette formule en bas des arrêts de rejet ? Comment reconnaître un arrêt de rejet ? Quelle différence entre un arrêt de rejet et un arrêt de cassation ? Eh bien, la structure d’un arrêt de cassation n’est pas la même que celle d’un arrêt de rejet, ce qui aura des répercussions sur votre analyse de la décision. Alors, prêt à prendre des notes pour devenir incollable sur le sujet ? I. Qu’est-ce qu’un arrêt de rejet ? Définition d’un arrêt de rejet Un arrêt de rejet est un arrêt de la Cour de cassation qui vient rejeter les arguments du pourvoi formé par le demandeur au pourvoi et qui donne raison à la décision de la cour d'appel. Pour établir la définition d’un tel arrêt, il faut également établir la signification d’un arrêt de rejet et le sens de « rejette le pourvoi ». Ready ? Go ! Quand la Cour de cassation rend un arrêt de rejet cela signifie… Quand la Cour de cassation rend un arrêt de rejet, cela signifie qu’elle réfute les arguments opposés à la décision rendue en premier et dernier ressort et va dans le même sens que la juridiction à laquelle il est fait grief*. *Faire grief signifie « reprocher à ». Plus de doute désormais ! Que veut dire rejette le pourvoi ? La formule « rejette le pourvoi » signifie que la Cour de cassation n’accueille pas les moyens du requérant, c’est-à-dire ses arguments. Elle va dans le même sens que la décision qui a fait l’objet du pourvoi. Par exemple, dans un arrêt de rejet du 5 février 2012, n°s 10-27.512 et 11-19.963, vous retrouvez la formule suivante : « Mais attendu que c’est par une appréciation souveraine qu’en une décision motivée la cour d’appel a estimé qu’il était contraire à l’intérêt de l’enfant de le prénommer Titeuf ; que le moyen qui ne tend en réalité qu’à contester cette appréciation ne peut être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE les pourvois » Elle indique que les juges du fond ont souverainement apprécié que le prénom Titeuf était contraire à l’intérêt de l’enfant en motivant leur décision. Ainsi, elle n’accueille pas le moyen du pourvoi et le rejette. ⚠️ Attention : vous pouvez trouver des arrêts de rejet avec substitution des motifs. Cela signifie que la Cour de cassation n’accueille pas les arguments du requérant, mais ne se fonde pas sur les mêmes motifs (arguments) que la juridiction qui a rendu la décision. Elle substitue ses propres motifs à ceux du tribunal ou de la cour d’appel pour rejeter le pourvoi (art. 620 du Code de procédure civile). Il ne faut donc jamais confondre « rejette le pourvoi » et « casse et annule ». Dans la seconde hypothèse, les arguments (moyens) du requérant sont reçus et la Cour de cassation remet en cause la décision qui lui est soumise. ● Rejette le pourvoi ⇒ arrêt de rejet. ; ● Casse et annule ⇒ arrêt de « censure ». Les expressions à retenir pour reconnaître un arrêt de rejet Pour reconnaître un arrêt de rejet, différentes expressions peuvent être relevées. Par exemple : ● ✅ « Mais attendu que c’est par une appréciation souveraine qu’en une décision motivée la cour d’appel a estimé qu’il était contraire à l’intérêt de l’enfant de le prénommer Titeuf ; que le moyen qui ne tend en réalité qu’à contester cette appréciation ne peut être accueilli » ; ● ✅ « le moyen (...) ne peut être accueilli » ; ● ✅ « le moyen (...) n’est pas fondé / est inopérant » ; ● ✅ « la cour d’appel (...) a légalement justifié sa décision » ; ● ✅ « la cour d’appel (...) a décidé à bon droit » ; ● ✅ « la cour d’appel en a exactement déduit ». Comment savoir si c'est un arrêt de rejet ou de cassation ? Un arrêt de cassation est rendu par la Cour de cassation. À la différence de l’arrêt de rejet, il vient casser et annuler la décision qui a fait l’objet du pourvoi. Cela signifie que l’arrêt ou le jugement rendu en premier et dernier ressort* (art. L. 411-2 du COJ) a violé la loi/le texte ou a manqué de base légale. ❌ Manque de base légale : n’a pas donné suffisamment d’éléments de droit ou de fait pour que la Cour de cassation puisse apprécier l’application qui a été faite du texte ; ❌ A violé le texte : l’a mal interprété. La Cour de cassation revient donc sur la solution et renvoie, en principe, à une autre juridiction chargée de trancher au fond (art. L. 431-4 du COJ). Elle peut aussi casser sans renvoi lorsqu’il n’est pas nécessaire de statuer sur le fond (art. L. 411-3 du COJ). Les juges du Quai de l’horloge (petit synonyme pour éviter de répéter 180 fois « Cour de cassation » dans les copies) statuent en principe exclusivement en droit (sauf dans certains cas, art. L. 411-2 et 411-3 du COJ). Un recours est-il possible après le rejet d’un pourvoi ? Est-ce qu’un recours est possible après le rejet d’un pourvoi ? Est-ce que nos requérants vont pouvoir forcer pour appeler leur enfant Titeuf ? Le principe est qu’un rejet de pourvoi est irrévocable (art. 621 du Code de procédure civile et 618 du Code de procédure pénale). Cela signifie que les requérants ne peuvent pas intenter un nouveau recours pour prénommer leur enfant ainsi. ⚠️ Attention : il y a des exceptions posées par l’article 618 du Code de procédure civile (en matière civile). En matière pénale, l’article 618 du Code de procédure pénale (oui, même numérotation, ça aide à retenir… ou pas), pas de possibilité d’intenter un nouveau recours « en cassation contre le même arrêt ou jugement, sous quelque prétexte et par quelque moyen que ce soit ». La voie de l’opposition* n’est pas davantage permise contre les arrêts rendus par la Cour de cassation (art. 622 du Code de procédure civile). II. Comment reconnaître un arrêt de rejet : la structure 🧐 Reconnaître un arrêt de rejet de la Cour de cassation se fait selon sa structure. Depuis 2019, dans un élan de simplification et de favorisation de l’accès au droit, la Cour de cassation rédige ses arrêts en style direct. Objectif : être plus clair et intelligible que la rédaction en style indirect. Pour autant, vous devez savoir reconnaître un arrêt de rejet en toutes circonstances ! Ancienne rédaction : le style indirect Avant 2019, les arrêts étaient rédigés en style indirect, avec les fameux « attendu que ». Reprenons notre arrêt de 2012 par rapport à Titeuf. Le découpage d’un arrêt de rejet se fait de cette manière : Aussi, vous retrouvez parfois la mention moyens annexés, après le dispositif. Ils sont reproduits par la Cour de cassation à titre informatif. ⚠️ Attention : il peut y avoir des exceptions. En effet, il existe deux types de formulation des arrêts de rejet : les arrêts en formule développée et les arrêts en formule abrégée (expressions reprises sur le site de la Cour de cassation). ● ✅ Formule abrégée → l’exposé d’effet n’y figure pas et les moyens ne sont pas reproduits. Si vous avez un tel arrêt, cela signifie que la solution s’imposait et qu’elle a généralement été rendue en formation restreinte (art. 431-1 du Code de l’organisation judiciaire). Des indices quant à l’importance de la décision ! ● ✅ Formule développée → celle que l’on vient de vous exposer ! Ce sont ceux qui suscitent le plus d’intérêt, rendus en formation de section voire plénière (à ne pas confondre avec l’assemblée plénière de la Cour de cassation, on vous renvoie à cet article). Illustrons avec notre exemple d’arrêt de rejet du 15 février 2012 : Y a-t-il des visas dans un arrêt de rejet ? Les visas ne figurent pas dans un arrêt de rejet comme ils peuvent apparaître dans un arrêt de cassation. C’est d’ailleurs l’une des différences les plus marquantes entre ces deux types d’arrêts. Néanmoins, la Cour de cassation se fonde sur des textes (elle opère un contrôle en droit, tout de même !). Ainsi, vous retrouverez les dispositions qui intéressent le pourvoi directement dans le corps de la décision. Généralement, ils se trouvent dans l’exposé des moyens. Dans un arrêt de cassation, les visas se situent dans le chapeau de la décision, au-dessus de l’attendu de principe, lorsqu’il y en a un. C’est de cette manière que vous pouvez le différencier d’un arrêt de rejet 🧐. 📚 Pourquoi apprendre à lire des arrêts en style indirect ? En travaux dirigés, vous étudiez les arrêts dont la portée est importante (des arrêts de principe, par exemple). Ils datent parfois (souvent) d’avant 2019. De ce fait, il est important de savoir lire correctement un arrêt de rejet en style indirect. Sinon, vous ne saurez pas réaliser une fiche d’arrêt cohérente ! Nouvelle rédaction : le style direct La rédaction des arrêts en style direct est plus… directe ! 1. Faits et procédure ; 2. Examen des moyens : La Cour va relever les différents moyens invoqués et y répondre. Les formules sont généralement « (...) fait grief à l’arrêt » Cet examen est lui-même divisé ainsi : Énoncé [Exposé] du moyen ; Réponse de la Cour. La Cour de cassation introduit sa réponse avec des formules telles que : ● ✅ « le moyen (...) ne peut être accueilli » ; ● ✅ « le moyen (...) n’est pas fondé / est inopérant » ; ● ✅ « la cour d’appel (...) a légalement justifié sa décision » ; ● ✅ « la cour d’appel (...) a décidé à bon droit » ; ● ✅ « la cour d’appel en a exactement déduit ». Elle peut rappeler la position de la cour d’appel qu’elle introduit par des expressions comme « l’arrêt retient/relève que » ou encore « la cour d’appel a retenu ». Sur le premier moyen Énoncé [Exposé] du moyen Réponse de la Cour Sur le deuxième moyen Énoncé [Exposé] du moyen Réponse de la Cour 3. Dispositif → PAR CES MOTIFS (...) REJETTE LE POURVOI. III. Comment analyser lorsque la Cour rejette le pourvoi ? 🔍 Pour analyser un arrêt de rejet, il faut savoir le lire et comprendre de quoi il s’agit. Autrement dit, les développements précédents vous le permettront. L’analyse, c’est surtout le début du commentaire d’arrêt, non ? Il est important de différencier un arrêt de rejet d’un arrêt de cassation qui ne se commente pas de la même manière. La méthode est différente, dans l’un il y a des visas, et pas dans l’autre, explorons tout cela ensemble 🧐. Pourquoi reconnaître un arrêt de rejet ? Reconnaître un arrêt de rejet vous permettra une analyse plus efficace et donc une meilleure gestion du temps le jour de l’examen ! ● ✅ Vous pourrez dégager plus facilement le problème de droit, c’est-à-dire la question soulevée devant le juge. Comment ? Les moyens des parties sont plus développés, vous pouvez mieux saisir les raisons qui les ont poussées à intenter un pourvoi en cassation. ● ✅ Vous commenterez différemment. Si la Cour de cassation a rejeté le pourvoi, elle considère que la cour d’appel ou que le tribunal ont bien appliqué le droit. Vous n’aurez donc pas à vous interroger quant à l’interprétation qu’elle a pu faire de la règle en l’espèce, mais plutôt raisonner en termes de constance des positions jurisprudentielles par exemple. Vous pouvez également mieux saisir les raisons potentielles qui l’ont poussé à rendre une telle décision, puisque vous avez généralement des arguments de la cour d’appel ou du tribunal qui appuient leurs positions. ⚠️ Attention : vous ne devez pas commenter l’arrêt d’appel. La méthodologie du commentaire d’arrêt vous impose d’analyser la solution de la Cour de cassation. Néanmoins, étant un arrêt de rejet, les motifs des juges du fond peuvent vous aider à étudier le raisonnement de la Cour de cassation. ● ✅ Vous pourrez mieux saisir la portée de la décision. C’est un arrêt de rejet, donc la Cour de cassation n’apporte pas d’évolution par rapport à l’application de la règle. Confirme-t-elle des positions ? Approuve-t-elle l’approche stricte ou au contraire souple de la cour d’appel ? Interrogez-vous pour commenter cette position harmonieuse face à la règle de droit invoquée. En somme, vous inscrirez plus facilement la décision dans un contexte juridique. ⚠️ Attention : qu’il s’agisse d’un arrêt de rejet ou d’un arrêt de cassation, vous ne pourrez jamais réaliser un commentaire d’arrêt cohérent si vous n’avez pas les connaissances juridiques idoines. Un commentaire sans connaissances de cours c’est comme une bonbonnière sans bonbons, sans intérêt ! Commenter nécessite de solides connaissances pour mieux apprécier le raisonnement du juge. Quelle est la différence entre un arrêt de rejet et un arrêt de cassation ? La différence entre l’arrêt de rejet et l’arrêt de cassation se situe au niveau du dispositif, du visa et de la solution posée par la Cour. Votre approche dans le commentaire d’arrêt sera différente, les positions de la Cour de cassation étant opposées : dans l’arrêt de rejet elle ne s’oppose pas à la solution rendue par les juges du fond, contrairement à l’arrêt de cassation où elle remet en cause la manière dont le droit a été exploité. ● L’un rejette le pourvoi → l’arrêt de rejet va dans le même sens que les juges du fond. Il n’y a pas de visa. Les formules que l’on retrouve sont celles du type « la cour d’appel a jugé à bon droit que » ou encore « le moyen est inopérant ». ● L’autre casse et annule l’arrêt ou le jugement → l’arrêt de cassation s’oppose à la solution rendue au fond. Des visas sont indiqués dans le chapeau de la décision. Il s’agit des textes juridiques qui fondent le litige. Les formules que l’on retrouve dans un arrêt de cassation peuvent être « la cour d’appel a violé le texte » ou encore « la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ». IV. Comment faire une fiche d’arrêt de rejet : la méthode 🔢 La méthodologie de la fiche d’arrêt de rejet est la même que la fiche d’arrêt classique, mais on souhaitait vous faire un petit rappel en bonus. Eh oui, on ne vous le dira jamais assez, mais l’apprentissage passe par la répétition les pépins 🫶. 1. Faits qualifiés juridiquement L’avantage est qu’en général, dans l’arrêt de rejet, les faits sont clairement développés en début de décision. Pratique pour les retrouver. Par exemple, dans l’arrêt du 15 février 2012, des parents ont souhaité appeler leur fils, né le 7 novembre 2009*, Titeuf. L’officier d’état civil estimait que ce prénom pouvait être contraire à l’intérêt de l’enfant et en a informé le procureur de la République. 2. Procédure Rappel du cheminement qui a conduit le requérant en cassation. On n’invente rien, on établit ce que la décision nous laisse comprendre. Dans notre exemple, le procureur de la République a fait assigner les parents afin que soit supprimé le prénom Titeuf de l’acte de naissance. Le Tribunal de grande instance de Pontoise a ordonné la suppression de ce prénom par un jugement du 1ᵉʳ juin 2010. Un appel a été formé. La cour a confirmé le jugement de première instance. Les parents se pourvoient en cassation contre cette décision. 3. Moyens des parties et motifs le la cour d’appel ou du tribunal ⚠️ Certains enseignants vous demandent les motifs des juges du fond dans la procédure. Référez-vous aux méthodologies dispensées par vos enseignants. Autre avantage de l’arrêt de rejet : les moyens des parties sont très développés. Il faut les synthétiser pour en tirer l’essentiel qui les a poussées à intenter ce pourvoi en cassation. Dans l’arrêt de rejet du 15 février 2012, dans leur premier moyen des requérants invoquent l’objectivité dans l’appréciation de l’intérêt de l’enfant. Or, en se référant à un personnage de bande dessinée pour apprécier la conformité du prénom choisi aux exigences de l’article 57 du Code civil, la cour d’appel a manqué à une analyse objective et, de ce fait, rompu avec le principe d’égalité devant la loi. 4. Problème de droit Établir la question de droit à laquelle le juge a répondu. Dans l’affaire du 15 février 2012, il s’agissait de savoir si les juges pouvaient souverainement apprécier la conformité d’un prénom à l’intérêt de l’enfant. 5. Solution et dispositif de la Cour de cassation Indiquer le dispositif et les motifs qui le justifient. Vous n’inventez rien, mais ne recopiez pas pour autant la solution. Vous la reformulez juridiquement à l’appui de vos connaissances. Dans l’arrêt du 15 février 2012, la Cour de cassation rejette le pourvoi. Les juges peuvent souverainement apprécier qu’un prénom risque de porter atteinte à l’intérêt de l’enfant, conformément aux exigences de l’article 57 du Code civil. 6. Portée de la décision Il faut indiquer qu’apporte la décision (ou au contraire, préciser qu’elle n’a rien de novateur). Sans connaissances, vous ne pourrez baratiner personne (normalement). La Cour de cassation confirme que les juges du fond peuvent apprécier souverainement la conformité du choix d’un prénom à l’article 57 du Code civil. De ce fait, il est probable que selon les époques et les retentissements médiatiques d’un prénom, d’un personnage ou d’une affaire, des prénoms soient refusés à certaines époques. Vous pouvez ensuite citer des affaires pour corroborer vos propos ! V. Exemples de fiches d’arrêt de rejet corrigées 📋 Quoi de mieux que des fiches d’arrêt de rejet corrigées pour bien comprendre ce que l’on attend de vous ? Voici donc des exemples de fiches d’arrêt de rejet corrigées en droit de la famille (concubinage, art. 515-8 du Code civil) et en introduction générale au droit (application de la loi dans le temps, art. 2 du Code civil) pour que vous saisissiez mieux tous les développements. Fiche d’arrêt de rejet corrigée - droit de la famille Prenons l’arrêt de rejet de la première chambre civile de la Cour de cassation du 7 avril 1998, n°96-10581, pour réaliser une fiche d’arrêt corrigée en droit de la famille. [Accroche] En matière de concubinage, union libre par excellence (art. 515-8 du Code civil), les partenaires ne sont pas exempts de tous devoirs pour autant. L’assistance qui est due à un concubin délaissé dépendra de l’appréciation souveraine des juges du fond, comme il ressort de l’arrêt de la première chambre civile du 7 avril 1998. [Faits qualifiés juridiquement] Un concubin a été condamné à payer la somme de 500 000 francs à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice matériel et moral qu’il a causé à une personne avec laquelle il avait vécu pendant onze ans. [Procédure] Le concubin fait grief à cette décision rendue par la Cour d’appel de Paris le 14 novembre 1995 de l’avoir ainsi condamné. Il se pourvoit en cassation. [Moyens des parties et motifs le la cour d’appel ou du tribunal] Les relations de concubinage étant par nature précaire, la victime du préjudice ayant imprudemment abandonné son emploi au début de leur cohabitation doit désormais assumer seule les conséquences de la rupture prévisible. Or, il n’était pas contesté que le demandeur au pourvoi avait exigé que la concubine renonce à son emploi pour se consacrer à son foyer et l’éducation de son fils puis de leur enfant commun. Il n’est pas non plus remis en cause que le concubin a brusquement congédié sa compagne, après onze ans de vie commune pour la remplacer par une autre femme, sans subvenir à ses besoins. [Problème de droit] La rupture brutale du concubinage ouvre-t-elle droit à réparation ? [Solution et dispositif de la Cour de cassation] La Cour de cassation répond par la positive. Elle rejette le pourvoi et précise les circonstances dans lesquelles la rupture d’une union de fait peut ouvrir droit à l’octroi de dommages et intérêts. La faute de l’auteur de la rupture doit être établie. Ainsi, la Cour de cassation vient sécuriser l’union libre que constitue le concubinage en sanctionnant une rupture qui pourrait être qualifiée d’abusive ou de fautive. Cette position est parfaitement cohérente puisque l’article 1240 du Code civil dispose que tout fait quelconque de l’homme qui cause un dommage à autrui, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. [Portée de la décision] La Cour de cassation confirme qu’une rupture peut constituer une faute selon les circonstances dans lesquelles elle s’est déroulée. L’appréciation de ces dernières dépend des juges du fond. Fiche d’arrêt de rejet corrigée - introduction générale au droit Un dernier exemple de fiche d’arrêt de rejet corrigée en introduction générale au droit : Cour de cassation, 1ʳᵉ chambre civile, 4 décembre 2001, no 98-18.411 : [Accroche] L’article 2 du Code civil dispose que la loi est d’application immédiate et n’a point d’effet rétroactif. Pour autant, en matière contractuelle, ce principe est tempéré. C’est ce dont il ressort de la décision de la première chambre civile de la Cour de cassation en date du 4 décembre 2001. [Faits qualifiés juridiquement] La légataire universelle d’un auteur décédé a introduit des demandes à l’encontre de l’éditeur qui aurait violé les obligations d’exploitation de l’œuvre et la reddition des comptes. En effet, l’éditeur a refusé d’appliquer une loi entrée en vigueur postérieurement à la conclusion du contrat. [Procédure] Dans un arrêt du 20 mai 1998, la Cour d’appel de Pau a rejeté la demande de la légataire universelle. Cette dernière se pourvoit en cassation contre cette décision. [Moyens des parties et motifs le la cour d’appel ou du tribunal] La demanderesse au pourvoi soutient que les juges du fond ont méconnu la règle posée par l’article 2 du Code civil selon laquelle la loi nouvelle est d’application immédiate. En matière contractuelle, ce principe ne vaut que si les dispositions d’ordre public tendent à protéger les intérêts de l’auteur. Ce que soutient le pourvoi pour les dispositions en cause. [Problème de droit] Une loi entrée en vigueur postérieurement à la conclusion d’un contrat produit-elle des effets à son égard ? [Solution et dispositif de la Cour de cassation] La Cour de cassation répond par la négative et rejette le pourvoi. Elle précise qu’en l’absence de disposition expresse prévoyant son application immédiate et en l’absence de considérations impératives d’ordre public, les contrats restent soumis à la loi en vigueur lors de leur conclusion. [Portée de la décision] Les juges du Quai de l’Horloge précise la portée de l’article 2 du Code civil qui ne s’applique pas à la matière contractuelle, sauf sous les conditions, cumulatives, énumérées par la juridiction. Un contrat peut s’étendre dans la durée. Or, si ses effets pouvaient être affectés par les évolutions législatives, une certaine insécurité juridique en résulterait pour les justiciables. Ainsi, la Cour de cassation évite qu’une situation contractuelle soit vectrice d’insécurités. VI. Bonus : définitions des différents types d’arrêts 🎁 Arrêt, pourvoi et rôle de la Cour de cassation, on vous fait un point global pour que vous ayez toutes les informations nécessaires à l’esprit. Comment bien saisir les tenants et aboutissants de la méthodologie juridique si vous n’avez pas idée de ce que vous analysez… Qu’est-ce qu’un arrêt en droit ? Un arrêt, en droit*, est une décision rendue par une cour. Il peut s’agir d’une cour d’appel, d’une cour d’assises (oui, oui, l’article 380-1 du Code de procédure pénale parle bien d’arrêts !) ou encore de la Cour de cassation. Il existe différents types d’arrêts : ● confirmatifs ; ● infirmatifs (appel) ; ● de rejet ; ● de cassation (Cour de cassation) ; ● et même « de principe ». 📚 *On précise, car en français, la définition n’est pas la même (oui oui, le droit est un véritable langage…). D’ailleurs, on n’utilise jamais de synonyme en droit (ou très rarement). N’essayez pas de remplacer des expressions juridiques par des termes français, vous attireriez les foudres de vos correcteurs ! Parole de Pamplemousse. Si la Cour de cassation rejette le pourvoi, car le contrat a été résilié pour inexécution, vous ne pouvez pas décider que le contrat a été « annulé ». La résiliation et l’annulation ne sont pas synonymes en droit. Dans le premier cas, elle fait suite à une inexécution ou une mauvaise exécution du contrat (art. 1217 et 1124 s., du Code civil), dans le second elle suppose un vice de formation de l’acte juridique synallagmatique (art. 1100-1, 1101 et 1178 du Code civil). Vous voyez, on vous montre également qu’il ne faut jamais affirmer quoi que ce soit sans fondements juridiques ! Jamais ! La méthodologie juridique, c’est un mode de raisonnement. Qu’est-ce qu’un arrêt confirmatif ? Un arrêt confirmatif est rendu par une cour d’appel. Il est dit confirmatif lorsqu’il vient confirmer la décision des juges de première instance. ⚠️ Attention ! Jamais la Cour de cassation ne rend d’arrêts confirmatifs ou infirmatifs. Prenez garde aux termes employés, on vous voit déjà lorsque vous établissez la fiche d’arrêt pour le TD en droit des personnes. Gare à vous ! Arrêt de rejet ou arrêt de cassation. Pas de synonymes. Qu’est-ce qu’un arrêt infirmatif ? Un arrêt infirmatif vient infirmer le jugement rendu par les tribunaux. Les juges d’appel ne sont pas d’accord avec la décision rendue en première instance. Qu’est-ce qu’un arrêt de principe ? L’arrêt de principe est une expression que l’on croise souvent en droit. Que ce soit en cours magistraux ou en travaux dirigés, les enseignants aiment bien parler d’arrêt de principe. Ces types d’arrêts ont une importance particulière. Un arrêt de principe est une décision qui va poser un principe juridique important. Il permet d’unifier les positions jurisprudentielles, notamment lorsqu’il y a eu divergences d’interprétation. Ces arrêts sont généralement (donc pas toujours !) rendus en chambre mixte ou encore en assemblée plénière lorsqu’ils proviennent de la Cour de cassation. Par exemple, tel est le cas de l’arrêt Jacques Vabre de 1975. Sa solution s’applique encore aujourd’hui. Définition d’un pourvoi en cassation Un pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire*. On l’oppose aux voies de recours ordinaires comme l’appel, par exemple. Cette voie est ouverte contre toutes les décisions rendues en premier et dernier ressort (une décision de cour d’appel ou encore un jugement insusceptible d’appel, art. L. 411-2 du Code de l’organisation judiciaire). Objectif : faire censurer une décision pour non-conformité aux règles de droit (art. 604 du Code de procédure civile). Vous devez retenir que la Cour de cassation ne connaît pas du fond des affaires, elle statue uniquement en droit (art. L. 411-2, in fine, du Code de l’organisation judiciaire). Sauf si la loi en dispose autrement (et pas « en stipule » !). 📚*Articles 567 s. du Code de procédure pénale et 604 s. du Code de procédure civile : ces dispositions sont classées dans des parties relatives aux « voies de recours extraordinaires ». Apprenez à utiliser vos codes ! Quel est le rôle de la Cour de cassation ? La Cour de cassation est définie comme la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire, chargée d’intervenir sur les griefs portés à l’encontre de décisions rendues en premier et dernier ressort. Elle peut casser et annuler ou rejeter le pourvoi. ⚠️ Cour de cassation et pas cours de cassation ou Cours de Cassation ou pire, cours de Cassation ! N’ajoutez pas des « s » supplémentaires « une Cour » / « un cours » ou des C majuscules à outrance ! On parle de Cour de cassation ! VII. L’arrêt de rejet en résumé 📝 Pour nos pépins les plus flemmards (ou pour ceux qui sont pressés), voici un résumé de tout ce qu’il faut savoir sur l’arrêt de rejet. ● C’est un arrêt rendu par la Cour de cassation ; 📚 Donc, vous ne pouvez pas parler d’arrêt de rejet du Conseil d’État ou encore d’une cour d’appel (on vous rappelle : elle rend un arrêt confirmatif (qui va dans le même sens que le jugement de première instance) ou infirmatif (qui contredit la décision contre laquelle il est fait appel). Les termes ont leur importance en droit, car chaque mot peut entraîner un régime juridique différent. Beaucoup trop d’étudiants perdent des points bêtement à cause d’un vocabulaire mal utilisé/maîtrise ! Pour remédier à cela, la Team Pamplemousse vous propose 85 Flashcards d’erreurs de français juridique à ne plus faire 🖊️. ● C’est une décision qui rejette les prétentions du pourvoi (la ou les parties qui ont fait grief à l’arrêt d’appel ou la décision rendue en premier et dernier ressort*) ; ● Il ne se lit pas comme un arrêt de cassation : (faire un tableau avec style direct / style indirect, cf. éléments ci-dessus). ● Savoir lire un arrêt de rejet vous permettra d’être plus efficace pour réaliser sa fiche d’arrêt et notamment dégager le problème de droit ; ● Vous devez toujours avoir des connaissances pour réaliser un commentaire d’arrêt correct (et ça, peu importe le type d’arrêt !).
- Les 8 textes juridiques français les plus improbables
Conseils > Lifestyle En France, il a existé pléthores de lois et textes juridiques insolites. Parfois absurdes, ces règles ont pourtant été à connaître par les Français : nul c’est censé ignorer la loi (« Nemo censetur ignorare lege »). Du cochon Napoléon aux bisous sur les rails en passant par l’interdiction de stationner faite aux extra-terrestres, on vous a dégoté 8 textes vraiment improbables que tout étudiant en droit doit connaître ! 📃 Sommaire: I. Texte juridique improbable n°1 : Copain comme Cochon… ou Napoléon II. Texte juridique improbable n°2 : Interdiction de stationnement pour E.T. III. Texte juridique improbable n°3 : Un éléphant ça trompe énormément IV. Texte juridique improbable n°4 : Coco-radio V. Texte juridique improbable n°5 : L’arme est dans le pré VI. Texte juridique improbable n°6 : Pas de French Kiss en gare VII. Texte juridique improbable n°7 : Femme et pantalons VIII. Texte juridique improbable n°8: Copyright pour la tour Eiffel En France, nul n’est censé ignorer la loi, aussi étrange qu'elle soit ! Et si vous voulez vous exprimer comme un vrai juriste, voici la règle en latin : n emo censetur ignorare lege. Cependant, le domaine de la loi est vaste et par moment... incompréhensible. Mais soyez rassurés ! Afin que vous puissiez crâner lors de votre prochaine séance de TD ou impressionner votre correcteur dans votre copie, Pamplemousse Magazine vous a dégoté les textes juridiques français les plus invraisemblables et qui feront la différence. Notez que certains de ces textes ne sont plus applicables. 📚 I. Texte juridique improbable n°1 : Copain comme Cochon… ou Napoléon 🐷 Saviez-vous qu’en France, il est interdit d’appeler son cochon Napoléon ? Cette loi datant du Premier Empire avait été instaurée afin de ne pas ternir l’image de l’Empereur. C’est bien dommage puisque l’Ile de beauté, dont il est originaire, en est remplie (de cochons). En revanche, vous pourrez appeler votre cochon Copain, César ou encore Rillette. II. Texte juridique improbable n°2 : Interdiction de stationnement pour E.T. 👽 Par un arrêté municipal du 28 octobre 1954 le maire de la commune de Châteauneuf-du-Pape interdit à nos voisins de l’espace d’atterrir dans sa commune. En effet, « le survol, l’atterrissage et le décollage d’aéronefs – dits soucoupes volantes ou cigares volants – de quelque nationalité que ce soit, sont interdits sur le territoire de la commune ». Précisons, pour les hommes verts, que si ces derniers étaient amenés à braver cet interdit, leur véhicule irait directement à la fourrière. III. Texte juridique improbable n°3 : Un éléphant, ça trompe énormément 🐘 Le maire de la commune de Granville a, en 2009, et par arrêté municipal, interdit l’accès à la plage aux éléphants. La raison ? Deux cirques s’étaient installés dans la commune normande, lesquels laissaient leurs éléphants se baigner dans la Manche. Imaginez la qualité de l’eau après le passage des pachydermes. L’un des propriétaires du cirque s’était indigné : « La mer est depuis des années polluée par des marées noires et aujourd’hui on interdit nos animaux de la plage pour quelques crottes ». Pour votre culture personnelle, sachez qu’un éléphant adulte mange chaque jour 150 à 200 kilos de végétaux et qu’il peut produire jusqu’à 50 kg d’excréments. IV. Texte juridique improbable n°4 : Coco-radio 📻 La loi du 1ᵉʳ février 1994 impose aux radios privées de diffuser , depuis le 1er janvier 1996, des quotas d’œuvres et c hansons françaises . En effet, celle-ci dispose que les œuvres et morceaux passés aux heures musicales d’écoutes significatives doivent représenter 40 % de chansons d’expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France, dont la moitié provenant de nouveaux talents ou de nouvelles productions, pour la part de leur programme composée de musique de variété. Ainsi, c’est l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ( Arcom pour les intimes ) qui vérifie si Aya Nakamura, Indochine, Claude François ou encore Jul résonnent dans nos oreilles. V. Texte juridique improbable n°5 : L’arme est dans le pré 👩🌾 Le second alinéa de l’article 132-75 du Code pénal dispose que « est assimilé à une arme tout objet qui, présentant avec [une] arme une ressemblance de nature à créer une confusion, est utilisé pour menacer de tuer ou de blesser ou est destiné, par celui qui en est porteur, à menacer de tuer ou de blesser ». Ont par exemple été considérées comme des armes par la jurisprudence un nerf de bœuf, un drapeau de juge de touche, un trousseau de clefs, une poubelle, un cendrier mais encore un engin agricole muni d’une rampe de 24 mètres de large destinée à diffuser du désherbant. Pensez donc à ne pas entrer en conflit avec votre voisin agriculteur ! VI. Texte juridique improbable n°6 : Pas de French Kiss en gare 😘 Selon un sondage mené par l’Ifop pour la SNCF en juin 2015, 40 % des Français estiment qu’un baiser en gare, c’est avant tout un french kiss ! Pas de bol, une loi de 1910 vous interdit d’embrasser langoureusement votre partenaire dans les gares françaises, sur les quais ou encore sur les rails d’un train. La raison ? Éviter aux trains de prendre du retard lors de leur départ. Pour les plus passionnés d’entre vous, soyez rassurés, vous pouvez toujours embrasser votre Code civil sur la voie ferrée ! VII. Texte juridique improbable n°7 : Femme et pantalons 👖Sachez que jusqu’au 4 février 2013, les femmes françaises ne pouvaient pas porter de pantalon. En effet, la loi du 7 novembre 1800 interdisant le « travestissement des femmes » prévoyait que « toute femme désirant s’habiller en homme [devait] se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation ». Cette interdiction a été dans un premier temps partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Ces différentes dispositions ont été abrogées du fait de leur incompatibilité avec les principes d’égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution et les engagements européens de la France. VIII. Texte juridique improbable n°8 : Copyright pour la tour Eiffel 📸 Imaginez-vous à Paris. Émerveillés par la tour Eiffel et ses éclairages nocturnes, vous ne pouvez résister à l’envie de la prendre en photo. Satisfaits de vos clichés, vous décidez de publier ceux-ci sur Facebook, Instagram, MySpace ou encore votre blog Skyrock. Eh bien non ! Vous auriez été exposé à des poursuites alors qu’il est possible de publier des images de la tour Eiffel de jour. Pourquoi ? Le droit d’auteur prévoit qu’une œuvre artistique qui pourrait être une photo, une vidéo, une chanson ou un bâtiment est protégée pendant la vie de son créateur ainsi que 70 ans après son décès. Le propriétaire et créateur de la Tour Eiffel étant décédé en 1923, l’image du monument est entrée dans le domaine public en 1993. L’illumination nocturne, quant à elle, est une œuvre créée en 1985. Il fallait donc demander l’accord de la diffusion d’image à la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel. Heureusement, depuis 2016, vous pouvez crâner et publier vos plus belles photos nocturnes de notre monument national !
- [LISTE] Toutes les abréviations juridiques utiles
Conseils > Méthodologie juridique Dans la boîte à outils du bon juriste, nous avons les abréviations. Elles permettent de ne pas doubler, voire tripler la longueur du Code civil ou des décisions de justice. Mais attention, il existe des abréviations officielles qui ne peuvent pas être tronquées, bafouées, modifiées. En droit, on est rigoureux alors ne faites pas pleurer votre correcteur en inventant vos propres abréviations. Découvrez la liste des abréviations à connaître en droit et à utiliser dans vos fiches de droit. Pensez à enregistrer cet outil dans vos favoris ! Sommaire : I. Liste des abréviations courantes en droit II. Abréviations des codes officiels III. Abréviations des juridictions IV. Abréviations pour la jurisprudence française V. Abréviations pour les traités constitutifs et fondateurs de l'Union européenne VI. Abréviations pour la jurisprudence de l'Union européenne I. Listes des abréviations courantes en droit 📋 Pour gagner en rigueur et ne plus perdre de points bêtement, nous t'avons préparé des listes d'abréviations couramment utilisées en droit. Garde cet article sous la main ! Liste d'abréviations utiles en droit Libellé → abréviation. Affaire → aff. Alinéa → al. Article → art. Assemblée → ass. Chambre → ch. Considérant → cons. Ordonnance → ord. Page → p. Plénière → plén. Préface → préf. Section → sect. Sous-section → ss-sect. Tome → t. Volume → vol. Liste d'abréviations des mois Libellé → abréviation. Janvier → janv. Février → févr. Mars → ne s'abrège pas. Avril → avr. Mai → ne s'abrège pas. Juin → ne s'abrège pas. Juillet → juill. Août → ne s'abrège pas. Septembre → sept. Octobre → oct. Novembre → nov. Décembre → déc. Liste des abréviations en droit par ordre alphabétique A Abréviation → libellé. A. (ou arr. chez Dalloz) → arrêté AACC → Association des agences conseils en communication AAPC → Avis public d'appel à la concurrence acc. → accusation Act. proc. coll. → lettre d'actualité des procédures collectives AELE → Association européenne de libre échange AIJC → Annuaire international de justice constitutionnelle AJD → Actualité juridique Dalloz AJDA → Actualité juridique, droit administratif AJDI → Actualité juridique de droit immobilier AJ famille → Actualité juridique Famille AJFP → Actualité juridique. Fonctions publiques APJ → Agent de police judiciaire A. préf. → arrêté préfectoral ASEAN → Association des Nations du Sud-Est Asiatique ASSEDIC → Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce B Abréviation → libellé. BAN → Bulletin de l'Assemblée nationale BCE → Banque centrale européenne BEI → Banque européenne d'investissement BERD → Banque européenne de reconstruction et de développement BEUC → Bureau européen des unions de consommateurs BHVP → Bibliothèque historique de la ville de Paris BICC → Bulletin de la cour de cassation BIT → Bureau international du travail BOI → Bulletin officiel des impôts (anciennement BODGI) Bull. civ. I → Bulletin des arrêts des chambres civiles - Première chambre civile Bull. civ. II → Bulletin des arrêts des chambres civiles - Deuxième chambre civile Bull civ. III → Bulletin des arrêts des chambres civiles - Troisième chambre civile Bull. civ. IV → Bulletin des arrêts des chambres civiles - Chambre commerciale, financière et économique Bull. civ. V → Bulletin des arrêts des chambres civiles - Chambre sociale Bull. crim. → Bulletin de la chambre criminelle de la Cour de cassation C Abréviation → libellé. const. → Constitution c/ → contre CADA → Commission d'accès aux documents administratifs CECA → Communauté européenne du charbon et de l'acier CED → Communauté européenne de la défense CEDH → Convention européenne des droits de l'homme CEE → Communauté économique européenne CEEA → Communauté européenne de l'énergie atomique ch. mixte → arrêt d'une chambre mixte de la Cour de cassation chr. → Chronique ch. réun. → arrêt des chambres réunies de la cour de cassation circ. → circulaire civ. → chambre civile de la Cour de cassation CMF →Conseil des marchés financiers CNIL → Commission nationale Informatique et Libertés coll. → collection cne → commune conv. → convention Conv. EDH → Convention européenne des droits de l'homme COREPER → Comité des représentants permanents CPAM → Caisse primaire d'assurance maladie crim. → chambre criminelle de la Cour de cassation CSA → Conseil supérieur de l'audiovisuel (devenu l'Arcom) D Abréviation → libellé. D (décr. chez Dalloz) → décret DC → décision du Conseil constitutionnel déc. → décision décl. → déclaration D.-L. → décret-loi délib. → délibération DGCCFR → Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes DGDDI → Direction générale des douanes et des droits indirects DGI → Direction générale des impôts dir. → directive DRTEFP → Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle DUDH → Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen E Abréviation → libellé. EARL → entreprise agricole à responsabilité limitée EPCI → établissement public de coopération intercommunale Euratom → voir CEEA EURL → société unipersonnelle à responsabilité limitée Europol → Office européen de police F Abréviation → libellé. FAO → Organisation pour l'agriculture et l'alimentation fasc. → fascicule FEDER → Fonds européen de développement régional FEOGA → Fonds européen d'orientation et de garantie agricole FIDA → Fonds international de développement agricole FIGADA → Fiches illustrées des Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative FMI → Fonds monétaire international G Abréviation → libellé. GACEDH → Grands arrêts de la cour européenne des droits de l'homme GACJCE → Grands arrêts de la cour de justice des communautés européennes GAJA → Grands arrêts de la Jurisprudence Administrative (arrêts du Conseil d'État) GAJ civ. → Grands arrêts de la Jurisprudence civile Gaz. Pal. → Gazette du palais GIE → Groupement d'intérêt économique GIP → Groupement d'intérêt public I Abréviation → libellé. Ibid. → au même endroit id. → idem Infra → ci-dessous INPI → Institut national de la propriété intellectuelle instr. → instruction J Abréviation → libellé. JAF → juge aux affaires familiales JO → Journal officiel L Abréviation → libellé. L. → Loi LO : Loi organique LOLF : Loi organique relative aux choix de finances M Abréviation → libellé. min. → ministre mod. : modifié N Abréviation → libellé. n. → note not. → notamment NTIC → Nouvelles technologies de l'information et de la communication O Abréviation → libellé. obs. → observations, commentaires doctrinaux OCDE → Organisation de coopération et de développement OEA → Organisation des états d'Amérique OEB → Office européen des brevets OIT → Organisation internationale du travail OMC → Organisation mondiale du commerce OMM → Organisation météorologique mondiale OMPI → Organisation mondiale de la propriété intellectuelle OMS → Organisation mondiale de la santé ONG → Organisation non gouvernementale ONU → Organisation des nations Unies Op. cit. → opere citato, cité précédemment OPCI → Organisme de placement collectif immobilier OPCVM → Organisme de placement collectif en valeurs mobilières OPEP → Organisation des pays exportateurs de pétrole OSCE → Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe OTAN → Organisation du traité de l'Atlantique nord OTASE → Organisation du traité de l'Asie du sud-est P Abréviation → libellé. PAC → Politique agricole commune PESC → Politique extérieure et de sécurité commune PGD → Principes généraux du droit PIB → produit intérieur brut PLU → plan local d'urbanisme PMA → pays les moins avancés PNB → produit national brut préc. → précité prot. → protocole R Abréviation → libellé. recomm. → recommandation règl. → règlement II. Abréviations des codes officiels 📕 Les règles énoncées dans cette rubrique s’appliquent aux seuls codes officiels. Libellé → Abréviation → Exemple. Code civil → C. civ. → C. civ., art. 25 Code de commerce → C. com. → C. com., art. L. 110-1 Code de déontologie de la profession de commissaires aux comptes → C. déont. comm. comptes → C. déont. comm. comptes, art. 13 Code de déontologie des agents de la police municipale → C. déont. agents pol. mun. → C. déont. agents pol. mun., art. 5 Code de déontologie des agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP → C. déont. agents sécurité SNCF et RATP → C. déont. agents sécurité SNCF et RATP, art. 12 Code de déontologie des architectes → C. déont. arch. → C. déont. arch., art. 8 Code de déontologie des chirurgiens-dentistes → C. déont. chir.-dent. → C. déont. chir.-dent., art. R. 4127-205 Code de déontologie des pharmaciens → C. déont. pharm. → C. déont. pharm., art. 105 Code de déontologie des professionnels de l'expertise comptable → C. déont. expertise comptable → C. déont. expertise comptable, art. 146 Code de déontologie des sages-femmes → C. déont. sages-femmes → C. déont. sages-femmes, art. R. 4127-302 Code de déontologie des vétérinaires → C. déont. vétérinaires → C. déont. vétérinaires, art. R. 242-33 Code de déontologie du défenseur des droits → C. déont. défenseur des droits → C. déont. défenseur des droits, art. 5 Code de déontologie du service public pénitentiaire → C. déont. publ. pénitentiaire → C. déont. publ. pénitentiaire, art. 4 Code de déontologie médicale → C. déont. méd. → C. déont. méd., art. 39 Code de justice administrative → CJA → CJA, art. L. 331-1 Code de justice militaire → CJM → CJM, art. L. 111-1 Code de l'action sociale et des familles → CASF → CASF, art. L. 121-12 Code de l'arbitrage en matière de sport → C. arb. sport → C. arb. sport, art. 25 Code de l'artisanat → C. artisanat → C. artisanat, art. 38 Code de l'aviation civile → C. aviation → C. aviation, art. L. 150-16 Code de l'enseignement technique → C. ens. techn. → C. ens. techn., art. 10 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile → CESEDA → CESEDA, art. L. 314-11 Code de l'environnement → C. envir. → C. envir., art. L. 131-3 Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique → C. expr. → C. expr., art. L. 11-1 Code de l'industrie cinématographique → C. ind. cin. → C. ind. cin., art. 22 Code de l'organisation judiciaire → COJ → COJ, art. L. 212-5 Code de l'urbanisme → C. urb. → C. urb., art. L. 145-9 Code de l'éducation → C. éduc. → C. éduc., art. L. 214-17 Code de l'énergie → C. énergie → C. énergie, art. L. 121-32 Code de la commande publique → CCP → CCP, art. 16 Code de la consommation → C. consom. → C. consom., art. L. 121-17 Code de la construction et de l'habitation → CCH → CCH, art. L. 101-1 Code de la défense → C. défense → C. défense, art. L. 1121-1 Code de la famille et de l'aide sociale → CFAS → CFAS, art. 161 Code de la famille et de l'aide sociale → CFAS → CFAS, art. 161 Code de la justice pénale des mineurs → CJPM → CJPM, art. L. 121-1 Code de la légion d'honneur et de la médaille militaire → C. légion d'honneur → C. légion d'honneur, art. R. 35 Code de la mutualité → C. mut. → C. mut., art. L. 212-7-19 Code de la nationalité → C. nat. → C. nat., art. 26 Code de la propriété intellectuelle → CPI → CPI, art. L. 132-18 Code de la recherche → C. rech. → C. rech., art. L. 145-1 Code de la route → C. route → C. route, art. L. 234-1 Code de la santé publique → CSP → CSP, art. L. 1110-1 Code de la sécurité intérieure → CSI → CSI, art. L. 114-1 Code de la sécurité sociale → CSS → CSS, art. L. 111-2-2 Code de la voirie routière → C. voirie routière → C. voirie routière, art. L. 112-1 Code de procédure civile → CPC → CPC, art. 70 Code de procédure civile locale → CPC loc. → CPC loc., art. 106 Code de procédure pénale → CPP → CPP, art. 188 Code des assurances → C. assur. → C. assur., art. L. 125-6 Code des caisses d'épargne → C. caisses épargne → C. caisses épargne, art. 5 Code des communes → C. communes → C. communes, art. L. 501-1 Code des communes de la Nouvelle-Calédonie → C. communes Nouvelle-Calédonie → C. communes Nouvelle-Calédonie, art. L. 121-8 Code des douanes → C. douanes → C. douanes, art. 7 Code des douanes communautaires → CDC → CDC, art. 4 undecies; CDC, art. 59 Code des douanes de Mayotte → C. douanes Mayotte → C. douanes Mayotte, art. 282 Code des douanes de l’Union → CDU → CDU, art. 149 Code des débits de boissons et des mesures contre l'alcoolisme → C. déb. boiss. → C. déb. boiss., art. L. 44 Code des impositions sur les biens et services → CIBS → CIBS, art. L. 422-58 Code des instruments monétaires et des médailles → C. inst. mon. → C. inst. mon., art. 10 Code des juridictions financières → CJF → CJF, art. L. 111-1 Code des marchés d'intérêt national → C. marchés int. nat. → C. marchés int. nat., art. 25 Code des marchés publics 1964 → CMP 1964 → CMP 1964, art. 35 Code des marchés publics 2001 → CMP 2001 → CMP 2001, art. 35 Code des marchés publics 2004 → CMP 2004 → CMP 2004, art. 35 Code des marchés publics 2006 → CMP 2006 → CMP 2006, art. 35 Code des pensions civiles et militaires de retraite → C. pens. retr. → C. pens. retr., art. L. 1 Code des pensions de retraite des marins français du commerce, de pêche ou de plaisance → C. pens. retr. marins → C. pens. retr. marins, art. L. 38 Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre → C. pens. mil. → C. pens. mil., art. L. 1 ter Code des ports maritimes → C. ports mar. → C. ports mar., art. L. 211-3-1 Code des postes et des communications électroniques → CPCE → CPCE, art. L. 3-3 Code des postes et des télécommunications → C. P. et T. → C. P. et T., art. L. 42 Code des procédures civiles d'exécution → CPC exéc. → CPC exéc., art. L. 131-1 Code des relations entre le public et l'administration → CRPA → CRPA, art. L. 111-1 Code des transports → C. transp. → C. transp., art. L. 5544-50 Code disciplinaire et pénal de la marine marchande → CDPMM → CDPMM, art. 40 Code du blé → C. blé → C. blé, art. 23 Code du cinéma et de l’image animée → CCIA → CCIA, art. L. 115-4 Code du domaine de l'État → C. dom. État → C. dom. État, art. R. 77 Code du domaine de l'État et des collectivités publiques applicable à Mayotte → C. dom. État Mayotte → C. dom. État Mayotte, art. L. 321-1-1 Code du domaine public fluvial et de la navigation intérieure → C. dom. publ. fluv. → C. dom. publ. fluv., art. 30 Code du patrimoine → C. patr. → C. patr., art. L . 112-22 Code du service national → C. serv. nat. → C. serv. nat., art. L. 111-1 Code du sport → C. sport → C. sport, art. L. 100-4 Code du tourisme → C. tourisme → C. tourisme, art. L. 133-10-1 Code du travail → C. trav. → C. trav., art. L. 1225-37 Code du travail applicable à Mayotte → C. trav. Mayotte → C. trav. Mayotte, art. L. 011-1 Code du travail maritime → C. trav. mar. → C. trav. mar., art. 8 Code du vin → C. vin → C. vin, art. 12 Code forestier → C. for. → C. for., art. L. 221-3 C. for., art. R. 221-9 Code général de la fonction publique → CGFP → CGFP, art. L. 115-6 Code général de la propriété des personnes publiques → CGPPP → CGPPP, art. L. 1112-1 Code général des collectivités territoriales → CGCT → CGCT, art. L. 1111-1 Code général des impôts → CGI → CGI, art. 4 A Code général des impôts annexe → CGI ann. → CGI ann. II, art. 371 AS Code minier → C. minier → C. minier, art. 250-1 Code monétaire et financier → C. mon. fin. → C. mon. fin., art. L. 111-1 Code pénal → C. pén. → C. pén., art. 131-40 Code rural (ancien) → C. rur. (anc.) → C. rur. (anc.), art. 752 Code rural et de la pêche maritime → C. rur. → C. rur., art. L. 112-8 Code électoral → C. élect. → C. élect., art. L. 9 Livre des procédures fiscales → LPF → LPF, art. L. 26 Origine de l’article Abréviation Commentaire Article dont l’origine (législative ou réglementaire) n’a pas été qualifiée dans le code art. 8 Article issu d’une loi organique art. LO 8 Pas de point après « LO ». Article issu d’une loi art. L. 8 Article issu d’un décret en Conseil d’État art. R. 8 Article issu d’un décret en Conseil d’État pris en Conseil des ministres art. R.* 8 art. *R. 8 art. R.** 8 Le nombre et la place de l’astérisque varient suivant que le code a été adopté ou non depuis la mise en place de la commission supérieure de codification. Article issu d’un décret simple art. D. 8 Article issu d’un décret simple pris en Conseil des ministres art. D.* 8 art. *D. 8 art. D.** 8 Le nombre et la place de l’astérisque varient suivant que le code a été adopté ou non depuis la mise en place de la commission supérieure de codification Article issu d’un arrêté art. A. 8 Annexes ann. I, art. 1 A III. Abréviations des juridictions 🏫 Voici une liste d'abréviations des juridictions qui vous permettra de ne plus faire de fautes dans vos exercices juridiques ! Abréviation → libellé. C. assises → Cour d'assises C. assises mineurs → Cour d'assises des mineurs C. comptes → Cour des comptes CA → cour d'appel CAA → Cour administrative d'appel Cass. → Cour de cassation Cass. 1re civ. → Cour de cassation, première chambre civile Cass. 2e civ. → Cour de cassation, deuxième chambre civile Cass. 3e civ. → Cour de cassation, troisième chambre civile Cass. ass. plén. → Assemblée plénière de la Cour de cassation Cass. ch. mixte → Chambre mixte de la Cour de cassation Cass. ch. réun. → Chambres réunies de la Cour de cassation Cass. com. → Chambre commerciale de la Cour de cassation Cass. crim. → Chambre criminelle de la Cour de cassation Cass. req → Chambre des requêtes de la Cour de cassation Cass. soc. → Chambre sociale de la Cour de cassation CE → Conseil d'État CE, ass. → Conseil d'État, assemblée du contentieux CE, sect. → Conseil d'État, section du contentieux Cons. const. → Conseil constitutionnel Conseil de l'Ordre des avocats, décision → Conseil de l'ordre des avocats, déc. Conseil de prud'hommes → Cons. prud'h. Cour EDH → Cour européenne des droits de l'homme CIJ → Cour internationale de justice CJCE → Cour de justice des communautés européennes CNB → Conseil national des barreaux CNDA → Cour nationale du droit d'asile CPA → Cour permanente d'arbitrage CPJI → Cour permanente de justice internationale CRC → Chambre régionale des comptes CTC → Chambre territoriale des comptes Tribunal administratif → TA Tribunal civil → T. civ. Tribunal d'instance → TI Tribunal de commerce → T. com. Tribunal de grande instance → TGI Tribunal de police → T. pol. Tribunal de proximité → T. prox Tribunal des affaires de sécurité sociale → TASS Tribunal des conflits → T. confl. Tribunal interrégional de la tarification sanitaire et sociale → TITSS Tribunal judiciaire → TJ Tribunal paritaire des baux ruraux → T. par. baux rur. Tribunal pour enfants → T. enfants IV. Abréviations de la jurisprudence française 📜 Les règles énoncées dans cette rubrique s’appliquent aux décisions et avis rendus par les juridictions françaises, qu’elles soient constitutionnelles, judiciaires ou administratives. Ordre des éléments (les éléments obligatoires sont signalés en rouge). Nom de la juridiction abrégé, ville [le cas échéant], formation [chambre, section, pôle…], nature de la décision [avis, ordonnance, arrêt, QPC…], date [jour | mois abrégé | année], n° discriminant [n° X], codes de publication, nom des parties, ECLI Exemples : Cons. const., 8 août 1985, n° 85-196 DC Cass. crim., QPC, 9 nov. 2013, n° 13-84.909 CA Paris, 4-1, 11 mars 2016, n° 13/167377 CE, ass., 17 juin 2015, n° 384826, Société La Chaîne Info (LCI) 🍊 Quelques précisions : Numéro discriminant des décisions de jurisprudence , le numéro discriminant est, selon la juridiction, un numéro de répertoire général, de pourvoi, de requête ou de rôle. L’écriture et la ponctuation de ces numéros sont nécessairement strictement identiques à celles adoptées par la juridiction émettrice (points, tirets, barres obliques, etc.). Si la mention de ces numéros est facultative, il est néanmoins fortement recommandé de les indiquer afin de faciliter la recherche et l’accès à la décision ou l’avis en texte intégral par le lecteur. Chambres et pôles de la cour d’appel de Paris : la création des pôles au sein de la cour d’appel de Paris a conduit à des pratiques de citation assez variables selon les éditeurs. Les éditeurs ont retenu le principe de citation suivant : « X-X », le premier chiffre faisant référence au pôle, le second à la chambre (par exemple : « 1-2 »). Exception aux règles d’abréviation des chambres de la Cour de cassation : dans les codes publiés par les éditeurs, il est admis d’utiliser des abréviations plus courtes pour les chambres de la Cour de cassation et, ainsi, de ne pas faire figurer l’abréviation « Cass. » en début de référence. Par exemple, la première chambre civile de la Cour de cassation pourra être abrégée « Civ. 1re » au lieu de « Cass. 1re civ. ». V. Abréviations concernant les traités constitutifs et fondateurs de l'Union européenne 📘 Ordre des éléments (les éléments obligatoires sont signalés en rouge). Nom du traité abrégé, article [art. X, subdivision], annexe [ann. X] ou article d’annexe [ann., art. X, subdivision]. Exemples : Traité FUE, art. 134 ou TFUE, art. 134 Traité FUE, prot. n° 3, ann., art. 2 ou TFUE, prot. n° 3, ann., art. 2 Traité CE, art. 33, 2 VI. Abréviations concernant la jurisprudence de l'Union européenne 🇪🇺 Ordre des éléments (les éléments obligatoires sont signalés en rouge). Nom de la juridiction abrégé, chambre, date [jour | mois abrégé | année], n° de requête [n° X], nom des parties, ECLI Exemples : CJUE, 4e ch., 21 oct. 2015, n° C-215/15, Gogova, ECLI:EU:C:2015:710 Trib. UE, 24 juin 2015, n° T-847/14, GHC c/ Commission, ECLI:EU:T:2015:428 TFPUE, 29 oct. 2015, n° F-52/15, Xenakis c/ Commission, ECLI:EU:F:2015:127
- TD : Tout savoir et comment les réussir ?
Conseils > Organisation & Productivité Les travaux dirigés en fac de droit sont essentiels dans réussite. Ces TD doivent être préparés avec minutie (connaissances, lecture de la plaquette, méthodologie juridique…). Il s’agit aussi de profiter de votre présence en TD pour prendre précisément la correction et ensuite l’intégrer dans vos cours. Il en va de votre réussite aux examens 💯. Sommaire : I. Qu'est-ce qu'un TD ? II. Un TD est-il obligatoire ? III. Comment se passent les TD ? IV. Comment bien préparer la séance ? V. É tape 1 : Bien lire la partie du cours correspondant e VI. É tape 2 : Bien faire les fiches d’arrêt et lire les documents VII. Étape 3 : Lire attentivement la méthodologie des exercices VIII. Étape 4 : Prendre la correction IX. Étape 5 : Incorporer la correction dans votre cours X. FAQ sur les TD I. Qu'est-ce qu'un TD de Droit ? Les TD (ou travaux dirigés) en droit sont des cours enseignés par un enseignant ("chargé de TD") dans une classe composée d'une trentaine d'étudiants. Combien de temps dure un TD ? Un TD dure entre 1h30 et 2 heures et vient compléter les cours magistraux, pour des matières majeures . Il y en a une dizaine de séances par matière fondamentale par semestre. Combien d'heures de TD par semaine ? En L1 droit, vous avez 2 à 3 séances de travaux dirigés, ce qui représente entre 3 et 6 heures par semaine (sans compter, bien sûr, le travail à côté de la fac pour préparer tout cela => on vous donne tous les conseils plus bas). Que fait-on en TD ? Eh bien des exercices, des mises en pratique des cours que vous suivez sur une notion donnée (la notion de service public par exemple). Ces exercices nécessitent que vous fassiez des recherches sur les différentes séances (recherches jurisprudentielles, doctrinales et autres…), qui vous permettront d’acquérir les premières bases de connaissances ainsi que de méthodologie afin de réussir vos partiels. Exemple de TD Voici un exemple de TD à télécharger (fascicule PDF de travaux dirigés en droit du travail). Voici une photo de la première page du fasciule de TD : Comment les TD sont-ils notés ? Le contrôle continu compte jusqu’à 40 voire 50% de votre moyenne générale, ne le négligez pas ! La note de TD se décompose ainsi : les devoirs à préparer à la maison (vous serez peut-être ramassé au hasard, attention !) les interrogations écrites le galop d'essai / semi-partiels / examens blancs ayant lieu à mi-semestre (octobre/novembre puis avril environ) en amphi votre participation orale (donnez tout !) Qui sont les chargés de TD ? Les chargés de TD sont principalement des doctorants (parfois des professionnels), situés en bas de la hiérarchie universitaire, mais jouant un rôle crucial dans l'enseignement en dépit du peu de moyens que notre Université possède. Leur tâche principale n'est pas l'enseignement, mais la recherche (ils écrivent une thèse ). Ils sont souvent engagés pour enseigner en parallèle de leur thèse, ce qui est une source de revenus complémentaire. Bien qu'ils soient perçus comme stricts et rigoureux, les chargés de "t'aider" (hop petit jeu de mots) ne sont pas là pour saquer mais pour vous guider et vous aider dans votre apprentissage (en vous faisant cours et en corrigeant les copies). Bien qu'ils n'aient pas été formés à la pédagogie ( soyez sympa , ce n'est pas facile pour eux de s'adresser à 30 inconnus dont certains sont là pour faire du tourisme plus qu'autre chose !), ils sont en principe jeunes, accessibles et ouverts à la discussion. Comme vous, ils étaient à votre place quelques mois en arrière et savent ce que vous vivez. Voici quelques témoignages de chargés de TD pour comprendre ce qu'ils vivent quand ils vous font les travaux dirigés (récupérés lors d'un débat sur le compte Instagram Bordel de Droit) : Les TD sont donc nécessaires pour que vous puissiez approfondir la matière. Ils sont même cruciaux à votre compréhension de vos cours de droit. C’est la raison pour laquelle la Team Pamplemousse vous donner des astuces et des méthodes afin de bien préparer vos séances. Vous l'avez compris : vous devez prendre soin de bien préparer vos TD et tirer profit de la correction pendant et après cette séance. II. Les TD sont-ils obligatoires ? La question se pose souvent : les TD sont-ils obligatoires ? La réponse est un retentissant OUI . Contrairement aux CM, facultatifs, les absences en TD ne sont pas prises à la légère. Selon les règlements universitaires, généralement après trois absences non justifiées, l'étudiant risque l'exclusion de la session d'examen . Autrement dit, trois absences (cela dépend des facultés) non excusées peuvent se traduire par un zéro pointé ! Il est donc essentiel de prendre les TD au sérieux. Dans l'esprit, n'oubliez pas, les TD sont plus qu'une obligation, ils sont un tremplin vers votre réussite. En bref, les TD sont une composante essentielle de votre formation en droit. Ils vous permettent de : Approfondir les connaissances acquises en CM. Maîtriser la méthodologie juridique à travers des exercices pratiques. Interagir directement avec les enseignants et affiner votre compréhension du droit. Éviter les conséquences académiques d'absences répétées. Ci-dessous, nous vous conseillerons sur la manière de bien préparer vos TD et en profiter au maximum en vue de votre réussite aux examens et de votre année. Nous allons vous détailler point par point les étapes cruciales à réaliser . Ces étapes vous permettront de voir à quel point il est important que vous réussissiez vos TD, mais aussi de vous expliquer la méthodologie pour bien les préparer. Il y a donc trois phases importantes dont découleront 5 étapes que nous allons vous décrire. III. Comment se passent les TD ? Les Travaux Dirigés ont premier but d'approfondir certaines grandes notions étudiées lors des Cours Magistraux. Si l'on prend l'exemple du droit des personnes en première année : les thèmes abordés, tels que la capacité et la personnalité juridiques, le nom, les droits des personnes... sont travaillés en TD. Chaque séance de TD se concentre sur un de ces sujets et prépare les étudiants de manière ciblée. Avant chaque TD, vous recevrez une plaquette comprenant : Des lectures essentielles : décisions de justices, articles de loi, contributions doctrinales. Des exercices pratiques : fiches d'arrêt, cas pratiques, dissertations, commentaires d'arrêt. Ces exercices ne sont pas là pour décorer : ils sont la clé pour assimiler la méthode juridique, second objectif majeur des TD. Durant les séances, vous aurez l'opportunité de poser vos questions au chargé de TD, de voir comment il fallait réaliser l'exercice proposé... Bref, cher pépin, c'est, un moment idéal pour clarifier vos doutes et affiner votre compréhension. Il faut vraiment savoir en tirer profit ! (Tout comme il vous faut tirer profit de votre présence en CM ). IV. Comment bien préparer la séance de TD ? ✏️ Pour bien préparer votre séance de TD, vous devez impérativement être bien équipé ! Vous iriez courir sans baskets ? Non ( ceux qui disent oui, R.I.P vos pieds ). Eh bien ne partez en TD sans le matériel adéquat. Pour commencer, tout bon juriste qui se respecte possède un Code civil à jour . Si vous pensez faire des économies en achetant un code de l'an dernier, grossière erreur SAUF s'il n'y a eu aucune réforme ( ce qui est très rare... ). Ravalez le rat qui est en vous, cela serait dommage de perdre des points en partiel à cause d'un code dépassé. En revanche, il y a souvent des réductions sur les codes de rentrée chez LexisNexis, vérifiez régulièrement ! Sinon, vous pouvez également consulter Lexis 360 via les codes donnés par votre établissement (ça c'est gratuit, donc c'est cool). V. Étape n°1 : Bien lire la partie du cours correspondant à la séance de TD Chaque séance de TD possède un nom, un titre. Ce titre correspondra toujours à une partie du cours que votre professeur vous aura enseigné. C’est pourquoi, avant même de regarder votre séance de TD, il est impératif que vous lisiez la partie de votre cours correspondant à votre séance . Cette lecture vous permettra en premier lieu de comprendre le sujet de la séance. En deuxième lieu, cela vous donnera une idée des notions importantes , qu’il faudra retrouver dans votre plaquette de travaux dirigés. En troisième lieu, vous comprendrez mieux les réflexions derrière chaque principe de la séance en question. Enfin, en quatrième lieu, vous aurez certains arrêts, articles, réflexions d’auteurs qui seront expliqués dans votre cours. Il est fort probable que votre séance de travaux dirigés les approfondisse. Cette première lecture de vos cours va vous donner plusieurs idées qui vous seront nécessaires pour la réalisation de votre TD. Ainsi, vous pouvez commencer la lecture de votre TD en étant plus décontracté, plus assuré, et plus en confiance. VI. Étape n°2 : Bien faire les fiches d’arrêt et lire les documents en prenant des notes Pour réussir votre TD, vous devez impérativement faire vos fiches d'arrêts et lire vos documents en prenant de notes . Nous le concevons, il est parfois très démotivant de se retrouver avec une plaquette de TD faisant plus d’une trentaine de pages (et encore, il y a pire). Mais pensez-vous réellement tout retenir sur ces pages si vous ne prenez pas de notes ? Imaginez : vous passez 4 heures à lire des documents, mais quand le chargé de TD vous interroge vous ne vous en souvenez plus. Il vous accuse de ne pas avoir travaillé, vous savez que c'est faux mais vous n'avez pas de preuve... Donc prenez des notes, afin que votre travail ne soit pas perdu ! Cette première phase de travail sur votre plaquette est importante puisqu’ elle vous permettra de comprendre le sujet du TD, de trouver des premières argumentations pour le travail final , mais aussi de participer à l’oral en travaux dirigés. Petite astuce : dans la plupart des TD, la participation orale permet d'arrondir voire augmenter vostre moyenne générale ! Chaque point est précieux en droit : participez, vous ne le regretterez pas. Prenez confiance en vous , munissez-vous de votre plus beau stylo et motivez-vous à lire tous les documents ! Afin d’avoir une première approche de votre plaquette de TD : 📚 Lisez les titres ; 🤔 Comparez leur signification par rapport à votre cours. Cela vous permettra de retrouver une certaine structure que vous retrouverez dans votre prise de notes . Grâce à cette structure, vous aurez en tête le fil conducteur de toute la séance de TD. Vous saurez ainsi où chaque arrêt (pour lesquels une fiche d’arrêt est à faire) se situe parmi les titres de la séance de TD. Lorsque vous percevez l’esprit de la plaquette de TD après cette première analyse, vous pouvez commencer à lire les arrêts. Lisez-les d’abord une première fois. Cherchez-les dans vos codes et annotez vos codes afin de gagner du temps pour vos prochaines révisions. Nous vous conseillons de surligner dans vos codes les arrêts présents dans vos plaquettes de TD , puis de mettre un post-it afin de marquer l’endroit où se trouve l’arrêt dans votre code (voir ce conseil plus expliqué en bas). À la seconde lecture des arrêts, vous pourrez commencer les fiches d’arrêts. Ces fiches d’arrêts doivent se découper ainsi : Faits : ils doivent rappeler les principaux faits, ce qui est le plus important, les faits qui ont amené à la situation juridique qui vous est présentée à travers cet arrêt ; Procédure : la procédure commence de l’assignation et va jusqu’à l’arrêt présenté qui a été rendu, et que vous devez étudier ; Moyens : ce sont les prétentions des parties, celles qui les ont amenés à se pourvoir en cassation. Sur quel fondement juridique se basent-elles afin de se pourvoir en cassation ? Question juridique : cette question est cruciale, elle concerne la question de droit que s’est posé le juge lorsqu’il a été face à cette situation juridique. Celle-ci doit être une question de droit objective. En effet, la Cour de cassation et le Conseil d’État statuent en droit de manière objective, de sorte que la jurisprudence tirée de cet arrêt puisse être appliquée à des cas similaires. Solution : il s’agit ici de la solution de l’arrêt qui a été dégagée par les juges. Certains professeurs ou chargés de TD préfèrent que vous citiez cette solution directement dans votre fiche d’arrêt. Si ce n’est pas le cas, nous vous conseillons de juste la surligner en rouge. Cela la fera ressortir et lors de la correction, vous saurez exactement quoi lire. Une fois que vous avez fait votre fiche d’arrêt : Vous pouvez noter rapidement le résumé de l’arrêt en quelques mots / lignes. Cela vous permettra de retenir l’essentiel ; Par la suite, lisez les autres documents du TD , faites des commentaires dans les marges afin de mettre en avant certains points ; Ensuite, faites un résumé rapide de ces documents . Généralement, les documents autres que les arrêts sont des articles de droit, de la doctrine, ou des discours d’hommes politiques / juristes. Tout ce premier travail préparatoire vous permettra de retenir l’essentiel, de voir une première structure dans laquelle vous avez résumé chaque document. En plus d’avoir relu votre cours juste avant, vous aurez toutes les notions en tête, leur interprétation, leur application, leurs exceptions… VII. Étape n°3 : Lire attentivement la méthodologie des exercices demandés Que ce soit un cas pratique, une dissertation ou un commentaire d’arrêt, il est important de bien lire la méthodologie juridique de chaque exercice demandé afin de l’avoir correctement en tête. En droit, la méthodologie juridique est la base de la réussite. Sans méthodologie, vous ne pourrez jamais avoir des bonnes notes. La plupart du temps, à la fin de chaque plaquette de travaux dirigés, un gros travail vous attend en plus des fiches d’arrêt : cas pratique, dissertation, commentaire d’arrêt… Pour vous aider à réaliser chaque exercice, Lexis 360 met à votre disposition des fiches méthodologiques. Cela vous aidera à maîtriser le commentaire d'arrêt, à résoudre un cas pratique et à rédiger une dissertation. Aussi, pour que vous réussissiez vos TD, vous devez comprendre le but de chaque exercice. Le fait de vous expliquer la signification de ces exercices vous permet de visualiser ce qui est attendu de vous. Si vous comprenez cela, alors vous comprendrez la réflexion attendue des exercices. Voici donc la signification des exercices ainsi que leurs buts : Dissertation juridique : le but de cet exercice est de répondre à la question que vous vous poserez suite à un sujet qui vous sera donné. Il s'agit d'une démonstration argumentée : il est donc primordial que vous compreniez le sujet. En effet, c’est vous qui allez faire une démonstration. Cette compréhension du sujet passe d’abord par la définition claire et étendue des termes du sujet. Tous les termes comptent car leur changement peut avoir une autre signification… Vous répondrez à la question en argumentant à l’aide de vos connaissances entourant le sujet (articles, jurisprudences, doctrines…). Commentaire d’arrêt : le but de cet exercice est de comprendre le pourquoi du comment du raisonnement du juge . Autrement dit, cet exercice consiste à se poser les questions suivantes : qu’est-ce qui a amené le juge à rendre une telle décision ? Quelle est la portée d’une telle décision, quel est son avenir ? Tout cela passe par une argumentation et une démonstration à travers vos connaissances entourant l’arrêt (articles, jurisprudences, doctrines…). Cas pratique : le but de cet exercice est de répondre à une question juridique, découlant de faits concrets. Ici, c’est vous qui prenez la place d’un avocat. Vous répondez à la demande de votre client en avançant des arguments juridiques (articles et jurisprudences). Ces arguments vous mèneront à la résolution du cas pratique. Il s’agit en soit d’une formule mathématique que l’examinateur vous demande de résoudre (bonjour syllogisme !). Grâce à la méthodologie juridique que vous avez prise en compte, grâce à la lecture de votre cours avant le début du travail de TD, et enfin, grâce à votre recherche sur chaque arrêt et document composant la plaquette de votre TD, vous avez déjà une réflexion juridique. Tout ce travail en amont vous permettra alors de rédiger d’abord les prémices de votre devoir. Les trois premiers points que nous vous avons expliqués sont donc cruciaux . Ils vous permettent d’avoir un premier cheminement sur la méthode et le travail attendus par le correcteur. En plus de vous permettre de participer énormément à l’oral et de gagner des points de participation grâce à ce travail en amont, vous pourrez déjà trouver les premières idées de développement ou même d’introduction. N’oubliez pas chers lecteurs que l’introduction est ce que le correcteur va lire en premier de votre travail. Soignez-la bien, peaufinez-la… De plus, le plan (en dissertation et commentaire d’arrêt) est extrêmement important, il démontre votre argumentation et correspond à une première réponse à l’exercice. Comment profiter de sa présence à la séance de TD ? 👨🎓 Lorsque vous venez en TD, vous devez tirer profit au maximum de votre présence. Corrections, conseils, méthodologie : prenez tout ce que vous pouvez. Ayez une présence active : si vous vous asseyez au fond de la salle pour ne rien faire, autant rester chez vous. Soyez acteur de votre réussite ! VIII. Étape n°4 : Prendre la correction de vos travaux dirigés Durant la séance de TD, votre chargé de TD va faire la correction de vos fiches d’arrêt, de la bonne lecture des documents ainsi que de l’exercice final. La correction du TD est importante à prendre en note. En effet, le chargé de travaux dirigés ne va pas que vous expliquer la correction, il va également vous donner un second cours plus complet sur un point de cours que celui que vous avez suivi en cours magistral. La séance de TD est là pour mettre en lumière le premier cours. Il est donc crucial pour vous que vous suiviez le bon déroulement de la correction. De plus, le chargé de TD est également là pour revoir les points de méthodologie juridique avec vous dans le but de vous préparer à l’examen final. En droit civil, vous comprendrez ainsi les conditions applicables à chaque situation, le chargé de TD vous les fera ressortir des arrêts et des documents. En droit administratif, le prof de travaux dirigés vous transmettra la manière de comprendre ce droit prétorien. En droit constitutionnel, votre chargé de TD vous communiquera les réflexions à avoir. En droit pénal, le prof de travaux dirigés est là pour vous montrer à quel point c’est un droit technique et pointilleux… La séance de TD englobe donc à la fois la mise en application des exercices, la correction de l’exercice final, l’apport d’éléments clés à la matière ainsi que des points de méthodologie. Si certains d'entre vous ne peuvent pas assister à toutes les séances de TD, sachez que vous pouvez accéder à des fiches de révision sur Lexis 360 intelligence. Vous pourrez y retrouver du Droit civil, de la Procédure civile, du Droit pénal, du Droit du numérique, du Droit fiscal, etc. Que faire après la séance de TD ? Une fois la séance de TD terminée, votre mission n'est toujours pas achevée ! Vous devez corriger vos notes de TD et les incorporer à votre cours magistral si besoin est. Aussi, tenez bien compte des remarques et conseils de votre chargé de TD pour les appliquer lors des prochaines séances. IX. Étape n°5 : Incorporer la correction de vos TD dans votre cours Maintenant que vous avez bien relu vos cours, pris des notes durant la séance de TD, vous pouvez incorporer la correction du TD dans votre cours pour qu’il soit complet ! Cette incorporation est extrêmement importante, et doit être faite méticuleusement. En effet, chaque exercice corrigé sert de précision de votre cours magistral. Nous vous conseillons donc de faire en sorte d’inclure cette correction au sein de votre cours magistral. N’hésitez pas aussi à répertorier chaque article ou arrêt dans votre code (civil, pénal, du commerce, du travail…). Pour cela, vous pouvez procéder ainsi : Mettez vos post-it pour indiquer les articles du côté de la tranche de tête de votre code. Également, mettez vos post-it le long de la gouttière de votre code pour y indiquer les jurisprudences. Faites en sorte également de mettre un code couleur dans vos post-it (exemple en droit de la famille : post-it jaunes en rapport avec le divorce / post-it vert en rapport avec le mariage / post-it rose en rapport avec la reconnaissance des enfants…). Cela vous fera gagner du temps lors de vos recherches d’articles et de jurisprudences durant vos examens. Conclusion : Pour le bien de votre moyenne en contrôle continu et de votre préparation aux examens, vous avez compris l’intérêt de mettre le paquet sur vos TD. Qu’il s’agisse de préparer ces séances avec minutie, d’être 100% actif lors du rendu de la correction, ou de profiter a posteriori de celle-ci pour venir compléter vos cours d’amphi, les TD ont réellement un rôle central dans la réussite de vos études de droit. À vous d’en prendre conscience et de suivre les étapes pour en tirer profit ! X. FAQ sur les TD de droit 1. Combien de temps dure une séance de TD ? Une séance de travaux dirigés à la fac de droit dure généralement 1 heure 30 minutes. Elle rassemble une trentaine d'élèves sous la direction d'un chargé de TD. Soyez concentré ! 2. Quel est l'objectif principal des TD ? Les TD sont conçus pour approfondir un point précis et particulièrement important du cours magistral. Ils sont donc essentiels. Notez tout ce que dit le chargé de TD. 3. Les TD sont-ils obligatoires ? Oui, les TD sont obligatoires. Dans la plupart des facultés, après deux absences non justifiées, vous risquez d'obtenir un zéro dans la matière, ce qui peut compromettre la possibilité de passer l'examen final. Notez bien le cadre fixé par le chargé de TD en début d'année. 4. Les thèmes abordés en TD sont-ils préparés à l'avance ? Oui, les thèmes des séances de TD sont choisis et préparés par le professeur. Il n'est donc pas rare que le sujet du partiel ait été abordé lors de ces séances. Empruntez un manuel pour approfondir le cours et prenez les Fiches de droit et les Flashcards Pamplemousse pour réviser efficacement. 5. Qui est le chargé de TD et quel est son rôle ? Le chargé de TD est souvent un doctorant, c’est-à-dire un étudiant en thèse. Il est relativement jeune et était à votre place il n’y a pas si longtemps. En lien avec un maître de conférence ou un professeur d'université, son objectif est d'étudier une notion du cours magistral, par séance. Il vous transmet aussi la méthodologie juridique. 6. Comment ma note de contrôle continu est-elle calculée ? La moyenne de vos notes pour les exercices ramassés, le galop d'essai réalisés à mi-parcours de chaque semestre et la participation orale représente votre note de contrôle continu. Cette note peut compter pour jusqu'à 70 % de la note finale (30 % pour les partiels). Ne lésignez pas sur les moyens et faites bonne impression dans vos copies et à l'oral ! 7. Pourquoi la participation orale est-elle importante en TD ? La participation orale est essentielle. Participer activement en TD permet de vérifier si vous avez bien compris le cours et de demander des explications si nécessaire. Le chargé de TD valorisera cette participation dans sa note finale. Domptez donc votre peur ! 8. Que se passe-t-il si je ne fais pas l'exercice demandé pour la séance de TD ? Votre chargé de TD peut ramasser aléatoirement l'exercice qui était demandé pour la séance afin de noter. Il est donc crucial de toujours être prêt et d'en profiter pour progresser. Notre petit conseil en plus : récupérez les copies corrigées de vos camarades ! 9. Que se passe-t-il en cas d'absence non justifiée ? Après deux absences non justifiées, vous risquez un zéro dans la matière, sans possibilité de passer l'examen. Il est donc important d'être présent et de participer activement. Le chargé de TD vous a à l'œil, et il en va surtout de votre avenir.
- 12 conseils pour se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique
Conseils > Méthodologie juridique Se lancer dans la rédaction d’une thèse de droit n’est pas chose facile. La thèse est soumise à un formalisme rédactionnel spécifique et à une méthodologie précise. Il y a aussi certaines règles à respecter si vous ne voulez pas vous retrouver épuisé à la fin de sa rédaction. Voici 12 conseils pour se lancer dans la rédaction d’une thèse. 🖊️ Sommaire : 🏁 Conseil 1. Garder en tête l'intérêt d'une thèse en droi t 🔎 Conseil 2. Rechercher de manière structurée 🔧 Conseil 3. Problématiser le sujet 📦 Conseil 4. Structurer la réponse 📄 Conseil 5. Mettre en page 🖋 Conseil 6. Se lancer minutieusement dans la rédaction 👯 Conseil 7. Ne pas plagier 💾 Conseil 8. Sauvegarder quotidiennement sa thèse ⏰ Conseil 9. Se discipliner et s'imposer de la régularité. 💆 Conseil 10. Souffler lors de la conception de sa thèse 💪 Conseil 11. Ne pas se lamenter 🗣 Conseil 12. Tester les idées de sa thèse sur un non-juriste « On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres. Mais une accumulation de faits n’est pas plus une science qu’un tas de pierres n’est une maison. » Henri Pointcarré Conseil 1. Garder en tête l'intérêt d'une thèse en droit 🏁 Tout d’abord, il faut garder en tête l’intérêt de la thèse que vous allez rédiger, cela vous permettra de ne pas rédiger une thèse à côté de la plaque. Il y a deux aspects à garder à l’esprit : l’objectif d’une thèse et votre objectif personnel. L’objectif d’une thèse : apporter un regard nouveau sur une question d’ordre juridique. Votre objectif : ne l’oubliez pas et projetez-vous, voyez-vous arriver au bout de toutes ces étapes, gravir les marches pour arriver au jour de la soutenance de thèse, accompagné d’un manuscrit bien ficelé. Conseil 2. Rechercher de manière structurée 🔎 Vos recherches doivent être effectuées de manière structurée. Rédiger une thèse ne consiste pas à aligner des phrases, agrémentées de notes de bas de page. C’est un processus lent et complexe, qui commence bien avant la rédaction à proprement parler . C’est la raison pour laquelle il faut bien structurer vos recherches. Classez vos recherches par thématique dans des dossiers et sous-dossiers Notez bien les références en en-tête de document pour ne pas avoir à rechercher ces éléments plus tard ( y compris la pagination ! ). Mettez des mots-clés au début de chaque prise de notes pour apporter davantage de praticité. Mettez à jour votre bibliographie systématiquement Dès que vous débutez une lecture, ajoutez-là à votre trame bibliographique . Cela vous évitera de lire plusieurs fois la même chose, et vous prenez de l’avance pour la mise en forme de la bibliographie qui sera en partie réalisée. Pensez à bien la classer (ouvrages, thèses, articles, etc.) et à l’uniformiser. Vous pouvez envisager deux documents distincts : bibliographie des textes lus ; bibliographie des textes non lus , qui n’auront plus qu’à être basculés dans la première lorsque vous aurez eu l’occasion d’en prendre connaissance. Pour les recherches, n’oubliez pas de définir Dans un premier temps, définissez tous les termes dont est composé votre sujet : dictionnaires juridiques et dictionnaire de français ! Ensuite, potassez vos codes pour étudier la législation et la jurisprudence qui s’y réfèrent, puis creusez. Recentrez vos recherches sur les thématiques étroitement liées à votre sujet. Allez voir en profondeur ce qu’en dit : la doctrine ; la jurisprudence ; le législateur. En effet, pour pouvoir se lancer dans la rédaction, bien maîtriser, comprendre et connaître son sujet — ses qualités et ses défauts — sont indispensables. Après le coup de foudre vient la routine, il y aura des périodes de creux , une sensation d’avoir fait le tour. Revenez-en toujours aux bases et questionnez votre sujet au regard de vos recherches : quelle question suscite-t-il au regard du droit ? Quelle analyse — nouvelle — pouvez-vous en faire ? N’oubliez pas que vous n’êtes pas (totalement) seul. N’hésitez pas à solliciter votre directeur qui saura davantage vous conseiller sur la méthode et la marche à suivre. ❤️ Consultez aussi : 12 conseils avant de se lancer dans la rédaction d’une thèse juridique Tout savoir sur la méthodologie juridique Les meilleures Flashcards pour réussier ses partiels Conseil 3. Problématiser le sujet de sa thèse 🔧 Il est également primordial de problématiser le sujet. La thèse correspond à une démonstration de qualité, ce n’est pas la quantité qui importe. Vous devrez défendre une idée nouvelle, pour pouvoir défendre une idée, il faut déjà poser le problème . À vous d’envisager un angle d’approche clair, auquel vous pourrez répondre en deux temps (ou trois, cela dépend des directeurs de thèse) à travers votre plan. La clarté de la problématique conditionne la suite de l’exercice. Sachez donc exprimer en quelques termes clairs quel est le problème posé par votre sujet. Conseil 4. Structurer la réponse de votre thèse 📦 Avant de vous lancer dans la rédaction de votre thèse, vous devez également structurer la réponse. Structurer la réponse vous aidera à savoir comment orienter votre rédaction. Quel angle d’approche allez-vous suivre pour apporter une réponse à l’interrogation posée ? On ne parle pas de « plan » définitif à ce stade (bien qu’il se puisse que votre directeur de thèse en exige un. N’oubliez pas de toujours vous référer à lui), mais d’une structure de vos idées. L’objectif est de savoir où vous souhaitez aller pour pouvoir commencer à écrire. C’est un « plan de recherches », qui permettra d’appuyer la réponse à votre problématique. Ce sont les prémisses de ce que sera votre plan de thèse. Pour vous aider à comprendre comment problématiser et structurer la réponse (étapes 3 et 4), le mieux est d’aller lire des thèses juridiques publiées (vous pourrez en trouver en bibliothèque, mais aussi en ligne sur « HAL » et « THESES.FR »). Lisez-en plusieurs en rapport avec votre sujet ; puis d’autres, éloignés, dont vous ne lirez que les plans et introductions. Cela vous aidera également à comprendre les attentes niveau mise en page. Conseil 5. Mettre en page sa thèse 📄 Vous devez également savoir comment mettre en page votre thèse afin de bien la rédiger. La mise en page d’une thèse de droit répond à certains standards. Encore une fois, personne mieux que votre directeur de thèse ne pourra vous orienter. Sollicitez-le rapidement afin de mettre en page la structure générale de votre manuscrit. Conseil 6. Se lancer minutieusement dans la rédaction 🖋 Une fois que vous avez suivi tous nos conseils précédents, il est temps de se lancer minutieusement dans la rédaction. MAIS ATTENTION : avant de vous lancer, il vous faut l’aval de votre directeur de thèse. C’est lui qui vous donnera le feu vert lorsque vous serez prêt, lorsque vous maîtriserez suffisamment vos idées pour pouvoir les mettre sur papier. Avant toute chose, gardez votre jury à l’esprit L’aboutissement de ces années de travaux sera votre soutenance de thèse. Vos lecteurs les plus importants sont les membres de votre jury. Pensez à eux lorsque vous rédigez. Il faudra leur proposer : une structure claire et facile à suivre ; des idées originales ; un raisonnement solide et rigoureux ; ainsi que des références pertinentes et adéquates. L’introduction : au début ou à la fin ? Évidemment, elle va évoluer au gré de vos écrits. Ayez la structure globale de l’introduction, les grandes idées, et agrémentez-les régulièrement à l’aide de tirets. D’autres vous conseilleront de la rédiger dès le début, et de l’améliorer au fur et à mesure. De cette manière, vous éviterez de la bâcler et de rédiger une « intro-clusion » à la fin de la thèse, lorsque votre seule envie est d’en finir avec cette relation. Quoi qu’il en soit, votre introduction devra, dans tous les cas — rédigée complètement ou sous forme de tirets — être alimentée régulièrement pour ne rien oublier. Lisez des thèses juridiques publiées Cela vous aidera à comprendre la composition et la structure d’une introduction. L’objectif d’une introduction est d’ amener le lecteur à découvrir le sujet, et les raisons qui ont mené le doctorant à étudier cette thématique. Il faudra : définir les différents concepts et notions qui le composent ; écarter les aspects qui ne seront pas étudiés en justifiant ; et poser la problématique. Rédigez le corps de la thèse Le mieux restera de rédiger dans l’ordre du plan en gardant à l’esprit que les chapitres ne sont pas définitifs, l’ensemble va évoluer au cours de la rédaction et leur place pourra changer. Pensez à toujours utiliser les termes les plus appropriés — mais sans ambiguïtés — pour démontrer votre rigueur, tout en étant suffisamment clair. Une écriture simple et fluide serait préférable, mais encore une fois, référez-vous à votre directeur de thèse ; mais n’oubliez pas que votre objectif est d’être compris . Une idée par phrase et un thème par paragraphe vous aideront à atteindre un degré suffisant d’intelligibilité. Réalisez les notes de bas de page au fur et à mesure Cela vous évitera de vous y perdre à la fin. Par ailleurs, ne citez que des sources que vous avez eues entre les mains et étudiées. On ne cite pas de source de « seconde main ». En effet, en citant un « auteur cité par », vous risquez un contresens, car l’interprétation des uns et des autres diffère. Si l’idée de « l’auteur cité par » vous intéresse, alors procurez-vous la source et étudiez-là. Dans le même esprit, n’oubliez pas de bien citer le numéro des arrêts et décisions cités. Conseil 7. Ne pas plagier dans sa thèse 👯 Un conseil : ne plagiez pas ! En aucun cas. S’approprier les idées des autres sans les citer n’apportera rien à votre travail. Vous manquerez de clarté, car vous ne maîtrisez pas l’idée ; et vous serez passible d’une sanction. ❤️ Consultez également : l’interview d’une avocate pénaliste Conseil 8. Sauvegarder quotidiennement sa thèse 💾 Un autre conseil d’ami pour réussir votre thèse est de la sauvegarder quotidiennement. Très peu de précisions s’imposent : perdre un travail d’une telle envergure serait cataclysmique. Il est donc impératif de réaliser des sauvegardes régulières de vos travaux. Disque(s) dur(s), clé(s) USB, emails, clouds : tous ces outils doivent être utilisés indépendamment pour avoir une trace de votre avancement quelque part. Cette sauvegarde devra être très régulière : dès que vous avancez, vous enregistrez . Conseil 9. Se discipliner et s'imposer de la régularité ⏰ Pour éviter de perdre le fil, rédigez régulièrement : chaque jour. C’est avec des petits pas que l’ont fait de grandes choses. Fixez-vous des plages horaires quotidiennes exclusivement destinées au travail d’écriture . Cette discipline passera par une organisation millimétrée. Planifiez en veillant à trouver un équilibre entre rédaction et repos. Conseil 10. Souffler lors de la conception de sa thèse 💆 Pour être efficace, il faut savoir couper. C’est à ce moment-là que vous rédigerez le mieux, paradoxalement … C’est la raison pour laquelle il faut que vous ayez constamment, avec vous, de quoi prendre des notes ou enregistrer vos idées (les smartphones sont nos meilleurs amis !). Lorsque vous serez au repos, les idées surgiront plus facilement que lorsque vous avez la tête dans vos travaux. Pensez-y ! ❤️ Lisez aussi : Top 5 des techniques de relaxation pour les étudiants en droit Conseil 11. Ne pas se lamenter durant sa thèse 💪 Afin de bien se lancer dans sa thèse, il est important de ne pas se lamenter. Il y aura des jours avec, et des jours sans. La productivité ne sera pas toujours de mise. Inutile de vous acharner. Il faut savoir écouter ses besoins. Vous n’arrivez pas à produire des lignes qui tiennent la route ? Relisez vos notes, du contenu doctrinal, revenez-en aux bases et aux définitions. Bref, faites autre chose et reprenez la rédaction ensuite . L’essentiel sera de ne pas lâcher. Il y aura certainement des moments de découragement, c’est normal, la thèse est un travail chronophage. Fixez-vous des objectifs d’avancement avec la méthode SMART : dans x mois j’ai rédigé x chapitres et je les soumets à mon directeur. Découvrez comment profiter pleinement de la méthode SMART dans “ Comment hacker sa L2 Droit ? ” Conseil 12. Tester les idées de sa thèse sur un non-juriste 🗣 Pour terminer : testez vos idées sur un non-juriste pour voir si votre thèse a un sens et si vous maitrisez le sujet. Si vous êtes en capacité de « vulgariser » la thèse, alors vous maîtrisez votre sujet. Il faut que vous puissiez résumer l’apport de votre réflexion en deux ou trois phrases. Vous saurez si vous êtes prêt à la présenter devant un jury. Et avant tout : éclatez-vous ! Vous l’aurez compris, avant de rédiger une thèse, il y a certains éléments à respecter. Vous devez garder en tête l’intérêt de votre thèse, effectuer des recherches structurées, problématiser le sujet, structurer la réponse. Puis vous devez effectuer une mise en pa ge, se lancer minutieusement dans la rédaction et surtout ne pas plagier. Afin de ne pas perdre votre travail, vous devez sauvegarder quotidiennement mais aussi vous discipliner et vous imposer de la régularité, ne pas vous lamenter, tout celà en soufflant. Et pour terminer, il est souhaitable que vous testiez vos idées sur un non-juriste. Sofia Hedjem 🧰 Parce que votre réussite nous tient à cœur, augmentez vos chances de valider votre année en découvrant toutes les ressources de la BOÎTE À OUTILS ( Flashcards de droit , Fiches de droit , Livres de droit ). ️💖 Recevez aussi des good vibes, des conseils confidentiels et réductions exclusives en recevant la NEWSLETTER DU BONHEUR.
- 5 conseils pour réussir ses galops d’essai
Conseils > Méthodologie juridique Galops d’essai, examens blancs, semi-partiels… Comment les réussir lors du contrôle continu ? Chaque année, les étudiants en droit inscrits en TD ont des examens à mi- semestre. Leur coefficient est important dans le calcul de la moyenne générale. Méthodologie, astuces, erreurs à éviter… Sommaire : I. Conseil 1 : Réviser efficacement ses cours II. Conseil 2 : Maîtriser la méthodologie des exercices juridiques III. Conseil 3 : Savoir se servir du Code civil IV. Conseil 4 : Connaître les attentes du correcteur V. Conseil 5 : Avoir le sens du détail VI. Conseil Bonus : Relativiser la situation VII. 3 questions sur les galops d’essai Les premières interros en TD sont tombées et le semestre poursuit son cours mais voilà qu’une nouvelle épreuve approche à grand pas : les galops d’essai (aussi appelés examens blancs ou semi-partiels). Ceux-ci diffèrent significativement des interros de TD : leurs modalités (temps, conditions d’examens, etc.) varient selon les facultés mais il s’agit le plus souvent - cela dépend des facultés et des matières - d’un exercice juridique en 1h30 ou en 3h (parfois plus). Le correcteur n’attend plus de l’étudiant qu’il récite son cours de droit tel quel mais qu’il le confronte au concret. La récitation laisse place à la réflexion. 🤯 Les galops d’essai vous paraissent être la mer à boire ? Pas besoin d’être Moïse pour apprendre à séparer cette mer en deux ! 🌊 Voici 5 conseils de Jurislogic pour réussir vos galops d’essai en droit : I. Conseil 1 : Réviser efficacement ses cours de droit Premier conseil de cet arsenal, la réussite des galops d’essai passe d’abord par une connaissance approfondie du cours. Connaître un cours de droit, c’est en comprendre la portée et être capable de le restituer en y apportant sa propre réflexion. Et pour cela, mieux vaut réviser intelligemment. Alors comment réviser efficacement ses cours de droit ? 🤔 Voici recette en 5 étapes pour que vos révisions soient efficaces : la méthode COPEE. 1/ Comprenez pourquoi vous apprenez On vous l’a sûrement déjà dit, mais si vous voulez réviser efficacement vos cours de droit et réussir vos examens, avant d’apprendre il faut comprendre. Ce conseil est valable pour deux raisons : D’une part, il est compliqué de retenir une information dont vous ne comprenez pas le sens. Vous allez perdre du temps au cours de vos révisions si vous vous entêtez à essayer de retenir un élément incompréhensible. Étant étudiant en droit, vous n'avez aucun temps à perdre ! ; D’autre part, il est plus simple pour de nombreux étudiants de réviser efficacement lorsqu’ils savent quel est leur objectif. Par exemple, si vous n’aimez pas les finances publiques, vous aurez la fâcheuse tendance à mettre ce cours de côté. Pourtant, vous devez valider cette matière pour valider votre semestre ! Rappelez-vous : si vous voulez passer le CRFPA, cette matière ne sera qu’une mince étape sur votre chemin. 2/ Organisez vos révisions Réviser ses cours efficacement, c’est savoir réviser quoi et quand. Avant de vous lancer la tête baissée dans vos révisions, prenez de la hauteur et établissez un planning. Vos révisions ne seront pas efficaces si vous devez bâcler 3 chapitres la veille de votre examen blanc à cause d’un oubli ! Pour faire un planning : Choisissez un format (papier ou numérique) ; Comptez le nombre de matières à réviser (a priori 2 ou 3 pour les semi-partiels, mais encore une fois, chaque faculté à ses propres modalités) ; Comptez le nombre de jour qu’il vous reste pour réviser et le nombre d’heures à consacrer pour chaque matière ; Répartissez ces heures de révisions jusqu’à votre galop d’essai en tenant compte des aléas et de vos activités personnelles. 3/ Préparez votre lieu de révisions Pour réviser efficacement vos semi-partiels, vous devez préparer votre lieu de révisions afin d’être concentré à 100% sur votre cours. Votre cerveau a besoin de plusieurs minutes pour se concentrer si vous faites plusieurs choses en même temps. Pour bien vous préparer à réviser : Choisissez un lieu calme dans lequel vous pouvez réviser votre examen sans être dérangé ; Coupez toute source de distraction (téléphone en mode avion dans un tiroir, télévision éteinte, etc.) ; Prenez uniquement les outils nécessaires à vos révisions (ça vous évitera de feuilleter un manuel de droit pénal or que vous devez réviser ces fameuses finances publiques…). 4/ Extrayez les informations pertinentes de votre cours Au lieu de vous confronter brutalement à votre cours de 100 pages, méthode idéale pour vous démotiver, prenez le temps d’en extraire les informations les plus pertinentes afin d’en faire un résumé. L’objectif est de centrer vos révisions autour des axes principaux du cours, c'est-à-dire, le plan du cours, les notions clés et les jurisprudences fondamentales que vous pouvez retranscrire sous forme de fiches de droit, de cartes mentales ou de flashcards. Alors oui, la conception de ces outils est très chronophage mais c’est un investissement rentable sur le long terme. Votre cours sera de plus en plus accessible et vous deviendrez réellement efficace pendant vos révisions. Pour les étudiants qui souhaitent économiser un temps précieux, jurislogic.fr propose aussi une multitude de fiches de révisions visuelles et de vidéos dynamiques pour réviser dans la bonne humeur et ce, même avant un galop d’essai ! 😉 5/ Espacez vos révisions dans le temps Dernière étape pour que vos révisions de semi-partiels soient efficaces : vous devez espacer vos révisions dans le temps. Plus vous allez réviser un élément de cours, plus vous le retiendrez. À vous de déterminer votre fréquence et le temps que vous pouvez y consacrer. Dans l’idéal, il vaut mieux éviter de revoir une information seulement une fois toutes les 3 semaines, sinon vous risquez d’en oublier une partie importante. De plus, les révisions des galops d’essai sont également censées vous servir pour vos examens de fin de semestre. Soyez régulier et la révision de vos partiels en sera d’autant plus rapide et efficace. II. Conseil 2 : Maîtriser la méthodologie des exercices juridiques Pour réussir les galops d’essai, les connaissances juridiques doivent être combinées à une méthodologie bien rodée. En effet, les simples questions de cours de l’interro cèdent leur place aux cas pratiques, commentaires d’arrêt et autres dissertations, dont vous devez absolument maîtriser la méthodologie si vous rêvez d’atteindre la moyenne. 🎯 Maîtriser la méthodologie du commentaire d’arrêt Le commentaire d’arrêt peut poser quelques difficultés si sa méthodologie n’est pas bien maîtrisée. 😟 Si vous ne voulez pas que la moyenne vous échappe, il est crucial que vous conceviez une introduction et un plan cohérents. La première impression est importante, votre correcteur doit savoir, en survolant votre copie, quel chemin vous avez choisi pour traiter le sujet de l’épreuve. Pour l’introduction, c’est assez simple (en principe) : il s’agit toujours d’une fiche d’arrêt. Celle-ci doit contenir une phrase d’accroche, un résumé des faits qualifiés juridiquement, la procédure, les prétentions des parties, le problème de droit posé à la juridiction, la solution donnée par la juridiction et enfin la portée de cette décision. Bien structurée, elle permet de montrer au correcteur de votre semi-partiel que vous avez compris l’ensemble du commentaire. Pour le plan, ne cherchez pas à faire compliqué, les plans les plus efficaces sont souvent les plus simples. Pour éviter le hors sujet lors de votre examen, gardez à l’esprit l’astuce SVP pour « Sens, valeur, portée »* : Expliquer le sens de l’arrêt consiste à traduire le raisonnement du juge en restant suffisamment clair pour être compris par un non juriste. Généralement, cet élément est développé dans la première partie de votre commentaire. Définir la valeur implique de critiquer l’arrêt, c’est-à-dire, présenter les avantages et les inconvénients qui découlent de la solution. Le raisonnement des juges est-il pertinent ? Les juges ont-ils appliqué les textes adaptés à la situation ? Déterminer la portée suppose d’évaluer comment l’arrêt s’inscrit dans le droit positif. Est-ce que la solution se positionne dans la continuité de la jurisprudence ? S’agit-il d’un arrêt de principe tranchant une question de société ? *Renseignez-vous auprès de vos professeurs et/ou auprès de votre faculté avant d’utiliser cette méthode. Encore une fois, ils ont tous leurs préférences. Maîtriser la méthodologie du cas pratique Tout comme pour le commentaire d’arrêt, le cas pratique est un exercice qui nécessite une méthodologie bien rigoureuse. Néanmoins, pour cet exercice juridique, la méthodologie peut assez varier en fonction des facultés et des professeurs (plan apparent ou non, titres ou non, etc.). Par exemple, vous pouvez retenir l’astuce FDE pour « Faits, Droit, Espèce » qui vous permet de connaître facilement les 3 étapes du cas pratique : Résumez les faits pertinents en les qualifiant juridiquement et formulez les questions de droit ; Résolvez chaque problème en justifiant par le texte juridique adéquat ; Renvoyez à l’espèce pour conclure votre syllogisme juridique. Maîtriser la méthodologie de la dissertation La dissertation est certainement l’un des exercices les plus redoutés par les étudiants en droit, notamment en raison de sa prétendue difficulté. Toutefois, au même titre que les autres exercices juridiques, il est possible qu’elle puisse tomber lors d’un galop d’essai (ou lors d’un partiel). Afin de ne plus perdre de points bêtement et de réussir vos examens blancs haut la main, commencez par appliquer la technique du D.L.A.C.H.A.I.T (théorisée par M.-A. Cohendet). C’est un acronyme qui vous permet de rédiger une introduction de dissertation en n’oubliant aucun élément important. Découvrez cette méthode dans notre article sur la méthodologie de la dissertation en droit. Maîtriser la méthodologie du commentaire de texte Grand oublié de la méthodologie par les étudiants en droit, le commentaire de texte est pourtant un exercice juridique permettant de gagner de nombreux points s’il est bien maîtrisé. Petite astuce valable pour tous les étudiants : ne faites pas de la paraphrase ! Commenter, ce n’est pas réécrire la même chose avec d’autres mots. Au contraire, il s’agit d’apporter une information différente, une plus-value. Voici une méthode en 5 étapes pour bien réussir votre commentaire de texte. En appliquant toutes ces méthodes (et en vous entraînant régulièrement avec des annales), vous structurez votre pensée pour rédiger une copie solide qui correspond aux attentes du correcteur et vous maximisez ainsi vos chances de réussir les galops d’essai. 😎 III. Conseil 3 : Savoir se servir du Code civil Pour bon nombre d’étudiants en droit, le Code civil est un pavé rouge ou bleu indéchiffrable gisant en haut d’une étagère pour rappeler aux invités qu’ils ont affaire à un potentiel futur avocat. Et pourtant, un Code civil manié avec habileté peut se révéler être un allié précieux pour celui qui veut réussir ses galops d’essai (et à l’inverse, un piège terrible lors de l’examen pour celui qui ne sait pas s’en servir !). Véritable mine d’informations, le Code civil renferme des lois, des extraits d’autres codes, des références doctrinales et SURTOUT une jurisprudence abondante qui vous permettra de résoudre un cas pratique ou de trouver un angle d’attaque pour une dissertation. Sa prise en main n’étant pas évidente au début, forcez-vous à vous familiariser avec votre Code civil AVANT les galops d’essai en l’utilisant pour préparer les séances de TD. Pour vous y retrouver, 2 petits conseils : Utilisez la table des matières : faisant office de sommaire, elle vous donne une vue d’ensemble du Code civil. Et encore plus intéressant, elle permet de vous remémorer votre cours parce qu’il n’est pas rare que le plan du cours suive le plan du Code lui-même ! Utilisez l’index : situées à la fin du Code civil, les pages roses de la table alphabétique listent des notions juridiques qui vous renvoient vers les articles correspondants. C’est la technique parfaite pour trouver un article précis. Dernier conseil : avant les galops d’essai, veillez à ce que votre Code civil soit à jour de la dernière réforme, c’est toujours triste de perdre des points bêtement pour avoir appliqué une règle de droit obsolète ! Si vous ne pouvez pas vous permettre cet achat, la bibliothèque de votre faculté doit regorger de Code civil. Néanmoins, en période d’examens (semi-partiels et partiels), ils partent comme des petits pains ! Ne vous y prenez pas au dernier moment. IV. Conseil 4 : Connaître les attentes du correcteur Si les partiels sont corrigés par les profs, la correction des galops d’essai est quant à elle réservée aux chargés de TD, paramètre dont vous pourriez tirer parti. Dans l’Art de la guerre, Sun Tzu affirmait : « Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux ». Même s’ils ont un barème à respecter, les chargés de TD sont humains (eh oui !), ils ont leur propre conception de la pédagogie et leur propre vision du droit. Autrement dit, ils ont des attentes particulières. 🧐 Votre objectif est de cerner ces attentes pour adapter votre copie le jour du galop d’essai. Posez-vous ce type de questions : Sur quels points du cours a-t-il insisté lors des séances de TD ? Il s’agira des notions et jurisprudences les plus importantes ; Quelles expressions ou erreurs de grammaire le dérangent particulièrement ? Certains chargés de TD peuvent être très pointilleux là-dessus. Sachez que certains d’entre eux retirent jusqu’à 2 points sur la note finale si la copie comporte trop de fautes ! ; Quel est l’objet de sa thèse ? Très souvent, les chargés de TD sont doctorants, ils ont donc un domaine de spécialité sur lequel il peut être judicieux de ne pas faire d’erreur. Les réponses à ces questions se trouvent dans les corrections et les commentaires qu’il a rédigés sur les devoirs-maison que vous lui avez rendus durant les séances de TD. Cette étape vous garantit de ne plus commettre les mêmes erreurs lors de vos futurs examens et donc d’augmenter vos chances de réussir les galops d’essai ! 😉 V. Conseil 5 : Avoir le sens du détail Vous connaissez votre cours, vous maîtrisez la méthodologie et vous maniez le Code civil comme un véritable praticien du droit, vous ne ferez qu’une bouchée de ces galops d’essai ! Mais si vous pouviez grappiller encore quelques points ? 😏 Premier détail : construisez-vous un stock de citations que vous pourrez ressortir en introduction dans vos dissertations ou commentaires d’arrêt. Les citations servent à capter l’attention du correcteur et à donner de la crédibilité à ta copie. Ex. : « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires » (Montesquieu) ; Ex. : « Qui ne défend pas ses droits mérite de les perdre » (Gérard Haas). Deuxième détail : insérez des références à l’actualité pour ponctuer votre raisonnement. Entrée en vigueur d’une loi polémique, revirement de jurisprudence ou événement marquant, tout est bon pour montrer au correcteur que vous avez conscience des problèmes de société. Comme Jean Claude Van Damme, soyez « aware » ! 😆 Troisième détail : évitez les fautes d’orthographe et les confusions, notamment sur les notions juridiques. Par exemple, on écrit « différend » et pas différent comme synonyme de litige, « contre seing » et pas contre sein, et « aux termes de... » au pluriel. De même que la loi ne stipule pas, que la cour d’appel et de cassation rendent des arrêts et non des jugements et qu’un procès oppose un demandeur à un défendeur (pas un défenseur). Les études de droit impliquent que vous adoptiez votre plus belle plume alors traquez les fautes d’orthographe qui font tâches sur vos copies de galops d’essai. 📝🔍 Exemples de sujets de galops d’essai Afin de vous aider à réussir vos semi-partiels, voici quelques sujets rédigés de galops d’essai : [CAS PRATIQUE] Droit de la famille - Filiation (Droit Civil) ; [Commentaire] Arrêt 18/4/2019 : indemnisation des accidents de la circulation ; [Dissertation] Exemple avec la hiérarchie des normes internes (droit administratif). VI. Conseil Bonus : Relativiser la situation vu sur Pamplemousse Magazine, Instagram La période des galops d’essai est une étape stressante des études de droit mais vous ne devez pas vous laisser submerger par des crises d’angoisse. Concrètement, la note du galop d’essai compte pour 50% de la moyenne de TD (encore une fois, cela varie selon les facultés et/ou chargés de TD), soit 1/4 de la note finale. Ce n’est pas négligeable mais l’obtention de votre Licence de Droit ne se joue pas sur cette seule copie. 😜 Une mauvaise note aux galops d’essai peut toujours être rattrapée par l’interro et surtout par les partiels de fin de semestre dans toutes les autres matières. L’objectif des galops d’essai est justement de prendre quelques points d’avance. Les galops d’essai étant réservés aux matières fondamentales, seules 2 ou 3 matières doivent faire l’objet de toute votre concentration. En travaillant sérieusement (et régulièrement), les épreuves de galops d’essai sont loin d’être insurmontables pour un juriste en herbe comme vous qui a pris le temps de googler « Comment réussir ses galops d’essai en droit ? » 😂 Comme l’a dit un fin stratège : « Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation ». Oui c’est encore de Sun Tzu parce que les études de droit, c’est la guerre, et le plus souvent avec soi-même ! VII. 3 questions sur les galops d’essai en droit Comment gérer son temps pendant un galop d’essai ? Pour bien gérer son temps lors d’un galop d’essai, tout dépend de la durée de l’examen et des attentes du correcteur. Deux possibilités s’offrent à vous : Soit votre semi-partiel est de la même durée que votre partiel ; Soit votre semi-partiel est plus court (c’est souvent le cas car un TD se déroule en moyenne en 1h30) et il faudra adapter votre gestion du temps. Dans le premier cas, il est fort probable que votre examen dure 3 heures (temps d’évaluation d’une majeure) sauf exceptions (ex. : tiers temps). Dès lors, vous pouvez répartir votre temps comme ceci : Entre 45 minutes et 1h15 pour la lecture et la recherche d’une introduction, d’un plan, d’une problématique et des idées directrices ; Entre 1h30 et 2 heures pour la rédaction ; 15 minutes pour la relecture, qui est essentielle afin de corriger d’éventuelles fautes. Notez néanmoins que ces éléments varient en fonction du type d’exercice (ex. : l’introduction d'une dissertation est bien plus longue que celle d’un commentaire d’article) et de vos capacités rédactionnelles (ex. : si vous écrivez lentement, prenez suffisamment de temps pour terminer la rédaction de votre II/B). Dans le second cas, l’accent est souvent mis sur la méthodologie lors de la notation car en 1h30, il est évidemment impossible de produire une copie de même qualité qu’en 3 heures. Si votre chargé de TD vous demande simplement une introduction et un plan détaillé, prenez environ 30 minutes pour la réflexion, 50 minutes pour la rédaction et 10 minutes pour la relecture. Montrez que vous maîtrisez correctement la méthodologie. Si votre chargé de TD vous demande une copie entièrement rédigée, il vous faudra rédiger très rapidement. La gestion du temps variera donc énormément en fonction de votre capacité à établir rapidement un plan d’idées. Pour ce type de galop d’essai, il est conseillé de s’entraîner plus régulièrement, afin de ne pas être démuni le jour de l’examen. Quelle est la différence entre un galop d’essai et un partiel ? Il existe deux différences majeures entre un galop d’essai et un partiel. La première différence tient à la fonction de l’examen : le galop d’essai évalue l’étudiant en cours de semestre et lui permet de s’entraîner tandis que le partiel permet à l’étudiant de valider (ou non) sa matière. Évidemment, c’est aussi le moment où l’étudiant vérifie qu’il maîtrise bien son cours et sa méthodologie ; mais l’importance de l’examen n’est pas la même. C’est aussi pour cette raison que le galop d’essai n’a pas toujours la même durée que le partiel. La seconde différence tient à la période de l’examen : les galops d’essai ont lieu à la moitié du semestre (soit en novembre/décembre pour le S1 et en mars/avril pour le S2) tandis que les partiels ont lieu en fin de semestre (fin décembre/janvier pour le S1, fin avril/mai pour le S2, cela varie en fonction des facultés). Petit conseil : n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’anciens étudiants. Ils pourront vous dire quelles sont les attentes en fonction des professeurs, comment se déroulent les semi-partiels, quels étaient les sujets des années précédentes, etc. Que faire en cas d’absence à un galop d’essai ? Si vous êtes absent à un galop d’essai, prévenez le plus rapidement possible votre chargé de TD. Voyez avec lui s’il est envisageable de passer le galop d’essai à un autre moment ou s’il est possible de rendre un devoir complémentaire. Toutefois, votre chargé de TD à le droit de vous sanctionner par la note de 0 s’il estime que votre absence n’est pas justifiée (oui, lui dire que vous étiez malade sans aucun certificat risque d’être insuffisant). Néanmoins, ne paniquez pas : ce n’est pas cette absence qui vous fera rater votre semestre. Essayez de relativiser et faites votre possible pour avoir d’autres notes de TD. Sur ce, je vous souhaite bon courage pour vos révisions et bonne réussite pour vos galops d’essai.
- Les 16 erreurs à éviter dans ses études de droit
Conseils > Organisation & Productivité En droit, il y a des erreurs à éviter pour réussir. Rédaction, attentes des correcteurs, forme physique, petites matières, organisation… Vous êtes étudiant et donc là pour apprendre et progresser certes, mais autant gagner du temps en découvrant ces 16 erreurs qu’il faut absolument éviter pour devenir une bête de droit. ❌ Sommaire : I. Erreur n°1 : Éviter d’écrire comme vous parlez II. Erreur n°2 : Éviter de ressortir son cours III. Erreur n°3: Éviter de sacrifier l’introduction IV. Erreur n° 4: Éviter de négliger la pratique V. Erreur n° 5: Éviter d’ignorer ce que votre correcteur exige VI. Erreur n°6: Eviter de sécher les Cours Magistraux VII. Erreur n°7: Éviter de compter sur les autres VIII. Erreur n°8: Éviter de négliger l’organisation IX. Erreur n°9: Eviter de TOUT ficher X. Erreur n°10: Éviter de négliger les petites matières XI. Erreur n°11: Éviter de procrastiner XII. Erreur n°12: Éviter de négliger le sommeil XIII. Erreur n°13: Eviter la non participation en TD XIV. Eviter n°14: Eviter d’exercer plusieurs activités extérieures XV. Erreur n°15: Eviter de vous mettre la pression XVI. Erreur n°16: Eviter de mettre de côté les stages I. Erreur n°1 : Éviter d’écrire comme vous parlez ✍️ Les études de droit supposent que vous adoptiez votre plus belle plume. Si votre copie est à base de “wesh gros”, ou du langage familier, votre note sera sans aucun doute en dessous de la moyenne. Dites donc au revoir Wejdene et bonjour Molière. Vous vous en doutez, les fautes d’orthographe sont impardonnables pour certains correcteurs et peuvent vous faire perdre jusqu’à 5 points si elles sont trop nombreuses. Prenez l'habitude en prenant nos notes vos fiches de droit, et vos flashcards juridiques. Vous voulez la raison ? Et bien, vous serez praticien du droit et vous devrez rédiger pour le juge, pour votre confrère, pour un contrat à 100 millions d’euros. Une simple faute et vous vous décrédibilisez ou pire, vous changez le sens de la phrase et vous causez un préjudice à votre client. Rassurez-vous, nous sommes tous passés par là et bonne nouvelle: vous pouvez y remédier dès maintenant ! Tout d’abord, il faut lire, d’une part pour étoffer votre vocabulaire et d’autre part pour booster votre cerveau. Faites des listes de nouveaux mots appris et de connecteurs logiques. Ayez le réflexe de chercher la définition des mots que vous ne comprenez pas. Puis entraînez vous à l’écriture avec le “projet voltaire” par exemple. Il n’y a aucune honte à avoir un Bescherelle sous la main. Une copie avec des fautes vous portera toujours préjudice. II. Erreur n°2 : Éviter de ressortir son cours 📚 Bien que le cliché selon lequel, les étudiants en droit doivent connaître leur cours par cœur ne soit pas totalement faux, il ne suffit pas de le ressortir tel quel pour espérer briller aux examens. Vous êtes désormais juriste, vous faites partie de l'élite, il faut démontrer juridiquement votre réflexion. Là est l’utilité du syllogisme juridique ! Démarquez-vous ! Pour se faire, maîtriser la méthodologie sur le bout des doigts est primordial ! Il vous sera fatal de recopier votre cours pour un cas pratique ou un commentaire d’arrêt. Alors pour gagner des points et devenir le number 1, prenez l’habitude d’avoir une réflexion juridique. III. Erreur n°3 : Éviter de sacrifier l’introduction 🖊️ Parfois par manque de temps les étudiants ont tendance à négliger l’introduction au profit du développement. Il faut savoir deux choses : la première, l’introduction peut valoir jusqu’à 8 points. La deuxième, certains correcteurs ne lisent que l’introduction et le plan. Ainsi, une introduction soignée est essentielle ! Encore une fois, la méthodologie est votre meilleure amie. On ne vous le répétera jamais assez, elle est la clé de la réussite. Maîtrisez la et rendez des copies, si possible, à vos chargés de TD pour avoir un avis. IV. Erreur n° 4 : Éviter de négliger la pratique Rien ne remplacera jamais la pratique. Vous ne pourrez jamais vous améliorer, si vous ne vous entraînez pas. Il est inimaginable d’arriver à un examen sans avoir, au moins une fois, rédiger entièrement un cas pratique, une dissertation ou un commentaire d’arrêt. Et ce, dans les conditions de l’examen (en silence, sans pause, dans la durée donnée, sans cours…). L'entraînement est le secret ! Il suffit simplement de préparer ses séances de TD ! Réellement les préparer ! Cela suppose de la motivation et un effort de rédaction, qui vous seront toujours bénéfiques. V. Erreur n° 5 : Éviter d’ignorer ce que votre correcteur exige Vous l’ignorez peut-être, mais chaque chargé de TD à ses petites habitudes et aime qu’un exercice soit rédigé comme il le souhaite. Certains préfèrent des titres qui se répondent, d’autres une écriture au stylo bleu… Écoutez le, car c’est ce dernier qui vous corrigera. Ne le voyez pas comme quelque chose de contraignant, il est toujours intéressant de suivre des méthodes différentes. A vous de bien demander la grille de notation aux correcteurs, là où vous gagnez des points, là où vous en perdez ! VI. Erreur n°6 : Eviter de sécher les Cours Magistraux Ce conseil peut dépendre de votre profil et de votre méthode de travail et d’organisation. Mais pour beaucoup, sécher les CM peut se révéler être une erreur fatidique ! - “ J’espère que quelqu’un m’enverra le cours” - “Tant pis il ne manque qu’une partie d’un chapitre” - “Inutile, j’ai le cours de l’année dernière” Que nenni ! Le Droit est avant tout une discipline qui vous demande de faire preuve d’assiduité et de détermination. Contrairement à ce que la majorité pense, assister aux CM facilite la compréhension et la mémorisation. Alors donnez-vous les moyens de réussir en pratiquant une écoute active Quelques tips pour profiter des cours magistraux : - Soyez attentif du début à la fin. - Ne vous placez pas au dernier rang de l’amphi. - Notez l’essentiel, cela vous permettra de suivre, de rester concentré et de mémoriser. - Rangez votre téléphone pour ne pas céder à la tentation. Faites nous confiance, si vous adoptez ces comportements vous pourriez être surpris ! VII. Erreur n°7 : Éviter de compter sur les autres Parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Ceci est une leçon que vous devez intégrer dès maintenant et suivre tout au long de votre vie. Ne comptez jamais sur quelqu’un pour qu’il vous envoie ses cours ou son TD. Cela ne vous sera jamais bénéfique et vous ne connaîtrez jamais les intentions des gens. Retenez que tout dépend de vous: Votre réussite dépend de votre volonté. Comptez sur les autres ne vous apportera rien, comptez sur vous, vous apportera tout. Quoiqu’il arrive, vous en êtes capable, si vous êtes en droit c’est pour une raison, alors surprenez-vous. VIII. Erreur n°8 : Éviter de négliger l’organisation L’organisation est indispensable pour être serein lors de ses études de Droit. S’organiser est un moyen simple de se faciliter la vie, d’optimiser son temps, de garder le contrôle et d'être moins stressé. Il s’agit de trouver SA méthode d’organisation. Essayez plusieurs techniques d'organisation avec sérieux et vous verrez celle qui vous conviendra le mieux. Quelques tips: - Ne pas se surcharger : réviser 2 matières maximum par jour. - Terminer un TD avant d’en commencer un autre. - Faites des “to do list” : avec ce qui est urgent. - Imposez vous des “deadline”. IX. Erreur n°9 : Eviter de TOUT ficher La plupart des étudiants en Droit pensent qu’il est judicieux de ficher ses cours. Toutefois cela s’avère être parfois une perte de temps si vous le faites sans réfléchir. Mais n’en faisons pas une généralité car pour certains, ça fonctionne. La raison d’être d’une fiche est d’en venir à l’essentiel, un chapitre doit tenir sur une page recto verso. Si vous recopiez votre cours, vous perdez votre temps ! Une fiche doit uniquement contenir les éléments importants du cours, c'est-à-dire : le plan du cours, les arrêts, les articles importants, les grandes idées… et C’EST TOUT ! Cela ne sert à rien d’essayer de vous donner bonne conscience à ficher l’entièreté du cours pendant une journée. Il ne s’agit pas de travailler longtemps, mais efficacement. X. Erreur n°10 : Éviter de négliger les petites matières Si elles vous sont enseignées c’est bien pour une raison ! Nous avons tendance à négliger ces petites matières au profit de celles à gros coefficients. Alors oui, vous devez passer plus de temps à travailler les gros coefficient, c’est stratégique. Mais c’est une grave erreur de délaisser les matières à petits coefficients car ce sont des points qui peuvent être facilement gagnés. Dans le meilleur des cas, il s’agira de simples questions de cours ou d’un QCM, donc il ne sera même pas utile de faire preuve d’une grande réflexion juridique. Sachez qu’aucune matière n'est inutile, elles vous serviront toutes un jour. Alors organisez-vous et intégrer les petites matières dans votre planning de révision. Tentez de réviser une petite matière le matin et une grosse matière l'après-midi par exemple. XI. Erreur n°11 : Éviter de procrastiner 💪 La procrastination est l’ennemie jurée des étudiants en droit. Elle est définie comme le fait de remettre au lendemain l’exécution d’une tâche. C’est le meilleur moyen de prendre du retard dans son planning. Alors comment faire ? Il faut la combattre, demandez vous pourquoi vous procrastinez. C’est trop dur ? La flemme ? La fatigue ? Et bien si c’est dur, redoublez d’effort et persévérez. Si vous avez la flemme, faites une pause et adoptez la méthode Pomodoro: 25 minutes de travail et 5 minutes de pause. Au bout de 4 cycle, faites 15 à 30 minutes de pause. Si vous êtes fatigué, hop hop un café, quelques pompes ou squats, un jus de pamplemousse et on y go !!! XII. Erreur n°12 : Éviter de négliger le sommeil 😴 Il est indispensable pour un étudiant d’effectuer une bonne nuit de sommeil. Il faut dormir au moins 7 heures par nuit minimum, et plus en fonction de vos besoins personnels. Le manque de sommeil peut avoir des conséquences néfastes, telles que la détérioration de la mémoire, le ralentissement cognitif ou encore la dépression. Ainsi dormir permet de garder le moral, développer ses capacités cognitives et surtout rester en forme ! Tout passe encore une fois par l’organisation, si vous ne surchargez pas votre planning et qu'il est respecté, il vous sera possible de dormir à des heures convenables. Nos tips pour rester en forme : - Cure de magnésium : anti-stress, réduit la fatigue, régule le sommeil, favorise la concentration. - Euphytose nuit : favorise le sommeil réparateur et un endormissement plus rapide. - Cure de vitamines C : lutte contre le stress. XIII. Erreur n°13 : Eviter la non participation en TD 🙋♂️ Ce que nous voulons dire par là, c’est oser participer en TD. Cela vous permettra de gagner des points de participation et travailler votre capacité oratoire. Alors prenez votre courage à deux pieds et participez. Un chargé de TD ne se moquera jamais de vous et sera toujours ravi de vous aider. Une question n’est jamais bête et si votre crainte est qu’un camarade se moque de vous, rappelez-vous que vous travaillez pour vous et non pour les autres (il est juste jaloux). XIV. Eviter n°14 : Eviter d’exercer plusieurs activités extérieures 🚴♀️ Il est essentiel de se dépenser et d’avoir une activité autre que le droit. Toutefois faites attention à ne pas accumuler plusieurs occupations, car cela vous laisse moins de temps pour vos préparations aux TD et/ou examens. Si vous avez un job étudiant, pas de problème et bravo à vous ! Organisez-vous en conséquence, arrangez-vous avec votre employeur pour avoir du temps pour réviser. Si vous êtes passionné de sport, super, mais organisez vos priorités. XV. Erreur n°15 : Eviter de vous mettre la pression ⚖️ On respire, c’est seulement du droit pas l’abattoire. Il existe deux types de stress: le positif qui vous permettra d’atteindre vos objectifs et de rester motivé en toutes circonstances ; le négatif, qui lui, vous fera perdre vos moyens et échouer à une épreuve. Soyez indulgent avec vous même, les échecs ça arrive (même à Michael Jordan “j’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussis”) faites en une force. Prenez une grande inspiration, soufflez et tout ira bien. Faites des pauses, du yoga, des micro-siestes, développez votre créativité, aérez-vous l'esprit…il ne faut pas penser “droit”, manger “droit”, dormir “droit” ! "Échouer c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente” Henri Ford. XVI. Erreur n°16 : Eviter de mettre de côté les stages 🧑💼 Le meilleur moyen de savoir si vous êtes dans la bonne filière est la réalisation de stages. Effectuer un stage est une chance, il est souvent obligatoire en Master 2. Ainsi, réaliser un stage le plus tôt possible (dès la L1 !) vous permettra d’acquérir de l’expérience, d’étoffer votre CV et même de vous faire “un réseau”. Il est souvent difficile de trouver un stage, pour cela il faut persévérer, arranger son CV, sa page LinkedIn et aller directement à l’encontre de son futur tuteur de stage, ayez de l'audace ! “En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte, lui, 99% de ce qu’on peut appeler l'échec" Soichiro Honda.
- 10 conseils pour se créer un bon environnement de travail
Conseils > Cours de Droit constitutionnel Étudier dans un bon environnement de travail est essentiel quand on est étudiant en droit. Cela permet d’entretenir son bien-être, sa motivation ainsi que sa productivité. Autant de choses importantes pour réussir à encaisser le rythme de l’année ! Voici 10 conseils pour vous créer un bon environnement de travail. 🌳 Sommaire : I/ Conseil n° 1 : Se construire un espace agréable II/ Conseil n° 2 : Prendre l’air III/ Conseil n° 3 : Bien s’hydrater et se nourrir IV/ Conseil n° 4 : Opter pour un cadre lumineux V/ Conseil n° 5 : Être ordonné VI/ C onseil n° 6 : Se créer un milieu confortable VII/ Conseil n° 7 : S’initier à l’automassage VIII/ Conseil n° 8 : Travailler en musique IX/ Conseil n° 9 : Se déconnecter des réseaux sociaux X/ Conseil n° 10 : Partager des moments de convivialité et d’entraide avec vos camarades I/ Conseil n° 1 : Se construire un espace agréable 🚀 Pour bien travailler, il faut se créer un univers dans lequel on se sent bien, qui insuffle de la motivation et de la bonne humeur. C’est indispensable ! Le cerveau a besoin d’un bon environnement pour être efficace et productif. 🧠 Cela passe notamment par l’agencement de votre espace de travail. Il est difficile de déplacer les meubles dans les salles de classe mais vous avez la possibilité d’organiser votre bureau de la manière que vous souhaitez. Afin de vous construire un espace de travail agréable, voici quelques conseils : 💐 Apportez quelques touches florales en disposant des plantes sur votre espace de travail ou en ajoutant des objets qui vous motivent à travailler ; 📂 Rangez régulièrement votre bureau ; 💡 Mettez une lumière ni trop agressive ni trop faible. Juste une lumière qui permettra de bien voir vos cours sans abîmer vos yeux. II/ Conseil n° 2 : Prendre l’air 🌬 Il est obligatoire de faire des pauses de temps en temps, notamment en prenant l’air. Prendre l’air est indispensable pour que votre cerveau se remette à zéro et soit efficace après votre pause. 🌱 Quel bonheur de s’oxygéner, de prendre l’air après des heures passées assis sur une chaise, dans un lieu clos. Pour prendre l’air, voici quelques conseils : 🌳 Allez dans votre jardin et écoutez les oiseaux chanter ( les mignons petits piou-pious de la nature ) ; 🛍️ Allez vous promener quelques minutes tout en regardant les vitrines alléchantes des magasins ; 👟 Faites un peu de sport ; ☕ Boire un café ( pas d’alcool ! Votre corps vous en sera reconnaissant ) en terrasse avec vos amis le temps d’une heure. III/ Conseil n° 3 : Bien s’hydrater et se nourrir 🍎 Pour évoluer dans un environnement de travail optimal, il est nécessaire d’être bien dans son corps et bien dans sa tête. Hydratez-vous bien et nourrissez vous de façon équilibrée. Notre corps est une machine qui a besoin d’énergie pour fonctionner. 💧 Il faut donc bien l’hydrater (on ne vous parle pas de mettre de la crème sur votre peau mais de boire de l’eau) et bien le nourrir. Le sentiment de soif empêche notamment le cerveau de se concentrer. Les étudiants bien hydratés peuvent s’attendre à une amélioration de leurs notes jusqu’à 10 %. (extrait du livre « Comment hacker sa L2 droit ? »). Rester concentré pendant des heures fatigue votre esprit mais également votre corps. 💤 Dès que vous sentez que vous n’avancez plus dans votre travail, faites une pause. Profitez-en pour boire un verre d’eau, grignoter un petit en-cas en privilégiant un fruit ou des fruits secs aux multiples barres chocolatées ! IV/ Conseil n° 4 : Opter pour un cadre lumineux ☀️ Lorsque vous travaillez, vous devez être plongé dans une luminosité naturelle optimale. La lumière est indispensable pour le bon fonctionnement du cerveau mais également pour favoriser le bien-être et éviter la dépression. Des tests menés à l’EPFL ont prouvé que la lumière stimule notre cerveau. 🔆 De plus, lorsque l’hiver approche vite et que la nuit tombe tôt, il faut réussir à travailler sans se retrouver dans une ambiance sombre et déprimante. Un espace lumineux apporte de la motivation et un bien-être qui jouera sur votre efficacité dans le travail. Pour bénéficier des effets positifs de la lumière : 🕯️ Pensez à ajouter des sources de lumière comme des bougies pour tamiser l’ambiance ; 🔅 Ayez une bonne lampe de bureau pour pouvoir éclairer vos fiches et votre ordinateur et bien voir ; 🪟 Lorsque vous travaillez la journée, ouvrez vos rideaux ou stores. V/ Conseil n° 5 : Être ordonné Vous devez ordonner votre environnement de travail de manière à pouvoir vous concentrer de manière optimale. Une étude effectuée par la Neuroscience Institute de Princeton a démontré que le désordre pouvait affecter nos capacités à nous concentrer. 📚 Il est donc essentiel d’être vigilant sur le rangement de notre environnement de travail. Pour que votre environnement de travail soit rangé de façon optimale : 🗃 À chaque fois que vous vous mettez au travail, rangez votre bureau préalablement ; 📚 Assurez-vous que votre chambre ou l’environnement dans lequel vous travaillez est ordonné et qu’il n’y a pas une montagne de choses qui trainent ; 🗂️ Classez vos cours de façon à pouvoir vous y retrouver plus facilement. Plus qu’un gain de temps, mettre de l’ordre dans vos cours mettra de l’ordre dans vos idées ! VI/ Conseil n° 6 : Se créer un milieu confortable 🛏 Que ce soit à la maison, sur votre bureau, ou sur les bancs de la fac, il faut penser « confort » et prendre soin de votre corps. L’expression « un esprit sain dans un corps sain » résume parfaitement cette idée. Il est nécessaire d’éviter le plus possible de créer un traumatisme ou une douleur à cause d’une position inadéquate. Pour se créer un milieu de travail confortable : 👩💻 On oublie le travail allongé sur le canapé, qui sollicite inutilement votre corps et engendre des maux de dos, de nuque ; 🪑 Pensez à bien vous asseoir, sur une chaise confortable, le dos bien droit et avoir tout ce dont vous avez besoin à portée de main ! VII/ Conseil n° 7 : S’initier à l’automassage 💆🏼Pour vous créer un environnement de travail optimal vous pouvez pratiquer l’automassage. L’automassage consiste à se masser des parties du corps soi-même. Au premier abord, cela peut sembler assez surprenant mais solliciter certaines parties de votre corps permet de revitaliser votre esprit. On peut s’auto-masser dans le but de le dynamiser, de le revigorer et d’éliminer les tensions accumulées tout au long de la journée. Cela vous permettra, le lendemain d’une journée de travail ou après votre pause, quand il sera temps de vous remettre au travail, de ne pas avoir des douleurs partout et d’être décontracté.. Un petit coup de fatigue ? Une pause de 10 minutes d’automassage sur votre lieu de travail et c’est reparti ! 💆♀️ Vous pouvez consulter des vidéos sur youtube, il y en a des tonnes pour apprendre à vous automasser. Petit plus : vous pouvez également pratiquer la réflexologie, une pratique de massage qui consiste à stimuler certains points de votre corps, chacun ayant sa propriété, dans le but d’apporter un bien-être au corps entier. VIII/ Conseil n° 8 : Travailler en musique Afin de vous créer un environnement de travail optimal, vous pouvez travailler en musique. Selon une étude des chercheurs de l’université de Montréal, écouter de la musique augmente de 6 à 9 % le niveau de dopamine dans le cerveau. 🎶 La dopamine, libérée vous donnera la motivation de travailler, sur votre cours de droit des contrats par exemple. Une petite musique de fond (sans parole ! Découvrez comment hacker votre concentration par la musique dans le livre “Comment hacker sa L2 Droit ?”) peut permettre d’éveiller vos capacités. Vous pouvez choisir un style de musique différent en fonction des effets dont vous avez besoin : 🎧Pour une ambiance calme et apaisante , préférez une musique douce , de la musique classique par exemple ; 🎧Pour une ambiance « concentration » vous pouvez écouter des bruits marrons qui améliorent vos capacités de concentration, vous pourrez trouver des playlists sur YouTube ou Spotify ; 🎧Au contraire, si vous avez besoin d’être boosté , optez pour une musique rythmée telle que la disco ou la pop ! Il s’agit là d’un conseil pour un travail à la maison. N’apportez pas vos enceintes dans les locaux de votre faculté ! Emportez plutôt vos écouteurs. IX/ Conseil n° 9 : Se déconnecter des réseaux sociaux 📲 Il faut éviter le plus possible toutes les petites distractions du quotidien et précisément les réseaux sociaux. Cela devient plus compliqué quand on travaille chez soi. Notre regard est vite captivé par le portable qui vibre et s’allume. N’envisagez pas de consulter votre téléphone pendant votre révision de droit constitutionnel ou droit des sûretés. Le multitasking est très nocif pour le corps et la productivité. 🦵 Selon l’institut de psychiatrie de Londres, le multitasking (le fait de faire plusieurs tâches en même temps) a pour effet d’augmenter le stress et pourrait faire perdre 10 points de QI. Quand vous êtes coupé dans une tâche (par un SMS, par exemple), votre cerveau met environ 3 minutes à se concentrer à nouveau. Pour vous couper des réseaux sociaux pendant vos révisions ou pendant que vous préparez vos TD, posez tous vos écrans dans une autre pièce et coupez-les . 🖥 Vous verrez la joie qui vous inondera en découvrant tous vos amis et fans qui vous ont écrit après un travail intensif et productif ! X/ Conseil n°10 – Partager des moments de convivialité et d’entraide avec vos camarades Pour vous créer un environnement de travail optimal, il est important de partager des moments de convivialité et d’entraide. 🤝 L’entraide permet de donner de la confiance et de partager ses ressentis, ses interrogations, ses expériences. N’hésitez pas à prendre une pause pour parler avec vos camarades et créer une cohésion d’équipe. L’environnement de travail va au-delà de la dimension matérielle et comprend également les personnes avec qui on travaille. Bien s’entendre avec ses camarades, partager des moments avec eux sont des éléments primordiaux qui influencent votre travail. Il est difficile de bien travailler si les relations avec vos camarades ne sont pas saines. Il faut penser que vous êtes tous dans la même situation, que vous avez tous le même objectif et qu’à plusieurs, vous êtes plus forts et vous progresserez plus efficacement. Au fur et à mesure de vos études, vous découvrirez des façons de travailler qui vous sont propres et adaptées à votre rythme. N’hésitez pas à les développer afin de créer l’environnement de travail qui vous convient le mieux. Pour partager des moments de convivialité et d’entraide avec vos camarades, vous pouvez : 👥 À la pré-rentrée, repérez les personnes avec qui vous pourrez bien vous entendre et ne faites pas les timides, allez leur parler ( 30 conseils pour réussir sa rentrée ) ; 🍽️ Essayer de manger de temps en temps avec vos camarades le midi pour créer du lien ; Posez des questions à vos camarades si par exemple vous n'avez pas compris la méthodologie du cas pratique (vous pouvez également consulter notre article : Comment réussir un cas pratique ) 📚 Allez travailler à la bibliothèque avec vos collègues de classe 📱 Allez trouver du réconfort sur le “ Discord officiel des étudiants en droit” En bref, faites tout pour créer du lien afin de recevoir du soutien et vous sentir épanouis dans votre vie sociale. En conclusion : Afin de vous créer un environnement de travail parfait, il est essentiel de se construire un espace agréable, prendre l’air, s’hydrater et bien se nourrir, opter pour un cadre lumineux, être ordonné, se créer un milieu confortable, s’initier à l’automassage, travailler en musique, se déconnecter des réseaux sociaux pour rester concentré, partager des moments de convivialité avec vos camarades. Si vous suivez tous ces conseils à la lettre, plus aucune excuse pour ne pas travailler et ne pas réussir ! Maëva Rahard
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?





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