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  • [L1 Droit] Quel taux de réussite ?

    Orientation > Lycéens Le taux de réussite en L1 Droit est de 43,3%. Il varie selon divers critères : sexe, origine sociale, université d’accueil. Que vous réfléchissiez à entrer en faculté de droit ou que vous soyez déjà en première année, découvrez les statistiques dont ce fameux taux de réussite, ainsi que d’autres informations utiles pour réussir. 🔥 Sommaire : 🏆 I. Le taux de réussite en L1 Droit 😊 II. Taux de réussite en L1 Droit selon le sexe 🌍 III. Taux de réussite selon l’origine sociale 👩‍🎓 IV. Quel baccalauréat pour entrer en fac de droit ? 👍 V. Quelle moyenne pour entrer et réussir en fac de droit ? 🏫 VI. Le taux de réussite en L1 Droit selon les universités 📄 VII. Comment se préparer à la L1 Droit ? Les chiffres proviennent issus d'une étude du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche datant du 1er décembre 2023. I. Le taux de réussite en L1 Droit Le taux de réussite en L1 Droit est de 43,3% 🏆 Le taux de réussite en droit est de 43,3%. Ce chiffre correspond à tous les étudiants inscrits dans un établissement universitaire en France. Le taux de redoublement des L1 Droit est de 33%. 11,6% des étudiants se réorientent. 12,1% qui choisissent de quitter l'enseignement supérieur. Pour l’année universitaire 2020-2021, 184 737 étudiants étaient inscrits en L1, toutes licences confondues (dont 34 439 étudiants en droit). 98 781 d’entre eux (soit 53,5% - on est sûrs que ce chiffre monte à 100% pour les abonnés du compte Instagram Pamplemousse Magazine ) ont réussi à passer en L2. Ainsi plus de la moitié des étudiants en première année de licence, toutes disciplines confondues, ont validé leur L1. C’est également le cas pour les étudiants inscrits en L1 de Droit. Sur l’année 2020-2021, 34 439 néo-bacheliers ont fait le choix de s’inscrire dans une licence mention « Droit et Sciences Politiques ». Après une année de travail, 18 639 « bébés L1 » ont obtenu leur passage en L2, soit un taux de réussite de 54,1% chez les étudiants en droit ! Toutefois, il ne faut pas penser que les 45,9% d’étudiants qui n’ont pas réussi leur année ont forcément redoublé. En effet, si 8 190 étudiants (soit 24% [5] ) choisissent de retenter leur première année, les autres optent pour une réorientation (2%) ou quittent le monde universitaire (20%). II. Taux de réussite en L1 Droit selon le sexe 😊 Le taux de réussite des filles en L1 Droit était de 55%, contre 45% pour les garçons. Cette année encore, les bancs des facs de droit ont accueilli davantage de femmes que d’hommes. En effet, sur les 34 439 étudiants à avoir choisi la (magnifique) voie du droit, 72% (24 490) étaient des néo-bachelières. Pour le taux de réussite en L1 Droit, là encore les étudiantes étaient plus nombreuses puisque 14 194 d’entre elles ont obtenu leur passage en L2 (soit 55%). Les étudiants quant à eux étaient 4 445 à réussir leur L1 Droit (soit 45%). III. Taux de réussite en L1 Droit selon l’origine sociale 🌍 Le taux de réussite en L1 Droit varie selon l’origine sociale . D’après l’enquête, plus l’étudiant vient d’un milieu favorisé, plus ses chances de réussir augmentent. Ainsi, selon les statistiques du Ministère : - 65% des étudiants venant d'un milieu très favorisé ont réussi leur L1 Droit ; - 56% des étudiants venant d'un milieu favorisé ont réussi leur L1 Droit ; - 51% des étudiants venant d'un milieu assez défavorisé ont réussi leur L1 Droit ; - 42% des étudiants venant d'un milieu défavorisé ont réussi leur L1 Droit. IV. Quel baccalauréat pour entrer en fac de droit ? A - Les inscrits en L1 Droit selon leur spécialité au bac 👩‍🎓 L’une des questions souvent posée par les lycéens et futurs étudiants (et par vous, jeunes pépins !) est celle de savoir s’ils peuvent accéder à une L1 Droit du fait de leur spécialité au baccalauréat. Sachez qu’en France, la licence universitaire est ouverte à tous les bacheliers, si tant est que ce parcours vous y offre une place. Ainsi, les nouveaux étudiants en droit ont tous des parcours très différents et uniques. Comme vous pouvez le constater dans le graphique ci-dessous réalisé à partir des anciennes spécialités du bac. Aujourd’hui, ces filières du bac n’existent plus. À noter qu’il est aussi possible d’intégrer une première année de droit sans avoir obtenu le bac. Pour cela, il suffit de suivre pendant 2 ans une capacité de droit (CAPD) par correspondance au CNED ou dans des instituts privés. B - Quelles spécialités pour réussir sa Licence de droit ? a - Les lycéens en filière scientifique réussissent mieux leurs études de droit Près d’un étudiant sur 2 réussit sa Licence de Droit en 3 ou 4 ans (48,4%). ● 69,1% des lycéens ayant obtenu un bac S ont réussi leur licence de droit ; ● 57,2% des lycéens ayant obtenu un bac ES ont réussi leur licence de droit ; ● 43,9% des lycéens ayant obtenu un bac L ont réussi leur licence de droit. ● 10% des lycéens en filière technologique STMG ont réussi leur licence de droit ; ● 1,8% des lycéens en filière professionnelle ont réussi leur licence de droit. Il apparaît donc clair que les lycéens en filière scientifique réussissent mieux leurs études de droit (mais ce ne sont pas les seuls !). Globalement, on s’accorde à dire que les matières scientifiques sont plus difficiles à appréhender et développent un certain raisonnement faisant appel à des efforts cognitifs plus importants. Ainsi, ces bacheliers arrivent en L1 Droit avec une capacité de travail probablement plus élevée et une façon de réfléchir qui leur est utile pour appliquer la méthodologie juridique enseignée à la faculté de droit (le syllogisme par exemple). b- Choisir des spécialités du bac favorisant le raisonnement scientifique Aujourd’hui, les lycéens choisissent leurs spécialités qu’ils passeront pour le baccalauréat. Au vu de ces chiffres, nous recommandons aux lycéens de favoriser des spécialités développant un raisonnement scientifique et rigoureux (comme l’est le raisonnement juridique), ou liées à la culture juridique et politique comme : ● Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ● Physique chimie ● Humanités, littérature et philosophie ● Mathématiques ● Sciences économiques et sociales ● Droit et grands enjeux du monde contemporain (en Terminale - une option que nous recommandons fortement, évidemment) c - Peut-on réussir sa L1 droit avec n’importe quel bac et n’importe quelle spécialité ? Vous l’avez vu, certains types de bac et certaines spécialités réussissent mieux en L1 Droit et leurs études juridiques. Ainsi, nous recommandons de vous tourner vers le bac général et de choisir des spécialités scientifiques pour augmenter vos chances de réussir votre droit. Néanmoins, il existe de multiples facteurs qui viendront impacter vos chances de réussir ou non votre Licence (et master) : votre organisation, votre rigueur, votre capacité à progresser et apprendre de vos erreurs, votre faculté à tenir le bon rythme (et vous l’imposer au préalable), la motivation, l’intérêt pour ce que vous faites, tenir vos objectifs et vos méthodes de travail (tout cela est traité dans “Comment Hacker sa L1 Droit ?”, un super Guide de réussir de la première année ). Témoignage : 🍊 Quel parcours as-tu eu avant ta première année ? La fac de droit a-t-elle été une évidence pour toi au lycée ? « J’ai un parcours atypique. Au lycée, j’étais intéressé par les matières scientifiques, notamment les mathématiques ainsi que la physique. Toutefois j’appréciais aussi mes cours d’histoire. Après avoir obtenu mon bac S avec mention TB, j’ai choisi d’aller en classe préparatoire afin d’intégrer les grandes écoles scientifiques. Cette première année post-bac a été difficile et la crise sanitaire n’a pas simplifié les choses… J’enviais un peu mes anciens camarades de lycée qui étaient en prépa d’école de commerce ou à la fac de droit. J’étais notamment intrigué par le droit. Curieux de nature, j’ai effectué quelques recherches sur Internet et ai trouvé des parties de cours d’introduction au droit. Cette découverte m’a permis de m’intéresser à cette matière. J’avais également regardé plusieurs vidéos sur YouTube qui présentait la filière juridique. Je me suis donc inscrit en L1 droit à l'issue de ma première année de prépa » témoigne Emmanuel, 20 ans, L2 Droit à Tours, décrivant ses expériences vécues en L1 (il a validé cette dernière avec succès !). V. Quelle moyenne pour entrer et réussir en fac de droit ? 👍 La mention obtenue au baccalauréat peut avoir un impact sur la réussite de sa première année de licence de droit. ● 84,5% des étudiants ayant obtenu la mention "Très bien" ont réussi leur L1 Droit ; ● 77% des étudiants ayant obtenu la mention "Bien" ont réussi leur L1 Droit ; ● 61% des étudiants ayant obtenu la mention "Assez bien" ont réussi leur L1 Droit ; ● 37,2% des étudiants ayant obtenu leur baccalauréat sans mention, directement après le premier groupe d’épreuves, ont réussi leur L1 Droit ; ● 20,7% des étudiants ayant obtenu leur baccalauréat aux rattrapages (2nd groupe) ont réussi leur L1 Droit Toutefois, il est tout à fait possible de réussir sa licence sans avoir eu de mention au bac et inversement . Le monde universitaire est très différent du lycée. Il peut être un déclic pour certains étudiants qui préfèrent le mode de travail (autonomie) et de réflexion proposé par l’Université. Ne vous interdisez pas de vous inscrire en licence de droit du fait de vos notes au lycée ! VI. Le taux de réussite en L1 Droit selon les universités 🏫 Le taux de réussite en première année de droit varie selon les universités . Une donnée intéressante dans la mesure où se pose également la question du choix de l’université pour une L1 Droit. Si la majorité des futurs étudiants effectuent un choix géographique, d’autres vont se concentrer sur les spécificités des universités ainsi que les parcours qui sont proposés. Afin de pouvoir y voir plus clair, nous vous proposons un tableau récapitulatif des universités proposant une licence de droit ainsi que le taux de réussite en L1. Attention, ces chiffres n’ont pas vocation à faire un classement entre les universités . En effet, la difficulté des examens, le type d’épreuve aux examens ainsi que le nombre d’étudiants inscrits diffèrent dans chaque université. Il n’est donc pas possible de les comparer. Si vous avez des questions par rapport à une université en particulier, n’hésitez pas à vous rapprocher d’étudiants qui y sont inscrits. En principe, ils ne sont pas encore trop prétentieux et préfèrent apprendre une multitude de locutions latines pour crâner. ​ Université Taux de passage en L2 Droit Centre universitaire de Mayotte Université de Cergy Institut National Universitaire Université du Mans Université d’Aix-Marseille Université d’Amiens Université d’Angers Université des Antilles Université d’Artois Université d’Avignon Université de Brest Université Bretagne Sud Université de Chambéry Université Clermont-Auvergne Université de Corse Université Côte d’Azur Université de Besançon Université de Bordeaux Université de Caen-Normandie Université de Rouen-Normandie Université de Toulon Université de DijonUniversité d’Evry-Val d’Essonne Université Grenoble-Alpes Université Gustave Eiffel Université de Guyane Université de La Réunion Université de La Rochelle Université Le Havre-Normandie Université de LilleUniversité de Limoges Université du Littoral-Côte-d’Opale Université de Lorraine Université Lyon 2 Université Lyon 3 Université de Montpellier Université de Mulhouse Université de Nantes Université de Nîmes Université de Nouvelle-Calédonie Université d’Orléans Université de Paris Université Paris 1 Université Paris 13 Université Paris 2 Université Paris 8 Université Paris Nanterre Université Paris-Est Créteil Université de Pau Université de Perpignan Université de Poitiers Université de la Polynésie française Université Polytechnique des Hauts de France Université de Reims Université Rennes 1 Université de Saint-Etienne Université de Strasbourg Université Toulouse 1 Université de Tours Université de Versailles St Quentin ​NS 35% 60,5% 45,5% 60,9% 51,6% 59,8% 42,3% 53% 37,9% 52% 38,5% 59,8% 60% 34,6% 54,3% 50,8% 54,8% 42,9% 56,3% 49,6% 53,4% 33,5% 48,9% 61,1% NS 18,1% 63,1% 55,1% 56,5% 50,5% 51,8% 50,3% 85,8% 59,4% 57,5% 51,2% 47,8% 38% 20,9% 64,6% 78,7% 81,8% 24% 71,3% 21,4% 74,3% 41,7% 58,1% 53,8% 62,6% NS 54,2% 54,9% 48,2% 54,5% 72% 43% 52,7% 59,1% Témoignage : 🍊 Dans quelle université as-tu effectué ta L1 ? « Ayant toujours vécu à Tours, c’est naturellement que j’ai choisi d’intégrer l’université de la ville. J’ai fait ma première année de prépa à Paris et ai préféré rentrer chez moi d’autant plus que les loyers sont bien différents ! Plus généralement, si vous avez la chance d’habiter dans une ville universitaire, je vous conseille d’y rester pour votre licence puisque la majorité des licences de droit se valent. Par ailleurs, ce n’est pas négligeable de vivre chez ses parents, les plats de papa et maman sont quand même meilleurs que des pâtes tous les jours ! Vous pouvez cependant, si le cœur vous en dit, effectuer votre licence dans n’importe quelle université de France ! » ajoute Emmanuel, le tourangeau. VII. Comment se préparer à la L1 Droit ? A - Les fournitures indispensables pour la fac de droit 📄 Pour se préparer à la L1 et faire partir des 54,1% à la réussir, il est essentiel de faire l’acquisition du matériel adéquat, différent de celui du lycée ou d’une autre filière. Ainsi par exemple, au-delà d’un ordinateur (avec une bonne autonomie) ou du duo classique papier/stylos, tout bon étudiant en première année devra acheter un Code civil (de la bonne année) et un dictionnaire juridique. 💡 Bon à savoir   : les Éditions Pamplemousse ont mis en place un programme boursier  pour soutenir les étudiants. L'objectif : permettre aux étudiants boursiers de bénéficier d'une remise exceptionnelle sur les achats réalisés sur tous nos outils ! En faisant cela, nous espérons faciliter l'accès aux outils numériques (Fiches de révisions, Flashcards et e-books). B - Lire les conseils pour réussir la L1 Comme vous l’avez vu plus haut avec un taux de réussite plutôt élevé, la filière juridique est l’une des plus sélectives. Pour faire partie de ceux qui passeront en L2, nous vous conseillons de préparer votre rentrée en vous auto-formant régulièrement en lisant les conseils gratuits qui se trouvent sur ce site ou avec les Guides de réussite “ Comment Hacker sa L1 Droit ? ” et “ Comment Hacker sa L2 Droit ? ”. Si vous souhaitez obtenir plus de conseils sur la transition lycée et faculté de droit , la Team Pamplemousse vous invite à consulter la page dédiée aux futurs étudiants en droit . Vous y retrouverez des quiz , plein de conseils , ainsi qu’un super e-book avec plusieurs conseils pour bien démarrer votre année ! C - Contextualiser le droit en lisant des livres Préparez votre L1 Droit en ayant une vue de haut sur le monde juridique, ses acteurs, ses institutions et ses débouchés. En effet, une cause d’échec en L1 provient d’un manque de motivation lié à un défaut de projet professionnel. Vous ne savez pas quel métier faire ? Ce n’est pas grave (et plutôt courant !), mais sachez pourquoi vous êtes en fac de droit (pour vous ouvrir plusieurs portes et faciliter votre accès au marché du travail par exemple). En conclusion, faites le bon choix au bac mais s’il est déjà trop tard, il est encore tout à fait possible de réussir votre L1 Droit. Des centaines de milliers d’étudiants l’ont fait. Croyez en vos rêves, et vos rêves se réaliseront ! Témoignage : 🍊 Pourquoi avoir choisi le droit ? « Comme pour la quasi-totalité des étudiants de première année, je n’avais qu’une vague idée de ce qu’est le droit. Pour moi, cela consistait en un ensemble de normes régissant la société et la vie des Hommes. Chacun était tenu de les respecter par conscience personnelle dans le but d’assurer une vie en harmonie ou alors pour éviter une sanction directement liée à une règle de droit. Je me suis intéressé au droit car j’ai considéré cette matière comme transversale car elle recoupe des questions historiques, politiques, sociologiques mais également culturelles. Je me suis aussi demandé quelles étaient les différentes normes qui régissent notre société, leur mode d’élaboration et leur origine. Toutes ces raisons m’ont donné envie d’en apprendre davantage sur cette matière, de découvrir cet univers si particulier mais omniprésent dans notre quotidien et notre société » conclue Emmanuel. Antoine Karr

  • Fac de droit d’Aix : inscription, programme, dates, avis

    Licence de droit La Faculté de droit d'Aix-en-Provence est l'une des institutions juridiques les plus prestigieuses de France. Fondée en 1409, et rattachée à l’Université d’Aix-Marseille, elle combine tradition et modernité pour offrir une formation d'excellence. Située au cœur de la Provence, la faculté de droit et sciences politiques attire chaque année des milliers d'étudiants et forme plus de 10 000 étudiants désireux de poursuivre une carrière juridique ou judiciaire. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la faculté d’Aix et notamment des avis, le programme, les masters, les prix… Sommaire  :  Quelle est la réputation de la fac de droit d’Aix ? Avis et témoignages des étudiants Le classement de la faculté Comment s’y inscrire ? Les dates de pré-rentrée Licence de droit à Aix-Marseille : niveau, calendrier Programme/matières de la Licence de droit Comment réussir à la faculté de droit d’Aix-en-Provence ? Les examens : calendriers et résultats Informations utiles sur la fac Quelle est la réputation de la fac de droit d’Aix ? Fondée en 1409, la faculté de droit d’Aix-Marseille est l’une des plus anciennes de France ! Elle jouit aussi d’une réputation prestigieuse tant en France qu’à l’international.  La faculté de droit d’Aix-Marseille est reconnue pour la qualité de son enseignement  et son école de pensée, notamment en droit des affaires. Pour preuve, de nombreuses personnalités éminentes comme Frédéric Mistral, René Cassin, Adolphe Thiers et Paul Cézanne y ont étudié (votre nom viendra peut-être compléter cette liste, qui sait !). Avec plus de 10 000 étudiants , la faculté offre une vaste gamme de formations avec 16 mentions de Master et 67 parcours types de Master 2 , ouvrant ainsi de nombreuses perspectives professionnelles et de recherche dans divers secteurs juridiques. Cette diversité de formations permet aux étudiants de se spécialiser dans des domaines variés, allant du droit international au droit des affaires, en passant par le droit public. 💡  Le saviez-vous ? René Cassin a été un juriste éminent, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et lauréat du prix Nobel de la paix. Il a étudié le droit et a obtenu son doctorat en sciences juridiques. Avis et témoignages des étudiants Voici des témoignages d’étudiants ayant fait ou sont actuellement à la faculté d’Aix.  🎤 Témoignages : «  La fac de droit d’Aix est une faculté très sélective, la plupart des enseignants sont très exigeants, surtout en droit privé , notamment en DIP. L’administration, ce n’est pas vraiment ça…  » témoigne Axelle, désormais en Master 2. «  La fac de droit d’Aix a de très bons profs, et l’espace est très sympa. Seule chose, une administration parfois un peu lente  » affirme Abraham, étudiant à la fac d’Aix.  «  Des profs exceptionnels, notamment en droit pénal  » ajoute Clara, ayant fait sa licence de droit à Aix-Marseille. «  Des bons profs, des locaux rénovés avec des prises de courant à chaque place sur le campus Schuman. L’organisation et l’administration sont un peu compliquées mais comme partout, finalement » affirme Viktor.  Classement de la faculté de droit d’Aix-Marseille  La faculté de droit d’Aix-Marseille est très bien positionnée dans les classements nationaux puisqu’elle est la 10e faculté de droit la plus demandée sur Parcoursup . Cela montre son attractivité auprès des futurs étudiants ! [ Ndlr : voir le classement des licences de droit les plus demandées ]. De plus, elle se classe au 5e rang du classement Le Figaro , un indicateur clé de la qualité de l’enseignement et de la satisfaction des étudiants.  Ces classements reflètent non seulement l’excellence académique mais aussi les opportunités professionnelles offertes aux diplômés. Comment s’inscrire à la faculté de droit d’Aix-Marseille ? Pour s’inscrire à la faculté de droit d’Aix-Marseille, il est nécesssiare de respecter trois étapes : l’inscription via Parcoursup, l’inscription administrative puis l’inscription pédagogique.  Étape 1  : l’inscription à la faculté de droit d’Aix-Marseille se fait via la plateforme Parcoursup. Les candidats doivent soumettre un dossier numérique comprenant leurs relevés de notes, une lettre de motivation et éventuellement des recommandations ;  Étape 2 : une fois acceptés, les étudiants procèdent à l’inscription administrative en ligne, qui est ouverte généralement du 1er juillet au 20 septembre. Cette étape est cruciale pour obtenir son statut d’étudiant et accéder aux ressources de l’université ;  Étape 3  : ensuite, les étudiants doivent effectuer l’inscription pédagogique, qui leur permet de choisir leurs groupes de travaux dirigés (TD) et de s’inscrire aux examens. Cette organisation permet de structurer efficacement l’année universitaire et de préparer les étudiants à leurs futures responsabilités académiques. La pré-rentrée à la fac de droit d’Aix, Arles et Marseille Les réunions de pré-rentrée  ont lieu sur les sites d'Aix, Arles et Marseille. Ce sont des étapes clés importantes pour obtenir toutes les informations nécessaires au bon déroulement de votre cursus. Cette pré-rentrée, d’une durée de 2 heures, fournit aux étudiants toutes les informations nécessaires pour bien démarrer leur cursus. On y présente le fonctionnement des cours, les services offerts par l’université, ainsi que les différentes associations étudiantes.  Les nouveaux étudiants peuvent poser des questions et s’informer sur les ressources disponibles, telles que la bibliothèque universitaire, les centres de documentation et les outils en ligne. 🎤  Témoignages  : «  Cette phase de transition est essentielle pour s’acclimater à l’environnement universitaire et commencer l’année sur de bonnes bases  » nous affirme un membre de l’administration de la faculté.  «  Surtout si vous êtes de nature anxieuse comme moi, je conseillerais de venir à la pré-rentrée pour se donner un peu de confiance en connaissant un maxium de choses pour quand les choses sérieuses commenceront. Cette pré-rentrée permet d’avoir des informations pratiques, j’avais fait un tour des lieux pour voir où se trouvaient le restaurant universitaire, la bibliothèque, les arrêts de transports en commun. J’ai aussi pris le numéro d’une autre étudiante avec qui je suis restée amie 3 ans avant qu’elle ne reparte pour Lyon  » témoigne Sarah.  Téléchargez dès à présent les calendriers de vos pré-rentrées 2025-26 :  Campus Aix-en-Provence : Licences & Doubles-Licences. Les dates de pré-rentrée Voici les dates de pré-rentrée pour la Licence à la Faculté de droit d'Aix-en-Provence : le lundi 8 septembre 2025 à Aix dès 13h30 pour les étudiantes et les étudiants inscrits à la FEG Aix- Pauliane (accueil étudiants dès 13h). Pot d'accueil Matin – accueil dès 8h30 à Colbert – Campus Marseille9h-9h45 Présentation en amphi A par l’équipe de direction Doyen, Bruno Decreuse Vice-Doyen Formation Frédéric Rychen et Directrice des licences Lobna Lannabi. + Parcours découverte (Durée max 1h minutes) 10h15-11h :   Amphi A Entrée 2e vague, nouvelle présentation par l’équipe de direction Doyen, Bruno Decreuse Vice-Doyen Formation Frédéric Rychen et Directrice des licences Lobna Lannabi.  + Parcours découverte (Durée max 1h minutes)   Après-midi – accueil dès 13h30 à La Pauliane – Campus Aix Pot d’accueil14h-14h45 Présentation en amphi par l’équipe de direction Doyen, Bruno Decreuse (ou Vice-Doyen Franck Brulhart) Vice-Doyen Formation Frédéric Rychen et Directrice des licences Lobna Lannabi.  + Parcours découverte (Durée max 45 minutes) 15h-15h45 : Entrée 2e vague, nouvelle présentation par l’équipe de direction Doyen, Bruno Decreuse (ou Vice-Doyen Franck Brulhart) Vice-Doyen Formation Frédéric Rychen et Directrice des licences Lobna Lannabi. + Parcours découverte (Durée max 45 minutes) Parcours inscription (source : facdedroit.univ-amu.fr) La licence de droit à Aix-Marseille : niveau, calendrier Quel est le niveau pour faire des études de droit à Aix-Marseille ? Les critères de sélection pour intégrer la faculté de droit d’Aix-Marseille, comme pour toute faculté, ne sont pas détaillés. [ Ndlr : voir les secrets de la sélection du président d'Assas sur Parcoursup ] Néanmoins, en général, un intérêt pour les sciences humaines  (histoire, littérature, sciences économiques) et une aptitude à l’apprentissage en autonomie sont essentiels . Vous devrez également :  Démontrer une capacité à  travailler de manière indépendante  ; Gérer votre temps efficacement  ;  Maîtriser la prise de notes ;  Faire preuve d’une bonne compréhension des textes ;  Avoir une capacité de synthèse. Ces compétences sont essentielles pour réussir vos études de droit ! Comment se passent les études de droit à Aix-Marseille ? Comme toute université, les études de droit à Aix-Marseille sont caractérisées par un mélange de cours magistraux et de travaux dirigés. Dès le début, vous allez voir, les étudiants sont confrontés à une  nouvelle terminologie  et à une intensité de travail accrue . Les cours magistraux, eux, permettent d’acquérir les bases théoriques tandis que les TD , sont dispensés en petits groupes, favorisent l’application pratique des connaissances. Nous vous conseillons de bien les préparer, c’est absolument primordial. Les évaluations  des matières en travaux dirigés comprennent des galops d’essais en milieu de semestre , en plus des examens à la fin de chaque semestre  (appelés « partiels »). Quel est le calendrier de la fac de droit à Aix-Marseille ? Les cours en amphithéâtre commencent en septembre , avec les premiers TD débutant dans le mois qui suit. Deux matières sont développées au travers de travaux dirigés, comportant chacun 10 séances obligatoires. Les fins de semestre coïncident avec les vacances de Noël, et les cours reprennent en janvier pour se terminer mi-avril. Compte tenu du nombre d’étudiants au sein de la fac de droit d’Aix-Marseille, les étudiants sont divisés en deux divisions, avec des cours en matinée pour certains et l’après-midi pour d’autres. Cette organisation permet de mieux répartir les ressources et d’offrir une plus grande flexibilité aux étudiants dans la gestion de leur emploi du temps. Programme/matières de la Licence de droit d’Aix-Marseille Quel est le programme de la licence de droit ?  La licence de droit à Aix-Marseille couvre les grandes matières du droit public et privé , préparant ainsi les étudiants à se spécialiser en master. Le programme inclut également des cours d’introduction à l’économie ou à la science politique ainsi que des cours de langues. Ainsi, en première année de licence de droit à l'Université d'Aix-Marseille, les étudiants suivent un tronc commun de matières qui introduit les principales branches du droit. Voici une liste des matières étudiées. L’introduction générale au droit Ce cours d'introduction générale au droit pose les bases du système juridique français. Il explique les concepts fondamentaux du droit, tels que les sources du droit, les institutions judiciaires, et les différentes branches du droit (civil, pénal, etc.).  Le droit constitutionnel Cette matière, le droit constitutionnel , explore les principes de base qui régissent l'organisation politique et juridique de l'État. Les étudiants apprennent sur la Constitution, les droits fondamentaux, et les institutions politiques comme le Parlement et le président de la République. Le droit civil (droit des personnes et droit de la famille) Ce cours traite des règles juridiques qui concernent les individus , leur statut personnel (nom, domicile, capacité juridique) et leurs relations familiales (mariage, filiation, divorce). L’histoire du droit L'histoire du droit examine l'évolution du droit à travers les âges, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque moderne, mettant en lumière les influences historiques qui ont façonné le droit français contemporain. La science politique Ce cours introduit les concepts fondamentaux de la science politique, en étudiant les systèmes politiques, les idéologies, et le fonctionnement des institutions politiques. L’économie Ce module fournit une compréhension des concepts économiques de base, tels que l'offre et la demande, les marchés, et le rôle de l'État dans l'économie. Il est essentiel pour comprendre l'impact du droit sur l'économie. La méthodologie juridique C'est un cours pratique qui enseigne aux étudiants comment aborder et analyser les textes juridiques, rédiger des dissertations , des commentaires d'arrêt , et préparer des cas pratiques . Les langues vivantes (l’anglais juridique) L'apprentissage de l'anglais juridique est essentiel pour comprendre les concepts juridiques dans un contexte international. Ce cours se concentre sur la terminologie et les textes juridiques en anglais. Combien d’heures de cours y a-t-il en licence de droit ? En licence de droit à Aix-en-Provence, comme dans de nombreuses facultés, il y a un rythme global d’environ 20 heures de cours magistraux et 3 à 4 h 30 de TD par semaine.  Cette combinaison permet d’acquérir une solide base théorique. Comment réussir à la faculté de droit d’Aix-en-Provence ? Pour réussir votre licence de droit à Aix, trois mots d’ordre : autonomie, régularité et endurance .  Tout d’abord, vous devez évidemment adopter une méthode de travail où l’autonomie  est primordiale. Vous n’êtes plus au lycée, donc personne ne viendra s’assurer que vous suivez vos cours ou préparez vos devoirs. D’ailleurs, vous le constaterez rapidement, mais le cours magistral ne se prête que peu au suivi quotidien des étudiants… Ensuite, la régularité . Participer activement aux TD et se préparer sérieusement aux galops d’essais et aux examens finaux permet de s’assurer une bonne compréhension des matières et de maximiser ses chances de réussite. En effet, la charge de travail est bien trop importante pour que vous commenciez à travailler tardivement au cours du semestre. Enfin, l’endurance . Fini le lycée, les trimestres laissent place aux semestres avec une périodicité plus longue et des vacances moins régulières (et moins reposantes). Petit conseil bonus pour réussir votre licence à la faculté d’Aix-en-Provence : profitez des ressources mises à votre disposition  (comme la bibliothèque universitaire ou les bases de données en ligne, par exemple). La faculté de droit d’Aix étant reconnue pour la richesse de ses ressources. Nous avons interrogé l’équipe de L’Écurie 1134 , une prépa privée spécialisée dans l’accompagnement des étudiants en droit à Aix-Marseille. Beaucoup de rumeurs circulent, beaucoup de questions reviennent chaque année. Alors on a posé les choses clairement. Est-ce obligatoire de faire une prépa pour réussir en L1 ? Non. Et il est important de le dire sans détour : aucun étudiant n’a l’obligation de rejoindre une prépa pour réussir sa première année de droit, quelle que soit l’université. En revanche, la réalité statistique est connue : la L1 droit est une année difficile, avec près de sept étudiants sur dix qui échouent ou redoublent.   Face à cela, les étudiants accompagnés bénéficient d’un encadrement supplémentaire qui sécurise leur méthodologie, leur rythme de travail et leur compréhension des attentes universitaires. Ce n’est pas un “passe-droit”, mais une structure qui permet d’éviter les erreurs classiques de début d’année et d’aborder la licence plus sereinement. Existe-t-il une prépa privée pour les étudiants en Droit d’Aix-Marseille ? Oui, et L’Écurie 1134 en fait partie. À Aix, peu d’établissements se consacrent spécifiquement au droit ; L’Écurie se distingue par son positionnement : un accompagnement assuré par des professionnels du droit et des universitaires, avec une réelle cohérence entre ce qui est enseigné en prépa et ce qui est exigé à la faculté. À qui s’adresse l’Écurie 1134 ? La prépa accueille uniquement les étudiants de licence, qu’ils sortent du lycée ou qu’ils redoublent. Tous les profils cohabitent : des étudiants très autonomes qui cherchent de la structure, des profils plus hésitants qui ont besoin d’être rassurés, d’autres qui veulent simplement prendre un peu d’avance. Le point commun, c’est la volonté d’apprendre à travailler correctement et de comprendre la logique du raisonnement juridique. Comment est née l'Écurie 1134 ? L’Écurie 1134 est d’abord née du terrain. Ses fondateurs sont des avocats, des juristes et des universitaires qui ont constaté qu’un trop grand nombre d’étudiants arrivaient en L1 sans méthode, sans repères et souvent sans comprendre ce que signifiait réellement “faire du droit”. Leur idée a été de créer un lieu où l’on apprend les fondamentaux avec rigueur, mais aussi où l’on comprend comment fonctionne réellement le travail juridique.  Fun fact : son directeur actuel, Gaëtan Delmas, était autrefois étudiant de Maître Cédric Dubucq, désormais associé historique du projet et responsable du mentorat. Une dynamique intergénérationnelle qui structure encore aujourd’hui l’approche de l’école. Quelle est votre philosophie pédagogique ? La philosophie de L’Écurie repose sur un équilibre simple : transmettre une vraie culture juridique , tout en utilisant des méthodes actives . Les cours sont interactifs, vivants, exigeants ; les étudiants ne restent pas dans une posture passive. Il s’agit d’apprendre à lire un texte, à comprendre sa logique, à analyser une décision de justice et, surtout, à raisonner. Parce que le droit n’est pas un empilement de connaissances mais un sport mental : plus on pratique, plus on progresse. Le fait que les enseignements soient assurés par des praticiens donne une coloration concrète à l'ensemble. Les étudiants voient très tôt comment les notions étudiées en cours deviennent des outils professionnels. Existe-t-il une version distancielle ? Oui, mais uniquement pour les lycéens. Le programme “ Droit au Bac ”, développé par L’Écurie, permet aux terminales de découvrir le droit avant l’université, à distance et à leur rythme. C’est un programme d’initiation complet, pensé pour sécuriser l’entrée en L1.  Le cursus L1, lui, reste exclusivement en présentiel. Quelle est la durée de la préparation ? La durée dépend des formules. L’accompagnement annuel en L1 représente environ 90 heures de cours réparties sur l’année. Le programme d’initiation au droit pour les terminales s’étend, lui, sur 50 heures. Le bootcamp de prérentrée dure trois jours, juste avant la reprise des cours à la fac. Et côté tarifs ? Le bootcamp de prérentrée est proposé à 200 €.  Le programme annuel de L1 en présentiel s’élève à 1 800 €.  Le programme « Droit au Bac » à distance est fixé à 500 €.  Les tarifs n’ont pas vocation à se multiplier en options : les étudiants suivent un accompagnement stable, continu et structuré. Faut-il vraiment commencer dès la terminale ? Se préparer tôt n’est pas une question d’ambition, mais de lucidité. Beaucoup d’échecs en L1 viennent d’un manque de méthode, de rythme ou simplement d’un malentendu sur ce qu’est réellement le droit.  Le programme “ Droit au Bac”  permet de lever ces doutes et d’acquérir les bons réflexes avant même la rentrée universitaire. Certains confirment leur choix. D’autres réalisent, plus tôt que prévu, que le droit ne leur correspond pas. Et c’est une excellente nouvelle : mieux vaut se réorienter au lycée qu’après un semestre difficile. Peut-on cumuler la prépa avec un travail étudiant ? Oui, mais cela suppose une vraie organisation. Plusieurs étudiants y parviennent chaque année, à condition d’avoir une capacité à planifier correctement leur semaine. L’équipe de L’Écurie peut les accompagner dans la construction d’un planning réaliste et adapté à leurs contraintes. Alors, pourquoi choisir L’Écurie 1134  ? Pour son encadrement exigeant mais bienveillant, sa méthode active, son ancrage dans le monde professionnel et l’équilibre qu’elle parvient à créer entre rigueur universitaire et accompagnement personnalisé.  La prépa n’a pas vocation à remplacer l’université ; elle sert à donner aux étudiants toutes les clés pour s’y sentir armés, confiants et efficaces. Les examens : calendriers et résultats Quel est le calendrier des examens ? Le calendrier des examens est généralement communiqué en début de semestre, permettant aux étudiants de planifier leurs révisions et de se préparer en conséquence. Les examens finaux se déroulent en fin de semestre, après une période de révision dédiée. Comme indiqué plus haut, pour les matières étudiées en TD, les étudiants doivent également passer des galops d’essai en milieu de semestre pour évaluer leur progression (sauf régime dérogatoire). Où trouver les résultats des partiels de la fac de droit d’Aix-Marseille ? À la faculté d’Aix-Marseille, les résultats des partiels sont disponibles en ligne avec le détail des notes, ou affichés dans le hall de la fac, indiquant si l’étudiant est admis ou ajourné. Masters de droit à Aix-Marseille Quels sont les spécialités et parcours des Masters ? La faculté de droit d’Aix-Marseille propose 16 mentions de Master et 67 parcours types de Master 2 , avec une forte concentration en droit des affaires. L’Institut de Droit des Affaires (IDA) est d’ailleurs particulièrement reconnu pour l’excellence de ses formations. Plus généralement, les spécialités couvrent un large éventail de domaines, du droit international au droit pénal, en passant par le droit de l’environnement. Cette diversité de parcours permet aux étudiants de se spécialiser dans le domaine de leur choix. Master Administration et liquidation d’entreprises en difficulté Le Master Administration et liquidation des entreprises en difficulté vise à former des administrateurs et des mandataires judiciaires qualifiés pour résoudre les problèmes rencontrés par les entreprises, que ce soit dans un cadre amiable ou judiciaire.  Ce programme permet de développer une expertise à la fois en droit et en gestion, offrant ainsi une formation complète aux juristes d'affaires polyvalents de haut niveau. Ces professionnels sont aptes à s'intégrer dans divers secteurs du monde des affaires, où leurs compétences en analyse et résolution des difficultés juridiques, économiques et financières sont fortement sollicitées. Le master administration et liquidation des entreprises en difficulté doit permettre d'acquérir les connaissances scientifiques dans les domaines suivants : Droit des entreprises en difficulté ; Droit de l'entreprise ( droit des sociétés , de la concurrence, de la consommation, des contrats d'affaires) ; Droit social ; Comptabilité générale et principes d'analyse comptable et financière ; Droit fiscal et financier (droit fiscal des affaires, droit bancaire, droit financier) ; Procédures civiles d'exécution et contentieux économique, médiation et arbitrage ;  Droit pénal des affaires ; Anglais juridique. Master Droit des affaires Le Master Droit des affaires a pour ambition de former des juristes dotés d'une solide maîtrise du droit commun des affaires, acquise durant le Master 1, et complétée par une spécialisation professionnalisante en Master 2. Cette mention propose 17 parcours types, ouvrant la voie à des carrières variées dans des secteurs dynamiques et riches en opportunités d'emploi. En effet, en M2, ils peuvent choisir de se spécialiser dans des domaines classiques du droit des affaires tels que le droit des sociétés, la propriété intellectuelle, le droit du commerce international, le droit social, ou encore le droit des transports maritimes, terrestres ou aériens, ainsi que le droit bancaire. Ils peuvent également se tourner vers des secteurs plus innovants ou spécifiques, comme le droit du sport, le droit de l'entreprise rurale, le droit de l'environnement et de la qualité, le droit des assurances, ou encore le droit chinois des affaires. Master Droit bancaire et financier Le Master Droit bancaire et financier prépare les étudiants à intégrer le secteur bancaire et la gestion de patrimoine. Dès la première année, deux parcours sont proposés :  « Droit de la banque et gestion de patrimoine » ;  « Procédures bancaires et marché des professionnels ». La formation, ainsi que ces deux parcours, offrent une réelle cohérence en lien avec la diversité des emplois liés aux métiers de la banque, de la finance et de la gestion de patrimoine. En effet, la formation repose sur une combinaison de droit bancaire et financier, de droit fiscal, de droit de la consommation, ainsi que sur les outils juridiques indispensables à la gestion de patrimoine, en plus des compétences financières et comptables. Selon le parcours choisi, les étudiants se spécialisent dans des matières spécifiques : Pour le Parcours « Droit de la banque et gestion de patrimoine » : Droit des régimes matrimoniaux et Droit des successions ;  Pour le Parcours « Procédures bancaires et marché des professionnels » : La banque et son organisation, ainsi que Fintech et marchés de capitaux. La moitié des enseignements, en M1 comme en M2, est dispensée par l'École supérieure de la banque (ESB) dans les deux parcours. Cette formation transdisciplinaire, à la fois riche et approfondie, offre aux diplômés des perspectives de carrière diversifiées. Master Droit fiscal Les objectifs du Master Droit fiscal varient selon le parcours choisi par l'étudiant en Master 2 (voir les parcours spécifiques).  De manière générale, ce master vise à offrir à tous les étudiants une formation juridique de haut niveau en droit des finances publiques , en droit fiscal ou en droit douanier, leur permettant de s'insérer rapidement dans la vie professionnelle avec les connaissances et compétences nécessaires.  Aussi, au cours de ce master, l'étudiant doit acquérir une maîtrise complète des outils juridiques à sa disposition, afin de pouvoir réaliser des analyses approfondies dans les domaines financier, fiscal et douanier. Il doit également développer une connaissance poussée des mécanismes qui régissent la production des normes dans ces disciplines. Cette formation, rare à l'échelle nationale, permet à chaque étudiant de s'orienter progressivement en fonction des nombreuses perspectives professionnelles offertes dans les domaines financier, fiscal et douanier, que ce soit dans le secteur privé ou public. Master Droit immobilier Le Master Droit immobilier propose une formation transversale, tant en première année qu'à travers les parcours de Master 2. Allant au-delà de la distinction traditionnelle entre droit public et droit privé, elle vise à former des juristes hautement qualifiés, immédiatement opérationnels dans les divers domaines du droit immobilier. Les diplômés bénéficieront d'une solide aptitude à la recherche et de connaissances approfondies qu'ils pourront appliquer dès leur sortie. En première année, les étudiants acquièrent les compétences fondamentales du droit immobilier, avec pour objectif de leur fournir une base solide, leur permettant soit de poursuivre en M2, soit d'intégrer directement le marché du travail. En deuxième année, les différents parcours visent à former des juristes experts dans les diverses branches du droit immobilier, grâce à des enseignements approfondis et des exercices pratiques Mais, globalement, les étudiants de la mention Droit immobilier acquerront un solide socle de connaissances scientifiques spécifiques au domaine immobilier, essentielles pour exercer une activité juridique et/ou judiciaire dans ce secteur. Ces connaissances clés couvrent plusieurs domaines, notamment :  Le droit des biens ; Le droit des contrats spéciaux (contrat de bail, contrat d'entreprise, contrat de vente, contrat de mandat, marchés privés et publics de travaux, concession, convention d'occupation, etc.) ; Le droit de la promotion immobilière et de la construction ; Le droit de la responsabilité des constructeurs et de l'assurance-construction ; Le droit de l'urbanisme et de l'aménagement ; Le droit de l'environnement et du développement durable. Master Droit international et européen La mention Droit international et droit européen vise à familiariser les étudiants avec les méthodes de recherche et de raisonnement spécifiques au droit international et européen. L'objectif est double :  D'une part, approfondir les connaissances théoriques sur l'ensemble des questions relevant de ces disciplines ;  D'autre part, fournir une formation technique solide aux étudiants souhaitant acquérir une expertise juridique en Europe ou à l'international. Cette formation a pour but de doter les étudiants d'un « capital scientifique » et d'une culture générale, leur permettant de naviguer avec aisance dans un environnement caractérisé par une diversité normative et une complexité croissantes. Le programme prépare ainsi les étudiants à intégrer efficacement le marché de l'emploi. La formation offre des connaissances approfondies en :  Droit international ;  Droit européen et droit de l'Union européenne ;  En droit interne et droit comparé.  Elle couvre divers domaines essentiels d'intervention des personnes publiques et privées, tels que :  Les activités économiques (concurrence, commerce) ;  La protection de l'environnement ;  L'énergie ;  Les institutions publiques (États, organisations internationales) ;  Les actions humanitaires et les droits de l'homme. Elle garantit des compétences solides en matière de régimes juridiques et d'enjeux associés, tout en développant des compétences méthodologiques permettant aux étudiants de répondre aux attentes des différents secteurs professionnels liés au droit international et européen. Master Droit du numérique La mention « Droit du numérique » repose sur un tronc commun important en première année (M1), constitué d'unités d'enseignements fondamentaux obligatoires, ainsi que d'unités complémentaires telles que la sociologie et l'économie du numérique.  Elle inclut également des cours sur les compétences en langue étrangère et des modules pré-professionnels, comme la maîtrise des technologies de l'information et du numérique, ainsi que la réalisation d'un stage ou d'un mémoire. En deuxième année (M2), la formation se divise en trois parcours spécialisés : Droit des communications électroniques Droit des industries culturelles et créatives Droit des données numériques Chaque parcours propose des enseignements adaptés au domaine et au projet professionnel de l’étudiant, avec une préparation spécifique pour une insertion réussie dans le secteur correspondant au parcours choisi. En outre, une initiation à la recherche, fondée sur la réalisation de travaux d'études collectifs et individuels, sera également offerte. Master Droit notarial Le Master Droit Notarial répond à la volonté de la profession notariale de mettre en avant la spécificité du notariat, en le distinguant clairement des parcours orientés vers la gestion de patrimoine, un domaine concurrent. Cette mention est destinée aux étudiants ayant déjà accompli un parcours académique remarquable et souhaitant accéder au notariat par la voie universitaire. [ Ndlr : voir c omment devenir notaire ] Elle propose une formation spécialement adaptée au notariat dès la première année de Master, offrant aux futurs notaires une solide base universitaire pour une carrière durable dans ce domaine. La formation allie une forte dimension théorique et une approche de recherche approfondie, avec une deuxième année en partie dédiée à la maîtrise des outils informatiques pour la recherche. En parallèle, les étudiants sont régulièrement confrontés à des études de cas pratiques et effectuent un stage d'au moins un mois en deuxième année, ce qui leur permet de découvrir les différents aspects du métier de notaire. L'intégration dans la Mention Droit Notarial exige une grande capacité de travail. Master Droit pénal et sciences criminelles L'objectif du Master Droit pénal et sciences criminelles est d'offrir aux étudiants une formation complète et approfondie en matière pénale, en s'appuyant sur l'expertise reconnue de l'école aixoise de sciences criminelles. Cette équipe rare au sein des facultés de droit françaises intègre à la fois les sciences pénales (droit pénal) et les sciences criminologiques (sciences criminelles). Une telle formation est cruciale en raison de la pénalisation croissante de la société à différents niveaux (national, européen, international), ainsi que des défis associés à la détection, la prévention, la répression, l'exécution et la coopération face au phénomène criminel. Dans ce vaste domaine disciplinaire, la formation propose à la fois une dimension de recherche (fondamentale et appliquée) et une approche professionnalisante ciblée, incluant des interventions de professionnels et des stages, pour préparer efficacement les étudiants aux exigences du secteur. Master Droit public Les évolutions contemporaines de l'action publique et du droit public, telles que la globalisation du droit, son européanisation, sa constitutionnalisation, ainsi que la recherche d'efficacité et de valorisation des interventions publiques, imposent aux juristes de droit public de posséder une solide culture générale dans les disciplines fondamentales de cette matière.  De plus, le droit ne se limite plus à être une contrainte dans la gestion des affaires publiques et la conception de l'action publique ; il devient un outil essentiel pour la valorisation et la modernisation de l'activité administrative, ainsi qu'un moyen principal de régulation et de résolution des défis liés à l'évolution de l'intervention publique. Cela exige des étudiants qu'ils acquièrent un niveau élevé de compétence dans le domaine qu'ils choisissent de spécialiser. Les étudiants du Master Droit public sont formés pour devenir des juristes généralistes capables d'intervenir dans toutes les spécialités du droit public interne, telles que :  Le droit administratif général ; Le droit constitutionnel ; Le droit public des contrats et des affaires ;  Le droit des finances et des propriétés publiques ;  Les droits des libertés fondamentales ;  Le droit des collectivités territoriales ;  Le droit de l'environnement ;  Le droit de l'urbanisme.  La formation couvre également le droit public européen et international, ainsi que la théorie du droit. Cette solide culture juridique permet aux diplômés d'exercer divers rôles professionnels, tels que conseiller, défenseur, arbitre, médiateur, veille juridique, rédacteur d'actes juridiques, ou encore chercheur et enseignant en droit. Master Droit privé L'offre de formation de la mention Droit privé vise à la fois à approfondir les connaissances des étudiants en droit privé et à les préparer à une spécialisation en fonction de leurs projets professionnels à travers les différents parcours-types proposés. Les diplômés disposent de solides compétences en recherche et d'un niveau élevé de connaissances, qu'ils pourront appliquer immédiatement dans le cadre professionnel. En première année, les étudiants acquièrent les compétences fondamentales en droit privé, avec pour objectif de leur fournir une base solide pour poursuivre dans l'un des parcours de la mention. En deuxième année, les parcours sont conçus pour former des juristes hautement qualifiés, prêts à accéder aux professions d'avocat, d'huissier ou de chercheur en droit, en leur offrant les compétences nécessaires pour ces carrières. Les étudiants de la mention acquerront une base solide de connaissances scientifiques spécifiques au Droit privé, couvrant divers domaines essentiels : Droit patrimonial de la famille ;  Droit spécial des personnes, incluant le droit des personnes vulnérables, le droit pénal des mineurs, le droit de la nationalité et la condition des étrangers ;  Droit judiciaire privé approfondi, englobant les procédures civiles d'exécution et les modes alternatifs de règlement des différends ;  Droit international privé, comprenant la théorie générale des conflits de lois, le droit des conflits de juridictions, l'arbitrage international, et l'espace judiciaire européen (civil et pénal) ;  Argumentation juridique et raisonnement juridique. Des enseignements plus spécialisés permettent aux étudiants de s'orienter vers différents parcours de la mention, tels que le droit des affaires, le droit pénal et le droit des assurances. En complément des cours de droit positif, la formation inclut également des enseignements en histoire du droit. Master Droit de la santé Le Master Droit de la santé vise à former des juristes spécialisés dans ce domaine. Il s'organise sur un cycle de deux ans : Première année  : les étudiants acquièrent les bases fondamentales du droit de la santé à travers des cours magistraux, complétés par des travaux dirigés ;  Deuxième année  : les étudiants choisissent parmi trois options spécifiques au sein du parcours, orientées vers la recherche, le droit privé de la santé, ou le droit public de la santé. La formation en droit de la santé vise à fournir des connaissances approfondies dans le domaine sanitaire, en intégrant à la fois les aspects du droit public et du droit privé de la santé. Les enseignements couvrent divers sujets essentiels, tels que :  L'organisation publique de la santé ;  Les professions de santé ;  La bioéthique ;  Les droits des usagers du système de santé ;  Les établissements de santé ;  Les produits de santé ;  Les problématiques sanitaires et environnementales ; Les mécanismes de responsabilité ;  L'expertise médicale ;  La protection contre la maladie. La formation met l'accent sur la maîtrise de la méthodologie juridique et du raisonnement juridique spécifique à ce domaine. Ces compétences sont cruciales pour réussir les concours sanitaires, pour la professionnalisation, ainsi que pour envisager un engagement en doctorat. Master Droit social La formation prend en compte le contexte économique des entreprises et vise à approfondir les connaissances en droit du travail afin de développer la capacité des étudiants à analyser et traiter juridiquement des situations spécifiques. Elle répond aux besoins des services de ressources humaines en abordant les relations entre les organisations professionnelles et syndicales, ainsi que les conflits individuels et collectifs, tout en adaptant l'analyse à un cadre juridique en constante évolution. Les connaissances à acquérir portent sur le droit social. Le master a pour but de renforcer et développer les connaissances en droit du travail et en droit de la protection sociale. Le diplômé devra :  Maîtriser la législation et la réglementation en vigueur ;  Interpréter les textes juridiques ; Conseiller sur des questions d'ordre juridique ou sur des procédures de résolution de litiges ;  Rédiger des actes ; Exercer une veille réglementaire ;  Réaliser une veille documentaire ; Travailler à partir de bases de données adaptées ; Maîtriser l'anglais ; Animer des prises de parole en groupe de niveau scientifique. Master Économie du droit Le Master Économie du Droit vise à offrir une formation interdisciplinaire permettant aux étudiants de développer une double compétence en droit et en économie. Ces deux disciplines sont de plus en plus interconnectées, tant dans le monde économique (gestion des entreprises, affaires, politiques économiques, réglementation) que dans l'expertise juridique et la recherche (notamment dans l'analyse économique des institutions et diverses branches du droit). La mention propose trois parcours de spécialisation : Business, Law and Economics  (label Erasmus +, entièrement en anglais) : axé sur l'analyse économique du droit ;  Distribution, Concurrence  : prépare aux métiers juridiques dans le secteur de la grande distribution ;  Droit économique  : offre une formation de pointe en recherche en droit des affaires, destinée aux futurs universitaires et constitue également une solide préparation pour les futurs avocats. Master Histoire du droit et des institutions La mention Histoire du droit et des institutions vise, en première année, à fournir aux étudiants une formation complète dans les principales matières de la discipline :  Histoire du droit privé et public ;  Histoire de la pensée politique et juridique ;  Histoire des institutions.  En complément, des cours transversaux en droit public et privé sont proposés, accompagnés d'un enseignement en anglais et d'une initiation au latin et à l'archivistique. En seconde année, le parcours Histoire du droit et des idées politiques se décline en deux options : Option recherche  : « Études approfondies en histoire du droit et des idées politiques », destinée aux étudiants envisageant un doctorat, une carrière dans l'enseignement et la recherche, ou la préparation aux concours de la fonction publique ; Option professionnelle  : « Métiers de la mémoire et du patrimoine », visant à former les futurs professionnels dans des domaines tels que la conservation patrimoniale, les musées, les archives, les bibliothèques, et la médiation culturelle. Master Urbanisme et aménagement Le Master Urbanisme et Aménagement de l'IUAR a pour objectif de préparer les professionnels de l'urbanisme et de l'aménagement à relever les défis et à comprendre les évolutions dans la conception des villes, des métropoles et des territoires futurs. La formation offre une culture approfondie, ainsi que les méthodes et outils nécessaires à la pratique professionnelle. Elle se distingue par sa pluridisciplinarité, son emphasis sur le travail en équipe et ses partenariats avec le milieu professionnel. Reconnu par les organisations professionnelles telles que l'OPQU et la SFU, et membre des réseaux académiques de l'APERAU et de l'AESOP, ce master permet à ses diplômés de s'insérer dans divers organismes publics et privés à l'échelle régionale, nationale et internationale. Ils occupent une variété de postes, notamment en maîtrise d'ouvrage et assistance à maîtrise d'ouvrage, analyse et prospective territoriale, conception et gestion d'opérations d'urbanisme, ainsi qu'en coordination et conduite de projets urbains et territoriaux. Informations utiles sur la faculté d’Aix-en-Provence Adresse du campus, numéro de téléphone, lien de l’ENT… Autant d’informations qui vous seront indispensables dans votre quotidien d’étudiant en droit à Aix ! Adresse de l’Université d’Aix-Marseille La faculté de droit et de sciences politiques d’Aix-Marseille est située 3 Avenue Robert Schuman à Aix-en-Provence (13100). Combien y a-t-il de campus à l’université d’Aix-Marseille ? Au sein de l’Université Aix-Marseille, il y a 5 campus :  Le campus d’Aix-en-Provence (auxquels sont rattachés les sites de l'Arbois, Arles, Dignes-les-Bains, Salon-de-Provence, Avignon, Gap et Puyricard) ; Le campus de Marseille centre (duquel dépendent les antennes d’Aubagne et de La Ciotat) ; Le campus de Marseille Étoile (avec les sites de Saint-Jérôme et le technopôle de Château-Gombert) ; Le campus de Marseille-Luminy ; Le campus de Marseille-Timone. Où se garer à la fac de droit d’Aix ? Il existe plusieurs possibilités pour se garer à la fac de droit d’Aix :  Parking Méjanes (800 places - Couvert) à 13 min à pied Parking Rotonde (1800 places - Couvert) à 16 min à pied Parking SNCF (135 places - Couvert) à 6 min à pied Parking relais Krypton (900 places - Couvert) à 20 min à pied Parking relais Malacrida (250 places - Couvert) à 30 min à pied Avenue Winston Churchill (1,60€ pour 2h) à 1min à pied Avenue Jules Ferry (gratuit) à 6 min à pied Vous pourrez probablement trouver d’autres places dans les rues adjacentes ou un peu plus loin, mais au moins, cela vous donne une idée d’où vous pouvez aller !  Numéro de téléphone de l’Université d’Aix-Marseille La faculté de droit et de sciences politiques d’Aix-Marseille est joignable au numéro de téléphone suivant : 04 13 94 99 46. Horaires de l’Université d’Aix-Marseille En principe, à l’exception des cours qui peuvent s’étaler sur de plus longues plages horaires, l’administration de l’Université d’Aix-Marseille est ouverte du lundi au vendredi,  de 9h à 12h et de 13h à 16h. ENT fac de droit Aix L’ENT de la faculté de droit d’Aix-Marseille est disponible ici .

  • 14 façons d’utiliser ChatGPT en faculté de droit

    Avec l’un des de ses enseignants, la Team Pamplemousse a procédé à un test en long, en large et en travers d’un outil révolutionnaire d’intelligence artificielle, ChatGPT ! Problématique de commentaire d'arrêt, plan de dissertation, résolution de cas pratique, trouver des jurisprudences... Découvrez comment ChatGPT peut vous aider à réussir vos études de droit ! 🧨 Sommaire : I. "Eh ChatGPT, comment peux-tu être utilisé par les étudiants en droit ? " II. Peut-il rédiger une fiche d’arrêt ? III. L'IA, capable de résumer une jurisprudence ? IV. L'IA, sait-elle relever la portée juridique d’une décision de justice ? V. L'IA est-elle capable de trouver une problématique ? VI. IA et production des plans de dissertation VII. ChatGPT peut-il résoudre votre cas pratique ? VIII. Peut-il trouver des décisions de justice ? IX. Peut-il faire votre mémoire ? X. Peut-il expliquer une notion juridique en termes simples ? XI. Peut-il reformuler un texte ? XII. Peut-il corriger les fautes ? XIII. Peut-il retrouver un article du Code ? XIV. Peut-il imaginer des sujets de cas pratiques ? XV. Peut-il proposer des problématiques de dissertation ? Selon un sondage effectué courant juillet 2025  ( sondage Pamplemousse Magazine - Instagram , 4 juillet 2025), environ 3 étudiants sur 4 déclarent utiliser ChatGPT dans le cadre de leurs études de droit. I. Eh ChatGPT, comment peux-tu être utilisé par les étudiants en droit ? Sa réponse : Tableau comparatif avec les avantages et inconvénients de chaque outil ! CRITÈRES FICHES DE DROIT PAMPLEMOUSSE FICHES DE DROIT CHATGPT Résumés et explications de textes juridiques complexes Résumés et explications rédigés et certifiés par des enseignants en droit (experts de la matière), pensés pour t’aider à comprendre rapidement et sans erreur les notions essentielles du cours. Fiabilité : 10/10 Un contenu qui peut varier  selon les versions de ChatGPT, et qui n’est  pas toujours parfaitement à jour  sur les évolutions juridiques.  Peut être intéressant pour synthétiser  des arrêts et identifier leur portée, à condition de bien orienter la demande. Fiabilité : 5/10  Préparation aux examens Fiches de révisions (comme les flashcards, ouvrages, vidéos d’ailleurs !), quiz et contenus pédagogiques  conçus par des professeurs pour réviser efficacement, comprendre les notions  clés et se préparer aux examens de droit. Fiabilité : 10/10 Utile pour générer des QCM, questions de cours et exercices à partir de ses propres notes.  Nécessite toutefois une vigilance  face aux erreurs possibles et aux réponses parfois incomplètes ou supprimées (voire aux hallucinations ). Ou simplement parce que le texte de base est erroné.  Fiabilité : 7/10  Aide à la rédaction Méthodologies rédigées par des professeurs , exemples concrets (cas pratiques, plans, introductions types, etc.)  Contenu validé et conforme aux attendus académiques français . Aide structurée pour apprendre à rédiger par soi-même. Encourage  la compréhension, l’analyse et la pratique personnelle. Ne couvre pas tous les sujets en profondeur ; nécessite un travail personnel. Fiabilité : 10/10 Rédaction instantanée  de plans, paragraphes, commentaires, cas pratiques sur demande. Qualité variable  ; peut comporter des erreurs ou approximations juridiques . Fait le travail à ta place , sans forcément expliquer les choix rédactionnels. Risque de dépendance  si utilisé sans recul critique. Peut produire des textes génériques ou  hors sujet si le prompt est mal formulé. Fiabilité : 6,5/10 Recherche juridique Contenu structuré , déjà sélectionné  et vérifié  : gain de temps  mais limité à ce qui est couvert. Fiabilité : 10/10 Permet d’explorer rapidement un sujet, générer des pistes ou synthétiser des textes, mais nécessite de vérifier les sources. Fiabilité : 8/10 Plaidoirie orale Propose des fiches synthétiques utiles pour  structurer un propos  et réviser les points clés . Peut simuler une plaidoirie , générer des arguments ou contre-arguments, mais sans tonalité ni précision juridique fine. Utile comme première base de réflexion. Fiabilité : 7/10 Veille juridique  Pas de mise à jour en temps réel ; contenu figé à la date de publication.  Permet de repérer rapidement des idées ou données à réutiliser.   Fiches pédagogiques, grands arrêts, explications thématiques :  veille passive mais structurée. Peut résumer  ou expliquer  des actualités à partir de sources variées (sites officiels, presse juridique), mais la fiabilité dépend du prompt et des données disponibles .  Risques d’erreurs, de simplification excessive ou de confusion  entre différentes juridictions ou dates. Fiabilité : 8/10 Pour te préparer efficacement à tes examens ! :  🔎 On a alors poussé l’enquête pour tester les capacités de ChatGPT et trouver les meilleures façons d’utiliser ce chatbot quand on est étudiant en droit  ! II. ChatGPT peut-il rédiger une fiche d’arrêt ? On voulait savoir si cette IA était capable de réaliser le premier exercice appris en licence de droit : la  fiche de jurisprudence  (plus couramment appelée la fiche d’arrêt). Alors évidemment, on est allé le mettre à l’essai sur notre arrêt préféré, Morsang-sur-Orge , aka  l’arrêt sur le lancer de nains (ou de petite taille, no offense ).  Notre question : Peux-tu rédiger une fiche de jurisprudence de l'arrêt du Conseil d'État sur le lancer de nain (Arrêt Morsang-sur-Orge de 1995) ? Sa réponse :  Les nouvelles versions de ChatGPT, notamment avec accès aux plugins, API juridiques ou données intégrées par les utilisateurs eux-mêmes, permettent : d’ analyser correctement la structure d’un arrêt  (faits, problème juridique, solution, portée) ; de reconnaître les grands arrêts du droit français , y compris Morsang-sur-Orge, Blanco , Nicolo  ou Société des concerts du conservatoire ; de rédiger des fiches d’arrêt cohérentes et pédagogiques , à condition de bien cadrer la demande (nom de l’arrêt, date, juridiction, type d’exercice attendu). Commentaire de l’enseignant  : La structure proposée est souvent correcte (faits, procédure, problème de droit, solution, portée). En revanche, ChatGPT a tendance à enjoliver ou reformuler au lieu de citer la décision. Il peut inventer des éléments de procédure s’ils ne sont pas explicités, ce qui est problématique. Aussi, construire une fiche d’arrêt est là pour aider l’étudiant à comprendre le syllogisme juridique … Donc la faire par un robot prive l’étudiant de toute la portée pédagogique de l’exercice. Note de fiabilité : 6/10, utile pour poser / déterminer les grandes lignes  au brouillon mais à vérifier et compléter  systématiquement.  Notre question : Peux-tu rechercher  toutes les jurisprudences en droit, même celles moins connues ?  Sa réponse :  Commentaire de l’enseignant : ChatGPT ne donne pas accès à des bases de données de jurisprudence en temps réel (Legifrance, Doctrine, etc.). Il peut fournir des jurisprudences connues ou en inventer s’il ne sait pas. À éviter pour la recherche de décisions précises. Il les trouve lorsqu'il est entraîné , ce qui est le fruit de mois de travail et ce qui demande aussi beaucoup de rigueur dans les prompts . Note de fiabilité : 2/10 III. ChatGPT est-il capable de résumer une jurisprudence ? Il pourrait être très utile aux étudiants que ChatGPT nous résume les faits d’un arrêt par exemple ou nous résume des décisions souvent très longues. On a décidé de copier-coller l’essentiel de la décision de justice de l’ arrêt Perruche  (trouvé chez nos amis de Legifrance, bisous à vous) et ce, sans rien lui demander de plus. Après avoir cliqué sur “entrée”, son retour fut surprenant : ni une ni deux, il nous résume en quelques lignes l’affaire. Pour quiconque a besoin d’y voir clair dans une décision de justice, on a peut-être trouvé un bon moyen de résumer l’affaire ! On a décidé de copier-coller l’essentiel de la décision de justice de l’arrêt Perruche : Sa réponse :  Commentaire de l’enseignant : Le résumé est souvent fluide et synthétique, mais il peut simplifier à l’excès. L’analyse manque parfois de rigueur juridique  et occulte les subtilités de la motivation. Or, lire une jurisprudence , encore une fois, est destiné à saisir les subtilités juridiques  et s’imprégner des nuances. Note de fiabilité : 4/10 IV. ChatGPT sait-il relever la portée juridique d’une décision de justice ? Il pourrait être très utile que ChatGPT nous donne la portée juridique d’une décision de justice. Cela éviterait à tout étudiant de devoir déchiffrer une jurisprudence et lui permettrait de gagner un temps très important. [Même si, on est d’accord, la Team Pamplemousse soutient mordicus - expression désuète, dédicace à toi, boomer qui nous lis - qu’il est extrêmement important que tout étudiant en droit sache déchiffrer une décision de justice]. On a donc posé à cet agent conversationnel la question suivante :  Notre question : Quelle est la portée juridique de l’arrêt Perruche ? Voici la réponse de ChatGPT : Commentaire de l’enseignant :  Lorsqu’il connaît bien l’arrêt, ChatGPT est capable d’en dégager la portée dans ses grandes lignes. Cela peut être utile pour un premier cadrage, à affiner ensuite à la lumière d’un manuel ou d’un article doctrinal . ChatGPT n'est pas un chercheur  il n’a donc pas idée des débats et subtilités juridiques. Note de fiabilité : 6,5/10 V. ChatGPT est-il capable de trouver une problématique juridique ? Pour savoir si cette intelligence artificielle pouvait formuler un problème de droit à partir d’une décision de justice, on a copié-collé la page web du Conseil d’État résumant l’arrêt  du lancer de nain. Commentaire de l’enseignant : Il identifie souvent l’enjeu général mais reste parfois trop large. En affinant le prompt, il peut proposer des problématiques assez pertinentes, en particulier pour les arrêts classiques. Note de fiabilité : 6/10 VI. ChatGPT produit des plans de dissertation ChatGPT serait capable de nous proposer des plans de dissertation. Imaginez le temps gagné et les calvities épargnées. [Alors oui, là aussi ce n’est pas top pour le raisonnement de l’étudiant, mais on vous renvoie au débat : menace ou opportunité ?]. Le test de JurisAsk S’il est bien utilisé, la réponse est OUI ! C’est en tout cas le résultat d’un sondage effectué sur  JurisAsk  dans lequel on apprend que 100 % des étudiants ont trouvé l’outil utile . Son objectif ? Proposer justement des idées de plans de dissertation aux étudiants en droit ! Trop curieux, on a voulu procéder à un mini-test de cette nouvelle plateforme juridique avec le sujet « Le juge administratif et le droit de l’Union européenne ». Se servant de ChatGPT (mais en la personnalisant pour en exploiter le potentiel), cette plateforme nous offre la structure de dissertation suivante  : L’outil offre quelques pistes de réflexion, n'est-ce pas ? Le test de ChatGPT Mais revenons à nos béliers : ChatGPT et les plans de dissertation ! De notre côté, on a fait un test grandeur nature en demandant à l’une des super enseignantes de la Team Pamplemousse de  noter sur 20  le plan donné par ChatGPT.  Notre question à l’outil : Tu es étudiant en licence de droit en France. Pour faire une bonne dissertation sur le sujet "Les pouvoirs du président de la République", peux-tu me proposer un plan de dissertation en 2 parties et 2 sous-parties. Sa réponse : Commentaire de l’enseignant : Le plan est clair ici, il y a des titres qualifiés, il est structuré en 2 parties / 2 sous-parties. Il manque de subtilité ou d’originalité , mais constitue une  bonne base de départ . Il faut retravailler les titres pour éviter les formulations alambiquées ou au contraire plates ou descriptives. Aussi, certains termes manquent de juridique « contraintes circonstancielles » et les titres sont lourds. Néanmoins, les idées se tiennent. Note de fiabilité : 6/10 VII. ChatGPT peut-il résoudre votre cas pratique ? Vous pouvez aussi tenter de demander à ChatGPT de résoudre un cas pratique. Nous lui avons soumis des faits et lui avons demandé de le résoudre  selon la méthodologie du syllogisme , raisonnement déductif et logique appris en faculté de droit (cadeau pour les profanes). Précision concernant nos demandes, on sait qu’il vaut mieux travailler par étape plutôt que de lui faire rédiger tout un exercice d’un coup. Nous allons donc nous centrer sur la qualification juridique  et l’identification des règles de droit  applicables.  Tu es étudiant en droit en France. Voici un cas pratique dont les faits sont les suivants : "Lara et Fabian ont décidé d'envoyer Enora, leur fille, dans un pensionnat privé pour filles pour avoir volé sa tante Monica. Il y a trois jours, Enora a percé les pneus du vélo d'Anne Idalgeau. Mais cette ancienne maire d'une métropole avait besoin de ce vélo pour un entretien chez Pôle emploi très important. Heureusement, elle avait souscrit une assurance pour payer la réparation du vélo" Peux-tu qualifier juridiquement les faits ? Commentaire de l’enseignant : La résolution est très sommaire . Il s’agit d’une base pour déterminer les angles d'approche (mais attention, ils peuvent ne pas être ceux attendus par l’enseignant qui a une idée précise de ce qu’il attend et seuls vous le savez en l’ayant en cours . ChatGPT ne vous y accompagne pas). Néanmoins, l’ensemble ne respecte pas les attentes du syllogisme. C’est simplement un brouillon de réflexion, pas  une résolution. Il repère généralement les qualifications de base, mais il manque de rigueur dans l’articulation juridique . Il ne hiérarchise pas bien les questions. Note de fiabilité : 4/10 Voyons si ChatGPT peut trouver les règles de droit  applicables à ce cas pratique !  Peux-tu identifier les règles de droit en spécifiant les articles applicables à ce cas pratique ? Sa réponse : Commentaire de l’enseignant : Les articles cités semblent les bons (pas de problème de mise à jour, c’est rassurant ). Néanmoins, cela ne suffit pas car souvent ces fondements demandent à être précisés et illustrés par la jurisprudence . Aussi, pour les parents il manque l’alinéa 7 de l'article 1242 du Code civil. Note de fiabilité : 4/10 VIII. ChatGPT peut-il trouver des décisions de justice ? Comme le ferait un juriste ou un avocat sur une base de données jurisprudentielle, on a demandé à l’intelligence artificielle de trouver 5 jurisprudences correspondant à une notion particulière ! Imaginez cette intelligence branchée à une base de données juridique comme Lexis 360 ou Dalloz… (Adobe l’a par exemple intégré à son logiciel Word).   Donne-moi 5 jurisprudences qui me permettent d'élargir le champ d'application de la responsabilité contractuelle Commentaire de l’enseignant : En dehors des deux premières (dates erronées !), les autres semblent inventées et quoi qu’il en soit complètement inintéressantes sur le sujet visé. Pour Bootshop  elle est mal mobilisée : elle porte sur la responsabilité délictuelle invoquée sur un fondement contractuel . ChatGPT ne me volera pas mon travail de si tôt ! Note de fiabilité : 1/10 IX. ChatGPT peut-il faire votre mémoire ? ChatGPT pourrait faire gagner énormément de temps  aux étudiants sur la rédaction de leur mémoire. ⏰ Imaginez bien, il est 23 h 01 et vous devez absolument trouver un sujet de mémoire.    Peux-tu proposer des sujets de mémoire autour de l'évolution de la responsabilité contractuelle ? Commentaire de l’enseignant : Il peut être utile pour formuler des sujets, des hypothèses de travail ou structurer un plan de travail. Il ne remplace ni la recherche bibliographique ni la problématisation approfondie, mais peut défricher un terrain. Autrement dit, non. Note de fiabilité : 2/10 X. ChatGPT peut-il expliquer une notion juridique en termes simples ? ChatGPT peut aider les étudiants en droit à comprendre une notion complexe. Il suffit de lui demander une réponse avec des termes simples . ⏰ Il est 23 h 28, vous révisez votre partiel de droit de la responsabilité civile, vous n’avez pas pu acheter les   Fiches de droit  optimisées de Pamplemousse et vous bloquez sur une notion juridique… Le chatbot vient à votre rescousse !  Question test : Explique-moi la notion de responsabilité extra-contractuelle en termes simples ? Commentaire de l’enseignant : Très bon outil de vulgarisation. L’explication en langage courant ou « niveau 10 ans » est globalement claire, utile pour vérifier sa compréhension. À croiser avec des manuels juridiques. La rigueur n’est pas là mais c’est ce que veut l’exercice de vulgarisation. Note de fiabilité : 8/10° On peut aller plus loin en lui demandant d’expliquer cette notion comme si l’on avait 10 ans ! Et voilà le résultat du test : XI. ChatGPT peut-il reformuler un texte ? À partir d’un texte fourni, ChatGPT peut le reformuler en respectant les directives  que vous lui donnez, par exemple : le ton (soutenu par exemple) la forme (80 mots par exemple) la structure (3 parties et une conclusion par exemple) en complétant par une citation (en citant sa source, bien sûr)  Il est 23h49 désormais, votre cerveau est réduit au néant. Votre texte ne vous plaît pas vraiment, vous trouvez le style lourd, vos phrases sont trop longues…  Essayez donc de demander à l’intelligence artificielle de  reformuler la partie de votre mémoire, de votre thèse, de votre rapport de stage  ! Commentaire de l’enseignant : Excellent outil de reformulation, à condition de lui donner des consignes précises. Il peut alléger le style, rendre un texte plus fluide ou plus soutenu. Très utile pour débloquer une écriture en panne. En revanche, attention toujours à la rigueur juridique . Note de fiabilité : 8,5/10 XII. ChatGPT peut-il corriger les fautes ? ChatGPT est capable de corriger les fautes de français de vos devoirs, vos TD, vos textes juridiques. On a pris un extrait de l’un de nos articles web sur nos  flashcards  (vous savez, cet outil anglo-saxon que Pamplemousse Magazine a importé en France courant 2020 afin d’aider les étudiants à mémoriser de façon ludique leurs cours de droit ?). Et on s’est amusés à y ajouter quelques fautes (il faudrait qu’on le fasse avec cet article !). On a même mis volontairement un double espace. 🎤 Peux-tu corriger ce texte ? Résultat : l’agent conversationnel a  corrigé 100 % des fautes commises.  Fiabilité : 5/5 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Mais attention, nous savons que les correcteurs orthographiques font aussi des fautes et que rien ne remplacera notre cerveau pour l’application de nos bonnes vieilles règles. 🚨 Donc, chers étudiants, restez sur vos gardes. XIII. ChatGPT peut-il retrouver un article du Code ? Et si ChatGPT pouvait nous aider à retrouver le ou les article(s) du Code (civil, pénal…) d’une notion particulière ?  Question : Dans quelle page du Code civil français Dalloz puis-je trouver les articles correspondant au droit à la réparation ? Commentaire de l’enseignant : Plutôt fiable sur les informations proposées bien qu’il ne puisse pas donner les pages. Note de fiabilité : 9/10 Lorsqu’on répète que l’on souhaite seulement les pages :  Après avoir précisé que l'on souhaite précisément  les pages de dalloz 2025 par rapport au droit à réparation :  XIV. ChatGPT peut-il imaginer des sujets de cas pratiques ? Chers chargés de TD et professeurs de droit qui nous lisez, sachez que ChatGPT peut désormais vous aider à créer des cas pratiques incroyables. Commentaire de l’enseignant : Non, ChatGPT ne remplace pas le travail de conception d’un cas pratique. Nous avons des attentes précises, liées aux objectifs de nos cours et au niveau réel des étudiants. Créer un bon cas, c’est penser une difficulté juridique progressive, adaptée, structurée. C’est un exercice intellectuel exigeant, pas une génération automatique de scénario juridique. On lui a demandé de créer les faits d’un cas pratique avec quelques éléments précis. Voici le résultat : Commentaire de l’enseignant : Le sujet n’est pas mal par rapport aux attentes, mais il faut garder à l’esprit que la création d’un sujet dépend de nombreux facteurs qu’il faut intégrer dans le prompt. Note de fiabilité : 7/10 XV. ChatGPT peut-il proposer des problématiques de dissertation juridique ? Question posée : Peux-tu trouver une problématique de dissertation juridique (de droit constitutionnel), formulées sous forme interrogative, sur le sujet de la séparation des pouvoirs ? Sa réponse : Commentaire de l’enseignant : Ici effectivement, il a proposé des problématiques qui pourraient être intéressantes… Si cela colle à ce que l’enseignant a dispensé , le droit c’est de la recherche et donc des approches ce qui influence naturellement les problématiques  dégagées qui sont avant tout un moyen de réfléchir à un sujet . C’est tout l’intérêt des études de droit. Note de fiabilité : 6/10     Question bonus : Que penses-tu des flashcards Pamplemousse Magazine ? ChatGPT est d’une clairvoyance extraordinaire pour orienter les étudiants sur des techniques d’apprentissage 🙂 On lui a demandé s’il utiliserait les  Flashcards Pamplemousse  pour apprendre ses cours de droit !  Tableau comparatif des fiches de Droit Pamplemousse VS les fiches ChatGPT !  CRITÈRES FICHES DE DROIT PAMPLEMOUSSE FICHES DE DROIT CHATGPT Fiabilité du contenu Contenu rédigé par des professeurs , structuré et conforme aux programmes   Variable selon les prompts ; nécessite un esprit critique pour valider l’info. Et fiables que si le contenu donné l’est tout autant ! Méthodologie juridique Reprend la  structure universitaire  (fiches d’arrêts, cours, synthèses) Peut proposer des plans ou des raisonnements , mais parfois approximatifs Personnalisation de l’apprentissage Peu personnalisable (contenu fixe) mais s’appuie sur les neuro-sciences  Fortement personnalisable selon les questions posées Clarté et lisibilité Très synthétique , visuel  et adapté  aux étudiants en droit. 2 versions différentes dans certaines matières : une sans illustrations, une avec. Moins visuel ; dépend du prompt et de la formulation Gain de temps Fiches prêtes à l’emploi,  conçues pour être efficaces à relire Peut être chronophage si les réponses nécessitent une reformulation ou un tri Accessibilité hors-ligne Utilisables sans internet une fois téléchargées ou imprimées Nécessite une connexion Internet Originalité des supports Fiches illustrées, cartes mentales, supports variés. Supports sûrs, testés et approuvés par des milliers d’étudiants. Réponses sous forme de texte uniquement (sauf prompt créatif spécifique) Coût Payant  (mais prix abordable pour les étudiants et justifié par sa conception par des professeurs de droit) Gratuit ou payant  selon la version (GPT-3.5 gratuit, GPT-4 payant) Accompagnement dans le temps Suivi pédagogique  (newsletter, ressources complémentaires) Pas de suivi personnalisé  ni de progression automatique Usage en cas de stress ou panique Permet de relire vite des points clés et se rassurer Peut perdre du temps à reformuler une question mal comprise CONCLUSION ⤵️ Voilà pour le test de ChatGPT les pépins. C'est donc un outil plein de potentiel dans le monde universitaire. Il révolutionne déjà énormément de domaines et viendra forcément changer la façon d'apprendre, de réaliser ses exercices juridiques et peut-être même la manière d'enseigner le droit. On l'a vu, ce test de ChatGPT révèle aujourd'hui pas mal de failles d'un point de vue juridique et du raisonnement. À tel point qu'il serait suicidaire pour un étudiant de se fier à 100% à cette intelligence artificielle. Mais nul doute que ses mises à jour et ses entraînements (sur des milliards de données) sauront l'améliorer et feront gagner à ses utilisateurs, à terme, un temps pécieux. Sur certains aspects, du moins... Mais la Team Pamplemousse préfère laisser le mot de la fin au principal protagoniste...  ChatGPT, es-tu un outil fiable pour être utilisé par un étudiant en droit pour réussir ses études ? Commentaire de l’enseignant : ChatGPT est un bon assistant pour gagner du temps , s’organiser. Il ne remplace ni la doctrine, ni la jurisprudence, ni l’esprit juridique. Son usage doit rester critique, méthodique, et guidé par une réflexion personnelle. Note de fiabilité : 4/10 Karolina Piechowska

  • « J’ai réussi le CRFPA et j’ai majoré le droit pénal » (témoignage)

    Accueil > Orientation > CRFPA & Concours Juridiques Deux échecs en médecine, une réorientation en droit, et quelques années plus tard, une réussite éclatante : Charles décroche le CRFPA et majore l’épreuve de droit pénal avec 18,5/20. Dans cet entretien exclusif pour Pamplemousse Magazine, il raconte son parcours, ses doutes, ses outils pour réussir le CRFPA , sa méthode et ses conseils à tous ceux qui rêvent de devenir avocat. Tout savoir sur Charles 26 ans Bac en 2016 Fac de médecine (deux premières années) Réorienté en droit. Fac à Assas, de la L1 au M2. Pourquoi avoir choisi le droit pénal au CRFPA ? Après un échec en médecine , je me suis réorienté en droit sans trop savoir ce que je voulais faire plus tard. Je venais de rater l’objectif que je m’étais fixé et le seul métier que j’avais en tête, alors je me suis dit : « Je vais faire de l’argent en droit des affaires. » J’ai commencé par beaucoup le droit des sociétés , mais beaucoup moins la suite, en découvrant les procédures collectives et les entreprises en difficultés. Parallèlement, j’ai commencé le droit pénal en deuxième année de licence  et j’ai tout de suite adoré cette matière. C’est en travaillant le droit pénal  et en faisant des stages dans des cabinets d’avocats exerçant en droit pénal  que j’ai changé d’avis. « En découvrant ce qu’était le travail de l’avocat pénaliste, je me suis rendu compte que je préférais défendre des personnes physiques pour qui une condamnation aura des conséquences très importantes sur sa vie future. Je préférais défendre une vraie personne devant moi plutôt qu’une société. » En Master, j’étais convaincu : je voulais devenir avocat en droit pénal. Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans le CRFPA ? Ma passion du droit pénal. J’adorais cette matière et je voulais faire ça plus tard. Je ne voyais pas comment je pouvais exercer en droit pénal et faire ce que je voulais autrement qu’en étant avocat. Je me suis donc inscrit pour passer le CRFPA à la fin du Master 1 . Est-ce qu’il y a eu un moment où tu as failli abandonner ? Pendant la préparation du CRFPA, j’adorais ce que je faisais . Je trouvais que ce que j’apprenais en prépa était passionnant. J’ai donc très bien vécu la préparation  du CRFPA en juillet/août, mais une fois l’été terminé, je ne me voyais pas recommencer pour un été de plus, sous aucun prétexte ! En attendant les résultats, j’ai dit à tout le monde que si je ne l’avais réussi du premier coup, jamais je ne le repasserai . Je pensais qu’après deux échecs en médecine, je ne serais pas capable d’en supporter un troisième. Les résultats de l’admissibilité tombent : j’ai échoué à 0,3 point. « Comme Dupont-Moretti quand il a dit qu’il ne serait jamais garde des Sceaux, j’ai respecté mon engagement en me réinscrivant pour une seconde tentative dès le lendemain des résultats. » Qu’est-ce qui t’a finalement fait tenir jusqu’au bout ? Premièrement, le fait d’avoir raté les écrits de si peu. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester sur un échec, que si j’étais aussi proche de réussir en ne l’ayant travaillé que deux mois pendant l’été après mon M1, je serais capable de le faire en travaillant autant l’été d’après sachant que ce ne serait plus que des révisions, je n’aurais rien de nouveau à apprendre. Deuxièmement, l’envie de faire du droit pénal plus tard  et ma conviction que je ne pouvais faire ce que je voulais qu’en étant avocat. Je n’avais donc pas le choix, je devais réussir. Et enfin, une grosse dose d’égo  : il était hors de question que je m’arrête encore sur un échec. Si tu devais résumer ton état d’esprit au début de la préparation, ce serait quoi ? « Oublie que t’as aucune chance, vas-y fonce. Sur un malentendu, ça peut marcher. » Ta méthode de préparation au CRFPA Comment t’organisais-tu au quotidien (planning, rythme, pauses, sport, etc.) ? J’avais fait un tableau Excel  pour organiser mon emploi du temps pendant tout l’été. J’ai commencé par y mettre les cours de la prépa  et les concours blancs .Puis j’ai ajouté mes périodes de travail personnel , en détaillant à chaque fois quel chapitre je devais travailler. Ainsi, je n’avais pas à réfléchir le matin  pour me demander quelle matière et quel chapitre je devais travailler, et j’étais sûr qu’une fois mon programme terminé, j’aurais révisé 3 ou 4 fois chaque chapitre  : une fois en cours, une fois seul, une fois en concours blanc et une fois à la fin de la prépa avant le début de la semaine d’examen. Mon programme prévoyait en général des plages de travail de 8h30 à 18h30 , sauf quand un cours de prépa était le soir — je le faisais en plus. Cela me laissait le temps, le soir, si besoin, de finir mes objectifs de la journée tout en ayant une soirée au calme sans travailler. En général, j’essayais de travailler deux heures après la note de synthèse  le samedi après-midi, mais il m’est arrivé plusieurs fois d’être trop fatigué après cinq heures d’épreuve et d’avoir besoin de faire une pause. « Ça ne sert à rien de s’acharner à travailler lorsqu’on est trop fatigué. Le seul intérêt est de se donner bonne conscience parce que l’on ne retient rien dans cet état. » Je prenais également le dimanche matin pour traîner dans mon lit  avant de me remettre à travailler le dimanche après-midi. J ’avais pris la prépa à distance  les deux fois où j’ai passé le CRFPA. Ça m’évitait de perdre du temps dans les transports. Ça me correspondait très bien : j’avais exactement les mêmes cours  qu’en allant à la prépa, je faisais les mêmes concours blancs  et j’avais autant que les étudiants en présentiel la possibilité de poser mes questions à un prof par mail ou par téléphone. En plus, à distance, nos copies nous sont rendues dès qu’elles sont corrigées , donc pas besoin d’attendre une semaine complète pour avoir ses notes. Mais pour cela, il faut être capable de passer deux mois dans sa chambre à travailler , et donc de travailler, dormir et souvent de prendre ses repas dans la même pièce. Pour éviter de devenir complètement fou, j’allais marcher tous les jours  autour de chez moi, et je sortais prendre un verre avec des amis le samedi soir  pour me changer les idées. Quelles étaient tes méthodes de révision du CRFPA ? Je suivais les cours de la prépa, et surtout je faisais tous les concours blancs. « Pour moi le seul moyen de réussir c’est les concours blancs. Il faut tous les faire et respecter les délais de la prépa pour avoir ses notes rapidement, nous permettre de suivre la correction avec sa copie. » Je reprenais systématiquement la correction du prof avec ma copie et je préparais mes majeures et mes protocoles en notant chaque condition, chaque point de droit que le prof avait évoqué dans le corrigé. À la fin, j’avais pour chaque thème une liste des conditions à vérifier  que je déroulais ensuite sur ma copie. Si je ne pouvais pas faire un concours blanc à l’heure prévue, je le faisais en avance  pour toujours avoir ma copie corrigée. Mais si c’est un chapitre que l’on connaît par cœur, il faut quand même faire le concours blanc  : ça permet de corriger les petits points perdus sur sa copie. « Au pire, c’est une bonne note assurée qui fait beaucoup de bien au moral (toujours l’égo, mais c’est une très bonne motivation). » As-tu suivi les cours à l’IEJ ? Je n’ai jamais suivi un cours de l’IEJ. Je me suis concentré toute l’année sur mon master puis je me suis plongé à corps perdu dans la préparation du CRFPA à la fin du mois de juin avec le début de la prépa estivale. « Je pense que deux mois sont suffisants pour se préparer, à condition de le faire sérieusement. » As-tu suivi une prépa ? Si oui, comment tu l’as utilisée ? J’étais à Pré-Barreau en distanciel  lors de mes deux passages du CRFPA. « Sincèrement, la meilleure décision que j’ai prise et ce qui m’a permis d’y arriver. » J’ai suivi tous les conseils que les profs nous donnaient. En plus, ils ont une capacité assez impressionnante à motiver les étudiants  et à leur faire garder le moral. Tu t’es préparé sur combien de temps pour le CRFPA ? J'ai préparé le CRFPA à peu près deux mois , le temps de la prépa estivale. Peut-on prendre une semaine de vacances durant l’été du CRFPA ? Je ne pense pas qu'il faut prendre des vacacnes pendant la préparation estivale de l'examen du barreau. C’est compliqué en voyant les photos de vacances de la famille et des amis, mais il faut rester motivé. « Garder son objectif en tête : sur une vie, un été, ce n’est pas grand-chose pour réussir ce qu’on veut. » On a tout le temps de prendre des vacances après l’école d’avocat et le rythme ou le stage final permet aussi de retrouver une vie sociale. Cependant, il n’est pas impossible de s’accorder un week-end de pause  dans l’été, à condition de bien faire ses concours blancs en amont et de suivre son programme le reste de la semaine. « J’ai pris un week-end durant l’été de ma seconde préparation à l’examen. » Comment as-tu réussi à avoir 18,5 en Droit pénal ? J’aime beaucoup la matière, ce qui m’a permis de mieux retenir tous les points importants. J’avais bien préparé mon code  pour distinguer d’un coup d’œil les différentes conditions de chaque infraction. « Il faut bien suivre la méthode de rédaction : élément légal, élément matériel et élément intentionnel. » Si le dernier est souvent oublié, il est toujours aussi important et permet d’avoir tous les points. C’est d’ailleurs l’absence de l’élément intentionnel  dans la dernière infraction à la fin de ma copie, par manque de temps, qui m’a fait perdre les 1,5 points manquants. Quelle était ta stratégie pour réussir l'épreuve de droit pénal ? Pour réussir en Droit pénal au CRFPA, j'ai préparé mon code avec attention  pour identifier chaque condition et les jurisprudences importantes pour avoir des exemples pendant la rédaction. « Développer chaque condition, même rapidement si c’est flagrant, mais montrer que l’on n’a rien oublié. » Et puis ne jamais manquer un concours blanc : toute correction est bonne à prendre. Quelle a été ta stratégie de préparation à la note de synthèse ? Je ne suis pas sûr d’être le mieux placé pour évoquer la note de synthèse. Malgré des notes correctes et en progression tout le long de ma préparation, j’ai magnifiquement brillé au CRFPA en gardant la même note les deux fois : 7,5 ! Plus sérieusement, je pense qu’il faut s’entraîner  mais qu’on est meilleurs sur un type de dossier plutôt qu’un autre, chacun ayant sa manière de réfléchir. « Il faut s’entraîner sur différents thèmes mais surtout sur différentes constructions de dossiers. » J’avais l’habitude de faire des notes de synthèse avec une trentaine de documents, puis le jour du CRFPA il y en avait deux fois moins — des documents plus longs, plus denses, et à utiliser plusieurs fois. Comment gérais-tu ton stress pendant ta préparation ? J’ai passé le CRFPA les deux fois à Assas. Je passais donc l’examen dans les mêmes conditions que mes partiels  depuis la L1, ce qui m’a permis de m’enlever une grande partie de mon stress. J’étais assez stressé lors de ma première tentative, puis je me suis rendu compte de ce que c’était vraiment et de ce qu’on attendait réellement des candidats. « Le premier passage était le meilleur entraînement que je pouvais faire. » Je suis donc arrivé beaucoup plus détendu et sûr de moi  la deuxième fois. Tes erreurs et ce que tu as appris lors du CRFPA Quelles erreurs as-tu faites au début de la préparation ? Chercher à apprendre par cœur sans comprendre le fond. S’il est important de connaître les différentes conditions des infractions, on les retrouve aussi facilement dans le code. « Il est donc beaucoup plus facile de rédiger et d’expliquer sa pensée lorsqu’on a bien compris le mécanisme juridique derrière. » Qu’est-ce que tu referais différemment si c’était à refaire ? En ayant passé deux fois l'examen d'entrée au CRFPA, j’ai eu la chance de pouvoir me poser la question. Les vrais changements que j’ai faits sont liés au fait que j’avais déjà appris le fond une première fois : ce n’était donc que des révisions. « Je perdais moins de temps à faire des fiches de droit que je ne relisais pas forcément, mais je me concentrais sur mes protocoles que je préparais de manière simple et claire pour les relire facilement. » 🗓️ Le jour J Comment se sont passés les écrits ? En passant l’examen à Assas, j’étais dans un environnement que je connaissais par cœur depuis cinq ans. J’étais confiant  grâce à tous les entraînements que j’avais faits en prépa. « Les écrits se sont bien passés. » Quand réviser le grand oral ? La première fois, je voulais commencer à réviser tôt le grand O' mais je n’arrivais pas à me concentrer et j’étais très partagé sur mes chances d’aller aux oraux. « Étonnamment, ça a été un soulagement de ne pas y aller, je ne me sentais pas prêt. » La deuxième fois, j’étais sûr de moi. J’ai donc commencé à réviser les oraux une semaine après la fin des écrits. Je suivais les cours de Pré-Barreau, faisais des fiches courtes sur les droits et libertés fondamentaux et travaillais avec le code de libertés fondamentales et les recueils autorisés. Tu as eu quoi comme sujet au Grand O ? « Peut-on placer en rétention administrative un mineur accompagné de ses parents ? » J’ai réussi à m’en sortir en développant les principes de l’intérêt supérieur de l’enfant  et du droit à la vie privée et familiale. L’exposé ne s’est pas trop mal déroulé, mais l’entretien a été plus difficile  : le jury m’a beaucoup interrogé sur du droit public, ce qui n’est pas du tout ma matière. Une anecdote marquante à partager ? Lors d’un stage chez une avocate qui m’avait fait rêver en entretien en me disant qu’elle ne faisait que du droit pénal et notamment des dossiers criminels. Finalement, je n’ai rien fait pendant mon stage , elle n’était jamais là et m’a dit que je n’y connaissais rien en pénal et que je devrais changer de voie parce que je n’avais aucune chance. « Trois mois après, je majorais l’épreuve de pénal. » Conclusion : ne jamais abandonner , même si quelqu’un vous dénigre. Et ta réaction quand tu as appris que tu étais major du "CRFPA" ? Je l’ai appris assez tard. J’étais étonné d’avoir aussi bien réussi en voyant mes notes et en lisant le commentaire de ma copie. « Je ne pensais pas avoir aussi bien réussi mon épreuve. » Je l’ai découvert plus tard sur le site de Pré-Barreau : j’étais major du CRFPA en droit pénal. Ça m’a permis de calmer mon syndrome de l’imposteur  et de comprendre que mon travail avait payé. Ton message pour les prochains candidats Que dirais-tu à un étudiant qui se sent perdu ou qui pense qu’il n’y arrivera pas ? « C’est normal de ne pas avoir des super notes en prépa, le concours blanc est aussi un moment d’apprentissage. » Il ne faut pas rester bloqué sur les résultats, mais bien se concentrer sur la méthode  et l’application des protocoles. Y a-t-il une phrase, une citation ou un mantra qui t’a porté pendant la prépa ? « Appliquer les protocoles, détailler chaque condition avec une jurisprudence en exemple à chaque fois. » Propos recueillis par Augustin Mercier

  • 30 questions de culture générale : institutions juridiques (QCM corrigés)

    Cours > Culture juridique Alerte au quiz juridique sur les institutions juridiques ! Testez vos connaissances avec ce QCM corrigés et découvrez les institutions juridiques : du Palais de la Cité (Île de la Cité) à la Cour de cassation, du Palais-Royal (Conseil d’État, Conseil constitutionnel) au Palais Bourbon et au Palais du Luxembourg, avec un détour par Strasbourg (CEDH) et Luxembourg (CJUE). On vous a préparé un quiz de 30 QCM. Testez vos connaissances tout de suite en cliquant ci-dessous : 30 questions de culture générale : symboles juridiques & maximes (QCM corrigés) 1) Où siège la Cour de cassation ? Palais de Justice, Île de la Cité (Paris) Palais-Royal (Paris) Batignolles (Paris) Bonne réponse :  Palais de Justice, Île de la Cité (Paris). Pourquoi :  Siège historique de la Cour de cassation, quai de l’Horloge 2) Où siège le Conseil d’État ? Palais-Royal (Paris) Place Vendôme (Paris) Quai d’Orsay (Paris) Bonne réponse :  Palais-Royal (Paris). Pourquoi :  Le Conseil d’État est installé au Palais-Royal depuis le XIXᵉ siècle. 3) Où siège le Conseil constitutionnel ? Palais-Royal (Paris) Palais Bourbon (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) ` Bonne réponse :  Palais-Royal (Paris). Pourquoi :  L’institution est établie au Palais-Royal 4) Où est installé le ministère de la Justice (Chancellerie) ? Place Vendôme (Paris) Place Beauvau (Paris) Hôtel Matignon (Paris) Bonne réponse :  Place Vendôme (Paris). Pourquoi :  Le ministère est hébergé à l’Hôtel de Bourvallais, place Vendôme 5) Quel ensemble architectural parisien réunit Conciergerie, Sainte-Chapelle et Palais de Justice ? Le Palais de la Cité Le Palais-Bourbon Le Palais de l’Élysée Bonne réponse :  Le Palais de la Cité. Pourquoi :  Cœur du pouvoir capétien et haut lieu de justice. 6) Où a siégé le Tribunal révolutionnaire (1793-1794) ? À la Conciergerie (Palais de la Cité, Paris) À Versailles À Fontainebleau Bonne réponse :  À la Conciergerie. Pourquoi :  Juridiction emblématique de la Terreur, siégeant au Palais de la Cité. 7) Où se trouve la Cour européenne des droits de l’homme (organe du Conseil de l’Europe) ? Strasbourg Luxembourg La Haye Bonne réponse :  Strasbourg. Pourquoi :  La CEDH siège à Strasbourg, en France. 8) Où se tient le siège officiel du Parlement européen (sessions plénières ordinaires) ? Strasbourg Bruxelles Francfort Bonne réponse :  Strasbourg. Pourquoi :  Le siège est fixé à Strasbourg par les textes européens. 9) Où siège la Cour des comptes (France) ? Palais Cambon (Paris) Palais-Royal (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) Bonne réponse :  Palais Cambon (Paris). Pourquoi :  Institution supérieure de contrôle des finances publiques. 10) Où est située l’École nationale de la magistrature (ENM) ? Bordeaux Paris – Palais de Justice Dijon Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Siège et campus principal de formation des magistrats. 11) Où est située l’École nationale des greffes (ENG) ? Dijon Rennes Nancy Bonne réponse :  Dijon. Pourquoi :  École de formation des personnels des greffes. `12) Quel monument a longtemps conservé le Trésor des chartes (archives royales) ? La Sainte-Chapelle (Paris) La Sorbonne Le Panthéon Bonne réponse :  La Sainte-Chapelle. Pourquoi :  Les archives royales y furent conservées plusieurs siècles. 13) Dans quel musée parisien est exposée la stèle du Code d’Hammurabi (référence majeure de culture juridique) ? Le Louvre Le Musée d’Orsay Le Quai Branly Bonne réponse :  Le Louvre. Pourquoi :  La célèbre stèle est conservée au département des Antiquités orientales. 14) Quel palais abrite l’Assemblée nationale ? Palais Bourbon (Paris) Palais du Luxembourg (Paris) Palais-Royal (Paris) Bonne réponse :  Palais Bourbon (Paris). Pourquoi :  Siège de la chambre basse du Parlement français. 15) Quel palais abrite le Sénat ? Palais du Luxembourg (Paris) Palais-Royal (Paris) Palais de l’Élysée (Paris) Bonne réponse :  Palais du Luxembourg (Paris). Pourquoi :  Siège de la chambre haute du Parlement français. 16) Comment nomme-t-on la grande galerie centrale de nombreux palais de justice ? Salle des pas perdus Salle du trône Salle des députés Bonne réponse :  Salle des pas perdus. Pourquoi :  Vaste espace d’attente et de circulation devant les salles d’audience. 17) Quelle institution parisienne conserve et expose l’histoire des avocats (collections, pièces d’archives) ? Le Musée du Barreau de Paris Le Musée de l’Armée Le Musée Rodin Bonne réponse :  Le Musée du Barreau de Paris. Pourquoi :  Musée dédié à l’histoire de la profession d’avocat. 18) Comment s’appelle le bâtiment de l’Ordre du barreau de Paris sur l’Île de la Cité (lieu d’événements & services) ? La Maison du Barreau La Maison des Notaires La Maison des Sciences Bonne réponse :  La Maison du Barreau. Pourquoi :  Lieu emblématique du barreau de Paris, sur l’Île de la Cité. 19) Quelle grande bibliothèque universitaire parisienne est spécialisée en droit et sciences économiques ? Bibliothèque Cujas Bibliothèque Sainte-Geneviève BnF – François-Mitterrand Bonne réponse :  Bibliothèque Cujas. Pourquoi :  Référence universitaire française en documentation juridique 20) Quel surnom porte le palais de justice historique de Lyon, en façade sur la Saône ? Le Palais des 24 colonnes Le Palais des 100 fenêtres Le Palais des 12 arches Bonne réponse :  Le Palais des 24 colonnes Pourquoi :  Surnom lié à son remarquable péristyle néo-classique. 21) Quel palais de justice contemporain français est célèbre pour ses grandes « coques »/cônes en bois ? Bordeaux Nice Amiens Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Œuvre emblématique de Rogers Stirk Harbour + Partners. 22) Dans quel quartier se situe le nouveau Tribunal judiciaire de Paris (TJP) conçu par Renzo Piano ? Batignolles La Défense Bercy Bonne réponse :  Batignolles. Pourquoi :  Tour judiciaire signée RPBW au nord-ouest de Paris. 23) Quel est le terme traditionnel synonyme du ministère de la Justice en France ? La Chancellerie La Surintendance La Légation Bonne réponse :  La Chancellerie. Pourquoi :  Héritage du Garde des Sceaux, dépositaire des sceaux de l’État. 24) Qui conserve traditionnellement le Grand Sceau de la République (utilisé pour sceller certains actes) ? Le Garde des Sceaux (ministère de la Justice) La Banque de France Le Conseil constitutionnel Bonne réponse :  Le Garde des Sceaux. Pourquoi :  Attribution historique de la Chancellerie ; réalisation par la Monnaie de Paris 25) Dans quelle ville se trouve le Palais du Parlement de Bretagne (ancien parlement d’Ancien Régime) ? Rennes Nantes Vannes Bonne réponse :  Rennes. Pourquoi :  Siège du parlement provincial, aujourd’hui cour d’appel. 26) Où siégeait le Parlement de Normandie sous l’Ancien Régime ? Rouen Caen Dieppe Bonne réponse :  Rouen. Pourquoi :  Parlement provincial établi à Rouen. 27) Où siégeait le Parlement de Provence ? Aix-en-Provence Marseille Arles Bonne réponse :  Aix-en-Provence. Pourquoi :  Parlement provincial créé au XVe siècle 28) Où siégeait le Parlement du Dauphiné ? Grenoble Valence Gap Bonne réponse :  Grenoble. Pourquoi :  Parlement installé place Saint-André (palais du Parlement du Dauphiné) 29) Où siégeait le Parlement de Guyenne (dit Parlement de Bordeaux) ? Bordeaux Bayonne Périgueux Bonne réponse :  Bordeaux. Pourquoi :  Parlement provincial couvrant la Guyenne. 30) Où siégeait le Parlement de Flandre après 1668 ? Douai Lille Arras Bonne réponse :  Douai. Pourquoi :  Parlement créé par Louis XIV pour les territoires rattachés

  • Écoles privées de droit en France : le Guide ultime

    Orientation Vous envisagez d’intégrer une école privée de droit mais vous vous posez plein de questions ? Coût, reconnaissance des diplômes, débouchés, admission, différences avec les facultés… Découvrez notre guide complet sur les écoles privées de droit en France. Comparatif des établissements, témoignages d’étudiants, avantages et inconvénients : tout ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix et réussir votre parcours juridique ! SOMMAIRE : Pourquoi s'intéresser aux écoles privées ? Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? La liste complète des écoles privées de droit Les avantages et inconvénients Combien coûte une école privée de droit ? Débouchés et reconnaissance des diplômes Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Comment bien choisir son école privée de droit ? Conclusion et conseils pour la rentrée 1. Pourquoi s’intéresser aux écoles privées de droit ? Lorsqu’il s’agit d’étudier le droit en France, la majorité des étudiants choisissent une université publique . "C'est la voie royale pour faire un métier du droit, sans se fermer des portes" nous confirme Camille, enseignante dans une faculté de droit parisienne. Pourtant, et vous avez dû le voir sur ce Comparateur des écoles de droit , ces dernières années ont vu arriver sur le marché de la formation diplômante des écoles offrant des formations plus professionnalisantes, avec des effectifs réduits et un meilleur accompagnement vers le monde du travail. NB : certains étudiants cherchant l'excellence choisissent de rejoindre une prépa D1 après le bac (voir toute la partie Orientation ici ). Mais alors, qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Comment se différencient-elles des universités publiques ? Quels sont leurs avantages, leurs limites et leurs débouchés  ? C'est à partir de notre expertise dans le monde du droit et après avoir parlé à des dizaines d'étudiants et d'enseignants et professionnels du secteur que nous avons pu développer ce guide le plus complet  sur les écoles privées de droit en France. Comparatif, coût, reconnaissance des diplômes, témoignages, débouchés : tout y est  pour vous aider à choisir la meilleure formation selon votre projet. 2. Qu’est-ce qu’une école privée de droit ? Une école privée de droit  est un établissement d’enseignement supérieur qui propose des formations juridiques hors université publique . Ces écoles peuvent être indépendantes  ou rattachées à une institution catholique ou commerciale. Elles offrent des formations diplômantes , généralement en Bac+3 (Bachelor) ou Bac+5 (Master, Mastère spécialisé) , et mettent l’accent sur l’accompagnement des étudiants, l’insertion professionnelle et l’innovation pédagogique . Contrairement aux universités publiques, ces écoles sont payantes , avec des frais de scolarité qui varient entre 5 000 € et 15 000 € par an  selon l’établissement et le diplôme. 🧐 Quels sont les différents types d’écoles privées de droit ? À côté de l'Université (publique), il existe donc trois grandes catégories d’écoles privées de droit en France : 1️⃣ Les instituts de droit catholiques   (ex : UCLy, UCO, ICP, ICR, ICES) Ces établissements sont rattachés à des universités avec lesquelles ils signent un contrat Malgré leur nom, ils restent ouverts à tous , sans obligation religieuse. Ce sont des établissements à but non lucratifs , contrôlés par l’État (l’État verse une subvention aux établissements supérieurs catholique, environ 6 % de leur budget ; le reste provenant d’un autofinancement + apports financiers que l’établissement s’engage à réinvestir dans son modèle éducatif). Ils proposent un enseignement juridique proche de celui des universités publiques , avec des effectifs plus réduits et un suivi personnalisé . Les diplômes délivrés sont souvent reconnus par l’État (Grade de Licence, Master, Doctorat) Ils bénéficient du label Établissement d'Enseignement Supérieur Privé d'Intérêt Général (EESPIG). 2️⃣ Les écoles spécialisées en droit  (ex : ISD, HEAD, ESMD, ELIJE) Leur arrivée dans le paysage est plus récent, la dernière datant de 2022. Ce sont des écoles entièrement dédiées au droit , qui proposent des formations juridiques professionnalisantes et plus pratiques Elles offrent des programmes variés : droit des affaires, droit du numérique, droit international , etc. sous le format du bachelor, du mastère. Elles ont un but lucratif et peuvent être soutenus par des fonds d'investissement ou faire partie de groupes d'écoles (ELIJE fait partie du groupe Galileo) L’accent est mis sur les stages, l’alternance et les partenariats avec des entreprises . Le côté international peut être mis en avant Certaines proposent des diplômes certifiés RNCP , mais ne délivrent pas toujours le Grade de Licence ou de Master reconnu par l’État . Attention donc si vous voulez faire certains concours juridiques ou professions réglementées. Nous avons regroupé dans ce tableau les écoles privées de droit et les instituts catholiques : 3️⃣ Les écoles de commerce proposant des formations en droit Ces écoles ne sont pas exclusivement juridiques , mais proposent des doubles diplômes ou des spécialisations en droit des affaires, en fiscalité, en compliance . Elles permettent d’acquérir une double compétence droit/business , prisée par les recruteurs. Les diplômés se destinent souvent à des carrières en entreprise, en cabinet de conseil ou en direction juridique . Quelques exemples d'écoles : HEC Paris, EM Lyon, ESCP BS, ESSEC, Audencia, ESAM 👉 En résumé : faut-il choisir une école privée ou une université publique ? Si vous recherchez : ✔️ Un encadrement personnalisé et des petits effectifs  → École privée ou institut catholique ✔️ Une formation professionnalisante avec des stages et de l’alternance  → École privée ✔️ Un parcours académique classique pour passer des concours comme le CRFPA ou l’ENM ou accéder à certaines professions réglementées  → Université publique (parmi cette liste ) ✔️ Une double compétence en droit et en business  → fac puis école privée (visez une grande école type HEC, ESCP BS, EM Lyon ou ESSEC), ou école de commerce avec spécialisation en droit. 3. La liste complète des écoles privées de droit en France Si vous envisagez d’étudier le droit en dehors des universités publiques, vous avez l’embarras du choix ! Entre écoles spécialisées, facultés catholiques et grandes écoles de commerce , le paysage des formations privées est vaste et diversifié. Voici la liste complète  des écoles privées de droit en France, avec un aperçu de leurs spécificités. Les écoles spécialisées en droit Ces établissements sont entièrement dédiés au droit  et proposent des formations professionnalisantes adaptées au marché du travail. 🔹 Institut Supérieur du Droit (ISD) Atouts  : Approche professionnalisante, cours en petits effectifs, stages et alternance. Diplômes proposés  : Bachelor (Bac+3), Mastère (Bac+5), diplômes certifiés RNCP. Débouchés  : Juriste d’entreprise, compliance, droit des affaires. Promotion de l'ISD 🔹 HEAD (Hautes Études Appliquées au Droit) Campus de HEAD dans Paris Atouts  : Formation en alternance, enseignement assuré par des professionnels du droit. Diplômes proposés  : Mastère en droit des affaires, propriété intellectuelle, droit du numérique. Débouchés  : Avocat d’affaires, fiscaliste, juriste spécialisé en numérique. 🔹 ELIJE (École de Droit et d’Intelligence Juridique) Campus d'Elije à Toulouse Atouts  : Focus sur les nouvelles technologies, intelligence juridique et droit du numérique. Diplômes proposés  : Bachelor en droit, Master en Business & Droit. Débouchés  : Juriste en LegalTech, consultant en régulation IA. 🔹 ESMD (École Supérieure des Métiers du Droit) Campus de l'ESMD à Paris Atouts  : Formation professionnalisante, forte intégration des besoins des entreprises. Diplômes proposés  : Bachelor en droit, Mastère en droit du travail, compliance et RSE. Débouchés  : Responsable juridique en entreprise, compliance officer. Les facultés de droit catholiques   (Ex : FACO, UCLy, ICP, ICES…) Ces établissements offrent une formation académique proche de celle des universités publiques , avec un suivi personnalisé et une forte dimension éthique. 🔹 FACO Atouts  : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés  : droit des affaires, du droit international et du droit public. 🔹 Université Catholique de Lyon (UCLy) Atouts  : Programme classique de Licence et Master en droit, partenariats avec des universités étrangères. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit des affaires ou droit international. Débouchés  : Avocat, magistrat, juriste en ONG. 🔹 Université Catholique de Lille – Faculté Libre de Droit Atouts  : Approche multidisciplinaire, cours en petits effectifs, mobilité internationale. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit et gestion des entreprises. Débouchés  : Juriste d’entreprise, fiscaliste, magistrat. Photo du campus de la Faculté Libre de Droit 🔹 ICES (Institut Catholique de Vendée) Atouts  : Formation en droit axée sur la culture générale et l’ouverture internationale. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés  : Avocat, notaire, consultant en droit européen. 🔹 UCO (Institut Catholique de l'Ouest) Atouts  : 150 ans d'existence, plan visant à promouvoir la sobriété énergétique. Diplômes proposés  : Licence en droit, Master en droit privé et droit public. Débouchés  : Avocat, notaire, sciences politiques, droit privé. Les écoles de commerce avec des formations en droit   (Ex : HEC, ESSEC, Audencia…) Certaines grandes écoles de commerce proposent des doubles diplômes ou des spécialités juridiques, idéales pour une carrière à l’interface entre droit et business . En voici quelques-unes (le reste sur le Comparateur des écoles ). 🔹 HEC Paris Atouts  : Programme Grande École avec spécialisation en droit des affaires, partenariat avec Sciences Po et Paris 2 Panthéon-Assas. Débouchés  : Juriste d’affaires, avocat en fusion-acquisition, direction juridique. 🔹 ESSEC Business School Atouts  : Mastère spécialisé en droit des affaires internationales et management. Débouchés  : Consultant juridique en cabinet, direction fiscale d’entreprise. 🔹 Audencia Business School Atouts  : Double compétence droit et finance, nombreux partenariats internationaux. Débouchés  : Juriste bancaire, compliance officer, fiscaliste. Les écoles de droit à Paris Voici la liste des écoles de droit situées à Paris : La FACO ESMD ISD ELIJE ESAM 💡 Bon à savoir : Quelle école choisir selon son projet ? ✔ Vous voulez devenir avocat ou magistrat ?  → Optez pour une université publique ou une faculté catholique avec des diplômes reconnus par l’État. ✔ Vous souhaitez travailler en entreprise ou en LegalTech ?  → Une école spécialisée comme ISD ou ELIJE est idéale. ✔ Vous visez un poste de juriste en finance ou en fiscalité ?  → Un double diplôme en école de commerce sera un vrai atout. 4. Les avantages et inconvénients des écoles privées de droit Nous vous avons placé dans un tableau un petit récapitulatif des avantages et inconvénients à faire une école privée, avec certains points de vigilance. 5. Combien coûte une école privée de droit ? L’un des principaux critères à prendre en compte avant d’intégrer une école privée de droit est le coût des études . Contrairement aux universités publiques où les frais sont modérés (environ 170 € par an en Licence ), les écoles privées pratiquent des tarifs bien plus élevés, qui peuvent varier selon l’établissement, le programme et les options choisies. Quels sont les frais de scolarité dans une école privée de droit ? Voici un comparatif des coûts moyens selon les catégories d’écoles : Type d'école Frais annuels estimés Diplômes délivrés Écoles spécialisées en droit  (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) 6 000 € à 12 000 € Bachelor, Mastère, titres RNCP Facultés catholiques  (UCLy, ICP, ICES) 2 000 € à 8 000 € Licence, Master reconnus par l’État Écoles de commerce avec filière droit  (HEC, ESSEC, Audencia) 10 000 € à 15 000 € Double diplôme, MSc en droit des affaires Comment financer ses études dans une école privée de droit ? Si vous ajoutez au coût d'inscription dans votre école de droit le prix du Code civil, de quelques manuels, et d'un dictionnaire jurdiique, il vous faudra peut-être trouver un moyen de financer tout cela. Heureusement, même si ces formations ont un coût plutôt xélevé, plusieurs solutions existent pour réduire la charge financière  et éviter que le budget soit un frein à votre projet. 1️⃣ Les bourses et aides financières Certaines écoles privées permettent d’accéder aux bourses du CROUS , notamment les facultés catholiques rattachées à une université. D’autres écoles proposent des bourses internes basées sur l’excellence académique  ou les revenus des parents. 2️⃣ L’alternance : une option idéale pour financer ses études De nombreuses écoles privées offrent la possibilité d’effectuer ses années en alternance , dès la Licence ou en Master. L’avantage ? L’entreprise prend en charge une partie ou la totalité des frais de scolarité  et l’étudiant perçoit un salaire mensuel . Les filières en compliance, droit des affaires et droit du numérique  sont particulièrement adaptées à l’alternance. 3️⃣ Les prêts étudiants et solutions bancaires Prêts étudiants à taux préférentiels  proposés par certaines banques partenaires des écoles. Possibilité de remboursement différé après l’obtention du diplôme. Financement partiel ou total selon la situation de l’étudiant. 6. Débouchés et reconnaissance des diplômes des écoles privées de droit Lorsque l’on choisit une école privée de droit, la reconnaissance des diplômes est un critère clé que vous devez absolument prendre en compte . En effet, toutes les formations ne permettent pas d’accéder aux mêmes professions. Diplôme reconnu ou non : comment s’y retrouver ? En France, un diplôme universitaire (Licence, Master, Doctorat) est reconnu par l’État  lorsqu’il est délivré par un établissement ayant reçu l’habilitation du ministère de l’Enseignement Supérieur . Dans les écoles privées, plusieurs types de diplômes existent : Type de diplôme Reconnaissance Exemples d’écoles Débouchés possibles Grade de Licence ou Master Diplôme d’État reconnu UCLy, ICP, ICES Avocat, magistrat, notaire Diplôme RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) Reconnu sur le marché du travail ISD, ESMD, HEAD, ELIJE Juriste d’entreprise, compliance, droit du numérique Bachelor ou Mastère non reconnu par l’État Dépend de la notoriété de l’école Certaines écoles privées Consulting juridique, LegalTech, direction juridique Quels débouchés après une école privée de droit ? Les débouchés varient en fonction du diplôme obtenu et du réseau de l’école. Voici les principales carrières accessibles après une école privée de droit  : 🔹 Avocat, magistrat, notaire Possible après une faculté catholique  délivrant un diplôme reconnu (Licence + Master), avec passage du CRFPA ou de l’ENM. Exemple d’écoles  : FACO, UCLy, ICP, ICES, FLD de Lille 🔹 Juriste d’entreprise ou juriste spécialisé Accessible après un Mastère RNCP ou un diplôme spécialisé en droit des affaires, fiscalité, compliance . Exemple d’écoles  : ISD, ESMD, HEAD, ELIJE. 🔹 Compliance officer, fiscaliste, expert en LegalTech Très recherché dans les entreprises et start-ups. Parfait pour les étudiants ayant suivi une spécialisation en droit du numérique ou en intelligence juridique . 🔹 Consultant en droit, auditeur, risk manager Carrières accessibles après un double diplôme en école de commerce . Exemple d’écoles  : HEC, ESSEC, Audencia. 7. Comparatif : Écoles privées vs Universités publiques – avantages et inconvénients Allez jeter un oeil à ce comparateur détaillé des écoles de droit . Mais avant, nous vous faisons un petit tableau récapitulatif si vous hésitez encore entre une école privée et une université publique. Critères Écoles privées de droit Universités publiques Encadrement Cours en petits effectifs, suivi personnalisé Classes de 200 à 500 étudiants en Licence Coût 5 000 à 15 000 € par an 170 € en Licence, 243 € en Master Stages et alternance Très présents dans les formations Présents mais pas toujours obligatoires Reconnaissance des diplômes Certaines écoles délivrent des diplômes reconnus, d’autres non Diplômes d’État (Licence, Master, Doctorat) Accès aux professions réglementées (avocat, magistrat, notaire) Possible dans certaines écoles (UCLy, ICES, ICP) mais pas toutes Oui, avec Master et CRFPA/ENM Approche pédagogique Plus professionnalisante, axée sur la pratique Approche académique et théorique Quand privilégier une école privée ou une université ? La grande majorité des étudiants choisissent la voie royale qu'est l'Université. Aujourd'hui, les professionnels et recruteurs privilégient les étudiants diplômés d'Université. Néanmoins, faire une école privée peut avoir plusieurs avantages, dépendant votre objectif. Nous vous avons listé tout cela. ✔️ Choisissez une école privée si vous recherchez  : Un suivi personnalisé et des petits effectifs. Une insertion professionnelle rapide (stages, alternance). Une spécialisation en droit des affaires, compliance, droit du numérique. ✔️ Optez pour une université publique si vous voulez  : Un diplôme reconnu sans vous soucier de la reconnaissance par l’État. Poursuivre vers des carrières réglementées (avocat, magistrat, notaire). Un coût faible et des possibilités de bourses CROUS.  Comment s’inscrire dans une école privée de droit ? Dates clés et conseils pratiques L’inscription dans une école privée de droit suit un processus différent  de celui des universités publiques. Si vous envisagez d’intégrer une école spécialisée, une faculté catholique ou une école de commerce avec une filière juridique, voici tout ce qu’il faut savoir sur les démarches, les dates clés et les erreurs à éviter . Sur Parcoursup ou hors Parcoursup ? Contrairement aux universités publiques, la majorité des écoles privées de droit ne passent pas par Parcoursup . Voici les différences : Type d’école Inscription sur Parcoursup ? Procédure d’admission Facultés catholiques  (UCLy, ICP, ICES, UCO…) ✅ Oui Dossier + notes de Terminale Écoles spécialisées en droit  (ISD, HEAD, ELIJE, ESMD) ❌ Non Dossier + entretien de motivation Écoles de commerce avec filière droit  (HEC, ESSEC, Audencia, ESAM, etc.) ❌ Non Concours (TAGE MAGE, SESAME…) + dossier Les grandes étapes de l'inscription en école privée de droit 🔹 1. Recherche et choix de l’école (Octobre – Février) Comparez les programmes, les diplômes et les débouchés  de chaque établissement. Participez aux journées portes ouvertes et aux salons étudiants . 🔹 2. Dépôt du dossier de candidature (Janvier – Mai) Dossier scolaire  (notes du Bac et de Première/Terminale). Lettre de motivation  expliquant votre projet professionnel. Éventuellement un CV , notamment pour les formations en alternance. 🔹 3. Passage des entretiens (Mars – Juin) Les écoles spécialisées organisent souvent des entretiens individuels  pour évaluer la motivation des candidats. Exemple de question en entretien  : Pourquoi souhaitez-vous intégrer notre école et pas une université publique ? 🔹 4. Réception des réponses et confirmation d’inscription (Mai – Juillet) Une fois accepté, vous devez généralement verser des frais de réservation  pour confirmer votre place. Les erreurs à éviter lors de l’inscription ❌ Attendre la fin de Parcoursup pour postuler  : Les écoles privées ont souvent leurs propres calendriers d’admission et peuvent clôturer les inscriptions dès le printemps. ❌ Ne pas vérifier la reconnaissance du diplôme  : Certaines formations ne permettent pas d’accéder aux professions réglementées. ❌ Sous-estimer le coût des études  : Pensez à anticiper les frais de scolarité et chercher des financements (alternance, bourses, prêts étudiants). 8. Comment bien choisir son école privée de droit ? Critères essentiels Avec autant d’options disponibles, choisir la bonne école privée de droit  peut vite devenir un casse-tête. Voici les critères à évaluer avant de vous engager . La reconnaissance du diplôme : État, RNCP ou pas ? Le premier point à vérifier est si le diplôme délivré est reconnu  et s’il permet la poursuite d’études . Type de diplôme Reconnaissance Poursuite d’études Grade de Licence/Master ✅ Oui, diplôme d’État Master universitaire, CRFPA RNCP (titre certifié) ✅ Oui, reconnu sur le marché du travail Master dans certaines écoles Bachelor/Mastère non reconnu ❌ Dépend de l’école Peu de passerelles vers les concours publics La qualité de l’enseignement et des intervenants Une bonne école se distingue par : ✔️ Des professeurs expérimentés , souvent avocats ou juristes en activité. ✔️ Un enseignement qui mélange théorie et pratique  (stages, alternance). ✔️ Une approche moderne intégrant LegalTech, compliance et droit du numérique . Les débouchés et le réseau d’anciens élèves Avant de choisir une école, renseignez-vous sur : Le taux d’insertion professionnelle  (combien d’étudiants trouvent un emploi après le diplôme ?). Les stages et l’alternance proposés . Le réseau d’anciens élèves  (certains Alumni peuvent faciliter l’embauche). Attention, plus l'école est récente, moins son réseau est important. Nous vous conseillons de discuter avec les anciens via LinkedIn ou lors des journées portes ouvertes des écoles. Le coût et les possibilités de financement Un bon établissement doit proposer des aides financières, des solutions d’alternance et des partenariats bancaires . ✔️ L’alternance est souvent le meilleur moyen de financer ses études. ✔️ Certaines écoles offrent des bourses internes  pour les étudiants méritants. Conclusion et conseils pour bien préparer son entrée en école privée de droit Choisir une école privée de droit est une décision importante  qui aura un impact sur votre avenir académique et professionnel. Que vous visiez une carrière en entreprise, dans la LegalTech, en compliance ou que vous souhaitiez devenir avocat ou magistrat , il est essentiel de prendre le temps d’analyser toutes les options . Voici un récapitulatif des points clés  à retenir avant de vous engager dans une formation privée en droit. 📌 Les 5 questions à se poser avant de choisir son école privée de droit ✔️ 1. Mon diplôme sera-t-il reconnu par l’État ou par les employeurs ? Vérifiez si l’école délivre un Grade de Licence ou Master, un diplôme RNCP ou un simple Bachelor/Mastère non reconnu . Objectif avocature ou magistrature ?  → Privilégiez les instituts catholiques  qui offrent des diplômes d’État. Objectif entreprise ou startup LegalTech ?  → Une école privée comme HEAD, ELIJE ou l’ISD  peut être un bon choix. ✔️ 2. Quel est le coût total de la formation et quelles sont les solutions de financement ? Budget à prévoir :  entre 2 000 € et 15 000 € par an , selon l’école et le diplôme. Possibilités d’alternance ?  → Un critère clé pour financer ses études  et acquérir de l’expérience. ✔️ 3. Quels sont les débouchés et l’insertion professionnelle des anciens élèves ? Consultez les statistiques d’insertion à 6 mois et 1 an après la diplomation . Vérifiez si l’école a un réseau d’anciens élèves actifs et des partenariats avec des entreprises . ✔️ 4. Quelle est la pédagogie et qui sont les enseignants ? Une formation professionnalisante avec des intervenants issus du monde du droit  est souvent un atout. Les cours sont-ils interactifs, avec des cas pratiques et du tutorat ? ✔️ 5. Quelle est ma stratégie à long terme ? Si vous voulez intégrer un Master universitaire ou passer un concours , assurez-vous que le diplôme permet une poursuite d’études . Si votre objectif est d’entrer rapidement sur le marché du travail, un Mastère spécialisé ou un RNCP peut suffire . Les conseils de la Team Pamplemousse pour réussir en école privée de droit Nous avons eu la chance d'avoir dans l'équipe des étudiants en droit pour nous aider à faire quelques vidéos pour les réseaux sociaux. Parmi eux, Nissrine étudiante à Lyon 2 puis à l'ISD, nous donne ses conseils : 1️⃣ Ne sous-estimez pas la charge de travail Le droit est une matière exigeante, même en école privée. Comme à la fac, anticipez la lecture des cours et révisez régulièrement pour ne pas être débordé. 2️⃣ Profitez des opportunités de networking Participez aux conférences et événements juridiques  organisés par votre école. Il y en a trop peu en université, cela mérite donc de s'y arrêter en école. Connectez-vous avec les anciens élèves et les professionnels intervenants . 3️⃣ Tirez parti de l’alternance ou des stages Une expérience en entreprise fait souvent la différence sur le CV . Privilégiez des stages en cabinet, en entreprise ou dans des start-ups LegalTech  pour élargir vos compétences. 4️⃣ Développez vos soft skills et votre esprit critique Un bon juriste ne se limite pas à la théorie : apprenez à argumenter, à rédiger et à analyser des situations complexes . Soyez curieux et ne vous contentez pas des cours  : lisez l’actualité juridique, suivez des podcasts spécialisés, assistez à des procès.

  • [BRUITS DE COULOIR] "J’ai découvert ma vocation chez Debuisson"

    Orientation > Métiers juridiques > Bruits de couloir Peut-on trouver sa vocation d’avocate dès la L1, après avoir douté de tout ? C’est ce qui est arrivé à Ninon. À 26 ans, en reconversion après six années dans les sciences, elle décroche un stage au sein du cabinet d'avocats Debuisson, reconnu pour son engagement en droit pénal. Elle y découvre bien plus qu’un métier : un sens, une place, une légitimité. Dans ce témoignage brut et inspirant, elle raconte comment ce stage a transformé sa vision du droit – et de sa propre valeur. Sommaire : I. Une vocation tardive, mais dévorante II. L'appel du cabinet III. Pas une stagiaire comme les autres IV. Une confiance inestimable V. Ne pas douter, peu importe son niveau d'études VI. Oser postuler dans les cabinets VII. Le mot de la fin "Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un  prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé." I/ Une vocation d'avocat tardive, mais dévorante Je m'appelle Ninon Martin, j'ai 26 ans et je suis étudiante en droit actuellement en L2 à distance à l'université de Rouen, que je redouble. J'ai un parcours assez atypique  Avant d'embrasser le droit, j'ai passé six années dans les sciences, avec une obsession récurrente : devenir avocate . Pourtant, j'ai tout fait pour m'en dissuader. J'ai lu les pires témoignages, les statistiques les plus alarmantes sur la difficulté du métier, la charge mentale, le stress. J'ai voulu me dégoûter du droit. Mais l'envie était plus forte. Mon premier semestre a été laborieux, j’ai eu beaucoup de mal à passer des sciences au droit, j’étais perdue . J’ai alors passé mon premier semestre de L1 à me remettre en question, à ne pas travailler les cours. J’ai commencé à étudier seulement 3 semaines avant les examens, puisque comme je suis en distanciel, seules les notes des examens finaux comptent, nous n’avons pas de TD obligatoires à rendre, pas de galops d’essai… J’ai été très surprise d’apprendre que j’avais quand même validé mon semestre.  J’ai eu un déclic, je me suis dit que finalement, j’avais peut être ma place dans cette filière. J’ai donc fait beaucoup plus d’efforts au deuxième semestre.  Cependant, tout ce que j’avais lu de négatif sur le métier d’avocat finissaient par ressurgir, et j’ai de nouveau douté de ma place en droit.  II/ L'appel du cabinet d'avocats Un matin, j'ai décidé d' envoyer des candidatures spontanées à plusieurs cabinets d’avocats à Toulouse, spécialisés en droit pénal, pour décrocher un stage en droit pénal. En m’intéressant aux spécificités de chacun, je l'ai fait par email, vraiment « au culot ».  Je ne m'attendais à rien, surtout pas en L1. Et sachant la difficulté qu’est de trouver un stage.  Quinze minutes plus tard, le cabinet Debuisson m'appelait. Mon profil scientifique l’a intéressé, et je suis allée à sa rencontre 2-3 jours plus tard, très stressée par l’entretien qui m’attendait. Ce cabinet d'avocats est reconnu, notamment pour sa participation à l'affaire du sang contaminé. J’ai été accueillie avec une bienveillance rare par son incroyable collaboratrice Maître Clara GORMAND, avec qui j’ai échangé non pas sur des questions auxquelles on peut s’attendre pour un entretien, mais plutôt sur des « généralités », sur mon parcours, et après quelques minutes seulement, elle m’a demandé quand je souhaitais commencer le stage.  Mais ce qui m'a séduite, c'est aussi son double visage : aux côtés de l'activité pénale et civile, ils ont fondé Sana Juris , un cabinet dédié à la défense et à l'indemnisation des victimes d'agression, d'erreurs médicales ou d'accidents. Cela m’a énormément attiré car je trouve la cause extrêmement importante et « belle », mais aussi parce que j’ai moi même été victime de telles choses sans avoir pu obtenir justice.  III/ Pas une stagiaire comme les autres Mes attentes, au début, étaient de voir ce qu’il en était vraiment du quotidien d’un avocat. Je voulais voir si les tonnes d’informations négatives que j’avais lu étaient vraies, et dans le cas d’une réponse positive, voir si cela freinerait mon envie d’exercer cette profession. Je ne voulais pas perdre plus de temps dans mes études, donc après ma réorientation et un premier semestre très compliqué, je voulais être certaine de mon choix et de mon envie qui brûlait en moi depuis des années d’exercer ce métier.  Je pensais que je n’allais être qu’une stagiaire en observation, je m’imaginais faire des photocopies ou des cafés, rien de plus.  Mais j'ai été propulsée au cœur de l'action. Dès le départ, on m'a confié des tâches sensibles : recherches, rédaction, constitution de dossiers pour les assises, remise de documents importants. J'ai eu l'immense honneur d'assister à une affaire pénale aux assises qui m'a marquée à vie . 🎤 Tu peux nous en dire plus sur cette affaire ? L'Affaire ! Le cabinet défendait l’accusé qui avait commis des actes horribles à l’égard de sa copine. Des violences physiques atroces, pire que tout ce que j’aurais pu imaginer.  Tout le monde aurait pu le prendre pour un monstre , et je pense que c’était le cas pour bien plus de la moitié du tribunal. La première chose qui m’a marqué est que moi, je ne l’ai pas perçu une seule seconde comme quelqu’un de méchant , de mauvais, juste comme quelqu’un qui avait malheureusement commis une grave erreur en ne s’en rendant même pas compte. Il était à ce moment là sous l’emprise de stupéfiants, comme sa copine, mais malgré le fait qu’ils avaient l’habitude de fumer ensemble, il a, ce jour là, eu une sorte de crise qui a totalement aboli son discernement, qualifiée de «  bouffée délirante  ». Il se pensait dans un jeu vidéo et voyait sa copine comme un monstre à tuer pour pouvoir passer au niveau supérieur.  Ce qui m’a marqué à vie et qui m’a vraiment bouleversé est sans doute la réaction de son ex petite amie aux assises, qui a dit « j’ai toujours dissocié la personne que j’aimais de la personne qui m’a fait du mal. Ce n’était pas la même personne. Je ne lui en veux pas, j’ai essayé de le revoir plusieurs fois en demandant des parloirs, en lui écrivant des lettres, mais il veut garder le plus de distance possible avec moi parce qu’il se fait peur et ne veut pas me refaire de mal. Je sais à quel point il s’en veut pour ce qu’il a fait, mais moi je l’ai déjà pardonné depuis longtemps. » Cette fille avait une force incroyable, je n’avais jamais vu autant de force et de courage en quelqu’un, j’ai dû sortir pour pleurer tant elle m’a ému et était plus qu’admirable.   Ce procès m'a bouleversée, il m'a donné une énergie nouvelle, que je retrouve encore aujourd'hui en relisant mes notes prises sur le moment, dès que j'ai une baisse de motivation ! Je sais que c'est à cela que je veux dédier ma vie. J'ai aussi rédigé une note de synthèse dans une affaire complexe, confiée par Me GORMAND. J'étais effrayée par l'exercice, Finalement, je me suis vraiment régalée à réaliser ce document. La complexité du dossier m’a tout de suite fait vibrer, je m’y suis penchée avec acharnement . J’ai eu la chance de rencontrer le prévenu au sous sol du tribunal, d’avoir échangé avec lui et d’avoir pu répondre à toutes ses questions tant j’avais le dossier en tête. Et les résultats étaient là, ce que j’ai rédigé a été transmis tel quel au client qui était ravi, et a fortement aidé maître GORMAND pour sa plaidoirie. Ils m’ont tous grandement remercié pour ce travail, je me suis sentie à ma place tout le long du stage, mais surtout légitime alors que ce n’était absolument pas le cas au début dans ma tête.  IV/ Une confiance inestimable du cabinet J'ai bénéficié d'une véritable autonomie . Je pouvais poser des questions, mais la confiance était là. L'équipe me considérait, m'intégrait. Même débordés, les avocats prenaient le temps de m'expliquer , de me faire participer. On m'a même permis d'assister à des audiences supplémentaires sur demande au juge. Aujourd'hui, je sais que je peux compter sur eux. Une lettre de recommandation ? Un message suffit. Je suis encore en L2, mais j'ai le sentiment d'être entourée, soutenue. Faire ce stage en cabinet a transformé une simple envie en vocation : je veux devenir avocate, et ce stage m’a prouvé que j’en suis capable. Il m'a donné l'énergie de bosser, même quand les cours font 200 pages. V/ Ne pas douter, peu importe son niveau d'études Il ne faut jamais douter de sa légitimité ou de ses compétences,  quel que soit le niveau d’études que l’on a. Grâce a ce stage, mon envie d’exercer ce métier s’est décuplée. J’ai eu énormément de chance de faire ce stage dans ce cabinet en particulier, car les avocats étaient extrêmement bienveillants, me considéraient beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé, et même s’ils étaient extrêmement occupés, ils n’hésitaient pas à prendre du temps pour moi, ils essayaient de me faire participer à tout ce que je pouvais, même en demandant au juge d’assister à des audiences.  Cette expérience a changé ma vision des choses , je savais que je voulais être avocate, mais après cela, je sais que c’est ce que je DOIS faire, je sais que je dois me donner les moyens de réussir, et je n’ai qu’à y penser pour retrouver la motivation de réviser des heures et des heures des cours de 200 pages.  Mon envie d’être avocate s’est transformée en besoin. Le besoin de défendre des personnes jugées comme des monstres par la plupart des gens, le besoin d’aider des personnes à retrouver leur liberté, ou du moins, une certaine forme de liberté. Le besoin aussi d’apporter mon soutien à ces personnes, ma bienveillance à leur égard, le besoin d’apporter ma vision des choses et de contribuer à la justice de cette façon précise - pas par le biais d’un autre métier du droi t- parce que je pense qu’on le sait tous au fond de nous, la justice n’est malheureusement pas toujours juste. J’ai besoin d’apporter ma pierre à l’édifice de la justice , et même si le sort des personnes que je défendrai ne reposera pas uniquement entre mes mains, je veux pouvoir montrer que personne n’est monstrueux, que tout le monde a droit à une peine juste. Je dis que personne n’est monstrueux dans le sens où nous sommes tous humains et donc faibles par nature. Certains son malheureusement atteints de maladies ou troubles mentaux et malgré ce qu’ils sont capables de faire, ce n’est, dans un certain sens, pas de « leur faute ». Ils n’ont pas la notion du bien et du mal pour des raisons intrinsèques, biologiques, physiologiques, médicales, et ils n’ont pas le pouvoir de modifier la chimie de leur cerveau, ou d’activer plus ou moins certaines zones de celui-ci. Ils sont de toute évidence dangereux et ne peuvent pas cohabiter avec la plupart des citoyens, donc ils n’ont malheureusement pas leur place au sein de la société et non pas le privilège qu’est d’être libres, mais les montrer du doigt, en faire des monstres me paraît mal et inapproprié. Il y a également ceux qui, comme dans le procès que j’ai raconté, ont eu une abolition du discernement au moment des faits, et ne se souviennent même pas de leurs actes, qui restent rongés par la culpabilité toute leur vie. Ils ne méritent pas non plus ce grossier raccourci qu’est : acte punissable/ contraire à la société et aux lois/ acte « mauvais » = monstres. Et enfin, ceux qui avaient une raison d’agir ainsi, même sains d’esprit.  Je pense qu’il faut considérer absolument chacun des moindres détails de la vie des personnes, les analyser, en tirer des conclusions avant de pouvoir penser quoi que ce soit à leur sujet.  Je sais que je ne compterai absolument jamais les heures passées sur un dossier pour pouvoir en tirer la meilleure défense possible , je sais que je mettrai toute mon âme et tout mon cœur pour convaincre les juges pour que la peine d’un client, quoi qu’il ait fait, soit juste et adaptée à son cas.  Le sentiment d’être à ma place au tribunal m’a donné les larmes aux yeux, je me sentais si bien, je savais que je devais faire ça toute ma vie, que je voulais avoir cette sensation chaque jour en me levant le matin. Me lever pour rédiger des tonnes de documents, pour démêler des dossiers pour en retirer des éléments en faveur de mes clients, pour travailler 14h s’il le faut serait mon plus bel accomplissement. Je n’aurais pas l’impression d’aller travailler, j’aurais juste l’impression de remplir une sorte de mission de vie (cela paraît sûrement exagéré mais je le ressens comme ça) et me lèverai avec le sourire, comme chaque jour lorsque j’allais en stage, pleine d’enthousiasme et d’envie d’aller « travailler ».  Ce stage m’a ôté de tous mes doutes, toutes mes peurs, il m’a permis de me rendre compte que ce métier était celui que je devais exercer, quoi qu’il m’en coûte, peu importe les difficultés rencontrées sur mon chemin, je dois y parvenir.  VI/ Oser postuler dans les cabinets J’ai très peu confiance en moi, en mes capacités, ma légitimité est remise en question dans chaque domaine de ma vie chaque jour. Pourtant, un jour, j’ai osé. J’ai osé sur un coup de tête en ne m’attendant à rien, j’ai envoyé des mails pas très convaincants, mais j’ai décroché un merveilleux stage. Ce sont les avocats du cabinets qui m’ont fait me sentir légitime. Et finalement, ça s’est répercuté dans ma vie quotidienne depuis.  Une petite L1 qui n’avait quasiment aucune connaissance à cause d’un manque cruel de travail au premier semestre qui se retrouve dans un prestigieux cabinet d’avocat à rédiger une note de synthèse était tellement loin de ce que j’aurais imaginé. J’avais le syndrome de l’imposteur évidemment au début, mais je me suis très vite confortée dans cette idée de légitimité à ma plus grande surprise, ce n’était pourtant pas ma personnalité. Mais c’est arrivé parce que j’ai osé, pour une fois.  J’ai encore parfois des moments de doute quand je reçois de mauvaises notes par exemple, mais maintenant, je sais que l’audace est la plus grande chance d’obtenir ce que l’on veut vraiment . Il faut oser, même si on se dit que c’est « au culot », il faut rester soi même, il faut donner le meilleur de nous même et de grandes portes s’ouvriront sans même que l’on s’en rende compte. L’audace permet souvent d’obtenir ce que l’on veut, rester soi même permet d’apporter un énorme plus dans tous les domaines de la vie mais dans le cas de mon stage, ce qui me rend unique est ce qui a finalement le plus aidé les avocats du cabinet, et donner le meilleur de soi porte toujours ses fruits, les résultats sont bien là peu importe ce que l’on pense de soi au fond, et ne fait qu’augmenter la confiance en soi. Pour moi, ce sont les 3 ingrédients à toujours appliquer pour entrer dans un cercle vertueux, finir par se sentir légitime, finir par avoir plus confiance en soi, par avoir de magnifiques opportunités .  J’ai désormais tout leur soutien, je peux obtenir une lettre de recommandation en envoyant un simple message à l’un d’eux par exemple, je peux leur demander quoi que ce soit selon leurs mots, je sais qu’ils sont là pour moi, et avoir ce soutien dès la L1 n’a pas de prix. Il suffit d’oser, de demander, d’être soi même, et de grandes portes s’ouvrent à nous dès que l’on fait preuve d’un peu d’audace et de travail.  Un grand merci à ce cabinet d’avoir changé ma perception des études de droit qui me faisaient pourtant extrêmement peur, mais qui a su me montrer que quelles que soient les difficultés relatives aux études, quels que soient nos doutes ou nos inquiétudes, ce métier est le plus beau qui puisse exister et qu’il ne faut jamais baisser les bras même lorsque quelque chose nous semble impossible, que l’on a tous son importance et que les différences entre chaque personne dans un cabinet fait toute sa force, son énergie et sa réussite.  🧾 Bruits de couloir – Cabinet Debuisson (Toulouse) 🟦 Présentation du cabinet Ville  : Toulouse Spécialités  : Droit pénal, réparation du préjudice corporel (via Sana Juris) Taille  : 2 avocats (père et fils), 2 collaborateurs Structure  : Cabinet familial Dossiers connus  : Affaire du sang contaminé Engagement  : Défense pénale et accompagnement des victimes (agressions, erreurs médicales, accidents) Reconnus pour  : Leur approche humaine et engagée Leur double spécialisation (pénal / préjudice corporel) Une forte implication dans des affaires sensibles et médiatisées Comment as-tu obtenu ce stage ? “Je me suis levée un matin, j’ai envoyé des mails spontanés à quelques cabinets pénalistes de Toulouse. Aucun CV, aucune lettre, juste un mail sincère. Je n’attendais rien… et Maître Debuisson m’a appelée 15 minutes plus tard.” Candidature spontanée sans offre publiée. La qualité du mail et le profil scientifique de Ninon ont retenu l’attention du cabinet. Processus de recrutement du cabinet Pierre Debuisson “C’était un échange, pas un entretien. Sa collaboratrice m’a accueillie avec une grande bienveillance. On a discuté… et elle m’a demandé quand je voulais commencer.” Pas de test ni de procédure formelle. Un échange humain. Le stage a commencé le lundi suivant. Process d'onboarding du Cabinet Pierre Debuisson “Ils ont rigolé quand je leur ai dit que j’étais prête à faire des photocopies. Ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient me confier des choses bien plus intéressantes.” Accueil chaleureux, ambiance bienveillante, intégration immédiate. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Pierre Debuisson “Personnellement, j’utilisais des manuels. Je ne sais pas ce qu’ils utilisent en interne.” Pas d'information précise sur les bases juridiques utilisées. Ambiance de travail du cabinet Pierre Debuisson Bienveillante – Sérieuse – Agréable Ambiance positive malgré une charge de travail importante. Passion ressentie au quotidien. " C’est très efficace et humain. Ils bossent beaucoup mais restent à l’écoute. J’ai senti une vraie passion.” Organisation efficace, fonctionnement fluide, entraide permanente. Culture du travail bienveillante. Culture du progrès du cabinet Pierre Debuisson “Ils m’ont confié des responsabilités dès le début, tout en me soutenant. Ils ont su me donner confiance.” Autonomie encadrée, valorisation du travail, confiance immédiate. " Je pouvais les solliciter à tout moment. Et quand je doutais, ils prenaient le temps de me rassurer.” Suivi souple mais présent. Des retours réguliers à l’initiative de Ninon, avec un vrai soutien. Avantages du cabinet Pierre Debuisson Aucun avantage spécifique (pas de tickets resto, télétravail, etc.), mais un accompagnement humain exceptionnel." 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style : Coach, mentor, à l’écoute 🔹 Niveau d’autonomie : élevé, mais toujours encadré 🔹 Bienveillance perçue : constante 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ? Oui, sans hésiter

  • [BRUITS DE COULOIR] "Chez Le Kbinet, l'humain est au cœur de tout"

    Orientation  > Métiers juridiques  > Bruits de couloir Peut-on trouver sa voie d’avocate en conciliant exigence, bienveillance et esprit d’équipe ? C’est ce qu’a vécu Sonia. À 25 ans, après plusieurs expériences en droit social, elle rejoint le cabinet Le Kbinet, jeune structure parisienne au croisement du social et du pénal. Là-bas, Sonia découvre un environnement à la fois bienveillant et exigeant, qui transforme sa vision du métier. Dans ce témoignage vivant, elle partage sans filtre son quotidien au cabinet, ses premières plaidoiries, ses doutes... et comment elle a compris que devenir avocate était fait pour elle. SOMMAIRE : I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession II. Une nouvelle aventure au cœur du droit social et pénal III. Prendre sa place dès le premier jour IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue V. Une immersion complète dans la réalité du métier VI. Le droit social comme vocation confirmée VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires "J’ai compris qu’on pouvait exercer autrement : avec bienveillance, équilibre et passion." I. De juriste à élève-avocate : changer de regard sur la profession J’ai 25 ans et je suis actuellement élève-avocate à l’EFB. Après un Master 1 en droit privé général à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, j’ai poursuivi avec un Master 2 en droit social à l’Institut Supérieur du Droit. Je me suis rapidement tournée vers cette matière, en effectuant, en parallèle, des stages dans des cabinets en droit social. Si j’ai toujours eu un attrait pour le droit social, le métier d’avocat n’était pas ma vocation . Ce sont mes expériences en stage, notamment mon stage final, q ui m’ont convaincue de vouloir exercer ce métier. II. Pourquoi j'ai rejoint Le kbinet J’ai effectué mon stage final à l’EFB au sein du cabinet Le Kbinet, une structure récente fondée en septembre 2023, organisée en deux pôles : social et pénal. J’ai intégré le pôle social. L’équipe pénale a été classée par Le Point parmi les meilleurs cabinets en droit pénal des affaires et en droit pénal général (5 étoiles). Elle est connue pour avoir défendu la partie civile dans l’affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang, dont un des coupables est le rappeur MHD ainsi que la défense de l’association Les Enfants d’Argus qui œuvre contre la pédocriminalité. J’ai choisi Le Kbinet car ce stage était dans la continuité de mes expériences passées : j’avais déjà travaillé aux côtés de Maître Sophie Elias en alternance, puis en tant que juriste en CDI au sein de son ancien cabinet. Nous avons poursuivi cette collaboration dans la nouvelle structure qui comprenait désormais un pôle pénal également. J’ai pu y développer mon autonomie , réaliser des missions variées et même plaider . L’ambiance conviviale et la confiance qui règne au sein de l’équipe ont également été déterminantes dans mon choix. III. Mon quotidien d’élève-avocate chez Le Kbinet : missions, ambiance et responsabilités J’étais enthousiaste à l’idée de passer un cap : je n’étais plus juriste, mais élève-avocate, avec davantage de responsabilités. C’était à la fois motivant et stressant. Mais j’ai transformé ce stress en moteur Je voulais me montrer à la hauteur et apprendre concrètement le métier. Mon intégration s’est très bien déroulée . J’ai été accueillie chaleureusement par l’équipe. On a pris le temps de me présenter les outils de la nouvelle structure, les méthodes de travail et les nouvelles façons de conclure. L’équipe est composée de six personnes, réparties entre le pôle pénal et le pôle social. L’ambiance est à la fois professionnelle et bienveillante. La journée commence toujours par un moment convivial autour de la machine à café. Ensuite, je consultais mes mails, vérifiais le calendrier des audiences et des échéances, et j’organisais mes tâches selon leur priorité. J’alternais entre les missions de contentieux : rédaction de conclusions, préparation des dossiers en vue d’audiences, ainsi que des missions de conseil, tant pour les employeurs que pour les salariés (consultations, lettres de licenciement, contrats de travail, transactions). IV. L’autonomie valorisée : apprendre en étant soutenue On m’a rapidement confié la rédaction de conclusions de A à Z, ce qui impliquait d’analyser les pièces, de les demander si nécessaire, et de construire les arguments dans le cadre de la stratégie de défense. J’étais aussi en contact avec les clients lors des rendez-vous avec l’avocate associée, pendant lesquels j’étais amenée à prendre la parole. Le cabinet me faisait confiance pour échanger directement avec le client, ce qui m’a permis de développer une véritable autonomie. Enfin, j’ai eu l’opportunité de plaider au Conseil de prud’hommes, ce qui m’a beaucoup appris sur la manière de défendre un dossier à l’oral et de m’adresser aux conseillers. V. Une immersion complète dans la réalité du métier Ce qui m’a le plus surprise, c’est de voir à quel point... le métier d’avocat est complet . Je m’attendais évidemment à travailler sur le fond des dossiers, mais je ne mesurais pas toute la diversité des aspects à gérer au quotidien : facturation, gestion des délais, organisation des plannings. La communication joue aussi un rôle énorme : être présent sur LinkedIn, publier des articles, avoir un blog... L’avocat est aussi un entrepreneur , un commercial. Enfin, une mission qui m’a particulièrement marquée a été de participer à la rédaction d’une convention collective . Un exercice long, exigeant, mais très formateur, à la croisée du droit pur et des enjeux sociaux. VI. Le droit social comme vocation confirmée Cette expérience m’a confortée dans mon envie de devenir avocate en droit social. J’ai particulièrement aimé le contentieux prud’homal : une procédure orale, vivante, où la manière de présenter les choses compte autant que le fond juridique. Et puis, le droit social est une matière très humaine et très complète : on y croise des questions de droit pénal, de droit administratif, de droit des étrangers, de protection sociale… J’ai vu qu’on pouvait exercer ce métier autrement : avec du télétravail, une vraie bienveillance dans l’équipe, des horaires corrects, et des valeurs humaines partagées. VII. Le conseil d’une jeune avocate aux futurs stagiaires Je conseillerais à quelqu’un qui veut rejoindre LeKbinet d’avoir l’esprit d’équipe, de la curiosité, de l’autonomie . Ici, l’humain compte autant que le juridique. L’envie d’échanger , de progresser ensemble est essentielle. Si je pouvais parler à moi-même avant de commencer ce stage, je me dirais : fais-toi confiance. On n’est jamais seul, même si on est autonome. Et ce stage est une opportunité de grandir , pas un examen à passer. 🧾 Bruits de couloir – Cabinet Le Kbinet (Paris) 🟦 Présentation du cabinet Ville  : Paris Spécialités  : Droit social, Droit pénal Taille  : 6 personnes (2 associées, 4 collaborateurs) Structure  : Cabinet à deux pôles (social & pénal) fondé en septembre 2023 Dossiers connus  : Affaire du meurtre de Loïc Kamtchouang (partie civile), défense de l'association Les Enfants d'Argus Engagement  : Défense des salariés et employeurs en droit social, défense pénale (parties civiles et pénal des affaires) Reconnus pour  : Leur engagement humain et professionnel La transversalité entre droit social et pénal Leur classement 5 étoiles en droit pénal général et droit pénal des affaires par Le Point Comment as-tu obtenu ce stage ? “J’avais déjà travaillé avec Maître Sophie Elias en alternance et en CDI. La continuité logique de notre collaboration dans la nouvelle structure.” Relation de confiance établie avant la création du cabinet. Pas de candidature classique. Processus de recrutement du cabinet Le Kbinet “Pas d'entretien formel. Mon arrivée dans la nouvelle structure était une évidence après nos années de travail ensemble.” Pas de test ni d'étapes formelles. Suite naturelle d'une collaboration réussie. Process d'onboarding au cabinet Le Kbinet “J’ai été chaleureusement accueillie. On m'a présenté tous les outils, les méthodes, les plannings...” Intégration fluide, chaleureuse et structurée malgré la création récente du cabinet. Outils ou bases juridiques utilisés par le cabinet Le Kbinet Utilisation d'outils classiques pour le droit social et pénal. Importance de la pédagogie et de la transmission pour maîtriser l'outil juridique dans la pratique quotidienne. Ambiance de travail au cabinet Le Kbinet Conviviale – Chill – Chaleureuse “On commence la journée autour de la machine à café. L'ambiance est à la fois professionnelle et humaine.” Soutien constant malgré une exigence élevée. Respect du rythme de chacun. Culture du progrès du cabinet Le Kbinet “On m’a confié très rapidement des dossiers entiers, des rendez-vous clients, et même la possibilité de plaider.” Autonomie responsabilisante, encadrement souple mais présent, valorisation de l'initiative et accompagnement constant. “Même en étant autonome, je savais que je pouvais poser toutes mes questions sans crainte.” Suivi et accompagnement Suivi naturel basé sur la confiance et l'envie de transmission. Feedbacks réguliers sans formalisme lourd. Avantages du cabinet Le Kbinet Suivi individualisé Télétravail possible Points réguliers pour équilibrer charge de travail et bien-être Vie d’équipe animée : déjeuners, anniversaires, Secret Santa 🧠 Verdict sur le style de management 🔹 Style  : Coach, mentor, intégratif 🔹 Niveau d’autonomie  : élevé, encadré avec bienveillance 🔹 Bienveillance perçue  : constante et sincère 🔹 Envie de rester dans ce cabinet ?  Oui, sans hésitation

  • [Interview] Juriste RGPD : « On devient des psychopathes de la protection des données »

    Orientation > Métiers juridiques En quoi consiste le métier de juriste RGPD ? Quelles sont les études (masters) à suivre pour exercer cette profession ? Combien gagne un juriste RGPD ? Alyssa Guezo, juriste en droit des affaires et référente RGPD, nous répond pour mieux découvrir cette profession. Missions, avantages, inconvénients, débouchés, clichés… Découvrez tout ! Sommaire : Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? Combien gagne un juriste RGPD ? Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre RGPD et cybersécurité ? Quel est le rôle du DPO par rapport à celui du juriste RGPD ? Est-ce qu'il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Clichés sur les juristes RGPD Bonjour Alyssa ! Alors, peux-tu nous dire qui tu es et comment tu es devenue juriste RGPD ? A.G : « Depuis septembre 2024, j’occupe le poste de juriste en droit des affaires et référente RGPD Groupe d’une entreprise d’envergure internationale. » C’est quoi le RGPD ? A.G. : « Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est un texte règlementaire entré en vigueur le 25 mai 2018 au sein de l'Union européenne. Son objectif est d’harmoniser les règles en matière de traitement des données à caractère personnel dans l’ensemble de l’Union européenne. » Ok, merci ! Ce sera plus clair pour nos pépins qui découvrent ce domaine. Reprenons ta présentation ! A. G. : « En février 2023, dans le cadre de mon M2, j’ai effectué un stage d’un mois dans une entreprise IT à Paris dans le 10ᵉ, lequel m’a permis d’acquérir des connaissances plus approfondies sur le droit du numérique et les contrats IT. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à réellement découvrir et à me pencher davantage sur le RGPD, notamment au travers du MOOC de la CNIL  (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Puis, j’ai enchaîné par un deuxième stage de 4 mois et demi, également une entreprise IT, du côté de Strasbourg, cette fois-ci, qui s’est soldé par 2 CDD, par la suite.  J’étais alors juriste d’entreprise, donc généraliste. Je crois que je touchais pratiquement à tout, du droit de l’immobilier (10 %), à du droit de la propriété intellectuelle (10 %), en passant nécessairement par la case droit des contrats (40 %).  J’avais une partie RGPD qui m’était dédiée et qui représentait 40 % de mes tâches quotidiennes. Le poste occupé pendant cette période a profondément changé ma vision du RGPD, car j’appliquais de manière très concrète le texte (mise à jour de fiches de registre, mise à jour et création de procédures internes, sensibilisation de collaborateurs au RGPD, etc.). Une passion s’est alors véritablement créée. Et depuis, disons que j’ai toujours eu 2 casquettes : une casquette juriste droit des affaires et une casquette juriste spécialisée en RGPD. » D’accord ! Et si tu devais nous résumer pourquoi tu as choisi cette branche du droit et pas une autre, tu dirais quoi ? A.G. : « Sachant qu’il s’agit pour moi d’une mission en plus de ma casquette de juriste d’affaires, je trouve cette branche particulièrement fascinante  aussi bien dans la vie professionnelle que personnelle. Dans le monde de l’entreprise, c’est la conformité du Groupe qui va m’intéresser et me stimuler. Nous intervenons sur des sujets et auprès de divers départements (ex : jeux concours, sites internet, gestion de la sous-traitance, RH, marketing, équipe IT, etc.).  Mon objectif principal est tant la protection des données personnelles que le Groupe traite (qu’il s’agisse des personnes concernées internes ou externes au Groupe) que d’éviter les sanctions douloureuses de la CNIL.  À titre informatif, le RGPD prévoit des sanctions pouvant s’élever jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros. Dans la vie personnelle et à titre d’exemples, lorsque la demande de consentement a commencé à émerger pour la mise en place de cookies sur le navigateur des utilisateurs ( en gros, sur nos ordinateurs ), j’avais tendance à accepter sans connaître les impacts sur ma vie privée.  Depuis que je suis juriste spécialisée dans le RGPD, je fais partie de ces relous qui refusent systématiquement. Déso pour ceux qui en ont besoin pour leurs stats. Cela ne veut pas dire que lorsque l’on n’est pas juriste, nous ne pouvons pas comprendre les enjeux. Tout le monde a un intérêt à connaître ses droits en matière RGPD. Le métier de juriste RGPD C’est quoi un juriste RGPD ? Un juriste RGPD est une personne qui s’assure que les données personnelles collectées  et  traitées par une entreprise le sont dans le respect de la législation . C’est un véritable couteau-suisse !  Tu confirmes Alyssa ? A.G. : « Oui ! Le métier de juriste RGPD est très varié dans ses tâches  puisqu’il intervient auprès de plusieurs services différents. » Quelles sont les missions d’un juriste RGPD ? A.G. : « Les missions sont très variées. En voici quelques exemples :  Scruter nos sites internet (politique de confidentialité, politique de cookies/les cookies en place, CGV, etc.) ; Faire partie de la boucle pour les jeux concours pour assurer leur conformité ; Informer les personnes qu’un traitement implique leurs données personnelles ; Participer à des audits internes des différents services traitant des données personnelles de personnes internes ou externes au Groupe ; Intégrer les gestions de crise en cas de violation de données personnelles pour déterminer s’il est nécessaire de la déclarer à l’autorité de contrôle française (la CNIL pour les intimes) – nous disposons de 72 h à compter de la prise de connaissance de la violation pour la déclarer – voire informer les personnes concernées le cas échéant ; Mettre à jour et/ou créer des procédures internes (gestion de la sous-traitance, exercice de droits d’une personne concernée, fiches de registre, etc.) ; Mettre à jour et/ou créer des fiches de registre (ces fiches permettent de cartographier l’ensemble des traitements réalisés dans l’entreprise, connaître les mesures de sécurité mises en œuvre, etc.) ; Répondre aux exercices de droit des personnes concernées et solliciter les services concernés par un ou plusieurs traitements impliquant ces personnes ; Rédiger, négocier et mettre à jour les clauses RGPD et/ou les accords de sous-traitance (il peut y en avoir 2, voire 3 si nous sommes responsables de traitement [celui qui détermine les finalités et les moyens de traitement], sous-traitant [celui qui va traiter les données pour le compte du responsable de traitement] ou co- responsables de traitement [si nous sommes au minimum 2 à déterminer les finalités et les moyens d’un ou plusieurs traitements que nous allons réaliser ensemble] ; Sensibiliser et former les départements au RGPD (Powerpoint, quiz, etc.). Si je devais continuer, je ne m’arrêterais plus, donc je préfère m’en tenir à cela. » Et si tu devais résumer ton travail en tant que juriste RGPD à ta grand-mère, tu dirais quoi ? A.G. : « Tu vois Mémé, quand tu rencontres quelqu’un, tu dis ton prénom, ton âge… ce sont des “ données personnelles ”. Je m’assure que les personnes qui obtiennent des informations sur moi ou sur quiconque en fassent bon usage, nous permettent d’exercer nos droits, et les suppriment quand ce n’est plus nécessaire. » Quel impact ont les évolutions technologiques (IA, cookies, nouvelles régulations) sur ton métier ? Quel est ton quotidien ? A.G. : « Cela demande une vigilance accrue  et une veille juridique constante . Tu as à peine le temps de lire le texte européen sur l’AI Act que, la seconde d’après, un autre texte fait son apparition, par exemple.  Il faut être constamment à jour , anticiper la manière dont il faut être en conformité ( sachant que je connais très peu d’entreprises 100 % conformes au RGPD, donc je te laisse deviner les stats pour les autres règlements européens qui sont entrés en vigueur ou qui doivent l’être dans les mois à venir et le niveau de conformité des entreprises, notamment en matière cyber ). C’est pour cela qu’être juriste RGPD est aussi stimulant et challengeant. On ne s’ennuie jamais ! » Combien gagne un juriste RGPD ? En France, le salaire mensuel moyen d’un juriste RGPD se situe entre 4 069 € et 4 146 € brut . Cette moyenne a été calculée à partir de plus de 70 000 offres d’emplois actives et il peut varier selon le lieu d’exercice (ville, région), selon la taille de l’entreprise, mais aussi selon l’expérience du juriste. À l’année, un juriste RGPD gagne environ entre 48 828 € et 49 752 € (source : Jooble). Néanmoins, pour davantage de précisions, il est intéressant de lire les résultats d’enquête de rémunération, comme celles de l’AFJE et du Cercle Montesquieu. Par exemple, celle de 2025 mentionne une rémunération médiane de 60 000 € brut/an pour un juriste RGPD . Quels sont les secteurs les plus rémunérateurs pour exercer cette profession ? A.G. : « Je pense que tous les secteurs le sont compte tenu de la nécessité d’avoir un DPO dans son entreprise aujourd’hui (si nous remplissons les critères du RGPD, bien sûr), mais les 3 secteurs qui sont effectivement les plus rémunérateurs seraient les suivants : la santé , les  banques/ assurances  et les  prestataires de services informatiques  en tous genres. » Juriste RGPD, DPO, cybersécurité… quelles différences ? Quelle est la différence entre le RGPD et la cybersécurité ? A.G. : « À mon sens, l’un va nécessairement découler de l’autre et sont donc intrinsèquement liés . Le RGPD est clair : il faut mettre en place des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer la protection des données personnelles.  La cybersécurité est nécessaire à la garantie de la protection et la confidentialité des données personnelles et du système d’information au sens large, et cela passe par la mise en place de mesures de sécurité. Ainsi, si le RGPD n’impose pas explicitement de règles en matière de sécurité, les dispositions législatives et/ou réglementaires relatives à la cybersécurité vont permettre d’y répondre.  Nous pouvons donc retrouver ce schéma entre le juriste RGPD et l’équipe informatique comme vu plus haut. Ils se complètent ! » Quel est le rôle du DPO par rapport à celui de juriste RGPD ? Peut-on être les deux à la fois ? A.G. : « Le  rôle occupé est le même . Il n’y a de différence que le nom … Et le DPO est déclaré à la CNIL alors que le juriste RGPD ne l’est pas nécessairement ! En revanche, il est vrai que certains métiers ne sont pas compatibles avec la fonction de DPO qui impose une certaine indépendance. À titre d’exemple, une fonction à responsabilité telle que Directeur général ou Responsable RH est incompatible avec la fonction de DPO puisqu’il y a un risque de conflit d’intérêts. » Est-ce qu’il faut avoir un profil « tech » pour être juriste RGPD ? A.G. : «  Pas nécessairement , mais il faut un minimum de connaissances dans ce secteur  pour ne pas être largué. Sinon, nous avons toujours les équipes métiers, notamment IT / Data ou autres qui vont nous permettre de développer nos compétences dans le secteur. C’est ainsi que je me suis formée dans ce milieu, quand bien même je n’aurais “jamais” le même niveau de compétences et de connaissances qu’eux, ce qui est normal. J’aurais toujours besoin des équipes pour m’aider à exercer mon métier de façon optimale. Il est à noter qu’un DPO ne peut pas travailler seul. Il a nécessairement besoin de toutes les équipes clés. Pourquoi ? Car elles collectent et traitent des données pour réaliser ses tâches, et chaque département a besoin d’être formé, sensibilisé sur les sujets RGPD pour être prêt en cas de violation de données personnelles, demande d’exercice de droits (droit d’accès, droit d’opposition à un traitement, etc.) et également en cas d’usurpation d’identité (ex : changement de RIB frauduleux, ou deepfake qui sont très à la mode en ce moment aux infos), par exemple. » Quelles études pour devenir juriste RGPD ? Pour devenir juriste RGPD, il n’y a pas une voie unique, mais au contraire, de multiples parcours  : vous pouvez préparer une licence en droit, puis un M1 et M2 en Droit du numérique et/ou protection des données ; mais vous pouvez aussi passer le DJCE (diplôme de juriste conseil d’entreprise). Et est-ce qu’il y a d’autres parcours permettant d’exercer ce métier ? Absolument ! Alyssa en est la preuve et elle témoigne.  A.G. : «  Je n’ai pas eu un parcours type qui me permettait de dessiner un avenir tout tracé pour devenir juriste spécialisée en RGPD et je doute qu’il y ait besoin de cela aujourd’hui. En effet, je pense que toute personne ayant un intérêt particulier pour le RGPD, pour l’informatique, ayant des connaissances solides en droit et ayant suivi une formation appropriée peut devenir juriste RGPD. Mais, je peux me tromper et j’en apprends tous les jours ! » Quels masters faut-il faire pour devenir juriste RGPD ? De nombreux masters permettent de devenir juriste RGPD et ils ont des parcours variés : Master Droit du numérique (classique) ; Master Droit du numérique, parcours Droit des données, des administrations numériques et des gouvernements ouverts (Sorbonne) ; Master Protection des données personnelles (Université Paris-Cité) ; Master Droit et activités numériques (Université Jean Moulin Lyon 3) ; Master Propriété intellectuelle et droit des affaires numériques, (Université Paris-Saclay), etc. Mais, encore une fois, vous pouvez aussi devenir juriste RGPD avec d’autres masters et d’autres mentions : si vous réalisez des stages dans ce domaine et si vous manifestez votre intérêt pour ces sujets, c’est possible. Et toi Alyssa, quel parcours universitaire as-tu suivi pour devenir juriste RGPD ? A.G. : « Pour ma part, j’ai effectué une licence de droit général à Assas (Paris 2). Puis, j’ai réalisé un Master 1 Droit de la santé à Paris 8 – Université Vincennes Saint-Denis, suivi d’un Master 2 Droit de la santé, numérique et IA dans la même université. »  Droit de la santé ? Ce n’est pas le premier master auquel on pense pour faire ce métier, non ? A.G. : « Eh bien, qui dit santé, dit nécessairement données personnelles (qui sont ce que l’on appelle dans le jargon des “données sensibles”) !  En réalité, le texte du RGPD les considèrent comme des données “de catégories particulières” dont le traitement est, en principe, interdit, sauf dans des cas bien précis, tels que le recueil du consentement de la personne concernée ou encore dans les cas où le traitement de cette catégorie de données est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée par le traitement. Mais je ne suis pas là pour vous faire un cours sur la protection des données personnelles. Toutefois, si cette partie vous intéresse, je vous dirige vers l’article 9 du RGPD, ou le texte du RGPD dans son intégralité tout simplement. Cela peut toujours vous servir, notamment pour exercer vos droits, car oui, vous avez des droits sur vos données personnelles et là je vous renvoie aux articles 15 à 22 dudit texte et aux fiches thématiques de la CNIL qui sont très enrichissantes. » Est-ce qu’il faut faire beaucoup de stages pour devenir juriste RGPD ? Il n’y a pas un nombre de stages précis à réaliser pour devenir juriste RGPD ; mais plus vous en réaliserez, plus vous aurez de l’expérience ! Vous développerez de nouvelles compétences, vous apprendrez la différence entre la théorie et la pratique, et vous découvrirez aussi ce que vous aimez et ce qui vous intéresse moins.  Et toi, durant tes études, as-tu réalisé beaucoup de stages ? A.G. : « Comme évoqué plus haut, j’ai fait 2 stages pendant tout mon parcours universitaire. Fort heureusement, car ils ont été très révélateurs et formateurs. » As-tu trouvé que tes stages en RGPD étaient compliqués ? A.G. : « Oui et non. Le texte du RGPD peut être perçu comme simple et compliqué à la fois. Simple, parce que mine de rien, certains articles sont faciles à comprendre. En revanche, il peut être compliqué dans sa mise en application. Puisqu’en entreprise se pose un tas de questions sur la manière de mettre en œuvre le texte, par quoi commencer, les plans d’actions à mener, les outils utilisés ou à utiliser, etc. » Est-ce que tu penses qu’on peut exercer cette profession sans réaliser de stages ? A.G. : « Oui, les étudiants peuvent tout aussi bien arriver dans le monde du travail pour apprendre sur le tas (mais s’ils ont la possibilité de faire des stages, qu’ils en fassent !).  J’en profite, par ailleurs, pour ajouter qu’ il est dommage de ne pas voir de master en apprentissage dans cette filière novatrice . Peut-être qu’il en existe et que je n’en ai pas connaissance. Mais il s’agit d’un métier d’avenir qui mérite d’être pratiqué dès le master sous le statut d’alternant. » Est-ce qu’il y a des MOOC en RGPD ? Il existe plusieurs MOOC pour se former au RGPD (gratuits et payants), comme l’atelier RGPD (CNIL) ou la Protection des données personnelles : le nouveau droit (FUN et CNAM). L’atelier RGPD permet par exemple de se former gratuitement en 6 semaines sur différentes thématiques, comme les notions clés du RGPD, les principes de la protection des données, le DPO et les outils de la conformité, mais aussi les responsabilités des acteurs.  D’ailleurs, c’est ce MOOC que tu as suivi Alyssa, non ? Quel est ton avis dessus ? A.G. : « Oui ! Mon maître de stage m’avait expliqué l’application de celui-ci au sein des activités de l’entreprise. J’avais, bien entendu, des cours sur la protection des données personnelles. Quoi qu’il en soit, ce MOOC est vraiment un bon point de départ  ! Notamment pour comprendre les enjeux, les risques et les conséquences qu'un mauvais traitement de données peut avoir sur nos données personnelles si nous ne sommes pas vigilants et alertes sur celles que nous transmettons.  Il permet aussi de bien comprendre la protection que nous offre le RGPD lorsque la réglementation est effectivement bien suivie d'effet et mise en application en entreprise ou tout organisme public. À savoir que nous ne pouvons pas toujours faire ce que l'on veut avec nos données, comme les vendre, notamment. Les lois françaises encadrent et limitent nos droits sur celles-ci. Il ne s'agit pas de droits illimités. Mais là encore, ce sont des cas bien spécifiques. » Quelles compétences et qualités pour devenir juriste RGPD ? Selon toi, quelles sont les qualités requises/les softs skills pour être juriste RGPD ? A.G. : « Faire preuve de patience, même de beaucoup de patience , de la rigueur , être au contact de divers services de l’entreprise (RH, IT, marketing, etc.) en essayant de comprendre leur fonctionnement et leurs problématiques, donc être à l’écoute , et toujours adapter son discours en fonction de son interlocuteur pour être compris de tous. D’une manière ou d’une autre, même si notre métier est d’être spécialisé en RGPD, le fait d’être constamment avec des départements différents nous ouvre l’esprit et nous aide à mieux les comprendre, et à essayer de mieux les accompagner en fonction de leurs besoins (même s’ils ne font clairement pas appel à nos services). » Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui veut exercer cette profession ? A.G. : «  Faites des stages  ! Je sais à quel point il est difficile de réaliser des stages lorsqu’en tant qu’étudiant, nous exerçons une activité salariée pour financer nos études à côté. Mais si vous en avez la possibilité, faites-en ! C’est formateur et révélateur. » Est-ce qu’il y a un film, une série, un livre ou des ressources sur ce métier que tu recommandes ? A.G. : « On va principalement parler de ressources et je vais n’en citer que 3, mais la liste peut être longue tellement ça devient de plus en plus un sujet d’actualités : CNIL ; AFCDP (Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personnel) ;  NOYB. Autrement, vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn, des juristes spécialisés en RGPD et/ou DPO. Au choix ! » D'ailleurs, est-ce que vous nous suivez sur LinkedIn les pépins ? On republie des offres de stages, on partage des actualités... Ne manquez rien et suivez-nous ! Quels sont les avantages et inconvénients du métier de juriste RGPD ? Quelles sont les 3 choses que tu adores dans ta profession ?   A.G. : « C’est un métier stimulant , polyvalent , car en contact avec les divers métiers du Groupe et challengeant . Je ne le dirai jamais assez, mais je ne crois pas qu’on ait vraiment l’occasion de s’ennuyer dans ce métier. » Inversement, quelles sont les 3 choses que tu détestes ? A.G. : « Je ne parlerai pas de choses que je déteste, car j’ai un level très élevé avant de dire que je déteste quelque chose. Mais je dirai : la réticence des équipes  métiers qui te considèrent comme le juriste relou qui met son nez partout ; l’incompréhension de certaines personnes  (“mais à quoi ça sert ? Ça fait des années que je fonctionne comme ça et ça fonctionne très bien” ou “ça fait plusieurs années que la boîte existe et que le RGPD est applicable et personne ne nous a sanctionné pour autant. Je pense qu’on peut considérer qu’on est immunisé, non ?”) ; ou encore le manque de reconnaissance  (ce point commence à évoluer dans le bon sens ces derniers temps au sein des entreprises françaises, il n’y a qu’à voir les dernières analyses de la CNIL dans “Quels bénéfices économiques du DPO en entreprise ?” qui sont vraiment très motivantes). » Est-ce que ton métier te semble parfois répétitif ? A.G. : « Absolument pas. C’est ce qui fait la force de ce métier . Le simple fait d’être en contact avec plusieurs équipes métiers différentes permet de m’ouvrir sur d’autres aspects que le droit. Chaque jour, il peut y avoir des sujets similaires, mais toujours des sujets qui sortent du lot dont tu n’as pas la réponse dans l’immédiat et qui te permettent de sortir de ta zone de confort en faisant des recherches, comme tu effectuerais une recherche sur la dernière pièce rare pour ton dressing sur Vinted. » Clichés sur les juristes RGPD On a demandé à nos pépins quelques clichés sur ta profession… Peux-tu nous dire s’ils sont vrais ou faux ? « Les juristes RGPD sont des paranos des données personnelles » A.G. : «  Vrai et faux à la fois .  Vrai, parce qu’on devient à titre personnel des “psychopathes” de la protection de nos données personnelles dans notre vie de tous les jours ( Oui, je refuse systématiquement de donner mon consentement aux cookies et oui, je me demande à quoi servent mes données lorsque je remplis un formulaire dont le maître mot n’est clairement pas la minimisation ). Et faux, parce que je sais vivre sans penser tous les jours au RGPD. Au minimum 5 minutes par jour sur 24 h, oui oui ! » « Les juristes RGPD sont des geeks » A.G. : «  Archi faux . En tout cas, pour ma part.  Au contraire, je pense être davantage celle qui va saouler les geeks sur les données personnelles qu’ils vont fournir dans leurs jeux que l’inverse sur les données personnelles ( une adresse IP est bien une donnée personnelle dès lors qu’il est possible de croiser cette donnée avec d’autres permettant de vous identifier ).  Mais il est vrai que j’ai toujours aimé jouer aux jeux vidéos même si je n’y joue plus depuis de nombreuses années. Mais cela est vraiment à titre personnel. Suis-je toujours une geek malgré tout ? » « Pour être juriste RGPD, il faut bien maîtriser l’informatique et les technologies numériques » A.G. : « Il  faut surtout avoir des bases . Le juriste RGPD, y compris le DPO ne peut pas être un expert en tout.  En revanche, il faut s’y intéresser un minimum pour être à jour des dernières actualités. Mais en tant que juriste RGPD, nous devons nous rapprocher des équipes informatiques calées en la matière pour nous aider à réaliser nos tâches. Par ailleurs, de plus en plus de personnes dont le métier est d’être informaticien deviennent des DPO. Et à ce moment-là, ils devront maîtriser le droit, notamment le RGPD et toutes les lois associées. En tout cas, rien n’est impossible. Mais la maîtrise du droit est essentielle dans l’exercice de cette fonction.  » Article rédigé par Cassandre Thevin, Responsable éditorial Propos recueillis par Justine Georges, Master 1 Droit des Finances publiques

  • Comment réussir un entretien oral face aux recruteurs ?

    Orientatio n L’entretien oral est une étape cruciale lors d’un processus de recrutement (stage juridique) ou de sélection (master de droit). Qu’il soit en présentiel ou en distanciel, il est impératif de bien le préparer. Préparation, mise en valeur, tenue, ce qu’il faut dire, ne pas dire… Découvrez tous les conseils de la Team Pamplemousse pour devenir un as des oraux ! 🎤 Sommaire : I. Savoir bien préparer son entretien II. Savoir bien répondre aux questions pendant l’entretien III. Se mettre en valeur devant un recruteur IV. Erreurs à éviter lors d’un entretien I. Savoir bien préparer son entretien 📑 Pour bien préparer un entretien oral et le réussir haut la main, il est impératif d’en comprendre l’objectif ainsi que les attentes du recruteur . Alors, ready pour être le nouveau Mike Ross (le héros de la série Suits , tu sais ! ) ? À quoi sert un entretien ? Qu’il s’agisse de décrocher un stage ou être pris dans un master, l’entretien permet à la personne en face de vous de comprendre qui vous êtes , pourquoi vous postulez et surtout si vous correspondez à ses attentes. Objectifs d’un entretien pour un master Le master est le bébé du directeur : son objectif est évidemment d’ avoir les meilleurs candidats. En effet, un des buts du directeur de master est que son diplôme ait une valeur importante sur le marché du travail . Et quoi de mieux pour cela que des étudiants formidablement doués ? Dès lors, il y a un exercice incontournable pour filtrer les candidats : l’entretien. Il permet au directeur : ✅ De comprendre qui est l’étudiant en face de lui ; ✅ D’ apprécier ses connaissances ; ✅ D’ évaluer sa motivation pour intégrer le master ; ✅ D’ évaluer s’il correspond aux attentes fixées. Objectifs d’un entretien pour un stage Les objectifs de l’entretien pour un stage sont assez similaires, car il permet à votre recruteur : ✅ De comprendre quel type de candidat vous êtes ; ✅ De connaître vos compétences , vos savoirs-faire et savoirs-être ; ✅ De voir quelle est votre motivation pour intégrer l’entreprise : serez-vous un atout pour ce cabinet d’avocat ? ✅ De savoir si vous correspondez aux attentes fixées. 💡 Bon à savoir : en droit, avec la sélection, la compétition est rude ! Le stage permet de vous constituer une précieuse liste de contacts avec des personnes expérimentées. Et puis, dans certains cas, le stage peut même déboucher sur une embauche ! Quelles sont les attentes des recruteurs ? Que cela soit pour un master ou un stage, il y a des règles à respecter si vous souhaitez préparer et réussir votre entretien, parole de Pamplemousse . Voici donc nos 5 commandements pour répondre aux attentes des recruteurs : 1/ Savoir vous exprimer à l’oral, vous apprendrez → 🗣️ Votre recruteur attend que vous sachiez bien vous exprimer . ❓ Pourquoi ? Vous devez montrer que vous êtes à la hauteur du professionnalisme que l’on attend de vous. Et surtout, il faut éviter de laisser transparaître votre manque d’assurance ! 🧐 Comment ? Vous vous adressez à un professionnel, donc il faut éviter les familiarités et les onomatopées qui cassent le discours (« euh » est à bannir de votre expression le temps de l’entretien !). 2/ Le langage corporel, vous maîtriserez → 💪 Votre recruteur espère que vous saurez maîtriser votre langage corporel, car vous allez porter l’image du master ou de l’entreprise . ❓ Pourquoi ? D’après une étude menée par l’Université de Californie, nous sommes jugés à 93 % sur notre langage corporel , contre 7 % sur le discours… Non-négligeable, n’est-ce pas ? 🧐 Comment ? Vous devez avoir l’air confiant, même si ce n’est pas le cas. Dos droit, tête relevée (mais pas trop) et pas de jeux avec les mains (oui, votre mèche est bien à sa place). Pensez à une position pour vos mains pour toute la durée de l’entretien. 3/ La tenue, vous ne négligerez pas → 👚 Le recruteur attend que vous dégagiez une image propre et professionnelle . ❓ Pourquoi ? Votre image est aussi celle du master ou de l’entreprise . Votre recruteur attend que vous soyez à la hauteur des valeurs qu’il partage au sein de son diplôme ou de son entreprise ! 🧐 Comment ? Jogging et pyjama du dimanche sont à bannir pour un entretien, et ce, même en visioconférence ! Mettez les formes avec un costard-cravate, un tailleur (pantalon ou jupe) ou au moins une chemise. Privilégiez les couleurs sobres et sombres, vous n’allez pas à un mariage. 4/ Vous tenir convenablement, vous devrez → 🧐 Votre recruteur veut une personne sérieuse et capable de renvoyer une bonne image . ❓ Pourquoi ? Le comportement est le prolongement de ce que vous dégagez avec votre tenue et votre gestuelle. Par exemple, si vous êtes bien habillé mais impoli, vous allez renvoyer une mauvaise image ! Il en va de l’image de sa formation juridique ou de son entreprise. 🧐 Comment ? Soyez agréable, courtois, poli, et respectez toutes les personnes que vous rencontrez. 5/ Avec enthousiasme, vous montrerez vos motivations → 😃 Votre recruteur attend une personne motivée, qui veuille VRAIMENT intégrer le master ou le stage et qui sait pourquoi . ❓ Pourquoi ? Personne ne veut travailler avec quelqu’un qui veut juste faire ses heures pour faire ses heures. Une personne non motivée par le projet de l’entreprise risque de mettre une mauvaise ambiance dans la boîte. Il veut une personne enthousiaste, qui a envie de partager l’aventure et faire grandir l’entreprise. Il en va de même pour le master : allez-vous réellement tout donner dans votre 14ᵉ master, celui tout en bas de votre liste ? 🧐 Comment ? Au-delà de votre CV, montrez pourquoi vous êtes un atout pour ce master ou cette boîte (cabinet d’avocats, étude de notaire, start-up-, etc.). Analyser l’offre du master ou du stage Bien analyser l’offre du master Pour préparer votre entretien oral pour un master, il est fondamental de bien vous renseigner. Votre master, c’est votre passeport vers le monde professionnel. Vous devez donc bien analyser les matières qui le composent avant d’y postuler, mais aussi les débouchés , les éventuels partenariats , le degré d’employabilité , etc. Regardez les détails de chaque diplôme sur les sites des universités. Vos demandes doivent être en cohérence avec votre projet professionnel . Par exemple, si vous êtes passionné par le droit et le vin, il est plus intelligent de postuler au Master Droit de la vigne et du vin plutôt qu’au Master Droit des activités spatiales et des télécommunications. Aussi, votre candidature doit être cohérente au regard du master . Si ce n’est pas le cas, vous devrez vous justifier, montrer que vous avez bien analysé l’offre et qu’au regard de cette analyse, votre candidature est pertinente. Dans ce cas, la lettre de motivation sera votre meilleur allié ! 🍊 Astuce by Pamplemousse :  essayez de rentrer en contact avec des anciens étudiants des masters qui vous font rêver ! Ils pourront vous donner bien plus d’informations qu’une simple brochure. Bien analyser l’offre du stage Pour le stage, c’est la même chose : si vous voulez bien préparer votre oral, vous devez impérativement vous renseigner en analysant les offres. Vous n’allez pas postuler chez des privatistes si vous voulez faire un stage en droit public ! De même, si vous savez que votre rêve est d’intégrer la fonction publique, vous devez postuler pour des offres cohérentes, comme un stage en administration publique ou auprès d’un avocat publiciste. D’ailleurs, si vous avez un stage obligatoire dans le cadre de votre M1 (ou M2), il est possible que votre faculté vous impose un domaine en particulier. Ainsi, si vous faites un Master 2 Droit privé, les stages en droit public seront prohibés ! L’ analyse de l’offre est donc fondamentale puisqu’elle vous permettra de savoir si oui ou non , le stage répond à vos attentes et à votre niveau de compétence . Pour rappel, le but de votre stage est d’apprendre , pas de vous ennuyer à faire des choses qui n’ont aucun sens à vos yeux. Votre recruteur vous offre son temps, ne le gaspillez pas. Posez-vous les bonnes questions : ✅ Votre formation de juriste est-elle suffisante ? En L1, il peut être difficile de gérer des contentieux en raison du manque de connaissances ; ✅ Pensez-vous pouvoir être réellement utile à l’entreprise ? ; ✅ L’entreprise est-elle en mesure de vous engager ? 3 conseils avant un entretien Conseil 1 : s'entraîner avec sa famille ou ses amis 🤼‍♂️ Faites des simulations d’entretien de stage ou de master. En vous mettant en condition avant l’entretien, vous pourrez voir quels sont les défauts de votre oral. Une petite phrase incohérente, un moment de bafouillage, une bêtise qui émerge de manière impromptue… En travaillant ces différents points, vous serez plus confiant, et donc moins stressé le jour de l’oral. Parole de pamplemousse ! Conseil 2 : s'entraîner face caméra 📹 C'est le meilleur moyen pour voir vos qualités et vos défauts. Si la reine-sorcière le fait avec son miroir dans Blanche-Neige, pourquoi pas vous ? Vous découvrirez peut-être des tics de langages (ou des mimiques) dont vous ne soupçonniez même pas l’existence ! Conseil 3 : se tenir informé de l’actualité 📰 Le droit est une matière vivante, et il se peut qu’un élément concerne votre domaine au moment de l’entretien. Soyez préparé à toute éventualité : vous ne serez pas pris au dépourvu si votre interlocuteur vous demande d’illustrer vos propos avec des événements d’actualités ! II. Savoir bien répondre aux questions pendant l’entretien 🎙️ Durant l’entretien, il est primordial que le candidat sache bien répondre aux différentes questions. Et pour vous aider, quoi de mieux que quelques conseils juteux de la Team Pamplemousse ? 3 conseils pour bien répondre à un recruteur Conseil 1 : ne vous précipitez pas 💡Réfléchissez à la réponse que vous envisagez de donner. Le but n’est pas de répondre le plus rapidement possible à la question. Tournez votre langue dans votre bouche, réfléchissez, puis parlez. Conseil 2 : n’oubliez pas que le recruteur n’est pas un ami 🙅 Utilisez un langage courant, professionnel mais pas familier. Par exemple, évitez les « quoi, hein, euh », les fautes grossières telles que « j’ai acquéri des compétences », ou encore le tutoiement. Conseil 3 : soyez en mesure d’expliquer 📋 En quoi cette formation ou ce stage vous intéresse particulièrement ? En quoi elle/il est adaptée à votre projet. Montrez que vous vous êtes renseigné ! Que faire si je ne sais pas répondre à une question ? Si vous ne savez pas répondre à une question, ne paniquez pas . Votre interlocuteur ne doit pas remarquer que vous perdez vos moyens. Dans ce cas, il y a plusieurs astuces qui vous permettent de gagner du temps de réflexion : Répéter la question à voix haute, en ayant l’air de chercher à la comprendre ou en faisant semblant de l’avoir comprise. Ex. : vous me demandez les 3 critères de la force majeure, c'est une notion que nous avons étudié lors du premier semestre en droit des contrats. D'ailleurs, petite parenthèse, j'ai adoré le chargé de TD blabla. La force majeure est donc... → temps gagné ! ; Demander au recruteur qu’il reformule sa question ou ajoute des précisions. Par exemple, vous pouvez commencer votre phrase par « Si je comprends bien votre question, vous cherchez à savoir si… ». Vous gagnerez quelques précieuses secondes ! 13 exemples de questions posées durant un entretien Quoi de mieux pour se préparer à un entretien que d’étudier les questions couramment posées ? Les questions courantes « Parlez-moi de vous ». ✅ Parlez de votre parcours : il doit sembler cohérent et logique aux yeux du recruteur ; ✅ Ne négligez pas les diplômes et certifications relatifs à vos loisirs . Cela montre que vous vous donnez à fond, et ce, même en dehors du travail ! ; ✅ Parlez de vos passions et vos loisirs . Ils permettront à votre interlocuteur de mieux vous connaître et de lui prouver que vous vous intéressez à beaucoup de choses ; ✅ Ne rentrez pas dans les détails trop personnels (vie sentimentale, vos habitudes du soir). Votre interlocuteur s’en moque. Cette question large est cruciale , car elle permet en réalité au recruteur de tester votre capacité à synthétiser, à pitcher votre « historique » pour en arriver à postuler cette offre, mais aussi votre capacité à vous exprimer ! « Quel est votre projet professionnel ? ». Soyez précis : quel poste visez-vous ? Quelles responsabilités ? Pourquoi ce projet ? Pour un master, le directeur essaie de savoir si votre projet est en cohérence avec son diplôme. Vous devez lui montrer que son master est LE diplôme à avoir pour mener à bien votre projet professionnel. Pour un stage, le recruteur cherche à savoir si les missions qu’il pourrait vous confier seront utiles pour votre avenir. Cette question permet aussi d’évaluer vos ambitions : avez-vous déjà une idée de ce que vous souhaitez faire ? Ou ce stage n’est-il qu’une formalité pour valider un diplôme ? « Pourquoi pensez-vous que ce master/stage vous sera utile ? » . Parlez de vos cours . Le master est en parfaite cohérence avec les cours étudiés en M1 ; le stage vous permettrait de mettre en pratique vos connaissances de cours. Parlez également de vos compétences . Le master vous permettrait d’acquérir de nouvelles compétences grâce à ce formidable cours de plaidoirie ; le stage serait parfaitement adapté pour développer vos compétences en droit du numérique. Enfin, c’est aussi le moment de parler de votre avenir professionnel : ce master est indispensable pour exercer le métier de vos rêves ; ce stage est LA porte qui ouvrira toutes les places en cabinet d’avocats. « Que savez-vous du master/de l’entreprise/de la collectivité ? » . Montrez que vous connaissez les plus-values que vous apporterait ce master : le taux de réussite, sa renommée auprès des entreprises, le taux d’employabilité à la sortie du master, etc. S’il s’agit d’un stage, prouvez que vous vous êtes renseigné sur l’entreprise/la collectivité . Cela témoigne de votre intérêt pour ce que fait la société, ainsi que de votre volonté de contribuer à ses projets. « Aimez-vous travailler en équipe ? » . Le but de cette question est de voir si vous êtes à l’aise avec le travail de groupe . Serez-vous capable d’écouter les autres ? Saurez-vous faire des propositions dans le respect des idées déjà proposées ? Dans le cadre d’un master, n’oubliez pas que ce diplôme est le bébé du recruteur. Il n’a donc aucun intérêt à recruter des étudiants qui pourraient nuire à une bonne cohésion. « Qu’est-ce qui vous motive dans ce master/stage ? » . Cette question permet au directeur (ou recruteur) de faire la différence entre les personnes réellement motivées et celles qui sont là par défaut . Les places en master sont précieuses, les directeurs ne veulent que des étudiants prêts à vendre un rein pour obtenir ce diplôme ( bon, on exagère un peu, mais ne dites jamais qu’il s’agit d’un second choix ! ). Il en va de même pour les stages : à choisir entre un étudiant récalcitrant qui doit valider des crédits ECTS, et un étudiant qui vit pour ce cabinet en Droit des risques maritimes, le choix est vite réglé ! Votre recruteur a envie de former quelqu’un de motivé et d’enthousiaste. Les questions pièges Les questions pièges sont celles qui pourraient vous laisser sans voix tant elles sont surprenantes . Toutefois, si vous êtes bien préparé, elles ne seront piégeantes qu’à 50 % ( allez, 40 % ). Le plus souvent, il s’agit de questions qui permettent à votre interlocuteur de comprendre votre personnalité , de découvrir quelles sont vos forces et vos faiblesses , etc. Essayez de préparer ces questions avec proches, afin de ne pas être pris au dépourvu le moment venu (c hez Pamplemousse, nous sommes aussi de grands poètes. Vous ne le saviez pas ? ). Voici quelques exemples de questions traîtres : « Quelle est votre principale qualité ? ». Présentez votre qualité ; Argumentez ce choix ; Illustrez via des exemples ; N’en faites pas trop. L’idée est de voir où vous vous situez entre l’égo surdimensionné, le « je me connais bien », et la modestie. « Quelle est votre principale faiblesse ? ». Présentez cette faiblesse ; MAIS attention à ne pas non plus se tirer une balle dans le pied en évitant : Je n’aime pas l’autorité ; Rien ne m’intéresse ; Je ne suis pas forcément ponctuel, etc. Ici, votre interlocuteur essaie de savoir si vous êtes capable de vous remettre en question . C’est une qualité importante pour l’apprentissage , qu’il s’agisse d’un master ou d’un stage. Soyez suffisamment franc pour donner l’impression d’être une personne honnête et fiable ( on espère que vous l’êtes 🫶). Et si vous êtes un peu manipulateur… Donnez une faiblesse dont l’excès peut devenir un avantage pour le directeur du master/le recruteur : « Je suis perfectionniste, je ne peux pas m’arrêter et rendre un travail s’il n’est pas sérieux ». « Dites-nous, pourquoi devrions-nous vous prendre en master/vous embaucher ? ». La réponse à cette question est le moment de vous vendre comme l’étudiant de l’année, celui que tout le monde rêverait d’avoir dans son master et/ou en stage. Relevez tous les besoins du master/de l’entreprise, et montrez que vous pouvez y répondre : Ils cherchent un étudiant publiciste ? Parfait, vous avez un M1 de Droit général public, avec des recommandations de vos professeurs ; Ils ont besoin d’un stagiaire qui a déjà travaillé en cabinet ? Formidable, vous avez déjà 3 stages à votre actif ! « Qu’attendez-vous de ce stage ? ». Cette question peut faire la différence entre vous et un autre étudiant si vous évitez les banalités. Tous les étudiants veulent avoir plus de compétences et/ou connaissances. Mais qu’est-ce que ce master/stage pourra réellement vous apporter ? Une découverte du monde du travail ? Une avancée pour votre projet professionnel ? Une confirmation de votre volonté à travailler dans ce secteur/métier ? Profitez de cette question pour séduire votre interlocuteur ( on ne vous parle pas de date, hein… ). Certes, ce master/stage vous apportera beaucoup de choses. Mais sans étudiants, pas de master ni de stage ! Vous allez contribuer à la valeur de votre master, vous avez envie d’aider l’entreprise à se développer… Cette expérience, c’est du « gagnant-gagnant » . Les questions embarrassantes Viennent ensuite ces fameuses questions dont les réponses sont un peu délicates. « Comment gérez-vous la critique ? ». Il est évident que vous ne devez jamais affirmer ne pas la supporter , ou pire, que vous n’en tenez pas compte ! Montrez que vous êtes suffisamment mature pour comprendre que toutes les critiques sont bonnes à prendre, tant qu’elles sont constructives. En effet, elles sont le meilleur moyen de ne plus reproduire les mêmes erreurs et surtout, de progresser. N’oubliez pas que les professeurs de votre master ont plus de connaissances que vous, et que vos futurs collègues auront également plus d’expériences ! Ils ont des choses à vous apporter. Pour un recruteur, c’est important de savoir si vous êtes susceptible, s’il faudra vous ménager dans la communication, si vous accepterez que votre travail soit remis en cause, etc. La vocation des critiques n’est pas de vous blesser, mais de vous montrer vos erreurs pour que vous puissiez vous améliorer. « Que disent vos amis de vous ? ». À l’exception de votre famille, vos amis sont ceux qui vous connaissent le mieux. Ils sont, a priori, assez objectifs concernant l’identification de votre caractère, vos qualités et vos défauts. Cela permet au directeur de master ou au recruteur de se faire une idée sur qui vous êtes réellement. Ce n’est donc pas le moment de vanter vos compétences à faire la fête. Contentez-vous des compliments dont on vous a déjà fait part, sans en faire trop non plus. « Savez-vous travailler sous la pression ? ». Spoiler : toute personne ayant fait des études de droit a dû, à un moment ou un autre, apprendre à travailler sous la pression ! Surtout pendant les périodes de partiels… Plus sérieusement, cette question peut être gênante si la réponse est « non ». Qui a envie d’avouer une faiblesse durant un entretien ? Il est évident que le travail dans une entreprise (ou la difficulté des cours dans un master) peut être stressant. Vous allez avoir des missions, des dates à respecter, des travaux prioritaires, etc. Essayez d’avoir l’air confiant lors de l’entretien. Vous apprendrez ensuite à gérer le travail sous la pression au fur et à mesure. Enfin, il se peut que le recruteur vous pose la fameuse question : « Et vous, avez-vous des questions concernant notre société ? » . Profitez-en pour montrer votre intérêt ! Une bonne astuce pour cela : résumez l’activité de l’entreprise ou les objectifs du master . ✅ Tout à l'heure, vous me disiez que l'on pouvait travailler le week-end. Je n'y vois pas d'inconvénient, mais pourriez-vous m'indiquer vos attentes par rapport aux stagiaires en termes d'horaires de travail ? ; ✅ Si je comprends bien, ce département a pour objectif d'accompagner les entreprises à optimiser leur fiscalité sur le plan national comme sur le plan international. Est-ce que le rôle du stagiaire sera de soutenir les 3 collaborateurs à préparer des recherches, etc. ? ; ✅ Vous parliez de Maître Dupont et Maître Moretti qui composent l'équipe Tax, aurai-je l'opportunité de travailler directement avec eux ? Et comment les stagiaires travaillent-ils avec les collaborateurs ici ? Si la situation s’y prête, vous pouvez également poser ces questions au cours de l’entretien. Mais attention : il ne faut jamais couper la parole du recruteur ! III. Se mettre en valeur devant un recruteur 🌟 Pour réussir à décrocher ce stage ou cette place de master, il faut impérativement que vous sachiez vous mettre en valeur. En effet, dans la majorité des cas, l’entretien se fonde en priorité sur la motivation (car avec de la motivation, on peut progresser et devenir l’étudiant ou l’employé idéal). Montrez à quel point vous en débordez ! Soigner sa présentation physique L’importance de la communication non verbale La communication non verbale est importante car il s’agit de la première impression que vous dégagerez devant le recruteur. Vous savez ce qu’on dit : « Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression ». Avant même de commencer à échanger, votre tenue ainsi que votre comportement parleront à votre place . Et ces éléments sont importants pour un directeur d’entreprise ou de master ! Ils permettent à votre interlocuteur de voir si vous saurez renvoyer une bonne image de l’entreprise (ou du master), de vérifier que vous vous intégrerez bien avec les autres collaborateurs du service, etc. Quel recruteur aurait envie d’une personne qui ne sait pas se tenir ? Vous vous doutez bien qu’un candidat qui se tient bien est forcément mieux perçu qu’un autre qui serait avachi sur sa chaise, et qui plus est, avec une tenue inadéquate. D’ailleurs, tout au long de l’entretien, le recruteur analysera vos faits et gestes . En vous posant des questions, il observera si vous mentez (regard fuyant) ou si vous êtes mal à l’aise (ne pas tenir en place sur la chaise, ne pas savoir que faire de vos mains, etc.). Les éléments de la communication non verbale 👚 La tenue L'élément primordial, c’est d’ avoir une tenue convenable . Elle permet de montrer que vous représenterez bien la société ou le master que vous intégrerez. Cela aussi le moment pour vous de prouver que vous savez vous mettre en valeur et que vous n’êtes pas une personne négligée. Il est préférable de privilégier un costume ou une tenue habillée . Un simple pantalon et une chemise peuvent suffire, sans forcément porter une cravate. Mais il faut à tout prix éviter de vous présenter en débardeur, en short, en survêtement ou encore en tongs (surtout si vous avez l’audace de porter des chaussettes avec !). N’oubliez pas que vous êtes dans le monde du droit, ce domaine dans lequel l’arrogance et la prétention sont rois (à vous de juger s’il s’agit d’une blague…). ⌛ La patience Lorsque vous arrivez pour l’entretien, il faut savoir patienter . Avant de rencontrer le recruteur, vous pourrez être amené à rester quelques (longues) minutes dans une salle. Il faut rester assis convenablement , dos droit et tête haute . Il est donc évident que les pieds sur la table sont proscrits, tout comme les regards perdus dans l’immensité du plancher ! ❤️ Le saviez-vous ?   Le regard au sol peut être considéré comme un manque de confiance en soi. Une étude publiée en 2013 dans la revue Psychology of Consciousness : Theory, Research, and Practice  a exploré la relation entre le regard au sol et la confiance en soi lors d'interactions sociales. Les résultats de cette étude ont montré une corrélation négative entre le regard au sol et la confiance en soi. À l’inverse, pour montrer que vous êtes à l’aise, vous pouvez vous lever pour regarder les affichages de la pièce. C’est plus professionnel que de passer votre temps sur votre téléphone portable. Vous pourriez laisser penser à votre recruteur que vous êtes accro à votre téléphone, ou pire… Que vous faites attention à l’heure et que l’attente vous semble trop longue ! 📊 La présentation N’oubliez pas l’importance de la première impression : vous devez bien savoir vous présenter au recruteur ! Lorsqu’il arrive vers vous, il y a quelques règles de politesse et de savoir-vivre qu’il faut respecter. ✅ Quand des personnes passent devant vous, n’oubliez pas d’ arborer un beau sourire , agrémenté d’un « bonjour » . Il serait dommage de froisser une personne importante ; ✅ Lorsque le recruteur se présente , levez-vous de votre chaise et serrez-lui la main s’il vous tend la sienne avant de suivre votre interlocuteur ; ✅ Soyez énergique ! Quand vous vous levez de votre chaise, ne soyez pas trop long. Votre énergie permettra au recruteur de savoir si vous êtes enthousiaste ou un peu feignant ; ✅ Et de manière générale, n’oubliez pas le plus important : votre sourire . Il faut que vous transmettiez l’idée que vous êtes une personne sympathique. Cela sera d’autant plus agréable pour votre recruteur d’échanger avec vous. Choisir les bons arguments Lors de l’entretien, il est crucial que vous choisissiez les bons arguments pour pouvoir bien vous vendre. Être concis, neutre et positif Face à votre recruteur, rien ne sert de raconter votre vie, il faut rester précis et concis . Vous devez aller à l’essentiel : les informations utiles sont celles qui lui permettent de comprendre vos objectifs et votre formation. Vous devez aussi rester neutre . Évitez de donner votre avis sur la politique, la religion ou sur des idéologies. Cela ne vous aidera probablement pas à obtenir votre stage ou votre master. Vous risquez même de vous tirer une balle dans le pied ! N’oubliez pas que vos convictions ne regardent que vous et qu’elles peuvent être différentes de celles du recruteur. Autre point important : vous devez toujours être positif ! Votre objectif est de convaincre la ou les personne(s) en face de vous. Évitez donc les tournures de phrases négatives et valorisez-vous. Par exemple, si vous dites « je n’ai pas pu », cela démontre un manque d’expérience ou une limite. Être positif, cela serait expliquer ce que ce manque ou cette impossibilité vous a permis d’apprendre ! La positivité, c’est aussi l’assurance : soyez cette personne sympathique qui sera vecteur de bonne ambiance dans votre future équipe ! Savoir utiliser le bon langage durant l’entretien ❌ Évitez les expressions inutiles . Les adverbes comme « vraiment » , « réellement » et « rapidement » n’apportent en réalité pas grand-chose à votre discours. Ils sont comme les « euh » : ils ponctuent un vide. ❌ Le langage familier est également à proscrire . Vous êtes en droit, c’est le moment de montrer votre éloquence ! ❌ Enfin, ne soyez pas non plus catégorique , car le recruteur peut prendre peur et penser que vous êtes du genre autoritaire, à ne pas vous remettre en question ou ingérable lorsque vous êtes persuadé d’avoir raison. Avoir un propos structuré Un propos structuré est indispensable pour qu’une présentation soit équilibrée . Vous pouvez ordonner vos idées de la manière suivante : Parcours étudiant : Diplôme ; Formations. Expérience professionnelle qui doit être pertinente avec l’offre, donc il n’est pas nécessaire de parler de tout : Stages ; Jobs d’été ; Boulots en plus de vos études ; Associatif. Projet professionnel : Volonté de poursuivre des études ou de passer des concours ; Ce que vous souhaitez faire après vos études ; L’objectif que vous vous êtes fixé ; Travailler dans une entreprise du même secteur (pour crédibiliser votre présence). Savoir répondre aux questions pendant le débriefing Après la présentation et les questions, vient le débriefing qui est une étape importante lors de l’entretien. Mais à quoi sert-il ? Tout d’abord, il permet au recruteur de relever quelques incohérences (ex. : erreurs dans les dates du CV) ou incompréhensions . Il va alors vous interroger pour être sûr d’avoir bien compris vos propos. Par exemple, si vous affirmez être le Kylian M’Bappé du droit des affaires, mais que vous vous trompez sur des termes juridiques classiques, le recruteur peut être dubitatif. De même, si vous affirmez avoir suivi des modules supplémentaires en droit de l’environnement, mais que votre discours n’est pas cohérent, le directeur de master aura de quoi douter. Ensuite, le débriefing permet également de demander des précisions en cas de doute sur certains points. Pour vous, c’est le moment d’être clair et convaincant , malgré vos lacunes. ✅ Votre projet professionnel est mal défini, le recruteur souhaite mieux le comprendre ; ✅ Vous postulez pour un stage mais vous n’avez aucune expérience : pourquoi vous prendre ? Ne paniquez pas. S’il y a bien un moment où vous devez faire preuve d’assurance, c’est maintenant ! Par exemple, vous pouvez dire : « Il faut bien commencer par une première expérience ! » ; « J’apporte mon expertise et je m’adapte facilement » ; « J’ai des relations qui me permettent d’avoir de l’aide » (professeurs, amis, camarades de promo, professionnels, famille, etc.). ✅ Votre manque d’expérience ou de connaissance n’est pas un handicap, vous êtes plein de ressources et de bonne volonté ; ✅ Vos expériences personnelles (loisirs, bénévolat) sont un véritable atout et vous différencie ! Adapter son discours à l’offre Lorsque vous cherchez un stage ou un master, vous devez faire en sorte d’être LE candidat dont tout le monde rêve. Autrement dit, si vous envoyez les mêmes CV et lettres de motivation à toutes les entreprises ou à tous les masters, vous risquez de ne jamais être pris. Essayez de lier le stage ou le master à votre profil et à vos activités : Vous avez fait un stage auprès du conseil des prud’hommes ? C’est un bon argument pour un master en droit social ; Vous pratiquez un sport d’équipe ? Vous avez l’esprit de compétition ET vous êtes solidaire, donc vous saurez parfaitement intégrer l’équipe au sein de ce stage tant souhaité. Vos loisirs montrent qui vous êtes . La culture générale est aussi importante que la culture juridique. Le meilleur moyen de s’adapter à une offre est de reprendre les attentes évoquées dans l’annonce et de montrer que vous y répondez . S’il faut une personne ponctuelle, sociable, rigoureuse et avec de l’expérience, vous devez avoir des arguments et des exemples pour illustrer votre capacité à être cette personne. IV. Erreurs à éviter lors d’un entretien ❌ Lors d’un entretien, il y a des erreurs qui peuvent être rédhibitoires. Il est donc important d’être bien préparé, afin de pouvoir les éviter. 3 erreurs sur le CV et la lettre de motivation Erreur 1 : ne pas bien présenter son CV Vous êtes votre CV : s’il n’est pas bien présenté, vous allez transmettre une mauvaise image de vous. Par exemple, un CV désorganisé laisse penser que vous bâclez votre travail ou que vous ne savez pas utiliser les logiciels de mise en page. Aussi, retenez que chaque CV doit être adapté au domaine dans lequel vous postulez. En communication, il y a beaucoup de CV colorés ou originaux (ex. : présentation avec une mise en page Netflix, Instagram, etc.). Vous êtes en droit, donc privilégiez une présentation sobre (beige, marron, bleu marine) avec du texte en noir. Erreur 2 : ne pas relire son CV et sa lettre de motivation Ne pas relire son CV ou sa lettre de motivation est le meilleur moyen de laisser passer des coquilles et donc de perdre en crédibilité. On ne cesse de vous le répéter, mais la relecture est essentielle, car elle permet d’éviter les fautes et les incohérences . Si vous avez des doutes, demandez à vos proches de relire vos documents à votre place. Ils auront un regard neuf. Erreur 3 : mentir sur son CV ou dans sa lettre de motivation Mentir sur votre CV ou votre lettre de motivation revient à vous mettre un boulet à la cheville avant d’aller en entretien. Si le recruteur ou le directeur du master s’en aperçoit, vous pouvez faire une croix sur vos attentes. D’une part, si votre mensonge porte sur un diplôme, une formation ou une certification, sachez que c’est assez facile à vérifier. Au-delà de l’aide précieuse de l’informatique, vous pouvez être mis à mal en seulement quelques questions. 🎤 Témoignage : « Quand j’étais en L3, j’étais obnubilé par un master bien précis. Je le voulais depuis la L1, c’était THE master. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’avais fait des stages, suivi des options, etc. Je m’étais même inscrit à un module, que je n’ai jamais eu le temps de suivre. J’ai décidé de le mettre quand même sur mon CV. Au cours de l’entretien pour mon master 1, l’une des personnes du jury m’a demandé si l’enseignante avait abordé un thème en particulier. Dans la panique, j’ai répondu “oui”, en ajoutant que c’était “très intéressant”. Mon interlocuteur a souri, et m’a rétorqué que c’était très curieux, car sa femme n’avait jamais mis cette notion au programme du module… Le monde des juristes est petit, pensez-y à deux fois avant de mentir ! ». Armelle, Master 2, Montpellier. D’autre part, si vous mentez sur vos loisirs, vous n’êtes pas à l’abri que le recruteur ou le directeur de master s’y intéresse aussi. Imaginez la situation : vous affirmez adorer l’éloquence et les concours. Pas de chance, le directeur aussi ! Il vous demande votre avis en tant que juriste sur le sujet débattu en finale, et là, c’est le drame : vous ne savez pas de quoi il parle… Si possible, autant éviter ce genre de situations. 6 erreurs à bannir en entretien On a déjà abordé certaines erreurs plus haut, mais le secret de la pédagogie est la répétition. À vos stylos, prenez des notes et… C’est parti pour découvrir les 6 erreurs à bannir en entretien ! Erreur 1 : se dévaloriser ou faire preuve de négativité Se dévaloriser ou être négatif est une preuve de manque de confiance en soi. Or si vous n’avez pas confiance en vous, pourquoi un recruteur ou un directeur de master vous feraient-ils confiance ? Apprenez à vous convaincre avant d’essayer de convaincre qui que ce soit . Vous avez forcément des qualités, des capacités et des compétences, il suffit de savoir les mettre en avant. Essayez de garder en tête que vos faiblesses peuvent être corrigées. Par exemple, ne dites pas : « je n’ai jamais rédigé de conclusions » mais « j’ai hâte d’apprendre auprès de vous ». Erreur 2 : ne pas réfléchir avant de répondre Avec le stress, les étudiants ont tendance à vouloir répondre immédiatement, sans prendre le temps de réfléchir. Mais vous connaissez le proverbe, il est parfois préférable de tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler… Promis, ça peut vous sauver des pires âneries. Il vaut mieux répondre bien plutôt que répondre vite . Répétez-vous les questions, analysez-les rapidement dans votre tête et ensuite, seulement, vous pourrez répondre. Si vous avez un doute, il est préférable de demander au recruteur de répéter ou reformuler sa question. Erreur 3 : être avare en sourire Une personne qui ne sourit jamais n’est pas forcément considérée comme quelqu’un de sympathique. Est-ce réellement l’image que vous avez envie de dégager ? Qu’il s’agisse d’un stage ou d’un master, votre recruteur souhaite maintenir une bonne ambiance entre ses employés ou ses étudiants. Soyez suffisamment souriant pour donner envie au recruteur d’apprendre à vous connaître. Souriez : au début de l’entretien ; un peu pendant l’entretien ; et à la fin, au moment de vous saluer. ❤️ Le saviez-vous ?  D’après une étude publiée dans le journal « Personality and Social Psychology Bulletin », les personnes souriantes sont perçues comme plus sympathiques, compétentes et confiantes. Une autre étude publiée dans le « Journal of Occupational and Organizational Psychology » a même montré que les candidats qui sourient lors d'un entretien d'embauche sont plus susceptibles d'être embauchés ! Erreur 4 : ne jamais regarder le recruteur Ne jamais regarder le recruteur peut envoyer un mauvais message sur votre personne ou vos attentions. En effet, le contact visuel est un élément clé de la communication non verbale. Il a donc un impact significatif sur la perception que les recruteurs ont de vous ! ❤️ Le saviez-vous ?  Une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Chicago a montré que les personnes qui maintiennent un contact visuel prolongé lors d’une conversation  sont considérées comme plus compétentes  et plus fiables  que celles qui évitent le regard. Elles inspirent également plus de confiance et de respect. Regardez le recruteur ou le directeur de master dans les yeux lorsqu’ils vous posent une question ou quand vous devez vous vendre. Vous devez être convaincant et avoir l’air sûr de vous. Attention ! Ne transformez pas l’entretien en concours de regards… Erreur 5 : être arrogant Être confiant, c’est bien ; être arrogant, ça craint. Pourquoi ? Plusieurs études, dont une menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley, ont montré que les personnes arrogantes ont plus de difficultés à travailler en équipe et à collaborer avec les autres. Elles seraient également jugées comme peu aimables , peu compétentes et moins dignes de confiance que les personnes modestes. Or un recruteur ne veut pas d’un stagiaire qui ne sait pas collaborer, et un directeur de master n’a pas envie d’avoir un étudiant qui plombe l’ambiance dans la promo. Voici quelques petites astuces bien vitaminées pour rester humble : ✅ Connaissez vos forces mais aussi vos faiblesses . Faire croire au recruteur que vous êtes bon en tout est louche… Montrez plutôt que vous êtes réaliste et objectif : vous savez quelles sont vos réussites mais vous connaissez également vos pistes d’amélioration ; ✅ Partagez la réussite : vous avez participé à un travail de groupe ? À une action collective ? Parlez aussi de vos camarades, et évitez de vous attribuer tout le mérite ; ✅ Montrez que vous savez faire preuve de reconnaissance : envers vos formateurs précédents, vos professeurs, etc. 3 erreurs à éviter en visioconférence De nombreux entretiens ont lieu à distance, en visioconférence. Qui dit nouvelles technologies, dit nouveaux codes. Mais savez-vous maîtriser l’art de la visio ? Erreur 1 : négliger sa tenue Est-ce que vous négligeriez votre tenue pour un entretien en présentiel ? Non. Alors pourquoi passer votre entretien en visioconférence en pyjama ? Comme pour un entretien physique, votre tenue parle à votre place. Elle représente votre personne, vos motivations, et le respect que vous accordez à votre recruteur. Mettez-vous dans les mêmes conditions vestimentaires que pour un entretien en présentiel . 🎤 Témoignage :  « L’an dernier, j’ai postulé dans un cabinet d’avocats pour un stage d’été. L’entretien était en visioconférence. J’avais donc mis une chemise, mais j’avais gardé mon bas de pyjama. Au bout de quelques minutes, j’ai vu que la batterie de mon ordinateur était faible. J’ai donc prévenu le recruteur que je me levais pour aller chercher mon chargeur. Évidemment, il a aperçu mon bas de pyjama. Quand je me suis rassise, il m’a dit “qu’il espérait que mon travail n’était pas à la hauteur de ma tenue, car il n’est pas intéressé par les personnes qui font les choses à moitié” ». Morgan, L3, Lille. Erreur 2 : être dans un lieu bruyant/avec des distractions Lors d’un entretien en à distance, être un dans un lieu bruyant ou avec des distractions peut renvoyer une mauvaise image de vous. Cela peut laisser penser que vous n’êtes pas sérieux et désorganisé . Évidemment, ce n’est pas le type de profil recherché pour un stage ou un master ! Privilégiez une pièce neutre (si possible, sans votre chaise avec tous vos vêtements en arrière-plan) et silencieuse . Vous devez dégager une image professionnelle. Prenez également quelques minutes avant l’entretien pour bien placer votre ordinateur . Évitez les reflets, les contre-jours, la contre-plongée (peu flatteuse). Erreur 3 : ne pas vérifier son matériel informatique Ne pas vérifier votre matériel informatique revient à prendre 3 risques majeurs : ❌ ne plus avoir de batterie pendant l’entretien ; ❌ ne pas avoir une image et un son fonctionnels ; ❌ ne pas avoir une connexion Internet stable. Pour éviter ces péripéties, la Team Pamplemousse vous a préparé quelques règles de survie : ✅ Votre connexion Internet, vous vérifierez : et si elle n’est pas stable, vous pouvez toujours essayer de connecter votre ordinateur sur la 4G de votre téléphone portable ; ✅ Votre matériel, vous testerez : avez-vous activé le microphone ? La caméra ? Parfois, ils sont automatiquement bloqués dans les paramètres. D’ailleurs, n’oubliez pas de désactiver vos micro et caméra à la fin de l’entretien. Il serait dommage de commencer à déblatérer sur le dos de votre recruteur alors qu’il est toujours dans l’appel… ; ✅ Votre charge, vous garderez : chargez votre ordinateur et gardez absolument la charge près de vous. Cela vous évitera de vous lever pendant l’entretien. Conclusion : Chaque étudiant est unique, vous avez vos faiblesses et vos forces. Apprenez à les connaître, apprivoisez-les et appliquez les conseils de la Team Pamplemousse. Romain Chéron et Cassandre Thevin

  • 7 erreurs à éviter pour réussir vos débuts en entreprise

    Métiers du droit > Recrutement Ça y est ! Après plusieurs années de formation théorique, c'est le grand saut dans le monde du travail ! Malheureusement, alors même que l'Université a pour objectif de former la nouvelle élite de juristes de notre Nation (on espère que c'est l'objectif, en tout cas, non ?!), beaucoup de jeunes talents essuient les plâtres en stage, en PPI, ou en alternance. Mais que nenni !  Pamplemousse vous donne les erreurs à éviter absolument si vous voulez devenir la star de votre bureau/barreau, dès vos premières expériences professionnelles. Sommaire : Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent ? N°1 : Ne pas adopter le bon mindset N°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant N°3 : Ne pas accepter les critiques constructives N°4 : Répéter ses erreurs sans progresser N°5 : Ne pas avoir une attitude professionnelle N°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail N°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Bravo à vous 🥳 ! En lisant cet article, vous ne ferez pas partie des 38 % des jeunes professionnels estimant que les informations reçues avant leur entrée sur le monde du travail étaient insuffisantes . (source : Étude Les jeunes et le travail : aspirations et désillusions des 16-30 ans - Institut Montaigne)  Si vous lisez cet article, c'est que vous venez probablement de décrocher votre  premier job ou stage dans une direction juridique d’entreprise, un cabinet d'avocats, un office de commissaire de justice, une étude de notaire ou bien peut-être encore dans une juridiction (le Conseil d’État poste parfois des offres sur sa page LinkedIn !). Si ce n’est pas le cas, vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour découvrir nos meilleurs tips pour décrocher un stage . Rattraper par la réalité Mais passé le premier jour, vous vous faites rattraper par la réalité  (pas de musique dramatique pendant les instructions comme dans Alice Nevers) ! Eh oui, ça fait mal… Et de fait, il y a des gaffes à éviter pour réussir pleinement son intégration  dans un cabinet d'avocats ou une direction juridique d'entreprise ! Pourquoi tant de jeunes juristes se plantent à leur arrivée en entreprise ? Chaque année, des milieux de jeunes juristes intègrent pour la première fois un cabinet d'avocats, un service juridique d'entreprise ou une administration. Diplômés, motivés, souvent brillants (merci aux Fiches de droit Pamplemousse !)… et pourtant, beaucoup se heurtent de plein fouet à la réalité du terrain. Une transition rude Pourquoi ? Parce qu'en droit, la transition entre le monde universitaire et le monde professionnel est rude. À la fac, on vous demande de maîtriser le syllogisme, la compréhension arrêts, des qualifications juridiques et la méthode de la dissertation. En entreprise, on attend de vous des impératifs très concrets. Dans un rapport, le Forum Économique Mondial mentionnait par exemple 12 soft skills comme les plus demandées : autonomie capacité d'adaptation résolution de problèmes complexes esprit critique  créativité  management,  esprit d'équipe  intelligence émotionnelle  jugement et prise de décision  sens du service négociation flexibilité Cette liste a donc évolué, mais certaines compétences fondamentales perdurent. On ajouterait bien volontiers : proactivité, débrouillardise, écoute active, attitude positive (eh oui, ça se travaille !), compréhension des enjeux business… Bref, à part certaines, ce sont des compétences rarement (ou pas du tout !) travaillées en cours de droit, n'est-ce pas ? Des codes implicites Ce qui importe donc aussi pour réussir, c’est la connaissance des codes implicites du travail en équipe, des règles non écrites de la hiérarchie, et des exigences concrètes du métier. Résultat des courses : certains brillants étudiants se sentent perdus , inefficaces , voire  illégitimes . Pourtant, ces erreurs sont  évitables . Cet article vous dévoile les  pièges  classiques qui plombent l'entrée dans la vie pro… et surtout, comment les contourner pour réussir votre atterrissage  sans turbulence. Il en va de bonheur au travail ! Erreur n°1 : Ne pas adopter le bon mindset en entreprise Ne pas avoir le  bon état d'esprit  est une erreur fatale lorsque vous commencez votre carrière juridique. Et ce, que ce soit en cabinet d'avocats, en administration, en étude de notaires, ou partout ailleurs. « D'après les centaines de retours que j'ai pu avoir de jeunes juristes, le bon état d'esprit apparaît comme un facteur essentiel de la réussite professionnelle. À quel point ce talent souhaite réussir et monter en compétences ? À quel point adoptera-t-il un état d'esprit positif, dans lequel chaque heure de sa vie sera une opportunité de grandir ? » , explique Augustin Mercier, fondateur de ce magnifique site et du Barreau-mètre (classement bien-être des cabinets d’avocats).  Qu'est-ce que le bon mindset ? Le mindset, c'est littéralement votre  état d'esprit . Ce n'est pas seulement votre humeur ou votre motivation du lundi matin, mais la manière dont vous abordez votre travail , les erreurs commises, les difficultés rencontrées et votre propre  progression. Dans le monde professionnel et tout particulièrement dans les environnements comme les cabinets d'avocats ou les services juridiques d'entreprise, on distingue deux grandes approches : Le fixed mindset :  « Je suis bon ou mauvais, c'est comme ça. » (aka la larve) Le growth mindset :  « Je ne sais pas encore faire, mais je vais apprendre. » (aka le renard) Vous devinez lequel est le plus utile ? (Indice : honnêtement, qui a envie d'être une larve ?) Pourquoi est-ce une erreur de ne pas avoir le bon mindset ? Ne pas travailler son état d’esprit est une erreur ! Parce qu'en entreprise, vous n'êtes pas recruté pour réciter vos cours de droit constitutionnel (en même temps, être payé pour différencier le régime parlementaire du régime présidentiel…).  Pour preuve, 72 % des recruteurs considèrent que l’état d’esprit est plus important que les compétences techniques  à l’embauche d’un jeune diplômé. ( Source :  Enquête Pôle emploi & APEC (2023), sur les attentes des employeurs vis-à-vis des jeunes actifs ).  On vous a engagé pour apporter de la valeur , apprendre vite et bien, être  productif  et vous adapter (et pas que… on vous dit tout plus bas). Votre maître de stage attend de vous que vous lui soyez utile . Mais encore faut-il être très à l'écoute pour rendre un travail à la hauteur de ses espérances (ou les dépasser !).Tout cela, ça passe par un état d’esprit positif, un état d’apprenant , sérieux  et volontaire . Spoiler :  vous N'ÊTES PAS Harvey Specter. Si vous attendez de tout savoir avant d'agir, si vous prenez mal la moindre remarque, vous risquez de vous fermer des portes… sans même vous en rendre compte. Eh oui, même si vous êtes là pour apprendre, les managers et les associés cherchent des talents : fiables  et motivés ayant envie de  progresser qui posent des questions  en vue de bien faire qui prennent des initiatives qui acceptent les remarques (au-revoir la susceptibilité !) qui transforment un « je ne sais pas faire » en « je vais trouver une solution » Pensez à votre  manager :  si vous avez été engagé, vous spécifiquement (pas votre voisin), c'est qu'il espère que vous apportiez une plus-value  à l'entreprise (c'est la contrepartie de votre formation). S'il voit que vous n'avez pas le bon état d'esprit et qu'il doit constamment être derrière vous, il pourrait vous percevoir comme une personne restée mentalement à la fac, sans réelle conscience des  enjeux du monde professionnel . « S'agirait de grandir », comme dirait l'autre. PIRE :  il pourrait interpréter votre manque de réaction comme un manque de motivation à servir l'entreprise… et regretter de vous avoir recruté.  Toutefois, avant de parvenir à cette extrémité, il y a quand même des manières de se rattraper. Comment adopter le bon mindset ? Pour éviter cette erreur, il est capital d'oser… oser. Voici nos conseils pour adopter le bon mindset et faciliter votre entrée sur le marché du travail. 1. Soyez curieux ! Voyez chaque mission comme une opportunité d'apprendre , pas comme un examen. Par exemple , admettons que vous êtes juriste d'entreprise, chargé d'un contrat important avec une société américaine. Si vous ne parvenez pas à résoudre une question technique de fiscalité internationale… ce n'est pas grave ! Renseignez-vous , faites une veille sur le sujet, tâchez de comprendre  le contexte, les intérêts de chaque partie, les enjeux juridiques et stratégiques. Le bon état d'esprit, c'est aussi prendre de la hauteur, du recul sur les choses  Bref, soyez curieux  et posez toutes les questions utiles .Et si vous faites une erreur, vous aurez appris quelque chose ! 💡 Astuce pratique : Pensez à solliciter votre manager (sinon un collègue senior) pour un point régulier. Bonus :  vous pouvez même créer une fiche-mémo sur un sujet qui a pu vous bloquer pour les futures nouvelles recrues !   2. Cherchez par vous-même, mais osez demander : Le bon état d'esprit, ce n'est pas l'isolement, c'est la curiosité. Commencez par essayer de trouver la solution par vos propres moyens . Mais si vous n'y arrivez pas, n'hésitez pas à échanger avec l'intelligence artificielle de la structure, solliciter un camarade ou un collaborateur de votre département. Harceler votre manager sur des points qu'il a déjà abordés plusieurs fois = ❌ Poser à votre manager (après recherches) une question claire en montrant que vous avez cherché la solution = ✅ 3. Acceptez de vous tromper et que tout ne soit pas parfait… En entreprise, on ne recherche pas des juristes imparfaits rendant leurs travaux dans les délais, que des virtuoses névrosés  incompris visant l'excellence éternelle… mais ratant la deadline . Il est naturel de faire des erreurs, surtout dans les premiers  En gros :  mieux vaut être vous que Kurt Cobain (au passage, on ne vous souhaite pas d'être rongé par la drogue). Mais attention, vous devez vous donner à 200 % sur chaque mission et placer la barre le plus haut possible  pour satisfaire les attentes. Ainsi, vous n'aurez aucun regret  et c'est comme cela que vous progresserez. « C'était pendant un stage en TA… J'étais très stressée à l'idée de faire des erreurs. Donc, je posais TOUT le temps des questions pour des petits détails. Je rendais dingue mon maître de stage, il voulait que je prenne des initiatives : que je relise spontanément des documents, que je lance une recherche juridique… bref, que je cherche moi-même. En observant les autres, j'ai compris que le bon état d'esprit, c'était d'oser. J'ai commencé à prendre des initiatives, même imparfaites, et c'est là que tout a changé ! J'ai compris qu'un supérieur préfère corriger une erreur que devoir tout dicter. Tenter, se tromper, apprendre : c'est ça qu'on attend de vous. » , Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°2 : Ignorer la culture d'entreprise en arrivant Pour réussir votre entrée dans la vie professionnelle et dans votre nouvelle entreprise, il est bien utile d'adopter la culture  de celle-ci. Et NON, on ne vise pas simplement la décoration de l' open space  ou les afters  du jeudi soir. C'est quoi, exactement, « la culture d'entreprise » ? La culture d'entreprise, ou de l’entreprise, c'est l'ensemble des  codes implicites , des valeurs partagées, des habitudes, des modes de communication qui font fonctionner une entreprise. C'est ce qui explique pourquoi, dans un cabinet d'avocats, vous serez en principe invités à ne jamais dire « je ne sais pas » mais « je regarde et je reviens vers vous ». C'est aussi ce qui fait qu'on met un costume 3 pièces pour aller travailler ou au contraire qu'on débarque en jean-baskets… ou encore qu'on reste en pyjama (qui est habillé à 8 heures pétantes en télétravail ? → c'est une blague, habillez-vous proprement , même en télétravail). Pourquoi c'est une erreur de ne pas l'adopter Ne pas adopter la culture de l’entreprise, c'est risquer de passer à côté de l'essentiel : la bonne intégration. Si vous ne respectez pas les codes, vous risquez rapidement d'être perçu comme « pas aligné », voire comme un élément perturbateur , même si vous êtes compétent. Dans le cabinet d’affaires Bruzzo Dubucq par exemple, c’est cravate pour les hommes et tailleur pour les femmes. Pour ce cabinet, la tenue vestimentaire doit renvoyer une image d’exigence côté clients.   Le saviez-vous ?  Les études en psychologie organisationnelle montrent que les personnes qui s'intègrent bien culturellement sont plus vite promues, mieux évaluées, et moins souvent mises à l'écart (Harvard Business Review, 2021). À l'inverse, un bon profil technique mais « hors culture » aura du mal à inspirer confiance ou à collaborer efficacement. Même si vous êtes brillant, motivé et bosseur,  si vous ignorez les codes , vous pouvez vite paraître « à côté de la plaque  ». Pensez à votre manager :  Il vous observe débarquer comme un OVNI dans l’ open space . Vous tutoyez tout le monde, vous débarquez en jogging  et vous envoyez un email « Cc Chef » à l’associé senior. Il se dit quoi ? Que vous êtes brillant ? Non ! Que vous n’avez pas capté les codes et que vous ne pourrez donc pas écrire à un client tout seul. En droit, où les hiérarchies sont souvent marquées , ne pas capter le ton à adopter avec un associé, ou prendre la parole au mauvais moment en réunion, peut vous coller une image peu flatteuse … sans que personne ne vous le dise. « Un jour, lors d'une réunion avec des associés, j'ai cru bien faire en partageant une idée trop tôt (pendant la présentation d'un collègue). Il y a eu un long silence juste après, et tout le monde s'est mis à me fixer ! J'étais tellement gêné, j'avais envie de disparaître…  C'est là que j'ai compris que dans le monde de l'entreprise, bien choisir son moment est quasi, voire plus important que ce que l'on dit. Depuis, je m'efforce d'être plus attentif avant de prendre la parole, et mes interventions sont bien mieux accueillies. » témoigne Léonard, juriste en entreprise. Et ça, c'est le piège : la culture d'entreprise est rarement écrite noir sur blanc. C'est à vous de la déchiffrer (ou de demander à vos pairs !). Pas de panique si vous vous sentez décalé au début ! Rome ne s'est pas faite en un jour (ou sinon la Loi des XII tables serait un peu bancale). C'est donc la raison pour laquelle nous vous avons concocté un petit mode d'emploi ci-dessous. 3) Comment m'imprégner efficacement de la culture de mon cabinet ou étude ? Être capable d'adopter les codes fait partie des soft skills.  C'est quelque chose qui peut ne pas être inné, mais on va vous donner quelques clés ci-dessous. 1. Observez activement : Pour adopter la culture d'entreprise, observez activement :  comment les autres communiquent qui parle à qui quels sont les horaires et les habitudes de travail (pauses, par exemple) comment les décisions sont prises est-ce qu’on doit mettre tout le monde en copie quelles règles suivre… Et repérez les non-dits : le dress-code les horaires officieux la présence fortement recommandé à certains évènements ( afters , dîners…) 💡 Créez une page Word/Notion/Google Docs/ce que vous voulez ou un petit carnet et notez tout ce que vous apprenez ! 2. Adaptez votre langage au contexte et aux personnes : Pour embrace  la culture de l'entreprise, il est essentiel d 'adapter le langage  au contexte et aux personnes avec qui vous échangez. Le tout est de trouver le  juste ton :  email formel avec les clients, interventions mesurées en réunion face aux associés, message Teams léger avec votre collègue, etc. Règle n°1 :   Dans le doute, vouvoyez  (c'est l'usage lorsque l'on ne connaît pas une personne !) . Il sera toujours temps d'ajuster après, lorsque vous connaîtrez mieux vos collègues et votre manager. Et dans tous les cas, respectez les  bases les plus élémentaires de la politesse :  vous voulez être perçu comme quelqu'un d'adapté à l'entreprise et de confiance. « En licence, j'ai effectué un stage dans un cabinet d'avocats au Conseil. Le premier jour, j'ai simplement dit « bonjour » aux associés, de manière détendue, comme à la fac. J'ai tout de suite senti des regards un peu froids, sans comprendre pourquoi. Plus tard, j'ai découvert qu'il en fait dire « Bonjour Maître » ou « Bonjour Monsieur », en signe de respect et de reconnaissance de leur statut. Sur le moment, je ne le savais pas, mais ça m'a fait passer pour un petit jeune un peu irrespectueux. J'ai compris à quel point il était important de s'adapter à la culture et aux codes de l'entreprise, notamment dans la manière de s'exprimer. » , témoigne Romain, étudiant en M2 de droit des Finances publiques. 3. Posez des questions intelligentes : Poser de bonnes questions montre que vous avez sincèrement envie de comprendre (et donc de vous intégrer ) : « Comment ça se passe généralement quand… ? » « Qu'est-ce qui est  mal vu ?  » « Comment  et q uand  aller poser une question  à Me Dupont ? » Erreur n°3 : Ne pas accepter les critiques constructives Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel de savoir accepter les critiques. Eh oui, les critiques sont utiles pour progresser , mais encore faut-il les écouter, les comprendre et les prendre en compte… C'est ce qui fait vraiment la différence ! 1) C'est quoi, « accepter la critique » ? Accepter la critique, c'est entendre un retour (parfois sec), le comprendre et surtout le transformer en opportunité de mieux faire . Ne rien prendre personnellement C'est donc savoir différencier   la remise en question du travail rendu, de la remise en question de votre personne : quand on critique votre recherche juridique, cela ne veut pas dire que vous êtes un incapable. Seulement que CETTE  recherche n'a pas été à la hauteur (et vous devez tout faire pour  savoir pourquoi ! ). Et c'est une compétence aussi importante que votre maîtrise de Lexis360. 2) Pourquoi c'est une erreur de mal le vivre (ou de faire semblant de rien) ? Parce que dans le monde du travail,  la critique (autant positive que négative/constructive) fait partie du job.  Elle permet de progresser ! Et tant mieux : c'est ce que vous cherchez ! Et vous-même avez été formé à la faculté pour avoir un avis critique sur tout  (même à propos du lancer de nains, c'est dire…). Partez du principe que votre travail sera TOUJOURS remis en question . Car rien n'est jamais parfait.  Votre mémoire, votre analyse, votre contrat : tout est fait pour être lu, relu, questionné, amélioré… Et c'est totalement normal . En cabinet d'avocats, vous allez parfois plancher 3h sur la rédaction d'un contrat… qu'on va réécrire en 10 minutes (enfin pas quand même, parce que c'est compliqué les histoires de joint-venture). Ce n'est pas pour vous blesser (sauf si votre boss  est vraiment sadique), mais pour vous faire comprendre que le milieu juridique nécessite un certain niveau d'exigence , bien différent de celui de la faculté. Pensez à votre manager :   Il vous fait une remarque sur une note juridique pas claire. Et vous ? Vous vous vexez, vous vous justifiez, voire, vous boudez (true story). De son côté, il se dit que ce n’est pas de la critique qu’il vous faut, mais un service après-vente émotionnel. Et ça, ce n’était pas sur la fiche de poste… Refuser les remarques, c'est envoyer le signal inconscient que vous préférez votre ego à votre évolution. 43 % des salariés très impliqués reçoivent des feedbacks au moins une fois par semaine, contre 18 % des salariés peu impliqués. Mal accueillir une critique en faisant l'autruche, en se justifiant trop vite, ou en la prenant personnellement peut vite envoyer de mauvais signaux : manque de recul manque d'ouverture manque de maturité professionnelle Et dans un cabinet d'avocats, ça peut fermer des portes (tout doucement, mais quand même). 3) Comment apprendre à gérer la critique comme un pro ? 1. Respirez et écoutez jusqu'au bout : Quand vous sentez que vos émotions prennent le dessus lors d'une remarque de votre manager, il est fortement conseillé de prendre une grande respiration. Ne jamais réagir à chaud  À chaud, on réagit toujours mal. Il s’agit de reprendre le contrôle de ses émotions. Souvenez-vous, même si le ton est sec, il y a souvent  un fond utile ! ⚠️Il y a des  limites  dans la façon qu'a votre boss de vous parler et de faire du feedback . Respect et humanité  doivent être de mise. Si vous ne vous sentez pas respecté, cela peut être une bonne idée d'en parler avec lui pour lui expliquer ce que vous ressentez.“Chez Pamplemousse, nous militons pour des relations plus saines, moins toxiques. Les enjeux liés au chiffre d’affaires, à la trésorerie, au développement, à l’humain et j’en passe, créent du stress. Et ce stress peut impacter le management, qui est d’ailleurs un exercice très compliqué pour la plupart des gens. Mais personne n’a le droit de mal parler à quiconque. Si cela arrivait, ouvrez le dialogue pour expliquer que vous avez besoin d’un management humain et bienveillant pour grandir” « Au début de ma carrière, les critiques me déstabilisaient fréquemment. J'avais tendance à les prendre personnellement et à réagir de manière défensive. Cependant, j'ai rapidement compris que les retours sont souvent une occasion d'apprendre et de grandir vite, surtout en sortie d'école où on a finalement que peu d'idée de ce qui nous attend. » , témoigne Claire, attachée territoriale. En somme, si vous vous sentez vexé, attendez  avant de réagir. Essayez de faire autre chose pendant une heure, le temps de vous calmer, puis relisez la remarque à  tête reposée . Ne prenez rien personnellement et growth mindset  oblige, transformez la critique en opportunité de grandir ! 2. Demandez des précisions ! Ex. : « Qu'est-ce qui aurait pu mieux fonctionner selon vous ? » → ça montre que vous êtes dans une posture d'apprentissage. 3. Notez les critiques récurrentes : Noter  ce qui vous est souvent reproché est du pain béni pour vous améliorer rapidement ! Mettez-les à l'écrit sur un post-it collé à votre ordinateur, ainsi, vous les aurez sous les yeux et vous ne pourrez pas les ignorer ! 4. Pensez à remercier : Il est important de remercier ! Par exemple : Imaginons qu'un manager vous dise : « Votre mail n'était pas clair. » Mauvaise réaction : « Moi, je le trouvais très clair. » → Clac,  cela ferme la porte. Bonne réaction :  « Merci pour votre retour. Je vais relire avec votre regard en tête. Est-ce qu'il y avait un passage en particulier qui posait problème ? » → Pas besoin d’en faire des tartines… Vous montrez votre volonté d'apprendre  et votre  maturité. Erreur n°4 : Répéter ses erreurs sans progresser Une autre erreur à ne pas faire quand vous démarrez votre carrière, c'est de répéter une erreur. 1) C'est quoi « apprendre de ses erreurs » ? Faire une erreur, c'est humain et normal quand on débute. Mais ne pas en tirer de leçon, c'est une perte de chance d'être meilleur  (on est là pour ça, non ?) . Et de fait, c'est un peu le mal de la génération ! Le saviez-vous ? Une  enquête de Major, Lindsey & Africa  révèle que 45 % des jeunes associés en droit jugent que leur formation à l'école de droit ne les a pas préparés aux défis professionnels, notamment en termes de compétences pratiques  (analyse d'erreurs, gestion post-échec…). Apprendre de ses erreurs, c'est être capable de reconnaître que l'on s'est trompé , d'analyser pourquoi, puis de faire en sorte que ça ne se reproduise pas . Et dans les métiers du droit, où chaque virgule peut avoir un impact, c'est un atout de choc ! 2) Pourquoi c'est une erreur… de ne pas aimer ses erreurs ? Ne pas retirer de conséquences de ses erreurs semble tentant, mais en réalité cela équivaut à se tirer une balle dans le pied… Cela risque de bloquer votre progression … et peut  en prime agacer votre encadrant. D’autant qu'en entreprise, vous allez forcément vous planter (spoiler : ça arrive à tout le monde)  : mauvaise rédaction oubli d'un détail interprétation bancale mauvaise jurisprudence loi plus en vigueur  L'erreur en elle-même n'est donc pas grave en soi, mais ce qui compte, c'est votre  réaction après coup … Et là, vous avez 4 options : Tenir compte de l'erreur : « oups, j'ai fait une bourde ! Pourquoi est-ce que ça s'est produit ? » Ignorer l'erreur : « Bof au pire ça passe » L'enterrer sous le tapis : « une erreur, quelle erreur ? » Accuser le contexte : « je n'avais pas le bon modèle » Ce que recherchent les recruteurs et les associés, ce ne sont pas des juristes parfaits, mais des juristes fiables , qui apprennent vite, et qui tirent profit de  leurs expériences ( même les ratées ). Pensez à votre manager  :  Il a pris du temps pour vous expliquer pourquoi telle clause ne convenait pas. Il vous a même donné un exemple. Mais deux jours plus tard, vous refaites la même boulette. Pour lui, c’est comme relire le même épisode en boucle : frustrant . Il ne veut pas un disque rayé. Il veut un juriste qui apprend vite. À l'inverse, les juristes arrogants qui se reposent sur leurs lauriers parce qu'ils ont fait un LLM à Harvard, eh bien, c'est un  no-go  pour la plupart des cabinets. En bref, le laurier, c'est bien dans le civet de mamie, mais ce n'est pas top en oreiller… 3)  Comment retirer le meilleur de vos erreurs en pratique ? 1. Gardez une trace de ce que vous devez améliorer : Il est nécessaire d'en garder une  trace écrite , pas pour vous culpabiliser, mais pour vous en rappeler pour la prochaine fois !  → Transformez chaque fail en checklist : un oubli dans un contrat ? Faites-vous une liste pour la prochaine fois (clauses, vérification du droit en vigueur…) 2. Demandez un retour clair : Demander un retour clair et efficace à votre boss, c'est LA chose à faire pour faire mieux et lui montrer que vous n'êtes pas là pour enfiler des perles.  « Vous pouvez m'expliquer ce qui posait problème exactement ? » → si vous n e comprenez pas l'erreur, vous ne pourrez pas la corriger . Et en prime, ça montre que vous intégrez ce que l'on exige de vous ! 3. Partagez ce que vous avez compris :   Partager ce que vous avez compris permet d'envoyer un message clair  → vous prenez conscience de votre erreur  et vous intégrez ce que l'on attend de vous !   « OK, je vois ce que j'aurais dû faire, je corrige comme ça » = manager rassuré = crise de nerfs évitée = dodo tranquille Erreur n°5 : Ne pas adopter une attitude professionnelle Pour réussir votre stage, votre PPI ou votre collaboration, il est essentiel d'adopter rapidement les codes du monde professionnel. Les retards répétés, les tenues inadaptées, une familiarité excessive ou un langage trop relâché peuvent vous décrédibiliser. Même si l'ambiance est détendue, un cadre reste un cadre. 1. C'est quoi, avoir une « attitude professionnelle » ? Avoir une attitude professionnelle , ce n'est pas juste arriver à l'heure au travail et dire bonjour. C'est bien marquer la frontière  entre votre  vie personnelle  et votre  vie professionnelle . Et adopter, là encore, la posture attendue. → En somme, ça revient à faire en sorte que votre attitude soit en phase avec votre environnement de travail. L'entreprise est un  monde à part  (eh oui, on n’est plus en amphi !), vous ne pouvez pas forcément vous y comporter comme avec vos amis ! Vous devez inspirer : confiance crédibilité  respect Et ce, même quand vous n'avez que 22 ans et que votre maman vous repasse encore vos chemises… Dans le monde juridique (mais pas que !), cela veut dire : être ponctuel, être soigné dans votre présentation, être poli avec tout le monde (oui, même Muriel l'assistante aigrie du service contentieux)  respecter les délais, ne pas laisser de courriels sans réponse (le  ghosting , c'est vraiment nul)  communiquer (à imprimer pour mettre sur votre frigo) Bref, c'est se comporter comme quelqu'un sur qui l'on peut compter , sans qu'on ait à vous le rappeler. 2. Pourquoi c'est une erreur de zapper ce niveau d'exigence ? Parce que dans les cabinets, études ou directions juridiques, votre attitude professionnelle compte autant que vos compétences techniques. Ce soft skill  est fondamental. Souvenez-vous :  « la forme, c'est le fond qui remonte à la surface » (Victor Hugo, rien que ça). Cela vaut autant pour une dissertation que pour vous… Vous pouvez être un crack  du droit fiscal, si vous coupez la parole à tout le monde, que vous bâillez en réunion, ou encore que vous vous mettez une énorme cuite en séminaire, eh bien ça va coincer ! Pensez à votre manager :  Vous arrivez en retard, vous oubliez de répondre aux mails, vous balancez des « tranquille fréro » dans les couloirs. Résultat ? Même si vous êtes sympa, il pourrait vous confier un peu moins de missions importantes. Parce qu’avant de vous faire confiance sur du droit,  il doit pouvoir vous faire confiance… tout court. L'attitude professionnelle, c'est le  socle de la confiance . C'est ce qui fait qu'on vous donne plus de responsabilités, qu'on vous  garde à la fin de votre stage, ou qu'on vous recommande . Et ça, c'est un peu (beaucoup ?) votre  goal ! 3. Comment adopter une attitude professionnelle dès le départ ? 1. Soignez votre communication :  À l'écrit comme à l'oral, mettez les formes !   Efforcez-vous donc d'être clair, poli et sobre avec TOUT le monde, de l'hôtesse d'accueil au grand patron. Un email de 3 lignes peut faire (ou défaire) une  réputation … 2. Respectez les engagements : Le respect des engagements, c'est la base ! Vous n'êtes plus un apprenti-juriste : vous êtes considéré comme un adulte , peut-être pas totalement abouti, mais responsable de ses actes  malgré tout (oui, même si vous avez laissé mourir toutes vos plantes vertes). Car tout ce que vous faites a des répercussions sur l’entreprise. Si vous dites que vous rendez une note à 16 h, arrangez-vous pour la rendre à 16 h. Ou sinon, prévenez !  N'attendez pas que votre manager vienne vous chercher… ça pourrait l'agacer. 3. Gérez votre stress avec dignité : Il est  normal  d'être stressé ! Pas besoin de cacher que vous galérez, mais évitez les débordements d'émotion au bureau. Petites techniques si vous sentez que vous ne pouvez pas vous retenir : Essayez de vous isoler 5 minutes Buvez un peu (de l'eau of course) Prenez de longues inspirations Passez-vous les mains sous l'eau glacée !  Si vous notez que c'est récurrent,  parlez  à votre manager ! Vous pourrez ainsi essayer d'élaborer des  stratégies  pour voir comment éviter ce genre d'épisode et les gérer au mieux ! Sinon, vous pouvez aussi consulter notre article sur les techniques de relaxation , qui restent pertinentes des bancs de la fac à ceux des open-space . 4. Restez pro avec tout le monde :   Il faut  conserver  une attitude professionnelle même avec la personne avec qui vous avez déjeuné trois fois. En entreprise, il faut savoir s'adapter, les rôles changent vite .  « J'étais en stage au ministère des Armées. On déjeunait entre jeunes stagiaires, mais à côté, il y avait la table de nos chefs. On était en train d'avoir un débat assez polémique…J'ai expliqué mon point de vue et il y a eu un silence (tellement long).Mes chefs avaient tout entendu…Je partais du principe que nous étions entre jeunes et que la pause-déj était une pause sans le formalisme. Mais NON ! Même si on connaît très bien nos chefs, qu'on a l'impression de s'être rapprochés, ça reste le monde pro, il faut conserver une certaine retenue et ne pas trop dévoiler ses avis ou sa vie. » , témoigne Isabelle, étudiante en M2 de droit des Finances publiques. Erreur n°6 : Hésiter à demander de l'aide au travail Si vous voulez réussir votre arrivée dans le monde professionnel, il n'y a rien de plus  risqué que de s'enfoncer en silence dans ses difficultés. Quand vous débutez dans le monde pro, il est normal de ne pas tout maîtriser.  Ne pas demander d'aide par peur de mal faire ou de déranger peut vite vous mettre en échec. Pourquoi est-il important de savoir demander de l'aide ? Dans le monde pro, et surtout dans le milieu juridique, on valorise souvent les profils autonomes et autodidactes. Résultat : beaucoup de jeunes diplômés  pensent qu'ils doivent tout gérer seuls , tout comprendre du premier coup, et surtout ne jamais avouer qu'ils sont perdus .   Sauf que voilà :  tout le monde est déjà passé par là  (même si certains ont tendance à l'oublier). En réalité, quand vous débarquez dans le monde professionnel, entre des procédures floues, des logiciels que vous ne connaissez pas et des consignes données à moitié entre deux cafés,  il est tout à fait naturel de vous sentir dépassé ! Ce qui n'est pas normal, c'est de faire semblant de gérer… jusqu'à l' erreur évitable  ou l' overdose de Xanax … Pourquoi est-ce une vraie erreur de se taire ? Ne pas demander d'aide peut sembler courageux ou humble. Oui, c'est vrai, vous essayez de vous débrouiller seul (et c'est un bon point). Mais en réalité, c'est souvent contre-productif : Vous bloquez plus longtemps / vous perdez du temps Vous avancez à tâtons Vous rendez un travail  hors sujet Vous perdez la confiance  de votre encadrant. Pensez à votre manager :  Il vous confie une mission. Vous lui dites que c’est clair, mais vous galérez en silence pendant trois jours. Le rendu ? Hors sujet . Il ne sait pas si vous êtes trop timide, trop fier ou juste désorganisé… mais il sait qu’il ne peut pas vous laisser seul sur des dossiers importants. Au contraire, demander de l'aide au bon moment montre que vous êtes pro :   vous vous connaissez vous savez évaluer la situation vous savez reconnaître un blocage   vous êtes solution-oriented Et dans les structures juridiques, où le rythme est soutenu et les attentes élevées, cette capacité à alerter intelligemment  est  très appréciée . Toutefois, il y a quand même une mesure à avoir ! ✅ Comment demander de l'aide sans passer pour un boulet ? 1. Analysez votre blocage avant de demander : Tâchez d'essayer de comprendre ce qui vous bloque ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas exactement ?  Avez-vous vraiment essayé  de résoudre votre blocage ?  Êtes-vous allé voir vos pairs ?   Avez-vous demandé de l' aide à votre intelligence artificielle préférée ?   Avez-vous épluché la documentation disponible sur votre sujet (doctrine, articles…) ? 2. Soyez précis (vous gagnerez en crédibilité) :   Dites précisément  à votre manager le point qui vous  empêche d'avancer. Au lieu d'aller illico vous jeter en pleurs à ses pieds, dites :  « J'ai relu l'article 1245 du Code civil sur la responsabilité civile, je crois comprendre que l'élément fautif doit être prouvé par la victime, mais je bloque sur l'application des présomptions de faute dans ce cas spécifique. » 3. Choisissez le bon moment et la bonne personne : Parfois, un collègue junior  (comme vous) sera plus disponible  qu'un associé débordé, et peut même se montrer plus pédagogue (bah oui, quitte à être dans la même jungle, autant s'entraider !).  « Un jour, en stage en cabinet, je me suis retrouvée bloquée sur une question très technique mêlant droit bancaire et droit européen. L'associé référent, complètement absorbé par un dossier stratégique, n'était pas disponible. Au lieu d'attendre, j'ai sollicité une autre stagiaire qui travaillait sur un sujet similaire. Elle avait déjà fait face à cette problématique et m'a vraiment aidé à y voir plus clair ! J'ai réalisé qu'entre stagiaires, on peut être tout aussi efficaces, voire plus pédagogues que des seniors débordés… » témoigne Angela, étudiante en M2 de droit public de l’économie.  Bonus :  On se répète, mais pensez à noter la réponse !  Cela évite de demander la même chose deux jours plus tard. Erreur n°7 : Se concentrer uniquement sur le droit sans s'adapter Le manque de hauteur et d’adaptation sont des erreurs à éviter lors de ses premiers mois en entreprise. Maîtriser le droit, c'est bien. Mais c'est en le mettant au service du réel  que l'on devient un vrai professionnel. C'est quoi, « rester dans votre bulle juridique » ? C'est croire que votre job consiste uniquement à « faire du droit » , au sens strict. Vous rédigez, vous analysez, vous citez des arrêts du TA de Douai… et vous pensez que c'est suffisant. Sauf que dans une entreprise (cabinet, étude, office, direction juridique), le droit n'es t jamais une fin en soi :  c'est un outil au service d'une stratégie, d'un client, d'un projet plus large. Le saviez-vous ?  Le Baromètre des juristes d'entreprise révèle ainsi que l es juristes sont de plus en plus impliqués en amont des opérations de l'entreprise avec 88 % des répondants estimant être consultés sur de grandes opérations.  Cela indique une évolution vers un rôle plus stratégique, nécessitant une collaboration étroite avec d'autres départements. Et de fait, rester dans votre bulle, c'est oublier la réalité terrain , les contraintes économiques, les objectifs de croissance, le facteur humain. C'est débiter des bribes théoriques alors qu'on attend une prise de position claire. Pourquoi c'est une erreur quand vous débutez ? Parce que le monde professionnel ne fonctionne pas en cours magistraux . Pensez à votre manager et à votre client :  Votre boss attend de vous une solution simple pour un client. Vous lui rendez un exposé doctrinal de 12 pages avec les décisions de la Cour de cassation sur les 10 dernières années concernant votre sujet. Il ne veut pas repasser le CRFPA. Il veut une réponse exploitable , compréhensible  et adaptée au terrain .  Si vous ne sortez pas de votre logique purement juridique, vous risquez de :   Rédiger des notes trop théoriques , pas exploitables … On ne fait pas un exposé sur l'application de la nouvelle réforme en droit du travail : on est dans la vraie vie , on veut savoir si on peut requalifier un contrat de travail ! De  mal comprendre les attentes réelles de votre manager ou client ; De vous couper des autres équipes  (compta, marketing, RH…), qui ne parlent pas « droit » mais attendent que vous les aidiez à prendre des décisions Et surtout, vous passez à côté d'une qualité très recherchée chez les jeunes juristes : la capacité à traduire le droit en conseils clairs, utiles et concrets. Comment élargir votre vision en pratique ? 1. Posez des questions :   Posez des questions business :  Vous êtes dans un cas pratique, mais en version réelle :  « À quoi sert cette clause ? Qu'est-ce que le client attend vraiment ? Quelles contraintes avons-nous ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les risques ? Quelle est la tendance réglementaire ? », etc. 2. Faites l'effort de vulgariser Si vous expliquez une règle à un client, pensez à la manière dont vous la raconteriez à un  non-juriste (utilisez des métaphores, écartez-vous des termes juridiques trop pointus…). Exemple l'action   paulienne : (aka le cauchemar des étudiants)  Version juriste =  « L'action paulienne est une action en droit des obligations et des sûretés reposant sur l'article 1167 du Code civil. Elle permet de contester un acte frauduleux lorsque le créancier prouve qu'il est lésé par cet acte et que ce dernier a été réalisé avec la connaissance de la fraude. L'objectif est de rétablir les droits du créancier en annulant l'acte en question et en réintégrant les biens dans le patrimoine du débiteur… »  (Même nous, on ne comprend pas à la première lecture, mais on va quand même hocher la tête pour faire bonne figure).  Version accessible au commun des mortels =  « L'action paulienne est un recours que l'on utilise quand quelqu'un essaie de cacher ou de dissimuler son argent ou ses biens pour éviter de payer ses dettes. Ainsi, si une personne vend sa maison à un prix dérisoire pour la protéger des créanciers, on peut demander au juge d'annuler cette vente. L'idée, c'est de protéger les créanciers en annulant des actes faits dans l'intention de frauder. » 3. Travaillez avec les autres services : N'hésitez pas à collaborer  avec les autres services, en un mot : Sortez de votre bulle juridique ! Il y a tout un monde dehors (si si), une entreprise, c'est un tout .  Allez à la rencontre de vos collègues pour comprendre comment ils intègrent des conseils de droit.  💡 Vous pouvez tenter une socialisation  pendant la pause déj, a priori vos collègues ne vous mangeront pas, tout accaparés qu'ils seront par leur repas.  Bonus testé et approuvé pour les plus timides  → faites des cookies, apportez-les au bureau, ça les appâtera (personne ne résiste au chocolat), et vous n'aurez même pas de premier pas à faire ! 4. Lisez autre chose que des codes : Intéressez-vous au secteur d'activité des clients , à leurs enjeux, au contexte économique et autres courbes vacillantes qui font naître des débats houleux pendant les réunions de famille, la petite prune de fin de repas n'aidant pas… Vous devez comprendre  dans quoi votre rôle de juriste s'imbrique dans  quelle dynamique d'entreprise (croissance…).  Pour ce faire, il est impératif de suivre l' actualité :   Abonnez-vous à des  grands journaux  (Le Monde, Le Figaro, Le Point…) À des comptes insta commentant l'actualité (Pamplemousse, Hugo décrypte)  Créez-vous des Google Alerts  sur le thème « conjoncture économique » ou « secteur aéronautique en France » (si vous travaillez chez Airbus par exemple), etc.  Bref, vous avez l'embarras du choix pour vous cultiver !   Vous voulez éviter ces erreurs et réussir vos premiers pas dans la vie pro ? Chez Pamplemousse, on vous accompagne dès la L1 jusqu'au premier job. Et si vous voulez aller plus loin, abonnez-vous à notre newsletter (lien tout en bas !) : bons plans, conseils juridiques, opportunités… tout pour booster votre carrière. Check rapide à imprimer : êtes-vous prêt à entrer dans la vie pro ? [ ] J'adopte une posture proactive [ ] Je demande de l'aide quand je suis bloqué [ ] Je m'imprègne de la culture de l'entreprise [ ] Je prends en compte les critiques sans me vexer [ ] Je me relis pour ne pas refaire deux fois la même erreur [ ] J'adopte une attitude professionnelle [ ] Je ne perds pas de temps sur des détails inutiles [ ] Je suis curieux, je vais parler aux autres services [ ] Je fais le point sur les attentes dès le début Justine Georges

  • CRFPA : comment Léa a cartonné au Grand Oral

    Orientation > Concours juridiques Chaque candidat rêve de son succès. Léa a eu 18/20 au Grand oral du CRFPA. Dans son interview, elle nous parle de l’importance du soutien de ses proches, de la force du mental. Elle nous conseille d’aller au Grand Oral en toute confiance. Comment ? Avec une bonne préparation et en partant du principe qu’on n’aura pas réponse à tout ! Découvrez tous ses conseils pour réussir le Grand O ! 🚀 Sommaire 🗣 La préparation au Grand’O 👱‍♀️ Le Grand’O, Jour J La préparation au Grand’O   🗣 Bonjour Léa, dis-nous, pour préparer le Grand oral, quelle a été ta stratégie ?  Afin de préparer l’exposé du Grand’O, j’ai uniquement travaillé avec les fascicules fournis par ma prépa . Le programme de révisions étant vaste, je savais que je n’avais pas le temps de m’éparpiller. De mémoire, les fascicules comportaient une trentaine de chapitres.  Et as-tu utilisé une méthode de révision particulière ?  Oui, j’ai conçu un programme de révisions auquel je me suis tenue religieusement. Je n’allais pas me coucher tant que je n’avais pas appris le nombre de chapitres que je m’étais fixée par jour.  Plus que l’exposé du Grand’O qui nécessite de restituer les connaissances acquises, c’est la partie culture juridique qui m’inquiétait. L’entretien du Grand’O peut être très aléatoire et le jury peut poser des questions qu’il est difficile d’anticiper.  J’ai suivi l’actualité durant le mois précédant le Grand’O et me suis procurée un manuel avec plusieurs centaines de questions/réponses.  Comment tu as géré tout cela mentalement ? Il faut savoir que notre mental joue beaucoup. J’ai donc éteint mon téléphone , comme pour les écrits, pendant ma période de révisions.  Je trouve que le fait de voir les commentaires sur les réseaux sociaux et groupes de préparation au CRFPA est assez anxiogène. On a toujours l’impression que les autres ont de l’avance sur nous. Avoir son téléphone près de soi pendant les révisions fait aussi perdre pas mal de temps et de la concentration.  Toujours concernant le mental, il est primordial de s’entourer de proches qui vous soutiennent. C’est la raison pour laquelle je suis rentrée chez mes parents pendant la préparation au CRFPA. Avoir un soutien moral et pouvoir déléguer certaines tâches de la vie quotidienne aide beaucoup !  Ça aide à tenir sur la longueur... Oui ! N’oublions pas que le CRFPA est un marathon. J’ai commencé la préparation début juillet et ai passé mon dernier oral le 20 novembre. Durant toutes mes études, j’ai été une adepte des nuits blanches avant les partiels. Sur cette si longue période je m’imposais des nuits de 8 heures de sommeil et ai senti une réelle différence.  Ah oui, on préconise à nos lecteurs de bien dormir ! Le cerveau en a vraiment besoin !  Il faut y croire ! Contrairement aux écrits où nos connaissances sont évaluées, le Grand’O joue beaucoup sur notre mental.  Il faut comprendre qu’il est impossible de connaître le programme par cœur. On ne peut pas avoir la réponse parfaite aux questions posées lors de l’entretien.  L’important est d’avoir une bonne attitude, un raisonnement cohérent et de ne pas se laisser abattre si vous n’avez pas les réponses demandées.  Le jury ne veut pas savoir si vous seriez un bon juriste, car ça c’est le rôle des écrits, mais il veut savoir si vous serez un bon avocat.  Il faut intérioriser ceci lors de votre préparation. L’apprentissage est important, le mental est déterminant.  As-tu révisé les oraux en même temps que les écrits ou après ton admissibilité ?  J’ai commencé à réviser les oraux après les résultats d’admissibilité. J’ai donc eu trois semaines pour préparer le Grand’O. Je ne le conseille pas, c’est très intense !  Penses-tu avoir commis une ou plusieurs erreurs lors de ta préparation ?  J’ai commis l’erreur de commencer trop tardivement mes révisions. Celles-ci ont commencé après les résultats d’admissibilité, lesquels sont tombés le 21 octobre.  Si je pouvais revenir en arrière, j’aurais commencé mes révisions en septembre, une ou deux semaines après les écrits.  Le Grand’O, Jour J   👱‍♀️ Léa, on aime bien poser cette question : comment étais-tu habillée ?  J’étais vêtue d’un tailleur noir. J’ai délégué toute la logistique du Grand’O à ma mère. Avec un peu plus de deux semaines de révisions, la tenue était vraiment le dernier de mes soucis !  Il est toutefois important de se sentir à l’aise le jour du Grand’O. J’ai d’ailleurs hésité à mettre des escarpins puis je me suis ravisée. Je craignais de ne pas faire assez « pro » avec une paire de derbies. Finalement, toutes les autres candidates qui sont passées en même temps que moi avaient fait le même choix.  En arrivant au Grand’O, te sentais tu suffisamment préparée ?  En arrivant au Grand’O, je ne me sentais pas suffisamment préparée mais j’étais prête à en découdre !  Je savais que je n’aurais sûrement pas toutes les réponses aux questions posées mais je n’avais pas l’intention de me laisser déstabiliser.  As-tu été stressée de passer cet oral ??  J’étais assez stressée de passer cet oral, comme la plupart des candidats. Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil la veille.  J’ai été convoquée à 10h45. Le temps de préparation passe très vite. J’étais donc sensée passer à 11h45 mais le temps passe et l’on ne nous appelle toujours pas.  On nous a finalement annoncé qu’un membre du jury était souffrant et qu’il fallait trouver un remplaçant. J’ai attendu plus d’une heure et quart dans la salle de préparation. C’était déstabilisant et suis finalement passée à 13h.   Ah, les aléas… Camille en parlait dans son témoignage… Comment as-tu surmonté ce stress le jour-J ? Heureusement, les surveillants ont été bienveillants et très souriants. Ils nous ont beaucoup aidés à surmonter notre stress pendant cet imprévu.  As-tu fait la technique d’imaginer le jury sur les toilettes pour dédramatiser l’oral ?  Non, je me suis plutôt imaginée en vacances après le Grand’O !  Quel était ton sujet ? Mon sujet était « Article L.71 du Code électoral : vote par procuration des détenus et personnes placées en détention provisoire ».  À la fin de mon exposé, j’ai eu quelques questions en lien avec le sujet comme par exemple la date du droit de vote des femmes ou encore « que pensez-vous du droit de vote obligatoire en Belgique ? ».  L’entretien a été très sportif, les questions s'enchaînaient à un rythme très soutenu et n’avaient aucun lien les unes avec les autres. Voici quelques questions dont je me souviens :  “Quelle est la différence entre le travail forcé et l’esclavage ? », « Parlez de la Cour de cassation et du contrôle de proportionnalité », « Le serment de l’avocat »,  « Le port du voile pendant les sorties scolaires »,  « Définissez la liberté fondamentale selon le juge administratif / le juge judiciaire ».  Quelle note as-tu obtenu ?  J’ai obtenu la note de 18.  WAHOU ! Bravo. T’as cassé le game. Mais que t’es-tu dit en découvrant le sujet ?  Je me suis dit que j’avais ramené ma valise de codes pour rien puisque j’ai uniquement utilisé le Code pénal pendant ma préparation.  Je n’ai pensé à rien en découvrant le sujet et ai directement commencé mon brouillon.  Après réflexion, il est vrai que certains sujets me semblaient beaucoup plus passionnants. J’aurais préféré un sujet en lien avec le droit à la vie privée, le droit à la vie ou encore le droit de grève et la liberté d’expression. Ah oui, pour taper le 20… Tu pensais avoir réussi ou raté en sortant du Grand’O ?  J’étais soulagée. Je pensais avoir entre 10 et 13.  Belle surprise alors. Et le jury a tenté de te piéger ?  Je ne pense pas que le jury ait essayé de me piéger. Toutefois les membres ont été très insistants quand je ne maitrisais pas une question. Je n’ai pas cédé et essayais d’argumenter le plus possible avec conviction, même si je savais que mes propos ne tenaient pas forcément la route.  À titre d’exemple, ils m’ont posé des questions sur un arrêt important rendu en août 2019 dont je n’avais jamais entendu parlé. Je leur ai dit « écoutez, je n’ai pas eu connaissance de cet arrêt mais je peux vous parler de cet autre arrêt dont les faits semblent similaires ».  Le jury n’a cessé de revenir sur cet arrêt de 2019. J’ai donc essayé de comparer l’arrêt avec d’autres arrêts que je maîtrisais.  Ah oui bien joué, c’est un conseil déguisé ça ! Mais tu ne dirais pas non plus que le jury a été bienveillant avec toi... Le jury a été totalement neutre. J’avais parfois la sensation d’être lassante à certains moments. Je suis tout de même restée souriante malgré tout.  Si on peut être lassant et prendre un 18, go ! Et en sortant du Grand’O, quelle est la première chose que tu aies faite ?  J’ai dormi pendant dix heures !  Les festivités n’étaient pas terminées puisque j’avais encore mon oral d’anglais à passer.  Pour réussir le jour-J, quel est le meilleur conseil que tu puisses donner à une personne passant le Grand’O cette année ?  EÊtresouriant et avoir confiance en soi tout en gardant à l’esprit qu’il est normal de ne pas tout savoir !  On joue au devin, quels sujets tomberont au Grand’O  ?  C’est assez difficile d’anticiper ça !  Pour ce qui est de l’actualité juridique, il faudra s’intéresser au mouvement de grève inédit chez les avocats suite au projet de réforme des retraites.  Mille mercis pour tous ces conseils Léa ! Ah au fait, tu lis Pamplemousse ?  J’ai découvert Pamplemousse Magazine récemment.  J’aurais aimé avoir accès à la rubrique « conseils » lors de ma préparation au CRFPA et au Grand’O !  Antoine Karr

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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