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- [Interview] "Le Barreau-mètre.fr n'est pas un tribunal"
Orientation > Métiers juridiques > Ils recrutent/ Bruits de couloir Et si les talents du droit pouvaient enfin choisir leur cabinet d’avocats en connaissance de cause ? Et si on regardait la réalité derrière les plaquettes corporate ? C’est le pari du Barreau-mètre, un classement participatif imaginé par Augustin Mercier, également fondateur de Pamplemousse Magazine, accompagné des ténors du secteur juridique . Il nous livre ici sa vision, ses constats, et son combat pour remettre l’humain au cœur du droit. Et pour faire du Barreau-mètre un outil permettant aussi aux cabinets de s'améliorer, grandir et devenir plus performants. Extrait : "Il arrive encore que des jeunes pleurent dans les toilettes, que des collaborateurs se fassent jeter des dossiers au visage, que des assistants se fassent harceler… comme si tout était normal car “c’est comme ça en cabinet”. 🧠 LE BARREAU-MÈTRE – Le classement bien-être qui secoue les cabinets d'avocats 1. Augustin, 5 ans après avoir fondé Pamplemousse, tu as lancé Le Barreau-mètre. C’est quoi, exactement ? Le Barreau-mètre est un classement participatif , évolutif , des cabinets d'avocats où il fait bon vivre. Il a pour objectif de mettre en lumière les cabinets où l’on peut s’épanouir sainement pour que les talents puissent les trouver plus facilement et les rejoindre. Les stagiaires, les élèves-avocats, les collaborateurs et même les fonctions supports votent de manière anonyme , en toute liberté. Les critères pris en compte sont ceux du bien-être au travail . Par exemple, vous allez noter : l’ambiance, l’ encadrement et le management, la culture d’entreprise et ses valeurs, l’équilibre vie personnelle vs vie professionnelle, le sentiment d’appartenance, la capacité du cabinet à créer de l’ apprentissage. Bref, ce sont des critères dont n'importe quelle collaborateur a besoin pour se sentir respecté, épanoui, engagé. C'est gratuit, transparent et aussi utile aux talents qu'aux cabinets d'avocats. 2. Pourquoi un classement des cabinets d’avocats aujourd’hui ? Parce que le malaise est profond, diffus mais bien réel. Et que l'image et l'attractivité de la profession, pourtant si belle et noble, se dégrade dangereusement. Aujourd'hui encore je faisais la rencontre d'une avocate qui me parlait de l'omerta qui régnait dans le secteur, dont certaines institutions sont tenues par ceux-là même qui font régner une certaine terreur dans leur équipe. A titre d'exemple, en 2023, avec Lefebvre Dalloz, on a réalisé la première grande consultation du genre pour mesurer la santé mentale des avocats ( résultats ici ). Quand j’y ai appris que 1 avocat sur 2 avait déjà été proche du burn-out, j’en suis tombé de ma chaise ! La conclusion a été simple : il fallait faire quelque chose pour que nos 200 000 talents accompagnés jusque là avec Pamplemousse puissent bosser en paix dans les cabinets d’avocats. Car malheureusement, il arrive encore que des jeunes pleurent dans les toilettes, que des collaborateurs se fassent jeter des dossiers au visage, que des assistants se fassent harceler… comme si tout était normal car “c’est comme ça en cabinet”. Mais non, ce n'est pas une fatalité ! Il faut nommer les choses, mesurer ce qui peut l’être, et provoquer une prise de conscience collective . Ce classement est une objectivation d’un ressenti générationnel. Et puis un super moyen pour mettre en lumière les équipes les plus humaines. 3. Qu’est-ce qui t’a choqué ou interpellé à l’écoute des stagiaires et collaborateurs ? Pas mal de trucs pour être honnête. Par exemple le décalage entre les discours et les pratiques internes . Le fait qu’on vend du rêve sur les sites web des cabinets, mais qu’en réalité, les jeunes talents sont souvent mal encadrés, mal considérés. Le manque de compétences en management. Les demandes inappropriées comme aller sortir le chien de l'associée ou aller chercher ses enfants à l'école. Le manque d'humanité, parfois, tout simplement. On demande beaucoup aux collaborateurs sans leur donner les outils, le sens, ni la reconnaissance. Et ce malaise est systémique , pas marginal. Je pourrais en parler pendant des heures... 4. Qu’est-ce que ça dit de notre époque, ce besoin de mieux évaluer les lieux de travail dans le droit ? Ça dit que la génération Z ne fonctionne plus par loyauté aveugle . Elle veut comprendre, comparer, choisir en conscience. Elle a été élevée dans la transparence des avis, des notations, des témoignages. Elle applique cette culture au droit , et elle a raison. Ce besoin, c’est aussi un besoin de justice. 5. Comment as-tu construit les critères évalués sur Le Barreau-mètre ? Sur quoi repose la légitimité du classement ? J'ai construit cet outil avec les avocats eux-mêmes. Et notamment les associations d’élèves-avocats et jeunes avocats. Je me suis entouré aussi de fins connaisseurs du secteur : des dircom’ de grands cabinets, des conseillers, des personnes sensibilisées au bien-être dans le monde du travail. C'est fou ce que absolument tout le monde, sauf une minorité qui détient les clés de la bagnole, veut que les choses changent. On a croisé les attentes des uns et des autres. Les critères sont adaptés au profil du votant (stagiaire, élève-avocat, fonction support, collab junior...) et au type de cabinet. Chaque vote est pondéré , anonymisé , et les données sont sécurisées . C’est cette méthodologie participative, couplée à notre puissance de frappe dans le monde du droit qui fait notre force, avec des marques fortes comme Pamplemousse et Bordel de Droit. 6. Certaines personnes ont peur que ce genre d’initiative dénonce ou stigmatise comme on le voit sur "Balance ton cabinet d'avocats" ? Qu’est-ce que tu leur réponds ? Que le Barreau-mètre n’est pas un tribunal, et qu'on veut être l'inverse de Balance ton cabinet d'avocats. Ici, pas de “name and shame”. On veut être constructifs. C’est un miroir. On photographie, on écoute, on mesure. On ne dénonce pas bêtement pour diffamer, c’est d’ailleurs interdit et modéré. Si un cabinet est équilibré, humain, inspirant : tant mieux, ça se saura. S’il y a des problèmes structurels : c’est l’occasion de les affronter. Le classement est un point de départ, pas une sentence. D’ailleurs, les cabinets qui ne dépassent pas une certaine note globale ne sont pas affichés. 7. Tu parles souvent d’un outil “pour faire bouger les lignes” : tu vises quoi exactement ? Je vise un double mouvement : un mouvement de responsabilisation chez les cabinets, et un mouvement d’empowerment chez les jeunes. Qu’on cesse de dire "c’est comme ça dans le droit". Qu’on ose poser la question : "et si on faisait mieux ?". Le Barreau-mètre se veut être une une boussole pour que plus personne ne postule dans une équipe dirigée par un tyran. 8. Est-ce que certains cabinets ont déjà réagi ? Oui, et c’est encourageant. Certains cabinets ont pris les devants : ils veulent être évalués, progresser, comprendre les attentes des jeunes. Certains ont voulu qu’on vienne les voir et qu’on filme ce qu’il s’y passe, en toute transparence. La vidéo est un format fort de notre grand projet. D’autres nous regardent avec méfiance. Mais tous observent. Et plus le regard collectif est fort, plus les pratiques bougent. C’est ce que l’on espère. Revenons sur la vidéo, tu peux nous en dire plus ? On veut réduire l’inadéquation entre l’offre d’emploi et le candidat pour éviter les déceptions de part et d'autre. Pardon pour la métaphore mais c'est comme dans un couple, il faut que ça matche pour que ça fonctionne sur le long-terme. Et pour ça, il faut se mettre à nu, avec ses avantages, ses failles, sa vision... On en a tous marre des offres d’emploi insipides et surtout mensongères, non ? Alors avec la vidéo, l’idée est simple : on introduit la caméra dans les couloirs et les bureaux et je pose les questions que je souhaite , sans préparation possible de la part des gens interviewés. Je veux capter l’ambiance , l’esprit , la dynamique . Je veux donner la parole aux vraies personnes qui travaillent, je veux montrer la vérité , faire ressentir la “ vibe ”. Je veux les mettre à poil pour le bien de tous, et d'abord pour celui des cabinets. Terminé les candidats qui postulent à l’aveugle et les recruteurs qui font des erreurs de recrutement. On fait gagner du temps et de l'argent à tout le monde. Mon rêve, c’est que je veux qu’un jeune avocat se dise “ce cabinet me ressemble, je pourrai m’y épanouir et grandir”. Et qu’un recruteur se dise “J’ai une équipe à mon image et qui partage ma vision, mes valeurs”. Voir le Micro-couloir d’Augustin chez Bruzzo Dubucq (cabinet d’avocats en droit des affaires) 9. Pourquoi c’est important de donner la parole aux stagiaires, élèves-avocats, jeunes collaborateurs ? Parce qu’ils vivent de l’intérieur ce que peu de gens voient vraiment. Ils sont les capteurs les plus sensibles d’un climat, d’une ambiance, de la sanité ou de la toxicité du bureau. Ils savent dire s’il y a du respect, du soutien, de la reconnaissance. Trop souvent, leur parole est perçue comme naïve ou secondaire. Or elle est essentielle pour évaluer une culture d’entreprise. 7 questions posées par la communauté Pamplemousse sur le Barreau-mètre Comment éviter les règlements de comptes ou les avis biaisés ? 👉 Réponse : Un seul vote par votant par cabinet, des procédure de détection d’abus et modération si nécessaire. Aucun commentaire injurieux ou diffamatoire n’est accepté. L’objectif est de comprendre un climat général, pas d’attaquer des individus. Est-ce que ce classement ne risque pas de nuire à la réputation de certains cabinets ? 👉 Réponse : Non parce seuls les cabinets qui font bien les choses apparaissent. Les autres n’y ont pas le droit. L’idée n’est pas de nuire, mais de faire émerger les signaux faibles et de tirer tout le marché vers le haut, vers plus de respect et de dignité. Pourquoi donner autant de pouvoir à des stagiaires ou jeunes avocats qui n’ont pas de recul ? 👉 Réponse : La génération Z arrive avec ses besoins et sa vision. Comme on le voit dans les autres écosystèmes, les recruteurs doivent s’adapter s’ils veulent continuer à recruter, donc à vivre. Ces jeunes sont au cœur de l’expérience vécue. Ils détectent en premier les comportements toxiques par exemple. Ce sont eux qui vivent, au quotidien, la réalité. Pourquoi ce projet maintenant ? Est-ce une vraie nécessité ? 👉 Réponse : La crise de sens dans les cabinets n’est plus un secret. Le turn-over explose, les jeunes fuient. La profession a déjà perdu de sa superbe, elle fait de moins en moins rêver. Or, l’avocature est un formidable métier et d’une utilité fondamentale pour notre société. Et puis il faut se rappeler qu'avec nos milliers de conseils, nos Fiches de droit fabriquées par des enseignants et experts en neuro-sciences, nous avons accompagné des dizaines de milliers d’étudiants en droit à la réussite, tout en leur donnant le sourire. Il est temps de les orienter au mieux pour continuer leur chemin. Ce classement répond à une attente générationnelle forte : celle de choisir un environnement de travail en accord avec ses valeurs. Et si les “meilleurs cabinets” en matière de bien-être ne sont pas les plus prestigieux ? 👉 Réponse : Justement, c’est toute la richesse de ce classement. Il révèle que la valeur d’un cabinet ne se mesure pas uniquement à son rang dans les deals et aux classements en termes de chiffre d’affaires. La génération Z n’en a que faire des deals à 200 millions d’euros et d’une pseudo réputation. Le bien-être, l’écoute, la pédagogie sont des critères qui comptent plus que ça. 🍊 PAMPLEMOUSSE – De l’éducation à la transformation du monde juridique 11. Revenons un peu en arrière. Avant le Barreau-mètre, il y a eu Pamplemousse. Comment est né ce projet ? Pamplemousse est né d’un ras-le-bol. Celui de voir tant d’étudiants brillants échouer en L1, non pas par manque de capacités, mais par manque de méthode, de clarté, d’accompagnement. J’ai d’abord créé un compte Instagram, puis blog bourré de conseils pratiques et bienveillants, puis un site ecommerce pour proposer pour la première fois en France dans le domaine des Flashcards , puis nous avons concocté une formule magique pour fabriquer les meilleures fiches de droit. Et rapidement, c’est devenu un média engagé , et une communauté d’entraide incroyable de 200 000 jeunes. 12. Quel était ton objectif au départ ? Mon objectif, c’était de transmettre. J'ai été étudiant en droit et je sais ce que c'est de bosser dur, à l'aveugle. Le stress que ça engendre, notamment parmi ceux qui doivent aussi bosser à côté pour parvenir à leurs besoins primaires. Je voulais donner des clés, on les appelle les hacks ,, que personne n’apprend à un gamin de 18 ans pour s’organiser, se concentrer, être bien dans son corps et sa tête… autant d’ingrédients fondamentaux pour réussir ses études de droit. Bref, je voulais qu’un étudiant en droit se sente compris, outillé, rassuré. Qu’il trouve chez Pamplemousse des outils incroyables mais aussi une énergie. On est aujourd'hui n°1 sur Amazon et on a conquis des dizaines de milliers d'étudiants, grâce à une équipe de stars qui bosse dur pour rassurer et faire réussir. 13. Tu parles souvent de “faire aimer le droit”. Pourquoi ce parti pris ? Parce qu’on apprend mieux ce qu’on aime. Et que le droit n’est pas censé être une épreuve de force. Il peut être beau, clair, puissant. Mais pour cela, il faut des formats adaptés, une pédagogie active, et une narration positive. C’est ce qu’on essaye de faire tous les jours. 14. Qu’est-ce qui différencie Pamplemousse des autres acteurs de l’édition juridique ? On est jeunes ! On est sur le terrain. On parle comme les étudiants parlent parce qu'on est comme eux. On leur parle tous les jours. On fait de la pédagogie avec sincérité. On fait les choses différemment, à commencer par notre FIGADA , notre premier ouvrage. Nos fiches sont conçues pour être apprises avec leur coeur, et non par coeur. On s’appuie sur les neurosciences, les feedbacks étudiants, et surtout, on n’a pas peur de faire autrement, joli, fun, humain. L’exigence ne doit pas exclure la joie. 15. Comment tu expliques l’engouement des étudiants pour les contenus, les fiches Pamplemousse, vos vidéos ? Parce qu’ils sentent qu’on est là pour eux. On ne leur vend pas une promesse abstraite, on les accompagne pour de vrai. On les motive, on les challenge, on les comprend. Et on essaie d’injecter un peu de plaisir et de réconfort dans une discipline souvent rude. Je vous parlais juste avant de l'avocate que je viens de rencontrer ? Eh bien croyez-moi ou pas, mais 5 secondes après lui avoir dit bonjour, une étudiante me reconnait et m'arrête pour me remercier de faire ce qu'on fait. Elle s'appelle Zoé, elle attendait sa mère, elle est en L2, elle était en plein partiels, et elle était juste heureuse de pouvoir bosser avec les outils Pamplemousse car ça lui fait gagner du temps et des points. 16. Tu as une approche très sensorielle, très humaine de la pédagogie. C’est assumé ? Oui, et revendiqué. Le cerveau apprend mieux quand il est stimulé positivement. Quand on fait appel à l’image, au rythme, à l’émotion. La pédagogie ne doit pas être punitive ou aride. Elle doit être vivante, incarnée, joyeuse, parfois même drôle. C’est comme ça qu’on retient. Je n'ai jamais compris d'ailleurs pourquoi on n'apprenait pas en primaire à... apprendre. Quelques heures à étudier le cerveau et les neuro-sciences feraient du bien à tous. 17. Pamplemousse, c’est aussi une équipe. Qui est derrière ce projet ? Une équipe passionnée. Des juristes, des profs, des graphistes, des pédagogues, mais aussi des anciens étudiants devenus mentors et communiquants. On est tous animés par la même envie : aider, transmettre, faire bouger les lignes. On a chacun notre style, mais une même exigence. 18. Aujourd’hui, tu passes de la pédagogie au monde professionnel. Tu veux créer une continuité ? Absolument. Le lien est évident. On accompagne des étudiants, puis ils deviennent jeunes pros, et ils se retrouvent parfois seuls, désorientés. Avec le Barreau-mètre, on prolonge l’accompagnement. On leur donne des repères dans le monde du travail. C’est la même mission, adaptée à une autre étape de la vie. 19. Quels sont les liens entre Pamplemousse et le Barreau-mètre ? Une même obsession : l’impact positif. Et une même méthode : co-création, écoute, sincérité. Le Barreau-mètre , c’est Pamplemousse version monde pro. C’est notre façon d’élargir notre action sans trahir notre ADN. Et ce n’est pas terminé… 🚀 CE QUI VIENT APRÈS – Une nouvelle génération à écouter 21. Qu’est-ce qui t’anime au quotidien aujourd’hui ? L’envie de créer des ponts. Entre les générations. Entre la théorie et la pratique. Entre les aspirations individuelles et les logiques collectives. Je veux que Pamplemousse et le Barreau-mètre donnent du courage à celles et ceux qui veulent faire autrement. J'invite les cabinets à nous écrire s'ils veulent changer. 22. Si tu devais résumer ta vision du droit en une phrase ? Le droit est un levier. Il peut écraser, ou il peut élever. À nous de choisir ce qu’on en fait. 23. Tu parles souvent de génération Z. En quoi elle est différente ? Elle est exigeante, lucide, rapide. Elle veut du vrai, du concret, du respect. Elle ne supporte plus les injonctions absurdes. Elle a envie d’excellence, mais pas au prix de sa santé mentale. Et surtout, elle veut participer à la définition du monde du travail, pas juste le subir. 24. Comment les cabinets doivent évoluer s’ils veulent attirer les meilleurs talents ? Ils doivent repenser leurs fondamentaux. Apprendre à manager. Travailler la clarté, la reconnaissance, l’autonomie. Créer des environnements d’apprentissage, notamment avec l’IA qui a changé en profondeur la façon de pratiquer le droit. Faire confiance. Communiquer sincèrement. Et surtout, écouter. Écouter ce que disent les jeunes, même quand ça dérange. On veut les y aider. 25. Et toi, c’est quoi ton rêve pour dans 5 ans ? Que Le Barreau-mètre soit devenu un réflexe. Que Pamplemousse ait continué à inspirer, à transmettre. Que d’autres projets aient émergé. Que le monde du droit ait bougé, même un peu, grâce à notre action. Et que des milliers de jeunes se disent : "j’ai trouvé ma place". Que les femmes soient respectées, que ceux de l'ancien monde soient à la retraite ou rétrogradés. 🚀 Conclusion : une génération qui ne veut plus subir Aujourd’hui, les jeunes professionnels du droit veulent plus qu’un nom sur leur CV. Ils cherchent du sens, de la reconnaissance, un cadre sain pour s’épanouir. Le Barreau-mètre , dans la lignée de Pamplemousse , offre une boussole nouvelle génération pour naviguer dans un monde en pleine mutation. 👉 Tu as eu une expérience, viens évaluer ton cabinet et ajouter ta pierre à l’édifice ! Le Barreau-mètre . 👉 Vous êtes un cabinet d’avocats et vous voulez comprendre les attentes des jeunes talents ? Contactez-nous ( contact@pamplemousse-magazine.co )
- Bien-être : le nouveau droit (vital) en cabinet d’avocats
Stress permanent, horaires XXL, quête du « purpose »… La vie dans un cabinet d’avocats ou un service juridique ressemble parfois plus à un marathon qu’à une plaidoirie d’une série TV. Le Village de la Justice consacre son dossier de presse printanier (n° 108) à cette urgence de santé mentale qui redessine les contours de la profession. Voici un condensé des points essentiels et quelques pistes pour préserver votre équilibre dès aujourd’hui. 👉 Découvrir le dossier complet ici Des journées à rallonge, des cerveaux à bout Ce n’est plus un secret : exercer dans un cabinet d’avocats exige une capacité de travail hors norme. Près de 7 juristes sur 10 dépassent régulièrement les 45 heures par semaine, et les soirées à rallonge sont devenues la norme dans de nombreuses structures. La vraie urgence ? Apprendre à gérer son temps… et ses limites. Ce que vous pouvez faire dès maintenant : Identifiez vos pics de concentration dans la journée et protégez-les : pas de mails, pas de distractions, juste du deep work . Testez la méthode Pomodoro pour mieux structurer votre charge mentale : 25 minutes de travail intense, 5 minutes de pause – puis une vraie coupure après 4 cycles. Osez dire non. Prioriser n’est pas un luxe, c’est une compétence de survie. Chaque « non » bien formulé est un « oui » à votre santé mentale. Le management, point faible des cabinets Un chiffre en dit long : plus d’1 avocat sur 2 estime son management défaillant. Manque de clarté, feedbacks absents, objectifs flous… Résultat : démotivation, ambiance tendue, et souvent un turn-over élevé. Ce que les jeunes avocats doivent surveiller : Observez la culture managériale dès vos premiers jours : les feedbacks sont-ils réguliers ? Les objectifs clairs ? Trouvez un référent, quelqu’un qui vous oriente, vous soutient et vous écoute. Un bon mentor vaut souvent mieux qu’un bon logiciel. Formez-vous à la communication et à la gestion d’équipe, même si vous êtes junior. Ce sont vos compétences humaines qui feront la différence, plus que la vitesse à sortir une note d’analyse. Et retrouvez l'interview d'Augustin qui donne sa vision du BarreauMètre (classement bien-être des Cabinets d'avocats ) Santé mentale : lever le tabou Le dossier du Village est sans appel : 69 % des professionnels du droit vivent un stress régulier. 37 % évoquent des symptômes dépressifs. Les jeunes avocats et les femmes sont les plus exposés. Signaux à ne pas ignorer : Perte de motivation ou de sens. Troubles du sommeil, hyperconnexion constante. Isolement, irritabilité, sentiment d’inefficacité. Rappel utile : Parler de votre mal-être n’entame pas votre crédibilité. Cela vous évite de plonger. Médecin du travail, Ordre, syndicats, psychologues : des ressources existent. Faites le premier pas. Gouvernance opaque = conflits garantis Un cabinet peut être prestigieux… et dysfonctionnel. Le dossier met en lumière des pactes d’associés bâclés, des règles de rémunération floues et des conflits internes mal gérés. Réflexes à adopter : Demandez des repères clairs, même en tant que collaborateur junior : objectifs attendus, méthode de suivi, perspectives d’évolution. Lisez votre contrat en détail, et interrogez ce qui vous paraît ambigu. Clauses de non-concurrence, horaires, rétrocessions, tout est important. Formez-vous à la négociation, y compris pour défendre vos propres conditions de travail. Le rapport de force n’est pas toujours là où vous croyez. L’IA ne remplacera pas l’humain… elle l’oblige à mieux faire La legaltech progresse. Les outils d’IA, de veille et de recherche juridique automatisent une partie du travail. Mais cela renforce la valeur du relationnel, de la pédagogie, de l’intuition humaine. 3 leviers pour rester pertinent : Renforcez vos soft skills : prise de parole, écoute active, gestion des désaccords. Testez des outils d’IA, non pas pour briller en soirée, mais pour gagner en efficacité et dégager du temps de qualité. Réinvestissez ce temps dans votre équilibre : sport, engagement associatif, moments déconnectés… Ce n’est pas accessoire. C’est vital. Un vent nouveau dans les barreaux Bonne nouvelle : les institutions réagissent. Le Barreau de Paris, mais aussi ceux de Marseille ou Lyon, mettent en place des dispositifs concrets : référents bien-être, journées “zen”, ateliers de gestion du stress, consultations psy… Le CNB prépare un auto-diagnostic QVT national et un baromètre annuel, preuve que le sujet est enfin pris au sérieux. Ce que cela change pour vous : Le bien-être devient un critère de choix pour rejoindre ou rester dans une structure. En entretien, vous pouvez poser des questions sur la QVT sans crainte. Cela montre votre professionnalisme. Les cabinets qui investissent dans l’équilibre attirent et gardent les meilleurs talents. C’est votre job de les repérer. En résumé Le droit change. Et pas seulement dans les textes. Travailler dans un cabinet d’avocats exige rigueur, endurance et adaptabilité, mais cela ne doit plus se faire au détriment de la santé mentale. 👉 Le Village de la Justice le dit clairement : le bien-être n’est plus un bonus, c’est un impératif professionnel. Découvrir le dossier bien-être en cabinet ici
- Qualification juridique : définition, explications, exemples
Conseils > Méthodologie juridique En droit, pour réussir vos fiches d'arrêt , vos commentaires d'arrêt et vos cas pratiques , il est essentiel que vous sachiez qualifier juridiquement vos faits (pour attribuer les bons régimes juridiques). La qualification juridique est une opération de raisonnement qui vous impose de déterminer la nature d’un élément pour le classer dans les cadres juridiques correspondant conformément au Droit. Sommaire : 📚 C’est quoi la qualification juridique ? Qualification juridique : définition Qu’est-ce que « la qualification des faits » ? 📝 Pourquoi qualifier les faits ? ✍🏻 Comment on qualifie juridiquement ? Comment qualifier juridiquement une situation en droit ? Comment qualifier un acte juridique ? Comment qualifier juridiquement un bien ? Comment qualifier une personne juridique ? Comment qualifier un problème juridique ? 👩🏻🏫 La qualification juridique : remarques d’une enseignante Comment qualifier juridiquement Madame ? Un corrigé détaillé Madame ? Est-ce qu’on perd des points si on ne qualifie pas ? C’est quoi la qualification juridique ? 📚 La qualification juridique peut se définir comme la traduction en droit de faits concrets. Il s’agit d’une étape du raisonnement juridique du juriste qui permet de « colorer » en droit des faits en français. Qualification juridique : définition La qualification juridique est une opération de raisonnement qui impose à l’étudiant en droit (et au juriste) de déterminer la nature d’un élément pour le classer dans les cadres juridiques correspondant conformément au Droit . Comme tout bon juriste, il est élémentaire de proposer une définition des termes du sujet. Dans « qualification juridique », il y a qualification et juridique. Zoomons un peu pour mieux comprendre ! Qualification La qualification est une opération intellectuelle par laquelle on va déterminer dans quelle « case » on peut placer un élément. Si l’on se fie à Larousse , qualification se définit comme « attribution d’un titre, d’une qualité » ( cette définition n’est pas très satisfaisante…) . Si l’on poursuit la lecture, on découvre chez le même éditeur, « 4. Détermination de la nature juridique d’un acte, d’un rapport de droit, afin de résoudre un conflit de lois ; détermination de la nature du fait incriminé et du texte qui le sanctionne. 5. Classement des faits d’un procès civil dans les cadres juridiques qui leur correspondent. ». Ah, là, il y a des éléments qui nous intéressent ! détermination ; nature juridique ; classement ; cadres juridiques qui leur correspondent. Si l’on fait une phrase à partir de ces éléments, l’on pourrait dire que la qualification correspond à la détermination de la nature juridique d’un élément pour opérer un classement dans les cadres juridiques qui leur correspondent . Chez Robert, on n’a pas trop été emballé par les définitions proposées « action ou manière de qualifier ». C’est l’occasion de vous rappeler que raisonner juridiquement, c’est aussi croiser les sources et fonder ses propos , toujours, quel que soit l’exercice juridique ! Juridique Le terme juridique renvoie au Droit . Larousse et Robert définissent ce terme comme « ce qui relève du Droit/a rapport au Droit ». On n’aurait pas mieux dit et on vous renvoie à cet article relatif au Droit objectif et aux droits subjectifs . Donc, la qualification juridique renvoie à l’ opération de raisonnement qui impose à l’étudiant en droit (et au juriste) de déterminer la nature d’un élément pour le classer dans les cadres juridiques correspondant conformément au Droit . 💡 Vous devriez désormais mieux comprendre l’intérêt des études de Droit et de la quantité astronomique de connaissances que vous devez intégrer : elles vous servent à réfléchir en droit et ainsi à pouvoir déterminer les situations qui vous sont soumises dans ce cadre. Qu’est-ce que « la qualification des faits » ? La qualification des faits correspond à l’ opération intellectuelle que l’étudiant doit réaliser lorsqu’un énoncé ou un texte juridique lui est soumis . Distinguons entre la qualification en cas pratique et celle en fiche de décision (aussi appelée « fiche d’arrêt »). La qualification juridique et cas pratique Dans un cas pratique, des faits vous sont soumis et la première étape à réaliser pour avoir un raisonnement cohérent est de les qualifier. ⚠️ Attention : les enseignants ne l’exigent pas toujours. Néanmoins, cela va dans votre sens de le faire ou au moins de savoir le faire, car vous donnez une dimension juridique à votre cas et aurez plus de facilité à dégager le problème . Prenons un exemple pour illustrer. Exemple : Adrien a acheté une montre à 2 000 euros, la pensant authentique, avant de découvrir qu’il s’agit d’une copie contrefaite. Dans ce cas, il y a plusieurs façons de qualifier les faits, selon le problème que vous allez dégager, qui lui-même va dépendre de la matière dans le cadre de laquelle vous étudiez la situation. Il est très important de le comprendre dès maintenant, car la qualification dépend du domaine dans lequel vous l’inscrivez . Si l’on part du principe que l’énoncé est donné à des L2 droit des obligations, la qualification sera la suivante : Un acheteur (Adrien est juridiquement un acheteur ) a conclu un contrat de vente (juridiquement, l’acte est un contrat ici, et plus précisément un contrat de vente) et il a commis une erreur (c’est un vice du consentement qui concerne le contrat) en pensant acheter un bien meuble (juridiquement une montre est un meuble) qui se révèle contrefait. Si le cas est donné dans le cadre du droit de la consommation , Adrien devient un consommateur ( du moins, on peut le supposer. Cependant, en réalité, nous n’avons pas suffisamment d’éléments dans ce cas pour considérer que la personne physique qu’est Adrien a agi à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité professionnelle [art. liminaire du Code de la consommation]. Néanmoins, on peut le déduire, il va être difficile de justifier l’achat d’une montre à ce prix, dans le cadre d’une activité professionnelle… ). En droit de la propriété intellectuelle , la situation pourrait être qualifiée de contrefaçon . Tandis qu’en droit commercial, peut-être qu’il aurait été possible d’évoquer de la concurrence déloyale , bien que dans ce cas, le problème ne se situe pas sur ce terrain et nous n’avons pas assez d’éléments. Ce que nous voulions surtout vous montrer, c’est combien la qualification juridique est une opération complexe qui va dépendre de ce que vous étudiez et de ce que vous devez restituer . 📚 Il est donc important d’en saisir l’importance dès le début de vos études pour acquérir de bons réflexes de raisonnement . Savoir qualifier, c’est savoir parler juridique ( c’est comme parler une autre langue, mais en français ). La qualification juridique pour les fiches de décision (» fiches d’arrêt ») Dans une fiche d’arrêt (ou de décision), l’opération de qualification juridique s’impose ( même si, encore une fois, tous les enseignants ne l’exigent pas ) afin d’apporter une présentation claire de l’affaire étudiée . Il n’y a rien de plus difficile à suivre qu’une ribambelle de messieurs qui se suivent et s’attaquent pour obtenir l’indemnisation de leur action en responsabilité contre la moitié de l’alphabet. Si c’est difficile pour vous lorsque vous lisez la décision, imaginez que ce n’est pas plus simple pour le correcteur qui tente, en plus, de vous relire… Alors, il vaut mieux qualifier légalement tous ces personnages sympathiques pour gagner en clarté . Illustrons avec un exemple : Cass. com., 6 mars 1990, n° 88-12477 , Bull. civ. IV, n° 74 (…) Attendu, selon l’arrêt attaqué, que M. X… a, pour les besoins de son commerce, commandé du matériel à la société Hugin Sweda ; que cette dernière avait précisé, dans les conditions générales de vente figurant dans ses bons de commande, que ses offres ne devenaient définitives et ne constituaient un engagement qu’après ratification de sa part, et que toute commande ne serait considérée comme ferme qu’après acceptation par elle ; que M. X…, avant l’acceptation de sa commande par la société Hugin Sweda, s’est ravisé et l’a rétractée ; (…) Dans cette situation les M. X (et pire « Mr X ») sont à proscrire , ils doivent disparaître. Voici un exemple pour qualifier : Un commerçant (ou un acheteur , mais au visa de la décision, on sait qu’il a la qualité juridique de commerçant) a passé commande de matériel à une société venderesse. La venderesse avait précisé, dans les CGV figurant dans les bons de commande, que ses offres n’étaient définitives qu’après ratification de sa part, et qu’une commande ne serait considérée comme ferme qu’après acceptation de sa part. Or, le commerçant (ou l’acheteur) s’est rétracté avant d’avoir obtenu l’acceptation de la venderesse. Pourquoi qualifier les faits ? 📝 Qualifier les faits est important, car cela vous permet de traduire juridiquement , réfléchir juridiquement et gagner en rigueur, ce qui vous assure de réussir vos exercices juridiques. Autrement dit, qualifier juridiquement est utile pour bien appliquer la méthodologie juridique ( et accessoirement, réussir ses études de Droit ). Traduire juridiquement Traduire juridiquement est l’un des premiers objectifs de la qualification des faits qui aboutit à mieux réussir vos exercices juridiques. En effet, en droit, chaque mot a un sens , et le correcteur parle déjà « Droit », donc, à vous de bien traduire vos idées en employant les bons termes. Le droit, c’est un nouveau langage ! Il faut savoir traduire juridiquement du français . Par exemple : Mireille a acheté des pommes de terre, mais elle souhaite se faire rembourser, car elle a fini par acheter sous la contrainte. Mireille → acheteuse/acceptante (art. 1113 et 1118 du Code civil). A acheté des pommes de terre → contrat (art. 1101 du Code civil et même 1582 du Code civil pour le contrat de vente qui est un contrat spécial ). Acheté sous la contrainte → violence (art. 1140 du Code civil). Se faire rembourser → demander la nullité du contrat pour vices du consentement (art. 1128, 1130 et 1131 du Code civil). Remarquez que notre traduction juridique ne se limite pas à des mots, elle s’accompagne aussi de fondements juridiques Les pommes de terre aussi peuvent être qualifiées juridiquement → ce sont des meubles et des choses fongibles. Cette qualification aurait notamment eu un intérêt si l’on traitait le cas sous l’angle du droit des contrats spéciaux . Souvenez-vous que chaque matière a un vocabulaire spécifique qu’il convient de savoir exploiter pour traduire juridiquement (et donc réfléchir juridiquement). C’est un exercice d’équilibriste, une recette de cuisine. Il s’agit de bien doser les ingrédients pour parvenir au résultat que vous voulez, ces ingrédients sont des mots. À vous de savoir quels effets ils ont : qui est le sel, qui est le sucre, qui est la farine, qui est le beurre. Mais, gare à vous, car mettre une quantité de sel aussi importante que l’on met du sucre en pâtisserie va complètement dénaturer votre pâte à crêpes… Imaginez + de 50 g de sel, dans une pâte à crêpes… Tout est question d’équilibre (et d’utiliser les bons ingrédients pour la bonne raison) et pour bien exploiter le vocabulaire, il faut d’abord comprendre à quoi il sert ( d’où l’intérêt de suivre des cours de droit à l’université dispensés par des enseignants qui donnent de leur temps pour la recherche qui fait évoluer le droit… ). En traduisant juridiquement des faits « français », vous n’oublierez rien, car vous aurez déjà repéré les régimes* juridiques applicables . Si vous n’oubliez rien, vous maximisez vos chances d’approcher le 20/20. *Les régimes juridiques renvoient à un ensemble de règles qui s’appliquent à raison d’une situation juridique/qualité juridique. Réfléchir juridiquement C’est en exploitant les bonnes qualifications juridiques que vous pouvez réfléchir correctement (et comme un juriste). C’est à cela que servent les études de Droit : vous donnez suffisamment de matière pour réfléchir à un problème . La qualification est la base du raisonnement juridique , si vous ne traduisez pas juridiquement, vous ne réfléchissez pas juridiquement et l’ensemble de votre exercice juridique risque de se limiter à un récital d’ensemble de règles que vous n’avez pas comprises (sinon, vous auriez l’automatisme de qualifier). Gagner en rigueur Qualifier juridiquement permet de gagner en rigueur en s’efforçant d’employer les termes les plus précis pour les situations . Il s’agit d’employer les termes « idoines » c’est-à-dire, les plus appropriés dans le contexte juridique pour traduire une réflexion juridique . En somme, qualifier juridiquement permet de traduire rigoureusement une réflexion juridique ! Comment on qualifie juridiquement ? ✍🏻 L’art (abstrait, hélas, parfois), de qualifier juridiquement dépend de ce que vous avez à qualifier : une situation, un acte juridique, un bien, une personne ou un problème. Comment qualifier juridiquement une situation en droit ? Pour qualifier juridiquement une situation en droit, la base élémentaire est d’avoir suffisamment de connaissances pour réfléchir grâce au vocabulaire (notamment juridique), mais aussi un peu de logique… Acquérir le vocabulaire juridique En effet, pour qualifier juridiquement une situation, il faut du vocabulaire juridique . Pas de recette miracle, pas de solution magique : il faut apprendre votre cours et vous créer un lexique de termes juridiques dès lors qu’un mot ou qu’une expression sont flous. Sinon, vous n’aurez jamais assez de vocabulaire pour réaliser cette opération intellectuelle importante. C’est la somme de ces petits efforts qui vous fera passer de (bon) étudiant à excellent étudiant. Ne faites plus les choses à moitié et commencez par créer des fondations solides à votre maison. Vous le savez, seule la maison en briques survit. À quoi bon bâtir avec de la paille ou du bois, vous connaissez l’issue de l’histoire. Et si vous n’avez pas la référence, il convient de revoir les classiques de l’enfance ! Inscrire la situation dans la logique du cours Pour qualifier juridiquement il faut un peu de logique a-t-on dit ? En effet, savoir inscrire votre situation dans le contexte de votre cours vous aidera à exploiter les termes idoines. Si vous êtes en L1 droit de la famille et qu’un cas pratique traite d’une tromperie dans le cadre d’un mariage sur le fond d’une escroquerie, IL EST ÉVIDENT qu’on n’attend PAS de vous que vous qualifiiez pénalement les faits et l’infraction ; mais que vous vous intéressiez au divorce et à ses causes. Par exemple, Mireille souhaite vivre la folle aventure avec son amant, Karl. Elle en a marre de sa relation monotone avec Michael qu’elle a rencontré alors qu’ils étaient au lycée. Elle veut se séparer de Michael, mais hésite, car après tout, c’est lui qui a l’argent, et elle a signé un contrat de mariage pour consentir à une séparation de biens. Misère, si elle divorce, elle n’aura droit à rien. Elle décide alors de montrer une escroquerie avec Karl pour soutirer des fonds à Michael. Ce dernier découvre non seulement la supercherie, mais en plus la tromperie, et il ne compte pas en rester là, hors de question qu’elle s’en sorte indemne. Il vous demande conseil pour rompre ce mariage. En droit, cela donne « une épouse rompt son devoir de fidélité à l’égard de son époux. Ce dernier, découvrant non seulement qu’elle a une relation extraconjugale, mais qu’en plus, elle a tenté de l’escroquer, souhaite mettre fin à la relation de mariage. Un divorce pour faute est-il envisageable ? L’époux pourra-t-il prétendre à l’octroi de dommages et intérêts ? » Voici une manière de qualifier juridiquement la situation et d’en faire découler naturellement les problèmes de droit . Nous sommes toujours en L1 droit de la famille, il n’y a pas lieu d’invoquer, dans les problèmes de droit, l’escroquerie, qui n’est pas de notre niveau . Il est « hors de question qu’elle s’en sorte indemne » nous laisse comprendre, nous, apprentis juristes, qu’il veut obtenir une réparation financière, ce que l’on traduit par dommages et intérêts. Il souhaite rompre ce mariage, ce qui nous laisse entendre qu’il veut divorcer. Difficile de penser à l’annulation qui sous-entend un problème dans la formation du mariage. Or, rien de tel n’est mentionné ici. On le répète, la traduction impose de la réflexion. Même une situation qui semble déjà juridique peut être précisée à l’aide d’un vocabulaire de Droit encore plus approprié. Par exemple : Monsieur Emmanuel MACRON a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024. Le président de la République a prononcé la dissolution de la chambre basse du Parlement (ou de l’Assemblée nationale) le 9 juin 2024 en vertu de ses pouvoirs propres, sur le fondement de l’article 12 de la Constitution. Comment qualifier un acte juridique ? Pour qualifier un acte juridique, sans reprendre les éléments énoncés ci-dessus, il s’agit de savoir catégoriser les types d’actes, avant de passer à l’action. Autrement dit, si vous ne savez même pas les définir , vous aurez du mal à qualifier. ACTE JURIDIQUE manifestation de volonté destinée à créer des effets de droit (art. 1100-1 du Code civil). Acte juridique unilatéral sous-entend une seule manifestation de volonté pour être formé → par exemple, un testament. Acte juridique synallagmatique* (ou conventionnel) sous-entend des manifestations de volonté réciproques pour être formé → par exemple, un contrat (v. art. 1101 du Code civil). *À NE PAS CONFONDRE avec le contrat synallagmatique qui est un type d’acte juridique synallagmatique . Le contrat peut-être unilatéral , c’est donc un acte juridique synallagmatique, mais unilatéral pour ce qui est des obligations . Pour ce qui est des contrats vous trouverez les différentes catégories aux articles 1105 s. du Code civil (unilatéral/ synallagmatique ; consensuel/réel/solennel ; onéreux/gratuit ; de gré à gré/d’adhésion ; commutatif/aléatoire, etc.). Et comme le droit ne se limite pas à des catégories générales , vous trouverez différents types de contrats spéciaux (contrat de société, contrat de vente, contrat de dépôt, contrat de travail, etc. > chacun conduit à un régime spécifique . Il faut donc reconnaître les situations , pour qualifier les actes et appliquer les régimes juridiques idoines . Notez que le juge n’est pas tenu par la qualification donnée par les parties (art. 12 du Code de procédure civile). Si lui n’est pas tenu, vous n’êtes pas davantage encadré par ce que l’énoncé vous indique, si vous estimez que l’acte relève d’une autre catégorie juridique. On vous apprend à réfléchir, on peut donc tester vos réflexes en vous tendant des petits pièges. V. en ce sens Cass. soc., 30 mai 2007, n° 06-41.240. Souvenez-vous que la seule qualification d’un acte juridique n’a aucun intérêt : si vous qualifiez, c'est pour appliquer une série de règles spécifiques (le régime juridique !). Par exemple, Julien décide de faire appel à un prestataire pour réaliser des missions pour le compte de son entreprise, il lui crée même une adresse mail rattachée à son entreprise. Julia décroche le contrat. Julien lui impose des horaires de travail et autres directives quant à la manière de faire son travail dans le cadre de ce contrat d’entreprise qu’ils ont conclu le 18 novembre 2020. Au terme de bientôt 4 ans de travail, Julia se fait saluer par Julien qui met fin à la prestation, soudainement. Julia entend obtenir le paiement de toutes les heures qui ne lui ont pas été réglées, car « t’es entrepreneur, c’est aussi ça, faire des heures en plus pour assurer la meilleure prestation possible et la satisfaction du client, lui dit Julien ». Qu’en pensez-vous ? Une prestataire de service réalise des missions sous la subordination du maître d’œuvre. Cette dernière réalise qu’un certain nombre d’heures n’a pas été rémunéré, étant « hors contrat » d’après le maître d’œuvre. Il convient de relever que la prestataire est subordonnée à l’employeur qui lui dicte la manière de réaliser son travail et lui impose des heures, avec une adresse mail rattachée à son entreprise. Le lien de subordination ici laisse l’opportunité de requalifier le contrat d’entreprise en contrat de travail , car la « prestataire » réalise une prestation contre rémunération de manière subordonnée . Non seulement elle pourra tenter de récupérer son dû, mais en plus elle pourra introduire une action pour licenciement sans cause réelle et sérieuse . Exercez-vous : Comment appelle-t-on un legs ? Le legs est consenti par un acte juridique unilatéral qu’est le testament ; Comment qualifier l’achat d’une montre hors de prix ? L’achat d’une montre est un contrat de vente qui est un contrat synallagmatique, consensuel, à titre onéreux, probablement de gré à gré, et commutatif ; Qu’est-ce qu’une heure de cours particulier en Droit ? Il s’agit d’un contrat de prestation de service qui est un contrat synallagmatique, consensuel, à titre onéreux, probablement d’adhésion, et commutatif ; Julien donne à Julia sa voiture : il s’agit d’un contrat de donation qui est un contrat unilatéral, solennel, à titre gratuit, de gré à gré, et commutatif ; Mireille et Karl créent une société : il s’agit d’un contrat de société qui est un contrat synallagmatique, consensuel, à titre gratuit, de gré à gré, et aléatoire (bien que tout le monde ne soit pas unanime) ; Mireille est agacée par Karl et crée sa société seule : il s’agit d’un « contrat » de société qui est établi sous la forme d’un acte unilatéral, consensuel, à titre onéreux, de gré à gré, et aléatoire (bien que tout le monde ne soit pas unanime). Comment qualifier juridiquement un bien ? Comme pour les actes juridiques, la qualification juridique des biens dépend des catégories que vous avez apprises en la matière . Il s’agit encore une fois de connecter vos neurones en réfléchissant pour réaliser les liens entre le français et le droit . La qualification des biens en elle-même n’a pas d’intérêt sans le reste des régimes applicables en droit des biens. Il convient donc que vous maîtrisez la matière pour savoir à quoi renvoient les qualifications les plus appropriées , pour les exploiter convenablement. Si vous ne maîtrisez pas bien ce sujet, on vous renvoie à notre cours gratuit en droit des biens ! Et en complément, exercez-vous : Le chien du voisin nuit à mon sommeil → Le bien meuble (ici la qualification juridique n’a aucun intérêt) génère un trouble anormal de voisinage ; Le chien dû se fait battre → L’être vivant doué de sensibilité subit des sévices ; J’ai acheté des pommes → J’ai conclu un contrat de vente portant sur des biens fongibles qui ont été individualisés ; Je vends mon terrain → je vends un immeuble ; Je vends mon appartement → Je vends un immeuble ; J’aimerais vendre mon radiateur qui est scellé au mur → J’aimerais vendre un immeuble par destination ; Je vends mes récoltes de blé → Je vends un meuble par anticipation ; Je vends mon Code de la justice administrative → Je vends un meuble. Comment qualifier une personne juridique ? Pour qualifier une personne, ce n’est, en principe, pas très difficile : personne physique ou personne morale . Mais, en réalité, la qualification va dépendre d’éléments temporels : Le fœtus est-il né vivant et viable ? Oui, c’est une personne physique . Non, ce n’est pas une personne physique ; La société est-elle immatriculée/l’association est-elle déclarée en préfecture ? Oui, c’est une personne morale. Non, c’est un groupement de fait. Cela dit, en réalité, les qualifications tenant aux personnes vont bien au-delà de cette « simple » dichotomie . Une société/personne physique peut-être un commerçant, un employeur, un prestataire de service, un vendeur, un acheteur, un non-professionnel*, un professionnel, un consommateur, un opérateur économique**, une victime, un accusé, un détenu, un prévenu, etc. * Renvoie à la qualité d’une personne morale qui n’agit pas à des fins qui entrent dans le cadre de son activité professionnelle (art. liminaire du Code de la consommation). ** L’opérateur économique est « toute personne physique ou morale, publique ou privée, ou tout groupement de personnes doté ou non de la personnalité morale, qui offre sur le marché la réalisation de travaux ou d’ouvrages, la fourniture de produits ou la prestation de services » (art. L. 1220—1 du Code de la commande publique). C’est simplement le moyen de vous rappeler que la qualification juridique retenue dépend aussi largement du domaine juridique dans lequel vous inscrivez ( chez vous : votre cours ! ). Comment qualifier un problème juridique ? Le processus pour qualifier un problème juridique est le même que ci-dessus : il s’agit de savoir quelle situation/qualité soulève un problème et de l’intégrer à la question. On vous le dit souvent, vos problèmes juridiques doivent être plus généraux et ne pas intégrer d’éléments de fait : c’est en qualifiant que vous y parviendrez. Par exemple, plutôt que « Jules peut-il demander l’annulation de l’achat de son ordinateur ? » ; « l’acheteur peut-il agir en nullité du contrat ? » est préférable. La qualification juridique : remarques d’une enseignante 👩🏻🏫 Quoi de mieux pour illustrer la qualification juridique que les retours d’une enseignante en Droit qui se fait le plaisir d’intervenir à nouveau auprès de nous, pour vous : Sofia. Comment qualifier juridiquement Madame ? « Madame, comment on fait pour qualifier ? » 🎤 Sofia K. : « Il n’y a pas de “manière de faire”, mais des ingrédients que l’on retrouve. Il s’agit avant tout de réfléchir et vous apprendrez, lorsque vous le ferez, que c’est propre à chacun. Bien sûr, il y a des impairs à éviter, mais vous le saurez si vous avez une bonne maîtrise du vocabulaire, apprendre vos cours doit avant tout être un moyen de comprendre où s’inscrit chaque pièce du puzzle. Parmi les impairs, évitez « Le Parlement représente le peuple » ou « Le vendeur n’ayant pas exécuté ses obligations, le contrat sera annulé ». Ces informations ne vont pas ensemble et trahissent un manque de connaissances. L’Assemblée nationale est la seule chambre du Parlement qui représente directement le peuple, étant la seule chambre dont les membres sont élus au suffrage universel direct (les députés). S’il y a un problème dans l’exécution des obligations, une sanction envisageable sera la résolution ou la résiliation. Et là encore, la terminologie retenue dépendra du type de contrat. Si vous dites résiliation, en tant que correcteur, nous lisons « contrat à exécution successive », alors gare à vous si ce n’est pas le cas. Chaque mot a un sens, et ce sens s’étend à tout un univers. » Un corrigé détaillé Madame ? « Madame, Vous pouvez nous écrire un corrigé ? Madame, est-ce que vous allez nous envoyer un corrigé écrit ? » 🎤 Sofia K. : « C’est la question que j’aime le moins, comme si ce que je donne à l’oral ne suffit pas pour comprendre ce qui est attendu. Comme si je n’avais pas assez de travail à corriger les copies des étudiants en featuring avec ChatGPT , il faudrait, en plus que je les aide à foncer dans un mur. Lorsque mes étudiants me demandent un corrigé rédigé, c’est surtout pour l’apprendre par cœur et le recracher à l’examen, pas pour saisir mon raisonnement et mes attentes auxquelles coller ; pas pour mieux qualifier par la suite*, simplement pour copier-coller. Or, on l’a vu, la qualification c'est le début du raisonnement . *Je vous en assure, je corrige leurs copies, je sais ce dont je parle. La qualification juridique dans leur copie est aussi rare qu’un 20/20 en droit. Ça existe, mais c’est anecdotique. » Est-ce qu’on perd des points si on ne qualifie pas ? 🎤 Sofia K. : « Cela va dépendre des correcteurs. À vrai dire, j’enlève des points seulement lorsque la qualification n’est pas faite dans l’introduction du commentaire d’arrêt/la fiche d’arrêt . En cas pratique, je ne mets absolument aucun point pour le résumé des faits et n’en enlève pas s’il n’y a pas de qualification. Les étudiants vont se piéger eux-mêmes en manquant de rigueur dans la suite du développement, il serait donc dommage de les pénaliser d’emblée. Bien que la qualification en tant que telle n’apporte pas de point de mon côté, elle en fera forcément perdre si elle n’est pas réalisée, car le raisonnement manquera de clarté, donc il sera difficile d’attribuer les points.
- [FICHE D'ARRÊT ENRICHIE] Arrêt Benjamin (1933) : résumé, problématique, portée
Cours et copies > Cours de droit administratif L'arrêt Benjamin , rendu par le Conseil d'État le 19 mai 1933, est important en droit administratif, car il a consacré le principe selon lequel une mesure de police administrative doit être proportionnée à l’impératif de préservation de l’ordre public qu’elle poursuit . Faits, procédure, prétentions, question de droit, portée juridique… Découvrez la fiche d’arrêt enrichie de l’affaire Benjamin ! Sommaire : 📃 I. Fiche d’arrêt Faits de l’arrêt Procédure de l’arrêt Thèses en présence de l’arrêt Question de droit de l’arrêt Solution de l’arrêt 📚 II. L’arrêt Benjamin : explications Context e Problématique Quelle est la portée de l’arrêt Benjamin ? C’est quoi le contrôle de proportionnalité ? 🤓 III. Résumé de l’arrêt Benjamin Problématique de l’arrêt Explication de l’arrêt Portée de l’arrêt 📜 IV. Questions diverses autour de l’arrêt Benjamin C’est quoi l’ordre public ? Quel est le triple test de proportionnalité ? Fiche d’arrêt Voici une « fiche d’arrêt » simple pour l’arrêt* Benjamin du 19 mai 1933 : faits, procédure, prétention des parties, question de droit et solution vous sont proposés. * Nous utiliserons l’expression « arrêt » tout au long de ce contenu, bien qu’il faille garder à l’esprit qu’un Conseil (comme le Conseil d’État rend, en réalité, ce qu’on appelle des « décisions » ). Faits de l'arrêt Benjamin Le maire de Nevers a interdit par deux arrêtés en date du 24 février et 11 mars 1930 le déroulement d’une conférence littéraire. Procédure de l'arrêt Benjamin Plusieurs requêtes ont été déposées au Conseil d’État afin que les arrêtés du maire soient annulés dans le cadre d’un recours en excès de pouvoir. L’une a été déposée par un administré, homme de lettre, qui devait se produire lors de cette conférence ; l’autre par une société. Dès lors, le Conseil d’État a joint les requêtes qui portaient sur la même question, à savoir faire lever l’annulation de la tenue des deux conférences littéraires. Prétentions des parties Le maire, pour adopter ses arrêtés d’interdiction, a notamment indiqué que la venue de l’homme de lettre était de nature à engendrer des troubles à l’ordre public. Question de droit de l'arrêt Benjamin La simple éventualité de troubles à l’ordre public suffit-elle à interdire la tenue d’un événement public ? Solution de l'arrêt Benjamin Le Conseil d’État répond par la négative et annule les arrêtés litigieux. Si le maire est bien l’autorité compétente pour adopter des mesures pour préserver l’ordre public, il doit concilier ces pouvoirs avec la liberté de réunion garantie par la loi du 30 juin 1881. Or, l’éventualité de troubles ne présentait pas un degré de gravité si important qu’il n’était possible de préserver l'ordre public qu’en interdisant totalement l’événement concerné. Le juge administratif conclut que les arrêtés litigieux étaient entachés d’excès de pouvoir. Cette décision a consacré le principe selon lequel une mesure de police administrative doit être proportionnée à l’impératif de préservation de l’ordre public qu’elle poursuit . C’est par cette décision que le contrôle de proportionnalité des mesures de police administrative a été mis en avant. Cela signifie que si une mesure moins restrictive peut être adoptée, alors l’autorité qui adopte la mesure doit la prendre, au risque de voir sa décision annulée pour excès de pouvoir, comme dans la jurisprudence Benjamin . L’arrêt Benjamin : explications Pour bien saisir l’arrêt Benjamin , nous vous proposons quelques explications contextuelles, une problématique, sa portée et un point relatif au contrôle de proportionnalité qui a été précisé par la suite. Contexte de l'arrêt Benjamin Lorsque l’on évoque contexte, on parle d’un contexte juridique , celui dans lequel nous inscrivons la décision ( pas le contexte dans lequel s’est déroulée l’affaire, ces histoires de troubles potentiels à l’ordre public eu égard à la venue du Sieur Benjamin, nous n’étions pas là, il nous serait difficile de vous dire ce qu’il s’est réellement passé ). Cette décision s’inscrit dans le cadre du cours de droit administratif qui évoque la police administrative et s’intéresse à la liberté de réunion de la loi du 30 juin 1881. La police administrative Il s’agit d’un arrêt important qui vient encadrer l’exercice des mesures de police administrative : si l’autorité de police administrative générale a compétence pour agir dès lors qu’il s’agit de préserver l’ordre public ( on y vient plus tard ), elle ne peut le faire qu’en respectant une proportionnalité entre le motif poursuivi (préserver l’ordre public) et l’intensité de la mesure prise (si une mesure moins attentatoire pouvait être prise, alors elle devait être prise, il n’y a pas d’option). La liberté de réunion La liberté de réunion a été proclamée par la loi du 30 juillet 1881 et réaffirmée par la loi du 28 mars 1907 : les réunions publiques se tiennent librement* sans avoir à être préalablement déclarées. * En revanche, elles ne peuvent pas se dérouler sur la voie publique ni se prolonger au-delà de onze heures le soir ou de l’heure à laquelle ferme l’établissement où elles se tiennent (art. 6 de la loi du 30 juillet 1881). Extrait des Fiches Droit administratif Vous l’avez compris, chacun est libre de se réunir MAIS, comme pour tout droit et libertés* il peut y avoir des limites. Ces événements ne doivent pas troubler l’ordre public , sinon, ils peuvent être restreints voire interdits : le choix de la mesure va dépendre des possibilités offertes aux autorités de police. Elles devront prendre la mesure la moins attentatoire à la liberté compte tenu de la gravité du trouble ( c’est tout l’intérêt de l’arrêt Benjamin ). * Seule l’interdiction des traitements inhumains et dégradants n'autorise aucune dérogation (art. 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales) . La conciliation entre liberté de réunion et protection de l’ordre public Le maire, en tant qu’autorité de police administrative, a pour devoir de préserver l’ordre public (anciennement, cette obligation était fondée sur la loi municipale de 1884, à son article 97 devenu l’article 2212-2 du Code général des collectivités territoriales). C’est seulement si l’autorité de police municipale ne dispose d’aucun moyen autre que l’interdiction, pour prévenir un trouble à l’ordre public, qu’elle pourra interdire la tenue d’une réunion . C’est ce qui ressort de l’arrêt Benjamin : il faut concilier liberté de réunion et ordre public en s’assurant que la mesure retenue soit proportionnée . 💡 Bon à savoir : dans le cas présent, le maire aurait pu faire appel aux forces de l’ordre pour encadrer la réunion et éviter les désordres prévus. C’est la raison pour laquelle le Conseil d’État a annulé les arrêtés : car le maire aurait pu prendre une mesure moins sévère. D’ailleurs, dans une décision Syndicat d’initiative de Nevers et Benjamin de 1936, le Conseil d’État a considéré que le maire avait commis une faute lourde, ce qui a permis d’engager la responsabilité de la commune. Problématique de l'arrêt Benjamin La problématique de l’arrêt Benjamin est la suivante : l’autorité de police administrative était-elle tenue d’adopter des mesures proportionnées ? ⚠️ Attention : il ne faut pas mélanger problème de droit (question soulevée devant le juge à l’appui de laquelle viennent les moyens des requérants) avec la problématique . Cette dernière renvoie à une question théorique qui met en perspective un problème juridique que vous tirez de vos connaissances pour analyser le raisonnement du juge . C’est la problématique qui permet de faire un commentaire d’arrêt . Quelle est la portée de l’arrêt Benjamin ? La portée de l’arrêt Benjamin s’inscrit bien au-delà du thème qu’était la liberté de réunion. Si le juge administratif met en évidence la grande protection dont profite la liberté de réunion, sont davantage mises en avant les modalités d’exercice des pouvoirs de police administrative imposant à l’autorité compétente de s’assurer de la proportionnalité de ses mesures . La liberté de réunion Dans ses conclusions, le commissaire du Gouvernement, Michel, a mis en évidence la différence entre association, manifestation et réunion . Cette dernière est un groupement momentané de personnes qui partage une opinion (...). À cette époque, la liberté de réunion était bien protégée (loi du 30 juin 1881) : une simple déclaration suffisait pour l’exercer. On vous renvoie au développement ci-dessus. La proportionnalité de la mesure Plus que jamais, le juge administratif met en évidence que « la liberté est la règle, la restriction de police l’exception » comme l’avait écrit le commissaire du Gouvernement Corneille dans ses conclusions relatives à l’arrêt Baldy en 1917. D’abord, le juge contrôle la gravité des motifs qui justifient la restriction avant de vérifier la proportionnalité au regard des troubles invoqués. Cette décision a ouvert la voie à l’exercice d’un contrôle de proportionnalité par le juge administratif. De nombreuses décisions ont appliqué ce principe selon lequel une mesure de police administrative doit être proportionnée à l’objectif poursuivi (CE, 23 janvier 1953, Naud ; CE, 19 juin 1953, Houphouet Boigny ; CE, 29 décembre 1997, Maugendre ) . C’est par la suite qu’a été explicité le « triple test » de proportionnalité (CE, 26 décembre 2011, Association pour la promotion de l’image et autres ) : les mesures doivent être adaptées par leur nature et leur gravité à l’importance de la menace, nécessaires et proportionnées (v. par exemple, CE, 26 avril 1968, Morel et Rivière ). Il y a également eu différentes décisions rendues pour vérifier la proportionnalité de mesures adoptées par exemple : La réglementation de la fouille de poubelle a été validée (CE, 15 novembre 2017, Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen ) ; L’arrêté du maire interdisant le port du Burkini a été jugé illégal car il n’y avait pas de troubles à l’ordre public contrairement à ce qui était avancé (CE, 26 août 2016, Ligue des droits de l’homme )*. * En revanche, l’interdiction de son port, dans les piscines municipales, a été admise par le Conseil d’État mais pour d’autres raisons, (CE, CE, 21 juin 2022, Commune de Grenoble, n°464648). Il est intéressant de mettre cet arrêt Benjamin en perspective avec la période de covid-19 où les restrictions aux libertés ont été nombreuses et égard à la situation. Par exemple, il a fallu concilier la possibilité de manifester avec les mesures sanitaires. Le juge administratif a notamment suspendu plusieurs décrets qui limitaient la possibilité de manifester (CE, 13 juin 2020, LDH ; CE, 6 juillet 2020, CGT et autres ). C’est quoi le contrôle de proportionnalité ? Le contrôle de proportionnalité est un moyen à la disposition du juge de vérifier qu’une mesure de police adoptée par une autorité administrative n’excède pas ce qui est imposé par l’objectif de préservation de l’ordre public poursuivi. Résumé de l’arrêt Benjamin Pour résumer l’arrêt Benjamin , il faut retenir que le maire, autorité de police administrative générale dans sa commune, doit prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger l’ordre public. Dès lors, il peut restreindre les droits et libertés à condition que la mesure prise soit proportionnée au but poursuivi. Dans l’affaire Benjamin , le maire a interdit le déroulement de deux réunions publiques qui risquaient de générer des troubles à l’ordre public. Cette mesure étant trop contraignante par rapport à ce que le maire pouvait faire, le juge administratif l’a annulée pour excès de pouvoir. Questions diverses autour de l’arrêt Benjamin On vous l’a dit, pour mieux comprendre (et faire un commentaire d’arrêt ) il est nécessaire d’inscrire l’arrêt Benjamin dans le contexte du cours, ce qui permet de s’intéresser à diverses questions : Qu’est-ce que la police administrative ? ; Qu’est-ce que l’ordre public ? ; Pourquoi on n’a pas mis la fiche d’arrêt Benjamin en PDF ? Quel est le triple test de proportionnalité ? Qu’est-ce que la police administrative ? La police administrative fait référence aux décisions des autorités administratives en vue d’assurer, notamment, la préservation de l’ordre public*. * Il existe la police administrative générale, dont c’est la finalité (CE, 11 mai 1951, Baud ; TC, 7 juin 1951, Noualek) et les polices administratives spéciales qui ont d’autres finalités prévues par les textes. C’est quoi l’ordre public ? L’ordre public renvoie à a finalité de la police administrative. Il a des composantes dites « matérielles » et des composantes dites « immatérielles ». Les composantes matérielles font référence à la sécurité, la salubrité, la tranquillité (on retrouve ces composantes à l’article L. 2212-2 du CGCT) ; Les composantes immatérielles renvoient à la dignité de la personne humaine ( CE, 27 octobre 1995, Commune de Morsang-sur-Orge ) et à la moralité publique (à nuancer*, CE, 18 décembre 1959, Société Les Films Lutétia ). * Cette composante est rarement admise et avait été invoquée dans le cadre de circonstances locales particulières dans l’affaire citée . Quel est le triple test de proportionnalité ? Le triple test de proportionnalité renvoie en réalité à triple exigence imposant : Adéquation entre la mesure adoptée et le but poursuivi de protection de l’ordre public ; Nécessité, c’est-à-dire, ne pas excéder ce qu’impose la réalisation du but poursuivi ; Proportionnalité, c’est-à-dire ne pas imposer des charges hors de proportion par rapport au résultat recherché .
- Comment réussir sa rentrée en première année en droit ? 5 conseils
Orientation > Lycéens Vous avez choisi de rejoindre les bancs de la prestigieuse Faculté de Droit ? Welcome ! Vous faites partie des 40 000 nouveaux étudiants de l’une des filières les plus prisées en France, mais aussi les plus difficiles. La Team Pamplemousse en collaboration avec Poney du Droit a préparé quelques conseils pour vous aider à réussir votre première année en licence de droit. 👩🎓 Sommaire : I. Conseil 1 : Se mettre à niveau en expression écrite et orale II. Conseil 2 : Assister absolument à la pré-rentrée III. Conseil 3 : Prendre le rythme dès le départ IV. Conseil 4 : Choisir dès que possible sa méthode de prise de note V. Conseil 5 : Sociabilisez-vous ! Tout savoir sur la rentrée Pour tout savoir sur la faculté de droit, consultez la page Pamplemousse dédiée aux futurs étudiants en droit. I. Conseil 1 : Se mettre à niveau en expression écrite et orale 😌 En droit, vous allez être amené à beaucoup rédiger. Et les fautes ne pardonnent pas. Vraiment pas. Maîtriser la langue française est essentiel pour réussir dans cette filière très précise et rigoureuse (une simple faute et vous changez le sens d’une phrase et donc potentiellement du sens d’une clause d’un contrat !). Certains étudiants ont recours au projet Voltaire, d’autres téléchargent des applications ou achètent le bon vieux Bescherelle. Pour ce qui est de l’expression orale, vous pouvez trouver une activité extérieure ou intérieure à la fac pour vous entraîner à exceller dans ce domaine. En règle générale, les facs de droit et les cabinets d’avocats mettent en place des concours d’éloquence ou des trophées étudiants, où vous pourrez exercer à l’oral, sans notes, sur un procès fictif par exemple. II. Conseil 2 : Assister absolument à la pré-rentrée 🏫 La pré-rentrée est une réunion organisée par votre université qui va consister à vous donner toutes les informations nécessaires pour votre première année à la faculté. On vous donnera des informations sur : - Les cours de droit que vous allez suivre - Vos emplois du temps - Votre calendrier (très important) : avec vos dates de vacances et vos dates d’examens - Et plein d’informations que votre administration aura jugé utiles de vous communiquer. Vous n’avez rien à préparer et cette réunion n’est pas obligatoire mais nous vous conseillons fortement d’y aller. Contentez-vous d’assister et de prendre quelques notes utiles Via @Pamplemousse_magazine III. Conseil 3 : Prendre le rythme dès le départ 🤓 En droit, dès la L1, vous allez être confronté à une masse importante de travail et surtout de nature différente avec énormément de documents à lire et intégrer. L’organisation de tous ces documents va vous permettre de ne pas être enfoui sous cette masse et de vous y retrouver. - Reprenez au propre vos notes : synthétisez chaque cours, vous ne pourrez pas tout apprendre (cliquez ici pour suivre nos conseils de mémorisation ) ; - Triez vos documents ; - Bloquez-vous des créneaux de travail (prenez l’habitude d’étudier dès la première heure de la journée, 6 jours sur 7). Soyez aussi régulier : on vous l’a répété depuis le lycée mais être régulier en droit est vital. Chaque soir, reprenez vos cours et essayez de comprendre un maximum de points. Tentez de les réciter à l’oral et de vous souvenir du plan de cours à partir d’une feuille blanche : creusez dans votre cerveau ! IV. Conseil 4 : Choisir dès que possible sa méthode de prise de notes ✏️ Pour votre prise de notes , vous aurez le choix entre deux supports : l’ordinateur ou le manuscrit (en écrivant vos notes sur papier). Aucune méthode n’est meilleure qu’une autre , vous aurez juste à choisir celle qui vous convient le mieux. La prise de notes à l’ordinateur ✅ Les avantages : - Prise de notes plus rapide - Correction plus facile - Organisation plus claire et moins volumineuse ❌ Les inconvénients : - Prix - Un bug ou un problème de batterie peut toujours survenir La prise de notes de façon manuscrite ✅ Les avantages : - Vous pourrez vous amuser à surligner tous vos cours. - Vous gardez vos habitudes du lycée. - Prix. ❌ Les inconvénients : - On se retrouve vite avec beaucoup de feuilles (surtout en droit) - On peut oublier de noter certaines choses si on n’écrit pas assez vite. - Attention aux feuilles volantes ! À noter : si vous n'êtes pas sûr(e) de votre prise de notes, la Team Pamplemousse et ses enseignants ont concocté pour vous des Fiches L1 droit complètes et synthétiques pour mémoriser vos cours de façon efficace. V. Conseil 5 : Sociabilisez-vous ! 👨👩👧👧 Les associations d’étudiants Il existe toutes sortes d’associations, que ce soit pour un sport, de la musique, des idées politiques, pour l’aide aux autres... À vous de trouver l’association qui vous convient le plus pour vous entourer de personnes qui partagent les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. Vous vous ferez des amis sur qui compter pendant d’éventuelles phases de solitude ou d’entraide (partage de cours, aide sur les TD, etc.) ! Les groupes de partage et d’entraide Naturellement, après quelques jours de cours, un groupe de votre promo ou de votre TD sera créé sur les réseaux sociaux ou les outils d’échanges. On vous conseille d’y être présent si possible et d’y être un minimum actif. Cela va vous permettre : - De rencontrer toutes les personnes qui vous entourent. - De partager et recevoir certains cours ou fiches de droit pour les exams. - De se tenir au courant de l’actu de la faculté. - De demander ou recevoir de l’aide si besoin pour un TD à préparer par exemple Astuce : Rejoignez les groupes Bordel De Droit par thématique accessibles juste ici : Ainsi que le Discord Officiel des étudiants en droit ! Quand commence la fac de droit ? La faculté de droit (voir la liste ici ) (ou l' école de droit ) commence traditionnellement fin août pour la pré-rentrée. La rentrée officielle, elle, dépend des universités et a lieu courant septembre voire, début octobre. Comment préparer la rentrée en L1 droit ? Pour préparer la L1 Droit 1, il est nécessaire de prendre garde à ces points : - Acheter les bonnes fournitures Assurez-vous d'acquérir les fournitures nécessaires pour commencer votre année du bon pied. Nous avons écrit un article complet sur le sujet : 10 fournitures à avoir pour la L1 . - Lire les conseils d'enseignants et d'étudiants Les enseignants ainsi que les étudiants déjà passés par la licence détiennent des informations précieuses. Écoutez attentivement leurs conseils sur les matières à aborder en priorité, les méthodes de travail efficaces et les écueils à éviter pour la rentrée puis pour les semestres qui arriveront. - Obtenir toutes les réponses à ses questions Il est normal de vous questionner avant d'arriver en fac de droit. N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous préoccupent. Que ce soit au sujet des cours, des horaires ou de la vie universitaire en général, sollicitez les responsables de la faculté ainsi que les étudiants expérimentés pour obtenir des réponses. Mieux, écrivez-nous par email ou sur Insta, la Team Pamplemousse et là pour vous aider ! - Se renseigner sur le fonctionnement de sa faculté Chaque faculté possède ses propres particularités en termes d'emploi du temps, de fonctionnement et de ressources disponibles. Prenez le temps de vous familiariser avec ces détails afin de vous sentir à l'aise dès le début. Rendez-vous sur le site de votre université, téléchargez l'emploi du temps et gardez toutes les informations qui pourront vous être utiles. - Lire "Comment Hacker sa L1 Droit ?" Le guide "Comment Hacker sa L1 Droit ?" vous fournira des conseils pratiques pour naviguer avec succès lors de cette première année d'études. C'est LE livre référence à lire pour arriver sereinement en première année de Droit ! Il est composé de 6 thèmes de conseils pratiques d'organisation, de méthodologie juridiques et de techniques de travail à mettre en application facilement. Quels sont les cours en L1 droit ? En première année, les cours varient selon les facs mais voici celles qui sont les plus étudiées : Enseignements fondamentaux Droit constitutionnel Introduction générale au droit Introduction historique aux sources du droit Histoire politique et constitutionnelle Droit de la famille Droit des personnes Enseignements complémentaires ou de découverte Institutions juridictionnelles Institutions internationales Introduction à la science politique : acteurs et organisations Histoire du droit de la famille Relations internationales Science politique Histoire du droit et des institutions Grands procès administratifs Histoire du common law Introduction aux grands systèmes de droit étranger Introduction aux sciences criminelles Problèmes économiques contemporains 1 Langue étrangère (Anglais) Dépendant des universités, vous aurez entre 20 à 24h de cours et TD par semaine. La licence 1 de droit se déroule sur une année soit 2 semestres.
- [COURS] Droit objectif et droits subjectifs : définitions et différences
Cours et copies > Introduction au droit Vous recherchez une définition simple et juridique des termes de droit objectif et droits subjectifs pour compléter votre cours ? Alors vous avez cliqué sur le bon lien ! Le droit objectif et les droits subjectifs sont souvent confondus par les étudiants en droit. Afin de comprendre les différences entre ces expressions, voici leurs définitions et caractéristiques 🧐. Sommaire : Le droit objectif et les droits subjectifs : de quoi s'agit-il ? Les droits subjectifs sont-ils dérivés du droit objectif ? Caractéristiques principales du droit objectif Caractéristiques principales des droits subjectifs Exemples de sujets de dissertations Cours de droit PDF : droit objectif et droits subjectifs [VIDÉO] Maîtriser le DROIT OBJECTIF et les DROITS Subjectifs ! Le droit objectif est un ensemble de règles de conduite qui régit les rapports entre les individus . À la différence des droits subjectifs qui sont des prérogatives dont les individus bénéficient qui leur sont reconnues , elles peuvent être une chose, une valeur ou encore une prestation à exiger. Le droit objectif est une notion abstraite du rapport entre les Hommes, alors que les droits subjectifs sont des droits personnels et concrets . La loi est ainsi la représentation du droit objectif qui permet d’assurer la protection des prérogatives des individus sans léser “autrui”. Ainsi l’un n’existe pas sans l’autre. Mais, comme toujours en droit, les choses ne sont pas si simples. Ces expressions étudiées dès la première année de droit demandent davantage de précision. Analysons-les. Le droit objectif et les droits subjectifs : de quoi s'agit-il ? 🤓 On parle de droit objectif et des droits subjectifs pour la simple et bonne raison que le Droit est composite. Il apporte un cadre à la société et des prérogatives aux individus . Définitions simples du droit objectif et des droits subjectifs L’un est abstrait (le droit objectif) , l’autre s’intéresse à des situations concrètes (les droits subjectifs) . Mais, pour définir comme il se doit le droit objectif et les droits subjectifs et en comprendre les différences, il faut en analyser les fondements. En tant qu’étudiant en droit appliqué et rigoureux, procédons de manière organisée. Pour comprendre de quoi il s’agit, il faut toujours reprendre les bases, les termes du sujet . Ici, l’un des termes clés est « Droit », commun aux deux notions. Définition du droit objectif Le Droit objectif correspond à un ensemble de règles de conduite qui organisent la vie en société . Certaines régissent les rapports entre les Hommes de manière abstraite . Il s’agit de l’ ensemble des règles de droit applicables dans un pays : droit objectif. 💡 Bon à savoir : toutes les fabuleuses thèses d’idéalisme ( jusnaturalisme tout ça) et de positivisme que vous étudiez sont destinées à l’origine et les finalités de ce droit. Après tout, pourquoi la société est-elle encadrée par des règles ? Qui est suffisamment légitime pour les poser ? Définition des droits subjectifs Les droits subjectifs reconnaissent des prérogatives aux individus , elles conditionnent leur statut , et les relations qui s’établissent entre eux. Autrement dit, elles leur donnent des droits personnels et concrets . Les rapports entre droit objectif et droits subjectifs Vous l’aurez compris, cher Pépin, les uns (droits subjectifs) n’existent pas sans l’autre (droit objectif). En effet, « Ubi societas ibi jus » ( oui, on était obligés de vous mettre du latin ! ). Il faut comprendre : là où il y a une société, il y a du droit (objectif du coup). Les hommes sont pourtant libres et « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (…), l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que (…) la Loi » ( art. 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ). Cette « loi » qui correspond au droit objectif permet d’assurer à tous la possibilité de jouir librement des prérogatives qui leur sont reconnues (droits subjectifs) sans léser « autrui ». Droit objectif et droits subjectifs, quelles différences ? La différence entre droit objectif et droits subjectifs doit être acquise dès que l'étudiant débute ses études de droit. Reprendre les bases implique également de s’intéresser aux racines de chaque expression. Dans « objectif », on retrouve « objet ». Il faut donc s’intéresser au droit en tant qu’objet : il est complètement dépersonnalisé , abstrait . La situation individuelle des personnes n’est pas prise en compte. Dans « subjectif », on retrouve la racine « sujet ». Il s’agit donc ici de s’intéresser aux sujets de droit . Ici, à la différence du droit objectif, c’est la situation individuelle des sujets (individus) concernés qui est prise en compte . Le droit objectif, c’est « LE DROIT » , ces règles abstraites qui régissent les rapports entre les Hommes. Il a un caractère général et s’applique à tous les individus sans distinction et sans considération de leur situation personnelle . Vous devez donc retenir que le droit objectif correspond à des règles générales, impersonnelles , obligatoires et coercitives ( vos enseignants utilisent peut-être d’autres expressions, mais l’idée est la même ). Ce sont des règles abstraites qui s’imposent à tous sans distinction, destinées à encadrer la vie en société . En ce sens, lorsque vous apprenez que la dégradation d’un bien appartenant à autrui est réprimée par deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende ( art. 322-1 du Code pénal ), vous réfléchissez à deux fois avant de détruire le Code pénal que vous avez emprunté à la BU parce qu’il vous donne du fil à retordre. Pas trop vite, vous étudiez également les droits subjectifs qui correspondent par exemple au droit de propriété que détient Madame Y. sur son immeuble et qui la pousse à vous consulter pour savoir comment elle pourrait en faire bénéficier ses enfants, tout en continuant à percevoir les fruits (usufruit). Ce n’est pas parce que c’est Madame Y . qu’elle a ces droits, mais parce qu’elle a la qualité de propriétaire . Les droits subjectifs sont reconnus à raison d’une certaine qualité . Lorsque dans un cas pratique, M. Paul NEYDUDROI vous demande s’il peut vendre sa maison alors qu’il a promis à son amie Pam’ PLEMOUSSE qu’il la lui céderait, à elle, en cas de vente, vous analysez une situation qui met en présence les droits subjectifs ( prérogatives reconnues ) à différentes personnes, en vertu du Droit (droit objectif) ; Votre rôle, dans cette situation, est d’éclairer chaque individu sur les possibilités dont il jouit : l ’idée est de déterminer si le titulaire de droits subjectifs va pouvoir agir en justice pour les défendre, exiger ou faire exécuter quelque chose. Il s’agit de sa capacité à revendiquer des droits. ⇒ Dans cette espèce, Pam’ peut revendiquer l’existence d’un pacte de préférence (art. 1123 C. civ.) et donc passer en priorité pour la vente de la maison de Paul. ⚠️On en profite pour vous rappeler que Pam’ et Paul ne doivent plus être nommés de cette manière dans ton cas. Jamais ! Il faut les qualifier juridiquement ( oui, on ne peut pas s’empêcher de faire de la méthodo 🫶 ). Vous pouvez parler de bénéficiaire du pacte pour Pam’ / de l’auteur du pacte pour Paul. 💡Vous pouvez reconnaître les droits subjectifs lorsque le client vous consulte, dépité, afin que vous lui indiquiez « quels sont ses droits dans cette situation ». Lorsqu’il vous dit « j’y ai droit ». Méfiez-vous cela dit, le client ne sait jamais avec exactitude ce à quoi il a droit et c’est à vous, dans le cas pratique d’être suffisamment clair et convaincant pour justifier ces droits auprès du correcteur. Si vous savez désormais distinguer droit objectif et droits subjectifs , il faut garder à l’esprit qu’ils sont complémentaires . En effet, bien que le droit objectif soit général et les droits objectifs particuliers, ces derniers sont issus du premier (bien que certains auteurs nuancent cette affirmation). Lorsqu’on parle « du Droit » , on vise le droit objectif , tandis que lorsqu’on évoque « des droits » on s’intéresse aux droits subjectifs. Droits subjectifs ou droit subjectif, quelle orthographe ? On voit parfois « les droits subjectifs » au pluriel, et « le droit subjectif » au singulier. Alors, quelle orthographe adopter ? Avez-vous remarqué, dans nos développements l’emploi du singulier pour « objectif », et du pluriel pour « subjectif » ? Le droit objectif implique une idée d’unicité , traduite par l’usage du singulier pour le désigner. À la différence des droits subjectifs , dont la diversité est reflétée par l’usage du pluriel. Les droits subjectifs sont-ils dérivés du droit objectif ? 🤔 Si certains considèrent que les droits subjectifs ne sont, ni plus ni moins que des prérogatives individuelles ayant pour origine le droit objectif, pour d’autres, en revanche, ils tirent parfois leurs origines du droit naturel, qui s’impose au droit objectif. On vous en a parlé là-haut, ces fameuses thèses idéalistes et positivistes. Celles destinées à éclairer le juriste sur son chemin sinueux pour savoir « pourquoi le Droit ? » ( c’est beaucoup, beaucoup plus subtile en réalité ! ). Autrement dit, il n’y a pas de réponse arrêtée à cette question . Néanmoins, elle permet de bifurquer sur un autre sujet : les notions qu’il ne faut pas confondre avec celles actuellement étudiées. Droit objectif ≠ règles religieuses : les règles religieuses font référence à un ordre autonome qui est soumis à une loi divine , alors que le droit objectif est neutre et régit simplement le système juridique d’un pays. N’oubliez pas de revoir votre cours d’Histoire du droit, on y apprend notamment que certaines codifications des règles juridiques tirent leurs sources de la religion ( tu ne tueras point ). Mais, séparation de l’Église et de l’État, loi du 9 décembre 1905, en France, la laïcité prévaut. L’ordre juridique ne peut donc pas être religieux. Par exemple, si l’adultère est largement condamné par les différentes religions, en droit, rien ne l’interdit. Il pourra cela dit fonder un divorce pour faute (art. 212 et 242 C. civ.). Mais, dans la situation où vous êtes en concubinage, vous ne pourrez pas sanctionner votre moitié si elle préfère ses études de droit à vous ( oui, c’est de l’infidélité ). Droit objectif ≠ morale : ce qui permet de distinguer l’un et l’autre, c’est la sanction . Alors que la seconde relève davantage de la conscience personnelle , le droit objectif est sanctionné par l’État (au sens large). Par exemple, moralement, c’est pas cool de rompre un contrat avant son échéance, et on ne peut pas être sanctionné pour ça, si ce n’est peut-être l’octroi de dommages et intérêts si la rupture cause un préjudice et est qualifiable d’inexécution (art. 1231-1 C. civ.). Bon, en vrai, ça semble compliqué. Après, il y a tout de même des règles qui encadrent la rupture, mais voilà, vous n'êtes jamais enchaîné. Pourtant, moralement, quand on s’engage, on s’y tient, normalement. Au contraire, après avoir violé une règle de droit objectif quelconque : vous avez volé le Code de commerce de votre BFF... Peu importe que vous ayez des remords ou pas, vous serez sanctionné (art. 311-3 C. pén.). Bon, là-encore une fois, à condition de caractériser tous les éléments de l’infraction (art. 311-1 C. pén.). Saviez-vous que l’on peut rédiger un testament en faveur de son amant, sans que celui-ci puisse être contesté sur le fondement des bonnes mœurs ? ( Cass. plén., 29 oct. 2004, Galopin ). Pourtant, ça reste moralement contestable, selon les points de vue, non Caractéristiques principales du droit objectif ✔️ Quelles sont les sources, les branches et les caractéristiques principales du droit objectif ? Rappelons, avant tout, que le droit objectif formulé de manière générale et impersonnelle correspond à l’ensemble des règles de droit qui s’imposent à tous les individus d’un même pays . Elles sont établies par le pouvoir en place et organisent la vie des individus au sein de la société . Leur violation est, en principe , sanctionnée par une autorité publique . Le droit objectif a plusieurs fonctions : ✅ Nécessité → il permet d’organiser la société dans un cadre tel que les individus puissent vivre ensemble. On ne tue pas, pour éviter de se faire tuer ( fin de la loi du talion ) ; 🧐 Prudence → il pose des règles permettant de préserver la santé et l’environnement. Par exemple, en matière de santé publique, on ne vend pas d'alcool aux mineurs (art. L. 3342-1 CSP) ; 🔒 Sécurité → il impose un cadre pour assurer la sécurité de tous. On doit déclarer la tenue d’une manifestation pour qu’elle puisse être encadrée et se dérouler dans des conditions optimales de sécurité pour les participants et les individus extérieurs (art. L. 211-1 CSI). Le droit objectif permet, en définitive, de délimiter la part de contrainte et de liberté dont jouit chaque personne , afin que l’ensemble des citoyens puisse vivre paisiblement. Les sources du droit objectif Le droit objectif n’est pas issu de nulle part. Il prend ses sources dans un ensemble de règles écrites (mais pas que : la coutume et les usages font partie du droit). De manière très schématique, les sources du droit désignent « l'ensemble des règles juridiques applicables dans un État à un moment donné. Dans nos pays de droit écrit, les principales sources sont des textes, traités internationaux, les Constitutions, les lois, les règlements ; mais d'autres, telles que la coutume, les principes généraux du droit consacrés par la jurisprudence - parfois inspirés par la doctrine - jouent un rôle plus ou moins grand selon la matière » ( Lexique juridique, Dalloz, 2020-2021 ). Les sources du droit objectif correspondent donc à toutes celles qui sont étudiées en introduction générale au droit . Faisons honneur à la Pyramide de Kelsen et son principe de hiérarchie des normes , en les énonçant dans cet ordre : Le bloc de constitutionnalité → composé de la Constitution du 4 octobre 1958 dont le préambule renvoie à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyens du 26 août 1789, au Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et la Charte de l’environnement de 2004, ainsi que les très appréciés « PFRLR » (principes fondamentaux reconnus par les lois de la République) et principes particulièrements nécessaires à notre temps ; 💡 Bon à savoir : certains y intègrent également les objectifs et principes de valeur constitutionnelle dégagés par le Conseil constitutionnel (🫶) au gré de sa jurisprudence. Ce sont des principes qui s’imposent au législateur lorsqu’il édicte des règles. Les objectifs sont des buts qui lui sont assignés (P. De Montalivet, Les objectifs de valeur constitutionnelle , Dalloz, Paris, 2006, p. 568, § 973.). Les traités internationaux (au sens large) → européens et internationaux, qui imposent des règles de nature contraignantes aux individus des États ( oui, les internationalistes, on vous voit crier au scandale pour l’ordre donné, mais il ne s’agit pas ici d’ouvrir le débat, les étudiants ont seulement voulu trouver une définition simple, claire et facile de droit objectif et droits subjectifs ). On vous renvoie, cela dit, aux célèbres arrêts Sarran du Conseil d’État du 30 octobre 1998 et Fraisse de la Cour de cassation du 2 juin 2000 pour trancher le débat. Quelque chose comme dans l’ordre interne la Constitution prime les traités internationaux ( dans l’ordre interne , on le redit). Alors, oui elle doit être révisée si un Traité n’y est pas conforme (art. 54 de la Constitution), mais sans cette révision le Traité n’entre pas dans l’ordre interne… Alors, qui est-ce qui commande ? La loi → ces textes édictés par le législateur dans le domaine délimité par l’article 34 de la Constitution. 💡 Bon à savoir : il existe des lois ordinaires mais aussi des lois qui répondent à des procédures législatives spécifiques, comme les lois organiques, destinées à préciser la Constitution (art. 46 de la Constitution). Il existe également des textes appelés « ordonnances ». L’article 38 de la Constitution dispose que le Gouvernement peut demander au Parlement une habilitation pour intervenir dans le domaine de la loi (le fameux article 34). Ces textes peuvent acquérir force de loi s’ils sont ratifiés par le Parlement, dans le délai imparti (art. 38 de la Constitution). Sinon, ils conservent une valeur réglementaire . Ils redescendent d’un étage dans la pyramide (ou y reste, selon les points de vue). D’ailleurs, pour être tout à fait exhaustifs, on vous précise que les ordonnances sont caduques si, après avoir obtenu l’habilitation et avoir légiféré par ce mécanisme, le Gouvernement ne dépose pas de projet de loi de ratification dans le délai qui lui est imparti (art. 38 al. 2 de la Constitution). Les règlements, décrets et arrêtés → ce sont des textes adoptés par le pouvoir réglementaire dans son domaine, c’est-à-dire tout ce qui ne relève pas de celui de l’article 34 de la Constitution (art. 37 de la Constitution). Parmi les autorités réglementaires on retrouve par exemple les ministres, les préfets ou encore les maires. Les branches du droit objectif Les branches du droit objectif correspondent aux différents « domaines » que recouvre le droit. Logiquement, l’expression devrait vous parler, vous étudiez différentes branches du droit sur les bancs de la fac, n’est-ce pas ? L’intérêt de ces découpages est de regrouper les règles applicables par matières. Néanmoins, il ne s’agit pas uniquement de distinguer droit public et droit privé. Voici un tour d’horizon de l’ensemble de ces branches. Le droit international et le droit national Lorsqu’on évoque le droit international , il s’agit des textes communautaires et internationaux . On peut parler de droit international public, lorsque le contentieux intéresse deux ou plusieurs États ; De droit international privé, lorsque la situation en cause présente des éléments d’extranéité (différents droits nationaux sont mis en jeu). En dehors de ces situations, les litiges relèvent, en principe, du droit interne. Ainsi, les deux premières catégories de litiges relèvent des juridictions internationales : CJUE, CEDH, CPI, CIJ, tandis que les derniers relèvent des juridictions internes. Focus sur le cas particulier de la Cour européenne des droits de l’Homme : Cette juridiction est propre au Conseil européen dont les missions s’intéressent, entre autres, à la protection effective des droits de l’Homme. À cette fin, cette organisation internationale (qui, c’est toujours bien de le rappeler, n’est pas composée uniquement des États membres de l’Union européenne ), s’est dotée d’une juridiction chargée de vérifier le respect de la Convention européenne des droits de l’Homme (adoptée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953 et ratifiée par la France le 3 mai 1974). Cette dernière juridiction intervient comme ultime voie de recours . Cela signifie que le justiciable doit avoir épuisé toutes les voies de recours internes. Le droit public et le droit privé Vous la connaissez bien celle-ci, n’est-ce pas ? En ce sens, on connaît le : Droit public qui réglemente l’organisation des pouvoirs publics et les rapports entre les personnes publiques. Il est composé par exemple du droit administratif , droit constitutionnel , ou encore des finances publiques ; Droit privé qui réglemente les rapports des particuliers entre eux . Il est composé de matières comme le droit commercial, le droit des contrats , le droit des successions, ou encore le droit des biens, etc. Souvent, les règles de droit privé ont un caractère supplétif ( mais pas toujours ! ) Focus sur la distinction entre règle supplétive et règle impérative : Lorsqu’elles sont impératives , les règles ne peuvent pas être écartées. Les individus ne peuvent à y déroger à la différence des règles supplétives . On parle aussi de règles d’ordre public pour désigner ce caractère impératif. 💡Généralement, le texte lui-même précise « cette disposition est d’ordre public », ce qui signifie donc qu’on ne peut pas y déroger. À défaut de mention, on peut deviner le caractère impératif d’un texte lorsqu’il est assorti d’une sanction pénale . Vous êtes avant tout à la fac pour apprendre à réfléchir. Gardez ces éléments en tête, ça vous servira. En ce sens, l’article 6 du Code civile dispose qu’on ne peut pas déroger aux règles qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs. Par exemple, on ne peut pas épouser l’un de ses ascendants (art. 161 du Code civil). Les règles supplétives peuvent être écartées par les individus , pour appliquer une règle différente par la voie contractuelle. Attention, ces règles supplétives s’appliquent tant qu’elles n’ont pas été écartées ou qu’il n’y a pas été dérogé. Prenons un exemple connu : en matière de vente, l’article 1651 du Code civil prévoit que l’acheteur doit payer le vendeur au lieu où la chose lui est délivrée. Mais, il est tout à fait possible pour les parties de déroger à ce principe en décidant que le règlement se fera en un autre lieu. En revanche, à défaut de précisions contraires, la règle s’appliquera. Droit mixte à mi-chemin entre droit privé et droit public . L’exemple par excellence de cette branche est le droit pénal ( même si, là-encore, tous ne sont pas unanimes, donc, vous, vous devrez toujours vous fier à la parole de vos enseignants. Ce sont eux qui mettent les notes, pas Pamplemousse ). Tel est encore le cas du droit fiscal. Le droit substantiel et le droit processuel Le droit substantiel correspond au « fond », c’est-à-dire la substance qui permet de dégager des droits subjectifs . Ce sont toutes les règles applicables qui permettent de déterminer les droits et obligations auxquels les individus sont soumis. Par exemple, vous avez un droit de propriété sur votre Code civil que vous avez acheté en L1 droit. Le droit processuel correspond à la « forme », ce sont les règles de procédure permettant d’exiger la mise en œuvre, la défense ou l’application de la règle de droit dans sa dimension substantielle . Ce sont les règles de procédure qui encadrent le règlement d’un litige, par exemple. Les caractères du droit objectif Les caractères du droit objectif correspondent à toutes les qualités qui permettent de le considérer en tant que tel . Il a un caractère normatif, général, contraignant et permanent ( mais comme là-haut, les termes employés peuvent changer d’un enseignant à l’autre, bien que l’idée reste la même ). Normatif Il s’agit simplement ici de rappeler que le droit objectif correspond à une norme de conduite . Il sert à assurer le bon fonctionnement de la société au nom de l’intérêt général . Ce caractère a fait l’objet d’une reconnaissance par le Conseil constitutionnel qui a considéré que « la loi a vocation d’énoncer des règles et doit par suite être revêtue d’une portée normative » ( C. const. n° 2005-512, 21 avril 2005 sur la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école ). Cela signifie qu’une disposition générale énonçant un simple objectif ne constitue pas du droit objectif. Afin que ces règles soient respectées, elles doivent être rendues obligatoires, ce qui passe par leur caractère coercitif . Attention toutefois, il faut nuancer le propos dans la mesure où les règles peuvent être supplétives ( vous n'avez pas déjà oublié ce que ça voulait dire ? ) ! Contraignant et obligatoire On parle de caractère obligatoire, car la règle s’impose à toute personne, qui vit dans le pays où est établi cet ordre juridique. Ces règles de droit objectif ayant pour finalité de régir la vie en société, son irrespect doit pouvoir être sanctionné par l’autorité publique . C’est en ce sens que l’on parle de caractère coercitif . Chaque individu a le devoir de la respecter ; En ce sens, ne pas voler s’applique à tous (art. 311-1 du Code pénal). À partir du moment où une personne viole une règle de droit, elle encourt une sanction. Voler fait encourir une peine d’emprisonnement de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende à toute personne qui en serait reconnue coupable (art. 311-3 du Code pénal). Général et impersonnel Son caractère général et impersonnel signifie que la règle édictée par l’autorité publique ne vise pas nominativement les individus. Toute personne se trouvant dans la situation prévue par le texte se verra imposer la règle édictée. La règle n’opère pas de distinction particulière entre les situations juridiques. Elle a un caractère abstrait en s’imposant uniformément à tous les membres de la société concernée ; C’est la raison pour laquelle elle est formulée en des termes impersonnels , tel est le cas de l’article 1242 du Code civil ( 1382 pour les anciens ) qui dispose que « tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à la réparer » ; Elle a un caractère abstrait car elle envisage une situation susceptible de se produire ; Permanent Afin d’assurer le bon fonctionnement de la société, il est essentiel que le droit objectif puisse s’appliquer de manière stable et continue. Cela dit, il n’est pas à l’abri d’une évolution voire d’une abrogation de la part des autorités publiques. À retenir : ⚖️ Caractère normatif → le droit objectif correspond à une norme de conduite ; 👮 Caractère obligatoire → pour en assurer la bonne application, l’autorité publique sanctionne son non-respect de la règle , mais attention elle peut être impérative ou supplétive ; 🤷 Caractère général et impersonnel → ses dispositions sont abstraites. Elles ne visent pas des personnes, mais plutôt des situations juridiques ; ⌚ Caractère permanent → une règle a vocation à perdurer dans le temps pour assurer le bon fonctionnement de la société. Caractéristiques principales des droits subjectifs ✅ Les « droits subjectifs » qui sont classiquement distingués en deux catégories : les droits patrimoniaux et les droits extrapatrimoniaux. Rappelons, avant tout, que les droits subjectifs correspondent à un ensemble de prérogatives reconnues à des individus (personnes physiques et morales) à raison d’une qualité ou d’une situation juridiques . Ces droits subjectifs permettent d’encadrer les relations entre les personnes. Par opposition au droit objectif, les droits subjectifs se distinguent donc par leur caractère : Personnel : ils intéressent un individu particulier ; Concret : ils intéressent la situation réelle d’un individu et plus seulement une situation hypothétique envisagée par la loi par anticipation. Ainsi, les droits subjectifs permettent aux individus de se prévaloir de certaines dispositions dans leurs relations avec les autres . Les individus disposent, en ce sens, de certains droits : droit de vote, droit de grève, droit de propriété, etc. ; Leur non-respect peut être sanctionné par le droit objectif . Les droits subjectifs patrimoniaux Les droits patrimoniaux sont ceux qui ont une valeur pécuniaire , ils sont appréciables en argent 🤑 . Ils sont ainsi cessibles, transmissibles, saisissables et prescriptibles . Le caractère transmissible se définit comme la possibilité de transmettre le droit en cas de décès . Ils sont transmissibles aux héritiers en cas de décès ; Leur caractère cessible implique qu’ils puissent, par exemple, être vendus ou donnés du vivant de l’individu ; Ils ont un caractère saisissable , ce qui se définit comme l a possibilité pour les créanciers impayés de s’en emparer ; Enfin, ils sont définis comme prescriptibles. Ce caractère implique qu’ils puissent s’éteindre au terme d’un délai fixé par la loi. Ils peuvent être perdus s’ils ne sont pas utilisés pendant un certain temps (prescription extinctive, art. 2219 C. civ.) ou acquis par un usage prolongé (prescription acquisitive, art. 2258 C. civ.). Ces droits subjectifs patrimoniaux sont distingués entre : Droits réels qui portent sur une « chose ». Plus particulièrement, il s’agit de la mise en relation entre un individu, sujet de droit, et une chose. C’est le droit que l’individu détient sur ou à raison de la chose . Le droit réel par excellence est le droit de propriété . On retrouve également les démembrements du droit de propriété (usufruit et nue-propriété). À titre d’exemples : Étant titulaire d’un droit de propriété sur ma maison, « j’ai le droit de » ( conception subjective ) la vendre, la repeindre, etc. (art. 544 C. civ.) ; En tant qu’usufruitier (démembrement), « j’ai le droit de » percevoir les fruits (loyers) de l’appartement que « j’ai le droit d’occuper ». En revanche, « je n’ai pas le droit » de vendre l’appartement, car cette faculté « est une prérogative » du nu-propriétaire (art. 578 s. C. civ.). Droits personnels aka droits de créance . Ils portent sur une personne. Sont ici mis en relation un débiteur et un créancier. L’un (débiteur) est tenu d’une obligation envers l’autre (créancier). Un droit personnel met en relation un créancier et un débiteur . L’un doit de l’argent (débiteur) à l’autre (créancier). Droits intellectuels qui portent sur un bien de nature incorporelle résultant de l'activité intellectuelle de l’individu. Par exemple, on en retrouve en termes de droits d’auteurs, de propriété artistique ou encore de propriété industrielle. Les droits subjectifs extrapatrimoniaux Les droits subjectifs extrapatrimoniaux sont directement attachés à la personne . Ils se situent en dehors du patrimoine. Pas d’histoire d’argent ici 🥰. Ainsi, à l’inverse des droits patrimoniaux, les droits extrapatrimoniaux sont insusceptibles d’être évalués en argent . Ainsi, ils ne font donc pas partie du patrimoine . Ils sont incessibles, intransmissibles, insaisissables et imprescriptibles . Leur caractère intransmissible signifie qu’ils ne peuvent pas être cédés à des héritiers ; Leur caractère incessible se définit comme l’ impossibilité de les vendre ou de les donner ; Par leur caractère insaisissable ils ne peuvent pas être la proie des créanciers impayés ; Leur caractère imprescriptible signifie qu’ils ne sont pas limités dans le temps . À titre d’exemple : Le droit au respect de la vie privée (art. 8 Conv. EDH et 9 C. civ.), illustration par excellence, est un droit extrapatrimonial car il ne peut pas faire l’objet d’une évaluation en argent. Ainsi, il est impossible pour un individu de céder son droit au respect de la vie privée qui fait partie de sa personnalité en tant que sujet de droit . De même que la loi ne peut pas mettre fin à l’existence de ce droit pour un individu, bien qu’elle puisse tout à faire le nuancer. L'atteinte à la vie privée peut en effet être légitimée par le droit à l'information du public : Cass. civ. 1 10 oct. 2019, n° 18-21.871. Ces droits subjectifs extrapatrimoniaux sont distingués entre : Droits politiques et civiques → comme par exemple, le droit de vote, le droit d’éligibilité, ect. ; Droits familiaux → comme par exemple, l’autorité parentale, liens familiaux issus du mariage, etc. ; Droits de la personnalité → comme par exemple, l’inviolabilité du corps humain, le droit au respect de la vie privée, le droit à l’image, etc. Exemples de sujets de dissertations ➡️ Parce que s’entraîner constitue l’une des clés de la réussite, on te propose des sujets de dissertation relatifs au droit objectif et aux droits subjectifs. Les sources du droit ; La preuve des droits subjectifs ; Rapports entre droit objectif et droits subjectifs. Cours de droit PDF : droit objectif et droits subjectifs Téléchargez et imprimez ce cours via l'émoticône imprimante 🖨️ en bas de page. [VIDÉO] Maîtriser le DROIT OBJECTIF et les DROITS Subjectifs ! Article rédigé par une chargée de TD en Introduction générale au droit (attachée temporaire d'enseignement et de recherche)
- Les meilleures écoles d'avocats en France
Orientation > CRFPA & Concours juridiques Si vous rêvez de devenir avocat, vous vous demandez certainement quelle meilleure école d'avocats choisir une fois l'examen du CRFPA en poche. Avec 11 écoles d'avocats réparties à travers le pays, le choix peut sembler complexe. Mais pas d'inquiétude ! Dans cet article, nous allons vous présenter en détail les écoles où vous pourrez développer vos compétences juridiques et humaines pour briller dans cette noble profession. Sommaire : Comment choisir son école d'avocats ? Toutes les écoles d'avocats en France (liste complète) Comment entrer à l'école d'avocats ? La formation professionnelle initiale dispensée par les écoles d'avocats L'Annuaire des barreaux en France Comment choisir son école d'avocats ? Pourquoi choisir ? Si vous avez une place réservée dans l’école du ressort de l’IEJ qui vous a permis de passer l'examen du CRFPA, il vous est aussi possible, si votre projet professionnel le justifie, de rejoindre l’une des 11 écoles d’avocats habilitées (école d'avocat = Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats). Le choix de l'école d'avocats est une étape importante dans votre parcours pour devenir avocat. En effet, chaque école possède ses spécificités , sa pédagogie , son réseau professionnel , et il est important de trouver celle qui correspond le mieux à vos aspirations et à vos objectifs professionnels. Voici quelques raisons pour lesquelles il est essentiel de bien choisir son école d'avocats : Pertinence de la formation : Chaque école propose des formations différentes, certaines mettant l'accent sur l'oralité et la plaidoirie, d'autres sur des modules spécifiques de droit. Il est important de choisir une école dont la formation correspond à vos intérêts et à vos projets professionnels. Accompagnement personnalisé : Certaines écoles offrent un suivi individuel et un accompagnement personnalisé pour aider les élèves-avocats à construire leur projet professionnel. Cela peut être un avantage pour ceux qui ont besoin d'un soutien spécifique dans leur parcours. Ressources et réseau professionnel : Certaines écoles sont situées dans des régions dynamiques sur le plan économique et juridique, ce qui peut offrir de nombreuses opportunités de stages, de rencontres avec des professionnels du droit et d'ouverture vers différents secteurs d'activités. Comment bien choisir son école ? Choisir son école d'avocats demande de la réflexion et de la recherche pour prendre la meilleure décision possible . Si vous allez passer l'examen du CRFPA, il est en effet légitime de vous demander s'il existe une "meilleure" école d'avocats parmi les 11 entités . Il vous faut alors comparer ! Cependant, et comme c'est le cas avec les meilleures écoles de droit et les meilleurs masters , il est essentiel de rappeler, chers pépins, que la notion de "meilleure école" est forcément subjective et dépend des critères que vous considérez comme les plus importants pour votre formation et votre projet professionnel. Voici quelques conseils pour vous aider à faire le bon choix : Conseil n°1 : Définir vos objectifs Avant de commencer votre recherche de la meilleure école d'avocats pour VOUS, prenez le temps de définir clairement vos objectifs professionnels. Quel domaine du droit vous intéresse ? Quel type de cabinet ou d'entreprise aimeriez-vous intégrer après votre formation ? Cela vous aidera à cibler les écoles qui proposent les formations et les spécialités qui correspondent à vos aspirations. Conseil n°2 : Renseignez-vous sur les programmes Consultez les sites web des écoles d'avocats (on vous met les liens plus bas) pour en savoir plus sur les programmes de formation, les modules proposés, les enseignants, et les méthodes pédagogiques. Assurez-vous que la formation correspond à vos besoins et à vos attentes. Conseil n°3 : Visitez les écoles Un autre conseil, si possible, rendez-vous aux journées portes ouvertes ou organisez une visite des centres Centres Régionaux de Formation Professionnelle des Avocats pour vous imprégner de l'ambiance et rencontrer les étudiants et les enseignants. Cela vous permettra de mieux comprendre la vie étudiante et l'environnement de chaque école. Conseil n°4 : Prenez en compte la localisation Nous conseillons évidemment de regarder la localisation de l'école. Cela peut être un critère important. Choisissez une école située dans une région qui vous intéresse professionnellement et où les opportunités de stages et de rencontres avec des professionnels du droit sont plus importantes. Conseil n°5 : Regardez le réseau professionnel Renseignez-vous sur le réseau professionnel du Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats, les partenariats avec les cabinets d'avocats, les entreprises, et les institutions judiciaires. Un bon réseau peut faciliter votre insertion professionnelle. Conseil n°6 : Parlez aux anciens élèves N'hésitez pas enfin à contacter d'anciens élèves-avocats de l'école pour recueillir leurs témoignages et leur retour d'expérience sur la formation et les débouchés professionnels. Chez Pamplemousse, nous considérons que l'expérience des anciens est toujours bonne à écouter. Allez sur Linkedin ou sur le Discord officiel des éudiants en droit ! Toutes les écoles d'avocats en France (liste complète) Voici donc les 11 écoles d'avocats en France que vous pouvez rejoindre après avoir réussi le fameux examen du CAPA. ▶️ ECOA (École du Centre Ouest des Avocats) Adresse : 2 bis, Bd du Maréchal de Lattre de Tassigny, 86000 Poitiers. Contact : Stéphanie ROULET, formation.initiale@avocats-ecoa.fr , 05 49 88 22 11. Site web : www.avocats-ecoa.fr. Située au cœur de la cité judiciaire, dans le centre-ville de Poitiers, l'ECOA offre un environnement idéal pour votre formation d'avocat. Grâce à ses locaux entièrement rénovés en 2022, vous bénéficierez d'un cadre propice à l'apprentissage. L'un des grands avantages de l'ECOA est son système d'alternance une semaine sur deux, ce qui favorise l'insertion professionnelle. Vous pourrez ainsi acquérir des compétences pratiques tout en mettant en application vos connaissances théoriques. L'alternance vous permettra également de vous immerger dans la vie professionnelle dès le début de votre cursus. Pré-inscription et inscription : Disponibles sur le site web de l'école. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI (Période de Projet d'Initiation). Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Une semaine sur deux. Points forts de l'ECOA : Système d'alternance favorisant l'insertion professionnelle rapide. Possibilité d'hébergement à l'intérieur des locaux. Pédagogie active mettant l'élève au cœur de l'apprentissage. Effectifs à taille humaine pour un accompagnement personnalisé. Six parcours dédiés : civil, pénal, social, affaires, public et MARD (Modes Alternatifs de Règlement des Différends). Chiffres clés : Internat d'une capacité d'accueil de 40 couchages par semaine. Taux d'insertion professionnelle après l'obtention du CAPA en 2021 : 97% ▶️ EDA ALIÉNOR (École des Avocats Aliénor) Adresse : 18-20 Rue du Maréchal Joffre, 33000 Bordeaux. Contact : Virginie FIGUREAU, vfigureau@eda-alienor.com , 05 32 26 14 82. Site web : www.eda-alienor.com. Vous souhaitez étudier au cœur de Bordeaux, une ville dynamique et attractive ? L'EDA Aliénor est l'école qu'il vous faut ! Proche des acteurs de la justice, elle privilégie les relations de proximité avec chacun de ses élèves. Vous serez accompagné(e) tout au long de votre formation, ce qui favorisera votre réussite. L'EDA Aliénor met l'accent sur la convivialité et la qualité de l'enseignement. Vous aurez également la possibilité de choisir parmi trois modules spécialisés : droit de l'entreprise, contentieux, ou droit public. Ces options vous permettront de vous orienter vers le domaine qui vous passionne le plus. Pré-inscription et inscription : Disponibles sur le site web de l'école. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI (Période de Projet d'Initiation). Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Scolarité sur 2,5 jours consécutifs par semaine (du lundi au mercredi matin ou du mercredi après-midi au vendredi). Points forts de l'EDA Aliénor : Relations de proximité avec les élèves. Cursus pédagogique innovant avec des modules interprofessionnels. Participation active à la vie des barreaux dès le début de la formation. Trois modules au choix : droit de l'entreprise, contentieux, droit public. Activités optionnelles : théâtre, chorale, concours de plaidoirie. Chiffres clés : Effectifs réduits : 30 élèves en moyenne par classe. Taux de réussite au CAPA : 100% en 2021 et 99% en 2022. ▶️ EDACS (École des Avocats Centre Sud) Siège de Montpellier (34) : 103 avenue de Lodève - 04 67 61 72 80 - montpellier@avocats-efacs.com . Site de Clermont-Ferrand (63) : 40 rue de l'Ange - 04 73 19 64 95 - clermontferrand@avocats-efacs.com . Site web : www.edacentresud.com. Avec près de 200 élèves accueillis chaque année sur ses deux sites à Montpellier et Clermont-Ferrand, l'EDACS cultive la diversité et la créativité. Son environnement convivial favorise les échanges et vous permettra de développer les compétences nécessaires pour votre futur métier. L'EDACS vous offre également la possibilité de débuter votre cursus par le PPI (Parcours Préparatoire Intégré) ou par les enseignements, en fonction de vos objectifs et de votre projet professionnel. Vous pourrez ainsi personnaliser votre formation selon vos aspirations. Pré-inscription et inscription : Disponibles sur le site web de l'école. Ordre des trois périodes de formation : PPI (Période de Projet d'Initiation). Acquisition des fondamentaux. Stage en cabinet d'avocats (possibilité d'inverser les deux premières périodes sur le site de Montpellier). Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : 3 jours d'enseignements consécutifs à l'école et 2 jours en alternance par semaine. Points forts de l'EDACS : Deux sites : Montpellier et Clermont-Ferrand. Choix entre PPI ou enseignements pour débuter le cursus. Pédagogie active basée sur des simulations et cas pratiques. Trois options au choix : droit public, droit des affaires, contentieux judiciaire. Alternance possible avec stage gratifié ou contrat de travail. Chiffres clés : Ressort dynamique regroupant 17 barreaux, 3 cours d'appel et 5 universités. Taux d'insertion "post CAPA" : près de 100%. ▶️ EDAGO (École des avocats du Grand Ouest) Adresse : Campus de Ker Lann, Contour Antoine de Saint-Exupéry, CS 67224, 35172 Bruz. Contact : Sylvie POIRIER, scolaritefi@edago.fr , 02 99 67 46 67. Site web : www.edago.fr . À l'EDAGO, la transmission des valeurs humaines est au cœur de l'apprentissage. Vous serez accompagné(e) dans votre parcours par une équipe engagée et bienveillante. L'école mise sur l'humanité, l'humilité, l'ouverture d'esprit, l'inventivité et l'audace pour former les avocats de demain. À l'EDAGO, vous serez bien plus qu'un étudiant : vous serez un talent en devenir. L'école met en place une pédagogie innovante qui vous permettra de développer vos compétences et de vous projeter dans votre futur métier avec confiance et assurance. Pré-inscription et inscription : Disponibles sur le site web de l'école. Ordre des trois périodes de formation (2 possibilités) : OPTION 1 : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. OPTION 2 : PPI. Acquisition des fondamentaux. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Deux jours d'enseignements consécutifs à l'école et trois jours en cabinet d'avocat (ou autre structure) par semaine. Points forts : Transmet des valeurs d'humanité, d'humilité, d'ouverture d'esprit, d'inventivité et d'audace. Propose un parcours dédié et une pédagogie active. Offre des partenariats avec la Cour d'appel de Rennes pour les stages pratiques. Options de spécialisation en pratique judiciaire, silver-economy, économie maritime et agronomie. Chiffres clés : Pays de la Loire et Bretagne dans le top 5 des régions au meilleur taux de croissance de la profession. Plus de 50% des élèves en alternance en cabinet d'avocat. ▶️ EDARA (École des avocats Rhône-Alpes) Adresse : 191 rue Vendôme, 69003 Lyon. Direction : Marianne CHARBON, m.charbon@edara.fr , 04 78 37 30 15. Formation initiale : Myriam VULIN, m.vulin@edara.fr , 04 78 37 30 16. Site web : www.edara.fr . Au cœur de la très attractive région Auvergne Rhône-Alpes, l'EDARA vous accueille dans des locaux modernes et fonctionnels à proximité du palais de justice et de la gare de Lyon. Vous bénéficierez d'un environnement propice à l'apprentissage et d'un tissu économique dynamique offrant de nombreux débouchés dans tous les secteurs du droit. L'EDARA met l'accent sur l'acquisition de compétences pratiques et entrepreneuriales, ainsi que sur une vision prospective de la profession d'avocat. Vous aurez ainsi toutes les clés pour réussir votre insertion professionnelle avec succès. Pré-inscription et inscription : Disponibles sur le site web de l'école. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Formation structurée sur 3 jours par semaine, offrant la possibilité de stages complémentaires ou de travailler les jeudis et vendredis de mars à mai inclus. Points forts de l'EDARA : Pédagogie centrée sur l'oralité et le développement de l'éloquence. Séminaire de théâtre encadré par des comédiens professionnels pour favoriser la confiance en soi et l'aisance en public. Modules professionnels au choix : droit fiscal, droit de l'entreprise, droit social, droit des personnes, droit des biens, droit public, droit pénal. Nombreuses activités pratiques pour développer vos pratiques juridiques. Chiffres clés : 77% des élèves ont un stage en alternance. 100% des élèves trouvent leurs stages dans les temps. 99% de réussite au CAPA. ▶️ EDASOP (École des Avocats Sud-Ouest Pyrénées) Adresse & Contact : 78 Allées Jean Jaurès, 31000 Toulouse. eao@avocat66.org , 05 61 22 94 40. Pré-inscription et inscription : Sur www.edasop.fr . Située à Toulouse, au cœur de la meilleure ville étudiante de France, l'EDASOP vous attend avec une équipe motivée et engagée pour vous accompagner tout au long de votre apprentissage. Grâce à une pédagogie innovante et participative, vous développerez vos compétences avec succès. La région de l'EDASOP compte 11 barreaux et 3 cours d'appel, ce qui offre un tissu économique et culturel riche pour votre future carrière d'avocat. Vous serez préparé(e) à exercer dans la diversité des métiers du droit, et votre parcours à l'EDASOP vous offrira une immersion rapide dans le monde professionnel. Ordre des trois périodes de formation : PPI. Acquisition des fondamentaux. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Scolarité sur 3 jours consécutifs par semaine. Points forts de l'EDASOP : Pédagogie innovante et participative. Équipe motivée et engagée pour vous accompagner. Emplacement au cœur d'une grande région avec de nombreux barreaux et cours d'appel. Possibilité de bénéficier d'une alternance en stage gratifié ou contrat de travail. ▶️ EFB (École de Formation du Barreau) Adresse & Contact : 1 rue Pierre-Antoine Berryer, 92210 Saint-Cloud. contact@efb.fr , 01 41 12 24 24. Pré-inscription et inscription : Sur www.efb.fr . L’EFB, une des 11 écoles d’avocats, est celle des 9 barreaux du ressort de la cour d’appel de Paris : Auxerre, Essonne, Fontainebleau, Meaux, Melun, Paris, Seine-Saint-Denis, Sens et Val-de-Marne. Grâce à une formation professionnalisante, elle apporte à ses élèves les outils et réflexes utiles, qu’ils se destinent au conseil ou au contentieux. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Stage de formation professionnelle en continu. Points forts de l'EFB : École des 9 barreaux du ressort de la cour d'appel de Paris. Formation professionnalisante avec des outils et réflexes utiles pour le conseil ou le contentieux. Emplacement à Saint-Cloud à proximité de Paris. Ouverture sur des activités pratiques et des rencontres avec des professionnels du droit. ▶️ ERAGE (École Régionale des Avocats du Grand Est) Adresse & Contact : 6-8 Passage de la Résistance, 67000 Strasbourg. erage@erage.eu , 03 88 32 11 15. Pré-inscription et inscription : Sur www.erage.eu . Au cœur de la ville de Strasbourg, l'ERAGE privilégie l'immersion par la pratique pour vous offrir une formation enrichissante et conviviale. Vous développerez des compétences entrepreneuriales et une vision prospective de la profession d'avocat. L'ERAGE vous préparera à exercer dans un environnement en constante évolution et vous accompagnera tout au long de votre parcours. Vous bénéficierez ainsi d'une expérience unique et de qualité pour réussir votre insertion professionnelle. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Stage de 3 jours par semaine pour permettre des stages complémentaires ou un travail en parallèle. Points forts de l'ERAGE : Pédagogie privilégiant l'immersion par la pratique. Développement de compétences entrepreneuriales. Accompagnement personnalisé de votre projet professionnel. Ouverture sur diverses activités pratiques et concours de plaidoiries. ▶️ HEDAC (Haute Ecole des Avocats Conseils) Adresse & Contact : 7 Rue Saint-Michel, 28000 Chartres. contact@hedac.fr , 02 37 88 58 28. Pré-inscription et inscription : Sur www.hedac.fr . L'HEDAC est une école à taille humaine, ouverte sur le monde et portée par une ambiance familiale. Vous serez accompagné(e) individuellement et bénéficierez d'un fort esprit école. L'insertion professionnelle est favorisée par un accompagnement personnalisé et une exigence de sérieux, d'humilité, de solidarité et de respect de la déontologie de la profession. Vous serez préparé(e) à exercer avec compétence et professionnalisme dans ce métier passionnant. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Alternance de 3 jours d'enseignement et de 2 jours en cabinet. Points forts de l'HEDAC : École ouverte sur le monde avec une ambiance familiale. Esprit école favorisant la solidarité et le respect de la déontologie. Accompagnement de chaque élève pour faciliter l'insertion professionnelle. Forte exigence de sérieux et d'humilité. ▶️ IXAD (Institut des Avocats et des Avocates) Adresse & Contact : 67 Avenue de la Libération, 54000 Nancy. contact@ixad.fr , 03 83 98 79 34. Pré-inscription et inscription : Sur www.ixad.fr . Chaque année, plus d’une centaine d’élèves avocats font confiance à IXAD pour les accompagner. Venez découvrir notre cursus d’exception : des formations de qualité, des parcours personnalisables et une approche pratique, entre stages, PPI et mises en situations dès les premiers mois. Ordre des trois périodes de formation : Acquisition des fondamentaux. PPI. Stage en cabinet d'avocats. Modalités d’alternance (pendant les fondamentaux) : Stage de 3 jours consécutifs par semaine. Points forts de l'IXAD: Formations de qualité avec parcours personnalisables. Approche pratique avec stages, PPI et mises en situations dès les premiers mois. Choix de trois modules spécialisés. Cursus d'exception avec une approche participative et innovante. Comment entrer à l'école d'avocats ? Pour intégrer l'une des 11 écoles d'avocats en France, vous devez suivre un processus de sélection rigoureux et répondre à certaines conditions. Voici les étapes générales pour entrer à l'école d'avocats : 1. Être titulaire d'un Master 1 en droit La première condition pour être admis à l'école d'avocats est d'avoir obtenu un Master 1 en droit. Ce diplôme est nécessaire pour être autorisé à passer l'examen du CRFPA (inscription en IEJ obligatoire). Le saviez-vous ? 98 % des élèves avocats obtiennent le CAPA. 2. Inscription au concours d'entrée Une fois titulaire du Master 1 en droit, vous devez vous inscrire à l'examen d'entrée au CRFPA d'avocats (et à l'IEJ). Cet examen (qui ressemble un peu à un concours, avouons-le) est organisé par les universités désignées à cet effet. 3. Réussir l'examen d'entrée au CRFPA L'examen du CRFPA est composé de plusieurs épreuves écrites (coucou la note de synthèse) et orales (coucou le grand O'). Il évalue vos connaissances juridiques, vos capacités rédactionnelles, votre éloquence et votre aptitude à exercer le métier d'avocat. Réussir le CRFPA est indispensable pour être admis à suivre la formation professionnelle en école. 4. Intégrer l'école d'avocats 🥑 Une fois que vous avez réussi le concours d'entrée, vous pouvez intégrer l'école d'avocats de votre choix parmi les 11 centres régionaux de formation professionnelle d'avocats (CRFPA) en France. 5. Suivre la formation professionnelle La formation professionnelle dispensée par l'école d'avocats est divisée en trois périodes de 6 mois : 🗓 acquisition des fondamentaux ; 🗓 projet pédagogique individuel (PPI) ; 🗓et stage en cabinet d'avocats . Chaque période a ses spécificités et objectifs, et elle est indispensable pour obtenir le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). 6. Passer l'examen du CAPA À la fin de la formation professionnelle, vous devrez passer l'examen du CAPA, qui est l'examen final pour devenir avocat. Cet examen comporte des épreuves écrites et orales, et sa réussite vous permettra de prêter serment et d'exercer la profession d'avocat. La formation professionnelle initiale dispensée par les écoles d'avocats Ça y est, vous avez réussi le CRFPA et vous allez pouvoir être formé en école d'avocats ! La formation initiale se déroule en trois étapes essentielles de 3x 6 mois. 1. L'acquisition des fondamentaux (6 mois) Le programme de formation harmonisé par le Conseil national des barreaux est tourné vers la pratique de la profession d'avocat et comprend des enseignements pratiques. Ce programme est contrôlé en continu. Certaines écoles proposent des modalités d'alternance avec une expérience professionnalisante pour enrichir la formation. Une partie des cours peut également être dispensée à distance, offrant ainsi une plus grande flexibilité aux étudiants. Le saviez-vous ? En moyenne, les élèves reçoivent 25 % de cours magistraux, 60 % d’ateliers et 15 % d’enseignements en ligne. 2% seulement échouent au CAPA ! (c'est presque donné !) 2. Faire son Projet Pédagogique Individuel (PPI - 6 mois) Le PPI consiste en un stage professionnel dans un milieu en cohérence avec le projet de l'élève, en dehors d'un cabinet d'avocats d'un barreau français. Il peut s'agir d'une expérience en entreprise, dans des organisations professionnelles, des juridictions ou même à l'étranger. Le PPI peut également inclure le suivi d'une formation relevant de l'enseignement supérieur. Ce stage permet à l'étudiant de se spécialiser davantage dans le domaine qui l'intéresse et de développer ses compétences spécifiques. 3. Faire un stage en cabinet d'avocats (6 mois) Le stage en cabinet d'avocats constitue un tremplin vers l'exercice concret de la profession d'avocat. Il peut être réalisé dans un des 164 barreaux de France ou dans un barreau d'un autre État européen, indépendamment du ressort de l'école. Ce stage offre une opportunité unique d'acquérir une expérience professionnelle pratique et de développer un réseau professionnel solide. Une fois l'intégralité de ce cycle de formation achevée, l'étudiant est admis à passer l'examen du CAPA, qui comprend diverses épreuves orales et écrites. Le succès à l'examen du CAPA permet à l'étudiant avocat d'accéder à l'inscription au tableau de l'Ordre du barreau de son choix, après avoir prêté le serment nécessaire à l'exercice de la profession. Il pourra alors porter officiellement la robe d'avocat comme un grand ! 🥑 L'Annuaire des barreaux en France Retrouvez la liste et les coordonnées des 164 barreaux de France. Ordre des avocats d'Albertville Palais de Justice, avenue des Chasseurs Alpins 73208 ALBERTVILLE CEDEX Tél : 04 79 32 21 02 Site web : www.avocats-albertville.fr Ordre des avocats d'Annecy Maison des Avocats, 9 rue Guillaume Fichet 74000 ANNECY Tél : 04 50 45 60 80 Site web : www.barreau-annecy.com Ordre des avocats d'Aurillac Palais de Justice, Place du Square 15000 AURILLAC Tél : 04 71 64 36 95 Site web : www.avocat-cantal.fr Ordre des avocats de l'Ardèche Maison de l'Avocat, 8 cours du Palais 07000 PRIVAS Tél : 04 75 64 34 40 Site web : www.barreaudelardeche.com Ordre des avocats de Bonneville et des Pays du Montblanc Palais de Justice 74136 BONNEVILLE CEDEX Tél : 04 50 97 12 97 Site web : www.avocats-bonneville.com Ordre des avocats de Bourgoin-Jallieu Maison des Avocats, 1 place du Château 38300 BOURGOIN-JALLIEU Site web : www.ordre-avocats-bourgoin-jallieu.com Ordre des avocats de Chambéry Maison de l'Avocat, 200 avenue du Maréchal Leclerc 73000 CHAMBÉRY Tél : 04 79 62 74 13 Site web : www.barreau-chambery.fr Ordre des avocats de Clermont-Ferrand Palais de Justice, 16 place de l'Étoile 63000 CLERMONT-FERRAND Tél : 04 73 37 39 04 Site web : www.barreau-clermont.avocat.fr Ordre des avocats de Cusset-Vichy Palais de Justice, Rue du Drapeau 03300 CUSSET Tél : 04 70 98 39 18 Site web : www.ordreavocats-cussetvichy.fr Ordre des avocats de Grenoble Maison de l'Avocat, 45 rue Pierre Sémard 38026 GRENOBLE CEDEX Tél : 04 76 15 10 36 Site web : www.ordre-grenoble.avocat.fr Ordre des avocats de Lyon 176 rue de Créqui 69422 LYON CEDEX 03 Tél : 04 72 60 60 46 Site web : www.barreaulyon.com Ordre des avocats de Montluçon Maison de l'Avocat, 114 bd de Courtais 03100 MONTLUÇON Tél : 04 70 28 28 45 Ordre des avocats de Moulins Palais de Justice, 20 rue de Paris 03000 MOULINS Tél : 04 70 46 01 65 Site web : www.ordre-avocats-moulins.com Ordre des avocats de Roanne 4 pl. Georges Clémenceau 42303 ROANNE CEDEX Tél : 04 77 70 35 51 Ordre des avocats de Saint-Étienne Maison des Avocats, 36 rue de la Résistance 42000 SAINT-ETIENNE Tél : 04 77 33 16 22 Site web : www.avocat-saint-etienne.com Ordre des avocats de Thonon-les-Bains, du Léman & du Genevois Adresse: 20 bd Canal, 74200 THONON-LES-BAINS Téléphone: 04 50 26 08 04 Fax: 04 50 70 21 93 Email: ordre.avocats.thonon@wanadoo.fr Site web: www.barreau-thonon.fr Ordre des avocats de Vienne Adresse: Maison de l'Avocat, 2 place Charles de Gaulle, 38200 VIENNE Téléphone: 04 74 78 05 58 Site web: www.avocats-vienne.com Ordre des avocats de Villefranche-sur-Saône Adresse: Palais de Justice, 350 bd Gambetta, 69665 VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE CEDEX Téléphone: 04 74 65 05 95 Site web: www.avocatsvillefranche.fr Ordre des avocats de l'Ain Adresse: Maison de l'Avocat, 18 rue Bourgmayer, 01000 BOURG-EN-BRESSE Téléphone: 04 74 22 47 63 Site web: www.bourg-avocats.com Ordre des avocats de la Drôme Adresse: Palais de Justice, 2 place du Palais, 26000 VALENCE Téléphone: 04 75 61 56 54 Site web: www.avocats-valence.org Ordre des avocats d'Auxerre Adresse: Palais de Justice, 89000 AUXERRE Téléphone: 03 86 52 06 07 Ordre des avocats de Belfort Adresse: Palais de Justice, 9 place de la République, 90000 BELFORT Téléphone: 03 84 28 13 17 Ordre des avocats de Besançon Adresse: 1 rue Megevand, 25000 BESANÇON Téléphone: 03 81 81 44 53 Site web: www.barreau-besancon-avocat.com Ordre des avocats de Chalon-sur-Saône Adresse: Palais de Justice, Rue Emiland Menand, 71100 CHALON-SUR-SAÔNE Téléphone: 03 85 48 18 68 Site web: www.avocats-chalonsursaone.com Ordre des avocats de Dijon Adresse: Cité judiciaire, 13 boulevard Clémenceau, 21072 DIJON CEDEX Téléphone: 03 27 71 59 90 Site web: www.barreau-dijon.avocat.fr Ordre des avocats de Montbeliard Adresse: Cité judiciaire, rue Mozart, 25200 MONTBELIARD Téléphone: 03 81 98 17 22 Site web: www.barreau-montbeliard.avocat.fr Ordre des avocats de Mâcon Adresse: 3, rue des Ursulines, 71000 MACON Téléphone: 03 85 38 75 79 Email: ordre-avocats-macon@wanadoo.fr Site web: www.barreau-macon.avocat.fr Ordre des avocats de Nevers Adresse: Palais de Justice, Place du Palais, 58004 NEVERS CEDEX Téléphone: 03 86 59 57 64 Site web: www.avocats-nevers.org Ordre des avocats de Sens Adresse: Palais de Justice, 89108 SENS CEDEX Téléphone: 03 86 64 32 04 Ordre des avocats de la Haute-Saône Adresse: 16 rue du Palais, 70002 VESOUL CEDEX Téléphone: 03 84 75 50 62 Ordre des avocats du Jura Adresse: 11 rue Pasteur, 39000 LONS-LE-SAUNIER Téléphone: 03 84 47 11 28 Site web: www.barreau-jura-avocats.fr Ordre des avocats de Brest Adresse: Palais de Justice, Rue Denver, 29200 BREST Téléphone: 02 98 44 31 84 Site web: www.avocatsbrest.org Ordre des avocats de Lorient Adresse: Palais de Justice, Rue Me Pierre Evelin, 56100 LORIENT Téléphone: 02 97 64 67 49 Site web: www.avocats-lorient.com Ordre des avocats de Quimper Adresse: Maison de l'Avocat, 7 rue du Palais, 29000 QUIMPER Téléphone: 02 98 53 67 34 Site web: www.avocats-quimper.fr Ordre des avocats de Rennes Adresse: Maison des Avocats, 6 rue Hoche, 35000 RENNES Téléphone: 02 23 20 90 00 Site web: www.ordre-avocats-rennes.com Ordre des avocats de Saint-Brieuc Adresse: Palais de Justice, Allée des Promenades, 22023 SAINT-BRIEUC CEDEX 01 Téléphone: 02 96 33 73 05 Site web: www.avocats-saint-brieuc.fr Ordre des avocats de Saint-Malo-Dinan Adresse: Maison des Avocats, 18 avenue Jean-Jaurès, 35400 SAINT-MALO Téléphone: 02 99 40 97 04 Site web: www.avocats-st-malo-dinan.fr Ordre des avocats de Vannes Adresse: Place de la République, 56039 VANNES CEDEX Téléphone: 02 97 54 29 53 Site web: www.avocats-vannes.com Ordre des avocats d'Orléans Adresse: Palais de Justice, 44 rue de la Bretonnerie, 45000 ORLÉANS Téléphone: 02 38 53 49 49 Site web: www.ordre-avocats-orleans.fr Ordre des avocats de Bourges Adresse: Palais de Justice, 8 rue des Arênes, 18000 BOURGES Téléphone: 02 48 24 13 41 Site web: www.barreau-bourges.com Ordre des avocats de Chartres Adresse: Palais de Justice, 3 rue Saint-Jacques, 28000 CHARTRES Téléphone: 02 37 36 16 14 Site web: www.ordredesavocats-chartres.com Ordre des avocats de Chateauroux Adresse: Palais de Justice, Place Lucien Germereau, 36000 CHÂTEAUROUX Téléphone: 02 54 60 35 48 Site web: www.avocats-chateauroux.com Ordre des avocats de Haute-Loire Adresse: Palais de Justice, Place du Breuil, 43000 LE PUY-EN-VELAY Téléphone: 04 71 09 79 98 Site web: www.barreaudehauteloire.fr Ordre des avocats de Laval Adresse: Place Saint Tugal, 53006 LAVAL CEDEX Téléphone: 02 43 49 33 05 Site web: www.barreau-de-laval.com Ordre des avocats de Montargis Adresse: Palais de Justice, 84 rue du Général Leclerc, 45200 MONTARGIS Téléphone: 02 38 93 88 77 Site web: www.avocats-montargis.com Ordre des avocats de Tours Adresse: Palais de Justice, Place Jean Jaurès, 37000 TOURS Téléphone: 02 47 05 61 64 Site web: www.barreaudetours.fr Ordre des avocats de la Creuse Adresse: Palais de Justice, 23 place Bonnyaud, 23008 GUÉRET CEDEX Téléphone: 05 55 52 45 09 Ordre des avocats de la Roche-sur-Yon Adresse: Maison de l'Avocat, 54 rue de Verdun, 85000 LA ROCHE-SUR-YON Téléphone: 02 51 36 14 99 Site web: www.avocats-larochesuryon.com Ordre des avocats du Mans Adresse: Maison des Avocats, 1 rue Montauban, 72000 LE MANS Téléphone: 02 43 82 01 04 Site web: barreau-lemans.avocat.fr Ordre des avocats d'Ajaccio Adresse: Maison de l'Avocat, 2 boulevard Masséria, 20181 AJACCIO CEDEX 1 Téléphone: 04 95 23 29 03 Site web: www.barreau-ajaccio.fr Ordre des avocats de Bastia Adresse: Palais de Justice, Rond Point Moro Giafferi, 20407 BASTIA CEDEX Téléphone: 04 95 31 15 76 Site web: www.avocatsbastia.org Ordre des avocats d'Epinal Adresse: 11 quai Maréchal de Contades, 88000 EPINAL Téléphone: 03 29 31 48 29 Site web: barreau-epinal.avocat.fr Ordre des avocats de Briey Adresse: Palais de Justice, 4 avenue du Maréchal Foch, 54152 BRIEY CEDEX Téléphone: 03 82 20 21 30 Ordre des avocats de Châlons-en-Champagne Adresse: Maison de l'Avocat, 1 rue Perrot d'Ablancourt, 51000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE Téléphone: 03 26 68 08 08 Site web: www.barreau-chalons.fr Ordre des avocats de Colmar Adresse: Maison de l'Avocat, 24 avenue de la République, 68000 COLMAR Téléphone: 03 89 23 42 42 Site web: www.barreau-colmar.fr Ordre des avocats de Haute-Marne Adresse: Palais de Justice, 52000 CHAUMONT Téléphone: 03 25 32 68 61 Ordre des avocats de Metz Adresse: Palais de Justice, 3 rue Haute Pierre, 57005 METZ CEDEX 01 Téléphone: 03 87 76 16 00 Site web: www.avocats-metz.com Ordre des avocats de Mulhouse Adresse: Maison de l'Avocat, 3 avenue Robert Schuman, 68100 MULHOUSE Téléphone: 03 89 56 00 46 Site web: www.avocats-mulhouse.fr Ordre des avocats de Nancy Adresse: Avenue du Maréchal Juin, 54029 NANCY CEDEX Téléphone: 03 83 41 13 84 Site web: www.avocats-nancy.com Ordre des avocats de Reims Adresse: Maison de l'Avocat, 17 bis place du Chapitre, 51072 REIMS CEDEX Téléphone: 03 26 47 30 20 Site web: www.avocats-reims.com Ordre des avocats de Sarreguemines Adresse: Maison de l'Avocat, 14 rue Poincaré, 57204 SARREGUEMINES CEDEX Téléphone: 03 87 95 48 23 Ordre des avocats de Saverne Adresse: Palais de Justice, 7 rue du Tribunal, 67703 SAVERNE CEDEX Téléphone: 03 88 71 11 07 Site web: www.avocats-saverne.com Ordre des avocats de Strasbourg Adresse: Maison du barreau, 3 rue du Général Frère, 67000 STRASBOURG Téléphone: 03 88 37 12 66 Site web: www.avocats-strasbourg.com Ordre des avocats de Thionville Adresse: Palais de Justice, Quai Marchal, 57100 THIONVILLE Téléphone: 03 82 53 22 75 Site web: www.avocats-thionville.fr Ordre des avocats de l'Aube Adresse: 44 boulevard Gambetta, 10000 TROYES Téléphone: 03 25 73 68 38 Site web: www.barreau-de-troyes.com Ordre des avocats de la Meuse Adresse: 2 place Saint Pierre, 55000 BAR-LE-DUC Téléphone: 03 29 77 03 92 Ordre des avocats des Ardennes Adresse: Esplanade Palais de Justice, 08000 CHARLEVILLE-MEZIÈRES Téléphone: 03 24 57 57 57 Site web: www.barreaudesardennes.com Ordre des avocats de la Guadeloupe Adresse: Maison de l'Avocat, 25 rue Sadi Carnot, 97110 POINTE-À-PITRE Téléphone: 05 90 91 31 27 Site web: www.barreau-guadeloupe.avocat.fr Ordre des avocats de la Guyane Adresse: Palais de Justice, 15 avenue du Général de Gaulle, 97327 CAYENNE Téléphone: 05 94 30 05 85 Ordre des avocats d'Amiens Adresse: Maison de l'Avocat, 21 square Jules Bocquet, 80000 AMIENS Téléphone: 03 22 92 31 52 Site web: www.barreau-amiens.avocat.fr Ordre des avocats d'Argentan Adresse: 15 rue Lautour Labroise, 61200 ARGENTAN Téléphone: 02 33 36 29 71 Site web: www.barreau-argentan.fr Ordre des avocats d'Arras Adresse: Maison de l'Avocat, 2 place des Etats d'Artois, 62000 ARRAS Téléphone: 03 21 23 71 88 Fax: 03 21 71 30 93 Site web: www.avocatsarras.com Ordre des avocats d'Avesnes-sur-Helpe Adresse: Palais de Justice, 59363 AVESNES-SUR-HELPE CEDEX Téléphone: 03 27 61 21 90 Ordre des avocats de Beauvais Adresse: 20 boulevard Saint-Jean, 60000 BEAUVAIS Téléphone: 03 44 45 61 21 Site web: www.avocats-beauvais.org Ordre des avocats de Boulogne-sur-Mer Adresse: Palais de Justice, Place de la Résistance, 62200 BOULOGNE-SUR-MER Téléphone: 03 21 31 45 28 Ordre des avocats de Béthune Adresse: Maison de l'Avocat, 174 place Lamartine, 62401 BETHUNE CEDEX Téléphone: 03 21 56 06 16 Site web: www.barreaudebethune.com Ordre des avocats de Cambrai Adresse: Palais de Justice, Rue Froissart, 59400 CAMBRAI Téléphone: 03 27 78 29 76 Site web: www.avocats-cambrai.com Ordre des avocats de Compiègne Adresse: Barreau de Compiègne, 5 rue Henri de Séroux, 60200 COMPIÈGNE Téléphone: 03 44 40 25 93 Site web: www.avocats-compiegne.fr Ordre des avocats de Douai Adresse: Maison de l'avocat, 70 rue Merlin de Douai, 59500 DOUAI Téléphone: 03 27 71 59 90 Ordre des avocats de Dunkerque Adresse: Place du Palais de Justice, 59140 DUNKERQUE Téléphone: 03 28 59 22 24 Ordre des avocats de Laon Adresse: Palais de Justice, Place Aubry, 02000 LAON Téléphone: 03 23 20 27 01 Site web: www.avocats-laon.com Ordre des avocats de Lille Adresse: Palais de Justice, 13 avenue du Peuple Belge, 59000 LILLE Site web: www.avocats-lille.com Ordre des avocats de Saint-Omer Adresse: Palais de Justice, 3 rue des Tribunaux, 62505 SAINT-OMER CEDEX Téléphone: 03 21 12 41 11 Ordre des avocats de Saint-Quentin Adresse: Palais de Justice, Rue Victor Basch, 02100 SAINT-QUENTIN Téléphone: 03 23 64 89 74 Ordre des avocats de Senlis Adresse: Allée des Soupirs, 60300 SENLIS Téléphone: 03 44 53 66 89 Ordre des avocats de Soissons Adresse: Près le Tribunal de Grande Instance, Palais de Justice, 02200 SOISSONS Téléphone: 03 23 53 24 13 Ordre des avocats de Valenciennes Adresse: Maison de l'Avocat, 21 et 23 rue Capron, 59300 VALENCIENNES Téléphone: 03 27 42 71 44 Site web: www.avocats-valenciennes.com Ordre des avocats de Fontainebleau Adresse: 4 bis rue Sergent-Perrier, 77300 FONTAINEBLEAU Téléphone: 01 64 22 15 63 Site web: www.avocats-fontainebleau.fr Ordre des avocats de Meaux Adresse: Palais de Justice, Avenue Salvador Allende, 77100 MEAUX Téléphone: 01 60 09 03 60 Site web: www.ordreavocats-meaux.fr Ordre des avocats de Melun Adresse: Palais de Justice, 2 avenue du Général Leclerc, 77008 MELUN CEDEX Téléphone: 01 64 39 00 35 Site web: www.barreau-melun.org Ordre des avocats de Paris Adresse: 4, boulevard du Palais - CS80420, 75053 PARIS CEDEX 01 Téléphone: 01 44 32 48 48 Site web: www.avocatparis.org Ordre des avocats de Seine-Saint-Denis Adresse: Maison de l'Avocat et du Droit, 11-13, rue de l'Indépendance, 93011 BOBIGNY CEDEX Téléphone: 01 41 60 80 80 Site web: www.avocats-bobigny.com Ordre des avocats de Val-d'Oise Adresse: Maison de l'Avocat, 6 rue Taillepied, 95300 PONTOISE Téléphone: 01 34 35 39 39 Site web: www.avocat-95.fr Ordre des avocats de Val-de-Marne Adresse: Palais de Justice, 17-19 rue Pasteur Valléry Radot, 94011 CRÉTEIL CEDEX Téléphone: 01 45 17 06 06 Site web: avocats-valdemarne.com Ordre des avocats de Versailles Adresse: Palais de Justice, 3 place André Mignot, 78005 VERSAILLES CEDEX Téléphone: 01 30 83 25 25 Site web: www.barreaudeversailles.com Ordre des avocats de l'Essonne Adresse: Palais de Justice, Rue Mazières, 91012 EVRY CEDEX Téléphone: 01 69 36 02 36 Site web: www.avocats91.com Ordre des avocats des Hauts-de-Seine Adresse: Palais de Justice, 177 avenue Joliot Curie, 92020 NANTERRE CEDEX Téléphone: 01 55 69 17 00 Site web: www.barreau92.com Ordre des avocats de Saint-Pierre de la Réunion Adresse: 28 rue Augustin Archambaud, 97410 SAINT-PIERRE Téléphone: 02 62 25 05 29 Ordre des avocats de Fort-de-France Adresse: 35 boulevard Général-de-Gaulle, 97205 FORT-DE-FRANCE CEDEX Téléphone: 05 96 48 41 23 Ordre des avocats de Mayotte Adresse: Palais de Justice, Route Nationale de Kaweni, 97600 MAMOUDZOU Téléphone: 02 69 60 52 13 Ordre des avocats d'Alençon Adresse: Palais de Justice, 7 rue de Bretagne, 61000 ALENÇON Téléphone: 02 33 26 13 65 Ordre des avocats de Caen Adresse: Maison de l'Avocat, 3 avenue de l'Hippodrome, 14000 CAEN Téléphone: 02 31 86 37 11 Site web: www.barreau-caen.com Ordre des avocats de Cherbourg Adresse: 18 rue des Tribunaux, 50100 CHERBOURG Téléphone: 02 33 94 23 15 Ordre des avocats de Coutances-Avranches Adresse: Maison de l'Avocat, 6 rue Tourville, 50200 COUTANCES Téléphone: 02 33 07 54 77 Site web: www.barreau-coutances-avranches.fr Ordre des avocats de Dieppe Adresse: Maison de l'Avocat, 48 Boulevard du Général de Gaulle, 76200 DIEPPE Téléphone: 02 35 04 95 26 Site web: www.avocats-dieppe.fr Ordre des avocats de Lisieux Adresse: Palais de Justice, Cour Matignon, 14100 LISIEUX Téléphone: 02 31 31 30 62 Site web: www.lisieux-avocats.net Ordre des avocats de Rouen Adresse: Maison de l'Avocat, 6 allée Eugène Delacroix, 76000 ROUEN Téléphone: 02 32 08 32 76 Site web: www.barreau-rouen.avocat.fr Ordre des avocats de l'Eure Adresse: Maison de l'Avocat, 3 rue de Verdun, 27000 EVREUX Téléphone: 02 32 38 68 94 Site web: www.barreau-evreux.avocat.fr Ordre des avocats du Havre Adresse: Maison de l'Avocat, 132 boulevard de Strasbourg, 76600 LE HAVRE Téléphone: 02 35 42 65 83 Site web: avocatslehavre.fr Ordre des avocats d'Agen Adresse: Maison de l'Avocat, 42 rue Montaigne, 47000 AGEN Téléphone: 05 53 98 03 15 Site web: www.barreau-agen.fr Ordre des avocats de Bayonne Adresse: Maison de l'Avocat, 22 avenue de la Légion Tchèque, 64100 BAYONNE Téléphone: 05 59 59 27 72 Site web: www.avocats-bayonne.org Ordre des avocats de Bergerac-Sarlat Adresse: 13 boulevard Victor Hugo, 24100 BERGERAC Téléphone: 05 53 57 66 68 Site web: www.avocat-bergerac-sarlat.com Ordre des avocats de Bordeaux Adresse: Maison de l'Avocat, 1 rue de Cursol, 33077 BORDEAUX CEDEX Téléphone: 05 56 44 20 76 Site web: www.barreau-bordeaux.avocat.fr Ordre des avocats de Brive Adresse: 4 rue Bernard Patier, 19101 BRIVE CEDEX Téléphone: 05 55 23 58 47 Ordre des avocats de Dax Adresse: 14 cours Pasteur, 40101 DAX CEDEX Téléphone: 05 58 90 19 30 Site web: www.barreau-dax.org Ordre des avocats de Deux-Sèvres Adresse: Espace Thémis, 30 rue Marcel Paul, 79028 NIORT CEDEX Téléphone: 05 49 09 18 40 Site web: www.avocats-deux-sevres.fr Ordre des avocats de Libourne Adresse: 25 rue Thiers, 33500 LIBOURNE Téléphone: 05 57 51 59 70 Ordre des avocats de Limoges Adresse: Palais de Justice, 17 place d'Aine, 87031 LIMOGES CEDEX Téléphone: 05 55 34 40 63 Site web: www.avocats-limoges.org Ordre des avocats de Mont-de-Marsan Adresse: 22 rue Maubec, 40000 MONT-DE-MARSAN Ordre des avocats de Pau Adresse: 3 bis rue Gassiot, 64000 PAU Téléphone: 05 59 27 66 74 Site web: www.avocats-pau.fr Ordre des avocats de Poitiers Adresse: Maison de l'Avocat, 12 rue Gambetta, 86009 POITIERS CEDEX Téléphone: 05 49 88 05 35 Site web: www.avocats-poitiers.com Ordre des avocats de Périgueux Adresse: Palais de Justice, 19 bis cours Montaigne, 24000 PÉRIGUEUX Téléphone: 05 53 53 21 34 Site web: www.avocats-perigueux.com Ordre des avocats de Saintes Adresse: Palais de Justice, Place du Maréchal Foch, 17100 SAINTES Téléphone: 05 46 93 04 39 Site web: www.avocats-saintes.com Ordre des avocats de Tulle-Ussel Adresse: 9 quai Gabriel Peri, 19000 TULLE Téléphone: 05 55 26 00 79 Ordre des avocats de la Charente Adresse: Palais de Justice, place Francis Louvel, 16007 ANGOULÊME CEDEX Téléphone: 05 45 37 16 80 Site web: www.avocats-charente.com Ordre des avocats de la Rochelle-Rochefort Adresse: Maison des Avocats, 32-34 rue Gargoulleau, 17000 LA ROCHELLE Téléphone: 05 46 41 47 06 Site web: www.avocats-larochelle.com Ordre des avocats des Sables D'Olonne Adresse: Maison de l'Avocat, 1 place du Palais de Justice, 85100 LES SABLES D'OLONNE Téléphone: 02 51 95 77 58 Site web: www.barreaudessablesdolonne.fr Ordre des avocats de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) Adresse: Maison de l'Avocat, Annexe 2, 98848 NOUMÉA CEDEX Téléphone: 00 687 28 81 00 Site web: www.barreau-noumea.nc Ordre des avocats d'Albi Adresse: Maison de l'Avocat, 3 place du Palais, 81000 ALBI Téléphone: 05 63 54 85 90 Site web: www.barreau-avocat-albi.com Ordre des avocats de Béziers Adresse: Palais de Justice, Place de la Révolution, 34500 BÉZIERS Téléphone: 04 67 28 14 84 Site web: www.barreau-beziers-avocats.fr Ordre des avocats de Carcassonne Adresse: Palais de Justice, 11003 CARCASSONNE CEDEX Téléphone: 04 68 25 86 29 Site web: avocats.carcassonne.pagesperso-orange.fr Ordre des avocats de Castres Adresse: Maison de l'avocat, 57 rue de l'Hôtel de Ville, 81100 CASTRES Téléphone: 05 63 59 53 69 Site web: www.avocats-castres.fr Ordre des avocats de Lozère Adresse: Palais de Justice, Boulevard Henri Bourrillon, 48000 MENDE Téléphone: 04 66 65 21 50 Ordre des avocats de Montpellier Adresse: Maison des Avocats, 14 rue Marcel de Serres, 34961 MONTPELLIER CEDEX 2 Téléphone: 04 67 61 72 60 Site web: www.avocats-montpellier.com Ordre des avocats de Narbonne Adresse: Palais de Justice, 19 bd du Général de Gaulle, 11100 NARBONNE Téléphone: 04 68 32 52 67 Site web: www.avocats-narbonne.fr Ordre des avocats de Nîmes Adresse: Maison de l'Avocat, 16 rue Régale, 30013 NÎMES CEDEX 1 Téléphone: 04 66 36 25 25 Site web: www.avocats-nimes.org Ordre des avocats de Saint-Gaudens Adresse: Palais de Justice, rue Troplong, 31800 SAINT-GAUDENS Téléphone: 05 61 89 69 14 Ordre des avocats de Tarbes Adresse: Maison de l'avocat, 6 rue Maréchal Foch, 65000 TARBES Téléphone: 05 62 93 64 66 Ordre des avocats de Tarn-et-Garonne Adresse: 5 Place du Coq, 82000 MONTAUBAN CEDEX Téléphone: 05 63 03 27 89 Ordre des avocats de Toulouse Adresse: Maison de l'Avocat, 13 rue des Fleurs, 31000 TOULOUSE Téléphone: 05 61 14 91 50 Site web: www.avocats-toulouse.com Ordre des avocats de l'Ariège Adresse: 14 boulevard du Sud, 09008 FOIX CEDEX Téléphone: 05 61 02 71 40 Site web: www.avocats-ariege.fr Ordre des avocats de l'Aveyron Adresse: Palais de Justice, Boulevard de Guizard, 12000 RODEZ Téléphone: 05 65 68 29 83 Site web: www.avocats-aveyron.com Ordre des avocats des Pyrénées-Orientales Adresse: Palais de Justice, 66029 PERPIGNAN CEDEX Téléphone: 04 68 34 21 14 Site web: www.avocats-pyrenees-orientales.com Ordre des avocats du Gers Adresse: Palais de Justice, 2 rue Victor Hugo, 32000 AUCH Téléphone: 05 62 63 52 27 Site web: www.avocats-gers.fr Ordre des avocats du Lot Adresse: Palais de Justice, Square de Verdun, 46000 CAHORS Téléphone: 05 65 35 62 50 Ordre des avocats d'Angers Adresse: Maison de l'Avocat, 4 avenue Pasteur, 49100 ANGERS Téléphone: 02 41 25 30 70 Site web: barreau-angers.org Ordre des avocats de Blois Adresse: Palais de Justice, Place de la République, 41000 BLOIS Téléphone: 02 54 74 02 73 Site web: www.avocats-blois.com Ordre des avocats de Nantes Adresse: Maison de l'Avocat, 25 rue La Noüe Bras de Fer, 44202 NANTES CEDEX 02 Téléphone: 02 40 20 48 45 Site web: www.barreaunantes.fr Ordre des avocats de Saint-Nazaire Adresse: Maison de l'Avocat, 39 rue des Halles, 44600 SAINT-NAZAIRE CEDEX Téléphone: 02 40 66 73 82 Site web: www.barreau-saintnazaire.fr Ordre des avocats de Saumur Adresse: 1 place Saint-Michel, 49400 SAUMUR Téléphone: 02 41 52 69 62 Site web: www.barreau-saumur.fr Ordre des avocats de Papeete - Tahiti (Polynésie) Adresse: Rue du Commandant Destremeau, 98713 PAPEETE - TAHITI Téléphone: (689) 43 34 28 Site web: www.barreau-avocats.pf Ordre des avocats d'Aix-en-Provence Adresse: Maison de l'Avocat, 5 rue Rifle Rafle, 13100 AIX-EN-PROVENCE Téléphone: 04 42 21 72 30 Site web: www.barreau-aixenprovence.avocat.fr Ordre des avocats d'Alès Adresse: Maison de l'Avocat, 12 rue Michelet, 30100 ALÈS Téléphone: 04 66 52 64 70 Site web: www.barreau-ales.fr Ordre des avocats d'Avignon Adresse: Maison de l'Avocat, 22 boulevard Limbert, 84000 AVIGNON Téléphone: 04 90 86 22 39 Site web: www.barreau-avignon.avocat.fr Ordre des avocats de Carpentras Adresse: Maison de l'Avocat, 16 impasse Sainte Anne, 84200 CARPENTRAS Téléphone: 04 90 67 13 60 Site web: www.barreaudecarpentras.fr Ordre des avocats de Draguignan Adresse: Cité Judiciaire, rue Pierre Clément, 83300 DRAGUIGNAN Téléphone: 04 94 60 44 33 Site web: www.avocazur.com Ordre des avocats de Grasse Adresse: Palais de Justice, 37 av Pierre Sémard, 06133 GRASSE CEDEX Téléphone: 04 92 60 77 50 Site web: www.avocats-grasse.com Ordre des avocats de Marseille Adresse: Maison de l'Avocat, 51 rue Grignan, 13006 MARSEILLE Téléphone: 04 91 15 31 13 Site web: www.barreau-marseille.avocat.fr Ordre des avocats de Nice Adresse: Palais de Justice, Place du Palais, 06300 NICE Téléphone: 04 93 85 12 03 Site web: www.barreaudenice.com Ordre des avocats de Tarascon Adresse: Bâtiment Austerlitz – Allée du Centre de Sélection n° 9, 13150 TARASCON Téléphone: 04 86 63 00 65 Site web: www.avocats-tarascon.com Ordre des avocats de Toulon Adresse: 13 rue Berrier Fontaine, 83041 TOULON CEDEX 9 Téléphone: 04 94 93 49 48 Site web: barreautoulon.fr Ordre des avocats des Alpes de Haute-Provence Adresse: Maison de l'Avocat, 2 place des Récollets, 04000 DIGNE-LES-BAINS Téléphone: 04 92 31 20 21 Site web: www.avocats04.fr Ordre des avocats des Hautes-Alpes Adresse: 7 avenue Jean Jaurès, 05000 GAP Téléphone: 04 92 52 09 82 Site web: www.avocats-hautes-alpes.fr
- [Droit] Les meilleures stratégies de prise de notes en cours
Conseils > Méthodologie Une prise de notes efficace en droit est fondamentale. Elle doit être stratégique et conjuguer écoute active et organisation des informations afin de savoir noter l'essentiel et préparer sa phase d'apprentissage. Voici les méthodes pour prendre de bonnes notes en cours à la faculté de droit. Sommaire : 📚 Avant le cours : préparez votre prise de notes 💻 4 techniques de prise de notes efficaces 👂🏻 4 conseils pour pratiquer l’écoute active ✍🏻 Après le cours : optimisez vos notes 🎁 3 conseils complémentaires pour une prise de notes stratégique 📝 En résumé, comment prendre des notes efficacement en cours ? Comment retranscrire efficacement ce que le professeur tente de nous transmettre oralement en amphi ou en TD ? C'est tout là l'enjeu de la prise de notes stratégique, une compétence indispensable pour l'étudiant que vous êtes. Vous devez l’acquérir dès la première heure ( parce que vous allez en écrire des pages pendant vos études de droit… ). Une prise de notes réalisée stratégie et méthode facilite la compréhension et la mémorisation. Pour cela, elle doit conjuguer écoute active et organisation méthodique des connaissances transmises. Avant le cours : préparez votre prise de notes 📚 Avant de pénétrer dans l'amphithéâtre ou en classe, il vous faudra prendre conscience que votre prise de notes doit être une véritable mission stratégique : préparation et anticipation seront vos meilleurs alliés ! Prenez de mauvaises notes et vous perdrez du temps et des points, prenez de bonnes notes et facilitez-vous la vie. C'est aussi simple que cela ! À l’ordinateur ou à la main, chaque méthode a ses avantages. Chez Pamplemousse, on penche plutôt pour la prise de notes à l’ordinateur. Choisir les bons outils : l'ordinateur L'ordinateur est incontournable pour une bonne prise de notes. Il offre des avantages indéniables pour des notes rapides et organisées : ✅ Avantage 1 : corriger facilement ( au revoir les ratures ) ; 🍊 Petite astuce de la Team : vous pouvez installer LanguageTool sur votre ordinateur. C’est un logiciel gratuit qui souligne vos fautes sur tous les types de textes (mails, cours, etc.). ✅ Avantage 2 : mise en page (couleurs sur vos mots clés préférés, sauts de lignes, etc.) ; ✅ Avantage 3 : création d'un sommaire automatique ( pas besoin de scroller 40 pages pour aller à la section 4 du chapitre 3 du titre II… ) ; 🍊 Autre astuce de la Team : quand vous cherchez une notion précise dans votre cours, pensez à utiliser la fonction contrôle + F. Cela vous permet de faire une recherche de mots dans le document (Word, Google Docs, Pages, peu importe). ✅ Avantage 4 : insertion de schémas et de tableaux avec autant de lignes et de colonnes que vous voulez ( c’est plus sympathique à réviser que des dizaines et des dizaines de pages compactées… ) ; ✅ Avantage 5 : pas de stock de papier ou de feuilles volantes froissées, perdues ou noyées dans votre café ( en plus, si vous avez un mauvais karma, vous tomberez sûrement sur un des sujets abordés dans ces fameuses feuilles perdues… ) ; ✅ Avantage 6 : l’ordinateur est plus rapide. En moyenne, l'écriture sur ordinateur est 50 % plus rapide que celle à la main. Nous écrivons en effet 30 mots par minute à la main (en moyenne) et 40 à 45 par minute au clavier. 🎤 Témoignage : « Sur ordinateur, on peut mettre des tirets et aérer le cours. La mise en forme claire rend l’apprentissage plus agréable », Nora, L2 Droit. Comment choisir son ordinateur ? Choisissez un ordinateur avec une autonomie suffisante pour couvrir toute une journée de cours sans nécessiter de recharge fréquente, assurant ainsi continuité et sérénité. Eh oui, tous les amphithéâtres ne sont pas équipés de prises électriques (et quand bien même, elles ne sont pas toujours fonctionnelles… ). Aussi, nous vous conseillons de privilégier un ordinateur qui n’est pas trop lourd . Le poids de votre Code civil sera amplement suffisant au quotidien ! Vous l’aurez compris, les gros ordinateurs de gaming ne sont pas forcément les plus pratiques à transporter. Enfin, nous n’allons pas vous mettre un comparateur d'ordinateur, car cela évolue tout le temps. Gardez simplement en tête le critère de la batterie, qui est fondamental ( et si vous voulez en savoir plus, allez voir notre liste des 10 fournitures à avoir pour la fac de droit ). 💡 Bon à savoir : pour maximiser l'efficacité de votre travail en cours, privilégiez un outil de traitement de texte en ligne ( enregistrement sur le cloud automatique, adieu la perte de données ) adapté à la prise de notes avec fonctionnalités de mise en forme automatique et navigation aisée entre les sections. Prendre ses cours à la main, bonne ou mauvaise idée ? Chez les adversaires de l’ordinateur, on trouve évidemment la Team manuscrite ( ceux qui prennent le cours à la main, mais ils sont rares* ). *D’après un sondage sur notre compte Instagram , 84 % d’entre vous prennent des notes à l’ordinateur, contre seulement 16 % pour la prise de notes manuscrite ! Bien que la prise de notes manuscrite perde les avantages cités plus haut, voici 4 avantages à prendre des notes avec vos doigts : ✅ Avantage 1 : la concision et la reformulation sont obligatoires, ce qui va jouer sur votre mémorisation, car vous n’êtes pas en mode « écriture automatique » ; ✅ Avantage 2 : la concentration est plus élevée. Eh oui, avec des feuilles, vous avez moins de risques de finir sur Netflix… ; « Par pitié, prenez vos notes à la main. C’est dur, mais le gain de temps est fou dans l’apprentissage », témoigne un de nos enseignants sur notre compte Instagram. ✅ Avantage 3 : la rétention des informations est meilleure, puisque vous engagez plus d’efforts à retranscrire les cours au stylo. Votre cerveau est plus stimulé et retiendra mieux ce que vous écrivez ; ✅ Avantage 4 : vous ne faites pas d’écran (!). Oui, c’est positif ! La lumière bleue stoppe la production de mélatonine par le cerveau (hormone qui joue un rôle clé dans l’endormissement et dans la qualité du sommeil), donc ce n’est pas plus mal de réduire votre temps d’écran. 💡 Le saviez-vous ? Selon une étude de l'Université de Princeton menée par deux chercheurs, Pam Mueller et Daniel Oppenheimer, les étudiants prenant des notes à la main ont une rétention d'information 20 % supérieure comparé à ceux utilisant un ordinateur. En effet, une prise de notes à l’ordinateur a tendance à être en principe plus passive et celle à la main plus active. Dans le cadre de leur étude, 60 participants avaient visionné des vidéos de cours en ligne. Ils étaient divisés en deux groupes : l'un prenant des notes sur ordinateur, l'autre à la main. Résultat : pour la mémorisation de données simples, la prise de notes sur clavier et à la main a montré des performances équivalentes. Cependant, dans la compréhension de concepts complexes, la méthode manuscrite s'avérait nettement supérieure. D’ailleurs, on vous parle de tous ces sujets dans Comment Hacker sa L1 Droit ? et Comment Hacker sa L2 Droit ? . Avoir parcouru un manuel ou des fiches de révisions en amont La préparation préalable de vos cours magistraux ou de vos travaux dirigés (TD) par la lecture de manuels ou des Fiches de révisions Pamplemousse est une option extrêmement intéressante. C’est à l'opposé de ce que vous avez appris au lycée (vous êtes élève passif et on vous abreuve de savoir), et beaucoup y verront une action chronophage. Or, il s'agit d'un investissement (on dépense du temps pour gagner ensuite plus que le temps perdu) qui peut être véritablement gagnant. 🍊 L'équation made in Pamplemousse est plutôt simple : Lecture préalable = comprendre ce que raconte le prof = meilleure prise de notes = intégration des connaissances dans votre cerveau optimisé ; Pas de lecture = entendre du chinois de la bouche du prof = prise de notes aléatoire (vous noterez tout pour vous rassurer, ce qui est une erreur, on le verra plus bas) = travail de révisions handicapé Mieux identifier ce qui est important de noter Par manque de temps, il est vrai que très peu d'étudiants ont recours à cette technique. Mais nous vous le garantissons, cette stratégie est payante ! Une familiarité avec les grandes lignes et les concepts clés du sujet vous permettra d' identifier rapidement les informations importantes dispensées par un professeur souvent pressé, ou parfois un peu. Lors du cours, vous arriverez mieux à savoir ce qui est essentiel, à comprendre ce qui se dit et la logique des idées. Votre prise de notes sera alors améliorée ! Une réceptivité plus poussée Une telle préparation en amont du cours vous rend également plus réceptif aux nuances et aux précisions apportées pendant le cours. Les étudiants qui ont parcouru les chapitres étudiés sont souvent plus à même de se poser des questions pertinentes, reflétant une compréhension préalable du sujet et témoignant d'un engagement actif dans le processus d'apprentissage. Et si vous êtes plus réceptif, nul doute que votre retranscription sera meilleure que quiconque ! Une mémorisation décuplée Lire la partie du cours dans nos Fiches ou dans un manuel vous permettra de vous familiariser avec le vocabulaire , ce qui est aussi crucial pour comprendre… Et donc pour apprendre ! Cela vous épargnera de la confusion pendant le cours ( vous savez, ce fameux écrit comme ça « ??? » ) et permettra une prise de notes plus fluide et précise. Un étudiant qui a déjà intégré la terminologie clé peut ainsi se concentrer sur l'assimilation des concepts plutôt que sur la simple transcription de termes inconnus ( oui, on vous voit en mode scribe à noter chaque consonne et chaque voyelle sortant de la bouche de l'enseignant, par peur de louper une information importante ). Allez demander au prof ! Préparer le cours, c'est ce qui se passe dans les pays anglo-saxons où la technique d'approche de la pédagogie est différente de chez nous : les professeurs envoient leurs cours en amont pour débattre dessus ensuite. Vous ne savez pas quel chapitre sera étudié la prochaine fois ? Eh bien, allez poser la question à votre enseignant, voyons ! Il ne va pas vous manger ! Au mieux, demandez-lui de partager dès le premier cours (ou en amont) le plan de son cours et expliquez-lui votre démarche… Il louera votre proactivité. Que lire ? Lisez les définitions juridiques ; Tentez de comprendre les grands arrêts et leur portée juridique ; Lisez un peu de doctrine en rapport avec le sujet ; Au début de chaque cours, allez lire la présentation générale que l'on a faite des matières sur le site ; cela vous permettra de mieux contextualiser les développements du professeur. Ainsi armé, vous pourrez anticiper les concepts clés et développer une écoute sélective efficace. 💡 Le saviez-vous ? Léonard de Vinci écrivait de droite à gauche, de manière que ses écrits soient lus correctement seulement quand ils étaient reflétés dans un miroir. Cela signifie que, pour une personne lisant normalement, le texte semble écrit à l'envers. On ne sait pas trop pourquoi, mais les experts ont formulé plusieurs hypothèses sur la raison pour laquelle de Vinci utilisait cette méthode : une idée est qu'étant gaucher, il trouvait plus facile et moins salissant d'écrire de cette façon, évitant ainsi de frotter sa main sur l'encre fraîche. D'autres suggèrent qu'il s'agissait d'une méthode pour garder ses notes secrètes ou privées, car elles étaient moins accessibles aux lecteurs non avertis. Comprendre le plan du cours On l'a vu plus haut, appréhender la structure globale d’un cours est essentiel pour comprendre le cours, et a fortiori, avoir une prise de notes efficace. Avant tout, identifiez les grandes parties annoncées par l’enseignant. Cela servira de squelette à vos notes et vous permettra de suivre le fil rouge du cours . Votre cerveau a besoin de cela pour être efficace en cours. En ayant une vision claire des divisions majeures, vous saurez où positionner chaque détail abordé. Dès le début, concentrez-vous sur les titres et sous-titres que le professeur énonce. Ces indicateurs sont les points d’ancrage de votre prise de notes ; ils définiront les sections principales et secondaires. Coupler cette structuration avec des couleurs ou des symboles pour chaque partie pourra grandement faciliter vos révisions ultérieures (on en parle plus bas). La compréhension du plan passe aussi par la mise en évidence des transitions entre les parties. Saisir les mots de liaison introduisant une comparaison, une opposition ou un exemple est crucial pour articuler vos notes en suivant la logique de l’enseignant. Tendez l'oreille et soulignez en rouge ces éléments (vous vous remercierez plus tard quand vous serez seul à plancher pour vos examens) , car cela favorise également l’élaboration d’une compréhension approfondie du sujet traité. 4 techniques de prise de notes efficaces 💻 La prise de notes sélective : ne notez pas tout ce que dit le prof L'art de la prise de notes réside dans la capacité à être sélectif et à distinguer ce qui est crucial de ce qui l'est moins. Il n'est pas nécessaire de transcrire mot pour mot ce que dit le professeur, c'est une pratique inefficace qui peut nuire à la compréhension globale ( et puis qui veut apprendre 3000 pages pour les partiels ?! ). Pour preuve, des chercheurs du nom de Bohay, Blakely, Tamplin et Radvansky ont exploré en 2011 dans « Note taking, review, memory, and comprehension » l'idée que la prise de notes sélective améliore la compréhension et la mémorisation , car elle engage l'étudiant dans un processus de synthèse et d'analyse critique. Mais, alors, qu'est-ce qui est important de noter ? Concentrez-vous sur : Le plan du cours ; L'introduction, l'annonce des débuts et fins de parties et la conclusion ; Les concepts clés et définitions ; Les dates ; Les textes de loi et jurisprudences ; Ce que répète l'enseignant ; Les informations sur lesquelles l'enseignant met de l'emphase (lorsque le professeur souligne un point, change de ton/voix, fait des gestes, ou prend le temps de l'expliquer davantage, il s'agit d'une indication de son importance. Ces moments doivent alerter votre sens critique et justifier une prise de notes attentive. Soulignez-les en rouge !) ; Les termes de transition ou qui permettent de mieux comprendre l'organisation des informations (mais, donc, parce que, attention, 1°, 2°, 3°, enfin, cumulatifs, alternatifs, principe, exception…). Soyez attentif aux expressions qui annoncent les changements d'idées (« Désormais, passons à la seconde partie », « Ce 3e point est essentiel », etc.). 🎤 Témoignage : « Personnellement, quand le prof répète un point ou s'il ralentit son débit de parole et nous regarde droit dans les yeux, je comprends “les amis, notez bien ça, ça pourrait tomber aux partiels !”, je mets alors “!!!!!” en début de paragraphe pour être sûr de faire attention à ce point et de ne pas le supprimer quand je fais mes fiches », Paul-Émile, M1 Droit. La prise de notes « colorée » : utilisez un code couleur Utiliser un code couleur dans vos prises de notes peut vous aider à différencier les informations et à les organiser visuellement. En effet, de nombreuses études, et notamment celles menées par Richard Mayer sur la théorie de la charge cognitive, montrent que l’incorporation de plusieurs canaux sensoriels lors de l’apprentissage (donc ici, le canal visuel) peut améliorer la rétention de l’information. En pratique, vous pouvez utiliser une couleur différente pour : ● Les définitions ; ● Les jurisprudences (coucou les décisions du Conseil d'État à rallonge) ; ● Les dates importantes ou citations permettent d'organiser visuellement l'information ; ● Les exceptions ; ● Etc. Cette approche contribue à un repérage rapide des éléments clés lors des révisions tout en rendant vos notes plus attrayantes et donc plus agréables à utiliser. D’ailleurs, c'est que l'on fait dans les Fiches de Droit optimisées Pamplemousse ! 💡 Le saviez-vous ? Tous nos contenus juridiques sont produits par des enseignants sélectionnés selon une grille de critères préalablement étudiée dont la qualité de leur pédagogie, les retours de leurs étudiants, leurs valeurs humaines (comme la bienveillance). La prise de notes concise Privilégier une prise de notes concise consiste à abréger et réduire vos contenus. N’écrivez pas de phrases entières Si vous voulez optimiser votre prise de notes, il faut toujours garder le sujet (ce dont on parle) mais pensez à supprimer les pronoms, les articles et certains verbes (il y a, il est, il se…). Utilisez des bullet points, des flèches, etc. Ex. : Le prof dit : « C'est en 1995 que le fameux Conseil d'État, notre chère juridiction, a décidé que jeter en l'air une personne atteint de nanisme comme le fait Elon Musk et sa fusée, finalement, était contraire à la dignité humaine. » Vos notes ⇒ 1995, CE : interdit lancer de nain c. dignité humaine. Imaginez cette réduction appliquée à l’ensemble de votre prise de notes… Ça fait gagner des pages, n’est-ce pas ? Utilisez des abréviations L’utilisation judicieuse d’abréviations est une technique cruciale pour améliorer l’efficacité de vos prises de notes. Elles font là-aussi gagner du temps. Ces raccourcis permettent de capturer rapidement les concepts sans compromettre la richesse du contenu. Voici quelques exemples : art. pour « article » ; c. pour « contre » ; ex. pour « exemple » ; C. civ. pour « Code civil » ; al. pour « alinéa » ; CE pour « Conseil d'État » ; ppe pour « principe » ; Jur. ou JP pour « jurisprudence ». Néanmoins, il faut veiller à ce que ces abréviations restent intelligibles lorsque vous relirez vos notes. La cohérence dans leur emploi est donc essentielle pour éviter toute confusion ultérieure. Il est recommandé de créer un système d’abréviations personnalisé qui vous corresponde et de l'ajuster régulièrement en fonction de vos besoins et de votre progression dans le droit. 🎤 Témoignage : « Moi, j’écris mes notes avec mes propres mots. Ex : mettre cheh, le mec, etc. Comme ça, quand on relit on retient vu que ça faire rire » Hayden, L2 Droit. Sinon, voici toutes les abréviations juridiques officielles , autant les utiliser ! La prise de notes 2.0 : les schémas et les tableaux La prise de notes 2.0, c’est celle qui ne ressemble pas à vos cours traditionnels, celle composée de schémas et de tableaux. Euh, on est censé faire ça directement pendant le cours ?! Non, pas de panique. L’essentiel, c’est que vos notes soient suffisamment claires. Pour les plus lents d’entre vous, on vous conseille d’ajuster vos prises de notes juste après le cours magistral, afin que tout soit encore frais dans votre mémoire. L’objectif de cette prise de notes est de synthétiser les informations efficacement. Les schémas Les schémas serviront à améliorer votre compréhension et votre mémorisation des éléments de cours ( car parfois, avouons-le, c'est vraiment très abstrait ). Une représentation visuelle permet d'organiser la matière de façon structurée, facilitant ainsi l’accès rapide à des informations clés. Les schémas illustrent aussi les processus ou les hiérarchies. Ce qu'on aime bien faire : gardez un peu de place après l'annonce des grandes parties (parties, chapitres, voire sections) afin de réaliser a posteriori des mindmaps de vos plans de cours. Cette méthode vous permettra de mieux visualiser les liens et l'enchaînement entre les concepts et différentes parties du cours. 💡 Le saviez-vous ? Les méthodes de prise de notes varient considérablement selon les cultures et les systèmes éducatifs à travers le monde. Voici un aperçu de quelques méthodes sur notre belle planète : ● Japon : au pays du soleil levant, il y a une grande importance accordée à la propreté et à l'organisation des notes. Les étudiants utilisent souvent des cahiers avec des grilles pour aligner soigneusement le texte et les diagrammes. Ils utilisent aussi des couleurs et des surligneurs pour catégoriser l'information ; ● États-Unis : chez l’oncle Sam, la méthode Cornell est populaire. Elle implique de diviser une page en trois sections pour les notes, les clés et le résumé, facilitant ainsi la révision et l'organisation des informations ; ● Chine : dans l’Empire du milieu, la prise de notes est souvent guidée par un grand respect des enseignants (personne ne fait des raclettes ou fait ses courses sur Vinted comme en France…). Les étudiants peuvent retranscrire mot pour mot ce que dit le professeur, reflétant une approche traditionnelle de l'apprentissage par la répétition et la mémorisation ; ● Danemark : dans les pays scandinaves comme le Danemark, il y a une tendance à favoriser la discussion et l'interaction en classe, ce qui se reflète dans la prise de notes. Les étudiants sont encouragés à noter les points clés des discussions et des débats en classe Les tableaux Les tableaux , eux, sont idéaux pour comparer . À titre d'exemple, vous pouvez faire un tableau comparatif pour présenter les différentes formes de sociétés par exemple (en droit commun des sociétés ). La méthode des tableaux facilite donc la comparaison et la catégorisation des données , ce qui est particulièrement utile lorsqu’il s’agit d’analyser des distinctions entre diverses règles de droit ou de catégoriser des jurisprudences (service public… on en parle ici pour apprendre le droit administratif ). En cours, si vous sentez qu'un tableau serait le bienvenue, mettez-vous une petite note du type « FAIRE UN TABLEAU ICI » afin d'y revenir plus tard. Intégrez donc ces outils dans votre méthode de prise de notes dès la première heure de votre licence de droit. 🎤 Témoignage : « Je vais sur Google images afin de récupérer un schéma tout fait sur une notion que j'ai besoin de visualiser. Un coup de ”copier l'image" et j'illustre mes notes ! », étudiante anonyme sur Instagram. Ce n’est pas bête, mais vérifiez bien la source et la qualité des informations, on trouve parfois n'importe quoi sur la toile ! Conseil bonus: Louchez sur vos voisins Même si malgré tous nos conseils, vous passez à côté de certains éléments au cours de votre prise de notes, essayez de loucher sur vos voisins pour voir ce qu’ils ont écrit. La collaboration avec vos 2 amis de gauche et de droite ( on ne parle pas de politique ici ) peut vous aider si vous manquez de prendre quelque chose d'important. Et pour tous ceux qui baissent leur luminosité volontairement… On vous voit ! Soyez solidaires. 4 conseils pour pratiquer l’écoute active 👂🏻 L'écoute active est fondamentale pour assurer votre prise de notes. Elle consiste à prêter une attention complète et engagée à ce que votre enseignant explique. Autrement dit, il ne s’agit pas de taper automatiquement tout ce que vous entendez sans réfléchir, mais de comprendre ce qu’on vous dit, et de noter les informations essentielles et pertinentes. Conseil 1 : désactiver le mode touriste Venir en mode touriste, c’est se rendre en amphithéâtre pour faire autre chose que suivre le cours (Netflix, acheter des vêtements sur des sites en ligne, etc.). Fun fact : la Team a déjà vu un étudiant venir faire une raclette dans un amphi pour faire rire ses camarades… Chez Pamplemousse, on apprécie l’innovation, mais on peut vous assurer que ce juriste en herbe à louper des points essentiels du cours ! Suivre le cours magistral permet de commencer votre phase d’apprentissage : vous entendez les informations, vous essayez de les comprendre et vous les triez. Il est même possible que vous reteniez certaines informations, car votre enseignant aura eu une façon particulière de vous les transmettre. Ne perdez donc pas ce précieux temps en venant en touriste… D’ailleurs, pour les étudiants qui n’habitent pas près de la fac, ce n’est pas rentable de passer 1 heure dans les transports pour venir regarder Netflix dans un amphi inconfortable, non ? 🎤 Témoignage : « Quand j’étais en licence, mon appartement était à 30 minutes de la fac. Je profitais de ce temps de transport pour lire le chapitre sur lequel nous allions travailler en CM (possible uniquement quand les profs donnaient le plan du semestre). Ça me permettait de mieux comprendre certaines informations expliquées en cours, donc ma prise de notes était plus simple. J’avoue avoir déjà décroché 2 ou 3 fois, mais le reste du temps, cette technique était efficace ! », Carole, M2 Droit du numérique. Conseil 2 : Avoir un état d’esprit volontaire et ouvert Au-delà de ne pas être un touriste, vous devez vous mettre dans un état d'esprit volontaire et ouvert . Soyez un acteur de votre formation ! Vous êtes là pour apprendre, alors soyez là à 100 % ! Et pour cela, il faut être concentré à fond. Cela signifie être présent en cours, physiquement , mais aussi mentalement . Mettez de côté les distractions (mettez-vous seul si vous avez un ami trop bavard) et préparez-vous à recevoir l'information en faisant abstraction de vos préjugés (un prof que vous n'aimez pas, une matière que vous ne sentez pas…). Concentrez-vous sur l'intention de l'enseignant et les objectifs de votre présence ici en fac de droit. Posez-vous des questions . Eh oui, une écoute active implique également de vous poser des questions (ou au prof s'il le veut bien) au fil du cours. C'est une bonne technique pour améliorer votre prise de notes et donc commencer à ancrer les connaissances dans votre cerveau. Faites des liens entre les informations . Reliez les nouvelles informations à celles que vous connaissez déjà. Cela aide à la mémorisation et à la compréhension approfondie. Conseil 3 : identifier les points clés Plutôt que de tout retranscrire sans vous interroger sur ce que vous écrivez, identifiez les points clés du discours de l’enseignant . Ainsi, vous aurez une écoute active et sélective. Encore une fois, ce type d’écoute est indispensable pour discerner l'essentiel du superflu ( oui, prendre des notes sur la vie de votre enseignant n’est pas très utile. Et oui, on en a déjà vu faire ça… ). 4 conseils pour réussir à identifier ces points : Observez les signaux de l'enseignant : l'insistance sur certains points, l'utilisation du tableau, la reformulation ou encore l'emploi de termes techniques sont autant d'indices qui vous orientent vers les concepts cruciaux à noter ; Reprenez les transitions et articulations du cours : une prise de notes réussie nécessite une structure logique. Notez donc les transitions entre les différents sujets abordés et les articulations logiques, qui vous aideront à contextualiser et à mieux comprendre la portée de chaque point du cours ; Concentrez-vous sur les définitions et les principes fondamentaux : les concepts juridiques reposent sur des définitions précises et des principes fondamentaux (vous pourrez reprendre les définitions de votre dictionnaire juridique). Durant le cours, il est essentiel de les saisir et de les noter méticuleusement, car ils constituent le socle de votre raisonnement et de vos révisions ultérieures ; Notez les exemples donnés par le prof . Pourquoi ? Car pour une fois, l'abstrait devient concret. C'est quand même plus sympa d'avoir des histoires ou des exemples pour imager la notion, non ? Les images sont fondamentales pour votre mémorisation , en plus ! Couper internet et le téléphone Le téléphone (et tout ce qu' Internet permet de faire dessus) est sans doute le pire ennemi de la concentration . En effet, la digitalisation de nos sociétés a accru les sources de distraction, notamment lors des études. Nous savons que c'est dur, on est tous un peu accros à notre écran qui brille et à nos shots de dopamine à chaque message, match ou vente réussie sur Vinted… Vous savez, cette petite notification qui vous envoie loin, très loin ? Si vous avez lu « Comment Hacker sa L2 Droit ? », vous avez donc vu le schéma sur les chemins de la perdition. C'est quand une simple notification vous emmène sur une autre planète, là où le discours du professeur devient imperceptible. Et ça, ça peut durer un bon moment, le temps de louper quelques paragraphes de prise de notes… Vous vous êtes perdu ! Pour cette raison, interrompre la connexion internet et éteindre votre téléphone pendant les cours est réellement important pour votre concentration. Cela vous permettra de favoriser votre début de mémorisation ( sauf si vous voulez perdre du temps dans votre vie, mais dans ce cas, changez de voie ). Voici donc nos conseils, et c'est fondamental, car dans la Team Pamplemousse, il y a un instant pour tout, vous le savez, en cours, on travaille à fond. En pause, on pause à fond . Vos followers attendront, il s'agit de votre réussite en droit et de votre carrière ( oui oui ! ) : ✅ Désactivez les notifications : celles-ci peuvent briser votre concentration à tout moment. Le téléphone n'est pas visible ( merci la poche ou le sac ) ; ✅ Utilisez le mode avion : pour éviter toute tentation de consulter vos messages ou appels ( il ne doit même pas vibrer ! ) ; ✅ Prévoyez des pauses : pour vérifier vos messages en dehors des heures de cours ; ✅ Informez votre entourage si besoin : pour qu'ils respectent vos plages de travail sans interruption. L'isolement numérique, même temporaire, vous aide à maintenir votre attention sur le contenu du cours. Pour résumer, réduire les interférences facilite l'immersion dans la matière étudiée, augmente l'efficacité de votre prise de notes et simplifie votre travail de reprise de notes puis de révisions (les partiels arrivent toujours trop vite). J'ai décroché du cours, que faire ? Il est normal de ne pas pouvoir maintenir une attention à 100% pendant toute la durée d'un cours, et parfois, de décrocher. Mais, décrocher quelques instants ne signifie pas manquer l'intégralité du cours. Il suffit de laisser quelques lignes vides , qui pourront être complétées ultérieurement avec les notes d'un camarade , et de se reconcentrer dès que le « passage à vide » est terminé. Après le cours : optimisez vos notes ✍🏻 La révision et l’optimisation de vos notes après le cours est primordiale : triez et clarifiez vos notes pour mieux assimiler la matière. Eh oui, sans surprise, avoir 100 pages de plusieurs pavés illisibles n’est pas la meilleure solution pour une bonne rétention des informations… Votre objectif est de transformer vos prises de notes brutes en un support agréable, révisable et structuré . Il est donc essentiel de relire vos notes rapidement après le cours pour conserver une mémoire fraîche de la matière. Croyez-nous, il est parfois difficile de comprendre ce que vous avez voulu dire quand il manque une moitié de phrase… Résultat : des informations (peut-être précieuses) sont perdues. Pour que cette démarche soit efficace, il est important d’y intégrer la hiérarchisation de l'information . Identifiez les points principaux et les détails qui les soutiennent, en utilisant des codes visuels (couleurs, symboles) pour distinguer les niveaux d'importance. Cette étape peut inclure la rédaction d'une version propre de vos notes, où vous ordonnez les concepts, les définitions, et vous assurez de la bonne compréhension des transitions et des articulations du cours. 🎤 Témoignage : « Perso, j'aime avoir un manuel de la BU avec moi quand je relis un cours. Souvent, je ne saisis pas tout ce que dit le prof alors ça me permet d'avoir un angle différent et de compléter mes notes », Hicham, L3 Droit. Enfin, la conceptualisation par la création de fiches de révision permet une meilleure mémorisation. Reprenez chaque élément important et résumez-le, en développant des moyens mnémotechniques si nécessaire, pour faciliter la rétention à long terme et la préparation aux examens. Et si vous n'avez pas le temps ou avez peur de manquer une information essentielle, les professeurs de la Team Pamplemousse ont fait de superbes Fiches de droit optimisées pour vous faciliter la vie et vous faire gagner du temps. 3 conseils complémentaires pour une prise de notes stratégique 🎁 Conseil 1 : Notez vos questions pour compléter plus tard Il est utile (et important) d'écrire vos interrogations qui surviennent en plein cours. D’une part, parce que vous serez susceptible de vous poser la même question plus tard ; d’autre part, car ne pas avoir cette réponse pourrait vous bloquer pendant vos révisions ou durant un partiel. En effet, ces questions constituent des zones d'ombre, des points de friction qui requièrent un éclaircissement futur. En les notant, vous créez une piste de réflexion à approfondir après le cours. C’est normal de vous interroger ! La prise de notes active n'est pas linéaire. Elle s'accompagne souvent de questionnements qui sont autant d'opportunités d'apprentissage ultérieures. C'est à vous de creuser, c'est votre job d'étudiant ! En fin de cours, allez poser la question à votre professeur. Sinon, un manuel ou des recherches dans les Fiches Pamplemousse permettront de dissiper toute confusion. Pensez aussi à vos camarades, ils auront peut-être la réponse. Ce processus vous incite à être constamment engagé avec la matière, à ne pas rester passif face aux zones d'ombre , et à comprendre que l'apprentissage est un chemin continu où chaque interrogation non résolue est une invitation à approfondir votre compréhension du droit . Conseil 2 : Faites une mindmap par chapitre Après le cours, introduisez une carte mentale pour résumer les grandes parties de chaque chapitre. Cela vous permettra de faciliter votre lecture et apprentissage de vos notes et de comprendre l'organisation des idées et leur hiérarchie . 🍊 Recette d’une bonne mindmap Écrivez le nom du chapitre au centre de votre page ; Créez des branches principales pour les principales sections du chapitre ; Sous chaque branche principale, ajoutez des sous-branches pour les sous-sections ou les points importants. Rien de bien sorcier, n’est-ce pas ? À terme, vous devez être capable de dire à haute-voix cette mindmap ! Conseil 3 : Être dans un état d'esprit positif d'apprenant L'assimilation proactive des connaissances juridiques commence par une disposition mentale favorable. Cultiver un état d'esprit d'apprenant enthousiaste est primordial pour transformer les cours en opportunités d'apprentissage fructueuses. La perception d'un enseignement ne se limite pas à l'absorption passive de données, on n'est plus au lycée, c'est votre futur qui est en jeu ! L’assimilation requiert une implication active et une ouverture d'esprit . Ainsi, abordez chaque cours comme une chance unique d'enrichir votre compréhension du droit et de parfaire votre raisonnement juridique. Se positionner comme un apprenant curieux et engagé signifie également pratiquer une écoute active et constructive . Soyez prêt à questionner ce que vous apprenez, à le confronter à vos connaissances préalables et à le recontextualiser selon de nouvelles perspectives. Faites le lien avec les actualités de la vie (élections, débats en cours…) et de vos expériences (une discussion, un souvenir...). Cela favorisera la rétention des informations. En résumé, comment prendre des notes efficacement en cours ? 📝 Pour nos pépins les plus pressés ( ou pour ceux qui sont un peu flemmards ), voici un résumé de tout ce que nous venons d’expliquer pour avoir une prise de notes stratégique : ✅ Avant le cours, préparez bien votre prise de notes : En utilisant les bons outils (ordinateur) ; En ayant lu un manuel et/ou des fiches pour comprendre la structure du cours, les notions importantes et les concepts clés. ✅ Il existe 4 techniques de prise de notes qui sont efficaces, d’autant plus si vous les cumulez : La prise de notes sélective (ne pas noter tout ce que dit le prof) ; La prise de notes « colorée » (l’organisation des informations par un code couleurs) ; La prise de notes concise (pas de phrases entières + utilisation d’abréviations) ; La prise de notes 2.0 (schémas et tableaux). ✅ Pratiquez l’écoute active : ne venez pas en mode « touriste », soyez ouvert et volontaire, identifier les points clés et couper Internet et le téléphone portable ; ✅ Après le cours, optimisez vos notes (ex. : notez vos questions pour compléter votre cours plus tard).
- La méthode des Flashcards pour apprendre efficacement
Conseils > Mémorisation Pour réviser efficacement et apprendre de façon ludique vos cours de droit, découvrez la méthode des flashcards , importée dans les facultés de droit en France par Pamplemousse Magazine ! Articles, dates, définitions, jurisprudences, notions, principes/exceptions… Comme des milliers d’étudiants, révisez l’essentiel de vos cours avec ces cartes de mémorisation optimisées. ⚡ Sommaire : ❓ Qu’est-ce qu’une flashcard ? 🤔 Comment bien utiliser des flashcards ? 🧠 Réviser avec des flashcards, est-ce vraiment utile ? 📱 Les applications mobile de flashcards 💳 Les Flashcards Pamplemousse ✂️ Comment faire des Flashcards ? Les Flashcards de droit sont une méthode pour apprendre efficacement et de manière ludique ses cours. Il s'agit d'une carte mémoire sur laquelle se trouve au recto une information et au verso une information complémentaire . L’objectif étant de faire appel à sa mémoire pour retrouver l’information au dos de chaque carte . Qu’est-ce qu’une flashcard de droit ? ❓ Définition d’une flashcard de droit Une flashcard de droitest une carte mémoire permettant d’apprendre ou réviser efficacement des informations juridiques. Sur la forme, il s’agit d’une petite carte papier ou cartonnée comprenant une information d’un côté (recto) et une autre information complémentaire de l’autre côté (verso) . Sur le fond, il s’agit simplement d’un outil de mémorisation et de révision permettant de retenir des informations courtes mais précises grâce à la technique de la récupération. Selon les matières, les flashcards sont également un outil d’apprentissage ou un support pour la préparation de vos TD. 🎤 Témoignage d’Anya, L2 Droit, Paris I : « Comme l’an dernier avec le Droit des Personnes et de la Famille, je me suis clairement fait prendre de vitesse par le temps. Résultat, à 3 semaines des partiels, je n’avais pas ouvert 2 matières mineures. Bonjour le stress… Heureusement, quelques jours avant, j’avais vu deux étudiants réviser à la BU avec des sortes de cartes en papier. C’est comme ça que j’ai découvert les Flashcards Pamplemousse qui avaient l’avantage d’être toutes faites. J’ai donc gagné un temps considérable et finalement, j’ai eu 14 et 16,5 en L1, et 13 dans les 2 mineures cette année ! ». Vous le savez, en droit, les informations sont nombreuses ! Il est donc préférable de commencer par prendre connaissance de votre cours (pour encoder vos connaissances et les stocker dans votre cerveau) avant de réviser avec vos flashcards. Par exemple, si vous devez réviser votre cours de Droit Administratif et tous ses précieux grands arrêts, piochez au hasard une flashcard parmi nos Flashcards imagées du Droit administratif . Vous tombez sur l’arrêt Blanco , formidable ! Au recto, vous avez donc « TC, 8 février 1873, Blanco » ; Au verso, vous avez « Double consécration : État responsable pour dommages causés par des services publics + compétence du juge administratif ». Votre mission, si vous l’acceptez, sera de regarder le recto en essayant de vous souvenir du contenu du verso. C’est parti pour des révisions efficaces et pour la course aux bonnes notes ! Origine de la méthode des flashcards Vous l'avez sûrement déjà compris, mais la méthode des flashcards n’est pas d’origine française… En fait, Pamplemousse Magazine a été le premier à importer ce concept anglais en France. Pour la petite histoire, on doit cette invention à une professeure britannique, Favell Lee Mortimer. Son objectif était d’aider ses jeunes élèves à retenir leur cours de phonétique en proposant une méthode un peu plus ludique et donc, plus efficace. Vous vous en doutez, si cette méthode est utilisée depuis 1830, c’est qu’elle a fait ses preuves ! D’ailleurs, ce type de méthode de révision augmente de 150% la rétention par rapport à l’apprentissage traditionnel ( efficacité de la méthode des flashcards ) ! Efficace n’est-ce pas ? Aujourd’hui, la Team Pamplemousse l’a dépoussiérée afin de révolutionner vos révisions en droit. Rien de mieux pour se remotiver que de changer de méthode d’apprentissage ! Nous sommes passés par là avant vous, nous savons ce que c’est de ne plus pouvoir voir son cours en peinture. D’ailleurs, ceux qui ont utilisé les flashcards Pamplemousse ont obtenu de meilleures notes, pourquoi pas vous ? ❤️ Le saviez-vous ? Le nombre de flashcards ne doit en principe pas dépasser 130 flashcards environ dans la mesure où il s'agit d'une technique de révision qui veut résumer les notions essentielles de la matière. Pour des outils plus détaillés, vous avez les Fiches de révisions optimisées. Comment bien utiliser des flashcards de droit ? 🤔 Pour bien utiliser vos flashcards de droit, posez-vous ces 3 questions : quoi ? Comment ? Quand ? Quel est le meilleur support pour des flashcards ? Le meilleur support pour des flashcards est certainement le papier cartonné . Pourquoi ? Tout simplement car vos flashcards juridiques ont vocation à être durables (si vous souhaitez réviser vos bases à un moment de vos études de droit), donc il peut être préférable de privilégier un support solide . Rien ne vous empêche néanmoins d’utiliser des feuilles de papier. Ce support est moins coûteux à l’impression et un peu moins solide : c’est une question de choix ! 💡 La petite astuce Pamplemousse : si vous en avez les moyens et voulez vous faire plaisir, faites plastifier vos flashcards Pamplemousse. A priori , tout ce que vous apprenez en droit vous servira dans la suite de vos études : c’est donc un bon investissement. Une tasse de café renversée, ça arrive plus vite que ce que l’on croit… Quelle est la meilleure méthode pour réviser avec des flashcards ? Voici la meilleure méthode pour vous entraîner efficacement et réussir vos examens avec des flashcards (et pour obtenir de meilleures notes). La Team Pamplemousse a procédé à de nombreuses recherches et 3 noms et techniques ont retenu notre attention : Ebbinghaus, Leitner et Petit-Jean. La courbe de l’oubli d’Hermann Ebbinghaus La courbe de l’oubli, théorisée par Hermann Ebbinghaus en 1885 dans son ouvrage De la mémoire , permet de profiter du grand potentiel des flashcards. 👨🔬 Qui est Hermann Ebbinghaus ? Philosophe, psychologue et physicien allemand du XIXe siècle, Ebbinghaus est considéré par bon nombre de ses pairs comme le théoricien de la psychologie expérimentale de l’apprentissage. 📝 Quel est son constat ? Après plusieurs recherches et auto-observations, Ebbinghaus constate que moins on révise une information, plus difficile est sa rétention. En d’autres termes, si vous ne révisez pas régulièrement vos cours de droit, le temps vous fera oublier la majeure partie de l’information. Vous l’avez d’ailleurs probablement vécu maintes fois au cours de votre scolarité : après le brevet, le bac ou vos premiers partiels, votre cerveau a peut-être involontairement jeté à la poubelle la majorité des connaissances que vous aviez mis pourtant des heures à retenir. Le scientifique précise également qu’avec les effets de primauté et de récence, ce sont principalement le début et la fin d’une information qui restent en mémoire. Vous l'aurez compris, sans réviser régulièrement vos CM, la majeure partie de votre cours sera oubliée ! À partir de ces deux constats, il a théorisé la courbe de l’oubli. ✅ Quelle est sa solution pour bien mémoriser ? Pour bien retenir une information (après l'avoir encodé et stocké évidemment) , il faut espacer et répéter ses entraînements . L’idée est de réactiver plusieurs fois le cerveau jusqu’à une période déterminée ( pour vous, cela sera jusqu'aux examens ). Mais quel est le rapport avec les flashcards ?! On y vient ! Pour réviser efficacement votre cours et obtenir de meilleures notes, les flashcards de droit sont un super outil pour appliquer cette méthode et pour lutter contre les effets de l’oubli avec le temps. Voici une méthode en 3 étapes : Étape 1 : mémorisation . Il faut créer une histoire dans votre tête, la plus loufoque possible, entre le recto et le verso. Plus une information sort du lot, mieux vous la retenez. La preuve, tous les juristes connaissent l’arrêt du lancer de nains ! ; Étape 2 : prévoir dans votre agenda des rappels espacés dans le temps ; Étape 3 : se motiver à se souvenir de la notion . Ici, l'idée n'est pas de lire puis de relire passivement les flashcards. Mais bel et bien d'aller chercher dans votre mémoire avec vigueur, activement dirons-nous, des indices de récupération pour retrouver l'information présente sur l'autre côté de la carte. Le système Leitner Le système Leitner, qui s’inscrit dans la continuité des travaux d’Ebbinghaus en proposant une déclinaison de la méthode de la répétition espacée, est un super moyen pour bien utiliser ses flashcards juridiques et réviser ses partiels. 👨🔬 Qui est Sebastian Leitner ? Journaliste, commentateur et scientifique allemand du XXe siècle, Leitner est surtout connu pour son ouvrage sur la psychologie de l’apprentissage So lernt man lernen . 📝 Quel est son constat ? Comme Ebbinghaus, ses travaux lui montrent que la répétition espacée dans le temps facilite l’apprentissage. Néanmoins, contrairement à son prédécesseur, il fait une distinction entre les informations simples à retenir et les informations plus complexes. ✅ Quelle est sa solution ? Afin de faciliter l’apprentissage, Leitner propose de réviser avec un système de boîte . En pratique, cela consiste à mettre toutes vos flashcards dans la première boîte puis le tri se fera naturellement en fonction de ce que vous réussissez (ou non) à apprendre. Autrement dit, en fonction de votre réponse (correcte ou mauvaise), modifiez le classement de votre flashcard (elle monte ou elle descend). Le but étant, évidemment, que toutes les flashcards finissent par atterrir dans la boîte numéro 5 ! Par exemple, piochez une carte dans votre deck de Flashcards d’Introduction Générale au Droit . Vous tombez sur « Le caractère certain de la loi ». Facile ! Vous vous rappelez que la loi permet de savoir ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas, elle est lisible et compréhensible et enfin elle est claire. Vous retournez votre carte et… Mince ! Vous avez oublié que la loi, en plus d’être claire, doit être accessible ! C’est le Conseil constitutionnel qui l’a rappelé dans une décision du 16 décembre 1999. Bon, cette flashcard ira dans la boîte numéro 3. Pour avoir d’excellentes notes, vous devez arriver au partiel avec toutes vos flashcards Pamplemousse dans la boîte numéro 5 ! Il vous faudra donc répéter, répéter, répéter. ❤️ Le saviez-vous ? Vous êtes déjà des milliers à avoir acheté nos produits ! Faites partie de ceux qui réussissent et rejoignez la Team ! La technique de l’association mentale par l’image expliquée par Guillaume Petit-Jean La technique de l’association mentale par l’image consiste à associer une image à une information pour en faciliter sa mémorisation. 👨🔬 Qui est Guillaume Petit-Jean ? Champion de France de mémoire en 2019, en 2021 et en 2022, Guillaume Petit-Jean coache aujourd’hui des personnes pour leur permettre de développer leurs performances cognitives. Il valide les outils Pamplemousse. 📝 Quel est son constat ? Avec des bonnes techniques de mémorisation, « n’importe qui peut développer une mémoire exceptionnelle ». ✅ Quelle est sa solution ? Lors de l’ interview du champion de France de mémoire , Guillaume Petit-Jean nous a parlé d’une technique : la méthode de l’association . L’idée : se construire un palais mental dans un endroit qu’on connaît très bien et y associer partout des petites images. C’est ainsi que Guillaume Petit-Jean avait Papon dans sa baignoire et Casanova dans ses toilettes ( oui, oui… Mais vous l’avez compris, on vous parle des arrêts en Droit Administratif et pas des véritables Papon et Casanova… ). Encore une fois, vous vous dites : mais quel rapport avec les flashcards ?? Eh bien figurez-vous que la Team Pamplemousse s’est inspirée des plus grands pour produire les meilleures flashcards de droit possible ! C’est pourquoi nous avons repris cette méthode de l’association mentale par l’image pour proposer des Flashcards Imagées (Flashcards du Droit Constitutionnel, Flashcards de la Responsabilité Civile, Flashcards du Droit Pénal Général, Flashcards du Droit de la Famille…). C’est quand même mieux de vous entraîner en Droit administratif avec des images loufoques ! La méthode de révision de Pamplemousse Magazine Nous avons combiné toutes ces méthodes de révision pour vous fournir un mode d’emploi efficace spécial Pamplemousse Magazine. Commencez par réviser vos flashcards de droit (une fois face recto et une fois face verso). Ensuite rangez-les dans le 1er compartiment ; Le lendemain, prenez les cartes du 1er compartiment et révisez-les (recto et verso). Si vous avez trouvé les réponses (sans tricher bien sûr), rangez les cartes dans le 2e compartiment. Sinon laissez-les dans le 1er compartiment jusqu’à ce que vous ayez juste ; 3 jours après : révisez les cartes de mémorisation du 2e compartiment et vous répétez le même procédé. Si tout est bon, 3e compartiment sinon laissez les. Pour le 3e compartiment : accordez-vous une semaine avant de réviser ; Pour le 4e compartiment : 1 mois ; Pour le 5e compartiment : 3 mois ; Pour le 6e compartiment : 7 mois. Avec ce rythme d'entraînement, l’information sera classée dans votre mémoire à long terme. C’est un rythme de révision classique pour des flashcards mais si vous voulez rajouter quelques sessions supplémentaires, vous pouvez. Plus on répète (intelligemment donc), mieux c'est ! Cependant, n’oubliez pas d’allonger les durées entre chaque séance sinon vous perdrez votre temps (et celui-ci est précieux !). Vous êtes nombreux à entamer des études de droit, faites la différence entre vous et les autres étudiants en adoptant les bonnes méthodes de révisions. Enfin, la Team Pamplemousse a coloré volontairement les cartes afin de d'aider votre cerveau à rattacher la notion étudiée à une partie du cours. Ainsi, vos neurones (enfin votre cerveau quoi ! On s'est compris) sauront replacer immédiatement cette connaissance dans la structure du cours et vous saurez, en partiels, plus facilement et rapidement situer le sujet et utiliser ce que vous avez appris. 🔥 4 conseils bonus pour réviser avec des flashcards Conseil 1 : Réviser partout avec les flashcards Un des avantages majeurs des flashcards juridiques (fichier PDF avec le programme entier du cours que vous imprimez), c’est leur format qui permet de réviser partout. Contrairement aux fiches de cours ou à votre ordinateur, vous pouvez les mettre dans votre poche, votre sac à main, votre sacoche, et même votre manteau ! En droit, vous le savez mieux que personne, le temps est précieux. Si vous habitez loin et que vous vous ennuyez dans les transports en commun, rien de mieux que d'étudier avec vos flashcards. Simple mais efficace ! D’ailleurs, si vous vous entraînez avec les Flashcards Imagées , cela vous permettra de vous détendre aussi… Les images en font rire plus d’un ! ❤️ Le saviez-vous ? Cette méthode peut également être utilisée avec le FIGADA ! Conseil 2 : Réviser en groupe grâce aux flashcards Un autre avantage des flashcards de droit : elles sont plus adaptées que votre cours pour des révisions de groupe ou à 2 . Si vous voulez vous changer les idées et casser votre routine de révisions, donnez rendez-vous à vos potes ou votre petit copain qui ne comprend rien et prenez tous vos flashcards. Vous pouvez réviser sous forme de jeu : celui qui aura eu le plus de mauvaises réponses paie sa tournée ! 🎤 Témoignage de Fanny, L1 Droit, Montpellier : « Au deuxième semestre, j’étais totalement démotivée pour apprendre mes cours. J’avais eu des bons résultats au premier semestre, mais je ne me voyais pas apprendre à nouveau par cœur des pages et des pages de cours : c’était ennuyant et décourageant. En scrollant sur Instagram, je suis tombée sur la page de @ pamplemousse_magazine et j’ai découvert la méthode des Flashcards. J’ai acheté celles en Droit de la Famille et j’ai adoré ! Les images m’ont bien fait rire et m’ont aidée à mieux retenir les informations. C’était moins barbant de réviser comme ça et ça m’a remotivée. Avec mes potes, on utilise aussi les flashcards avant les partiels pour réviser rapidement, ça nous permet de moins stresser ». Conseil 3 : Réviser avec des flashcards synthétiques Pour s'entraîner efficacement avec des flashcards de droit, il est fondamental qu’elles soient synthétiques . Ne les confondez pas avec votre cours ou avec vos fiches de révisions . Si vous mettez trop d’informations dans vos flashcards, vous risquez de vous y perdre (et adieu les bonnes notes…). En effet, le plus gros piège de l’étudiant lorsqu’il fabrique ses propres flashcards, c’est de vouloir tout mettre dedans ! On sait que c’est un travail laborieux, que cela prend beaucoup de temps et surtout, que cela demande beaucoup de réflexion. Néanmoins, si vous préférez rédiger vos propres flashcards, il est indispensable de prendre ce temps afin de ne pas en perdre plus tard. Sinon, vous pouvez toujours optimiser votre temps en travaillant avec nos Flashcards Pamplemousse :) Conseil 4 : Piochez au hasard Pour s'entraîner efficacement avec ses flashcards, il est important de changer l'ordre des cartes et. de piocher au hasard : Pour éviter la monotonie : si vous utilisez les mêmes flashcards dans le même ordre chaque fois, cela peut devenir monotone et moins engageant pour vous. En changeant l'ordre des cartes, vous pouvez rendre l'exercice plus intéressant et aider votre cerveau à rester en alerte. Au top, non ? Pour tester différentes parties du cours : en partiels, le sujet ne portera pas forcément pas la première partie de votre cours. En mélangeant les cartes, l'idée ici est d'être capable. de retrouver l'information dans n'importe quel ordre, comme si vous étiez devant votre sujet de partiel. Ainsi, vous ancrez plus solidement celle-ci dans votre réseau neuronal. Réviser avec des flashcards, est-ce vraiment utile ? 🧠 Réviser avec la méthode des flashcards est très efficace si vous les utilisez de la bonne manière ! (Si à ce stade de l’article vous vous posez encore la question, c’est que vous avez lu trop vite…). Nous sommes toujours très émus quand nous recevons vos messages d’amour sur les réseaux ou par email suite à l’achat des Flashcards Pamplemousse . D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le dire : une étude réalisée en 2016 par l’Université du Québec à Montréal a démontré que l’utilisation des flashcards permettait de consolider le contenu appris en classe et favorisait l’apprentissage à long terme pour l'acquisition du vocabulaire. Cette étude s’est elle-même basée sur d’autres travaux qui avaient pour objectif de démontrer l’efficacité des flashcards dans l’enseignement (Altiner 2011, Lin-fang 2013, etc.). En ne voyant qu’une partie de l’information, votre cerveau va la transformer en ce qu’on appelle un indice de récupération . Par exemple, si on vous demande qui était le premier roi de France, vous allez peut-être avoir un trou de mémoire. En revanche, si l’on vous dit que son prénom commence par Clo, alors la majorité d’entre vous va répondre Clo-vis. Ici, Clo agit comme un indice de récupération qui va faciliter le travail de recherche dans votre mémoire (pour la réactiver en quelque sorte). Les flashcards , comme celles produites par la Team Pamplemousse, fonctionnent sur le même principe . En regardant d’un côté de la carte, vous allez obtenir un indice de récupération mais pas la réponse. Pour avoir l’information au complet, vous allez devoir effectuer un rappel et une recherche d’information. Par exemple, dans les Flashcards Imagées du Droit Pénal Général , si vous prenez la flashcard sur le fractionnement de la peine, le fait de voir la peine découpée en 3 vous permettra de vous rappeler qu’il y a 3 éléments à retenir. Aussi, la non-continuté dans le dessin fait écho au caractère non continu de la peine dans le temps. Cette combinaison va cristalliser l’information qui entrera plus rapidement dans votre mémoire à long terme. Au lieu d’un apprentissage passif où vous vous contentez de lire, vous allez faire un apprentissage actif grâce auquel vous vous forcerez à vous souvenir de l’information. « D’accord ! Donc en résumé, on écrit nos cours sur des bouts de papier et on joue à qui veut gagner des millions avec ? ». Eh bien, en réalité, c’est un peu plus complexe que cela, mais grossièrement, oui ! Les applications mobile de flashcards 📱 Pour ceux qui sont accros au téléphone, sachez qu’ il existe des applications mobile et outils en ligne dédiées aux flashcards . Et vous savez quel est le meilleur dans tout ça ? Elles sont parfois gratuites ! Le seul problème, c’est qu’elles sont moins aisées et sympas à utiliser que de vraies flashcards papiers, colorées, voire imagées… 🙄. Il y a aussi deux autres petits bémols avec les flashcards en ligne : ❌ Vous devez investir du temps - qu’il manque déjà souvent - pour entrer dans votre application mobile ou votre site de flashcards en ligne une à une toutes les informations nécessaires à la réussite des galops d’essai ou des examens ; ❌Parfois, les flashcards sont pré-construites par d’autres étudiants sur les applications mobile ou les sites de flashcards en ligne ; vous avez donc de grandes chances de tomber sur des informations erronées ou obsolètes… Sacrément dangereux pour les partiels ! (c'est la raison pour laquelle nos enseignants mettent à jour les Flashcards Pamplemousse constamment). Néanmoins, si vous ne jurez que par votre portable, nous vous avons trouvé 2 applications ! La plus célèbre application mobile de flashcards, c’est Anki. Avec cette application, il est possible soit de confectionner online des decks de flashcards, soit d'utiliser des decks préconstruits sur de nombreux sujets : médecine, langue, et droit bien évidemment (attention il faut être sûr que les informations soient bonnes !). Vous pourrez donc apprendre de nouvelles choses sans avoir nécessairement besoin de créer de nouvelles cartes. Une autre application online parfois utilisée par les étudiants : Quizlet. Son avantage est que vous pouvez réviser sous forme de QCM, de textes à trous à remplir, de réécriture, etc. Cela rend la révision plus amusante et plus intéressante. Néanmoins, si vous voulez être certain d’avoir toutes les notions de droit et ne pas passer à côté d’une notion essentielle, la Team Pamplemousse a fait le boulot pour vous avec des flashcards du programme ! Téléchargez immédiatement les Flashcards Pamplemousse qu’il vous faut pour gagner du temps et valider votre semestre (et votre année). Poney du Droit a même participé à la création de quelques matières ! Réussir avec les Flashcards Pamplemousse 💳 Maintenant que vous savez ce qu’est une flashcard de droit, il est impératif que vous découvriez THE flashcards ! Les meilleures flashcards juridiques Pour commencer, les Flashcards Pamplemousse (format PDF à imprimer) sont les meilleures flashcards juridiques sur le marché ( oui, nos chevilles vont bien, merci ). Vous pouvez télécharger un extrait gratuit des Flashcards (PDF) des matières qui vous intéressent sur leur page respective. En même temps, elles sont quand même produites par une équipe de super-héros composée d'enseignants et chargés de TD (Assas, la Sorbonne, Nanterre, Bordeaux, Aix-Marseille...) sélectionnés pouar la qualité de leur compétences et redoutables pour leur pédagogie. 🦸♂️ Tous ces acteurs sont rodés à l’apprentissage et la pédagogie : nous savons donc précisément ce qu’il faut pour réussir. À ce titre, nous comprenons parfaitement : ce qu’est la sensation de se retrouver avec 500 pages à réviser en quelques jours et de redouter l’échec ; qu’il est difficile de tout retenir ; qu’il est nécessaire mais compliqué de faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire ; qu’il est prouvé scientifiquement qu’apprendre avec plaisir permet d’augmenter de façon significative les résultats. C’est donc pour toutes ces raisons que nous fabriquons pour vous les meilleurs outils ( Guides de réussite et Fiches de révisions optimisées comprises). Ainsi, vous gagnerez du temps et vous aurez le bagage nécessaire pour réussir vos études de droit et vos concours avec de superbes notes ! 🦸🏼♀️ Notre mission : vous faire réussir et adorer vos études de droit. ❤️ Le saviez-vous ? Nos flashcards - en PDF à imprimer - peuvent aussi être utilisées pour préparer vos TD ! Nous avons reçu de nombreux témoignages à ce sujet. Elles permettent de mémoriser les notions clés. et d'être sûr(e) d'arriver prêt(e) aux travaux dirigés. Des flashcards à jour du programme Les Flashcards de droit Pamplemousse sont efficaces pour réviser et valider votre année car elles sont à jour du programme français et des dernières réformes . Eh oui ! Le droit est une matière vivante et il est impératif d’évoluer avec lui. Nous savons que vous n’avez pas tous le temps de faire vos outils ni les moyens nécessaires de vous procurer des manuels à jour. Souvent, ils sont plus chers que les autres et vous ne pouvez pas vous en procurer d’occasion. Pour ces raisons, notre super Team effectue constamment une veille juridique afin que tous nos produits soient toujours à jour des dernières réformes juridiques ! Des flashcards complètes Les Flashcards de droit Pamplemousse sont exhaustives et complètes . L’idée est d’aller droit au but et de ne retenir que les informations essentielles ( on sait qu’elles sont tellement bien que certains d’entre vous les utilisent pour apprendre des mineures la veille d’un partiel ). Aussi, pour que vous puissiez voir le contenu de chaque matière, nous proposons toujours en descriptif le sommaire complet de toutes les notions abordées dans les flashcards. Des flashcards motivantes et ludiques Les Flashcards de droit Pamplemousse sont évidemment les plus ludiques et motivantes pour apprendre le droit . Avec notre super Team, nous le droit et nous le rendons accessible. Nous savons à quel point les études de droit peuvent être académiques et parfois lassantes ( lire 100 pages de finances publiques peut être très long… ). C’est pourquoi nous sommes là pour les pimper ! Nous mettons des paillettes dans vos études ✨ Nos Flashcards sont simples, colorés, drôles et nous ajoutons toujours une pointe de bienveillance pour vous motiver. C’est aussi le seul outil qui vous permet de transformer vos révisions barbantes en des révisions amusantes sous forme de jeux. Alors, qu’attendez-vous pour nous rejoindre et réussir ? Les meilleures flashcards juridiques Voici quelques exemples de matières de cours traitées au format flashcards à télécharger : Les flashcards (PDF) - L1 Droit 100 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 1 90 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 2 125 Flashcards - Droit des Personnes 100 Flashcards - Droit de la Famille 80 Flashcards - Institutions Juridictionnelles 500 Flashcards Essentielles L1 Droit 100 Flashcards - Introduction Générale au Droit Les flashcards (PDF) - L2 Droit 80 Flashcards - Droit Administratif Semestre 1 110 Flashcards - Droit Administratif Semestre 2 110 Flashcards - Droit Administratif des Biens 105 Flashcards - Contentieux Administratif 105 Flashcards - Droit des Biens 100 Flashcards - Responsabilité Civile 135 Flashcards - Droit Fiscal 100 Flashcards de Finances Publiques 170 Flashcards - Droit des Sûretés 105 Flashcards - Droit Institutionnel de l'UE 95 Flashcards - Droit Commercial 80 Flashcards - Régime Général des Obligations 120 Flashcards - Obligations Contractuelles 105 Flashcards Imagées - Pénal Général 500 Flashcards Essentielles L2 Droit 125 Flashcards - Procédure Civile Pack 220 Flashcards du Droit des Obligations 125 Flashcards - Droit des Personnes 110 Flashcards - Grands Arrêts Droit Administratif Les flashcards (PDF) - L3 Droit 110 Flashcards - Droit International Public Semestre 1 130 Flashcards - Droit International Public Semestre 2 135 Flashcards - Droit Fiscal 105 Flashcards - Droit des Biens 105 Flashcards - Contentieux Administratif 95 Flashcards - Droit Commercial 110 Flashcards - Droit Administratif des Biens 105 Flashcards - Droit Commun des Sociétés 95 Flashcards - Relations Individuelles du Travail 100 Flashcards de Relations Collectives du Travail 100 Flashcards de Finances Publiques 105 Flashcards - Droit Institutionnel de l'UE 100 Flashcards - Droit des Sociétés Semestre 1 110 Flashcards - Droit Administratif des Biens 80 Flashcards - Régime Général des Obligations 130 Flashcards - Procédure Civile 135 Flashcards - Droit Fiscal 80 Flashcards - Libertés Fondamentales 170 Flashcards - Droit des Sûretés Pack 220 Flashcards du Droit des Obligations 125 Flashcards - Contrats Spéciaux 130 Flashcards - Droit Spécial des Sociétés Les flashcards (PDF) - Master 1/Master 2 Droit Les flashcards (PDF- Concours juridiques (CRFPA, ENM, Greffier, Police...) 80 Flashcards - Droit Administratif Semestre 1 110 Flashcards - Droit Administratif Semestre 2 100 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 1 90 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 2 105 Flashcards - Contentieux Administratif 95 Flashcards - Droit Commercial 170 Flashcards - Droit des Sûretés Pack 235 Flashcards du Droit des Sociétés 130 Flashcards - Droit Spécial des Sociétés 105 Flashcards - Droit Institutionnel de l'UE 105 Flashcards - Droit des Biens 110 Flashcards - Droit International Public Semestre 1 130 Flashcards - Droit International Public Semestre 2 135 Flashcards - Droit Fiscal Pack 220 Flashcards du Droit des Obligations 130 Flashcards - Procédure Civile Pack Flashcards CRFPA [3 matières] 125 Flashcards - Contrats Spéciaux 120 Flashcards - Obligations Contractuelles 105 Flashcards Imagées - Pénal Général 80 Flashcards - Régime Général des Obligations 80 Flashcards - Libertés Fondamentales 110 Flashcards - Droit Administratif des Biens 105 Flashcards - Droit Commun des Sociétés 95 Flashcards - Relations Individuelles du Travail 100 Flashcards de Relations Collectives du Travail 110 Flashcards - Grands Arrêts Droit Administratif 125 Flashcards - Droit des Personnes 100 Flashcards - Responsabilité Civile 100 Flashcards - Droit de la Famille 80 Flashcards - Institutions Juridictionnelles Les flashcards (PDF) - Capacité Droit et BUT CJ 80 Flashcards - Institutions Juridictionnelles 100 Flashcards de Finances Publiques 80 Flashcards - Droit Administratif Semestre 1 110 Flashcards - Droit Administratif Semestre 2 105 Flashcards - Contentieux Administratif 95 Flashcards - Droit Commercial 170 Flashcards - Droit des Sûretés 100 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 1 90 Flashcards - Droit Constitutionnel Semestre 2 100 Flashcards - Introduction Générale au Droit Pack 235 Flashcards du Droit des Sociétés 130 Flashcards - Droit Spécial des Sociétés 105 Flashcards - Droit des Biens 135 Flashcards - Droit Fiscal Pack 220 Flashcards du Droit des Obligations 130 Flashcards - Procédure Civile 125 Flashcards - Contrats Spéciaux 120 Flashcards - Obligations Contractuelles 105 Flashcards Imagées - Pénal Général 80 Flashcards - Régime Général des Obligations 80 Flashcards - Libertés Fondamentales 105 Flashcards - Droit Commun des Sociétés 95 Flashcards - Relations Individuelles du Travail 100 Flashcards de Relations Collectives du Travail 110 Flashcards - Grands Arrêts Droit Administratif 125 Flashcards - Droit des Personnes 100 Flashcards - Responsabilité Civile 100 Flashcards - Droit de la Famille 80 Flashcards - Institutions Juridictionnelles Des flashcards juridiques à imprimer Des flashcards juridiques à imprimer : telle est notre solution pour tous les étudiants en droit qui n’ont pas le temps de produire leurs propres outils de révision. Téléchargez vos Flashcards PDF, imprimez, découpez, réussisez ! Entre ceux qui ont des jobs, ceux qui sont un peu en retard et ceux qui ne veulent pas perdre de temps ou qui ne savent pas si leurs cours sont à jour, nombreux sont les étudiant à avoir opté pour la méthode des flashcards imprimées. Et comme nous aimons vous accompagner jusqu’au bout, nous avons même préparé une vidéo pour vous montrer comment imprimer vos flashcards . Comment faire des Flashcards ? ✂️ Nous savons désormais que la méthode des flashcards de droit fonctionne et est plébiscitée de plus en plus par les étudiants en droit. Même si cela est chronophage et que cela présente un risque de ne pas avoir du contenu à jour et exhaustif, il est possible de les faire vous-même. Mais comment fabriquer des cartes de mémorisation ? Le matériel pour fariquer ses propres flashcards La première étape pour fabriquer vos propres flashcards est de sélectionner le matériel suivant : 📄 de feuilles de papiers (légèrement cartonnées) ; ✒️ d'un stylo (et oui !) ; 📘 de ses cours et de ses manuels. Sélectionner l'essentiel à retenir La seconde étape pour créer vos flashcards est de séparer l'essentiel de l'accessoire . Rappelez-vous, l'objectif est de ne pas comprendre vos cours mais d'abord de les ancrer dans votre mémoire. Vous devez donc sélectionner soigneusement les notions juridiques que vous voulez savoir absolument en vue des TD et examens. Mais attention, n'en choisissez pas trop si vous voulez que votre travail soit efficace. Les experts Pamplemousse de l'apprentissage recommandent de faire entre 75 et 120 cartes maximum. Tentez d'être concis au maximum . Votre objectif n'est pas de les lire de façon passive, nous le rappelons, mais d'aller chercher activement les informations dans votre gros cerveau (comme nous explique Poney du Droit avec le FIGADA ) Puis, indiquez dans un tableau la notion principale et la notion complémentaire. Par exemple : Constitution 5e République => 4 octobre 1958. Cette étape est fastidieuse, armez-vous de patience. Découper votre feuille de papier en 8 rectangles Séparez en 2 votre page A4 dans la verticale et en 8 dans l'horizontale. 🎁 Ah, on oubliait, vous pourrez télécharger gratuitement un template de flashcards vierges pour toute acquisition en ligne de Fiches de révisions optimisées Pamplemousse . Retranscrire les notions sur les flashcards Une fois que vous avez vos notions, la prochaine étape est d'écrire avec votre stylo les notions sur votre feuille de papier. Le recto de la page vos servira à mettre les notions principales ; le verso pour les notions complémentaires. Découpez vos flashcards ✂️ Dernière étape avant de méméoriser vos notions : la découpe avec une super paire de ciseaux ! Retour en maternelle donc, pour quelques minutes, ce qui vous permettra de vous séparer temporairement de votre smartphone (ça a du bon !) Vos flashcards de droit sont prêtes, à vous la réussite ! Sauf si vous n'êtes pas sûr(e) de l'exhaustivité de votre sélection ; dans ce cas, vous aurez toujours la possibilité de télécharger en ligne les Flashcards Pamplemousse en version PDF pour passer directement aux dernières étapes et passer rapidement à vos révisions ! CONCLUSION Maintenant que vous avez terminé cet article, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour obtenir de meilleures notes à vos examens ! La méthode des flashcards n’a plus de secret pour vous : outil d’apprentissage, de révision ou encore support pour la préparation de vos TD, à vous de choisir ! Faites partie des étudiants qui augmenteront significativement leur moyenne grâce à cette nouvelle méthodologie de mémorisation. Avec la sélection en master et la difficulté des concours juridiques, vous devez vous différencier des autres étudiants. ❤️ Aussi, nous recevons chaque jour vos messages de remerciements et avis et nous sommes fiers de voir les résultats que vous obtenez. Continuez à nous les envoyer Cette méthode a déjà largement montré son efficacité par le biais de nombreuses études scientifiques et elle continue d’être approuvée par vous tous les jours. À vos flashcards et bonnes révisions les pépins 💪. Cassandre Thevin, Florian Memorall et Augustin
- [MÉTHODOLOGIE] Comment réussir un cas pratique en droit en 5 étapes ?
Conseils > Méthodologie Pour réussir un cas pratique, il est impératif d’en maîtriser la méthodologie. Exercice phare des études de droit, le cas pratique permet l’aptitude des étudiants au raisonnement juridique. Entre mobilisation des connaissances et application pratique, voici tous nos conseils dans ce cours en 5 étapes essentielles pour réussir cet exercice juridique 📖. Sommaire : 📖 Étape 1 : Préparer un brouillon concis et clair 📋 Étape 2 : Faire un rappel juridique des faits 🔍 Étape 3 : Identifier le/les problème(s) de droit 📏 Étape 4 : Identifier les règles de droit applicables ✅ Étape 5 : Rédiger son syllogisme 😎 3 astuces bonus pour réussir son cas pratique 🎁 Exemples de cas pratique s Le cas pratique est un exercice juridique par lequel votre correcteur va chercher à évaluer votre raisonnement juridique. En réalité, la « bonne réponse » importe peu. Vous devez avoir une argumentation consciencieuse et juridique qui démontre un raisonnement logique . Autrement dit, vous devez démontrer à votre examinateur que vous maîtrisez parfaitement la méthodologie. Étape 1 : Préparer un brouillon concis et clair 📖Comme pour n’importe quelle méthodologie d’exercice juridique, vous devez préparer un brouillon qui soit concis et clair . Concis car vous ne devez pas perdre trop de temps (n’oubliez pas que vous devez rédiger votre cas pratique) ; clair car la clarté de vos propos rédigés au propre qui en dépendra. Lire attentivement et sélectionner les faits pertinents Avant toute chose, vous devez lire attentivement votre cas pratique afin d’en sélectionner les faits pertinents . Cette lecture vous permettra de dégager les faits utiles à la résolution de votre cas pratique. Chaque terme utilisé est important. Néanmoins, vous devez faire un tri : ce fait est-il nécessaire à la résolution de votre cas ? Comme tout bon étudiant en droit qui se respecte, armez-vous de vos stabilos afin de décider les faits que vous retiendrez. Spoiler alert : c’est sûrement inutile de vous le rappeler, mais votre sujet ne doit pas devenir une œuvre d’art. Surligner c’est bien ; colorier votre copie, un peu moins. Faîtes une première lecture sans stabilos pour ne pas être tenté de tout surligner. Faîtes ensuite une seconde lecture où vous surlignerez tout ce qui vous semble essentiel à la résolution de votre cas. Attention ! Interrogez-vous également sur ce qui n’est pas dit expressément . Quelques éléments de faits peuvent ne pas être directement énoncés pour que vous puissiez raisonner conformément à différentes hypothèses ou pour que vous puissiez défendre une position, même sans avoir toutes les informations nécessaires pour résoudre pleinement votre cas. N’hésitez pas à le préciser sur votre brouillon, vous en aurez peut-être besoin dans la suite de vos développements. Aussi, un brouillon n’est pas une retranscription du litige que l'on vous présente. D’une part, celui-ci doit vous permettre de traiter ce que nous appellerons « les faits préalables » qui donneront lieu aux « questions préalables ». D’autre part, il doit contenir les faits préliminaires déterminants pour la résolution de votre cas : ce seront les fondations de votre argumentaire . Par exemple, prenons Hermione et Ron. Ils sont mariés depuis le 11 décembre 1990, sans contrat préalable. Durant leur mariage, ils ont acheté une maison dans le sud de la France, dotée d’une façade rose d’une valeur de 500 000 euros. Le 11 octobre 2021, ils décident de divorcer. Ils viennent vous consulter pour régler leur situation patrimoniale. Ici, le sujet est orienté dans l'optique de résoudre la situation patrimoniale entre deux époux lors de la dissolution du mariage. Dans votre brouillon, devront apparaître : Les dates : organisées chronologiquement (voir infra) ; Les parties : protagonistes de l’histoire, du conflit, du litige ; Le lieu : « en France » ; L’organisation de leurs rapports passés : en l’espèce, « mariés », « sans contrat préalable » ; L’organisation de leur rapport actuel : « divorcés ». Ces faits préalables doivent susciter en vous des interrogations . Ce sont des ex-époux, qui se sont mariés le 11 décembre 1990, sans contrat préalable… Quel était leur régime matrimonial ? Quelle(s) loi(s) s’appliquai(en)t pendant leur mariage ? Pour pouvoir demander la liquidation d'un régime matrimonial, il est nécessaire que la dissolution du mariage soit constatée. Le divorce est-il une condition de dissolution de la communauté ? Quelle est sa date ? Dans un deuxième temps, il convient de sélectionner les faits au cœur du problème. En l’espèce, il s’agit de « la maison » « achetée durant le mariage » valant « 500 000 euros ». En revanche, il y aura toujours des faits qui ne seront pas pertinents et inutiles. Le fait que la maison soit « dotée d’une façade rose » ne vous apporte rien d’un point de vue juridique. Faire une chronologie des faits du cas pratique Après avoir lu votre cas pratique et relevé les faits pertinents, vous devez faire une chronologie des faits (de la date la plus ancienne à la plus récente) sur votre brouillon. Le droit étant évolutif, vous devez vérifier s’il y a eu : Des réformes ; Des nouvelles lois ; Des dispositions transitoires . Un des pièges du cas pratique est de se tromper dans le droit applicable à l’espèce . Une date mal placée, et vous n’appliquerez pas les bonnes règles. Et si jamais le cas pratique ne comporte pas de dates exactes, comment faire ? Jeunes Pamplemousses, ne paniquez pas, chaque problème à sa solution ! Si une date n’est pas expressément formulée, le mieux à faire est de traiter le cas pratique à la date à laquelle vous l’effectuez. Pour reprendre notre exemple, si Ron et Hermione viennent vous voir le 21 octobre 2021, traitez le cas au regard du droit applicable à cette date. Petite astuce : demandez toujours conseil à vos professeurs . Chacun a sa méthodologie, ses attentes et elles peuvent varier d’une matière à l’autre et/ou d’une université à l’autre. Attention : il y a souvent des travaux législatifs sur des projets ou propositions de loi . Cela signifie que les règles ne sont pas encore incorporées au droit positif. Il est possible qu’on vous demande de prévoir l’application de la règle déterminée concernant une période à laquelle le projet de loi pourrait s’appliquer. Le plus souvent, on vous fera raisonner sur le droit positif. Toutefois, il peut y avoir un sujet avec une question bonus (ou une question à la fin du cas pratique) où l’on pourra vous demander de confronter le droit en vigueur avec le droit antérieur ou avec le droit futur. Une fois les faits relevés et organisés chronologiquement sur votre brouillon, votre travail de juriste en herbe commence. Étape 2 : Faire un rappel juridique des faits 👩⚖️Faire un rappel juridique des faits, c’est passer d’un énoncé vulgarisé à un énoncé juridiquement qualifié . Autrement dit, vous transformez un texte compréhensible par le commun des mortels en un texte compréhensible par la communauté des juristes. Cette étape de la méthodologie est fondamentale car sans qualification, vous aurez du mal à trouver les règles applicables qui vous aideront dans la résolution de votre cas. Qualifier juridiquement les faits et les parties La qualification juridique des parties Qualifier juridiquement les parties, c’est leur donner une qualité dans le monde du droit . Pourquoi ? Car sans qualification juridique, pas de régime applicable ; pas de régime applicable, pas de solution au problème ; et pas de solution au problème… Et bah c’est bien embêtant. Donc si l’on reprend notre exemple, Ron et Hermione n’existent plus (vous l’aurez compris, une partie de la Team Pamplemousse est légèrement...ok, TRÈS fan d'Harry Potter). Mais qui sont-ils devenus ? En l’espèce, ce sont des époux qui ont divorcé. Ils sont respectivement ex-mari et ex-femme. Néanmoins, il existe beaucoup d’autres exemples : Tom qui vend sa voiture devient un vendeur ; Jerry qui achète la voiture de Tom devient l’acquéreur ; Mickey et Minnie qui concluent par écrit un contrat deviennent des cocontractants, etc. Vous l’avez compris, il existe toute une série de qualités, entraînant des régimes aussi divers et variés : prêteurs, emprunteurs, tiers, débiteurs, créanciers, consommateurs, des débirentiers, crédirentiers, usufruitiers, nus-propriétaires, salariés, employeurs, époux, concubins, partenaires pacsés, mineurs, un majeurs, incapables, etc. D’ailleurs, les parties ne sont pas nécessairement des personnes physiques : elles peuvent être des États, des sociétés, des associations, des organismes publics, des organisations non gouvernementales (ONG), etc. Retenez donc que la qualité d’une partie à un litige est importante car elle vous permettra de savoir quelles sont les règles applicables à la résolution du litige. Néanmoins (désolé de vous le dire), vous n’avez fait que la moitié du travail ! Pour déterminer toutes les règles de droit à appliquer, il faut également que vous qualifiez les faits à l’origine du litige. La qualification juridique des faits Qualifier juridiquement les faits, c’est aussi leur donner un régime dans le monde du droit . Les faits, c’est ce qui va relier les parties entre elles et être à l’origine de leurs rapports (et désaccords). En droit, vous pouvez être lié par un fait juridique ou par un acte juridique . Il est important de déterminer qu’est-ce qui relie vos parties, encore une fois pour pouvoir déterminer les bons régimes applicables. Par exemple, Ron et Hermione (oui, encore eux) ont signé une promesse le 21 octobre 2019 portant sur la vente d’un bien immobilier. Étape 1 : qualifier les parties . En l’espèce, ce sont des cocontractants ; Étape 2 : qualifier ce qui lie les parties , c’est-à-dire leur engagement . En l’espèce, il s’agit d’une promesse. Mais faut-il s’arrêter simplement à ce que dit l’énoncé ? Rappelez-vous, ce qui n’est pas dit expressément peut être déterminant pour la suite de la résolution de votre cas pratique. Certes, une promesse a été signée. Mais dans votre cours de droit des obligations, vous avez vu (normalement) qu’il existait deux types de promesses et que celles-ci ne sont pas définies juridiquement de la même façon. Ce qui signifie également qu’elles n’ont pas le même régime juridique. La promesse est-elle synallagmatique ou unilatérale ? Les cocontractant semblent s’être mis d’accord (c’est là que vous devez déduire des faits une qualification déterminée de l’acte sur lequel repose le lien qui unie les parties), donc il est fort probable qu’il s’agisse d’une promesse synallagmatique. Étape 3 : qualifier les choses sur lesquelles peut porter le litige . Dans notre sujet, la qualification était donnée dans l’énoncé : un « bien immobilier ». Mais vous auriez aussi pu avoir une armoire (=un meuble meublant). Vous l’aurez compris, une erreur à cette étape peut fausser l'entièreté de votre cas pratique. Chaque fait est amené à entrer dans une catégorie juridique spécifique, qui elle-même appelle des règles déterminées et des régimes liés. Soyez un fin détective, un Sherlock Holmes du droit, qui sache ranger dans une case juridique précise les informations qui vous seront soumises, car oui tout est implicitement ou explicitement sous vos yeux. Chaque indice parsemé sous le langage des mortels devrait vous permettre de vous guider dans le monde des juristes. Vrai ou faux : Le cas pratique, c’est l’exercice où les profs de droit se prennent pour des humoristes ? Vrai pour 94% d’entre vous (d’après un sondage sur @ pamplemousse_magazine , pour 760 répondants). Écrire les faits de façon concise Une fois toutes les étapes précédentes accomplies, vous devez rédiger vos faits de façon claire et concise . Cela ne doit pas dépasser quelques lignes . Pourquoi ? D’un côté, la surabondance n’est que l’expression de la maladresse ; De l’autre côté, la synthétisation excessive exprime la carence . À vous de trouver le bon équilibre. Encore une fois, celui-ci dépend de toutes les informations dont vous disposez dans le sujet de votre cas pratique. Si vous avez 5 situations à qualifier, vous n’aurez pas le même nombre de lignes que s’il y a une seule situation. La sélection des faits, leur qualification juridique et leur rédaction doivent vous permettre de commencer à saisir le(s) problème(s) de droit. Si vous n’en voyez aucun, vous êtes sûrement passé à côté d’une information importante. Dans ce cas-là, revoyez les premiers éléments de votre méthodologie. Étape 3 : Identifier le/les problème(s) de droit 🔍 Identifier le ou les problème(s) de droit est une étape fondamentale. Si vous n’y parvenez pas, tout votre raisonnement sera erroné. Déterminer le ou les problèmes de droit Si vous avez de la chance, l’étape de la détermination des problèmes de droit sera servie sur un plateau par votre professeur. En effet, dans certains cas pratiques, ils sont présents dans l’énoncé. Dans ce cas-là, ne cherchez pas midi à quatorze heures, vous n’aurez qu’à reprendre les problèmes énoncés (et les reformuler si besoin). En revanche, si tel n’est pas le cas, il est impératif que vous les déterminiez de façon méticuleuse . Vous ne pouvez pas répondre à une question si elle n’est pas posée… Cela devrait vous éviter de sauter cette étape de la méthodologie. Dès lors, vous devrez déterminer le ou les problème(s) juridiques que soulèvent les faits de l’espèce et les rédiger sous forme de question(s). Par exemple : Ginny, 17 ans, se marie avec Harry en 2017 sans l’accord de ses parents, qui la trouvaient encore trop jeune. Dès qu’ils ont eu vent dudit mariage, les parents de Ginny se sont opposés à cette union. Dans le cas pratique ci-dessus, il est indiqué que l’épouse est mineure et n’a pas obtenu l’accord parental pour se marier. Dès lors, elle risque la nullité de son mariage. Le problème de droit en l’espèce serait alors de savoir si un mariage contracté entre un majeur et une mineure peut être annulé. La question pourrait être alors : « Le mariage entre un époux majeur et une épouse mineure encourt-il la nullité ? ». À noter que plusieurs questions peuvent être attendues (cela varie en fonction des sujets) ! Décortiquer le ou les problèmes de droit en plusieurs axes Dans certains cas pratiques, même s’il n’y a qu’une seule question, vous pouvez être amené à décortiquer le problème de droit en plusieurs axes. Même s’il est fortement valorisé de structurer son cas pratique sous forme de plan à l’aide de chaque sous-question, il est impératif que vous alliez vous renseigner sur les attentes de votre professeur. Certains prohibent le recours à des plans tandis que d’autres l’exigent. Dans l’exemple précité la question était celle de la nullité du mariage. Vous pouvez alors vous poser la question de l’intérêt à agir, mais aussi celle du délai. Vous pourrez alors utiliser ces nouvelles questions pour former votre plan. Exemple : Rappel juridique des faits ; Problématique principale ; I/ Intérêt à agir Syllogisme II/ Délai pour agir Syllogisme III/ La nullité du mariage Syllogisme Étape 4 : Identifier les règles de droit applicables 🔍 Pour résoudre votre cas pratique, une fois que vous avez cerné le problème de droit, vous devez identifier quelles sont les règles de droit applicables. Cette étape de la méthodologie vous demandera énormément de concision : vous ne devez pas jeter l’ensemble de vos connaissances sur le sujet dans votre cas pratique. Déterminer le contenu de la majeure de façon pyramidale (Constitution, Loi, jurisprudence, doctrine) Pour une rédaction organisée et rigoureuse, déterminez le contenu de la majeure de façon pyramidale . Place au travail de recherche ! À l’aide de vos cours, des codes, des sites internets, etc., vous trouverez les règles de droit permettant de résoudre votre cas pratique. Ces règles peuvent venir de nombreuses sources, mais nous vous conseillons de les rechercher dans cet ordre : Dans la Constitution et les textes internationaux ; Dans les lois ; Dans les règlements ; Dans la jurisprudence : elle peut vous aider à déterminer quelle(s) solution(s) pourraient être envisageable(s) si un cas similaire a déjà été traité ; Dans la doctrine : elle vous donnera différents points de vue sur votre sujet, ce qui vous permettra de prendre de la hauteur et de traiter le sujet avec un œil plus professionnel. Il s’agit ici de regrouper les règles pertinentes qui mèneront à la réponse de la problématique que vous avez dégagé. Étape 5 : Rédiger son syllogisme 🖊 Une fois toutes les informations recueillies, voici la dernière étape de votre méthodologie : vous pouvez (et devez) conclure votre syllogisme. [ Ndlr : voir comment faire un syllogisme ]. Rédaction de la majeure Comme dit précédemment, la majeure doit être rédigée de façon pyramidale . Celle-ci correspond aux arguments juridiques qui vous permettront de trancher le problème de droit et de le résoudre. Rappelez-vous vos cours de L1 et la belle pyramide de Kelsen . Certaines normes ont plus de poids que d’autres. Il convient de les ranger de manière structurée. Tout d’abord, commencez par citer les règles constitutionnelles applicables à votre énoncé. Celles-ci seront rarement demandées, mais s’il y en a, elles seront les bienvenues. Ensuite, citez la loi , soit toutes les règles que vous avez préalablement trouvées dans vos codes (Code civil, Code du commerce, Code de la consommation, Code monétaire et financier, etc). Attention : ne citez pas tout et n’importe quoi. Citez seulement les règles applicables à votre cas pratique. C’est comme les stabilos, il ne faut pas en abuser. 🔍 Petite astuce : si plusieurs lois sont amenées à apparaître dans votre majeure, nous vous conseillons de partir de la loi qui pose le principe général à la loi la plus spécifique. Ainsi, votre argumentaire sera plus structuré et vos idées aussi. Ceci étant fait, aidez-vous de la jurisprudence . Elle vous permettra de voir comment les lois que vous avez pu citer préalablement ont été appliquées dans le temps. Encore une fois, il ne s’agit pas de citer toutes les jurisprudences sur le sujet. Sélectionnez celles qui ont une véritable pertinence pour votre cas pratique. Petites précisions pour nos Pamplemousses : une jurisprudence pertinente est une jurisprudence qui va coller aux faits ou qui va apporter un éclairage sur le cas pratique. Nul besoin d’en résumer les faits, contentez-vous de citer l’apport de la jurisprudence. Enfin, vous pouvez ajouter de la doctrine . Celle-ci viendra renforcer la position que vous défendez, par exemple, s’il existe des divergences prégnantes en jurisprudence. Une fois ce travail effectué, vous devez revenir au monde des moldus. Il faut expliquer, de façon claire et précise , pourquoi ces fondements juridiques s’appliquent concrètement à votre cas et comment ils vont vous aider à le résoudre. Application des règles de droit à la majeure : rédaction de la mineure Dans ce paragraphe, il s’agit d’appliquer les règles de droit aux faits de l’espèce . Vous devez argumenter, montrer un raisonnement logique . Vous devez arriver à la résolution du cas pratique. Continuez de garder un vocabulaire juridique, les prénoms sont par exemple bannis. N’oubliez pas d’envisager toutes les réponses possibles , surtout lorsque les faits restent très vagues. Si dans l’exemple du mariage de Ginny et Harry nous n’aurions pas indiqué son âge mais formulé « Ginny, de son jeune âge », vous auriez dû envisager l’hypothèse où l’épouse était mineure et celle où elle était majeure. Pour ce qui est de la structure de la rédaction, privilégiez une rédaction telle que : L’énoncé de la règle de droit ; L’exposé des faits s’y rapportant ; La conclusion que vous tirez de l’application de la règle aux faits. Exemple : En l’espèce, la loi fixe la majorité à 18 ans (art. 388 C. civ.). L’épouse ayant 17 ans, elle est considérée comme mineure aux yeux de la loi. De plus, selon les articles 144 et 148 du Code civil, une mineure ne peut pas se marier sans l’accord parental. Ses parents n’étant pas d’accord, elle s’est mariée sans celui-ci. La loi sanctionne l’absence de consentement des parents du mineur pour se marier par la nullité du mariage. L’article 182 du Code civil dispose que la nullité en question est relative : « le mariage ne peut être attaqué [...] que par ceux dont le consentement était requis, ou par celui des deux époux qui avait besoin de ce consentement . » Le consentement requis est celui des parents. La mère de l’époux en tant que parent a donc bien intérêt à agir. La loi (art. 181 C. civ.) exige un délai de cinq ans pour agir contre cette union. Les époux se sont mariés en 2017, la mère aura alors jusqu’à 2022 pour agir. Rédaction de la conclusion La rédaction de la conclusion n’est pas une étape exigée par tous les professeurs. Dans de nombreuses méthodologies, elle se confond avec la mineure. Selon certains chargés de TD, cette étape peut être sautée en l’incorporant à la fin de la mineure. Si néanmoins elle est exigée par vos professeurs, il s’agira simplement d’une ou deux phrases donnant la réponse à la problématique. Exemple : La mère de l’époux pourra agir dans un délai de 5 ans, soit jusqu’à 2022. Si tel est le cas, le mariage sera normalement annulé. 3 astuces bonus pour réussir son cas pratique 😎Parce que nous voulons vous donner toutes les clés pour réussir votre cas pratique, voici 3 conseils en plus de notre méthodologie pour bien maîtriser cet exercice juridique : Structurez au maximum votre devoir : vos professeurs ont beaucoup de copies à corriger. Essayez de faire la différence en rendant une copie qui soit structurée, aérée et qui donne envie de lire ; Utilisez les termes appropriés : la rigueur fait la différence sur une copie. Au moment de la qualification juridique des faits, il faut penser à exploiter les termes juridiques les plus adéquats qui se retrouveront tout au long du devoir ; Vérifiez les éléments points par points : n’allez pas trop vite, même lorsque les éléments sont évidents. Par exemple, si l’on dit qu’un mineur ne peut pas se marier, il faut déjà vérifier s’il y a eu un mariage (en l’espèce, s’il y a écrit « a célébré son union à la Mairie », cela signifie qu’il y a bel et bien eu mariage… À 17 ans, la majorité est fixée à 18 ans… Elle est donc mineure). Exemples de cas pratiques Voici des exemples de cas pratique juridiques : Exemples de cas pratiques résolus en introduction générale au droit ✅ [CORRIGÉ DÉTAILLÉ] Cas pratique en Introduction générale au droit Exemples de cas pratiques résolus en droit des sociétés ✅ Exemple en droit spécial des sociétés ✅ La conclusion du contrat de société Exemples de cas pratiques résolus en droit civil ✅ [Cas pratique] Introduction au droit et droit civil ✅ [Cas pratique] Rupture de l’union et conséquences (Famille) ✅ [CAS PRATIQUE] Contrat par voie électronique (droit des contrats) ✅ [CAS PRATIQUE] Droit de la famille - Filiation ✅ L'article 1591 du Code civil (contrats civils et commerciaux) Exemples de cas pratiques résolus en droit des obligations ✅ [CAS PRATIQUE] Violence et contrats ✅ [CAS PRATIQUE] Erreur, nullité du contrat et rupture des négociations ✅ [CAS PRATIQUE] Vices du consentement, pacte de préférence, nullité du contrat ✅ Exemples de cas pratiques en droit des contrats (formation du contrat, dol) ✅ Exemple de corrigé détaillé d'un cas pratique en droit des contrats Exemple de cas pratique résolu en droit fiscal ✅ [CAS PRATIQUE] La TVA collectée Exemple de cas pratique résolu en procédure civile ✅ [CAS PRATIQUE] Exemple sur le divorce et la péremption d'instance Exemple de cas pratique résolu en procédure pénale ✅ [CAS PRATIQUE] Exemple - Enquête de flagrance et instruction préparatoire Exemple de cas pratique résolu en droit pénal ✅ Exemples de cas pratiques en droit pénal (compétence, rétroactivité in mitius ) Exemple de cas pratiques résolu en droit des affaires ✅ [CAS PRATIQUE] Exemple le droit spécial des sociétés ✅ Exemples de cas pratiques en droit commercial (l'acte de commerce) Exemples de cas pratiques résolus en droit du travail ✅ [CAS PRATIQUE] La mise en place du CSE ✅ [CAS PRATIQUE] Le licenciement (Droit du travail) ✅ [CAS PRATIQUE] Modification de la rémunération contractuelle Exemple de cas pratique résolu en droit des personnes ✅ [CAS PRATIQUE] Le prénom et le sexe (Droit des personnes) Exemple de cas pratique résolu en régime matrimoniaux ✅ [CAS PRATIQUE] Régimes matrimoniaux ✅ [CAS PRATIQUE] nullité du mariage, filiation, divorce ✅ [CAS PRATIQUE] Droit des personnes - Filiation (Droit Civil) ✅ [CAS PRATIQUE] Exemple sur le lien de filiation, mariage, divorce ✅ [CAS PRATIQUE] Rupture de l’union et conséquences (Famille) ✅ [CAS PRATIQUE] la rupture du concubinage, des fiançailles et du mariage Exemple de cas pratique résolu en droit constitutionnel ✅ [CAS PRATIQUE] État fédéral, démocratie représentative, régime présidentiel ✅ [CAS PRATIQUE] État unitaire, démocratie directe, régime parlementaire ✅ Exemple de corrigé de cas pratiques en droit constitutionnel Exemples de cas pratiques résolus en droit administratif ✅ [CAS PRATIQUE] Règlement et directive européenne, SPA et SPIC, principe d’égalité ✅ [CAS PRATIQUE] Acte administratif, contrat administratif ✅ [CAS PRATIQUE] Police administrative et police judiciaire (Droit administratif) Exemple de cas pratique résolu en droit internatioanl public ✅ [CAS PRATIQUE] DIP - Autodétermination externe et déclaration d’indépendance Exemple de cas pratique résolu en responsabilité civile ✅ Exemples de corrigés de cas pratiques en responsabilité civile Sonia Barbosa et Keline Pena Da Silva
- Méthodologie pour réussir un commentaire de texte en droit
Conseils > Méthodologie juridique La méthodologie du commentaire de texte en droit est souvent négligée par les étudiants, car cet exercice juridique est perçu comme facile. Pourtant, le commentaire de texte nécessite une méthodologie rigoureuse et de solides connaissances : introduction, plan, problématique, rédaction… Voici tout ce que vous devez savoir pour réussir votre commentaire de texte. Sommaire : Comprendre l’exercice du commentaire de texte en droit Définition du commentaire de texte Objectifs du commentaire de texte Quels types de textes faut-il commenter ? Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ? 9 étapes pour réussir son commentaire de texte Étape 1 : Lire et analyser le texte Étape 2 : Faire le lien avec les connaissances Étape 3 : Dégager la problématique Étape 4 : Répondre à la problématique en deux temps Étape 5 : Dégager les idées à développer dans chaque axe Étape 6 : Formuler des titres précis et complets Étape 7 : Élaborer l’introduction du commentaire de texte au brouillon Étape 8 : Rédiger le commentaire de texte Étape 9 : Relire votre copie 3 erreurs à ne surtout pas faire dans un commentaire de texte Erreur 1 : Transformer le commentaire de texte en dissertation Erreur 2 : Paraphraser le texte Erreur 3 : Abuser des citations Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? 3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie du commentaire de texte Conseil 1 : Apprendre à lire Conseil 2 : S’entraîner sur des textes de longueurs différentes Conseil 3 : Bien maîtriser son cours Exemples de sujets de commentaires de texte Exemple de commentaire de texte corrigé Comprendre l’exercice du commentaire de texte en droit Pour comprendre l’exercice du commentaire de texte, il est impératif de savoir ce dont il s’agit : commenter, c’est interagir pour analyser, expliquer, exposer, ce qui impose un raisonnement juridique spécifique lorsqu’il s’agit d’un commentaire de texte en droit. D’ailleurs, les textes sont de différentes natures, des plus communes ( article de doctrine ) aux plus farfelues (tweets de membres du Gouvernement, nos enseignants ont de l’inspiration). Définition du commentaire de texte en droit En droit, le commentaire de texte est un exercice qui vous demande d’ analyser un texte afin de le commenter à l’aide de vos connaissances juridiques , qui vous permettront de l’interpréter pour en tirer un raisonnement intéressant . Commentaire → selon Larousse (mais vous pouvez appeler Robert si vous préférez) il s’agit de l’ action : 1/ D’expliquer , développer un texte → le synonyme étant « paraphraser », on comprend que ce n’est pas la définition appropriée pour notre exercice ; 📚 Méthodologie : En tant que bons juristes et/ou enseignants que nous sommes, nous devons poursuivre l’enquête. Quel que soit l’exercice juridique que vous devez réaliser (dissertation, commentaire d’arrêt, cas pratique ou plus largement commentaire de texte), vous êtes tenus d’analyser les termes . Il est impératif d’en comprendre le sens pour être en mesure de bien les utiliser . C’est cela le « manque de rigueur » que l’on vous a reproché dans vos copies. Il fait référence à une utilisation aléatoire des termes qui trahit un manque de compréhension. D’abord, on fait le tri parmi ce qui nous intéresse et ensuite, on creuse encore plus ! Expliquer → OK pour le commentaire, mais sans paraphraser. Lorsque vous expliquez un texte , c'est pour en établir le sens , comme dans un commentaire d’arrêt (le sens, la valeur, la portée). Mais, il ne s’agit pas de le reformuler . Vous pouvez expliquer le texte si vous le reliez à vos connaissances . Alors, à tous ceux qui pensent que pour faire un commentaire de texte, il n’y a pas besoin de maîtriser son cours, vous pouvez rebrousser chemin. Pour réaliser un commentaire de texte réussi, il est indispensable d’avoir des connaissances afin de produire un contenu qui n’est pas superficiel et de ne pas vous retrouver à paraphraser . Interpréter → bien sûr que le travail du commentaire impose une interprétation du texte par rapport aux connaissances juridiques dans lesquelles vous pouvez l’inscrire ( encore ?! ). On insiste évidemment, pas de connaissances, pas de commentaire ( d’ailleurs pas d’exercice juridique quel qu’il soit, vous ne naissez pas juriste ). ⚠️ Attention : cela dit, notre vieil ami Larousse nous dit que le synonyme d’interpréter est « présenter », ce qui nous mène à introduire le sujet, donc, on resterait au niveau de l’introduction. Si l’on voulait pousser le travail d’investigation comme des experts, il nous faudrait rechercher la définition d’interpréter et son étymologie, mais clairement, vous êtes là pour savoir comment réussir un commentaire de texte, nous allons donc abréger. Critiquer → Larousse précise « porter sur une œuvre littéraire ou artistique un jugement, l'examiner en détail, en faire la critique », avec pour synonymes → discuter, étudier, examiner. Cette fois, on tient notre piste. Le commentaire de texte, c'est un petit mélange d’explication, d’interprétation et de critique pour discuter un texte que vous examinez à la loupe à l’aide de vos connaissances . Vous ne pouvez rien discuter si vous ne savez pas ce dont vous parlez. De texte → il s’agit de réaliser ce cheminement intellectuel sur un matériau sous forme de… texte . On y revient un peu plus tard . Objectifs du commentaire de texte en droit En droit, le commentaire de texte est un exercice poursuivant trois objectifs (les 3 C) : contextualiser, commenter et critiquer un texte juridique . En d’autres termes, l’objectif principal est de travailler votre esprit critique . Vous devez être en mesure de mobiliser vos connaissances pour porter un jugement sur une position doctrinale, par exemple. Évidemment, les enseignants veulent voir si vous avez compris le texte, mais ce n’est pas l’objectif premier de cet exercice stimulant. Il s’agira plutôt de l’un des objectifs de son introduction . En somme, ne vous lancez pas dans la rédaction de votre exercice juridique si vous n’avez pas compris ce que le correcteur attend de vous, ok ? Allez, suivez-nous, on vous explique tout ! Contextualiser le texte pour mieux l’analyser Le premier objectif du commentaire de texte, que l’on doit retrouver dans l’introduction, est de contextualiser le texte et de comprendre les raisons de son écriture . Tout texte a une raison d’être ( ratio legis ) : a-t-il été adopté suite à un débat politique ? En raison d’une évolution juridique ? Commenter le texte, c’est aussi comprendre pourquoi son auteur a décidé de l’écrire. Voyez le texte comme une histoire ou une anecdote : sortie de son contexte, elle peut perdre tout son sens . Par exemple, si l’on vous dit que votre voisin a tué quelqu’un, alors il est un meurtrier. En revanche, l’histoire n’a pas la même ampleur si vous savez que votre voisin a simplement marché sur le lacet d’une personne et que cette chute a (malheureusement) entraîné la mort de la personne en question (homicide involontaire). Cela n’excuse en rien la mort de cette personne, mais il y a une différence entre tuer une personne de sang-froid et un accident. Pour bien contextualiser votre texte, posez-vous les bonnes questions et notez les réponses sur votre brouillon : Dans quel contexte économique, historique, juridique et politique ce texte a-t-il été écrit ? ; Qui est l’auteur du texte ? ; Quelle est sa profession ? ; Quels sont ses positionnements juridique et politique ? Commenter le texte au regard du cours Le deuxième objectif du commentaire de texte en droit est de commenter le texte au regard de vos cours magistraux et de vos travaux dirigés (TD). Cet aspect devra apparaître dans vos développements . Autrement dit, un commentaire de texte réussi est un commentaire qui alterne entre citations du texte et explications de cours (arguments, exemples). Contrairement à ce que pensent les étudiants, il n’est pas possible de rédiger un bon commentaire sans maîtriser son cours (ou la méthodologie juridique). En effet, commenter le texte ne consiste pas simplement à expliquer les phrases une par une : votre correcteur sait lire ! Vous devez expliquer le sens de la phrase au regard de la loi, de la jurisprudence ou encore de la doctrine . Cela signifie que pour avoir la moyenne, vous devez prouver à l’examinateur que vous avez compris les enjeux de votre texte ainsi que les débats qui l’entourent. Souvent, le texte consiste en l’énoncé de généralités : expliquez-les et approfondissez le propos. Par exemple, s’il est écrit : « En France, sous la Vᵉ République, le Premier ministre est un dirigeant suprême. Le président de la République est à la tête de l’État ce que sont les conditions générales d’utilisation à un produit : inutile ! ». Une telle affirmation doit impérativement être commentée : montrez, par vos connaissances de cours (régime de la Vᵉ République, pouvoirs du Premier ministre, etc.), qu’il s’agit d’un texte engagé et critique à l’égard de ces fonctions. N’hésitez pas à utiliser des exemples pour soutenir votre propos. Un parallèle avec la célèbre locution du Général de Gaulle selon laquelle le président de la République serait réduit à « inaugurer les chrysanthèmes » peut ici être réalisé. Or, si vous n'avez pas révisé votre cours, vous irez probablement dans le sens de l’auteur et vous pouvez être sûr de ne pas avoir la moyenne. 🎤 Témoignage : « En L1 Droit, je n’étais pas très assidu. En conséquence, au moment des partiels, je n’ai révisé que le strict minimum. En droit constitutionnel, je savais pertinemment que le sujet était un commentaire de texte, ce qui m’a encouragé à bâcler les révisions de cette matière. Le texte avait l’air simple, l’auteur donnait toutes les caractéristiques d’un régime présidentiel, je n’avais qu’à les commenter. Ce que je ne savais pas, c’est que le texte était totalement ironique : l’auteur faisait une critique du régime et il ne s’agissait absolument pas de ses réelles caractéristiques… En réalité, notre professeur voulait voir qui avait révisé et qui s’était reposé sur ses lauriers. Autant vous dire que j’ai pris un aller simple pour les rattrapages ! », Matéo, L2 Droit, Rennes. Critiquer le texte Le troisième objectif du commentaire de texte , le plus important, est de critiquer le texte au sein de vos développements. Il s’agit bien évidemment d’une critique constructive qui permet de mettre en évidence la logique du raisonnement de l’auteur par rapport au droit, son ironisation des institutions, ou au contraire son approche extrêmement controversée de l’obligation de délivrance du vendeur. Vous l’aurez compris (on l’espère, sinon commentez l’article que vous lisez), la critique ne signifie pas écrire « ce texte est bien » ou « il n’est pas correct », mais de comprendre le raisonnement de l’auteur et les raisons qui l’y conduisent en tentant d’apporter votre approche critique, mais juridique de ceux-ci. La critique du texte permet de montrer à votre correcteur que vous avez compris les enjeux et tensions qui entourent votre texte . C’est aussi le moment où vous pouvez apporter votre appréciation juridique personnelle , afin de différencier votre copie de celles des autres étudiants : Êtes-vous d’accord juridiquement avec les propos de l’auteur ? Le cas échéant, quels sont vos arguments fondés juridiquement ? ; Le texte est-il, selon vous, pertinent juridiquement ? ; L’engagement de l’auteur influence-t-il son argumentation ? C’est important que vous preniez de la hauteur entre un texte « neutre » (ex. : un article du Code civil) et un avis d’un auteur sur sujet déterminé (cet avis n’étant pas une vérité absolue, mais le fruit d’une réflexion, avec potentiellement une prise de position)*. Évidemment, votre commentaire ne doit pas être politisé, mais si le texte à étudier l’est. Constater que l’auteur du texte est engagé n’est qu’un élément utile dans la compréhension du texte. Quels types de texte faut-il commenter ? À l’université en droit, vous aurez à commenter des textes types : Extrait d’un discours politique ; Extrait d’un débat (parlementaire, politique) ; Extrait d’ouvrages « collectifs » (mélanges de plusieurs textes) ou d’ actes de colloques ; Extrait de manuel juridique ; Texte doctrinal , quel que soit son support. Articles de presse (ça peut arriver) ; Travaux parlementaires ; Extraits de rapports ; Circulaire ; Décisions de justice (ce qu’on appelle plus communément « commentaire d’arrêt » ou de « décision » → la décision reste un texte, mais spécifique, c’est pourquoi on en a fait un exercice spécifique, avec des exigences de raisonnement légèrement différentes) ; Articles de loi, décret (vous trouverez cet exercice sous l’intitulé « commentaire d’article », avec, également, une méthodologie légèrement spécifique, mais l’article reste aussi un texte) ; Etc. Vous l’aurez compris chers pépins, il existe une variété de textes qui peuvent faire l’objet d’un commentaire de texte juridique. Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ? Pour gagner des points en commentaire de texte, il faut coller aux attentes des correcteurs qui sont : Présenter le texte → l’introduction doit être fluide et claire pour que le lecteur sache ce dont parle le texte, quel problème il soulève et comment vous allez y répondre ; Commenter le texte → c’est-à-dire en tirer une analyse juridique à partir des connaissances pour expliquer la position de l’auteur et la critiquer par rapport au droit ; Équilibrer le devoir → les parties et sous-parties doivent être équilibrées pour que le lecteur soit en mesure de suivre votre raisonnement qui tient sur 4 pieds et pas 2 et demi parce que vous avez fait du I.A. la suite de l’introduction et du II. B. un cagibi ; Faire du droit → vous êtes étudiants en droit, il semble évident que l’attente principale d’un correcteur soit que vous fassiez du droit . Lorsque vous commentez un texte, il faut établir un lien avec vos connaissances juridiques et donc les utiliser pour justifier vos positions critiques . En somme, il est impératif d’intégrer des fondements juridiques sinon, votre travail sera superficiel. Attention, il ne suffit pas de les énumérer , mais de les exploiter pour appuyer votre raisonnement qui se veut rigoureux . Le correcteur attend que vous respectiez la méthodologie juridique du commentaire de texte qui impose : Une introduction qui respecte un cheminement (sur lequel on revient) ; Une problématique (sauf exceptions. Par exemple, certains n’en exigent pas en « commentaire d’article ») que vous tirez du texte en le liant ( encore ?!?! ) avec vos connaissances) ; Deux parties, une dichotomie qui laisse comprendre l’orientation que vous donnez à votre critique du texte ; Des sous-parties qui précisent vos deux grands axes (donc, on ne fourre pas tout et n’importe quoi dans les sous-parties pour réciter son cours, il y a un raisonnement logique à tenir en partant du texte . C’est un exercice de « va-et-vient » entre le texte et le cours). Et la conclusion ? Comme en dissertation , en droit, on n’exige pas de conclusion en commentaire de texte , car votre devoir se suffit à lui-même. Si vous avez besoin de conclure, c’est que le contenu n’est pas suffisamment limpide. Or, votre raisonnement doit être clair. 💡 Bon à savoir : pensez à soigner votre copie sur la forme pour aller chercher « le point en plus » (ou éviter d’en perdre bêtement) en évitant les ratures, une calligraphie douteuse ou des fautes d’orthographe dans chaque lettre. Pensez également à aérer la copie en sautant des lignes . En revanche, évitez d’en faire un sapin de Noël en y mettant de la couleur en veux-tu en voilà. 9 étapes pour réussir son commentaire de texte Pour avoir la moyenne et réussir votre commentaire de texte, vous devez impérativement en maîtriser la méthodologie. Pour cela, 9 étapes doivent être respectées dans cet ordre (de préférence, si vous voulez un raisonnement solide et plus facile à dégager, qui vous apportera des points) : Étape 1 : la lecture et l’analyse du texte ; Étape 2 : le lien avec les connaissances ; Étape 3 : la problématisation ; Étape 4 : la construction du raisonnement en deux temps ; Étape 5 : l’élaboration du raisonnement au brouillon ; Étape 6 : la formulation des intitulés ; Étape 7 : la préparation de l’introduction ; Étape 8 : la rédaction du fond ; Étape 9 : la relecture. Étape 1 : Lire et analyser le texte Lire et analyser le texte implique une lecture répétée, analytique et attentive du texte ( oui, il ne s’agit pas seulement de « lire », car ça, nous savons que vous en êtes capable ). Une lecture répétée du texte Une bonne lecture est une lecture répétée . Une erreur de méthodologie que commettent souvent les étudiants : se jeter sur le texte, stabilo à la main, pour tout surligner. Avouez, vous l’avez tous déjà fait au moins une fois… Ne mettez pas la charrue avant les bœufs ( une expression qu’on adore ) ! Obligez-vous à faire une première lecture du texte sans stylo ni surligneur . Celle-ci vous permettra de prendre connaissance du texte : quel est le sujet ? Qu’avez-vous compris ? Si une phrase ne vous semble pas claire, prenez le temps de la relire. Une mauvaise compréhension entraînera forcément un mauvais commentaire. Ensuite, faites une deuxième lecture , cette fois-ci plus lente et analytique ( on y vient juste après ) , en prenant des notes au brouill on si des éléments vous passent par la tête ( inutile, en revanche, de raisonner pour l’instant ). Enfin, la dernière lecture est ce qu’on appelle ici une « lecture attentive » . Vous devez vous concentrer sur le texte pour saisir le sens de chaque élément, l’orientation du raisonnement de l’auteur que vous connectez avec vos connaissances . Pas de connaissances en droit, pas de commentaire juridique. Alors, lorsque votre cerveau fume par vos oreilles, respirez un instant, buvez une gorgée (ou plus) d’eau, puis recommencez la lecture . Vous ne devez pas passer d’éléments. Concentrez-vous un instant sur la phrase et comprenez l’articulation de chaque terme pour en former le sens . Une lecture analytique du texte Pour que votre lecture soit efficace , vous devez l’adapter à la taille du texte . Une erreur que vous ne devez pas commettre est de croire que la taille du texte a un rapport avec sa difficulté. Un texte court n’est pas nécessairement synonyme de simplicité, au contraire ! Plus votre texte est court, plus vous devez redoubler de vigilance : chaque mot a son importance. Faites attention aux conjonctions de coordination , à la ponctuation , aux choix des verbes , etc. Par exemple, « et » n’a pas la même signification que « ou ». Au contraire, si votre texte s’étend sur 2 ou 3 pages , vous devez dégager le pertinent du superflu . Il se peut que votre texte soit répétitif, mais vous, vous ne devez pas répéter la même chose dans toutes vos parties ( sinon, cela signifie probablement qu’il y a un problème d’organisation dans vos idées… ). Vous devez vous demander si l’auteur répète son propos par simple pédagogie ou si une nouvelle information a été introduite. Dans le cadre d’un commentaire de texte, peu importe le sujet, il y a 6 éléments que vous devez toujours relever. Afin de n’en oublier aucun, retenez cet acronyme : l’ ADN du SIC . ✅ 1er élément : l’auteur . Connaître l’auteur d’un texte est fondamental. En effet, son parcours d’études , son parcours professionnel ainsi que ses positionnements juridique et politique peuvent vous aider à comprendre et à commenter ses propos . Par exemple, si votre texte est fortement orienté politiquement, connaître la famille politique de son auteur vous permettra de savoir si le texte est objectif ou engagé. ✅ 2e élément : la date . Les dates sont extrêmement importantes , d’autant plus lorsque le texte est juridique et/ou politique . S’il s’agit d’un projet de loi, vous devez connaître le droit antérieur ainsi que les débats doctrinaux autour du projet pour produire un bon commentaire. S’il est question d'un texte politique, faites attention à la date : si un président de la République fait un discours dans le cadre d’une campagne électorale, vous devez analyser le texte avec du recul. 🍊 Petite astuce : n’hésitez pas à noter les dates importantes sous forme de frise chronologique au brouillon. ✅ 3e élément : la nature . La nature du texte est un des éléments les plus importants, car elle donne beaucoup d’informations . Par exemple, un article de loi est censé être neutre, avec un vocabulaire précis*, tandis qu’un article de doctrine doit défendre un point de vue : on y retrouvera une opinion juridique personnelle. *Comme notre législateur, réfléchissez au vocabulaire que vous employez : chaque terme à son importance. Il ne sert à rien d’écrire sur votre copie tous les mots que vous connaissez sur une thématique… Votre correcteur veut savoir si vous savez employer les bons mots au bon endroit (il se fiche de connaître l’étendue de vos connaissances en vocabulaire juridique). Étudiez toutes les caractéristiques des formes de texte qui pourraient vous être soumises afin de savoir quoi analyser le jour de l’examen . En principe, vous pourrez être amené à commenter un article de loi (ou de la Constitution) [ Ndlr : voir la méthodologie pour réussir un commentaire d’article de loi ? ], un projet de loi, un article de doctrine, un discours politique ou un extrait de manuel. Tenez, par exemple, le 16 juin 1946, le Général de Gaulle a prononcé le discours de Bayeux. Vous avez de nombreux éléments à analyser ici : Auteur : Général de Gaulle. Éminent président de la République sous la Vᵉ, le Général de Gaulle a marqué, à plus d’un titre, l’histoire de la France. Figure importante de la Libération, personnage caractéristique de la Vᵉ République, cet ancien militaire a posé les bases de la République proclamée le 4 octobre 1958 qu’il a fait évoluer en faveur de la prééminence du président de la République. Date : 16 juin 1946. Lorsque vous voyiez cette date, vous comprenez qu’il a été prononcé avant la IVe République qui date du 27 octobre 1946. Nature : discours. Un discours fait référence à un développement tenu oralement, généralement devant un groupement de personnes . ✅ 4e élément : le sujet . Quelles sont les thématiques abordées ? Souvent, les étudiants ont tendance à vouloir placer leurs connaissances juridiques dès qu’ils le peuvent. Avant de le faire, soyez sûr que votre propos est bien en lien avec l’une des thématiques du texte. Si ce n’est pas le cas, cela ne sera pas pertinent. Par exemple, si vous devez commenter les conditions de validité du contrat, il ne sert à rien de déballer tout votre cours de droit des contrats. Et si l’on revient sur notre exemple du discours de Bayeux, il s’agit, pour résumer grossièrement, d’une allocution lors de laquelle le Général de Gaulle a énoncé la conception qu’il retenait des institutions qui devaient être celles de la République. Ce discours n’a pas été suivi pour la IVe République. En revanche, les institutions de la Vᵉ République, tel qu’elles ont été conçues dans la Constitution du 4 octobre 1958, s’en rapprochent. Il a fallu attendre un peu, mais ses causeries ont fini par prendre vie ! ✅ 5e élément : le contexte . Un texte est nécessairement le résultat d’une évolution historique, d’un débat politique, d’un changement juridique , etc. Par exemple, s’il s’agit d’un texte doctrinal, demandez-vous dans quel contexte celui-ci a pris naissance. Résulte-t-il d’une longue discorde juridique ? ✅ 6e élément : l’intérêt . Comprendre l’intérêt du texte implique de comprendre pourquoi l’auteur l’a écrit. Quel était le but ? Le texte avait-il une vocation particulière ? Par exemple, s’il s’agit d’un texte doctrinal, demandez-vous pourquoi l’auteur l’a-t-il écrit ? Comprenez la raison d’être de votre texte pour en faire un commentaire pertinent. Mais demandez-vous surtout pourquoi ce sujet est juridiquement intéressant . Par exemple, le Discours de Bayeux avait été prononcé par le Général de Gaulle à l’aube de la IVe République (1946). N’était-ce pas afin de donner une orientation à suivre pour stabiliser les institutions ? Quel intérêt de soumettre ce texte à votre étude ? L’intérêt est d’analyser la pensée du Général de Gaulle bien avant la Ve République et de voir qu’il avait déjà pensé les institutions de cette manière avant 1958. Dégager l’intérêt d’un sujet (y compris en dissertation) c’est répondre à la question de savoir pourquoi ce sujet est intéressant (juridiquement, donc si vous n’avez pas de connaissances, vous ne pourrez pas répondre à cette interrogation fondamentale pour dégager la problématique juridique posée). Enfin, une fois que vous aurez terminé cette lecture très analytique au brouillon, faites une troisième lecture en classant vos idées sur votre brouillon . Par exemple, si trois arguments vont dans le même sens, surlignez-les en jaune. Choisissez une autre couleur pour une autre thématique, etc. Cette dernière lecture doit vous donner des idées de plan et vous permettre de prendre de la hauteur pour vous concentrer sur les thématiques et les problématiques abordées . Une lecture attentive du texte L’étape la plus essentielle pour réussir votre commentaire de texte est la lecture attentive de ce texte . Aussi simple que cela puisse paraître, beaucoup d’étudiants passent à côté de cette étape fondamentale. Ils lisent trop rapidement le texte, ce qui conduit inévitablement à un mauvais commentaire pour cause de hors sujet ou simplement d’une mauvaise compréhension du raisonnement de l’auteur. La lecture attentive vous impose de lire chaque terme et de comprendre le sens de chaque phrase . Parfois, avec le stress, on a tendance à aller un peu vite et à ne pas tout comprendre. Comment pourriez-vous commenter quelque chose que vous ne voyez pas ? C’est la même chose ici, une lecture partielle ou lacunaire du texte vous conduira à commenter de manière superficielle le fond . Il faut saisir la pensée de l’auteur en connectant les termes essentiels, le champ lexical principal à vos connaissances . Prenons l’exemple d’un extrait du discours de Bayeux (1946) que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site de l’Élysée : « Partout où paraissait la croix de Lorraine s'écroulait l'échafaudage d'une autorité qui n'était que fictive , bien qu'elle fût, en apparence , constitutionnellement fondée ». VOUS LISEZ VOUS TRADUISEZ VOUS COMPRENEZ croix de Lorraine Symbole de la Libération (donc 1944) 📚→ si vous n’avez pas été en mesure de le traduire, c’est dommage, car vous passez à côté d’une information temporelle essentielle (la période du régime de Vichy) à la compréhension de la suite des informations de la phrase . Alors, pensez à développer votre culture générale en lisant, en visitant des expositions ou en étant curieux, tout simplement. Le Général de Gaulle est un acteur central de la Libération (donc, on comprend son positionnement). Il estime que l'autorité en place était fictive , en dépit du texte constitutionnel qui lui donnait « légitimité ». Il va donc naturellement se prononcer sur les institutions et leur légitimité . autorité qui n’était que fictive (...) bien qu’en apparence, constitutionnellement fondée Il parle du régime de Vichy et en particulier du gouvernement de la République sous l’autorité du Maréchal Pétain et instauré par la loi constitutionnelle du 10 juin 1940 . « Tant il est vrai que les pouvoirs publics ne valent en fait et en droit que s'ils s'accordent avec les intérêts supérieurs du pays, s'ils reposent sur l'adhésion confiante des citoyens . En matière d'institutions, bâtir sur autre chose, ce serait bâtir sur du sable . Ce serait risquer de voir l'édifice crouler une fois de plus à l'occasion d'une de ces crises auxquelles , par la nature des choses, notre pays se trouve si souvent exposé . Voilà pourquoi, une fois assuré le salut de l'État dans la victoire remportée, et l'unité nationale maintenue, la tâche par-dessus tout urgente et essentielle était l'établissement des nouvelles institutions françaises . » VOUS LISEZ VOUS TRADUISEZ VOUS COMPRENEZ s'ils reposent sur l'adhésion confiante des citoyens confiance, citoyen, fondement → dimension démocratique Le Général de Gaulle pose un contexte pour justifier qu’il faille « réformer » les institutions afin de ne pas reproduire les erreurs du passé. Même sans avoir lu la suite, il semble évident qu’il va proposer son approche des institutions en justifiant leur légitimité par l’assentiment qu’accorderait le citoyen au pouvoir constituant pour les établir. matière d'institutions, bâtir sur autre chose, ce serait bâtir sur du sable fonder les institutions (donc la séparation des pouvoirs ) sur autre chose que l’adhésion des citoyens serait inopérant → la porte ouverte à d’autres crises ? ⇒ relevons qu’il ne parle pas de « peuple » mais bien de citoyen ces crises auxquelles (...) notre pays se trouve si souvent exposé en effet, il envisageait bien des crises, dans le cas où les institutions seraient créées sans se fonder sur l’assentiment des citoyens. Il rappelle que la France a traversé plusieurs crises (v. IIIe République, pour la dernière avec la crise du 16 mai 1877 ) ; et qu’elles sont dues au manque de légitimité des institutions urgente et essentielle (...) l'établissement des nouvelles institutions françaises il faut établir de nouvelles institutions afin de ne pas reproduire les erreurs du passé Cette lecture attentive impose un brainstorming : vous lisez, vous comprenez, vous notez des idées au brouillon pour déjà réaliser un lien avec le cours. Étape 2 : Faire le lien avec les connaissances Faire le lien avec les connaissances est une étape incontournable, essentielle, fondamentale. Tellement qu’on en a fait un élément à part entière simplement pour vous le rappeler, alors qu’en réalité, vous procédez déjà à ce brainstorming lors de votre lecture attentive du texte à commenter. C’est quoi, faire le lien avec les connaissances ? C’est avoir lu et compris le texte pour l’inscrire dans vos connaissances . Vous avez lu le discours de Bayeux, compris les idées dégagées par le Général de Gaulle. Désormais, faites le lien avec ce que vous savez des IVe et Ve Républiques, de leurs institutions, de la manière dont les constitutions de ces régimes ont été élaborées et de ce à quoi elles ont abouti. Notez au brouillon les dates qui vous viennent en tête, les fondements juridiques et les idées doctrinales que vous pouvez exploiter pour analyser et critiquer le texte qui est soumis à votre étude. Autant vous dire que si vous n’avez pas de connaissance, vous ne commenterez rien. Étape 3 : Dégager la problématique Pour dégager la problématique, il y a deux options : Soit la problématique se dégage naturellement du texte, car l’auteur se pose une question ; Soit la problématique ne se dégage pas naturellement du texte, et là, vous devez vous souvenir de la ratio legis (l’intérêt du texte, le pourquoi il est intéressant juridiquement) et des problématiques du texte : essayez de les rassembler pour formuler une question pertinente, qui ne soit ni trop large ni trop fermée. Mais ce qui est sûr, c’est que sans problématique, il n’y a pas de raisonnement. C’est l’ élément central de tout sujet que vous avez à traiter, car vous répondez à un problème théorique juridique que vous tirez de l’étude qui vous est soumise, mis en perspective avec vos connaissances . Sans problème, à quoi apportez-vous une solution ? La problématique, c'est la tension posée par l’auteur dans son texte, ou sous-entendue par l’auteur. Vous la comprenez, car… vous avez des connaissances ( oui, oui, on le répète ! ). En somme, la problématique est à mettre en perspective avec vos connaissances, car c’est d’elles que vous serez en mesure de dégager l’intérêt du sujet . Étape 4 : Répondre à la problématique en deux temps Répondre à la problématique en deux temps, c’est dégager les deux axes du plan (les I et II). 💡 Bon à savoir : comme la majorité des exercices juridiques, le commentaire de texte répond à un plan en deux parties (I/II) et deux sous-parties (I. A/B ; II. A/ B) . Il n’y a pas de conclusion, vos développements doivent suffire à répondre à la problématique . Comment trouver le plan dans un commentaire de texte ? Pour trouver un plan dans un commentaire de texte*, il faut avoir compris la tension posée par le sujet (problématique). C’est seulement après avoir compris cela que vous pourrez construire votre plan. La réponse à cette tension, organisée en deux temps, sera votre plan. *Le plan se construit grâce à vos connaissances (et pas à partir de). Autrement dit, vous n’allez surtout pas chercher votre plan dans le cours après avoir lu le texte et compris qu’il parlait d’un truc que vous aviez plus ou moins appris. Jamais. Grossière erreur. ⚠️ Attention : comme pour la méthodologie de la dissertation ou le commentaire d’arrêt, vous ne vous lancez JAMAIS dans la rédaction du commentaire sans plan ni structure. Cela équivaudrait à se lancer dans une course d’orientation sans boussole ni carte… Même à Koh-Lanta, ils ont ce matériel minimum ! Dans le cadre de cet exercice juridique, deux possibilités s’offrent à vous . Soit votre plan peut être déduit de la structure du texte ; Soit il peut être déduit des thématiques essentielles du texte . Dans le premier cas, votre texte est organisé en deux parties et deux idées sont clairement développées dans chaque paragraphe. Dès lors, vous avez votre I/et votre II/ et il ne vous reste plus qu’à trouver les deux idées principales de chacune de ces parties. Dans le second cas, votre texte est découpé en plusieurs paragraphes, mais il y a deux idées qui se distinguent nettement des autres. Encore une fois, vous aurez votre I/et votre II/ et vous devrez ensuite déterminer quelles sont les deux idées dominantes de chaque thématique. Est-ce qu’on peut faire des plans « types » en commentaire de texte ? Comme pour la dissertation ou le commentaire d’arrêt, il peut être rassurant de faire un plan « type » qui serait valable pour tous les commentaires ; mais, nous vous conseillons d’éviter cette méthode si vous voulez réussir : il est préférable de vous adapter au texte. Par exemple, ne faites pas l’erreur de présenter le texte dans votre première partie pour l’expliquer dans votre deuxième partie. La présentation du texte doit être dans l’introduction et pas ailleurs. Et on vous le répète, pour éviter de vous perdre dans des intitulés douteux avec des sous-parties sans aucun rapport, commencez simplement par répondre en deux temps à votre problématique . Par exemple, pour un texte qui évoque les abus dans l’usage de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution, la problématique à poser imposera de vous intéresser à la relation théorie/pratique. L’article 49 alinéa 3 a-t-il été détourné de sa finalité par la pratique sous la Vᵉ République ? Par exemple. Évidemment, tout va dépendre du raisonnement de l’auteur. ❌ À une telle problématique, vous n’allez pas répondre : « dans un premier temps, l’article 49, alinéa trois prévoit un mécanisme de motion de censure (I), mais dans un second temps, il est possible d’engager la responsabilité du Gouvernement (II) ». Hélas, c’est pourtant souvent ce type de dichotomie que l’on retrouve dans les copies, car l’étudiant veut à tout prix caser ses connaissances qu’il a reliées au sujet dégagé par l’auteur, sans les relier au raisonnement de l’auteur. ✅ Il faut plutôt répondre « si l’article 49 alinéa 3 est un procédé mis en place pour affronter démocratiquement les blocages (I) la pratique de l’exécutif en a fait une arme à l’encontre du pouvoir législatif du Parlement (II) ». Cette réponse en deux temps ( dont on a fait une annonce de plan, parce qu’on aime bien vous en donner toujours plus) vous permet de dégager deux axes de raisonnement qui répondent à votre problématique : L’article 49 alinéa 3 est un outil démocratique destiné à faciliter la prise de décision (attention, l’idée doit être tirée du texte, si évidemment l’auteur dit l’inverse, vous tirez l’idée inverse, que vous pouvez évidemment critiquer en y étant juridiquement opposé ou conforter avec, encore une fois, des fondements juridiques ) ; Mais, les membres du pouvoir exécutif en ont fait un usage qui s’éloigne de cette finalité, aboutissant à affecter le rôle du Parlement qui, en principe, vote la loi (art. 24 de la Constitution). Étape 5 : Dégager les idées à développer dans chaque axe Vous avez développé chaque axe, désormais, il faut savoir quoi y intégrer. Il va falloir réaliser des va-et-vient entre le texte et vos connaissances . Nous vous rappelons qu’à ce stade , nous sommes encore au brouillon . Faites deux colonnes avec une idée de chaque côté et intégrez-y dedans les connaissances que vous avez préalablement dégagées au brouillon (étape 2) ainsi que les parties du texte que vous allez connecter avec ces éléments . Une fois ce processus réalisé, vous pouvez découper en deux chaque axe . Vous avez à présent les sous-parties (on n’a pas dit de réaliser les intitulés, pour l’instant, vous en êtes aux idées, vous pouvez en faire des phrases pour avoir un fil rouge conducteur et savoir où vous souhaitez aller ). À ce stade, vous devez savoir très exactement ce que vous allez mettre dans chaque partie/sous-parties. Inutile, en revanche, de formuler des phrases, des mots-clés suffisent. Étape 6 : Formuler les intitulés : des titres précis et complets Comme pour la méthodologie de tout exercice juridique, vous devez rédiger des titres précis et complets . Ils sont le miroir de votre devoir : ils doivent permettre à votre correcteur de comprendre l’ensemble de vos idées sans même lire vos parties. N’oubliez pas que vous êtes en droit : vous devez avoir un langage rigoureux et juridique . Employer les mauvais termes revient à montrer que vous n’avez pas les connaissances basiques. Pour réussir les titres de votre commentaire de texte , voici un rappel des règles traditionnelles : Qualifiez vos intitulés. Afin de donner envie au correcteur d’aller lire le fond de votre devoir, qualifier vos titres pour qu’ils aillent dans le sens de votre idée conductrice. Pour y parvenir, utilisez des adverbes et des adjectifs, mais avec modération. Il ne faut pas alourdir le texte, il doit être clair. Qualifiez vos titres vous évite un contenu descriptif et donc d’être à côté des attentes de l’exercice. ❌ Plutôt que « L’utilisation de l’article 49 alinéa 3 » ; ✅ « Une utilisation dévoyée de l’article 49 alinéa 3 » est plus intéressant. Éviter les titres à rallonge . Vous n’êtes pas là pour développer votre cours, les mémoires de l’auteur ou votre vie. Les titres, c’est susciter l’envie, pas la combler avant même de l’avoir éveillée . Alors, des titres concis, mais avec l’information importante de votre raisonnement, sont préférables à des phrases entières sur 4 lignes dont on comprend le sens avec difficulté. Ne pas mettre de verbes conjugués dans vos titres . Il vaut mieux privilégier les participes passés ou les affirmations ( ce qui vous évitera au passage des fautes de conjugaison ) ; Ne pas mettre de ponctuation dans vos titres . Soyez simple. Votre titre ne doit pas ressembler à une devinette ni à une introduction de thèse (donc pas de « … » ou 4 virgules dans un titre) ; Ne pas citer tout le texte dans vos titres . Cela peut être pertinent si un ou deux mots sont bien placés et utilisés, mais citer 6 fois le texte pour faire 6 titres est plutôt déconseillé. Maintenant que vous savez comment rédiger des titres, vous vous demandez probablement : quand faut-il réaliser cette étape ? Eh bien, cette étape peut aussi passer après la rédaction de l’introduction au brouillon. On ne cherche pas les titres avant de savoir ce dont on va parler, comme on ne crée pas la bande-annonce du film avant d’avoir tourné les scènes. C’est seulement lorsque l’on sait très exactement où l’on veut amener le spectateur qu’on peut formuler des titres précis et complets . Mais, plus que « l’amener » quelque part, vous devez séduire le correcteur . Il faut lui donner envie d’aller plus loin, d’en savoir plus . Personne ne voudra venir à un rendez-vous avec vous si vous n’êtes pas suffisamment intrigant (ou alors la personne n’a rien d’autre à faire, ça arrive, et en définitive, la relation n’aboutit à rien. Sauf si vous étiez juste timide, mais que vous savez faire bonne impression lors du développement en face to face ). Avec le lecteur de votre copie, c’est la même chose, si vous ne lui donnez pas envie d’en savoir plus, il va quand même analyser le fond, parce que c’est son travail. Mais, vous lui mettez des a priori en tête et cela affectera sa lecture. Cela dit, si le fond est pertinent, il saura faire abstraction de la forme (mais vous manquez tout de même quelques points attribués pour la construction du plan). Et surtout, n’oubliez pas : toutes les facultés de droit et tous les professeurs/enseignants ont leurs attentes. Les règles énoncées ci-dessus sont générales. Renseignez-vous avant de passer votre partiel/examen de droit. Étape 7 : Élaborer l’introduction du commentaire de texte au brouillon Comme pour tous les autres exercices juridiques, l’introduction du commentaire de texte doit suivre une méthodologie bien précise pour être réussie : On suscite l’intérêt du lecteur par une phrase d’accroche ; On présente le sujet (ici le texte) ; On contextualise le texte ; On établit l’intérêt du texte ( ratio legis ) ; On formule la problématique ; On y répond en deux temps avec l’annonce du plan . Trouver une phrase d’accroche Tout d’abord, vous pouvez commencer par introduire votre commentaire avec une phrase d’accroche en lien avec votre sujet . Celle-ci peut être une phrase sur un fait d’actualité ou une citation. Attention, il serait délicat d’introduire votre commentaire de texte par une citation issue du texte. Cela sera peut-être mal vu par votre correcteur, car cela pourrait être perçu comme un manque de connaissances personnelles. Notez toutefois que même si cette phrase d’accroche n’est pas toujours une étape obligatoire , elle reste un moyen de différencier votre copie de celle des autres étudiants . ⚠️ Attention : Il ne faut pas chercher la phrase d’accroche avant d’avoir établi le squelette du devoir au brouillon (étapes 2 à 5 ). C’est comme pour les titres, comment pourriez-vous accrocher le correcteur si vous ne savez pas ce qu’il se passe dans le film ? Pas de scènes tournées, pas de teaser . Donc, pas de raisonnement juridique, pas d’accroche. Évidemment, cette phrase d’accroche ne doit pas rester seule au début de votre commentaire… Comme un ami timide, il faut l’intégrer au groupe ! N’oubliez pas d’ajouter une phrase qui fera le lien entre votre phrase d’accroche et le sujet dégagé du texte . C’est le moyen d’avoir une introduction fluide, car vous enchaînez ensuite directement sur la présentation du texte. Présenter le texte Ensuite, vous devez présenter votre texte . Faites-le comme si votre correcteur n’avait jamais lu le texte : vous devez le présenter de façon claire, concise et ordonnée : Qui est l’auteur ; Quel est le type de texte ; De quand date le texte ; Quel est son sujet. Notez que l’ordre dans lequel vous annoncerez ces éléments va dépendre de la manière dont vous envisagez de contextualiser le texte. Il faut que votre introduction reste fluide . Ne faites pas un catalogue d’éléments que vous alignez les uns après les autres. Il faut que vous trouviez un moyen d’établir du lien entre tous. Par exemple, si c’est un discours politique, vous pouvez dire qu’il s’agit d’un discours prononcé le (mettre la date), dans le cadre d’une élection présidentielle, par un potentiel candidat (mettre son nom). Cette phrase vous permettra d’ouvrir sur l’auteur du texte, sur son parcours, ses positionnements, etc. (seulement si c’est pertinent au regard du commentaire de texte). Contextualiser le texte Une fois votre texte présenté, contextualisez-le . À ce stade, il ne s’agit plus simplement de commenter la lettre du texte, mais plutôt de comprendre son environnement (historique, juridique, politique, etc.). Vous devez montrer à votre correcteur que vous avez compris le texte ainsi que le contexte dans lequel il a été rédigé ou prononcé. C’est comme dans un film ou une série, on s’attache aux personnages à mesure que l’on en apprend plus sur leur passé ou leurs sombres secrets. Qui aurait pensé que l’on pourrait trouver Joe Goldberg (You) attachant ? Pour rappel, vous êtes censé avoir déjà relevé ces éléments, vous n’aurez plus qu’à les rédiger. Si vous avez peur d’en oublier, surlignez au fur et à mesure chaque élément écrit sur votre brouillon : si à la fin de votre rédaction une partie n’est pas surlignée, vous saurez qu’elle est absente de votre copie ! Dégager l’intérêt du texte ( ration legis ) La ratio legis est la raison d’être du texte, son intérêt. Pour la dégager, il faut vous poser la question de savoir « pourquoi ce texte est-il intéressant ? ». Mais, intéressant par rapport à quoi ? Au droit, bien sûr . Autrement dit, à vos connaissances . Dans quel courant s’inscrit-il ? Est-il contraire à des positions doctrinales bien ancrées ? Au contraire, y est-il conforme ? Suscite-t-il des débats juridiques ? Interrogez-vous, interrogez vos connaissances pour poser l’intérêt du texte . Doit-on encore le dire ? Pas de connaissances, pas de commentaire ! Ajouter la problématique du texte Vous avez juste à ajouter la problématique que vous avez préalablement établie au brouillon . Ne pas oublier l’annonce de plan N’oubliez pas l’annonce de plan que vous aurez peut-être déjà formulée lors de votre travail préalable au brouillon (vous savez, lorsque vous avez dégagé les deux axes de réponse). Pour ce qui est de l’ annonce de plan , elle est assez similaire à celle d’une dissertation ou d’un commentaire d’arrêt. Elle doit permettre à votre correcteur de comprendre vos parties sans même lire vos titres . Si l’on reprend notre exemple, vous aurez ainsi : « L’article 49 alinéa 3 est un outil démocratique destiné à faciliter la prise de décision (I), mais les membres du pouvoir exécutif en ont fait un usage qui s’éloigne de cette finalité, aboutissant à affecter le rôle du Parlement qui, en principe, vote la loi (II). » Pour résumer, votre introduction ne doit PA ( p hrase d’ a ccroche) être PT ( p résentation du t exte), car si CT ( c ontextualisation du t exte) le cas, cela ne servirait à R ( r atio legis ) et cela ne serait PA ( p roblématique et a nnonce de plan) constructif. Étape 8 : Rédiger le commentaire de texte L’ avant-dernière étape de la méthodologie pour réussir son commentaire de texte : la rédaction du devoir . Afin de mettre toutes les chances de votre côté et gagner des points, vous devez rendre une copie impeccable. N’oubliez pas, votre devoir vous représente ! Votre copie doit donc être aérée , agréable à lire , bien organisée et surtout, elle ne doit pas contenir de fautes (conjugaison, grammaire, orthographe, vocabulaire). Pour cela, n’oubliez pas de sauter des lignes , de faire des paragraphes et des alinéas. Par exemple, pour l’introduction, vous devriez avoir : Vous l’aurez compris, il ne faut pas négliger vos transitions et vos chapeaux . Ces éléments participent à la fluidité de votre devoir, car ils permettront à votre correcteur de suivre votre logique et votre réflexion. Pour rappel, un chapeau annonce vos parties (A. et B. de chaque partie) tandis qu’une transition permet de passer d’une partie à une autre sans rompre la fluidité de votre propos. Les transitions entre les sous-parties ne sont pas toujours obligatoires (n’oubliez pas de demander à vos enseignants), mais si vous le faites une fois, vous devrez le faire tout au long de votre devoir. Ne recopiez pas tout votre texte au brouillon, vous perdriez du temps inutilement. Étape 9 : relire votre copie La relecture du devoir est une étape non négligeable de la méthodologie, car sans relecture, vous n’êtes pas en mesure de voir si le travail terminé est cohérent. Certes, vous ne pourrez pas changer complètement la donne. Néanmoins, vous pourrez peaufiner si vous voyez que l’idée que vous vouliez traduire était limpide dans votre tête, mais qu’elle ne transparait pas sur papier (parce que le correcteur ne voit pas dans votre esprit, il faut lui donner les éléments sur la copie). Ainsi, pour éviter de rendre une copie pleine de fautes ou partiellement incorrecte, n’oubliez pas de prévoir 15 minutes pour vous relire . Ce temps est obligatoire si vous ne voulez pas perdre des points inutilement. 3 erreurs à ne surtout pas faire dans un commentaire de texte Comme pour tout exercice juridique, il y a des erreurs de méthodologie à ne pas reproduire dans un commentaire de texte. Si vous voulez être sûr d’avoir la moyenne, les 3 erreurs ci-dessous sont à bannir. Erreur 1 : Transformer le commentaire de texte en dissertation L’ erreur la plus courante dans un commentaire de texte est de transformer votre commentaire en dissertation . Peu importe la matière et le niveau, les étudiants en droit veulent toujours montrer qu’ils connaissent leur cours. Or, si connaître son cours est fondamental pour commenter un texte ; le réciter ne répond pas aux attentes de l’exercice. Eh oui, ce n’est absolument pas ce qui est demandé par votre correcteur ! S’il voulait tester vos connaissances de cours, il aurait fait une interrogation. Avant de commencer votre commentaire, remémorez-vous les objectifs de cet exercice juridique. Vos connaissances doivent simplement servir à enrichir le commentaire de texte . Elles ne sont pas un support, mais plutôt un accompagnement, vous faites un va-et-vient entre le texte et votre cours. Le cours est ce qui vous permet de comprendre et de dépasser la lettre du texte . Afin de ne plus commettre cette erreur qui vous coûtera de nombreux points, assurez-vous de citer le texte . Il est déjà arrivé que des correcteurs ramassent des copies dans lesquelles le texte n’était cité aucune fois. À chaque nouvelle idée, citez le texte, expliquez-le, puis argumentez et exemplifiez à l’aide de vos connaissances . 🎤 Témoignage : « En première année de droit, j’ai eu un commentaire de texte sur la séparation des pouvoirs. J’étais très contente, car c’était un sujet que je maîtrisais sur le bout des doigts. Lorsque j’ai eu ma note de partiel, je suis tombée des nues. J’ai eu 6, or que j’étais persuadée d’avoir une excellente note. Quand j'ai consulté ma copie, je me suis aperçue que j’étais passée à côté du sujet : j’avais tellement voulu montrer au correcteur que je maîtrisais cette thématique que j’en avais oublié de commenter le texte… J’étais dégoûtée », Lola, L3 Droit, Montpellier. Erreur 2 : Paraphraser le texte Une autre erreur de méthodologie présente dans beaucoup trop de copies est la paraphrase . Celle-ci consiste en la « reprise d’un texte sous une autre forme », c’est la « phrase synonyme d’une autre » ( Dictionnaire Le Robert ). Quand vous paraphrasez un texte, vous ne le commentez pas. Vous n’apportez aucune plus-value , aucune information , aucune analyse . Vous le recopiez simplement . Dès lors, il est impossible pour le correcteur de vous mettre une note au-dessus de la moyenne : vous ne lui apportez aucun nouveau contenu qu’il pourrait noter. La seule chose que vous démontrez éventuellement, c’est que vous avez compris le texte (en supposant que vous ne dénaturiez pas les phrases en les paraphrasant). Cette erreur peut être liée à 3 facteurs : Mauvaise maîtrise de la méthodologie : comme dit précédemment, le commentaire de texte est perçu par les étudiants comme « l’exercice simple » qui permet de gagner des points. Malheureusement, avec cette fausse croyance, nombreux sont les étudiants à négliger la méthodologie, ce qui conduit inévitablement à produire un mauvais devoir. M auvaise maîtrise du cours : l’étudiant qui ne maîtrise pas son cours ne peut pas faire autre chose que de la paraphrase puisqu’il n’a aucun nouvel élément à apporter. Il voit le commentaire de texte comme une bouée de sau vetage. Dès lors, il espère pouvoir « blablater » afin d’obtenir une note correcte. Toutefois, votre correcteur n’est pas naïf : il sait lire et il dispose sûrement d’un vocabulaire au moins aussi riche que vous. Ne tentez pas de le berner en disant 3 fois la même chose. Vous lui faites perdre son temps. Stress : beaucoup d’étudiants sont démunis face au stress des examens. Certains en perdent complètement leurs moyens, au point de n’avoir aucun recul sur le moment présent. Pour dépasser ceci, notre meilleur conseil est l’entraînement régulier. A priori , les partiels n’ont lieu que deux fois par an (à l’exception des universités passées sur le système du contrôle continu → plus de période de partiels, mais des contrôles continus – y compris en CM – tout au long du semestre). Si vous n’avez pas de commentaire de texte en TD, les seules fois où vous pourrez vous exercer seront en partiel. Entraînez-vous pour faire du commentaire de texte une routine : maîtrise de votre temps, méthodologie, connaissance de vos points faibles/vos points forts. Cet exercice juridique doit devenir un automatisme : lors des partiels, le stress ne vous fait pas oublier votre capacité à écrire. Il ne doit plus vous faire oublier votre méthodologie. Erreur 3 : Abuser des citations Dernière erreur qui vous coûte de précieux points : abuser des citations dans votre commentaire de texte . Dans la même logique que la paraphrase, recourir abusivement aux citations de texte revient à montrer à votre correcteur que vous ne maitrisez pas votre cours ou votre méthodologie. N’oubliez pas, un commentaire de texte réussi est un commentaire qui alterne parfaitement entre les citations et les éléments de cours (explications, arguments, exemples). Partons du principe que votre commentaire se décompose en deux parties et deux sous-parties. Si vous avez deux arguments par sous-partie, vous devez au moins citer deux fois le texte. En revanche, si vous le citez 10 fois dans une même sous-partie, vous avez sûrement négligé les explications de cours. Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? Pour chaque étape, un temps doit être imparti . Au brouillon, vous devez consacrer la majeure partie de votre temps : sur 3 heures, nous vous conseillons au moins 1 h 15 à 1 h 30 ; 💡 Bon à savoir : si l’étape de la problématique est souvent négligée , c'est pourtant la plus centrale. Pas de problématique, pas de raisonnement… Donc pas de bonne note. Alors, prenez bien le temps de saisir la tension posée par le sujet , n’y consacrez pas 3 minutes et demie. La rédaction vous prendra entre 1 h 00 et 1 h 15 ( mais, cela dépend de chacun, il faut réajuster le timing en fonction de vous . Et cela, vous le savez si vous prenez le temps de vous entraîner !). Pour la relecture, laissez-vous toujours au moins 15 minutes . 💡 Bon à savoir : plus vous vous entraînerez, plus vos réflexes seront développés et plus, vous serez rapide (notamment au brouillon). Alors, pensez-y ! 3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie du commentaire de texte Pour bien maîtriser la méthodologie du commentaire de texte, nos 3 conseils sont : Apprendre à lire ( oui, on va s’expliquer ) ; S’entraîner sur des textes de différentes longueurs ; Bien maîtriser son cours. Conseil 1 : Apprendre à lire Lorsque l’on vous dit apprendre à lire, ce n’est évidemment pas comme en CP : c’est apprendre à lire avec minutie pour saisir le sens d’un texte au-delà de ce qui est écrit (donc aussi comprendre le vocabulaire juridique). Chaque mot à son importance : un « et » n’est pas un « ou ». Ce conseil va de pair avec le troisième, car c’est en ayant des connaissances que l’on est en mesure de lire entre les lignes . Aussi, apprendre à lire, c’est d’abord, prendre le temps de lire . Ne vous précipitez pas au risque de manquer des informations capitales ou de mal comprendre le raisonnement de l’auteur. On vous voit avec vos surligneurs, vous transformez vos copies en arc-en-ciel en 30 secondes… Conseil 2 : S’entraîner sur des textes de différentes longueurs S’entraîner sur des textes de différentes longueurs a deux avantages : Vous vous entraînez et apprenez ainsi à connaître votre réaction face à un tel sujet , la manière dont votre cerveau reçoit les informations et le traite ; C’est un moyen de saisir ce qui est facile pour vous et ce qui l’est moins afin de le retravailler. C’est aussi l’occasion d’apprendre à gérer votre temps . De cette façon, quel que soit le type de sujet sur lequel vous tomberez (court ou long), vous ne serez pas démuni le jour de l’examen, ce qui retire une petite dose de stress. Conseil 3 : Bien maîtriser son cours Pour réussir un commentaire de texte en droit, la maîtrise du cours est fondamentale . Dernière fois qu’on le dit : pas de cours, pas de commentaire , car pas de raisonnement. Exemples de sujets de commentaires de texte Exemples de sujets en Droit constitutionnel Annale 2021-2022 - Examen droit constitutionnel - L1 Droit - Semestre 1 - Commentaire d'un extrait de La loi, expression de la volonté générale (R. Caaré de Malberg) Exemples de sujets en Histoire du Droit Annale 2021-2022 - Examen histoire du droit - L1 Droit - Semestre 1 - Commentaire d'un extrait de La Supériorité de la Constitution de l'an VIII sur celle de l'an III, ou la Constitution de l'an VIII comparée avec celle de l'an III (R. Doche-Delisle) Annale 2019-2020 - Examen histoire du droit - L1 Droit - Semestre 1 - Commentaire sur la Constitution du 22 frimaire de l'an VIII Exemples de sujets en Droit administratif Annale 2016-2017 - Examen de droit administratif - L2 Droit. - Semestre 1 - Commentaire de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen Exemples de sujets en Droit des obligations Annale 2018-2019 - Examen droit des obligations - L2 Droit - Semestre 2- Commentaire de l'article 1142 du projet de réforme de la responsabilité civile du 13 mars 2017 ; Annale 2018-2019. -Examen droit des obligations - L2 Droit - Semestre 1 - Commentaire de l'article 1139 du Code civil issu de l'ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats Exemple de commentaires de texte corrigé Exemple de commentaire de texte corrigé en Droit constitutionnel ✅ Tweet de François Hollande sur le 49.3 (droit constitutionnel) Article co-rédigé par une enseignante en Droit constitutionnel (attachée temporaire d'enseignement et de recherche) et par notre responsable éditorial, Cassandre Thevin
- [Master] Existe-t-il une moyenne idéale pour entrer en master ?
Orientation > Masters juridiques Vous êtes en licence de droit et vous souhaitez postuler dans un master ? Votre dossier de candidature est prêt, mais vous vous demandez si votre moyenne sera suffisante pour être pris ? C’est LA question que tout le monde se pose pour l’entrée en Master de droit : quelle est la moyenne « idéale » pour s’assurer une place au soleil, sous les tropiques du master ? 🤓 « Concrètement, c'est quoi un bon dossier ? [...] Est-ce que sans ce fameux 14 de moyenne on ne peut rien tenter ? » Antoine, étudiant en L3 Droit à l’université d’Orléans. Sommaire 😊 1. La vérité sur la moyenne « idéale » 😁 2. Une candidature ne s'arrête pas aux notes 😜 3. Comprendre ses notes pour appuyer ses candidatures 1. La vérité sur la moyenne « idéale » pour entrer en master La moyenne « idéale » pour postuler en master existe-elle ? S’il s’agit d’une question qui peut sembler présomptueuse, elle n’en reste pas moins primordiale ! Aucun directeur de master ne jugera votre dossier sur le seul critère de vos notes , bien que celles-ci pèseront d’un certain poids . Votre candidature ne sera pas jugée uniquement sur les moyennes que vous avez eues. Mais cette question perdure, après tout vous n’avez pas travaillé pour rien ! Diverses moyennes face à la réalité du monde professionnel Vos moyennes ne peuvent pas rivaliser avec le monde professionnel, Il est impossible de juger votre capacité d’adaptation à partir d’un relevé de notes. Ce que vous avez appris en licence n’est qu’une base. C’est là un point primordial pour comprendre ce qu’attend un directeur de master face à une candidature. C’est aussi la raison pour laquelle votre dossier n’est pas jugé uniquement sur vos moyennes. Mais en ayant eu de bonnes moyennes, simplement en assistant aux cours assidûment, sans vous ouvrir au monde extérieur vous avez manqué le plus important, et le plus intéressant, le monde réel ! Sachant que la finalité d’un master est d’avoir une insertion professionnelle proche du 100%, le directeur de master doit pouvoir miser sur vous. Il doit comprendre que vous êtes prêt à vous frotter au monde du travail, que vous n’avez pas peur de vous retrousser les manches. Vous accumulerez des connaissances, certes, mais vous ne saurez jamais tout. Il est important de rappeler que le droit est un domaine connecté au monde, il change tous les jours. Alors en soit, vous ne pourrez jamais avoir connaissance de toutes les informations ! Le droit est d’abord un travail de recherche et de curiosité, c’est un critère que l’on ne retrouvera pas dans vos moyennes. Dans cette phase d’étude de votre dossier de candidature dans un Master de droit, le directeur comparera tous les profils. Il cherchera avant tout les critères qui sortent du lot. En comparant par exemple le profil d’un major de promo, qui ne compte pas de nombreuses expériences professionnelles dans son CV (il aura préféré miser tout sur ses notes), à celui d’un étudiant ayant travaillé dur pour avoir la moyenne tout en ayant accumulé un stage en cabinet d’avocat ou en étude de notaire les week-ends et parfois même une activité associative, le directeur de master pourra déterminer quel étudiant répondra au mieux aux attentes de sa formation. Il n’y a pas que les moyennes qui comptent pour candidater en master Divers critères sont pris en compte pour l’étude de votre candidature, il n’y a pas que les notes ! Vous avez pu, pendant votre parcours, connaître des difficultés personnelles qui expliquent qu’à un moment donné vous avez fait face à un échec et que vos notes ont dégringolé. N’hésitez pas à l’expliquer dans votre lettre de motivation . Les notes que vous avez eu sont le reflet, non pas juste de votre travail, mais d’une partie de votre personne. Si la plupart du temps il ne vous est pas demandé d’étaler votre vie privée, être accepté dans le master de vos rêves peut être une exception à la règle. Les directeurs de master restent des êtres humains. Et savoir pourquoi vous avez échoué leur permet aussi de vous connaître, de comprendre que vous êtes quelqu’un de motivé, puisque vous n’avez pas laissé tomber. Vous êtes un étudiant rigoureux qui n’abandonnera pas le master à la première difficulté. Vous faire passer pour un candidat parfait pourra vous porter préjudice, personne n’est parfait. Vous pouvez choisir entre être la victime « la vie ne fait pas de cadeau » ou être acteur de votre réussite « la vie ne fait pas de cadeau, mais je ne baisse pas les bras, et j'apprends de nouvelles choses tous les jours ». 2. Une candidature de master ne s’arrête pas aux notes 😁Une candidature de master ne s’arrête pas aux notes . Lorsque vous postulerez aux Masters de droit qui vous font rêver, vous verrez rapidement la multitude de documents qui vous seront demandés ! Il ne s’agira pas seulement des notes que vous avez pu avoir : il vous sera sûrement demandé une lettre de motivation, une lettre de recommandation voire un CV. Une fois que l’information est entendue et digérée, vous pouvez respirer un coup ! Mais alors, sur quels critères se fonde l’étude de votre dossier ? L’importance de vos expériences professionnelles Lors de la constitution de votre dossier de candidature, vous fournirez un CV dans lequel vous allez renseigner toutes les différentes expériences professionnelles que vous avez pu avoir. Peu importe que ces jobs aient un rapport avec le droit ou avec votre projet professionnel. Bien sûr, c’est mieux si c’est le cas, mais un étudiant qui a eu différentes expériences professionnelles dans différents domaines prouve qu’il n’a pas peur de remonter ses manches, que ce soit le soir après les cours, les week-ends ou même durant les vacances d’été. Vos expériences professionnelles reflètent votre ténacité , votre ambition ainsi que votre capacité d'organisation et votre motivation . Ce sont des critères qui ne sont pas visibles dans vos notes. Il s’agit, dans votre CV, de montrer au directeur de master que durant votre licence vous n’avez pas été spectateur, vous n’avez pas attendu patiemment d’avoir votre diplôme avec de bonnes moyennes. Vous devez vous montrer acteur de votre avenir et montrer que vous avez toutes ces capacités à mettre en œuvre dans le master dans lequel vous postulez. 😉 Prouvez que « You’re a warrior » ! « Il ne suffit pas d’être passé dans l’année supérieure avec 11 de moyenne ou d’avoir évité de justesse les sessions de rattrapage. Il faut faire en sorte que son dossier ne se trouve pas noyé dans la masse » a dit Patrick Morvan, professeur à l’université Paris II. L’importance de vos expériences personnelles Vos expériences personnelles sont aussi à prendre en considération lorsque vous postulerez dans un Master de droit. Vous devez mettre en avant votre personnalité et vos réussites personnelles, quelles qu'elles soient ! Vous avez fait partie d’une association étudiante ? Vous avez été bénévole à la SPA ou participé à la distribution de repas dans une association caritative ? Vous faites partie d’un club de tricot ? Vous êtes rédacteur chez Pamplemousse Magazine ? Toutes vos activités sont intéressantes, à vous de réussir à trouver ce qu’elles peuvent apporter à la réalisation de votre master ; mais aussi les renseignements qu’elles donnent de vous. 😉 Par exemple : Vous faites partie d’un club de lecture ? Cela montre que vous êtes ouvert d’esprit et sociable, et peut-être maîtrisez-vous mieux la langue de Molière, si importante pour les professions du droit ; Vous faites partie d’une équipe de sport ? Vous êtes un étudiant compétitif et capable de travailler en équipe ; vous êtes peut-être d’ailleurs capitaine de votre équipe et saurez donc mener des projets au sein du master, le directeur appréciera ; Vous avez plusieurs voyages solo à votre actif ? L’aventure et l’inconnu ne vous font pas peur, vous savez vous adapter à de nouveaux environnements et saurez créer du lien dans votre promotion d’étudiants ! Montrez qu’au travers de vos expériences personnelles, vous êtes un étudiant curieux, avide de nouvelles connaissances et de partage ! En conclusion : dans votre dossier de candidature en master, vous devez expliquer au directeur ce qui fait de vous un étudiant indispensable au master . Tout est une question d’équilibre, vos notes sont complétées par vos expériences, il s’agit d’un tout et non pas de critères distincts . N’hésitez pas à appuyer votre candidature autant sur vos hard skills (vos expériences professionnelles) que sur vos soft skills (vos expériences personnelles). Et gardez en tête que ce n’est pas parce qu’une activité n’est pas rémunérée ou parce que vous la faite par plaisir qu’elle est inutile. Bien au contraire, montrez que vous êtes une personne passionnée et persévérante , en plus d’être un étudiant motivé. 3. Comprendre ses notes pour appuyer ses candidatures en master Il est important de comprendre ses notes pour appuyer ses candidatures en Master de droit. Miser sur ses points forts pour candidater en master Dès votre entrée en licence de droit, vous avez certainement pu remarquer que vous avez de meilleures notes dans certaines matières. Que ce soit par affinité avec ladite matière, ou simplement par facilité , il est important de l’appuyer dans votre candidature. Concernant ce point, deux écoles s’affrontent : Ceux qui savaient dès le départ quelle voie ils allaient suivre et qui ont donc tout misé sur les matières fondamentales attachées à ce master. Si vous vous trouvez dans ce cas, montrez que vous êtes une personne déterminée. Prenez cependant garde à ne pas délaisser des matières mineures sur le fondement qu’elles ne concernent pas votre master. Souvenez-vous que dans la vie, on ne fait pas uniquement des choses qui nous plaisent, il faut être prêt à s’adapter et à relever les défis ! Ceux qui n’avaient pas d'idées précises ni de « matières préférées ». Ni major de promo, ni dernier, vous êtes dans la moyenne dans toutes les matières (ou presque). Comment mettre en avant votre dossier ? Soulignez le fait que vous êtes une personne qui garde l’esprit ouvert à toute possibilité et qui s’intéresse à tout. Attention tout de même à ne pas passer pour une personne volage. Vous n’êtes pas indécis, vous êtes curieux et polyvalent ! Tout est question de perception, le secret est de réussir à trouver quels adjectifs vous qualifient le mieux : n’hésitez pas à souligner votre polyvalence, votre capacité à vous adapter à diverses situations ! Ne laissez pas le directeur de master se faire seul une idée de qui vous êtes . Remplissez tous les blancs qui pourraient persister dans votre dossier. « Connaître les attentes du directeur vous permettra de parler le même langage que lui, si vous avez la chance d’être interviewé pour son master… » - Augustin, co-auteur du livre « Comment hacker sa L2 Droit ? » Justifier ses points faibles lors de sa candidature en master Personne ne vous demandera d’être le premier partout. Nous avons tous nos faiblesses et nos facilités. D'ailleurs, avoir la meilleure moyenne ne vous garantira pas une place au soleil ! ➡ L’important est de comprendre et de pouvoir expliquer pourquoi : Vous avez échoué dans une matière ; Vous avez redoublé votre année ; Est-ce par choix pour améliorer vos notes ? etc. Vous avez des points faibles, certes, mais vous n’avez pas baissé les bras, vous avez su remonter la pente et apprendre de vos erreurs. Les études de droit sont des études qui demandent de la rigueur. Il ne suffit pas d’avoir les meilleures notes parce que vous avez appris vos cours et eu des bonnes notes en partiels. Vos notes doivent refléter votre réflexion et votre capacité de raisonner logiquement ( syllogisme ). 💪 Non, vous n’avez pas eu 17 de moyenne depuis la L1, mais vous êtes capable : De réfléchir par vous même ; De proposer des solutions à des problèmes juridiques ; D’avoir une réflexion juridique personnelle. En conclusion : sachez charmer le directeur de master , montrez-lui que vous voulez être là, et que votre dossier ne se limite pas à des notes. Apprenez à vous montrer sous votre meilleur jour au travers de différents aspects, que ce soit vos notes, mais aussi votre personne. L’important n’est pas, pour le directeur de Master, d'accueillir un génie. Il n’aura rien à lui apprendre. Dites vous que le directeur de master « mise » sur vous lorsqu’il vous accueille dans sa formation . C’est comme un investissement, vous devez vous aussi avoir quelque chose à apporter. Gardez à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un jugement sec de vos bulletins de notes de la part des directeurs de master. Les critères de sélection varient d’un master à l’autre , en fonction de la demande et de sa capacité d'accueil, et souvent la moyenne ne fait pas tout. Dans vos candidatures, ne laissez rien au hasard. Essayez d’éclairer au maximum les directeurs sur la personne que vous êtes et gardez confiance. Vous êtes seul à savoir ce que vous valez réellement, à vous de promouvoir au mieux votre profil et votre dossier. L’entrée en master est un échange de procédés. Vous amenez quelque chose au master en échange des connaissances que vous gagnerez. Vous devrez montrer que vous êtes une perle rare, et qu’il est indispensable pour ce master de vous compter dans sa prochaine promotion. Vous pouvez aussi trouver les conseils de Pamplemousse pour bien réussir ses candidatures . « Puisse le sort vous être favorable ». Emmanuelle Passos
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?



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