top of page

Et voici ce que tu cherchais, cher pépin !
(plein de contenus faits avec amour ❤️)

395 résultats trouvés avec une recherche vide

  • [Mémorisation] Comment utiliser la table de rappel en droit ?

    Conseils > Mémorisation Vous êtes étudiant en droit et vous avez du mal à apprendre les arrêts, les dates, les numéros d’articles de loi ? La table de rappel est une technique de mémorisation applicable aux études de droit pour retenir un maximum d’informations en le moins de temps possible. Voici la recette ! 🧠 Sommaire 🧠 Une technique surpuissante de mémorisation : la table de rappel 📒 À quoi sert la table de rappel ? ❓ Comment utiliser la table de rappel ? 🗒 Comment construire sa table de rappel ? 🤓 La table de rappel pour les études de droit ⚖️ Son domaine d’application en droit 🏛 L’utilisation de la table de rappel en droit Les arrêts, le Code civil, le Code pénal, la Constitution, les PGD, les traités européens, les jugements… Et s’il existait une technique qui vous permettrait de mémoriser facilement 50 arrêts en même pas 30 min ? Impossible, dites-vous ? Et bien c’est ce que nous allons voir ! 😉 Étudiants en droit, vous allez ici découvrir le monde de la mémorisation et l’utiliser pour réussir vos études de droit ! Ambitieux, n’est-ce pas ? Vous avez tous une super mémoire mais vous ne savez pas encore comment bien l’utiliser ! Une technique surpuissante de mémorisation : la table de rappel 🧠 La table de rappel est une technique de mémorisation indispensable pour tout futur mnémoniste qui se respecte. À quoi sert la table de rappel ? 📒 La table de rappel est une méthode qui attribue une image à un chiffre. «  C’est tout ??? » Elle vous permet de mémoriser des dizaines, des centaines voire des milliers de chiffres dans l’ordre en quelques minutes. 😳 Oui nous vous voyons venir, vous vous dites surement : «  Génial ! Mais à quoi ça sert ? Surtout pour nous en droit  » 🤔 Très bonne question, Jamie  ➡ Selon vous, quelles sont les informations que nous devons mémoriser et qui contiennent des chiffres ?? «  Bah les dates, les numéros de téléphone, les numéros d’articles, etc » (ah ! Nous tenons une piste) La table de rappel va vous permettre de retenir des centaines d’informations chiffrées pendant des jours voire des années sans avoir besoin de revoir l’information toutes les 10 minutes avec la peur de l’oubli qui empoisonne votre esprit. 😡 Comment utiliser la table de rappel ? ❓ Voici un petit test pour vous : Tentez de retenir ce numéro de téléphone en 30 secondes : 06 20 01 09 17 Alors ? Avez vous réussi ? Bravo pour ceux qui ont réussi dans les temps et pour ceux qui ont essayé, ne soyez pas déçus, nous allons vous expliquer votre problème. Nous parions que vous récitez une superbe litanie dans votre tête pour retenir les mots, n’est-ce pas ? «  Alors 06 20 01 18, euh non 17, ah mais il manque quelque chose, mince c’était quoi  » A présent, retenez cette histoire : «  Vous êtes en train de manger une saucisse avec un bon verre de vin et là sorti de nulle part, un hun (Attila) vous lance des œufs et là que faites-vous ? Vous appelez la police pour coffrer le méchant hun . » Alors ? Ce n’est pas plus simple ? «  Comment ça plus simple ?  » Quel était le second nombre ? «  Bah Vingt » Que buvez-vous ? «  Du vin » Quel était le dernier numéro ? «  17 » Et quel est le numéro pour appeler Police secours «  Ah oui, le 17 effectivement  ». L’histoire que vous venez de lire vous permet de retenir la série de nombres dans l’ordre sans difficultés. Vous voyez que c’est beaucoup plus facile que retenir les nombres un par un sans logique. «  Oui mais le 1 correspond au hun, très bien, le 9 correspond à l’œuf ok, mais pourquoi le 6 renvoie à saucisse ? » Encore une question très pertinente Jamie Comment construire sa table de rappel ? 🗒 Il existe différentes méthodes pour construire sa table : voici le lien vidéo sur les méthodes de construction d’une table si vous souhaitez aller plus loin. ➡ Dans l’exemple précédent : le 6 renvoyait à saucisse sans raison apparente : En réalité il y’en a une : la rime. Répétez six et saucisse et vous entendrez le même son à la fin de chaque mot. Vous pouvez vous aider de la rime pour construire une table de rappel mais voici une méthode plus « stable » pour construire votre table afin que vous deveniez des mnémonistes juristes de choc ! Cette méthode de construction s’appelle le grand système : il consiste à remplacer les chiffres par des lettres afin d’obtenir un mot. Rassurez-vous c’est plus simple avec un exemple. Admettons que le 1 vous fait penser à la lettre t ou à la lettre d ( à cause de la barre verticale en commun ) Si vous avez le nombre 11 : vous vous retrouvez avec 2 t ou 2 d, n’est-ce pas ? « Oui mais « tt » ce n’est pas un mot ! » ➡ Absolument ! C’est pour cela que vous allez rajouter des lettres pour obtenir un mot et pas n’importe quelles lettres, vous allez rajouter uniquement des voyelles. Alors, si vous rajoutez des voyelles que pouvez-vous former comme mots ? Tati Tête Dodo Dodu Vous comprenez le mécanisme ? Vous ajoutez librement des voyelles afin d’obtenir un mot qui va être attribué à un nombre. Ainsi quand vous verrez le 11, vous pouvez imaginer un dodo. « D'accord et pour les autres chiffres, c’est quoi les lettres ? » Sachez que vous pouvez créer votre propre système : VOUS ETES LIBRES ! Mais voici le système universel que les mnémonistes utilisent pour créer une table de rappel : Si vous avez besoin d’inspiration, sachez qu’il existe de multiples tables de rappel sur internet. Cependant, il est fortement conseillé d’en créer une de toute pièce car elle sera beaucoup plus facile pour vous à mémoriser et à utiliser car ce sera VOTRE table. Pourquoi s’embêter à faire une rubrique de rappel ? «  Mais attends, il faut construire une table, la mémoriser et ensuite créer des histoires saugrenues avec pleins d’éléments pour retenir un pauvre numéro de téléphone ???? » « On se complique la vie, non  ? » C’est tout à fait logique que vous vous disiez cela. En effet, pourquoi rajouter des informations pour mémoriser ? C’est contre intuitif ! ✅ Pourtant de nombreuses études scientifiques ont mis en exergue que l’utilisation d’images mentales permettaient une restitution plus élevée des informations : ➡ Une étude de Gordon Bower, psychologue cognitif américain a démontré que la création d’histoires mentales permettait de se souvenir de plus d’informations que ceux qui à contrario ne créent aucune association. En effet sur 12 listes de 10 mots chacune, les personnes ayant créées des histoires avaient un taux de restitution de 93% alors que ceux qui n’utilisaient que leur concentration sans créer une quelconque histoire avaient un taux de restitution de 13% ! Sacré écart, n’est-ce pas ? ➡ Quant à cette fameuse table de rappel : son efficacité à été approuvée et démontrée par le regretté professeur Alain Lieury , spécialiste de la psychologie cognitive. Celui-ci était très critique sur les techniques de mémorisation en affirmant qu’elles n’étaient pas aussi efficaces que cela. En revanche, il affirmait dans ses ouvrages que la table de rappel était LA technique la plus efficace pour mémoriser des séries de nombres. Alors convaincu ? « Mouais, bof, ça ne prouve toujours pas que c’est utile pour le droit » Très bien dans ce cas, passons aux choses sérieuses, vous êtes prêt ?! La table de rappel pour les études de droit 🤓 A présent, vous l’avez compris : la table de rappel sert à mémoriser des séries de nombres en créant de petites histoires mentales qui vont être faciles à mémoriser et à se rappeler ! Certes mais quelle peut-être son utilité en droit et comment l’appliquer ??? Son domaine d’application en droit ⚖️ Vous avez surement entendu avant d’entrer en droit que l’on mémorisait beaucoup et s’il y a bien un élément que tous les juristes ou futurs juristes doivent retenir ce sont bien les articles et les arrêts : que ce soit pour une dissertation, pour un cas pratique ainsi qu’un commentaire d’arrêt. Ils servent à argumenter nos idées et à étayer notre point de vue ! Cependant il est difficile de mémoriser pleins d‘articles ou beaucoup d’arrêts mais ce qui vous bloque ? Le contenu ? La date ? Le nom ? Le numéro ? ➡ Peu importe au final, vous avez la possibilité de tout retenir grâce à des techniques de mémorisation mais il est vrai que la date d’un arrêt ou le numéro d’un article peut poser un véritable problème car comment retrouver un article quand on ne connaît plus son numéro ? En vous souvenant d’une partie de l’information à savoir le numéro de l’article, vous allez comme « par magie » vous souvenir du contenu de celui-ci. En réalité, il n’y a rien de magique c’est ce qu’on appelle un indice de récupération. A présent, nous savons dans quelles circonstances utiliser la table de rappel, à présent passons à la pratique. L’utilisation de la table de rappel en droit 🏛 Nous allons partir de ma table de rappel personnelle afin de créer des histoires et vous allez voir comment on peut l’utiliser. Quelle est la loi qui a instauré la QPC et à quel article de la Constitution est-elle attribuée ? Vous avez 1 seconde ⏰ ✅ C’est la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui introduit la QPC à l’article 61-1 de la Constitution. Bravo pour ceux qui savaient et pour les autres ne vous en faites pas, grâce à la prochaine histoire vous allez vous en souvenir pour un long moment. 😉 ➡ Tout d’abord, il faut identifier toutes les informations importantes à retenir. ➡ Ensuite, nous allons les transformer en image.  Il y a le 23. Ensuite, on regarde la table de rappel et on prend l’image qui correspond au 23 à savoir une noix. Ensuite il y a juillet, juillet c’est le 7ème mois de l’année donc on regarde l’image qui correspond au 7 à savoir une table. On a le 20, pour le vin c’est facile on imagine une bouteille de vin ( merci Capitain Obvious ). On a le 08 qui correspond à lunettes. Ensuite on le 61 (pour l’article) qui correspond à coussin et enfin 1 qui correspond à hun ( encore une fois merci Capitain Obvious ) À présent, il faut créer une histoire avec tous ces éléments comme dans l’exemple du numéro de téléphone. Allez-y, ne soyez pas timide ! Si vous désirez partager vos histoires n’hésitez pas à les écrire en commentaire 😄 Voilà une histoire possible Vous désirez aller aux toilettes parce que vous n’avez pas digérer les noix que vous avez mangé à table : seulement quand vous frappez on vous répond « c’est occupé ! » Pour passer le temps, vous décidez de picoler avec une bonne bouteille de vin et là vous êtes à moitié bourré et vous croyez voir par terre vos lunettes alors qu’en réalité c’est un coussin. Une fois ivre mort sur le coussin, Attila vient vous piquer votre coussin et s’en va. Alors cela vous plaît ? « C’est long comme histoire ! » Peut-être mais au fur et à mesure, vos histoires deviendront de plus en plus courtes, et puis c’est quand même plus agréable que de relire 10 fois votre cours de droit constitutionnel, non ? On retrouve dans l’histoire les différentes images qui nous permettent de nous souvenir des nombres : le coussin et Attila (l’hun) pour se rappeler que c’est l’article 61-1 par exemple. Néanmoins, à quoi sert le « c’est occupé » en rouge selon vous ? 🤔 Ce bout de phrase sert à se souvenir de l’utilité de l’histoire. C’est vrai vous avez mémorisé la date et l’article mais à quoi ça correspond ? A quoi renvoie ces informations ? À la QPC bien sur ! Vous voyez le lien ? Grâce au son de cette phrase « C O KU P », on peut établir un rapprochement phonétique et linguistique avec la QPC. Ainsi vous saurez pourquoi vous aviez dû créer cette histoire. Pas mal, n’est-ce pas ? Un autre exemple ? Allez c’est Pamplemousse qui offre 😉 ➡ L’arrêt Eky rendu par le Conseil d’Etat le 12 février 1960 qui reconnaît que la DDHC comme ayant valeur constitutionnelle. On recommence le processus : On prend le 12 qui renvoie à apôtres, le 2 renvoie à un dé, le 19 au fer et le 60 à un croissant. Cependant on a 2 autres éléments à intégrer : le nom de l’arrêt et sa portée. Avec tous ces éléments, vous allez faire une histoire : N’hésitez pas à l’écrire en commentaire afin de voir qui à l’histoire la plus originale et la plus mémorable. 😄 Voici une histoire possible pour mémoriser tout cela  Lors d’un repas ou les apôtres mangent des dés en fer, l’un deux s’écrit : Hey ! Qui c’est ce con ? C’est l’univers en personne, qui vient apporter des croissants pour le repas. Rien que ça ! Alors maintenant décortiquons l’histoire : on retrouve bien l’apôtre (12) les dés (2) en fer (19) ainsi que les croissants (60). Cependant pour retenir le nom et la portée avez-vous trouvé comment l’histoire incorpore ces éléments ? Le nom Eky est matérialisé à travers le début de la question « hey qui » est là. Le son est identique et cela vous permet de vous souvenir du nom de l’arrêt. Quant à sa portée on la retrouve avec 2 éléments : d’abord le fait que l’univers vient déjeuner : l’univers renvoie à la déclaration UNIVERSELLE des droits de l’homme qui est intégrée dans la Constitution. La Constitution est évoquée lorsque l’apôtre dit « Qui c’est ce con ? » D'accord ce n’est pas très respectueux mais n’oubliez pas que cela se passe dans votre esprit alors vous avez tous les droits ! Alors est-ce que la table de rappel est toujours inutile pour le droit ?! Il est tout à fait normal, malgré les exemples que vous vous disiez encore : mais on doit retenir tout ça pour mémoriser seulement un arrêt ? Si c’est le cas, alors voici d’autres arguments en faveur de cette méthode d’apprentissage : Cette méthode permet à de nombreux mnémonistes de mémoriser des dizaines de dates et des centaines de nombres en quelques minutes. Pensez-vous que cela soit possible sans techniques ? Si c’était le cas, le concept même de mnémoniste n’existerait pas. Ensuite, il existe d’autres techniques de mémorisation que vous pourrez coupler avec la table de rappel ce qui rendra votre mémorisation encore plus solide et plus puissante. Elle développera votre imagination ainsi que votre créativité Elle rendra vos révisions bien plus intéressantes car chaque information sera désormais l’occasion pour créer des histoires de plus en plus délirantes. Elle vous permettra de retenir des informations en quantité quasi-illimitée N’hésitez pas à tester cette méthode, vous aurez peut-être du mal au début et encore une fois c’est normal. Certains ont l’esprit plutôt cartésien et de ce fait auront du mal à utiliser une technique qui va à l’encontre de tout ce que l’on a appris pendant notre parcours scolaire. Cependant, si notre parcours scolaire était aussi efficace que cela, seriez vous ici à chercher des conseils ? Essayeriez vous de découvrir des astuces pour faciliter vos études ? A vous de décider. Florian Manicardi est passionné par l’art de la mémorisation et détenteur du titre de meilleur espoir français de mémorisation 2019 (Youtube : Memorall )

  • La technique Pomodoro pour s’organiser et étudier efficacement

    Conseils > Organisation & Productivité La technique Pomodoro a pour objectif d’optimiser son travail et de travailler efficacement en organisant son temps. Or, pour réussir ses années de droit, l’organisation et la productivité est essentielle. On vous explique comment exploiter la technique venue d’Italie pour donner un coup de boost à vos notes !⌚️ Sommaire ❓ La méthode Pomodoro, c’est quoi ? 🤔 Et dans ma vie d’étudiant en droit, ça donne quoi la technique Pomodoro ? La technique Pomodoro est une méthode de travail permettant une concentration optimale par la gestion du temps , en appliquant ces différentes étapes :  Fixer une tâche ; Mettre un chrono de 25 min pour effectuer uniquement cette tâche ; Faire 5 minutes de pause ; Recommencer avec une autre tâche ; Puis prendre une plus grande pause (15/30 minutes) après 4 cycles. C’est Francesco Cirillo qui a développé une technique de gestion du temps, appelée technique du pomodoro (« tomate » en italien, mais comme vous êtes bilingue, vous le saviez déjà) pendant ses études afin de régler ses problèmes de concentration. La méthode Pomodoro, c’est quoi ? ❓C’est une méthode qui vise à diviser le temps de travail et les tâches à accomplir en périodes de 25 minutes , encadrées de pauses régulières afin de faciliter la concentration et la productivité. Concrètement, comment mettre en œuvre la méthode Pomodoro ? Planifier en amont le travail à accomplir, en établissant une liste des choses à faire  : révision de tel chapitre, rédaction de l’introduction, la problématique et du plan détaillé de la dissertation à rendre pour mardi, etc. C’est une étape cruciale qui vous permettra d’organiser votre travail, alors ne la négligez pas ! ; Pendant 25 minutes, se concentrer intensément et uniquement sur le travail à accomplir, sans se laisser distraire par quoi que ce soit .  Exit le téléphone, on éteint la 4G (puis la 5G, quand elle sera là), les notifications Instagram de Bordel de Droit attendront. Après 25 minutes, faire une pause de 5 minutes, même si le travail n’est pas fini . On va prendre un café, on regarde la dernière story sur le confinement, on va fumer sa clope (fumer c’est mal !). Recommencer  : on se reconcentre pendant 25 minutes.  Après 4 périodes de travail, s’accorder une pause plus longue, entre 15 et 30 minutes. ❤️ Le saviez-vous ? La méthode pomodoro tire son nom du minuteur de cuisine en forme de tomate qu’utilisait F. Cirillo pendant ses études pour décomposer son travail en courtes sessions. Vous l’aurez compris, cette méthode est simple en apparence et ne nécessite aucun matériel particulier, si ce n’est le minuteur de votre smartphone. Cependant, comme pour tout, l’utilisation efficace de cette méthode ne sera pas immédiate. Il faudra apprendre à bien programmer les tâches et le temps que ces tâches prennent.  Par exemple, rédiger une fiche d’arrêt ne prendra pas le même temps que rédiger une dissertation juridique pour préparer un TD, et il faudra donc adapter le nombre de périodes de travail à chaque tâche. Plus vous travaillerez en utilisant cette méthode, plus vous serez capable de prévoir combien de périodes de travail seront nécessaires pour effectuer tel ou tel exercice, et plus vous serez efficace. Cette méthode Pomodoro nécessite également une certaine discipline pour ne pas se laisser distraire pendant les périodes de travail. On le répète, coupez les notifications de votre téléphone (ou mettez le directement en mode avion), pour ne le rallumer (ou pas) que pendant les pauses. Idem avec votre ordinateur, coupez internet si vous n’en avez pas l’utilité pour travailler ! Il est également important de ne pas rester devant son ordinateur, sa copie double ou sa fiche de TD pendant les temps de pause que vous vous accordez. La pause est là pour vous aider à vous détendre et vous relaxer, à penser à autre chose. Allez marcher, prendre un café, mais ne restez pas à l’endroit où vous travaillez ! Et dans ma vie d'étudiant en droit, ça donne quoi la technique Promodoro ? La technique Pomodoro pour mieux préparer les TD : 🤔 Fixez-vous des objectifs quotidiens et appliquez la méthode Pomodoro, cela vous permettra de ne pas bâcler en panique votre dissertation ou votre commentaire d’arrêt à 3 heures du matin la veille du TD. Et vous serez bien plus serein quand votre tendre chargé de TD croira vous prendre au piège en disant avec un sourire vicieux : « je ramasse tout le monde aujourd’hui ». Ah, et vous apprécierez beaucoup plus l’épisode de Suits/Grey’s anatomy/Lucifer avant d’aller dormir en ayant fait une partie de votre travail, même s’il n’est pas fini, qu’en ayant rien fait et tout repoussé au dernier moment. Oui, c’est à vous que l’on s’adresse, les procrastinateurs angoissés ! D'ailleurs en parlant de TD, allez voir notre article sur les 10 conseils pour réussir la dissertation juridique , venant d'un chargé de TD. La technique Pomodoro pour organiser ses révisions d’examens : 🗓 Même principe. Fini les interruptions toutes les 5 minutes à la BU parce qu’Arthur vient d’arriver, et puis Elise, et puis…Bref, vous voyez de quoi je parle.  Maintenant les pauses, c’est toutes les 25 minutes.   En respectant ce schéma, pas de culpabilité mal placée quand vous irez boire un thé camomille, et pas de sentiment de n’avoir rien fait. La technique Pomodoro pour mieux gérer le temps en examens : ⏱ La problématique de gestion du temps pendant les examens est récurrente. Beaucoup d’entre vous ne finissent pas leurs examens (Oups, mon II-B fait 5 lignes !). Appliquer la méthode Pomodoro permet de calibrer les 3 heures d’examens en fonction des exercices et du nombre de tâches à effectuer. Pour un examen de 3 heures où l’on doit rédiger une dissertation/un commentaire d’arrêt, la méthode permettra de calibrer le temps que l’on doit passer pour comprendre le sujet/l’arrêt, faire son plan détaillé au brouillon et enfin rédiger. Cela vous obligera notamment à ne pas rédiger intégralement votre brouillon. En revanche, les pauses seront moins efficaces puisque vous ne pourrez pas quitter votre place (ou alors vos profs sont super sympas, choyez les !). ❤️ Le saviez-vous ? Il existe des flash-cards imagées profitant de la technique de l'association mentale permettant de mémoriser facilement et de façon ludique des grands arrêts du droit administratif. Allez également regarder l'article sur les 13 commandements de la Prépa Dalloz pour réussir la note de synthèse .  On récapitule : La méthode pomodoro c’est  : Un découpage des périodes de travail, avec des pauses de 5 minutes toutes les 25 minutes, et une pause plus longue toutes les 2 heures. Un moyen d’être concentré et productif sur de courtes périodes, à condition de bien planifier son travail. Des pauses que l’on ne passe pas devant son travail. Allez voir si Arthur n’a pas envie d’aller boire un café ! C’est une méthode qui  : s’adresse principalement aux personnes ayant du mal à se concentrer plusieurs heures d’affilée, ou aux procrastinateurs comme votre humble rédacteur. nécessite de la pratique pour être vraiment efficace nécessite de programmer en amont les tâches que l’on souhaite effectuer nécessite une certaine discipline pour ne pas se laisser distraire pendant les périodes de travail. Alors, maintenant que tu maîtrises la technique Podomoro, es-tu prêt pour réaliser la fiche d'arrêt ? On te laisse découvrir l'article sur la méthodologie magique de la fiche d'arrêt. Geoffrey Olivier

  • Note de synthèse : 5 conseils essentiels + 5 erreurs

    Orientation > C oncours juridiques La note de synthèse est probablement l’examen écrit du CRFPA le plus redouté des candidats. C’est l’épreuve écrite ayant le plus fort coefficient du CRFPA et elle est la seule épreuve à laquelle les étudiants en droit n’ont jamais été formés durant leur cursus. Elle nécessite d’utiliser une méthodologie précise qui s’acquiert grâce à une pratique régulière. On est allés voir un spécialiste de la préparation pour obtenir ses conseils : la Prépa Dalloz . Et autant vous le dire tout de suite, les pépins, la note de synthèse, c'est comme une relation de couple, il faut faire des efforts pour que ça marche et éviter de faire certaines erreurs... 👆 Sommaire : Comment construire une relation stable avec la note de synthèse ? 1er regard : Survoler les différents documents présents dans le dossier 1er contact : Adopter une lecture minutieuse et organisée du sujet 1er « date » : Retranscrire les grandes idées de chaque document 1er anniversaire : Élaborer un plan cohérent Le mariage : Rédiger synthétiquement la note de synthèse Comment éviter la relation toxique avec la note de synthèse ? 1er écart : Tomber dans le résumé ou la dissertation 1er mensonge : Oublier de citer un des documents 1re tromperie : Ajouter des connaissances personnelles 1re rupture : Mal gérer son temps Le divorce : Sombrer dans la subjectivité Concrètement, la note de synthèse est un exercice pour lequel il s’agit de réaliser : ✅ un résumé neutre, concis et clair d’un dossier contenant une vingtaine de documents, ✅ dans un temps imparti de 5 heures, ✅ et en un nombre de pages limité à 4.   La note de synthèse inquiète souvent les candidats à la profession d'avocat. Cependant, celle-ci ne faisant appel à aucune connaissance particulière , la charge de travail niveau révision n’a donc rien à voir avec les autres épreuves écrites. Et oui, cet exercice fait uniquement appel aux capacités de synthèse et à la rapidité des candidats !  Aucune révision n’est donc nécessaire mais de nombreux entraînements sont indispensables pour espérer obtenir une bonne note à cette épreuve du CRFPA.  La Prépa Dalloz nous donne ici de précieux conseils à suivre et des erreurs à absolument éviter pour que l'exercice redouté devienne ton allié !   D'abord, voyons quelques astuces à suivre pour établir une relation saine et durable avec la note de synthèse, puis abordons les erreurs à éviter au risque d’établir une relation toxique avec la note de synthèse ! 💡  Le saviez-vous ? L'épreuve écrite de la note de synthèse a un coefficient de 3 à l'examen du CRFPA Comment construire une relation stable avec la note de synthèse ? Conseil 1 : Survoler les différents documents présents dans le dossier 😍 1er regard ! Ici, il s'agit du premier regard sur le sujet ou comment débuter une relation saine avec la note de synthèse. L’idée est de savoir quels seront les différents documents qui devront être traités pour répondre au sujet donné. C’est le moment de déterminer l’ordre de lecture des documents selon votre méthodologie (dans l’ordre présenté, les articles en premiers, par ordre ante-chronologique...).  Conseil 2 : Adopter une lecture minutieuse et organisée du sujet  👀 1er contact ! Munissez-vous d’un surligneur, d’un crayon afin d’établir votre premier contact avec votre note de synthèse. Ici, l’idée est de lire les documents, de les hiérarchiser en fonction de l’importance qu’ils prendront dans le traitement du sujet.  C'est essentiel d'un point de vue méthodologique. Petite astuce : les débuts de textes et les fins de textes sont un bon moyen de comprendre la globalité du document.   De plus, les différents types de documents peuvent vous donner les premières pistes de réflexion. Par exemple  : s'il y a de nombreuses jurisprudences dans le dossier, cela peut signifier que le sujet donne lieu à des prises de positions différentes en droit  ; ou si le dossier contient beaucoup d’articles de presse ou de doctrine, cela peut laisser présager qu’il s’agit d’un sujet controversé.    💡  Le saviez-vous ? La note de synthèse est l'épreuve la plus redoutée de l'examen à l'entrée en école d'avocats par près d'1 étudiant sur 5 ( Découvrir toutes les statistiques sur le CRFPA ) Conseil 3 : Retranscrire les grandes idées de chaque document 💃 1er date (ou "entretien amoureux", en Français) ! Au fur et à mesure de votre lecture (suivant l’ordre que vous avez préalablement déterminé), stylo en main, retranscrivez les grandes idées qui ressortent de chaque document . C’est un travail long et minutieux mais très important puisque c’est lui qui débouchera sur ce qui est attendu de vous : un plan cohérent et adéquat.    Vous pouvez décider de noter vos idées sur le dossier, à côté de chaque document, mais nous vous recommandons d’utiliser des feuilles de brouillon (à la différence du nombre de pages, l’accès au brouillon est illimité), une feuille de brouillon par document ou bien un tableau récapitulatif.  Vous commencez donc à bien découvrir le contenu de « votre note de synthèse »... Conseil 4 : Élaborer un plan cohérent 🎂 1er anniversaire ! Après un long moment de lecture et de retranscription d’idées, la relation semble devenir plus stable. Cependant, le cap n’est pas encore passé. Reste à établir le plan de la note de synthèse.   Pour la formalité, pas de secret  : 2 parties et 2 sous-parties .   Après avoir retranscrit les idées de tous les documents (et bien TOUS les documents , un seul document non cité peut vous faire chuter de 10 points directement, la rupture serait fatale), faites-vous un tableau avec 4 cases afin de pouvoir mettre en lien les idées similaires et ainsi visualiser les 4 idées qui structureront votre plan.   Votre relation semble stable et durable, mais une dernière grande étape devrait sceller votre union : la rédaction.  Conseil 5 : Rédiger synthétiquement la note de synthèse   👰 Le mariage ! À cette étape, le plus important est fait et vous devez maintenant retranscrire votre travail à l’écrit en un maximum de 4 pages manuscrites.    Sur une épreuve de 5 heures, cette étape ne doit pas prendre plus d’une 1h30 , d’où l’importance de s’entraîner (avec la Prépa Dalloz par exemple).  1️⃣ Concernant l’introduction de la note de synthèse , commencez par une petite phrase d’accroche afin de donner au correcteur, l’envie de vous lire. N’oubliez pas de : rappeler le sujet , de définir les termes et présenter les enjeux. Un rappel historique ou culturel peut être un plus. 2️⃣ Pour la problématique , cela dépend de votre IEJ, certaines la sollicitent, d’autres non : il vous suffira de demander ! 3️⃣ Enfin, annoncez la bonne nouvelle : votre plan  !   Les 4 parties doivent être proportionnelles, elles doivent apporter les éléments de fond de tous les documents tout en répondant au sujet.    Restez neutre et ne donnez pas d’opinion personnelle.   4️⃣ La conclusion n’est pas nécessaire mais nous vous conseillons de conclure votre propos à la fin du II) B. en 4/5 lignes. N’oubliez pas de vous relire, cela peut faire la différence afin d’éviter au mieux les fautes d’orthographe.   À vous de bien suivre ces quelques conseils afin d’établir une relation saine et durable avec la note de synthèse.  Cependant, voyons maintenant les étapes à éviter pour ne pas se retrouver dans une relation toxique.  ☠️   Comment éviter la relation toxique avec la note de synthèse ? Erreur 1 : Tomber dans le résumé ou la dissertation 🧐 1er écart ! Non, la note de synthèse n’est ni un simple résumé, ni une dissertation. La réponse au sujet doit se faire par et seulement par les documents du dossier. Les connaissances personnelles ne sont pas requises et surtout ne sont pas demandées. Tout est dit dans le titre de l’exercice : la note de synthèse, c’est une synthèse .   Erreur 2 : Oublier de citer un des documents   🤥 1er mensonge ! Comme un mensonge dans une relation, un oubli de citation de documents dans une note de synthèse, c’est rédhibitoire . Un seul oubli peut vous coûter la moitié des points sur 20, et être noté sur 10 pour une épreuve de 5 heures, ce n’est pas ce qu’on recherche.   Erreur 3 : Ajouter des connaissances personnelles  🤯 1re tromperie ! De même que dans une relation de couple, vous ne devez pas apporter d’éléments extérieurs au sein de votre note de synthèse . En effet, vos connaissances personnelles ne sont pas requises pour cette épreuve au risque de voir la bonne note s’échapper au loin.  Erreur 4 : Mal gérer son temps   😭 1re rupture ! 5 heures, c’est long mais en note de synthèse, c’est court. Ne pas savoir gérer son temps peut être un grand handicap car cela peut vous amener à bâcler voire même ne pas finir de tout rédiger.   C’est aussi ici l’importance de l’entrainement de la note de synthèse avec la Prépa Dalloz. Les entrainements doivent être réalisés en 5 heures et sont ensuite corrigés par des intervenants spécialisés. Plus vous vous entraînerez dans les conditions de l’épreuve, plus vos chances de réussite augmentent. C'est aussi simple que ça. Erreur 5 : Sombrer dans la subjectivité   💔 Le divorce ! Ici, c’est la rupture mais sans possibilité de retour en arrière, le divorce est de fait entre la note de synthèse et vous : l’opinion personnelle est à bannir complètement de la note de synthèse.  En effet, la définition même de la note de synthèse est de synthétiser l’ensemble des documents afin de répondre de la façon la plus objective possible au sujet imposé . Toute subjectivité ou forme d’opinion personnelle est à proscrire sous peine de perdre des points lors de la correction.   Avec les entraînements prévus par la Prépa Dalloz, la note de synthèse sera pour vous un jeu d’enfant. Conclusion Vous l'avez compris les pépins futurs avocat, la note de synhtèse est une épreuve centrale dans la réussite du CRFPA. Très cadré, vous devrez respecter toutes les étapes une à une et suivre parfaitement la méthodologie juridique de cet exercice si particulier : et notamment, 4 pages avec des parties équilibrées citant tous les documents donnés, rester objectif et neutre. Pour augmenter vos chances d'être admissible aux épreuves orales, entraînez-vous énormément et avec intelligence pour comprendre les attentes des correcteurs et apprendre à maîtriser votre temps.

  • Choisir l’option DGEMC en terminale : programme, débouchés, conseils

    Orientation > Lycéen L’option DGEMC (Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain) est une nouveauté du bac qui attire de plus en plus d'élèves en terminale. Ce cours permet de comprendre l'importance des normes juridiques face aux grands défis contemporains. Découvrez pourquoi choisir cette option, qui peut en bénéficier, quel est son programme, comment elle est évaluée, quels sont ses débouchés et comment la réviser efficacement. Sommaire  :  C’est quoi l’option DGEMC ? Quel est le programme de l’option DGEMC ? Qui peut s’inscrire ? Où étudier cette option ? Pourquoi choisir cette option pour le bac ? Comment est évaluée l’option DGEMC ? Comment réviser l’option DGEMC ? L’option DGEMC : un premier pas vers la licence de droit Quelles opportunités avec l’option DGEMC ? Quelles options choisir au lycée pour faire des études de droit ? 💌 Tu es lycéen et tu souhaites des Fiches DGEMC ? Écris-nous grâce à la rubrique contact en haut à droite du site pour les demander ! C’est quoi l’option DGEMC ? L’option DGEMC fait partie d’une des trois options présentées uniquement en terminale depuis la réforme du nouveau baccalauréat. L’enseignement « Droit et Grands Enjeux du Monde Contemporain » a pour objectif d’ étudier l’utilité des normes juridiques en lien avec les enjeux du monde contemporain .  L'approche adoptée durant ce cours consiste à examiner des situations concrètes et réelles pour illustrer la présence du droit, les outils utilisés, les résultats obtenus et les limites rencontrées. C'est une matière à prendre absolument si tu souhaites rentrer en fac de droit ou en école de droit . Programme et contenu de l’option DGEMC Le programme de l’option DGEMC est structuré autour de plusieurs grands thèmes abordant le droit positif et ses effets sur la société. Le programme est composé de trois chapitres :  L’introduction :   Le droit et ses fonctions ; Les caractéristiques de la règle de droit.  Partie 1 : Comment le droit est-il organisé ?  Les sources du droit, ;  L’organisation judiciaire en France ;  Les relations internationales et le droit.  Partie 2 : Des questions juridiques contemporaines Les sujets de droit ;  Liberté, égalité, fraternité ; Personne et famille ; L’entreprise et le droit ; Création et technologies numériques. Cette option occupe 3 heures par semaine  dans l’emploi du temps, comme les autres options proposées en terminale.  Qui peut s’inscrire à l’option DGEMC ? Depuis la réforme du nouveau baccalauréat, tous les élèves des voies générale  et technologique  peuvent s’inscrire à cette option. La seule condition pour s’y inscrire est que votre lycée propose cette option.  Sondage  : l’enseignement optionnel « droit et grands enjeux du monde contemporain » (DGEMC) est choisi par 7 % de l’ensemble des élèves et par 14 % des élèves qui ne font pas de mathématiques en enseignement de spécialité en première et en terminale (source : Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance). Comment savoir si je suis fait pour l’option DGEMC ? L’option DGEMC est intéressante pour les élèves : qui se questionnent sur les études de droit ou de sciences politiques ; qui cherchent à élargir leur culture générale et développer un esprit critique ; qui aiment débattre, argumenter et raisonner ; ou encore qui sont intéressés par l’actualité.  🎤  Témoignage  : « Je me suis inscrite à cette option par passion pour l’argumentation. Je ne me destinais pas à faire des études de droit, mais j’ai pu en apprendre un peu plus sur le monde juridique, me permettant d’affiner mon projet professionnel me dirigeant plutôt sur la politique.  », Caroline, élève en terminale.  Pourquoi choisir l'option DGEMC pour le bac ? L’option DGEMC permet de découvrir le monde juridique, de développer sa culture générale, mais aussi de se former un esprit critique, ce qui est indispensable pour réussir le bac. Pour découvrir l’environnement juridique L'option DGEMC, c'est bien plus qu'un simple cours de droit : c'est une plongée fascinante dans les rouages du monde juridique, où vous découvrirez comment les lois façonnent chaque petit geste de notre quotidien, même l'achat de votre baguette !  Eh oui, vous signez un contrat sans même vous en rendre compte. Mais au-delà de ces anecdotes, le vrai but de cette option est de vous offrir une vision limpide de la justice et de ses impacts sur notre société . De quoi devenir un étudiant – et un citoyen – vraiment éclairé ! Pour développer votre esprit critique Le cours de DGEMC ne se limite pas à l’apprentissage des lois, il encourage également les élèves à développer leur esprit critique.  Grâce à des débats, des analyses de cas juridiques et des discussions sur des problématiques actuelles, les élèves apprennent à structurer leur pensée et à exprimer leurs idées de manière argumentée. Autant dire que vous serez imbattable lors de vos prochains débats en famille ou entre amis ! Mais ce n'est pas tout : ce cours vous aidera à dépasser les préjugés en vous armant de connaissances solides sur des sujets clivants comme la GPA, la prostitution ou encore l'avortement. Fini les discussions basées sur des croyances : place aux faits ! Pour découvrir des métiers du droit L'option DGEMC, c'est aussi une porte d'entrée vers le monde fascinant des métiers du droit. Avocats, juges ( oui, on connaît les classiques ), notaires, et bien d'autres rôles sont décryptés pour vous. Vous découvrirez les coulisses de ces professions et les responsabilités qui vont avec.  Et qui sait ? Vous pourriez bien vous imaginer plaider la cause de vos futurs clients ou signer des contrats en tant que notaire. Bref, un aperçu concret de ce que pourrait être votre carrière demain ! Avantages de l'option DGEMC au lycée L’option DGEMC présente 4 avantages :  Elle enrichit la culture générale des élèves ; Elle fournit des outils pour comprendre et analyser des questions complexes ; Elle améliore leurs compétences en argumentation et en expression écrite et orale ;  Elle crée un esprit critique et une pensée éclairée.  Cette option est particulièrement bénéfique pour ceux envisageant des études de droit ou des carrières liées aux sciences politiques et sociales. Vous serez bientôt des futurs Harvey Specter ! Inconvénients de l’option DGEMC au lycée Le principal inconvénient de cette option est qu’elle peut représenter une charge de travail supplémentaire , parfois compliquée à gérer. Mais si vous trouvez ces matières intéressantes, alors cela sera bien plus simple !  Mais aussi, au regard de la rigueur qu’elle implique et des sujets qu’elle aborde, il est nécessaire de s’intéresser à l’actualité et à des questions juridiques et politiques.  Où étudier l’option DGEMC ? Quels lycées proposent l'option DGEMC ? L’option DGEMC n’est pas disponible dans tous les établissements. Il est donc important de se renseigner directement auprès des lycées de votre région pour savoir lesquels proposent cette option. Par exemple, à Paris, les lycées qui proposent l’option DGMEC sont les suivants :  Lycée Sophie Germain, 3ᵉ arrondissement ; Lycée Louise de Marillac, 5ᵉ arrondissement ; Lycée Victor Duruy, 7ᵉ arrondissement ; Lycée Paul Claudel, 7ᵉ arrondissement ; Lycée Racine, 8ᵉ arrondissement ; Lycée Jacques Decour, 9ᵉ arrondissement ; Lycée Bossuet Notre Dame, 10ᵉ arrondissement ; Lycée Edgar Poe, 10ᵉ arrondissement ; Lycée Rocroy St-Vincent de Paul, 10ᵉ arrondissement ; Lycée St-Pierre Fourrier, 12ᵉ arrondissement ; Lycée St-Michel de Picpus, 12ᵉ arrondissement ; Lycée Notre Dame, 13ᵉ arrondissement ; Lycée Paul Bert, 14ᵉ arrondissement ; Lycée Buffon, 15ᵉ arrondissement ; Lycée Blomet, 15ᵉ arrondissement ; Lycée Pascal, 16ᵉ arrondissement ; Lycée Molière, 16ᵉ arrondissement ; Lycée Honoré de Balzac, 17ᵉ arrondissement ; Lycée St-Ursule, 17ᵉ arrondissement ; Lycée Hélène Boucher, 20ᵉ arrondissement ; Lycée Maurice Ravel, 20ᵉ arrondissement. Qui peut enseigner l'option DGMEC ? L’option DGEMC est généralement enseignée par des professeurs de sciences économiques et sociales ou d’histoire-géographie, ayant une formation ou une spécialisation en droit. Ces enseignants peuvent venir du public comme du privé.  Vous êtes enseignants ? Vous êtes enseignants ? Cliquez ici pour avoir des fiches gratuites .  Comment est évaluée l’option DGEMC ? L’évaluation de l’option DGEMC se fait par contrôle continu . La matière a un coefficient de 2  (comme les autres options). ⚠️  Attention  : toutes les notes comptent, même celles en dessous de la moyenne. Examens et épreuves de l'option DGEMC Il n’y a pas d’examen final pour l’option DGEMC : les notes de contrôle continu proviennent de devoirs, d’exposés et des projets durant l’année. De quoi avoir des bonnes notes facilement si on bosse régulièrement, c’est tout bénéf' ! Comment réviser l’option DGEMC ? Réviser l'option DGEMC de manière efficace nécessite une approche structurée et diversifiée. Voici quelques conseils pour vous aider à optimiser votre préparation. Comprendre les concepts fondamentaux Comprendre avant d’apprendre (c’est fondamental !!!) : assurez-vous de bien comprendre les bases du droit et les grands enjeux contemporains.  Relisez vos notes de cours, utilisez nos fiches d’introduction générale au droit qui correspondent à une grande partie du programme de cette option et consultez des ressources en ligne pour approfondir vos connaissances. Et si vous voulez plus de conseils sur l’apprentissage des cours, nous avons un article qui explique comment apprendre ses cours avec efficacité  ! Participer à des débats et des discussions Engagez-vous dans des débats et des discussions sur des sujets juridiques actuels, que ce soit durant vos cours ou avec des amis.  Cela vous permettra de développer votre esprit critique, d'améliorer vos compétences argumentatives et de mieux comprendre les différents points de vue sur une question donnée. Inversement, si vous n’avez pas compris une notion de cours, vous vous en rendrez compte en débattant ! C’est mieux que de s’en apercevoir le jour de l’examen… Peut-être que vous deviendrez le boss de l’argumentation, de quoi épater vos proches ! Utiliser des fiches de révisions Créez des fiches de révisions pour chaque thème du programme. Résumez les points clés, les définitions importantes et les exemples. Les fiches sont un excellent outil pour réviser régulièrement et mémoriser les informations essentielles.  D’ailleurs, si vous avez l’habitude d’utiliser des Stabilo de toutes les couleurs, vous avez peut-être des prédispositions pour être étudiant en droit…  💡  Bon à savoir  : les Éditions pamplemousse proposent des Fiches de droit optimisées pour la mémorisation (L1, L2, L3, masters, concours juridiques) ! Regarder des documentaires et des conférences Regardez des documentaires, des conférences ou des vidéos sur des sujets liés au droit et aux enjeux contemporains. Ces ressources peuvent vous offrir des perspectives différentes et enrichir votre compréhension des thèmes abordés en cours. Par exemple, vous pouvez regarder les documentaires faits par Hugo Décrypte ou Brut .  Consulter des professionnels Si possible, échangez avec des professionnels du droit, que ce soient des amis de vos parents, des professeurs en droit, des contacts que vous pouvez trouver sur LinkedIn, etc., pour obtenir des insights sur la pratique juridique et des conseils sur la manière d’aborder vos révisions et vos études.  En combinant ces différentes méthodes, vous pourrez aborder l’option DGEMC avec confiance et maximiser vos chances de succès. L’option DGEMC : un premier pas vers la licence de droit L’option DGEMC peut vous permettre d’assurer votre motivation pour aller en licence de droit. En effet, cette option peut être un bon moyen de confirmer votre choix (ou non) de poursuivre des études juridiques, car vous étudierez de nombreux sujets qui sont abordés en L1 Droit ( clique ici pour la réussir)! ⚠️  Attention  : suivre cette option ne vous garantit pas une entrée en licence de droit. Dans le même ordre d’idées, ce n’est pas le suivi de cette option qui vous assurera la validation de votre année (inversement, ne pas suivre cette option ne vous destine pas à rater vos études de droit). Quelles opportunités avec l'option DGEMC ? L’option DGEMC ouvre de nombreuses portes grâce aux compétences transversales qu’elle développe. Elle est particulièrement bénéfique pour ceux qui souhaitent poursuivre des études de droit, intégrer un Institut d’Études Politiques (IEP), comme Sciences Po Paris, ou encore se préparer pour une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE). Cependant, l’option n’est pas obligatoire pour accéder à ces parcours, et ce n’est pas parce que vous choisissez cette option que cela garantira le succès de ces études ! Les études de Droit L’option DGEMC offre une solide introduction aux études de droit, permettant aux élèves de confirmer leur intérêt pour le domaine juridique avant de s’engager dans une licence.  Intégrer un IEP Cette option offre des compétences d’analyse critique et d’argumentation qui sont particulièrement valorisées dans les concours d’entrée des IEP. Ainsi, l’option favorise la formation de l’élève à rentrer dans un IEP.  Les autres voies : commerce, ingénierie, sciences, lettres, etc. Cette option n’oblige pas l’étudiant à partir uniquement dans une licence de droit ou en sciences politiques, puisqu’elle offre de nombreuses compétences en esprit de synthèse et d’analyse qui sont recherchées dans de nombreux secteurs : commerce, ingénierie, sciences, lettres… L’option DGEMC n’est pas forcément destinée à former les étudiants à continuer dans un cursus juridique, mais elle permet une ouverture d’esprit, un esprit critique et une culture générale très importante pour la vie professionnelle, assurant des atouts non négligeables dans de nombreux domaines.  💡  Bon à savoir  : la culture générale et l’ouverture d’esprit sont deux qualités très regardées lors d’un entretien d’embauche, peu importe le secteur.  Quelles options choisir au lycée pour faire des études de droit ? Pour faire des études de droit, il faut donc privilégier DGEMC et les matières suivantes au lycée :  Les matières littéraires : humanités, littérature et philosophie et Langues et littératures étrangères ; L’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; La culture générale et les sciences économiques et sociales ; Et pour le raisonnement, sachez que les sciences sont aussi importantes. Pour plus de détails et d’explications sur le choix de ces matières, vous pouvez lire notre article dédié au choix de matières au lycée pour faire des études de droit . 🎤 Témoignage : « J’avais pris cette option au lycée et c’est clairement un must have. Je me souviens encore de mon tout premier cours à la fac en L1 je comprenais rien, j’étais super étonnée que les profs commencent directement sans même nous laisser le temps de nous familiariser avec le vocabulaire juridique. Heureusement je connaissais quelques mots parce que j’avais pris cette option justement », Eli, L3 Droit. Article rédigé par Marine Balay, Rédactrice juridique

  • Parcoursup : le Président d'Assas lève le voile sur les critères de sélection

    Actualités - Orientation > Lycéens   Stéphane Braconnier, Président de l’Université Panthéon-Assas à Paris, dévoile les dessous de son algorithme et les critères de sélection utilisés dans le processus d'admission dans la filière Droit. Il souligne l'importance des résultats académiques, de la cohérence du dossier de candidature avec la filière juridique, et aborde aussi d'autres facteurs comme le fait d'être boursier, le ctière géographique, les matières optionelles. "Ces critères visent à garantir une sélection équilibrée et transparente des candidats, favorisant ainsi la diversité et la qualité au sein de l'université" nous explique-t-il. Interview ! Sommaire :   ✅ L’importance de ParcourSup dans l’admission à Assas Avis du président sur Parcoursup Les critères de sélection dans la filière juridique à Assas  Est-ce une bonne idée d'avoir fixé un nombre de boursiers ? Les étapes de recrutements en licence de Droit par Assas Quelles sont les matières au lycée qui favorisent la sélection en droit ? Quelle moyenne faut-il pour entrer en fac de droit à Assas ? Qu’est-ce qui valorise le dossier sur Parcoursup ? 💪 Facteurs de réussite et d’échec en droit Quelles sont les qualités importantes pour réussir en droit ? Tout le monde peut-il réussir en droit ? 🏬 Pourquoi Assas est qualifié comme l’une des meilleures universités de France ? La qualité de l’enseignement à Assas Assas est-elle une fac de droite ? Quel est le Master le plus demandé ? 🍊 Que pensez-vous de la pertinence de Pamplemousse aux côtés des étudiants ? Les critères pris en compte pour être pris en licence de droit sont les notes du bachelier qui représentent plus de 50% de l'évaluation, ainsi que les matières optionnelles et le projet de formation. 🍊 Team Pamplemousse : Bonjour Monsieur le Président Braconnier ! Merci de répondre à nos questions. Vous voulez que l'on vous briefe sur Pamplemousse avant de démarrer ? 🎤 Stéphane Braconnier (Président d'Assas) : Bonjour, c'est avec un grand plaisir. Pas besoin, je connais bien Pamplemousse. 🍊 Team Pamplemousse : Alors c'est parti ! L’importance de ParcourSup dans l’admission à Assas Avis du président sur Parcoursup 🍊 Quel est votre avis sur Parcoursup ? J'ai un avis très positif sur Parcoursup, partagé par de nombreux dirigeants de l'enseignement supérieur. Cette plateforme offre aux lycéens une richesse d'informations sur les formations , mais aussi leurs exigences et leurs critères d'admission. Cela permet de faciliter ainsi l'évaluation de l’adéquation de leur parcours et de leurs centres d'intérêt avec les formations .  Parcoursup est également très utile pour les universités, car il permet de rationaliser la gestion des milliers de candidatures  reçues, notamment dans les filières très demandées comme le droit.  Cependant, il existe des préoccupations concernant l'incertitude vécue par les étudiants lors du dépôt de candidatures. En effet, il existe un besoin d'explications et de pédagogie sur les résultats. Les critères de sélection dans la filière juridique à Assas  Nous adaptons les critères de sélection et de classement selon les disciplines . Les exigences varient entre la licence de droit, de sciences économiques ou politiques et d'information communication. Contrairement à une idée répandue, Parcoursup n'est pas un outil algorithmique, mais plutôt paramétré en accord avec les établissements. Chaque établissement peut définir ses propres paramètres , comme l'inclusion des résultats au bac de français ou en mathématiques pour les sciences économiques et sociales. Ces choix sont faits de manière rationnelle en fonction des exigences spécifiques de chaque formation. En plus de ces critères, la géographie est un facteur supplémentaire. Les licences non sélectives (en Île-de-France) recrutent principalement dans trois académies (Versailles, Créteil et Paris), assurant ainsi aux étudiants locaux une place dans leur secteur géographique. Toutefois, jusqu'à 2 % des places peuvent être attribuées en dehors de ces zones . Le recrutement comprend également un quota d'environ 15 % de boursiers, ce qui est également pris en compte dans les paramètres de sélection. 💡 Bon à savoir  : Candidater dans une université de votre secteur permet généralement d’avoir une plus grande chance d’admission. Est-ce une bonne idée d'avoir fixé un nombre de boursiers ? Je soutiens cette obligation, car elle favorise la mixité sociale . Sans elle, il y aurait une tendance naturelle à recruter davantage d'étudiants venant du secteur géographique, ainsi les universités seraient très peu mixtes socialement.  Cette règle est intégrée de manière réfléchie dans Parcoursup, fixée chaque année par le recteur d'académie de la région Île-de-France en fonction du pourcentage de boursiers actuel. Nous avons donc une obligation d'admettre 15% de boursiers sur Parcoursup.   Les étapes de recrutement en licence de Droit par Assas Il y a deux étapes distinctes  dans le processus de Parcoursup.  Tout d'abord, le paramétrage basé sur des données objectives, telles que le statut de boursier , est effectué pour classer approximativement 15 000 candidats pour une licence de droit.  Ensuite, le classement est transmis aux établissements et une commission d'examen des vœux se réunit, composée de professeurs et de maîtres de conférences universitaires, pour chaque formation.  Cette commission examine les dossiers des candidats, incluant les projets de formation motivée et l'engagement des étudiants, les éléments non numérisables . Son travail consiste à évaluer la cohérence des choix effectués et à s'assurer que les profils des candidats correspondent aux attentes des responsables de filière.   Quelles sont les matières prises au lycée qui favorisent la sélection en droit ? Dans le paramétrage initial de Parcoursup, des bonus sont attribués aux étudiants ayant suivi des options comme  le Droit et grands enjeux du monde contemporain [ Ndlr : voir un article sur l'option DGEMC (programme, débouchés, conseils ) ] , le latin, le grec ou une langue étrangère supplémentaire, notamment pour la licence de droit . Ces efforts supplémentaires sont valorisés de manière positive. Les étudiants qui ont suivi ces options peuvent recevoir des points bonus. Quelle moyenne faut-il pour entrer en fac de droit à Paris Assas ? La moyenne pour accéder à Paris Assas n’est pas définie.  Bien que les exigences de moyenne pour l'université soient élevées,  il n'y a pas de seuil absolu pour être admis. Les différences de classement entre les candidats sont très serrées, parfois de quelques dixièmes ou centièmes de points parmi un grand nombre de candidats.   Il est essentiel de souligner que  les notes comptent pour une part significative, soit au moins 50 %, dans l'évaluation globale du dossier des étudiants.  Cela signifie que les résultats académiques sont un aspect crucial pris en considération lors de la sélection.  Cependant, les notes ne sont pas le seul critère ; comme je vous l’expliquais, d'autres facteurs comme la sectorisation , le statut de boursier  et les points bonus pour certaines options  peuvent influencer le classement. Ainsi, on peut être admis à Assas avec des moyennes variées, parfois même avec 12 de moyenne, grâce à ces critères complémentaires. Regardez-vous le lycée d’origine des bacheliers ? Oui, nous le prenons en compte lors de la première phase de sélection, mais de manière exclusivement positive. Cette donnée est fournie par Parcoursup . Nous majorons ainsi les notes des élèves qui viennent d'établissements où le taux de réussite au bac est supérieur à 88% ou qui obtiennent un taux élevé de mentions « très bien ». De manière totalement positive, notre objectif n'est en aucun cas d'écarter les étudiants issus de lycées avec des taux de mentions plus faibles. Au contraire, nous souhaitons équilibrer les chances pour tous les candidats . Dans certains lycées très exigeants et sélectifs, le taux de mentions "très bien avec félicitations du jury" est élevé, même si les notes des étudiants ne sont pas particulièrement élevées. Pour vous donner un exemple, obtenir 14 de moyenne dans un grand lycée parisien très exigeant est plus difficile que d'obtenir 14 dans un lycée moins sélectif . Nous cherchons donc à rééquilibrer ce processus, ce qui est un exercice de rééquilibrage plutôt que de discrimination. Qu’est-ce qui valorise le dossier sur Parcoursup ? Les projets de formation motivés sont souvent limités en caractères, ce qui peut rendre difficile une présentation complète des motivations.  De plus, ces projets sont occasionnellement rédigés par la famille ou générés par des outils comme l'intelligence artificielle. Avec près de 16 000 candidats, tous les projets de formation motivés ne sont pas lus. Y a-t-il des critères éliminatoires pour entrer en droit à Assas ? Il n'y a pas de critères rédhibitoires ou négatifs sur Parcoursup, car aucun candidat n'est éliminé . La démarche est positive, visant à valoriser les étudiants pour les faire progresser dans le classement, en tenant compte de leur engagement dans le sport ou la vie associative par exemple.  Ainsi, le dossier est essentiel pour évaluer l'engagement global de l'étudiant. Est-ce qu'Assas est sélectif ? 🎤 " L'Université d'Assas est sélective (7% en L1 Droit) de par le grand nombre d'étudiants qui souhaitent rejoindre ses bancs, de par sa renommée, la qualité de ses professeurs et de l'enseignement, ainsi que par son attractivité. Or, le nombre d'étudiants povuant entrer en licence de droit ou dans les masters n'est pas extensible. Chaque année, Assas reçoit 70 000 candidatures pour l'entrée en première année, avec plus de 15 000 candidats pour la licence de droit. Le taux d’admission est donc d’environ 7 % . En master, le Master en Droit des Affaires est demandé par environ 1 200 candidats pour 30 places disponibles chaque année. Ce qui fait d'Assas une faculté très demandée et très sélective" précise Augustin Mercier, fondateur de Pamplemousse " Est-ce difficile d'entrer à Assas ? 🎤 "Oui, il est difficile d'entrer à Assas. Mais qui ne tente rien n'a rien. Avec le jeu des bourses, des désistements, des compensations des notes, des matières optionnellles, du secteur géographique, vous pourriez avoir une bonne suprise. Osez !" ajoute-t-il. Facteurs de réussite et d’échec en droit 💪 Le taux d'échec en première année de droit est généralement plus bas à Assas que dans d'autres universités.   Réussir sa première année de droit reste toujours un défi, car les lycéens découvrent une matière complexe et nouvelle. Le taux de réussite en première année de droit à Assas est d'environ 50 %, et le taux de réussite en licence est de 72%. Quelles sont les qualités importantes pour réussir en droit ? Il est crucial d'avoir une rigueur dans l'analyse et le raisonnement , ce qui inclut une approche cartésienne. Un étudiant capable de raisonner de manière rigoureuse aura davantage de chances de réussir, surtout en droit où le raisonnement est essentiel.  De plus, l'assiduité est primordiale . Les étudiants réguliers en cours et en travaux dirigés ont majoritairement plus de succès que ceux qui le sont moins.  Aussi,  selon moi, la curiosité est un atout majeur . Le droit est une discipline ancrée dans les grands enjeux du monde contemporain, que ce soit en droit international, avec des questions telles que les conflits armés, l'immigration, l'asile, etc. Ou alors en droit de la famille, vous êtes confronté au sujet de la GPA ou encore en droit administratif avec les enjeux politiques et les marchés financiers. Ainsi, un étudiant curieux et intéressé par son environnement aura plus de facilité à comprendre comment la règle de droit s'inscrit dans ces contextes . Il est essentiel que les étudiants fassent preuve d'une curiosité intellectuelle ouverte au monde qui les entoure, plutôt que de se limiter à une approche purement scolaire. De plus, être à l'aise avec l'écriture et la lecture est important , car le droit est une discipline qui requiert des compétences littéraires.  Tout le monde peut-il réussir en droit ? Je crois que tout le monde peut réussir en droit ( Les études de droit sont-elles compliquées ? ). Certains ont plus de mal s'ils n'ont pas les qualités que nous avons déterminées précédemment. Cependant, je suis convaincu qu'il n'y a pas de filière interdite à un profil spécifique. Tout le monde a la capacité de réussir en droit s'ils s'en donnent les moyens, et cela vaut d'ailleurs pour toutes les filières (voir 12 conseils pour réussir sa L1 Droit) . Pourquoi Assas est qualifié comme l’une des meilleures universités de France ? La qualité de l’enseignement à Assas 🏬 Nous sommes largement reconnus comme l'une des meilleures universités de France , ce que confirment divers classements et notre forte attractivité (voir liste de professions accessibles après les études de droit ). Chaque année, nous recevons près de 70 000 candidatures pour l'entrée en première année, avec plus de 15 000 candidats pour la licence de droit seule avec un taux d’admission d’environ 7 %.  Nous sommes pleinement conscients de cette excellence, ce qui nous pousse à réfléchir constamment à l'avenir pour maintenir cette qualité et renforcer notre positionnement et notre attractivité. Cela nous oblige à une réflexion continue plutôt qu'à une simple autosatisfaction. Nous mettons un fort accent sur la qualité de la formation et sur notre capacité d'innovation , nous permettant d'adapter nos programmes aux exigences du marché professionnel.  Cette approche se traduit par un excellent taux d'insertion professionnelle de nos étudiants . Assas est-elle une fac de droite ? Pardonnez cette question posée par plusieurs abonnés mais qu’en dites-vous ? Je n’aime pas ces étiquettes, d’autant que celle-là est franchement dépassée. Nous pouvons nous prévaloir d’une vraie diversité idéologique au sein de notre université , aussi bien parmi le corps enseignant que parmi le personnel administratif et les étudiants.  Les résultats des élections étudiantes témoignent de cette diversité, avec des listes de gauche, de droite et apolitiques obtenant toutes des scores comparables. En résumé, notre université est le reflet dynamique de la société française , avec un fort engagement associatif et un respect mutuel des idées. Quel est le Master le plus demandé ? Parmi les Masters les plus demandés à Assas figurent le Master en Relations Internationales , et le Master en Économie et Commerce International , relevant respectivement des domaines des sciences politiques et des sciences économiques. Chacun de ces programmes attire environ 2 500 candidats chaque année. Pour le Master en droit le plus demandé à Assas c’est le Master en Droit des Affaires, qui compte approximativement 1 200 candidats pour 30 places disponibles chaque année. Que pensez-vous de la pertinence de Pamplemousse aux côtés des étudiants ? 🍊 Je connais Pamplemousse parce que nous nous intéressons à l'enseignement supérieur. Il est normal que nous soyons au courant de tous ces acteurs. Je trouve que c'est extrêmement important d'avoir des acteurs comme vous, car ce qui fait défaut aujourd'hui, c'est souvent l'information. Comme je l'ai mentionné précédemment, il y a trois moments clés dans la vie d'un étudiant : l'orientation et l'information avant d'entrer à l'université, l'accueil à l'entrée, et ensuite l'accompagnement pendant les études . Ces trois moments sont très importants, et je pense que des médias comme le vôtre jouent un rôle crucial. L'État et les universités doivent également prendre leur part dans ce domaine, que ce soit sur l'orientation, l'information ou à travers des plateformes comme Parcoursup qui essaient de le faire. Cependant, je trouve que nos mécanismes d'orientation sont un peu dépassés aujourd'hui. Les étudiants ont besoin d’acteurs comme Pamplemousse qui leur ressemblent et qui leur fournissent une information fiable . Il est aussi important, que les étudiants regardent leurs sources, car il y a de nombreuses bêtises qui sont retrouvées, par notre corps enseignant, sur ce qui provient d’internet. Nous essayons de rester attentifs.   🍊 Team Pamplemousse : Merci Monsieur le Président, c'était passionnant ! 🎤 Stéphane Braconnier (Président d'Assas) :  Merci à vous, j'ai passé un moment très agréable. Propos recueillis par Augustin Mercier

  • [Masters 2025] Tout savoir sur la plateforme de candidatures Monmaster.gouv.fr

    Orientation > Masters Vous voulez un master de droit et redoutez la sélection ? La plateforme des masters a pour objectif de fluidifier le processus  de candidatures ! Avantages, inconvénients, modalités de candidature et conseils pour obtenir le master de droit de vos rêves… Voici toutes les informations à connaître sur la nouvelle plateforme monmaster.gouv.fr  ! 👇 Sommaire : La nouvelle plateforme des masters Le calendrier des candidatures Les avantages et inconvénients Le processus de candidature Le droit à la poursuite d’études Conseils pour un dossier de candidature parfait La nouvelle plateforme des masters 🆕 Monmaster.gouv.fr , la nouvelle plateforme de candidature en masters, a vu le jour début 2023 ; parcours de candidature fluidifié ou encore accès aux masters facilité, on vous explique ce qui change avec la nouvelle plateforme. Faciliter l’accès aux formations Cette plateforme qui succède au portail « trouver mon Master », se nomme tout simplement monmaster.gouv (pourquoi se prendre la tête quand on peut faire simple ? 😌). La nouvelle plateforme fait suite à la réforme de la formation professionnelle en France, destinée à faciliter l’accès aux formations de master, notamment pour les jeunes diplômés . D'après le ministère de l'Enseignement supérieur, elle a pour but de faciliter l’affectation des étudiants , en fluidifiant le parcours de candidature de l’étudiant, mais aussi en facilitant le travail de l’administration par l’instauration d’un seul et unique dossier de candidature. « Cette nouvelle plateforme permet désormais une vision globale des places disponibles et également de se rendre compte des filières qui sont particulièrement en tension » explique la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Sylvie Retailleau. L’idée est de centraliser les offres de formations et les candidatures. Le ministère de l’Éducation nationale précise que la plateforme évite aux étudiants d’être confrontés « à une multitude de modalités de recrutement, variant d'un établissement à l'autre ». Des masters de droit toujours sélectifs Aaaah la sélection en master aka les Hunger games des juristes, quelle période ! Entre les candidatures, les délais à respecter, la rédaction des lettres de motivations, vous pouvez être perdus. Mais pas de panique, on est là pour vous aider ! 😉 Nous le savons tous à présent, l’accès à un master de droit se fait par le biais d’une sélection , notamment en raison de la capacité d’accueil limitée des établissements. Les établissements recrutent alors sur dossier des candidats , en prenant en compte plusieurs critères tels que les notes , les motivations ou encore la cohérence du projet professionnel . Globalement, le parcours scolaire de l’étudiant est étudié en long, en large et en travers ! D'ailleurs, d'après un sondage réalisé par @Pamplemousse magazine , 75 % des étudiants en droit pensent que la nouvelle plateforme ne permettra pas plus d'acceptations en master , que les années précédentes. 25 % des répondants ont espoir, qu'à l'inverse, la nouvelle plateforme permettent à plus d'étudiants d'obtenir un master de droit. 💡   Le saviez-vous ?  Depuis la réforme de 2016, la sélection en master se déroule dorénavant à l’entrée du M1, alors qu’elle se déroulait initialement à l’entrée du M2. Pourtant, les professionnels eux-mêmes le disent, il est plus logique d’opérer une sélection à l’entrée du master 2  ! D’ailleurs, Frédéric Douet, avocat et rédacteurs de chroniques juridiques à dit « La meilleure solution serait de revenir à la sélection à l'entrée du master 2. On ne forme pas un juriste en trois ans. Nombreux étaient naguère les étudiants qui, après avoir obtenu laborieusement leur licence, s'épanouissaient en quatrième année. » Un dossier unique pour simplifier les modalités de candidatures Eh bien, nous sommes désolés de vous décevoir, mais il faut admettre que cela ne change pas grand-chose. 😢 Il est vrai que la plateforme simplifie les modalités de candidatures , notamment via l’instauration du dossier unique , mais le vrai problème de place n’est pas réglé pour autant. Les établissements ont toujours le droit de refuser les candidats dont les dossiers ne concordent pas avec les attendus de la formation. Et les capacités d’accueil des établissements restent limitées. Donc le seul changement est que les étudiants pourront mieux gérer leur processus de candidature. C’est déjà bien, dirons-nous ! 🙃 Une plateforme sans algorithme Toutefois, on tient à vous rassurer sur le sujet ; il n’y a pas d’algorithm e qui dit qu’avec un dossier imparfait, vous n’aurez pas de master. Les notes sont évidemment un facteur important, mais il n’y pas que cela qui sera pris en compte. Les expériences professionnelles , associatives et les stages sont des éléments non négligeables auxquels les responsables de formation prêtent une attention particulière. D’où l’importance de mettre en avant TOUTES les expériences que vous avez réalisées au cours de votre parcours. À vous donc, d’agrémenter au mieux vos candidatures pour convaincre les directeurs de master que vous êtes l’élément dont ils ont besoin dans leur formation. 💡   Le saviez-vous :   En juillet 2021, près de 4 300 étudiants sans masters ont adressé une lettre ouverte à l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur en demandant, entre autre, une meilleure gestion des flux en master. La ministre avait alors promis l’ouverture de 4 400  places supplémentaires en master. Le calendrier des candidatures 📆 On vous donne toutes les dates à retenir pour candidater aux masters en formation classique, mais aussi en alternance ! Pour les parcours en master classique : Dès le 29 janvier 2024, tous les étudiants à la recherche de leur futur Master, accéderont à l’offre de formation sur cette plateforme. Il s’agit de 3500 formations et 8000 parcours de Master. Du 26 février au 24 mars 2024, phase de dépôt des candidatures en formation initiale ou en alternance. Du 2 avril au 28 mai 2024, phase d'examen des candidatures. Pour les parcours en master en alternance : Les formations en alternance peuvent publier la liste des candidats placés en recherche de contrat dès qu'elles sont prêtes à le faire et avant le 28 mai. Du 4 juin au 24 juin 2024, phase principale d'admissions. Du 25 juin au 31 juillet 2024, phase complémentaire (nouveau). Du 25 juin au 30 juin 2024, phase de candidature et classement des candidatures encore en liste d'attente, pour la gestion des désistements. Du 15 juillet au 31 juillet 2024, phase d'admission. Jusqu'à mi-septembre 2024, gestion des désistements Les avantages et inconvénients de la nouvelle plateforme Dossier unique, avis obligatoire aux candidats, nombre de vœux maximum ou encore places en master limitées ; on a décrypté pour vous tous les avantages et inconvénients de la nouvelle plateforme. Les avantages de la nouvelle plateforme ✅ Un dossier de candidature en ligne unique , (on entend votre soulagement d’ici, et on le comprend). Vous n’aurez qu’un seul dossier de candidature à constituer, qui sera visible auprès des établissements. Vous pourrez ainsi candidater à 15 masters en formation classique, et 15 en alternance. ✅ Les établissements ont l’obligation d’émettre un avis au candidat , ainsi, vous pourrez davantage comprendre l’état de votre dossier ; ✅ Les places non pourvues seront visibles en tant réel pour les étudiants. Cela vous permettra d’affiner votre projet de candidature, en sachant directement dans quelle formation il y a des places disponibles ; ✅ Aucune hiérarchisation des vœux « de façon à ce que les étudiants ne s’autocensurent pas et gardent la main tout au long du processus d’admission » précise le ministère de l’Enseignement supérieur ; ✅ Un calendrier national unique, les réponses aux candidats et les inscriptions administratives seront réalisées durant une même période, afin de fluidifier le processus. Évidemment, il faut garder en tête que la nouvelle plateforme ne garantit pas pour autant une place en master à tous les étudiants. Quoi qu’il en soit, elle facilite votre parcours et ça, c'est déjà bien ! 🙂  Les nouveautés à absolument connaître pour Mon Master 2024 Les inconvénients de la nouvelle plateforme 2024 Un tableau de bord pour suivre l’évolution des candidatures ; L’introduction d’une phase complémentaire après la phase principale d’admission ; Le calendrier a été ajusté pour que les étudiants reçoivent leur affectation avant fin juillet ; Pour les formations en apprentissage, les candidats acceptés doivent soumettre leur contrat d’apprentissage ou une promesse de contrat sur la plateforme. Les inconvénients de la nouvelle plateforme ❌ Aucune hiérarchisation des vœux : a priori, cette non-hiérarchisation est censée être avantageuse, mais en réalité, chaque étudiant à un ou deux masters de droit en tête de son classement. ❌ 15 vœux maximum : concrètement, chaque étudiant peut postuler à 30 vœux au total, soit 15 vœux en formation initiale et 15 vœux en formation en alternance. Néanmoins, si vous n’êtes intéressé que par l’un ou l’autre, vous ne pourrez postuler qu’à 15 vœux seulement. Dans un contexte où le recrutement est difficile, on a tendance à multiplier les candidatures pour être sûr d’être pris quelque part, or avec ce nombre maximum de vœux, les chances sont forcément plus minces. ❌ Nombre de places disponibles toujours insuffisant : c’est mathématique, il y a trop de candidatures pour trop peu de places en master de droit. Les modalités de candidatures sont améliorées, voire simplifiées, mais cela ne change rien au vrai problème qui concerne les places. 💡   Le saviez-vous ?   À Paris-I-Panthéon-Sorbonne, le master droit privé qui est l’un des plus demandés en France, a reçu, pour la rentrée 2021, 3 200 candidatures pour 95 places , soit un taux d’acceptation de près de 3% seulement. Comment se déroule le parcours de candidature ? ➡️ On vous explique comment se déroule le processus de candidature en master sur monmaster.gouv.fr , les différentes étapes et le nombre de vœux maximum. Les étapes de la candidature ÉTAPE 1️⃣ : Consulter les offres de formations conduisant au diplôme du master Avant toute chose, vous devez vous renseigner sur l’ensemble des masters de droit qui vous sont proposés. Il en existe une multitude et il se peut (fortement) que vous ne les connaissiez pas tous  ! Ce serait dommage de passer à côté de certaines formations, car vous n’aurez pas réalisé assez de recherches. D’autant plus que certaines formations ne sont pas disponibles via la plateforme nationale, mais directement auprès des établissements concernés. Le portail national Monmaster vous donne accès à l’offre de formation en master et particulièrement aux spécificités de celles-ci. Différentes mentions disponibles, capacité d’accueil, enseignements de la formation ou encore taux d’insertion professionnelle , tout y est ! D'après un sondage réalisé par l'équipe @Pamplemousse magazine , 92 % des étudiants envisagent de poursuivre en master , après leur licence de droit. Seulement 8 % pensent se contenter de la licence. Les attendus généraux des établissements Vous devez avoir conscience de ce qui sera attendu de vous afin de postuler aux masters qui vous correspondent le mieux. Chaque master a évidemment ses propres prérequis, mais globalement voici ce à quoi vous devez vous attendre : Avoir un projet professionnel cohérent De bons ou assez bons résultats académiques De bonnes connaissances juridiques dans les matières concernées Un suivi obligatoire des différentes matières concernées Une ou plusieurs mentions sur les trois années de licence Une expérience professionnelle/ associative (au mieux dans le domaine du master). Sur la page de chaque formation, vous trouverez un lien vous menant à la fiche formation directement sur le site de l’établissement, vous y trouverez plus de détails, tels que les modalités d’enseignements, le programme complet du M1 et du M2 ainsi que les débouchés à l’issue de la formation. 💡   Le saviez-vous ?  En moyenne, 85,8 %  des étudiants en droit poursuivent en master, après avoir obtenu leur diplôme de licence. Cette première étape de recherche est primordiale, car elle vous permettra d’évaluer la pertinence de votre candidature au regard des attendus de la formation concernée. D’ailleurs, parmi les nouveautés liées à la plateforme, tous les établissements ont eu l’obligation d’être particulièrement précis sur ce qu’ils attendent des étudiants. Vous trouverez donc les attendus et les critères généraux d’examens des candidatures en marge des formations, sur le portail monmaster.gouv.fr. Un choix de master cohérent Vous devez faire des choix stratégiques . Il vous est impossible de choisir un master juste pour sa renommée ou parce que vous “ aimez bien ” les matières étudiées. Typiquement, si vous postulez au sein d’un Master de droit pénal et sciences criminelles en ayant des notes très faibles dans les matières liées, il sera difficile de considérer positivement votre candidature. ⚠️ Qu’on soit bien clair, l’idée ici n’est pas de vous dire “Ne postulez pas, vous n’avez aucune chance” mais plutôt “ Postulez là où vous pensez le plus en avoir ”, c’est là toute la nuance  ! 🎤 Témoignage :    « Il se trouve que j’ai redoublé chacune de mes trois années de licence, et que j’ai toujours validé mes années aux rattrapages. Alors face à des centaines d’étudiants ayant d’excellents dossiers ou même une mention, je ne pensais pas faire le poids. Mais en parallèle, j’ai agrémenté mon dossier de plusieurs expériences. J’ai été salariée tout le long de mes études, j’ai fait du théâtre et intégré une formation d’éloquence, dont je suis d’ailleurs devenue présidente. Et je dois dire que cela a joué en ma faveur ! J’ai obtenu le Master 1 de Droit privé de mes rêves à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne. » Maëva, M2 Évidemment, tout est possible et vous pourrez très bien obtenir un master spécifique sans pour autant avoir d’excellentes notes dans les matières liées, mais c’est plus difficile. Mettez-vous à la place des responsables de formation  ; si un étudiant se présente à vous en vous disant qu’il a le profil idéal pour intégrer le Master de droit fiscal, tout en ayant eu 2 de moyenne en droit fiscal au S2, vous allez sûrement hausser les sourcils (au moins un 🤨). Vous devez être conscient que les notes sont particulièrement regardées , notamment celles du S1 de la L3. Vous devez donc être cohérents. Vous avez un nombre de vœux maximum , alors faire les bons choix s’impose ! Vous pouvez également consulter les sites d’établissements , les sites institutionnels ou encore vous rendre aux salons étudiants pour en savoir davantage sur les différentes formations. Cette recherche est indispensable et doit être réalisée en amont des candidatures. L’idée est que vous fassiez le bon choix et mettiez toutes les chances de votre côté ! ÉTAPE 2️⃣ : Entamer la rédaction de votre lettre de motivation et de votre CV Après avoir choisi les formations auxquelles vous allez postuler, entamez la rédaction des documents nécessaires à vos dossiers tels que le curriculum vitae et la lettre de motivation . Petite nouveauté de la plateforme : désormais, vous n’aurez plus qu’à compléter un seul et unique dossier de candidature . Ainsi, vous aurez tout le temps de travailler au mieux vos lettres de motivations afin de convaincre les directeurs de master de vous accepter dans leur formation. Interdiction de bâcler tout ça ! Si vous postulez au sein de plusieurs masters, vous pourrez être amené à réaliser plusieurs lettres de motivations. Si tel est le cas, les règles sont les mêmes ; rédigez une lettre personnalisée , structurée et agréable à lire ! Prenez aussi le temps de réaliser un CV professionnel , qui soit facile à lire et structuré . Il est important que le recruteur puisse voir directement vos expériences professionnelles. Concernant la lettre de motivation, vous devez vous vendre au maximum, alors intégrez-y toutes les expériences que vous avez réalisées (cf nos conseils plus bas). ÉTAPE 3️⃣ : Candidatez aux masters qui vous intéressent Dès l’ouverture des candidatures (en 2023, c’était entre le 22 mars 2023 et le 18 avril 2023 ), postulez aux masters que vous souhaitez intégrer. Bien que vous ayez environ un mois pour candidater, l’idéal est de le faire le plus tôt possible . Il se trouve que les responsables de formations ont une multitude de dossiers de candidatures à évaluer, c’est un travail chronophage. En tout logique, ils regarderont les dossiers dans leur ordre d’arrivée sur la plateforme. S'ils trouvent leurs candidats idéaux dans les premiers dossiers, ils ne regarderont peut-être pas les suivants. Et le vôtre passera à la trappe. Alors n'attendez pas le stress des derniers jours, c’est rarement une bonne idée. Vous allez donc devoir créer votre compte sur le portail monmaster.gouv.fr . à ce titre, un certain nombre de documents vous seront demandés, certains sont communs à tous les étudiants tandis que d’autre sont spécifiques aux formations. Patrick Retailleau, adjoint à la cheffe du service “stratégie des formations et de la vie étudiante”, dresse une liste de documents généraux qui sont fortement susceptibles de vous être demandés : Les pièces communes à tous les étudiants État civil / cordonnées Curriculum vitae Relevé de notes du baccalauréat Relevé de notes post bac : L1/L2/L3 Justificatifs d’expériences professionnelles ou de stages. Les questions auxquelles répondre Vous devrez également répondre aux questions suivantes, et joindre à votre dossier les justificatifs nécéssaires : Êtes-vous sportifs de haut niveau ? Êtes-vous un artiste ? Êtes-vous en situation de handicap ? Êtes-vous boursier ? Envisagez-vous de faire une année de césure ? Les réponses à ces questions ne seront pas transmises à la Commission des vœux, elles sont seulement destinées à compléter votre dossier et vous aider pour la suite de l’inscription. 💡   Le saviez-vous :   Pour ceux d’entre vous qui envisagent de changer d’académie durant leur année de master, une aide financière à hauteur de 1000 euros est disponible. Il s’agit de l’aide à la mobilité, qui nécessite d’avoir obtenu un diplôme national de licence et d’être boursier. Les pièces individuelles, propres à chaque établissement Chaque établissement a sélectionné les pièces à vous demander, au sein d’une liste fournie par le Ministère de l’Éducation et de la Recherche. Il s’agit de pièces classiques, qui sont obligatoires pour certaines et facultatives pour d’autres. Voici une liste non exhaustive de pièces auxquelles vous pouvez vous attendre : Lettre de motivation Lettre(s) de recommandation Attestations d’expériences professionnelles Attestations de stages juridiques Certifications en langue type TOEIC / TOEFL Certifications en informatiques… Questionnaire de l'établissement D’après une étudiante de l’université Paris Panthéon-Assas, certains questionnaires sont en quelque sort des pièges . Un directeur du Master Droit de la propriété intellectuelle de l’université de la Sorbonne lui aurait indiqué que certaines commissions pratiquent une présélection à l’aide de ces questionnaires. Léa nous explique que « les questionnaires seraient transposés dans un tableau Excell, qui va trier les réponses . Et ainsi, les étudiants qui auraient le malheur de répondre à côté, verront leur dossier évincés , sans même avoir été regardés par les responsables de formation. » On espère que ce n’est pas une pratique commune à toutes les facs, mais quoi qu’il en soit, prenez donc le temps de bien répondre à ces questionnaires ! Deux pièces supplémentaires par établissement : En plus de ces pièces générales, chaque établissement a la possibilité de vous demander le dépôt de deux pièces , non inscrites dans la liste. En effet, si celle-ci ne convient pas aux établissements, ils ont cette possibilité d’ajouter des documents. C’est un choix qui relève exclusivement de chaque université, mais quoi qu’il en soit, il ne pourra que s’agir d’un document en rapport avec votre parcours ou en lien avec les attendus de la formation. Par ailleurs, certaines formations peuvent prévoir une convocation à des épreuves écrites ou à des entretiens oraux, soyez-donc bien préparés ! 🎤   Témoignage :   « Dans ma faculté, parmi l’un des deux documents supplémentaires qu’on pouvait nous demander, on a dû fournir une fiche de synthèse . Celle-ci comprenant elle-même plusieurs documents (déjà un petit vice de procédure 🫢). Mais ce n’est pas le seul problème ; parmi ces documents, on doit indiquer la liste des parcours de masters  qui nous intéressent, classés par ordre de préférence  » nous explique Noémie, étudiante en L3 Droit privé à Assas. Et pour ceux qui ne le savent pas, c’est une pratique formellement interdite par le Ministère de l’Enseignement supérieur ! D’ailleurs, la directrice générale de l’Enseignement supérieur, Mme Anne-Sophie Barthez, appelle à dénoncer les universités qui demandent à leurs étudiants de hiérarchiser leurs vœux. Eh oui, si les vœux ne sont plus hiérarchisés sur monmaster.gouv.fr, ce n’est pas pour rien ! Les universités ont l’interdiction de mettre en œuvre cette pratique. ÉTAPE 4️⃣ : Admission et inscription administrative dans les établissements Dès le mois de juin (le 23, pour l’année 2023) , la phase d’admission débute. Chaque étudiant reçoit donc la réponse à ses candidatures . Si vous avez été admis dans une formation, vous n’aurez plus qu’à vous rapprocher de l’établissement d’accueil afin d’effectuer l’inscription administrative. Concernant les formations en apprentissage, il est possible de recevoir une réponse avant cette date. Cela s’explique par le fait que rechercher une entreprise peut s’avérer être long et difficile. En ce sens, lorsque c’est possible, les commissions reviendront vers vous avant la date annoncée. Combien de vœux ? En principe, la plateforme indique que chaque étudiant peut émettre 15 vœux maximum en formation classique , et 15 vœux maximum pour les formations en apprentissage . Ces deux parcours étant distincts, vous pourrez donc concrètement postuler aux deux en formulant un total de 30 vœux . En réalité, vous pourrez postuler à un peu plus de vœux ; on vous explique ! Chaque master de droit comprend plusieurs mentions. Autrement dit, plusieurs parcours différents au sein de la même formation. Prenons un exemple concret : le Master Droit international de l’université Panthéon-Sorbonne comprend trois parcours différents : Droit international des affaires Droit international général Droit international, européen et comparé En candidatant à ce Master, c'est-à-dire en utilisant un seul vœu , vous pourrez candidater au sein des trois parcours . Ce qui est de ce fait un point positif  ! Vous augmentez vos chances d’obtenir un master. Patrick Courilleau, adjoint à la cheffe du service “stratégie des formations et de la vie étudiante“ explique en ce sens qu’un étudiant “ pourra réaliser environ 45 dossiers de candidatures , dès lors qu’il postule pour plusieurs parcours dans différents masters .” Le droit à la poursuite d’études Si vous n’avez été accepté dans aucun master de droit, pas de panique ! On souffle un bon coup, car il y a toujours des solutions. 👇 La redistribution des places non attribuées Tout d’abord, les places de master non acceptées seront redistribuées. Vous pourrez donc tout à fait recevoir une acceptation dans un master durant les derniers jours. Si vous n’avez pas de places lors des premiers jours de résultats, cela ne signifie pas pour autant que vous n’avez plus aucune chance. L’avantage de cette plateforme est d’avoir une vue globale des places restantes . Ainsi, dès lors que les étudiants sélectionnés auront validé leur choix, les places non distribuées seront réattribuées , au fur et à mesure, aux étudiants sans master. Il vous faudra donc faire preuve de patience, ne vous laissez pas gagner par le stress, car tout est possible ! La saisine au rectorat Ensuite, vous pourrez contester la décision de refus au titre d’un retour gracieux, hiérarchique ou contentieux. À partir de la réception de la décision, vous disposerez d’un délai de deux mois pour le faire (mais vous le savez, puisque vous l’avez vu en droit administratif 😉). 💡   Le saviez-vous ?   En 2021, un peu plus de 11 600 candidats de plusieurs filières différentes n’ayant obtenu aucune réponse favorable des établissements ont saisi le rectorat. Il existe deux cas de figures différents : Vous êtes sur liste d’attente , et finalement, vous n’avez aucune acceptation de master d’ici la fin du mois de juillet ; Dès la mi- juillet, vous n’avez que des refus et vous n’êtes pas sur liste d’attente. Que ce soit l’un ou l’autre, vous pourrez saisir le rectorat au titre du droit à la poursuite d’étude, qui est consacré au sein du Code de l’éducation. L’article R. 612-36-3 du code de l’éducation dispose : « […] Cependant, s'ils en font la demande, les titulaires du diplôme national de licence sanctionnant des études du premier cycle qui ne sont pas admis en première année d'une formation du deuxième cycle de leur choix conduisant au diplôme national de master se voient proposer l'inscription dans une formation du deuxième cycle en tenant compte de leur projet professionnel et de l'établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État pris après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. ». L’article R. 612-36-3 du même code confirme : « […] Le recteur de région académique présente à l'étudiant qui a satisfait aux conditions mentionnées au premier alinéa, après accord des chefs d'établissement concernés, au moins trois propositions d'admission dans une formation conduisant au diplôme national de master . ». Ainsi, en lisant ces dispositions, on doit considérer que l’étudiant qui n’a pas d’inscription doit recevoir trois propositions d’inscription en master par le recteur. Les conditions d'accès à ce droit Pour mettre en œuvre ce droit, l’étudiant doit tout de même avoir postulé au sein de 5 masters au moins et y avoir été refusé. Vous devez donc prouver que vous avez bien tout tenté, en postulant au sein de plusieurs masters. Évidement, on vous conseille de candidater à un maximum de masters, et à des parcours différents afin de maximiser vos chances ! Concrètement, il s’agit de permettre à chacun de choisir librement son orientation scolaire et professionnelle. À ce titre, l’État doit vous garantir l’accès à l’éducation en mettant à votre disposition les ressources nécessaires. Toutefois, on se doit de nuancer le propos, et surtout d’être honnête. Ce droit ne garantit pas que vous aurez une place en master. Cela reste un droit difficile à mettre en œuvre. Le recteur doit effectivement chercher des places en master disponibles à vous proposer, mais n’a pas l’obligation de résultat ; il n’est pas obligé de les trouver . Le problème en master n’est pas la sélection en elle-même, mais plutôt le nombre de places disponibles  ! C’est mathématique ; il y a trop de candidatures au sein d’un même master pour trop peu de places . Lorsqu’un master reçoit des centaines de candidatures pour une capacité d’accueil limitée à 30 places, il est difficile de garantir une place à tous. 💡   Le saviez-vous ?   D’après la ministre de l’Enseignement supérieur alors en placeet ancienne directrice de l’université Paris-Saclay, les saisines auprès du rectorat ont diminué de 33 % en 2023. Les conseils pour un dossier de candidature au top 📌 On vous donne tous nos meilleurs conseils pour bien agrémenter vos dossiers de candidature et intégrer le master de vos rêves. Choisir le bon master de droit Le premier conseil à vous donner est de bien choisir le master auquel vous allez postuler. Pour une bonne candidature, il est primordial d’avoir un projet professionnel cohérent et cela implique de choisir le bon master de droit. Vous devez vous poser les bonnes questions (et accessoirement en trouver les bonnes réponses) ! Identifiez vos intérêts professionnels : Vous devriez vous poser des questions sur les domaines du droit qui vous intéressent le plus. Vous êtes intéressé par le monde des affaires, ou plutôt par le droit de la famille ? Faites des recherches sur les programmes : Une fois que vous avez identifié les domaines qui vous intéressent, vous devriez rechercher les programmes de master qui correspondent le mieux à vos intérêts. Vous pouvez commencer par consulter les sites web des universités et des facultés de droit, ainsi que les classements des meilleurs programmes de master de droit. Regardez les programmes de cours : pour voir si les matières proposées correspondent à vos attentes. Vous pouvez également contacter les professeurs et les enseignants du programme pour voir s'ils ont une expertise dans les domaines qui vous intéressent. Considérez les perspectives de carrière : vous pouvez regarder les statistiques d'emploi des anciens étudiants pour voir dans quels domaines ils travaillent et quels types d'emplois, ils ont décrochés après avoir terminé leurs études. Eh oui, comme toute filière, le droit n’offre pas des débouchés certains dans tous les domaines. Les juristes diplômés qui se retrouvent au chômage ça existe ! C’est donc un critère à prendre compte si vous souhaitez pouvoir intégrer le monde professionnel facilement. Les expériences à intégrer dans sa candidature Même s’il est vrai que les notes sont la première chose qui seront examinées, il ne faut pas oublier que vous n’êtes pas que ça. Votre profil est un parfait mélange entre les notes et vos expériences  ! Il faut donc essayer de favoriser les stages , qui apporteront une réelle valeur ajoutée à votre CV, mais également d’autres expériences non négligeables. Lors de l’examen des candidatures, plusieurs choses sont prises en compte et peuvent vraiment faire la différence ! Voici les expèriences à mettre en avant dans vos lettre de motivations. 🧑‍🏫 Les stages : ils sont un atout majeur ! Qu’ils soient obligatoires ou non, ils prouvent votre motivation. Le fait d’avoir une expérience professionnelle est clairement un plus, n'hésitez donc pas à détailler ce que vos stages vous ont apporté mais également ce que vous avez apporté à votre organisme d'accueil. 💼 L'expérience professionnelle : même si votre parcours professionnel n’a pas de lien direct avec le monde du droit ou qu’il ne s’agit que d'emplois étudiants, ils permettent de montrer à l'examinateur votre sérieux et votre maturité. C’est d’autant plus valorisant car cela montre que vous avez su vous organiser entre les cours et un emploi, et en conséquence que vous avez géré les deux tel un maître ! L’idée est toujours de mettre en avant l’intérêt de l’expérience par rapport au droit, et notamment à votre domaine. Par exemple, si vous avez travaillé en tant qu’assistant juridique, vous pourrez mettre en avant votre aisance rédactionnelle ou encore le fait que vous ayez contribué à l’élaboration de dossiers. 😇 La vie associative : elle peut également influer sur vos candidatures. Que ce soit de manière ponctuelle, ou plus régulière, faites part de votre vie associative au sein de votre dossier. Cela peut en dire beaucoup sur vos qualités humaines et votre savoir-être. Si l’association est en lien avec le droit, c’est encore mieux ! Typiquement, si vous avez rejoint une association juridique favorisant l’accès au droit et que vous avez su mettre en pratique la théorie pour résoudre certaines situations, mettez-le en avant. 🏅 Les activités sportives : au même titre que la vie associative, le sport permet de développer des qualités personnelles indéniables. Il permet de se dépasser, d’avoir l'esprit d’équipe ou encore met en évidence votre rigueur. Et pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas d'expériences de ce type, pas de panique, vous pouvez même faire référence à une expérience personnelle ! ⚠️ Le dossier de candidature n’est pas votre journal intime, n’en dites pas trop et surtout parlez d’une expérience dont vous avez su tirer profit. L’idée est de démontrer que vous avez su acquérir de réelles qualités. Encore une fois, que vous ayez un excellent dossier ou quelques mauvaises notes qui vous stressent, gardez en tête que vous avez bien d’autres qualités et compétences à mettre en avant pour vous démarquer. Les examinateurs sont des humains avant tout, et ont bien conscience que les notes ne suffisent pas à juger plusieurs années de travail (même si cela aide). Ils sont même très sensibles aux qualités que vous aurez développées en dehors du cadre universitaire alors no stress ! 😎 Nour Dhaouadi

  • [VIDÉO] "C'est plus dur de rentrer dans la police que d'être magistrat"- Entretien avec Agnès Naudin

    Orientation > Métiers juridiques Agnès Naudin est une femme-flic. Elle vient de quitter la fameuse Brigade Territoriale de Protection de la Famille (brigade qui a pour mission d'enquêter sur les viols conjugaux, les viols sur mineurs incestueux ou non, et les bébés secoués). La capitaine de la police nous livre un témoignage sans langue de bois sur le monde qu'elle a côtoyé pendant des années. 👮‍♀️ Sommaire 💼 Comment se déroulent les concours de Police ? 🚔 Tout savoir sur le métier de policier 🥑 Questions en vrac à une capitaine de la police 👮‍♂️ Sur les viols conjugaux 🚓 6 questions qu’on a toujours voulu poser à un policier 👮‍♀️ Les conseils d'Agnès Naudin pour rejoindre la police Pamplemousse : Bonjour Agnès, tu peux te présenter et répondre à nos questions de façon courte ? Agnès Naudin : Bonjour, je suis Agnès Naudin, je suis capitaine de police en Brigade Territoriale de Protection de la Famille en disponibilité depuis 6 mois et je suis là pour Pamplemousse ! Comment se déroulent les concours de Police ? 💼 Pamplemousse : Comment se passent les concours d’officier de police ? Agnès Naudin : C'est difficile, mais c'est marrant. C'est un peu comme si l'on voyait plein de lapins crétins qui sont en train de courir tous ensemble pour arriver à la ligne d'arrivée et qu'ils étaient tous épuisés avant même que le gong ait sonné ! Pamplemousse : Tu as fait une prépa ? Agnès Naudin : Alors j'en ai pas fait qu'une, j'en ai fait 2, mais pas des prépas pour rentrer dans la police. J'ai fait des prépas pour être avocate. Pamplemousse : C’était pas nécessaire de faire une prépa pour les concours de police ? Agnès Naudin : En fait, quand j'ai voulu passer les concours, j'avais déjà fait les deux prépas pour être avocate et c'est ça qui m'a permis d'avoir ce concours là. Alors j'ai pas eu celui d'avocat mais j'ai eu celui de la police. Pamplemousse : Faut faire des pompes pour l’avoir ? Agnès Naudin : Il paraît. Il faut en faire euh... 3 pour les filles et 5 pour les garçons. Je crois, c'était il y a 10 ans hein ! Pamplemousse : Il y a une épreuve de franchissement de barrières, ça t’a rappelé la fac de droit ? Agnès Naudin : haha oui ! Pamplemousse : C’est plus dur d’être policier que magistrat ? Agnès Naudin : Aujourd’hui c’est plus dur d’être policier qu’être magistrat. Pamplemousse : Ah oui, parce qu'il y a moins d’acceptés qu’à l’ENM, c'est ça ? Agnès Naudin : Oui voilà, et moins qu'à l'ENA aussi. Je force un peu le trait. Pamplemousse : Les erreurs à éviter pour passer le concours ? Agnès Naudin : Les erreurs à éviter ? Être un gros con. Chacun entendra ce qu'il voudra y entendre. C'est quelqu'un qui va aller chercher du pouvoir, qui va aller chercher de la lumière. Tout savoir sur le métier de policier 🚔 Pamplemousse : C’est dur d’être une femme dans la police ? Agnès Naudin : J'ai toujours trouvé que c'était beaucoup plus facile de manager des hommes que des femmes. Pamplemousse : Les 3 choses qui vous ont fait rejoindre la police ? Agnès Naudin : Les gens… Le service... L'injustice. Pamplemousse : Ça fait 3 bravo ! Ce qui vous énerve le plus dans la police ? 😑 Agnès Naudin : Les cons, j'aime pas les cons. Pamplemousse : On en a aussi 2 ou 3 à la faculté. Y’en a beaucoup dans la police des cons ? Agnès Naudin : Un peu trop. Pamplemousse : Quels sont les clichés sur la police ? Agnès Naudin : Mais il y en a plein ! Le cow-boy qui arrête tout le temps, le délit de faciès, bien sûr ! Est-ce vraiment des clichés ? Pamplemousse : C'est marrant, ce sont les mêmes que parmi nos chargé de TD 😅 Questions en vrac à une capitaine de la police 🥑 Pamplemousse : Aurais-tu pu être une bonne avocate ? Agnès Naudin : J'aurais été incapable de défendre les coupables, j'aurais fait une très mauvaise avocate ! Pamplemousse : Et tu es une bonne policière ? Agnès Naudin : Ouais je pense. Parce que je suis à l'écoute, parce que j'arrive à comprendre les choses assez rapidement et à me faire une image d'ensemble de la situation. Pamplemousse : Quel est le pire métier dans la police ? Agnès Naudin : Garde-barrières. Pamplemousse : Tu te sentais utile dans la police ? 👮‍♀️ Agnès Naudin : Bah oui ! Tous les jours, enfin je veux dire, c'est beaucoup plus gratifiant de s'occuper de victimes de violences sexuelles que d'aller casser des gilets jaunes dans la rue. Pamplemousse : Quel effet ça fait de menotter quelqu’un ? Agnès Naudin : Ah ben c'est pas le même trip que quand tu menottes ton copain ou ta copine. Pamplemousse : Les débats sur la baisse de la majorité sexuelle, tu en penses quoi ? Agnès Naudin : Ah bah je suis pas d’accord, j’ai écrit un bouquin là-dessus et j’ai choisi une histoire justement où on parle d'une jeune fille de 11 ans qui a des relations sexuelles avec son oncle par alliance qui en a 40. Qui lui est d’accord, bien évidemment. Sauf que tout l’enjeu c’est justement de voir quelle est la maturité sexuelle de la jeune fille et aujourd'hui on a décrété que finalement 15 ans, elles étaient toutes à maturité sexuelle pour pouvoir dire oui, moi je suis pas d'accord. Je pense que c'est au cas par cas qu'il faut faire. Sur les viols conjugaux 👮‍♂️ Pamplemousse : Les viols conjugaux c’est quoi ? Agnès Naudin : Les viols conjugaux, c'est un viol dans un couple. Pamplemousse : Et il y en a beaucoup ? Agnès Naudin : On n'en entend pas beaucoup parler mais ça veut pas dire qu'il y en a pas. Il y a beaucoup de viols au sein des couples dont on ne parle pas. Le problème du viol conjugal, c'est qu'il y a le phénomène de l'emprise. Elle est très difficile à déterminer en pratique. Quand on a une femme qui est de nationalité étrangère, qui a des enfants et qui ne gagne pas d’argent, forcément les leviers pour en faire ce que l'on veut sont plus nombreux. Alors elle, elle peut dire "non" et il peut ne pas y avoir de violence mais si pour pouvoir être tranquille, elle est obligée d’écarter les jambes, est-ce que là on considère que c’est une viol ou pas ? Pamplemousse : Pour vous, c'est un viol ou pas un viol ? 🤷‍♀️ Agnès Naudin : Pour moi ça en est un ouais, j'espère qu'un jour on en arrivera là c’est-à-dire qu’on dépassera la violence physique du viol pour en arriver à la violence morale. On doit reconnaître cela. Pamplemousse : C’est passionnant... Agnès Naudin : Oui ! C’est pour ça que c’est pas vraiment quelque chose qui est difficile pour moi parce qu’en fait, quelque part, je me protège en essayant de comprendre ce qu’il se passe en face de moi. Et donc je rentre dans un côté intellectuel de l'histoire et d'essayer de vraiment la comprendre au maximum et l’empathie, je la garde pour essayer de comprendre. J'essaie de laisser les émotions de côté. Pamplemousse : Que peut-on améliorer dans la prise en charge des familles ? Agnès Naudin : L’écoute, le temps, la bienveillance. Nous on a le temps. Dans les commissariats, ils l'ont moins et puis on rentre dans une telle routine en fait qu’au bout d’un moment, on oublie, on prend des automatismes et puis on a un objectif à remplir et… et voilà notre temps n’est pas nécessairement celui des victimes et on a tendance à l’oublier. 6 questions qu’on a toujours voulu poser à un policier 🚓 Pamplemousse : Vous avez déjà utilisé vos menottes de service dans l’intimité ? Agnès Naudin : Non jamais. Pamplemousse : Avez-vous déjà abusé de votre pouvoir de policier ? Agnès Naudin : J'ai déjà roulé dans les voies de bus avec ma voiture perso. Pamplemousse : On est choqués 😱 Agnès Naudin : Ouais, j'imagine ! Pamplemousse : Les flics mettent des amendes aux flics ? Agnès Naudin : Non je pense pas. Mais en revanche, ça arrive que des gendarmes mettent des amendes aux flics. Pamplemousse : Avez-vous déjà mis votre sirène pour rentrer du taf plus vite ? Agnès Naudin : Non, pour arriver plus vite au travail, oui ! 🚓 Pamplemousse : Avez-vous des primes pour mettre des amendes ? Agnès Naudin : NSPP. Pamplemousse : Vous avez déjà eu des primes ? Agnès Naudin : Non jamais, trop grande gueule. On commence une phrase, vous la terminez ! Pamplemousse : Ce qui est cool quand vous êtes femme flic… Agnès Naudin : Ce qui est cool quand on est femme flic dans la police, c’est qu’on nous prend pour des faibles. Pamplemousse : Ce qui est dur quand vous êtes femme flic… Agnès Naudin : Next ! Pamplemousse : À la BTPF j’ai beaucoup pleuré quand… Agnès Naudin : À la BTPF, j’ai beaucoup pleuré quand je suis arrivée. Pamplemousse : À la BTPF j’ai beaucoup ri quand… Agnès Naudin : À la BTPF, j’ai beaucoup ri quand on parlait de cul ! Les conseils d'Agnès Naudin pour rejoindre la police 👮‍♀️Pamplemousse : Avez-vous des conseils pour les abonnés de Pamplemousse qui voudraient rejoindre la police ? Agnès Naudin : Soyez vous-même, ne vous perdez pas, cherchez votre place. Finalement, il n’y a rien de pire qu’un étudiant qui arrive et qui se dit “tiens je vais rentrer dans la police” en s’imaginant qu’on est dans un western et parce que finalement ça fera ou quelqu’un de malheureux, ce qui n’est déjà pas cool, ou alors ce sera quelqu’un de malheureux avec du pouvoir et donc forcément, il rendra les autres malheureux et je pense qu’on a tous une grande responsabilité à savoir qui on est avant de rentrer dans la police. Pamplemousse : C’est le rôle de l’université ? Agnès Naudin : Non, je pense que c’est de la responsabilité personnelle de chacun d’apprendre à se connaître, à vraiment aller chercher au fond de soi de savoir pourquoi est-ce qu’on a envie de rentrer dans la police. Pamplemousse : Demain, vous avez prévu quoi ? Agnès Naudin : Demain il faut que j’écrive un courrier disant que je ne veux pas revenir dans la police. Pamplemousse : OH la news ! 🔥 Pourquoi ? Agnès Naudin : J’ai trouvé un autre moyen de pouvoir garder ma liberté de parole. Pamplemousse : Énorme, donc au revoir la police ? Agnès Naudin : Le prochain bouquin sur lequel j’ai travaillé traite du malaise dans la police, donc de toutes façons si c’est pas moi qui leur dit “je reviens pas” à un moment donné, ils vont me mettre dehors ! Pamplemousse : haha en effet... Quel est ton prochain projet ? Agnès Naudin : Le prochain livre que je fais, c’est sur les disparus. C'est un recueil de témoignages de famille de disparus. Avec les dysfonctionnements de la justice... et des enquêtes etc. En gros, le droit ça peut aussi mener à un autre truc qu’on appelle “lanceur d’alertes” et c’est un peu ce que j’essaie de faire dans tous les sujets qu’on peut avoir. C’est démontrer les dysfonctionnements pour faire avancer les choses… Pamplemousse : Merci Agnès ! Agnès Naudin : De rien... Augustin Mercier

  • [COURS] La police administrative : définition, titulaires, exercice

    Cours et copies > Droit Administratif La police administrative est étudiée en cours de droit administratif. Elle a pour mission d’assurer le maintien de l’ordre public matériel (sécurité, salubrité, tranquilité publique), et depuis quelques temps, immatériel (dignité et moralité). Définition, titulaires, principes : découvrez tout ce qu’il faut savoir pour bien comprendre l’activité qu’est la police administrative 👮‍♀️. Sommaire : Définition de la police administrative Distinction entre police administrative et police judiciaire Le régime de la police administrative Principes guidant l’exercice de la police administrative Exemples de sujets de dissertation sur la police administrative Cours de droit PDF : la police administrative La police administrative est une activité de l’administration qui a pour finalité la prévention des troubles à l’ordre public . L’ordre public se compose de deux éléments :  éléments matériels avec trois notions : sécurité , salubrité et tranquillité publique ; éléments moraux avec deux éléments : moralité et respect de la dignité humaine. Il faut ainsi différencier la police judiciaire de l'administration puisqu’elles n’ont pas la même finalité de leurs missions  (répressive et préventive). Mais aussi il est important de connaître le régime  de la police administrative avec la distinction entre générale  et spéciale  et des exemples que nous allons vous présenter ici. Définition de la police administrative 👮 La police administrative est une activité de l’administration ayant pour finalité la prévention des troubles à l’ordre public . L’objectif de la police administrative L’objectif de la police administrative est simple : elle doit prévenir les troubles à l'ordre public ou les faire cesser . Les dimensions de l’ordre public Extrait des Fiches droit administratif L’ordre public est un concept qui enveloppe plusieurs composantes, dont la sauvegarde est assurée par la police administrative. De façon extensive, il peut se définir comme l’ ensemble des règles touchant à l’organisation de plusieurs domaines comme la nation, la liberté, l’économie, la santé ou encore la morale. Pour reprendre la formule d’Hauriou, c’est donc un « ordre matériel et extérieur » . Source : M. Hauriou, Précis de droit administratif et de droit public , Dalloz, 2002, Paris, p. 549. De façon plus stricte, l’ ordre public comprend plusieurs composantes (tranquillité, salubrité, sécurité, moralité et dignité humaine) que l’on peut regrouper en deux dimensions distinctes : matérielle et immatérielle. La dimension matérielle La dimension matérielle concerne tous les éléments « traditionnels » que doit défendre la police administrative. On peut les considérer comme les composantes classiques de l’ordre public . Elle englobe trois sous-catégories distinctes guidant l’action de la police administrative, qui sont la tranquillité publique, la salubrité publique et la sécurité publique . Et même si le droit administratif est essentiellement jurisprudentiel, vous pourrez retrouver ces composantes à l’ article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT). La tranquillité publique Une première composante « traditionnelle » de l’ordre public matériel : la tranquillité publique. Assez simple à comprendre, la tranquillité publique est une notion défendant tout simplement la tranquillité des administrés . Elle prévient les troubles empêchant les administrés d’accomplir leurs activités. Par exemple, c’est le maintien de la tranquillité publique qui vous permet d’interdire à votre voisin (ou d’appeler la police si besoin) de mettre la musique trop fort après une certaine heure. En effet, cela vous empêcherait de réviser vos superbes Flashcards de Droit administratif mais aussi de vous reposer. 💡   Le saviez-vous ?  C’est la tranquillité publique qui a justifié dans les années 1970 l’instauration de voies piétonnières dans les centres-villes ( CE, 8 déc. 1972, n°82925  ; CE, 25 janv. 1980, n°14260 à 14265 ). La salubrité publique La salubrité publique est également une composante dite « traditionnelle » de l’ordre public matériel. Elle a pour but le maintien de l'hygiène pour prévenir le risque de propagation de maladies. Autrement dit, c’est l’ensemble des mesures qui serviront à protéger la population contre les risques d’épizooties (les épidémies qui frappent les animaux) , d’épidémies mais aussi contre la pollution . Si vous souhaitez l'illustrer dans une copie avec un exemple, vous pourrez dire que le maire, au titre de son pouvoir de police, doit s'assurer de la collecte des déchets et ordures ménagères au sein de sa commune (art L2224-13 CGCT). 🚮 Eh oui, personne n'a envie de voir les rues pleines de détritus ( manque d'hygiène, pollution...), et c'est un domaine qui relève de la salubrité publique. La sécurité publique La sécurité publique est la dernière composante de l’ordre public « traditionnel ». Elles englobent toutes les mesures pouvant être prises dans le but d' assurer la sécurité des administrés sur le territoire français , en prévenant des accidents de toute nature (inondations, incendies, actes de terrorisme, etc.). Par exemple, dans certaines villes, les maires ont pris des mesures afin de réduire la vitesse maximale de circulation des véhicules pour prévenir d’éventuels accidents de la route. La dimension immatérielle La dimension immatérielle est une notion plus subjective défendue par la police administrative qui varie selon les époques, les valeurs et les traditions de la société. Ce sont les sous-catégories qui la composent que l’on considère aujourd’hui comme les nouvelles composantes de l’ordre public . Elles sont au nombre de deux (la moralité publique et le respect de la dignité humaine ). La moralité publique La moralité publique est une composante essentiellement jurisprudentielle. La moralité publique évolue étant donné qu’elle varie en fonction des époques. Elle consiste plutôt à protéger un état moral . Mais le propos doit être nuancé : lorsque la police administrative souhaite intervenir, elle ne peut pas justifier son action au seul motif de la protection de la moralité publique. En effet, cette moralité ne permettra l’intervention d’une mesure de police que s’il est prouvé qu’il existe un trouble avéré pour l’ordre public (CE, 26 septembre 2016, Collectif contre l’islamophobie en France ). Par exemple, sur le fondement de cette composante, un maire a déjà pu interdire la projection d’un film au motif que celui-ci aurait heurté la sensibilité des spectateurs, pouvant ainsi provoquer un risque de trouble réel et sérieux à l’ordre public dans les circonstances locales particulières de l’espèce . Il s’agit de l’arrêt dit « Lutétia » ( CE, 18 décembre 1959, Société les Films Lutétia ) qui a dégagé cette composante qu’est la moralité publique . Néanmoins, avec l’évolution des mœurs, ce film ne choquerait plus grand monde aujourd’hui… Le respect de la dignité humaine La dignité humaine est également l’une des composantes de l’ordre public immatériel que le juge administratif a souhaité défendre. La dignité humaine est une composante être considérée comme imposant le respect de l’être humain . À ce titre, elle peut justifier une intervention de la police administrative, « même en l’absence de circonstances locales particulières » . Cette nouvelle composante a été inaugurée par le célèbre arrêt « Morsang-sur-Orge » (voir la fiche d'arrêt enrichie du CE, Ass., 27 octobre 1995, Commune de Morsang-sur-Orge ). D’ailleurs, c’est le seul arrêt que retiennent tous les étudiants en droit (même les privatistes) jusqu’à la fin de leur vie ! En l’espèce, l’arrêt portait sur une activité peu commune… Le lancer de nains ! Il avait été interdit par des arrêtés ministériels (25 octobre 1991 et 23 janvier 1992) car l ’activité avait été jugée dégradante et indigne pour la personne humaine . Il faut bien retenir que pour cette composante, celui qui détient les pouvoirs de police peut prendre les mesures nécessaires pour faire respecter la dignité humaine, et ce, même contre la volonté de la personne concernée . 💡 Le saviez-vous ?   Il est possible de trouver sur YouTube l’interview d’un nain à l’époque où l'arrêt a pris effet et son opinion sur son interdiction d’exercer. Distinction entre police administrative et police judiciaire 👮‍♀️ La distinction entre la police administrative et la police judiciaire est indispensable à connaître. En effet, il est important de comprendre le fonctionnement de chacune d’entre elles car leurs régimes et la compétence juridictionnelle applicable en dépendent. Il ne faudrait pas faire la lourde erreur de les confondre dans vos copies (au risque de vous attirer les foudres de votre chargé de TD). En droit administratif, cette distinction entre les deux polices a été inaugurée par la jurisprudence Consort Baud (CE, 11 mai 1951, Consort Baud) puis elle a été confirmée par la décision Dame Noualek (TC, 7 juin 1951). Classiquement ces deux types de police sont distinguées à raison de la finalité de leurs missions , c’est une distinction selon l’objet La distinction selon l’objet est un critère de distinction permettant de comprendre si l’on fait face à la police administrative ou la police judiciaire. La police administrative a une fonction préventive . En effet, elle a pour mission de prévenir les troubles à l’ordre public et à ce titre, elle peut prendre certaines mesures. Par exemple, elle peut limiter la vitesse dans certaines agglomérations afin d’assurer la sécurité des administrés. La police judiciaire, quant à elle, a une fonction répressive . Sa mission est de constater et rechercher les preuves des infractions troublant l’ordre public pour pouvoir les pénaliser (art. 14 CPP). Par exemple, elle peut sanctionner les excès de vitesse des conducteurs un peu trop pressés en dressant des amendes forfaitaires. Mais, en réalité, cette distinction est parfois délicate à établir, d’autant plus ces dernières années, face aux évolutions des troubles à l’ordre public. À titre illustratif, dans la décision Frampar du Conseil d’État du 24 juin 1960, le préfet avait fait saisir des journaux sur le fondement des dispositions du Code pénal, ce qui laissait sous-entendre une mission de police judiciaire. Pourtant, la finalité était de prévenir des atteintes à l’ordre public (police administrative). C’est cette finalité qui a permis de retenir la compétence de la juridiction administrative [ Ndlr : Voir un commentaire d'arrêt sur la compétence du juge administratif ] . Cette dichotomie pose des problèmes en pratique, également car les compétences de polices administrative et judiciaire peuvent être détenues par une seule et même autorité . À titre illustratif, le maire est un officier de police judiciaire (art. 16 CPP), mais exerce également des pouvoirs de police administrative au niveau local. Que faire en cas de succession d’opérations différentes ? Si vous avez un cas pratique dans lequel deux opérations différentes se suivent (une opération de police administrative et ensuite une opération de police judiciaire), pas de panique, il suffit de déterminer l’opération de police qui s’est avérée être déterminante. Celle qui par essence a conduit les forces de police à intervenir. On vous explique : il peut arriver que pour une même situation, les deux polices doivent intervenir. Par exemple, l’une maintenait l’ordre public puis l’autre a pris le relais lorsqu’il a fallu agir (ex. : arrestation d’un agresseur). Plutôt que d’essayer de savoir à quel moment le changement d’autorité s’est produit (les frontières sont parfois fines), il vaut mieux s’interroger sur l’opération et le dommage qu’elle a pu générer : À quoi est-il lié ? Quelle est sa véritable origine ? Aurait-il pu se réaliser si la police administrative avait pris toutes les mesures nécessaires ? Ou résulte-t-il d’une mauvaise exécution de la part de la police judiciaire ? Ainsi, lorsque plusieurs opérations de police ont concouru à la réalisation d’un même dommage, ce sont celles qui essentiellement y ont contribué, qui permettent de déterminer la juridiction compétente (TC, 5 décembre 1977, Demoiselle Motsch ; TC 12 juin 1978, Société le Profil , 12 juin 1978). Tu l’as compris, il est important de qualifier l'opération de police pour y appliquer le régime approprié. Le régime de la police administrative 👥 La spécificité du régime de la police administrative apparaît aux travers de trois éléments : la compétence , les actes (unilatéraux) et l’office de la juridiction compétente ( spoiler : c’est le juge administratif). La compétence : Il existe différentes autorités compétentes en matière de police administrative, qui vont dépendre du caractère général ou spécial des attributions [Ndlr : Voir un commentaire d'arrêt sur cette notion ]. Situation qui peut générer des concours entre les autorités… Bref, une belle usine à gaz qu’on te propose de simplifier. Distinction entre police administrative générale et spéciale Comme le droit regorge de spécificités, il existe également une distinction entre la police administrative générale et les polices administratives spéciales. Il est nécessaire de bien maîtriser ces deux dimensions pour envisager et comprendre les hypothèses de concours. La police administrative générale La police administrative générale est est exercée sur l’ensemble d’un territoire qu’il soit national, régional, départemental ou encore communal . Pour préserver l’ordre public, elle a un large champ d’activité et peut donc recouvrir plusieurs domaines . Deux informations sont à retenir : Son but est de satisfaire un ordre public général ; Elle peut affecter un territoire sans tenir compte des activités qui y sont exercées, des destinataires et des mesures . Les titulaires du pouvoir de police administrative générale au niveau national : Au niveau national , c’est le Premier ministre qui détient le pouvoir de police . Cela signifie qu’il peut l’exercer sur l’ensemble du territoire français. Ce principe a été inauguré en 1973 par la Cour de cassation à l’occasion d’un arrêt relatif à l’abattage des animaux ( CE, 2 mai 1973, Association culturelle des Israélites nord-africains de Paris ). Le Conseil d’État y a retenu qu’il appartient au « Premier ministre, en vertu de ses pouvoirs propres, d’édicter des mesures de police applicables à l’ensemble du territoire ». Ce même considérant de principe a été confirmé en 2015, dans un arrêt relatif à la vitesse des véhicules en agglomération ( CE, 14 octobre 2015, Association Automobile-club des avocats ). ⚠️ Cette compétence de police administrative générale du Premier ministre s’exerce sous réserves de certaines attributions du Président de la République (présidence du Conseil des ministres, art. 13 de la Constitution ou encore plénitude des pouvoirs, art. 16 de la Constitution). Les titulaires du pouvoir de police administrative générale au niveau local : Au niveau local , il existe trois titulaires du pouvoir de police administrative : Au niveau départemental , le préfet ( art. L.2215-1 CGCT ) ; Au niveau local , chaque maire est compétent dans sa propre commune, sous le contrôle administratif du préfet   ( art. L.2212-1 CGCT ) ; Au niveau de la gestion du domaine départementa l, le président du conseil départemental ( art. L3221-4, CGCT ). 💡 Bon à savoir :  À Paris, la situation est particulière ; le pouvoir de police est partagé  entre le maire  et le préfet de police . Le préfet détient la compétence exclusive  de faire respecter l'ordre public dans la commune et de faire réprimer les atteintes à la tranquilité publique. Le maire, quant à lui, reste compétent en matière de salubrité publique sur la voie publique, maintien du bon ordre et en matière de circulation. Les polices administratives spéciales Les polices administratives spéciales s’exercent à l’égard de différentes catégories spécifiques d’administrés. Les domaines régis par les polices administratives spéciales sont prévus par la loi et : Ils sont plus restreints ; Ils ne s’appliquent qu’à certaines activités ; Ils ne s’appliquent qu’à certains administrés . D’ailleurs, les titulaires des polices administratives spéciales agissent dans des conditions spécifiques, avec des pouvoirs que la police administrative générale ne détient pas, mais toujours dans le même but : la sauvegarde de l’ordre public. À ce titre, et afin d’accomplir leurs missions, ces titulaires, déterminés par les textes, détiennent : Des prérogatives sur des personnes déterminées (étrangers, migrants, etc.) ; Des prérogatives sur des domaines précis (chasse, environnement) ; Des prérogatives sur des sujets précis (publicité, édifice en ruine, monuments historiques). Les titulaires du pouvoir de police administrative spéciale au niveau national : Contrairement à la police administrative générale, en matière de police administrative spéciale, il y a plusieurs titulaires du pouvoir . En effet, au niveau national , ce sont les ministres qui sont chargés du pouvoir de police administrative spéciale en fonction des différents sujets à réguler. Par exemple, le ministre de la Culture dirige la police du cinéma afin de délivrer des visas d’exploitations cinématographiques (art. L. 211-1 Code du cinéma et de l’image animée). Les titulaires du pouvoir de police administrative spéciale au niveau local : Au niveau local , les titulaires du pouvoir de police administrative spéciale sont les mêmes que ceux qui détiennent le pouvoir de police administrative générale . Il s’agit donc du maire et du préfet. Par exemple, le maire dispose de pouvoirs de police administrative spéciales pour les édifices menaçant ruine (CE, 10 octobre 2005, Commune de Badinières ). Les concours de police Les concours de police sont un élément fondamental à comprendre dans le cadre de la police administrative. Il s’agit d’une situation de concurrence entre ces pouvoirs. ⚠️ Ces hypothèses de concours ne peuvent être comprises que si vous avez bien assimilé les distinctions précédentes ! Ne sautez pas d’étapes jeunes pépins ! Pour vous donner une explication simple, les concours de police sont des hypothèses dans lesquelles deux autorités sont compétentes pour agir afin d’accomplir le même but . Vous vous en doutez, cette situation va inévitablement engendrer un conflit pour savoir laquelle des deux autorités est la plus qualifiée. Il existe 3 hypothèses de concours de police pouvant être à l’origine d’un conflit : Un concours entre les titulaires de police administrative générale ; Un concours entre les titulaires de polices administratives spéciales ; Un concours entre les titulaires de police administrative générale et spéciale. La première hypothèse de concours de police envisagée est un conflit entre deux autorités de police administrative générale . L’autorité inférieure peut prendre une mesure plus restrictive que l’autorité supérieure . C’est ainsi qu’un maire a pu interdire sur l’ensemble de sa commune tous les jeux d’argent dans les lieux publics. Les circonstances locales doivent exiger cette aggravation ( CE, 18 avril 1902, Néris-les-Bains ). A contrario , les mesures prises par les autorités locales ne peuvent pas être plus souples que celles des autorités nationales . Cela dépendra des circonstances locales, mais les mesures locales devront être plus sévères. Quand on y réfléchit, c’est logique : si votre mère donne une règle à votre petit frère et que vous lui donnez une règle plus souple, vous allez entacher son autorité. En droit, c’est la même chose ! Pour résumer donc, une autorité inférieure ne peut jamais prendre de mesure moins sévère si elle souhaite agir. Pour avoir compétence, elle devra prendre des mesures plus sévères. Entre titulaires de police administrative spéciale Le deuxième concours de police qui peut être envisagé est celui entre deux titulaires de police administrative spéciale . En principe, la règle est assez simple ( pour une fois ! ) : théoriquement, il n’y a pas de concours possible car les textes délimitent assez efficacement le champ de compétence des différents titulaires de ce pouvoir de police. Entre titulaires de police administrative générale et spéciale Le troisième concours de police qui existe est celui entre les titulaires de police administrative générale et les titulaires de police administrative spéciale . Specialia generalibus derogant … Ça vous dit quelque chose ? Non, il ne s’agit pas d’un sort tout droit sorti de Harry Potter mais bel et bien d’un principe de droit. Et si vous n’êtes pas latinistes ( pourtant vous faites du droit… ), cela signifie que le spécial déroge au général . En d’autres termes, là où la police spéciale intervient, la police générale ne devrait pas intervenir . Et pour briller dans votre copie, vous pouvez préciser que cette règle de droit s’applique depuis 1935 ! (CE, 20 juillet 1935, Établissement Satan ). En revanche, il existe (comme toujours) une exception : en cas de péril imminent, la police administrative générale peut intervenir ( CE, 29 septembre 2003, Houillères du bassin de Lorraine ). La délégation de compétences Cet objectif de sauvegarde de l’ordre public ne peut être rempli que par la police administrative car le service qu’elle représente ne peut être délégué à une personne privée. C’est une activité étatique et il est de jurisprudence constante qu’un contrat qui tenterait de déléguer ces pouvoirs à une entité privée est nul (CE, 17 juin 1932, Ville de Castelnaudary ). Donc en principe, cette activité ne peut pas faire l’objet d’un contrat (CE, Sect., 23 mai 1958, Consorts Amoudruz ) ! Par exemple, un maire ne peut pas déléguer à une société de surveillance privée l’activité de police ( CE, 1 avril 1994, Commune de Menton ). Les actes de police administrative On va la faire courte et laisser le plaisir à ton enseignant en CM de détailler le régime des actes administratifs unilatéraux. Mais, il faut que tu saches que c’est par cet intermédiaire que les autorités de police administrative agissent. Le contentieux de la police administrative Parce qu’un cours complet pourrait être dispensé sur le sujet, on te résume ça en quelques mots. En cas de contentieux, la juridiction compétente est différente pour chacune des polices. S’il s’agit d’un contentieux lié à la police administrative, c’est le juge administratif qui est compétent. Il peut être saisi par un recours en excès de pouvoir (REP) [ Ndlr : voir un cas pratique corrigé sur le REP ]; En revanche, s’il s’agit d’un contentieux lié à la police judiciaire, c’est le juge judiciaire qui est compétent (pour être plus précis, c’est le tribunal de police qui gère les contentieux avec la police judiciaire). Principes guidant l’exercice de la police administrative ⚖️ La police administrative , lorsqu’elle agit, doit respecter un certain nombre de principes qui peuvent être contrôlés par le juge . En théorie, ce sont également ces principes qui la protègent et assurent son bon fonctionnement. L’interdiction de privatiser la police administrative L’interdiction de privatiser la police administrative est un principe important pour assurer son bon fonctionnement. Tout comme la police judiciaire, la police administrative ne peut être privatisée. Les personnes qui en sont détentrices sont explicitement prévues par la loi . Dans les faits, cela signifie qu’ elle ne peut pas faire l’objet d’une délégation par contrat à une entreprise privée (CE, 17 juin 1932, Ville de Castelnaudary ). D’ailleurs, ce principe est d’une importance telle qu’il a été érigé comme un « principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ». En effet, dans une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a rappelé que la délégation de la police administrative à une entreprise privée était interdite ( C. const., 15 octobre 2021, n° 2021-940 QPC ). En revanche, pour impressionner vos correcteurs, vous pourrez préciser (si c’est utile) qu’il existe quelques assouplissements à ce principe . Par exemple : Des agents privés de sécurité peuvent être associés à la surveillance des voies publiques ( art. 94 de la l oi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure modifiant l’article 3 de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983 réglementant les activités privées de surveillance (...)) ; Des opérateurs privés peuvent, dans certaines zones et sous certaines circonstances, intervenir pour contrôler l’accès à la voie publique ( C. const., 29 mars 2018, n° 2017-695 QPC, M. Rouchdi B. et autre , cons. 33 et 35 ) L’obligation de prendre des mesures L’obligation de prendre des mesures est un autre principe que la police administrative doit respecter afin de maintenir l’ordre public. Cette obligation signifie que si l’autorité de police a connaissance d’un risque de trouble sérieux à l’ordre public, elle doit agir en prenant les mesures adéquates et nécessaires ( CE, 23 octobre 1959, Doublet ). Autrement dit, l’autorité de police est obligée de prévenir ou de faire cesser le trouble à l’ordre public. Là, vous vous demandez sans doute ce qu’il se passerait si jamais l’autorité manque à son obligation… Dans cette situation, l’abstention de l’autorité de police serait considérée comme une faute pouvant engager la responsabilité de l’administration [ Ndlr : Comprendre l'arrêt Blanco sur la responsabilité de l'Etat ] (même arrêt). La proportionnalité des mesures de police La proportionnalité des mesures de police est un des principes les plus complexes que la police administrative doit suivre dans le cadre de ses fonctions. Puisque ces mesures peuvent porter atteinte à des libertés , il est important qu’elles soient limitées. Ainsi, le juge administratif, en 1933 dans son arrêt Benjamin ( CE, 19 mai 1933, Benjamin ) a posé une triple condition . Les mesures de police doivent être : Proportionnés : la mesure doit être équilibrée par rapport au but poursuivi (il faut mettre en balance les avantages et inconvénients). Il est donc impossible d’interdire une activité de façon générale et absolue (CE, 5 févr. 1960, Commune de Mougins ) ; Sauf si des circonstances particulières justifient cette interdiction ( CE, 24 oct. 1986, Fédération française des sociétés de protection de la nature ). Nécessaires : la mesure ne doit pas restreindre plus que nécessaire les libertés. Autrement dit, il n’aurait pas été possible de sauvegarder l’ordre public par un autre moyen plus adapté et/ou moins restrictif ; Adaptées : la mesure doit être adéquate ou appropriée au but poursuivi. 💡  Astuce   : pour retenir facilement les trois mesures après avoir appris leur définition, retenez tout simplement l’acronyme PAN . Exemples de sujets de dissertation sur la police administrative ✅ Afin de vous donner une idée de ce que l’on pourrait attendre de vous, voici quelques exemples de dissertations sur la police administrative : Le juge administratif et la police administrative ; La police administrative Police administrative spéciale et police administrative générale. Et parce que chez Pamplemousse, on ne vit que pour votre réussite, voici quelques conseils supplémentaires ! 🍊 À tous les étudiants, dans les sujets ou le mot « et » est utilisé , le but est de mettre en relation les deux élements . Il ne faut absolument pas traiter les deux élements séparément dans un I/ et un II/. De manière plus générale, la dissertation est surtout une démonstration qui sert à démontrer votre point de vue. On ne fait pas un grand I/ Oui et II/ Non comme au lycée, on peut nuancer. Par exemple, on ne fait pas une problématique « La police administrative est-elle liée au juge administratif ? » avec un « I/ Un contrôle restreint du juge administratif sur les actions de la police administrative » pour ensuite faire un « II/ Un contrôle strict du juge administratif guidé par des principes peu flexibles ». Votre argumentation se doit d’être cohérente entre les deux parties et suivre la démonstration de votre idée. Aussi, il n’y a pas toujours une seule bonne réponse , le plus important en droit reste souvent une bonne argumentation et la façon dont vous démontrez vos idées. 🍊 Petits conseils pour les titres de vos parties : Pas de verbes conjugués , sinon adieu à vos points dans la notation des titres ; Si vous commencez votre titre par « Une  administration assouplie par l’absence de contrôle … » ne commencez pas vos autres parties par « L’ élargissement des pouvoirs de police administrative » mais par « Un  élargissement des pouvoirs de police administrative » ; Mettez les mots clefs du sujet  pour montrer que vous avez bien compris et ainsi éviter le hors sujet. Avec tous ces conseils, vous vous devez d’exceller si votre partiel de droit administratif tombe sur la police administrative ! Cours de droit PDF : la police administrative Téléchargez et imprimez ce cours via l'émoticône imprimante 🖨️ en bas de page. GOLAB Alicia

  • Pourquoi les avocats portent-ils la robe ?

    Orientation > Métiers juridiques La robe d’avocat est un tenue professionnelle dont le port a été rendu obligatoire par la loi 71-1130 du 31 décembre 1971. Faisant son apparition au Moyen-Âge, la robe d’avocat permet de différencier l’avocat de celui qui rend la justice, de donner l’image d’une justice solide et constante, de contextualiser et donner la légitimité à celui qui défend. La robe est donc portée pour diverses raisons historiques et symboliques. On vous détaille tout. 👗 Sommaire 👩‍⚖️ Il était une fois, la robe d’avocat… 🥑 Les origines de la robe d’Avocat 👩‍💼 Constitution de la toge d’avocat ⚖️ L’entrée en vigueur de la loi du 31 décembre 1971 🏛 La robe d’avocat au XXIe siècle 🧑‍ Porter la robe d’avocat ? Non, c’est has-been ! ❓ Porter la robe d’avocat ? J’achète ! 👩‍⚖️ In fine… Les avocats portent la robe à l’origine pour montrer un signe de puissance devant la population ainsi que les autres puissants de l’époque, car ​​avait une longue traîne . C’était aussi un signe d’indépendance de l’avocat qui lui permettait de conserver une distance suffisante entre lui et la personne conseillée. Médecins, militaires, hôtesses de l’air… toutes ces professions ont un point commun : leur uniforme. Mais cet uniforme n’intrigue pas autant que celui porté par les avocats. Cette longue robe noire et blanche, fait tant rêver les étudiants en Droit… et pour cause, cette robe ne peut se dissocier de l’avocat. Chargée de symboles, la robe porte sur elle les outrages du temps et de l’Histoire. En janvier 2020, pour protester contre la réforme des retraites, les avocats ont ôté leurs robes noires pour les jeter au pied de la garde des Sceaux de l'époque, Nicole Belloubet. Un signe symbolique fort démontrant le mécontentement général de la profession. Mais alors, pourquoi les avocats portent-ils la robe ? 👩‍⚖️ Le port de la robe d’avocat ou toge d’avocat a été rendu obligatoire par la loi 71-1130 du 31 Décembre 1971, qui dispose en son article 3 : « Les avocats sont des auxiliaires de justice. Ils prêtent serment en ces termes : "Je jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité". Ils revêtent dans l'exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession ». Pour Marie Dosé, avocate pénaliste au Barreau de Paris, la robe d’avocat n’a pas de genre . Elle confère une certaine égalité des sexes et d’apparences entre les confrères. Néanmoins, à l’époque, les femmes avocates n’étaient pas nombreuses. D’ailleurs, la première femme avocate ayant prêter serment en France fut la célèbre Jeanne Chauvin, en 1901. Si les avocats portent encore la robe à notre ère, ce n’est pas par pure prétention ou moyen de se positionner dans la société, comme le penseraient certains. Cela s’explique de par l’Histoire. Toutefois, il subsiste depuis quelques années, un débat autour de la nécessité encore aujourd’hui de porter la robe. Il était une fois, la robe d’avocat… 👩‍⚖️La profession d’avocat semble remonter au temps des Grecs , période au cours de laquelle il était en réalité un « logographe », c’est-à-dire, une personne écrivant des plaidoyers, des discours pour d’autres personnes dont les clients pouvaient même lire à l’audience. Il n’était pas encore question de « robe » à cette époque. Il semble que la robe aurait fait sa première apparition au Moyen-âge. Cet attirail qui ne fut pas codifié avant les années 70, date pourtant du XIIIe siècle. Les origines de la robe d’avocat 🥑 À l’époque, la justice surplombait l’ensemble des hommes ainsi que les juges et les justiciables : Il s’agissait d’une justice chrétienne dite de « Droit Divin ». Crédits : robe audience Elle est la légitimité sur laquelle se fonde la justice des hommes avec l’idée que la Cité de Dieu doit se répercuter sur l’humanité. En d’autres termes, la Cité des hommes doit essayer d’imiter celle de Dieu (Saint Augustin). Au Moyen-Âge, la croyance universelle était de dire que seul Dieu jugera tout le monde sans se tromper au jour du Jugement Dernier. Le juge devait dès lors imiter la justice de Dieu mais contrairement à Celui-ci, il n’est pas infaillible. Par ailleurs, ce juge n’était autre que le roi. Lorsque les souverains du Moyen-Âge décidèrent de déléguer ce pouvoir à des nobles, ils leur ont fait porter les mêmes vêtements qu’eux, à savoir, des manteaux rouges symbolisant l’héritage des rois francs . Ces manteaux rouges se portaient aux cérémonies ou aux audiences et furent laissés aux magistrats. Quant aux avocats, à l’époque, il s’agissait la plupart du temps d’ecclésiastiques. Lorsqu’ils plaidaient, ils portaient une soutane de couleur noire. Les avocats renoncèrent d’eux-mêmes au port de la robe rouge afin de ne pas être confondus avec les magistrats et conservèrent la robe noire. C’est le début des toges d’avocat que l’on connaît aujourd’hui. La robe comportait une longue traîne, signe de puissance devant la population ainsi que les autres puissants de l’époque. Cette trainée était aussi un signe d’indépendance de l’avocat qui lui permettait de conserver une distance suffisante entre lui et la personne conseillée. L’on voit que cette conception perdure encore aujourd’hui. En effet, voir un avocat en robe inspire ce sentiment d’émerveillement, de solennité qui pousse à la retenue dans une salle d’audience. Constitution de la toge d’avocat 👩‍💼 Le costume complet de l’avocat se compose ainsi de la robe noire, le rabat et de l’épitoge. Concernant l’épitoge , celle-ci se porte par-dessus la toge. Il s’agit d’une bande de tissu semblable à une écharpe, et qui se porte sur l’épaule gauche. L’épitoge répond à un certain nombre de codes. Les avocats et les magistrats du tribunal de justice doivent porter une épitoge herminée de couleur noire. Les magistrats des cours d’appel et de la Cour de cassation, eux, portant une épitoge rouge, et leur toge peut elle aussi être de couleur rouge. La robe était à l’origine complétée par un capuchon noir , le chaperon . Les avocats se couvraient ainsi la tête avec. Ce chaperon a ensuite été remplacé par un bonnet carré mais son usage se transforme ensuite pour l’attacher sur l’épaule gauche pour finir en épitoge. Dès l’origine, ce chaperon était terminé par une hermine blanche . Crédits : La robe d'audience C’est le début de l’épitoge à fourrure . Les avocats portaient la robe en toute occasion jusqu’au début du XVIIIe siècle. Peu à peu, les vêtements de ville remplacèrent la robe jusqu’à sa suppression définitive à la Révolution. En effet, en vertu des lois du 16 Août et 2 septembre 1790, les avocats n’avaient plus autorisation de porter leurs robes : « Les hommes de loi, ci-devant appelés, avocats, ne devant former ni ordre ni corporation, n’auront aucun costume particulier dans leurs fonctions ». Il faudra attendre Napoléon premier qui ainsi restitue aux avocats leurs toges à l’occasion du rétablissement de la profession d’avocat et du Barreau. L’article 6 du décret du 2 nivôse an XI disposait : « Les gens de loi et les avoués porteront la toge de laine, fermée par le-devant, à manche longue, toque noire, cravate pareille à celle des juges, cheveux longs ou ronds ». En définitive, c’est la robe actuelle mais sans épitoge. Toutefois, le port de cette dernière fut rétabli en 1810. En outre, avez-vous déjà remarqué que les avocats au Barreau de Paris ne portent pas de bande d’hermine ? Cette particularité s’explique de part l’époque Napoléonienne. En effet, les avocats parisiens refusèrent de la porter pour montrer leur indépendance vis-à-vis de l’empereur . A contrario, les avocats de province portent l’épitoge herminée. Concernant la toque, désignant une sorte de chapeau, elle n’est plus de mise. Aujourd’hui, il s’agit d’un symbole qui désigne la boîte aux lettres de chaque avocat au Palais de Justice. L’entrée en vigueur de la loi du 31 décembre 1971 ⚖️ Aux termes de l’article 3 de la loi du 31 décembre 1971 , les avocats « revêtent, dans l’exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession ». À ce titre, il est formellement interdit pour l’avocat de rentrer chez soi avec la robe, de recevoir un client en la portant. En fait, de sortir la robe en dehors du cadre précis fixé par le Barreau : dans l’enceinte d’un tribunal ou dans ces situations exceptionnelles, comme une prestation de serment ou l’enterrement d’un confrère. La robe d’avocat est faite sur-mesure chez des fabricants dédiés et coûte entre 500 et 1.000 euros. Elle se compose aujourd'hui de trois éléments : la robe noire aux larges manches, le rabat de coton blanc et l'épitoge (deux bandes de tissu noir serties d'une ou plusieurs bandes d'hermine selon le grade). Si l’hermine était faite à partir de vraies fourrures d’hermine, aujourd’hui, il est tout à fait possible de demander une robe d’avocat avec de l’hermine synthétique. Ce costume agrémenté d’une perruque permet de faire la différence entre les barristers (avocat-plaidant) des solicitors (avocat-conseil) au Royaume-Uni. A contrario, les avocats américains plaident en costume de ville. Si le port de la robe d’avocat remonte il y a fort longtemps dans notre histoire, quid du port de la robe à notre ère ? La robe d’avocat au XXIe siècle Crédits : la robe d'audience 🏛 Un débat s’est portée sur la question de savoir si, en France, au 21ème siècle, le port de la toge montre-t-il encore un intérêt. Différents arguments s’opposent. Voyons de quel côté penche la balance Porter la robe d’avocat ? Non, c’est has-been ! 🧑‍💼 S’agissant des arguments en défaveur du port de la robe : la robe serait d’un autre temps et la preuve d’un certain conservatisme .Elle entretiendrait l’image d’une justice conservatrice, étriquée dans ses traditions. deuxièmement, la toge serait une solution de facilité pour celui qui la porte. En ce sens, la robe fait figure d’autorité or, l’autorité ne doit-elle pas être une qualité naturelle, particulièrement chez un représentant de la loi ? Autre argument avancé : la toge est d’usage non-universel puisque certains pays s’en passent. C’est le cas des États-Unis où comme le démontrent les séries américaines, ( Suits, How To Get Away With Murder, Better Call Saul… ), les avocats ou « lawyers » ne portent pas la robe et plaident en tenue de civil. Enfin, la robe d’avocat est une façon de mettre une distance entre les professionnels de la justice et les profanes, c’est-à-dire, les personnes étrangères à une matière. Ce qui marque une certaine ascendance ainsi qu’une rupture d’égalité devant les charges publiques envers les citoyens. S’agissant des arguments en faveur du port de la toge à notre ère, ils démontrent un certain attachement à ce patrimoine historique et traditionnel. Porter la robe d’avocat ? J’achète ! ❓ Tout d’abord, pour le citoyen : cette toge est un moyen lui permettant de reconnaître son interlocuteur et constitue comme une sorte de repère. Néanmoins, cela profite plus aux professionnels du droit quels qu’ils soient qu’aux profanes qui ont tendance à les confondre (avocats, magistrats, greffier…). La robe permet également de rappeler le contexte dans lequel le citoyen se situe. D’un certain point de vue, la robe fait partie du langage non verbal. Pour exemple, parfois les audiences ne se déroulent pas dans un contexte classique et il arrive qu’un juge se déplace dans un centre pénitentiaire. Dès lors, le port de la robe rappelle dans quel contexte le citoyen se situe et devant quel interlocuteur il se trouve : à savoir devant un magistrat rendant la justice. La robe distingue la fonction des personnes. Symboliquement la robe fait la distinction entre la fonction exercée et la personne qui va rendre le jugement. Ce n’est pas un individu qui va rendre le jugement mais bien un magistrat. Ce n’est pas un individu qui va plaider devant une cour mais bien un avocat, un professionnel du droit. D’un point de vue historique, la robe est un héritage traditionnel. Si l’on compare les robes du temps de Napoléon à aujourd’hui, celles-ci ont très peu évolué. Porter la robe au 21ème siècle participerait donc à donner l’image d’une justice solide et constante , donnant ainsi une idée de tradition et de permanence qui rassure naturellement. Enfin, la robe donne une légitimité . Porter la robe, c’est appartenir à un ordre, à un corps de métier . Par la robe, il se crée un climat de confiance entre deux interlocuteurs. C’est pourquoi la porter sans y être habilité est condamnable (sanction pénale d’un an d’emprisonnement et 15 000 Euros d’amende) car il s’agit d’une atteinte aux intérêts de la profession ainsi qu’une certaine forme d’usurpation d’identité. Cette légitimité fut déjà questionnée au 19ème Siècle et par une décision du Tribunal Correctionnel de Versailles du 9 décembre 1899 : « Cette autorisation de porter la robe pourrait faire illusion aux plaideurs, et leur faire prendre pour des avocats inscrits au tableau des individus qui n’auraient ni leurs droits, ni leurs devoirs, et qui par conséquent, offriraient une garantie moindre d’honorabilité, de capacité et de discipline ». Ainsi, nul ne doit plaisanter avec les juristes ! (#pastoucheàmatoge). In fine… 👩‍⚖️ Ces différents plaidoyers démontrent bien que la balance penche en faveur du port de la robe, même à notre ère. Si ce costume a pu traverser les siècles sans endurer les dérives du temps, peut-être devrions-nous nous attendre à un renouveau de cette toge par les temps qui courent et les siècles à venir. Nous vous laissons imaginer dès lors ce que sera la robe d’avocat version 2.0. En définitive et pour répondre à notre sujet de « pourquoi les avocats portent-ils la robe ? », nous citerons Antoine LECA, Professeur à la faculté de droit d’Aix-Marseille : « En revêtant la robe, le professeur, le magistrat, l’avocat, se fait l’héritier d’un patrimoine historique immense. C’est porter sur lui, en lui, un titre d’héritage, qui renvoie à ce qu’il y a eu de plus grand dans la civilisation de l’Occident : l’attachement à la tradition et la prééminence du droit, irremplaçables piliers de la liberté ». Inam Audouard

  • Pourquoi faire une école de commerce après du droit ?

    Orientation > Licence de droit Vous êtes en L2 ou L3 de droit et vous souhaitez changer d’orientation ? Nous avons la solution ! Il n’est pas trop tard pour intégrer une école de commerce et c’est ce que vous propose l’IPAG, l’école de commerce et de management située à Paris et Nice ! 🏫 Sommaire 📚 Envie de changer d’orientation pendant ou après votre licence ? 👩‍💼 Un projet professionnel qui évolue ⚖️ Des années de droit toujours utiles 🏛 Le système universitaire inadapté 🏫 Une école de commerce, qu’est-ce que c’est ? ✍️ Enseignement pluridisciplinaire 🌍 Ouverture à l’international 👨‍ Un tremplin professionnel unique 👥 Un accompagnement personnalisé 😄 Un environnement estudiantin dynamique 🧭 Les admissions parallèles 🙎🏼‍♀️ Avoir un parcours complet et un profil diversifié Envie de changer d’orientation pendant ou après votre licence de droit ? 📚Depuis que vous avez obtenu le baccalauréat, l’excitation d’entrer à l’université pour suivre des études de droit est intense. Vous pensez à la vie étudiante, à une vie autonome, vous aspirez à devenir juriste, magistrat ou grand avocat. Malheureusement, vous voilà en L2 ou L3 et vous ne ressentez plus cette passion , cette envie qui, en L1, vous animait. Résultat : vous vous sentez perdu et vous vous dites que vous êtes condamné à poursuivre vos études, que vous ne pouvez pas changer de voie. Vous pensez à la réaction de vos parents, de vos proches et vous vous sentez mal de ne pas aller jusqu’au bout alors que vos camarades s’épanouissent pleinement dans leurs études. Il faut vous enlever cela de la tête, vous avez juste pris un chemin qui, finalement, ne vous convient peut-être pas tout à fait. Mais n’existe-t-il qu’un chemin ? Non, il y a une infinité de voies et vous pouvez changer plus facilement de direction que vous ne le pensez . Un projet professionnel qui évolue 👩‍💼 L’humain est un être en perpétuelle évolution, qui grandit et se nourrit de ses expériences . Il est donc normal qu’à un moment donné, vous ayez envie de changer de trajectoire. Avant d’entamer vos études de droit, vous idéalisiez peut-être ce parcours et finalement, les cours qui y sont dispensés ne correspondent pas à vos attentes. Et encore heureux, tout le monde n’est pas fait pour le droit ! Des années de droit toujours utiles ⚖️ Il ne faut pas se dire que vos années de droit sont des années perdues et qu’elles ne vous serviront à rien . Toute expérience est formatrice. Au-delà des études de droit à proprement parler, vous avez expérimenté le système universitaire, vous avez développé des attitudes d’étudiant, comme la manière d’organiser votre travail par exemple. De plus, les études de droit demandent une certaine rigueur, une exigence, une capacité de synthèse et d’analyse… bref, de véritables atouts pour votre réorientation. Comparez les écoles de droit avec l'Annuaire des écoles de droit Le système universitaire inadapté 🏛 Mis à part les études de droit à proprement parler, il se peut que le système universitaire ne vous convienne pas . En effet, au lycée, vous étiez accompagné par vos professeurs et bénéficiez d’un véritable suivi. En revanche, l’université est un système complètement différent : vous êtes autonome et vous devez vous gérer de manière autonome . C’est à vous de suivre ou ne pas suivre les cours et personne, à part vous-même, n’est là pour vous pousser à travailler. Voilà pourquoi beaucoup d’étudiants se sentent désarçonnés en intégrant l’université et se rendent compte que le système de la faculté ne leur convient pas. Tous ces aspects peuvent vous pousser à changer d’orientation . L'école de commerce est une opportunité que vous pouvez saisir en sortant d’une L2 ou L3 de droit. Une école de commerce, qu’est-ce que c’est ? 🏫 On peut tout entendre et son contraire à propos des écoles de commerce, et parfois beaucoup d’idées reçues. Nous allons, ici, vous présenter leurs spécificités et vous montrer ce qu’elles proposent en démêlant le vrai du faux. Enseignement pluridisciplinaire ✍️ Les écoles de commerce offrent un enseignement pluridisciplinaire avec un large panel de spécialisations en finance, management, marketing, gestion ou encore ressources humaines . De plus, les cours sont dispensés par des professeurs aux profils différents : des enseignants-chercheurs et des intervenants professionnels. Et si vous n’avez pas une vision encore claire et précise de ce que vous souhaitez faire, ne vous inquiétez pas, votre projet se développera au fur et à mesure des années : les écoles de commerce proposent un parcours généraliste en début de cursus afin de découvrir et d’appréhender toutes les matières avant de vous spécialiser en cycle Master. Cela vous permet d’apprendre les fondamentaux, d’identifier ce qui vous plait et ce qui vous déplait et ainsi d’affiner votre projet professionnel. Ouverture à l’international 🌍 L’ouverture internationale des écoles de commerce est un autre de leurs points forts . Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises s’exportent et possèdent des filiales dans plusieurs pays et il est indispensable d’être sensible à plusieurs cultures. Aussi, l’anglais demeure la langue internationale et il est donc nécessaire de la maîtriser parfaitement. Une école de commerce comme l’IPAG attache beaucoup d’importance à l’approfondissement des langues et encourage les séjours d’études à l’étranger. La troisième année de son Programme Grande Ecole est même entièrement dédiée à l’expatriation. Si vous venez de l’intégrer après deux années de licence de droit, le premier semestre est consacré au perfectionnement de votre niveau d’anglais et de management et pendant le second, vous effectuez un séjour d’études à l’international. « Je suis entrée à l’IPAG en 3ème année et j’ai pu profiter de 4 mois de cours et de 6 mois à l’étranger. J’ai fait un stage dans le management événementiel à Samui, une petite île au Sud de la Thaïlande. Malgré la Covid, ça a été une expérience enrichissante culturellement, ça m’a ouvert l’esprit et j’ai pu faire plein de rencontres ! » nous explique Marguerite, ancienne étudiante en droit et désormais étudiante à l’IPAG. Un tremplin professionnel unique 👨‍💻Intégrer une école de commerce vous permet de faire vos premiers pas dans le monde professionnel , une dimension que vous n’explorez pas lors d’une licence en droit. À l’IPAG, votre formation comprend des stages en entreprise chaque année afin de mettre en pratique les connaissances acquises en cours. Rien de plus professionnalisant que de se confronter à la réalité du terrain et de vivre de façon concrète la vie en entreprise. Un accompagnement personnalisé 👥 Une école de commerce offre également un encadrement et un accompagnement personnalisés à chacun de ses étudiants . Les professeurs coordinateurs à chaque niveau sont là pour vous soutenir, vous êtes conseillé et orienté jusqu’aux portes de la vie professionnelle. Une école de commerce comme l’IPAG vous aide également à développer votre propre projet entrepreneurial grâce à son incubateur. Un environnement estudiantin dynamique 😄 A côté des cours, il y a une ambiance propre aux écoles de commerce . Ces dernières misent sur la diversité des profils, multiplient les moments de cohésion d’équipe à travers des business games et des cas pratiques. Elles encouragent l’émulation, c’est-à-dire l’envie d’égaler ou surpasser quelqu’un et également la solidarité entre les étudiants. Les écoles de commerce sont également caractérisées par une vie associative intense, qui permet de créer des liens entre les étudiants . À l’IPAG, il existe une trentaine d’associations et vous pouvez facilement y trouver votre bonheur : sport, culture, humanitaire, entrepreneuriat, etc. Admissions parallèles : se réorienter pendant ou après une licence de droit 🧭 Il existe différents moyens d’intégrer une école de commerce : directement après le bac, après une prépa ou grâce aux admissions parallèles. Les admissions parallèles permettent d’intégrer une école de commerce au milieu du cursus et constitue une alternative à la prépa . De cette manière, les écoles de commerce attirent des étudiants aux profils différents et qui ont souvent suivi une formation parfois très éloignée du commerce et du management. Cette voie d’admission permet à chaque étudiant titulaire d’un bac+2 ou bac+3, en droit par exemple, d’intégrer une école de commerce et de bénéficier des mêmes enseignements et avantages que tout autre étudiant . Vous obtenez le même diplôme à la fin de votre cursus que des étudiants qui sont entrés dans le programme dès la 1re année. Se réorienter en cours de cursus n’implique pas forcément de perdre une année. Grâce aux admissions parallèles, vous pouvez intégrer une école de commerce facilement et sans perdre de temps. À l’IPAG Business School, les trois premières années du Programme Grande École, bac +5 visé par l’État, sont généralistes et permettent d’avoir une vision large et complète des différentes matières. Cela permet une première approche du management et de la gestion d’entreprise. Ensuite, le cycle Master de 2 ans est dédié à la spécialisation. L’IPAG propose 6 majeures à ses étudiants en 4ème année puis 10 majeures en 5ème année, celles-ci vont de la finance à l’entrepreneuriat en passant par le marketing, les ressources humaines ou la logistique. « Le droit aide beaucoup dans une école de commerce car il apporte de la rigueur dans le travail. Il y a aussi des concepts, en droit du travail ou des entreprises, que j’ai étudiés en licence et qui sont abordés dans le Programme Grande École. Mon expérience est un plus à ce niveau ! » ajoute Marguerite. ❤️ Le saviez-vous ? 40% des diplômés de Grande École sont issus des admissions parallèles. Admissions parallèles : mode d’emploi 📅 Pour intégrer une école de commerce comme l’IPAG via les admissions parallèles, il faut passer le Concours Sésame . Il se déroule en deux temps : Épreuves écrites communes à chaque école qui comprennent une épreuve de créativité, un essai et un QCM en anglais. Épreuves orales spécifiques à chaque école. Pour l’IPAG, il s’agit d’un entretien individuel sur vos motivations, votre parcours ainsi que d’un entretien en anglais. Il faut savoir que chaque école a ses propres conditions d’admission et qu’il vous convient de vous informer auprès de l’école que vous souhaitez intégrer pour savoir quelles sont les modalités de recrutement. Le Concours Sésame propose 1 session en avril. Avoir un parcours complet et un profil diversifié 🙎🏼‍♀️ Intégrer une école de commerce après des études de droit vous permet d’avoir une double compétence droit/gestion particulièrement appréciée par les recruteurs. Cette connaissance pratique de la réalité entrepreneuriale associée à de solides connaissances en droit est un véritable atout pour votre insertion professionnelle. À l’IPAG, 2 étudiants sur 3 sont embauchés à la suite de leur stage ou alternance. ❤️ Le saviez-vous ? 99% des étudiants trouvent un emploi dans les six mois qui suivent l’obtention de leur diplôme à l’IPAG. « Intégrer l’IPAG m’a offert l’opportunité d’une carrière à l’international, une ouverture au monde ainsi que la possibilité de réaliser des projets de groupe. Ça me permet de développer ma créativité et les interactions avec les autres contrairement au droit où, selon moi, la solitude prime » conclue Marguerite. L’ IPAG Business School cultive son indépendance depuis plus d’un demi-siècle. À travers une dizaine de programmes tournés vers les métiers de demain, elle forme des managers responsables, ouverts et engagés. Les cursus de l’IPAG, accessibles sur concours ou dans le cadre d’admissions sur titre, vont du BTS (Bac+2) au DBA (Bac+8) en passant par le Bachelor (Bac+3), le MBA (Bac+5) et le Programme Grande École (Bac+5 Grade de Master et accrédité EPAS).

  • Les procès filmés : la justice doit-elle être médiatisée ?

    Actualités Filmer les procès, une idée nouvelle ? Pas vraiment… Le projet de loi du ministre de la Justice et garde des Sceaux M. Éric Dupond-Moretti ne fait que raviver un débat ancien, relatif au droit à l’image, à la liberté d’expression et à l’intérêt public. Regardons ensemble un panorama des implications juridiques du sujet 🧐. Sommaire Une disposition du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire 🎥 « Faites entrer les caméras » : l’affaire de l'article 1er du projet de loi 📖 L’émergence d’une justice-réalité : liberté d’expression VS droit à l’image Une disposition du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire Lorsque l’on parle de M. Éric Dupond-Moretti et du projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, voici le raccourci qui est opéré par de nombreux quotidiens : « filmer les procès ». Pourtant, cette initiative de grande ampleur ne se limite pas à encadrer la captation d’images au sein des tribunaux . En effet, ce projet de loi s’inscrit dans une volonté de redorer l’institution judiciaire voire même la justice, à travers différentes orientations. L’objectif est notamment de permettre à tous de mieux connaître la justice et son fonctionnement . Mais alors, par où commencer ? Voici les grands axes du projet présenté en Conseil des ministres le 14 avril 2021 : Un encadrement accentué des enquêtes préliminaires ; Une meilleure protection du secret de la défense ; Une réorganisation des assises et des cours criminelles ; Un encadrement du recours à la détention provisoire ; Un renforcement de la déontologie des professionnels du droit ; Un développement du recours à la médiation , en donnant force exécutoire aux accords contresignés par avocat ; Une meilleure prise en charge des frais exposés lors d’un procès ; Des procès filmés , au sein des tribunaux, à des fins pédagogiques. C’est notamment ce dernier point qui retiendra notre attention au cours de ces prochaines lignes. Loin d’être innovante – attention, spoiler, on peut déjà filmer certains procès – la disposition n’en reste pas moins controversée. « Faites entrer les caméras » : l’affaire de l'article 1er du projet de loi 🎥 Des procès filmés ? Rien d’innovant ! Ok, on vous a déjà spoilé à deux reprises certains aspects du contenu de cette partie. Et oui, filmer les procès dans les tribunaux, ce n’est pas novateur , loin de là. Saviez-vous que dans les années 1950, les journalistes pouvaient s’armer de leurs caméras pour enregistrer des vidéos des procès ? Imaginez le désordre qu’ils pouvaient causer avec leurs engins lourds et imposants : les bruits des flashs incommodant le Président du tribunal chargé d’y maintenir l’ordre. C’est notamment ce qui avait entraîné la remise en cause de cette pratique. En décembre 1954, une loi est alors votée. Elle vient encadrer les pratiques des journalistes missionnés pour rendre compte du procès. En particulier, cette loi n°54-1218 du 6 décembre 1954 complète l’article 39 de la loi du 29 juillet 1881 (aujourd’hui 38 ter ) en vue d’interdire la photographie, la radiodiffusion et la télévision des débats judiciaires. L’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse interdit « dès l’ouverture de l’audience des juridictions administratives ou judiciaires, l’emploi de tout appareil permettant d’enregistrer, de fixer ou de transmettre la parole ou l’image ». Ce texte a néanmoins été assoupli en 1981 ( par la loi du 2 février 1981, no 81-82 ). Dès lors, les prises de vue peuvent être admises avec l’autorisation du président de la juridiction, l’accord des parties et du ministère public, avant l’ouverture des débats. Précisons encore que l’interdiction ne concerne que les juridictions administratives et judiciaires. Les audiences QPC du Conseil constitutionnel font déjà l’objet d’une retransmission, en direct et en différé, ce qui a d’ailleurs permis de rendre plus accessible et compréhensible cette procédure particulière. En 1985, le débat est ravivé . Robert Badinter, alors lui-même ministre de la Justice et garde des Sceaux, a réussi à faire entrer les caméras dans les tribunaux. L’objectif était de conserver une trace de procès à dimension historique, pour les besoins de l’information du public . Ainsi, depuis la loi du 11 juillet 1985 , tendant à la constitution d’archives audiovisuelles de la justice, les audiences publiques devant les juridictions de l’ordre administratif ou judiciaire peuvent faire l’objet d’un enregistrement audiovisuel ou sonore lorsque cet enregistrement présente un intérêt pour la constitution d’archives historiques de la justice (articles L. 221-1 à L. 222-3 du code du patrimoine). Mais, le ministre souhaitait, déjà à cette époque, que cette possibilité soit davantage étendue. L’idée n’était pas de filmer pour diffuser au grand public à l’instar d’une télé-réalité. Il s’agissait plutôt de filmer la justice du quotidien pour en conserver des extraits de procès à titre historique, permettant ainsi selon le ministre de « connaître une société à une époque » (ne pas confondre avec des procès qui seraient filmés pour leur dimension historique comme le procès AZF, Barbie, Touvier, Papon, ou encore celui des attentats de janvier 2015). Un projet de loi à vocation pédagogique Le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire ne fait alors que rallumer cet ancien débat. En ce sens, les dispositions du titre Ier ont pour objet de faciliter l’enregistrement et la diffusion des audiences au sein des tribunaux. Le but est d’améliorer la connaissance par les citoyens des missions et du fonctionnement de la justice. Il faut donc distinguer deux temps : la captation des images au sein des prétoires et leur diffusion . 🎥 Sur la captation des images au sein des prétoires Concernant le premier aspect, une nouvelle dérogation serait apportée à l’interdiction d’enregistrer les audiences, fixée par l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 . Cette nouvelle disposition prévoit que les audiences civiles et pénales puissent être enregistrées sur autorisation « pour un motif d'intérêt général ». Si autorisation il y a, l’accord des parties n’est pas nécessaire . Tel n’est pas le cas, en revanche, lorsque l' audience au tribunal ne serait pas publique : dans ce cas, l' accord des parties serait nécessaire . Une question surgit alors : quel intérêt public pourrait justifier que les caméras soient actionnées ? La chancellerie précise que celui-ci pourra résulter aussi bien d’un intérêt pédagogique que de l’importance de l’affaire. Autrement dit, la porte est relativement ouverte, la formule étant assez large, voire même abstraite. 📸 Sur la diffusion des images Concernant la diffusion des images des audiences , elle ne pourra intervenir qu’après que l’instance ait donné lieu à une décision définitive . Toutefois, les Hautes juridictions que sont le Conseil d’État et la Cour de cassation pourraient diffuser en direct, après avoir préalablement recueilli l’avis des parties. La diffusion ne devra pas être réalisée dans des conditions qui porteraient atteinte à la sécurité, au droit au respect de la vie privée ou encore à la présomption d’innocence. Mais, une fois encore, comment déterminer quand est-ce que de telles conditions seraient réunies ? Quelles sont les limites à la diffusion des images ? Voici quelques débuts de réponse : devront notamment être occultés , les éléments d’identification des mineurs , des majeurs protégés et des forces de l’ordre , pour des raisons de sécurité et de respect de l’anonymat ; des autres personnes enregistrées sauf si elles ont donné leur accord préalable par écrit pour leur diffusion. Une autre question reste en suspens total : quel serait le canal de diffusion ? Si la justice « mérite d'être démystifiée, il faut le faire avec précaution » d’après Me Georges Catala. L’avocat s’interroge sur le choix des procès qui seraient filmés : à partir de quand peut-on déterminer un intérêt pédagogique à une affaire se déroulant devant un tribunal ? Qu'est-ce qui permettra de distinguer le caractère davantage pédagogique pour le grand public d’un procès plutôt que d’un autre ? Le caractère historique ne pourra évidemment pas être de mise, étant donné que la loi autorise déjà que soient filmés les procès recouvrant une telle dimension. L’émergence d’une justice-réalité : liberté d’expression VS droit à l’image 📖 Ce projet controversé remet notamment sur la table différents intérêts en opposition : publicité des débats et liberté d’expression d’une part, droit au respect de la vie privée et droit à l’image d’autre part. 🖼 Le droit à l’image correspond au droit de chacun sur son image. L’ image d’un individu ne peut, en principe, être diffusée sans son consentement . Il est tiré de la notion de droit au respect de la vie privée consacrée par le Code civil ( article 9 ) mais également par la Convention européenne des droits de l’Homme ( article 8 ). Pour qu’il soit porté atteinte à l’image d’une personne (voire à sa vie privée), il faut que son identification soit possible (Cass. civ. 1, 21 mars 2006, no 05-16.817). Par ailleurs, il faut préciser que par principe, lorsque la captation est prévue dans un « lieu public » c’est-à-dire, tout lieu accessible ou ouvert au public, et en particulier, sans autorisation, le consentement de l’individu n’est pas requis . A contrario, le lieu est « privé » (CA Besançon, 5 janv. 1978 ; Cass. crim., 28 nov. 2006, no 06-81.200). Dans cette situation, la captation d’images nécessite le consentement de l’intéressé (Cass. crim., 21 avr. 2020, no 19-81.507). Or, il semble que le dispositif envisagé par le projet de loi veillera à assortir la possibilité de filmer les procès de garanties suffisantes pour éviter l’identification des individus . Ainsi, filmer la justice ne sera pas plus attentatoire que des caméras de surveillance dans la rue, des journalistes au sein d’une manifestation ou encore des photographes lors d’un grand événement. 🖋 Quant à la protection constitutionnelle de la liberté d’expression et de communication, elle se fonde sur l’ article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 . Cet article dispose que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». Le Conseil constitutionnel rappelle régulièrement que « la liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi » (C. const., n° 2016-611 QPC, 10 février 2017, §5). Le Conseil a également insisté sur la place particulière occupée par les services de communication au public en ligne, « eu égard au développement généralisé de ces services ainsi qu’à leur importance pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions » (C. const., n° 2009-580 DC, 10 juin 2009 §12 ; C. const., n° 2018-773 DC du 20 décembre 2018, Loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information, §15). Très récemment, le Conseil constitutionnel a estimé que l'atteinte à l'exercice de la liberté d'expression et de communication qui résulte de l’interdiction faite de filmer les procès (pour rappel, cette interdiction est posée par l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) est nécessaire, adaptée et proportionnée aux objectifs poursuivis. Ces objectifs sont ceux qui permettent de « garantir la sérénité des débats vis-à-vis des risques de perturbations liés à l’utilisation de ces appareils » et de « prévenir les atteintes que la diffusion des images ou des enregistrements issus des audiences pourrait porter au droit au respect de la vie privée des parties au procès et des personnes participant aux débats, à la sécurité des acteurs judiciaires et, en matière pénale, à la présomption d’innocence de la personne poursuivie » (C. cons. no 2019-817 QPC, 6 déc. 2019, §7). 📣 Qu’entend-on par « principe de publicité des débats » au juste ? La publicité des débats est un principe fondamental du droit qui garantit une bonne justice. Le public doit pouvoir accéder à la salle d’audience et assister aux débats (attention, toutes les phases de procès ne sont pas nécessairement publiques). D’ailleurs, le Conseil d'État a précisé en 1974 que la publicité des débats est « un principe général du droit » . Seul le législateur peut en déterminer, en étendre ou en restreindre les limites (CE, no 88.930, 4 oct. 1974). De manière plus générale, ce principe est affirmé à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et à l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme. La CEDH estime que la publicité des débats contribue « à préserver la confiance de chacun dans les cours et tribunaux » et que, « par la transparence qu'elle donne à l'administration de la justice, elle aide à atteindre le but de l'article 6 § 1 : le procès équitable, dont la garantie compte parmi les principes de toute société démocratique au sens de la Convention » (CEDH, 20 mai 1998, Gautrin et autres c. France , nos 21257/93 à 21260/93, § 42). Le Conseil constitutionnel a également reconnu la valeur constitutionnelle du principe de publicité des débats (C. const. n° 2004-492 DC, 2 mars 2004 ; C. const., n° 2017-645 QPC, 21 juill. 2017 ; C. const., n° 2019-778 DC, 21 mars 2019). Cette règle de la publicité des débats est prévue par divers textes en fonction des juridictions . Ainsi, pour les tribunaux administratifs, l’article L. 6 du Code de justice administrative dispose que « les débats ont lieu en audience publique ». Pour les juridictions civiles, le premier alinéa de l’article 433 du Code de procédure civile prévoit que « les débats sont publics sauf les cas où la loi exige qu’ils aient lieu en chambre du conseil ». Pour les juridictions pénales : article 306 du Code de procédure pénale pour les cours d’assises, 400 pour les tribunaux correctionnels. Ces dispositions sont étendues aux tribunaux de police, en vertu de l’article 535 du Code de procédure pénale. Toutefois, précisons que la publicité des débats n’a pas encore pour conséquence de permettre l’enregistrement audiovisuel de ces débats. Souvenez-vous, la radiodiffusion et la télévision des débats judiciaires, l’utilisation pendant l’audience d’une juridiction administrative ou judiciaire d’un appareil permettant l’enregistrement est constitutif d’une infraction sur le fondement de l’article 38 ter de la loi du 29 juillet 1881 . En définitive, si à l’époque du vote de l’interdiction de la captation d’images au sein des tribunaux, Jean Minjoz déclarait le 11 février 1954 que « des procès récents ont appelé l’attention sur les graves inconvénients que présente, pour la sérénité de la justice et même pour la défense des accusés et des prévenus, la présence dans les salles d’audience de photographes et la prise de photographies au cours des débats. La présence des appareils photographiques et les prises de vues troublent également l’ordre de l’audience et font d’un procès un spectacle nuisible à la sérénité et à la dignité des débats de la justice. (...) », la question se pose de savoir ce qui aurait changé aujourd’hui ? Filmer les procès ne pourrait-il pas porter atteinte au principe de « bonne administration de la justice » ? Le projet de loi doit être examiné par l’Assemblée nationale en première lecture du 17 au 20 mai. Peut-être nous retrouverons-nous pour un deuxième épisode ? Article rédigé par une enseignante en Droit constitutionnel (attachée temporaire d'enseignement et de recherche)

  • Quels débouchés après une licence de droit ?

    Orientation > Masters juridiques Vous venez de terminer votre licence de droit et vous vous demandez : Que faire après ? Master, réorientation, rejoindre un métier juridique, de nombreuses possibilités s'offrent aux étudiants en droit. Pamplemousse est là pour vous aider à bien faire votre choix après votre Bac+3 en poche et ne pas le regretter. 🤔 Sommaire : I. Poursuivre vos études en Master II. Vous réoriente r III. Vous lancer dans le monde professionnel IV. Conclusion Après une licence en droit, il est possible de :  Poursuivre sa formation en master ; Se réorienter (passerelle école de commerce ou changer de filière à la faculté) ; Se lancer dans le monde professionnel (assistant juridique, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, greffier des services judiciaires…). Le droit fait partie des domaines les plus sollicités au moment de l'arrivée dans le monde estudiantin. Cette appétence pour cette discipline peut se justifier par la volonté d'apporter des solutions concrètes à des problèmes, la vocation dans la défense d'une cause noble ou l'exercice d'un métier qui exige une formation juridique. Ce qu'il faut savoir dès le début des études de droit, c'est que cette formation est assez rigoureuse et nécessite le développement de l' esprit de synthèse, de l'autonomie, un travail régulier et méthodologique . Ces éléments permettront au candidat de réussir son insertion dans ce milieu et pouvoir ainsi se dessiner un avenir professionnel. Une fois le projet du lycéen (ou d'une personne en réorientation) formalisé, celui-ci peut alors débuter son parcours en s'inscrivant en licence de droit au sein de l'université. Au cours de ces trois années, l'étudiant va découvrir les disciplines juridiques et aura l'occasion de se projeter ou pas dans ce même domaine. Généralement, à l'issue de la dernière année de licence de droit, l'étudiant fait le bilan des trois années écoulées afin de déterminer son avenir. Ainsi, après une L3 de droit, plusieurs possibilités s'offrent à l'étudiant : la poursuite en Master juridique , la réorientation vers un autre domaine de formation ( réorientation en école de commerce , par exemple) ou l'insertion dans le monde professionnel. I. Poursuivre vos études en Master de droit Un Master 1 comme suite logique Deux types de masters sont généralement proposés :  Le master professionnel Il prépare directement à l'entrée dans la vie active grâce à une spécialisation orientiée vers la pratique dans un domaine particulier. Dès la L3, l'étudiant pourra déjà savoir s'il souhaite rejoindre un master de droit privé ou public au sens large, ou s'il veut candidater dans une spécialité plus spécifique (M1 Propriété intellectuelle, M1 Droit social, Droit des affaires, Droit international, etc.). Les masters professionnels permettent d'occuper des postes à responsabilité comme avocat, juriste d'entreprise, etc.   Le master de recherche Il est orienté vers la recherche académique et permet de poursuivre vers un doctorat. Notre conseil est donc de rester alerte, pendant la Licence, sur les cours que vous aimez, sur les spécialités. Explorez les influences de ces matières sur la société, les débouchés... Enfin, étant donné que la sélection en Master tient compte de nos choix de matières durant le cursus licence ainsi que les notes obtenues, il vous faut travailler à fond ces matières afin d'augmenter vos chances d'être sélectionné en master. Constituez très tôt votre dossier de candidature Durant l'année de licence 3, on vous recommande de regarder sur les sites des universités les maquettes des formations qui correspondent à vos aspirations et de commencer à les sélectionner. Une fois cette étape réalisée, vous pouvez envisager la préparation de votre dossier de sélection. Pour cela, n'hésitez-pas à interroger les anciens étudiants de ces masters (via les groupes de promo sur Facebook par exemple ou sur le discord officiel des étudiants en droit ) pour connaître les pièces exigées pour candidater. Plus tôt vous serez préparé, moins vous serez stressé à l'ouverture de la plateforme e-candidat (la procédure étant essentiellement dématérialisée de nos jours). Pour réussir ses candidatures, cliquez ici . Dans quels masters candidater après une Licence de droit ? Voici une liste non exhaustive de masters que vous pouvez rejoindre après un Bac+3 en droit (si vous êtes pris, bien sûr !) : Master Droit public 🛠 Master Droit bancaire et financier 💰 Master Droit de l'environnement / Droit de l'écologie 🌲 Master Droit du numérique 💻 Master Droit européen / Master Droit de l'Union européenne 🇪🇺 Master Droit fiscal 💸 Master Droit humanitaire 🌍 Master Droit de l'immobilier 🏠 Master Droit notarial 🏡 Master Droit international 🌍 Master Droit des affaires 🤝 Master Droit privé 👩‍👧‍👧 Master Droit Justice, procès, procédure ⚖️ Master Droit pénal 🔫 Master Droit de la concurrence 💣 Master Droit maritime 🚤 Master Droit social / Master Droit du travail 👨‍ Master Droit du sport 🏃‍♂️ Master Droit de la propriété intellectuelle 🧠 Master Droit de la santé 💉 Master Droit des assurances 📝 Master Droit des personnes / Master Droit de la famille 👨‍👩‍👧‍👦 Candidater à un DJCE C'est quoi le DCJE ? Le DJCE est une formation qui a été créée en 1966 grâce à l'entente entre des professionnels et les universités. Ce diplôme de juriste conseil d’entreprise permet la rencontre entre la formation universitaire et le monde professionnel et ses besoins. Son rythme soutenu prépare à la réalité professionnelle. Comment être pris en DJCE ? Le diplôme de juriste conseil d'entreprise est ouvert avec une licence de droit validée (et bien validée !). 1500 candidatures seraient étudiées chaque année pour 300 admis seulement environ. Les heureux élus rejoindront l'un des 11 centres DJCE en France : Bordeaux Caen Cergy Lyon Montpellier Nancy Paris II Poitiers Rennes Strasbourg Toulouse Enrichissez votre CV 📝 C’est un autre élément important pour s'accorder les meilleures chances d'être accepté dans la plupart des masters sollicités après ce bac+3. En effet, lors de la sélection des candidats en master, un CV enrichi d'expériences juridiques ou de formations complémentaires constitue une valeur ajoutée à votre dossier non négligeable. - Les diplômes universitaires ou « DU », ces formations courtes et payantes , non reconnues par l'Etat, offertes par les universités, en présentiel ou à distance, sur des thématiques particulières - Les stages C'est donc dès la première année de droit que nous vous invitons à vous engager dans des expériences professionnelles. Cela vous permettra aussi de découvrir concrètement un métier et de savoir si vous êtes fait ou non pour l'exercer. - Les associations : engagez-vous aussi dans le milieu associatif. Evidemment, plus l'association sera en lien avec la spécialité de votre master , plus elle apportera un plus à votre CV. Faire partie 2 ans d'une asso d'oenologie ou du volley-ball laissera le comité de sélection du master sans réaction, croyez-le ! II. Vous réorienter après la licence de droit ⚖️ Si la plupart des étudiants poursuivent les études en master de droit, une petite partie de cette population se rend compte que le droit n'est pas fait pour elle. Dans ce cas, l'étudiant doit penser à des formations en dehors du juridique. Et ça tombe bien, la filière offre pas mal de débouchés ! Les passerelles en écoles de commerce après une licence de droit 🛍 Il est tout à fait possible de changer de domaine de formation après les études juridiques. D'abord, vous pouvez intégrer une école de commerce . Cela peut se faire par le biais des admissions parallèles ou par les procédures spéciales prévues par les grandes écoles de commerce. Ces écoles proposent des formations dans des domaines tels que le marketing, le management, la gestion des ressources humaines, la communication ou les finances. Dans certains cas, vous pourrez même bifurquer dès la fin du premier semestre sans perdre pour autant une année. C’est ce qu’on appelle les rentrées décalées (janvier, février). La rigueur acquise durant votre parcours de licence de droit contribue généralement à la réussite dans ces domaines de formation. Ces établissements privés offrent une formation et une expérience quelque peu différente de celles des universités publiques. Une école de commerce permet de faire des projets de groupes, de faire des stages en entreprise (grâce à leurs partenariats), voire de l'alternance. En somme, les écoles de commerce sont professionnalisantes , ce qui manque à toute la théorie enseignée à la faculté de droit. De plus, vous aurez alors sur le CV une double-compétence (droit + école de commerce), plutôt bien valorisée dans certains secteurs. Changer de filière et de faculté 🏫 L'étudiant peut aussi penser à des formations telles que le journalisme , les sciences politiques ou les ressources humaines . Le change ment de faculté/filière est possible, à la fin du semestre ou en été, dans votre faculté ou dans une autre. Il vous suffira de constituer un dossier (lettre de motivation, relevé de notes du bac et de faculté…) qu’une commission étudiera. Là aussi, la formation juridique constitue une bonne base pour entamer et réussir votre projet dans ces domaines. En effet, en trois ans de formation, la rigueur qu'exige le droit et que vous aurez acquise vous permettra de réussir dans beaucoup de domaines. Rejoindre une école spécialisée Il existe de nombreuses formations spécialisées que vous pouvez intégrer après une licence de droit. Guerre économique, école d'arts, ressources humaines, école de communication... le panel d'écoles spécialisées est plutôt large ! Interrogez vos amis, les parents de vos proches, votre famille, participez aux Journées Portes Ouvertes des écoles , allez sur les salons d'orientation, naviguez sur les sites des écoles. Là aussi, votre Licence de droit pourra être vue d'un bon œil par ces écoles. 🍊   Le conseil de la Team  :    si ces options ne vous paraissent pas intéressantes ou envisageables, vous pourrez éventuellement aller voir un conseiller d'orientation dans le but d'établir votre projet professionnel et ainsi, choisir une formation adéquate. En effet, il peut vous aider à exprimer vos besoins en termes de formation professionnelle. Ce qui est sûr, faites en fonction de votre coeur , la vie est trop courte pour être assis des heures à apprendre des choses qu'on n'aime pas ! ❤️ Nous vous recommandons aussi de réaliser différents stages le plus tôt possible. N.B. : renseignez-vous auprès de votre administration, et celle de la faculté visée, et faites attention aux périodes d’inscription et à la reconnaissance des diplômes sur le marché du travail. III. Vous lancer dans le monde professionnel Intégrer un métier du droit 🚶Une autre option qui s'offre à l'étudiant à la sortie de la licence de droit est son insertion dans le monde professionnel. En effet, le droit peut conduire à l'exercice de certains métiers. Il existe des professions juridiques accessibles avec un bac+2 ou bac +3, via les concours ou non. Comment devenir assistant juridique ?   Assistant juridique : ce métier permet à celui qui l'exerce de participer à l'amélioration de l'organisation des conditions de travail de son supérieur. L'accès se fait avec un niveau bac +3. Comment devenir EPJJ ? Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse : c'est un métier qui permet à celui qui l'exerce de devenir un acteur de la justice des mineurs, en conduisant des investigations et des actions d'éducation auprès des jeunes et leur famille. Comment devenir greffier ? L'accès se fait par concours avec un niveau minimum de bac +3, et la formation est assurée à l'école nationale de protection judiciaire de la jeunesse. Greffier des services judiciaires : ce métier permet à celui qui l'exerce de travailler au sein des juridictions de l'ordre judiciaire en assistant les magistrats et en authentifiant les actes juridiques. L'accès se fait par concours avec un niveau minimum de bac +2, et la formation rémunérée qui dure 18 mois est assurée par l'école nationale des greffes de Dijon. Comment devenir CPIP ? Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation : ce métier permet à celui qui l'exerce d'aider à la prise de décision judiciaire, de participer à l'individualisation des peines et à leur exécution. Il permet aussi de proposer des mesures d'aménagement de peine au magistrat compétent et de veiller au respect des obligations prononcées par l'autorité judiciaire. L'accès se fait avec un niveau minimum de bac +3 et la formation rémunérée se fait en 2 ans à l'école nationale de l'administration pénitentiaire à Agen. Comment devenir collaborateur de notaire ? Collaborateur de notaire : l'exercice de ce métier implique une préparation du diplôme des métiers du notariat. L'accès se fait avec un niveau minimum de bac +3 et la formation d'un an se prépare dans un institut des métiers du notariat. Comment devenir lieutenant de police ? Lieutenant de police : ce métier permet à celui qui l'exerce d'être chargé d'informer les services actifs de la police. L'accès se fait avec un niveau bac +3 et la formation qui dure 18 mois s'effectue à l'école nationale supérieure des officiers de la police à Cannes-Écluses. Vous pourrez plus tard tenter les concours de police pour faire commissaire de police. Comment devenir commissaire de justice ? Commissaire priseur/ commissaire de justice : ce métier permet à celui l'exerce de s'occuper de l'inventaire, de l'expertise et la vente d'œuvres d'art. Il permet aussi de s'occuper des ventes judiciaires et des ventes volontaires (nous avons fait une interview ici ). L'accès se fait avec un niveau minimum de bac +3 et dure 2 ans avec stage obligatoire mais la profession fusionne avec le métier de huissier de justice pour devenir « Commissaire de justice ». Comment devenir attaché territorial ? Attaché territorial : ce métier permet à celui qui l'exerce de travailler dans la fonction publique territoriale en exerçant des fonctions et des responsabilités de direction dans plusieurs domaines. L'accès se fait sur concours avec un niveau minimum de bac +3 et la formation s'effectue à l'école nationale d'application des cadres territoriaux. Comment devenir administrateur territorial ? Administrateur territorial : ce métier permet à celui qui l'exerce de devenir un cadre supérieur de la fonction publique territoriale et permet d'occuper des fonctions de directeur dans les grandes collectivités territoriales. L'accès se fait sur concours avec un niveau minimum de bac +3. Comment devenir contrôleur des finances publiques ? Contrôleur des finances publiques : ce métier permet à celui qui l'exerce de s'occuper de la gestion des fonds publics de L'Etat et des collectivités territoriales. L'accès se fait sur concours avec un niveau bac, et la formation est assurée par l'école nationale des finances publiques. Comment devenir contrôleur du travail ? Contrôleur du travail ou inspecteur du travail : ce métier permet à celui qui l'exerce de veiller à l'application de la législation du travail, de contrôler les entreprises et de conseiller les acteurs du monde du travail. L'accès se fait avec un niveau bac +3, et la formation rémunérée de 18 mois se déroule au sein de l'institut national du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle à Marcy-L'étoile. Comment devenir conseiller des affaires étrangères ? Conseiller des affaires étrangères : ce métier permet à celui qui l'exerce d'avoir des responsabilités sur les plans politique, culturel, économique ou diplomatique à l'étranger. L'accès se fait tous les ans par concours avec un niveau minimum bac +3 Comment devenir directeur d’hôpital ? Directeur d'hôpital : ce métier permet à celui qui l'exerce de gérer un hôpital en respectant. L'accès se fait sur concours tous les ans avec un niveau minimum bac +3, et la formation dure 24 mois à l'école des hautes études en santé publique. Postuler en entreprise avec une licence de droit Si après votre bac+3 droit, vous souhaitez joindre la théorie de la faculté à la pratique, mais que vous ne souhaitez pas forcément faire un métier classique du droit (ils sont mentionnés plus haut) à proprement parler, vous pouvez postuler dans d'autres fonctions en entreprise : ▶️ en droit immobilier (agent immobilier ou gestionnaire locatif par exemple) ; ▶️ en droit des assurances (courtier ou gestionnaire de contrats d'assurance, par exemple) ; ▶️ en banque (conseiller bancaire par exemple) ; ▶️ en ressources humaines (assistant ou responsable RH). Dans bien d'autres domaines encore, de nombreuses entreprises sont à la recherche de jeunes juristes ou de diplômés bac+3 pour rejoindre leurs rangs. IV. Conclusion L'obtention d'une licence de droit vous offre une pluralité de débouchés : continuer en master 1, vous réorienter en école ou dans une autre filière d’université, ou bien rentrer directement dans la vie active. Il vous appartient de faire le choix correspondant à vos aspirations profondes et en adéquation avec vos objectifs professionnels. Mais dans tous les cas, multipliez les expériences, les stages, les associations. C’est en forgeant qu’on devient forgeron ! Tracy Robin

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

avsi client amazon google1.jpg
avsi client amazon google2.jpg
avsi client amazon google3.jpg
    bottom of page