top of page

Et voici ce que tu cherchais, cher pépin !
(plein de contenus faits avec amour ❤️)

Search this site

406 résultats trouvés avec une recherche vide

  • 5 conseils pour postuler au MS Droit & Management International

    Orientation > Masters juridiques Pour tout étudiant souhaitant optimiser ses possibilités d'employabilité sur le marché du travail, le Mastère Spécialisé® Droit & Management de l'école de commerce ESCP BS se révèle être un diplôme assurément utile. Voici leurs conseils pour augmenter vos chances de faire partie de la prochaine promo. 🏆 Sommaire : 🎓 1. Les conseils de l'ESCP pour rentrer dans le MS DMI 📝 2. Comment se déroulent les candidatures ? 👩‍💻 3. Quels conseils pour être accepté dans le MS DMI ? 🌍 4. La place de l'international dans le MS DMI 🏛 5. Un dernier conseil pour candidater dans le Mastère spécialisé Une fois sur le marché du travail, nous, étudiants en droit, nous retrouverons en concurrence les uns avec les autres pour obtenir une collaboration ou décrocher un poste dans une entreprise. Ainsi, tous les moyens sont bons pour upgrader son profil et se différencier. Un Mastère Spécialisé dans une Grande École de commerce peut constituer sur le CV un choix gagnant dans un monde dans lequel les affaires vont bon train. Le juriste d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, et encore moins celui de demain. Il faut aussi comprendre les chiffres, gérer les hommes, échanger en anglais. Bref, s’ouvrir au monde. Alors on a regardé tout en haut d’un classement, on a pris l’école la plus proche et on est allé demander des conseils à ESCP Business School pour augmenter nos chances d’être sélectionné chez eux. Et plus particulièrement dans leur MS Droit et Management International (MS DMI). 🎓 🎤 Hello ESCP. On vous pose des questions, vous nous donnez vos conseils. Deal ? Deal ! 1. Les conseils de l'ESCP pour rentrer dans le MS DMI 🎤 La réputation des écoles de commerce, c’est qu’on y bosse tranquille. Le MS DMI, c’est pareil ? Le MS est intense ! Alors notre conseil n°1, c’est : soyez motivé. C’est le conseil le plus basique que l’on peut donner, mais qui a toute son importance sur ce genre de formation. Et pour cause, le programme dure un an, et se compose de 6 mois de cours et de 6 mois de stage (ou contrat de travail). La période de cours est donc relativement courte, mais très intense. Les étudiants ont en tout environ 450 heures de cours, sans compter le travail personnel qui représente une grande partie du temps d’études. Les projets de groupes sont nombreux, les conférences et les séminaires aussi, ainsi que les études de cas tout au long des semestres. C’est pourquoi les candidats au MS doivent montrer une résistance au travail, et une réelle motivation pour cette formation complémentaire. 🎤 Ok ça annonce un peu la couleur. 2. Comment se déroulent les candidatures pour être accepté à ESCP BS ? 📝 La candidature au Mastère Spécialisé® se passe en deux temps. On vous conseille d’anticiper et de se préparer en amont (conseil n°2). La première étape est un dossier à déposer en ligne sur le portail (le site internet, pas le portique. NDLR) de l’école avec toutes les pièces justificatives requises. Un score d’anglais est aussi demandé : TOEIC, TOEFL ou IELTS. Il faudra préparer ce test avec soin, et prendre le temps de le faire en amont des sessions de candidature. Vous avez le choix de postuler à trois dates différentes : janvier, mars ou juin. Attention le dossier doit être complet quand vous postulez. La seconde étape est un entretien de motivation. L’entretien dure environ 30 minutes, et le jury est composé du directeur scientifique du programme, d’un professionnel du secteur ou d’un Alumnus (un ancien étudiant quoi. NDLR). Même conseil que pour le dossier, il est primordial de préparer cet entretien avant de le passer. Il faudra se renseigner sur le contenu du programme : lire les éléments sur le site web de l’école, télécharger la brochure, appeler les équipes dédiées au sein de l’école, se renseigner auprès des étudiants ambassadeurs pour avoir des conseils. Il faudra également se préparer à répondre à quelques questions en anglais, et soigner son projet professionnel. Le but de l’entretien n’est pas de vous piéger, mais plutôt de vous connaître un peu mieux : votre profil, vos aspirations, vos envies. 🎤 Très bons conseils, on prend, merci. Un peu chaud l’entretien vu comme ça. Allez, dites-nous exactement ce qu’il faut faire pour être pris. 3. Quels conseils pour être accepté dans le MS DMI - ESCP BS ? 👩‍💻 En fait, lors de la notation du dossier de candidature et de l’entretien de motivation, le directeur scientifique du programme va s’assurer que le profil du candidat est cohérent. En effet, il faut être certain que le parcours universitaire, et le projet professionnel sont en adéquation avec ce que le programme propose. Le directeur essaiera de comprendre en quoi le Mastère Spécialisé® sera bénéfique pour le candidat et son projet professionnel. Également, de comprendre de quelle manière le candidat pourra apporter une valeur ajoutée au Mastère Spécialisé® et à la promotion d’étudiants. C’est ce qui assurera d’ailleurs au candidat de trouver le poste qui lui convient après ses études. Dans la notation du dossier, cette partie est tout aussi importante que le parcours académique du candidat. Gardez en tête que le dossier est évalué dans sa globalité, que les notes obtenues pendant la scolarité sont tout aussi importantes que le score d’anglais, les expériences professionnelles, les activités extra-scolaires, et bien sûr, le projet professionnel. Vous l’aurez compris, notre conseil n°3, c’est d’être cohérent dans son projet professionnel. 🎤 Ça nous semble cohérent. Souvent, école de commerce rime aussi avec l’étranger. Vous pouvez nous faire voyager ? 4. La place de l'international dans le MS DMI de ESCP BS 🌍 Oui ! Le programme inclus 3 mois de cours obligatoires sur le campus ESCP et Londres, et il est possible de suivre des cours chez notre partenaire à Queen Mary University. Pour ceux qui le souhaitent, Queen Mary University of London offre la possibilité de suivre des cours et des conférences sur le droit anglo-saxon au sein même de l'université londonienne. C’est surtout une opportunité de suivre un tiers du programme LL.M. (Master of Laws). Si vous êtes intéressé par cette option (20 étudiants maximum), il faudra en parler dans sa candidature (conseil n°4), en expliquant pourquoi vous souhaitez suivre ces cours. Par ailleurs, Queen Mary University of London exige des étudiants qui postulent, la présentation de scores minimum en anglais. Sont acceptés le TOEFL (100 au total, 27 à l’écrit) ou l’IELTS (7 au total, 7 à l’écrit). Le TOEIC n’est pas un score accepté par l’université. Si le candidat souhaite suivre ces cours, le niveau d’anglais sera donc décisif. 🎤 Je crois qu’on a tout... 5. Un dernier conseil pour candidater dans le Mastère spécialisé Droit et Management International ? 🏛 Last but not least : être soi-même Le plus important est de rester soi-même lors d’une candidature. Que ce soit au sein du dossier de candidature, ou pendant l’entretien de motivation, surtout, ne pas en rajouter ou enjoliver les choses. Mettez en avant votre parcours et vos expériences, tout en restant honnête sur votre profil. Il n’est pas utile de vouloir en mettre plein la vue : si votre profil correspond au programme, et que le programme correspond à votre projet professionnel, cela est déjà un très bon point ! 🎤 Merci ESCP ! Merci Pamplemousse ! Si vous voulez plus d'infos sur le MS Droit et Management International, c'est par ici !

  • [COMMENTAIRE D'ARTICLE] Désaffectation d'un bien du domaine public

    Cours et copies > Droit Administratif La désaffectation d'un bien du domaine public est le sujet de cette copie ayant obtenu l'excellente note de 17/20 (en droit administratif). Il s'agissait de commenter 2 articles du CG3P sur les exceptions consacrées par le législateur concernant la désaffectation d'un bien du domaine public. 🤓 Sommaire I. Le déclassement par anticipation d’un bien appartenant au domaine public prévu par le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques : une dérogation au principe d’inaliénabilité des biens publics A) La vente d’un bien public par le déclassement par son déclassement par anticipation du domaine public : une dérogation consacrée par l’article L.2141-2 B) L'échange d’un bien public affecté à un service public : une procédure de déclassement par anticipation consacrée par l’article L.2141-3 II. Un déclassement d’un bien appartenant au domaine public prévu par le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques, répondant au principe actuel de management public A) Les préoccupations économiques du Législateur au centre de la codification de la procédure dérogatoire de désaffectation d’un bien anticipé B) La restriction du domaine public comme conséquence des dispositions législatives novatrices issues du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques N.B : Cette copie est le fruit de la réflexion d’un étudiant en droit. La découvrir vous permettra de comprendre le raisonnement de ce dernier, qui lui a valu la note indiquée. Elle vous aidera à ce que vous ayez les outils pour formuler votre propre réflexion autour du sujet donné. Pour rappel, le plagiat est formellement interdit et n’est évidemment pas recommandé si vous voulez vous former au droit. En d’autres termes, réfléchissez vous-même ! Enfin, cette copie n’a pas eu 20/20, gardez un œil critique sur ce travail qui n’est donc pas parfait. Disclaimer : attention ! N’oubliez pas que selon les facultés et les enseignants, l’approche méthodologique peut varier. La méthodologie utilisée dans cette copie n'est donc pas universelle. Respectez la méthodologie enseignée par vos chargés de travaux dirigés et par vos enseignants 😊. Nous avons laissé en orange les commentaires du correcteur. Commentaire général de l'enseignant : un devoir intéressant, une vraie analyse des articles. Il y a des éléments qui auraient pu être revus en termes de structure et les titres devraient également être simplifiés et précisés mais c'est un devoir vraiment intéressant ! Commentaire des articles L.2141-2 et L.2141-3 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques Une partie de la doctrine et notamment Pierre Legendre, s’accorde à dire que depuis une vingtaine d’années, le droit administratif a été révolutionné par le management public. En effet, aujourd’hui l’État ne cherche plus qu'à répondre à ses missions régaliennes. Il cherche aussi à générer du profit, tout comme une entreprise. L’appareil étatique serait donc une grande entreprise. Les biens publics (entendus les biens soumis à la propriété publique) quant à eux, seraient un des moyens pour l’État de générer de la richesse (entendue pécuniaire). « Cette accroche est très bien, cela rend le devoir intéressant. » C’est dans cet esprit que le législateur a rédigé le Code général de la propriété des personnes publiques (Code Général de la Propriété des Personnes Publiques). Si avant celui-ci existait le code du domaine de l’État entré en vigueur en 1957 ; celui-ci paraissait ne pas s’adapter aux nouvelles exigences du management public. De plus, ce dernier n’avait subit qu’une seule réforme et c’était en 1970. A cette époque les exigences et la doctrine étatique étaient différentes qu’aujourd’hui. « Ce point historique est intéressant, c'est bien. » C’est pourquoi, le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques vient lui, s’adapter aux nouvelles exigences et notamment en venant permettre le déclassement de biens publics par anticipation. En effet, si de principe, comme mentionné à l’article L.2141-1 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques, le déclassement d’un bien du domaine public est conditionné par le fait que celui-ci ne réponde plus à son affectation à l’utilité publique ; au contraire aux l’article L.2141-2 et 2141-3, on retrouve notamment des régimes de déclassement dérogatoires, qui étaient inconnus dans le code du domaine de l’État, qui répondent, et cela timidement puisque pas réellement affirmé par le législateur, à un objectif de management public, et aux soucis de valorisation économique des propriétés publiques « OK mais alors expliquez plus précisément ce qu'est le management public, car vous avez évoqué deux fois cette idée. » ; puisqu’ils permettent de déclasser un bien du domaine public alors même que celui-ci est toujours affecté à une mission de service public [Ndlr : Voir un commentaire d'arrêt sur la notion de service public] ou à l’usage direct du public. Ce sont des procédures dérogatoires de déclassement par anticipation. C’est ainsi que l’entrée en vigueur du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques et de ces dispositions législatives novatrices en matière de déclassement d’un bien du domaine public, amènent à s’interroger sur la portée de tels mécanismes à valeurs législatives. « OK bien » Les article L.2141-2 et L.2141-3 du Code général de la Propriété des Personnes Publiques, permettent le déclassement par anticipation d’un bien public (I). Le législateur en effet, répond aux exigences du management public, et donc à l’objectif de valorisation économique des propriétés publiques (II). « OK pour le découpage mais je maintiens que le II fait intro ou II.B. » I. Le déclassement par anticipation d’un bien appartenant au domaine public prévu par le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques : une dérogation au principe d’inaliénabilité des biens publics « L'intitulé est trop long, il faut raccourcir. » Deux procédures permettent le déclassement par anticipation d’un bien du domaine public. L’une permet la vente d’un bien (A) et une autre, voisine, permet l’échange d’un bien (B). « OK bien pour les deux modalités. » A) La vente d’un bien public par le déclassement par son déclassement par anticipation du domaine public : une dérogation consacrée par l’article L.2141-2 « Répétition. » L’article L.2141-2 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques prévoit que « par dérogation à l’article L.2141-1 le déclassement d’un immeuble appartenant au domaine public artificiel des personnes publiques et affecté à un service public ou à l’usage direct du public peut être prononcé dès que sa désaffectation a été décidée alors même que les nécessités du service public ou de l’usage direct du public justifient que cette désaffectation ne prenne effet que dans un délai fixé par l’acte de déclassement. Ce délai ne peut excéder trois ans toutefois ». De manière générale, il résulte de cet alinéa de cet article, qu’il est désormais possible de déclasser (donc de désaffecter juridiquement) un bien immeuble appartenant au domaine public, alors que celui-ci continue d’être matériellement affecté à l’utilité publique. Ceci va donc à l’encontre du principe, d’ailleurs visé dans ce même article où il est disposé qu’il qu’il fait dérogation à l’article L.2141-1 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques. (« Bien ! ») Ce dernier prévoyait que le déclassement pouvait être prévu dès lors que le bien n’est plus affecté à un service public ou à l’usage direct du public. Ici, ce principe de déclassement est en fait une codification de la jurisprudence (CE, 1930, Marot ; CE, 1977, Michaud). (« Très bien, vous liez commentaire des articles avec connaissances de cours pour appuyer vos propos. ») Le principe est en effet que la désaffectation de fait ne suffit pas pour que le bien appartienne désormais au domaine privé et donc soit aliénable et prescriptible ; en effet elle doit être accompagnée d’un déclassement, signifiant en droit, la manifestation formelle de volonté de désaffecter (CE, 1967, Leclerc ; CE, 1967, Ranchon ; CE, 1995, Tête). Autrement dit, c’est parce que le bien n’est plus affecté à l’utilité publique, qu’on peut le déclasser. « Très bien cette explication du régime appuyée de connaissances pour mieux commenter les articles. » Donc en fait, cet article est une novation, puisqu’il résulte de celui-ci qu’il est possible de déclasser une bien par anticipation, et donc de reporter à une date ultérieure (« AH bien vous en parlez ici ! Cela ne ressortait pas des titres c'est dommage. ») la désaffectation effective d’un bien déclassé du domaine public, afin de faciliter la réalisation de certaines cessions. C’est à dire que même si le bien en question, est toujours affecté à une mission de service public ou à l’usage direct du public ; la personne publique peut très bien prendre un acte de déclassement afin de le faire sortir du domaine public. Par conséquent, la désaffectation de fait interviendra a posteriori du déclassement. « Bien cette dissociation déclassement / désaffectation. C'est une seule idée qui aurait dû faire l'objet d'une sous-partie à part entière. C'est dommage que vous n'ayez pas structuré votre devoir de cette manière. » D’ailleurs pour montrer le caractère novateur de l’article, on peut citer l’arrêt du Tribunal Administratif de Nice du 6 février 1997, AROEVEN de l’académie de Versailles où le ministre de la Jeunesse et des sports avait procédé au déclassement d’un immeuble public alors que celui-ci continuait d’être affecté au besoin du service public assuré par une association. Le tribunal administratif rendit que ce ministre avait commis une erreur de droit en procédant à son déclassement du domaine public de l’État. Le tribunal administratif, donc en 1997, disait que ce n’était pas possible de procéder au déclassement d’un bien par anticipation. « Bien d'appuyer vos propos pour démontrer ce caractère novateur que vous relevez, avec des fondements juridiques. Vous commentez, vous appréciez l'article et en tirez qqch en reliant cela avec des fondements juridiques. » Pour autant, même si c’est une novation, il demeure que cette procédure est une procédure dérogatoire. Elle n’est pas le principe. Et le législateur nous le prouve au regard de la rédaction des dispositions. Par exemple, si la désaffectation est différée dans le temps, le délai de désaffectation ne pourra excéder trois ans. Toutefois lorsque la désaffectation dépend d’une opération de construction, restauration, ou réaménagement ce délai peut être porté à 6 ans. De plus, en cas de vente de l’immeuble, il est précisé que l’acte de vente stipule que celle-ci sera résolue de plein droit si la désaffectation n’est pas intervenue dans le délai fixé par le déclassement. Mais aussi, toujours en cas de vente, l’acte de vente doit comporter des clauses relatives aux conditions de libération de l’immeuble par le service public ou de reconstitution des espaces affectés à l’usage direct du public afin de garantir la continuité des services publics ou l’exercice des libertés dont le domaine est le siège. Mais ce qui est notamment très important et qui montre la dureté des conditions qui démontre que cette procédure est vouée à être une procédure dérogatoire et non de principe (« Cette phrase est très lourde « qui montre (...) qui démontre » cette démonstration en cascade est difficile à suivre. ») ; ce sont les conditions relatives à la cession par les collectivités territoriales. En effet, la cession doit intervenir sur la base d’une étude d’impact pluriannuelle faite après une délibération motivée de l’organe délibérant de la collectivité. Or concernant cette étude d’impact pluriannuelle, elle est assez contraignante ce qui affirme que les conditions de la procédure (pour les collectivités territoriales en tout cas) sont très compliquées. De plus, il est à rappeler que cette condition a été ajoutée par ordonnance en 2017, ce qui montre qu’il faut conditionner, et surtout imposer un régime rigide à cette procédure. « Intéressant mais une autre idée qu'il aurait vraiment fallu développer dans une autre sous-partie. » La procédure de déclassement par anticipation est donc certes une novation ; mais dans l’intérêt de la sécurité juridique, les conditions d’application d’un déclassement alors même que le bien est affecté à l’utilité publique, sont contraignantes. B) l’échange d’un bien public affecté à un service public : une procédure de déclassement par anticipation consacrée par l’article L.2141-3 L’article L.2141-3 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques prévoit que « Par dérogation à l’article L.2141-1, le déclassement d’un bien affecté à un service public peut, afin d’améliorer les conditions d’exercice de ce service public, être prononcé en vue de permettre un échange avec un bien d’une personne privée ou relevant du domaine privé d’une personne publique. Cet échange s’opère dans les conditions fixées à l’article L.3112-3 ». Premièrement, d’un point de vue formel, deux choses sont à relever. La première est que cet article vient juste après celui consacrant la procédure de déclassement par anticipation ; et la deuxième est qu’il est fait référence à l’article L.2141-1 pour signifier que celui d’espèce en fera dérogation. De plus, certes il intervient après l’article L.2141-2, mais l’article d’espèce ne vise pas explicitement ce dernier. La raison : elle peut être double : soit ça va de sens qu’il faut se référer à l’article précédent ; soit au contraire cet article est autonome du précédent. (« Bien cette analyse du positionnement des articles rend votre raisonnement vraiment intéressant ! ») Quoi qu’il en soit, le législateur est silencieux sur la raison, ce qui laisse plutôt penser que cette procédure est autonome vis à vis de celle vue précédemment. « Oui, surtout si la jurisprudence n'en dit pas plus non plus. » Ce qui pourrait laisser penser ça aussi, (« Syntaxe à revoir. ») c’est le fait que l’article L.2141-2 fait référence à un acte de vente, une cession ; alors que celui-ci, celui d’espèce parle d’un échange. Il y a donc un jeu de terminologie. En effet, l’échange est voisin de la vente, qui cette dernière a pour contrepartie non pas un bien déterminé comme pour l’échange, mais une somme d’argent dont la fongibilité est absolue. On différencie donc l’article L.2141-2 et L.2141-3 qui l’un prévoit une vente, et l’autre un échange ; quand bien même ce sont toutes deux des procédures dérogatoires, puisque permettent le déclassement d’un bien public par anticipation. Mais dans le fonds, il résulte de cet article qu’il est possible de désaffecter juridiquement un bien affecté à un service public sans qu’il y est eu de désaffectation matérielle préalable en vue d’un échange. La condition, qui est en fait le but que doit poursuivre l’échange par le déclassement par anticipation, n’est rien d’autre que « l’amélioration des conditions d’exercice du service public » auquel est affecté le bien en question. Contrairement à l’article L.2141-2, il n’y a pas réellement de condition, de règles contraignantes à l’application de cet article. « Ce paragraphe aurait peut-être dû venir avant car vous semblez expliquer ce qu'il dit. Intéressante, l'idée d'absence de règles contraignantes. » Par ailleurs, il appert que le législateur a raisonné par rapport à l’intérêt général. (« De quoi le déduisez-vous ? Précisez-le en citant des parties de l'articles qui vous le laissent penser. ») L’intérêt général qui est l’objectif du service public doit être satisfait. Or le législateur met en évidence que des biens publics ne peuvent pas nécessairement répondre aux exigences du service public. Donc pour répondre à l’exigence du service public, il est nécessaire de s’accorder sur les « meilleurs » matériaux, les « meilleurs » biens. Donc la conséquence c’est qu’une fois le bien déclassé et donc appartient désormais au domaine privé ; il est donc aliénable et prescriptible. Puisqu’il est aliénable, le bien peut être échangé avec celui d’une personne privée. « Bien votre raisonnement par syllogisme pour apprécier l'article ! » Et pour être sûr que l’échange s’opère bien dans le but d’améliorer le service public, conformément à l’article 3112-3, « l'acte d'échange comporte des clauses permettant de préserver l'existence et la continuité du service public ». La référence à l’article 3112-3 est une sécurité juridique. Parce que certes le législateur vient affirmer une réelle exception au principe selon lequel le déclassement d’un bien n’a de portée juridique que s’il correspond à la réalité, mais il vient aussi poser une condition de telle sorte que même si le bien est déclassé, il demeure affecté à un service public, du moins jusqu’à son échange. Par ailleurs, l’échange de biens du domaine public est possible entre personnes publiques, sans besoin de déclassement. Cela était auparavant impossible (CE, 11 octobre 1995, Tète) : même si l’affectation n’était pas modifiée, l’échange n’était pas possible entre personnes publiques. On peut donc constater que l’affectation et l’inaliénabilité sont des principes fortement liés. Le législateur entend donc assouplir le régime de déclassement d’un bien du domaine public. S’il parle « d’amélioration des conditions du service public » par exemple ; la réelle raison à cet assouplissement c’est la conformité aux exigences du management public. II. Un déclassement d’un bien appartenant au domaine public prévu par le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques, répondant au principe actuel de management public « Il y a une idée de temporalité dans les deux articles que vous ne mettez nulle part en avant dans votre plan, je m'attendais à le voir dans le II mais non. C'est dommage car cela est une idée centrale de ces articles par dérogation à l'article L. 2141-1 du Code. Du moins de cette idée de désaffectation qui dépend, en principe de l'acte de déclassement (L. 2141-1 du Code) mais qu'il y a des modalités qui varie et en particulier un délai pour le 2141-2, dans certains cas. » Il appert en effet à la lecture de ces deux articles, que le législateur est motivé par des préoccupations économiques (A). Ces préoccupations amènent directement à la restriction du domaine public et l’extension du domaine privé (B). A) Les préoccupations économiques du Législateur au centre de la codification de la procédure dérogatoire de désaffectation d’un bien anticipé « OK mais cette idée est plutôt une idée introductive ou d'ouverture à la limite (donc dans un II.B.). Ici, vous n'êtes plus en train de commenter les articles, du moins, ce titre ne le laisse pas penser. » On constate qu’il y a une réelle facilité désormais de céder ou d’échanger un bien du domaine public. Si avant, l’affectation d’un bien au domaine public se différenciait de sa désaffectation ; aujourd’hui cela semble moins évident. En effet, la différence de la désaffectation avec l’affectation c’est que cette première nécessite une déclaration préalable expresse. En effet, la seule désaffectation de fait ne suffit pas pour désaffecter un bien du domaine public. « OK » Cet acte administratif de déclassement qui est la condition, se voit être contraignant, puisqu’on ne peut le prendre qu’à certaines conditions en principe (il y a eu une désaffectation de fait). Pourtant, le législateur, en permettant un régime dérogatoire, une procédure dérogatoire, assouplie de jure le caractère contraignant que se veut être l’acte administratif de déclassement. En effet, désormais, depuis 2006, il est tout à fait possible de venir déclasser un bien du domaine public, alors même qu’il est toujours affecté à l’utilité publique ; c’est ce que nous démontrent les articles L.2141-2 et L.2141-3. « Cette idée me semble trouver sa place en I.A. finalement car vous expliquez le régime. » Le législateur ne veut pas faciliter la procédure de désaffectation d’un bien du domaine public sans aucune raison. (« Intéressant ! ») En effet, l’idée est de faire circuler les propriétés publiques. Mais pourquoi les faire circuler ? Parce que l’État se doit de générer de la richesse et que la circulation des propriétés publiques le lui permet. En effet, l’État pense valorisation économique. Il est sorti de ses missions régaliennes depuis biens longtemps. Le législateur, pire encore, (« Nuancez ») se sert du service public, une des missions de la puissance publique, pour justifier de la circulation de ces biens (art L.2141-3 : « afin d’améliorer les conditions d’exercice du service public »). Cela est en grande partie dû à la doctrine du management public étatique. (« Définissez ») La conséquence est telle que l’État semble être une forme d’organisation sociale sur le déclin comme l’affirme une partie de la doctrine, et notamment Pierre Legendre. Ce dernier d’ailleurs affirme que « la réflexion sur ce que l’on appelle un État n’est plus. La gestion, la simple gestion occupe le devant de la scène ». « Bien de faire un lien avec la doctrine » Afin d’appuyer encore plus cette affirmation que le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques est régie par les exigences du management public étatique, il convient de rappeler que ce code est issu d’une ordonnance. Or une ordonnance, conformément à l’article 38 de la Constitution, c’est une procédure par laquelle le Gouvernement va prendre dans un délai limité des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. C’est une procédure caractérisée par sa rapidité. On veut aller vite. Or le Gouvernement c’est lui qui fixe l’intérêt général. De plus, le gouvernement, c’est un corps de personnes issues généralement de l’ENA pour la plupart. Or à l’ENA on apprend à gérer, à faire de la gestion essentiellement. Il n’y a qu’à se renseigner sur le programme d’enseignement pour en être convaincu. Par conséquent l’intérêt général a évolué, il est désormais définie par des personnes qui pensent : management public. « OK mais à nuancer, tout le monde ne serait pas d'accord et l'on perd de vue les articles que vous devez commenter. » D’ailleurs le législateur n’en est pas à son coup d’essai. D’un point de vue budgétaire (cause en fait de la rédaction du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques en réalité) la LOLF de 2001 ou encore le DGBCP de 2012 montrent bien la prise en compte des nouvelles exigences apportées par le management public. Tout ceci est fait dans un but de valorisation économique des biens publics. Le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques et notamment les articles L.2141-2 et L.2141-3 ont pour objectif la valorisation économique des biens publics conformément aux exigences du management public. « OK mais à nuancer, tout le monde ne serait pas d'accord et l'on perd de vue les articles que vous devez commenter. » La valorisation économique a en effet un grand intérêt. Il s’agit désormais de déterminer et d’utiliser au mieux la valeur économique des ressources des personnes publiques. À ce titre, l’activité commerciale liée au domaine des personnes publiques est aujourd’hui en plein essor, tels en témoignent les articles L.2141-2 et L.2141-3 prévoyant en définitive le déclassement par anticipation d’un bien public afin de le vendre ou de l’échanger ; ou encore le colloque organisé par le Conseil d'Etat le 6 juillet 2011 à l'Ecole nationale d'administration, « La valorisation économique des propriétés des personnes publiques » qui démontre l’essor de l’activité commerciale liée au domaine des personnes publiques. « Très intéressante cette idée. Elle aurait dû être votre II.A. » De même, le domaine public s’avère particulièrement captif pour le secteur privé. Effectivement, les usagers du service public font ainsi naître la future clientèle des activités économiques connexes, et les opérateurs bénéficient des infrastructures marchandes déjà présentes, ce qui permet de réduire le coût de l’investissement. Pour autant, il convient toutefois de rappeler qu’une stricte conciliation entre la valorisation du domaine public et la logique de réalisation du service public, qui y est attachée, doit être sauvegardée. Les collectivités ne doivent pas privilégier leur rapport au budget à la qualité des services publics. C’est pour ça d’ailleurs que l’article 2141-2 prévoit des conditions à la vente d’un bien privé tout juste désaffecté par anticipation du domaine public (cf= I.A). Ces exigences du management public qui amènent à la valorisation économique des propriétés publiques ont pour conséquence, la restriction du domaine public, et l’extension du domaine privé. B) La restriction du domaine public comme conséquence des dispositions législatives novatrices issues du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques « Même remarque que pour le titre du II-A. » Il appert que le Législateur avait donc en tête de vouloir créer de la richesse par la circulation des biens. Cependant, si le domaine public caractérisé par ses caractères d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité semble tomber en désuétude ; le domaine privé des propriétés publique semble lui en plein essor. « OK intéressante cette idée et plutôt bien placée pour un II. B. » Pour autant, si ces deux articles du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques en sont un exemple (de la volonté du législateur de vouloir restreindre le domaine public), il est en réalité que tout le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques est motivé par ce but. En effet, le Code Général de la Propriété des Personnes Publiques concernant le domaine public immobilier artificiel général (DPIAG), au vu de la formulation des critères posés par celui-ci pour qu’un bien appartienne effectivement au DPIAG, a vocation à restreindre le champ de la domanialité publique. Ou sinon, comme l’affirme le professeur Christian Lavialle, la dynamique contemporaine de valorisation économique amène à une extension du domaine privé affecté à un service public (exemple : la privatisation de ADP). Corollaire, le domaine public affecté au service public tombe en désuétude. « Bien ce lien avec la doctrine pour appuyer. » Les articles L.2141-2 et L.2141-3 facilitent, assouplissent, en permettant deux procédures dérogatoires au déclassement d’un bien public, la circulation des biens. Il y a une réelle volonté d’étendre le domaine privé comme l’affirme le professeur Christian Lavialle. « Intéressant ! » En effet, à l’inverse du domaine public, le domaine privé n’est pas soumis au principe d’inaliénabilité, ni au principe d’imprescriptibilité. Ainsi, les dépendances du domaine privé peuvent donc être vendues ou échangées ou faire l’objet d’une usucapion par le jeu de la prescription trentenaire. Pour autant, certaines aliénations sont réglementées, soumises à des dispositions particulières (pour le transfert de propriété d’entreprises du secteur public au secteur privé) et doivent respecter certains principes (principe d’incessibilité des biens au dessous de leur valeur, et le cas de la vente d’immeubles au franc symbolique autorisée si elle est assortie de contreparties suffisantes et effectuée dans un but d’intérêt général CE 3 nov 1997, Commune de Fougerolles). Le domaine privé étant plus attrayant car permet la vente et l’échange de propriétés publiques, le législateur se permet donc, notamment par les article L.2141-2 et L.2141-3 d’assouplir le déclassement d’un bien du domaine public dans un objectif de valorisation économique des propriétés publiques. Retrouvez aussi une copie du major sur la notion de la théorie de la loi-écran !

  • Les doubles diplômes en droit pour améliorer son CV

    Orientation > Masters juridiques Les doubles diplômes de droit peuvent être des atouts pour votre employabilité. La filière juridique attire chaque année de nombreux étudiants. Le problème, c’est qu’en arrivant sur le marché du travail, les étudiants en droit se retrouvent en grosse compétition. Pour se démarquer, il faut être malin. Un séjour à l’étranger et son petit stage chez Norton Rose ne suffisent plus. La double licence peut être un bon moyen de mettre des paillettes dans sa vie... et dans son CV. Voici la liste ✨ Les doubles diplômes juridiques existent dans de nombreux domaines différents. Nous en avons choisi des diplômes représentatifs de la variété de ce qui existe aujourd’hui. Ils permettent tous d’obtenir en 3 ou 4 ans deux licences différentes, une en droit et une dans un autre domaine. Ils exigent rigueur, motivation et sérieux. Mais ils peuvent en valoir le coup ! Découvrez les doubles diplômes pour pimper votre dossier et votre CV. La liste des double-diplômes Droit/école de commerce 1. HEC Paris Diplôme : Double diplôme en Droit et Management. Description : Proposé en partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme permet d’obtenir une double compétence en Droit des Affaires et en management. Idéal pour ceux qui souhaitent comprendre à la fois les enjeux juridiques et commerciaux au sein d’une entreprise. 5 matières principales : Droit des sociétés Droit fiscal Finance d’entreprise Stratégie commerciale Comptabilité approfondie 2. ESSEC Business School Diplôme : Mastère Spécialisé Droit des Affaires Internationales et Management (MS DAIM). Description : Le MS DAIM offre une approche approfondie du droit des affaires internationales, associée à des cours de management. Le partenariat avec King's College London permet d'accéder à une formation unique en Europe. 5 matières principales : Droit international des affaires Droit des contrats internationaux Fiscalité internationale Stratégie d'entreprise Négociation et résolution de conflits 3. ESCP Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme offre aux étudiants une compréhension approfondie des enjeux juridiques et managériaux du monde de l'entreprise. 5 matières principales : Droit des contrats Droit de la concurrence Comptabilité financière Management stratégique Analyse financière 4. EDHEC Business School Diplôme : Filière intégrée Business Law & Management. Description : En partenariat avec la Faculté de Droit de l'Université Catholique de Lille, cette formation offre une combinaison des fondamentaux du droit et du management, formant des juristes aptes à travailler dans des environnements d’affaires internationaux. 5 matières principales : Droit des sociétés Droit des contrats Gestion de projet Marketing stratégique Finance d'entreprise 5. Audencia Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires. Description : En collaboration avec l'Université de Nantes, ce cursus permet d’acquérir des compétences approfondies en droit des affaires tout en développant des connaissances en management. 5 matières principales : Droit des contrats commerciaux Droit des sociétés Négociation commerciale Comptabilité générale Gestion des ressources humaines 6. emlyon Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec les Universités Lyon 2, Lyon 3, et Aix-Marseille, ce programme offre une formation complète en droit des affaires et en management international. 5 matières principales : Droit de la propriété intellectuelle Droit fiscal Stratégie commerciale Finance d'entreprise Marketing international 7. Grenoble École de Management (GEM) Diplôme : Double diplôme Droit et Management. Description : En partenariat avec l'Université Grenoble-Alpes, ce programme combine les compétences en droit des affaires avec un enseignement approfondi du management. 5 matières principales : Droit des affaires Droit fiscal Management stratégique Analyse financière Droit des contrats 8. ICN Business School Diplôme : Double diplôme en Droit de l’Entreprise. Description : En partenariat avec l’Université de Lorraine, ce cursus est destiné aux étudiants qui souhaitent développer des compétences en droit de l’entreprise tout en se formant à la gestion. 5 matières principales : Droit des contrats Droit social Stratégie d'entreprise Comptabilité et analyse financière Marketing 9. IESEG School of Management Diplôme : International Business & Law. Description : En partenariat avec l’Université Catholique de Lille, ce programme en anglais permet aux étudiants d’acquérir des compétences en droit des affaires et en management international. 5 matières principales : Droit des affaires internationales Droit européen Finance internationale Gestion de projet Stratégie d'entreprise 10. Skema Business School Diplôme : Double diplôme en Droit des Affaires. Description : En partenariat avec l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO), ce programme offre une formation en droit des affaires et en management. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des contrats Négociation commerciale Comptabilité d'entreprise Stratégie d'entreprise 11. Toulouse Business School (TBS) Diplôme : Mastère Spécialisé en Management Juridique des Affaires. Description : Ce programme, en partenariat avec l’Université Toulouse 1 Capitole, forme des professionnels aptes à répondre aux enjeux juridiques de l’entreprise. 5 matières principales : Droit des affaires Droit fiscal Finance d'entreprise Stratégie de négociation Droit des contrats 12. Rennes School of Business Diplôme : Master Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université de Rennes 1, ce cursus offre une double formation en droit des affaires et en gestion d’entreprise. 5 matières principales : Droit des contrats Droit de la concurrence Finance d'entreprise Marketing stratégique Droit des sociétés 13. KEDGE Business School Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l’Université d’Aix-Marseille, ce programme offre une formation complète en droit des affaires et en management, permettant d’aborder les enjeux juridiques et économiques des entreprises. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des contrats Stratégie d'entreprise Finance d'entreprise Management des ressources humaines 14. NEOMA Business School Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : Proposé en collaboration avec l'Université de Rouen, ce cursus vise à former des étudiants en droit des affaires avec des compétences managériales. 5 matières principales : Droit commercial Droit des sociétés Comptabilité Management stratégique Gestion des ressources humaines 15. EMLV (École de Management Léonard de Vinci) Diplôme : Double cursus en Droit et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce programme est conçu pour former des professionnels capables de comprendre les enjeux juridiques et managériaux. 5 matières principales : Droit des contrats Droit des sociétés Stratégie d'entreprise Finance d'entreprise Marketing 16. Excelia Group La Rochelle Business School Diplôme : Master en Droit des Affaires. Description : En partenariat avec l'Université de La Rochelle, ce double diplôme offre une formation complète en droit des affaires et en gestion. 5 matières principales : Droit fiscal Droit des sociétés Stratégie d'entreprise Finance Marketing 17. INSEEC Business School Diplôme : MSc Fiscalité, Droit des Affaires, Conseil et Gestion d’Entreprise. Description : En partenariat avec l’Université d'Évry Val d'Essonne, ce programme permet d’acquérir des compétences en droit fiscal, droit des affaires, et management. 5 matières principales : Fiscalité des entreprises Droit des contrats Analyse financière Management stratégique Droit des sociétés 20. ESCE Paris (European Business School) Diplôme : Droit des Affaires et Management. Description : En partenariat avec l'Université Paris II Panthéon-Assas, ce programme offre une formation complète en droit et management. 5 matières principales : Droit des contrats commerciaux : Comprendre les obligations et les responsabilités des parties dans le cadre d’un contrat commercial. Droit des sociétés : Étude des structures juridiques des entreprises, des obligations et des droits des actionnaires. Fiscalité des entreprises : Analyse des règles fiscales applicables aux entreprises, et optimisation des charges fiscales. Stratégie d'entreprise : Développement de compétences en élaboration de stratégies commerciales et managériales. Finance d'entreprise : Acquisition des connaissances fondamentales en gestion financière et analyse des états financiers. Focus sur 3 diplômes Double licence Droit – Gestion à la Sorbonne ⚖️ C’est une formation en 3 ans au terme de laquelle les étudiants obtiennent deux diplômes : une licence de droit mention gestion et une licence de gestion, mention droit. Les matières dispensées sont à la fois des matières de droit (droit constitutionnel, droit administratif, droit des obligations, droit du travail, droit des sociétés) ainsi que des matières de gestion (statistiques, macro et micro-économie, marketing, stratégie, marchés financiers et compatibilité). Ainsi, ce cursus permet aux étudiants d’appréhender environ 70% des enseignements de chaque cursus. Les matières considérées comme non essentielles sont ainsi exclues. Sélection post bac : une soixantaine d’étudiants est sélectionnée. Débouchés : master de droit des affaires, droit des contrats mais aussi de belles opportunités de bifurquer en école de commerce ! Attention : dans cette double licence droit-gestion, les redoublements sont limités à un seul entre la L1 et la L2 et un second est autorisé en L3 (contrairement aux licences simples, ou le nombre de redoublement n’est pas limité). Le plus : - Elles permettent de se démarquer des autres étudiants (comme toutes les doubles licences) ; - Elles ouvrent le champ des possibles : un avenir professionnel à la fois dans le droit ou dans le commerce ! ❤️ Recommandé pour vous : Cabinets d’avocats : pourquoi se battent-ils pour nous recruter ? 5 conseils pour candidater au MS DMI à l'ESCP BS 2/ Double Diplôme Droit français – Common law 📚 Ce double diplôme Droit français - Common law est une formation en 3 ans à Paris, Lyon ou Toulouse. Elle se déroule en 2 temps : Les deux premières années s’effectuent à l’Université d’Essex (UK, ou GB, ou Angleterre) ; La troisième année se déroule au sein des Universités Paris X Nanterre, Lyon III ou Université Toulouse Capitole (France, chez nous quoi). Elle permet d’obtenir : une licence de droit français, ainsi qu’un bachelor of Law – une licence anglaise. Les matières étudiées durant les deux premières années sont les matières fondamentales du droit français (droit constitutionnel, droit administratif, droit des obligations) et la plupart des matières de droit anglais (tort law, equity and trust, criminal law, public law, law of obligations, etc). La 3ᵉ année qui se déroule dans l’université partenaire en France est une année de droit classique, que vous partagez avec tous les étudiants de L3 de votre faculté. Sélection post bac : sur dossier et oral - en français et/ou en anglais (les modalités varient légèrement entre chaque université partenaire). Une quarantaine d’étudiants est sélectionnée. Débouchés : tout type de droit, en France, aussi bien qu’en Angleterre. Les plus : - Vision transversale de deux univers juridiques différents ; - Une expérience à l’étranger de deux ans qui permet de devenir bilingue ; - Adapté à un monde juridique de plus en plus international. ❤️ Recommandé pour vous : Diplômes universitaires (DU) en droit : définition, conditions d'accès 3/ Droit – Histoire de l’Art à Assas 🎨 C’est une formation en 3 ans qui permet d’obtenir une Licence de droit de l’université Panthéon Assas Paris 2, et une Licence d’Histoire de l’Art de l’université Sorbonne Paris IV. La formation regroupe les principales matières de chaque licence (Histoire de l’Art : monde de l'Antiquité mondes contemporains, mondes médiévaux ; Droit : droit constitutionnel, droit civil, droit administratif, droit pénal, etc). Admission Post-Bac sur dossier ; Débouchés : à la fois dans le double master droit-histoire de l’art, mais également dans des masters spécialisés dans chacune des deux spécialités. En droit spécifiquement, les débouchés sont surtout dans le cadre du droit de l’art (droit des images, droit de la propriété intellectuelle, droit du patrimoine), mais également les professions de commissaire-priseur, et de l’enseignement ! Les plus : - Solide culture dans les deux domaines ; - Ouverture d’esprit ; - Permet de s'orienter vers le métier de commissaire-priseur. ✨Après avoir obtenu une double licence, explorer les meilleurs masters disponibles pour poursuivre votre parcours académique et professionnel avec excellence. Pourquoi pour un double diplôme en Droit et école de commerce ? Un double diplôme, c'est l'arme secrète pour sortir du lot. Dans un marché de l'emploi de plus en plus compétitif, posséder des compétences multidisciplinaires est un atout majeur. Voici pourquoi un double diplôme en droit et école de commerce est une combinaison gagnante, selon nous. 1. Un profil plus polyvalent Vous le savez, le droit développe une capacité d’analyse, de rigueur et de réflexion critique (on nous le reproche parfois quand il en manque sur les copies !). De l'autre côté, une école de commerce apporte des compétences en management, finance, marketing, et stratégie d'entreprise. Ensemble, ces deux mondes vous transforment en un professionnel capable de comprendre et d'agir sur des problématiques complexes à la fois juridiques et business. Ce qui est recherché par certaines entreprises, dans un monde qui change. Exemple : Un juriste d'entreprise avec une vision commerciale peut gérer les contrats tout en anticipant les enjeux stratégiques de la société. 2. Une employabilité renforcée Les recruteurs adorent les profils hybrides. Avec un double diplôme, vous pouvez prétendre à des postes diversifiés : juriste d'entreprise, avocat d'affaires, consultant en stratégie, responsable de la conformité, etc. Ce n'est pas juste un CV, c'est une palette de compétences qui attire les employeurs. D'ailleurs, selon une enquête du cabinet de recrutement Michael Page (oui, on aime bien les études), les diplômés d'un double cursus affichent un taux d'employabilité supérieur de 30% par rapport aux profils monodisciplinaires. 3. Plus d'opportunités internationales Les entreprises qui opèrent à l'international recherchent des profils capables d'opérer entre différents systèmes juridiques et de comprendre les enjeux économiques mondiaux. Un double diplôme ouvre les portes des grandes entreprises, cabinets internationaux, et organisations non gouvernementales. Et puis souvent, les écoles de commerce ont des partenariats avec des écoles étrangères pour vous permettre d'y étudier. Pensez aux sous-titres en anglais sur Netflix ! Exemple : Avec un double cursus, vous pourriez être l’interlocuteur clé d’une multinationale qui souhaite s'implanter dans un nouveau marché. 4. Des compétences en négociation et leadership La combinaison droit/commerce renforce votre capacité à négocier, argumenter, et gérer des équipes. Ces compétences "soft skills" sont particulièrement recherchées dans les postes à responsabilité. Concrètement : Vous saurez défendre un projet en tenant compte à la fois des enjeux légaux et financiers, ce qui est un véritable plus pour évoluer rapidement dans votre carrière. Management et Droit : l'avantage de la double compétence Opter pour un double diplôme en management et droit, c’est s’assurer un avantage concurrentiel. Ce parcours vous ouvre les portes d’un vaste éventail de métiers, et les entreprises le savent bien. Les étudiants de ces cursus sont souvent embauchés avant même la fin de leurs études. Pourquoi ? Parce qu’ils maîtrisent à la fois l’art de la stratégie commerciale et la complexité des enjeux juridiques. La double compétence en action : Un diplômé en droit et management a développé des capacités d'analyse, de synthèse, et de négociation bien supérieures à la moyenne. Cela se traduit directement par des salaires plus élevés. En moyenne, un jeune diplômé avec cette double compétence gagne 5 000 € de plus par an que ses pairs ayant suivi un parcours classique. Un atout pratique : Ce parcours ne se contente pas de transmettre des connaissances théoriques. Il forme des professionnels capables d'agir et de conseiller efficacement, qu'il s'agisse de défendre les intérêts d'une entreprise, d'accompagner des particuliers, ou de piloter des projets innovants. C’est une vraie révélation pour ceux qui souhaitent allier ambition et impact concret sur leur environnement professionnel

  • Étudiant en droit : quel est votre profil d'apprentissage ?

    Conseils > Mémorisation Un bon étudiant en droit est un étudiant qui se connaît. Il sait comment être efficace et ne pas se perdre dans les méandres de l’improductivité. Pour cela, il faut connaître la manière dont notre mémoire fonctionne pour adapter nos méthodes de travail et ainsi apprendre de manière plaisante, à notre rythme, et de façon productive. On vous aide ici à connaître votre profil d'apprentissage pour vous aider à réussir vos études de droit. 🤓 Sommaire 👀 1. Les étudiants au profil visuel 👂 2. Les étudiants au profil auditif 👋 3. Les étudiants au profil kinesthésique Certains spécialistes catégorisent 3 types de mémoires. Pour trouver votre propre manière de réviser afin de réussir vos études de droit, sachez d’abord vers quel profil vous tendez ! Mais attention, sachez que plus vous ferez appel à vos différents sens, meilleure sera votre mémorisation ! ne misez pas tout sur l'un d'eux ! 1. Les étudiants au profil visuel 👀 Les “visuels” comme on les surnomme, ont la mémoire dans les yeux. Dans l’amphi, ce sont ceux qui crient au professeur “on voit rien !”. Ou encore ceux de la BU qui ont des fiches de schéma partout. Ils retrouvent le chemin du RU grâce aux screens qu’ils ont pris dans leur tête des noms des panneaux, des différents arbres et du mobilier urbain rencontré sur la route. Caractéristiques de la mémoire visuelle : 👀 50 à 60% de la population correspond à un profil visuel ; Les “visuels” mémorisent et se remémorent plus facilement les images, les schémas, les photos, les visages ou des exemples concrets qui leur permettent finalement de retenir une information plus générale. Points forts de la mémoire visuelle : 🧠 Les visuels sont souvent des personnes organisées ; Les visuels sont souvent clairs, concis et vont à l’essentiel. Points faibles de la mémoire visuelle : 👀 Les visuels ont plus de mal à mémoriser un cours dans lequel le professeur ne fait que parler et illustre peu le cours ; Les visuels ont parfois des difficultés à mettre de l’ordre dans leurs idées et à retenir des petits détails ; S’exprimer à l’oral peut poser des difficultés aux visuels qui ont souvent besoin d’illustrer leurs propos. Conseils pour les étudiants à la mémoire visuelle : 📚 Utiliser des surligneurs de couleurs différentes pour vos fiches de révisions, vos ouvrages de droit, et vos codes. Profitez des caractères gras, des polices différentes pour faire ressortir les points clés de vos cours de droit ; Se réapproprier les cours en les réorganisant en schémas, tableaux, fiches, cartes mentales ou en imaginant des histoires afin de retenir un maximum de détails sans pour autant perdre trop de temps dans la réalisation de ces supports visuels (imaginez notre ami de Morsang-sur-Orge, avec le numéro 95 sur le dos); Pour préparer un examen oral de droit, s’entraîner à répéter à voix haute ce qui est d’abord visualisé dans la tête ; Demandez au chargé de TD d’écrire au tableau. ❤️ Le saviez-vous ? Il existe des flashcards imagées du droit administratif profitant de la technique de l'association mentale permettant de mémoriser facilement et de façon ludique des grands arrêts du droit administratif. 2. Les étudiants au profil auditif 👂 Les “auditifs” ont la mémoire dans les oreilles. Ce sont ceux qui vont vous ressortir un adage latin dit il y a 4 mois par un professeur, alors qu’ils ne savent même pas ce qu’il veut dire. Idem pour les punchlines d’OSS 117. Inutile d’ajouter qu’ils connaissent par cœur le monologue d’Edouard Baer dans Mission Cléopâtre... Caractéristiques de la mémoire auditive : 🎧 30% de la population correspond à un profil auditif. Soit c’est votre voisin d'amphi, soit c’est vous ! Écouter les sons, les bruits et les paroles suffisent aux auditifs pour comprendre et se concentrer; Pour se rappeler des choses, les auditifs ont tendance à les répéter plusieurs fois à voix haute. Points forts de la mémoire auditive : 👂 Les cours magistraux conviennent parfaitement aux auditifs ; Souvent les auditifs ont une très bonne mémoire et n’ont pas nécessairement besoin de prendre des notes manuscrites trop fournies ; Doués pour la communication verbale et pour l’apprentissage par cœur. Points faibles de la mémoire auditive : 👂 Les auditifs se perdent parfois dans les détails et ont du mal à aller à l’essentiel. Conseils pour les étudiants au profil auditif : 🎓 Assister à tous les cours magistraux et être attentif au discours du prof ; Lire et répéter les cours à voix haute, mais pas à la bibliothèque. Idem pour vos arrêts de droit administratif ; S’entraîner à résumer son cours et à retenir l’essentiel de chaque paragraphe plus particulièrement en vue de la préparation d’un examen oral (les temps de préparation sont courts !) ; La musique peut vous aider à vous concentrer ainsi que votre petite voix intérieure (Jeanne d’Arc, si tu nous entends). 3. Les étudiants au profil kinesthésique 👋 Les “kinesthésiques” ont la mémoire de la perception et des mouvements. Elle apprend en faisant et besoin de bouger. Ce sont eux qui marchent dans les couloirs de la résidence pour réviser leurs définitions juridiques. Ou qui tentent de comprendre les arrêts GISTI en se caressant les bras. Caractéristiques de la mémoire kinesthésique : 🧠 10% de la population seulement correspond à un profil kinesthésique ; Les kinesthésiques associent souvent leurs souvenirs ou leur mémoire à des sensations, odeurs, gestes ou à une ambiance particulière ; Pour retenir les choses, les kinesthésiques doivent souvent en comprendre le pourquoi ou les mettre en pratique. Ils préfèrent essayer les choses par eux-mêmes. Points forts de la mémoire kinesthésique : 👏 Les kinesthésiques sont souvent des personnes intuitives et créatives ; Les kinesthésiques ont souvent des souvenirs très précis. Points faibles de la mémoire kinesthésique : 🤲 Les kinesthésiques ont besoin de beaucoup d’exemples concrets et ont parfois plus de difficultés à comprendre des explications purement théoriques ; Difficultés à se concentrer et à rester attentif trop longtemps. Conseils pour les étudiants à la mémoire kinesthésique : 👋 Travailler dans des endroits que l’on apprécie ou dans des conditions proches de celles de l’examen (par exemple sans musique, de préférence à la BU etc.) ; Si nécessaire, éviter de travailler seul pour ne pas se disperser ; Jouer sur sa tendance gestuelle lors de l’apprentissage (par exemple marcher dans la pièce en récitant son cours, réécrire des parties de cours sur une feuille, mimer des gestes avec les mains en répétant certains paragraphes etc.) ; Utiliser un tableau au mur, parler à haute voix comme si vous étiez le professeur ; Faire du sport, intensivement une fois par jour, pour garder les idées claires. Vous savez désormais vers quel profil d'apprentissage vous tendez et comment vous pourrez dorénavant optimiser vos révisions. Peu importe votre profil, étudiants en droit, bougez, dansez, faites du sport ! Tous les jours pendant au moins 15 minutes de façon intensive. Cela permet de faire face au stress des cours, d’améliorer sa mémoire, d’avoir les émotions et les idées plus claires. Aussi, toutes les 20 minutes, sachez vous lever, vous étirer, boire un peu d’eau (beaucoup d’étudiants boivent trop peu - d’eau, précisons !). Certains mouvements du corps (il y a en 26) peuvent stimuler votre concentration, compréhension, et mémorisation. Voilà, amis Pamplemousse, associé à la méthode du spacing effect, vous êtes prêts pour vraiment bosser efficacement ! Alizée Schneider

  • La méthode de la répétition espacée pour apprendre ses cours

    Conseils > Mémorisation La répétition espacée (ou spacing effect) est une méthode essentielle pour mieux mémoriser ses cours de droit. Car sans elle, tout étudiant aura tendance à oublier les informations apprises seulement quelques jours plus tard, si elles ne sont pas répétées dans le temps. La méthode du spacing effect est LA solution pour mieux retenir ses 3 000 pages. 🤯 Sommaire 😢 Les problèmes de l'étudiant en droit pour apprendre ses cours 🤔 La répétition espacée appliquée aux études de droit 😀 La mise en place de la répétition espacée 😌 L'efficacité du spacing effect ☠️ Les pièges à éviter dans l'application de la méthode Et non, l’être humain et encore moins l’étudiant en droit n’a pas encore inventé la clé USB spéciale que l’on brancherait sur son cerveau pour transférer et retenir des milliers de jurisprudences. Ainsi, on tente d’”apprendre” un peu par cœur (il faut dire ce qui est) le cours, le plan, les notions, les dates, etc. Et puis parfois (souvent ?), on se rend compte que ce qu’on avait appris un jour a disparu. Comme ce revirement de jurisprudence du 18 janvier 2001 opéré par la Cour de cassation (quoi ? vous ne l’avez plus en tête ?!). Mais quel est le vrai moyen pour ne plus oublier une information entendue en amphi ou en TD ? Quelle technique utiliser pour réviser et mémoriser avec efficacité ? Dans cet article, on vous explique comment votre cerveau fonctionne grâce aux études scientifiques sur le sujet et on vous donne tous les conseils pour apprendre et retenir vos cours de droit, grâce au spacing effect. Une bonne fois pour toute ! Définition de la répétition espacée La répétition espacée est une méthode d'apprentissage (elle fait partie d'un ensemble de méthodes d'apprentissage qu'il faut connaître) reconnue consistant à répéter le rappel de mémoire d'une information que l'on a apprise. Pour que la technique fonctionne, il est essentiel que les périodes de répétition soient de plus en plus espacées dans le temps. Là est la clé de succès de cette méthode qui permet de conserver en mémoire des connaissances sur le long terme ! Cette technique de mémorisation, importée dans le monde du droit par Pamplemousse, est aujourd'hui utilisée des milliers d'étudiants. Les flashcards de révisions s'utilisent d'ailleurs avec cette méthode (on en parle plus bas). Les problèmes de l'étudiant en droit pour apprendre ses cours Les 1 500 pages de prises de notes d'un charabia insoupçonné (ou de Fiches de droit Pamplemousse, si vous voulez la jouer stratégique) ainsi qu'un manque d'anticipation et de travail régulier tout au long du semestre entraînent souvent des situations cauchemardesques à l'approche des examens. Le bachotage Résultat : beaucoup d'étudiants font ce qu'on appelle du "bachotage" en période de révisions. Il s'agit d'une méthode de dernière minute consistant à tout apprendre très rapidement pour être capable de tout ressortir le jour des examens. Le problème, c'est que ces informations disparaitront de vos méninges aussitôt les partiels terminés. Car c'est la répétition dans le temps qui fait que les connaissances s'intègrent durablement dans votre mémoire. Ainsi, si vous étiez en L1 et vous arrivez en L2, il est fort probable qu'une partie de vos efforts soit partie en fumée pendant l'été. Évidemment, un rappel de la notion plusieurs mois après son acquisition vous permettra de vous souvenir un peu plus facilement que la première fois. Cependant, votre cerveau accédera à la connaissance beaucoup moins rapidement que si elle avait été enregistrée sur le long-terme. Imaginez le déficit au bout de 3 ou 5 ans de droit. La courbe de l'oubli La courbe de l'oubli est une preuve scientifique que les connaissances peuvent disparaitre facilement si l'on n'applique pas la répétition à ses connaissances. C'est l’étude du psychologue allemand Hermann Ebbinghaus (1850-1909), qui a théorisé cette courbe de l'oubli : À l’issue de 20 minutes de cours = oubli d’environ 42% des informations ; 24h plus tard = oubli d’environ 66% des informations ; Au bout d’une semaine = oubli d’environ 75% des informations. Et par informations, vous entendez les définitions de notions juridiques, l'enchainement des idées, les dates, les décisions de justice, etc. Courbe de l’oubli d’Hermann Ebbinghaus (rétention x temps) : Notre ami Ebbinghaus était en effet fasciné par la manière dont nous oublions rapidement les informations nouvellement apprises. Il a ainsi développé cette fameuse notion de la courbe de l'oubli, qui représente la diminution rapide de la rétention de connaissances au fil du temps. Mais plutôt que de s'arrêter à ce constat, Ebbinghaus s'est engagé dans une série d'expériences novatrices pour trouver une solution à ce problème. Il a alors réalisé des expérimentations rigoureuses en utilisant des listes de logatomes ou de paralogues, des syllabes sans signification particulière. Il a observé que l'apprentissage massif, c'est-à-dire la répétition intensive d'une liste en une seule session, n'était pas aussi efficace qu'il l'espérait. C'est alors qu'il a eu une idée révolutionnaire : espacer les répétitions. Cette méthode se fonde sur des répétitions espacées dans le temps (on en parle dans le mode d'emploi des Flashcards). Plutôt que de répéter une liste plusieurs fois d'affilée, il a choisi d'espacer les répétitions sur plusieurs jours. Il a ainsi constaté que l'apprentissage distribué était plus efficace et moins énergivore que l'apprentissage massif. Chaque répétition apportait une rémanence de mémorisation plus importante que la précédente, ce qui permettait d'augmenter progressivement l'intervalle entre chaque nouvelle répétition sans perdre en efficacité. Il avait trouvé un filon ! Et cette méthode permet non seulement de renforcer la rétention des informations sur le long terme, mais aussi d'optimiser l'effort d'apprentissage en réduisant le nombre total de répétitions nécessaires. Génial, non ? De plus, en espaçant les répétitions, les circuits neuronaux impliqués dans la mémorisation restent actifs plus longtemps, favorisant ainsi une consolidation plus solide des connaissances. La répétition constitue donc la clé d'un apprentissage durable, global et intégré. Une fois appris, il est donc fondamentalement nécessaire de revoir ses cours régulièrement pour mieux les retenir. La répétition espacée appliquée aux études de droit La répétition espacée est donc une technique permettant de décupler l'efficacité de ses révisions en revoyant ses connaissances dans des périodes de plus en plus... espacées ! Et ça fonctionne tellement bien que vous pourrez vous souvenir sur le long-terme. Repetitio est mater studiorum : la répétition est la mère des études. Rappelez-vous quand vous répétiez des dizaines de fois les poésies du CP pour pouvoir les apprendre par cœur. L'objectif est donc de faire passer les informations apprises de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. Il faut donc réactiver le savoir afin que les informations apprises ne tombent pas dans l’oubli et ne pas se contenter d’une seule grosse et unique session d’apprentissage. Car pour continuer à s'adapter au monde environnant, le cerveau a besoin de faire un choix entre des informations utiles et des informations moins utiles. Et manque de pot, votre cerveau d'Homo sapiens décidera plus volontiers d'oublier la date et la portée juridique de l'arrêt Nicolo apprise il y a 2 semaines plutôt que le fait qu'il y a un chien méchant qui a failli vous attaquer il y a 2 ans à tel endroit. Bizarre, non ? 😅 La mise en place de la répétition espacée dans les études droit : Pour apprendre tout au long du semestre et être efficace pendant ses révisions en vue des examens, cette méthode peut être utilisée de la sorte : 😀 Reprendre ses notes d'amphi ou de TD le plus rapidement possible après le cours et les compléter si besoin avec des ouvrages de droit. Lire et commencer à apprendre la partie du cours désirée en se la réappropriant si besoin (réaliser des fiches, des cartes mentales, des flashcards, etc.) L’apprentissage du plan de cours est particulièrement recommandé car il permet de ranger précisément les connaissances dans le cerveau et de pouvoir aller les rechercher plus facilement. Prévoir un premier rappel de cette partie de cours dans les jours qui suivent et tenter de s’y tenir. Le jour du rappel : sans relire le cours, prendre une feuille blanche et tenter de réécrire tout ce que l’on a retenu de la partie apprise. Possibilité également de réciter ce que l’on a retenu à l’oral pour gagner du temps. Relire très attentivement la partie du cours en insistant sur les points oubliés. Recommencer l’opération aussi souvent que possible. Évidemment, il vous faudra connaître votre profil d'apprentissage pour mettre en application votre spacing effet. L'efficacité de la méthode 😌 Progressivement, la restitution sur feuille blanche ou à l’oral sera de plus en plus complète. En fonction du nombre de répétitions, il est possible de retenir plus de 90% de ce qui est appris. Dates et apports des jurisprudences administratives comprises. Garanti sans pépins. Les pièges à éviter dans l'application de la méthode du spacing effect : ☠️ Vouloir être trop perfectionniste et chercher à retenir tous les détails dès la première session de révisions. Vous allez perdre du temps et vous ne parviendrez plus à jongler entre cours, TD et révisions espacées ! Ne pas faire suffisamment de rappels. Alizée Schneider

  • Tout savoir sur le métier de juriste de la vigne, du vin et des spiritueux

    Orientation > Métiers du droit Parce que le droit est partout, vous pourrez, en tant que juriste, exercer dans plein de domaines ! Et ça, c’est une vraie chance pour nous. Et parce que l'on sait que beaucoup d'étudiants en droit aiment prendre un petit verre de rouge pour mieux trouver leur II/B/, nous avons décidé de faire le point sur le métier de juriste de la vigne, du vin et des spiritueux. 🍷 Sommaire 🍷 Le métier de juriste de la vigne 🎓 Quelles formations pour devenir juriste de la vigne ? 🧐 Quels sont les avantages et inconvénients du métier ? ➡️ Quelles sont les évolutions du métier ? Les études de droit offrent une multitude de possibilités de carrières ; et il n’y a pas que les avocats qui existent ! Il y a bel et bien mille et un métiers à embrasser après ce cursus. À commencer par le métier de juriste, ce fin spécialiste du droit, qui représente les intérêts juridiques de ses clients. Un métier polyvalent, qui permet de travailler dans de nombreux domaines ! Aujourd’hui, on vous fait découvrir un secteur particulier : le droit de la vigne. À tous les amateurs de vin (et on sait qu’il y en a parmi vous 🥂), découvrez le secteur vitivinicole ainsi que ses nombreux avantages. D'ailleurs, d'après un sondage réalisé par @Pamplemousse magazine, 26 % des étudiants en droit seraient intéressés par le métier de juriste de la vigne et du vin. Ces résultats peuvent s’expliquer notamment par deux raisons principales : Le droit de la vigne est encore un secteur méconnu. Peu d’étudiants ont connaissance de la possibilité d’exercer le métier de juriste dans le domaine viticole. Il s’agit d’un métier passion : les étudiants qui se dirigent vers ce domaine ont généralement une forte appétence pour le secteur viticole. Le droit de la vigne et du vin est un domaine au centre d’importantes questions juridiques spécifiques au secteur viticole. Il est complexe et en constante évolution, notamment en raison des règles particulières régissant la production, la distribution et la commercialisation des produits viticoles. ❤️ Le saviez-vous ? L’association AIDV (Association internationale des juristes des droits de la vigne) fondée en 1985, est considérée comme l’association la plus importante lorsqu’il s'agit de traiter des questions juridiques concernant la production et la commercialisation du vin. Le métier de juriste de la vigne Qu’est-ce qu’un juriste de la vigne ? 🍷 Un juriste spécialisé en droit de la vigne et du vin est un professionnel du droit qui se concentre sur les questions juridiques spécifiques au secteur viticole. Au risque de vous décevoir, il ne se contente donc pas de simplement goûter du vin... Il a certainement l'occasion d'en boire, mais ses compétences sont bien plus étendues ! Son rôle est central, car il dispose de connaissances précises sur le domaine de la vigne. Ce type de juriste est chargé de conseiller et d'accompagner les acteurs du secteur viticole sur tous les aspects juridiques liés à cette activité. C’est avant tout un expert en droit des affaires qui intervient dans diverses matières telles que : le droit des contrats ; le droit de la concurrence ; le droit commercial ; et le droit de la propriété intellectuelle. Globalement, il s'assure que les opérations des clients sont conformes à la législation en vigueur, tant au niveau national qu’international. Mais ce n’est pas tout, car le secteur viticole est vaste. Le juriste en droit de la vigne peut donc traiter de questions qui relèvent du droit de l’environnement, du droit patrimonial ou encore du droit des successions. En raison de la particularité de cette spécialité, le juriste en droit de la vigne s’avère souvent être un passionné du secteur viticole. Il ne s’agit pas là d’un critère indispensable afin d’exercer ce métier, mais il est préférable d’apprécier le vin et son environnement. Le juriste en droit de la vigne et du vin peut travailler pour : des producteurs de vin ; des associations de viticulteurs ; des négociants en vin ; des cabinets d'avocats spécialisés dans ce domaine ; ou encore des organismes gouvernementaux réglementant l'industrie du vin. Quelles sont les missions d’un juriste de la vigne ? Les missions d’un juriste de la vigne sont polyvalentes et variées, mais en voici quelques-unes : la veille juridique : il examine les lois et réglementations locales relatives à la viticulture, notamment en matière de santé publique, de sécurité alimentaire, mais également en matière fiscale et douanière ; le conseil juridique : spécifiquement pour la création de marques et la protection de la propriété intellectuelle des clients tels que des viticulteurs, des producteurs de vin, des distributeurs de vin et d'autres acteurs de l'industrie du vin ; l'analyse des contrats : comme les licences, les permis et autres documents juridiques ; la rédaction des contrats et des documents liés à l’exploitation d’un vignoble ou d’une cave, comme des contrats de distribution et de commercialisation ; la gestion des litiges  : tels que les litiges contractuels, ceux liés à la propriété intellectuelle ou encore ceux liés à l'industrie du vin. Le juriste en droit de la vigne peut également être amené à représenter ses clients devant les tribunaux. Néanmoins, cela nécessite d’être titulaire du diplôme d’avocat. 🎤 Témoignage : « Il se trouve que je me suis renseigné sur les masters permettant de devenir juriste et je suis par hasard tombé sur le secteur de la vigne. J’ai donc approfondi mes recherches et c’est un secteur qui me passionne. Il me permettrait de combiner le métier de juriste et ma passion pour le vin et les spiritueux », nous explique Théo, étudiant en L3 de droit. Quelles sont les compétences requises ? Pour être un excellent juriste en droit de la vigne, certains compétences sont indispensables ! Il faut évidemment une connaissance approfondie du droit applicable dans le secteur vitivinicole. Le juriste se doit d’être constamment au courant du droit en vigueur. Pour une bonne réactivité, il doit donc être incollable sur les réglementations de ce secteur. Ce poste implique aussi d’avoir un esprit analytique, car les situations juridiques dans ce domaine sont complexes. Il est impératif d'être capable d’identifier le problème afin de proposer les solutions juridiques les plus adaptées. Il est également nécessaire de maîtriser parfaitement l’art de la négociation. L’activité viticole étant majoritairement familiale, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin (petit jeu de mot bien trouvé !) et être capable de négocier des accords, parfois entre clients d’une même famille. Enfin, au-delà de la dimension juridique, il est important de connaître un minimum le secteur viticole, notamment la culture de la vigne, la production de vin, mais aussi les pratiques commerciales courantes. Quelles formations pour devenir juriste de la vigne ? 🎓 Pour devenir juriste en droit de la vigne, il est recommandé d’être titulaire d’un diplôme national de niveau bac+3 en droit. Cependant, il est généralement requis une spécialisation en droit des affaires, droit agricole ou encore droit de la vigne, s’obtenant à l’issue d’un master spécialisé, de niveau bac+4 ou bac+5. Et n’oubliez pas  : il est important de se tenir constamment informé des évolutions législatives du secteur viticole, en participant par exemple à des formations continues ou à des conférences spécialisées. Vous pouvez donc vous former en toute autonomie aux particularités du secteur, afin de compléter votre formation. Les études pour devenir juriste en droit de la vigne En raison de sa spécificité, toutes les facultés ne forment pas à ce métier. Néanmoins, il existe plusieurs formations permettant de devenir juriste dans le secteur viticole. Différentes dominantes sont disponibles : Dominante Droit : 🍷 Master Droit des affaires, parcours Droit de la vigne et du vin / Université Montesquieu-Bordeaux IV 🍷 Master Droit, parcours Droit du vin et des spiritueux / Université de Reims-Champagne-Ardenne 🍷 Master Droit des affaires, parcours Droit viticole et des produits de qualité / Aix-Marseille Université 🍷 Master Droit, parcours droit, gestion et commerce des spiritueux / Université de Poitiers Dominante gestion et commerce : 🍇 Master management sectoriel - Commerce international du vin et œnotourisme / Université d’Avignon 🍇 Master 2 Marketing et vente parcours commerce des vins / Université de Montpellier 🍇 MS commerce international des vins et spiritueux / ESC Dijon 🍇 Bachelors et MBA, programme Inseec wine & spirits institut / INSEEC Bordeaux Dominante sciences et géologie : 👨‍🔬 Licence 3 Sciences de la vigne / Université de Bourgogne 👨‍🔬 Licence 3 Biologie, option vin / Université de Reims 👨‍🔬 Master professionnel vigne, vin et terroir / Université de Bourgogne 👨‍🔬 Bachelor Culte à Dieu Claude Evin / Paris Enfin, n’hésitez pas à vous tourner vers les associations du domaine viticoles afin d’acquérir davantage de connaissances sur ce secteur complexe. Notamment l’association Intermillésime, association officielle des étudiants du Master de Droit de la vigne de l’université de Bordeaux. Pour les pépins d’entre vous qui sont attirés par ce domaine, mais encore hésitants sur leur orientation, vous retrouverez la liste complète de tous les Masters de Droit en France. ❤️ Le saviez-vous ? Amener son propre vin dans un restaurant est payant. Pour les mariages, cela coûte entre 2 à 3 € par bouteille dans un restaurant lambda et peut aller jusqu'à 20 € dans un restaurant gastronomique. C’est le droit du bouchon. Quels sont les avantages et inconvénients d’un juriste de la vigne ? 🧐 Le métier de juriste de la vigne comporte plusieurs avantages, mais il présente également quelques inconvénients (tout est une question de point de vue...). Les voici : Les avantages du métier de juriste de la vigne ✅ Un taux d’employabilité important : le secteur viticole est en pleine croissance. De ce fait, de nombreux emplois sont disponibles. ✅ Un salaire attrayant : le juriste de la vigne perçoit un salaire annuel variant de 30 000 à 32 000 euros brut. ✅ Une clientèle variée : allant du petit viticulteur aux grandes entreprises viticoles. ✅ Une mobilité : le juriste en droit de la vigne à la possibilité d’effectuer de nombreux voyages, notamment à l’étranger (et ça, c'est quand même pas mal !). ✅ Des tâches variées : ce juriste peut intervenir dès la production du vin, durant sa commercialisation mais aussi pendant sa distribution. Il peut aussi intervenir sur des cas de planification successorale. ✅ Un métier-passion : qui permet d’allier ses compétences juridiques et sa passion pour le vin ! ✅ Des avantages en nature : il peut obtenir des bouteilles gratuites (qui refuserait un grand cru ?). ✅ Une évolution de carrière : le juriste de la vigne a plusieurs opportunités d’évolutions de carrière (ne vous inquiétez pas, on vous dit tout juste en dessous 👇🏼). Les inconvénients du métier de juriste en droit de la vigne 😩 Un secteur en constante évolution : le domaine viticole est soumis à des régulations complexes et très évolutives, il faut donc constamment se former. 😩 Une charge de travail importante : ce poste nécessite une grande disponibilité à l’égard de ses clients. 😩 Des contraintes géographiques : pour comprendre la complexité des problématiques, il faudra se rendre dans les différents domaines viticoles. Il faut donc aimer les voyages. 😩 Une charge de travail qui varie en fonction des saisons : en raison de la spécificité du secteur viticole et agricole, la charge de travail est par nature plus importante en période estivale. Le juriste en droit de la vigne peut être amené à travailler entre 50 heures et 60 heures par semaine. Quelles sont les évolutions du métier de juriste ? ➡️ Le métier de juriste offre plusieurs possibilités d’évolutions, que ce soit en termes de carrière, mais aussi de salaire. Les évolutions de carrière Le juriste en droit de la vigne étant un professionnel du droit, les cabinets d’avocats spécialisés, les organismes gouvernementaux et les associations professionnels sont tous des employeurs potentiels. Vous pouvez commencer une carrière dans un cabinet d'avocats en viticulture en tant que débutant, avec peut-être la possibilité de devenir avocat associé du cabinet. Vous pouvez aussi vous orienter vers une entreprise viticole, un groupe de distribution de vin ou un autre acteur de l'industrie viticole en tant que juriste interne. Enfin, vous avez également la possibilité de travailler à l'étranger auprès d’organisations internationales, de cabinets juridiques internationaux ou d’entreprises viticoles internationales. Rappelons que ce juriste est avant tout un expert en droit des affaires, l’une des branches les plus importantes du droit, et surtout la plus recherchée par les employeurs. De ce fait, il peut tout à fait mettre à profit ses compétences à l’égard d’autres entreprises, liées ou non au secteur viticole. Les évolutions de salaires Un juriste gagne en moyenne 30 000 € à 32 000€ brut à l'année. Cependant, il est rare de débuter avec un tel salaire. Un juriste débutant (de 0 à 2 ans d'expérience) peut percevoir un salaire entre 2 000 € et 2 500 € brut/mois. ; Un juriste confirmé (de 3 à 5 ans d'expérience) peut percevoir un salaire entre 2 500€ et 3 000 € brut/mois ; Enfin, un juriste senior (+ 5 ans d'expérience) peut percevoir un salaire entre 3 300€ et 6 500 € brut/mois. ❤️ Le saviez-vous ? La mention de la marque « sud de France » sur l’étiquetage des vins n’a plus le droit d’être citée, car elle constitue une non-conformité réglementaire. Sarah Gomes

  • Cabinets d’avocats : pourquoi se battent-ils pour nous recruter ?

    Orientation > Métiers juridiques Tout comme les entreprises, les cabinets d’avocats se livrent une vraie lutte pour attirer, recruter et retenir les talents. Car la concurrence est rude et divers éléments liés à la nouvelle génération d’avocats rendent le recrutement d’avocats collaborateurs et la conservation des ressources humaines difficile. 🥊 Sommaire Pourquoi une stratégie de communication RH dans les cabinets d’avocats ? Sur quoi repose la stratégie de marque employeur des cabinets d’avocats ? Comment les cabinets d’avocats définissent-ils leur marque employeur ? Comment communiquent-ils sur leur marque employeur ? Pourquoi une stratégie de communication RH dans les cabinets d’avocats ? 👩‍💼 Plusieurs raisons expliquent pourquoi les cabinets d’avocats ont dû changer leurs pratiques en matière de ressources humaines s’ils voulaient continuer d’attirer les jeunes avocats : La raison générationnelle : la nouvelle génération d’avocats aujourd’hui, déjà/ou entrant sur le marché du travail, est volatile. Les jeunes sont beaucoup moins fidèles à une entreprise/un cabinet d’avocats qu’avant. Aujourd’hui, ils veulent exercer dans divers cabinets, faire de nouvelles expériences. Voire, ils veulent faire différents métiers. Ce qui entraîne à un fort turnover (une sorte de jeu des chaises musicales) chez les jeunes avocats. Les avocats sont par essence des indépendants : Il est difficile de les retenir s’ils veulent partir. Même si ce statut d’indépendant est quelque peu galvaudé. La concurrence entre cabinets : les cabinets se battent entre eux pour attirer des recrues. Récemment, on a même vu tout un département de droit fiscal se faire recruter par un autre. Ambiance. Car évidemment, les cabinets se battent pour les plus beaux dossiers. Et pour les traiter, il faut les meilleurs. La concurrence des entreprises : vous êtes jeune avocat, vous êtes en terrasse autour d’un mojito. Et là, votre ami Pierre, consultant dans une grande entreprise de conseil, vous raconte que ses 39h hebdomadaires sont plutôt cools et qu’il va prendre sa 8e semaine de congés payés. Hier, il était en RTT et avant-hier en télétravail. Si vous n’êtes pas un passionné de l’avocature, il se pourrait que cette discussion vous fasse un peu rêver. Aujourd’hui, un certain nombre d’avocats ont choisi le métier pour le prestige et ne se ferment pas la porte d’aller voir ailleurs, en entreprise par exemple. Les conditions de travail : 69% des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail ([ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out). Même si cela change, le management et les conditions de travail à l’ancienne sont parfois difficilement supportables par les jeunes avocats. De nos jours, ces derniers souhaitent aussi avoir un certain équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Recruter coûte cher : à cause du fort turnover, recruter prend du temps (préparer les offres, les communiquer, passer les entretiens, faire les contrats, accueillir, etc.). Et comme le temps, c’est de l’argent, eh bien le turnover coûte cher. Il vaut mieux donc ne pas se louper dans sa stratégie RH. Pour que le jeune avocat trouve chaussure à son pied, encore faut-il que le cabinet soit transparent avec ce qu’il se passe chez lui (conditions, management, avantages, bien-être…). Et inversement d’ailleurs. Tous ces éléments rendent la vie dure aux cabinets d’avocats qui tentent d’attirer les meilleurs talents, mais aussi de retenir une fois recrutés. Sur quoi repose la stratégie de marque employeur des cabinets d’avocats ? ⚖️ Ainsi, les cabinets d’avocats se battent pour attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs collaborateurs. Et doivent innover ! Réputation, image, communication, diffusion sur les meilleurs canaux digitaux et média, présence dans certains forums, on-boarding (entendez, comment accueillir les nouveaux pour les intégrer au mieux), mobilité interne, nationale ou internationale, formation, bien-être au travail… tout est argument pour briller. C’est ce qu’on appelle, la marque employeur, c'est-à-dire l’ensemble des problématiques d’image d’un cabinet d’avocat en tant que recruteur, à l’égard des talents qu’elle convoite et ceux qu’elle souhaite fidéliser une fois recrutés. Certains cabinets, d'ailleurs, misent tout sur la marque employeur pour favoriser le bien-être au centre de leur stratégie RH. Voilà pourquoi les cabinets d’avocats se dotent de plus en plus d’un département marketing et communication, pour soutenir et compléter leur département RH. Du moins une partie des grands, car les moins gros font encore aujourd’hui reposer leur communication et leur recrutement sur les associés. De plus, les cabinets doivent se poser de plus en plus de questions pour combler les besoins et attentes de ces nouveaux travailleurs. Survie oblige. Comment les cabinets d’avocats définissent-ils leur marque employeur ? 🥑 Pour définir leur marque employeur, les cabinets d’avocats font un travail pour : identifier les valeurs et la culture de l’entreprise (qui sommes-nous ? que souhaite-t-on renvoyer comme image ? quel est notre notre ADN ? quelle culture souhaite-t-on insuffler ?) fixer les besoins et les objectifs RH (quels profils souhaite-t-on attirer ? quels attributs doivent-avoir nos recrues ?) Comment communiquent-ils sur leur marque employeur ? 🗣 Pour communiquer leurs offres et tous les messages participant à l’image RH du cabinet (vidéos, articles, communiqués, snack content, infographies, concours/prix/trophées, évènements, etc.), ils doivent sélectionner les meilleurs outils, c'est-à-dire ceux sur lesquels se trouvent leur cible, les étudiants et jeunes collaborateurs : les canaux digitaux : Job-boards sur internet, médias sociaux comme Bordel de Droit, la plus grosse communauté d’étudiants en droit de France (300 000 abonnés) ou LinkedIn, Pamplemousse Magazine, les groupes Facebook, les forums ou départements et formations des universités et écoles… leur site internet et leurs réseaux sociaux ; les canaux physiques : la réalisation d’évènements comme les petits déjeuners ou journées portes ouvertes, la participation à des forums/job-boards physiques dans les facultés et écoles Désormais, vous regarderez les offres et les processus de recrutement d’un autre œil. Car si vous cherchez à faire la danse du ventre pour obtenir une collaboration dans le cabinet d’avocats de vos rêves, sachez que de l’autre côté, il se peut aussi que le cabinet fasse de même. Bonne candidature ! 💡 Le saviez-vous ? Environ 30% des jeunes avocats quittent la robe avant leur 10e année d’exercice 69% des avocats estiment être satisfaits de leur qualité de vie au travail ([ENQUÊTE] La moitié des avocats proches du burn-out) Augustin Pépin Crédits photo : Rogerio Barbosa / AFP

  • “L’assistant de justice fait le même job qu’un magistrat, au SMIC”

    Orientation > Métiers juridiques Pour dynamiser le travail juridictionnel, les magistrats s’entourent de super collaborateurs auxquels ils confient de super missions : ce sont les assistants de justice. Peu connue, cette fonction est prisée par les étudiants en droit car elle représente un tremplin pour l'emploi. 💼 Sommaire ⚖️ Les assistants de justice : du peps dans la juridiction 🧑‍ Qui sont les assistants de justice ? 🏛 Les AJ : un apport vitaminé pour le travail juridictionnel 🔥 L’AJ : un coup de jus pour la justice Chers lecteurs, je suis « AJ » au tribunal administratif de Melun. Voici l’histoire de mon quotidien. Les assistants de justice : du peps dans la juridiction ⚖️ En commençant ma L1, je n’avais qu’un rêve : devenir magistrate. Après mon M2, j’ai donc choisi d’être assistante de justice. Il s’agit d’un bon tremplin pour le concours de conseiller de tribunal administratif. Assistant de justice est un véritable poste de contractuel, d’une durée de deux ans et qui s’effectue, en principe, à temps partiel. Qui sont les assistants de justice ? 🧑‍⚖️ Les assistants de justice sont le plus souvent des étudiants préparant un concours (le TACAA ou le CRFPA entre autres). Mais comme votre serviteur ne fait rien comme tout le monde, sachez que je suis actuellement recrutée à temps plein après de longues négociations avec le Conseil d’Etat : il faut croire qu’ils avaient besoin de monde. Actuellement, à Melun, nous sommes 7 aides à la décision (AJ, vacataires et stagiaires confondus), entre 23 et 35 ans, avec à la disposition de chacun un ordinateur, un accès à toutes les bases de données juridiques (Dalloz, Ariane…), et de nombreux ouvrages et codes. Les assistants de justice : pour le travail juridictionnel 🏛 Le vrai métier, parlons-en ! Si toi aussi tu as envie de passer tes journées à développer de grands principes et renverser la jurisprudence ? Et bien passe ton chemin, ce n’est ni le travail du juge de première instance ni le travail de l’assistant de justice. L’AJ est une des réponses concrète et efficace à l’engorgement chronique des prétoires administratifs. Les affaires traitées par le tribunal administratif prennent racine dans la vie quotidienne des administrés : refus de permis de construire, dommage de travaux publics, obligation de quitter le territoire... Autant de décisions administratives qui ont une incidence directe et immédiate sur la vie d’individus comme vous et moi : leur maintien ou leur annulation en aura tout autant. ❤️ Le saviez-vous ? Environ 78,4% des personnes travaillant en tant qu’assistant juridique sont en CDI (INSEE) Le travail de l’AJ du juge dans une chambre se divise alors en quatre étapes : Premièrement, une découverte et une réflexion individuelles sur le dossier synthétisées dans une note de rapporteur. Deuxièmement, une séance d’instruction au cours de laquelle, le magistrat rapporteur présente son dossier à sa chambre et ouvre le débat collégial sur les questions de droit laissées en suspens : en somme, c’est tout comme résoudre un cas pratique, mais en groupe. Troisièmement, l’audience, à laquelle les parties ou leurs conseils peuvent prendre la parole pour compléter leurs conclusions écrites. Enfin, un délibéré au cours duquel, les magistrats tranchent le litige à la lumière des conclusions écrites et des observations orales des parties. Attention, le secret du délibéré ne permet pas à l’assistant de justice d’y participer. L’AJ : un coup de jus pour la justice Quelles finalités ? Parlons chiffres ! Un magistrat doit traiter entre 200 et 400 dossiers par an. Cela fait environ 33 dossiers par mois soit plus d’un par jour. S’il est vrai que la complexité et l’intérêt varie grandement d’un dossier à l’autre, la quantité ne permet pas d’accorder une attention optimale à chaque affaire. L’assistant de justice a donc pour rôle de soulager les magistrats dans cette tâche Il va travailler en autonomie sur les dossiers, à l’image d’un rapporteur, sans supervision. En gros : l'assistant de justice fait le même job qu’un magistrat, mais en étant payé au SMIC. Le rythme de travail dépend de l’urgence dans le traitement du dossier. Actuellement, notre objectif au tribunal administratif de Melun est de “sortir” tous les dossiers 2018. En d’autres termes : tous les contentieux enregistrés en 2018 doivent être jugés sur 2020. Mais, pour la chambre des référés, dans laquelle les délais de jugement sont plus courts, le rythme de travail est d’autant plus intensif que le nombre de requêtes en référé croît de manière exponentielle au fil des années. Pour mes collègues de cette chambre, le stress peut souvent être à son maximum ! L’impact de sa réflexion sur la décision future est égal à celui de n’importe quel magistrat. Comme ma boss et les magistrates de ma chambre ont confiance en moi, j’ai pu, au cours de la séance d’instruction, exposer les faits et les questions de droit qui se sont posées dans un dossier que j’ai traité. La magistrate rapporteur a suivi mon raisonnement et est d’accord avec moi sur la solution que j’ai retenue. Sans plus de discussion, la chambre a acté cette position. Les qualités pour devenir assistant de justice Les différentes compétences nécessaires pour être assistant de justice sont les suivantes : Discrétion Objectivité Savoir gérer le stress Probité Sens de l’analyse Le salaire d'un assistant de justice Les assistants de justice gagnent une indemnité de vacation horaire fixée par arrêté. Le salaire d’un assistant de justice est d’environ 450 ou 500 € nets par mois. CONCLUSION 🏛 En bref, être assistant de justice constitue une formation de terrain pour des magistrats en herbe. C’est un poste qui prépare et confronte un étudiant à la vraie vie des tribunaux. Le rapport au droit des magistrats réside dans une recherche constante de l’équilibre entre garantir l’effectivité des décisions de l’administration, et les administrés qui doivent pouvoir faire valoir leurs droits face à elle. Au-delà de cette quête du juste, l’AJ découvre aussi que rendre la justice se mêle aussi aux us et coutumes de son tribunal et à sa politique intérieure. Comme quoi, politique et justice restent intimement liées, mais ça c’est une autre histoire... Lilly

  • 9 conseils pour réussir un cas pratique

    Conseils > Méthodologie Besoin de conseils et astuces pour réussir le cas pratique de droit ? C'est ici. Imagine, tu es aux partiels et tu as choisi le cas pratique. Sans revenir sur la méthodologie, tu peux éviter certains écueils. D’apparence simple, l’art du cas pratique est très difficile. Subtil, il faut en dire suffisamment, sans en dire pas assez, ni en dire trop. Voici 9 conseils pour réussir ton cas pratique… la 5 te surprendra ! 👁 Sommaire 🤓 Conseil 1 : Bien lire l’énoncé du cas pratique pour éviter les pièges 📝 Conseil 2 : Bien utiliser ton brouillon ✏️ Conseil 3 : Présentation succincte des faits du cas pratique 🗺️ Conseil 4 : Tu dois suivre une structure précise dans ton cas pratique 😀 Conseil 5 : Prends du plaisir quand tu réalises un cas pratique 🗺️ Conseil 6 : Une structure hermétique ☠️ Conseil 7 : Inutile de recopier ton Code lors d'un cas pratique 👩‍👧‍👦 Conseil 8 : Évite la confusion des genres 😌 Conseil 9 : Attention à la position dans laquelle tu es Conseil 1 : Bien lire l’énoncé du cas pratique pour éviter les pièges 🤓 Un cas pratique c’est une légende, un moment de vie, l’éternelle histoire de M. ou Mme X, pour les moins inspirés, de Manuel Dedroit, pour d’autres ou tout un univers étendu à l’image du MCU, pour les plus imaginatifs (clin d’œil pour mes anciens étudiants). Dans tous les cas, tu devras bien lire ce qui est écrit, ne pas te laisser entrainer dans une histoire invraisemblable mais te concentrer sur l’essentiel. Je te conseille de lire une fois sans tes stabilos et après de tout colorer en mode marche des fiertés. N’hésite pas à dessiner la situation pour que celle-ci te paraisse plus claire ! 💡 Astuce : Fais corriger ta copie par un de nos meilleurs enseignants ! Conseil 2 : Bien utiliser ton brouillon 📝 Le brouillon est là pour te faire gagner du temps. Il faut noter toutes les étapes de ton raisonnement pour ne rien oublier pour ton cas pratique. Attention de ne pas « tartiner » non plus, il faut que tu fasses une trame, tu notes uniquement les étapes clefs et après tu rédiges. Conseil 3 : Présentation succincte des faits du cas pratique ✏️ En parlant de rédaction… Ne perds pas trop de temps dans la présentation des faits. Déjà, il n’y a pas beaucoup de points à gratter et c’est l’étape qui montre si tu as tout compris… ou non. Tu dois aller à l’essentiel, ne pas perdre de temps dans les détails. Tu n’apporteras que les éléments qui te serviront pour résoudre le cas et tu ne débutes pas par « en l’espèce », si tu veux gagner des points, ça sera pour ton syllogisme. 💖 Le saviez-vous ? La relecture de votre copie peut permettre de supprimer jusqu’à 75% des fautes et maladresses réalisées lors de la rédaction Conseil 4 : Tu dois suivre une structure précise dans ton cas pratique 🗺️ Après avoir présenté les faits, le cas pratique c’est carré et ta démonstration doit suivre une structure précise : Rappel de la règle applicable Jurisprudence(s) pertinente(s) Application aux faits Conclusions Il existe des exceptions dans certaines matières, mais l’idée de base demeure la même. Conseil 5 : Prends du plaisir quand tu réalises un cas pratique 😀 Tu touches la réalité et l’imaginaire ! Alors amuse toi, t’es LE Caméléon. Dans un cas, tu es étudiant brillant en droit, avocat, magistrat, huissier, notaire… ou une personne random. Alors t’es surpris ? Conseil 6 : Une structure hermétique 🗺️ Qu’est-ce qu’il me raconte là ? Je t’explique, tu dois mettre un cordon sanitaire entre les étapes de ta démonstration. Pas de faits dans le droit et pas de règle nouvelle dans les faits. On ne mélange pas les torchons avec les serviettes. Tu comprends mieux ? Quand je corrige un cas pratique, j’ai horreur de voir une « petite jurisprudence des familles » après le point de non-retour du « en l’espèce ». Pire encore, où l’étudiant me parle des faits dans sa partie « droit ». C’est sans objet ici. Tu com-par-ti-mentes. Conseil 7 : Inutile de recopier ton Code lors d'un cas pratique ☠️ C’est aussi une erreur courante, le syndrome de l’étudiant pas inspiré. Dis-toi que recopier un article ou une jurisprudence comme tel ou pire, les faits, n’est pas une bonne idée. C’est d’abord sans intérêt pour ton correcteur qui connaît toutes les dispositions du Code et jurisprudence par cœur (car il l’a avec lui) mais ça montre que tu n’as pas tout compris. Tu dois t’approprier le droit et expliquer ton raisonnement au correcteur, avec tes mots… Conseil 8 : Évite la confusion des genres 👩‍👧‍👦 C’est également une erreur fréquente, un aspect du cas a été vu en TD et à ce moment tu sens une inspiration « divine » qui te fait tartiner une question à 2 points. D’abord, les 2 points tu ne les auras pas, car tu viens de faire une erreur « fatale » : tu viens de disserter ou tu as fait un commentaire d’arrêt. Même si tu sais beaucoup de choses, c’est comme avec ton crush, tu ne dois pas en faire des tonnes. Conseil 9 : Attention à la position dans laquelle tu es 😌 Il existe trois grands types de positions dans un cas pratique. Tu peux être le demandeur, le défendeur ou un étudiant brillant en droit (neutre). Selon ta position, ton argumentation changera légèrement. Tu devras mettre en avant les arguments en ta faveur et d’une manière moindre ceux en ta défaveur (sans les délaisser). Si tu es dans la position de l’étudiant brillant en droit, tu dois tout présenter de manière neutre, sauf si c’est un membre de ta famille qui te consulte… t’as compris l’idée ? Nicolas Ribes

  • Combien nos professeurs de droit sont-ils rémunérés ?

    Métiers du droit La rémunération des professeurs de droit en France ? S’il doit y avoir un secret le mieux gardé à la faculté de droit, c’est bien le salaire de nos enseignants. Qui n’a jamais vu son prof d’amphi arriver en costard-cravate, avec sa sacoche en cuir, comme s’il était employé de la Banque de Rothschild ? Mais combien gagnent-ils vraiment ? 💵 Sommaire 💰 Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💶 Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💵 Combien gagne le maître de conférence ? 💸 Combien gagne le professeur des universités ? 💰 Combien gagne le professeur agrégé ? 💶 Combien gagne le professeur associé à temps partiel ? 💵 Combien gagne le vacataire ? Professeurs de droit Rémunération Doctorant chargé d'enseignement 1 985€ brut / mois Attaché temporaire d'enseignement et de recherche 1 666€ net / mois Maître de conférence 2 300 à 4 000€ brut / mois Professeur des universités 3 200 à 6 400€ brut / mois Professeur agrégé 2 000 à 4 600€ brut / mois Vacataire 41,41€ brut de l'heure Professeur associé à temps partiel 453€ / mois Oui, on vise ces professeurs qui semblent mieux gagner leur vie que certains avocats d’affaires des plus gros cabinets anglo-saxons… et qui font des envieux parmi les mangeurs de pâtes au pesto rosso que nous sommes ; parce qu’il faut se le dire, on a commencé des études de droit croyant qu’on finirait par brasser la monnaie. Alors aujourd’hui, c’est le jour J, le jour de la révélation de ce qui ne doit pas être mis à jour : le salaire de nos chers enseignants préférés. Avant cela, et avant de vouloir vous lancer dans cette carrière, prenez quelques minutes pour découvrir les différents corps du métier (ben oui, apparemment, ils se la jouent diversité !). À vos lunettes ! En tant qu’étudiants en droit, on ne connait que 2 types d’enseignants : le prof d’amphi et le chargé de TD. Mais en réalité, il existe de nombreux autres statuts dont on ne soupçonnait même pas l’existence. On peut d'ailleurs être surpris par le salaire de certains métiers, tel que l'assistant de justice, ou du notaire, par exemple. Aaah, on a encore beaucoup à apprendre. Alors ne perdons pas de temps (on va la faire très courte, promis…) Pour votre référentiel, sachez que le salaire médian* en France : dans le secteur privé en 2019 était de 1 780€/mois (INSEE - 2019) ; dans le secteur public à 1 980€ nets par mois (INSEE- 2016) * 50% gagnent plus, 50% gagnent moins Combien gagne un doctorant contractuel chargé d'enseignement ? 💰 Le doctorant contractuel chargé d'enseignement est un doctorant de niveau bac+6 à bac+8 s’occupant des TD pour environ 64h à l’année, pendant 3 ans. Ils peuvent également être des chargés de TD. La rémunération du doctorant contractuel est de 1 985 euros brut par mois. Combien gagne un attaché temporaire d’enseignement et de recherche ? 💶 L’attaché temporaire d’enseignement et de recherche est étudiant en fin de doctorat ou nouvellement docteur. C’est un peu l’étape 2 après l’allocataire de recherche- moniteur. Cela lui permet d’être rémunéré le temps de trouver un poste de maître de conférences. Il peut ainsi occuper ce poste pendant 2 ans, voire 3 s’il a passé l’agrégation du secondaire (pour être prof à la fac quoi). Il enseigne pour une durée de 128h de cours, 192h de TD ou 288h de TP, pour encadrer les étudiants, contrôler les connaissances et préparer les examens. La rémunération d'un attaché temporaire d’enseignement et de recherche, à temps plein, est d’environ 1666 euros net, à laquelle une indemnité de résidence (à hauteur de 1 ou 3%) et la prime d’enseignement (1015,74 euros net versée en 2 fois) et de recherche sont ajoutés. A mi-temps, l’ATER gagne 1174,89 euros net, avec l’indemnité de résidence de 1 ou 3% ainsi que la prime d’enseignement à hauteur de 507,87 euros versée en 2 fois. ❤️ Le saviez-vous ? Le salaire mensuel moyen en Ligue 1 (football) est de 94 000 euros. 90% des Français gagnent moins de 3 768 euros/mois 9% atteignent 8 850 euros/mois Combien gagne le maître de conférence ? 💵 Le maître de conférences est un fonctionnaire (ou enseignant-chercheur, comme il vous plaira). Ça y est ! Pour cela, le doctorant a été qualifié par le Conseil national des Universités et recruté par l’une d’elles. La qualification n’est valable que 4 ans, et à défaut de poste à la fin de ce délai, la personne doit de nouveau être qualifiée. Il occupe cette fonction pour 128h de CM par an, ou 192h de TD, mais il est aussi habilité à diriger une unité de formation et de recherche. Le "traitement" du maître de conférences est, en classe normale, de 2 298,91 euros à 4025,52 euros brut. Son traitement hors classe varie de 3288, 32 euros à 5174,99 euros brut. Combien gagne le professeur des universités ? 💸 Le professeur des universités est un fonctionnaire à l'instar du maître de conférence. Quand un docteur ou un maitre de conférence ne devient pas professeur des universités par le concours d'agrégation du supérieur, il doit passer une habilitation à diriger des recherches (HDR, un gros mémoire en quelque sorte), puis être recruté dans une université comme professeur des universités et voir son recrutement valider par le Conseil national des Universités. La rémunération mensuelle du professeur des universités , varie selon son type de classe. Dans le corps des professeurs d'universités, il en existe trois, chacune divisée en échelons : la seconde classe, la première classe et la classe exceptionnelle. Autrement dit, c'est un fonctionnaire qui est rémunéré en fonction de son grade. Lorsqu'il fait partie de la seconde classe, le traitement du professeur débute à 3234,97 euros brut, et peut monter à 5174,99 euros brut. Au sein de la première classe, le professeur peut bénéficier d'un traitement de 4025,53 euros brut, pouvant monter jusque 5689,09 euros brut. Enfin, lorsque le professeur fait partie de la classe exceptionnelle, qui est la plus gratifiante, son traitement peut varier de 5689,09 euros brut à 6445,69 euros brut. ❤️ Le saviez-vous ? Le portrait du "riche" en France : 59 ans, propriétaire de sa résidence principale, ⅓ habite à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, 60% sont cadres ou à la tête d’une entreprise (10%). Combien gagne le professeur agrégé ? 💰 Le professeur agrégé est reconnu comme un fonctionnaire doctorant car l'agrégation en droit nécessite bien un doctorat. En fait, il était enseignant du secondaire et a passé l’agrégation. Comme il n’est pas chercheur, il fait le double d’heures (192x2) qu’un enseignant chercheur, soit 384h (TD et CM). Cette différence est très simple à comprendre ; le temps de travail de l'enseignement-chercheur doit être divisé entre l'enseignement et la recherche. Tandis que le professeur agrégé, qui lui, n'est pas chercheur, consacre entièrement ses heures à l'enseignement. L'agrégation en droit constitue en effet le grade le plus élevé et le plus difficile à atteindre pour un enseignant de droit. La rémunération du professeur agrégé commence à 2076 euros brut lors de son année de stage, pour finir à 4555 euros brut après 30 ans de carrière. Il peut aussi bénéficier d’indemnités annuelles brutes, telles que celle de l’enseignement au sein d’un réseau d’éducation prioritaire, qui s’élève à 4646 euros, ou encore une prime d’installation versée à l’entrée dans le métier, d’un montant de 2000 euros. Combien gagne le professeur associé à temps partiel ? 💶 Le professeur associé à temps partiel est souvent un professionnel, ou un enseignant chercheur d’une université étrangère. Nommé par un conseil de l’université pour 6 à 36 mois, il a le statut de salarié, avec un nombre de 96h à sa charge. Un diplôme d’équivalence est nécessaire, ainsi que 7 ans d’expérience professionnelle au cours des 9 dernières années. Ah, et puis il faut faire de la recherche. La rémunération du professeur associé à temps partiel est fixée lors de leur recrutement, par arrêté du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, selon un indice de rémunération. Par exemple, l’arrêté du 10 mai 2007 fixait l’indice brut, lors du recrutement, à 453 euros, indice susceptible d’évoluer. Combien gagne le vacataire ? 💵 Le vacataire est soit le chargé d’enseignement vacataire qui donne des cours aux étudiants, sans diplôme particulier ni de concours à passer. Son intervention dure souvent 3h. Soit l’agent temporaire vacataire, étudiant qui n’a pas obtenu le poste d’ATER ou MCF, mais aussi un retraité. Cet agent ne peut être recruté que pour les TD et TP, avec un taux de 96h (TD) à sa charge, ou 144 pour les TP. La rémunération du vacataire dépend du nombre d’heures effectuées en présence des étudiants et le taux horaires. Ainsi, une heure de vacation est payée 41,41 euros brut pour les TD, à savoir qu’une heure de vacation équivaut à 4,2 heures de travail effectif (Soit un taux horaire 17 centimes moins important que le SMIC, pas si fou quand on sait que certains s’habillent comme des ministres ! ). Olivia J.

  • [Concours d’éloquence] conseils pour arriver finale (témoignage)

    Conseils > Autres Pour faire flamber votre CV, rien de tel que de décrocher une médaille à un concours d’éloquence. Vous savez, ces challenges un peu (complètement) stressants, où personne n’est formé pour réussir... mais qui vous font grandir à une vitesse folle ? Bérénice, timide L1, est arrivée en finale et nous livre ses conseils pour participer à un concours d’éloquence. 👄 Sommaire 😉 Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? ✍️ Réalisez un bon brainstorming 🗣 Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🎤 Choisissez une forme et un style adaptés 👨‍💻 Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 💪 Relisez, modifiez, réécrivez Pour arriver en finale et gagner un concours d’éloquence, voici des conseils à suivre :   réaliser un bon brainstorming ; trouver les bons points à traiter dans sa plaidoirie ; choisir une forme et un style adaptés ; travailler sa rédaction ; relire, modifier, réécrire. Ah les concours d’éloquence ! En tant que petits rats du droit, nous avons tous déjà entendu parlé. Personnellement, cela m’a toujours fait rêver : bien parler, bien s’habiller, se faire entendre, être drôle. Mais je me suis toujours posé la même question et je pense ne pas être la seule : Un concours d’éloquence, est-ce que c’est seulement savoir argumenter avec facilité ? Et bien, c’est en tant qu’étudiante en L1 à Poitiers que j’ai décidé de participer à ce concours (sur un coup de tête hein^^) pour vérifier la réponse à cette question existentielle. C’est ainsi que grâce à cette aventure digne de Koh Lanta (puisqu’à la fin, il n’en restera qu’un !)… … J’ai entendu tout un tas de bêtises qui m’ont bien écorché les oreilles. Alors, moi, grande timide, mais tout de même finaliste, je me suis dit : Prenez votre pamplemousse à deux mains, brisez le silence et rétablissez la vérité ! Alors, si vous aussi vous voulez tenter votre chance en éloquence et prouver que tous ces clichés, c’est du pipeau, alors go go go ! Les info/intox sur les concours d’éloquence « Les timides ne peuvent pas concourir aux concours d’éloquence » ❌ INTOX Non, non et non, ce ne sont pas les étudiants en droit qui posent les questions en amphi et qui se portent volontaire (on n’est pas dans Hunger Games non plus… ou presque) pour aller inscrire leur plan de droit des obligations au tableau qui brillent au concours d’éloquence -> parole de grande timide! Si ça peut rassurer, je suis de l’espèce des timides, ou des grands peureux (comme un publiciste devant un code de procédure civile par exemple). C’est-à-dire que, jusqu’ici, je n’avais jamais réussi à m’imposer. Mais je tiens à ce que la vérité soit dévoilée : oui, tout le monde peut participer, tenter sa chance et ce, même en étant hyper timide (j’ai de petits conseils tout au long l’article, c’est cadeau 😉). « Ceux qui réussissent sont les moins stressés » ✅ INFO Seuls les personnages de fiction ne stressent pas. Pour moi, le stress est un élément essentiel dans chaque chose qui nous challenge. Ce moment où tu sens que le moment approche, que tu n’écoutes plus tes concurrents parler, trop absorbé par tes pensées, tes peurs, ton texte… Ce stress qui te fait trembler le corps et la voix. Le plus dur, après l’écriture de ton texte, c’est de savoir dompter ce stress, mais pas de le supprimer totalement : cette anxiété, c’est ce qui permet de vous améliorer, de vérifier chaque détail et cela de la simple rime jusqu’au bouton de votre veste. Alors, ne le renie pas mais apprend à le gérer ! Pour cela, je conseille la respiration, en fermant les yeux : faire le vide, ne penser à rien, et surtout croire en soi. « Un texte drôle qui répond au sujet et le tour est joué ? » ❌ INTOX Un des principes pour gagner un concours d’éloquence, selon moi, c’est de susciter de l’émotion chez le public et le jury. Mais cette émotion regroupe beaucoup de choses en réalité : il faut arriver à convaincre, à frapper, à faire pleurer (pour les plus forts d’entre nous), mais aussi à faire rire. Souvent, le rire peut être un moyen de relativisation face à certains faits touchants, marquants, ou même alarmants. Mais c’est en ce sens qu’il faut savoir utiliser l’humour à bon escient : vous pouvez en effet choisir de susciter le rire afin de faire passer un argument honteux comme acceptable. Mais faites attention alors à ne pas trop en rajouter, car cela priverait le texte de toute crédibilité ! Convaincre passe par un fond sérieux, le vrai. Ça vous sera utile aussi si vous concourrez à un trophée juridique pour changer le cours de votre carrière. « Genre le langage courant, ça passe crème, nan ? » ❌ INTOX Info vérifiée et revérifiée encore par le ministre de l’Académie française (oui j’invente un ministre je suis comme ça) : évitez l’utilisation du langage familier et les tiques de répétition. Sont à bannir les « genre » « ou pas », ou encore le très aimé « du coup »… L’éloquence est un exercice complexe et difficile, il ne s’agit pas de parler tel un comte du XVIIIe siècle, mais quand même ! Et si vous ne trouvez pas les mots, que vous vous répétez, le meilleur conseil est d’ouvrir tout simplement une page de synonymes, d’antonymes ou de rimes et le tour est joué ! Même si ça a l’air plus facile à dire qu’à faire, croyez-moi, le plus dur c’est de se lancer ! « Le potpourri de rimes et de blagues, ça marche à tous les coups » ❌ INTOX Bon, qu’on se mette d’accord : un concours d’éloquence, ce n’est pas un championnat de rimes et de blagues vaseuses. Le plus important, c’est de doser : Recette 2.0 : écrivez un texte cohérent (et un peu glamour), ajoutez une pincée d’humour, le tout avec un zeste de subtilité et le tour est joué ! « Se gargariser en toute simplicité ! » ✅ INFO La diction, l’articulation, sont les clés pour être compréhensible. Avec le stress, il est facile de s’emballer, de manger des mots, de perdre son souffle. C’est normal et je pense que c’est du bon stress, mais il faut apprendre à le gérer. Pour ça, rien de mieux qu’un bon coup de vitamines, d’un chamallow dans la bouche et hop c’est parti ! Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi sèches ? Je veux et j’exige d’exquises excuses Si ces six saucissons-ci sont à six sous, ces six cents saucissons-ci sont à six cents sous Répétez à voix haute à la BU ou au micro de l’amphi et envoyez vos vidéos à magazinepamplemousse (at) gmail.com. « Il faut gesticuler comme un âne pour être bon au concours d’éloquence » ❌ INTOX Le langage corporel est aussi important que le texte, c’est un fait. Cela fait partie de l’attitude : il ne suffit pas de lire son texte, il faut le vivre, le sentir, le bouger, mais sans en faire trop !! On ne vous demande pas de mimer, on vous demande de convaincre. Et si vous n’êtes pas à l’aise devant un pupitre et bien déplacez-vous si vous le pouvez (demandez un micro portatif par exemple) ! Mais ne ressemblez pas à un pitre ambulant, cela ne servira pas à grand-chose à part distraire l’auditoire qui ne fera même plus attention à vos propres mots. « Faire lire son texte à ses proches, c’est fastoche ! » ✅ INFO L’entourage est le meilleur des conseillers : pour être passée par là, cela peut être assez frustrant de ne pas garder son texte, de ne pas pouvoir le dévoiler au grand jour le fameux soir du concours. Mais je peux vous assurer que cela peut permettre d’éviter les contresens, les hors sujets, les répétitions etc… Alors, faites-le lire si vous pouvez à quelqu’un de totalement extérieur au monde impétueux qu’est celui du droit ! L’étape du brainstorming que l’on évoquera à la fin de l’article est une étape qui peut manifestement (pour moi, cela doit) se faire lorsque l’on est entouré : quand vous recevez votre sujet, demandez à votre entourage ce qu’il en pense, comment il comprennent votre point de vue, de quelles manières il envisage une réponse, etc… « La loi stipule (même en l’écrivant j’ai mal) ❌ INTOX Bon ça n’a rien à voir, mais j’étais obligée, pour éradiquer les irréductibles Gau-law-a : La loi DISPOSE, le contrat STIPULE. C’est tout^^ « Sapé comme jamais, la clé du succès » ❌ INTOX Comme le langage corporel, la tenue (on ne va pas se mentir) c’est aussi important, mais on ne vous demande pas de débarquer comme une diva à la Fashion Week non plus. Cette tenue est la première chose que l’on voit chez une personne. Si vous n’êtes pas à l’aise en robe, en talon, ou en costume, alors privilégiez les habits simples, dans lesquels vous vous sentez à l’aise puis rajoutez une touche classe : un ruban, un foulard, ou même une paire de boucles d’oreilles, ça peut faire la différence !. Comment préparer et réussir son concours d’éloquence ? 😉Bon, maintenant si vous rêvez comme Me Dupont-Moretti que l’on vous acclame tel un meneur de foule dans un stade bondé, ce ne sera peut-être pas le cas tout de suite … Mais voici d’autres tips pour vous aider à briller, tel un cours jaune fluoté ! Et surtout voici de bons petits trophées qui vous permettront d'ouvrir le plus de perspectives d'avenir. Réalisez un bon brainstorming ✍️Je pense que c’est l’étape la plus importante et la plus enrichissante. Elle passe non seulement par l’écriture de tout ce qui vous vient par la tête dès que vous recevez votre sujet, mais aussi par la lecture d’articles, la visualisation de films en rapport avec le thème (si vous avez le temps), la recherche de citations, d’expressions, de blagues etc… C’est THE étape pour remplir au maximum la matière de votre texte, de la forme jusqu’au fond. Une fois que vous avez décortiqué votre sujet, mot par mot (je dis bien TOUS les mots), vous pouvez alors vous attaquer à la réelle réflexion concernant le fond. Trouvez les bons points à traiter dans sa plaidoirie 🗣 C’est selon mon expérience, l’étape la plus compliquée : celle qui vous fait vous sentir dans tous tes états, car vous venez remettre en question vos arguments, parce que vous vous rendez compte qu’ils sont hors-sujet, ou parce qu’ils pourraient être mal interprétés… Le tout ici, c’est d’être LOGIQUE : il faut se répéter le sujet. Exemple : la banane est-elle un fruit comestible ? Réponse imposée : NON. Ici, il faut se demander pourquoi la banane n’est pas un fruit comestible ? Pourquoi il serait faux d’affirmer pareille chose ? Comment démontrer que l’être humain ne peut manger cet aliment ? etc… Il faut en réalité essayer de reformuler la question et de trouver des arguments solides qui répondent parfaitement à cette dernière (Attention tout de même à la reformulation-déformation, qui peut conduire à un hors sujet…). Choisissez une forme et un style adaptés 🎤 Ici, on va parler du rythme du texte, ce qui est aussi (décidément il y en a beaucoup) un des points trèèès important du texte : c’est ce qui va rythmer votre respiration, vos temps forts et vos moments de suspens. En ayant vos différents arguments, vous pouvez par exemple découper votre texte en paragraphes. Pour le style, tout dépend de vous et de votre sujet : si vous avez une question sérieuse, le fond devra être impeccable, mais avec des traits d’humour qui seront très appréciables. Inversement, un sujet de nature drôle devra être aussi ponctué par des jeux de mots, mais surtout devra être démontré avec des arguments solides, pour prouver au jury que même un sujet amusant peut soulever de vraies problématiques ! Attaquez le travail de rédaction de votre plaidoirie 👨‍💻La rédaction diffère selon les esprits : elle peut être effectuée sous le coup de l’inspiration (personnellement mes textes sont écrits en 2h de temps et sont modifiés un peu tous les jours, à chaque fois que je relis mon travail) mais aussi par petits bouts, par idées, par paragraphes etc… Le tout est que cela suive une ligne directrice, que cela colle au maximum au sujet et surtout que cela reflète votre personnalité, vos envies. Ce texte, c’est le vôtre. Relisez, modifiez, réécrivez 💪 La dernière étape pour un texte parfait… la RELECTURE. Mise en situation réaliste (si, si je vous assure) : vous êtes en partiel de droit administratif, il vous reste 5 minutes et vous vous rendez compte que vous avez écrit « 8 février 1873, Décision Correcteur » au lieu de « 8 février 1873, Décision Blanco ». OK là c’est THE faute, il faut corriger ça. Et bien un texte d’éloquence c’est pareil, il faut que chaque mot soit bien placé, dépecé et même décortiqué pour que tout pèse parfaitement dans la balance. Bien-sûr, tous ces conseils ne tiennent qu’à ma petite expérience, et il existe beaucoup de méthodes complètements différentes, mais si je peux aider un petit juriste en détresse, alors autant en faire profiter ! Puis finalement en y réfléchissant bien, un concours d’éloquence c’est avant tout… Très bien sur un CV S’affirmer à l’oral Se préparer aux oraux de concours Prendre confiance en soi Gagner de la rigueur à l’écrit Et oui, ça permet tout ça, alors n’hésitez pas ! Bérénice Doyette

  • À 2 semaines des partiels : les 3 conseils de Dalloz

    Conseils > Méthodologie Bon, entendons-nous bien : en licence de droit, les examens se préparent en travaillant de façon continue durant tout le semestre. Ici l’objectif pour ceux qui se réveilleront à 2 semaines des partiels, c’est de limiter la casse en optimisant le peu de temps à votre disposition. Heureusement, Dalloz est là pour vous épauler. 📚 Sommaire 📕 Adopter la bonne méthode de travail 👨‍🎓 Faire un planning et prioriser ses révisions 🔑 Mémoriser le plan du cours et les notions clés Adopter la bonne méthode de travail 📕 Rien ne sert de se lancer dans des révisions acharnées si tu n’as jamais appris à apprendre le droit. Il est important de maîtriser , d’un côté, les différents exercices comme la dissertation juridique et les commentaires d’arrêts, et de l’autre, la bonne méthode d’assimilation du cours. Faire un planning et prioriser ses révisions 👨‍🎓 Il est désormais important d’identifier et de miser sur les matières à gros coefficient, ce sont celles que tu dois maîtriser absolument. De là, vous allez pouvoir mettre en place un planning réaliste que vous devrez respecter scrupuleusement. Mémoriser le plan du cours et les notions clés 🔑 Vous n’avez que très peu de temps pour assimiler chaque matière et votre cerveau n’est pas une machine. Concentrez vos efforts et votre temps sur l’apprentissage et la mémorisation du plan de cours, cela vous permettra de réviser l’essentiel et de structurer votre vision de la matière. Les Mémentos Dalloz ont justement été conçus sous forme d’un plan détaillé qui se concentre sur les notions clés du cours.

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

avsi client amazon google1.jpg
avsi client amazon google2.jpg
avsi client amazon google3.jpg
    bottom of page