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- Tous les concours avec des épreuves juridiques
Orientation > Concours Juridiques Vous avez étudié du droit et vous vous questionnez sur les concours qui vous permettraient d'en tirer profit ? Coup de chance, il existe plusieurs concours dans lesquels votre droit vous sera bien utile ! On vous en a fait la liste. 🎁 Sommaire : Adjoint des cadres hospitaliers Chef de service de police municipale Conseiller pénitentiaire d’insertion et probation Directeur de police municipale Inspecteur du permis de conduire Directeur des services de greffe judiciaire Greffier des services judiciaires Inspecteur des douanes Inspecteur du travail Officier de police Officier pénitentiaire Rédacteur territorial principal 2e classe Administrateur territorial Administrateur des affaires maritimes Attaché d’administration Greffier de tribunal de commerce Attaché d’administration hospitalière Inspecteur de la jeunesse et des sports Directeur d’établissement pénitentiaire (DSP) Magistrat Commissaire de police Officier de port Adjoint des cadres hospitaliers Niveau de diplôme : bac Catégorie : B Salaire : Entre 1 700 et 2 800 € Qualités requises : organisation, rigueur, sens du service public, empathie, capacité d'adaptation, esprit d'équipe. En tant qu'adjoint des cadres hospitaliers, vous contribuerez au bon fonctionnement des établissements de santé en assistant les cadres administratifs dans leurs tâches. C'est une opportunité unique de conjuguer vos compétences juridiques avec le domaine de la santé. Chef de service de police municipale Niveau de diplôme : bac Catégorie : B Exigences spécifiques : avoir au moins 16 ans et être en bonne condition physique. Salaire : Entre 1 700 et 2 800 € Qualités requises : leadership, sens des responsabilités, esprit d'équipe, gestion du stress, réactivité, sens de la justice. Ce métier vous permet de devenir un acteur essentiel de la sécurité publique au niveau local. En tant que chef de service de police municipale, vous veillerez au respect des lois et règlements au sein de votre commune, assurant ainsi la tranquillité des citoyens. Conseiller pénitentiaire d’insertion et probation Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : être de nationalité française. Salaire : entre 1 600 et 3 200 € Qualités requises : empathie, écoute, capacité à établir une relation de confiance, sens de la négociation, aptitude à gérer les situations difficiles. Le conseiller pénitentiaire d'insertion et probation joue un rôle crucial dans la réinsertion sociale des détenus, en les accompagnant dans leur parcours de réhabilitation et en les aidant à reconstruire leur vie. Directeur de police municipale Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : bonne condition physique. Salaire : Entre 1 800 et 3 600 € Qualités requises : leadership, gestion des conflits, sens de l'organisation, aptitude à la prise de décision, intégrité, autorité naturelle. Devenez le responsable de la sécurité au niveau municipal en accédant au poste de directeur de police municipale. Votre rôle consistera à coordonner et superviser les activités des agents de police municipale pour assurer l'ordre public dans votre commune. Inspecteur du permis de conduire Niveau de diplôme : bac Catégorie : B Exigences spécifiques : être de nationalité française, détenir le permis B depuis au moins 3 ans, être âgé de moins de 45 ans et être en bonne condition physique. Salaire : Entre 1 700 et 2 800 € Qualités requises : patience, pédagogie, rigueur, sens de l'observation, impartialité, fermeté. En tant qu'inspecteur du permis de conduire, vous jouerez un rôle crucial dans l'évaluation des candidats pour l'obtention de leur permis de conduire. Vous serez responsable de vérifier leurs compétences et leur aptitude à conduire en toute sécurité. Le métier parfait pour ceux qui préfèrent désormais enseigner la conduite que faire des études de droit ? Directeur des services de greffe judiciaire Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : être de nationalité française. Salaire : Entre 1 800 et 4 700 € Qualités requises : organisation, rigueur, discrétion, capacité d'analyse, connaissance du système judiciaire, communication efficace. En accédant au poste de directeur des services de greffe judiciaire, vous serez en charge de la gestion administrative des affaires judiciaires. Votre rôle contribuera grandement au bon déroulement des procédures judiciaires. Greffier des services judiciaires Niveau de diplôme : bac +2 Catégorie : B Exigences spécifiques : être de nationalité française. Salaire : Entre 1 700 et 2 900 € Qualités requises : précision, réactivité, capacité à gérer les dossiers, discrétion, esprit d'équipe, excellente rédaction. Le métier de greffier des services judiciaires vous offre l'occasion de travailler au cœur du système judiciaire. Vous serez responsable de la tenue des audiences, de la rédaction des procès-verbaux et de la gestion des dossiers judiciaires. Le métier parfait pour ceux qui écrivent plus vite que leur ombre ? Inspecteur des douanes Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Salaire : Entre 1 700 et 3 600 € Qualités requises : esprit d'analyse, sens de l'observation, résistance au stress, intégrité, capacité à travailler en équipe. En tant qu'inspecteur des douanes, vous veillerez à la sécurité des frontières et à la lutte contre la fraude douanière. Un rôle essentiel pour protéger les intérêts nationaux et internationaux. Le métier parfait pour ceux qui veulent trouver une aiguille dans une botte de foin ? Inspecteur du travail Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Salaire : Entre 1 900 et 7 000 € Qualités requises : sens de la justice sociale, écoute active, diplomatie, esprit d'analyse, fermeté, connaissance du droit du travail. Devenez l'acteur du respect des droits des travailleurs en devenant inspecteur du travail. Votre mission sera de veiller au respect des normes sociales et de protéger les droits des employés. Officier de police Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : être de nationalité française, avoir une bonne condition physique et être âgé de 35 ans au plus. Salaire : entre 1 600 et 5 400 € Qualités requises : sens du devoir, courage, esprit d'initiative, réactivité, honnêteté, capacité de négociation. Devenez un acteur clé de la sécurité publique en accédant au poste d'officier de police. Vous serez responsable de la lutte contre la criminalité et de la préservation de l'ordre public. Le métier parfait pour ceux qui font déjà la police dans les amphi ? Officier pénitentiaire Niveau de diplôme : bac +2 Catégorie : B Exigences spécifiques : avoir au plus 40 ans. Salaire : Entre 1 600 et 2 700 € Qualités requises : calme, capacité à gérer les conflits, empathie, rigueur, résistance physique et mentale, sens de la discipline. En tant qu'officier pénitentiaire, vous jouerez un rôle essentiel dans la gestion des établissements pénitentiaires, veillant à la sécurité des détenus et à leur réhabilitation. Rédacteur territorial principal 2e classe Niveau de diplôme : bac +2 Catégorie : B Salaire : Entre 1 700 et 2 600 € Qualités requises : rigueur, capacité à travailler en équipe, sens du service public, organisation, connaissance de l'administration locale. En tant que rédacteur territorial principal 2e classe, vous participerez à la gestion administrative des collectivités locales, contribuant ainsi au bon fonctionnement des services publics locaux. Le métier parfait pour le étudiants qui ont fait du droit administratif leur raison d'être ? Administrateur territorial Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A+ Salaire : Entre 1 700 et 6 200 € Qualités requises : leadership, sens du service public, esprit d'initiative, capacité à gérer des projets complexes, compétences en gestion. En devenant administrateur territorial, vous occuperez des fonctions à haute responsabilité dans la gestion des collectivités territoriales, contribuant ainsi au développement local et régional. Administrateur des affaires maritimes Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : être de nationalité française et âgé de 26 ans au plus. Salaire : Entre 1 700 et 6 200 € Qualités requises : sens de l'orientation, aptitude à prendre des décisions rapidement, esprit d'analyse, capacité à gérer des situations d'urgence, connaissance des réglementations maritimes. En devenant administrateur des affaires maritimes, vous travaillerez dans le domaine maritime, assurant la sécurité des activités en mer et la préservation de l'environnement maritime. Attaché d’administration Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : via les IRA (Instituts Régionaux d'Administration). Salaire : Entre 1 800 et 3 100 € Qualités requises : esprit d'analyse, capacité de synthèse, aisance relationnelle, adaptabilité, sens des responsabilités. L'attaché d'administration occupe des postes à responsabilités au sein de l'administration publique, et ses compétences juridiques sont essentielles pour garantir le bon fonctionnement des services administratifs. Greffier de tribunal de commerce Niveau de diplôme : bac +4 Catégorie : A Exigences : être de nationalité française, ne pas avoir été frappé de faillite personnelle ou d’une interdiction de l’article L653-8 du Code de Commerce. Salaire : environ 30 000 € Qualités requises : précision, rigueur, confidentialité, maîtrise du droit commercial, capacité à gérer les formalités administratives. Le greffier de tribunal de commerce assure la gestion administrative des dossiers liés aux affaires commerciales et joue un rôle clé dans le bon fonctionnement de la justice commerciale. Le métier parfait pour ceux qui ont un énorme train de vie ! Attaché d’administration hospitalière Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Salaire : entre 1 800 et 4 700 € Qualités requises : gestion du personnel, connaissance du secteur de la santé, capacité à résoudre des problèmes, sens de l'organisation, esprit d'équipe. En devenant attaché d'administration hospitalière, vous contribuerez à la gestion administrative des établissements de santé, assurant ainsi un fonctionnement efficace du système de santé. Inspecteur de la jeunesse et des sports Niveau de diplôme : bac +4 Catégorie : A Salaire : Entre 1 700 et 5 100 € Qualités requises : passion pour les activités sportives et de jeunesse, sens du contact, capacité à encadrer et animer des activités, esprit d'équipe. En tant qu'inspecteur de la jeunesse et des sports, vous serez responsable du suivi et du développement des activités sportives et de jeunesse, contribuant ainsi à l'épanouissement des jeunes. Directeur d’établissement pénitentiaire (DSP) Niveau de diplôme : bac +3 Catégorie : A Exigences spécifiques : être de nationalité française et âgé de moins de 45 ans. Salaire : Entre 1 700 et 5 400 € Qualités requises : leadership, gestion du personnel, résistance au stress, sens de la communication, capacité à résoudre des conflits. En devenant directeur d'établissement pénitentiaire, vous occuperez un poste de haute responsabilité dans la gestion et l'administration des établissements pénitentiaires. Le métier parfait pour ceux qui préfèrent garder les malfrats derrière les barreaux que d'y voir leur vie sociale perdue pendant leur licence de droit ! Magistrat Niveau de diplôme : bac +4 Catégorie : A Exigences : être de nationalité française et âgé de 31 ans au plus. Salaire : entre 2 500 et 5 200 € Qualités requises : esprit d'analyse, impartialité, intégrité, résistance au stress, prise de décision éclairée, excellence en communication. En devenant magistrat, vous serez un acteur clé de la justice en participant à l'instruction et au jugement des affaires pénales et civiles. Commissaire de police Niveau de diplôme : bac +5 Catégorie : A Exigences : être de nationalité française, avoir entre 18 et 35 ans, et être en bonne condition physique. Salaire : Entre 1 600 et 8 400 € Qualités requises : leadership, sens de la justice, autorité, capacité de gestion de crise, aptitude à travailler sous pression. En tant que commissaire de police, vous serez responsable de la coordination des opérations de police et de la gestion des forces de l'ordre pour maintenir la sécurité publique. Officier de port Niveau de diplôme : titre ou d'un brevet d'officier de la marine marchande ou de la marine nationale (ou diplôme figurant sur la liste de l’arrêté du 13 avril 1989 modifié par l’arrêté du 28 février 1994), 6 ans de navigation dans un service actif de la marine nationale Catégorie : A Exigences : être de nationalité française et âgé de 48 ans au plus. Salaire : Entre 1 700 et 3 900 € Qualités requises : leadership, compétences en navigation, résistance physique, sens de la responsabilité, connaissance du domaine maritime. En devenant officier de port, vous serez responsable de la gestion des opérations portuaires, contribuant ainsi à l'efficacité et à la sécurité des activités maritimes.
- Comment devenir avocat ? 8 étapes
Orientation > CRFPA & Concours juridiques La profession d'avocat attire de nombreuses personnes en raison de son prestige, de son rôle prépondérant dans le système judiciaire et des défis intellectuels qu'elle représente. Pour ceux qui envisagent une carrière dans le droit, ici se trouvent les étapes à suivre pour devenir avocat. Sommaire : C'est quoi la profession d'avocat ? Combien d’années d’études pour devenir avocat ? Est-ce difficile de devenir avocat ? Etape 1 : avoir le bac Etape 2 : faire une licence de droit Etape 3 : avoir un Master 2 Etape 4 : Réussir l'examen du CRFPA Etape 5 : Faire la formation à l'école des avocats Etape 6 : Réussir l'obtention du CAPA Etape 7 : Inscription au barreau de votre choix Etape 8 : Ouvrir son cabinet ou rejoindre un cabinet ✍🏻 Cet article est rédigé par Augustin Mercier, expert des études de droit et auteur des ouvrages "Comment Hacker sa L1 Droit ?" et "Comment Hacker sa L2 Droit ?". En tant que fondateur de Pamplemousse Magazine et des Editions Pamplemousse, il accompagne chaque année des milliers d’étudiants en droit grâce à des outils pédagogiques innovants, des flashcards, et des fiches de droit optimisées pour la mémorisation produits par des enseignants d'Universités. C'est quoi la profession d'avocat ? (définition) L'avocat est un professionnel du droit dont la mission principale est de défendre les intérêts de ses clients devant les juridictions . Son rôle ne se limite pas uniquement à plaider des affaires ; il est également un conseiller juridique qui aide ses clients à comprendre les lois et leurs implications sur leur situation. Les avocats peuvent se spécialiser dans divers domaines comme le droit pénal, le droit de la famille, le droit des affaires ou encore le droit international. Leur expertise leur permet de fournir des conseils personnalisés et de représenter efficacement leurs clients lors de litiges. En plus de leur rôle de défenseurs, les avocats jouent un rôle crucial dans la médiation et la résolution des conflits . Ils peuvent aider les parties à trouver des solutions amiables, évitant ainsi des procédures judiciaires longues et coûteuses. Combien d’années d’études pour devenir avocat ? Pour devenir avocat en France, le parcours académique en formation initiale est strict et nécessite au moins généralement 6,5 ans d'études après le baccalauréat . C’est le cas si vous n’avez ni redoublé ni "vadrouillé". Ce chemin pour devenir impliquera d'obtenir le plus souvent une licence en droit en 3 ans suivie d'un Master 1 (1 an) puis d’un Master 2 en droit (1 an), puis de passer l’examen national du CRFPA (à préparer 2 mois pendant l'été, minimum) pour ensuite effectuer 18 mois de formation en école d’avocat. Cette formation en école (=CRFPA) inclut des cours théoriques et des stages pratiques (dont le PPI). Est-ce difficile de devenir avocat ? Il est plutôt difficile de devenir avocat. 30% des candidats à l’examen du barreau sont admis à l’école d’avocat la voie unique et royale pour vous former à la profession. Devenir avocat est un défi qui nécessite du dévouement , de la persévérance et une solide base de connaissances juridiques et de capacité à raisonner juridiquement dès la première année d’études de droit. La Licence de droit et le Master 1 et 2 demandent de travailler efficacement et avec rigueur (voir notre article sur le niveau de difficulté des études de droit ) Le processus d'admission aux barreaux via l’examen national du CRFPA est rigoureux et comporte des épreuves exigeantes (avec une note de synthèse, l’une des épreuves écrites ; et des épreuves orales).. La concurrence peut être intense, environ 10 000 étudiants se battent pour un nombre limité de places dans les écoles d’avocats (30%). Cependant, la difficulté varie d'une personne à l'autre . Des qualités telles que la capacité d'analyse, une bonne expression écrite sont des atouts essentiels pour réussir les études d’avocat. Etape 1 : avoir le bac La première étape pour devenir avocat est d'obtenir le baccalauréat. Bien que toutes les filières soient acceptables, il peut être utile de choisir les matières qui pourront vous faire découvrir le droit et surtout, vous donner des clés pour réussir votre arrivée en faculté de droit. Ce sera la première étape pour faire partie des meilleurs avocats de ce monde ! 🎤 “Le bac général est fortement conseillé pour les élèves souhaitant réussir une licence de droit et se diriger vers le master. La formation juridique nécessite d’apprendre à raisonner. En ce sens, les matières scientifiques ne doivent pas être oubliées car elle apprennent la logique, ce que n’apportent pas forcément autant d’autres matières.” témoigne Augustin, fondateur de Pamplemousse. Selon les attendus de Parcoursup, il est recommandé de sélectionner des matières qui développent des compétences : ▶️ en expression écrite et orale, ▶️ en analyse, ▶️ en logique ▶️ et en raisonnement conceptuel. Les spécialités suivantes sont particulièrement pertinentes : Humanités, littérature et philosophie : Cette spécialité renforce la maîtrise de la langue française, essentielle pour la compréhension et la rédaction de textes juridiques complexes. Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques : Elle offre une compréhension approfondie des contextes historiques et politiques, enrichissant l'analyse des systèmes juridiques. Sciences économiques et sociales : Cette matière développe une culture générale solide et une compréhension des enjeux sociétaux, compétences valorisées en droit. Mathématiques : Elles favorisent le développement d'un raisonnement logique et analytique, utile pour la méthodologie juridique. De plus, l'option Droit et grands enjeux du monde contemporain est vivement conseillée. Elle introduit aux concepts juridiques fondamentaux et aux problématiques contemporaines, offrant un aperçu précieux des études de droit. Plus de détails sur les matières à choisir au lycée ici Etape 2 : faire une licence de droit Privilégier la filière universitaire Après l'obtention du baccalauréat, il est conseillé de s'inscrire dans une université pour suivre une licence en droit. Il s’agit là de la voie royale pour les études de droit. Ce cursus de trois ans permettra d'acquérir les connaissances fondamentales en droit public, droit privé et droit pénal entre autres. La licence en droit est cruciale, car elle jette les bases de la compréhension des systèmes juridiques et des textes de lois qui seront approfondis lors des études de Master. Au cours de ces trois années , les étudiants auront l'occasion d'explorer divers domaines du droit, tels que le droit constitutionnel, le droit administratif (qui fait peur à pas mal d’étudiants !), le droit des sociétés et le droit de la famille. Les matières de licence offrent une perspective élargie sur les différentes branches du droit et préparent les étudiants à des carrières variées, que ce soit dans le secteur public, privé ou associatif. Les autres voies d’études post-bac pour devenir avocat les IEP La voie des Instituts d’Études Politiques (IEP) est une excellente alternative pour se former au droit tout en acquérant une solide culture pluridisciplinaire. Les IEP, comme Sciences Po, proposent des cursus mêlant droit, sciences politiques, économie, histoire et relations internationales. En intégrant un IEP, les étudiants peuvent se spécialiser en droit dès la troisième année ou en master, tout en bénéficiant d’une approche globale des enjeux sociaux et politiques. Les doubles diplômes en droit proposés par certains IEP avec des universités prestigieuses (par exemple, avec Paris 1 Panthéon-Sorbonne) permettent d’obtenir un diplôme en droit reconnu tout en profitant de l’excellence académique des IEP. Cette voie est idéale pour ceux qui s’intéressent au droit international, au droit public ou à des carrières dans les institutions, les ONG ou la diplomatie. les écoles privées Les écoles de droit privées peuvent être une alternative intéressante pour se former au droit, mais il est crucial de vérifier la reconnaissance des diplômes qu’elles délivrent. Seuls les diplômes conférant un grade de licence ou de master, délivrés en partenariat avec une université publique ou reconnus par l’État, permettent de présenter l’examen du CRFPA. Ces écoles proposent souvent une approche pédagogique innovante , mêlant cours pratiques, stages intensifs et enseignements dispensés par des professionnels du droit . "J'ai présenté le Barreau cette année après validation d'un Mastere 1 à la FACO et j'ai été admise au CRFPA. Certains étudiants ont même suivi la prépa barreau intégrée au M2 carriere juridique de la FACO pour présenter l'examen d'avocat'' nous témoigne Marie, ancienne étudiante de l'école située dans le 6e arrondissement de Paris. Cependant, attention aux écoles et formations non reconnues par l’État : un diplôme non agréé ne permettra pas d'accéder au CRFPA, ce qui pourrait compromettre une carrière d’avocat. Avant de choisir une école privée, renseignez-vous sur les accords universitaires et la validité de leur diplôme au regard des critères légaux. ⭐️ Comparer les écoles Etape 3 : avoir un Master 2 Il est nécessaire d’avoir un Master 2 validé pour entrer en école d’avocat. Et ce, depuis le 1er janvier 2025. En effet, le décret n° 2024-1049 du 21 novembre 2024 publié au Journal officiel du 23 novembre 2024 aménage les dispositions d’application de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027 relatives au rehaussement du niveau de diplôme de bac +4 à bac +5 pour accéder à la profession d’avocat. À noter qu’après l’obtention de la licence de droit, une phase de sélection en Master 1 a lieu. Les spécialités offertes dans le cadre du Master 1 et du Master 2 sont variées et peuvent inclure le droit des affaires, le droit pénal, le droit international ou encore le droit de la propriété intellectuelle. Pour devenir avocat, il est recommandé de choisir une spécialisaiton en lien avec les épreuves de l’examen du CRFPA : Droit civil Droit des affaires Droit social Droit pénal Droit administratif Droit international et européen A noter qu’aucune autre spécialité de master ne vous fermera de portes. Chaque spécialisation permet aux étudiants de développer des compétences spécifiques et d'acquérir une expertise reconnue dans leur domaine. Etape 4 : Réussir l'examen du CRFPA Après avoir obtenu un Master 2, la prochaine étape est de passer l'examen d'entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). A noter qu’il est possible de tenter l’examen sans avoir officiellement son master 2 validé (il le faudra si vous avez réussi le CRFPA pour pouvoir entrer en école d’avocat). Tout au long de l'année, vous serez inscrit à l'Institut d'études judiciaires de votre faculté de droit. Certains candidats changent de région exprès pour être préparés plus ou moins bien. (voir [CRFPA] 5 étapes pour bien choisir son IEJ ). Pour être admis, le candidat doit obtenir une moyenne générale d'au moins 10 sur 20 à l'ensemble des épreuves d'admissibilité (écrits) et d'admission (oraux). (voici 10 conseils pour réussir le CRFPA ) Vous avez eu un teasing plus haut, cet examen réputé compétitif comprend des épreuves écrites et orales qui testent à la fois la théorie et la pratique du droit. Se préparer à cet examen nécessite une préparation rigoureuse, incluant des sessions de révisions intensives et éventuellement, le recours à des formations disponibles en prépa privées (en plus de la préparation avec votre IEJ, où l’inscription est obligatoire pour passer le CRFPA) pour y maximiser ses chances de succès. Il faudra bien vous organiser Les épreuves écrites, qui se déroulent généralement sur plusieurs jours en octobre chaque année, incluent des matières fondamentales telles que le droit civil, le droit pénal, et le droit administratif. L'examen d'accès au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA) se compose d'épreuves écrites d'admissibilité et d'épreuves orales d'admission. ❤️ Recommandé pour vous : CRFPA, faut-il faire une préparation privée pour réussir ? 10 conseils pour réussir le CRFPA Tu souhaites recevoir de la documentation ou être contacté directement par une ou plusieurs prépa ? Il suffit de remplir ce formulaire en ligne ! ⤵️ Épreuves écrites d'admissibilité : Note de synthèse : Durée de 5 heures, coefficient 3. Cette épreuve évalue la capacité du candidat à synthétiser des documents relatifs à des problématiques juridiques, sociales, politiques, économiques ou culturelles contemporaines ( conseils pour réussir la note de synthèse ). Droit des obligations : Durée de 3 heures, coefficient 2. L'épreuve peut prendre la forme d'une dissertation, d'un commentaire d'arrêt ou de texte, ou d'un cas pratique. Épreuve de spécialité : Durée de 3 heures, coefficient 2. Le candidat choisit une matière parmi les suivantes : ✒️ Droit civil ✒️ Droit des affaires ✒️ Droit social ✒️ Droit pénal ✒️ Droit administratif ✒️ Droit international et européen ✒️ Droit fiscal Cette épreuve consiste généralement en une ou plusieurs consultations ou cas pratiques. Épreuve de procédure : Durée de 2 heures, coefficient 2. La matière de procédure est déterminée en fonction du choix de la spécialité, selon le tableau suivant : Spécialité choisie Matière de procédure correspondante Droit civil Procédure civile Droit des affaires Procédure civile Droit social Procédure civile Droit pénal Procédure pénale Droit administratif Procédure administrative contentieuse Droit international et européen Procédure civile ou procédure administrative contentieuse (au choix du candidat) Droit fiscal Procédure civile ou procédure administrative contentieuse (au choix du candidat) Cette épreuve évalue la capacité du candidat à résoudre des cas pratiques ou à rédiger des consultations dans la matière procédurale associée à sa spécialité. Pour être déclaré admissible, le candidat doit obtenir une moyenne d'au moins 10 sur 20 à l'ensemble de ces épreuves écrites. Il vous faudra évidemment les Fiches de droit et les Flashcards CRFPA pour vous préparer au CRFPA :) Épreuves orales d'admission (usuellement en novembre) : Grand Oral : Durée totale de 45 minutes, coefficient 4. Après une préparation d'une heure, le candidat présente un exposé de 15 minutes sur un sujet relatif aux libertés et droits fondamentaux, suivi d'une discussion de 30 minutes avec le jury. Cette épreuve évalue les connaissances juridiques, les capacités d'argumentation et l'aptitude à la prise de parole en public (témoignages de Léa qui a réussi le Grand O , Camille qui a échoué ) Épreuve de langue étrangère : Durée de 15 minutes, coefficient 1. L'anglais est généralement imposé, mais certaines universités peuvent proposer d'autres langues. Cette épreuve vise à apprécier la maîtrise de la langue étrangère, notamment dans un contexte juridique. Pour tout connaître du CRFPA (chiffres, analyses, taux de réussie, épreuves), c’est par ici . ❤️ Recommandé pour vous : Réussir les oraux Quel niveau pour passer le barreau ? Pour passer le barreau, tous les compteurs sont remis à zéro. Peu importe votre moyenne en licence ou en master, tout dépendra de votre capacité à mobiliser vos connaissances, à appliquer la méthodologie de chaque exercice, à gérer votre temps et la pression. Evidemment, si vous avez 15/20 depuis votre L1, vous aurez moins à travailler côté acquisition des connaissances fondamentales et vous pourrez préférer votre temps à vous entraîner, à la note de synthèse par exemple. Mais avec une bonne préparation, accompagnée d’une bonne prépa et d’un bon IEJ, vous pourrez réussir le fameux barreau. 🎤 " J'ai vu des centaines de personnes réussir et échouer au CRFPA. Evidemment, celles et ceux qui étaient bons à l'Université réussissent mieux. Mais avec un travail intelligent et sérieux pendant au moins 2 mois en prépa l'été et à l'IEJ au cours de l'année, je remarque que les profils au dossier les moins bons peuvent tout à fait faire partie des 30% d'élus " témoigne Augustin, fondateur de Pamplemousse. ⚠️ Le CRFPA peut être aussi amusant, la preuve ci-dessous une vidéo de notre émission Law'ctogone sur le CRFPA où s'affrontent des élèves avocats, cette vidéo te permettra de te détendre, de rigoler et de passer un bon moment ! 😁 CRFPA 2025 : Qui est le meilleur élève-avocat ? 🥊 (Law'ctogone - Pamplemousse vs Prépa Dalloz) Etape 5 : Faire la formation à l'école des avocats Une fois l'examen du CRFPA réussi (bravo !), vous intègrez l'école des avocats (voir la liste des écoles d’avocat ici ) pour une formation d'une durée de 18 mois. 1. Formation théorique initiale (6 mois) Les élèves avocats assistent à des cours axés sur la pratique du métier : rédaction d'actes juridiques, plaidoiries, déontologie, gestion d'un cabinet, etc. Cette phase vise à compléter leur formation académique avec des compétences opérationnelles. 2. Stage PPI (Projet Pédagogique Individuel - 6 mois) Le stage PPI permet aux futurs avocats d’explorer des expériences complémentaires au métier traditionnel d’avocat. Ils peuvent effectuer ce stage en entreprise, en ONG, dans des juridictions (comme assistant de justice) ou dans des organisations internationales. C’est une opportunité d’élargir leur horizon et d’acquérir des compétences diversifiées. 3. Stage final en cabinet d’avocat (6 mois) Ce stage, souvent décisif, immerge les élèves avocats dans le quotidien du métier. Ils participent activement à la gestion des dossiers, rencontrent les clients, assistent aux audiences et travaillent sous la supervision d’un avocat expérimenté. C’est aussi une occasion pour eux de nouer des contacts et, parfois, de décrocher une collaboration. Etape 6 : Réussir l'obtention du CAPA À l'issue de la formation à l'école des avocats, le Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA) est délivré. C'est une étape cruciale qui permet d'officialiser ses compétences et d'obtenir le droit d'exercer la profession d'avocat. À l'issue de la formation et de la réussite au CAPA, le futur avocat prête serment devant la Cour d'appel, déclarant : « Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. » Cette prestation de serment est une étape essentielle avant l'inscription au barreau et l'exercice effectif de la profession. L’examen du CAPA, obligatoire pour exercer la profession d’avocat en France, est encadré par plusieurs textes législatifs : l’article 11 de la loi du 31 décembre 1971 , les articles 68 à 70 du décret du 27 novembre 1991 , et les arrêtés du 7 décembre 2005 et du 9 mai 2022 (modifiant celui de 2005). Les épreuves du CAPA : une évaluation complète et exigeante Le CAPA se compose d’épreuves écrites et orales visant à tester les compétences pratiques et théoriques des futurs avocats. Consultation et acte juridique ou de procédure (5h, coefficient 2) Les candidats rédigent une consultation juridique, suivie d’un acte adapté au cas soumis (exemple : conclusions, contrat). Grand oral de spécialité (préparation 3h, présentation 15 minutes, coefficient 2) Le candidat choisit une matière parmi : droit civil, commercial, social, pénal, administratif ou communautaire. Déontologie de l’avocat (préparation 3h, interrogation 20 minutes, coefficient 3) Cet oral évalue la compréhension des règles fondamentales de la profession et des responsabilités éthiques. Langue vivante (préparation 20 minutes, interrogation 20 minutes, coefficient 1) L’épreuve teste la capacité du futur avocat à comprendre et communiquer en langue étrangère. Exposé-discussion sur les stages (40 minutes, coefficient 3) Les candidats présentent les rapports issus de leurs deux stages : PPI (Projet Pédagogique Individuel) et stage final en cabinet. Contrôle continu : une note décisive En parallèle des épreuves, des notes de contrôle continu sont attribuées selon : L’assiduité , La qualité du travail fourni , Les appréciations des enseignants . Ces notes jouent un rôle clé dans la moyenne finale. Contrôle continu pour la promotion EFB 2025-2026 Les résultats et le rattrapage Pour obtenir le CAPA, le candidat doit atteindre une note globale minimale de 130 points . En cas d’échec, des épreuves de rattrapage sont prévues, mais avec un taux de réussite avoisinant 98 % , la plupart des élèves valident dès la première tentative. C’est donc du gâteau comparé à l’examen d’entrée ! Les conditions d’accès à la profession d'avocat Pour accéder à la profession d'avocat, certaines conditions doivent être remplies. En plus d'avoir le diplôme requis, les candidats doivent également justifier de leur moralité et de leur nationalité Les conditions d’accès à la profession d’avocat sont fixées par l’article 11 de la loi n°71-1130 du 31 décembre 1971 , nous vous renvoyons à sa lecture mais sachez notamment qu’il existe : ▶️ des conditions de nationalité, sans pour autant que la nationalité française ne soit obligatoire, comme le détaille le décret ; ▶️ des conditions de moralité , et notamment "n’avoir pas été l’auteur de faits ayant donné lieu à condamnation pénale pour agissements contraires à l’honneur, à la probité ou aux bonnes mœurs" ; ou n’avoir pas été frappé de faillite personnelle ; ▶️ des conditions de diplôme : il faut être titulaire d’au moins d’un Master 2 (depuis le 1er janvier 2025) en droit ou de titres ou diplômes reconnus comme équivalents pour l’exercice de la profession. La voie professionnelle dérogatoire pour devenir avocat sans concours La profession d'avocat en France est accessible par des voies dérogatoires pour certains professionnels, leur permettant de bénéficier de dispenses partielles ou totales des conditions habituelles d'accès. Ces dérogations sont encadrées par des textes législatifs spécifiques, notamment l'article 97 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991. La demande d’admission doit être formulée auprès du conseil de l’Ordre du barreau de votre choix. Principaux cas de dispenses : Dispense de diplôme et de formation initiale : Les avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation peuvent être dispensés de la condition de diplôme et de la formation initiale au sein des Centres Régionaux de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). Cette dispense est accordée sous réserve de la réussite à un examen de contrôle des connaissances en déontologie et réglementation professionnelle. Voici la liste exacte : Les membres et anciens membres du Conseil d'Etat et du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, Les magistrats et anciens magistrats de la Cour des comptes, des chambres régionales des comptes et des chambres territoriales des comptes de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie, Les magistrats et anciens magistrats de l'ordre judiciaire régis par l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958, Les professeurs d'université chargés d'un enseignement juridique, Ls avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Dispense du Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat (CAPA) : Certains professionnels peuvent être dispensés de l'obtention du CAPA, sous réserve de la réussite à un examen de contrôle des connaissances en déontologie et réglementation professionnelle. Voici la liste exacte : Les notaires, les commissaires de justice, les greffiers des tribunaux de commerce, les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires au redressement et à la liquidation des entreprises, les anciens syndics et administrateurs judiciaires, les conseils en propriété industrielle et les anciens conseils en brevet d'invention ayant exercé leurs fonctions pendant cinq ans au moins, Les maîtres de conférences titulaires et les chargés de cours, s'ils sont titulaires du diplôme de docteur en droit, en sciences économiques ou en gestion, justifiant de cinq ans d'enseignement juridique en cette qualité dans les universités au sens du code de l'éducation, Les juristes d'entreprise justifiant de huit ans au moins de pratique professionnelle au sein du service juridique d'une ou plusieurs entreprises, Les fonctionnaires et anciens fonctionnaires de catégorie A, ou les personnes assimilées aux fonctionnaires de cette catégorie, ayant exercé en cette qualité des activités juridiques pendant huit ans au moins, dans une administration ou un service public ou une organisation internationale, Les juristes attachés pendant huit ans au moins à l'activité juridique d'une organisation syndicale, Les juristes salariés d'un avocat, d'une association ou d'une société d'avocats, d'un office d'avoué ou d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, justifiant de huit ans au moins de pratique professionnelle en cette qualité postérieurement à l'obtention du titre ou diplôme exigé pour l’exercice de la profession d’avocat, Les collaborateurs de député ou assistants de sénateur ou de groupe parlementaire justifiant avoir exercé une activité juridique à titre principal avec le statut de cadre pendant au moins huit ans dans ces fonctions. Avocats étrangers : Les avocats ressortissants d'un État membre de l'Union européenne ou d'un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen peuvent, sous certaines conditions, être admis à la profession d'avocat en France. Les modalités d'admission sont précisées par le décret n° 2023-1125 du 1er décembre 2023. Il est essentiel de noter que, même en bénéficiant de ces dispenses, les candidats doivent satisfaire aux conditions de nationalité, de moralité et de déontologie requises pour exercer la profession d'avocat en France. Pour des informations détaillées et actualisées, il est recommandé de consulter le site du Conseil National des Barreaux. Etape 7 : Inscription au barreau de votre choix Après avoir obtenu le CAPA, il vous suffira alors de vous inscrire au barreau de la juridiction où vous souhaitez exercer. Chaque barreau a ses propres règles et procédures d'inscription, mais généralement, il est nécessaire de soumettre des documents administratifs et de prêter serment. source : CNB Etape 8 : Ouvrir son cabinet ou rejoindre un cabinet source : CNB Après inscripton au barreau, l'avocat peut choisir de créer son propre cabinet ou de rejoindre un cabinet existant grâce à un contrat de collaboration (dans la grande majorité des cas) ou un contrat de salariat. Le choix dépend souvent de la carrière souhaitée, de l'orientation professionnelle et des aspirations personnelles. Ouvrir son propre cabinet offre une indépendance et la possibilité de gérer sa pratique comme il l'entend. En revanche, rejoindre un cabinet plus établi peut offrir un cadre de travail structuré et l'opportunité de bénéficier d'un mentorat. Côt rémunération, ce sont les associés qui gagnent généralement le plus (voir les salaires des métiers du droit ). Âge limite pour devenir avocat En France, il n'y a pas d'âge limite pour devenir avocat. Que ce soit à 25 ans ou à 40 ans, il est possible d'entamer cette carrière à tout âge, tant que l'on remplit les conditions académiques requises. Cela ouvre la voie à une diversité de parcours, notamment pour ceux qui souhaitent se reconvertir ou qui ont eu une carrière dans un domaine connexe, ce qui représente un atout dans le domaine juridique. Devenir avocat à 40 ans ? Devenir avocat à 40 ans est tout à fait envisageable et peut même être bénéfique. Les personnes de cet âge apportent souvent une expérience de vie riche et une perspective unique qui peut être précieuse dans la pratique du droit. De plus, la maturité et la discipline acquises au fil des ans peuvent contribuer à une approche plus réfléchie et plus stratégique dans la résolution des cas juridiques. ❤️ Recommandé pour vous : [Interview] « L’avocat en droit du travail est thérapeute de couple » [Interview] « La vision de l'avocat en costume de luxe appartient au passé » [Interview] Avocat en pénal "Défendre ne veut pas dire cautionner" [Interview] « L’avocat en droit de la famille n’est pas un assistant social ou un psychologue » 2 solutions, soit vous passez le CRFPA. Soit vous faites partie des dérogations possible afin de vous éviter de réussir le CRFPA. En effet, certains professionnels peuvent être dispensés de la formation initiale au sein des CRFPA et de l’obtention du CAPA au titre de l’article 98 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991, sous réserve de la réussite d’un examen de contrôle de connaissances en déontologie et réglementation professionnelle. Cet article ne dispense pas, en revanche, de l’obtention d’un Master 2). Qui peut en bénéficier ? On voit parfois dans la presse des politiques devenir avocat. A titre d’exmple, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, agrégé en droit public, Jean-Michel Blanquer, a prêté serment pour devenir avocat. Direction le barreau de Paris ! Villepin, Dati, Copé, Mamère, Sapin, Cazeneuve ou encore Baroin font aussi partie des personnalités politiques ayant décidé d’enfiler la robe noire . Voici les métiers dont on parle : ▶️ Les notaires, les commissaires de justice, les greffiers des tribunaux de commerce, les administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires au redressement et à la liquidation des entreprises, les anciens syndics et administrateurs judiciaires, les conseils en propriété industrielle et les anciens conseils en brevet d'invention ayant exercé leurs fonctions pendant cinq ans au moins, ▶️ Les maîtres de conférences titulaires et les chargés de cours, s'ils sont titulaires du diplôme de docteur en droit, en sciences économiques ou en gestion, justifiant de cinq ans d'enseignement juridique en cette qualité dans les universités au sens du code de l'éducation, ▶️ Les juristes d'entreprise justifiant de huit ans au moins de pratique professionnelle au sein du service juridique d'une ou plusieurs entreprises, ▶️ Les fonctionnaires et anciens fonctionnaires de catégorie A, ou les personnes assimilées aux fonctionnaires de cette catégorie, ayant exercé en cette qualité des activités juridiques pendant huit ans au moins, dans une administration ou un service public ou une organisation internationale, ▶️ Les juristes attachés pendant huit ans au moins à l'activité juridique d'une organisation syndicale, ▶️ Les juristes salariés d'un avocat, d'une association ou d'une société d'avocats, d'un office d'avoué ou d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, justifiant de huit ans au moins de pratique professionnelle en cette qualité postérieurement à l'obtention du titre ou diplôme exigé pour l’exercice de la profession d’avocat, ▶️ Les collaborateurs de député ou assistants de sénateur ou de groupe parlementaire justifiant avoir exercé une activité juridique à titre principal avec le statut de cadre pendant au moins huit ans dans ces fonctions. 🧰 Parce que votre réussite nous tient à cœur, augmentez vos chances de valider votre année en découvrant toutes les ressources de la BOÎTE À OUTILS ( Flashcards juridiques , Fiches de droit , Livres de droit ). 💖 Recevez aussi des good vibes, des conseils confidentiels et réductions exclusives en recevant la NEWSLETTER DU BONHEUR.
- Bien-être en cabinet d’avocats : le guide complet pour (enfin) changer les choses
Ce sont des stagiaires ou avocats brillants, bosseurs, souvent passionnés. Et pourtant, de plus en plus d’avocats et de jeunes juristes quittent la robe, épuisés ou déçus. Cette profession prestigieuse attire autant qu’elle peut user, parfois. Pour les cabinets d'avocats, un nouveau défi s’impose : repenser en profondeur la manière de recruter, manager et faire durer les talents. Car derrière les discours sur la performance, un mot s’impose doucement, mais sûrement : bien-être. Sommaire : I. Le mal-être grandissant dans la profession d'avocat II. Ce que veulent vraiment les jeunes talents du droit III. 6 leviers concrets pour un cabinet plus humain IV. Vers un renouveau culturel dans la profession ? I. Le mal-être grandissant dans la profession d'avocat Burn-out, démissions, peur au ventre dès le lundi matin... Loin des fantasmes sur la robe noire, la réalité de nombreux avocats est marquée par l’épuise Selon notre enquête Pamplemousse sur le bien-être dans la profession d’avocat (2023), 67 % des jeunes avocats interrogés ont déjà songé à changer de voie, et près de 80 % estiment que leur travail à un impact négatif sur leur santé mentale. Charge de travail démesurée, manque de reconnaissance, absence de cadre : les causes sont multiples. Et elles ne concernent pas seulement les grandes structures. L’épuisement touche aussi bien les collaborateurs de cabinets à taille humaine que les avocats solos. À cela s’ajoute un sentiment d’isolement, de perte de sens, et une forme de solitude dans l’exercice professionnel, renforcée par un management parfois vertical, voire brutal. MAIS ATTENTION, cette profession des plus prestigieuses et passionnantes n'a pas dit son dernier mot. Grâce à certains cabinets, certains avocats (et Pamplemousse ?), elle évolue vers une pratique plus saine et heureuse. Avocat restera l'un des meilleurs métiers au monde ! II. Ce que veulent vraiment les jeunes talents du droit La génération Z refuse le pacte implicite : sacrifier sa vie privée pour « faire ses preuves ». Les résultats de notre enquête montrent que les leviers les plus demandés sont : de flexibilité (43 %), de reconnaissance (30 %), de conciliation vie pro/perso (42 %), de suivi managérial régulier (32 %), de salaire (45 %). Et pourtant, 17 % seulement déclarent avoir de la liberté dans leur quotidien professionnel. Ils n’ont aussi plus peur de dire non . Cette génération Z aspire à une carrière exigeante, pour certains oui, mais pas au prix de sa santé mentale. Plusieurs études le montrent : les jeunes praticiens du droit attachent aujourd’hui autant d’importance à la qualité du cadre de travail qu'à la rémunération. « J’aime le droit, mais je ne veux pas finir à 40 ans avec un burn-out, un divorce et une vie sans recul », confie une collaboratrice de 29 ans. Derrière ces témoignages, une exigence : être considéré comme un être humain, pas une ressource interchangeable. Nous avons posé la question à notre communauté de jeunes avocats et voici ce qui ressort des attentes : Top 5 des attentes exprimées par les jeunes avocats : Un management clair, respectueux et à l'écoute Une charge de travail soutenable et prévisible Des perspectives de progression réelles (compétences, autonomie, clientèle personnelles, devenir associé) Des outils modernes (logiciels, documentation, organisation) Une reconnaissance du travail accompli (feedback, visibilité, valorisation) Quand je recommande des formations en management à mes amis avocats associés, la plupart me regarde en faisant les gros yeux nous explique Augustin, fondateur de Pamplemousse. C'est donc gagnant-gagnant ! Dans le secteur du droit, ces enjeux deviennent stratégiques : recrutement, notoriété, même image client, tout est lié. III. 6 leviers concrets pour améliorer le bien-être Pour des équipes heureuses, et pour une performance globale du cabinet d'avocats plus importante, voici les leviers différents complémentaires à activer, en gardant à l'esprit qu'un avocat est avant tout... un être humain (avec ses peurs, ses besoins, ses ambitions, ses goûts, ses émotions... !). 1. Repensons les conditions de travail Des bureaux lumineux, des évènements informels (petits-déjeuner, séminaires, apéros, célébration des anniversaires et des succès...), une communication claire sur les attentes concernant les horaires (stop au présentéisme)… Rien de révolutionnaire, mais tout change quand on s’y met vraiment. ✅ Clé 1 – Instaurer un “rituel bien-être” hebdo Ex : chaque vendredi matin, café partagé sans ordre du jour, ou “brunch feedback” en équipe. Ce type de rituel détend, crée du lien et désacralise le rapport hiérarchique. ✅ Clé 2 – Clarifier les règles de déconnexion (par écrit) Ex : “Pas de mails après 19h” ou “Pas d’attente de réponse le week-end” inscrit dans une charte interne. Sinon, chacun interprète les attentes… et culpabilise. La déconnexion n'est pas juste un mot dans le règlement intérieur. Une vraie politique de mail off après 20h, des plannings clairs, des jours off imposés après certains dossiers… et des associés qui montrent l’exemple. 2. Management bienveillant ≠ laxisme Respecter, écouter, expliquer. Ce n’est pas faire preuve de faiblesse. C’est poser un cadre sain qui responsabilise chacun. Il faut form er les managers à l’écoute active et au feedback constructif. En effet, un bon avocat n’est pas nécessairement un bon manager. Or, 35 % des avocats identifient le management comme un facteur de mal-être. Former les associés à des techniques de communication non violente change la donne. ✅ Clé 1 – Pratiquer le feedback “1-2-1” toutes les 2 semaines 10 minutes en visio ou en live avec chaque membre de l’équipe : 1 point positif, 1 point à améliorer, 1 question ouverte. Et attention, comme dans un couple, ça se fait dans les deux sens ! : “Qu’est-ce que je pourrais améliorer dans mon management ?” "Comment je pourrais améliorer mes conclusions ?" ✅ Clé 2 – Systématiser le “brief + debrief” des dossiers sensibles Objectif : votre rôle est de faire grandir. Cela impose de coacher et non pas forcément corriger. Cotre but est de poser le cadre, réduire l’anxiété, éviter les non-dits… et renforcer la transmission des bons réflexes. Vous vous remercierez ! 3. Reconnaître l’individu derrière l’avocat Souplesse, émotions, écoute, individualisation des parcours : les meilleurs managers savent que chaque profil a ses forces et ses faiblesses. ✅ Clé 1 – Créer un mini-carnet “profil de collaboration” Format simple Notion ou papier à propos de vos collaborateurs (ou de votre associé) : objectifs, sources de stress, ambitions, mode de fonctionnement préféré. À compléter dès l’arrivée, à relire régulièrement. ✅ Clé 2 – Permettre des aménagements personnalisés sans justification Ex : “Mercredi matin off”, “home office 2 jours/semaine”, “travail en horaires décalés”. C’est la confiance qui crée la fidélité, pas le contrôle. Vos collaborateurs sont des libéraux, après tout. À vous de communiquer clairement sur vos attentes. 4. Donner du sens Partager une vision, mettre en valeur la mission du cabinet, aligner les dossiers avec les valeurs. Le sens est un moteur puissant pour la nouvelle génération de jeunes talents du droit. ✅ Clé 1 – Partager les coulisses et les victoires en équipe Ex : retour client, gain d’un dossier sensible, impact réel d’un contentieux gagné pour un entrepreneur. Cela donne de la chair au quotidien. ✅ Clé 2 – Organiser un “onboarding mission/valeurs” à chaque nouvelle arrivée Expliquez pourquoi le cabinet existe, en quoi il se distingue , et à quoi il veut contribuer . Le sens se transmet, il ne s’infuse pas. Votre histoire est un formidable liant ! 5. Repenser la charge de travail Le présentéisme n’est plus une preuve de loyauté. Réduire la pression sur les heures facturables, répartir les pics de charge, responsabiliser les clients sur les délais : tout cela augmente l’engagement… et diminue les erreurs. 6. Valoriser les moments d’équipe Un cabinet n’est pas qu’un lieu de production. Rituels, célébrations, team buildings, déjeuners mensuels créent un sentiment d’appartenance essentiel à la fidélisation. IV. Vers un renouveau culturel dans la profession ? Et si on changeait enfin de logiciel ? Le modèle pyramidal, le culte du sacrifice, les horaires déments, le manque de respect… Il est temps, pour quelques cabinets, de passer à autre chose. Les cabinets qui osent expérimenter Horaires flexibles, binômes intergénérationnels, temps partiels choisis, feedbacks inversés… Des pistes sérieuses et réalistes. Pour une nouvelle génération d’avocats fiers, alignés et solides On ne parle pas de confort, on parle d’avenir. Faire le choix du bien-être, c’est faire le choix de la durée, de la qualité et de l’excellence. Voici 3 actions allant vers le bien-être des collaborateurs (et stagiaires, sans oublier les assistants juridiques et salariés !) 1. Gide Loyrette Nouel et sa commission QVT Le cabinet Gide a créé une « Commission Qualité de Vie au Travail » composée d'avocats et de salariés. Cette commission propose des actions en faveur de l'inclusion, de la diversité et du bien-être au travail. Parmi les mesures adoptées : Allongement du congé maternité de deux semaines. Mise en place d'une salle de santé dédiée, notamment à l'allaitement. Formation au management pour les associés et counsels. Programme de mentorat pour les avocats collaborateurs et counsels. Ces initiatives visent à offrir un cadre de travail épanouissant et valorisant pour tous les membres du cabinet. 2. Norton Rose Fulbright et ton programme Breathe En 2018, Norton Rose Fulbright a lancé "Breathe", un réseau dédié au bien-être de ses collaborateurs. Ce programme aborde diverses thématiques liées au bien-être, notamment les congés parentaux, les relations humaines et le management. Ces initiatives visent à créer un environnement de travail plus sain et équilibré pour les avocats du cabinet. Whaou ! 3. Initiatives du Barreau de Paris Sous l'impulsion de la bâtonnière Julie Couturier, le Barreau de Paris a lancé les « chantiers de la collaboration » visant à améliorer les conditions de travail des avocats collaborateurs. Ces chantiers abordent des sujets tels que le statut des collaborateurs et la relation entre avocats et magistrats. À voir si le Barreau arrive à insuffler une nouvelle énergie ! Vers un mouvement collectif dans la profession Le mal-être ne doit plus être une fatalité. Pamplemousse a lancé un mouvement global pour valoriser les cabinets qui agissent. Tous les avocats que je rencontre accueille à bras ouverts cette initiative. Le besoin est profond de mettre un coup de pied dans la fourmilière et apporter ainsi un souffle nouveau affirme Augustin Mercier, fondateur de Pamplemouss et du Barreau-mètre. Avec Le Barreau-mètre , notre outil de classement participatif et transparent, nous permettons à chacun de voter pour les cabinets pour identifier ceux où il fait bon travailler. 👉 Découvrez-le ici : www.le-barreaumetre.fr Conclusion : transformer le cabinet en terre d’avenir Ce qui se joue ici, ce n’est pas qu’une simple question de RH ou de confort. C’est une réinvention du cabinet comme lieu de transmission, d’excellence, mais aussi d'épanouissement. C’est une invitation à aligner discours et pratiques. Car un cabinet qui prend soin de ses équipes attire les meilleurs, les fait grandir, et les garde. Un cercle absolument vertueux pour un stress diminué pour collaborateurs et associés/dirigeants et un business plus florissant.
- Un nouveau contrat d'apprentissage pour les élèves-avocats !
C’est officiel : les élèves-avocats pourront suivre leur formation en alternance dans le cadre d’un véritable contrat d’apprentissage. Votée à l’unanimité par le CNB le 11 avril 2025, cette réforme attendue de longue date ouvre la voie à une formation rémunérée, professionnalisante et plus juste. Une avancée sociale majeure pour toute une génération d’apprenants. SOMMAIRE : I. Ce que change concrètement ce statut II. VIDEO : Le statut d'apprenti de l'élève-avocat. III. Une réforme pensée pour sécuriser et professionnaliser IV. Une avancée attendue depuis longtemps V. Pourquoi cette réforme est-elle importante ? C’est une décision historique qui a été prise le 11 avril 2025 : le Conseil national des barreaux (CNB) a voté à l’unanimité la création d’un statut d’élève-avocat apprenti . Cette réforme pourrait transformer en profondeur l’expérience de formation à l’école d’avocats. Télécharger le rapport de l'AG du CNB sur le Statut de l’élève avocat et contrat d’apprentissage : I. Ce que change concrètement ce statut d'apprenti pour un élève-avocat En l’absence de statut, les élèves-avocats étaient exclus à la fois du statut d’étudiant, de jeune travailleur et de demandeur d’emploi. Cela les privait de nombreuses aides sociales et renforçait leur précarité. Il ne bénéficie d’aucune protection sociale liée à une activité professionnelle et finance souvent seul les 18 mois de formation à l’EDA. ❌ CROUS, ❌ bourses, RSA ❌ RSA ❌ Prime d’activité, etc Résultat : certains renoncent à leur vocation, faute de moyens. « Nous sommes régulièrement alertés de situations dramatiques : élèves qui dorment dans leur voiture, ou qui ne mangent que grâce aux banques alimentaires. » expliquent Pauline Girerd, élue FNUJA et membre de la commission Formation du CNB, et Niels Bernardini, président de la FNUJA (à la Gazette du Palais). Avec le nouveau statut, cela change. Désormais, les élèves volontaires pourront signer un contrat d’apprentissage avec un cabinet d’avocats . Ce contrat leur offrira : Un véritable statut de salarié , Une rémunération légale pendant la formation, Une présence renforcée en cabinet durant 12 mois , contre 6 aujourd’hui. 👉 Le contrat d’apprentissage permettra ainsi à l’élève de suivre sa formation sans en supporter le coût , tout en s’immergeant durablement dans la réalité du métier. II. VIDEO : Le statut d'apprenti de l'élève-avocat Kyllian GUINOT, élève-avocat et représentant EDA Aliénor Bordeaux nous décrit en quelques mots en quoi ce vote du CNB est révolutionnaire et les conséquences de ce nouveau statut d'apprenti pour les élèves-avocats. III. Une réforme pensée pour sécuriser et professionnaliser l'élève-avocat Portée par Paule Aboudaram , présidente de la commission formation professionnelle du CNB, cette réforme repose sur un modèle tripartite : élève, cabinet d’accueil et école d’avocats devront tous donner leur accord. Et pour celles et ceux qui préfèrent le modèle actuel, rien n’est imposé : la formation via une convention de stage classique reste possible. 🎯 L’objectif est clair : offrir plus de sécurité aux élèves , tout en renforçant les liens avec la profession et en facilitant l’installation ou l’embauche à l’issue de la formation . IV. Une avancée attendue depuis longtemps Ce sont les syndicats d’avocats (notamment essentiellement la FNUJA et le SAF) et des associations d’élèves avocats comme l’AREAF qui ont porté le flambeau de cette avancée. Cette mesure est le fruit d’un long travail. Elle représente un tournant vers une formation plus équitable, plus professionnelle et plus accessible . " Leur exclusion à la fois du statut d’étudiant et de celui de demandeur d’emploi ou jeune travailleur, et de toute reconnaissance spécifique accentue gravement la précarité dans laquelle ils se trouvent" témoignent Pauline Girerd et Niels Bernardini. « C’est une réforme importante pour tous les élèves-avocats » , a déclaré Paule Aboudaram, en soulignant son impact à la fois social et professionnel. Avantages du contrat d’apprentissage à mettre en valeur dans une infographie ou un encadré : Rémunération pendant toute la formation Accès aux aides jeunes travailleurs (prime d’activité, cotisations retraite) Renforcement du lien avec le cabinet Possibilité de prolonger le contrat après le CAPA Pérennisation du lien cabinet ↔ élève pour une collaboration future Bénéfices pour les écoles : aides publiques, lien renforcé avec les professionnels Bénéfices pour la profession : valorisation du diplôme RNCP niveau 7 « Le statut de l’apprentissage présente des avantages pour l’ensemble des acteurs » Chez Pamplemousse, nous saluons cette décision forte et nécessaire. 🔍 Découvrir notre annuaire des écoles d’avocats et mieux comprendre les étapes de la formation, consultez notre page dédiée. V. Pourquoi cette réforme est-elle importante ? Cette réforme permettant de signer un contrat d'apprentissage est importante à plusieurs niveaux. Elle vise à : Réduire la précarité des élèves (statut plus protecteur !) Rendre la formation plus accessible financièrement, Renforcer les liens entre les futurs avocats et la profession, Favoriser l’embauche à l’issue de la formation. En résumé Cette réforme n’est pas une réponse ponctuelle, mais bien un changement structurel . En offrant un statut clair, des droits, une rémunération et une visibilité à ses élèves, la profession se dote d’un levier puissant pour recruter, former et fidéliser la relève. Et elle envoie un message simple, mais fort : un élève-avocat n’est pas un “entre-deux” — c’est un futur avocat, et il mérite d’être traité comme tel. Chez Pamplemousse , nous saluons cette décision avec conviction, et nous continuerons à accompagner celles et ceux qui se lancent dans cette aventure exigeante qu’est la formation à la profession d’avocat.
- [GUIDE] 10 astuces pour trouver un stage juridique
Orientation > Métiers juridiques Chercher et trouver un stage quand on est étudiant en droit n'est pas une mince affaire. Pourtant, les stages juridiques comptent sur un CV ! Non seulement pour avoir un premier aperçu du secteur ou du quotidien du métier qui vous intéresse, mais aussi pour augmenter votre attractivité une fois diplômé. Voici donc nos 10 astuces pour trouver un stage juridique (c’est cadeau). Sommaire : Pourquoi faire un stage en droit ? I/ Conseil 1 : Ciblez vos recherches de stage II/ Conseil 2 : Organisez vos recherches de stage III/ Conseil 3 : Préparez et adaptez votre CV IV/ Conseil 4 : Personnalisez votre lettre de motivation V/ Conseil 5 : Utilisez Internet et les réseaux sociaux VI/ Conseil 6 : Ne négligez pas les méthodes de recherches traditionnelles VII/ Conseil 7 : Envoyez des candidatures spontanées VIII/ Conseil 8 : Ne vous limitez pas IX/ Conseil 9 : Préparez-vous aux entretiens X/ Conseil 10 : Prenez de la hauteur pour ne pas vous décourager En résumé, comment trouver un stage juridique ? Étudiants en droit et bébés juristes, avez-vous déjà entendu ce bruit de couloir selon lequel il faut « AB-SO-LU-MENT faire des stages pendant ses études » ? Si oui (les autres, ne vous inquiétez pas, vous allez bientôt l’entendre…), savez-vous pourquoi il est aussi important de réaliser un stage au cours de votre cursus ? Non ?! Eh bien, restez, vous êtes au bon endroit ! La Team Pamplemousse va vous expliquer pourquoi vous devez impérativement réaliser des stages, et surtout, vous donner les meilleurs conseils et astuces pour décrocher LE stage de vos rêves. Pourquoi faire un stage en droit ? Pour mettre en application les notions étudiées en faculté Le stage, qu’il soit obligatoire ou facultatif, permet de mettre en application les notions et les mécanismes vus durant les années d’études supérieures. En effet, les études de droit sont longues et vous allez apprendre beaucoup de notions, principes, exceptions, etc., qui seront parfois (souvent) abstraits ou complexes. Dans ce cadre, le stage permet de mieux comprendre et appréhender la théorie enseignée par vos enseignants. D’ailleurs, certains maîtres de conférence disent que la faculté est l’antichambre du monde du travail ! Vous devez donc vous préparer afin de ne pas arriver sans bagages sur un marché aujourd’hui très concurrentiel. Pour compléter vos connaissances et vos compétences pratiques Le stage est aussi un excellent moyen de : ● ✅ compléter vos connaissances : sauf si vous avez prévu de terminer vos études à 75 ans, vous ne pourrez jamais tout étudier dans les moindres détails ; ● ✅ développer des compétences pratiques et des savoir-être : il y a des choses qui ne s’apprennent pas à la faculté, comme échanger avec un collaborateur ou gérer un conflit avec un client dans un cabinet. Pour avoir un meilleur dossier face à la sélection en master Depuis la réforme des masters, la sélection est rude pour les masters 1 : avoir un excellent dossier est donc une question de survie. Et quoi de mieux pour pimper votre CV que des stages ? Pensez « différenciation ». Les recruteurs voient passer des dizaines, voire des centaines de CV par jour. Or, si vous voulez sortir du lot, il faut un élément qui va interpeller la personne qui lira votre CV. Cet élément peut justement être un stage, qui vous aura permis de développer X et Y compétences, ce qui sera en parfaite adéquation avec le master que vous demanderez. Et qui sait, peut-être qu’un stage chez Pamplemousse sera THE élément qui fera la différence pour votre candidature de master ! Pour avoir un aperçu du quotidien des professionnels du droit Enfin (et surtout ?), le stage permet d’avoir un aperçu du quotidien des professionnels du droit. Eh oui, au risque de vous décevoir, la vie d’Annalise Keating ne représente pas forcément le quotidien de tous les avocats… Il est donc préférable de confirmer (ou non) votre volonté de rejoindre une profession ou un secteur avant d’y rester pour les 40 années à venir (même s’il vous sera évidemment toujours possible — avec plus ou moins de facilités — d’en changer). Cette expérience de stage peut être un tremplin extrêmement important pour une carrière, alors avant de devenir le Yoda de la workplace, il vaut mieux être un(e) « trainee » (à prononcer en anglais !). « Prendre conscience de l’environnement de travail et le quotidien d’un métier est fondamental quand on est étudiant. Il est important de très vite savoir si vous êtes capable de vous projeter dans la profession plus tard. Vous allez en effet devoir choisir une profession qui va vous demander des années de travail et de sacrifices. Alors autant choisir la bonne ! » déclare Augustin. I/ Conseil 1 : Ciblez vos recherches de stages 🧠 Avant de postuler partout, il faut RÉFLÉCHIR et cibler votre recherche de stage ! Quel type de stage ? Quelle structure ? Quelle durée ? Une rémunération ? Posez-vous les bonnes questions pour être sûr d’avancer dans la bonne direction. Votre temps est précieux : ne le gâchez pas à courir après des stages sans aucun rapport avec vos projets. Pour ne pas vous noyer dans la diversité de la filière juridique et ses multiples professions, commencez par répondre à ces 3 questions : quoi ? Quand ? Où ? Quel type de stage juridique ? La première question que vous devez vous poser est : quel type de stage m’intéresse ? Entre ce que vous souhaitez, ce que vous cherchez, et ce que vous devriez faire, il peut y avoir un véritable fossé ! Pour bien répondre à cette première interrogation, vous devez prendre en compte plusieurs paramètres : ● 📚 les matières que vous appréciez ; ● 🏫 le secteur dans lequel vous aimeriez travailler ; ● 👩⚖️ votre projet professionnel ; ● 💪 vos capacités ; ● 🎓 votre niveau d’études, etc. Ce dernier point n’est pas négligeable : un premier stage de découverte en L1 Droit n’a rien à voir avec le stage final de l’élève-avocat. Même si vous êtes très motivé, vous devez comprendre qu’il n’est pas possible de demander tout et n’importe quoi au début de vos études. C’est pourquoi il est primordial de délimiter avec précision votre stage. Plus votre recherche est intelligente, plus vous aurez de chances d’obtenir le stage de vos rêves. Cela apporte de la cohérence à votre recherche et ça, c'est primordial aux yeux d’un recruteur. Avant de postuler, soyez donc réaliste et objectif : votre capacité à décrocher un stage en dépend ! Combien de temps doit durer mon stage ? D’après une étude menée par Jobteaser, 84 % des étudiants déclarent qu’un stage doit durer 6 mois pour qu’il soit pleinement formateur. En effet, plus votre expérience sera longue, plus vous apprendrez, gagnerez en autonomie et serez efficace. Autrement dit, pour augmenter au maximum vos chances d’employabilité, privilégiez les stages longs. Toutefois, si cela n’est pas compatible avec votre emploi du temps, ne négligez pas les stages de 2 mois (308 heures maximum). Ils ne sont pas obligatoirement rémunérés, mais vous devez garder votre objectif en tête : être formé pour gagner de la valeur sur le marché du travail. Où faire mon stage ? La dernière question importante pour bien cibler vos recherches est : où souhaitez-vous réaliser votre stage ? Faire un stage en France Si vous souhaitez réaliser votre stage en France, allez-vous chercher à rejoindre une entreprise ? Une administration ? Une étude ? Des juridictions ? Un cabinet ? Lequel ? Un gros cabinet d’avocats ou une petite étude de notaires ? Sur quelle zone géographique ? Avez-vous la possibilité de changer de région ? Il existe une multitude de secteurs juridiques dans lesquels il est possible d’effectuer un stage. Toutefois, certains sont forcément plus adéquats avec votre projet professionnel. Typiquement, un étudiant souhaitant devenir notaire devra impérativement réaliser un stage au sein d’un office notarial. Il peut tout à fait compléter ses compétences en réalisant des stages dans différentes structures, mais sa priorité sera de trouver un stage en lien avec le notariat. Faire un stage à l’étranger En droit, il est tout à fait possible de réaliser un stage à l’étranger*. Et soyons honnêtes, entre « métro, boulot, dodo » et « vélo, boulot, plage et cocotiers », le choix est vite fait ! Bon, cela dépend aussi de votre destination… Plus sérieusement, faire un stage à l’étranger peut être un véritable atout pour votre CV : 1. 🗣️ Vous apprenez et/ou renforcez une nouvelle langue : en fonction de votre projet professionnel, la maîtrise d’une ou plusieurs langues étrangères sera parfois indispensable. Dans ce cadre, vous apporterez une véritable plus-value à votre candidature ! ; 2. 👔 Vous acquérez des compétences professionnelles : le stage à l'étranger vous offre l'opportunité d'acquérir de nouvelles compétences professionnelles et de développer votre expertise dans votre domaine. Vous pourrez apprendre des méthodes de travail différentes, découvrir de nouvelles technologies, et vous familiariser avec les pratiques juridiques internationales ; 3. 🌎 Vous développez un réseau professionnel international : travailler à l'étranger vous permet de vous constituer un réseau professionnel non négligeable. Vous pouvez établir des contacts avec des professionnels du secteur dans le pays d'accueil, ce qui peut être bénéfique pour votre carrière future (et oui, il faut y penser !). Ces relations pourront vous offrir des perspectives internationales. Et la réputation de l’employeur, est-ce important ? Eh bien, dans certains domaines, le nom de vos employeurs peut être déterminant. L’idée est simple : si votre employeur est réputé et s’il vous a pris, c’est un bon signal pour le prochain employeur qui étudiera votre candidature. En revanche, ne confondez pas réputation et qualité d’expérience : un stage dans une entreprise renommée n’est pas nécessairement synonyme d’apprentissage qualitatif. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains (beaucoup ?) étudiants privilégient les petites structures (moins de monde, donc plus de responsabilités). Quoi qu’il en soit, vous devez faire votre choix en fonction de vos aspirations : ● si vous rêvez d’être juriste, privilégiez les offres en entreprise ; ● si vous prévoyez d’être un futur ténor du barreau, alors toquez aux portes des meilleurs cabinets ! Une fois que votre goal est défini, il est temps de vous mettre à la recherche du stage. Un stage est-il obligatoirement rémunéré ? Tous les stages ne sont pas rémunérés. D’ailleurs, en stage, on parle de gratification. L’entreprise qui vous reçoit n’a aucune obligation de vous en verser une exceptée si, au cours de la même année scolaire ou universitaire, la durée de votre stage est supérieure : ● 🤑 soit à 2 mois consécutifs (= 44 jours, à raison de 7 heures par jour) ; ● 🤑 soit à partir de la 309ᵉ heure de stage (même s'il est effectué de façon non continue). Par conséquent, si vous recherchez impérativement un stage rémunéré, vous devrez vous inscrire dans l’une des deux situations précédentes. Encore une fois, lisez attentivement les offres de stage pour ne pas perdre de temps sur des propositions qui ne vous conviendront pas ! Découvrez les conseils de nos abonnés pour trouver un stage II/ Conseil 2 : Organisez vos recherches de stage 📋 Les pépins, organisez vos recherches de stage, cela vous évitera de vous perdre parmi les candidatures et de confondre deux entreprises par téléphone ou par mail ! Une fois que vous avez ciblé les offres auxquelles postuler, avant d’envoyer des CV et des candidatures spontanées, créez un tableau qui vous permettra de savoir : ● 🌎 Où vous postulez (nom de l’entreprise + ville/arrondissement) ; ● 🧍 Auprès de qui vous postulez (informations sur le recruteur [nom, prénom, mail]) ; ● 📅 Quand vous avez postulé, et donc, quand vous pouvez relancer le recruteur ; ● 🕚 La durée du stage ; ● 🔤 L’inutile du poste occupé (et pourquoi pas, les principales missions). Exemple de tableaux de suivi de candidatures : Vous pouvez également ajouter une colonne pour préciser les modalités de candidature (email, lettre, candidature spontanée, etc.), la date de réponse ou encore la date d’entretien. Libre à vous d’organiser votre tableau comme vous le souhaitez. III/ Conseil 3 : Préparez et adaptez votre CV 📨 Le CV (curriculum vitae pour les puristes) est votre pièce d’identité professionnelle, donc vous devez IM-PÉ-RA-TI-VE-MENT le préparer et l’adapter pour chaque offre. Pourquoi faut-il adapter son CV à l’offre de stage ? Adapter son CV à l’offre de stage, c’est montrer au recruteur que vous êtes rigoureux, motivé et intéressé. Auriez-vous envie de recevoir votre chocolat chaud au Starbucks avec le mauvais prénom ? Ou votre commande McDo avec le mauvais menu ? (Oui, on est un peu gourmands ici…). Eh bien, envoyer un CV inadapté à un recruteur envoie le même message : vous n’êtes ni attentif ni intéressé, ce qui ne donne pas envie de vous rappeler ! Mettez-vous à la place de la personne qui va lire votre CV : elle a envie de voir une personne qui souhaite réellement apprendre et aider l’entreprise, plutôt qu’un étudiant qui cherche juste à valider une année. Personnaliser votre CV au regard de l’offre de stage montre que : ● ✅ Vous avez lu l’annonce avec attention ; ● ✅ Vous estimez à juste titre que vos compétences et qualités conviennent pour le poste ; ● ✅ Vous êtes convaincu de pouvoir répondre aux attentes et besoins de l’organisme ; ● ✅ Vous êtes motivé pour intégrer l’équipe. Comment adapter son CV à l’offre de stage ? Pour adapter votre CV à une offre de stage, il y a 3 règles d’or à respecter : 1. Analyser l’offre : vous devez comprendre quelles sont les missions, les besoins ainsi que les compétences et qualités recherchées. Ainsi, vous saurez quels points sont à mettre en avant sur votre CV. Par exemple, si vous cherchez un stage en droit privé, n’hésitez pas à mentionner quelques matières propres à ce domaine plutôt qu’écrire simplement « Licence Droit » ; 2. Intégrer des éléments propres à l’entreprise sur votre CV : utilisez le vocabulaire de l’entreprise, reprenez ses couleurs, son logo, etc. Montrez que vous avez un réel intérêt pour le stage ! ; 3. Lier les expériences : montrez que vos expériences passées sont utiles pour le stage. Par exemple, vous avez forcément appris à maîtriser des outils de bureautique ou des bases de données juridiques, ce qui sera à mettre en avant sur votre CV pour ce fameux stage en veille réglementaire et procédure. Globalement, pensez à détailler les expériences pour mettre en exergue les points susceptibles d’intéresser le recruteur. Ainsi, plutôt que de noter simplement que vous avez réalisé un stage en données personnelles pendant 6 mois, ajoutez quelques lignes en dessous pour détailler les missions. Comment bien préparer son CV ? Pour bien préparer votre CV, il y a plusieurs règles de forme et de fond que vous devez respecter. Eh oui, un CV personnalisé ne suffira pas si vous oubliez des informations essentielles ou si vous négligez la présentation…. Que mettre dans un CV ? Pour trouver un stage, votre CV doit contenir toutes les informations qui permettront au recruteur de juger votre profil. Vous n’envoyez aucun CV sans les éléments suivants, deal ? ● 📋 Vos coordonnées : nom, prénom, ville de résidence, numéro de téléphone et email (ce serait dommage qu’un employeur ne puisse pas vous contacter, car vous avez oublié de mettre votre numéro…) ; ● 👨💼 Une présentation rapide : en une phrase ou deux, indiquez quels sont vos objectifs et ce que vous recherchez ; ● 📨 Votre expérience professionnelle : ici, vous devez exposer toutes vos expériences passées ou en cours, en commençant par la plus récente. Il est impératif d’inclure le nom de l’entreprise, le poste occupé, les dates d’emplois ainsi qu’une petite description des tâches réalisées ; ● 🎓 Votre formation académique : en droit, le parcours scolaire peut s’avérer déterminant pour un recruteur. Mentionnez votre parcours et les diplômes que vous avez obtenu, toujours en commençant par le plus récent. Soyez précis en indiquant le nom de l’établissement, le niveau d’études ainsi que le domaine concerné. Si vous cherchez un stage dans un cabinet en droit du travail, c’est important de mentionner votre fameux M1 en Droit social ! ; ● 👔 Vos compétences : listez les compétences qui sont les plus pertinentes au regard du stage que vous souhaitez obtenir. Compétences techniques, compétences informatiques… Tout est bon à prendre ! Toutefois, évitez les compétences classiques types « ponctuel », ce n’est pas une réelle compétence, c’est du savoir-être et c’est normal de l’être ! Vous devez mettre en avant des compétences qui vous sont propres et qui sont en lien direct avec le poste visé ; ● 🗣️ Langues : incluez ici les différentes langues que vous maîtrisez en indiquant votre niveau actuel. Pour un stage à l’étranger, cette information peut s’avérer déterminante ! ; ● 👀 Centres d’intérêt : c’est la partie un peu plus fun du CV, c’est un moyen de montrer au recruteur votre personnalité, mais aussi certaines compétences. Typiquement, on évite les activités trop basiques comme « cinéma », cela n’indique aucune compétence si ce n’est celle de rester assis devant un écran. En revanche, mettez en avant une activité artistique ou sportive, qui suppose que vous avez un bon esprit d’équipe, une résilience infaillible ou encore une énergie positive ; ● 🗂️ Vos références : cette partie est facultative, peu de personnes pensent à l’inclure. Cependant, si vous avez de sérieuses références et d’anciens responsables qui ont apprécié votre travail, c’est une sorte de garantie pour le recruteur, alors n’hésitez pas à demander à vos anciens responsables s'ils peuvent apparaître dans votre CV. Rien n’oblige le recruteur à les contacter, mais c’est cela reste un atout en plus sur votre document. Comment présenter un CV ? Votre CV doit être clair, ordonné et bien structuré. ● Choisissez une police plutôt classique (Times New Roman ou Arial). Vous êtes en droit, non en graphisme ; ● Optez pour une police ni trop petite ni trop grande ; ● Aérez votre CV. Il faut seulement quelques secondes à un recruteur pour savoir s’il retient votre CV, alors s’il n’arrive pas à le lire… Le choix sera vite réglé ; ● Privilégiez les CV avec une photo neutre, qui vous met en valeur et qui dégage une bonne énergie (petit tips : le bleu est une couleur qui inspire confiance 🤝). Les recruteurs apprécient le fait de mettre un visage sur un profil et en plus, ça humanise votre candidature. IV/ Conseil 4 : Personnalisez votre lettre de motivation Pourquoi personnaliser une lettre de motivation ? Il est essentiel de personnaliser votre lettre de motivation pour trouver un stage, car c’est ce document qui mettra en avant votre personnalité, vos projets et vos expériences. C’est THE élément qui permettra au recruteur de faire la différence entre vous et un autre candidat. Et ça veut dire quoi, « personnaliser » une lettre de motivation ? Cela consiste à adapter votre lettre à la structure dans laquelle vous souhaitez réaliser votre stage. Autrement dit, pour chaque entreprise ou organisme, vous devez mettre en avant différents points de votre personnalité et de vos expériences en les liant aux besoins de la structure. Oui, on le sait, cette mission peut s’avérer fastidieuse et la tentation de n’avoir qu’une seule lettre de motivation est grande… Mais croyez-en notre expérience, d’après nos recherches et nos échanges avec des professionnels (notamment pour la production du Pack Master), c’est une des pires erreurs à commettre dans une recherche de stage ! L’idée est simple : au-delà de vos compétences, les recruteurs ont besoin de savoir pourquoi vous voulez rejoindre leur équipe et pas une autre. Ils doivent comprendre pourquoi vous voulez intégrer leur structure, ce que vous pourriez leur apporter, pourquoi votre profil est parfaitement adapté, et surtout, pourquoi ils doivent vous recruter. Attention : l’art de la flatterie est subtil ! Faites-le avec parcimonie, sinon, vous obtiendrez certainement l’effet inverse ! Comment personnaliser une lettre de motivation ? Pour personnaliser une lettre de motivation, il faut lire l’offre de stage puis adapter vos compétences, vos qualités et vos expériences aux besoins de la structure. En gros, vous devez montrer que vous êtes le match parfait ! Il existe différentes structures de lettre de motivation, c’est à vous de trouver celle qui vous correspond le mieux. Voici un mode d’emploi que vous pouvez reprendre et adapter : Mode d’emploi pour une lettre de motivation personnalisée Sur la forme ● En haut à gauche : vos coordonnées, à l’instar du CV ; ● En haut à droite, mais un peu plus bas : la date et le lieu de rédaction, puis les coordonnées de l’établissement ; ● À gauche, sous les coordonnées : l’objet, « candidature au poste de … » ; ● Elle doit faire une page maximum. Sur le fond 1) Paragraphe d’introduction (le « vous ») : il s’agit de montrer au recruteur que vous avez saisi les attentes et les besoins de la structure, que vous savez pourquoi vous postulez pour ce stage, et surtout, que vous n’êtes pas là par hasard ! 2) Paragraphe sur vos qualifications et compétences (le « moi ») : ici, vous devez mettre en avant votre parcours académique et professionnel. Vous devez parler de vous, de vos compétences, vos expériences, vos qualités et même vos traits de caractère. En gros, vous devez convaincre votre interlocuteur que vous êtes fait pour le stage ! 3) Paragraphe sur votre potentielle relation avec l’entreprise (le « nous ») : là, vous devez montrer tout votre intérêt pour le stage ainsi que l’investissement dont vous allez faire preuve dans cette future relation. Expliquez ce que vous pouvez apporter au stage, à l’entreprise. 4) Paragraphe de conclusion : résumez brièvement les informations importantes avec enthousiasme. Vous pouvez également indiquer ici que vous êtes disponible pour un entretien. 5) Formule de politesse : utilisez une formule adaptée et surtout appropriée afin de conclure votre lettre. N’oubliez pas de personnaliser en incluant le nom de votre recruteur (facilement trouvable sur internet). Enfin, apposez votre signature. Et comme chez Pamplemousse, on ne veut que votre réussite, on vous délivre quelques conseils d’écritures et notamment les erreurs à éviter : ● ❌ Évitez le fameux « bien cordialement ou cordialement ». Beaucoup pensent que c’est la formule parfaite pour clôturer un mail, mais en réalité, cette formule n’est pas assez formelle. Privilégiez des formules telles que « respectueusement », ou « avec mes remerciements » ; ● ❌ Évitez le classique « Madame, Monsieur », cette formule étant réservée aux adresses mails génériques ou lorsque vous ne savez pas qui est le destinataire direct. Si vous avez l’info, personnalisez la lettre avec le nom du destinataire. C’est plus respectueux et le recruteur ne se dira pas que vous avez envoyé cette même lettre à 15 autres personnes ; ● ✅ Utilisez des mots-clés présents dans la description de l'offre d'emploi pour montrer que vous répondez aux critères recherchés ; ● ✅ Mettez en avant vos initiatives personnelles, ne les négligez pas ! Vous avez suivi des cours à l’étranger, une formation à distance en plus de vos cours, ce sont de bons éléments (pensez concurrence entre candidats et différenciation ! Cela peut faire ressortir votre profil du flot de candidature). V/ Conseil 5 : Utilisez Internet et les réseaux sociaux 📱 Aujourd'hui, Internet et les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Indeed, etc.) sont devenus d’excellents moyens pour trouver des stages. En réalité, ces outils sont même indispensables si vous voulez augmenter vos chances de trouver THE stage ! Négliger ces ressources, ce serait comme faire une course d’orientation en laissant volontairement sa boussole de côté : irresponsable ! Mais alors, comment trouver le stage de ses rêves grâce à Internet ? Consultez des plateformes de recherche d’emplois Pour trouver un stage juridique sur Internet, vous pouvez commencer par consulter des plateformes de recherche d’emplois, telles que Indeed, Studentjob ou HelloWork. Inscrivez-vous, mettez un CV à jour sur la plateforme et si possible, créez une alerte qui vous enverra des notifications/mails en cas d’annonces susceptibles de vous intéresser. Les offres sont très variées, puisqu’elles ne se limitent pas seulement au domaine juridique. Néanmoins, si vous utilisez les filtres correctement et si vous mettez les bons mots-clés dans la barre de recherche, vous devriez trouver des offres de stage en lien avec vos projets. Consultez des sites web spécialisés en droit Au-delà des plateformes traditionnelles, il existe également des sites web qui sont spécialisés en droit, tels que Carrières juridiques ou le Village de la justice. Vous y trouverez probablement plus d’offres de stage en lien avec vos projets. Par exemple, vous pourrez trouver votre bonheur sur le groupe d’offres de Stages, emplois et collaborations juridiques - Bordel de droit. Encore une fois, ne négligez aucune fonctionnalité sur ces sites (alertes par thématiques, etc.). Contactez les entreprises sur les réseaux sociaux Internet ne se limite pas aux sites d’offres d’emplois : les réseaux sociaux, qu’ils soient professionnels (LinkedIn) ou non (Facebook, Instagram) sont un excellent moyen de trouver un stage juridique ! Par exemple, sur LinkedIn, vous pouvez directement trouver la personne chargée du recrutement. Mettez-vous en mode stalking et écrivez-lui (poliment) un message ! Mieux, écrivez au boss ou au responsable du département. L’audace peut payer (et elle paye souvent !). Pensez à vous servir de votre profil LinkedIn comme vitrine et comme moyen de communication. Imaginez : vous rencontrez, par pur hasard, un potentiel recruteur. Malheureusement, vous n’avez pas de CV à proximité… Peu importe, si votre profil LinkedIn est à jour, il lui suffira de lui donner votre contact ! Aussi, certaines entreprises publient parfois des offres, d’autres en parlent en stories ou dans des posts. Commencez donc à suivre sur Facebook ou Instagram les cabinets et/ou entreprises en lien avec votre domaine de recherche, mais aussi les comptes d’avocats, de juristes, de médias juridiques, etc. Par exemple, chez Pamplemousse, nous publions parfois des offres de stages en stories, ou dans notre newsletter du samedi matin. Alors suivez-nous sur Instagram pour ne rien rater, et inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir votre dose de vitamines tous les week-ends ! Utilisez les ressources en ligne de votre établissement universitaire Les ressources en ligne de votre établissement universitaire peuvent aussi être un bon moyen de trouver un stage juridique. En effet, certaines facultés ont un onglet dédié sur leur site où elles proposent des offres de stage. Parfois, elles peuvent également vous mettre en lien avec des recruteurs grâce à leurs listes de partenaires. Ne négligez aucune source de recherche ! Enfin, en dehors d’Internet, votre faculté peut aussi avoir un service dédié aux stages ou aux conseils en orientation professionnelle (il s’agit souvent du service universitaire d’information et d’orientation [SUIO]). N'hésitez pas à les contacter pour obtenir de l'aide dans votre recherche. VI/ Conseil 6 : Ne négligez pas les méthodes de recherches traditionnelles 📰 Bien qu’on soit à l’ère du numérique, pour trouver un stage en droit, il ne faut pas négliger les méthodes de recherches traditionnelles ! Même si avec Internet, tout se trouve assez « facilement », les petites annonces et les magazines ne sont pas à jeter pour autant. Exploitez votre réseau personnel Le réseautage, aka la méthode ancestrale, est encore et toujours un excellent moyen de trouver un stage. Cette technique consiste à développer et à exploiter son réseau de connaissances (famille, proches, collègues, etc.), notamment à des fins professionnelles. Que ce soit autour d’un verre, entre amis, lors d’un dîner de famille ou même lors d’un cours, ne négligez pas l’importance du réseautage. L’information que vous recherchez un stage finira sûrement par tomber dans l’oreille de quelqu’un et peut donc conduire à vous mettre en relation avec les bonnes personnes. Qui sait ? Peut-être que votre grand-mère connaît l’ami de l’ami de votre futur employeur ! Comme l’expression le dit : « le monde est petit », et votre entourage a certainement des connaissances importantes, dont vous ne vous doutez même pas. Et que faire si je suis en L1, et que je n’ai pas de réseau ? Si vous êtes en L1 et que vous recherchez votre premier stage, il est évident que vous n’aurez pas le même réseau qu’une personne en master 2. Néanmoins, ne vous découragez pas : un réseau, ça se construit. Appliquez nos conseils, parlez de votre stage autour de vous, envoyez des candidatures spontanées, etc. Vous allez y arriver et toute la Team croit en vous ! Participez à des événements et à des conférences juridiques Pour trouver un stage juridique, quoi de mieux que de participer à des événements ainsi qu’à des conférences juridiques ? C'est une excellente occasion de rencontrer des professionnels du secteur, d'établir des contacts qui pourraient vous aider à trouver un stage, et même vous servir tout au long de votre parcours. Toute l’année, de nombreux événements sont organisés tels que le forum des carrières juridiques, la journée du Management juridique, ou encore les conférences de l’association française des juristes d’entreprises (AFJE). Alors, qu’attendez-vous pour vous inscrire, enfiler un costume ou un tailleur (jamais les deux à la fois), prendre vos documents et aller à la rencontre de professionnels et recruteurs ? Allez toquer aux portes N’attendez plus que le stage vienne à vous, mais allez vers votre stage en toquant aux portes des cabinets, des tribunaux, des associations, des organismes publics, etc. N’attendez pas que les annonces soient postées, allez décrocher votre stage ! Les grandes villes (et même les plus petites parfois) ne manquent pas de cabinet d’avocats et entreprises, qui sont constamment à la recherche de bons stagiaires. Évidemment, il faut multiplier l’opération : ce n’est pas parce que deux ou trois recruteurs ne vous rappellent pas qu’il faut stopper les recherches, bien au contraire ! Ne vous relâchez jamais, car la persévérance paie toujours. Munissez-vous de votre plus beau CV et de votre plus belle lettre de motivation, rendez-vous directement sur place et présentez votre profil et votre recherche. Prenez le temps d’échanger (sauf si personne n’est disponible pour le faire), car il ne faudrait pas laisser penser que vous jetez des CV à toutes les structures qui vous ouvrent ! Et même si le recruteur ne cherche pas de stagiaire sur le moment, il se souviendra de vous et n’hésitera pas à vous rappeler si le besoin se présente à lui. On le répète, vous pouvez rencontrer votre futur employeur n’importe où, n’importe quand et n’importe comment. Ayez donc toujours l’oreille attentive, et les yeux grands ouverts, même dans des lieux qui ne sont pas, aux premiers abords, destinés à faire des rencontres professionnelles. VII/ Conseil 7 : Envoyez des candidatures spontanées 📮 Pour trouver votre stage, n’attendez pas que les offres soient publiées : soyez actif et envoyez des candidatures spontanées. Même si aucune offre de stage n’est publiée par la structure qui vous plait, cela ne veut pas forcément dire qu’elle ne peut pas vous accueillir ! En réalité, soumettre votre candidature à une entreprise sans qu’une offre spécifique ne soit annoncée peut même s’avérer plus opportun que de répondre à une offre, car il s’agit d’une approche proactive. Et croyez-nous, tout recruteur qui se respecte préfère un profil actif, quelqu’un qui montre qu’il en veut, et qui en demande, plutôt qu’une personne passive qui attend que les offres viennent à elles ! D’ailleurs, vous pourrez peut-être accéder à des opportunités cachées : tous les cabinets ne publient pas forcément leurs offres sur tous les sites. Et même si le cabinet ou l’entreprise ne recherchent pas de stagiaire au moment de votre candidature, il se peut que votre expérience, votre niaque ou simplement votre prise d’initiative déclenchent auprès du recruteur l’envie de vous avoir comme stagiaire. En prime, le fait d’envoyer une candidature spontanée vous permet de vous démarquer distinctement de la concurrence. En fait, à ce stade, vous n’êtes même pas en compétition avec de potentiels candidats puisque vous postulez spontanément. Vous l’aurez compris : qui ne tente rien, n’a rien. Préparez donc votre plus beau curriculum vitae et votre plus jolie lettre de motivation, et envoyez-les (ou comme expliqué plus haut, déposez-les). Encore une fois, même si aucune place n’est disponible, vous gagnerez peut être un contact ou vous aurez marqué des points pour une éventuelle future recherche. VIII/ Conseil 8 : Ne vous limitez pas ❌ Lorsque vous allez chercher votre stage juridique, ne vous limitez pas dans vos demandes, sous prétexte que vous ne vous sentez pas compétent ou qu’il vous manque de l’expérience. Soyez honnête : ne vous est-il jamais arrivé, après la lecture d’une offre de stage, de vous dire qu’il n’était même pas utile d’envoyer votre candidature ? Parce que le stage est trop loin, parce qu’il faut de l’expérience et que vous n’en avez pas dans ce domaine, parce que vous avez l’impression que vous ne pourrez jamais répondre aux attentes de l’entreprise, etc. En réalité, votre seule limite, c’est vous-même. Avez-vous déjà entendu parler des croyances limitantes ? Ce sont des croyances (souvent des fausses idées) que vous allez avoir à votre égard, et qui, d’une façon ou d’une autre, vont vous freiner et potentiellement entraîner des conséquences néfastes. Par exemple, si vous vous dites : « je n’ai pas assez d’expérience, je ne vais jamais y arriver ». Avez-vous déjà pensé aux autres étudiants ? Avaient-ils de l’expérience avant de réaliser des stages ou des alternances ? Non, personne ne naît avec ces compétences. Il faut apprendre. Il n’est pas simple de se débarrasser de ces pensées négatives, mais si vous vous limitez, vous restreignez vos chances de décrocher un stage. Et dans le pire des cas, que peut-il se passer ? Vous n’avez pas le stage (et a priori, ce n’est pas la fin du monde, vous en trouverez un autre). Ok, merci Pamplemousse, mais comment fait-on pour entrer dans cette attitude positive ? Eh bien, vous appliquez la politique du « Yes, Pamplemousse ! » (oui oui, c’est bien une référence au film Yes man). Si un stage vous intéresse ou vous plait, dites-vous « oui » à vous-même et tentez votre chance. Si vous avez l’air sûr de vous, vous pouvez influencer la perception des autres à votre égard. Croyez en vous, et peut-être que les autres en feront de même ! IX/ Conseil 9 : Préparez-vous aux entretiens Spoiler alert : trouver un stage ne consiste pas seulement à chercher une offre, il faut aussi savoir assurer à l’entretien une fois que l’entrevue est décrochée, et pour cela, il est impératif de vous préparer ! Étape 1 : Renseignez-vous sur l’entreprise Cette étape est FON-DA-MEN-TALE : avant l’entretien, vous devez absolument vous renseigner sur l’entreprise. Et on parle de vraies recherches, vous devez être incollable sur le sujet ! Auriez-vous envie de discuter avec une personne qui ne s’intéresse pas à vos conversations ? Non. Eh bien, pour un recruteur, c’est la même chose. Un simple coup d’œil sur Google ne sera donc pas suffisant. A priori, qu’il s’agisse d’un cabinet, d’une association ou d’une entreprise, il existe très certainement un site ou une page sur un réseau social (aka une réelle mine d’or d’informations). Trouvez-la et appropriez-vous tout ce qu’il a savoir : historique, objectifs, besoins, etc. Vous enverrez ainsi un message positif au recruteur, en montrant que vous avez bien préparé l’entretien. Aussi logique que cela puisse paraître, une entrevue, ça se prépare : vous n’y venez jamais en touriste les pépins ! Deal ? Étape 2 : Préparez vos documents Avant de vous rendre à un entretien d’embauche pour un stage, vous devez préparer vos documents. Vous vous rappelez, le CV est votre pièce d’identité professionnelle, et en tant que pépin responsable, vous ne sortez jamais sans vos papiers ! Il en va de même pour votre lettre de motivation. Elle complète votre CV et vous différencie de la masse des candidats. Ainsi, même si le recruteur est supposé être déjà en possession de ces papiers, faites preuve de professionnalisme en les apportant. Bien évidemment, ils doivent être à jour et en bon état, sinon vous risqueriez de transmettre une mauvaise image… Le recruteur a besoin d’en savoir le plus possible sur vous, mais pas au point de découvrir votre dernier repas à cause d’une tache sur vos documents ! Étape 3 : Préparez des questions pertinentes Pour préparer au mieux votre entretien, vous devez anticiper une liste de questions qui soient pertinentes. Cette étape poursuit un triple objectif : 1. ✅ Démontrer votre intérêt pour le stage : encore une fois, en vous intéressant et en faisant preuve de curiosité, vous prouver au recruteur que vous voulez réellement intégrer SON entreprise et pas une autre ; 2. ✅ Obtenir des informations essentielles : même s’il est vrai que l’entretien permet au recruteur d’évaluer votre candidature, vous devez aussi évaluer si le stage correspond à vos attentes. Il est possible que l’annonce ne soit pas du tout en cohérence avec les explications données lors de l’entretien, et que finalement, les missions ne correspondent pas avec vos projets ; 3. ✅ Montrer votre préparation : vous avez passé du temps à préparer votre entretien, montrez-le au recruteur. Votre démarche est sérieuse, professionnelle et rigoureuse, et cela doit transparaître dans votre discours. Mais alors, quels types de questions peut-on poser en entretien à un recruteur ? Pas de panique, la Team Pamplemousse vous a concocté une petite liste qu’il suffira d’adapter à la conversation : Sur l’entreprise et sa vision : ● ✅ Pouvez-vous me parler de la culture d’entreprise ici ? ; ● ✅ Quels sont les principaux objectifs ou projets de l’entreprise à court terme ? À long terme ? ; ● ✅ Où l’entreprise se voit-elle dans 5 ans ? ; ● ✅ Comment votre entreprise se différencie-t-elle de ses concurrents ? Sur le poste : ● ✅ Pouvez-vous me donner des détails sur l’équipe ou le manager qui sera chargé de mon apprentissage ? ; ● ✅ Comment est-ce que le succès peut-il être mesuré dans ce stage ; ● ✅ Quelles seront mes responsabilités en tant que stagiaire ? ; ● ✅ Y a-t-il des opportunités d’évolution professionnelle à la suite du stage ? Sur le processus de recrutement : ● ✅ Quelle est la prochaine étape du processus de recrutement ? ; ● ✅ Quand puis-je m’attendre à recevoir une réponse concernant ma candidature ? Attention, ne posez pas toutes ces questions sans réfléchir ! Évaluez la situation et les informations que vous avez déjà reçues au cours de l’entretien, et introduisez vos questions en fonction de ces paramètres. Et parce qu’on vous voit venir, nous vous avons aussi préparé une liste de questions à éviter lors d’un premier entretien pour un stage : ● ❌ Quelle est la rémunération du stage ? L’essence même d’un stage est d’apprendre. Si c’est la première question que vous posez, vous prenez le risque de laisser croire à votre recruteur que vous ne recherchez qu’une source de revenus. ● ❌ Quand puis-je prendre un congé ? Évitez également d’amener cette question en premier lieu. Vous pourriez donner l’impression d’être plus intéressé par les avantages que par l’opportunité de stage elle-même, ce qui est dommage. Attendez peut-être que le recruteur vous en parle. ● ❌ Toutes les questions dont les informations sont disponibles publiquement. Si vous pouvez trouver la réponse à votre question en deux clics sur Internet, vous envoyez un très mauvais message : vous n’avez pas préparé votre entretien. Ce serait dommage ! ● ❌ Toutes les questions trop personnelles. Ce n’est pas le recruteur qui passe un entretien (et quand bien même, il y a des questions qui n’ont pas leur place, que vous soyez candidat ou recruteur). Et ce n’est pas votre ami, donc évitez les questions un peu déplacées, qui portent sur la vie personnelle de votre interlocuteur. En résumé, vous devez privilégier les questions relatives aux missions, aux tâches à effectuer, aux éléments relatifs à l’entreprise, plutôt que celles du type « à quelle heure est la pause déjà’ ? ». Étape 4 : Soignez votre savoir-être La dernière étape pour bien préparer votre entretien est de soigner votre savoir-être. Décrocher une entrevue, c’est bien, mais si vous ne savez pas vous tenir, vous n’irez pas très loin ! Eh oui, sachez que votre façon de vous exprimer, de vous tenir, ou même de répondre à une éventuelle critique sont des signaux qui en disent long sur vous. Il ne suffit donc pas d’avoir un bon CV ou une bonne lettre de motivation. Le savoir-être est primordial en entreprise et tout recruteur y prête une attention particulière. Ainsi, vous devez aussi y faire (très) attention. Vous l'aurez compris, un recruteur peut clairement choisir une personne moins expérimentée, uniquement parce que son savoir-être et son mindset sont meilleurs que les vôtres. Il est donc primordial de trouver le juste équilibre entre savoir-faire et savoir-être. Pour cela, suivez à la lettre notre recette du savoir-être ! La recette du savoir-être 1) Commencez par être ponctuel et professionnel. Arrivez à l’heure, voire en avance pour montrer votre engagement, adoptez une tenue adaptée à l’entretien et soyez poli et respectueux envers le recruteur et le personnel d’accueil. 2) Ensuite, optez pour un contact visuel et une poignée de main ferme. Le contact visuel permet de montrer que vous avez confiance en vous (les regards prolongés vers le parquet sont à bannir !). La poignée de main ferme est, quant à elle, un signe de confiance et de respect. 3) Saupoudrez le tout d’une écoute attentive. Il est très malvenu d’interrompre régulièrement le recruteur, c’est une marque d’irrespect. Évitez également les monologues… Votre interlocuteur n’est pas venu assister à un one-man-show. 4) Terminez en assurant un suivi après l’entretien. Envoyez un email de remerciements pour exprimer votre gratitude et votre motivation. N’hésitez pas à relancer si vous estimez cela nécessaire ! Les recruteurs entendent tout le temps la même musique : chaque candidat est super motivé, a un diplôme, est parti en Espagne en vacances, a été membre d'une asso, et maitrise les réseaux sociaux. Vous leur faites une belle jambe ! Ce qui fera la différence, c'est votre histoire personnelle et comment cette histoire fait de vous LE candidat idéal pour le poste. Les gens ADORENT les histoires et c’est ce qui est MÉMORABLE. Faites une introspection et un saut dans le passé ! Partez de votre naissance et relevez tout ce qui fait vos forces aujourd’hui : Réalisations (médaille, trophée, classement, sport, écriture, etc.) ; Problématiques rencontrées et comment vous avez su les gérer. Puis écrivez votre histoire qui fait qu'aaujourd’hui, vous avez les compétences recherchées et serez une plus value. Romancez votre vie. En prime, voici la recette du storytelling : ✅ Créez de l’intérêt ; ✅ Suscitez de l’émotion ✅ Montrez que ce que vous avez traversé est une force pour le poste : sens de l’engagement, besogneux, vous savez relever des challenges, etc. X/ Conseil 10 : Prenez de la hauteur pour ne pas vous décourager Pourquoi faut-il prendre de la hauteur ? Pour que votre recherche de stage soit efficace, il est impératif que vous preniez de la hauteur, afin de ne pas vous décourager. Pourquoi ce conseil ? Parce que vous allez recevoir des refus, et c’est normal ! En revanche, on ne vous apprend pas nécessairement à savoir gérer un refus ou entretien qui n’aboutit pas, ce qui peut conduire à une perte de confiance. Et c’est là que peut commencer un cercle vicieux : peur de ne pas être à la hauteur, peur de recevoir d’autres refus, et hop, l’envie de chercher un stage décampe ! Pour éviter ce schéma, la Team Pamplemousse est là pour vous aider à relativiser et à prendre de la hauteur. L’idée : « s’écarter d’une situation pour mieux la voir ». Comment prendre de la hauteur ? Pour prendre de la hauteur, vous devez commencer par accepter vos émotions. Vous êtes légitime à ressentir de la colère, de la tristesse, de la frustration ou encore de la déception. Si vous refoulez tout ça, il vous sera difficile de « passer à autre chose » sainement. Une fois que vous avez fait preuve d’honnêteté avec vos ressentis, prenez une distance physique avec votre recherche de stage et coupez un peu. Aérez-vous l’esprit, sortez de cette bulle qui a pu vous causer du stress, voyez vos amis, faites du sport, partez en randonnée, faites ce qui vous fait plaisir ! Quand cette distance est établie et que votre cerveau est reposé, essayez de regarder la situation d’un point de vue extérieur. Cette recherche est-elle aussi difficile pour vos camarades ? Ont-ils des conseils à vous apporter ? Ensuite, prenez encore plus de hauteur en vous remémorant vos objectifs et en vous posant des questions qui vous aideront à relativiser : ● Qu’est-ce qui est vraiment important dans cette situation ? ; ● Quelle sera l’importance de cette situation dans un mois, dans un an, dans cinq ans ? Enfin, une fois que cette prise de hauteur est réalisée, et que vous êtes à nouveau dans un état propice à reprendre votre recherche, soyez proactif et armez-vous de patience. Chercher un stage est une activité qui demande du temps, avec des résultats qu’il n’est pas possible d’évaluer rapidement. Identifiez des actions concrètes qu’il est possible de mettre en place (aka tous les conseils donnés dans cet article) et lancez-vous dans une démarche positive. On croit en vous les pépins ! Et surtout, ne baissez jamais les bras ! Si on ne vous ouvre pas la porte, entrez par la fenêtre. Et si la fenêtre est fermée, passez par la cheminée, etc. En résumé, comment trouver un stage juridique ? 📝 Pour nos pépins les plus flemmards (ou pour ceux qui sont pressés), voici un résumé de tout ce que nous venons d'expliquer. Faire un stage en droit est primordial pour mettre en application la théorie étudiée en cours, pour compléter vos connaissances et compétences, pour améliorer votre dossier mais aussi et surtout, pour avoir un aperçu du quotidien des professionnels du droit ! Néanmoins, en fonction de votre niveau d’études, vos objectifs et vos projets professionnels, il n’est pas toujours simple de trouver un stage. C’est pourquoi, avant de vous lancer, vous devez cibler votre recherche : type de stage, durée, lieu. Et pour ne pas vous perdre dans vos recherches, on vous conseille de vous organiser (notamment avec un tableau de suivi) ! Vient ensuite la préparation de vos armes : le CV et la lettre de motivation. Ils doivent être adaptés et personnalisés à chaque entreprise, cabinet, etc. C’est le meilleur moyen de montrer votre intérêt et votre professionnalisme. Une fois armés pour partir au combat, toutes les techniques sont bonnes pour trouver THE stage : Internet, les réseaux sociaux, le réseautage, les événements juridiques, les candidatures spontanées, le culot… Ne vous limitez pas ! Ni par votre manque d’expérience ni par vos croyances limitantes. Enfin, avant que le combat débute, préparez-vous aux entretiens : vous devez être l’étudiant en droit le plus renseigné de France sur la structure où vous postulez ! Venez avec vos documents, posez des questions pertinentes, ayez du savoir-être. Soyez le meilleur soldat parmi tous les juristes ! Et surtout, pendant tout ça, n’hésitez pas à prendre de la hauteur. C’est essentiel pour garder un bon mindset et rester un pépin en pleine forme !
- Comment réussir ses oraux de droit ?
Conseils > Révisions & Examens Chaque année, des milliers d’étudiants en droit doivent réussir leurs examens oraux afin de valider leur semestre ou leur année. Source de stress, les oraux sont pourtant un excellent moyen d’obtenir des bonnes notes et de remonter la moyenne générale. Voici les conseils de LexisNexis pour réussir votre oral 💪. Sommaire I. Conseil 1 : Réviser intelligemment son oral II. Conseil 2 : Rédiger un brouillon concis et exhaustif III. Conseil 3 : Faire une présentation claire et fluide IV. Conseil 4 : Répondre aux questions de façon à guider l'oral V. Conseil 5 : Gérer votre stress pour ne pas être déstabilisé le jour de votre oral VI. Quelques astuces supplémentaires pour réussir vos oraux de droit ✅ Quelques rappels fondamentaux (mais nécessaires) avant de vous livrer les secrets pour réussir les oraux de droit. Tout d’abord, si vous avez des a priori sur les oraux, abandonnez-les. Timides ou pas, vous avez plus de probabilités d’avoir entre 14 et 18 à un oral qu’à un écrit. Votre interlocuteur est en face de vous : avec un peu de chance, même en cas de déroute, ses questions vous remettront dans le droit chemin (sans jeu de mots) ; Ensuite, toujours logique (mais sait-on jamais), apprenez suffisamment votre cours. Ne faîtes pas l’erreur d’arriver à votre oral en ayant négligé vos connaissances. Même si vous êtes un très bon orateur, vous n'êtes pas un professeur, vous n’êtes pas forcément rôdé à l’improvisation et votre oral s’en ressentira ; Enfin, si vous lisez cet article, c’est que vous avez besoin de conseils pour vos futurs oraux, alors n’hésitez pas à prendre une feuille pour prendre des notes ! I. Conseil 1 : Réviser intelligemment son oral Le premier conseil que l’on peut (que l’on doit !) vous donner est de réviser intelligemment votre oral. La stratégie de travail est à mettre au cœur de votre apprentissage si vous voulez être efficace et avoir le temps de développer une vie sociale et faire d’autres activités participant à votre équilibre. En effet, sachez qu’un examen oral ne se révise pas comme un partiel écrit. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas du même type d’épreuve et que les attentes des correcteurs sont différentes. Évidemment, le contenu du cours reste le même : c’est la façon d’apprendre (puis de restituer les connaissances) qui est légèrement différente. Étape 1 : Maîtriser absolument le plan de votre cours Certains d’entre vous apprennent déjà le plan de leur cours pour les épreuves écrites et nous vous le recommandons fortement pour réussir aussi vos oraux. Et oui, le plan permet d’articuler les notions du cours mais aussi d’illustrer la pensée de votre professeur. Or, ce qui est attendu de vous le jour de l’oral, ce n’est pas une récitation bête et méchante de votre cours : c’est un plan structuré et organisé. Vous devez apporter une démonstration. Vous le savez sûrement mais il faut apprendre ET comprendre. Pour des révisions efficaces, commencer par analyser pour mémoriser votre plan, c’est commencer à comprendre la réflexion menée par votre professeur. Son plan de cours n’est peut-être pas le meilleur, mais il n’en reste pas moins le produit d’une recherche de qualité. Pour apprendre le plan et le comprendre au mieux, privilégiez un apprentissage stratégique plutôt que chronologique. « Euh oui, mais comment fait-on ? » → L’idée est que vous mémorisiez les titres du plus englobant au plus précis. Par exemple, pour le droit de la famille, il est plus logique de savoir quelles sont toutes les formes d’unions légales avant même de s’intéresser aux détails de chaque régime. On n’apprend pas à courir avant de savoir marcher ! Pour cela, lors des révisions de vos oraux, apprenez d’abord tous les intitulés de parties, puis tous les titres, ensuite les sous-titres, puis les chapitres, suivi des sections, et ainsi de suite. Étape 2 : Apprendre par cœur les notions et les définitions Apprendre vos notions et définitions est fondamental pour préparer votre examen oral. Quoi de pire qu’un juriste qui emploie mal le vocabulaire juridique ? Ne faites pas cette erreur car elle pourrait vous coûter cher en termes de points. Quand vous serez devant le professeur, dans une salle de classe et après avoir tiré au sort votre sujet, et avant de préparer votre plan qui vous permettra de répondre à ce dernier, il vous faudra définir exactement les termes juridiques. En d’autres termes, pendant vos révisions, vous devez comprendre ce dont vous allez hypothétiquement discuter avec le professeur lors de du partiel oral. Plusieurs moyens s’offrent à vous pour bien réussir à définir et apprendre les notions et les définitions : Utilisez votre cours : les notions les plus importantes y sont souvent définies par vos professeurs ; Utilisez un dictionnaire juridique : généraux, ils contiennent l’ensemble des définitions juridiques dont vous aurez besoin tout au long de votre parcours en tant que juriste. Il est de ce fait plus rentable que votre Code civil ! Alors, qui n’a pas encore son dictionnaire juridique LexisNexis ? Utilisez des manuels : plus complets que les dictionnaires juridiques, ils contiennent souvent un lexique en plus du cours. À défaut, la table des matières renvoie aux pages où le terme est utilisé ; Enfin, pour toute notion un peu floue, vous avez accès à 170 fiches pédagogiques dédiées aux étudiants sur Lexis 360 Portail juridique pour les étudiants (accédez aux contenus Lexis 360 en vous connectant par le portail de votre université). II. Conseil 2 : Rédiger un brouillon concis et exhaustif Pour réussir votre oral, le brouillon de votre démonstration doit être concis et exhaustif. La première partie de votre oral consiste en un exposé : il s’agit de répondre à une question de cours ou de développer une notion choisie par votre examinateur. Pour cela, vous allez disposer de 10 ou 15 minutes pendant lesquelles vous pourrez écrire votre brouillon. Ce support est extrêmement important car il vous servira de fil conducteur pendant la présentation orale. En ce qui concerne la méthodologie (parce que oui, il y en a une même si c’est un oral), quelques règles sont à respecter. Sachez que comme à l’écrit, il est essentiel que vous ayez une structure. Votre interlocuteur n’aura pas votre brouillon, cela signifie que vous devez être suffisamment clair pour qu’il comprenne votre raisonnement. Pour cela, découpez votre analyse : Étape 1 : Commencer par une courte introduction Comme quand vous l’annoncerez à l’examinateur, l’introduction réalisée sur votre brouillon doit être concise et claire. Vous présentez ici votre sujet et vous montrez que vous maîtrisez les notions attendues. Pour ceux qui connaissent la technique du DLACHAIT (Définition, Limites, Accroche, droit Comparé, Histoire, Annonce de plan, Intérêt, Théorie), cela vous donne une idée des informations nécessaires et pertinentes pour une bonne introduction de votre oral. Attention : vous avez quelques minutes seulement donc ne rédigez surtout pas une introduction de 15 lignes. Écrivez seulement les mots-clés avec des tirets ou des flèches. Ayez confiance en vous : si vous connaissez votre cours, votre brouillon n’est pas là pour vous rappeler vos connaissances, c’est la colonne vertébrale de vos idées. Attention aussi : n’oubliez pas votre montre. Chaque étape de votre brouillon doit être chronométrée. Prévoyez 10 réveils le matin de l’oral si c’est nécessaire, mais vous ne partez pas sans votre montre. C’est un élément indispensable pour réussir ! Si jamais vous êtes tête en l’air, soyez débrouillard : vous ne passez pas l’oral à 20 dans une salle de classe, donc empruntez la montre d’un de vos camarades. En cas d’oubli (malgré nos conseils), n’oubliez pas que la plupart des salles sont équipées d’une horloge (et si vous êtes myope, tâchez de ne pas oublier vos lunettes !). Étape 2 : Ne pas oublier pas la problématique de votre sujet Si vous voulez réussir à répondre correctement au sujet de votre oral, il ne faut surtout pas oublier la problématique du sujet. Cela peut vous sembler évident, mais avec le stress, l’oubli de rappeler la problématique arrive bien plus souvent que ce que vous ne croyez. Votre plan structuré doit répondre à votre problématique : imaginez la catastrophe si vous oubliez de l’écrire ou de l’énoncer lors de la présentation orale. 3 conseils pratiques pour élaborer et présenter oralement une problématique claire et pertinente : 1/ Choisissez une formulation claire et simple : qu’il s’agisse d’un partiel en présentiel ou en distanciel, lors d’un oral, vous ne pouvez pas revenir en arrière. Aussi, votre correcteur ne dispose pas de votre brouillon. Par conséquent, votre problématique doit être immédiatement compréhensible. Évitez les envolées lyriques et les effets grandiloquents pour privilégier une question formulée en des termes clairs, simples et précis. 2/ Écrivez votre problématique (mais également le reste de votre brouillon) en gros sur votre feuille : vous vous apprêtez à faire une présentation orale, ce qui signifie qu’il faut éviter de lire votre brouillon. Si vous écrivez en pattes de mouche, pensez-vous qu’un léger coup d'œil sur votre feuille vous permettra de lire rapidement ? D’autant plus qu’avec le stress et le manque de temps (mais aussi de pratique), bon nombre d’étudiants finissent par écrire comme leur médecin. Évidemment, il ne s’agit pas de faire une récitation par cœur, et ce n’est pas ce qui est attendu lors de votre oral. Néanmoins, évitez de rester collé à votre brouillon. Votre dynamique, votre attitude (ouverte/fermée) mais aussi votre gestuelle sont des éléments pris en compte lors de la notation. Voici donc la règle du BACCEG : brouillon aéré, clair, concis, écrit en gros. 3/ Surligner votre problématique : votre problématique est la « pierre angulaire » de votre réflexion (#Duguit). Mettez un P majuscule sur votre feuille et surlignez votre problématique. Elle doit être apparente et correctement mise en valeur afin de ne pas être oubliée lors de la présentation orale. Étape 3 : Rédiger un plan structuré Après ces étapes, vous devez rédiger un plan structuré si vous voulez vous donner toutes les chances de gagner des points lors de votre oral. Dès lors, le caractère oral du partiel présente deux difficultés majeures : - d’une part, la rédaction et la composition d’un plan détaillé en un temps record ; - d’autre part, la transmission correcte de votre plan à l’examinateur. En effet, votre examinateur attend de vous un plan pertinent et un contenu réfléchi. Mais même si vous l’avez, il faut savoir le transmettre de façon claire. Vous avez sûrement déjà assisté à un cours magistral où vous étiez perdu. Les raisons peuvent être multiples : manque d’intérêt pour le cours, discours du professeur trop rapide et/ou trop compliqué, micro défectueux donc faible compréhension des paroles, absence de plan donc difficulté à suivre le rythme, etc. Imaginez que votre correcteur ait cette impression le jour de votre oral : vous ne serez pas noté sur l’ensemble de votre contenu si vous en transmettez seulement la moitié ou si vous le transmettez mal. Voici 5 conseils pour éviter cet écueil et bien réussir votre oral : 1/ Respectez la méthodologie : comme pour un examen écrit, un grand I et un grand II sont attendus, chacun contenant deux parties (un A et un B). Si possible et par souci de rigueur, développez deux idées par partie. Des exemples au soutien de vos propos, tels que des arrêts, sont appréciables. Il est fortement déconseillé de tenter une nouvelle méthode le jour de votre oral. Prenez de la place sur vos feuilles et inscrivez vos titres avant d’en remplir le contenu. 2/ Écrivez les titres mais ne rédigez pas la totalité de vos parties : n’oubliez pas, votre temps est compté ! Ne perdez pas de temps sur la rédaction de votre brouillon : abréviations, tirets, flèches, mots-clés, tout est permis. L’idée est que vos titres soient clairs et simples. Ils doivent permettre à votre correcteur de comprendre votre raisonnement. Comme votre problématique, mettez les en évidence. 3/ Soyez concis dans le contenu des parties : ne faites pas de phrases complètes. Il s’agit simplement de noter vos idées principales afin de ne pas en oublier lors de la présentation orale. Ainsi, si vous avez un sujet sur les conditions d’existence et de disparition d’un État, vous n’écrirez pas : « L’État disparaît quand... ». Vous écrirez plutôt quelque chose comme : « Disparition État : condition 1 + condition 2 ». En revanche, si vous ne maîtrisez pas suffisamment votre sujet ou si le stress vous paralyse au point de ne pas pouvoir vous dispenser d’une rédaction, développez votre propos. Toutefois, n’oubliez pas que votre temps est limité. Privilégiez les phrases courtes et ne rédigez que les propos indispensables (titres et contenus de parties). 4/ N’oubliez pas les transitions : rappelez-vous que vous êtes à l’oral, votre correcteur ne lit pas votre brouillon. Dès lors, si vous n’êtes pas clair lorsque vous changez de partie ou de sous-partie, vous risquez de dénaturer votre propos. D’une part, parce que ce qui est dit dans votre I/A) ne vaut peut-être pas pour le I/B) ; d’autre part, si vous opposez des thèses contraires dans différentes parties, vous allez carrément vous contredire. Pour éviter de perdre des points inutilement, écrivez en majuscules « TRANSITION » sur votre brouillon. Bien évidemment, vous n’écrivez pas la transition entière. Il s’agit simplement d’un rappel qui vous permettra d’être clair face au correcteur. 5/ N’oubliez pas les chapôs : tout comme les transitions, ils vont permettre à votre correcteur de comprendre l’organisation de vos idées. Même conseil, écrivez « CHAPÔS » sous vos grands I et II. Tout ceci doit vous prendre environ 7 minutes (pas plus !) si on part du principe que vous n’en avez que 10 de préparation. Ce temps de préparation peut monter à 10 ou 11 minutes si vous en avez 15 pour vous préparer. Étape 4 : Faire une rapide conclusion À la fin de votre exposé, vous pouvez faire une rapide conclusion. « Euh, en droit, faire une conclusion ? ». Rassurez-vous, il s’agit simplement d’énoncer une phrase montrant à votre correcteur que vous avez terminé de parler. Et oui, plutôt que de cesser de présenter votre sujet et regarder l’examinateur dans le blanc des yeux pendant plusieurs secondes (très gênantes soit-dit en passant), mieux vaut le prévenir au bon moment. Certains diront que si la présentation est claire, la conclusion n’est pas nécessaire. Il n’y a pas de règle fondamentale sur le sujet. L’idée est de montrer au correcteur que vous aviez conscience de votre problématique : vous avez fait votre argumentation et vous concluez. Si vous décidez de faire une conclusion, voici quelques conseils pour la réussir : - Donnez juste une phrase qui répond à la problématique : « En conclusion… + votre réponse » ; - Vous n’avez pas forcément besoin d’écrire votre phrase de conclusion sur votre brouillon. Mettez juste deux ou trois mots-clés si besoin ; - Ne perdez pas de temps : cela doit vous prendre tout au plus une minute. Si vous n’avez pas fini votre plan, il vaut mieux se concentrer sur ça. III. Conseil 3 : Faire une présentation claire et fluide Vu sur Instagram Après toute la préparation écrite, votre présentation orale ne peut être que claire et fluide. Quoi que, les examens sont souvent redoutés par les étudiants, et beaucoup en perdent leurs moyens. Mais rappelez-vous bien, vous allez être noté sur deux choses : votre présentation orale puis l’entretien avec les questions. Concernant la présentation, sachez que plusieurs d’éléments entrent en jeu sur la qualité de votre prestation : - votre élocution ; - l’impression que vous dégagez ; - et bien sûr, la pertinence de votre raisonnement et la structuration de vos propos. Vous l’aurez compris, il y a des éléments formels et des éléments informels sur lesquels vous pouvez travailler. « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface », V. Hugo. Voici une liste de conseils pour que votre présentation orale soit digne d’un discours d’un ténor du barreau : - 🚨 Poli vous serez : bonjour Madame/Monsieur, au revoir Madame/Monsieur, merci Madame/Monsieur, excellente journée Madame/Monsieur, cela ne vous coûte rien ! Votre examinateur voit des dizaines d’étudiants toute la journée, et ce, sur plusieurs jours. Vous êtes fatigué de réviser, mais sachez que votre correcteur est aussi fatigué de vous écouter. Or, pour lui, certains entretiens seront plus agréables que d’autres : ne faites pas partie de ceux qui laissent une mauvaise impression. Il est évident que ce n’est pas votre politesse qui vous donnera un 15. En revanche, la première impression reste importante. Votre entrée dans la salle, votre façon de vous présenter et de vous asseoir… tout compte ! Ces petits détails peuvent être travaillés en amont : filmez-vous ou faites une simulation avec un ami. Regardez ensuite les points positifs et les points négatifs. - 👚 Bien habillé vous viendrez : la question de la tenue vestimentaire est sûrement une des questions les plus posées par les étudiants en droit. Keep calm : vous allez à un oral, pas un défilé de mode. Essayez de trouver un juste milieu et ne stressez pas pour ça. Ce qui est important, ce n’est pas la couleur de votre chemise ou de votre maquillage (tant qu’ils restent sobres), c’est votre présentation globale. Coiffez-vous, choisissez une tenue propre et correcte (propre, repassée) et montrez à votre correcteur que vous avez fait un effort de présentation. Autrement dit, n’ayez pas une présentation négligée. Une chemise et un jean/pantalon ? Un polo ? Un haut habillé ? À vous de voir ce qui vous semble le plus correct. - 🤓 Droit vous vous tiendrez : vous ne vous en rendrez peut-être pas compte, mais votre posture en dit long sur vous. Bien évidemment, il ne peut s’agir que d’apparence ; mais le plus important, c’est ce que vous transmettez. Même si ce n’est pas vrai, montrez à votre correcteur que vous avez confiance en vous. Deux conseils majeurs : 👨🎓 Tenez vous droit : posez votre brouillon devant vous et vous prenez une posture assurée. Pour cela redressez-vous, décontractez vos épaules, ajustez le port de votre menton ; 👇 Si vous êtes assis, ce qui sera probablement le cas : posez vos mains sur la table, devant vous, croisées. Pourquoi ? Pour éviter de passer l’oral à jouer avec vos mains parce que vous êtes stressé. Votre examinateur n’est pas aveugle ! Si vous avez vos mains dans vos cheveux toutes les 30 secondes, vous montrez que vous n’avez pas confiance en vous. Regardez par exemple les discours d’Emmanuel Macron : il ne joue pas avec ses stylos, il ne balade pas ses mains dans ses cheveux. Même s’il se sert de ses mains pour appuyer un propos, ce sont des gestes contrôlés et réfléchis. 👆 Si vous êtes debout : ancrez vos pieds dans le sol. Ainsi, vous évitez de vous balancer pas sur vos deux pieds : ils sont fixés au sol, légèrement écartés et ne bougent pas ; 👐 En revanche, si vous êtes sûr de vous, n’hésitez pas à utiliser vos mains, mais de façon contrôlée et réfléchie. Dans une présentation orale, le langage corporel - ou langage silencieux - a sa part d’importance ; 👨💻 Si vous êtes à distance : les conseils de présentation et de méthodologie restent les mêmes. En revanche, concernant votre environnement, quelques adaptations sont nécessaires. Si votre oral se passe en visioconférence, préparez une table ou un bureau : faites de l’espace, disposez-y vos feuilles de brouillon ainsi que le matériel nécessaire. Tout doit être prêt au moment de commencer l’oral. Autrement dit, il est évident que pendant l’oral vous serez assis sur une chaise avec le dos droit et non affalé dans votre lit. Vous pouvez également échauffer votre voix afin de ne pas paraître endormi aux yeux de votre correcteur. - 🗣 Fort vous parlerez : vous êtes timide ? Vous avez une voix qui ne porte pas ? S’il y a bien 20 minutes dans votre vie où il faut se surpasser, c’est maintenant. Facile à dire ? Oui. Impossible à faire ? Non. Vous n’êtes pas les premiers et vous ne serez pas les derniers à passer ces moments difficiles. Néanmoins, si vous vous entraînez, il n’y a pas de raison que vous ne progressiez pas. N’hésitez pas à faire des simulations avec vos amis ou votre famille (ou bien seul face caméra). Certes, ils ne relèveront peut être pas vos erreurs de droit. En revanche, si vous ne parlez pas assez fort ou si vous vous tenez mal, ils pourront vous le faire remarquer. - 🙋♀️ Une belle élocution vous aurez : rien de pire que de s'emmêler les pinceaux au point de ne plus pouvoir être compris de son auditoire ! Malheureusement, cela arrive souvent avec le stress. On baragouine, on bafouille et on parle beaucoup trop vite. Rappelez-vous que votre examinateur prend des notes : si vous devenez un Usain Bolt de la parole, il ne pourra pas vous suivre. Faites des exercices de respiration avant votre passage afin de vous calmer si vous êtes trop stressé. Ensuite, quand vous allez commencer votre présentation orale, prenez une grande respiration et lancez-vous : introduction, problématique, annonce de plan, développements et conclusion. N’hésitez pas à faire une pause de 2 ou 3 secondes entre chaque partie pour marquer une séparation. Comment savoir si vous êtes dans les temps ? Encore une fois, avec l'entraînement ! Si tous vos entraînements ont abouti à 5 minutes de parole, quelque chose ne va pas. Manque de contenu ? Discours trop rapide ? À vous de voir, mais il vaut mieux le savoir avant de passer votre oral. Inversement si vous avez tendance à trop parler : vous serez pénalisé si vous ne pouvez pas aller jusqu’au bout de votre présentation. Dans ce cas là, entraînez-vous à être plus concis et à faire des phrases éventuellement plus courtes. IV. Conseil 4 : Répondre aux questions de façon à guider l'oral Oui, il est possible de répondre aux questions de sorte à « guider » votre oral. C’est la dernière étape avant la liberté, l’entretien ! Il s’agit d’un échange entre votre correcteur et vous sous forme de questions/réponses. Il porte sur votre sujet, sur le contenu de votre présentation, mais il peut aussi y avoir des questions sur d’autres notions. En effet, votre examinateur peut vouloir vérifier que vous n’avez pas fait d’impasses. On ne vous le répétera jamais assez, apprenez votre cours en totalité ! À ce moment-là de l’examen, votre correcteur a déjà une idée plus ou moins précise de votre note. L’entretien est donc un moyen de « grappiller » quelques points supplémentaires (et non d’en perdre !). Donner des réponses précises et construites Une phrase ne commence pas par « euh » ni par « ben » : donnez une réponse construite et pourvue de sens. Votre examinateur vous pose une question précise donc il attend une réponse précise. Si vous ne savez pas répondre à la question, et même s’il est mal vu de l’avouer, mieux vaut être honnête avec votre correcteur plutôt que de dire une énormité. Aussi, n’interrompez pas votre examinateur quand il pose une question : laissez-le reformuler si nécessaire. Si besoin, prenez quelques secondes avant de répondre. Votre réponse doit être courte et si possible, ne pas dépasser les deux minutes. Donner des réponses réfléchies pour guider l’entretien oral Sachez qu’il y a des moyens de « guider » l’entretien oral. Une partie des questions porte sur votre exposé, l’autre sur des questions de cours ou d’actualités. - Premièrement, n’incluez aucun élément dans votre réponse si vous ne le maîtrisez pas à 100% ! Bravo, vous avez parlé de la dernière actualité en lien avec votre sujet. Maintenant, votre examinateur vous demande de développer. Le problème ? Vous avez entendu cette information en passant dans votre salon hier soir, donc vous ne pourrez pas en parler convenablement. Donc mieux vaut vous taire que vous tirer une balle dans le pied en allant sur un terrain que vous ne maitrisez pas. - Deuxièmement, vous pouvez orienter la conversation. Par exemple, votre correcteur vous pose une question sur la pertinence d’un régime. Vous répondez, puis vous ajoutez qu’un régime X vous semble plus pertinent. « Ah bon ? Mais pourquoi cela ? » → conversation orientée sur un régime que vous maîtrisez à 100%. En revanche, restez dans le thème de la question : si vous êtes hors-sujet, votre correcteur aura l’impression que vous voulez tout simplement changer de sujet par manque de connaissances. Enfin, ne vous laissez pas déstabiliser. Si votre correcteur perçoit un doute, il peut vous demander si vous êtes sûr de votre réponse. Parfois, c’est parce que vous avez faux, mais souvent, c’est pour vous tester. V. Conseil 5 : Gérer votre stress pour ne pas être déstabilisé le jour de votre oral Pour bien gérer votre stress et ne pas être déstabilisé le jour de votre oral, il faut distinguer deux phases : le stress pendant les révisions et le stress juste avant et pendant l’examen. Apprenez à gérer votre stress pendant les révisions de l’oral Pour ce qui est de votre stress au moment où vous révisez votre oral, c’est plus ou moins normal. Beaucoup d’étudiants en droit sont anxieux en période de partiels, oraux ou non. C’est une période importante : la moitié de votre année s’y joue, il est donc important d’essayer d’avoir les meilleures notes possible. Pour ne pas être trop déstabilisé dans vos révisions à cause du stress pré-partiel, voici une liste de conseils. Évidemment, chacun d’entre vous fonctionne différemment, c’est pourquoi nous vous proposons diverses solutions : - 📚 Réviser suffisamment (on vous dit pourquoi) : « Le succès dépend de la préparation, et sans une telle préparation, il y aura certainement un échec » disait Confucius. Venir préparé à un examen oral, c’est notamment connaître parfaitement son cours. Moins vous le maitriserez, plus vous serez stressé à l’idée de ne pas savoir répondre à un sujet qui tomberait sur un sujet mal assimilé. En d’autres termes, prenez votre destin entre vos mains en faisant en sorte de ne rien laisser au hasard, préparez toute éventualité et donc tous les sujets. Objectif zéro impasse. L’oral porte sur des notions de cours : votre examinateur veut voir si vous avez appris et surtout compris votre cours. Pour vous entraîner à gérer votre stress pendant vos révisions des oraux, rien de mieux que des interrogations ou des mises en situation entre amis. Vous verrez ainsi ce que vous maîtrisez encore mal mais aussi ce que vous n’avez pas compris. - 👟 Dépensez-vous : vous l’avez compris, nous parlons de sortir de votre lit et de faire du sport. Vous passez des heures entières à réviser et à apprendre votre droit : votre cerveau a besoin de s’oxygéner et votre corps a besoin de bouger. Surtout, le sport permet de développer un mental gagnant et donc d’arriver avec confiance devant le professeur. Or, plus vous serez en confiance, notamment sur vos capacités de réussir, meilleur vous serez lors de votre oral. Aussi, le sport permet d’évacuer le stress de vos révisions ! L’idée est qu’après cela, vous soyez détendu. À vous de voir si vous avez besoin de vous défouler jusqu’à épuisement ou si vous êtes plutôt du style à vous poser calmement avec votre tapis. Yoga, taï-chi, jogging, chacun son truc ! Apprenez à gérer votre stress avant et pendant l’oral À ce moment précis d’entrer dans la salle où vous attend votre interlocuteur et correcteur, la tension est à son comble. Entre les étudiants qui discutent devant les salles de classes et ceux qui lisent des fiches plus belles que vos meilleurs outfits, il y a de quoi se remettre en question. Néanmoins, un slogan : on ne panique pas ! Mais comment rester calme entre l’étudiant qu’on entend à l’autre bout du couloir et celui qui émet des pronostics de sujets toutes les 5 minutes (mention spéciale pour ceux qui se reconnaissent) ? - 🔕 Vos boules quiès vous n’oublierez pas : si vous avez besoin de calme, c’est votre atout majeur. Oui vous allez passer pour un insociable, mais c’est votre oral, votre semestre, votre année, votre projet professionnel, qui est en jeu. Au mieux, vous êtes avec vos amis et ils comprennent ; au pire, vous êtes avec des inconnus et il faudra penser un peu à vous. L’idée c’est de pouvoir rester calme sans être envahi par le stress de vos camarades. Un des problèmes du stress, c’est qu'il est contagieux… À vous de voir si vous voulez relire vos cours en attendant votre passage, ou si vous voulez juste vous relaxer. Vous pouvez aussi prendre vos écouteurs ou un casque pour écouter de la musique. - 🌬 Des exercices de respiration vous ferez : souvent, quand vous stressez, votre rythme cardiaque s’accélère et votre débit de parole en est affecté. Vous parlez vite ou à l’inverse, vous ne trouvez plus vos mots. Pour essayer de vous calmer avant de rentrer dans la salle d’examen, contrôlez votre respiration. Inspirez lentement en comptant jusqu’à 6, puis bloquez votre respiration en comptant toujours jusqu’à 6, et enfin, expirez sur le même compte à rebours. VI. Quelques astuces supplémentaires pour réussir vos oraux de droit : Normalement, vous allez tous cartonner aux oraux. Mais voici quand même quelques derniers conseils : - 😰 Si vous ne connaissez pas votre sujet : essayez quand même. Vous savez des choses : définitions, débats, peu importe. C’est le moment d’avoir confiance en vous et de sortir toutes vos connaissances. Si vous avez un minimum révisé, vous connaissez au moins les informations les plus générales. Vous parlerez 5 minutes ? Ce n’est pas grave, c’est mieux que de ne rien dire du tout. - 🕳 Si c’est le trou noir : on ne panique pas, c’est encore pire après. Essayez des exercices de respiration et/ou relaxation, quitte à perdre 2 ou 3 minutes. Souvent, c’est le stress qui vous fait perdre vos moyens : il est possible que vous vous en souveniez si vous vous calmez. - ✅ Sachez vous différencier : le détail fait la différence. Appliquez l’ensemble des conseils donnés pour marquer la mémoire de votre correcteur. Vous pouvez même, après discussion, dire que tel sujet vous a plu car il est directement en lien avec votre projet professionnel (dernière bonne impression garantie !). Aussi, vous pouvez vous renseigner, avant l’oral bien sûr, sur les actualités juridiques du moment. Cela montre que vous êtes investi et intéressé par le droit. Retrouvez Lexis 360, le portail juridique des étudiants avec les contenus de référence dont les encyclopédies JurisClasseur et les revues, les contenus pratiques (fiches de méthodologie, fiches de droit et synthèses JurisClasseur), les sources enrichies (jurisprudence, codes commentés, …) et les sources brutes officielles (législation, codes, décisions, réponses ministérielles etc.). Vous avez désormais toutes les clés en main pour réussir vos oraux. LexisNexis est avec vous !
- Comment réussir un commentaire d’article de loi ?
Conseils > Méthodologie Le commentaire d’article de loi est l’un des exercices juridiques que l’on peut rencontrer lors de ses études de droit, notamment en première année. Moins fréquemment rencontré que la dissertation juridique ou le commentaire d’arrêt, il demande néanmoins de suivre une vraie méthodologie pour le réussir. Notre chargé de TD, Nicolas, te donne 7 conseils pour réussir le commentaire d’article. 📝 Sommaire I. Conseil n°1 : Renseigne-toi sur les attentes du chargé de cours II. Conseil n°2 : Il faut bien lire l’article III. Conseil n°3 : Ton plan de commentaire d’article : 2 puis 2 IV. Conseil n°4 : Bien rédiger les titres V. Conseil n°5 : Tu vas à l’essentiel dans ton introduction VI. Conseil n°6 : Pas de paraphrase dans un commentaire d’article de loi VII. Conseil n°7 : Tu soignes la forme Un commentaire d’article a pour but de faire une critique d’un texte juridique. Il doit ressembler à la structure d’un commentaire d’arrêt en 6 étapes : Lire attentivement l’article Faire un brainstorming autour de l’article Rédiger l’introduction Déterminer la problématique Déterminer le plan Soigner la présentation Bonjour à toi jeune étudiant en droit, je suis ravi de te retrouver pour te donner les clés pour réussir ton commentaire d’article. Pose-toi les bonnes questions, tu préfères être un tocard qui ne gère pas les exercices juridiques ou multiplier les astuces pour réussir tes épreuves ? Moi je pense que la question est vite répondue… Sache que le commentaire d’article est certainement l’exercice que tu rencontreras le moins souvent dans ton parcours universitaire juridique et aussi le moins funky qui peut exister. Mais si tu es là, c’est que tu cherchais des astuces, right ? Derrière une simplicité superficielle, il se cache des subtilités, voici 7 conseils pour assurer le commentaire d’article. Le commentaire d’article de loi est un exercice que l’on peut retrouver en première année de droit et qui donne l’opportunité à l’étudiant de faire la critique d’un texte juridique. I. Conseil n°1 : Renseigne-toi sur les attentes du chargé de cours 🤔 Pour faire un commentaire d’article, il existe plusieurs écoles, selon si tu as un enseignant classique ou plus progressiste. Si tu as un enseignant en droit classique : introduction courte, pas de problématique, plan qui suit intégralement l’article. Si tu as un enseignant en droit progressiste : introduction plus longue, problématisation possible, démonstration, titres plus originaux (j’y viens plus tard). Donc avant de te lancer dans la rédaction de ton commentaire d’article, pense à aller te renseigner auprès de ton correcteur afin de savoir comme il souhaite te voir réaliser l’exercice. Car répondre aux attentes de l’enseignant, c’est quand même la base de ta formation juridique. II. Conseil n°2 : Il faut bien lire l’article 📖 Là, tu te dis, « merci pour ce conseil moisi », alors déjà, je te le dis, calme-toi jeune padawan, je vais t’expliquer le game. Dans l’article, tu dois définir chaque terme du texte de loi et tu dois faire attention à la ponctuation, conjonctions de coordination (mais, où, et, donc… oui, c’est niveau primaire). En gros, pour réussir ton commentaire d’article, le diable se trouve dans les détails. Pourquoi je te dis ça ? Car ce sont ces éléments qui te permettent d’en savoir plus sur l’intention de l’auteur du texte et te permettront de construire le plan de ton commentaire d’article ! III. Conseil n°3 : Ton plan de commentaire d’article : 2 puis 2 📝 La construction du plan est super rapide et facile, une fois que tu as bien lu l’article, tu divises en deux ton article, puis chaque morceau en deux parties. C’est fait, tu as ton plan de commentaire d’article. Si tu as deux alinéas, c’est encore plus facile. Si tu as 3 alinéas, généralement, l’article te pose un principe, première partie et des exceptions, seconde partie. IV. Conseil n°4 : Bien rédiger les titres ✏️ Si tu as un enseignant « classique », tu pourras écrire des titres à rallonge car tu n’as pas vraiment le choix pour exprimer l’idée complète de l’article. Donc tu n’as pas à paniquer si tu fais des titres clairement moches. Si tu as un enseignant plus « progressiste », là je te recommande de soigner tes titres en fonction de ta problématique pour donner une dynamique à ton commentaire. Perso, je préfère cette approche mais je ne suis pas ton chargé de TD et encore moins ton chargé de cours. V. Conseil n°5 : Tu vas à l’essentiel dans ton introduction 📝 Pour ton introduction de commentaire d’article, tu n’as pas besoin de dire que l’article est au chapitre tant de la section 13, paragraphe 234 de tel Code. Tu perds ton temps et ton correcteur s’en fiche, comme je te l’ai toujours dit, il connaît tous les codes (Code maritime compris) par cœur. En revanche, s’il apparaît une incohérence entre le fond de l’article de loi, le plan du code ou même le code en question, là je te conseille vraiment de le signaler et ça sera valorisé car ton correcteur pensera (à juste titre) que tu es une personne futée, lectrice de Pamplemousse Magazine. Pour le reste, c’est bien de faire un petit historique de l’article, sa loi ou décret, son contexte, les évolutions… (tu sais les guillemets dans le Code), de quoi il en retourne. Si tu problématises, tu peux poser les enjeux et les insuffisances directement. VI. Conseil n°6 : Pas de paraphrase dans un commentaire d’article de loi ☠️ Ce n’est pas parce que tu adoptes un plan classique et que tu n’as pas de problématique, que tu dois faire un commentaire plat et sans intérêt. Dans le corps de ton commentaire d’article, tu devras pour réussir l’exercice interpréter, analyser et si possible critiquer l’article. La bonne méthode est de ne pas se contenter de reformuler le contenu de l’article de loi en se disant « je suis trop balaise ». Je te le dis, une critique, c’est positif ou négatif : Pourquoi ce texte a-t-il été écrit ? Adopté ? Qu’en dit la jurisprudence ? Qu’en était-il du droit avant et après l’adoption de l’article de loi ? VII. Conseil n°7 : Tu soignes la forme 📝 Encore un conseil bateau ? En tant que correcteur, je ne peux que trop te recommander de suivre ce conseil. Je te le dis à chaque fois et je ne le répèterai jamais assez : évite d’écrire comme un sagouin. Tu soignes l’écrit de ton commentaire pour mettre ton correcteur dans de bonnes conditions. Et comme dirait JP, Bisous (masqué). Nicolas Ribes
- Comment un LL.M. peut booster votre carrière ?
Orientation > Masters juridiques Un LL.M est un diplôme de droit anglo-saxon de niveau master apprécié par certains recruteurs. Il vous permet d’approfondir vos connaissances sur une thématique particulière tout en vous faisant bénéficier d’une immersion la plus totale dans un pays étranger. Pléthore d’écoles et universités proposent des LL.M. Dr Garry Gabison, professeur de droit, nous livre ses conseils pour y voir plus clair. 🇺🇸 🎓 Sommaire : I. Qu’est-ce qu'un LL.M. ? II. Quelles sont les conditions pour faire un LL.M. ? III. Comment savoir ce qu'est un bon LL.M. ? IV. UN LL.M. est-il un vrai plus sur le CV ? V. 3 conseils pour postuler dans un LL.M. VI. Quand faut-il faire un LL.M. ? I. Qu’est-ce qu'un LL.M. ? ⚖️ Pamplemousse : Bonjour Garry ! Vous êtes professeur de droit pour le LL.M de Queen Mary University of London. Rentrons dans le dur, qu’est-ce qu'un LL.M. ? Garry : Un LL.M. littéralement veut dire Legum Magister ou si vous préférez une maîtrise en droit. En France, ça serait à peu près équivalent au M2. C’est un diplôme supérieur qui vous offre notamment l’opportunité d’approfondir vos connaissances dans un secteur qui vous intéresse. C’est aussi une opportunité de démontrer aux futurs employeurs vos compétences et vos capacités. C’est un moyen d’améliorer les compétences négligées comme le travail d’équipe ou la communication. II. Quelles sont les conditions pour faire un LL.M. ? 👩🎓 Pamplemousse : Est-ce que les LL.M. sont ouverts à tous les étudiants ? Garry : Chaque université et chaque programme ont leurs propres conditions d’entrée. Par exemple, à Queen Mary, les LLMs sont ouverts aux étudiants qui répondent à nos conditions d’admission en droit et en anglais. Nous admettons les étudiants qui sont titulaires d’une licence en droit et qui ont obtenu 12/20 de moyenne. Les conditions d’admission changent un peu si le candidat a obtenu son M1 ou M2 en droit (i.e. 11/20). Nous pouvons prendre aussi en considération l’expérience professionnelle du candidat ainsi que le reste du dossier. Nous ne faisons pas de distinction entre juriste et avocat. Bien sûr, nos LLMs demandent une maîtrise minimale de l'anglais aussi. Je vous conseille de visiter notre site web pour découvrir comment montrer le niveau requis, équivalent de 100 au test du TOEFL (avec 27 à l'écrit) ou de 7.0 au test d’IELTS (avec 7.0 à l'écrit). III. Comment savoir ce qu'est un bon LL.M. ? 🏛 Pamplemousse : Il existe beaucoup d'offres de LL.M., comment savoir ce qu'est un bon LL.M. ? Garry : C’est une bonne question. Les LLMs sont offerts en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux USA, etc. Il faut se renseigner un peu avant de s’aventurer. Tout d’abord, où vous voyez-vous dans le futur ? Certains LLMs aident beaucoup dans une juridiction spécifique alors que d’autres sont plus globaux. Par exemple, aux États-Unis, les candidats utilisent beaucoup le LLM pour avoir un point d’entrée dans le pays. Ça peut être un avantage pour trouver du travail là-bas. Pour contraster, nos élèves sont très mobiles. Juste cette année, nous avons organisé des événements pour anciens élèves dans une trentaine de pays/régions. Chaque École de Droit a son « network » d’anciens étudiants. Cette communauté peut vous aider à faire des connaissances et à trouver du travail. Notre LLM est vraiment unique dans le sens où nous essayons d’enseigner une manière de penser et de communiquer. Ce sont des compétences transportables dans tout pays. Pour trouver le bon LLM, cela dépend de vos préférences, du sujet, de vos plans pour l’avenir, etc. Être passionné aide beaucoup à diriger votre choix. Le sujet – ou la spécialité si vous préférez – va influencer le cursus et les cours que vous pouvez étudier. Cela va aussi influencer votre carrière. Si vous ne voulez pas vous spécialiser, vous pouvez toujours choisir un LLM général. Ce LLM vous permet de suivre des cours avancés de droit dans une panoplie de sujets. Tout est possible. Deux LLMs ne se ressemblent pas. Une fois que vous avez décidé quoi étudier, faites un peu de recherches. Regardez ce que les anciens élèves disent des professeurs, du programme, et où ils ou elles travaillent aujourd’hui. Vous ne devriez pas hésiter à les contacter. Généralement, les gens aiment parler de leur expérience – qu'elle soit positive ou négative. Leurs expériences peuvent aussi influencer la vôtre. Pamplemousse : Et alors, comment sont les LLM de Queen Mary ? Garry : J’aimerais vous dire que nous offrons un LLM fantastique sur le Droit des Animaux, mais ça serait mentir. Mais, si vous voulez un LLM sur le droit du commerce international, Queen Mary serait un très bon choix pour vous. Chaque université a sa spécialité. Les études que vous faites ne sont que le premier bénéfice du LLM. La plupart des universités ont des activités extrascolaires. Par exemple, Queen Mary aussi offre qLegal, une « clinique » où les étudiants sont supervisés par des professionnels et servent de vrais clients. IV. UN LL.M. est-il un vrai plus sur le CV ? 📖 Pamplemousse : Pas mal d’étudiants en droit se demandent ce qu'un LL.M. peut apporter de plus sur le CV ? Garry : Sur un CV, le LLM va démontrer (1) de la connaissance approfondie d’un sujet et (2) de l’expérience additionnelle. Il y a généralement quatre types d’étudiants qui décident de faire leur LLM : Certains étudiants choisissent de faire un LLM pour acquérir un peu plus de connaissances en droit. Généralement, ces étudiants viennent de finir leur licence et s’affrontent à un marché du travail saturé. Le LLM est une manière de se démarquer. certains étudiants utilisent le LLM pour faire avancer leur carrière. Pour vous donner un exemple, en Allemagne et en Amérique latine, on attend des avocats qu’ils aient fait un LLM pour pouvoir être promu. Il n’y a pas cette demande en France, mais je ne serais pas choqué si ça devenait plus courant dans le futur. Troisièmement, certains étudiants utilisent le LLM pour démontrer leur connaissance du droit local. Par exemple, passer un an à étudier le droit commun peut être un avantage pour un avocat qui a pratiqué uniquement le droit civil et vice-versa. Souvent, le LLM ne vous donne pas accès au barreau local, mais vous donne les connaissances qui vous permettent de commencer à travailler sans délai. Enfin, d’autres étudiants utilisent le LLM pour changer de carrière. Si vous avez étudié le droit de la famille et travaillé dans ce secteur pendant des années, faire un LLM sur les médias et les télécommunications peut démontrer à tous les employeurs que vous êtes sérieux à propos de votre changement de secteur et que vous avez acquis les compétences nécessaires qui vous permettent de commencer le travail sans perdre de temps. Suivre @Pamplemousse_magazine sur Instagram V. 3 conseils pour postuler dans un LL.M. 👨💻 Pamplemousse : Carré. Et aidez-nous un peu, quels sont vos 3 meilleurs conseils pour postuler dans un LL.M. ? Garry : À mon avis, les trois meilleurs conseils sont : Conseil 1 : faire sa recherche sur le programme et l’établissement Un LLM – quel que soit le pays ou l’université – a un coût. La recherche peut vous aider à vous assurer que vous recevrez l’éducation qui vous est adaptée. Par exemple, notre LLM a deux points d’entrée (janvier et septembre) alors que la plupart des programmes n'en ont qu’un seul. La recherche peut aussi vous aider à assurer que vous puissiez vous épanouir. Par exemple, certains programmes vous encouragent à aller au-delà des classes et à vous engager dans des cliniques légales, où vous aurez l’opportunité de rencontrer des clients et donner des conseils de manière supervisée. Conseil 2 : s’assurer que le niveau (et la preuve) de l’anglais est adéquat Souvenez-vous que les preuves de niveau en anglais expirent. Je me rappelle avoir passé le TOEFL et de devoir le repasser parce que le certificat avait déjà cinq ans. À l’époque, l’examen était donné sur papier tous les 3 mois. Ça m’a donné des cauchemars de penser que je ne pourrais pas aller étudier à l’étranger parce que j’avais oublié de le renouveler. Conseil 3 : commencer son dossier dès que possible. Beaucoup d’universités britanniques ont un système de candidature en continu jusqu’à la date d’enregistrement. Sans une date limite, des candidats peuvent laisser les choses aller sans s’apercevoir qu’il est trop tard pour récupérer tous les documents nécessaires à l’inscription. Rassembler les documents et les preuves nécessaires pour postuler prend du temps. Soumettre sa candidature en temps voulu est moins stressant. VI. Quand faut-il faire un LL.M. ? ✍️ Pamplemousse : Trop cool ces conseils, merci ! Est-il possible de faire un LL.M. après un M1 puis faire un M2 après ce LL.M. ? Garry : Pourquoi pas ? Il est vrai que la plupart des étudiants préfèrent faire un LLM après un M2. Évidemment, les universités françaises ont leurs propres préférences. Le système anglo-saxon est relativement plus flexible. Par exemple, j’ai commencé mon diplôme de droit quand j’avais 29 ans et je n’étais pas le plus vieux. Donc, je vous conseille de faire votre LLM quand vous êtes sûr que vous pouvez sortir du système universitaire français sans regret. Avec le Queen Mary LLM à Paris, les étudiants ont l'occasion de poursuivre des études universitaires et la formation des élèves avocats à l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris, en même temps. Les cours du LLM comptent pour le PPI. Pamplemousse : Peut-on choisir son université dans laquelle on fera son LLM ou y a-t-il des universités affiliées à celles-ci ? Garry : Bien sûr que vous pouvez choisir votre université. Bon, de préférence, choisissez la nôtre ! En France, notre École de Droit a des partenariats avec l’ESCP et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Mais nous ne faisons pas de discrimination et nous acceptons des candidatures des étudiants de toutes universités. Pamplemousse : Mais Garry soyez franc : est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire un LL.M. ? Quelle est sa valeur en France ainsi que celle à l'étranger ? Garry : En tant qu’économiste, je vous dirais : comparez les coûts et les avantages. Si vous voulez faire du droit de la famille et pratiquer pendant toute votre vie en France, un LLM ne vous apportera pas grand-chose. Si vous voulez faire du droit du commerce international et travailler à Londres ou New York, un LLM est essentiel. Le LLM n’est pas pour tout le monde, mais c’est un « must » si vous voulez travailler dans un système international. Pamplemousse : Thank you Garry Garry : Merci à vous Poney du Droit
- Comment devenir notaire ? Études, salaires, quotidien
Orientation > Métiers juridiques Chaque année, des centaines d’étudiants entament des études pour exercer l’un des métiers du notariat. Mais quelles sont les voies pour rejoindre cette super filière ? Études rémunératrices, parcours, quotidien varié de l’étudiant, stage professionnalisant, salaire, débouchés, découvrez tout ce qu’il faut savoir pour devenir notaire ou collaborateur de notaire avec cet article complet ! 😄 Sommaire : I. Quelles études pour devenir notaire ? BTS Collaborateur juriste notarial Licence professionnelle Métiers du notariat Master Droit notarial Diplôme des Métiers du Notariat La voie unique : le Diplôme d’études supérieures de notariat (DESN) L’ECCT : Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire Études pour devenir notaire avant la réforme : schéma explicatif II. Quel est le quotidien d’un étudiant notaire ? Quel est le rôle de l’étudiant auprès du notaire ? Quelles sont les missions de l’étudiant notaire ? Quels avantages et inconvénients à être étudiant notaire ? III. Quel est le salaire d’un étudiant notaire ? IV. Quels sont les différents métiers du notariat ? Le notaire Le collaborateur de notaire (assistant-rédacteur, comptable-taxateur, négociateur immobilier, etc.) V. Quelles reconversions après des études de notariat ? VI. 5 clichés sur les notaires 1/ « Être notaire, c’est remplir des papiers toute la journée » 2/ « La plupart des notaires sont des hommes, plutôt âgés » 3/ « Les notaires prennent beaucoup d’argent à leurs clients » 4/ « La profession de notaire n’est pas moderne » 5/ « Être notaire est facile, il suffit d’un ordinateur et d’internet » Une dernière chose à ajouter ? Pour devenir notaire, il existe une voie unique depuis la rentrée 2024 qui est le diplôme d’études supérieures du notariat (DESN). Pour y accéder, il est nécessaire master en droit notarial en principe, ou un master en droit suivi d’un module préparatoire. I. Quelles études pour devenir notaire ? 🎓 Pour devenir notaire, vous devez être titulaire du DESN (diplôme d’études supérieures du notariat). Ce diplôme créé en octobre 2022 a été mis en place dès la rentrée 2024 et il est venu remplacer les deux anciennes voies d’accès à la profession (voie universitaire et voie professionnelle). Toutefois, avant de vous présenter au DESN, vous devez impérativement détenir votre BAC + 5 en droit. Pour l’obtenir, plusieurs diplômes sont envisageables. Découvrez les différents parcours menant à la profession de notaire avec l’Institut national de formation des notaires (INFN) ! BTS Collaborateur juriste notarial Le BTS Collaborateur juriste notarial permet de vous préparer à un métier du notariat dès la fin du lycée. Pour tous nos pépins qui sont intéressés par le droit, mais qui ne souhaitent pas faire une licence classique, ce diplôme est peut-être fait pour vous ! Rédaction d’actes simples, exécution de formalités, négociations de biens à vendre ou à louer… Cela vous intéresse ? Conditions d’accès au BTS Collaborateur juriste notarial Pour accéder au BTS Collaborateur juriste notarial, vous pouvez postuler via Parcoursup (ou en contactant directement les sites de l’INFN) et ce, peu importe votre baccalauréat (l’admission se fait sur dossier). La formation est disponible dans 14 villes différentes. De Lille à Montpellier, le choix est large ! Stage obligatoire Contrairement à la licence dans laquelle il est parfois difficile de trouver un stage (et surtout, où ils ne sont pas obligatoires), l’INFN intègre un stage de 12 semaines dans son BTS. Ainsi, vous êtes directement plongé dans le monde professionnel ! Contenu et durée du BTS Collaborateur juriste notarial Le BTS Collaborateur juriste notarial permet aux étudiants d’acquérir en seulement 2 années des compétences générales et professionnelles en rapport avec les métiers du notariat. Ainsi, vous apprendrez à maîtriser la technique et le vocabulaire juridique, vous développerez vos capacités d’analyse et de synthèse, mais vous serez également initié aux outils et technologies informatiques nécessaires à la profession notariale. Que faire après un BTS Collaborateur juriste notarial ? Après ce BTS, deux possibilités s’offrent à vous : vous pouvez poursuivre vos études ou vous insérer directement dans le marché du travail. L’insertion professionnelle La poursuite d’études Vous pouvez exercer immédiatement après votre diplôme en qualité d’assistant notarial, de formaliste ou de négociateur immobilier. La poursuite d’études : à l’Université en Licence professionnelle Métiers du notariat, puis en rejoignant un master en droit notarial avant le DESN. Et parce que chez Pamplemousse, on sait que vous adorez les chiffres : Sachez que 88 % des étudiants en BTS préfèrent poursuivre leurs études, tandis que 12 % privilégient l’insertion professionnelle. Et parmi ceux qui ont souhaité entrer directement dans le monde professionnel, 100 % ont trouvé un emploi dans les 6 mois, 84 % en moins d’un mois. Plutôt intéressant, non ? Licence professionnelle Métiers du notariat La Licence professionnelle Métiers du notariat est une formation juridique complémentaire au BTS Collaborateur juriste notarial. Elle correspond à un diplôme BAC + 3. Conditions d’accès à la Licence professionnelle Métiers du notariat La Licence professionnelle Métiers du notariat est un diplôme ouvert à tous les étudiants BAC + 2 qui possèdent : 🎓 Un BTS Collaborateur juriste notarial ; 🎓 Un BTS Professions immobilières ; 🎓 Une L2 Droit ; 🎓 Une L2 AES ; 🎓 Un DUT/BUT Carrières juridiques. Pour les inscriptions, il suffit de prendre contact directement avec les universités qui proposent la formation. Elles sont listées sur le site de l’INFN. Contenu et durée de la Licence professionnelle Métiers du notariat La Licence professionnelle dure une année. Elle vous permet de compléter votre formation juridique, notamment autour de thématiques telles que le droit de la famille, le droit immobilier ou encore le droit des affaires. 😍 Ce qui nous plaît dans ce diplôme : il peut être effectué en alternance, en formation continue ou même à distance ! Si les métiers d’assistant notarial ou de rédacteur d’actes vous intéressent, vous pourrez donc choisir le parcours d’études qui vous semblent le plus approprié. Que faire après une Licence professionnelle Métiers du notariat ? Après cette licence, si vous souhaitez accéder à des postes à plus haute responsabilité, vous pouvez poursuivre vos études dans un master de droit notarial ou un autre master équivalent en droit. Master Droit notarial Les masters en droit notarial sont des formations juridiques accessibles avec un BAC + 3 pour le M1 et avec un BAC + 4 pour le M2. À l’issue des deux années, le diplôme délivré correspond à un BAC + 5. Conditions d’accès à un master en droit notarial Les M1 en droit notarial sont ouverts à tous les étudiants de BAC + 3 qui possèdent : 🎓 Une licence en droit ; 🎓 Une licence professionnelle dans le domaine du droit ; 🎓 Un BUT dans le domaine du droit ; 🎓 Un bachelor dans le domaine du droit. Les M2 en droit notarial sont ouverts à tous les étudiants de BAC + 4 qui possèdent : 🎓 Un M1 Droit notarial ; 🎓 Un autre M1 en droit ; 🎓 Un Mastère 1 d’une école privée en droit (attention : vérifiez que le diplôme est bien reconnu par l’État). Pour les inscriptions, il suffit de candidater sur la plateforme monmaster. Vous y trouverez toutes les formations disponibles listées sur le site. Contenu et durée d’un master en droit notarial En principe, un master en droit notarial se déroule en deux ans (M1 + M2). Il vous permet de perfectionner votre formation juridique et de vous spécialiser dans certaines matières. 😍 Ce qui nous plaît dans les masters mention droit notarial : ils sont disponibles dans 34 universités en France ! Université de Lille, Nantes Université ou encore l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne… Vous avez la possibilité d’étudier plus ou moins partout ! Que faire après un master en droit notarial ? Après un master en droit notarial, si vous souhaitez accéder à des postes à plus hautes responsabilités, vous pouvez poursuivre vos études au sein d’une école de notariat avec des stages afin d’obtenir le Diplôme d’étude supérieur du Notariat (DESN). Mais, si vous souhaitez intégrer directement le monde du travail après votre master 2, vous pourrez exercer les professions suivantes : Assistant-rédacteur d’actes ; Négociateur immobilier ; Assistant juridique ; Collaborateur juridique ; Responsable administratif ; Clerc de notaire, etc. Diplôme des Métiers du Notariat Le diplôme des Métiers du Notariat est une formation essentiellement pratique, accessible après un BAC + 3 en droit. Durée du diplôme des Métiers du Notariat Le diplôme des Métiers du Notariat s’effectue en 1 an (315 heures, de septembre à septembre). Son objectif est simple : vous donner l’expérience nécessaire pour devenir un parfait technicien du droit. La rédaction d’actes juridiques et le suivi des dossiers n'auront plus aucun secret pour vous ! Avec suffisamment d’expérience, vous pourrez même recevoir des clients ou progresser vers un niveau cadre afin d’intégrer le management d’équipe. À ce niveau-là, l'équipe d’Annalise Keating n’a qu’à bien se tenir ! Conditions d’accès au diplôme des Métiers du Notariat Pourront accéder à l’inscription au diplôme les élus suivants : 🎓 Les titulaires d’une Licence professionnelle Métiers du notariat ; 🎓 Les titulaires d’une licence professionnelle en droit ou ceux qui sont titulaires d’un diplôme d’assistant juridique, de comptable-taxateur d’office notarial ou encore d’une formation en lien avec les carrières et les métiers de l’immobilier ; 🎓 Les titulaires d’une licence en droit. Vous l’aurez compris, même ceux qui n’ont pas opté pour la voie professionnelle pourront tenter leur chance ! Les candidatures et inscriptions se font uniquement auprès de l’INFN. Stage obligatoire Néanmoins, pour être admissible, vous devez remplir une autre condition (au risque de vous décevoir, il n’y a pas d’exception possible…) : l’obligation de trouver un stage dans un office notarial. En effet, ce diplôme est effectué en alternance. Il est donc logique que vous deviez trouver un contrat de travail ! Pour vous donner un ordre d’idées, vous aurez environ entre 15 % et 25 % d’enseignements. Le reste du temps, vous serez à l’étude. Contenu du diplôme des Métiers du Notariat Pendant ces heures de cours, vous étudierez principalement : 🏠 Le droit de l’immobilier ; 👪 Les droits des personnes et de la famille ; 🏫 Le droit de l’entreprise ; 👩⚖️ Le droit professionnel notarial. Que faire après le diplôme des Métiers du Notariat ? Après ce diplôme, vous pouvez acquérir de l’expérience professionnelle dans un office notarial. Si vous le souhaitez, au bout de neuf ans, vous pourrez passer votre Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire et prétendre à cette profession. D’ailleurs, à ce stade de la lecture, vous vous demandez certainement quelle est la différence avec la Licence professionnelle Métiers du notariat en termes de débouchés professionnels ? Vous avez plus de perspectives d’évolution ; Vous pouvez vous présenter, comme expliqué précédemment, au Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire. La voie unique : le Diplôme d’études supérieures du notariat (DESN) Le Diplôme d’études supérieures du notariat (DESN) est issu de la réforme qui fusionne les voies professionnelle et universitaire en une seule voie unique. Autrement dit, à la rentrée 2024, si vous avez terminé votre M2 Droit notarial et si vous souhaitez devenir notaire, il faudra passer votre DESN ! L’objectif de cette réforme, d’après Sophie Sabot-Barcet, première vice-présidente du Conseil supérieur du notariat, est de : « faire en sorte que la formation des notaires soit davantage en phase avec les évolutions de la société actuelle ». Mustapha Mekki, professeur à l’École de Droit de la Sorbonne et Directeur Général de l’INFN, ajoute que la réforme actuellement a vocation à « moderniser la formation notariale et corriger quelques incohérences ». Durée du Diplôme d’études supérieures du notariat Le DESN s’effectue en trois ans. En effet, tous les candidats sont engagés pendant une période de trois ans, elle-même composée de trois cycles. 🤝 Le premier aura vocation à transmettre aux étudiants tout ce qui est relatif au métier de notaire et à l’ADN du notariat ; 👨🏫 Le deuxième aura pour objectif d’enseigner les fondamentaux aux futurs notaires : droit de l’entreprise et des affaires, droit des personnes et de la famille, etc. ; 🤵Le troisième cycle sera beaucoup moins théorique puisqu’il permettra de former les étudiants dans leurs fonctions de leader et de manager. En effet, jusqu’à maintenant, ces savoir-être manquaient fortement à nos jeunes notaires. ⚠️ Attention : ceux inscrits dans les formations avant cette réforme restent soumis aux dispositions antérieures de ces voies. Conditions d’accès au Diplôme d’études supérieures du notariat Pour accéder au DESN, il faut impérativement avoir un master en droit notarial délivré par un établissement signataire de la convention de l’arrêté du 5 juillet 2023 (relatif au diplôme d'études supérieures de notariat). Les candidats non titulaires de ce master seront sélectionnés sur dossier avec un entretien individuel. Seulement trois candidatures peuvent être présentées. Une fois retenu, le candidat doit suivre un module préparatoire comportant 5 matières de 20 heures : Droit des obligations et de la preuve ; Droit patrimonial de la famille ; Droit de la personne et de la famille ; Droit immobilier et des biens ; Droit des affaires et des sociétés. Que faire après le Diplôme d’études supérieures du notariat ? Après avoir obtenu votre Diplôme d’études supérieures du notariat, vous pouvez tout simplement exercer en qualité de notaire ! L’ECCT : Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire (CAFN) Le Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire s’adresse aux professionnels qui souhaitent exercer les fonctions de notaire. L’objectif : permettre à des collaborateurs des offices de notaires de monter en titre. Conditions d’accès au Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire Pour pouvoir passer ce certificat, il faut remplir un certain nombre de conditions : ✅ Être titulaire du diplôme de premier clerc ou du diplôme des Métiers du Notariat depuis au moins 6 ans ; ✅ Avoir exercé une activité professionnelle depuis au moins neuf ans. En revanche, sachez que cette dernière condition d’activité peut être réduite ! Si le candidat est également titulaire d’un master en droit ou d’un diplôme équivalent, seulement quatre années d’exercice sont exigées. Enfin, prenez vos agendas : chaque année, les inscriptions ne sont ouvertes que jusqu’au 1er mai. Il serait dommage de devoir attendre une année de plus à cause d’une étourderie ! Études pour devenir notaire avant la réforme : schéma explicatif Avant la réforme, pour devenir notaire, il y avait deux voies d’accès : la voie professionnelle et la voie universitaire. La voie professionnelle : le Diplôme de notaire Avec la voie professionnelle, le Diplôme de notaire permettait à des étudiants de devenir salarié d’un office notarial, associé ou titulaire de son propre office. Plutôt classe, n’est-ce pas ? Néanmoins, pour prétendre à cela, il fallait être titulaire d’un master 2 en droit. Il était aussi nécessaire de remplir quelques autres formalités pour constituer votre dossier (ex. : un casier judiciaire vierge). La formation comptait un stage professionnel de 30 mois ainsi que 6 modules techniques. Au total, la formation durait 31 mois (donc 1 mois en initial). La voie universitaire : le Diplôme supérieur de notariat L’autre possibilité pour l’étudiant qui souhaitait devenir notaire avant 2024 était d’emprunter la voie universitaire, pour préparer le Diplôme supérieur de notariat. Comme pour la voie professionnelle, l’étudiant devait être titulaire d’un master 2 en droit. Un stage était également prévu en qualité de notaire-stagiaire. En revanche, la durée de la préparation n’était pas la même puisque le Diplôme supérieur de notariat se préparait en 24 mois. 4 semestres étaient prévus pour préparer les étudiants au métier de notaire : 📝 1er semestre : sur les actes courants et les techniques contractuelles ; 🏘️ 2ᵉ semestre : sur les techniques du droit immobilier ; 👪 3ᵉ semestre: sur les techniques de droit patrimonial et de droit de la famille ; 🏬 4ᵉ semestre : sur les techniques des structures, relations et mutations des entreprises civiles et commerciales. En résumé : Avant 2024, il y avait deux voies d’accès. La voie professionnelle et la voie universitaire ; Depuis 2024, il y a une voie unique à la profession de notaire, avec le DESN. II. Quel est le quotidien d’un étudiant notaire ? 🏠 Pour découvrir le quotidien d’un étudiant notaire, nous avons été à la rencontre de Dieudonné Rengouwa Ngaka. Aujourd’hui (et après un parcours d’étude plus que complet), Dieudonné est collaborateur de Maître Florent Picot en l’office Notarial de l’Europe. BTS Notariat, Licence professionnelle Activités juridiques (à Lyon 3), DIMN (aujourd’hui DMN), Licence de Droit privé, Master 1 en Droit privé mention Droit des affaires, DU en Droit américain, DU en Droit des affaires en anglais, Master 2 en Droit international des affaires puis intégration de l’INFN… Découvrez tout sur le notariat vu par un étudiant ! Quel est le rôle de l’étudiant auprès du notaire ? Dieudonné : « Tout d’abord, le rôle de l’étudiant auprès du notaire varie en fonction de sa formation et de l’étude notariale dans laquelle il est. Par exemple, les étudiants en BTS ou en Licence professionnelle sont des collaborateurs et ils font partie d’un service. À ce titre, on leur donne des tâches assez simples, on leur explique comment fonctionne l’étude ou encore comment on traite un dossier. Dans ce cadre, l’étudiant joue un rôle important, car il vient soutenir les collaborateurs expérimentés. » « Et si l’étudiant a déjà de l’expérience, son activité peut être un peu plus variée : il peut ouvrir les dossiers, créer des fiches clients et/ou des fiches immeubles, contacter les clients afin d’obtenir des informations complémentaires, mais il peut aussi les appeler pour prévoir un rendez-vous. C’est en quelque sorte un travail d’assistant. En revanche, si l’étudiant prépare le diplôme des Métiers du Notariat ou un diplôme supérieur, il est censé avoir un profil plus expérimenté. Dès lors, il pourra être chargé d’un dossier du début à la fin. Cela signifie qu’il pourra ouvrir le dossier, prendre contact avec les confrères, préparer les tâches en interne, préparer les décomptes financiers, récupérer les pièces et les justificatifs, s’assurer de la situation juridique de la personne, etc. » Quelles sont les missions de l’étudiant notaire ? Dieudonné : « Contrairement aux idées reçues, les missions de l’étudiant notaire sont très variées. Tout d’abord, il est fondamental que l’étudiant récupère certaines informations lorsqu’il ouvre le dossier du client. Pour cela, il peut envoyer un questionnaire complet au client. Vu sur Instagram Par exemple, s’il s’agit de droit de la famille ou de droit des personnes, le client est-il sous une mesure de protection ? Si oui, laquelle ? Le droit appliqué ne sera pas le même. Aussi, s’il est question d'un dossier en droit immobilier, l’étudiant doit tout savoir pour établir une fiche : quel est le type de bien ? Si une erreur est commise à ce niveau, c’est tout le dossier qui sera erroné. Ceci étant fait, l’étudiant a une deuxième mission : la rédaction. Celle-ci est très variée : l’étudiant peut rédiger une vente immobilière comme des actes courants en droit de la famille (ex. : un acte de notoriété qui constate le décès d’une personne ou bien un acte de donation). Il est également possible que l’étudiant procède aux formalités après la signature : y a-t-il un remboursement à effectuer ? Il y a tout un travail de comptabilité qu’il ne faut pas négliger. » « Ensuite, l’étudiant a également beaucoup de recherches juridiques à effectuer. Par exemple, la semaine dernière, j’ai dû vérifier si la législation en matière de feu de charbon avait évolué sur l’agglomération lyonnaise. En effet, si notre client achète une maison pour faire des barbecues alors que c’est interdit, il risque d’être déçu s’il l'apprend après son achat. C’est à nous de lui donner toutes les clés afin que son acquisition se déroule le mieux possible. » Est-ce que l’étudiant est autonome sur ses missions ? Dieudonné : « Il faut savoir que l’étudiant est évalué avant d’intégrer l’étude. Cela signifie que le notaire sait avec qui il pourra faire travailler l’étudiant et quel degré d’autonomie, il pourra lui laisser. Évidemment, on attend de lui qu’il sache un minimum se débrouiller. Néanmoins, on le forme tout de même aux logiciels (ex. : site du cadastre, des impôts) et à tout ce qui est nécessaire au bon déroulement de ses missions. » Y a-t-il une solidarité entre les étudiants et ses collègues ? Où est-ce une profession où il y a beaucoup de rivalités ? Dieudonné : « Dans le notariat, il y a une grosse solidarité entre collègues. Il est évident qu’on ne peut pas tout savoir, mais on peut apprendre ; et dans le notariat, on apprend tous les jours. Et surtout, il est important de préciser que ce domaine n’est pas compétitif, car le notaire n’est pas censé se mettre en avant plus qu’un autre. Le notaire a une mission de service public et à ce titre, il n’a pas le droit de faire de la publicité. A fortiori, il ne peut donc pas se mettre en compétition. Il ne faut pas oublier qu’être notaire consiste à effectuer un métier de principes. Il faut avoir une certaine intégrité, être neutre et indépendant. Contrairement à son confrère avocat, le notaire ne doit pas prendre parti. » Quels avantages et inconvénients à être étudiant notaire ? Être étudiant notaire présente des avantages (financier, professionnel, etc.), mais aussi des inconvénients (longueur de la formation, pression, etc.). Découvrons tous ces points avec l’interview de notre étudiant notaire ! Les avantages à être étudiant notaire Y a-t-il beaucoup d’avantages à être étudiant notaire ? Dieudonné : « Selon moi, il y a beaucoup d’avantages à être étudiant notaire. Ils sont d’ordre intellectuel, professionnel, financier et moral. » L’avantage Intellectuel et professionnel Dieudonné : « Intellectuel et professionnel, car contrairement à des étudiants en droit effectuant un parcours classique (M1 puis M2), avec le notariat, il y a une alternance qui permet de continuer les études tout en acquérant de l’expérience professionnelle. En effet, même si l’étudiant a vocation à passer le CRFPA, c’est en parallèle à ses études. Or, avec le notariat, on peut continuer à apprendre sur le plan théorique tout en commençant à exercer auprès de professionnels du droit. » L’avantage du coût de la formation Dieudonné : « De plus, contrairement au CRFPA qui est souvent très coûteux pour les étudiants, surtout s’ils optent pour une prépa, la formation en alternance peut être prise en charge par l’étude notariale. Ce n’est pas toujours le cas, mais beaucoup d’études le font. Il ne faut surtout pas hésiter à poser la question. » L’avantage de la rémunération Dieudonné : « Aussi, un avantage qui me semble non négligeable lorsque l’on est étudiant, c’est l’aspect financier : l’étudiant notaire perçoit un véritable salaire (or que l’étudiant en stage touche une gratification, bien souvent peu élevée). » L’avantage « moral » Dieudonné : « Enfin, d’un point de vue moral, il y a un dernier avantage : le notariat est un métier dans lequel l’on peut exercer le droit sans poursuivre certains intérêts. A priori, vous pouvez vous coucher sur vos deux oreilles ! Pour rappel, le notariat poursuit 5 objectifs : Conseiller avec rigueur et impartialité ; Accompagner avec humanité et discrétion ; Exprimer l’équilibre des volontés dans le cadre fixé par la loi ; Conserver les actes pour toujours ; Et agir ainsi pour la paix au cœur de la société. Les inconvénients à être étudiant notaire Avec tous ces avantages, on se demande s’il y a des inconvénients ! Pouvez-vous nous en donner 1 ou 2 ? Dieudonné : « Oui, comme dans tout domaine, il y a quand même des inconvénients à ce statut. » Inconvénient n° 1 : une formation longue Dieudonné : « Premièrement, c’est une formation très longue. Il faut être extrêmement motivé et ne pas lâcher l’affaire. » Inconvénient n° 2 : un métier sous pression Dieudonné : Deuxièmement, c’est un métier dans lequel il faut savoir gérer la pression : celle relative aux clients et celle liée aux examens. Pour cela, il me semble indispensable d’être très organisé. L’organisation et l'anticipation sont vraiment les deux clés qui permettent d’éloigner le stress et la pression. Cela vous permet de savoir ce que vous devez faire et quand vous devez le faire. Par exemple, dès que j’arrive à l’étude le matin, j’ouvre mon agenda puis je réponds à mes mails. En faisant cela, je ne me laisse jamais avoir par des problèmes de délais. En outre, il faut voir le bon côté des choses : ce poste vous permettra de gagner en autonomie ! » Inconvénient n° 3 : une difficile conciliation entre études et travail Dieudonné : « Troisièmement (et dernier inconvénient), l’étudiant travaille comme un salarié (entre 35 et 37 heures par semaine) mais il doit quand même préparer ses examens en parallèle. C’est donc un statut qui implique beaucoup de travail, car il est difficile de concilier études et travail. Pour vous donner un ordre d’idées, nous avons des examens quasiment tous les mois. Mais à mon sens, ceci n’est que le prix de la réussite. III. Quel est le salaire d’un étudiant notaire ? 💰 Le salaire d’un étudiant notaire varie beaucoup (entre environ 1 500 et 1 800 euros), et ce, en fonction de : 🎓 Son niveau d’études ; 💼 Son expérience professionnelle ; 👨 Son profil ; 📄 La convention collective en place ; 🤝 La négociation qui a eu lieu (entre le notaire et l’étudiant). Par exemple, un étudiant en Licence professionnelle ou qui prépare le DMN peut toucher un SMIC, voire espérer 1 600 ou 1 700 euros. Celui qui prépare le diplôme de notaire peut toucher 1 800 euros tandis que le diplômé peut toucher jusqu’à 2 500 euros (net). IV. Quels sont les différents métiers du notariat ? 🤔 Au-delà de la profession de notaire, il existe plusieurs autres métiers du notariat (ex. : collaborateur de notaire). Le notaire Le notaire est un acteur incontournable du monde juridique. C’est un officier public ministériel, et à ce titre, il dispose d’une délégation de puissance publique. Un beau pouvoir pour un beau métier ! Les missions du notaire Au quotidien, le notaire authentifie des actes, il rédige et signe des actes et des contrats, mais il a aussi une mission de conseil et d’information auprès de ses clients. Les qualités pour être notaire Le notaire doit avoir un certain sens de la pédagogie, car il faut savoir expliquer le droit à des personnes qui ne s’y connaissent pas forcément. Le notaire doit également être très rigoureux : la validité de certains actes dépend de son bon travail ! Imaginez un peu les conséquences s’il se trompait sur une date… Enfin, le notaire doit être un parfait technicien du droit puisqu’il peut passer d’un testament à un contrat de mariage. Le collaborateur de notaire Quand vous êtes collaborateur de notaire, vous pouvez exercer dans différentes branches. C’est donc une appellation qui regroupe en réalité plusieurs professions. En effet, l’un des avantages du BTS Collaborateur juriste notarial est qu’il vous ouvre plusieurs voies : de la rédaction d’actes juridiques à la négociation de biens immobiliers, découvrez l’étendue de vos possibilités. L’assistant rédacteur Les missions de l’assistant rédacteur L’assistant rédacteur aide le notaire à rédiger et à mettre en forme des actes juridiques. Le droit étant une matière vaste, l’assistant rédacteur pourra passer d’un contrat de mariage à la rédaction d’un bail d’habitation. Néanmoins, rien ne l’empêche de se spécialiser dans un domaine particulier. Au-delà de la rédaction, l’assistant rédacteur se charge également de rassembler les informations ainsi que les pièces administratives nécessaires à la constitution des dossiers. Les qualités pour être assistant rédacteur L’observation et l’organisation sont des qualités indispensables à l’assistant rédacteur. Enfin, il est évident qu’il doit savoir bien rédiger. N’oubliez pas : en droit, les fautes ne sont pas permises. Le formaliste Autre rôle fondamental dans l’étude notariale : le formaliste, aka le gestionnaire des formalités. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé ce que devient un acte après sa conclusion ? Eh bien, figurez-vous qu’il a toute une vie après sa signature ! Les missions du formaliste Les deux principales missions du formaliste sont de contrôler les actes et de les transférer. On vient de vous le dire, un acte a toute une vie après sa signature ! En effet, lorsqu’un acte est conclu et signé, le formaliste doit se charger de vérifier toutes les formalités (pour corriger d’éventuelles irrégularités) avant de le déposer aux administrations publiques compétentes. Les qualités pour être formaliste Pour être formaliste, il vaut mieux avoir un œil de lynx et être un véritable expert du droit pour ne rien laisser passer ! L’assistant juridique Les missions de l’assistant juridique L'assistant juridique participe à la bonne organisation de l’étude notariale. C’est lui qui doit gérer les appels, prendre les rendez-vous ou encore transmettre les documents aux personnes concernées. En parallèle à ces missions administratives, l’assistant juridique doit également aider le notaire grâce à ses compétences juridiques. Par exemple, il peut être amené à préparer ou à rédiger un acte pour le notaire, afin de lui permettre de prendre de l’avance. Autrement dit, l’assistant juridique est en quelque sorte celui qui organise la vie de l'office notarial. Les qualités pour être assistant juridique Anticipation, organisation et rigueur sont des qualités indispensables à l’assistant juridique pour effectuer son métier en toute sérénité. Le comptable-taxateur Comptable-taxateur ? On parie que vous ne connaissez pas ce métier ! Pourtant, c’est un poste important puisque le comptable-taxateur est chargé de la gestion économique et comptable de l’activité de l’office notarial. Les missions du comptable-taxateur Le comptable-taxateur est celui qui s’occupe de l’argent et qui doit alerter le notaire si les finances se portent mal ! C’est aussi vers lui qu’il faut vous tourner pour vos congés et vos bulletins de paie (il vaut mieux bien s’entendre avec lui…). Le comptable-taxateur établit la facturation des actes notariés, il prépare les tableaux de bord pour vérifier la couverture des fonds clients, il établit les contrats de travail… Ses missions sont nombreuses et diversifiées. Et grâce à cette diversité, le comptable-taxateur est en relation avec tous les membres de l’office notarial : notaire, rédacteurs, etc. Les conditions d’accès à la profession de comptable-taxateur Si vous avez été séduit par ce métier, voici ce que vous devez posséder pour prétendre à la formation : Un BTS Métiers du notariat ; Un BTS Comptabilité et/ou gestion. Principalement axée autour de la comptabilité (ex. : gestion de la comptabilité de l’entreprise ou du groupement notarial), cette formation est complète puisque vous aurez également des cours généraux en droit (ex. : droit de la famille, droit de l’immobilier, etc.) et des cours sur la déontologie et la profession. Stage obligatoire Enfin, vous aurez également 2 stages, d’une durée d’une semaine puis de deux mois, afin de vous familiariser avec la profession ! Le négociateur immobilier Être négociateur immobilier dans un office notarial, c’est avant tout être un excellent intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur. C’est vous qui détenez toutes les informations (état des lieux du marché immobilier, les différentes possibilités de financement, etc.) indispensables pour les deux parties. Les qualités pour être négociateur immobilier Rigueur et organisation sont des qualités essentielles pour exercer en tant que négociateur immobilier. Vous devrez suivre l’actualité immobilière tout en étant un véritable requin : s’il y a un bien immobilier à ne pas rater, vous devez l’avoir ! Les missions du négociateur immobilier Comme le comptable-taxateur, le négociateur immobilier est confronté à une multitude de missions : entre la prospection et l’organisation de visites, il doit comprendre le besoin de ses clients pour être le meilleur conseiller possible. Quel prêt choisir ? Qu’est-ce que l’hypothèque d’un bien immobilier ? Vos clients auront toutes sortes de questions et vous devrez être armé pour y répondre. Si la fibre commerciale est en vous et si la possibilité de travailler dans un office notarial vous intéresse, ne cherchez plus : négociateur immobilier est le métier qu’il vous faut. Pour suivre cette voie, un bagage vous est indispensable : le BTS Collaborateur juriste notarial. Alors, prêt à négocier ? V. Quelles reconversions après des études de notariat ? 🧐 Après des études de notariat, de nombreuses reconversions sont possibles : administrateur judiciaire, conseiller juridique, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, gérant de tutelle, etc. Quoi qu’il en soit, si vous envisagez une reconversion professionnelle après vos études notariales, vous disposez d’un avantage : vous avez un bagage assez complet. Évidemment, vous ne deviendrez pas chirurgien en un claquement de doigts, mais beaucoup de possibilités s’offrent à vous. Gardez en tête que la reconversion n’est pas un échec : c’est un moyen d’ajouter de nouvelles compétences à votre parcours. Deux possibilités : Le domaine du notariat/du droit vous intéresse toujours : vous pouvez alors exercer en qualité d’agent immobilier, de généalogiste, de gestionnaire du patrimoine, de juriste foncier (ou juriste transactions immobilières), etc. ; Le domaine du notariat ne vous intéresse plus : vous pouvez essayer de concilier une autre passion avec de l’entrepreneuriat, vous tourner vers le management, l’écriture, etc. Par exemple, à l’INFN, il y a eu énormément de profils variés : Audrey, notaire et danseuse ; Sophie, notaire et artiste ; Jérôme, notaire et sportif ; Pierre, notaire et essayiste. VI. 5 clichés sur les notaires ✅ Pour casser les clichés sur les notaires (ou les confirmer…), nous avons interrogé notre étudiant notaire, Dieudonné ! 1/ « Être notaire, c’est remplir des papiers toute la journée » Oui et non. Effectivement, on remplit des papiers tous les jours (les actes font en moyenne 15/20 pages). Mais avant de remplir tous ces papiers, il y a un gros travail de recherche, d’analyse et d’échange ! Il faut faire des recherches sur la législation en vigueur, analyser tous les documents pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreur(s) mais aussi échanger avec le client pour obtenir certaines informations complémentaires. 2/ « La plupart des notaires sont des hommes, plutôt âgés » FAUX ! Ce cliché est complètement dépassé ! Il y a beaucoup de femmes dans le notariat, et ce, à tous les postes. À vrai dire, la tendance s’est plutôt inversée : les hommes sont en minorité. Dans ma promotion, on devait être 5 % d’hommes. 3/ « Les notaires prennent beaucoup d’argent à leurs clients » Encore faux ! Ce cliché est aussi dépassé que le précédent. En réalité, il y a une confusion entre l’argent que prend le notaire et celui qu’il touche réellement. En effet, le notaire est chargé de réclamer à son client l’argent qu’il doit à l’administration. Il ne fait donc que le transférer. En moyenne, le notaire touche 1 % de la somme qu’il demande à son client. 4/ « La profession de notaire n’est pas moderne » Faux ! Cette profession est ultra-moderne, je dirai même que c’est un métier 2.0 ! C’est une profession très numérisée et on a bien réussi à anticiper et à gérer la covid-19. Par exemple, nous avons mis en place la signature en visioconférence pour permettre à nos clients de passer leurs actes malgré le virus. Le notaire est un acteur dans l’ère de son temps ! 5/ « Être notaire est facile, il suffit d’un ordinateur et d’internet » Faux. Pour être diplômé notaire, je peux vous dire que ce n’est pas facile ! Être diplômé est une chose, être notaire en est une autre. Il faut faire les études de notariat, ensuite être collaborateur, puis prêter serment. C’est une profession qui demande beaucoup de volonté et de détermination. En outre, si c’était aussi simple, les notaires seraient bien plus nombreux ! Une dernière chose à ajouter ? À mon sens, le notariat souffre de beaucoup de clichés. Pourtant, c’est une belle profession quand on aime protéger et être au service des autres. Ce métier me semble indispensable à la paix sociale. Tout le monde peut y arriver. Pour réussir, le plus important est de persévérer.
- Top 13 des clichés sur les étudiants en droit
Conseils > Lifestyle Moult rumeurs, clichés, mythes ou raccourcis circulent sur les études juridiques. Pamplemousse Magazine a dressé la liste des clichés les plus entendus à propos des étudiants en droit. Soyez rassurés, la majorité d’entre eux sont faux ou bien très exagérés. 📸 Sommaire I. Cliché 1 : Tous les étudiants en droit veulent devenir avocat II. Cliché 2 : En L1 le dress code, c’est costume cravate III. Cliché 3 : Il faut apprendre par cœur son Code civil IV. Cliché 4 : L’étudiant en droit est prétentieux V. Cliché 5 : En études de droit, on sait parler latin VI. Cliché 6 : Le Stabilo est son arme de prédilection VII. Cliché 7 : Il déteste qu’on lui dise que « la loi stipule » VIII. Cliché 8 : L’étudiant en droit n’a pas de vie sociale IX. Cliché 9 : Le juriste n’a pas d’humour X. Cliché 10 : Il ne sait pas parler anglais XI. Cliché 11 : Il existe une véritable compétition XII. Cliché 12 : Etudiant et déjà conseiller juridique de ses proches XIII. Cliché 13 : Il a claqué son PEL pour acheter tous ses livres I. Cliché 1 :Tous les étudiants en droit veulent devenir avocat Nombreux sont les étudiants qui désirent porter la robe et plaider ou siéger au tribunal ainsi qu’aux hautes juridictions afin de rendre la justice. Cependant, il existe une multitude de professions juridiques : huissier, greffier, notaire, juriste, maître de conférences, administrateur judiciaire, surveillant pénitentiaire, commissaire de police, agent de constatation des douanes, etc. Le droit et ses différentes branches offrent de nombreuses opportunités professionnelles, lesquelles permettent à chacun de trouver sa voie. Ne soyez donc pas stressés si, lors de votre entrée à l’université, vous ne savez pas encore quelle profession vous souhaitez exercer. II. Cliché 2 : En L1, le dress code, c’est costume cravate On connait tous ce nouvel étudiant, fraîchement sorti du lycée, qui veut marquer le coup en mettant le costume-cravate acheté pour le mariage de sa cousine. S’il existe quelques Harvey Specter, la majorité des étudiants s’habilleront dans un style casual et classique. Pour les plus fashionista d’entre vous, sachez qu’en ce moment, la mode c’est : pyjama, jogging, sweat-shirt et grosses chaussettes pour les visioconférences. Dans tous les cas, fais comme chez McDo, "venez comme vous êtes". III. Cliché 3 : Il faut apprendre par cœur son Code civil Si vous trouvez un étudiant en études de droit qui connaît sur le bout des doigts ses codes, vous nous appelez. Certains ont déjà du mal à retenir la liste des courses alors imaginez avec des livres de 3000 pages. Évidemment, comme dans toute nouvelle filière, il faudra apprendre un max de connaissances. Il faut surtout retenir l’essentiel (plan, notions clés, etc.), ainsi que les grands principes. Afin de faciliter ton apprentissage, pense à utiliser les outils qui sont mis à ta disposition (aide-mémoire, flashcards, fiches de droit, index des codes, FIGADA pour les arrêts de droit administratif). IV. Cliché 4 : L’étudiant en droit est prétentieux C’est totalement faux. D’où provient donc cette idée ? Les étudiants en droit sont certes intelligents, beaux, studieux, organisés, délicats, humains, organisés, éloquents, justes, vifs, concentrés, charmants, éblouissants, prodigieux, séduisants, impressionnants, talentueux mais pas prétentieux. V. Cliché 5 : En études de droit, on sait parler latin Dura lex, sed lex, Intuitu personae, Lex specialis derogat legi generali,Wingardium leviosa, Neme auditur propriam turpitudinem allegans, Pacta sunt servanda, Bis de eadem re ne sit action… Soyez rassurés, les étudiants ne connaissent pas toutes les citations juridiques latines. Ils les notent en introduction pour se donner un genre mais rien de plus. Petite info pour votre culture personnelle : un juge ad hoc ne statue pas sur le sort des bachibouzouks et les zouaves. Pour savoir ce que veut dire Dura Lex, il suffit de regarder l'émission LAW'CTOGONE, le Duel des Juristes, une émission juridique Youtube produite par les Editions Pamplemousse qui a pour ambition d'instruire, avec le sourire, et de d'aller à la découverte du droit au travers de jeux et duels endiablés entre des étudiants (représentant une faculté ou une école, par exemple), et praticiens du droit. Cette émission vous plonge dans des duels de connaissances, des challenges, avec de l'adrénaline, des blagues et des fous-rires. VI. Cliché 6 : Le Stabilo est son arme de prédilection 🌈 En L1, on tente de nous faire comprendre qu’il ne faut surligner que « l’essentiel ». L’essentiel étant la majorité de son cours, l’étudiant en droit est le premier actionnaire chez Stabilo, écoulant plus de 50 litres de fluo par an. Toutes les couleurs y passent : jaune, vert, rose, orange, bleu sans oublier les déclinaisons de couleurs pastelles. Conséquences : nos fiches deviennent aussi colorées et lumineuses que le défilé du carnaval de Rio ou qu’un sapin de Noël. En parlant de Noël, pensez à ajouter la nouvelle collection Stabilo au Père Noël. Mais le surligneur n’est pas sa seule arme : Code civil, post-its, fiches bristol, petite sacoche ou tote-bag font aussi partie de sa boîte à outils. VII. Cliché 7 : Il déteste qu’on lui dise que « la loi stipule » Bien, avant de nous énerver en lisant « Comme le stipule l’article 1240 du Code civil », il est nécessaire d’effectuer un rappel étymologique. Stipuler provient du latin stipulo qui signifie « promettre ». Cette promesse se retrouve notamment lorsqu’un contrat ou accord est signé entre deux personnes. Disposer signifie édicter, établir. La loi n’est pas un contrat ou un accord mais une création unilatérale du législateur. Ainsi, la loi ne peut pas stipuler. Non, nous ne sommes pas susceptibles mais simplement à cheval sur les termes employés. PS : il y a bagarre concernant les traités qui peuvent être vus comme des contrats. Il se pourrait qu’ils disposent… euh ! qu’ils stipulent. VIII. Cliché 8 : L’étudiant en droit n’a pas de vie sociale L’étudiant en droit est souvent considéré comme associable ou un être collé à la chaise de son bureau qui vit cloîtré sous sa montagne de codes. Si vous êtes de cet avis, vous vous trompez lourdement. Bien que les profanes du droit nous effrayent par moment, nous pouvons sortir de notre grotte afin de découvrir le monde extérieur tout en nous rappelant notre amour pour le droit. Nous savons également faire la fête, parfois même trop (ce qui explique notamment nos absences aux TD du vendredi matin). IX. Cliché 9 : Le juriste n’a pas d’humour Ce n’est pas parce que nous sommes tatillons sur certains points que nous n’avons pas d’humour. Pour rappel, Bordel de droit, Poney du Droit et Pamplemousse Magazine regroupent à eux seuls plus de 100 000 followers, rien que sur Instagram. D’ailleurs, il suffit de voir les chargés de TD et leurs incroyables jeux de mots dans l’énoncé de vos cas pratiques (“M. Jean NEIGE qui ne savait rien, Mme Sarah CROCHE professeur de musique etc.”). N’oublions pas nos blagues très particulières telles que « Je n’ai jamais mangé avec une personne morale mais c’est toujours elle qui paye l’addition » ou encore « Tu es comme ma force majeure : imprévisible et irrésistible » sans parler du célèbre salon de coiffure « Judici’hair ». X. Cliché 10 : L’étudiant en droit ne sait pas parler anglais « Hello, my name is Bryan and I am in the Kitchen », « Oh, it's raining today - Where is my umbrella ? » Voilà à quoi est censé ressembler le niveau d’anglais à la fac de droit. Heureusement, grâce à la quantité de séries juridiques telles que Suits, Murder ou encore Better Call Saul, notre niveau d’anglais s’améliore. Encore faut-il ne pas lire les sous-titres… Plus sérieusement, il existe des formations spécialisées en droit franco-anglais. Les étudiants ont également la possibilité de partir à l’étranger pour améliorer leur niveau de langue. Avouez que nous faisons des efforts ! Et puis, pour travailler dans certaines entreprises ou cabinets, vous devez parler couramment la langue de Shakespeare. What else ? XI. Cliché 11 : Il existe une véritable compétition entre étudiants Même si nous avons notre petit caractère et que nous pouvons « paraître » prétentieux (cf. cliché 4), il existe le plus souvent une véritable solidarité entre étudiants en droit. Pamplemousse Magazine en est la preuve vivante en fournissant, conseils, astuces et motivation quotidienne. « C’est dans la difficulté que l’on reconnait ses amis ». Lorsqu’ils ne comprennent pas une notion, lorsqu’ils s’arrachent devant un commentaire d’arrêt ou un cas pratique, les étudiants s’entraident. N’oubliez pas « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». XII. Cliché 12 : Étudiant et déjà conseiller juridique de ses proches « Ah mais oui mon fils/ma fille fait des études de droit ! Il va sans doute pouvoir répondre à tes questions ». Vos parents vous vendent comme LE nouvel avocat de la famille ou La future magistrate de la famille alors que vous n’êtes qu’en L2 ? Expliquez que vous pourrez répondre à leurs multiples interrogations d’ici 2-3 ans. Nous n’avons pas la science infuse, du moins pas tout de suite. Laissez-nous le temps d’apprendre tous les arrêts du FIGADA puis revenez vers nous. XIII. Cliché 13 : Il a claqué son PEL pour acheter tous ses livres Il est possible que nous soyons associés à de véritables rats de bibliothèque. En effet, l’étudiant en droit trône au sommet de son château de livres (et voici les livres à lire). C’est un roi mais un roi malheureux qui a dépensé une fortune dans ses ouvrages plutôt que dans des pintes (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération). Toutefois, si vous ne voulez pas casser votre cochon tirelire, vous pouvez emprunter de nombreux écrits dans les bibliothèques universitaires. Pour les plus high-tech d’entre vous, les éditeurs juridiques mettent à disposition leurs ouvrages en version numérisée.
- Combien coûtent les études de droit ?
Conseils > Lifestyle Vous vous demandez quelles dépenses vous aurez pendant vos études de droit ? Fournitures, logement, frais d’inscription universitaires, mutuelles… cet article vous dit tout sur les différents coûts à prévoir dans cette filière ! Sommaire : I. Les coûts spécifiques à la faculté de droit II. Le prix des études en France Ça y est, il est temps de voler de vos propres ailes et d’embrasser votre nouvelle vie : celle d’un adulte. Et qui dit adulte dit, pour beaucoup, autonomie financière. Malheureusement, avant de devoir sortir la carte bancaire ou le portefeuille (pour ceux qui utilisent encore du cash), on ne se rend pas forcément compte de toutes les charges que l’on aura à supporter en arrivant en faculté de droit. D’ailleurs, avant la crise sanitaire, un quart des étudiants déclaraient connaître des difficultés financières ! I. Les coûts spécifiques à la faculté de droit 💶 En plus des dépenses générales de la vie étudiante que nous listerons plus bas, voici les coûts spécifiques à la faculté de droit que vous devrez prendre en compte. Le Code civil (et d’autres Codes) Le Code civil est un indispensable pour les étudiants en droit de L1 et coûte 20€ environ (dépendant de l’éditeur Dalloz - Team Rouge - ou LexisNexis - Team Bleu et avec des jaquettes colorées changeant chaque été). Ce Code, que vous devrez apprendre à maîtriser comme un boucher connaît son couteau, contient l'ensemble des lois relatives au droit civil. Il vous permettra de travailler vos TD en y retrouvant les articles de loi, les jurisprudences (entendez les décisions de justice importantes) et parfois même des notes d’auteur commentant tout ça (la doctrine) ! Vous devrez réviser avec ce Code civil pour pouvoir l’utiliser en partiels si l’épreuve l’autorise le jour J ! Ça vaut donc le coût (sans jeu de mots !) d’avoir son propre Code que vous pourrez surligner, et sur lequel vous pourrez mettre intelligemment quelques post-its. Certains Codes seront plus chers car agrémentés d’options numériques ou de contenus complémentaires à destination des professionnels. Ce n’est pas pour vous. Investissez seulement dans la version étudiante. Aussi, sachez que le Code civil sera nécessaire tout au long de votre cursus et même après, tant le droit privé imprègne notre système juridique. Attention : en cas de réforme législative, il se pourrait que vous ayez besoin de réinvestir dans une version à jour. En L2, vous pourriez aussi acheter le Code de commerce ou le Code pénal (tout dépend de vos matières étudiées dans le programme de votre fac). En L3 Droit, il se pourrait que vous ayez besoin du Code du travail (pour protéger vos droits en tant que salarié ou employeur), du Code de procédure civile ou pénale… N.B. : N’oubliez pas de prendre une édition de la bonne année et de ne jamais prendre un Code de seconde main qui pourrait être annotée par l’étudiant (interdit aux partiels) et obsolète. Prenez en 2024 si vous rentrez à l’Université en 2023, une édition 2025 si vous rentrez en 2024, et ainsi de suite. Les manuels juridiques Outre les Codes, vous pourriez avoir besoin d’acheter quelques manuels de droit (de 25 à plus de 60€). Ces gros pavés, pardon (!), ces gros ouvrages sont composés de centaines de pages détaillées sur une matière de cours et peuvent être utiles pour avoir un contenu juridique de qualité écrits par des experts. Attention, ils sont souvent plutôt mais notez que vous pouvez la plupart du temps les emprunter à la bibliothèque universitaire. Réfléchissez donc à deux (ou trois) fois avant d’investir. Dans tous les cas, tendez l’oreille à la rentrée, les professeurs vous transmettront des bibliographies d’ouvrages qu’ils considèrent indispensables (avec parfois le-leur pour prendre leur petite commission de droits d’auteurs !). Les livres de méthodologie juridique Le manuel de méthodologie juridique est un achat essentiel tant il sera un véritable allié pour réussir vos études de droit. Un tel ouvrage coûte de 20 à 30€ environ selon qu’il est en version ebook (PDF) ou papier. Nous recommandons "Comment Hacker sa L1 Droit ?" ou "Comment hacker sa L2 Droit ?", des ouvrages complets écrits par des enseignants et un spécialiste de l’apprentissage et des techniques de travail. Ces guides de méthodologie ont pour objectif de vous aider à avoir toutes les armes pour : 1. étudier efficacement grâce à des techniques productives de travail (organisation, mémorisation, prises de notes, planification…) ; 2. comprendre les enjeux et problématiques de l’année dans laquelle vous vous trouvez ; 3. vous permettre de mieux vivre vos études en vous forgeant un état d’esprit de guerrier. 4. développer vos compétences en matière de méthodologie juridique, c'est-à-dire à bien réaliser les exercices proposés en licence de droit. Eh oui futur pépin, chaque semaine dans le cadre des travaux dirigés, vous devrez préparer des exercices (fiches d’arrêt, commentaires d’arrêt, dissertations par exemple). Et vous devrez suivre une suite d’étapes très précises pour y parvenir. Ces livres viendront vous accompagner chaque semaine pour gagner des points et ne pas en perdre bêtement. Aussi, le rythme de la faculté de droit est souvent élevé et l’organisation jouera un rôle crucial dans votre succès. Ces ouvrages vous permettront d’apprendre à mieux gérer votre temps et d’augmenter vos chances de valider votre année. Ces livres représentent donc un coût finalement plutôt marginal au vu des clés utiles qu’ils vous donneront pour le reste de votre vie universitaire. 💡 Notre petit conseil : attention à ce que vous trouvez sur internet. Que ce soit pour les fiches de révision, des flashcards ou des livres, vous trouverez parfois des étudiants s’auto-proclamant “professeur de droit” et écrivant des petits livres avec ce qu’ils ont trouvé ci et là sur la toile ou simplement tiré de leur expérience. Ce contenu n’est pas professionnel, prenez donc garde à ce que vous voulez acheter. Un dictionnaire du vocabulaire juridique Le dictionnaire du vocabulaire juridique (entre 15 et 50€) est l’un des fondamentaux qui viendra aussi peser sur votre budget étudiant. Il sera précieux pour vous permettre d’apprendre et comprendre les termes techniques utilisés dans le domaine du droit. La bonne nouvelle, c’est que vous garderez le dictionnaire pendant de nombreuses années ; il se périme bien moins qu’un Code civil ou pénal. Notez que le Cornu et le Cabrillac sont bien aimés des étudiants. 💡 Notre petit conseil : achetez des post-it pour vous permettre d’identifier les termes que vous devez connaître. Les coûts annexes de la fac Dans les dépenses liées au monde universitaire, vous devrez également prendre en compte les coûts spécifiques à des choses annexes comme les frais de photocopies, les impressions de documents (flashcards, cours, copies, etc). Ces dépenses peuvent varier en fonction de votre utilisation personnelle et des politiques tarifaires de la faculté (surtout si vous aimez mettre de jolies couleurs dans vos notes et fiches à imprimer). Le prix des fiches de révisions et des flashcards Vous le savez, depuis des années, Pamplemousse et sa Team de professeurs fabriquent pour les étudiants en droit des fiches de révisions et des flashcards qu’on aurait tous voulu avoir avant (complètes, à jour, synthétiques et optimisées pour la mémorisation). Les fiches de droit coûtent 18€ environ et les Flashcards juridiques entre 12 et 14€ environ selon qu’elles sont imagées ou non. Vous pouvez les fabriquer vous-même mais cela vous prendra du temps et vous devrez être sûr de ne pas passer à côté d’une notion essentielle en vue des partiels. Les cours particuliers 👨🏻🏫 Combien coûte un prof particulier en droit ? Comme au lycée, il est possible de recourir à des professeurs particuliers afin d’obtenir un soutien supplémentaire dans certaines matières. Le prix d’une heure de cours varie entre 15€ et 50€ de l’heure. Les prix des cours particuliers varient en fonction du prix fixé par l'enseignant, évidemment, mais aussi de la durée des sessions de travail et parfois, du nombre d’heures réservées (forfait). Renseignez-vous auprès de vos camarades de classe ou de vos enseignants pour obtenir des recommandations car beaucoup de personnes donnent des cours particuliers pour arrondir les fins de mois mais peu sont bons juridiquement et encore moins sont pédagogues. 🤓 Combien coûte le tutorat ? Le tutorat est gratuit et est offert par d’autres étudiants. Demandez à la Team Pamplemousse ses recommandations ! 🎬 L'émission Law'ctogone - Le Duel des Juristes, et développez votre culture juridique ! Les prépas Licence de droit Le soir et le week-end, imaginez-vous en petit comité en train de plancher sur votre prochain TD. C’est l’idée des prépas droit qui proposent des cours et des entraînements spécifiques pour vous aider à progresser. Les prix des prépas varient forcément en fonction de leur durée, du nombre de matières et de leur renommée et après enquête, et peuvent aller de quelques centaines d’euros par semestre à plus de 1000 euros. Pesez bien les avantages et les inconvénients avant de vous engager, toutes ne sont pas bonnes ! Et toutes ne correspondent pas forcément à votre façon de travailler. NB : vous pouvez aussi rejoindre réseau d’entraide officiel des étudiants en droit sur Discord. Les prépas concours juridiques Si vous envisagez de passer des concours juridiques tels que le CRFPA pour devenir avocat, l'ENM pour devenir juge, le concours de Greffier, de commissaire de police, etc., il peut être vraiment utile de suivre une préparation spécifique et plus intensive que les préparations publiques en Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ). Attention, l’inscription est obligatoire pour et devrez payer les frais d’inscriptions de 150 euros environ pour pouvoir tenter ces concours. Les prix des prépas aux concours juridiques peuvent être élevés (souvent 2000/2500€ environ, mais cela varie du type de formule, semestrielle ou estivale, puis si elle comprend les oraux ou non. Mais croyez-nous, au vu des taux de réussite (faibles), cela est souvent un investissement rentable pour maximiser vos chances de réussite. II. Le prix des études en France 📍 La Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), syndicat étudiant, publie chaque année un indice permettant d’évaluer les coûts de la rentrée universitaire. Pour la rentrée 2022-2023, les coûts étaient évalués à 2 527 euros en moyenne, soit une augmentation de 7,38% en un an. Heureusement, la France est un pays où les coûts pour étudier font partie des plus faibles (les boursiers sont d’ailleurs exemptés de frais d’inscription à l’Université, par exemple). Et les chanceux, pour 41% d’entre eux, pourront compter sur leurs parents (532€ par mois, en moyenne). Des coûts en augmentation Chaque année, suivant l’inflation, les coûts de la vie étudiante augmentent. Des coûts différents entre Paris et les autres régions Sans surprise, c’est en Île-de-France que les hausses de coûts sont les plus fortes. Les frais de vie courante. Les frais de vie courante ont subi une hausse de 1,8% en Ile-de-France (1 374€), contre 2,8% en région (1 164€). Concernant les frais de scolarité, on observe aussi la même tendance : 1 358€ en Ile-de-France (+11,8%), et 1 289€ en région (+13,85%). Les frais d'inscription En France, les frais varient en fonction de votre statut et du type de formation que vous suivez. Pour la formation initiale, les frais d'inscription à la faculté de droit sont généralement modérés. Ils tournent autour de quelques centaines d'euros par an : • 170 € pour les diplômes nationaux relevant du cycle de licence ; • 243 € pour les diplômes nationaux relevant du cycle de master ; • 380 € pour le diplôme de doctorat et l'habilitation à diriger des recherches Attention : ne pas confondre les facultés avec les écoles de droit qui sont des organismes privés et qui ont des frais d'inscription plus élevés. La bonne nouvelle est que si vous décidez de préparer plusieurs diplômes dans un même établissement, les frais sont automatiquement réduits ; vous payez en fait la première inscription à taux plein et les autres à taux réduit : • 113 € pour les diplômes nationaux relevant du cycle de licence ; • 159 € pour les diplômes nationaux relevant du cycle de master ; • 253 € pour le diplôme de doctorat et l'habilitation à diriger des recherches En revanche, si vous optez pour la formation continue, les frais peuvent être plus élevés (notamment pour les masters), mais cela dépendra de l'établissement et du diplôme visé. Heureusement, vous pouvez demander des aides de financement (CPF, Pôle emploi, collectivités territoriales…). La Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) La CVEC est une contribution que vous devez obligatoirement payer chaque année. Elle est destinée à financer des services et des projets pour améliorer la vie des étudiants et des campus. Collectée par les Crous, son montant est fixé chaque année et s'élève à 100 euros en 2023/2024 (contre 92€ en 2022-2023). Vous devrez vous acquitter de cette contribution AVANT de vous inscrire dans un établissement d'enseignement supérieur, y compris en faculté de droit. Vous obtiendrez alors une attestation d'acquittement par le Crous afin de pouvoir finaliser votre inscription dans un établissement (ne la perdez pas !).. NB : il se pourrait que vous puissiez être exonéré de la CVEC. 4 types d’étudiants en sont exonérés : • les boursiers ou bénéficiaires d’une allocation annuelle accordée dans le cadre des aides spécifiques annuelles • les étudiants réfugiés • les étudiants bénéficiaires de la protection subsidiaire • les étudiants enregistrés en qualité de demandeurs d’asile et disposant du droit de se maintenir sur le territoire. Le prix de la mutuelle étudiante Optionnelle, la mutuelle étudiante est également un élément à prendre en compte dans le coût de la vie universitaire. Elle permet de compléter le remboursement des frais de santé (consultation, opération, médicaments…) après celui de la Sécurité sociale. Elle permet donc de limiter voire d’absorber complètement le montant restant à votre charge en cas de pépin de santé. Les prix des mutuelles peuvent varier en fonction de l'organisme choisi et des garanties offertes. Elles peuvent coûter une dizaine d’euros par mois en entrée de gamme. Mais la moyenne tourne autour de 30 à 40€ mensuels. Pour ne pas vous faire avoir, nous vous recommandons de comparer les différentes offres sur Internet. Les assureurs renouvellent régulièrement leurs offres, il vous faudra alors choisir ce qui correspond le mieux à vos besoins et à votre budget. Mais d’abord, vérifiez si vous pouvez (ou êtes déjà) rattaché à la mutuelle de vos parents. Vous auriez alors la même couverture qu’eux. Vérifiez également si vous n’êtes pas éligible à la complémentaire santé solidaire (CSS). C’est une aide qui vous permet de vous faire rembourser la part complémentaire de vos dépenses de santé (elle rembourse ce qui n'est pas remboursé par l'Assurance Maladie). Le prix du logement étudiant 💰 Le loyer Vous devez déménager pour aller à la grande ville afin de devenir la future avocate Analyse Keating ? Eh bien les frais liés au logement sont souvent l'un des postes de dépenses les plus importants pour les étudiants (Ces dépenses concernent 57 % des étudiants). En France, un loyer moyen charges comprises pour un étudiant est de (source : baromètre Locservices) : • 437€ pour les chambres étudiantes (13 m2) ; • 557€ pour les studios (23 m2) ; • 550€ pour les appartements T1 (29 m2). • 732€ pour les appartements T2 (41 m2 ) Des loyers qui varient évidemment en fonction des régions. Voici l’évolution des loyers en fonction des villes : Les alternatives : • Les chambres universitaires du Crous : bon marché (de 200 à 400 euros par mois, selon les villes) ; • Chambre chez l’habitant : 250 à 300 euros par mois en Province et 400 euros à Paris ; • Colocation: permet de réduire la voilure en partageant le loyer (vous pouvez même transformer le salon ou une partie en chambre si le propriétaire est d’accord). 🔌 L’électricité Les frais liés à l’électricité liés à votre loyer (parfois, les charges ne sont pas comptées dans le loyer, vérifiez votre contrat de bail) vont ici dépendre de l’utilisation que vous faites de vos différents appareils. Par exemple, ils vont varier en fonction des facteurs suivants : • si vous habitez seul ou en colocation ; • si votre cuisinière est électrique ou non ; • si vous utilisez un lave-linge ou un lave-vaisselle ; • si votre logement est bien isolé (vérifiez vos fenêtres). Une facture d’électricité d’un studio se situe entre 30 à 70 euros (mais à voir avec l'augmentation du prix de l'électricité...). 💡 Notre conseil : débranchez vos appareils même s’ils sont éteints (par exemple quand vous allez à la fac) et programmez sur le site internet (ou l’application mobile) de votre opérateur wifi d’éteindre votre box wifi la nuit ! Les différentes aides Heureusement, il existe différentes aides qui peuvent alléger votre budget étudiant. En effet, notre cher État (tu l’étudieras en L1) met en place des aides publiques pour nous, pauvres étudiants sans le sou (équivalent à une dépense annuelle globale d'environ 5,5 milliards d'euros) : • La garantie Visale (pour le logement et l’emploi) : il s’agit d’une caution accordée par Action Logement afin de sécuriser votre loyer à votre propriétaire. Ce dernier est alors rassuré en cas d’impayé de votre part ou de votre garant ; • L'Avance Loca-pass étudiant : il s’agit d’un prêt accordé par la même entité à un étudiant locataire afin de l’aider à financer le dépôt de garantie demandée par le propriétaire-bailleur pour profiter de son logement ; • Les aides au logement (APL et ALS - 1 étudiant sur 3 en bénéficie !) : cette aide, entre 152 € et 197 € par mois, est versée aux étudiants occupant des logements dont les propriétaires ont conclu une convention avec l’Etat (HLM, CROUS, résidences privées, etc.) ; • Bourses sur critères sociaux : ont des accès prioritaires aux résidents universitaires du CROUS et ont une bourse annuelle déterminée selon une grille (fonction des revenus du foyer de l’étudiant) : 1 084 € pour l'échelon 0 bis à 5 965 € pour l'échelon. Les conditions pour obtenir une bourse sur critères sociaux : • être inscrit en formation initiale en France ou dans un autre pays de l'Union européenne • L'établissement est un établissement d'enseignement public ou privé habilité à recevoir des boursiers • Suivre des études supérieures à plein temps • Avoir moins de 28 ans lors de votre 1re demande de bourse (au 1er septembre de l'année des études). • Avoir un bac français (ou un titre/diplôme admis en équivalence ou en dispense pour l'inscription en 1re année d'études supérieures). • Pour l'année universitaire 2023-2024, les revenus (famille ou tuteur légal) ne doivent pas dépasser un certain plafond. • Les aides fiscales : il s’agit d’aides fondées sur le quotient familial et des mécanismes d'exonération et de déduction. Les pépins, renseignez-vous auprès des organismes compétents pour savoir si vous êtes éligible à ces aides. Le coût de la vie étudiante En tant qu'étudiant, vous devrez également prévoir des dépenses pour la vie quotidienne. Il s’agit du deuxième poste de dépenses et représente un montant de 170 euros mensuels. Ceux-ci concernent 87 % des étudiants, soit le plus grand nombre d'entre eux. 26 % des étudiants déclaraient, avant la crise sanitaire, ne pas avoir assez d'argent pour couvrir leurs besoins mensuels. 🥭 Les frais de nourriture À l’université, vous avez accès au Restaurant Universitaire (RU) au prix de 3,30€ pour un repas complet avec entrée, plat et dessert (le tarif peut varier d’une année à l’autre). Vos dépenses pour manger seront d’environ 200 à 300€ par mois, sauf si vous abusez du chocolat à la fleur de sel (le meilleur) et du jus de pamplemousse, bien sûr ! Si vous mangez dehors, préférez faire la cuisine que manger dans les fast-foods ou des plats tous faits. En plus que d’être moins chers, ils seront meilleurs pour votre santé. 🚊Les frais de transport Ces frais pour aller de chez vous à la faculté dépendent de votre ville. Il se pourrait que prendre le bus, le métro ou le tram soient gratuits si vous êtes étudiant ou en tous cas, moins chers que les autres habitants. Renseignez-vous ! 📱 Le forfait téléphonique Difficile de se passer du budget téléphone ! Les opérateurs de téléphonie proposent la plupart du temps des forfaits peu chers pour les étudiants. Free est connu pour des budgets low-costs (10€ environ). Mais Orange, SFR, Bouygues ont aussi leur forfait pas chers (à partir de 12€). Le prix des fournitures On vous a listé les 10 fournitures à avoir dans cet article mais on vous fait un mini topo ici ! 💻 Un ordinateur qui vous plaît En ce qui concerne les fournitures, vous aurez besoin d'un ordinateur avec une bonne autonomie (quand vous serez loin d’une prise de courant) pour travailler en TD, en amphi ou à la bibliothèque. Celui-ci coûte souvent entre 300€ et 1200€ selon la marque et le modèle. Avec une bonne sacoche, vous pouvez prendre un ordinateur reconditionné et garanti par une société sérieuse. Tentez de prendre un ordinateur qui vous plait, il sera quotidiennement à vos côtés, et ce, pendant plusieurs années (vous pourrez mettre un petit sticker Pamplemousse dessus, si vous le souhaitez). Avec votre carte d’étudiant, vous pourrez parfois profiter d’une réduction sur l’achat d’un tel appareil électronique (par exemple chez Mac, Dell, Lenovo…). 📃 De la papeterie Prenez aussi un carnet de notes, un agenda, des crayons/stylos (et plein de stabylooooos). Vous pourriez retrouver certaines fournitures à des prix intéressants et parfois comme neuves sur des plateformes type Vinted, Leboncoin… 📚Le pass culture Si vous avez moins de 18 ans et encore en terminale, peut-être pouvez-vous utiliser le pass culture de 300€ (sur 24 mois) pour acheter quelques fournitures utiles en faculté de droit ? Rappelez-vous, afin de soutenir les jeunes d’un point de vue financier, le Gouvernement a mis en place il y a quelques années un système de prise en charge de certaines dépenses culturelles : le pass culture. Ce programme offre à chaque étudiant la possibilité de bénéficier de deux enveloppes financières sur une seule carte (achats nécessaires liés à la scolarité, tels que les manuels scolaires, les activités artistiques et culturelles en groupe, etc. + les achats personnels de l'étudiant comme les livres ou du matériel numérique selon ses envies et besoins individuels). Malheureusement, et ce malgré notre demande (!), les outils et livres Pamplemousse faisant partie de la rubrique des outils dits “scolaires/para-scolaires”, ils ne peuvent entrer dans le champ d’application du pass culturel. Notre conseil : si votre famille est chez le même opérateur, pensez à négocier en appelant directement le service client et couplez votre forfait téléphonique avec votre forfait box. RÉSUMÉ : Pour résumer, voici la liste des coûts des études de droit que vous pourriez avoir à supporter : • Code civil (édition étudiante) : environ 20€ • Autres Codes (selon les matières étudiées) : prix variable • Manuels juridiques : de 25€ à plus de 60€ • Livres de méthodologie juridique : de 20€ à 30€ • Dictionnaire du vocabulaire juridique : entre 15€ et 50€ • Frais de photocopies et impressions : prix variable • Fiches de révisions : environ 18€ par matière • Flashcards : entre 12€ et 14€ par matière • Cours particuliers : de 15€ à 50€ par heure • Prépas Licence de droit : de quelques centaines d'euros à plus de 1000€ par an • Prépas concours juridiques : de 2000€ à 2500€ environ par an • Frais d'inscription à la faculté de droit : 170€ en licence • Contribution de Vie Étudiante et de Campus (CVEC) : 100€ par an • Mutuelle étudiante : de 10€ à 40€ par mois • Coût du logement étudiant : 557€ pour les studios (23 m2) ; • Frais de vie quotidienne : environ 170€ par mois • Fournitures (ordinateur, papeterie, etc.) : quelques dizaines d’euros par semestre • Frais de nourriture : environ 200€ à 300€ par mois • Frais de transport : variable selon la ville et les réductions étudiantes • Forfait téléphonique : à partir de 10€ par mois (varie selon l'opérateur) Veuillez noter, cher pépin, que les prix indiqués sont approximatifs et varient en fonction de divers facteurs.
- Clerc de notaire : métier, études, salaire, évolutions
Orientation > Métiers juridiques Le métier de clerc notaire est méconnu. Il occupe pourtant un rôle essentiel dans les études notariales. La Team Pamplemousse a pris son stylo pour aller interviewer Diane, collaborateur de notaire à Caen. Formation, quotidien, salaires, avantages, inconvénients, elle nous dit tout sur cette profession, découvrez cette fiche métier ! 👜 Sommaire : I. Le métier de clerc de notaire II. Les études pour devenir clerc de notaire III. Le parcours pour devenir clerc de notaire IV. Les compétences et qualités requises V. Quels sont les avantages à exercer ce métier ? VI. Quelles sont les difficultés de la profession ? VII. Le salaire du clerc de notaire VIII. Comment trouver un stage ou un emploi de clerc de notaire ? IX. Les évolutions de la profession Le clerc de notaire prépare et rédige les principaux actes de la vie d’une personne et prépare les dossiers du notaire. Il existe deux parcours pour y accéder (voie professionnelle ou universitaire) de 5 ans en moyenne. Le salaire varie entre 1 942 et 2 869€. 🎤🍊 Hello Diane, bon on sait ce que sont les notaires ! On était allés interviewé un notaire et réalisé une petite vidéo présentant 3 clichés sur la profession de notaire. En revanche, sans jeu de mots, on va être clairs : on ne sait pas trop ce que font les clercs. Alors, sans pépins, dites-nous qui vous êtes et comment vous êtes devenue clerc de notaire ? Je m’appelle Diane, j’ai 27 ans et je suis devenue clerc de notaire en suivant un parcours très classique dans la profession. 📚 Tout d’abord, j’ai effectué deux années de BTS Notariat au lycée Alexis de Tocqueville à Cherbourg. 📚 Ensuite, j’ai fait une année de licence professionnelle en alternance à l’Université d’Alençon (rattachée à l’université de Caen). 📚 Et pour finir, je suis actuellement toujours en alternance et en train de préparer le diplôme du DMN (Diplôme des métiers du notariat) afin de clôturer ma formation. I. Le métier de clerc de notaire En quoi consiste le métier de clerc de notaire ? D'accord, et du coup, c'est quoi un clerc de notaire ? Le métier de clerc de notaire est un métier très enrichissant car il consiste principalement en la préparation et la rédaction des principaux actes de la vie d’une personne : vente, contrat de mariage, donation, et enfin, inévitablement, règlement de sa succession. Quels sont les rapports entre le clerc de notaire et le notaire ? Le clerc et le notaire travaille sous le contrôle du notaire, dans des relations de confiance. Le clerc de notaire prépare les dossiers et les actes pour le notaire, et sous sa responsabilité. En fonction de son expérience, le clerc de notaire, que l’on appelle désormais le collaborateur de notaire, est plus ou moins autonome et va s’occuper de dossiers plus ou moins complexes. En résumé, le collaborateur prépare, et le notaire contrôle et signe l’acte. Ainsi, une personne débutante ou simple titulaire d’un BTS notariat aura tout autant sa place dans une étude pour la constitution des dossiers et des actes simples (promesse de vente, procurations…) qu’une personne titulaire d’un DMN qui fera les actes plus complexes (vente en copropriété, constitution de société, cession de fonds de commerce…). Une étude notariale est composée de clercs, qui travaillent par services et/ou pour un notaire en particulier et qui peut être assisté d’une secrétaire pour l’envoi des courriers et les demandes de pièces pour la constitution du dossier. D’accord, on voit mieux en quoi ça consiste ! Quel est le quotidien du clerc de notaire ? Une routine bien huilée pour plus d’efficacité Mon quotidien à l’étude peut varier d’une semaine à l’autre, notamment en fonction du nombre de rendez-vous que les notaires pour lesquels je travaille ont dans la journée. Ainsi, chaque lundi, je consulte l’agenda de la semaine pour pointer les différents rendez-vous de la semaine, afin de vérifier qu’aucun n’est passé à la trappe et que tous sont prêts ou s’il reste encore quelques éléments à préparer. J’ouvre ensuite ma boîte mail, et lis les mails que les clients, ou les notaires ont pu m’envoyer dans la soirée ou dans la journée : afin de ne pas être constamment en train de la consulter, je me fixe des horaires où je consulte mes mails. Évidemment si j’ai des rendez-vous de signature prévus dans la journée et que j'attends impérativement le mail d’un confrère ou d’un client, je vais la consulter plus régulièrement : tout est question d’adaptation ! Une aide bienvenue dans la constitution de mes dossiers Dans mon étude, j’ai la chance de disposer d’une assistante, qui s’occupe de la préparation de mon dossier, notamment les différentes demandes de pièces : ainsi, dès que j’hérite d’un nouveau dossier, je fais le point avec elle avec une grille que j’ai élaborée pour l’aider à réaliser cette mission, et lui indique ses différentes missions (exemple, appeler le client pour lui demander sa taxe foncière, appeler la mairie pour connaître la zone du PLU…). Toutes ces tâches sont très simples et je suis en mesure de les réaliser seule, mais d’être aidé me permet de me libérer du temps pour me consacrer davantage à la recherche juridique et à la rédaction des actes. Beaucoup de rédaction Enfin, le métier de clerc de notaire c’est passion rédaction ! Je passe ensuite la majeure partie de mes journées à rédiger : je suis aidée par un logiciel de rédaction pour l’essentiel des actes. Mais chaque acte doit être fait sur-mesure et doit donc correspondre à la situation de chaque client. Il n’est donc pas rare que j’adapte les clauses des actes, et le complète notamment grâce aux recherches juridiques effectuées en amont. Quels types de dossiers traite un clerc de notaire ? Les dossiers que traitent un clerc de notaire sont assez divers. Étant encore débutante dans la profession, car je ne suis dans le notariat que depuis janvier 2020, je traite de dossiers d’une complexité moyenne : mon secteur favori est l’immobilier, mais il m’arrive également de m’occuper de dossiers de droit de la famille. Droit immobilier En matière de droit immobilier, les dossiers suivent pour la plupart le même modèle : tout d’abord, réception du dossier en vue de la signature de l’avant-contrat. Notre étude ne signe que des promesses de vente, le vendeur s’engage à vendre à l’acquéreur sous certaines conditions mais j’ai également préparé pour des personnes sous mesure de protection (tutelle, mineur…) des promesses d’achat, et évidemment, l’acte définitif de vente. Ce secteur m’intéresse tout particulièrement, et j’aime aider les clients dans ce qui est anodin pour nous, mais représente un grand évènement pour eux. Droit de la famille En droit de la famille le rapport aux clients est tout à fait différent. Mais l’accompagnement est tout aussi primordial car la plupart vient de perdre un être cher. Il faut donc les accompagner au mieux dans le règlement de la succession, en leur expliquant les étapes, les enjeux… En droit de la famille, les clients viennent aussi à nous pour anticiper leur propre succession. En cas de décès, si rien n'est prévu, c'est la loi qui désigne les héritiers et fixe leurs parts d'héritage. Mieux vaut donc anticiper pour transmettre son patrimoine comme on l'entend, réduire les droits de succession et limiter les conflits familiaux. Ici, le rôle du notaire est primordial, mais c’est ensuite le clerc qui sortira l’acte adéquat pour respecter les volontés du client. Droit commercial Le clerc de notaire peut aussi traiter de droit commercial, mais je n’ai pas encore assez d’expérience dans ce domaine ; cela viendra sans doute avec les années ! II. Les études pour devenir clerc de notaire Mais dites-nous, comment devient-on clerc de notaire ? Il y a deux options pour devenir clerc de notaire : la voie professionnelle ou la voie universitaire. Voie professionnelle Voie universitaire 📝 BTS 📝 Licence professionnelle 📝 Diplôme Métiers Notariat 📝 Licence générale (L1 et L2) 📝 L3 voie privée 📝 M1 notarial puis intégration voie professionnelle III. Le parcours pour devenir clerc de notaire Quel est le meilleur parcours pour devenir clerc de notaire ? Venant de la voie professionnelle classique (BTS, licence pro et enfin DMN) je ne peux que présenter les avantages de ce parcours : immersion dans le monde professionnel dès la première année grâce aux différents stages cours orientés sur la pratique: on nous apprend à rédiger des actes, à savoir quelles sont les formalités à effectuer etc. Mais la voie universitaire est également très bien puisque dès la première année on peut suivre des cours qui serviront plus tard. L’accent est cependant plus mis sur la théorie que sur la pratique, mais pas de panique : un étudiant ayant suivi la voie universitaire a autant de chance de réussite qu’un étudiant ayant opté pour le BTS après le bac. Il est d’ailleurs tout à fait possible de se réorienter en BTS en licence ; c’est le choix que j’ai fait en licence 2, et je n’ai aucun regret depuis ! Quelles matières importantes à suivre en faculté pour exercer ce métier ? En BTS ou licence pro, les matières sont toutes très importantes car elles sont toutes en lien avec la pratique notariale, et notre quotidien en tant que clerc de notaire. Tous les piliers essentiels sont donc abordés dans les cours, et il n’y a pas d’option possible. Ce n’est pas le cas si l’on suit la voie générale universitaire “classique” : même si toutes les matières sont importantes, il faut savoir que ce quotidien de clerc de notaire s’oriente vers différents piliers du droit : Le droit des contrats Tout d’abord, le droit des contrats : le cours de droit des obligations suivi en licence 2 revêt donc une grande importance car il est la base de tous les contrats et actes que nous rédigeons tous les jours. Il permet de comprendre quels en sont les enjeux. Le droit de la famille Ensuite, en fonction des facultés, les étudiants de licence 1 peuvent avoir des cours sur le droit de la famille : le notaire intervenant comme vu précédemment, à différents moment clés de la vie familiale et personnelle des clients pour sécuriser leurs interactions juridiques (mariage, divorce, gestion de biens, adoption, succession), il est important que le clerc de notaire en connaissent également les enjeux. Régimes matrimoniaux, successions et libéralités Ces cours de droit de la famille sont souvent développés en licence 3 avec les cours intitulés “régimes matrimoniaux” et/ou “successions et libéralités”. Il est alors judicieux pour l'étudiant en licence 3 désirant s’orienter vers le notariat, de suivre ces cours, qui lui seront ensuite d’une grande aide en DMN. Le droit des affaires Le notaire, et donc indirectement le clerc de notaire, peut être sollicité par ses clients chefs d’entreprise : par exemple, pour créer une société, vendre un fonds de commerce. Il est donc important en licence 2 de suivre les cours de droit des affaires, et en licence 3 de droit des sociétés. Matières à favoriser tout au long de son parcours universitaire : 🔎 Droit des personnes : capacité, état civil, filiation… 🔎 Droit des obligations : naissance, vie et mort du contrat, obligations des parties…. 🔎 Droit de la famille : mariage, divorce, pacs, concubinage… 🔎 Droit des régimes matrimoniaux 🔎 Droit des successions & des libéralités 🔎 Droit commercial : fonds de commerce, bail commercial, location-gérance… 🔎 Droit des sociétés ⭐ Liste non exhaustive pouvant varier selon les programmes de chaque fac ! Super Diane ! On y voit plus clair et on sait sur quoi mettre le turbo si on veut faire ce métier ! IV. Les compétences et qualités requises pour être clerc de notaire Selon vous, quelles sont les qualités requises pour être clerc de notaire ? Qualité 1 : La discrétion et le secret professionnel La première qualité du clerc de notaire est la discrétion et le respect du secret professionnel. Ce qui se passe à l’étude, reste à l’étude ! En tant que clerc de notaire, nous sommes amenés à entrer dans les méandres de la vie personnelle de nos clients : il est donc primordial et essentiel de faire preuve de discrétion et évidemment, de respecter le secret professionnel. Qualité 2 : Méthode et organisation Une seconde qualité du clerc de notaire est d’être méthodique et organisé. Étant donné le nombre de dossiers dont le clerc à la charge, il est important d’adopter rapidement une certaine organisation : agenda, calendrier des signatures, code couleur dossier, rangement spécifique du bureau… tout est bon pour être le plus efficace et ainsi ne pas mélanger les dossiers et les pièces administratives reçues… Qualité 3 : Polyvalence La polyvalence est aussi une qualité pour un clerc de notaire : en effet, il n’y a qu’à voir mon bureau actuellement à l’étude… je suis sur plusieurs dossiers en même temps (constitution de société, vente et successions) et il n’est pas rare que je passe d’un dossier à l’autre dans la même journée. Cela ne doit pas faire peur et au contraire : grâce à une organisation stricte, on y prend même goût ! Qualité 4 : Une bonne orthographe Halte aux fautes d’orthographe ! Le collaborateur est avant tout un rédacteur : avoir une bonne orthographe, c’est donc la base et une compétence que chaque clerc doit renforcer et développer. Qualité 5 : Être synthétique et lisible Un autre qualité est d’être simple et clair dans ses écrits. A l’instar de la philosophie de Nicolas Boileau qui estimait que “ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément” il est important de se placer dans le contexte de l’acte. Le plus souvent, nos clients sont des profanes du droit, et ne connaissent rien du vocabulaire juridique. Ainsi, pour leur compréhension, il est nécessaire de ne pas se perdre dans des phrases interminables comme celles de la cour de cassation et d’aller à l’essentiel. Qualité 6 : Une bonne maîtrise du stress Enfin, il est nécessaire d’avoir une maîtrise du stress pour ne pas craquer au premier contretemps. De nombreuses études le montrent : ce métier nous confronte à des situations stressantes. Mais comme dans tout autre secteur : savoir faire face au stress est donc un atout, afin de ne pas flancher au premier problème dans un dossier, ou au premier client un peu plus exigeant que les autres ! Enfin, "le notaire doit être un lecteur assidu de l'actualité juridique" comme témoigne Charlène, jeune notaire dans une interview. Des qualités que l’on connaît déjà bien en fac de droit ! V. Quels sont les avantages du métier de clerc de notaire ? La diversité J’aime beaucoup ce métier, notamment en tant que clerc aux actes courants car il me permet de travailler dans des domaines diversifiés, allant du règlement de la succession à la vente d’une maison ou d’un appartement. Le contact client La relation et la communication avec les clients, surtout les informer le mieux possible sur les différents points juridiques des actes qu’ils me demandent de rédiger est un point que j’apprécie particulièrement. Je ne verrais pas mon métier de la même façon si l’on me coupait le téléphone. Certes, quelques fois le silence est le bienvenu lorsque l’on prépare un dossier complexe, mais communiquer reste essentiel pour créer un acte sur-mesure et donc faire au mieux ce métier. Le notariat recrute à tous les niveaux en ce moment, et dans toutes les régions de France alors n’hésitez pas à franchir le pas et à postuler ! VI. Et quelles sont les difficultés du métier ? Le métier de clerc de notaire est très riche, mais comme tout métier, il présente malgré tout certaines difficultés. Difficulté 1 : Un contact clientèle parfois complexe Le contact avec la clientèle peut parfois être une difficulté de la profession de collaborateur de notaire. En fonction des dossiers, les clients sont plus ou moins “agréables”. Pour y faire face, il suffit d’adopter le bon comportement avec chaque personne que l’on a face à nous, et avec l’expérience, cela devient de plus en plus aisé et plaisant de communiquer. Difficulté 2 : Le stress On ne va pas se mentir : le stress est un inconvénient avec lequel tout clerc de notaire doit faire face au long de sa carrière. Certes, nous ne sommes pas des chirurgiens tenant un bistouri au-dessus d’un patient ou bien un militaire en opération extérieure face à l’ennemi… Mais ce stress peut s’expliquer en raison des enjeux des dossiers qui nous sont confiés. Dans certaines situations, les clients font entièrement confiance au notaire pour préparer les actes aux conséquences lourdes pour le client. Ainsi, l’erreur devient difficilement pardonnable si on se trompe dans un dossier de successions sur le montant des droits à payer, le montant des sommes à verser aux héritiers. C’est la même chose dans les dossiers de vente : il est inconcevable de prendre les choses à la légère et que l’on se trompe dans le bien vendu, ou si l’on omet de réclamer le prix de vente à l’acquéreur. Car en notariat, ce n’est pas comme chez le médecin : on doit verser le prix de vente ou les droits réclamés avant le rendez-vous. On garde donc la tête sur ses épaules (et non pas dans la Lune), et hop, on sort le plus bel acte possible pour le client, et tout se passe bien ! :) Difficulté 3 : Une échelle des professions peu variée L’autre inconvénient que je peux citer dans la profession, et qui est souvent relevé par mon entourage qui travaille hors notariat, est le manque d’échelons entre le collaborateur et le notaire : en effet, il n’y a pas vraiment d’intermédiaire entre le clerc rédacteur diplômé du DMN, et le notaire (mais il existe différents statuts pour être notaire, notaire assistant, notaire salarié et le graal, notaire associé titulaire de son étude). VII. Le salaire du clerc de notaire Et enfin, la question qui intéresse toujours les étudiants… Combien gagne un clerc de notaire ? Un salaire encadré strictement par la Convention Collective du Notariat Un clerc de notaire gagne entre 1942€ et 2869€ selon son niveau. La rémunération minimale dans le notariat est strictement encadrée par la Convention collective du notariat. Comme dans tout domaine, il faut savoir se vendre et mettre en valeur ses atouts, mais il y a néanmoins un cadre à respecter par tout notaire employeur. Ainsi, un diplômé d’un BTS notariat sera considéré comme un technicien de premier niveau (T1) ; tout comme le diplômé d’une licence professionnelle notariat. Le passage au grade de technicien second niveau peut intervenir dès l’obtention du diplôme des métiers du notariat. Niveau Salaire minima 2022 du clerc de notaire T1 1 942 € T2 2 148 € T3 2 869 € L’évolution de la rémunération s’effectue également grâce à l’acquisition de points d’expérience supplémentaire. Il faut savoir également que la convention collective prévoit la prime du 13e mois : en fonction des études, elle est versée en deux temps (juin et décembre) ou uniquement en décembre : c’est un cadeau qui fait toujours plaisir 😊 ! VIII. Comment trouver un stage ou emploi de clerc de notaire ? Comment un étudiant peut-il trouver un stage (ou un emploi) en tant que clerc de notaire ? Conjoncture actuelle favorable Il est actuellement assez facile de trouver un poste en tant que clerc de notaire : il suffit de consulter la rubrique “Offres d’emplois” sur le site des Chambres régionales et départementales pour constater que de nombreuses offices recherchent actuellement des renforts pour leurs équipes. Comment procéder pour trouver un stage ou emploi ? Pour postuler, rien de sorcier : préparer une belle lettre de motivation, sans fautes d’orthographe, un CV et se rendre directement dans les études avec votre plus beau sourire. Il est possible de procéder aussi plus classiquement, en envoyant des mails : mais attention, il peut facilement se perdre dans la myriade de mails que l’étude reçoit chaque jour… Certaines Chambres acceptent de recevoir directement des CV et lettres de motivation pour ensuite les transmettre à tous les notaires du ressort : cela permet ainsi de ne pas se cantonner aux seules annonces, et de toucher un plus grand nombre d’offices. Cette façon de procéder fonctionne à la fois pour les demandes de stages, mais aussi les demandes d’emploi : c’est en fonctionnant ainsi qu’en 2019, alors que je cherchais un nouveau poste, j’ai été contacté par quelques dizaines d’études, et que j’ai pu opter pour l’étude de mon choix. Il faut savoir qu’il existe également des groupes Facebook qui recensent les annonces de toute la France : Tu es Notaire ou Clerc de notaire si … ou bien Notaires recrutement. Le réseau LinkedIn peut aussi fonctionner, bien que je n’ai aucun exemple de recrutement par cet intermédiaire. Peut-on être clerc de notaire indépendant ? Il est possible d’exercer à titre indépendant l’activité de clerc de notaire. Cette méthode d’exercice est encore peu connue, mais connaît un certain essor depuis la crise sanitaire. Certaines sociétés sont d’ailleurs spécialisées pour mettre en relation les études et les clercs de notaires désireux de mettre leur service à disposition d’une étude sur du court terme (en renfort estival par exemple) ou du long terme. IX. Les évolutions du métier de clerc de notaire Et Diane, quelles sont les évolutions ? On peut devenir notaire par exemple ? Les évolutions possibles dans le métier sont diverses, mais dépendra en partie de l’étude dans laquelle on travaille : Tout d’abord, il est possible de se spécialiser dans un service précis pour ne faire qu’un certain type d’actes et donc devenir incollable sur le sujet et ainsi, à terme devenir à terme la personne référente dans l’étude pour ce domaine. L’ultime évolution possible est la préparation du Certificat d’aptitude aux fonctions de notaire : Conditions pour préparer le Certificat 🧷 Condition 1 : être collaborateur de notaire et titulaire du diplôme de premier clerc ou du diplôme des métiers du notariat depuis au moins 6 ans 🧷 Condition 2 : avoir exercé une activité professionnelle depuis au moins 9 années ➡️ Ces deux conditions de durée sont réduites à 4 ans si le collaborateur est en outre titulaire d’un master en droit ou diplôme équivalent). Ah oui, donc c’est un bon moyen d’apprendre le métier de notaire et de le devenir ! Merci Diane, ce fut… très enrichissant ! ❤️ Merci Pamplemousse Magazine, continuez votre formidable travail. Avec Diane Le Marc
Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?







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