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  • Quels métiers exercer après des études de droit privé ?

    Orientation > Métiers juridiques Vous effectuez des études de droit privé et vous vous demandez à quels métiers mène cette branche ? Ou peut-être hésitez-vous encore entre droit privé et droit public ? Juriste, avocat, notaire, commissaire de justice, métiers de la police, greffier, enseignant… Nous allons vous éclairer sur les débouchés possibles après un cursus en droit privé 💡. Sommaire Le métier de juriste Le métier d’avocat Le métier de notaire Le métier de secrétaire juridique Le métier de magistrat Le métier de greffier Le métier de commissaire de justice Le métier de médiateur en droit de la famille Le métier de médiateur en droit pénal Le métier de mandataire judiciaire (entreprise et protection des majeurs) Le métier d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse Le métier de généalogiste ou chasseur d’héritier Le métier de maître de conférence Le métier de journaliste juridique Le métier de chroniqueur judiciaire Le métier d’agent artistique Le métier d’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes Le métier de gestionnaire de patrimoine Le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) Le métier de surveillant pénitentiaire Le métier de policier Le métier de gendarme Le métier de douanier Le métier de déontologue Le métier de commissaire aux comptes Le métier de contrôleur des finances publiques Le métier de contrôleur du travail Comme vous le savez certainement , le droit privé est fréquemment opposé au droit public . De cette opposition est née une querelle amicale (ou pas) entre les publicistes et les privatistes. Il n’est pas question ici de favoriser l’un ou l’autre (puisque comme nous le savons, les privatistes sont les meilleurs). Le droit privé s’intéresse aux règles régissant les relations des personnes physiques et morales, son but étant de faire respecter leurs intérêts. Il regroupe différentes branches du droit français tels que le droit civil, le droit social, le droit des affaires, le droit pénal… Ainsi, bon nombre de métiers peuvent être exercés à l’issue d’une formation relevant du droit privé. Les études de droit ayant pour force de mener à un panel important de métiers, la liste des débouchés suivante ne sera pas exhaustive . A savoir qu’il est notamment possible de se tourner vers d’autres professions par le biais de “passerelles”, permettant par exemple d’exercer des métiers en relation avec les branches du droit public. Le métier de juriste Le rôle du juriste 👨‍💼 Le métier de juriste est particulièrement diversifié, puisqu' il peut s'exercer dans quasiment toutes les branches du droit (même juriste internet, oui oui !) . Seule variante : l'employeur pour lequel il travaille. Fonction publique, association, entreprise privée ou publique, syndicat et autres. Ce spécialiste du droit est chargé de la protection des intérêts de son employeur et de l’entreprise dans laquelle il travaille. Il réalise diverses missions telles que la rédaction de contrats, la protection de l’entreprise au niveau juridique, il veille à l’application des lois et de la réglementation… il exerce une véritable fonction de conseil. Au terme de son évolution il peut devenir directeur juridique et avoir sous son management plusieurs personnes. La formation pour devenir juriste 👨‍🎓 Diplôme de niveau bac+5 dans le domaine du droit L’acteur à connaître : AFJE Le métier d’avocat Le rôle de l’avocat 🥑 La profession d’avocat peut se résumer en deux mots : représenter et défendre . En effet, il représente et défend les intérêts des ses clients, particuliers ou entreprises, mais pas que ! Il rencontre, conseille et assiste juridiquement, il est souvent en relation avec diverses professions (magistrats, policiers, greffiers, autres avocats dits “confrères” ou “consoeurs”…), et il exerce la plupart de son temps la fonction de rédacteur (préparation de dossier, conclusions, dossiers de plaidoirie, procédure…). Et non ! Malheureusement (ou heureusement pour certains) il ne plaide pas tous les jours. Certains ne plaident même jamais. Un avocat peut choisir de se spécialiser dans un domaine particulier du droit (droit du travail, pénal, immobilier, sociétés, fusions acquisitions, PPP, etc.) ou être généraliste. La formation pour devenir avocat 👩‍💼 Diplôme de niveau bac+4 ou +5 Réussir l’examen du CRFPA Réussir le CAPA en fin de formation en école d’avocats (18 mois) L’acteur à connaître : le CNB Le métier de notaire Le rôle du notaire 👨‍🎓 Le notaire est omniprésent : mariage, divorce, achat d’une maison, testament… Sa fonction première est d’authentifier et conserver les actes, d’autant plus que le recours à un notaire pour certains actes est obligatoire. Il exerce également une fonction de conseil auprès de ses clients. La formation pour devenir notaire 🏫 Voie unique : Diplôme de niveau bac+5 (Master Droit notarial ou équivalent), puis stage de 24 mois rémunéré. L’acteur à connaître : Notaires de France Le métier de secrétaire juridique Le rôle du secrétaire juridique ✍ Ce professionnel assure la fonction de secrétaire. Ainsi, il s’occupe d’accueillir les clients, fixer les rendez-vous, organiser l’emploi du temps de son employeur (un cabinet d’avocats par exemple) , répondre au téléphone. Il est également en charge des dossiers et peut notamment aider à la rédaction de certains actes. Ce dernier se doit de posséder des qualités de rédaction, d’organisation, de réactivité et d’adaptation aux impératifs de son employeur. Le secrétaire juridique peut devenir assistant juridique en passant des certifications, ou encore clerc de notaire en passant des examens professionnels. Alors qui sera la prochaine Meghan Markle ? La formation pour devenir secrétaire juridique 📝 Diplôme de niveau bac+2 (BTS/DEUST/DU) à bac+3 (licence professionnelle) L’acteur à connaître : ENADEP Le métier de magistrat Le rôle du magistrat 👩‍⚖️ Magistrat du siège : juge au tribunal judiciaire, juge aux affaires familiales, juge d’instruction, juge de l’application des peines, juge des enfants. Ces derniers sont indépendants et inamovibles, ils appliquent la loi et prononcent un jugement après l’analyse du dossier et la rencontre avec les parties. Magistrat du parquet : Procureur de la République, substitut du procureur. Ils représentent la société et sont soumis à un principe hiérarchique (1. Garde des sceaux, 2. procureur général, 3. procureur de la république et 4. substitut). Ces derniers décident de l’opportunité des poursuites (classer sans suite, alternative aux poursuites, déclencher les poursuites), requièrent une peine, dirigent les enquêtes de police et contrôlent les gardes à vue. La formation pour devenir magistrat 🎓 Diplôme de niveau bac+5 Réussir le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) L’acteur à connaître : L’ENM Le métier de greffier Le rôle du greffier 📄 « C’est celui qui ne fait que taper sur son clavier ? » et non ! Le greffier est indispensable au sein d’une juridiction, il assiste le magistrat. Il prépare les dossiers en amont, transcrit les débats lors d’un procès, rédige les décisions du tribunal ainsi que divers actes, dont il conserve les pièces. C'est aussi lui qui prévient les parties de la date d'audience. La formation pour devenir greffier 👩‍💻 Diplôme de niveau bac+5 Concours Formation de 18 mois rémunérée L’acteur à connaître : Syndicat des greffiers de France Le métier de commissaire de justice Le rôle du commissaire de justice ⚖️ Cette nouvelle profession est le résultat de la fusion des professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur, fusion effective à partir du 1 juillet 2022. L’officier public et ministériel qu’est le commissaire de justice dispose de pouvoirs à la jonction de ceux de l’huissier de justice et du commissaire priseur. Ainsi, il est chargé de la signification des actes et de l’exécution des jugements. Il est présent à toutes les étapes de la procédure judiciaire. La formation pour devenir commissaire de justice 👩‍💼 Diplôme de niveau bac+4 Examen d’entrée à la formation (théorique et pratique de 2 ans) Examen de sortie L’acteur à connaître : Cncj • Chambre nationale des commissaires de justice Le métier de médiateur en droit de la famille Le rôle du médiateur en droit de la famille 🏠 Il incarne véritablement la fonction de médiateur, en ce qu’il se doit de gérer les conflits familiaux afin d’y apporter des solutions, notamment par le biais du dialogue. Ainsi, il rencontre chacune des parties qui lui feront part de leurs problèmes et attentes, il les conseille et met tout en place pour rétablir le dialogue et trouver des terrains d’ententes qui répondront aux besoins de chacune d’entre elles. La formation pour devenir médiateur en droit de la famille ⚖️ Diplôme de niveau bac+3 (droit/psychologie/sociologie) afin de passer le Diplôme d’Etat de médiateur familial (DEMF), puis formation (4 mois) L’acteur à connaître : la CAF de votre secteur Le métier de médiateur en droit pénal Le rôle du médiateur en droit pénal 🔉 Le médiateur en droit pénal se charge de résoudre un litige à l’amiable. Il aide l’auteur de l’infraction et la victime à trouver une solution qui conviendra aux deux parties, le but étant qu’à terme le dommage soit réparé. La médiation pénale n’est possible que pour les infractions de faible gravité (injure, vol simple…). La décision de recourir à une telle médiation sera prise par le Procureur de la République ou la victime. La formation pour le métier de médiateur en droit pénal 🏛 La loi n’exige aucune formation, mais il en existe deux : la Fédération des associations socio-judiciaires Citoyens et Justice et la Fédération Nationale d’Aide aux Victimes et de Médiation -> il est recommandé d’avoir étudié le droit et la psychologie Recevoir une habilitation du Procureur de la République L’acteur à connaitre : INAVEM Le métier de mandataire judiciaire (entreprise et protection des majeurs) Le rôle du mandataire judiciaire en entreprise 💸 Concrètement, lorsqu'une entreprise a des difficultés financières, elle fait appel à un mandataire judiciaire, qui aura comme mission d’ aider l’entreprise en trouvant des solutions de remboursement. Pour cela, le mandataire judiciaire vérifie et analyse le montant des dettes, les comptes et les factures. Il est également responsable du salaire des employés de l’entreprise. Si celle-ci ne peut être redressée, il sera alors chargé de liquider les biens de l’entreprise et dans la plupart des cas, de trouver un repreneur. La formation du mandataire judiciaire en entreprise 🗣 Diplôme de niveau bac+4 (droit, économie ou gestion, comptabilité ou expertise comptable) Examen d’accès au CNAJMJ, puis stage rémunéré (3 ans), enfin examen final d’aptitude L'acteur à connaitre : CNAJMJ Le rôle du mandataire judiciaire à la protection des majeurs 💻 Son objectif premier et d’ assurer les mesures de protection d’un adulte vulnérable, mesures comprenant tant la protection de la personne que ses intérêts matrimoniaux. Ainsi, le mandataire judiciaire est chargé de conseiller, assister et représenter la personne vulnérable. Dès lors, il sera omniprésent dans la vie de la personne puisqu’il pourra l’aider tant dans la prise de décision d’un divorce que dans la gestion des comptes bancaires. La formation pour devenir mandataire judiciaire à la protection des majeurs 🎓Diplôme de niveau bac+2 Certificat National de Compétence de MJPM L’acteur à connaître : CNAJMJ Le métier d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse Le rôle de l’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 👦 L’éducateur est saisi sur décision judiciaire et a pour rôle de mener des actions d’éducation auprès de jeunes délinquants et de leur famille. Il s’occupe également d’évaluer l’environnement du jeune (famille, milieu scolaire) afin d’élaborer des solutions éducatives à proposer aux magistrats. L’éducateur peut s’occuper de jeunes incarcérés, placés en centre d’éducation ou restés au domicile. Dans tous les cas, son rôle est d’aider ces derniers à trouver un projet professionnel, les protéger si besoin est, les aider à se construire et trouver des objectifs. La formation pour devenir éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse 👶 Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : ENPJJ Le métier de généalogiste ou chasseur d’héritier Le rôle du généalogiste ou chasseur d’héritier 🌳 Voilà un métier auquel vous n’auriez pas pensé ! Si vous aimez l’histoire, le droit et l’investigation, ce métier est fait pour vous ! Le généalogiste peut intervenir dans plusieurs cas : Soit dans le cadre familial où il aura pour mission de rechercher les descendants /ascendants d’une personne ou divers actes (mariage, naissance, décès… ). Soit dans le cadre successoral où il aura pour objet de rechercher des héritiers ou des bénéficiaires d’actes. Soit dans le cadre d’une vente de bien où il aura pour but de rechercher des propriétaires de biens. C’est une profession qui nécessite de faire preuve d’une grande patience, d’une capacité d’analyse et surtout de persévérance. La formation pour devenir généalogiste ou chasseur d’héritier 👨‍🎓 Il n’existe pas de diplôme spécifique. Il est le plus souvent demandé un cursus universitaire en droit (droit des successions) et/ou en histoire. L’acteur à connaître : Fédération française de généalogie Le métier de maître de conférence Le rôle du maître de conférence 👨‍🏫 L’enseignant-chercheur exerce une double fonction : il assure le développement de la recherche fondamentale et appliquée dans un établissement d’enseignement supérieur et il enseigne ses connaissances à ses étudiants. Le maître de conférence doit mener divers travaux de recherche et de publication. Il n’est pas rare qu’un de vos professeurs vous conseille d’acheter son livre ou de lire un de ses articles. Il participe aussi à des formations, débats et séminaires. En parallèle, il assure généralement 128 heures de cours magistraux en plus du temps dont il a besoin pour préparer ses cours, corriger les examens et parfois être jury d’examen. La formation du maître de conférence 🏛 Doctorat Candidature au Conseil National des Universités (CNU) L’agrégation (concours) L’acteur à connaître : Conseil National des Universités Le métier de journaliste juridique Le rôle du journaliste juridique 📰 Le journaliste juridique a pour mission de collecter les informations, rester informé des différentes actualités juridiques et les retransmettre généralement dans un article sous format papier ou sur internet. Il reste à l’affût de toutes nouvelles lois ou réglementations qui entreront en vigueur afin de relayer l’information. L’objectif du journaliste juridique est de retransmettre les actualités juridiques dans un langage compris par tout lecteur. Ainsi, il se doit de rendre les informations plus claires et plus simples. Les études pour devenir journaliste juridique 🗒 Diplôme de niveau bac+3 (en droit de préférence) Formation de journalisme L’acteur à connaître : Cercle des journalistes juridiques Le métier de chroniqueur judiciaire Le rôle du chroniqueur judiciaire 🗞 Il se distingue du journaliste juridique en ce que le chroniqueur assiste à différents procès, généralement ceux qui attisent la toile et réalise par la suite un compte rendu sous différents formats (papier, radio, internet…). La formation pour devenir chroniqueur judiciaire ✏️ Il s’agit de la même formation que celle de journaliste juridique L’acteur à connaître : EFJ Le métier d’agent artistique Le rôle de l’agent artistique 🎨 L’agent artistique gère de A à Z la carrière d’un artiste. Son rôle se résume à négocier et suivre les contrats de son client. C’est pourquoi la maîtrise du droit des contrats est indispensable. L’agent sera amené à négocier les clauses du contrat (conditions juridiques, artistiques…). Toutefois, son domaine est bien plus large puisque c’est aussi lui qui s’occupe des castings, du planning et de l’image de son client. Les études conseillées pour devenir agent artistique 📚 Diplôme d’un niveau bac+5 (droit, économie ou gestion) ou Ecole de commerce Inscription au registre du commerce (obtention de la licence délivrée par le ministère du Travail) L’acteur à connaître : ICART Le métier d’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes Le rôle de l’inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ❌ Sa mission est de mener des investigations ainsi que de réguler l’économie au bénéfice des entreprises et des consommateurs. C’est dans ce cadre qu’il surveille la qualité et la sécurité des produits et des services, qu’il s’assure du respect de la loyauté des transactions commerciales, de la régularité de l’offre marchande et de la publicité. Il participe également à l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. La formation pour devenir inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes 🏫 Diplôme de niveau bac+3 Concours d’inspecteur de la DGCCRF L’acteur à connaître : DGCCRF Le métier de gestionnaire de patrimoine Le rôle du gestionnaire de patrimoine 🤑 Le gestionnaire gère le patrimoine de ses clients et les conseille en leur proposant des placements financiers intéressants . Ainsi, il s’occupe d’évaluer le patrimoine et les ressources de son client, de déterminer une stratégie de placement afin de lui proposer diverses solutions pour optimiser son patrimoine. Il peut tout à fait être indépendant ou salarié dans une banque, entreprise et autres. La formation pour devenir gestionnaire de patrimoine 🏛 Diplôme niveau bac+5 (gestion du patrimoine, droit, commerce…) L’acteur à connaître : beaucoup d’acteurs (ex : IMSI ) Le métier de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) Le rôle du CPIP 👔 Les conseillers pénitentiaires accompagnent les personnes condamnées (en milieu ouvert ou fermé) dans leur parcours d’exécution des peines. Ainsi, ils aident les personnes à comprendre leur peine, ils contrôlent le respect de leurs obligations et surtout ils les aident à se réinsérer. Ils apportent également à l’autorité judiciaire les éléments utiles à la mise en œuvre des condamnations. Ils travaillent sous l’autorité d’un directeur pénitentiaire d’insertion et de probation (DPIP), qui lui, est responsable de l’organisation et du fonctionnement des SPIP. Comment devenir CPIP ? ✍️ Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : ENAP Le métier de surveillant pénitentiaire Le rôle du surveillant pénitentiaire 👮 Le surveillant est indispensable au sein des prisons. C’est à lui que revient la responsabilité de surveiller les prisonniers et d’assurer la sécurité du centre pénitentiaire en vérifiant l’état des cellules et en réglant les différents conflits. Ce n’est pas sa seule fonction puisqu’il reste à l’écoute des détenus et peut les aider dans leurs démarches (administratives, activités…). Les études pour devenir surveillant pénitentiaire 📖 Diplôme niveau Brevet Concours L’acteur à connaître : ENAP Le métier de policier Le rôle du policier 👮‍♀️ Le rôle principal du policier est, entre autres, de maintenir l’ordre public et de protéger les biens et les personnes. Il est au cœur de l’action, il a des missions de surveillance, de protection et d’investigation. C’est l’adjoint du commissaire de police. Néanmoins, il ne passe pas son temps à arrêter les bandits : il est aussi chargé de la paperasse et doit noter tous ses faits et gestes dans des procès verbaux. Les études pour devenir policier 🚔 Bac +3 min Concours pour rentrer à l’ENSP Formation théorique et pratique de 18 mois rémunérée L’acteur à connaître : ENSP Le métier de gendarme Le rôle du gendarme 👮‍♂️ A la différence du policier, le gendarme a le statut de militaire. Mais tout comme lui, il assure la protection des personnes et des biens. Il relève également les infractions (et oui ! Comme la police, il peut nous arrêter pour excès de vitesse lorsqu’on appuie trop sur le champignon pour rentrer avant 18h). La formation pour devenir gendarme 🚨 Il est possible de devenir sous-officier sans avoir fait d’étude, en passant simplement un concours. L’officier de Gendarmerie est un cadre opérationnel de la sécurité et ses responsabilités sont plus grandes et plus variées. C’est pourquoi un nombre d’années d’études est requis avant la passation du concours. L’univers de la gendarmerie est varié et il existe de nombreuses unités où le gendarme peut être affecté (dans une unité d’intervention comme le GIGN ou dans une unité de police de la route). Bac (sous-officier) ; Bac +5 (officier) Concours Formation rémunérée L’acteur à connaître : Gendarmerie nationale Le métier de douanier Le rôle du douanier 🛃 Le douanier exerce les missions de protection, de sécurité et de santé publique. Afin d’assurer ces missions la douane se divise en deux branches : Contrôle des opérations commerciales et d’administration générale ( contrôle les opérations, perçoit les taxes/impôts, enquêtes et vérifications…). Surveillance (lutte contre la fraude, contrefaçon, drogue, armes…). Il existe au sein de cette profession 3 grades impliquant différentes missions : Agent de constatation des douanes : missions de suivi, perception des taxes et de contrôle. Contrôleur des douanes et droits indirects : encadre des agents placés sous sa responsabilité, vérifie les marchandises… Inspecteur des douanes et droits indirects : formateur, chef de service douanier et de surveillance, inspecteur… Comment devenir douanier ? 🗒 Concours selon le grade que l’on souhaite exercer Concours pour devenir inspecteur (il est demandé une licence bac+3) L’acteur à connaître : DGDDI Le métier de déontologue Le rôle du déontologue ✅ Le déontologue aide l’entreprise dans laquelle il travaille à mettre en place les règles et les devoirs propres à celle-ci et s’assure de leurs bonnes applications. Il s’occupe ainsi de la protection de l’entreprise et de ses dirigeants. Il lutte contre les fraudes, les conflits d’intérêt et le blanchiment d’argent. Il doit rester à l’affût d’un quelconque dysfonctionnement de l’entreprise qu’il devra signifier à son supérieur. Les études pour devenir déontologue 🏫 Diplôme de niveau bac+5 (Master 2 finance, économie, comptabilité, droit des affaires, droit bancaire, droit pénal) L’acteur à connaître : Cdg59 Le métier de commissaire aux comptes Le rôle du commissaire aux comptes 📊 Le commissaire aux comptes a le rôle d’auditeur légal des entreprises. Il a pour mission principale de vérifier et certifier les comptes des entreprises. Pour cela, il va analyser les documents financiers et les comptes annuels puis il va mener une enquête interne à l’entreprise. Il conseille également le chef de l’entreprise. Lorsqu’il constate une irrégularité, il doit immédiatement l’indiquer au conseil d’administration ou au Procureur de la république. La formation du commissaire aux comptes 📚 Diplôme de niveau bac+5 Les titulaires d’un M2 autre que comptabilité, contrôle de gestion, finance devront valider le Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Commissaire aux Comptes (CAFCAC) suivi d’un stage de 3 ans Inscription sur la liste officielle de l’Ordre des Commissaires aux comptes (bac+8) L’acteur à connaître : CNCC Le métier de contrôleur des finances publiques Le rôle du contrôleur des finances publiques 📈 Pour faire simple : il gère les fonds publics de l’Etat. Pour cela, il s’occupe de l’encaissement des recettes fiscales, prend en charge la gestion fiscale, vérifie le versement des salaires des agents. Il exerce également la fonction de conseil auprès des établissements publics. Aussi, il renseigne les usagers et les conseille dans leurs démarches fiscales. Le contrôleur des finances publiques pourra devenir inspecteur des finances publiques par l’obtention d’une promotion ou en passant un concours de catégorie A. La formation pour devenir contrôleur des finances publiques 💶 Diplôme niveau Baccalauréat Concours Formation théorique (7 mois) suivi d’un stage L’acteur à connaître : DGFiP Le métier de contrôleur du travail Le rôle du contrôleur du travail 🕵️‍♂️ La mission du contrôleur du travail est de veiller au respect du droit du travail dans les entreprises. Ainsi, il passe la plupart de son temps à visiter des entreprises et autres afin d’enquêter sur le respect des conditions de travail notamment. Il participe également à la mise en œuvre de politiques publiques qui comprennent l’insertion professionnelle des jeunes, des handicapés… Il peut par la suite devenir inspecteur du travail en passant un concours. Comment devenir contrôleur du travail ? 🎓 Diplôme de niveau bac+2 Concours L’acteur à connaître : INTEFP En bref, en effectuant des études de droit privé, vous pourrez avoir accès à de nombreux métiers : Aux professions de juriste, avocat, notaire, secrétaire juridique, magistrat, greffier, commissaire de justice, médiateur en droit de la famille, médiateur en droit pénal, mandataire judiciaire, par exemple. Mais encore, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, généalogiste ou chasseur d’héritier, maître de conférence, journaliste juridique, chroniqueur judiciaire. Et aussi, agent artistique, inspecteur de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, gestionnaire de patrimoine, conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, surveillant pénitentiaire, policier, gendarme, douanier, déontologue. Et pour terminer, commissaire aux comptes, contrôleur des finances publiques, contrôleur du travail. Carla Grivot

  • [QUESTIONS DE COURS/QCM] Introduction générale au droit

    Cours et copies > Introduction générale au droit Voici un exemple d'exercice juridique (questions de cours et questions à choix multiples [QCM]) en introduction générale au droit (application de la loi dans l'espace, coutume, jurisprudence, contrôle de conventionnalité, etc.). Cette copie a obtenu la note de 15,5/20. Sommaire : I. Questions de cours 1) Les lois référendaires 2) L’application de la loi dans l’espace 3) Le contrôle de conventionnalité II. Questions à choix multiples 1) Une loi supplétive de volonté 2) Une directive européenne 3) Le contrôle de constitutionnalité 4) La date d’entrée en vigueur d’une loi 5) L’abrogation d’une loi 6) La coutume 7) La jurisprudence 8) Les droits extrapatrimoniaux N.B. : cette copie est le fruit de la réflexion d’un étudiant en droit. La découvrir vous permettra de comprendre le raisonnement de ce dernier, qui lui a valu la note indiquée. Elle vous aidera à ce que vous ayez les outils pour formuler votre propre réflexion autour du sujet donné. Pour rappel, le plagiat est formellement interdit et n’est évidemment pas recommandé si vous voulez vous former au droit. En d’autres termes, réfléchissez vous-même ! Enfin, cette copie n’a pas eu 20/20, gardez un œil critique sur ce travail qui n’est donc pas parfait. Disclaimer : attention ! N’oubliez pas que la méthodologie peut varier selon les facultés, mais aussi en fonction des enseignants. La méthodologie utilisée dans cette copie n'est donc pas universelle. Respectez la méthodologie enseignée par vos chargés de travaux dirigés et par vos enseignants 😊 Nous avons laissé en orange les commentaires du correcteur. I. Questions de cours Sujet : Expliquez les notions suivantes 1) Les lois référendaires 4 points. Les lois référendaires sont des textes de loi spécifiques. En effet, elles sont soustraites au vote parlementaire, puisque celui-ci est remplacé par le vote populaire. 1 Elles peuvent permettre des réformes ou des améliorations dans les domaines politique, social ou environnemental, et concernent directement les citoyens. 0.5 Elles sont décidées par le Président de la République, après proposition du Parlement. Le Parlement seul ne peut pas faire des lois référendaires. Leur particularité est qu’elles font l’objet d’un référendum. C’est-à-dire que les citoyens sont appelés à voter pour décider si oui ou non ils veulent voir cette loi appliquée. 0.5 Si le référendum se solde par une majorité de « oui », le Parlement devra rédiger la loi qui sera promulguée par le Président de la République sans que les députés et les sénateurs n’aient à voter puisqu’on estime que la loi référendaire est directement une volonté du peuple. Le peuple peut proposer des lois référendaires, mais il faut qu’il y ait suffisamment de personnes à les proposer et qu’elles soient soutenues par 1/3 du Parlement. Par exemple en 1968, une loi référendaire sur l’indépendance de l’Algérie avait été proposée et adoptée. Elles ne sont pas forcément soumises à tout le territoire. 0.5 2) L’application de la loi dans l’espace 4 points. Depuis le Code civil des Français de 1804, la loi est unifiée. Le principe général est donc que la loi est la même pour tous, elle s’applique de la même façon sur l’ensemble du territoire. Cependant, il existe des exceptions. 1 Tout d’abord, la région d’Alsace-Moselle n’a pas exactement les mêmes lois. En effet, elle faisait partie de l’Allemagne de la fin du XIXe siècle jusqu’en 1918. (0.5) Elle n’était donc pas française lorsque la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1906 a été promulguée. Or cette loi interdit tout financement public des ecclésiastiques. En Alsace-Moselle, la loi ne s’applique donc pas et l’État continue de rémunérer les évêques. On comprend donc cette exception d’un point de vue historique. 0.5 Les collectivités d’outre-mer ne se voient pas non plus appliquer exactement les mêmes lois. Ainsi en Nouvelle-Calédonie, certaines lois peuvent être écartées et un droit local s’applique. Mais les lois pénales et concernant l’organisation des institutions ne sont pas concernées. Certaines lois prévoient également des exceptions pour certaines zones du territoire. Par exemple, lors de la crise sanitaire, les lois relatives à la santé publique, comme le port du masque, n’étaient pas les mêmes pour tous les départements. 3) Le contrôle de conventionnalité 4 points. Le contrôle de conventionnalité est un des systèmes mis en place afin de garantir la hiérarchie des normes. En effet, les traités internationaux priment les lois au sens strict, c’est-à-dire les règles de droit émanant du Parlement. Pour vérifier que les lois respectent bien les traités internationaux, un contrôle de conventionnalité s’opère. 1 Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour ce contrôle. Ce sont donc les juges qui s’en occupent. (1) L’arrêt Jacques Vabre a donné cette compétence aux juges judiciaires. Puis l’arrêt Nicolo de 1989 a permis aux juges administratifs de s’occuper de ce contrôle pour les règlements. 1 Lorsqu’une loi est considérée comme non conforme au contrôle de conventionnalité, elle sera écartée uniquement pour le litige en cours. Ainsi des lois peuvent être écartées à chaque fois et ne jamais être appliquées, ce sont des lois dites « mort-vivant ». 1 II. Questions à choix multiples Sujet : Répondez aux questions suivantes Cochez la ou les propositions correctes. Une, plusieurs ou toutes les propositions peuvent être vraies. Une, plusieurs ou toutes les propositions peuvent être fausses. 1 point si la réponse est intégralement correcte. 0 point si la réponse n’est pas intégralement correcte. 1) Une loi supplétive de volonté a. est une loi ne s’imposant qu’à défaut de volonté contraire des individus b. est une exception au caractère obligatoire de la règle de droit c. s’applique avec la même force qu’une loi impérative 2) Une directive européenne a. s’applique directement dans l’ordre juridique français b. nécessite une loi de transposition pour être intégrée dans l’ordre juridique français c. produit des effets juridiques même en l’absence de transposition 3) Le contrôle de constitutionnalité a. peut s’appliquer avant la promulgation d’une loi b. peut s’appliquer après la promulgation d’une loi c. peut s’appliquer consécutivement avant et après la promulgation d’une loi 4) La date d’entrée en vigueur d’une loi a. est la date de sa publication b. est la date du lendemain de sa publication c. est celle prévue par le texte lui-même 5) L’abrogation d’une loi a. peut être expresse b. peut être tacite c. peut être partielle ou totale 6) La coutume a. est uniquement la répétition d’un comportement b. est la répétition d’un comportement admis par le groupe mais sans caractère obligatoire c. est la répétition d’un comportement considéré comme obligatoire par l’opinion commune 7) La jurisprudence a. est figée b. est précaire c. ne peut pas être brisée par la loi 8) Les droits extrapatrimoniaux a. sont des droits qui ne sont pas directement appréciables en argent b. sont des droits qui sont directement appréciables en argent c. sont des droits ayant indirectement une incidence pécuniaire 1. a / 2. b. c . / 3. a. b. / 4. b. c. / 5. a. b. c. / 6. c. / 7. b. / 8. a. c.

  • [QUESTIONS DE COURS] Sujet : Cass. 3ᵉ civ., 25 mars 2009 (Contrats spéciaux)

    Cours et copies > Contrats spéciaux Voici un exemple d'exercice juridique en contrats spéciaux. Il s'agit de questions portant sur l'arrêt rendu le 25 mars 2009 par la troisième chambre civile de la Cour de cassation, et faisant appel à des notions étudiées en contrats spéciaux (pacte de préférence, promesse synallagmatique de vente, etc.). Cette copie a obtenu la note de 18/20. Sommaire : Question 1 : Cette sanction de l’annulation-substitution vous parait-elle pertinente ? Question 2 : Une véritable vente a-t-elle été conclue ? Question 3 : Différence entre un pacte de préférence et une promesse synallagmatique de vente Question 4 : Obtention d'une substitution ? Question 5 : À quoi pourrait prétendre le bénéficiaire du pacte de préférence ? Question 6 : Obtention de la substitution devant la Cour d’appel de renvoi ? N.B. : cette copie est le fruit de la réflexion d’un étudiant en droit. La découvrir vous permettra de comprendre le raisonnement de ce dernier, qui lui a valu la note indiquée. Elle vous aidera à ce que vous ayez les outils pour formuler votre propre réflexion autour du sujet donné. Pour rappel, le plagiat est formellement interdit et n’est évidemment pas recommandé si vous voulez vous former au droit. En d’autres termes, réfléchissez vous-même ! Enfin, cette copie n’a pas eu 20/20, gardez un œil critique sur ce travail qui n’est donc pas parfait. Disclaimer : attention ! N’oubliez pas que la méthodologie peut varier selon les facultés, mais aussi en fonction des enseignants. La méthodologie utilisée dans cette copie n'est donc pas universelle. Respectez la méthodologie enseignée par vos chargés de travaux dirigés et par vos enseignants 😊 Nous avons laissé en orange les commentaires du correcteur. Sujet : Questions de cours, Cass. 3e civ., 25 mars 2009, n° 07-22.027 [Énoncé] Vous répondez aux questions suivantes. Vos réponses devront être détaillées et argumentées. [Question 1] À l’époque de cette décision, lorsque le tiers acquéreur avait connaissance du pacte de préférence et de l’intention du bénéficiaire de se prévaloir du pacte, le bénéficiaire pouvait obtenir l’annulation-substitution. Cette sanction de l’annulation-substitution vous parait-elle pertinente ? ( 2 points ) 2/2 [Question 2] Une véritable vente a-t-elle été conclue le 30 avril 2003 entre Mme X et les époux Y ? ( 5 points ) 5/5 [Question 3] Quelle est la principale différence entre un pacte de préférence et une promesse synallagmatique de vente ? ( 2 points ) Consentement/prix pas conditions de validité, simple proposition, pas d’engagement de vendre ou d’acheter (2 pts). [Question 4] Madame Z pourrait-elle obtenir sa substitution aux époux Y dans l’hypothèse où les parties au compromis de vente du 30 avril 2003 auraient entendu faire de la réitération par acte authentique un élément constitutif de leur engagement? ( 5 points ) Clause de terme/condition suspensive. [Question 5] À défaut de prouver la connaissance par l’acquéreur du pacte de préférence et de l’intention du bénéficiaire du pacte de s’en prévaloir, à quoi pourrait prétendre le bénéficiaire du pacte de préférence ? ( 2 points ) (2 pts) [Question 6] Selon vous, Mme Z va-t-elle obtenir la substitution devant la Cour d’appel de renvoi ? ( 4 points ) 4/4 Question 1 : Cette sanction de l’annulation-substitution vous parait-elle pertinente ? La sanction de l’annulation-substitution inhérente au manquement du pacte de préférence semble impertinente. En effet, le mécanisme de l’annulation semble incompatible avec celui de la substitution. L’annulation emporte la disparition rétroactive de l’acte, alors que la substitution a pour effet de remplacer le tiers-acquéreur par le bénéficiaire du pacte de préférence. Par conséquent, s’il n’existe pas d’acte auquel se substituer alors il n’est tout simplement pas possible d’appliquer cette sanction. Très Bien. En revanche, on remarque ici que la sanction de l’annulation-substitution est un abus de langage puisque celle-ci a déjà été appliquée dans un certain nombre d’arrêts portant sur la question. De plus, il faut souligner que cette sanction s’applique dans des conditions spécifiques, qui déroulent de la mauvaise foi du tiers caractérisée par la connaissance de l’existence du pacte de préférence, mais également par la connaissance de l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir. Cette connaissance est d’ailleurs plus facilement obtenue, en effet depuis la réforme de 2016 il est possible de mettre en place une sommation interpellative (ou action interrogative) afin d’écarter toutes suspicions. Oui. Question 2 : Une véritable vente a-t-elle été conclue ? Le 30 avril 2003, une véritable vente est bel et bien conclue entre le vendeur et l’acheteur. Bien. En effet, le contrat de vente s’établit, le plus souvent, en deux étapes. D’abord, en avant-contrat, en l’espèce le compromis de vente qui va sceller le consentement de l’acheteur ainsi que le vendeur ; de façon a ce qu’ils ne puissent pas se rétracter sans conséquences. En l’espèce, le compromis de vente a permis de faire la rencontre de l’offre et de l’acceptation, un prix et une acceptation de l’acheteur. La vente a pour but principal de transférer un droit de propriété. Ce transfert, est un transfert solo consensu , ainsi la simple rencontre des consentements (de l’acheteur et du vendeur) valent vente. On dit que celle-ci est parfaite. Bien. En revanche, cette disposition du Code civil n’est pas d’ordre public, ainsi on peut y déroger avec une clause contraire. Par conséquent, il y a vente en date du 30 avril 2003 puisque cet acte temporaire scelle le consentement et permet donc de former une vente. Mais il convient de préciser qu’il est, en l’espèce possible de se demander si la vente est formée à la suite de la signature de l’acte authentique. En effet, s’il s’agit de l’exécution d’une clause de condition suspensive alors il n’y a vente effective que lors de la réalisation de ladite condition. Et donc l’acte authentique constituera l’acte définitif. Ici, est-ce le cas ? En bref En somme (plus approprié) , il faut également examiner rapidement le compromis (promesse synallagmatique de vente) afin de vérifier qu’il y ait bien un prix, ainsi qu’il soit sérieux et déterminé ou à défaut déterminable sans accord nouveau. Question 3 : Quelle est la principale différence entre un pacte de préférence et une promesse synallagmatique de vente ? La principale différence entre un pacte de préférence et une promesse synallagmatique de vente réside dans le recueil des consentements et les obligations qui en découlent. En effet, la promesse synallagmatique de vente créée entre les parties des obligations. Pour le vendeur, l’obligation de délivrer la chose, par conséquent de vendre et pour l’acheteur l’obligation de retirement, qui découle de son obligation de payer le prix. Alors que le pacte de préférence ne crée pas d’obligation de vendre ou de payer pour les parties. Il permet d’octroyer un droit de préférence au bénéficiaire. Par conséquent, l’émetteur du pacte de préférence est tenu d’une obligation, de proposer prioritairement le bien au bénéficiaire dudit pacte, et ce dernier est en mesure de refuser ou alors d’accepter. De plus, la détermination du prix n’apparait pas comme une condition de validité du pacte de préférence, alors que s’en est pour la promesse synallagmatique de vente, puisque celle-ci vaut vente contrairement au pacte de préférence. ?? (les termes de l'enseignant n'étaient pas lisibles sur la copie) différence de l'engagement des 2 parties ou non. Question 4 : Obtention d'une subtitution ? Madame Z aurait pu obtenir sa substitution aux tiers-acquéreurs puisque ces derniers auraient été de mauvaise foi. En effet, il s’agit de démontrer qu’en présence d’une clause de condition suspensive avec pour condition la réitération par authentique, la vente ne vaut pas vente. La vente vaudra vente seulement à la réalisation de ladite condition, par conséquent et puisqu’en l’espèce les acquéreurs ont pris connaissance de l’existence du pacte de préférence à la date du 29 septembre 2003, soit à la réitération par acte authentique devant le notaire qui a notifié le bénéficiaire du pacte de préférence (Mme Z). Oui, très Bien. Ainsi, toute la question réside dans le fait de savoir si le compromis de vente vaut vente ou non. Dans l’hypothèse où il y aurait une clause de condition suspensive alors celle-ci valerait vente au moment de la réitération devant le notaire qui aurait pour effet de réaliser la condition et donc de permettre à la vente d’être parfaite. Très Bien. Cela dit, il faut caractériser la mauvaise foi des acquéreurs. Dans l’hypothèse, toujours de faire de la réitération un élément constitutif de leur engagement, la mauvaise foi serait caractérisée puisque le notaire a notifié Madame Z de l’intention de vendre, et il apparait clair que celle-ci souhaite faire valoir son pacte de préférence. Question 5 : À quoi pourrait prétendre le bénéficiaire du pacte de préférence ? À défaut de prouver la connaissance par l’acquéreur du pacte de préférence et de l’intention du bénéficiaire du pacte de s’en prévaloir, le bénéficiaire pourrait prétendre à la demande de dommages-intérêts. En effet, la demande en nullité, et la demande de substitution sont tout deux subordonnées aux conditions cumulatives précitées. Par conséquent, le bénéficiaire à la possibilité de faire une demande en dommages-intérêts afin de voir la violation de son pacte de préférence réparé. Oui. On peut donc en déduire que le bénéficiaire est en mesure d’engager la responsabilité contractuelle de l’émetteur dudit pacte afin de voir réparé son préjudice. Question 6 : Obtention de la substitution devant la Cour d’appel de renvoi L’obtention de la substitution semble impossible puisque la Cour de cassation rappelle qu’une promesse synallagmatique vaut vente, et puisqu’en l’espèce il n’y avait pas de condition suspensive alors la bonne foi des acquéreurs est caractérisée puisqu’ils n’ont pris connaissance de l’existence du pacte de préférence qu’à la date du 14 août 2003, soit après la conclusion de ladite promesse. Bien. Ainsi, l’obtention de la substitution des tiers-acquéreurs par la bénéficiaire semble impossible. En revanche, rien n’est sûr puisque la cour d’appel de renvoi est souveraine et peut statuer en omettant la solution de la Cour de Cassation. Donc la substitution semble impossible à obtenir puisque la bonne ou mauvaise foi des tiers-acquéreurs s’apprécient à la date de la promesse de vente, puisqu’en l’espèce celle-ci vaut vente. Bien.

  • Refus en master de droit : que faire ? Quels recours ?

    Orientation > Masters Vous avez rempli vos candidatures sur Mon Master, mais vous n’avez aucune réponse positive ? Découvrez comment effectuer le recours auprès du rectorat pour trouver un master et les options possibles après votre licence. Sommaire  :  Quels recours faire en cas de refus de master ? Le recours gracieux La saisine du rectorat Quelles sont les conditions pour saisir le recteur ? Quand faire le recours ? Comment faire le recours auprès du rectorat ? Étape 1 : cliquer sur « Saisir le recteur » Étape 2 : répondre aux questions Étape 3 : créer un compte Étape 4 : fournir les documents demandés Étape 5 : cliquer sur « Saisir mon rectorat » Que faire après le recours ? Comment faire si on n'est pas pris en master ? Si vous n’avez pas eu de place en master malgré vos nombreuses candidatures, vous pouvez  faire une démarche auprès du rectorat . En effet, en cas de refus à l’ensemble de vos vœux sur la plateforme Mon Master, vous pouvez exercer un recours auprès du rectorat , au nom de votre droit à la poursuite d’études . Vous disposez de 15 jours après votre dernier refus pour faire valoir votre droit à la poursuite d’études. Lorsque cette procédure est entamée, le rectorat doit vous faire trois propositions minimum  de master. Ces propositions permettront aux formations en question d'étudier à nouveau votre dossier .  Avant de saisir le recteur, il est conseillé de se rapprocher des services universitaires d’orientation (SUIO-IP)  afin de vous accompagner pour faire évoluer votre projet et vous conseiller. Quels recours faire en cas de refus de master ? En cas de refus de masters, vous pouvez soit faire un recours gracieux, soit saisir le rectorat.  Qu’est-ce qu’un recours gracieux pour les masters ? Un   recours gracieux   est un recours administratif* adressé à l’autorité administrative ayant pris l’acte contesté  (ici, le refus en master). En l’espèce, il s’agit donc de dénoncer la décision de refus en master comme étant illégale.  Dans ce cas, vous devez démontrer que l’université ou la formation n’a pas appliqué les critères de sélection légale pour avoir refusé votre place au sein master.  * Le recours administratif est différent du recours hiérarchique, qui est un recours adressé à l’autorité hiérarchique de l’autorité dont émane la décision.  Exemples  :  1ᵉʳ cas : lorsque vous ne recevez pas de réponse pendant 2 mois après l’accusé de réception du dossier complet (que ce soit une admission ou un refus), cela équivaut à une confirmation implicite d’admission à ce master. Par conséquent, la formation est dans l’obligation de vous donner une attestation d’admission. Si elle ne le fait pas, c'est là que le recours gracieux rentre en jeu ;  2ᵉ cas : si vous recevez une réponse négative, il est possible de démontrer l’illégalité du refus opposé par une analyse contre le processus de sélection du master. Néanmoins, dans ce dernier cas, sachez qu’il est très difficile de démontrer l’illégalité de la décision si vous n’êtes pas accompagné d’un avocat.  Est-ce que les recours gracieux aboutissent ? Les recours gracieux aboutissent toujours à une réponse positive lorsque la formation n'a pas répondu dans les délais à votre candidature (car cela équivaut à une réponse implicite). En revanche, les recours gracieux aboutissent rarement quand il faut prouver l’illégalité de la sélection de la formation, car il est très difficile d’arriver à une telle preuve. ⚠️  Attention  : il faut bien différencier le recours gracieux et la saisine du rectorat ! Ici, par abus de langage, nous allons utiliser le mot « recours » pour la saisine du rectorat . Mais, d’un point de vue juridique, elle ne constitue pas un recours (contrairement au recours gracieux). Ainsi, sauf si vous voyez la mention « recours gracieux », partez du principe que nous faisons toujours référence à la saisine du rectorat ! Qu’est-ce que la saisine du rectorat ?   La saisine du rectorat   est une procédure permettant de présenter à nouveau votre dossier à des formations dans le but d’obtenir une deuxième chance d’être accepté en master. Plus précisément, le recteur a l’obligation de représenter votre dossier (ainsi que votre motivation) auprès d'au minimum trois formations.  En d’autres termes, la saisine est un moyen de faire valoir votre droit à la poursuite d’études !  💡 Le saviez-vous ? La saisine du rectorat est permise par l’article L612-6 du Code de l’éducation qui énonce le droit à la poursuite d’études pour les étudiants ayant validé une licence et qui souhaiteraient poursuivre en master. Cet article indique que l’étudiant doit répondre à certaines conditions (on vous explique tout plus bas). Est-ce que la saisine du rectorat aboutit ? La saisine du rectorat n’aboutit pas toujours à une admission dans une formation. En effet, le rectorat a l’obligation de présenter votre dossier au moins à 3 formations, MAIS, les formations ne sont pas dans l’obligation d’accepter votre dossier. Quelles sont les conditions pour saisir le recteur ? Pour être éligible au recours et pour pouvoir saisir le rectorat, vous devez respecter 5 conditions cumulatives  :  Avoir obtenu votre licence  il y a  moins de 3 ans ; N’avoir reçu aucune réponse positive  à vos candidatures ; Avoir envoyé au moins 5 candidatures  (compatibles avec votre licence) ; Avoir au moins 2 mentions distinctes  (exemple : la mention « droit des affaires » et la mention « droit des contrats » sont deux mentions distinctes) ; Avoir au moins postulé dans 2 établissements différents . 💡  Bon à savoir  : s'il n’y a qu’ une seule université  dans votre académie (comme pour la Corse, la Guyane, la Guadeloupe, La Réunion, la Martinique, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française) alors, vous devez avoir effectué au moins deux candidatures .  Quand faire le recours ? Suite à un refus d’admission en master, il est possible de faire un recours* en  saisissant le recteur à partir du 15 juillet 2024 , dans un délai de 15 jours après le dernier refus. *Attention, comme précisé précédemment, cet article concerne la saisine du rectorat qui est souvent appelée (à tort) « recours gracieux ». N’oubliez pas que le recours gracieux concerne une autre situation, décrite en début d’article. Quel est le délai pour faire le recours pour les masters ? Le délai pour soumettre votre demande au rectorat est de 15 jours :  À partir du dernier refus reçu  ; OU à partir de l’ obtention de votre attestation de réussite*  de votre licence (si elle arrive après votre dernier refus).  * L’attestation de réussite est un document équivalent au diplôme : elle a une valeur officielle et elle vous garantit les mêmes droits que le diplôme original. Souvent, elle est délivrée avant le diplôme, car les étudiants en ont besoin pour différentes démarches administratives (et le diplôme est parfois délivré un peu tard dans l’année). 💡  Bon à savoir  : les étudiants en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française doivent saisir le vice-recteur.  Pour les étudiants ayant reçu leur dernier refus ou leur diplôme avant la date d’ouverture de la saisine , ils bénéficient d’un délai de 15 jours à partir de l’ouverture de la plateforme pour effectuer le recours.  Par exemple, si vous avez reçu votre diplôme le 1ᵉʳ juin et votre dernier refus le 20 juin (ou inversement), mais que la plateforme ouvre le 15 juillet, alors le délai de 15 jours court à compter du 15 juillet et non du 1ᵉʳ juin ou du 20 juin.   💡 Bon à savoir :  en 2023, le rectorat a reçu 4 281 demandes recevables pour faire un recours. Parmi celles-ci, seulement 2 638 demandes ont reçu une acceptation – soit environ 60 % – mais uniquement 1 302 étudiants ont accepté la proposition. Autrement dit, plus ou moins 30 % des recours mènent à une proposition d’admission acceptée en master. En comparaison, en 2021, il y a eu 7 013 demandes recevables et 2 845 demandes ont reçu une proposition d’admission, donc 40 % des recours ont mené à une proposition d'admission.  On remarque que depuis le passage de la plateforme eCandidat à la plateforme Mon Master, il y a eu une réduction des recours effectués par les étudiants. Pour autant, le nombre de places trouvées après le recours reste le même.   Que faire si je n’ai que des refus et si je suis sur liste d’attente ? Si à partir du 15 juillet, vous n'avez que des refus et vous êtes sur liste d’attente, vous devez attendre la fin de la phase complémentaire, soit jusqu’au 31 juillet. Ainsi, à partir du 1ᵉʳ août seulement, il est possible de saisir le rectorat pour suivre la même procédure qu’expliquée précédemment. Est-ce que si je saisis le rectorat, mes listes d’attentes s’annulent ? Non, les listes d’attentes continuent à avancer à partir du 1ᵉʳ août même si le candidat saisis le rectorat. Comment saisir le rectorat si je suis sur liste d'attente ? Pour saisir le rectorat tout en étant sur une liste d’attente, il faut télécharger une attestation de refus émise par la plateforme Mon Master pour chaque liste d’attente à partir du 1ᵉʳ août. L’attestation n’est disponible qu’à partir de cette date, c’est pour cela qu’il n’est pas possible de saisir le rectorat avant. Quel est le délai pour saisir le rectorat si je suis sur liste d'attente ? Le délai est le même (15 jours), mais il démarre à partir du 1ᵉʳ août, soit à partir de l’édition de l’attestation de refus. Comment faire un recours auprès du rectorat ? Pour faire un recours auprès du rectorat, il faut suivre 5 étapes : Saisir le recteur sur la plateforme Mon Master ;  Répondre à des questions ;  Créer un compte ;  Fournir des documents ; Finaliser la saisine.  Étape 1 : Cliquer sur « Saisir le recteur » Sur Mon Master, cliquez sur « Saisir le recteur »  (en haut à droite de la plateforme). Vous allez atterrir sur ce lien pour effectuer le recours de Mon Master .  Étape 2 : Répondre aux questions Ensuite, vous allez répondre à des questions  afin de vérifier que vous entrez dans les conditions du recours.  Étape 3 : Créer un compte Après avoir répondu aux questions, vous devrez créer votre compte. Pour cela, il faut remplir un dossier de saisine en ligne.  Étape 4 : Fournir les documents demandés Quatrième étape, fournissez les documents  suivants :  Attestation de réussite au diplôme ou diplôme ; Relevés de notes de vos 3 années de licence (vous pouvez le demander à votre administration) ; Tous les refus que vous avez reçus (les lettres de refus ou si ce n’est pas possible, faire une capture d’écran du mail indiquant votre refus) ; CV ; Lettre de motivation. Étape 5 : Cliquer sur « Saisir mon rectorat »  Dernière étape pour faire un recours, cliquez sur le bouton « Saisir mon rectorat » .  Que faire après le recours ? Après avoir effectué votre recours, vous n’avez plus qu’à attendre que le rectorat vous fasse trois propositions  de formation (au minimum).  S’il ne le fait pas, vous pourrez formuler une demande auprès d’un tribunal administratif afin qu’il enjoigne le rectorat de respecter son obligation. Toutefois, cette démarche devra se faire par le biais d’un avocat.  Lorsqu’une proposition est faite, il est possible de l’accepter ou de la refuser . Votre réponse est attendue sous huit jours . Si vous ne répondez pas dans le délai, alors votre non-réponse sera considérée comme un refus. Si vous trouvez une autre formation  ou si vous voulez arrêter le recours , car vous ne souhaitez pas continuer en master, vous pouvez abandonner votre saisine (bouton en bas de la page de votre dossier).  Si la saisine n'aboutit à aucune formation avec une acceptation, une commission d’accès au deuxième cycle de l’enseignement supérieur (CAES) examinera votre dossier.  Cette commission se réunit généralement du 1ᵉʳ au 21 septembre.  Elle a pour objectif de conseiller le recteur afin qu’il fasse des propositions d’admission en lien avec les projets des étudiants selon les places restantes disponibles suite aux désistements de la rentrée.  Si après tout ce procédé, vous n’avez aucune réponse, vous ne pouvez plus qu’exercer un recours gracieux (soit démontrer l’illégalité de la décision de votre refus, en démontrant avec des fondements juridiques en quoi la sélection du master n’a pas respecté la loi). Mais, dans ce cas, il faut être sûr que le refus soit illégal. Sinon, vous devrez vous tourner vers d’autres options ( on ne vous spoile pas, on vous explique plus bas ).  ⚠️ Attention :  le rectorat a l’obligation de faire trois propositions  à des universités en soutenant votre dossier (pour faire simple : elle repropose votre dossier à des formations), MAIS les formations ne sont en aucun cas obligées d’accepter votre dossier !   Il est donc possible de n’avoir aucun master malgré le recours  (ce qui est rarement expliqué). Mais on vous explique que faire plus bas si c’est le cas ! Pour les personnes en situation de handicap , il est possible de faire réexaminer vos candidatures dans des formations adaptées.  Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le recours aussi sur le site directement de Mon Master.  Témoignages d’étudiants ayant effectué la saisine du rectorat 🎤   Témoignage : «  J'ai postulé dans 30 masters et j’ai reçu que des refus, alors j’ai fait le recours et le rectorat m’a fait 12 propositions à des formations. Mais, je n’ai jamais eu de réponses de ces masters. J’ai dû me réorienter et changer de voie, je vais commencer un master MEEF  », Mélina, M1 MEEF. 🎤 Témoignage : «   J’ai postulé dans plus de 100 formations (un an avant la mise en place de Mon Master), j’ai été refusée de partout, et une fois avoir fait le recours, j’ai eu une seule proposition dans une filière qui n’était absolument pas mon domaine (du droit public alors que je voulais et faisais du droit privé), je comptais me tourner vers une formation en Belgique, mais c’est la responsable de la formation qui m’a encouragé à accepter.  », Inès, Master Droit européen. Enfin, pour éviter de vous retrouver sans aucune formation et sans projet(s) durant une année, sachez que plusieurs options s'offrent à vous.  Comment faire si on n'est pas pris en master ? Si la saisine du rectorat et/ou le recours gracieux n’aboutit pas et ne vous permet pas d’être pris en master, d’autres options s’offrent à vous. Après tout, vous n’avez pas fait des études de droit durant trois ans pour « rien », n’est-ce pas ? La sélection en master est rude, mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas retenter ! Alors, transformez cet « échec » en réussite en étant proactif : faites un stage, trouvez un emploi étudiant, effectuez un autre diplôme ou bien, faites un service civique. Peu importe ce que vous ferez, sachez le mettre en avant pour avoir un meilleur dossier l’année prochaine ! Option 1 : Préparer votre master avec un diplôme universitaire Un diplôme universitaire (DU), ou encore un diplôme d’établissement (DE), est une certification académique délivrée par une université  (donc, différent des autres diplômes [licence, master, doctorat] délivrés au nom du ministère) qui peut durer entre 6 mois et 2 ans  (généralement 1 an). Il ne valide aucune année supplémentaire (si vous avez une licence et un DU, cela n’équivaut pas à un bac + 4), mais il vous apporte une spécialisation dans un domaine déterminé .  Et quoi de mieux pour postuler en master qu’avoir effectué une année d’études concentrée sur les thématiques dispensées par LE master de vos rêves ? C’est un véritable argument en votre faveur !  Par exemple, si vous souhaitez faire un Master parcours Droit du sport, suivre un DU Droit du sport (UPEC, Université de Bordeaux, Université de Montpellier, etc.) vous avantage par rapport aux candidats qui ne connaissent encore rien en la matière ! Ce sera à vous de mettre en avant cette expérience auprès de votre directeur de master afin de lui prouver que vous êtes motivé et passionné. Option 2 : Élargir vos horizons et faire un master.ère de droit dans une école privée Faire le choix de partir dans une école privée n’est pas toujours facile, car à la différence de l’université, les masters en école* sont souvent réalisés en alternance.  Pourtant, effectuer une alternance peut être une réelle opportunité pour obtenir une expérience professionnelle et faire la différence auprès des autres candidats.  💡 Bon à savoir : *avant de vous inscrire, vérifiez le nom de votre diplôme ainsi que sa reconnaissance auprès de l’État. Il s’agit souvent de mastères (et non masters) et/ou de MBA. En effet, l’alternance propose de nombreux avantages :  En principe, vous ne payez pas les frais de scolarité  ;  Vous êtes rémunéré  durant vos études (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ; Vous bénéficiez d’une formation professionnelle en plus d’une formation théorique  (ce qui manque beaucoup aux étudiants en droit, car la fac n’est pas représentative du monde du travail).    💡 Bon à savoir :   en école, les périodes d’inscription sont généralement plus tard qu’en faculté. Il est donc encore possible de trouver un master pour votre rentrée ! Option 3 : Développer vos connaissances avec une formation en dehors de Mon Master S’inscrire dans une formation en dehors de Mon Master est une option qui vous permettrait d’acquérir d’autres compétences et connaissances.  Par exemple, aux Éditions Pamplemousse, nous avons des rédacteurs spécialisés en droit (maîtres de conférences et chargés de TD) qui sont aussi experts en SEO (Search Engine Optimization = optimisation pour les moteurs de recherches).  Cette double casquette leur permet de faire de la rédaction juridique sur le web ( et accessoirement, de vous proposer des articles complets et pertinents ). Ces savoirs font souvent la différence sur le marché du travail (même si cela dépend évidemment du métier que vous souhaitez exercer). Faites une formation en langues si vous souhaitez travailler à l’international ; Suivez une formation en édition si vous souhaitez travailler dans l’édition juridique (Dalloz, LexisNexis, les Éditions Pamplemousse, etc.) ; Inscrivez-vous dans une école de commerce pour avoir une formation plus « généraliste » et complète.  Ne vous fermez pas de portes, il y a beaucoup de possibilités !  Option 4 : Réaliser un stage juridique (association, cabinet, entreprise) Effectuer un stage juridique, que ce soit dans une association, un cabinet d’avocat, une entreprise ou une maison d’édition juridique peut permettre d’ enrichir votre CV  et votre expérience professionnelle .  En effet, ce qui fait défaut à de nombreux étudiants en faculté de droit est le manque d’expérience professionnelle.  Une avocate avec qui nous avons collaboré pour une interview nous disait que « la faculté forme mal les étudiants au monde du travail, à tel point que certains avocats ne veulent plus donner leur chance à des stagiaires. Cela demande un investissement financier et personnel bien trop conséquent… Malheureusement, cela ne sert pas la cause étudiante. Les étudiants devraient bénéficier de plus d’enseignements pratiques  ». Vous l’aurez compris, avoir une expérience pratique est donc un vrai bonus pour une candidature en master. Et évidemment, c’est encore mieux si ce stage est en cohérence avec votre projet et le master que vous souhaitez.  D’un point de vue pratique, si vous choisissez l’option du stage, il vous faudra absolument obtenir une convention de stage. Deux possibilités :  Soit vous êtes inscrit dans une formation autre que votre master (une autre licence, un autre diplôme) et votre faculté/école peut vous délivrer une convention de stage ; Soit vous n’êtes pas inscrit à l’université/à l’école et vous ne pouvez pas avoir une telle convention.  Dans ce dernier cas, sachez que vous pouvez demander une convention de stage à un organisme privé moyennant une certaine somme (environ une centaine d’euros). Mais, on vous conseille de bien vous renseigner avant toute inscription.  Exemples d’organismes privés  : fac for pro, be student again. Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre région, car il existe des programmes de convention de stage (généralement pour des stages découvertes). Exemple  : la région Hauts-de-France propose l’aide « Proch’Orientation », qui permet d’obtenir une convention de stage durant les vacances scolaires pour découvrir un métier. Enfin, n’oubliez pas les structures d’aides à l’emploi et à l’insertion (mission locale, France Travail, structure d’insertion par l’activité économique [SIAE]), qui peuvent aussi vous aider*. *Même si en l’espèce, il s’agira plutôt de « période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP) » que de stage. Option 5 : Trouver un job étudiant en rapport avec le droit Le stage n’est pas le seul moyen d’acquérir de l’expérience professionnelle : vous pouvez essayer de trouver un emploi étudiant en rapport avec le droit (et surtout, en rapport avec votre master). D’une part, cela vous permettra de développer des compétences (et probablement des connaissances juridiques) ; d’autre part, vous aurez une source de revenus. Évidemment, avec une licence de droit, toutes les portes ne vous seront pas ouvertes. Mais retenez deux choses :  Qui ne tente rien n’a rien ; Le droit est partout autour de vous. Il y a des postes nécessitant des compétences juridiques dans de nombreux domaines, soyez attentif et ouvert ! 🎤   Témoignage : «  Depuis que je suis en L1, je fais des stages. Néanmoins, je n’ai jamais eu la “chance” d’avoir des pistons, donc j’ai dû réfléchir autrement. Quand on me fermait les portes des cabinets ou des entreprises, j’ai cherché d’autres types de contrats, et notamment des emplois étudiants. J’ai ainsi pu travailler dans des tribunaux ou même dans des prisons, en tant qu’assesseur. Naturellement, on ne pense pas du tout à solliciter des stages/emplois à ces postes ! Pour autant, aujourd’hui, ces expériences me permettent de me différencier des autres candidats, car elles sortent du lot et ont été extrêmement formatrices  », Élisa, M2 Droit. Voici quelques pistes pour vous aider :  Assistant de recherches pour un enseignant de droit ; Assistant en ressources humaines ; Auxiliaire au greffe du tribunal ; Conseiller d’accueil dans une administration publique ;  Documentaliste juridique ;  Hôte d’accueil dans un cabinet d’avocat ; Rédacteur web/SEO spécialisé dans le contenu juridique ; Téléconseiller dans un service de réclamation juridique. On se répète, mais n’oubliez pas que cette expérience doit être un argument pour convaincre votre directeur de master. Alors, avant de candidater, réfléchissez à ce que cet emploi vous apportera. Option 6 : Faire un service civique en rapport avec votre master Le service civique est un  engagement volontaire au service de l’intérêt général.  Il peut durer de 6 à 12 mois, à raison d’environ 24 heures par semaine.  Chaque mois, vous recevez une indemnité d’environ 620 euros nets (ce montant varie d’année en année) en contrepartie de vos missions (source : service-civique.gouv ).  C’est une option intéressante pour appuyer une candidature en master, puisqu’elle prouve votre bonne volonté et elle peut vous apporter une expérience en lien avec votre domaine d’étude (droit social, droit culturel, etc.). 💡 Bon à savoir :   si vous êtes intéressé par le droit international et/ou le droit européen, sachez que vous pouvez réaliser un service civique à l’étranger.  Et ce n’est pas fini ! L’autre avantage du service civique est qu’il vous permet de conserver votre statut étudiant, ce qui est plutôt intéressant pour un bon nombre de services et réductions. Par exemple, vous pouvez participer à des missions :  De sensibilisation aux actions juridiques de la LPO (droit de l’environnement) ; D’aide à l’information et à l’orientation du public à la maison de justice et du droit ; D’appui dans le cadre d’une permanence juridique ; D’accompagnement juridique des personnes réfugiées et des demandeurs d’asile ; De lutte contre les discriminations et favoriser les égalités ; Etc. Pour trouver votre mission, c’est simple : il suffit de vous rendre sur le site du service civique .  Et que faire si aucune mission ne vous intéresse ?   Eh bien, il est toujours possible de se tourner vers les missions humanitaires et caritatives. Mais, attention, ne perdez pas votre objectif de vue : il est nécessaire qu’il y ait un lien avec votre projet professionnel et le master que vous souhaitez. Option 7 : Partir à l’étranger travailler une langue Partir à l’étranger travailler une langue est un excellent moyen d’acquérir une bonne maîtrise d’une langue étrangère (= compétence très recherchée par les employeurs et par certains directeurs de master). D’ailleurs, c’est une compétence indispensable si vous prévoyez de travailler à l’étranger (ou même en France, mais en étant en lien avec des ambassades, par exemple).  Si cette option vous intéresse, sachez qu’il existe des organismes encadrant vos séjours linguistiques à l’étranger en proposant des stages, des emplois ou même des cours.  En revanche, encore une fois, renseignez-vous bien sur l’organisme choisi avant de partir. On se répète, mais il vaut mieux prendre le temps de savoir où vous mettez les pieds plutôt que de vous retrouver sans suivi à l’étranger !  Exemples d’organismes pour partir à l’étranger :  NACEL, EF. Et si vous ne souhaitez pas opter pour un organisme, car c’est trop onéreux, vous pouvez tout à fait partir seul et faire votre propre parcours.  Par exemple, vous pouvez vous inscrire dans une faculté de langues à l’étranger durant 1 an et tenter de trouver un emploi étudiant en rapport avec le droit en parallèle. Néanmoins, n’oubliez pas que ce séjour a pour but d’améliorer votre candidature pour votre master. Alors, afin de montrer que vous avez acquis un bon niveau de langues, pensez à valider votre niveau grâce à des tests officiels comme le TOEIC ou le TOEFL. Option 8 : Passer des concours juridiques  Enfin, si les études ou les emplois ne vous intéressent pas, vous pouvez aussi passer des concours juridiques !  Eh oui, il existe plusieurs concours  qui sont accessibles si vous avez validé votre licence de droit . Et pour vous aider, nous avons établi une liste des concours juridiques .  Si vous le réussissez, vous pouvez exercer la profession concernée jusqu’à l’ouverture de la prochaine session des candidatures en master. Et n’oubliez pas : encore une fois, le but est de rattacher cette expérience à votre dossier pour obtenir votre master.  Par exemple, vous pouvez passer le concours de greffier, puis postuler de nouveau dans un master en procédures afin de passer le concours de l’ENM. Il existe également des passerelles entre concours, donc, renseignez-vous si vous ne voulez pas reprendre les études, mais que vous souhaitez évoluer entre des concours ! En résumé, si vous choisissez une des options présentées précédemment, pour mieux retenter votre chance en master, retenez qu’il faudra mettre en avant ce que vous avez accompli et ce que cette année de « césure » aura permis :  Une expérience professionnelle dans le milieu du droit (stage, emploi, service civique) ; Une certification ou un diplôme supplémentaire ; Une amélioration en langues, en rédaction, etc. ; Un réseau et donc de potentielles personnes pour vous recommander, etc. Et quoi qu’il en soit, croyez en vous, car il existe de nombreuses possibilités après une licence de droit .   Article co-rédigé par Marine Balay, rédactrice SEO et Cassandre Thevin, responsable éditorial

  • Réussir ses études de droit en reprise d’études

    Orientation Vous êtes en reprise d'études et vous voulez réussir vos études de droit ? Modalités d'inscription, diplômes, organisation, débouchés, la Team Pamplemousse vous donne ses conseils les plus précieux ! Sommaire : I. Pourquoi reprendre des études de droit   ? II. Comment reprendre des études de droit   ? III. Comment organiser sa reprise d'études de droit   ? Les études de droit ouvrent de nombreuses portes. C’est pourquoi de nombreux étudiants décident de les commencer ou, peut-être comme vous, de les reprendre. Que vous ayez 25, 30, 40 ou 50 ans, vous pouvez réussir vos études de droit, à condition d’avoir les bonnes clés. Qu’il s’agisse d’une reconversion professionnelle ou d’une continuité, il y a certainement de nombreuses questions qui vous viennent : quelles modalités d’inscription ? Quelle université ? En présentiel ou une formation à distance ? Comment apprendre ? Quelle est la difficulté de ces études ? Finalement, c’est quoi «  les études de droit  » ? Cet article vous donne de nombreux conseils pour réussir votre reprise d’études en droit. I. Pourquoi reprendre des études de droit ? 🤔 Lorsque vous envisagez une réorientation, une reconversion ou une reprise d’études, il faut d’abord vous interroger, réaliser une introspection : pourquoi reprendre les études de droit ? Il faut avoir un projet en tête ou a minima savoir ce que va vous apporter le cursus juridique et quels sont les éventuels débouchés. Qu'apportent les études de droit ? Les études de droit apportent bien plus que « apprendre le Code civil par cœur ». Mythe ou réalité ? On vous laisse en juger par vous-même après avoir lu ce paragraphe ( mais on en parle aussi dans « Comment Hacker sa L1 Droit ? »). En droit, et c’est la grande difficulté à laquelle les étudiants font face, on apprend à raisonner (logiquement). Des réflexes doivent être assimilés pour mobiliser les connaissances juridiques inculquées. Donc, on les mobilise , ce qui suppose de les comprendre , lorsqu’on les apprend . Le par cœur permet d’aller plus vite en ayant les données en tête, mais jamais de réfléchir. Si vous connaissez tous les ingrédients pour réaliser des macarons, mais que vous ne savez pas comment procéder pour les faire, vous n’aurez jamais de bons macarons… Apprendre par cœur ne suffit pas . Cette méthode aide à développer certains réflexes, mais il faut comprendre la logique juridique derrière les grands principes, concepts et notions qui guident chaque matière. C’est ce que vous apportent les études de droit : un raisonnement juridique logique pour apporter des solutions à des situations . « À l’issue, vous n’aurez jamais de problèmes, juste des arguments. » 📚 Parce qu’on veut vous donner tous les conseils qui vous permettront de réussir avec brio votre reprise d’études en droit, on en profite pour vous indiquer que vous pouvez  (devez !) apprendre le plan du cours par cœur . Contradictoire ? Pas du tout. Cette méthode vous permet de comprendre la logique d’un cours  et de mieux mobiliser les connaissances  de manière cohérente  et structurée  (d’acquérir les réflexes  de raisonnement). Quels sont les débouchés du droit ? Avant de vous lancer dans une reprise d’études en droit, vous êtes-vous interrogé quant à ses débouchés ? C’est important d’avoir à l’esprit les portes qu’il vous ouvre pour concrétiser votre projet, quel qu’il soit. Avoir un objectif est le meilleur moyen de réussir sa reprise d’études . Les professions juridiques classiques Le droit est un domaine qui ouvre naturellement la voie aux professions juridiques « classiques » (avocat, magistrat, notaire ou encore commissaire de justice). 💡 Le saviez-vous ?  Pour devenir avocat, un niveau Master 1 en droit suffit afin de passer le concours  d’entrée à l’école des avocats appelé CRFPA. Pour devenir magistrat, un Master 2 est nécessaire pour passer le concours pour devenir auditeur de justice  à l’ ENM  (École nationale de la magistrature, 📍 située à Bordeaux). Mais, pour ces deux professions, avocat ou magistrat, il existe des passerelles qui vous dispensent des concours d’entrée (accès en interne, après huit années d’exercice de la profession de juriste en France, ou encore à l’issue d’un doctorat en droit). Pour devenir notaire  là encore, il existait différentes modalités. La plus classique étant de suivre un Master parcours notariat. À l’issue de ces cinq années, vous pouviez intégrer un INFN pour obtenir le DSN (diplôme supérieur du notariat). La formation dure 24 mois. C’est ce qui était appelé «  voie universitaire  ». Il était possible de passer par la voie professionnelle (CFPN), nécessitant un Master 2 également, pour obtenir un diplôme de notaire. La formation se déroule sur 31 mois financée par l’étudiant lui-même (sauf si l’employeur prenait en charge). Ces deux diplômes ont été fusionnés pour créer le DESN, cette réforme devrait s’appliquer dès la rentrée 2023 (art. 15 du décret n° 2022-1298 du 7 octobre 2022). Le métier de commissaire de justice résulte de la fusion des professions de commissaires-priseurs et huissiers de justice. La formation se fait auprès de l’INCJ (Institut national de formation des commissaires de justice) après avoir passé un examen d’entrée. Il faut, une fois de plus, être titulaire d’un master en droit. Des dispenses existent également. Les nouvelles professions juridiques Avec les évolutions de la société, de nouvelles professions juridiques apparaissent ! Par exemple, le droit permet d’accéder au métier de juriste, extrêmement vaste tant les domaines du droit sont variés (juriste en entreprise, en marché public, en hôpital, en association d’aide aux victimes de violence, etc.). Se développent également le métier de juriste en compliance (en entreprise) et plus largement les legaltech , entreprises innovantes qui mêlent droit et nouvelles technologies afin de le rendre accessible au plus grand nombre. Les concours de la fonction publique Le droit prépare aussi à de nombreux concours de la fonction publique en lien avec la justice comme le concours des greffes , de police ou de gendarmerie , d’éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse ou encore de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation . 💡 Le saviez-vous ? L’école des greffes se situe à Dijon. Vous l’intégrez si vous êtes admissibles aux écrits puis admis aux oraux. Pour les directeurs ou conseillers d’insertion et de probation, sur le même schéma, l’école à intégrer est l’ENAP située à Agen. Enfin, direction le nord à Roubaix pour la formation d’éducateur de la PJJ ! Le plus extraordinaire avec le cursus juridique est qu’il donne de bonnes bases pour préparer des concours de la fonction publique plus généraux de catégorie A (licence de droit nécessaire) ou de catégorie B (les deux premières années de droit suffisent pour accéder au concours). C’est vaste, n’est-ce pas ? ⚠️ Le droit est fabuleux, mais il est nécessaire de se former pour ces concours, car il y a des connaissances techniques ou spécifiques nécessaires que le domaine juridique ne vous enseigne pas. Il permet également de se réorienter vers des voies différentes comme les écoles de commerce ou encore de journalisme (le concours est accessible avec une licence !). II. Comment reprendre des études de droit ? 🔍 Les modalités de candidature et d’ inscription en fac de droit pour reprendre des études dépendent de l’année que vous souhaitez intégrer . Les démarches ne sont pas les mêmes s’il s’agit d’une L1, d’une L2 ou encore d’un Master en droit. Aussi, les documents/démarches à réaliser varient en fonction de votre situation . Les conditions pour reprendre des études de droit Est-il nécessaire d’avoir le bac pour reprendre des études ? Pas forcément ! Vous pouvez commencer des études sans baccalauréat . Néanmoins, il ne s’agit pas du cursus universitaire classique qui peut être intégré dès la L1. Reprendre des études sans baccalauréat Sans baccalauréat, il est possible d’intégrer un cursus appelé la capacité en droit à condition d’avoir au moins 17 ans. Il s’agit d’un diplôme d’État préparé en 2 ans (ou parfois une année) avec lequel vous pouvez ensuite intégrer le cursus universitaire en L1 (voire L2 !). Reprendre des études avec baccalauréat En revanche, si vous souhaitez reprendre vos études en ayant un baccalauréat, beaucoup plus de situations sont envisageables ! Prenez un plaid, de quoi grignoter, et découvrez l’étendue des possibilités 😊. ​ OPTION 1 : reprendre vos études en formation initiale , aka la formation classique , celle que nous connaissons tous. Pour reprendre en L1 , il suffit d’ avoir le baccalauréat . Pour une L2, L3, ou un Master (voire un doctorat pour les plus téméraires*), un diplôme du niveau précédant celui souhaité est requis (donc, avoir une L1 pour reprendre en deuxième année de droit). 💡 * Le saviez-vous ?  Le plus haut niveau d’études en France n’est pas le doctorat, mais l’HDR (habilitation à diriger des recherches). Il faut être titulaire d’un doctorat pour y prétendre. Et si vous avez un diplôme d’un domaine différent, le droit vous est-il fermé pour autant ? La solution la plus évidente sera de reprendre en L1 droit , car il est difficile de raccrocher le wagon d’une troisième année de droit avec un diplôme en littérature ; comme il serait étonnant d’être admis en Master de mathématiques avec seulement une licence en Droit ! Néanmoins, qui ne tente rien n’a rien , non ? Plusieurs options : 1️⃣ Essayez d’ intégrer l’année d’étude qui suit celle dont vous avez le diplôme . Néanmoins, en l’absence de formation juridique, vous aurez peu de chances d’être admis par la commission de l’Université qui étudie les dossiers. Mais, vous n’avez rien à perdre à essayer, à condition toutefois d’avoir un dossier cohérent (si vous avez de l’expérience sur le terrain par exemple…). 2️⃣ La Validation des Acquis Professionnels et Personnels (VAPP) : permet d’intégrer une formation sans avoir le niveau de diplôme requis . a. Il faut avoir interrompu sa formation initiale pendant au moins 2 ans et avoir au moins 20 ans ; b. Il est nécessaire de préparer un dossier pour valoriser ses expériences (en lien avec la formation souhaitée) et démontrer sa capacité d’apprentissage . Les modalités varient, il faut se renseigner auprès de l’établissement concerné. 3️⃣ La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : sert à faire reconnaître vos compétences acquises par votre expérience comme ayant la même valeur que celle acquise par le biais d’une formation (d’un diplôme). a. Il faut être dans la vie active et avoir au moins un an d’expérience, quel que soit l’âge, le diplôme, ou la formation ; b. Un dossier devra être préparé selon les exigences requises (idéalement, avoir une expérience en rapport avec le domaine juridique) à présenter lors d’une soutenance. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des universités. Vous pouvez aussi faire le choix d’un DUT carrière juridique sur deux ans , qui vous permet ensuite d’intégrer une licence de droit en deuxième année ( voire troisième si vous justifiez de bons résultats en DUT. Génial, non ? ). Vous pouvez également intégrer une licence professionnelle à la fin du DUT. ​ OPTION 2 : Choisir la formation continue, quel que soit le diplôme préparé (DUT, licence ou Master en droit). Cette voie est accessible aux salariés et non-salariés . Il faut avoir interrompu ses études depuis au moins deux années . Les modalités de cours sont souvent plus souples (parfois cours du soir, dispense de TD, formation à temps partiel, à distance…). 💡 Le saviez-vous ?   Il existe le DU  ( diplôme universitaire ) qui est délivré par l’Université . C’est un diplôme d’établissement (ce n’est pas un diplôme d’État comme le sont les licences, les masters, les DUT ou encore la capacité en droit, délivrés au nom du ministère de l’Enseignement supérieur). Ces formations peuvent être suivies en présentiel ou à distance, généralement sur une année (mais de temps en temps deux !). Elles couvrent différents domaines : droit du sport, droit de la mode, criminologie, droit comparé, etc. Ces diplômes nécessitent parfois (souvent !)  d’avoir au préalable réalisé des études de droit. Les modalités d’inscription pour reprendre des études de droit Dans tous les cas, pour vous inscrire ou vous réinscrire à la fac, les modalités dépendent de votre situation . Une pluralité de voies vous est ouverte pour commencer ou reprendre des études de droit avec leurs exigences, coûts et modalités. Démarches administratives ✨ Les fameuses démarches administratives ✨, celles qui soulèvent tant de questions chez les étudiants, à commencer par : où s’adresser pour reprendre des études de droit ? Au bureau de la scolarité ou l’administration de l’Université convoitée (ou de l’école privée, le cas échéant), vous trouverez des informations relatives aux démarches administratives. Consultez les sites internet sur lesquels les informations de contact figurent : mail et numéro de la scolarité, nom du responsable pédagogique de l’année envisagée, adresse de l’Université, programme des cours, modalités d’inscription. ​ Si reprise en L1 Droit ou première année de DUT Si reprise au-delà de la première année ​ La plateforme ParcourSup devra être utilisée pour créer une candidature au sein de l’établissement souhaité. ​La reprise se fera généralement sur dossier (avec la particularité de devoir passer par la plateforme Mon Master pour ces diplômes). Une lettre de motivation pour reprendre des études en licence droit sera donc nécessaire. Les modalités pour les masters sont plus sélectives. Vous aurez également un courrier à rédiger, mais tout se déroule sur la plateforme Mon Master . Coût des études de droit Combien coûtent les études de droit ? Encore une fois, les situations et les années font varier le tarif . En formation initiale, le coût va dépendre s’il s’agit de présentiel ou de distanciel. Dans ce dernier cas, les prix peuvent être plus élevés (mais parfois, les diplômes sont éligibles au compte CPF, pensez à vous renseigner !). Globalement, les prix sont fixés chaque année par un arrêté. Pour 2023/2024 : Licence ​Master Doctorat/HDR 170 €/année 243 €/année ​380 €/année ⚠️ Pour les étudiants qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne, les frais d’inscription ne sont pas les mêmes : 2 270 € pour chaque année de licence et 3 770 € pour les autres années. 💡 Bon à savoir  : aux frais d’inscription s’ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) dont le prix évolue chaque année (100 euros pour 2023/2024). Pour la capacité en droit, elle n’est payée que pour la deuxième année. L’étudiant boursier ou encore réfugié est exonéré de frais d’inscription et de CVEC ! En formation continue , le prix dépend du système de l’établissement universitaire visé. Existe-t-il des aides financières à la reprise d'études ? La reprise d’études peut générer des coûts et des frais divers. Bénéficier d’une aide financière est un bon moyen de se lancer. Si vous êtes un étudiant de moins de 28 ans et en formation initiale Si vous êtes un professionnel en reprise d’études qui ne remplit pas ces critères Si vous êtes un professionnel en reprise d’études qui ne remplit pas ces critères. Vous pouvez peut-être bénéficier d’une aide pôle emploi ou encore d’un appui avec votre compte personnel de formation (CPF) si les formations sont prises en charge. Il y a également des aides à la mobilité internationale pour les étudiants étrangers, toujours sous conditions, évidemment. Pensez-y, il serait dommage de renoncer à votre projet de reprise d’études pour des questions de finances ! L’avenir vous appartient les pépins 🫶. 💡 Bon à savoir   : les Éditions Pamplemousse ont mis en place un programme boursier  pour soutenir les étudiants. L'objectif : permettre aux étudiants boursiers de bénéficier d'une remise exceptionnelle sur les achats réalisés sur tous nos outils ! En faisant cela, nous espérons faciliter l'accès aux outils numériques (Fiches de révisions, Flashcards et e-books). III. Comment organiser sa reprise d’études de droit ? 🤓 Maintenant que vous savez comment reprendre vos études de droit, venons-en à notre spécialité chez Pamplemousse : l’organisation ! Mais avant cela, vous devez comprendre ce que sont les études de droit, afin d’en saisir les attentes et organiser efficacement votre année. C’est quoi les études de droit ? Les études de droit correspondent à un cursus à dominante juridique qui apporte de nombreuses clés pour comprendre le fonctionnement de la société lato sensu ( préparez-vous, le latin pendant votre parcours, vous en rencontrerez ! ). Ayons un aperçu général de ces fabuleuses études au travers de leur rythme, somme toute, soutenu, de son programme dense et de leur apparente difficulté. Qu’est-ce qui est étudié en droit ? En droit, on étudie… ( suspens ), le droit, mais le droit sous toutes ses coutures ! Vous ne vous ennuierez jamais tellement il a de facettes. Il y en a pour tous les goûts ( et malheureusement, il paraît qu’on ne « peut pas aimer tout le monde », ça s’applique aussi au droit, ses matières et son vocabulaire juridique ). Les matières juridiques Vous découvrirez la summa divisio* (on vous avait prévenu) droit privé et droit public dès la première année de droit : ​ Droit privé Droit public Toutes les règles juridiques qui s’appliquent aux particuliers. ​Toutes les normes qui encadrent l’action des personnes publiques (🧐, l’État, les collectivités ou encore les administrations). 💡*La summa divisio signifie « plus haute division ». Par exemple, en droit public en L1, vous croiserez le droit constitutionnel et en L2, le droit administratif . Dès la L3, des options peuvent être proposées pour avoir un parcours plutôt publiciste. Tout dépend des universités, vous y verrez peut-être le droit administratif des biens ou encore les libertés publiques (ou libertés fondamentales, tout dépend de votre fac !). En droit privé, vous verrez au long de votre cursus le droit des personnes , de la famille , des biens , des sociétés ou encore des obligations . Au-delà de ces matières classiques découvertes en licence, vous aurez le plaisir de croiser des disciplines plus spécifiques comme le droit du sport, de la santé, de la pêche ou encore des vins et spiritueux  ! Quand on vous dit que les profondeurs du droit sont abyssales ! Vous aurez aussi des enseignements complémentaires comme les langues, l’informatique, l’économie, la sociologie, la science politique ou encore la comptabilité. Le vocabulaire juridique Plus globalement en droit, vous apprenez un nouveau langage : le vocabulaire juridique . Les termes juridiques imposent une minutie pour des copies rigoureuses. Les synonymes n’existent pas (ou peu). Il faut veiller à bien comprendre le sens de chaque terme et expression juridiques pour éviter les contresens dans les copies. La nullité n’est pas la résolution d’un contrat, comme le Parlement ne représente pas le peuple. Il y a des nuances à saisir. Quel est le rythme en droit ? Quel est le rythme en droit et comment allez-vous le concilier avec votre situation, si vous travaillez ou avez une vie de famille bien remplie ? Classiquement, qu’il s’agisse des établissements publics ou privés, il y a un quota d’heures de cours magistraux (en amphi) et de travaux dirigés (en classe avec des exercices à préparer). Le volume horaire n’est pas nécessairement élevé (de 20 à 30 heures par semaine) ; Mais, il faut y ajouter du temps de travail personnel plutôt conséquent pour acquérir des bases de raisonnement solide (de 10 à 20 heures selon les périodes, on vous explique). Combien de temps de travail personnel en droit ? Le temps de travail personnel en droit est une donnée très importante pour organiser votre reprise d’études . En effet, si vous êtes salarié, travailleur indépendant, père ou mère au foyer, bénévole dans une association, artiste ou sportif, vous avez des obligations personnelles qui vont forcément affecter votre capacité à vous investir dans vos études. Il n’y a pas de réponse exacte à la question, le temps de travail dépend de votre capacité à être véritablement productif . Il faut veiller à avoir une bonne organisation pour concilier vie personnelle/familiale/professionnelle et scolaire. Dans tous les cas, un volume de 10 à 20 heures par semaine va s’imposer à vous selon les périodes. Avez-vous des soirées/matinées/après-midi à consacrer à vos cours ? L’idéal est de pouvoir travailler d’une traite pour être plus efficace . Aussi, la régularité est essentielle pour réussir vos études. Il est donc indispensable de pouvoir travailler vos cours chaque semaine pour intégrer les informations et pouvoir les restituer correctement. Comment s’organiser pour concilier études et vie personnelle ? Conciliez études de droit et vie , soyez de ceux qui l’ont fait alors qu'ils pensaient que c'était impossible 💪. 1/ Commencez par découper votre emploi du temps , aussi chargé qu’il soit, car il faut préparer les repas, ranger votre intérieur, aller au travail ou encore récupérer les enfants à l’école. Mais, chaque chose en son temps et à son temps. Temps de présence en cours (CM et TD) Emploi (le cas échéant) ​ Temps de travail personnel (préparation TD/relecture CM) ​ Vie perso /familiale ​ Temps de répit/repos ​Notez les jours qui sont occupés par ces créneaux. Ils ne pourront pas être pris pour d’autres activités. ​Notez les jours qui sont occupés par ces créneaux. Ils ne pourront pas être pris pour d’autres activités. À répartir efficacement sur des créneaux libres. La Team vous conseille fortement d’éviter de vous surcharger ! Nous sommes déjà passés par là, et on peut vous dire qu’un cerveau fatigué n’est pas efficace. Vous devrez faire deux fois plus d’efforts. Du temps mal investi, en somme. ​Notez les priorités et les temps qu’elles requièrent. À intégrer impérativement si vous voulez réussir. Même s’il s’agit d’aller marcher ou courir 30 minutes par jour pour : 1/ Vous aérer l’esprit. 2/ Pratiquer une activité physique. 3/ Vous verrez, ça vous aide à travailler efficacement (les idées fusent généralement pendant ces temps privilégiés). 30 minutes, on les trouve dans une journée. Laissez la voiture de côté et profitez de l’air frais. Évidemment ces temps de repos incluent un sommeil réparateur . Si vous voulez être efficace, soyez reposé. Évidemment, il sera nécessaire de sacrifier certains moments, mais pas tous ! «  L’équilibre est la clé de la réussite pour réussir ce projet de reprise d’études. Le temps, c’est l’avenir. » Il ne faudra pas déroger à ces créneaux de travail universitaire même si la motivation baisse . La fatigue, le stress, les résultats y contribuent. C’est normal. Tous les étudiants y passent. C’est la discipline que vous vous imposerez qui vous permettra de tenir dans la durée et de réussir ces études . ​⚠️ Veillez à bien cloisonner vos différentes activités. Lorsque vous préparez le repas, vous ne pensez pas aux cours. Lorsque vous travaillez votre TD en droit administratif, vous ne répondez pas aux mails du travail. ✅  Gérer études et vie de famille ? On ne fait pas le choix de reprendre des études pour sacrifier le reste . Il faut trouver un équilibre, le vôtre, celui qui vous sied. Profitez des moments précieux avec vos proches pour mettre votre cerveau en pause, loin des cours, vous détendre et reprendre avec efficacité lorsque vous devrez vous concentrer sur les cours. L’équilibre est ici, profiter des instants en famille ou des tâches quotidiennes (le repas et le ménage ne se feront pas seuls) pour couper des cours. Oui, il y a mieux que préparer des lentilles pour se changer les idées, mais il faut faire des choix. Vous investissez en vous en reprenant des études, vous aurez tout le temps de profiter autrement par la suite. ✅  Gérer études et travail à temps plein ? Un numéro d’équilibriste difficile. Comme tous les humains, la fatigue va se faire sentir. Néanmoins, des dispenses de cours sont prévues pour les étudiants qui justifient d’un travail, renseignez-vous auprès de la scolarité de l’établissement pour connaître les modalités qui varient. Cette dispense permet de conserver votre emploi, mais pour réussir ces études, il faudra vous imposer des temps de travail régulier auxquels vous ne dérogez pas , en dépit de la baisse de motivation qui se fera sentir. C’est un processus normal. «  La discipline reprend le pas lorsque la motivation décroît. » 2/ Il faut découper ses objectifs (donc, en avoir évidemment 🙂, encore mieux s’ils sont « SMART ») : → Au mois (long terme), avoir revu X cours ; → À la semaine (moyen terme), avoir préparé X TD et relu X CM ; → À la journée (court terme), aller en cours, relire ses notes, préparer le risotto, regarder la dernière saison de X. 💌 La semaine dure sept jours, vous trouverez de quoi préparer les séances de TD (2 ou 3 selon l’année d’étude) et revoir les notes de cours . Optimisez votre temps, profitez des 10 ou 15 minutes de pause/temps morts pour vous avancer sur les tâches du quotidien, passer des appels, etc. Comment travailler de manière productive pour réussir votre reprise d’études en droit ? Toute cette organisation militaire dédiée à la réussite de votre reprise ne sera utile que si vous travaillez avec productivité . Mais, on l’a déjà dit, parfois, il est plus difficile de s’y mettre, car la motivation n’est pas continue. « Avec des méthodes vous pourrez faire face au manque d’inspiration et réussirez à rester concentré (mode discipline activé).  » Par exemple, connaissez-vous la méthode Pomodoro ? Elle est assez populaire, c’est un minuteur en forme de tomate. Il s’agit simplement d’avoir des plages de travail de 25 minutes suivies de 5 minutes de pause. Au bout de quatre sessions (soit 2 heures), vous pouvez prendre une coupure plus longue (récompense !). Vous pouvez aussi opter pour la méthode GTD pour que les « choses soient faites ». La méthode GTD ou en anglais, Gettings Things Done , est une méthode d'organisation . Elle consiste à faire l'inventaire de toutes les tâches à effectuer et de les trier selon leur urgence . C'est une méthode qui peut être essentielle pour la préparation des TD en ce que chaque semaine, votre chargé de TD vous demandera de préparer les séances avec ses consignes. Lire la plaquette ne suffit donc pas, il peut vous être demandé de faire des fiches sur les arrêts de la plaquette, faire des recherches complémentaires en vous appuyant sur la doctrine, etc. Organisez donc vos TD en fonction de la date de rendu ainsi que de l’investissement personnel qu’ils requièrent. Et surtout… Éloignez votre pire ennemi de la productivité : le téléphone portable (le mode concentration ou les applications de productivité seront vos meilleurs alliés). Les études de droit sont-elles difficiles ? Avec tous ces éléments, vous avez peut-être compris que les études de droit ne sont pas si difficiles que le monde veut bien le laisser penser. Avec de bons conseils, une organisation millimétrée, une connaissance de soi (et de son temps de haute productivité), vous avez tout ce qu’il faut pour travailler. Mais, comment « bien » travailler ? «  En comprenant que la méthodologie ne constitue pas des cases à remplir, mais une manière de réfléchir. Des réflexes à avoir pour bien exploiter les connaissances juridiques qui vous sont dispensées.  » Ce même réflexe qui vous fait arrêter de fouetter la crème, car la chantilly est prête. Saviez-vous que si vous la fouettez trop longtemps, trop fort ou trop vite, elle peut finir en beurre ? Donc, ce n’est pas parce que vous avez appris par cœur que vous réussirez votre chantilly, c’est parce que vous maîtrisez la méthode de réalisation. Pour un exercice juridique, qu’il s’agisse d’un commentaire d’arrêt , de texte , d’une dissertation ou d’un cas pratique , c’est la maîtrise du cours pour apporter un raisonnement cohérent et structuré qui vous permettra de réussir vos études à tous les coups. En résumé, si vous appliquez les 3 conseils suivants, vos études de droit ne vous sembleront pas si difficiles 😉 : ✅  1/ Il faut avoir le cours en tête . Le comprendre avant de le retenir , le plan du cours est le meilleur moyen d’intégrer sa logique. C’est compréhension avant tout. ✅  2/ Pour être plus efficace, trouvez les méthodes de révision les plus appropriées (à votre mémoire !). Si vous retenez les éléments importants du cours, vous irez plus vite pour raisonner et faire des liens entre eux. Le mot d’ordre est mémorisation. 💡 Le saviez-vous ?  Chez Pamplemousse, tous nos outils sont optimisés pour la mémorisation. Grâce à l’aide de spécialistes de l’apprentissage, et notamment du champion de France de mémoire, Guillaume Petit-Jean , nous vous aidons à mieux retenir vos cours, et ce, avec le sourire ! Si vous n’avez pas encore essayé, vous devriez commencer par notre outil le plus apprécié : le FIGADA (Fiches Illustrées des Grands Arrêts du Droit Administratif ). ✅  3/ S’entraîner aux exercices juridiques . Vous aurez des TD à préparer chaque semaine. C’est l’occasion d’évoluer, de progresser, de mettre en application. Profitez-en. Aucun sportif ne se rend en compétition sans entraînement. Aucune personne ne progresse sans s’exercer. C’est la répétition qui aide à faire les bons gestes, à acquérir la rigueur idoine. L’entraînement est la clé ! 💡 Bon à savoir  : d’après de nombreux enseignants, les étudiants affirment souvent qu’ils « n’arrivent pas à trouver de titres ». Saviez-vous que si vous lisiez les documents dans les plaquettes de TD, vous auriez plus de facilité à en dégager (lorsqu’il ne s’agit pas que d’une suite d’arrêts, on vous l’accorde) ?  Alors, pourquoi ne pas profiter de cette ressource ? Quelles sont les qualités requises pour réussir sa reprise d’études en droit ? Réussir est un état d’esprit . Différentes qualités vous aideront à y parvenir : autonomie, discipline, rigueur, organisation, certainement. Mais, voyons plus globalement ! ✅  L’optimisme est la première des qualités à avoir (dans la vie) et en droit. Il vous aidera à ne pas prendre personnellement les notes , à voir les événements du bon côté. Une note à laquelle vous ne vous attendiez pas ? C’est simplement une occasion de faire mieux la prochaine fois ; Des partiels qui s’enchaînent ? C’est l’occasion d’apprendre à gérer la pression. ✅  L’autonomie est évidemment requise. Personne ne vous prendra par la main pour que les choses soient faites. C’est cette capacité à être autonome qui vous aidera à vous discipliner  ! ✅ La stratégie est aussi importante. Placez vos pions au bon endroit au bon moment. Tous les coups sont permis pour votre réussite (sauf ceux qui affectent celle des autres !). Il faut savoir anticiper les coups de l’adversaire (l’arrivée des partiels, etc.) pour travailler correctement. Choisissez les options qui vous vont le mieux ; Travaillez avec réflexion : mieux vaut relire son cours avant son TD ; Organisez votre temps minutieusement : revoyez vos CM en prévision des contrôles continus, par exemple ! ; Soyez curieux , cherchez des informations pour approfondir vos cours, posez des questions. Vous retiendrez ces éléments, un moyen de prendre de l’avance ( voire de gagner des points de participation… Stratégie on a dit ! ). Un fin stratège saura rebondir face au stress et aux rebondissements ( même inattendus ), il ne se laisse pas abattre. ✅ La régularité est également primordiale pour intégrer et ancrer les connaissances nécessaires à la réussite de votre reprise d’étude. Couplée à la discipline , rien ne vous arrêtera. ✅ Enfin, la méthodologie est l’ultime pierre à votre édifice de succès. Entraînez-vous pour devenir aussi rigoureux que les études de droit l’imposent . Vous voilà prêt à gravir les marches de votre reprise d’études en droit 📍! Ai-je plus de chances de réussir ma reprise d'études à distance ou en présentiel ? Le choix d’une formation en présentiel ou à distance peut avoir des répercussions sur votre réussite. Les chances de succès dépendent avant tout de votre capacité à vous organiser et à vous discipliner. Qu’elle soit à distance ou en présentiel, la formation vous imposera de travailler en autonomie. L’avantage d'un cursus en distanciel réside surtout dans la flexibilité de votre emploi du temps. Donc, si vous êtes salarié ou professionnel en reprise d’études, peut-être que cette formule sera plus adaptée, à condition de bien vous accrocher pour tenir le rythme. 3 conseils donnés par un étudiant de 18 ans à un étudiant de 40 ans Que vous ayez 20, 30, 40 ou 50 ans, avec les bons conseils, la réussite n’attend que vous ! Et si vous avez quitté le cursus universitaire depuis quelques années, ne paniquez pas. Nous avons interrogé nos plus jeunes pépins afin qu’ils vous donnent les meilleurs conseils possible. Voici 3 des conseils les plus donnés : ✅  Conseil 1 → ne pas hésiter à poser des questions . L’âge ne doit pas être une barrière et il n’y a pas de raison que vos questions soient plus bêtes que celles de vos plus jeunes camarades. Qui sait, cela vous permettra peut être de créer de nouvelles relations ! ; ✅  Conseil 2 → travailler régulièrement . Oui, on vous l’a déjà dit, mais c’est d’autant plus important lorsque l’on n’a plus 20 ans. Eh oui, d’après plusieurs études scientifiques, la mémoire ne fonctionne pas de la même façon à 20 et 40 ans. En vieillissant, l’apprentissage peut être plus laborieux. Cela s’explique surtout par le fait que votre mémoire n’a plus l’habitude de fonctionner comme avant, il faut la remettre en marche ! ; ✅  Conseil 3 → essayer de socialiser . Les études de droit vont vous demander beaucoup d’énergie et de motivation. Or, si vous êtes seul(e), cela peut affecter votre moral et à long terme, ce n’est pas bon pour votre réussite. Posez des questions, soyez ouvert(e) aux autres et ne négligez pas votre vie sociale. L’âge n’est pas un indicateur fiable, personne n’est trop vieux pour reprendre des études de droit . Sofia, qui travaille souvent avec des adultes bien installés dans la vie et qui décident de reprendre des études de droit nous donne son point de vue. 🎤 Témoignage  : « L’avantage des étudiants plus âgés est qu’ils ont une maturité que les primo-entrants n’ont pas. Ils acquièrent plus aisément les rouages de la méthodologie juridique et ont un raisonnement beaucoup plus logique et cohérent  ». Cette chargée d’enseignement révèle également qu’« ils ne cherchent pas à tout prix à avoir des notes, mais favorisent la compréhension des informations. De cette manière, ils réussissent généralement mieux que les jeunes générations  ». Comme l’amour, les études de droit n’ont pas d’âge. Vous l’avez compris les pépins, si vous voulez reprendre des études de droit, faites-le. Croyez en vous et donnez-vous les moyens de réussir. Rédigé par une attachée temporaire d'enseignement et de recherche en Droit constitutionnel

  • Comment réussir sa dissertation juridique ?

    Conseils > Méthodologie juridique La dissertation juridique est une épreuve très redoutée par les étudiants en droit. Pour la réussir, il faut en comprendre les attentes et suivre une méthodologie précise. Il existe plusieurs outils destinés à vous aider dans votre rédaction, que nous vous présenterons ainsi que nos 8 meilleurs conseils et 6 étapes pour que vous réussissiez la dissertation comme personne. 🖌 Sommaire : 🤔 Comprendre l’exercice de la dissertation Définition de la dissertation juridique Objectifs de la dissertation juridique Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ? ✅  6 étapes pour réussir brillamment sa dissertation en droit Lire attentivement le sujet Déterminer la problématique de la dissertation Élaborer le plan de la dissertation au brouillon Élaborer l’introduction de la dissertation au brouillon Rédiger le corps de la dissertation Relire la dissertation 🕑  Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? ❌  8 erreurs à ne surtout pas faire dans une dissertation   📝  3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie de la dissertation S’entraîner le plus régulièrement possible Maîtriser son cours Se renseigner sur la méthodologie de son enseignant 🎁  Exemples de dissertations juridiques La dissertation est un exercice écrit structuré , posant une reflexion d’un sujet juridique , l’objectif étant de faire une démonstration de votre réflexion personnelle argumentée par des fondements juridiques . 3 finalités sont à retenir lors de sa rédaction :  Explorer en profondeur une notion juridique ; Mobiliser des connaissances pour ses arguments (surtout pas de récitation de cours !) ;   Structurer votre pensée de manière à obtenir un raisonnement clair et cohérent. Pour gagner des points, il faut ainsi soigner sa problématique pour montrer l’intérêt du sujet donné et donner une bonne impression au correcteur, puis trouver une structure cohérente, pour exploiter ses connaissances dans l’objectif de répondre à la problématique. Les principales difficultés rencontrées et les erreurs les plus récurrentes commises par vous, jeunes étudiants en droit, se situent :  au niveau de la méthodologie juridique ;  au niveau de la gestion du temps.  Alors, chers pépins, prenez des notes et lisez cet article complet et détaillé pour réussir vos dissertations avec brio. Remercions LexisNexis  de nous avoir donné quelques précieuses recommandations pour réussir cette épreuve. Comprendre l’exercice de la dissertation 🤔   Pour comprendre l’exercice de la dissertation juridique, vous devez étudier sa définition, mais surtout comprendre quels sont ses objectifs  ainsi que saisir les attentes de vos correcteurs . Définition de la dissertation juridique La dissertation  est un exercice écrit , qui consiste à discuter une question d’ordre théorique,  afin de démontrer des pistes de résolution au travers d’une démonstration argumentée . 3 éléments sont donc à retenir :  Un exercice écrit  ; Une discussion  ; À propos d’un sujet juridique. 1/ La dissertation est un exercice écrit Cela signifie que votre exercice de dissertation doit être :  Structuré , afin que l’on comprenne le fond de votre pensée ; Rédigé en français, sans fautes  ( donc, oui, les fautes d’orthographe à chaque lettre de chaque mot sont à proscrire ).  💡 Bon à savoir  : pour les étudiants qui souffrent de dyslexie ou encore de dysorthographie, réalisez les démarches afin d’obtenir le tiers temps qui vous appartient . Pour les autres qui ne peuvent pas justifier de leurs lacunes orthographiques, pensez à lire régulièrement, votre grammaire et votre syntaxe vous remercieront.  Et parce que chez Pamplemousse, on veut vous aider sur tous les plans, voici 85 Flashcards recensant toutes les erreurs de français juridique que vous ne devez plus commettre  ! 2/ La dissertation est une discussion En dissertation, on discute un sujet . L'objectif de cette discussion, c’est d’ analyser une situation  et d’ argumenter  pour défendre une position . Avez-vous lu quelque part, dans la consigne de votre exercice : «  récitez vos connaissances pour montrer que vous avez appris  » ? Non, car ce n’est pas ça, une dissertation. Par exemple, si votre ami vous dit qu’il pense préférable d’élever des dragons dans son chalet, aucun intérêt de lui réciter toutes les connaissances* que vous avez sur les espèces de dragon qu’il existe dans le monde et la manière de les nourrir. Cela n’apportera pas grand-chose à votre ami. En revanche, il est intéressant de lui démontrer par A + B que ce n’est pas très malin, car chalet en bois + dragon = risque de terminer sans domicile. C’est cela une discussion . *Eh oui, on étale rarement nos connaissances lorsqu’on a une discussion (certes, il y en a de cette école, mais ça devient vite ennuyeux et pédant. Tout ce qu’il ne faut pas faire, en somme). 3/ La dissertation est une discussion à propos d’un sujet juridique Si le sujet dissertation est juridique , naturellement, il faudra glisser des fondements  juridiques afin d’étayer vos arguments   (les termes fondements  et sources  doivent devenir vos meilleurs amis ). Non, chers pépins de L1, l’intérêt du sujet en droit constitutionnel n’est jamais politique , enfin ! Combien de fois a-t-on croisé cet affront ?! La dissertation juridique , c'est faire du droit , donc, en principe, on attend rarement des développements ou intérêts politiques qui ne sont pas à notre portée. Nous n’avons pas la science nécessaire pour juger de la pertinence de vos arguments. En résumé,  si c’est argumenté + juridiquement fondé , vous gagnez des points , ce n’est pas plus difficile.  Comment en sommes-nous arrivés à ces conclusions et à cette définition aussi complète  ? Voici quelques étapes de nos investigations pour mieux comprendre la définition que nous venons de vous détailler dans cet exposé fort passionnant. La dissertation, c’est une vieille amie qu’on a déjà rencontrée au lycée ( amie ou ennemie, on vous laisse voir, mais on préfère toujours voir le verre d’eau à moitié plein ).  Pour autant, combien parmi vous ont fait appel à Robert (ou Larousse) pour trouver la définition de dissertation ? Le pourcentage est sûrement très faible, ce qui nous amène à vous rappeler qu’il est élémentaire pour tout juriste d’aller chercher la définition des termes et expressions employés  pour être rigoureux . Le droit, ce sont des calculs avec des mots , on ne peut rien laisser au hasard. Dès maintenant, prenez les bons réflexes (et cherchez les définitions dans des dictionnaires de vocabulaire juridique, bien entendu ). Revenons-en à la définition de la dissertation. En bons anciens étudiants en droit que nous sommes, devenus enseignants et autres professionnels du droit, nous avons fait appel à un ami :  Robert nous indique que la dissertation est un «  texte où l’on disserte  » ou un «  exercice scolaire écrit portant sur des sujets (…) historiques  », liste à laquelle nous prenons la liberté d’ajouter «  juridiques  ». Clairement, Robert ne nous avance pas beaucoup plus que ChatGPT  cette fois. Néanmoins, il y a quand même la mention « exercice écrit » qui nous permet d’avoir des informations fondamentales : la dissertation est un exercice écrit . Cela va naturellement avoir des répercussions sur les attentes. Larousse est un peu plus bavarde, et définit la dissertation comme suit :  «  Autrefois, mémoire sur un problème (…) de doctrine , sur une question savante . » Ah ! ; «  Exercice scolaire de composition écrite, consistant dans la discussion d’un sujet (…)  » là encore, nous ajoutons «  juridique  » avant de nous exclamer « Ah » x2 ! On tient des pistes, ça devient intéressant cette enquête, cher Watson ; «  Développement long, ennuyeux, discours pédant  ».  Là, l’enseignant qui est en nous se dit « Ah ! » x 3. Malheureusement, trop souvent, les dissertations des étudiants ressemblent à une dissertation qui répond à cette définition et pas à celle qui est attendue. Alors, vous comprenez mieux l’intérêt de bien définir maintenant ? La définition est la base de la compréhension. Objectifs de la dissertation juridique Si après cette enquête, vous ne l’avez pas encore tout à fait compris, la dissertation a pour objectif premier  de vous amener à utiliser vos connaissances pour discuter une thématique .  Plus généralement, lorsqu’un enseignant vous pose un exercice de dissertation, c'est pour 3 finalités  :   ✅ Vous faire discuter autour d’une tension juridique → vous exposez (1) ; ✅  Vous permettre de mobiliser des connaissances pour réfléchir → vous argumentez (2) ; ✅ Vous pousser à structurer votre pensée afin de proposer un raisonnement limpide → vous organisez (3). Jamais l’exercice de la dissertation juridique n’est proposé en partiel pour :  ❌ Vous faire réciter le cours  dans les moindres détails ; ❌ Vous piéger  «  parce que notre prof, il est trop dur, il note sec et nous met des dissertations pour nous piége r » ( si vous saviez le temps que prend la correction d’un tel exercice… Toutes ces copies. Toutes ces lignes. Ni l’enseignant, ni vous n’avez plus d’intérêt dans cette histoire ) ; ❌ Vous faire appliquer le plan vu en TD . La dissertation est un exercice de raisonnement. Or, le raisonnement est personnel, nous n’avons pas tous la même approche des situations et la même interprétation des données. Il faut rester logique  et juridique,  mais il n’y a, en principe, jamais de bonne réponse ( évidemment, le hors sujet n’a pas sa place… ). Donc, en résumé , la dissertation juridique a pour objectifs d’exposer (1)  des arguments (2)  de manière structurée (3), et ce sont ces attentes des correcteurs qu’il faut réussir à combler. Quelles sont les attentes des correcteurs pour gagner des points ?  Pour gagner des points, vous devez tant travailler la forme  (rédaction, soin) que le fond (problématique, structure, exploitation des connaissances et argumentation). Attente 1 : La problématisation du sujet Autant le dire d’emblée, s’il n’y a pas de problématique, il n’y a pas de points . L’intégralité de votre raisonnement découle de la problématisation que vous aurez faite du sujet.  Autrement dit, si vous ne problématisez pas, il n’y a pas de dissertation . Une réponse à une question, peut-être, mais rien de plus intéressant. Or, le correcteur s’attend à une dissertation, pas à une réponse.  Donc, il faut trouver la tension que sous-entend le sujet posé par rapport aux grands principes qui guident la matière . Par exemple, si l’on vous propose «  Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ?  » comme sujet de dissertation en droit constitutionnel :  ❌ Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ? ✅ Le pouvoir exécutif aux États-Unis (=Président des États-Unis) aboutit-il à un déséquilibre institutionnel (=des institutions) au détriment du pouvoir législatif (=Congrès, qui est une institution ) ? 📚 On s’est dit qu’une petite traduction des termes était la bienvenue en bonus pour faire le lien avec le sujet.  Une « toute puissance » présage probablement une idée de déséquilibre , mais par rapport à qui/quoi ? On pourrait être plus larges et se limiter à l’idée de « déséquilibre institutionnel  » qui permet d’intégrer également la question du pouvoir judiciaire.  Néanmoins, si nous décidons de restreindre de cette façon la problématique , il est alors impératif de le justifier en introduction  (on n’occulte jamais des éléments qui s’intègrent au sujet sans le justifier). Attente 2 : La structure cohérente et démonstrative Pour gagner des points, la structure doit être cohérente par rapport à la problématique soulevée  ( tout est lié, c’est un complot ?! ) Lorsque vous réalisez un exercice comme la dissertation juridique, vous devez mettre l’accent sur la démonstration . ❌ L’erreur principale que commettent les étudiants est de réciter les connaissances au lieu de les utiliser . Si l’on attendait une simple restitution   de connaissances, on vous poserait une question de cours. Pensez-y ! Donc, pour conserver une structure cohérente et démonstrative  :  Lorsque vous établissez la problématique  ( oui, oui, on la dégage avant le plan… ) répondez-y simplement en deux temps (un grand I et un grand II) ; Sortons un peu du cadre du droit pour illustrer ces attentes avec un exemple, avant de reprendre notre sujet de droit constitutionnel.  Votre BFF  vous demande ce que vous avez pensé de la dernière série en vogue en dépit de votre réticence à la regarder (c’est la tension du sujet). Prenons un classique ( plus du tout en vogue, mais vous connaissez au moins de nom ) : Gossip girl .   Vous ne lui répondrez probablement pas : dans un premier temps, la série présente les aventures de la jet set  new-yorkaise, mais dans un second temps, nous verrons les codes de cette élite. C’est le meilleur moyen d’être descriptif et/ou hors sujet. Répondez simplement à la question posée qui soulève une tension ici : votre réticence à vous lancer . « Si j’ai apprécié suivre l’évolution des personnages (I), j’ai trouvé la fin décevante (II) ». Réponse en deux temps  qui suppose une véritable démonstration  pour aller dans le sens de vos idées  qui n’engagent que vous. D’autres peuvent avoir apprécié complètement la série et dissipé toutes les craintes qu’ils avaient à se lancer. Tous les éléments de votre sujet sont traités → avoir regardé la série en dépit des craintes, sans pour autant l’avoir complètement appréciée. La tension du sujet se situait sur ce terrain, la personne qui vous pose la question s’en moque un peu de savoir si vous l’avez vue. Ce qui l’intéresse est de savoir si vous l’avez aimée et pour quelles raisons. Cela permet une véritable discussion ( Oh, ben ça alors ?! N’a-t-on pas dit que la dissertation juridique est un exercice de discussion  ? ). D’ailleurs, il faut dire que Nate  ne servait vraiment à rien. Vous corroborerez vos propos par des fondements solides, ici, évidemment, ils ne sont pas juridiques, mais vous appuierez avec des passages de la série qui vont dans le sens de vos arguments.  ⚠️ Néanmoins, rien ne signifie que vous avez raison. Vous avez simplement appuyé votre démonstration dans le sens que vous souhaitiez étayer. D’autres peuvent avoir un avis diamétralement opposé, peu importe, tant que vous justifiez . ne» Vous devez comprendre qu’il n’y a pas de bonne réponse ou de bon plan . Simplement de la démonstration  appuyée par des fondements solides . ✅ Sur un terrain plus juridique, maintenant que vous y voyez, peut-être un peu plus clair en français, reprenons notre exemple : «  Les prérogatives de l’exécutif aux États-Unis (=Président des États-Unis) aboutissent-elles à un déséquilibre institutionnel ?  » « Il existe un système de poids et contrepoids aux États-Unis (I), mais le président dispose, par son statut et ses pouvoirs, d’une position centrale au sein des institutions (II) ». ⚠️ Nous avons mis une réponse en deux temps à la problématique que l’on a soulevée . Cela ne signifie pas que c’est correct, il s’agit d’un angle d’approche, qui d'ailleurs n'est pas le meilleur. Mais cela vous évitera de le copier bêtement dans vos copies de dissertation. Un raisonnement est avant tout personnel . 2. Avant de développer vos idées, dans chaque sous-partie, notez au brouillon une petite phrase « je veux démontrer que » et l’élément que vous souhaitez établir dans le cadre de ce développement → c’est votre fil rouge , celui qui conduit votre raisonnement .  Tant que vous le suivez, vous ne risquez pas de vous écarter du sujet que vous avez établi  (la problématique : donc, il faut faire attention, car c’est elle qui va déterminer si vous n’êtes pas hors sujet !). ✅ Dans notre cas, on veut démontrer que le Président des États-Unis est puissant (pouvoirs/statut), mais pour autant, le système des checks and balances  pose une limite qui permet de conserver une forme d’équilibre. Attente 3 : L’exploitation de vos connaissances Vos connaissances doivent être exploitées et pas récitées . Qu’est-ce que cela signifie ? Que les Fables de la Fontaine, c’était en primaire ! Aujourd’hui, concrètement, à quoi vous sert-il de savoir que «  La Fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut  » et qu’au temps chaud, la Cigale préférait chanter plutôt qu’anticiper, alors elle n’a plus qu’à danser maintenant ? À rien, n’est-ce pas ? Les connaissances qui vous sont dispensées à la fac ne sont pas destinées à être simplement apprises , elles doivent vous servir, être utilisées  pour raisonner . C’est cela exploiter ses connaissances.  C’est utiliser toutes les données que vous avez pour faire des liens  et en tirer des conclusions.  Reprenons notre exemple avec votre BFF . La tension du sujet ici était de savoir si la série était à votre goût. C’est ce qui intéresse vraiment l’interlocuteur. Sa vie repose sur vos goûts cinématographiques, apparemment. Vous allez rarement réciter toutes vos connaissances à propos de la ville de New York, sa gare de Grand Central  incroyablement accueillante, remplie de secrets et dont le bâtiment a été démoli à plusieurs reprises.  Vous n’irez pas davantage réciter tous vos savoirs à propos de la principauté de Monaco ou du Prince de Belfort qui n’existe que dans la série.  Vous préférerez appuyer l’idée selon laquelle les personnages ont évolué , ce qui a retenu votre attention. Il faudra alors établir en quoi  vous avez relevé une évolution. En parallèle, vous devrez expliquer à votre BFF , désespéré par vos propos, en quoi la fin a été décevante . Tout cela avec des arguments appuyés par des passages de la série (ce sont, ce qu’on appelle les fondements juridiques  dans une dissertation). ✅ Pour vous, étudiant en droit, c’est (presque) la même chose en droit constitutionnel avec notre Président des États-Unis.  Vous savez qu’il est élu au suffrage universel indirect,  qu’il est, en principe, irresponsable , et qu’il dispose, entre autres, d’un droit de véto dans certains cas. Si vous vous contentez de le réciter , on n’en tire rien.  Et d’ailleurs, les correcteurs savent rarement que faire de ces informations… Vous ne gagnez pas de points. Il faut les utiliser pour aller dans le sens de cette forme de prééminence du pouvoir exécutif aux États-Unis . Et on pourrait décliner les exemples pour toutes les matières, droit des contrats, introduction générale au droit ou droit international public. Rien ne sert de réciter, il faut utiliser . Attente 4 : L’argumentation logique et juridique On l’a déjà exposé, mais il faut corroborer vos propos, votre argumentation :  elle doit être logique  ET juridique  :  Logique Juridique Si vous dites que le Président est prééminent, il serait délicat d’avancer des arguments qui desservent cette thèse, comme dire qu’il peut facilement  être destitué (ce qui est plutôt faux, d’ailleurs).  Le dire n’est pas un souci, mais c’est la manière dont vous exploitez la donnée qui va faire la différence. Cet argument servirait davantage à démontrer que  le système permet de rééquilibrer la tendance, mais que la procédure d’ impeachmen t aboutit difficilement. Il faut donner les fondements juridiques qui appuient votre démonstration . S’il n’y a pas de justification juridique, on ne peut tout simplement pas vous croire. Même si vous êtes de bonne foi ( ce qui est présumé en droit… ), on a besoin de savoir d’où vous tirez cette idée et comment vous la justifiez . Attente 5 : La rédaction irréprochable Pour gagner des points,  la forme compte aussi , donc la  rédaction  doit être irréprochable . ( en plus de tous les éléments de fond précédemment établis, qui sont indispensables ). Qu’est-ce qu’une « rédaction irréprochable » ? Une syntaxe au moins correcte  ; Un style rédactionnel simple  → une phrase avec « sujet + verbe + complément » suffit, inutile d’en faire des trop longues. Le vocabulaire n’a pas à être pédant. La simplicité accompagnée de rigueur juridique suffira à rendre votre propos intelligible et juridique ; ⚠️ Attention  : lorsque vous utilisez des mots trop compliqués ou des tournures alambiquées, vous pouvez faire perdre en clarté votre propos.  Si vous ne comprenez pas les personnes qui emploient du « beau vocabulaire », pourquoi les correcteurs comprendraient-ils le fond de votre pensée lorsque vous leur dites «  en vertu de l’illégitimité constitutionnelle de la pensée romanesque, le président de l’État fédéral nord-américain dispose d’un panel de prérogatives en faisant un véritable belligérant au sein de la protection des libertés fondamentales  » ? Cette phrase n’a aucun sens ( mais, des étudiants tentent… ) ; On ne peut pas comprendre le fond de la pensée, même si on peut deviner l’orientation choisie. Autrement dit, faites simple pour être compris , plutôt que compliqué pour frimer.  Vous êtes notés sur votre démonstration . 📚 Au pire, on vous reprochera un manque de vocabulaire ( mais, cela se travaille, à force de lire, par exemple ), mais pas un manque de clarté. On note avant tout la cohérence de votre discussion, et il est plus facile de la saisir si vous vous exprimez simplement. Une orthographe et une grammaire irréprochables  → la dissertation est une discussion écrite , il va de soi que l’orthographe et la grammaire doivent être soignées. Certaines tournures peuvent changer complètement le sens d’une phrase. Par exemple, un accent peut tout changer. Si vous écrivez « un interne tué » à la place d’un « interné tue », vous ne dites plus la même chose… ; Il est difficile de vous comprendre lorsque les mots ne sont pas correctement orthographiés, car parfois, ils n’existent pas et on a du mal à resituer ;  C’est assez irritant, une copie remplie de fautes. Le correcteur sera moins enclin à vous accorder « le point en plus » et il peut surtout sanctionner et vous faire perdre 1 à 3 points sur la note (cela dépend des enseignants). Attente 6 : Le soin apporté à la copie En plus d’une rédaction irréprochable, il est élémentaire de rendre une copie soignée . Il vaut mieux éviter les ratures ou le correcteur à tout-va  et aérer la rédaction .  Pensez au correcteur, il enchaîne généralement des centaines de copies . Toutes ces lignes… Ça en devient délétère ! Si vous pouvez lui épargner cela en sautant des lignes ( comme on le fait dans cet article ), il aura plus de plaisir à étudier votre copie de dissertation juridique. Essayez également de soigner la calligraphie . Si l’on apprend l’écriture cursive dès la primaire, ce n’est pas pour écrire comme un troll des montagnes une fois adulte. Alors oui, « vous n’avez pas le temps », mais la réalité est que :  Vous avez tous le même délai lors de l’examen et certains savent soigner leur écriture ; Écrivez plus souvent à la main au lieu d’être scotché  sur votre téléphone à scroller  et affalé sur votre ordinateur à prendre des notes mécaniquement. Si vous voulez gagner des points, croyez-nous, le soin apporté à l’écriture peut faire la différence… Tout simplement parce que le lecteur vous comprend, ce qui n’est pas le cas lorsque vous lui soumettez une ordonnance* de 8 pages, sans saut de ligne et bourrée de fautes d’orthographe. *Si au moins, vous pouviez lui prescrire du Doliprane pour faire face à ce qui l’attend… Vous savez désormais comment gagner des points en dissertation et quelles sont les attentes de l’exercice juridique. Place à la méthodologie juridique de la dissertation .   6 étapes pour réussir brillamment sa dissertation en droit Avec une méthodologie juridique de travail et de raisonnement,  vous pourrez réussir brillamment vos dissertations en droit. Voici une méthode en 6 étapes* :  * Les quatre premières étapes se déroulent au brouillon . Il est impératif de poser votre raisonnement avant de rédiger , sinon, vous naviguez à vue. Ça peut passer, mais ça peut aussi vous amener à un naufrage. Pourquoi prendre le risque alors que vous disposez d’une boussole (le brouillon) ?  Lire attentivement le sujet ; Déterminer la problématique de la dissertation ; Élaborer le plan ; Réaliser l’ébauche de l’introduction ; Rédiger le contenu de la dissertation juridique ; Relire son devoir. Lire attentivement le sujet Lire attentivement le sujet signifie  l’analyser au-delà des lignes qui figurent sur ce sujet d’examen fraîchement imprimé pour le partiel de droit administratif. En ayant en tête les différents types de dissertation, vous saurez mieux analyser ces sujets. Les différents types de dissertation/types de sujets Savoir reconnaître les différents types de sujets de dissertation vous permet déjà de raisonner à la simple analyse du sujet . Les sujets comparatifs Les sujets comparatifs sont des sujets dans lesquels le correcteur met en balance deux éléments . Par exemple, la loi et la jurisprudence ( passons à un exemple d’introduction en introduction générale au droit pour changer un peu du droit constitutionnel ). ❌ Erreur à ne plus jamais commettre : I. La loi/II. La jurisprudence ( on ne parle même pas de la formulation des titres. Pour l’instant, on s’arrête à cette dichotomie qui donne le tournis aux correcteurs ). ✅ Lorsque vous avez un sujet de comparaison en dissertation juridique , vous devez interconnecter les deux éléments  pour les rapprocher, les éloigner. Bref, établir une connexion .  Dans ce cas, il s’agira de faire le lien entre la loi et la jurisprudence  (on est donc sur les sources du droit , peut-être un peu de hiérarchie des normes , mais ce sont surtout les questions des limites au rôle d’interprète du juge  qui vont se poser. Pensez notamment à l’interdiction des dénis de justice  [art. 4 du Code civil] et des arrêts de règlement  [art. 5 du Code civil], entre autres). On ne donne pas d’articulation, car un plan est le fruit d’un raisonnement personnel  et vous allez juste le copier sans savoir l’utiliser, ce qui ne vous rend pas service. Or, chers étudiants, Pamplemousse donne tout pour vous accompagner vers le développement de vos capacités , car vous les avez ! Les sujets évolutifs ou analytiques Dans les sujets évolutifs ou analytiques, vous devez établir l’intérêt  ( intérêt du sujet, ça vous parle ?! ) d’une évolution/d’un phénomène pour une thématique juridique. Prenons la force majeure . À la suite de la réforme du droit des contrats du 10 février 2016  ( Oh ! Une évolution ? ), cette notion a été remodelée  à l’article 1218 du Code civil.  Auparavant, l’article 1148 du Code civil la consacrait aux côtés du cas fortuit . Si vous avez un sujet qui porte sur la force majeure actuellement, il y a fort à parier que vous pouvez en établir le caractère évolutif .  ❌ L’erreur que les étudiants en droit commettent est d’établir la chronologie de l’évolution . Or, il ne s’agit pas d’un catalogue à réaliser, mais d’une dissertation . ✅ Il faut donc apporter une véritable discussion  au sujet de l’évolution. Il est nécessaire d’en tirer les conséquences , les répercussions  qu’a pu avoir l’évolution mise en évidence .  Tel est le cas avec le classique sujet « la crise du 16 mai 1877 ». Nous établir ce qu’il s’est produit n’apporte pas grand-chose ( comprenez aucun point ). En revanche, en tirer les conséquences pour le régime parlementaire passant du dualisme au monisme est bien plus intéressant ! Les sujets thématiques Les sujets thématiques*  imposent l’analyse d’un thème .  *Lorsqu’il n’est ni évolutif ni comparatif, on peut parler de sujet thématique ( qualification retenue par la Team Pamplemousse ). Tel est le cas de notre sujet «  Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ?  ». Le correcteur pose volontairement un sujet qui n’a pas de bonne réponse . Il s’agit de l’analyser pour ouvrir la discussion en argumentant . ❌ La pire erreur que les étudiants commettent est de réciter leur cours . On ne vous fait pas un dessin, on l’a suffisamment répété. ✅ Votre discussion  dépendra de la problématisation que vous aurez établie (comme tous les sujets précédents), mais dans cette situation, les conséquences que vous tirerez dépendent de votre raisonnement . C’est pourquoi les plans types/bateau/des autres sur internet ne fonctionnent pas vraiment. 💡  Bon à savoir : nous avons retenu ces qualifications en fonction des types de « plans-types » qu’il existe  :  Analytique → analyser un phénomène (donc, peut être évolutif) pour en tirer des conséquences, plan-type « cause (I), conséquences (II) ; Dialectique  → ouvrir à un débat, discuter une idée. Les sujets de droit constitutionnel se prêtent bien à ces plans à nuance  de type « Oui (I), mais (II) ;  Comparatif → mettre en tension deux éléments pour les rapprocher et les éloigner. Analyser le sujet de la dissertation Désormais, vous savez reconnaître les « types » de dissertation juridique. Place à la manière d’analyser le sujet avec l’ acronyme LDIR  :  Il faut le  lire  ; Il faut le décortiquer  ; Il faut « l’inférer »  (en tirer des conclusions) ; Il faut le « réfléchir » . LIRE Ne survolez pas le sujet, scrutez-en tous les coins et recoins.  D’abord,  lisez le sujet dans son ensemble  ; Ensuite, lisez chaque mot un par un . Si vous allez trop vite, vous pouvez, sous la pression, manquer un élément qui change complètement le sens du sujet. Un « et » n’est pas un « ou », et si vous faites cette confusion, vous voilà prêt pour du hors-piste qui va vous coûter un bras (du hors sujet qui vous coûtera des points, et beaucoup de points !) ; Enfin, comprenez l’idée générale dégagée par le sujet. DÉCORTIQUER Vous avez lu et compris l’ensemble. Prenez désormais le temps pour établir le sens juridique de chaque mot ou expression du sujet . ✅ Reprenons notre exemple «  Le Président des États-Unis est-il tout-puissant ?  ». Lorsque vous lisez « Président des États-Unis », vous devez comprendre :  Pouvoir exécutif ; Exécutif monocéphale/régime présidentiel ; Checks and balances . Pourquoi ? Car, le président dans ce pays est la seule tête de l’exécutif , ce qui est une caractéristique des régimes présidentiels . Néanmoins, la spécificité de cette séparation horizontale des pouvoirs aux USA  est ce système des checks and balances . Donc, avec « États-Unis », vous pouvez déjà orienter le sens du sujet en ce sens.  ⚠️ La donne n’aurait pas été la même si l’on vous avait indiqué «  le président dans un régime présidentiel est-il tout-puissant ?  »  Ici, on ne précise pas « États-Unis », il aurait donc été restrictif d’envisager SEULEMENT les checks and balances , alors que tous les régimes présidentiels n’en prévoient pas nécessairement… Vous voyez pourquoi il faut décortiquer ? Continuons. Dans le sujet, nous avons une forme interrogative → le correcteur n’a rien affirmé. Nous retrouvons également une formule qui n’a rien de juridique : « tout-puissant ». Cette idée de puissance peut être rattachée à la « souveraineté ». Qui dit souveraineté, dit séparation des pouvoirs et grandes théories de l’époque. On retombe sur notre idée de régime présidentiel . On tient une piste Watson ! Mais, tout-puissant par rapport à qui ? À quoi ? Eh bien, vous devez naturellement faire le lien avec ce qui n’est pas dit , et c’est à ce moment-là que vous allez inférer. INFÉRER Analyser un sujet, c’est comprendre où le correcteur souhaite vous orienter . Or, si vous n’utilisez pas vos connaissances, mais que vous vous contentez de les réciter, vous aurez du mal à inférer .  ⚠️ Attention : si vous ne réalisez pas l’étape précédente, il va être difficile de pouvoir tirer ces conclusions. De notre sujet relatif au Président des États-Unis, nous pouvons comprendre qu’il y a une question d’équilibre institutionnel , car s’il est « tout-puissant », c’est forcément par opposition à autre chose.  Le plus logique étant ici de le mettre en opposition aux autres institutions qui composent les pouvoirs (tout est toujours question de séparation des pouvoirs en droit constitutionnel). RÉFLÉCHIR Vous êtes désormais prêts à «  réfléchir le sujet » . Vous l’avez déjà plus ou moins réalisé lorsque vous avez décortiqué le sujet, mais il s’agit à présent d’aller plus loin dans cette démarche. Reprenez les termes ou expressions que vous avez ressortis et faites le lien avec vos connaissances de cours .  À la fin, vous aurez une liste de mots-clés au brouillon  qui serviront la suite de votre raisonnement, car ce sont eux que vous retrouverez dans votre devoir (en introduction de la dissertation juridique ou dans les développements). Déterminer la problématique de la dissertation La problématique de la dissertation est le premier élément à déterminer après avoir réalisé la lecture attentive du sujet . Gardez à l’esprit  : pas de problématique, pas de point . En effet, sans elle, vous n’avez rien à discuter . Comment pourriez-vous réaliser une dissertation s’il n’y a pas de problème  ?!   Après avoir compris les objectifs de la problématique, vous serez armé pour mieux la rédiger et l’annoncer.  Nous illustrerons avec quelques exemples, parce qu’on sait que vous aimez bien ça. Quels sont les objectifs de la problématique ? La problématique poursuit 3 objectifs  :  D’ ouvrir la voie à une démonstration juridique en mettant en évidence les tensions posées par un sujet  ; De faire savoir au lecteur la manière dont vous allez aborder le sujet  ; D’avoir une ligne conductrice pour réaliser une démonstration . On le redit : pas de problématique, pas de point.  Comment rédiger une bonne problématique juridique ? Pour rédiger une bonne problématique juridique , il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une  question d’ordre théorique générale qui ouvre sur une démonstration . Pour déterminer la problématique, il faut faire un lien entre le sujet posé et les grandes thématiques qui sont la colonne vertébrale de votre cours . En droit constitutionnel, la majeure partie des concepts étudiés existent parce qu’un jour quelqu’un s’est dit qu’il fallait séparer les pouvoirs. Tout ce que vous abordez tourne de près ou de loin autour de cette idée de séparation des pouvoirs, et plus largement de souveraineté. Ainsi, la problématique va vous imposer de chercher où se situe le problème entre votre sujet et ces grands concepts clés . En droit des contrats, c’est la liberté contractuelle  (la bonne foi et la force obligatoire, également, certes), qui guide l’intégralité du raisonnement du cours . On est tout à fait libre de contracter ou de ne pas contracter, et rien ne nous permet, donc, en principe, de revenir sur un engagement (et pour cause, il a force obligatoire !).  Néanmoins, la liberté contractuelle  n’est pas absolue, et c’est la raison pour laquelle nous vous déroulons le reste du cours en vous évoquant les vices du consentement, le contenu ou encore la capacité. C’est donc autour des principes directeurs du droit des contrats  qu’une tension pourra être établie pour dégager une problématique, quel que soit le sujet ( en principe, mais vous le savez, il y a toujours des exceptions ).  Comment annoncer la problématique en droit ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon pour annoncer la problématique en droit . La dissertation impose une problématique ,  mais la manière de l’annoncer importe peu ( en principe, en réalité, des enseignants vous imposeront des procédés ). Il faut qu’elle suive le paragraphe qui établit l’intérêt du sujet , qui n’est vraiment pas politique en droit constitutionnel… Enfin, chers étudiants, on fait du droit ou… ? Lorsque vous aurez expliqué pourquoi le sujet est intéressant , vous pourrez naturellement poser le problème qu’il suscite. Quant à la formule, elle peut être interrogative (dans la majorité des cas), mais  aussi affirmative  (plus rare). Référez-vous à vos enseignants, certains n’acceptent pas les formules affirmatives, d’autres les imposent.  C’est un peu la dictature. Tout Homme qui a du pouvoir est porté n abuser , n’est-ce pas ? En plus, on vous donne une phrase d’accroche  pour vos dissertations, si ce n’est pas fabuleux ! (Montesquieu, De l’esprit des lois ). Exemples de problématiques juridiques Voici quelques exemples de formulations de problématiques pour des dissertations juridiques ( avec tout ça, vous n’avez aucune excuse pour ne pas réussir ! ).  Les prérogatives de l’exécutif aux États-Unis (=président des États-Unis) aboutissent-elles à un déséquilibre institutionnel ? ; La question se pose de savoir si l’effet relatif du contrat s’impose comme limite absolue à un tiers au contrat ;  La rationalisation du Parlement sous la Vᵉ République conduit-elle à un effacement du Parlement ? ; Les modalités de mise en œuvre des assignations administratives à résidences privent-elles les administrés d’une garantie juridictionnelle effective ? ; La lenteur des procédures en matière civile prive-t-elle les requérants des garanties de l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’Homme ? 💡 Nous avons traversé plusieurs matières pour ces problématiques de dissertations juridiques : droit des contrats, droit constitutionnel, droit administratif ou encore procédure civile.  Néanmoins, nous ne vous donnons pas les sujets, volontairement ( on vous l’a dit, c’est la dictature ), afin d’éviter que vous repreniez simplement ces formulations qui sont purement illustratives. Encore une fois, un raisonnement est personnel, et la problématique d’autrui ne vous permettra pas de construire un raisonnement solide. Élaborer le plan de la dissertation au brouillon La boussole de votre dissertation désormais établie (la problématique juridique), vous pouvez choisir la direction à prendre (le plan), au brouillon ( oui, on ne se lance pas directement ! ). Le plan , c’est la manière dont vous allez raisonner pour utiliser vos connaissances  afin de servir votre raisonnement. Alors, quels éléments sont indispensables pour un plan de dissertation réussi ? Comment le rédiger et surtout, quels sont les écueils à ne pas commettre pour que vos titres ne soient pas de vilains icebergs  au milieu de votre océan ? Quels éléments pour un plan de dissertation réussi ? Le plan de dissertation est réussi lorsqu’il est structuré , appuyé sur des connaissances  et, évidemment, lorsqu’il répond à la problématique . Toutes les démarches que vous aurez réalisées préalablement au brouillon vous permettent de l’élaborer. Vous avez   noté des mots-clés/expressions/connaissances au brouillon (1) ; + Vous avez dégagé une problématique juridique (2) ; = Il ne reste plus qu’à structurer ces éléments (1) de manière à servir la réponse en deux temps que vous apportez  à la problématique (2). Donc, les éléments à retrouver sont : structure + connaissances + réponse à la problématique. ⇒ Vous structurez les idées  ( et généralement, le plan du cours vous aide bien à les classer correctement. Ne vous a-t-on pas dit qu’il fallait commencer par apprendre le plan  ?! ). ⇒ Vous y incluez les connaissances  ( ces fameux fondements juridiques qui viennent corroborer vos propos. Sinon, aussi doux et sympathiques que vous soyez, on ne peut pas vous croire ). ⇒ Pour répondre à la problématique . C’est bien beau d’avoir un travail structuré et fondé juridiquement, mais s’il ne répond pas à votre problématique, quel intérêt ? Ne naviguez pas à vue.  Vous avez une boussole, utilisez-la pour donner à votre périple une ligne conductrice qui vous mènera vers les meilleurs auspices ( comprenez vers les meilleures notes, car il est tout à fait possible d’avoir 17/20 en dissertation juridique [voire plus, oui, oui !] ). Mais si vous ne nous croyez pas, allez voir les copies corrigées  de nos pépins… Comment rédiger un plan de dissertation juridique ? Pour rédiger un plan de dissertation juridique, il y a 3 erreurs à éviter et  4 étapes à suivre . Commençons par ce qu’il ne faut pas faire  :  ❌ Erreur 1 : chercher le plan dans le cours . Le plan répond à votre problématique. Certes, il se rapproche d’éléments du cours, naturellement, puisqu’il s’agit des connaissances que vous allez mobiliser, mais votre orientation n’est pas celle d’autrui . Vous voguez tous à des perspectives de démonstration différentes ; ❌  Erreur 2  : établir le plan avant la problématique . Certes, ça peut passer, mais ça peut aussi (et souvent) ne pas passer. Pour être sû r d’avoir une bonne note en dissertation*, il faut établir la problématique avant le plan , car il y répond. Comment répondez-vous à une question qui ne vous a pas été posée ? À l’aveugle… Et parfois, ça ne donne rien. *Attention, si vous réalisez un hors sujet ou que vous ne terminez pas votre devoir, il est évident que cette affirmation ne tient plus. ❌ Erreur 3 (c ommise par de nombreux étudiants ) : intégrer des éléments d’introduction dans le I.A . Si cette pensée vous traverse l’esprit : «  Et si je gardais ces éléments pour le I. A. ?  » lorsque vous réalisez l’introduction, alors, laissez-les en introduction.  Non seulement vous n’avez aucun point sur le I. A., mais en plus votre introduction de dissertation est lacunaire. Donc, double peine…   Le I.A. n’est jamais une suite d’introduction , c’est le début du raisonnement . Tant qu’on y est, le II. B n’est pas une ouverture, il permet d’en faire une, mais à la fin du raisonnement. Lorsque vous transformez ces sous-parties en quelque chose qu’elles ne sont pas, vous ratez des points. Alors, comment rédiger le plan de dissertation juridique ? En ne commettant pas ces affronts, et en respectant les 4 étapes  qui suivent, vous devriez réussir avec brio :  ✅ Reprenez votre problématique  et  la réponse en deux temps  que vous y avez donnée ;  ✅ Ensuite, notez au brouillon vos deux grands axes  de réponse ( pas besoin de formuler les intitulés pour l’instant, cette étape vient après… Comment peut-on créer la bande-annonce d’un film dont on n’a pas le contenu 🧐 ? ) ;  ✅ Découpez-en deux sous-idées  qui guident « pas à pas » votre démonstration. Plus c’est structuré, plus on vous suit. Plus on vous suit, plus la note que vous obtenez sera meilleure ;  ✅ Agrémentez  l’ensemble des connaissances juridiques qui servent votre raisonnement . De cette façon, vous avez forcément un plan qui tient la route, car il répond à votre problématique, est structuré et teinté de vos connaissances. Vous mobilisez le cours sans pour autant le réciter. Vous voilà prêt à briller en dissertation ! 5 conseils pour rédiger de bons titres de dissertation en droit Vos titres sont un moyen de faire comprendre votre raisonnement , donc pour qu’ils soient bons, ils doivent respecter certaines règles permettant au lecteur de savoir comment vous avez axé votre réflexion . Eh oui, la formulation des titres fait aussi partie de la méthodologie juridique ! Par exemple, si vous dites « le Président des États-Unis », cela n’est pas très parlant.  On comprend que vous allez parler de l’exécutif aux USA, mais on ne sait pas trop ce que vous allez en faire…  Or, il est impératif que dès la lecture du titre, le correcteur ait envie d’en savoir plus . Ce sont quelques points de gagnés, il ne faut pas vous en priver !  ❌ Évitez les titres  plus  longs  que votre cours d’histoire du droit.  Optez pour un titre concis , pas besoin d’en faire des tonnes. Utilisez des termes juridiques et des qualificatifs simples.  ⚠️  Attention  : si vos enseignants vous disent l’inverse, il est évident qu’il faut aller dans le sens de leurs attentes. Mais il est assez rare que les correcteurs exigent des titres à rallonge. ❌ Pas de verbes conjugués dans vos titres . Jamais. Blasphème. Le correcteur pourrait le prendre comme un affront. Une déclaration hostile ! ; ❌ Pas de ponctuation (les « ! » sont, en principe, à proscrire. Quant aux « ? », à éviter, mais certains les tolèrent, de même que les « … »). Pour le « ? », s’ils sont admis par vos enseignants, n’exagérez pas. Après tout, c’est votre démonstration, vous êtes tout de même supposés être convaincus par vos idées. Sinon, comment convaincre le lecteur ?! ; ❌ Un titre = une idée. Évitez donc les  intitulés avec des « et/ou » . À vous de trouver un moyen de qualifier la situation pour qu’elle ne fasse plus qu’un Par exemple, on ne dit pas « le statut et les pouvoirs du Président de la République ». Il y a deux idées ici, donc potentiellement deux sous-parties. Plutôt que « tarte et mousse au chocolat », on préfère « dessert chocolaté ». On n’a plus deux idées ici, mais une seule. ✅ Qualifiez les titres avec des adjectifs  ou des adverbes  ( mais n’en abusez pas, un seul suffit par titre ).  Donc, si on reprend notre exemple, plutôt que « le Président des États-Unis » dans votre dissertation de droit constitutionnel, préférez « le statut protecteur du Président des États-Unis » ( on n’a pas d’avis sur la pertinence de ce titre, c’est simplement un exemple qu’on vous conseille de ne pas reprendre, car il sera difficile de le corroborer si vous n’avez pas le même raisonnement… ). Élaborer l’introduction de la dissertation au brouillon Maintenant que vous avez tout le raisonnement, vous pouvez élaborer l’introduction de votre dissertation au brouillon. Eh oui, si on reprend notre analogie avec notre film, il est temps de réaliser le teaser  de votre devoir.  C’est l’ objectif premier de la dissertation  :  présenter/contextualiser/donner envie d’aller plus loin .  Pour une introduction complète, nous vous proposons de suivre la méthode de Madame Marie-Anne COHENDET (professeure agrégée à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) :  le « D.L.A.C.H.A.I.T. » . Évidemment, cette étape est à faire au brouillon . Il est donc inutile de tout rédiger directement… Le temps compte ! Quels sont les objectifs de l’introduction ? L’introduction a pour objectifs :  1. De  présenter le sujet  ; Il faut donc le maîtriser, car présenter un sujet à propos duquel on n’a pas de connaissances sera forcément maladroit. C’est tout l’intérêt de la définition des termes du sujet  et de sa contextualisation . 2. De donner envie au correcteur d’aller plus loin  ; L’objectif n’est pas de proposer un discours stérile au correcteur qui connaît déjà le cours. Pour lui donner envie d’aller plus loin, il faut présenter l’intérêt du sujet  : « pourquoi est-il intéressant (juridiquement) ? » Sans raisonnement, cet objectif ne sera pas atteint.  3. De  justifier l’orientation retenue . On vous l’a dit, votre sujet, c’est votre problématique juridique . Parfois, vous allez écarter des aspects de la thématique. Soit. Mais il faut justifier la problématisation et le parti pris. On ne décide pas d’occulter des aspects sans rendre des comptes. Sinon, le correcteur risque de penser que vous ne maîtrisez pas votre cours correctement. Si votre introduction est simplement un vieux catalogue de définitions juridiques accompagné de quelques phrases piochées dans le cours et d’une question maladroitement formulée, elle n’apporte pas de plus-value au devoir… Donc pas de points.  Voyons donc exactement ce que l’introduction doit contenir. Le contenu de l’introduction : la méthode D.L.A.C.H.A.I.T Avec la méthode D.L.A.C.H.A.I.T*, vous êtes sûr de ne rien oublier dans le contenu de votre introduction. Pourquoi ? Tout simplement, parce que cet acronyme liste tous les éléments que doit impérativement contenir votre introduction . D’après la légende, l’introduction compterait pour 1/3 de la note… Cela vaut la peine de la soigner, non ? *⚠️ Les éléments ne sont pas présentés dans l’ordre de rédaction où ils doivent apparaître dans l’introduction du devoir.  Nous vous mettons des indications chiffrées de l’ordre dans lequel ils sont attendus. Parfois, vous retrouvez deux fois le même numéro, car les éléments vont de pair. 2. D éfinitions juridiques des termes . Attention, il ne doit pas s’agir d’une suite de définitions. Nous avons mis « 2 », mais en réalité, vous allez être amené à définir plusieurs termes au long de l’introduction. C’est une manière d’introduire le reste des éléments attendus, de façon fluide, que de commencer par définir le terme central du sujet en faisant un lien avec l’accroche . 5. L imites du sujet  : temporelles, géographiques, politiques (si besoin, notamment en droit constitutionnel, par exemple). Cela permet de montrer à votre correcteur que vous avez fait votre travail de préparation et de justifier le traitement ou non de certaines informations. Plutôt que de se dire : «  il a oublié de traiter cette donnée  », votre correcteur saura que vous avez fait le choix de ne pas en parler. Bien évidemment, justifiez la délimitation de vos limites. 1. A ccroche  : une bonne dissertation commence par une accroche percutante, pertinente et dynamique . C’est la première phrase que votre correcteur va lire : telle la couverture d’un livre pour un lecteur, elle sera la première impression que vous donnerez. Elle doit permettre au correcteur de savoir comment vous avez orienté votre raisonnement  ( donc, arrêtez de passer 30 minutes à la chercher au début, on ne réalise toujours pas la bande-annonce avant d’avoir le contenu du film ! ). Il peut s’agir d’un élément d’actualité , d’un fait historique , d’une citation , d’un article de loi , par exemple.  En revanche, évitez les vers de vos chanteurs préférés, ce n’est pas très juridique ni intéressant pour un correcteur de savoir que «  la meilleure défense, c'est l’attaqu e » pour justifier des comportements des différents présidents sous les cohabitations dans le cadre de la Vᵉ République. 3. C omparative Law (droit comparé) →  contextualisation juridique dans l’espace  ;  3. H istoire  : dans quel contexte historique s’inscrit votre sujet ? Quel était le droit à cette époque ? Les régimes en place ? Etc. → contextualisation juridique dans le temps  ; 6. A nnonce de plan → avant laquelle on retrouve naturellement la problématique  à laquelle elle répond. ❌ Une annonce de plan doit apparaître de manière fluide, évitez donc les «  dans un premier temps, nous allons voir… puis dans un second temps…  » (sauf si l’enseignant vous l’impose). ✅ Le Président des États-Unis dispose de pouvoirs étendus (I), mais le mécanisme des checks and balances  tend à rééquilibrer les institutions (II). 5. I ntérêt  : quel est l’intérêt du sujet ? Pourquoi l’enseignant propose-t-il ce sujet ? C’est bien l’élément le plus essentiel de l’introduction  qui vous amènera, avec les limites,  à établir la problématique  que vous avez retenue. 4. T héories  : quelles sont les théories et notions essentielles à mobiliser dans le cadre de ce devoir ? Faut-il rédiger toute l’introduction au brouillon ? Le temps, c'est de l’argent ( mais c’est aussi de bonnes notes ), donc, non, vous ne devez pas perdre de temps à rédiger toute l’introduction au brouillon .  Il est évident que vous devez utiliser le brouillon, mais il ne faut pas réaliser votre devoir sur ce support. Le brouillon  vous aide  à poser la structure , donc les grandes lignes du raisonnement , y compris pour l’introduction. Utilisez l’acronyme D.L.A.C.H.A.I.T. en y mettant brièvement des mots-clés qui vous permettront de savoir où aller pour présenter le sujet et votre raisonnement. Rédiger le corps de la dissertation Après avoir passé 1 h 30 à 1 h 45  à réaliser les étapes précédentes au brouillon, vous voilà prêts à rédiger le corps de la dissertation . Quelle grossière erreur que de se lancer directement, alors qu’aucun raisonnement structuré n’est posé. Qu’il soit dans votre tête, c’est bien, mais s’extérioriser au préalable pour en analyser le bien-fondé, c’est mieux. Néanmoins, si vous avez respecté toutes les étapes précédentes, vous avez tout pour développer vos idées brillantes sur la copie . N’oubliez pas les chapeaux introductifs ainsi que les transitions et soignez la présentation. Rédiger le corps de la dissertation Ne pas oublier les annonces de plans et les transitions Les chapeaux introductifs  (ou « annonces de plans ») et les transitions sont nécessaires pour articuler vos idées entre elles . Certes, la dissertation demande un plan en deux parties, deux sous-parties , mais ce ne sont pas de simples cases à remplir. Elles sont interconnectées pour donner un raisonnement cohérent . Votre devoir est un tout. Le devoir doit être structuré comme cela : Bien soigner sa mise en page On vous l’a dit, la forme compte, donc vous devez absolument soigner votre mise en page. Qui aurait envie d’aller déjeuner dans un endroit dont la vitrine est sale et mal ordonnée ? Pas nous, c’est certain. Pour le correcteur, c’est pareil, il aura moins envie de lire une copie visuellement désordonnée, indigeste, voire sale. Alors, pour bien organiser votre mise en page :  Mettez en évidence les titres  (sans utiliser des stylos multicolores, les souligner suffit, ou au moins, les mettre en retrait du développement. Il n’y a pas besoin de faire de votre copie un sapin de Noël) ; Ordonnez les idées en paragraphes distincts en sautant des lignes. Un paragraphe = une idée ; Mettez en avant vos fondements juridiques  afin que le correcteur les repère facilement (encore une fois, pas besoin de transformer votre copie en une œuvre d’art abstrait. Par exemple, vous pouvez simplement souligner vos jurisprudences). Combien de temps faut-il pour rédiger la dissertation ? Lorsque l’on parle de rédiger la dissertation, on évoque la phase lors de laquelle vous mettez toutes les idées structurées au préalable sur la copie d’examen. Le temps qu’il vous faut pour réaliser cette étape fatidique dépend évidemment du rythme de chacun.  Mais, disons que 1 h ou 1 h 15 devrait, en principe, suffire  ( sauf si vous envisagez de rendre un livre à l’enseignant… Sachez qu’il vaut mieux jouer sur la qualité plutôt que la quantité, plus c’est long, plus vous risquez de perdre votre correcteur ). Il est impératif de garder au moins 15 minutes pour la relecture  ! Relire la dissertation Relire la dissertation n’est pas une option , c’est une étape de la méthodologie juridique ( si, si ). Il y a mille et une bonnes raisons de se relire ( mais on va se limiter à 5 ), alors, ne sacrifiez pas ces 15 à 20 minutes, elles sont précieuses ( les points en plus n’attendent que vous, chers étudiants en droit ). 5 bonnes raisons de se relire Voici 5 bonnes raisons de vous relire :  Corriger les fautes d’orthographe et de syntaxe  → allez chercher ce point en plus, ou, au moins, évitez d’en perdre ; Peaufiner la mise en page  → la forme a son importance quand on veut attirer les faveurs du correcteur (et pas que d’ailleurs. Ce qui fonctionne dans la vie fonctionne dans les copies. C’est ça la méthodologie juridique, raisonner juridiquement et stratégiquement) ; Vérifier qu’aucun él ément n’a été oublié pendant la rédaction → lorsqu’on a la tête dans le travail, on peut oublier des aspects*, la relecture permet d’être certain d’avoir amené les idées comme elles ont été imaginées, et de compléter, le cas échéant. *Mais, en utilisant bien votre brouillon, en principe, ça devrait aller ! Prendre du recul sur la cohérence du raisonnement  (effectivement, à ce stade, il sera un peu tard pour tout modifier, mais il suffit d’ajouter le bon fondement ou la bonne idée pour redresser un propos un peu bancal. Sauf que, sans relecture, vous ne pourrez pas le savoir !) ;  Vous féliciter pour ce que vous avez accompli  → c’est tout de même un travail de longue haleine que de plancher quelques heures sur une dissertation juridique. Chez Pamplemousse, on aime la joie, la bonne humeur, le positif. Alors, chaque événement doit être fêté, et chaque occasion est un moyen d’être bienveillant envers soi-même. Alors, relisez-vous, voyez ce que vous avez accompli, et félicitez-vous. Vous avancez. Combien de temps doit prendre la relecture ? Le travail de relecture doit prendre 15 à 20 minutes  (ou plus si vous avez davantage de temps). C’est le minimum à y consacrer. Combien de temps faut-il consacrer à chaque étape ? Chaque étape pour aboutir à la construction d’une dissertation juridique prend plus ou moins de temps selon l’étudiant, mais voici quelques fourchettes :  LECTURE DU SUJET  15 minutes PROBLÉMATISATION DU SUJET 30 minutes CONSTRUCTION DU PLAN 30 à 40 minutes PRÉPARATION DE L’INTRODUCTION 30 à 40 minutes RÉDACTION 1 heure à 1 heure 15 RELECTURE 15 à 20 minutes 8 erreurs à ne surtout pas faire dans une dissertation Répertorions ici, les huit erreurs que nous avons déjà évoquées dans cet article, et que vous, étudiant en droit, ne devez plus commettre pour vous assurer la réussite :  ❌  Réciter le cours  ; ❌  Faire le plan avant la problématique OU extraire le plan du cours  ( et on ne parle même pas d’aller prendre le plan sur internet… ) ; ❌ Faire du I. A. une suite d’introduction  et du II. B. un fourre-tout ;  ❌ Écrire des titres insipides ou à rallonge . Dans les deux cas, on n’a pas envie d’en savoir plus, mais dans le deuxième, on n’a même pas envie de le lire tellement on ne comprend rien ; ❌  Écrire pour montrer qu’on a appris . Le correcteur ne vous évalue pas sur votre capacité à mémoriser des données qu’il connaît déjà, mais sur celle à les utiliser pour apporter une analyse juridique d’un sujet ; ❌ Ne pas fonder juridiquement ses propos . Sans fondements juridiques, vous passez à côté d’une partie des points, car c’est tout de même l’essence de vos études ! ; ❌ Ne pas se relire . On vous renvoie à la partie qui porte sur ce sujet dans l’article ;  ❌  Écrire l’introduction avant tout . Comment pourriez-vous présenter un sujet que vous n’avez pas travaillé au préalable ? C’est comme sortir la bande-annonce d’un film qui n’est même pas encore tourné. Ça n’a ni queue ni tête. 3 conseils pour bien maîtriser la méthodologie de la dissertation Pour (presque) terminer cet article,  que dit-on, ce guide relatif à la méthodologie de la dissertation juridique , voici une série de 3 conseils  pour maîtriser les attentes de cet exercice pas si compliqué : s’entraîner régulièrement, maîtriser son cours, se renseigner sur les attentes spécifiques de son enseignant. S’entraîner le plus régulièrement possible L ’entraînement régulier est la clé de la réussite , quel que soit l’exercice juridique. C’est l’entraînement qui vous fera passer d’une bonne note à une excellente note , mais aussi d’une note moyenne à une bonne note, ou encore d’une moins bonne note à une note correcte.  C’est à force de répéter un geste, une tâche, une activité, une recette de cuisine  que l’on devient bon, que l’on s’améliore.  Un copain ingénieur informatique nous disait justement qu’à force de coder des sites internet, il était de plus en plus rapide. Il a ses templates qu’il réexploite pour réaliser la prestation. Il a une « méthodologie de travail  » qui lui sert à gagner du temps  à forcer de travailler .  C’est tout l’intérêt de l’entraînement, vous développez des réflexes de raisonnement  qui vous aident, le jour J, à aller plus vite (et donc, fini les «  non, mais le sujet était trop lon g ». Ils ne sont [presque] jamais trop longs, c’est un problème de gestion du temps). Plus vous obtenez des retours sur vos copies ,  plus vous savez ce qu’il faut conserver, mais aussi ce qu’il faut corriger. Or, sans vous entraîner, vous n’avez pas cette possibilité. Donc, vous vous rendez au partiel à l’aveugle, espérant qu’un miracle, ou de bonnes bases de méthodologie juridique, viennent assurer vos arrières. Lorsque vous avez l’opportunité de maîtriser votre destin, faites-le, c’est bien aussi, d’avancer en sachant où aller. Maîtriser son cours Lorsque l’on parle de maîtrise, on fait référence à une compréhension approfondie  du cours.  L’apprendre par cœur ne suffit jamais . Il faut comprendre le cheminement logique de la discipline pour être en mesure de mobiliser les éléments à l’appui d’un raisonnement. Comment faire pour maîtriser un cours ? Sans développer, voici quelques conseils :  Apprendre le plan ; Faire des recherches complémentaires pour tous les éléments qui laissent du flou dans votre esprit ; Tenter d’en parler avec des amis pour voir si vous êtes en capacité de le réexpliquer ; Faire des dissertations pour mobiliser les connaissances au-delà d’une simple récitation. Se renseigner sur la méthodologie de son enseignant Vous devez impérativement vous renseigner sur la méthodologie de votre enseignant, car dans cet article, nous vous donnons des conseils généraux sur la méthodologie de la dissertation, sur les attentes et sur la manière de procéder  pour réussir l’exercice. Néanmoins, il est possible que vos enseignants vous donnent des clés supplémentaires  par rapport à leurs attentes. Il va de soi qu’il faut les inclure à votre processus de travail  pour coller au mieux à ces exigences et briller dans vos dissertations juridiques. Avant de vous quitter, nous vous proposons quelques sujets pour vous entraîner à cet exercice juridique. Exemples de dissertations juridiques Voici la liste de dissertations juridiques : Exemples de dissertations en droit constitutionnel​ ✅  La séparation des pouvoirs est-elle toujours un principe constitutionnel ? ✅  Les rapports du Président et du Premier Ministre ✅  Destitution du Président et article 68 de la Constitution ✅  Les personnes exclues du droit de vote ✅  Justice constitutionnelle et démocratie ✅ Exemple : un écart irréductible de la Constitution ? ✅ La constitution, norme fondamentale ✅  La séparation des pouvoirs aux USA ✅  L'instauration de la Ve République ? ✅  La présidentialisation de la Ve République ​ ​ Exemples de dissertations en droit civil​ ✅  Droit civil : mourir dans la dignité Exemples de dissertations en droit administratif​ ✅  La valeur juridique du principe de sécurité juridique ✅ La hiérarchie des normes internes ✅  Le pouvoir discrétionnaire de l’administration ✅  Le contrat administratif ✅  La distinction entre les SPA et les SPIC est-elle encore pertinente ? ✅  Les principes généraux du droit et le pouvoir créateur du juge ​ Exemples de dissertations en droit pénal​ ✅ Les doutes en matière de complicité ✅ Qu'est-ce qu'une infraction ? ​ Exemples de dissertations en droit des libertés fondamentales​ ✅ Urgence sanitaire, limitations et libertés fondamentales ​ Exemples de dissertations en droit de l'Union européenne ✅ La création du droit de l'Union européenne ✅  La liberté d'expression de l'avocat hors du prétoire 💡  Astuce   : Fais corriger ta copie par un de nos meilleurs enseignants ! Voilà, vous avez désormais toutes les clés en main pour réussir votre dissertation juridique !

  • [COURS] Responsabilité civile contractuelle : définitions, conditions, exemples

    Cours et copies > Droit Civil La responsabilité civile contractuelle est une matière incontournable pour les étudiants en droit. Cette notion de cours comprend : définitions, conditions… Vous devrez tout connaître sur le bout des doigts. La responsabilité civile est divisée entre responsabilité contractuelle et extracontractuelle, on peut l’étudier tant lorsqu’on aborde le droit des contrats, que le droit de la responsabilité civile. 🧐 Sommaire : I. Qu’est-ce que la responsabilité civile contractuelle ? II. Quelles sont les conditions de la responsabilité civile contractuelle ? III. Quels sont les effets de la responsabilité civile contractuelle ? IV. Cours de droit PDF : la responsabilité civile contractuelle La responsabilité civile est l 'obligation de réparer les dommages causés à autrui . Elle se caractérise par trois conditions qui sont : un manquement ou fait dommageable, un préjudice et un lien de causalité.  Les conséquences peuvent être civiles, pénales ou disciplinaires.  La responsabilité civile se divise ainsi en deux parties.  La responsabilité contractuelle , qui suppose la conclusion d’un contrat , et peut concerner une exécution tardive, mauvaise ou absente.   La  responsabilité extracontractuelle  (ou délictuelle/ quasi-délictuelle), qui se rattache aux faits d’un individu , qui peut être volontaire ou involontaire. Néanmoins (comme toujours en droit…), vous savez que la réalité est bien plus délicate, la responsabilité contractuelle ne s’arrête pas là, elle recouvre de nombreuses subtilités dont nous allons discuter ensemble. 💬 I. Qu’est-ce que la responsabilité civile contractuelle ? 🤓 La responsabilité contractuelle est une branche de la responsabilité civile à différencier de la responsabilité délictuelle/quasi-délictuelle (ou extracontractuelle), qui en constitue la seconde branche. La responsabilité civile contractuelle constitue une forme de responsabilité civile. Comme tout bon étudiant en droit doté d’excellents réflexes, tu dois toujours commencer par chercher la définition des termes. Commençons donc par la responsabilité. La responsabilité est définie comme « l’obligation de répondre d’un dommage devant la justice et d’en assumer les conséquences civiles, pénales, disciplinaires envers une victime ou la société » ( G. Cornu, « responsabilité », Vocabulaire juridique , 12e éd., Paris, PUF,2018.) Elle peut être civile , pénale , administrative ou encore politique . La responsabilité civile se scinde en deux branches (oui, on répète) : contractuelle ou extracontractuelle (délictuelle/quasi-délictuelle). Il s’agit de réparer les conséquences dommageables subies par un individu (art. 1231-1 s., et 1240 s. du Code civil). 💡 Bon à savoir : le droit civil des obligations a été réformé en 2016 (ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 et loi de ratification n°2018-287 du 21 avril 2018). De ce fait, il se peut que vous rencontriez dans des arrêts les anciennes numérotations des articles ! Notre bon vieux 1382 du Code civil pour la responsabilité délictuelle, et l’article 1147, bien moins populaire, pour la responsabilité contractuelle. Aujourd’hui, le régime de la responsabilité contractuelle figure à l ’article 1231-1 du Code civil , tandis que celui de la responsabilité délictuelle/quasi-délictuelle est prévu par les articles 1240 et suivants . Définition de la responsabilité civile contractuelle La responsabilité civile contractuelle correspond à l’obligation de réparer les conséquences qui résultent d’un manquement dans l’exécution d’un contrat ( art. 1217 du Code civil ). Il peut s’agir : D’une inexécution ( art. 1231-1 du Code civil ) ; D’une mauvaise exécution ( art. 1231-1 du Code civil ) ; D’une exécution tardive ( art. 1231-1 du Code civil ). Autrement dit, l’un des cocontractants ne remplit pas son obligation : on parle de « débiteur* de l’obligation ». Il cause un préjudice à l’autre : on parle du « créancier ** de l’obligation » ; Ce dernier va pouvoir agir en responsabilité civile contractuelle pour réclamer réparation du préjudice subi du fait de l’inexécution (art. 1231-1 du Code civil). * Le débiteur se définit comme la personne tenue envers une autre d’ exécuter une prestation . Autrement dit, il s’agit de l a personne qui doit assurer une obligation en faveur du créancier. ** Le créancier est le titulaire d’un droit de créance , autrement dit, il s’agit du bénéficiaire de l’obligation à laquelle est astreint le débiteur . Dans une relation contractuelle, chacun est tantôt débiteur, tantôt créancier d’une obligation. Par exemple : Un salarié ( débiteur ) n’exécute pas le travail pour lequel il a été recruté par son employeur ( créancier ) ; Un employeur ( débiteur ) n’assure pas la sécurité dont il est tenu à l’égard de ses salariés ( créanciers ). Par exemple 2 (parce qu’on est généreux) : Un locataire ( débiteur ) ne paie pas le loyer au bailleur ( créancier) ; Un bailleur ( débiteur ) n’assure pas la jouissance paisible du bien à son locataire ( créancier ). La réparation passe par l’octroi de dommages et intérêts au créancier victime du manquement contractuel ( art. 1231-1 s. du Code civil ). L’octroi de dommages et intérêts a pour finalité de réparer le préjudice prévu ou prévisible, subi par le créancier (en principe, art. 1231-3 du Code civil). Il ne s’agit pas de garantir l’exécution du contrat . 💡 Bon à savoir : l’octroi de dommages et intérêts peut être cumulé avec d’autres sanctions destinées à garantir l’exécution du contrat ( art. 1217 du Code civil ). La responsabilité civile extracontractuelle (ou délictuelle/quasi-délictuelle) correspond à la réparation des conséquences dommageables causées à autrui en raison d’un fait volontaire ou involontaire ( art. 1240 du Code civil [ Ndlr : voir le cours sur l'article 1240 ]). L’obligation de réparation puise sa source dans la loi. 💡Bon à savoir : Ces dommages peuvent également être causés par le fait des choses ou le fait d’autrui (art. 1242 du Code civil). Ce sont le gardien de la chose, les parents du mineur ou le commettant qui sont tenus de réparer les conséquences (même article). Les deux formes de responsabilités civiles se rapprochent notamment eu égard à leurs conditions d’engagement qui supposent : un manquement ou un fait dommageable, un préjudice et un lien de causalité. Néanmoins, les régimes sont différents . Quelle(s) différence(s) entre responsabilités contractuelle et extra-contractuelle? L ’élément principal qui permet de différencier responsabilité contractuelle et extracontractuelle (ou délictuelle/quasi-délictuelle), c'est le contrat . En effet, la responsabilité civile contractuelle implique l’existence d’un lien contractuel (qu'il soit unilatéral ou synallagmatique art. 1106 du Code civil ), alors que la responsabilité civile extracontractuelle (ou délictuelle/quasi-délictuelle) repose sur un fait. Une autre différence fondamentale : la réparation en matière de responsabilité civile contractuelle est limitée, en principe, au seul préjudice prévisible ou prévu (art. 1231-3 du Code civil) tandis qu’en matière de responsabilité civile délictuelle/quasi-délictuelle (ou extracontractuelle), la réparation du préjudice doit être intégrale (.). Ainsi, la responsabilité délictuelle/ quasi-délictuelle ou extracontractuelle existe en dehors de toute relation conventionnelle (comme son nom l’indique si bien : le préfixe « extra » signifie « en dehors de »). La réparation du préjudice doit être intégrale. Focus sur le contrat synallagmatique et le contrat unilatéral 🔍Tous deux sont des contrats : ils supposent donc des accords de volontés réciproques (art. 1101 du Code civil). Le contrat est synallagmatique lorsqu’il résulte des deux accords de volontés, des obligations réciproques (par exemple, un contrat de vente) (art. 1106 al. 1 du Code civil). Le contrat est unilatéral lorsque, suite à deux accords de volonté, seul un des cocontractants a des obligations envers l’autre (art. 1106 al. 2 du Code civil). ATTENTION : Il ne faut pas confondre « contrat unilatéral » avec « acte unilatéral » : l’acte est unilatéral lorsqu’il résulte de la manifestation d’une volonté unilatérale (par exemple, un testament). Alors que même lorsqu’il est unilatéral, le contrat suppose deux ou plusieurs accords de volontés (par exemple, une donation). II. Quelles sont les conditions de la responsabilité civile contractuelle ? 🕵 Afin de pouvoir être engagée , la responsabilité civile contractuelle suppose la réunion de plusieurs conditions , qui lorsqu’elles sont réunies prévalent sur la responsabilité extra-contractuelle . On parle du principe de non-cumul des responsabilités (ou de non option, depuis l’arrêt Pelletier du 11 janvier 1922 de la Cour de cassation). Comment engager la responsabilité civile contractuelle ? La responsabilité contractuelle sanctionne le dommage subi par une partie en raison de l’inexécution d’un contrat . Ainsi, elle implique en plus de l’existence d’un lien contractuel , la réunion de trois conditions cumulatives : Fait générateur : constitué par l’inexécution, la mauvaise exécution du contrat ou encore le retard dans l’exécution ; Préjudice (aussi appelé dommage ) : il s’agit du fait dommageable, juridiquement réparable, subi par le créancier ; Lien de causalité : qui fait office de liaison entre le dommage et l’inexécution (sinon, c’est trop facile). Prenez de quoi grignoter, on va beaucoup discuter ici, vous ne pensiez pas qu’on allait s’arrêter en si bonne route ?! Focus I. Le fait générateur 🔍 Le fait générateur est la première condition. La mise en œuvre de la responsabilité contractuelle est subordonnée à un manquement contractuel par le débiteur de son obligation . Il prend la forme d’une inexécution (art. 1231-1 du Code civil) : Totale : le débiteur n’exécute pas son obligation ; Tardive : le débiteur prend du retard dans l’exécution de son obligation ; Imparfaite : le débiteur exécute mal ou partiellement son obligation. Autrement dit, il ne s’agira pas ici de démontrer l’existence d’une faute , mais plutôt d’un manquement contractuel . Ce qui nous amène à un autre point : quid de l’obligation de moyens et de résultat ? Introduite par le professeur René DEMOGUE, cette distinction entre obligation de moyens et obligation de résultat cause du tort aux étudiants. L’intérêt de la distinction se situe notamment sur le terrain de la preuve du manquement contractuel . Donc, qu’elle soit de moyens ou de résultat le créancier aura droit à réparation , la question n’est pas là. L’obligation de moyens (au pluriel : il met « tous ses moyens » en œuvre) nécessitera davantage d’éléments de la part du créancier, tandis que pour l’obligation de résultat , l’absence de résultat suffira à apporter la preuve attendue. Tu comprends donc que la charge de la preuve sera plus ou moins lourde selon le type d’obligation. L’obligation de moyens correspond à celle qui impose au débiteur de l’obligation de mettre tous les moyens en œuvre pour parvenir au résultat , sans toutefois être tenu d’y parvenir. Il doit « faire tout son possible » ou encore « de son mieux » (En ce sens, Cass. civ. 3, n° 76-14.534, 7 mars 1978). Dans cette situation, le créancier doit prouver que le débiteur n’a pas mis en œuvre tous les moyens à sa disposition pour parvenir au résultat ( En ce sens, Cass. com., n° 92-15.330, 4 oct. 1994 ). Tel est le cas, par exemple, du médecin qui a l’obligation de soigner son patient, mais ne s’engage pas à le guérir Cass. civ., 20 mai 1936, Mercier ). L’obligation de résultat est définie comme celle qui impose au débiteur de parvenir au résultat recherché (En ce sens, Cass. civ. 1, n° 76-14.427, 14 mars 1978). Ici, la preuve du manquement est facilitée : le créancier doit seulement prouver que le débiteur n’a pas atteint le résultat escompté du contrat (En ce sens, Cass. civ. 1, n° 07-12.373, 10 avril 2008). Par exemple, en matière de vente, les parties sont toutes deux tenues d’une obligation de résultat : le vendeur doit livrer la chose, et l’acheteur, payer le prix. Il suffira de démontrer que le bien n’a pas été livré ou que le prix n’a pas été payé pour étayer l’existence d’un manquement. Focus II. Le préjudice (dommage) 🔍 Comme c’est le cas en matière de responsabilité civile délictuelle/quasi-délictuelle, la démonstration d’un préjudice subi par le créancier est nécessaire pour pouvoir engager la responsabilité contractuelle du cocontractant . En effet, le simple manquement à une obligation ne suffit pas, il faut encore démontrer la nature  et l’étendue  du préjudice subi. Les conditions nécessaires à la réparation du dommage Il doit remplir des conditions pour pouvoir ouvrir droit à réparation . Il doit être certain, prévisible ou prévu (propre à la responsabilité contractuelle) ,  et  porter atteinte à un intérêt légitime juridiquement protégé . 1. Le caractère certain , quésaco ? Le préjudice est certain  lorsque son existence ne fait aucun doute . Il résulte d’une perte ou d’un gain manqué  ( art. 1231-2 du Code civil ). Le préjudice est certain lorsque son existence ne fait aucun doute . Il résulte d’une perte ou d’un gain manqué ( art. 1231-2 du Code civil ). La victime a éprouvé une perte : Tel est le cas lorsqu’il s’est réalisé, on dit que le préjudice est actuel . Mais, un préjudice futur peut être réparé dès lors qu’il présente un caractère certain à la différence du préjudice éventuel ou hypothétique, qui n’ouvre pas droit à réparation ( En ce sens, Cass. soc., n° 15-11.324, 8 juin 2016 ). Par exemple, la violation d’une clause de garantie d’emploi oblige l'employeur à indemniser le salarié du solde des salaires restant dû jusqu'au terme de la période garantie ( Cass. soc., n° 95-43.308, 27 oct. 1998 ). La victime a manqué un gain : C’est la notion de perte de chance qui fait écho au gain manqué . La perte de chance est définie comme « la disparition de la probabilité d’un événement favorable » ( Cass. crim., n° 74-92.118, 18 mars 1975 ). La Cour de cassation précise encore que pour qu’une perte de chance soit réparable , il doit s’agir de l a disparition actuelle et certaine d'une éventualité favorable ( Cass. civ. 1, n° 05-15.67, 21 nov. 2006 ). Autrement dit, la réparation et donc l’indemnisation de la perte de chance sont admises lorsqu’elle est réelle et sérieuse , donc, pas éventuelle. Attention, toutefois car un risque, même certain, ne suffit pas à caractériser la perte certaine d'une chance. En effet, le préjudice qui en résulte reste éventuel . ( Cass. civ., 1, n° 96-15.437, 16 juin 1998 ). Il faut donc : La probabilité d’un événement favorable : la victime doit avoir été, à un moment donné, en position de « chance » dont elle a été privée en raison du manquement préjudiciable ; La disparition réelle de cet événement favorable : la perte ne doit pas constituer une simple hypothèse, elle doit être acquise. Si la victime peut finalement avoir la chance de voir l’événement attendu se produire, la disparition n’est pas réelle . C’est une forme d’exigence du préjudice certain ; La perte doit concerner une chance sérieuse : la probabilité que l’événement se réalise doit être suffisamment forte . Par exemple, un emprunteur a adhéré à un contrat d’assurance de groupe souscrit par la banque en garantie de l’exécution de tout ou partie de ses engagements. Néanmoins, il reproche à cette banque d’avoir manqué à son obligation d’information et d’être responsable de l’absence de prise en charge par l’assureur, d u remboursement du prêt au motif que le risque invoqué n’était pas couvert . Il invoque la perte de la chance de bénéficier d'une telle prise en charge ( Cass. com., n° 18-24.954, 6 janv. 2021 ). Votre avocat a été négligent et n’a pas plaidé lors d’un procès . Il est possible d’intenter un recours en responsabilité pour perte de chance de gagner un procès ( En ce sens, CA Bourges, 27 mars 1984 ; Cass. civ. 1, 7 févr. 1989 ; Cass. soc. n° 99-12.620, 14 févr. 2001 ). 2. Quid  du préjudice prévisible ou prévu  ? C’est l’une des différences fondamentales avec la responsabilité extracontractuelle. Souvenez-vous   : En matière de responsabilité civile contractuelle  la réparation est limitée au préjudice prévisible  ; En matière de responsabilité extracontractuelle, la réparation du préjudice doit être intégrale . L’article 1231-3 du Code civil est explicite : le débiteur n’est tenu que des dommages et intérêts qui ont été prévus ou pouvaient l’être au moment de la conclusion du contrat. Autrement dit, il doit avoir été prévu par les parties au contrat OU être prévisible . Bien sûr, on ne s’amuserait pas si ce principe n’était pas assorti d’exceptions , n’est-ce pas ? En ce sens, la prévisibilité du préjudice doit être écartée lorsque l’inexécution est due à une faute lourde ou dolosive ( art. 1231-3 du Code civil ). On applique l’adage “ culpa lata dolo aequiparatur ”. Dans cette situation, les dommages et intérêts réparent même le dommage imprévisible . Focus sur faute lourde et la faute dolosive : 🔍 La faute lourde est définie comme une négligence d’une extrême gravité qui empêche le débiteur d’exécuter la mission contractuelle qu’il devait assurer ( Cass. mixte, n° 03-14.112, 22 avril 2005, Chronopost ) La faute lourde se déduit de la gravité du comportement du cocontrcatant , un simple manquement à une obligation ne suffit pas ( Cass. com. n° 09-11.841, 29 juin 2010, Faurecia ). La faute dolosive  est définie comme celle par laquelle le débiteur de l’obligation  viole ses obligations contractuelles de manière volontaire  (« de propos délibéré » ⇒ délibérément, intentionnellement ). L’intention de nuire n’est pas exigé e (Cass. civ. 1, 4 févr. 1969). 3. Un intérêt légitime et juridiquement protégé   ? Qu’est-ce donc ? Simplement, un dommage, pour être réparable, doit nécessairement être licite ( en ce sens, Cass. civ. 2, n° 99-16.576, 24 janv. 2002 ). On t’explique : tu ne peux pas demander réparation d’une perte de chance pour mauvaise exécution du contrat, si ton cocontractant devait te livrer des substances illicites. Tu nous suis ? 💡Parle-t-on de dommage ou de préjudice ? Vous avez sûrement remarqué l’emploi des deux termes, et vous vous demandez, en tant qu’étudiant studieux, quel terme employer pour veiller à être le plus rigoureux dans vos copies ? Lorsqu’il s’agit de qualifier l’atteinte subie par une personne , on emploie indifféremment les termes dommage ou préjudice . Mais le préjudice correspond à un dommage juridiquement réparable qui répond aux conditions exigées , comme en matière de responsabilité extracontractuelle : c’est-à-dire qu’il doit être certain (on sait déjà), direct et porter atteinte « à un intérêt juridiquement protégé » . Pour rappel, les différentes conditions pour que le dommage soit qualifié de préjudice réparable  : Le dommage doit être certain  ; Le dommage doit être prévu ou prévisible  (uniquement en matière contractuelle) Le dommage doit être direct  : il doit être la suite directe du manquement contractuel  ( en ce sens encore : Cass. com. , n° 18-22.472 11 mars 2020 ) ; Le dommage doit porter atteinte à un intérêt juridiquement protégé  : la cause à laquelle il porte atteinte ne doit pas être illicite. On ne peut, par exemple, pas intenter un recours en responsabilité pour la perte de revenus illicites ( En ce sens, Cass. civ. 2, n° 99-16.576, 24 janv. 2002 ). 4. Les formes de dommages Le  dommage peut prendre différentes formes  : corporel, matériel ou moral. Le dommage peut être corporel,  on le qualifie alors d’extrapatrimonial  → il se définit comme tout préjudice causé à l’intégrité physique  d’un individu. Par exemple, vous passez l’après-midi dans un parc aquatique avec vos amis. La relation qui vous lie au parc est contractuelle  : vous avez payé pour bénéficier d’une prestation. À l’issue d’une glissade, alors que vous n’avez pas eu le temps de sortir du bassin, vous êtes violemment heurté par un autre client. Votre tête se cogne sur le bord du bassin et vous sentez une douleur encore jamais égalée au niveau du genoux droit. La responsabilité de l’exploitant du parc est de nature contractuelle , et vous êtes blessé. Il y a un dommage de nature corporelle (et un contrat) . On te le rappelle, lorsqu’il y a un contrat c’est la responsabilité contractuelle qui doit être engagée entre les cocontractants (principe de non option ! Civ., 11 janv. 1922, Pelletier ). Dans cette catégorie on retrouve également le préjudice d’agrément  : diminution des plaisirs de la vie causée par l’impossibilité ou la difficulté à réaliser certaines activités. Tel peut être par exemple le cas de l’impossibilité de continuer à pratiquer le hockey sur glace ou le Quidditch , à la suite à votre collision avec le jeune enfant dans le parc aquatique. Parmi les préjudices corporels réparables, se retrouve également le préjudice esthétique  qui correspond aux éléments de nature à altérer l’apparence physique de la victime. C’est le cas,  par exemple, lorsqu’après l’incident du parc aquatique, vous avez une énorme cicatrice qui traverse votre visage. Rien à voir avec la superbe cicatrice en forme d’éclair de Harry. Quoique, peut-être pourrait-il demander réparation à Voldemort sur le fondement de la responsabilité délictuelle ? Enfin, dans l’hypothèse où il ne l’aurait pas tué ? On retrouve encore la possibilité de réparer le préjudice sexuel , qui couvre tous les dommages liés à la sphère sexuelle, de la pratique, aux organes sexuels,. On le qualifie alors d’extrapatrimonial . On ne vous fait pas un dessin. Vous avez compris. Le dommage peut être moral,  on le qualifie également d’extrapatrimonial  : Il s’agit de la forme psychologique du dommage  qui prend des formes diverses : douleur morale, atteinte à la vie privée ou à l'honneur, atteinte aux sentiments. Il porte atteinte aux droits de la personnalité . Ok, pas de préjudice moral pour toi suite à l’incident du parc aquatique . Mais, on vous donner quand même un exemple : il s’agit par exemple de la souffrance liée à la perte d’un être cher. Le dommage peut être matériel,  on le qualifie de patrimonial  : Il s’agit de tous les postes de préjudice  qui affectent le patrimoine de la victime (valeur pécuniaire 🤑). Tel sera par exemple le cas de dépenses : De santé  (il faut bien faire réparer cette jambe et recoudre l’ouverture sur ton visage, non ?) ; D’expertise  (plus compliqué que ce qu’il n’y paraît, il faut faire expertiser la blessure) ; D’atteinte aux biens  (dégradation, destruction de ton balais de Quidditch  dans un autre contexte…) ; Mais aussi, de gains manqué  (par exemple, impossibilité pour toi de continuer à exercer ton activité professionnelle lucrative de mannequin pour produits cosmétiques avec une cicatrice pareille) ; Ou encore, des frais engagés pour être assisté par un tiers  (lorsque tu n’as plus la capacité de réaliser certaines tâches du quotidien, seul, par exemple). Focus III. Le lien de causalité 🔍 Classiquement, la jurisprudence exige que le préjudice constitue une suite directe et immédiate  de l’inexécution de la convention (Cass. com. 2 octobre 1973  n° 72-12.168).  En d’autres termes, le dommage subi doit faire suite à l’inexécution .  Aujourd’hui, o n ne peut pas faire plus explicite que l’article 1231-4 du Code civil qui dispose que « les dommages et intérêts ne comprennent que ce qui est une suite immédiate et directe de l’inexécution ». Autrement dit, pour engager la responsabilité contractuelle, un lien direct et certain est exigé entre le manquement invoqué (inexécution, retard, ou mauvaise exécution) et le préjudice subi. L ’inexécution soulevée doit être à l’origine du préjudice établi. Tu ne peux pas aller demander réparation à ton coiffeur parce que tu as raté ton bus et donc ton partiel, vu qu’il t’a pris avec 5 minutes de retard. Quoi que… Si tu démontres qu’il s’agit d’une suite directe et immédiate, pourquoi pas. Tout est dans la démonstration, ne l’oublie jamais 🤓. Peut-on cumuler responsabilité civile contractuelle et extracontractuelle ? La question du cumul des responsabilités civiles survient toutes les fois où un dommage peut être couvert par les deux chefs de responsabilité . La réponse est claire , il n’est pas possible de cumuler responsabilité civile contractuelle et extracontractuelle . La Cour de cassation a posé depuis très longtemps, le principe du non-cumul des responsabilités ( Cass. civ. 11 janv. 1922, Pelletier ). Ce principe de non-option impose que toutes les fois où un préjudice se rattache à l’exécution d’un contrat , alors il faudra demander réparation sur le fondement de la responsabilité contractuelle ( même arrêt ). L’idée est de ne pas permettre au demandeur lésé d’échapper à des contraintes d’ordre contractuel qu’il aurait acceptées en nouant sa relation conventionnelle. Par exemple , si lors de la conclusion du contrat, les parties ont inséré et accepté une clause limitative de responsabilité , il faudra en subir les conséquences. ⚠️Ces clauses ont donné lieu à une abondante saga jurisprudentielle, appelée Chronopost  (et suivie par deux arrêts Faurecia ). Elles ne sont valables que si elles ne privent pas de sa substance l’obligation essentielle du débiteur  (Cass. com. 22 oct. 1996, Chronopost , Cass. com. 29 juin 2020, Faurecia ). Dans le cas contraire, elles sont réputées non écrites . Cette solution est désormais consacrée à l’article 1170 du Code civil depuis l’ordonnance du 10 février 2016. Si le créancier avait une option entre responsabilité extracontractuelle (délictuelle / quasi-délictuelle) et contractuelle, la clause pourrait être neutralisée, ce qui nuirait au principe de sécurité juridique. Focus sur le tiers au contrat : 🔍Peut-il invoquer un contrat qui lui aurait causé un préjudice à l’appui d’une demande en réparation sur le terrain de la responsabilité délictuelle ? Nous l’avons dit, la responsabilité contractuelle suppose l’existence d’un contrat  et un manquement dont résulterait un préjudice . Par définition, lorsque l’on parle de « tiers » au contrat, c’est une personne qui y est extérieure . Or, la question de l’effet relatif du contrat (art. 1199 du Code civil) permet de s’interroger quant à la possibilité pour un tiers d’invoquer un manquement contractuel .  Il est désormais acquis qu’un tiers à un contrat puisse invoquer , sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle , un manquement contractuel . Il doit justifier d’un dommage, mais n’a pas à rétablir une faute, une imprudence ou une négligence distincte ( Cass. mixte, 6 oct. 2006, Bootshop  et , Cass. plén., n° 17-19.963, 13 janv. 2020 ). 💡 Bon à savoir : retrouvez sur notre site les fiches d'arrêts enrichies sur des arrêts emblématiques en responsabilité civile telles que l'arrêt Franck , Perruche , Gabillet, Lemaire et Derguini et Oxygène liquide . III.Quels sont les effets de la responsabilité civile contractuelle ? 🤔 L’effet de la responsabilité civile contractuelle est celui d’ouvrir droit à réparation toutes les fois où à cause d’un manquement contractuel, le préjudice subi répondra aux conditions . Ce ne serait pas drôle s’il n’y avait pas d’exception, n’est-pas ? Autrement dit, les effets de la responsabilité contractuelle peuvent être atténués ou complètement limités . Peut-on atténuer ou limiter sa responsabilité contractuelle ? Il existe des causes d’exonération partielle de la responsabilité civile contractuelle. Elle peut être atténuée par des moyens conventionnels ( clause limitative de responsabilité, clause pénale ), mais également par un événement prévu par la loi ( faute du créancier ). Clause limitative de responsabilité : les parties fixent un plafond de réparation en cas de manquement de l’un des cocontractants. Attention : ces clauses sont parfois exclues . Dans certains contrats, par exemple, en droit de la consommation ( art. R.212-1 du Code de la consommation ) ; en cas de faute lourde ou dolosive (art. 1231-3 du Code civil) ; lorsqu’elles privent une obligation essentielle du contrat de sa substance (art. 1170 du Code civil). N’oublie pas, c’est le fruit d’une longue saga, cet article 1170 du Code civil. Bon à savoir pour un commentaire (d’article ou d’arrêt, peu importe). Clause pénale (art. 1231-5 du Code civil) : les parties fixent le montant des dommages et intérêts dus en cas de manquement contractuel par l’une des parties. Le juge n’a en principe, aucun pouvoir de modération du montant fixé à l’avance par les parties au contrat. Toutefois, la loi prévoit deux tempéraments ( art. 1231-5 du Code civil , toujours) : ⇒ Inexécution partielle → il peut réduire la pénalité « à proportion de l’intérêt de l’exécution partielle a procuré » au créancier ; ⇒Inexécution totale → il peut réduire ou augmenter la pénalité prévue si elle est «manifestement excessive ou dérisoire » par rapport au préjudice causé. Faute du créancier : toutes les fois où le créancier aura commis une faute qui a contribué à la réalisation de son préjudice , alors le débiteur sera partiellement exonéré ( En ce sens, Cass. civ. 1, n° 06.20-107, 17 janv. 200 8). Quelles sont les limites à la responsabilité contractuelle ? Il existe des causes qui permettent d’exonérer totalement le débiteur de sa responsabilité contractuelle . Il existe un moyen conventionnel : la clause exclusive de responsabilité . La loi prévoit de son côté, la force majeure , comme cause d’exonération totale (art. 1231-1 du Code civil). Clause exclusive de responsabilité : en cas de manquement à une obligation, le débiteur est complètement exonéré de sa responsabilité civile contractuelle . Attention : ces clauses sont exclues dans les mêmes cas que ceux énoncés ci-dessus! Saga Chronopost, Faurecia [Ndlr : voir un commentaire d'arrêt corrigé sur l'arrêt Faurecia ] et article 1170 du Code civil. Force majeure  (art. 1218 du Code civil), en matière contractuelle , il s’agit d’un événement : Extérieur  ⇒ échappant au contrôle du débiteur  ; Imprévisible  ⇒ ne pouvait pas être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat Irrésistible  ⇒  ses effets ne peuvent pas être évités  par des mesures appropriées Le débiteur étant empêché par cet événement, de remplir son obligation, il jouit d’une exonération totale . Focus sur le fait d’un tiers : 🔍Il ne permettra d’exonérer le débiteur que lorsqu’il constitue un cas de force majeure . Autrement dit, qu’il s'apparente à un événement extérieur, imprévisible et irrésistible (En ce sens, Cass. civ. 3, n° 82-16.212, 5 déc. 1984). En dehors de cette hypothèse, le fait du tiers qui aura contribué au dommage ne permettra pas au débiteur de se défaire de sa responsabilité contractuelle. Le débiteur et le tiers seront condamnés in solidum* . Autrement dit, l’un ou l’autre pourra être appelé totalement en réparation , charge à lui de se retourner contre le codébiteur de l’inexécution pour obtenir le remboursement d’une partie des frais qu’il aura déboursés. *À ne pas confondre avec la “solidarité”, qui est toujours prévue par la loi ou le contrat (art. 1310 du Code civil. Bon, on avoue, en matière commerciale, elle est présumée, c’est un usage contra legem , Cass. req. 20 oct. 1920).  La solidarité et l’obligation in solidum  ont le même effet principal : n’importe lequel des débiteurs pourra être appelé à régler l’intégralité de la dette (art. 1311 du Code civil). Mais l’obligation in solidum  n’est pas assortie des effets secondaires de la solidarité (cours des intérêts et interruption de la prescription à l’égard des codébiteurs, art. 1312 et 1314 du Code civil). IV. Cours de droit PDF : la responsabilité civile contractuelle Téléchargez et imprimez ce cours via l'émoticône imprimante 🖨️ en bas de page.

  • [Témoignage] Harcèlement : « Cet enseignant a ruiné mon année »

    Actualités Harcèlement par email ou en plein TD, chantage à la correction, propositions répétées de rendez-vous, abus de position, banalisation des faits… Retrouvez le témoignage de Julie qui a subi des faits de harcèlement de la part de son chargé de TD et qui nous rapporte les conséquences de la situation sur son état de santé mentale. Sommaire 📚 Un harcèlement pendant les études de droit 👨‍🏫 Un chargé de TD qui use de sa position pour harceler ➡️ Les conséquences du harcèlement 🧐 Qu’est-ce que le harcèlement ? ⚖️ Le harcèlement en faculté de droit ✅ Comment se faire aider si tu es victime de harcèlement ? Le harcèlement, qu'il soit sexuel ou moral, est désormais de plus en plus fréquent au sein des établissements scolaires. Frédérique Vidal, anciennement ministre de l’Enseignement supérieur disait d'ailleurs « l’environnement social de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est malheureusement pas épargné par les phénomènes de violences sexistes et sexuelles ». Les titres qui ont parfois fait la une des journaux ne viennent que confirmer ce constat : « Un enseignant d’Assas viré après ses messages à des étudiantes », « un enseignant vacataire demandait des faveurs sexuelles en l'échange de bonnes notes », « soupçonné de viols et d’agressions sexuelles, un chargé de TD de l’Université de Tours mis en examen » ... D'après un sondage réalisé par @Pamplemoussemagazine , 11% d'étudiants déclarent avoir déja été victime de harcèlement par un enseignant . 89% des répondants déclarent quant à eux, n'avoir jamais fait face à de tels faits. Sur le sujet sensible du harcèlement et des agressions sexuelles, la Team Pamplemousse a recueilli le témoignage de Julie (le prénom a été changé pour des raisons de sécurité), une étudiante s’étant retrouvée dans cette situation. Elle nous parle avec transparence de l'expérience vécue avec l’un de ses chargés de TD. Un cas de harcèlement pendant les études de droit « J’ai été victime de harcèlement durant mes années de licence » 📚 Bonjour Julie ! Peux-tu te présenter brièvement ? Bonjour Pamplemousse ! Je suis actuellement étudiante en Master 2 de Droit et j’ai pour but de devenir magistrate. Le sujet du harcèlement en fac a été rapporté pas mal de fois sur les réseaux ( @Bordel de Droit par exemple). Selon toi, est-ce un sujet qui s’est réellement multiplié ou c’est simplement que les réseaux sociaux ont participé à la mise en lumière de faits de harcèlement de certains enseignants ? Il est très compliqué de le savoir vu qu’il n’y a pas de chiffres officiels. Ce qui est sûr, c’est que c’est un sujet très grave et qui semble malheureusement toucher de plus en plus d’étudiants de nos jours. Moi-même j’en ai malheureusement été victime durant mes années de licence. Comment se sont déroulés les premiers actes ? Lors de ma première séance de TD, rien ne laissait présager ce qu’il allait se passer. Toute la classe s’est retrouvée face à un chargé de TD assez jeune, souriant et très bienveillant. C’est d’ailleurs le premier chargé de TD qui a pris du temps pour nous parler des études de droit en général et qui a pris la peine de savoir comment nous nous sentions au sein de la faculté. « Une bonne nouvelle » non ? Oui, sauf que très rapidement, la bienveillance a dérivé à l’égard de quelques filles . Au départ, les échanges étaient assez cordiaux, ils avaient a priori l’air bienveillants et amicaux. Nous avions alors l’impression qu’enfin un chargé de TD s’intéressait à ses élèves en tant que personnes. Au sein de nos études de droit, nous connaissons tous le sentiment de supériorité qui imprègne certains chargés de TD. Et au vu de la différence d’âge assez faible entre lui et notre promotion, cela n’a pas été très choquant au début. 💡 Le savais-tu ? Les chargés d’enseignements sont souvent des doctorants, c'est-à-dire qu’ils sont en cours de production d’une thèse, après un M2, afin d’obtenir un doctorat. Malgré une rétribution plutôt modeste, il est habituel que ces derniers viennent enseigner le droit en faculté. Pourtant les chargés de TD sont tenus d’avoir, on imagine, une certaine distance vis-à-vis de leurs étudiants ? Oui, bien sûr. Mais au début les sujets étaient principalement orientés sur des sujets de cours, ou des sujets relatifs à nos études ou nos orientations. Vers la 4ème séance de travaux dirigés, ce comportement a commencé à éveiller quelques soupçons . Plusieurs filles de mon groupe étaient visées, dont je faisais partie. Des élèves de notre groupe venaient alors nous voir en nous disant « il vous trouve trop belles, ça se voit dans son regard ». Ces élèves ne venaient pas le dire dans un but malsain, mais avec le recul, je me dis que j'aurai dû réaliser immédiatement la tournure que prenaient les évènements. Malheureusement, c’est assez difficile de se rendre compte de la chose sur le moment, et j’ai beaucoup de regrets à ce sujet. « Des sous-entendus sur mon physique à répétition » Jusque-là pourtant, rien d’illégal. Comment les faits de harcèlement se sont-ils concrétisés ? En fait, le reste s’est accéléré très vite. Il a commencé à faire des entretiens individuels pour parler de notre projet professionnel. Bizarrement, alors qu’il octroyait quelques minutes par élève, certaines filles et moi sommes restées près de 15 ou 20 minutes avec lui . La conversation est restée professionnelle mais elle a un peu bifurqué sur les photos de profil de nos réseaux sociaux. Il m’a dit que les directeurs de master risquaient de les regarder, chose avec laquelle je suis d’accord, mais qu’il y en aurait certainement qui me trouveraient très jolie dessus. Il faisait des sous-entendus à répétition que ce soit sur mon physique, ou sur ma vie sentimentale . Comment tu t’es sentie à ce moment-là ? Ces propos m’ont mise très mal à l’aise , ils ne doivent normalement pas venir d’un chargé de TD envers son élève ! Heureusement, j’ai réussi à m’échapper de l’entretien au bout de quelques longues minutes. Je suis ensuite rentrée dans la classe, et c’est là que j’ai compris que les regards sur moi avaient changé. J’avais l’impression que les autres élèves me prenaient clairement pour une fille en train de faire du rentre-dedans à son chargé de TD pour gratter des bonnes notes. Or, ce n’était pas du tout le cas. Cela a été pire quand les premières notes de devoir ont été rendues : j’avais eu 17. Les critiques des élèves à mon sujet étaient tellement vives que je remettais moi-même en question mes compétences. Je me disais presque qu’il m’avait mis cette note dans le seul but de me draguer. « Je recevais des dizaines d’emails par jour » Son comportement s’est encore plus accentué à ton égard ? Oui, c’était de pire en pire chaque semaine . Il me faisait des remarques en plein TD, ce qui attirait l’attention de toute la classe sur moi. Il m’envoyait également beaucoup beaucoup de mails, j’en recevais parfois des dizaines par jour, et ce quasiment tous les jours. Des emails à quel sujet ? Ses mails portaient toujours sur mes cours, mais ils étaient toujours accompagnés de sous-entendus et même de propositions de rendez-vous : restaurants, soirée sushis, boire un verre dans un bar… Il a même réussi à avoir mon numéro de téléphone . Je sais aussi qu’il a récupéré l’adresse de certaines filles et qu’il passait exprès devant chez elles. Il insistait auprès de moi pour savoir où j’habitais et instinctivement je donnais toujours des informations évasives. J’avais peur qu’il puisse se rendre jusqu’à chez moi. Ensuite, il s’est mis à stalker tous mes profils sur les réseaux sociaux . C’était presque quotidien. Et je sais aussi qu’ il a enquêté sur moi auprès d’autres élèves dans la faculté pour essayer d’avoir des informations sur ma vie sentimentale, ou même mon quotidien en général. Je ne sais pas pourquoi, mais il me posait beaucoup de questions sur le métier de mes parents, ou sur mon train de vie : ce que j’aimais manger, boire, regarder à la télé, faire de mon temps libre… Un chargé de TD qui use de sa position pour harceler 👨‍🏫 A-t-il déjà joué de sa position pour te faire du chantage ? Oui, le prof a profité de sa position pour me faire du chantage mais heureusement, je n’y ai pas cédé. Il m’a proposé plusieurs fois de sortir avec lui le soir, d’aller boire un verre ou de manger. Un jour, il m’a également clairement dit qu’il souhaitait se retrouver seul avec moi dans une salle de classe. Il m’a dit qu’il ne me mettrait pas de points de participation si je ne le rejoignais pas ! Je n’ai pas voulu y aller, et il est descendu dans la BU pour aller me chercher. Heureusement, je l’ai vu et je me suis cachée. Il est reparti et je suis rentrée chez moi. J’étais vraiment apeurée à l’idée qu’il puisse me voir et me suivre. Il a bien tenu parole et ne m’a pas rajouté de points de participation. J’avais une très bonne moyenne, cela ne m’a pas dérangé. Mais il a bien sûr rajouté des points à des filles qui avaient accepté de le voir en tête-à-tête. J’ai ressenti comme une sorte d’injustice . Ensuite, il a réitéré cette proposition quasiment toutes les semaines. C’était très dur moralement de devoir refuser à chaque fois, au vu de sa position hiérarchique . Il faisait également du chantage en utilisant les devoirs à rendre . Si je ne voulais pas faire ce qu’il voulait, c'est-à-dire le voir en tête à tête , il ferait en sorte de me ramasser mon devoir en dernier. C’est exactement ce qu’il s’est passé, alors que les autres élèves pouvaient rendre leur copie quand ils voulaient. Ah oui, là, ça va trop, clairement trop loin. Des étudiantes acceptaient donc de le voir, c'est bien cela ? Oui bien sûr, plusieurs mêmes. Chaque fille fait ce qu’elle souhaite, je ne veux pas juger. Mais je n’ose imaginer une petite L1 de tout juste 18 ans qui tomberait sur ce genre de chargé de TD. Elle n’a pas vraiment la maturité nécessaire pour se rendre compte de la situation et pourrait facilement tomber sous son emprise. Même moi je n’avais pas vu clair dans son jeu au début, et je m’y suis laissée prendre, même si j’ai limité les conséquences. Mais quelqu’un de moins réaliste pourrait être facilement amené à ruiner sa santé mentale … (Découvrez l'enquête sur la santé mentale des étudiants en droit ). Les conséquences du harcèlement « Cette situation a littéralement ruiné mon année » ➡️ Mentalement cela a été dur pour toi ? Si oui, sur quels points ? Très dur. Je n’avais pas beaucoup d’amis à la faculté, donc j’ai été seule face à tout ce qu’il m’arrivait. Les quelques personnes à qui j’en ai parlé ne comprenaient pas l’ampleur. Mais cette situation a littéralement ruiné mon année . Tous les élèves me voyaient comme une fille facile, qui couchait avec son chargé de TD contre des notes. Lui-même avait fait des sous-entendus à des élèves pour leur dire que nous avions eu des rapports intimes. Je ne savais plus quoi faire, personne ne me croyait, j’allais en cours la boule au ventre. J’en venais presque à croire que je ne méritais plus mes bonnes notes et que j’avais une attitude aguicheuse comme il essayait de me le faire croire. Finalement, il y a presque deux dimensions au harcèlement : celui par le chargé de TD et celui par les autres ? C’est tout à fait vrai, et c’est ce qui m’a le plus choquée. J’avais déjà entendu des rumeurs sur des étudiants harcelés, filles ou garçons, par un chargé de TD, mais je ne pensais pas que ma vie sociale en subirait les conséquences aussi lourdement. Je me rappelle d’élèves qui me jugeaient, et je me rappelle surtout de leurs regards qui me faisaient baisser les yeux à chaque fois que je me déplaçais dans la faculté. De même, les personnes autour de moi au courant de la situation ne faisaient pas grand-chose pour m’aider et je me suis retrouvée très seule pendant cette année. J’avais presque l’impression que les gens banalisaient la situation , alors j’ai pris sur moi et je n’en ai plus reparlé. Je pense que mes proches n’avaient pas compris l’ampleur que prenait cette histoire. As-tu déposé plainte ou en as-tu parlé à la direction de ta faculté ? Non, je n’en ai parlé à personne. J’avais vraiment très peur qu’il aille ruiner ma réputation auprès de futurs directeurs de master ou même de chargés de TD ou professeurs qui m’avaient en cours. J’ai préféré ne rien dire et tout encaisser, mais ce n’est pas vraiment ce que je recommanderai à quelqu’un qui serait confronté à cette situation. « J’ai compris que ce n’était pas ma faute » A posteriori, quel est ton point de vue sur la situation ? Aujourd’hui j’ai compris que ce n’était pas de ma faute. Je sais que ma tenue vestimentaire ou mon attitude n’ont rien provoqué . Mais je m’en veux toujours de ne pas avoir compris son jeu dès le début et de lui avoir demandé beaucoup de conseils sur la préparation de mes TD… Peut être que si je m’étais contenté de venir en TD sans parler j'aurais pu éviter tout cela… Après, je me dis aussi qu’il a également fait subir cette situation à d’autres filles donc mes remords ne sont peut-être pas justifiés. En tout cas, j'encourage chaque personne dans cette situation à agir et surtout à se faire aider . Merci pour ton témoignage Julie, en espérant que nos lecteurs sauront faire face à ce type de situation de harcèlement. 💡Rappel sur la présomption d’innocence : toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n'a pas été établie. Qu’est-ce que le harcèlement ? 🧐 Découvrez la définition exacte du harcèlement, dans sa dimension morale et sexuelle. Le harcèlement moral Le dictionnaire Larousse définit le harcèlement moral comme « des agissements malveillants et répétés à l’égard d’autrui, susceptibles notamment d’altérer sa santé physique ou mentale, de porter atteinte à ses droits ou à son avenir professionnel ». L’article 222-33-2-2 du Code pénal réprime le harcèlement moral d’une peine d’1 an d’emprisonnement, et d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros d’amende. Il précise toutefois qu’il faut caractériser une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale. Le harcèlement sexuel Ensuite, il définit le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à quelqu'un, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle pouvant porter atteinte à sa dignité, ou encore le fait d’user sur quelqu'un, même à une seule occasion, de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir de lui un acte de nature sexuelle . » L’article 222-33 du Code pénal réprime le harcèlement sexuel de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende. Il prévoit également des circonstances aggravantes qui portent les peines à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque les faits sont commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions. Des définitions similaires sont données dans le Code pénal et dans le Code du travail. 💡 Le saviez-vous ? S'agissant d'un cas de harcèlement sexuel au travail, toute victime peut bénéficier d'une protection spécifique de la part de son employeur. Celui-ci a d'ailleurs l'obligation de prendre toutes les dispositions nécéssaires pour prévenir ce type de faits, notamment en terme de sensibilisation des salariés. Le harcèlement en faculté de droit ⚖️ Le harcèlement par un professeur ou un chargé de TD existe-t-il même au sein des facultés de droit ? Il suffit de taper « harcèlement par un chargé de TD » sur votre barre de recherche pour découvrir l’étendue du problème… Beaucoup de facultés sont concernées par le sujet. Parmi les faits les plus graves figurent notamment le cas d’un chargé de TD de l’Université d’Assas qui a été dénoncé par plus de 60 étudiantes. Le chargé de TD aurait eu une relation sexuelle avec plus d’une dizaine d’entre elles. Toutefois, il est facile de se rendre compte que plusieurs facultés sont concernées : Bordeaux, Lille, Fouillole, Tours… Et pourtant, bon nombre d’affaires ne sortent pas au grand jour. Pourquoi ces faits si fréquents ne sont-ils jamais évoqués ? Si les faits de harcèlement par un membre du corps professoral sont rarement rendus publics, c’est tout d’abord parce que les signalements des étudiants sont rares . La majorité préfère subir cette situation que de réagir. « Tout simplement parce que les étudiants en droit sont particulièrement attentifs à leur réputation au sein de leur milieu : tout débordement pourrait nuire à leur image et leur porter préjudice lors de la sélection en master, ou même à plus long terme à leur avenir professionnel », nous explique Julie. De plus, il faut avouer que le Droit est encore un milieu très conservateur et que l’information sur de tels faits est rare. Pourtant les problèmes de harcèlement ou même d’abus d’autorité commencent à être dévoilés au grand jour par les nouvelles générations qui ne se taisent plus et souhaitent faire changer les choses. Des comptes dédiés aux dénonciations de tels faits, notamment au sein des cabinets d’avocats ( Balance ton cabinet d’avocats ), ont même vu le jour sur les réseaux sociaux. Enfin, un des freins à la dénonciation des étudiants victimes de tels agissements est la lenteur de l'administration de la faculté. Certaines facultés ne mettent même aucune sanction en place, et les professeurs auteurs de tels actes ne se voient pas punis. « Ce qui m’a convaincu de ne pas parler, c’est que des faits s’étaient déjà présentés dans ma faculté et l’enseignant n’a eu aucune sanction, il a continué d’exercer », témoigne Valentine. L'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal déclarait elle-même «  qu’il reste encore difficile d’oser parler de cela dans un cadre institutionnel. Qu’on le veuille ou non, être victime, c’est aussi craindre que l’institution ne réagisse pas , douter du fait que l’on sera entendu et parfois avoir peur que parler soit finalement pire que de ne pas parler. » Comment se rendre compte des comportements anormaux ? Les comportements déviants peuvent prendre plusieurs formes. Des remarques diverses, du compliment au propos blessant Ils peuvent tout d’abord prendre l’apparence de remarques personnelles lors des cours ou des travaux dirigés, comme des plaisanteries, des moqueries ou même des compliments assez osés sur la tenue vestimentaire ou l’apparence physique en général. Mais ces remarques peuvent également porter sur des traits de caractère. « Une chargée de TD m’avait pris dans le viseur à cause de ma couleur de peau : elle ne voulait jamais prononcer mon nom correctement et a exprimé son agacement envers les “ noms imprononçables des noirs ”. Pendant les 10 séances de TD, elle n’a pas daigné prononcer mon nom de famille. Elle disait, en me visant, que la faculté de Droit ne pouvait accueillir que des blancs catholiques », témoigne Moussa. Il faut bien comprendre que les faits constitutifs de harcèlement peuvent être des compliments poussés pouvant s’apparenter à de la séduction mais également par des propos blessants voire même diffamatoires. De plus, les propos peuvent être de nature diverse : raciste , sexiste , sexuelle , dégradante , diffamatoire … C’est là toute la particularité du harcèlement qui le rend difficilement identifiable : sa diversité . Des propositions suggestives Plus poussés, les comportements peuvent s’apparenter à des propositions plus suggestives : telles que des invitations à sortir ou des incitations à consentir à un tête-à-tête, voire même des messages répétés sur les réseaux sociaux ou des atteintes à la vie privée de certains étudiants. « Un chargé de TD avait trouvé mon adresse grâce à mon CV. Il venait régulièrement devant ma résidence et je n’osais plus sortir de chez moi. Il voulait à tout prix me raccompagner chez moi après chaque TD puisqu’il n’habitait pas loin et forcer pour que je l’invite à entrer chez moi », témoigne Mélanie. Des propos sexuellement orientés Les propos tenus peuvent être également qualifiés de sexuels : démontrant une envie de nature sexuelle chez l’auteur des faits. Ainsi, des étudiantes se sont vu proposer des relations sexuelles par une personne ayant une forme d’autorité sur elles. « Il m’a proposé d’avoir des rapports intimes avec lui en échange de bonnes notes. J’avais très peur qu’il me mette des mauvaises notes parce que je refusais et de voir mes chances d’avoir un master être réduites à néant », témoigne Valentine. Ce témoignage illustre un autre aspect que peut prendre le harcèlement sexuel : une sorte de chantage malsain contre lequel le professeur essaie d’obtenir des faveurs sexuelles en se servant de son pouvoir d’autorité sur l’étudiant. C’est peut-être l’une des raisons majeures qui poussent les étudiants à consentir aux avances de leur chargé de TD ou de leur professeur : le pouvoir des notes . Les études de droit étant connues comme étant des études difficiles , la tentation est forte de vouloir voir ses notes augmenter facilement. Ainsi, la peur de se voir sanctionner pour un refus en m aster , alors que les étudiants travaillent tous les jours pour essayer de maintenir leurs notes au-dessus de la moyenne, peut les pousser à accepter des actes de nature sexuelle avec leur enseignant. Comment se faire aider si tu es victime de harcèlement ? ✅Il existe plusieurs recours juridiques mis à la disposition des victimes d'harcèlement mais également plusieurs cellules d'écoutes au sein des établissements et associations. Les cellules d’écoute au sein de ta faculté Au fur et à mesure des années, chaque université a mis en place des cellules d’écoute spécialisées afin de lutter contre le harcèlement sévissant au sein de leur établissement. Par exemple, l’Université de Limoges a ouvert un dispositif d’accueil et d’accompagnement des victimes de harcèlement sexuel et sexiste. L’Université de Strasbourg, d’Angers, de Lille, de Saint-Étienne, de Tours possèdent également des cellules d’écoute similaires. Bon nombre de facultés ont mis en place de telles cellules, et à défaut, il reste toujours le service de santé université du CROUS que tu peux joindre si tu as besoin d’un rendez-vous avec une infirmière, voire même un médecin ou un psychologue. 💡 Le saviez-vous ? En mars 2018, Frédérique Vidal et Marlène Schiappa ont inauguré la nouvelle cellule d’accueil et d’écoute destinée à lutter contre les violences sexistes et sexuelles, mise en place par l’Université Paris Dauphine. CLASCHES : Le Collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur Ce collectif est né sur l’initiative de doctorants et doctorantes en sciences sociales en 2002, et dont le but est de sensibiliser et prévenir les faits de harcèlement dans le milieu universitaire. Ce collectif n’est pas une cellule d’accompagnement psychologique des victimes mais il permet d’orienter les victimes vers les structures d’accueil les plus appropriées pour les aider. Les associations d’aide aux victimes L’association France victime regroupe des associations d’aide aux victimes, et gère également un numéro d’aide aux victimes ouvert 7 jours sur 7 de 9 heures à 19 heures. SOS Racisme est une association œuvrant spécifiquement contre les violences racistes quelles qu’elles soient. Ils proposent également une écoute téléphonique, les mardi, jeudi et vendredi de 10h30 à 13h. Quelles sortes de recours peuvent être intentés ? Plusieurs procédures peuvent être intentées contre l’auteur de harcèlement, si tu ressens le besoin de faire condamner ces agissements. Il y a deux degrés de procédure, tu peux librement opter pour les deux ou te limiter à la procédure disciplinaire. La procédure disciplinaire : Il convient de dénoncer les faits auprès de ta faculté, et donc en informant le Doyen ou la Doyenne. Cela te permettra de faire reconnaître ta situation auprès de l’Université qui peut prendre des mesures. Ainsi, la faculté pourra prendre des sanctions disciplinaires en décidant de suspendre l’enseignant, voire même de le renvoyer. La procédure pénale : Tu pourras également engager une procédure pénale si tu souhaites que la situation passe entre les mains de la justice. Attention toutefois, ta plainte pourra malheureusement être classée sans suite, et cette procédure peut également prendre du temps. Dans tous les cas, nous te conseillons de faire en sorte de recueillir le maximum de preuves. Par exemple, tu pourras fournir des captures d’écrans d’emails ou de messages. Si les faits se sont passés dans un lieu public, il peut être très utile de faire témoigner d’autres étudiants pour qu’ils attestent de la véracité des faits. Même si la dénonciation de tels faits est une décision difficile à prendre, il faut informer au maximum sur ce qu’il se passe dans nos salles de cours pour éviter que ces situations ne deviennent trop fréquentes et qu’elles touchent d’autres étudiants. Ta voix pourrait peut-être libérer certains de tes camarades. PS : si tu ressens le besoin de parler de ta situation, tu peux toujours nous envoyer un mail pour échanger avec un membre de la team. ❤️

  • 18 conseils pour réussir les concours de police

    Orientation > Concours juridiques La préparation et la réussite aux concours de police (officier et commissaire) peuvent s’avérer complexes pour un étudiant en droit. Organisation de travail, méthode, épreuves sportives… La responsable des formations police de la Prépa ISP nous donne 18 super conseils pour réussir au mieux la préparation et les épreuves des concours de police 👮🏼‍♀️. Sommaire 🙅🏻‍♀️ Conseil n°1 : Ne pas remettre son choix en question 👮🏼‍♂️ Conseil n°2 : Faire le meilleur master 👀 Conseil n°3 : Ne pas prendre le concours à la légère 📝 Conseil n°4 : Adopter un programme de travail 🧡 Conseil n°5 : Connaître le programme par cœur 🖊 Conseil n°6 : Maîtriser la méthode des épreuves 🏋🏾‍♀️ Conseil n°7 : S'entraîner régulièrement sur des annales du concours 🧠 Conseil n°8 : Travailler sa culture générale 🗞 Conseil n°9 : Se tenir au courant de l’actualité 👮🏼‍♀️ Conseil n°10 : S’abreuver de « culture police » 😇 Conseil n°11 : Rester irréprochable ! 🤯 Conseil n°12 : Garder le mental 👔 Conseil n°13 : Prendre dès à présent une posture de « policier » 🎤 Conseil n°14 : Aborder les oraux comme des entretiens d’embauche 🏃🏼‍♀️ Conseil n°15 : Ne pas négliger le sport ❌ Conseil n°16 : Ne pas négliger la LV1 📃 Conseil n°17 : Le bon matériel pour le jour-J du concours 🧳 Conseil n°18 : Faites des stages Nous conseillons à nos étudiants d’apprendre le plan de nos polycopiés juridiques par cœur. Conseil n°1 : Ne pas remettre son choix en question 🙅🏻‍♀️ Une fois inscrit aux concours, ne doutez plus de votre choix ! Rentrer dans la police nationale peut s’avérer, pour certains candidats, être un véritable parcours semé d’embuches. Amis, familles, connaissances : nombreux sont ceux qui ne comprendront pas votre choix et qui ne cesseront de le remettre en question. Peu importe, soyez sûr de vous et fier de votre décision ! Le métier de policier est un véritable métier-vocation, qui fait rêver petits et grands. Ne vous laissez pas saborder et restez concentré tout au long de votre préparation pour réussir le concours et accéder ainsi à l’un des plus beaux et passionnants métiers de la fonction publique. Conseil n°2 : Faire le meilleur master pour les concours de police 👮🏼‍♂ Les meilleurs masters pour les concours de police sont des masters très spécialisés et qui permettent de se préparer efficacement au métier. C’est notamment le cas avec le Master 2 Sécurité et Défense de Paris 2, mais un master de droit pénal ou de criminologie suffit largement pour se donner les clefs nécessaires à la réussite des concours. Un master 2 orienté carrières publiques ou droit public de manière générale peut également être un vrai « plus » permettant de se démarquer lors du concours de commissaire. À noter : commissaire demande un bac+5, officier un bac+3. Conseil n°3 : Ne pas prendre le concours de police à la légère 👀 Les concours d’officier et de commissaire de police sont parmi les concours les plus difficiles auxquels l’ISP prépare. Nous sommes toujours étonnés de voir des candidats aller au concours les mains dans les poches et échouer par manque de préparation à ce concours difficile. 💡 Le saviez-vous ? Au niveau national, c’est environ 2% des candidats qui sont admis et qui donc réussissent finalement à devenir officier ou commissaire. C’est vous dire l’exigence du concours ! Ainsi, plus tôt vous commencez à réviser, mieux vous serez préparé. A l’ISP, nous prévoyons environ 6 mois de préparation , temps qui nous semble idéal pour s’assurer une véritable chance aux concours. Ayez également en tête que connaître le programme (Conseil n°4) est nécessaire mais pas suffisant. Comme dans tout concours, il faut être meilleur que les autres et donc travailler plus que les autres, s’entraîner plus que les autres, être plus motivé que les autres. Bref, donnez le meilleur de vous-même Conseil n°4 : Adopter un programme de travail 📝 Au vu de l’exigence de ces concours de police, nous vous conseillons fortement de prendre au plus tôt de bonnes habitudes de travail , et de s’appliquer à une rigueur essentielle pour la réussite des épreuves. Le meilleur moyen pour ne pas se noyer dans la charge de travail est de programmer un maximum . Une méthode efficace que nous recommandons à nos étudiants est d’ attribuer à chaque jour de la semaine, une matière (ex. Lundi = Pénal ; Mardi = Public ; Mercredi = Culture Gé, etc.) Il faut en faire de même pour les concours blancs, c’est-à-dire programmer à l’avance qu’à telle date, vous ferez telle épreuve en tel nombre d’heures. Plus vous vous organisez et paramétrez vos révisions quasiment à l’heure prêt, moins vous réfléchirez à ce que vous devez faire et plus vous serez efficace. Malgré un programme strict, il peut être difficile de rester concentré de longues heures durant. Pour pallier cela, forcez-vous lors de vos plages de révisions à mettre votre téléphone en mode avion , apprenez à vous concentrer sur votre travail sans vous faire polluer par l’extérieur. Soyez un professionnel en devenir. Conseil n°5 : Connaître le programme par cœur 🧡 La première des choses à faire pour réussir les concours de police est de maîtriser sur le bout des doigts le programme des matières juridiques annoncé par l’arrêté qui encadre les épreuves du concours. n Que ce soit pour les épreuves du concours d’officier ou du concours de commissaire, l’étendue du programme en droit pénal (général), procédure pénale et droit public est vaste et mérite une attention toute particulière. Généralement, il faut entre 3 et 5 lectures pour assimiler le contenu de ce que nous lisons. Il n’y a pas de miracle, cela demande du travail. En parallèle de ces lectures, nous conseillons à nos étudiants d’apprendre le plan de nos polycopiés juridiques par cœur. Cela aide non seulement à faciliter le travail d’apprentissage des notions mais également à cibler immédiatement la question posée lors des épreuves. 💡Le saviez-vous ? L’admissibilité au concours externe de commissaire de police est composée de 5 épreuves : Une dissertation de Culture générale, 5 heures, coef.4. Un cas pratique sur dossier, 4 heures, coef. 4. Un questionnaire sur les institutions françaises et européennes, le comportement citoyen et l’organisation de la police, 1 heure, coef. 3. Une dissertation de Droit public, 3 heures, coef. 4. Une dissertation de Droit pénal, 3 heures, coef. 4. L’admissibilité au concours externe d’ officier de police est composée de 5 épreuves : Une dissertation de Culture Générale, 4 heures, coef. 4. Un cas pratique sur dossier, 4 heures, coef. 3. Un questionnaire sur les institutions françaises et européennes, le comportement citoyen et l'organisation de la police, 1 heure, coef. 3. Un questionnaire de droit public, 1 heure, coef. 2. Une dissertation de droit pénal, 3 heures, coef. 2. Conseil n°6 : Maîtriser la méthode des épreuves 🖊 Une fois le fond technique juridique appris, il est très vivement recommandé de maîtriser également la méthode des exercices demandés lors du concours de police. Si certains exercices sont classiques et abordés dès l’Université (comme la dissertation en droit pénal ou l’épreuve de QRC en droit public), d’autres sont plus complexes car nouveaux pour un étudiant. Nous pensons bien sûr à la fameuse épreuve de note opérationnelle (qui mélange note de synthèse et résolutions de cas pratique à visées professionnelles) qui inquiète grand nombre de nos étudiants. Il faut dire que les sujets choisis sont des plus concrets : la note opérationnelle au concours de commissaire 2022 mettait les candidats dans la peau d’un commissaire confronté au mal être de ses effectifs ! Pour réussir cet exercice, il faut doubler la culture police d’une connaissance solide de la méthode. Et une méthodologie cela s’apprend ! A l’ISP, plus de 100 heures sont consacrées à la méthode ! Voici en quelques mots les attentes pour l’épreuve la plus originale qu’est celle du cas pratique sur dossier : L’objectif est que vous dégagiez des propositions et solutions argumentées à partir d’un dossier documentaire à caractère administratif ; Ainsi, après avoir lu attentivement le dossier documentaire, vous devez montrer votre capacité à vous projeter dans un cadre opérationnel (officier ou commissaire) et proposer des solutions à la commande posée et être capable d’argumenter la pertinence des solutions retenues ; Vous devez organiser votre copie en plusieurs parties (2,3 ou plus) et il faut respecter les conditions de formalisme (l’en-tête et signature (grade + fonction) notamment) prévues dans l’énoncé. Exemple de plan-type pour l’épreuve de cas pratique sur dossier : Bilan / État des lieux / Eléments de contexte Propositions / solutions Conseil n°7 : S'entraîner régulièrement sur des annales du concours 🏋🏾‍♀️ Vous maîtrisez le programme et la méthode des épreuves du concours de police ? Super ! Il est maintenant temps de s’entraîner pour consolider vos acquis. La clef pour réussir un concours de cette difficulté est de s'entraîner à toutes les épreuves (même celles qui vous semblent plus faciles) de manière régulière (faire la totalité des épreuves une fois par mois est un bon rythme) mais également de manière crescendo. A l’ISP, nous proposons à nos élèves 5 concours blancs avec l’entièreté des épreuves soit 25 concours blancs. L’idée est de faire les premiers concours blancs sans se mettre de pression, en ne respectant pas le temps imparti ou en s'aidant de supports documentaires. En revanche, il est important de réaliser les deux derniers concours blancs (la date du concours approchant) dans les conditions du concours. Quant aux sujets sur lesquels vous devez vous entraîner, c’est facile ! Reprenez les sujets d’annales des concours de Police présents sur le site de l’ISP. Pour chacun de ces sujets, réfléchissez à la manière dont vous pourriez actualiser la problématique et le corrigé. 💡 Le saviez-vous ? La prépa ISP met à disposition en libre accès plus de 15 ans d’annales et de correction des concours de police et ce, pour chacune des épreuves. Nous vous recommandons vivement de les consulter afin de vous donner une idée de la méthode à adopter et des attentes du jury. Conseil n°8 : Travailler sa culture générale 🧠 Contrairement aux idées reçues, les concours d’officier et de commissaire de police ne sont pas simplement des concours de juristes ! La dissertation de Culture Gé, commune à tous les concours (externes, internes, officiers et commissaires) est une épreuve importante au coefficient élevé (Coeff. 4). S’il y a un programme clair et net annoncé pour les épreuves juridiques, ce n’est pas le cas pour la Culture Générale. Préparer cette épreuve peut donc apparaître relativement compliqué. Réviser la Culture Gé peut se résumer en trois temps : Étape 1 : D'abord, approfondir les thèmes fondamentaux et généralement abordés dans le concours en s’appuyant sur les annales (ex. : l’Etat, la Démocratie, le Travail, le Pouvoir, etc). Étape 2 : Ensuite, suivre ses appétences personnelles . Vous adorez la géopolitique, l’économie, l’histoire ou encore les institutions politiques françaises ? C’est parfait ! Continuez et approfondissez ces sujets que vous aimez. Étape 3 : Enfin, soyez curieux ! La culture générale se travaille en continu et quotidiennement. Vous pouvez lire, vous poser des questions sur des sujets d’actualités, vous renseigner sur les personnalités historiques de votre ville, écouter les podcasts de l’ISP … La liste est infinie et chacun peut y trouver du plaisir. Faites un break culture G avec les podcasts sur les sujets suivants : 🎧 10 questions pour décrypter la situation politique au prisme de la culture générale 🎧 Les femmes dans le Jihad 🎧 Le Beauvau de la sécurité Conseil n°9 : Se tenir au courant de l’actualité 🗞 La maîtrise de l’actualité est très importante pour la réussite du concours, que ce soit pour l’épreuve de Culture Gé, de QRC ou pour le grand oral. En d’autres termes, aucune information importante et ce jusqu’au dernier jour des épreuves ne doit vous échapper. Pour cela, rien ne sert de perdre votre temps avec la lecture d’un quotidien qui serait trop chronophage. 📖 Notre conseil est d’en revanche s’abonner à un hebdomadaire , un bon moyen de ne louper aucune information tout en prenant de la hauteur sur les sujets abordés. Gardez également un œil attentif sur les actualités concernant les faits-divers et la police , ce seront toujours des questions à anticiper pour le grand oral. 🧐 Vous pouvez par exemple vous rendre régulièrement sur les sites policeetrealites.com et actu17.fr qui recensent toutes les infos concernant la police. A l’ISP, nous tenons nos élèves police informés de toutes les news les plus importantes concernant la police (nouvel équipement, actus juridiques, communiqués de la police nationale, etc.) via un groupe Facebook dédié à la promo. Conseil n°10 : S’abreuver de « culture police » 👮🏼‍♀️ Il faut dès à présent que vous en connaissiez un maximum sur le milieu de la police, son organisation, ses forces et ses faiblesses , mais également sur les outils qui feront votre quotidien . Sans parler de l’épreuve de QRC qui porte notamment sur l’organisation de la police et qui demande donc de bonnes connaissances à ce sujet, trop d’élèves arrivent aux oraux tout en ayant aucune idée de la réalité du métier de policier. Un tel cas de figure peut se révéler très agaçant pour le jury qui doute de la motivation de l’étudiant à rentrer dans le métier. Par exemple, si le jury vous demande le poids d’un SIG-Sauer (arme de service) ou le nombre de policiers en service, vous devez absolument être en mesure de donner une réponse dans le bon ordre de grandeur. Pour être au courant du quotidien d’un policier, il est bien sûr intéressant de pouvoir effectuer un stage (conseil n°18), que celui-ci soit en police nationale, municipale ou en gendarmerie. Vous pouvez également vous rendre régulièrement sur les sites des différents syndicats qui mettent à votre disposition un certain nombre de dossiers sur les problématiques récentes auxquelles ils sont confrontés, mais également des documents chiffrés ou des documents techniques (légitime défense, maniement d’une arme, etc.) particulièrement intéressants. 📚 💡 Le saviez-vous ? Un Sig-Sauer SP 2022, crée en 1998, pèse 830 grammes (non chargé) Conseil n°11 : Rester irréprochable ! 😇 Cette préconisation peut prêter à sourire, mais pourtant… Il faut que vous soyez un citoyen modèle ! Vous allez devenir policier et il est à ce titre évident que vous devez absolument avoir une attitude irréprochable vis-à-vis de la loi. Ainsi, restez éloigné de toutes situations qui pourraient poser problèmes : bagarres, drogues, conduites dangereuses sur la route, prostitution… Tout cela est impensable pour un futur policier qui représentera à l’avenir à la fois l’ensemble du corps, mais également l’Etat dans son entièreté.👌 Évidemment, ce conseil vaut pour les conduites pénalement répréhensibles : il ne faut aucune mention incompatible avec l’exercice des fonctions dans le bulletin n°2 du casier judiciaire . Faites attention à votre conduite de manière générale et à tout ce qui pourrait vous être reproché lors de l’enquête de moralité. A ce titre, faites le tri sur vos réseaux sociaux ! Googlez votre nom et vérifiez ce qui ressort ! Conseil n°12 : Garder le mental 🤯 La préparation aux concours de police peut s’avérer être un véritable marathon : il faut tenir sur la durée, sans s’épuiser et tout en restant efficace. L’objectif est de travailler, un maximum et tant que vous le pouvez. Même fatigué, il est plus efficace de travailler que de ne rien faire. A l’ISP, nous proposons à nos étudiants un véritable soutien personnel . Les élèves ont notre numéro de portable et peuvent nous contacter à tout moment pour des questions d'organisation de travail mais également dans leurs petits moments de stress. Pour vous montrer l’état d’esprit de combattant de nos étudiants et qui devra être le vôtre lors des concours, un de nos élèves s’était déboité l’épaule lors d’un entraînement sportif la veille du jour de l’épreuve sportive ! Et bien croyez-le ou non, il a réalisé tout le parcours avec un seul bras et a finalement été admis ! 💪 Du reste, il est important de se fixer « des carottes » qui viendront récompenser votre travail. Un week-end entre amis ou en famille, une semaine au ski, ou une escapade romantique… prévoyez de bons moments où vous vous autoriserez à ne pas travailler. Conseil n°13 : Prendre dès à présent une posture de « policier » 👔 Force, stabilité, poigne, diplomatie, autorité, sens de l’honneur et du dévouement : voilà la posture qui doit être la vôtre et ce, même avant d’avoir été reçu aux concours. D’une part, avoir cet état d’esprit lors de votre préparation vous aidera à garder votre calme face au stress et à parvenir avec aisance au bout de vos révisions. D’autre part, il est très important que vous vous comportiez en futur policier lors de vos oraux. Il faut que le jury vous imagine dans la peau d’un officier ou d’un commissaire . Un élève pas assez sûr de lui ou au contraire trop impatient et orgueilleux ne pourra satisfaire les examinateurs. Conseil n°14 : Aborder les oraux comme des entretiens d’embauche 🎤 Grand oral, mise en situation individuelle ou collective, les oraux des concours police ne ressemblent en rien aux oraux techniques de l’Université . Votre savoir, le fond technique juridique que vous possédez, a été jugé lors des écrits. Pour les oraux, le jury se place en tant que recruteur. En d’autres termes, il veut savoir si vous allez faire un bon collègue ou non, donc soyez sympathique et avenant ! Que ce soit pour le grand oral ou pour les mises en situation, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, on vous demande uniquement de la pertinence et du bon sens , alors réfléchissez aux questions avant de répondre. Lors des oraux ne soyez pas déstabilisé, il est fréquent que ces épreuves soient volontairement sportives avec un jury un peu agressif, restez calme et maître de vous. 💡 Le saviez-vous ? Les épreuves des concours externes d’officier et de commissaire de police : L’admission au concours externe de commissaire de police est composée, outre les épreuves sportives, de 5 épreuves 📆 : Tests psychotechniques , 3 heures 30, non noté. Mise en situation individuelle , 30 minutes, coef. 4. Mise en situation collective , 35 minutes, coef. 4. Oral de langue , 20 minutes, coef. 4. Entretien individuel , 35 minutes, coef. 7. L’admission au concours externe d’officier de police est également composée, outre les épreuves sportives, de 4 épreuves 📆 : Tests psychotechniques , 3 heures 30, non noté. Mise en situation individuelle , 30 minutes, coef. 4. Oral de langue , 15 minutes, coef. 3. Entretien individuel , 35 minutes, coef. 5. Conseil n°15 : Ne pas négliger le sport 🏃🏼‍♀️ Les entraînements sportifs, la bonne condition physique sont des éléments qui font partie intégrante du métier de policier. Chaque année de nombreux candidats admissibles passent à côté du concours de leur rêve à cause des épreuves sportives . Les épreuves sportives peuvent surprendre par leur technicité. C’est d’ailleurs pour cela qu’à l’ISP, nous proposons à nos étudiants des entraînements sur un parcours similaire à celui du concours. Néanmoins, elles ne vous demandent pas d’être un sportif professionnel. 🤸‍♀️ Pour réussir le sport, cela ne fait aucun doute : il vous faut de l’entraînement et ce, plusieurs mois avant le concours. Conseils pour le PHM (Parcours d’Habilité Motrice) : une bonne condition physique et de bonnes ressources musculaires suffisent. Nous vous préconisons de viser une à deux séances de musculation par semaine en combinant dans votre routine des exercices polyarticulaires aux exercices d’isolation . 🏋️‍♀️ Conseils pour le TECR (Test d’Endurance Cardio-Respiratoire , appelé communément le Luc léger) : il faut vous entraîner sur du cardio. Commencez avec une sortie ou deux par semaine de course à pied , à vitesse modérée, avant de faire du fractionné à deux mois de l’épreuve. 🏃🏼‍♀️ Conseil n°16 : Ne pas négliger la LV1 🇬🇧🇮🇹🇪🇸🇩🇪 Pour les concours externes, l’oral en LV1 (anglais, espagnol, italien ou allemand) est une épreuve obligatoire . Comme le sport, vous ne pouvez commencer à travailler la langue vivante le jour des résultats d’admissibilité. Il serait trop dommage d’avoir réussi toutes les étapes du concours pour finalement se faire recaler sur l’oral de langue. Pour les étudiants ayant déjà un bon niveau, cela suffit, le jury ne vous demande pas d’être bilingue , mais simplement d’ être capable de se présenter et de répondre à des questions relatives à un document . Contentez-vous de pratiquer la langue régulièrement, au moins une fois par semaine, pour ne pas perdre vos acquis. 😛 Pour les novices dont la LV1 est le point faible, il est nécessaire de s'entraîner au minimum 15 minutes tous les jours : lire des articles ou des romans, écouter des podcasts, rédiger un texte de présentation et de motivation que vous répétez régulièrement, solliciter des amis autour de vous qui pourraient discuter dans la langue avec vous, bref, cherchez tous les moyens pour progresser efficacement en un minimum de temps. 🎓 Conseil n°17 : Prenez le bon matériel pour le jour-J du concours 🖊📃 Pour réussir les concours d’officier ou de commissaire de police le jour J, pensez à prendre le Code pénal et celui de procédure pénale (non annotés) pour les épreuves de cas pratiques et/ou de dissertation. Également, n’utilisez qu’un stylo (non effaçable) d’une seule couleur (bleu ou noir) dans la copie. Dès lors que plusieurs couleurs sont utilisées dans la même copie, cela est considéré par l’examinateur comme un « signe distinctif » et la copie ne sera pas prise en compte. Conseil n°18 : Faites des stages 🧳 Comme vu au point n°14, les oraux sont abordés par le jury comme un entretien d’embauche. Pour réussir cet exercice, rien de tel que d’avoir fait un stage au préalable ! Cela vous permettra : de prouver votre motivation , d’ adopter de véritables réflexes opérationnels , d'avoir une vraie connaissance du milieu policier le Jour J. Pour trouver un stage, il peut parfois suffire de frapper aux portes du commissariat de votre ville armé d’un CV et d’une lettre de motivation ! Les policiers sont généralement ravis, s’ils le peuvent, de vous faire découvrir leur métier. Depuis peu, vous pouvez également rejoindre la réserve opérationnelle de la police nationale avec 90 jours de missions au maximum sur l’année ! Un bon moyen pour profiter d’une réelle expérience de terrain ! Quelques mots sur la Prépa ISP qui nous livre ces conseils : La Prépa ISP, prépa aux concours juridiques , depuis 1984, a aidé plus d’un millier de candidats à devenir officiers ou commissaires de police. L’ ISP s’inscrit aujourd’hui comme prépa leader pour une formation efficace aux différents concours de police. Ayant commencé par les concours de commissaire de police (en 2007), puis ceux d’officier de police et de gendarmerie (en 2009), nous obtenons depuis treize ans entre 22 et 33% de reçus pour des concours où le taux national de réussite est autour de 2%. Notre formation, réalisable entièrement à distance, vous conduit étape par étape, de l’admissibilité à l’admission et grâce à un corps professoral composé d’universitaires et de commissaires de police, à la réussite aux concours.

  • Top 10 des films sur le monde du droit à voir absolument

    Lifestyle Vous êtes étudiant en droit et vous cherchez un bon film ou un bon documentaire sur le monde du droit à regarder ? Voici le top 10 des films que les juristes doivent absolument regarder, avec un résumé de chaque chef d’œuvre en vous précisant pourquoi il vous sera utile. 🎬 Sommaire 🤯 1. « La ligne verte » 😡 2. « 12 hommes en colère » 🔊 3. « À voix haute - La force de la parole » 👮‍♂️ 4. « Polisse » 👥 5. « Le brio » ⚔ 6. « La défense Lincoln » 👿 7. « L’associé du diable » 🙅‍♂️ 8. « 9 mois ferme » 🔫 9. « La faille » 👩 10. « La fille au bracelet » 😅 Bonus : l'émission juridique Law'ctogone Il est vendredi soir, vous êtes fatigué de votre semaine, mais vous devez travailler votre cours de droit pénal. Vous vous dites que vous le ferez demain, mais vous culpabilisez de ne pas travailler. Dites-vous que ce n’est pas grave ! Vous serez plus efficace demain. Alors ce soir, pour lier l’utile à l'agréable, rangez vos cours et vos codes, jetez vous dans un film sur le droit pour améliorer votre culture cinématographique et juridique. Histoire de ne pas culpabiliser et d’avoir l’impression que vous travaillez un peu. 1. « La ligne verte », un film époustouflant sur la peine de mort 🤯 La 1ère place des films du monde du droit est un incontournable nommé « La ligne verte » sorti au cours de l’année 1999. Ce film américain a notamment obtenu 3 Saturn Awards en 2000, dont un pour le meilleur film. Parmi ses acteurs, Tom Hanks, Davis Morse, Michael Clarke Duncan ! Le casting claque comme une guillotine, on ne va pas se mentir ! Le résumé du film « La ligne verte » : 🎬Un pensionnaire d’une maison de retraite, âgé de 108 ans, raconte son histoire. Anciennement chef pénitencier d’une prison, son rôle était de s’assurer du bon déroulement des exécutions capitales. Il tentait, tant bien que mal, d'adoucir les derniers moments de vie des condamnés. Il raconte notamment l’histoire de John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux jeunes filles. Il s’intéresse à cet homme avec qui il tissera des liens très forts. Pourquoi on adore « La ligne verte » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰La note de Pamplemousse : 4,8/5 La rédaction de Pamplemousse Magazine a regardé ce film et l’a adoré, on a même lâché une petite larme à un moment ! Ce film est, selon nous, l’un des plus beaux du cinéma, mais également l’un des plus tristes. On peut le dire, c’est également l’un des meilleurs films de Warner Bros. Il dure moins de 3 heures, mais nous plonge dans une captivité totale. Ce n’est pas étonnant qu’il ait fait un peu moins de 2 millions d’entrées lors de sa sortie en France. Pourquoi il faut absolument regarder « La ligne verte » quand on est étudiant en droit ? 🤩 Ce film vous plongera dans un univers carcéral et vous fera réfléchir sur la question de la peine de mort. Ce chef d'œuvre est en effet une brillante réflexion sur la peine capitale. Vous verrez que personne ne sort indemne de prison… prisonniers comme gardiens de prison. Les étudiants en droit voulant se tourner vers une carrière pénitentiaire doivent absolument avoir vu ce film . ❤️ Le saviez-vous ? Ce film est l’adaptation d’un roman de Stephen King. D’ailleurs, on vous met au défi de trouver les différences entre le livre et le film. Il y en a un paquet ! Le 26 Août 1981, la peine de mort est abolie à l’initiative Robert Badinter, garde des Sceaux de l’époque. 2. « 12 hommes en colère », un film historique sur la justice et la vérité Crédit : AlloCiné 😡 La seconde place de ce top 10 des films du monde du droit revient à …. *roulements de tambours* : « 12 hommes en colère ». Ce film est sorti au cinéma en 1957. Ce chef-d’œuvre américain a notamment obtenu u n ours d’or au festival International du film de Berlin, en 1957. Parmi ses acteurs : Henry Fonda, Lee J.Cobb, Ed Begley, Jack Warden. Bon, on avoue qu’on n’en connaissait pas la moitié. Mais on vous jure, c’est un super film avec des acteurs géniaux ! Le résumé du film « 12 hommes en colère » : 🎬 Un jeune homme est accusé du meurtre de son père et risque d’être condamné à la peine de mort. Le jury qui gère cette affaire est composé de douze hommes. Pour établir le verdict, les douze jurés votent. Onze d’entre eux votent coupable et un juré vote non coupable. Or, la décision doit être prise à l’unanimité. Le jury ayant voté non coupable explique donc sa décision. Il dit qu’il a un doute et en propose que l’homme puisse s’expliquer devant le jury. Le prévenu va donc tenter de convaincre chaque juré un par un. Pourquoi on adore « 12 hommes en colère » ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,7/5 On a voulu regarder ce film, on a vu qu’il était en noir et blanc, on s’est dit : flemme ! Mais au final, on l’a visionné et on aurait eu tort de ne pas le faire. Ce film s’étend sur une durée de moins de 24 heures, et en huit clos. Il nous a fait bien réfléchir sur la justice et la vérité. On s’est demandé si on pouvait vraiment accorder notre confiance à la justice, car les jurés peuvent se tromper. Toute sa durée, ce film nous a tenu en haleine et nous a énormément intrigués. Et les débats du film sont passionnants ! On vous recommande cette œuvre à 100% ! Pourquoi il faut absolument regarder ce film ? 🤩 Ce film, comme la plupart des films de ce classement, est lié au droit pénal. Vous plongerez dans la peau d’un accusé, mais également dans la peau des jurys d’affaires pénales. Si vous êtes en L2 et que vous avez l’impression que le droit pénal ne vous servira pas, regardez ce film et vous changerez d’avis ! D’ailleurs, VOUS DEVEZ le regarder. ❤️ Le saviez-vous ? Ce film a été écrit d’après une pièce de théâtre de Reginald Rose. Cette écrivaine a elle-même été jurée et raconte son expérience. De plus, le film a été tourné en un temps record de 21 jours. 3. « À voix haute - La force de la parole » pour développer vos qualités d’orateur Crédit : AlloCiné 🔊 La 3ᵉ place de ce top est décernée à un documentaire français de 2016, nommé « À voix haute - la force de la parole ». Ce film a notamment remporté le prix des étudiants dans la catégorie documentaire au Festival 2 Valenciennes de 2017. Comme acteurs, vous y retrouverez : Alexandra Henry en metteuse en scène, Loubaki en écrivain poète slameur, Me Bertrand Perier en avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation (d’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur cet avocat : déouvrez l’interview totalement folle de Bertrand Périer [Vidéo]), Isabelle Chataigner en avocate à la cour de Paris. Mais également Leila Bekhti, Kery James, Edouard Bauer etc. Et plein d’étudiants. En bref, que des pros de la prise de parole ! Le résumé du film « À voix haute - La force de la parole » : 🎬 Ce film se penche sur le concours “Eloquentia”, concours d’éloquence organisé chaque année à l’Université de Saint-Denis Le film retrace toute la préparation et le passage à l’oral des étudiants souhaitant participer à ce concours. Au fil des semaines, des avocats, professeurs, metteurs en scène, slameurs vont leur enseigner la rhétorique. Cela permettra aux candidats de s’affirmer et de révéler leur potentiel. Pourquoi on adore « À voix haute - La force de la parole » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,6/5 Nous, qui adorons tout ce qui concerne l’art oratoire, avons été submergés par ce documentaire . Il nous a même donné envie de nous lancer dans des concours d’éloquence. Au cours de ce film, on voit bien ce que parler veut dire , on étudie le discours argumenté, on admire la beauté et le sens des mots. À aucun moment on ne s’est ennuyé. En plus de valoriser la diversité culturelle, la liberté d’expression, la créativité et pleins d’autres valeurs, ce film fait rire et transmet énormément d’émotions. On suit les élèves formés dans leur évolution et ces derniers s’avèrent très attachants. Et on ne vous parle pas des formateurs qui sont géniaux ! Bref, un film à voir de toute urgence ! Pourquoi il faut absolument regarder « À voix haute - La force de la parole » ? 🤩 Les étudiants souhaitant améliorer leur technique oratoire ou les timides qui veulent vaincre cette timidité doivent absolument voir ce film. Cette œuvre cinématographique donne des techniques afin d’être plus à l’aise à l’oral. Vous devez également avoir vu ce film si vous voulez vous tourner vers une carrière d’avocat, de magistrat ou si vous souhaitez participer à un concours d’éloquence. ❤️ Le saviez-vous ? Le producteur de ce film a eu un prof de cinéma qui lui a dit : « Faites des films qui changeront votre vie. Car si le film fonctionne, il pourrait changer la vie de millions de gens. Sinon, il aura au moins changé la vôtre. » Et selon lui, ce film a changé sa vie. Cette œuvre cinématographique a d’abord été diffusée sur YouTube puis sur France 2 et a réuni plus de 560 000 téléspectateurs. Pas mal non ? Pour apprendre votre droit pénal facilement, vous pouvez vous procurer les flashcards de droit pénal général 4. « Polisse » , un film bouleversant sur la police Crédit : AlloCiné 👮‍♂️ La 4ᵉ place du classement revient à « Polisse » , le célèbre film français sorti en 2011 de Maïwenn. Il a obtenu le prix du jury au festival de Cannes de 2011. Et, on ne va pas se le cacher, le casting est pas mal du tout. Plusieurs stars de renoms comme : Karin Viard, JoeyStarr, Marina Foïs, Nicolas Duchauvelle, Maïwenn… Le résumé du film « Polisse » : 🎬 Découvrez dans un film, rempli de rebondissements, le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs). Ce film retrace le quotidien de ces policiers, entre garde à vue de pédophiles, arrestations de pickpockets mineurs et problèmes de couple. Découvrez comment ces policiers tentent de trouver un équilibre entre leur vie privée et la réalité de leur métier. Vous verrez que certains ont du mal à supporter leur métier et la pression qui repose sur eux. Pourquoi on a adoré « Polisse » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,6/5. Ce film nous a profondément touché. Des enfants et des victimes racontent leur histoire. Même si ce film accentue l’influence du travail sur la vie privée des policiers, il est très réaliste. Il nous montre le lien que certains policiers peuvent avoir avec des victimes et c’est très bouleversant. La fin nous a un peu secouées, pour être honnêtes. Pourquoi il faut absolument regarder « Polisse » ? 🤩 Vous plongerez dans la vie d’une brigade de protection des mineurs, comme Agnès Naudin que nous avons eu le privilège d’interviewer et dont la vidéo a fait le tour du web ( [Vidéo] “Ma fille a 16 ans, elle commence à avoir des seins, c’est parti” ). Autant vous dire que si vous vous destinez à des professions policières, ce film est fait pour vous. Si cet univers vous passionne, vous intrigue ou vous intéresse, vous devez regarder ce film. Il est vraiment top et touchant. Et en plus, [ATTENTION SPOILER] on y voit un JoeyStarr qui tombe amoureux ! ❤️ Le saviez-vous ? Maïwenn, la réalisatrice du film, concernant la faute au titre du film « Polisse » : « J'ai eu envie d'intituler le film “Vous êtes de la police ?” Et je me suis rendu compte qu'il avait également été utilisé il y a quelques années. » C’est après, en voyant son fils écrire avec la faute d’orthographe « Polisse » qu’elle a décidé du titre du film. Le parfait mix entre police et enfance. 5. « Le brio », un film qui casse les clichés du déterminisme social Crédit : AlloCiné 👥 « Le brio » , sorti en 2017 au cinéma, constitue la 5ᵉ place de ce classement des 10 films sur le monde du droit. Camélia Jordana a obtenu le César du meilleur espoir féminin grâce à cette œuvre. Et on comprend pourquoi ! Dans ce film, elle est accompagnée de Daniel Auteuil et Yasin Houicha. Le résumé du film « Le brio » : 🎬 Ce film retrace la première année d’une étudiante d’Assas, qui a grandi à Créteil. Elle rêve de devenir avocate, c’est pour cela que dès son premier jour de fac, elle se confronte à un professeur connu pour ses multiples provocations et dérapages. Elle décide par la suite, pour se racheter, de participer à un concours d’éloquence. Découvrez la préparation de Neïla Salah au concours d’éloquence d’Assas, avec ses joies et ses rebondissements. Pourquoi on adoeé « Le brio » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,5/5 Ce film qui casse les clichés du déterminisme social nous a beaucoup inspiré. Durant tout le film, nous avons été captivés par l’apprentissage des stratagèmes et des codes de la rhétorique. Nous avons également beaucoup ri. Et surtout ! Cette œuvre nous a donné beaucoup d’espoir ! Elle montre que tout est possible, peu importe d’où l’on part. Et puis, on l’avoue, on s’est beaucoup attaché au personnage incarné par Camélia Jordana, qui joue une fille sympathique et déterminée. Pourquoi il faut absolument regarder « Le brio » ? 🤩 Si vous êtes étudiant en première année de droit et que vous ne savez pas comment vous intégrer, ce film vous montrera que, bien qu’il n’est pas facile de vous incorporer dans un nouvel univers, cela est possible. Ce film vous servira également si vous souhaitez devenir avocat, juriste d’entreprise, magistrat ou tout autre métier où vous devez parler à l’oral. Il vous sera aussi utile si vous avez comme ambition de participer à des concours d’éloquence. En effet, il vous éclairera sur les techniques à utiliser pour passionner votre auditoire. Si vous voulez voir Camélia Jordana faire autre chose que chanter, foncez !!! ❤️ Le saviez-vous ? Le livre « L’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer est cité durant tout le film. On vous conseille d’ailleurs grandement de le lire. Rendez-vous ici si vous voulez lire d’autres livres qui vous serviront durant vos études de droit. 6. « La défense Lincoln », une folle leçon de manipulation Crédit : AlloCiné ⚔ En 6ᵉ position, le film américain « La défense Lincoln » , sorti en 2011. Parmi les acteurs : Matthew McConaughey, Marisa Tomei, Ryan Phillippe. Le résumé du film « La défense Lincoln » : 🎬 Michael Haller, avocat de bas étage, défend les petits voyous. Jusqu’au jour où il décroche ce qu’il pense être l’affaire de sa vie : la défense d’un riche play-boy de Beverly qui est soupçonné de tentative de meurtre. Ce qui paraissait être une affaire facile se transforme en confrontation de deux as de la manipulation. Pourquoi on a adoré « La défense Lincoln » ? 🥰 La note de Pamplemousse Magazine : 4,5/5. Ce film d’un peu moins de 2 heures nous a captivé. Il nous enseigne l’art de la manipulation (technique non recommandée, mais qui est bonne à connaître, pour ne pas se faire avoir). Il nous instruit également sur les magouilles qui peuvent se dérouler dans les prétoires américains. On voit que, contrairement à la France, en Amérique il est plus facile de corrompre la justice. On a également été choqués par le malheureux fossé entre le luxe de Beverly Hills et la violence des ghettos. Pourquoi il absolument regarder « La défense Lincoln » ? 🤩 Si vous vous destinez à une carrière d’avocat, que vous voulez en apprendre plus sur ce milieu et rentrer dans la vie d’un professionnel de la justice, vous devez voir ce film. Et même si vous vous destinez à tout autre profession juridique, d'ailleurs ! Vous apprendrez comment les avocats vivent la gestion de leurs affaires et vous en saurez plus sur l’art de la manipulation utilisée par les avocats américains. 7. « L’associé du diable » la puissance du mal et du mensonge Crédit : AlloCiné 👿 Le 7ᵉ chanceux de ce classement est le film américain « L’associé du diable » , sorti sur vos écrans en 1998. Bon ok, peut-être que vous n’étiez même pas né, mais ça ne fait pas de mal de connaître ses classiques. Ce film a obtenu le prix du meilleur film d’horreur lors de la 24ᵉ cérémonie du Saturn Award. Au casting, de grands acteurs comme Keanu Reeves Al Pacino et Charlize Theron et bien d’autres. Le résumé du film « L’associé du diable » : 🎬 Le personnage principal, Kevin Lomax, avocat brillant, se fait approcher par un grand cabinet New Yorkais. Il devient vite le protégé du patron, un homme énigmatique. Il va vite être déstabilisé qu’il va se voir confier les plus gros dossiers. Petit à petit, le patron devient son mentor. Mais l’ambition a un prix ! Prêt à tout pour réussir, Kevin va alors vendre son âme au diable. Pourquoi on a adoré « L’associé du diable » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,3/5. Le nom de ce film nous a intrigués alors on voulait en savoir plus. Et on n’a pas été déçus ! Ce film nous a marqué ! Avec de nombreux monologues, il nous montre la puissance du mal et du mensonge. Mais c’est également un film qui met en scène un homme rempli de pouvoir et d’ambition. On l’avoue, la fin nous a bien fait réfléchir... Pourquoi il faut absolument regarder « L’associé du diable » ? 🤩 Ce film, on vous l’accorde, est un peu vieux (mais il n’y a pas d’âge pour un chef d'œuvre). On ne pouvait pas ne pas le mettre dans ce classement ! Si vous vous destinez à une carrière d’avocat et que vous voulez travailler dans un grand cabinet, vous devez l’avoir vu. Vous verrez que rien n’est impossible ! Et que quand on y croit, on est capable de grandes choses. ❤️ Le saviez-vous ? Lorsque l’écrivain du roman a proposé à Warner Bros d’adapter le film, son pitch ne tenait qu’en une seule phrase « C'est à propos d'un cabinet d'avocats de New-York qui défend uniquement des coupables et qui ne perd jamais ». Comme quoi, pas besoin d’un long discours pour convaincre ! 8. « 9 mois ferme », une comédie pleine d’énergie Crédit : Télérama.fr 🙅‍♂️ En 8ᵉ position de ce classement, nous retrouvons « 9 mois ferme » , une comédie française qui est sorti en 2013. Il a obtenu le César du meilleur film en 2014. Parmi les acteurs, de grands noms : Albert Dupontel, Sandrine Kiberlain, Nicolas Marié. Le résumé du film « 9 mois ferme » : 🎬 Une juge aux mœurs strictes et célibataire tombe enceinte . Le problème, c’est que le père est un criminel poursuivi pour une épouvantable agression. Cependant, Ariane ne se souvient de rien, elle va alors essayer de savoir ce qu’il s’est passé. Pourquoi on a adoré « 9 mois ferme » ? 🥰 La note de Pamplemousse : 4,3/5. On a regardé ce film entre deux rédactions d’articles de Pamplemousse. Ce film se regarde rapidement, car il ne dure qu’1 heure 30 ! Et en vérité, on a trouvé que cette comédie française sur la grossesse était très bien filmée. Elle est remplie d’énergie, d’esprit et de malice. De plus, certaines scènes sont tournées dans le magnifique Tribunal de Paris ! Bref, on a adoré ce film. Pourquoi regarder ce film absolument « 9 mois ferme » ? 🤩 Ce film est super si vous voulez en apprendre plus sur le droit pénal et sur les criminels. Si vous vous destinez à une carrière de magistrat ou d’avocat, et tous les métiers présents dans les tribunaux, ce film est fait pour vous. Après cela, les tribunaux français n’auront plus aucun secret pour vous. ❤️ Le saviez-vous ? La juge qui incarne le procès contre Bob Nolan est une véritable juge. Eh oui ! On peut être juge et actrice ! 9. « La faille » un film sur un homme soupçonné de féminicide Crédit : AlloCiné 🔫Le film « La Faille » , un film américain sorti en 2007, apparaît en 9ᵉ position de ce classement des meilleurs films à regarder absolument. Les acteurs de ce film sont notamment Anthony Hopkins, Ryan Gosling, Savid Strathaim. Le résumé du film « La faille » : 🎬 Un homme assassine sa femme après avoir appris qu’elle le trompait. Il se rend donc à la police et avoue son crime, avant de plaider non coupable. L’avocat joué par Ryan Gosling tente de le faire condamner. Cependant, l’affaire s’annonce plus complexe que prévu… Pourquoi on adore « La faille » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 3,5/5. Bon soyons honnête, on a vu que Ryan Gosling jouait dans ce film , on n’a pas hésité 2 secondes pour le regarder. Ce film policier, très réaliste, part d’une histoire qui peut paraître classique, mais qui finalement s’avère intrigante, originale et passionnante. On ne s’est pas ennuyé durant toute la durée du film. L’enquête nous a captivés du début à la fin. Le dénouement du film nous a scotchés ! Vous aurez peut-être besoin, comme nous, d’explications pour comprendre cette fin du film. Pour cela, Google est votre ami. Pourquoi il faut regarder « La faille » quand on est étudiant en droit ? 🤩 Ce film est intéressant à regarder si vous faites du droit pénal et que vous voulez en savoir plus. Mais également si vous vous préparez à l’examen du CRFPA pour une carrière d’avocat pénaliste, car vous comprendrez mieux ce qui se passe dans la tête d’un criminel. Mais vous saurez également comment les avocats gèrent leurs affaires judiciaires. Et dans tous les cas, vous devez avoir vu ce film qui est passionnant. ❤️ Le saviez-vous ? L’avocat Bob Breech a été embauché par l’équipe du film en tant que conseiller. 10. « La fille au bracelet » : un film sur les sentiments d’un soupçonné Crédit : AlloCiné 👩Pour terminer, le dernier film de ce classement est sorti en 2019 sur vos écrans et se nomme « La fille au bracelet ». Ce drame français a obtenu le César de la meilleure adaptation en 2021. Parmi les acteurs : Mélissa Guers, Roschdy Zem, Chiara Mastroianni. Le résumé du film « La fille au bracelet » : 🎬Lise , une fille d’apparence sans histoire qui vient d’obtenir son bac, e st accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie. C’est pour cela que depuis deux ans, elle porte un bracelet électronique. Le film est concentré sur le procès en cour d’assises de Lise. Pourquoi on adore « La fille au bracelet » chez Pamplemousse Magazine ? 🥰 La note de Pamplemousse : 3,4/5. Tout au long de ce film dramatique, qui joue beaucoup sur la psychologie , nous avons été intrigués. En centrant tout le récit sur les sentiments de la jeune fille et de son père, ce film nous montre un réalisme sans faille. Nous avons trouvé qu’il collait très bien à la réalité du monde judiciaire. Par contre on ne sait toujours pas si on s’est attaché au personnage principal ou si on la haït. Un peu des deux à notre avis ! Pourquoi il faut regarder « La fille au bracelet » quand on est étudiant en droit ? 🤩 Ce film, très touchant, vous ouvrira les yeux sur la charge qui pèse sur les accusés ou les personnes suspectées d’un crime. Vous devez l’avoir vu si vous vous destinez à des carrières de magistrat ou d’avocat. Ou même si vous vous destinez à un métier qui est présent dans les tribunaux. Pour voir une critique de ce film plus approfondie de ce film consultez notre article : Critique de film : “La fille au bracelet” plongeon en cour d’assises ❤️ Le saviez-vous ? La Fille au bracelet est une adaptation d'Acusada, un film argentin de 2018. Le tournage s’est déroulé sur 32 jours. En bref, vous devez absolument avoir vu les films de ce classement si vous êtes en droit ou que vous vous destinez à une carrière juridique. Parmi ces films : La ligne verte ; 12 hommes en colère ; À voix haute - la force de la parole ; Polisse ; Le brio ; La défense Lincoln ; L’associé du diable ; 9 mois ferme ; La faille ; La fille au bracelet. Mais, cette liste de films sur le monde juridique et judiciaire n’est pas exhaustive, il y a également une multitude d’autres films à regarder quand on est en droit. Par exemple : West of Memphis, Snowden ; Les Sept de Chicago ; L’avocat de la terreur ; Outreau, l’autre vérité : Documentaire ; Omar m’a tuer ; La firme ; Jacqueline Sauvage : c’était lui ou moi . BONUS. L'ÉMISSION JURIDIQUE LAW'CTOGONE LAW'CTOGONE, le Duel des Juristes est une émission Youtube produite par les Editions Pamplemousse qui a pour ambition d'instruire, avec le sourire, et de d'aller à la découverte du droit au travers de jeux et duels endiablés entre des étudiants (représentant une faculté ou une école, par exemple), et praticiens du droit. Cette émission vous plonge dans des duels de connaissances, des challenges, avec de l'adrénaline, des blagues et des fous-rires. Et vous, quel film sur le monde du droit préférez-vous ? Anna Schlossberg

  • Top 5 des techniques de relaxation pour les étudiants en droit

    Conseils > Motivation/Bien-être Pour réussir, certaines techniques de relaxation doivent être connues par les étudiants en droit. Car les études provoquent un tourbillon d’émotions dont notamment du stress. Il peut être positif et vous permettra de vous surpasser, mais il peut aussi être néfaste si on ne le maîtrise pas. Voici 5 techniques pour vous relaxer durant vos études de droit. 🤗 Sommaire 📅 Technique 1 : S’organiser pour se relâcher mentalement 🤲 Technique 2 : Prendre du temps pour soi afin d’évacuer la pression 🧘 Technique 3 : Méditer pour une meilleure gestion du stress 🌳 Technique 4 : Faire une activité à l’extérieur 🍏 Technique 5 : Prendre de nouvelles et saines habitudes Technique 1 : S'organiser pour se relâcher mentalement Le manque d’organisation est l’une des premières causes d’échec en droit . 📅 On vous l’a certainement dit plusieurs fois mais on vous le répétera encore : « Pour ne pas vous sentir submergé, de l’organisation vous vous imposerez ». Oui, on sait, les études de droit sont chronophages et on a l’impression de constamment courir après le temps. Jongler entre la préparation des TD et les cours d’amphi (ou en visio !) n’est pas forcément facile. Le rythme important de la faculté génère du stress et, face à la masse de travail, il peut vous arriver de procrastiner . Au fil des semaines, le retard s’accumule et beaucoup d’entre vous se sentent débordés. Selon une enquête orchestrée par Pamplemousse Magazine : 70% des étudiants en droit se sentent dépassés par leurs études. On sait aussi qu’il faudrait presque 48 h dans une journée pour être capable de tout faire et pouvoir souffler un peu. Mais ce n'est pas possible… (Même si ça serait quand même super chouette). La solution pour faire face au stress et ainsi être plus relaxe ? L’organisation ! 😰 Pour vous relaxer, il s’agit donc de savoir vous organiser. - Profiter d’un semainier 📆 Pour vous organiser, vous pouvez vous créer un semainier, c’est à dire un agenda détaillé de ce que vous prévoyez de faire chaque jour de la semaine . Chaque dimanche, prenez donc le temps de faire un planning pour la semaine à venir (heures de cours, révisions, fiches, TD…). Pour que votre planning soit moins monotone, vous pouvez alterner les matières ou les phases d’apprentissage et de préparation de travaux dirigés. En travaillant de cette manière vous aurez l’impression d’avancer un peu partout . Vous pourrez alors vous sentir plus en contrôle des évènements et ainsi moins stressé, et plus relaxé. - Se fixer des objectifs 🗒 Fixez-vous des objectifs pour chaque semaine, sans pour autant qu’ils soient trop ambitieux. Chaque objectif doit être S.M.A.R.T. : c’est à dire spécifique, mesurable, atteignable, réalisable et temporellement défini. En bref : Il vous faut connaître vos capacités et la charge de travail que vous pouvez abattre par jour. Si certains peuvent travailler 12h d’affilées sans aucun problème, d’autres ont besoin de plus de pauses pour garder leur concentration au maximum. Certains travaillent mieux le soir (dormez la nuit !), d’autres le matin. Qu’importe ! Votre emploi du temps doit vous correspondre en tout point. Il doit être fait sur mesure pour vous. Il faut qu’il vous motive ! Technique 2 : Prendre du temps pour soi afin d’évacuer la pression Prendre du temps pour soi permet de se détendre 🤲 Lors de vos temps de pause ou le soir quand votre productivité se trouve au plus bas, profitez-en pour faire ce que vous aimez . Cela est essentiel si vous ne souhaitez pas finir en burn-out. Vous le savez, les études de droit demandent une charge de travail et une implication importantes. Résultat, vous passez, en plus des cours, de nombreuses heures à travailler et préparer vos TD. Le problème, c’est que votre cerveau ne peut rester concentré plus d’un certain temps. Après cela, il sature et vous vous fatiguez mentalement et n’êtes plus efficace. Face à cela et au temps qui passe, le stress monte. Certains étudiants en droit culpabilisent même de ne pas prendre de pause. ”Quand l’étudiant en droit fait une pause, il ne se repose pas, il culpabilise” se dit-il dans les couloirs des facultés. Mais sachez une chose, le repos et prendre du temps pour vous fait partie de votre job d’étudiant : vous ne pouvez pas travailler constamment. Il est donc primordial de profiter de ces temps où votre cerveau n’est plus efficace pour prendre du temps pour vous. Si cela peut vous rassurer : votre cerveau “travaillera” quand même pendant vos temps de pauses car il en profitera pour traiter les nouvelles connaissances acquises. Pour évacuer la pression, prenez du temps pour faire ce que vous aimez. 🏋️‍♀️ Vous pouvez faire des choses diverses et variées, du moment que ce n’est pas en rapport avec le droit et que votre cerveau n’est pas réquisitionné. Le but est de relâcher la pression. Faire la cuisine : Vous pouvez par exemple, prendre une heure pour vous faire à manger . Il existe différents livres sur la cuisine étudiante, alors, lancez-vous ! Et, bonne nouvelle, c’est adapté au budget et à la kitchenette mal équipée d’un studio de 20m2, que demander de mieux. Tentez la pâtisserie : gâteaux au chocolat et autres cookies vous attendent. Vous prendrez plaisir à cuisiner mais aussi à déguster ces merveilles ou à en faire profiter vos proches. Saviez-vous que le chocolat est bon contre le stress ? Faire du sport : Vous pouvez aussi en début ou en fin de journée vous réserver une heure pour marcher seul ou avec une personne qui vous fait du bien . Il est important de s'aérer et de ne pas rester coincer entre les murs de votre appartement. Faire des activités artistiques : Vous pouvez également améliorer votre créativité et améliorer en plus vos capacités de concentration en peignant, dessinant ou en allant voir des expositions. Utiliser la musique comme anti-dépresseur : Petit clin d'œil à nos pamplemousses mélomanes car d’après certaines études, chanter, écouter ou jouer de la musique permettrait de réduire le stress et de se vider l’esprit. Pour cela, rien de plus facile : mettez à fond une bonne vieille chanson de Madonna (ou toute autre icône pleine dePeps) et lancez-vous dans un karaoké endiablé. Avec cette technique de relaxation, évacuez vos énergies négatives de manière fun et décomplexée. Technique 3 : Méditer pour une meilleure gestion du stress 🧘 La méditation est un excellent moyen de gérer son stress et de se concentrer sur soi-même. Notamment après une dure journée de droit administratif. La méditation est une pratique spirituelle orientale de relaxation, en dehors de sa dimension religieuse. Sa pratique comporte de nombreuses vertus sur le corps humain. Une étude MIT's McGovern Institute a confirmé que la méditation agit sur l’état de stress des écoliers mais aussi sur leurs performances. La méditation va notamment vous servir à évacuer le stress et vider votre tête pleine de décisions de justice, de commentaires d’arrêt et de cas pratiques. C’est essentiel pour vous, étudiant en droit, de déconnecter avec ses études de temps en temps, afin d’être plus efficace par la suite. Pour ceux qui pratiquent la méditation depuis longtemps, rien de plus facile. Pour les autres, on vous explique comment s’y mettre. Voici quelques pistes pour commencer la méditation pour vous permettre de vous relaxer. 👉 Pour commencer, une quinzaine de minutes par jour suffit. Le plus important réside dans la régularité de la pratique. Tout d’abord, installez vous dans un endroit calme, avec une lumière tamisée (par des bougies, des guirlandes de Led), Asseyez-vous en tailleur, dans la position du lotus. Placez vos mains sur vos genoux, la paume vers le ciel. Détendez vos épaules et fermez les yeux, concentrez-vous sur votre respiration. Inspirez … Expirez …. Des respirations profondes permettent de faire diminuer le stress. Pour cela il suffit de gonfler le ventre à l’inspiration et de le dégonfler quand vous expirez. La respiration abdominale ne semble pas naturelle ? Pourtant, elle permet de réguler les vagues d’émotions qui peuvent surgir ! Laissez vos pensées négatives ou positives vous traverser l’esprit sans y porter d’attention Pour ceux qui n’y arriveraient pas seuls, vous pouvez regarder en ligne des médiations audio-guidées. Elles sont plus ou moins longues. Trouvez la voix qui vous apaise et laissez-vous porter. Le soir, avant de vous endormir, vous pouvez également mettre une méditation guidée pour vous apaiser. Installez-vous et laissez-vous aller (en plus ça vous évitera de regarder les écrans juste avant de vous endormir. Un 2 en 1 efficace !). Sachez par ailleurs que de bonnes nuits de sommeil sont des alliées de poids pour lutter contre l’anxiété. En effet, une étude du laboratoire du sommeil et de l'imagerie neuronale de l'université de Berkeley a révélé que la privation de sommeil amplifie considérablement l'activité d'anticipation dans l'amygdale, notamment les réactions de peur et d'anxiété. C’est pour cela qu’il faut bien dormir pour vivre de façon plus relaxée et pouvoir ainsi dédier 100% de votre cerveau à vos missions d’étudiant. Voici deux liens de méditations guidées : Une méditation g uidée pour le soir Une méditation guidée afin d'entrer dans un sommeil profond Il y'a une multitude d'autres vidéos sur youtube alors soyez curieux et allez les consulter. Vous souhaitez apprendre à vous organiser comme un pro ? Découvrez notre article sur la technique Pomodoro Pour réussir vos études et gérer le stress, suivez Pamplemousse Magazine sur Instagram Technique 4 : Faire une activité à l’extérieur Il est essentiel de faire régulièrement une activité à l’extérieur de chez vous. 🌳 Plusieurs activités en dehors de vos études de droit s’offrent à vous, notamment trouver un petit job ou pratiquer la ronronthérapie. Il faut que vous puissiez sortir de chez vous pour vous libérer l’esprit et vous déconnecter de ces études de droit parfois très prenantes. Vous serez plus efficace si vous ne faites pas que travailler H24. Voici les choses que vous pouvez pratiquer afin de vous aérer l’esprit : 💶 Vous pouvez choisir une activité rémunératrice qui vous permettra de vous couper totalement (et joindre l’utile à l’agréable) ; par exemple, il est possible : de travailler le week-end dans un bar, dans une boulangerie, dans un supermarché, faire du babysitting ; ou encore d’intégrer une association. Le tout est de savoir faire la part des choses, ne vous impliquez pas trop non plus, il ne faut pas que votre job empiète sur vos temps de cours ou de pause. Quant aux amoureux des animaux, des solutions existent pour vous aussi : En effet, certaines applications vous permettent de prendre contact avec des propriétaires qui auraient besoin de vos services. Vous pourrez vous engager de la simple promenade de chien (Ce qui vous fera prendre l’air, plus d’excuse) à la garde de chat à domicile. Votre allié bien être en cette période ? La ronronthérapie. Pour les plus sportifs d’entre vous, une activité physique régulière dans la semaine, qui vous motive , vous donne l’envie et le sourire sera la clé pour vaincre le stress. Alors oui, les cours de sport peuvent coûter cher, et la salle n’est pas forcément votre da-da. Mais le jogging est, si ce n’est l’achat d’une bonne paire de chaussures, gratuite ! Heureusement, dans toutes les universités sont mises en place des activités physiques (Yoga pour la relaxation, escalade, danse, musculation, tennis, foot, golf…). Il y en a pour tous les goûts et pour chacun. Rapprochez-vous de votre SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives), grâce à votre contribution CVEC la pratique sera gratuite dans la plupart des établissements néanmoins, les places étant limitées il faudra vous inscrire pour vous rendre aux cours. NB: prenez du sport en matière optionnelle et gagnez des points facilement sur votre moyenne générale ! (astuce tirée dans “ Comment hacker sa L2 droit ? ”). Technique 5 : Prendre de nouvelles et saines habitudes Pour se sentir apaisé durant vos études de droit, il est conseillé d’évincer les mauvaises habitudes qui peuvent vous nuire. 🍏 La vie est une succession d’habitudes. Aussi petites soient-elles, sur la durée, elles ont un impact sur vous et votre réussite. Il s’agit donc d’évincer celles qui se mettent en travers de vos objectifs, et de les remplacer par de nouvelles. Il en va de votre état psychologique. Voici les mauvaises habitudes qui vous empêchent d’être totalement apaisé : ❌ Commençons par une tare que l’on a tous ou presque: la comparaison . Le conseil classique revient à dire : on ne se compare pas aux autres. C’est vrai ! Mais il n’est pas tout à fait exact. On oublie bien souvent de préciser que ce n’est pas le fait de se comparer aux autres qui est mauvais; mais c’est se dévaloriser qui l’est. Mesurez en réalité votre progression. C’est ce qui vous donnera confiance en vous (un facteur de réussite). C’est pour cela que vous devez comprendre vos échecs (et les points perdus sur votre copie), pour ne pas les réitérer. Savoir que votre camarade a eu une meilleure note que vous ne veut pas dire que vous êtes mauvais. Car c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. De plus, gardez en tête que tout le monde n’a pas les mêmes capacités de travail et les mêmes objectifs. Pour être meilleur et supprimer ce stress nocif, identifiez vos points faibles et vos points forts. Corrigez ce qu’il y a à corriger. En vous connaissant mieux vous arriverez à connaître vos faiblesses et à travailler en conséquence . Bye bye le stress. Par exemple : Vous rendez un TD que vous étiez sûr et certain d’avoir réussi, manque de pot, une semaine après, les copies sont corrigées et vous obtenez votre note : un beau 6. Vexant et a priori injustifié parce que vous aviez vraiment travaillé ; pour vous, votre copie valait au moins 14. Ne restez pas sur cet échec, reprenez votre copie le soir même , lisez les commentaires du professeur, comparez-la à la correction. Regardez vos erreurs avec humilité . Si c’est un problème de méthode reprenez cours sur la méthode, et regardez ce qui manque chez vous. Si c’est un problème de connaissances, regardez dans un manuel ce que vous n’avez pas compris. Ce n’est pas parce qu’on se trompe une fois qu’on reproduira toujours la même erreur. Il est possible de se corriger. Ce qui compte vraiment c’est la note finale. Deuxième chose à ne pas faire pour diminuer le stress : Manger trop de sucre et consommer trop d'excitants. Un petit point santé vous dit ? « Le stress se définit par des réactions de l'organisme, tant émotionnelles que physiques, face à une situation particulière ou à des facteurs de stress (stresseurs). Le stress est une réaction naturelle si celle-ci n'est pas excessive. A contrario, une situation de stress chronique peut être considérée comme étant pathologique et peut entraîner des désordres digestifs, des céphalées, des troubles du sommeil ou encore d'autres atteintes physiologiques » (Définition https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx? doc=stress_p ). Afin d’éviter l’augmentation d’un stress déjà présent, il est préférable de supprimer certains aliments comme : le sucre. L’hormone du stress, appelée cortisol, fait augmenter le taux de sucre dans le sang. Bon ok, on a pas trouvé de décision de justice pour justifier ça mais de nombreuses études le prouvent. Une étude de la faculté de médecine de l’université d’Emory a établit un lien entre la surconsommation de sucre et les comportements dépressifs et anxieux. C’est la même chose pour le café et toutes autres boissons à base de caféine ou d’excitants (Posez cette canette d’énergisant, on vous voit), ainsi que l’alcool. Oui on sait, c’est super triste et trop injuste… Mais faites nous confiance, en période de pression comme les révisions ou l’arrivée des partiels, notre corps est déjà surexcité et rien ne sert de le doper davantage. À la place de ces sucres et excitants, privilégiez des plantes ou certains aliments qui pourraient vous aider à vous détendre : Les infusions de plantes comme la Camomille et la Verveine seraient un bon début. Vous pouvez en trouver dans tous les supermarchés, en sachets prêts à infuser. Pour les plus écolos d’entre nous, tous les magasins de vrac en proposent. Ensuite il vous suffit de faire bouillir de l’eau et de laisser le mélange infuser une dizaine de minutes. Et, à vous la relaxation. Petit plus ? Mettez du miel dans votre infusion et hop encore un super aliment anti stress. Le chocolat est également votre allié, en particulier quand il est noir, car bien plus riche en magnésium. Il permet de réguler les humeurs alors ne vous retenez plus et sautez sur cette tablette qui vous fait de l'œil. Et n’oubliez pas de manger équilibré et de bien dormir. Retenez qu’il est essentiel de vous relaxer durant vos études de droit afin d’être efficaces. Pour cela, vous devez vous organiser, prendre du temps pour vous, méditer, faire une activité en dehors de vos études et surtout éviter certains éléments. Nous espérons que ces petits conseils vous aideront à prendre de nouvelles habitudes pour vous permettre de mieux encaisser les petites déconvenues liées aux études de droit. Votre cerveau a déjà fort à faire avec le stress qui survient des grosses charges de travail, des révisions et de l’arrivée des partiels. Prenez les bonnes décisions pour apprendre à vous faire du bien, à vous relaxer, à prendre soin de votre corps et de votre esprit. Enfin, n’hésitez pas à en parler, vous n’êtes pas seul face au stress. La Team Pamplemousse est là ! Pour de l'entraide et des discussions avec des étudiants en droit, rendez-vous sur le Discord officiel des étudiants en droit Technique Bonus : L'hypnose pour mieux dormir quand on est étudiant [VIDEO] Le stress et la pression des études provoquent l'insomnie fréquente chez les étudiants en droit, perturbant souvent le sommeil. Cependant, l'hypnose pourrait être la clé pour retrouver un sommeil profond et réparateu. Le programme d'hypnose , développé en partenariat avec Psychonaute, est conçu pour vous aider à combattre les insomnies en favorisant la détente et le lâcher-prise. Ces éléments essentiels vous permettront de trouver plus facilement le sommeil, même pendant les périodes de révisions intenses ou de partielles. Les capsules "Récupérer de l'énergie" et "Apaiser les pensées" ont été pensées pour vous offrir une solution douce et efficace. L'objectif est simple : guider votre esprit vers un état de relaxation profonde et un sommeil naturel. À travers des suggestions subtiles et bienveillantes, ces capsules vont détendre le corps, apaiser les pensées et instaurer une tranquillité propice à l'endormissement. En écoutant ces capsules, votre cerveau apprend progressivement à associer la nuit à un moment de repos et non de ruminations stressantes sur le retard accumulé en cours, le stress des mauvaises notes ou les examens qui arrivent. Pourquoi cela fonctionne-t-il ?   L'hypnose permet de dépasser les barrières conscientes qui bloquent la détente. Plutôt que de lutter contre les pensées anxieuses, elle vous invite à les observer sans les laisser perturber votre bien-être. Ce processus est particulièrement utile pour les étudiants en droit, dont l'esprit reste souvent en alerte, même après la journée de travail. De plus, l'hypnose agit non seulement à court terme pour favoriser la relaxation immédiate, mais elle vous aide également à développer des habitudes de relaxation durables. En intégrant cette pratique dans votre routine, vous bénéficiez d'un bien-être mental renforcé, d'une relaxation plus profonde et d'un sommeil réparateur , essentiels pour rester concentré, mémoriser efficacement et exceller dans vos études. Cassandre Loeffler

  • 12 conseils essentiels pour réussir le concours d'inspecteur des douanes

    Orientation > Concours juridiques Comment faire pour réussir les concours d'inspecteur des douanes ? Nous sommes allés voir la Prépa ISP , un organisme de référence dans la préparation des concours de douanes. Découvrez les meilleurs conseils pour mettre toutes les chances de réussite de votre côté pour le concours d'inspecteur des douanes dans cet article détaillé ! 🛃 Sommaire : 📅 Conseil n°1 : Adopter un programme de travail 📚 Conseil n°2 : Connaître le programme sur le bout des doigts 🧠 Conseil n°3 : Acquérir la bonne méthodologie 🌍 Conseil n°4 : Ne pas négliger sa LV1 💪 Conseil n°5 : Ne pas sous-estimer la difficulté du concours 🎓 Conseil n°6 : Faire le bon choix de prépa 📝 Conseil n°7 : Connaître les différentes épreuves 📰 Conseil n°8 : Se tenir au courant de l'actualité 👮‍♂️ Conseil n°9 : Connaître réellement et concrètement le métier 🛃 Conseil n°10 : Travailler sa culture « douanes » 💼 Conseil n°11 : Aborder les oraux comme des entretiens d'embauche 🔄 Conseil n°12 : Faire des stages Conseil n°1 : Adopter un programme de travail 📅 Adopter un programme de travail est primordial pour réussir le concours d'inspecteur des douanes . Nous vous recommandons vivement de mettre en place un programme de travail dès que possible afin de s'imprégner des matières et du programme à réviser .   Il est également important de planifier vos sessions de révisions pour les concours blancs , en déterminant à l'avance quelles épreuves vous allez travailler à telle date et pendant combien de temps. Une organisation minutieuse vous permettra de maximiser votre efficacité et de limiter le stress lié à la charge de travail.   Cependant, même avec une planification stricte, il peut être difficile de maintenir sa concentration pendant de longues périodes. Pour y remédier, nous vous recommandons de vous débarrasser des distractions en mettant votre téléphone en mode avion pendant vos sessions d'étude. Vous pouvez écouter des bruits blancs pour vous aider à la concentration. Apprenez à vous concentrer pleinement sur votre travail pour devenir un professionnel en devenir. 🍊 Conseil vitaminé :   Familiarisez-vous avec les exigences du concours, pour cela, répartissez vos révisions en fonction des matières à étudier, par exemple, en consacrant chaque jour de la semaine à une discipline spécifique (le lundi pour la matière juridique, le mardi pour la matière économique, le mercredi pour votre LV1, etc.). Conseil n°2 : Connaître le programme sur le bout des doigts   📚 La maîtrise du programme des matières juridiques, qui sont énoncées par l'arrêté qui encadre les épreuves du concours, est la première chose à faire pour réussir le concours d'inspecteur des douanes.   L’étendue du programme est vaste et mérite une attention toute particulière. Généralement, il faut entre 3 et 5 lectures pour assimiler le contenu de ce que nous lisons. Il n’y a pas de miracle les pépins, cela demande du travail.   En parallèle de ces lectures, nous conseillons aux étudiants d’apprendre le plan des polycopiés juridiques par cœur. Cela aide non seulement à faciliter le travail d’apprentissage des notions mais, également à cibler immédiatement la question posée lors des épreuves, pour éviter de se mélanger les pinceaux.   Conseil n°3 : Acquérir la bonne méthodologie   🧠 Acquérir la bonne méthodologie est primordiale, le fond et la forme vont de pair , particulièrement dans les concours administratifs et juridiques. Il serait bête de voir sa copie moins bien notée à cause d’un souci de rigueur et non d’apprentissage. 🎤 Témoignage :  « Bien que certaines épreuves puissent paraître familières comme la dissertation ou la note de synthèse, la Prépa ISP met l’accent sur la méthodologie  afin que vos devoirs rayonnent par leur clarté et leur efficacité. Votre copie doit reprendre les codes d’un exercice rédigé par un futur professionnel. » Nous dit le dirigeant de la Prépa ISP. 💡 Le saviez vous :  La prépa ISP permet aux élèves l'élaboration d'un planning personnel de travail avec un responsable de la formation. Conseil n°4 : Ne pas négliger sa LV1   🌍 La maîtrise d’une langue étrangère est capitale lors d’une carrière de douanier, au-delà des épreuves d’admissibilité et d’admission. Et ce, pour plusieurs raisons : faciliter la communication avec les voyageurs en provenance de pays étrangers, comprendre les documents et communications dans des langues étrangères, collaborer efficacement avec des organismes de douane et des agences internationales, et surveiller les flux commerciaux internationaux.   🎤 Témoignage du dirigeant de la Prépa ISP : « Pour les étudiants ayant déjà un bon niveau, cela devrait suffire, le jury ne vous demandant pas d’être bilingue, mais simplement d’ être capable de vous présenter et de répondre à des questions relatives à un document . Nous conseillons aux candidats des concours d'inspecteur des douanes de se contenter de pratiquer la langue régulièrement, au moins une fois par semaine, pour ne pas perdre leurs acquis. D’autant plus que si vous avez un bon niveau, vous pouvez prendre l’option dès l’admissibilité pour obtenir des points supplémentaires !   Pour les novices et ceux dont la LV1 est le point faible, il est nécessaire de s'entraîner au minimum 15 minutes tous les jours : lire des articles ou des romans, écouter des podcasts, rédiger un texte de présentation et de motivation que vous répétez régulièrement, solliciter des amis autour de vous qui pourraient discuter dans la langue avec vous, bref, chercher tous les moyens pour progresser efficacement en un minimum de temps. » Conseil n°5 : Ne pas sous-estimer la difficulté du concours   💪 Le concours d’inspecteur des douanes est particulièrement exigeant , car il permet l’accès à un travail de fonctionnaire de catégorie A. Pour avoir un ordre d’idée, le taux de réussite oscille entre 4 et 7% . Par conséquent, il ne faut pas prendre à la légère ce concours. De plus, comme dans tout concours, il faut être meilleur que les autres et donc travailler plus que les autres, s’entraîner plus que les autres, être plus motivé que les autres. Bref, donnez le meilleur de vous-même les pépins !   Conseil n°6 : Faire le bon choix de prépa 🎓 Faire le choix d'une bonne prépa vous permettra de réussir le concours plus sereinement. La Prépa ISP a un taux de satisfaction de 93,7% et une moyenne d’élèves admis entre 25 et 30% depuis plus de 10 ans, elle offre l’une des formations les plus efficaces pour la préparation des concours d’inspecteur des douanes (c'est pour cela qu'on est allé leur poser des questions !). La formation proposée dure 112h en tout (50 h de cours + 60 h de concours blancs + 2 h de simulations individuelles). Elle a pour but de vous apprendre le programme du concours dans son intégralité, mais également la méthode .   💡 Le saviez-vous :   Par ailleurs, cette prépa met un point d’honneur à vous transmettre une bonne appréhension du milieu professionnel des Douanes avec des webinaires FAQ réalisés par des inspecteurs. Conseil n°7 : Connaître les différentes épreuves   Pour réussir les concours d'inspecteur des douanes, il est vivement conseillé de bien connaître les différentes épreuves. Les voici : Les trois (ou quatre épreuves) d'admissibilité 📝  1. Rédaction d'une note de synthèse (4h) – coef 6 2. Dissertation ou étude de cas à dominante juridique (3h) – coef 4, au choix du candidat : droit public ; OU institutions communautaires ; OU droit des affaires ; OU droit pénal .   3. Dissertation ou étude de cas à dominante économique (3h) – coef 4, au choix du candidat analyse économique ; OU comptabilité et analyse financières ; OU gestion des entreprises ; OU géographie économique .   4. Épreuve facultative consistant en la traduction en français d’un texte (2h) – coef 2 : Allemand ; Anglais ; Arabe ; Chinois ; Espagnol ; Italien ; ou Russe. Les trois épreuves d'admission   1. Conversation avec le jury sur la base d’une fiche de parcours professionnel et personnel (30 mins) - coef 10.   2. Épreuve orale de finances et de gestion publiques (10 min de préparation, 30 min d’oral) – coef 3.   3. Oral de langue étrangère choisie par le candidat lors du dépôt de son dossier : allemand, anglais, arabe, chinois, russe, espagnol ou italien (15 min) – coef 3. Conseil n°8 : Se tenir au courant de l’actualité                                                                📰 La maîtrise de l’actualité est très importante pour la réussite du concours, que ce soit pour vos épreuves écrites ou orales. En d’autres termes, aucune information importante, et ce jusqu’au dernier jour des épreuves, ne doit vous échapper. Deal ?   Pour cela, rien ne sert de perdre votre temps avec la lecture d’un quotidien qui serait trop chronophage. Notre conseil est, en revanche, de s’abonner à un hebdomadaire , un bon moyen de ne rater aucune information tout en prenant de la hauteur sur les sujets abordés. Vous pouvez également consulter l’ onglet Médias de la Prépa ISP qui vous donne en accès gratuit des fiches d’actu et des podcasts  ! 🍊 Conseil vitaminé :  Essayez de garder également un œil attentif sur les actualités concernant les accords de commerce internationaux ou encore la sécurité nationale . Il faut être capable d’anticiper les questions posées le jour de l’oral. Conseil n°9 : Connaître réellement et concrètement le métier d’inspecteur des douanes   👮‍♂️ Avant de se préparer à un concours, il faut être sûr de son choix. Au-delà d’être un atout majeur durant l’oral, votre motivation sera d’autant plus forte si votre projet professionnel est bien défini .   Pour rappel, le métier d’inspecteur des douanes appartient à la catégorie A de la fonction publique de l’État , sous la tutelle du ministère de l’Économie. L’inspecteur des douanes exerce une grande diversité de missions : fiscales, économiques et de protection de l’espace national et européen. L’inspecteur des douanes, tout au long de sa carrière, peut exercer dans deux branches d’activité : ▶️ La branche des opérations commerciales ; ▶️ Ou de l’administration générale et la branche de surveillance .   Dans le cadre de l’administration générale, l’inspecteur des douanes peut être : ▶️ Rédacteur à la direction générale , en direction territoriale ou au sein d’une direction à compétence fonctionnelle ; ▶️ Agent poursuivant (représentant l’administration devant les juridictions judiciaires) ; ▶️ Formateur dans les écoles de douanes ou bien responsable en région de la formation professionnelle.   Dans le domaine des opérations commerciales, il intervient en tant que conseil, agent d’encadrement, auditeur ou enquêteur en matière de fiscalité et de dédouanement des entreprises.   En matière de surveillance , il peut être chef de la surveillance douanière (encadrement de brigades) ou officier de douane judiciaire (après une qualification spécifique permettant d’effectuer des enquêtes judiciaires).   ⚠️ Attention chers candidats, ces éléments pourront vous être demandés le jour de l’oral pour vérifier le sérieux de votre candidature. Conseil n°10 : Travailler sa culture « douanes »   🛃 Il est impératif de se nourrir régulièrement de « culture douanes » , au regard de la professionnalisation des concours de la fonction publique, mais aussi pour se présenter au jury de la meilleure des façons et qu’il ressente votre volonté d’être « collègue ». Pour cela, voici deux conseils incontournables : User et abuser des moyens de communication officiels des Douanes  : chaine YouTube, instagram, site internet… Ces supports vous apportent de nombreuses informations et vous permettront d’anticiper beaucoup de questions de l’entretien oral. Se documenter sur les sites des syndicats des Douanes  : Ils répertorient notamment les rapports publics (Cour des comptes par exemple) concernant la filière.   Pour compléter tout cela et de manière peut-être plus fun , voici également quelques suggestions de lecture ou de visionnage :   📚 Quelques livres : Un jour avec un douanier de Rachid Hachi - 2017 Un douanier est mort de Joseph Aldam – 2019   🎬 Quelques films : La loi c’est la loi de Christian-Jaque – 1958 Rien à déclarer de Dany Boon – 2010 Gibraltar de Julien Leclerq – 2013 Border de Ali Abbasi – 2019   Conseil n°11 : Aborder les oraux comme des entretiens d’embauche 💼 La conversation avec le jury sur la base de votre fiche de parcours professionnel et personnel se distingue nettement des oraux techniques universitaires. Lors de cette entrevue, vos connaissances techniques ne seront pas mises à l’épreuve. En effet, lors des oraux, le jury adoptera le rôle d'un recruteur. En d'autres termes, il va chercher à déterminer si vous serez un bon collègue , d'où l'importance d' être aimable et intéressant !   🎤 Témoignage du dirigeant de la Prépa ISP : « Gardez en tête qu’ il n'y a pas de réponse absolue , qu’elle soit "correcte" ou "incorrecte". Ce qui est recherché, c'est la pertinence et le bon sens de vos réponses . Prenez donc le temps de réfléchir aux questions avant de répondre. Lors de cette épreuve, ne vous laissez pas déstabiliser. Il est courant que le jury adopte une approche volontairement exigeante, restez donc calme et confiant. » Conseil n°12 : Faire des stages 🔄 On l’a dit, les oraux sont abordés par le jury comme un entretien d’embauche. Alors, pour réussir cet exercice, rien de tel que d’avoir fait un stage au préalable ! Cela vous permettra : de prouver votre motivation , d’adopter de véritables réflexes opérationnels , d'avoir une vraie connaissance du milieu douanier le Jour J. 💡 Petit tip  : Internet (et surtout Indeed/LinkedIn) regorge d’offre de stages. Ce sera l’occasion de travailler avec des grosses entreprises comme Hermès ou encore Air-France. Certains services des douanes acceptent même les alternances, rien de mieux pour se plonger dans le grand bain !

Si des dizaines de milliers d'étudiants nous font confiance, c'est qu'il y a une bonne raison, non ?

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